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063-De La GLNF A La Gltsopera

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DE LA GRANDE LOGE NATIONALE FRANCAISE ALA GRANDE LOGE TRADITIONNELLE ET SYMBOLIQUE A l'intérieur de la Grande Loge Nationale Frangaise, la situation des Fréres appartenant au R.E.R. s’était souvent heurtée a une conception formaliste qui leur était vite apparue comme un carcan difficilement supportable. En effet, en échange de la reconnaissance de la Grande Loge d’Angleterre, ils devaient admettre : © la prépondérance d’une majorité statutaire de 3/4 de membres étrangers, contre 1/4 de membres frangais ; © les exclusives lancées contre les autres Obédiences au nom de principes figés ; le refus de considérer qu’un Magon est libre dans une loge libre ; © |impossibilité de développer le R.E.R. au sein de La Grande Loge Nationale Francaise, en raison de I’hostilité de nature admi- nistrative qu’ils rencontraient. lls essayérent de dissiper ce malaise au cours d’un convent qui se tint le 22 février 1958. lls ne purent méme_pas prendre la parole pour exposer leurs propositions. En signe de protestation, les deux Grands Surveillants, suivis d’une trentaine de Fréres, la plupart Grands Officiers, quittérent le Temple. 64 A ce groupe s‘ajoutérent quatre Loges du Nord : « Les Philadel- phes », « Entente », « Sagesse », « Baudoin de Flandre » et trois Loges parisiennes : « Le Centre des Amis, « Les Amis Vigilants », « St-Claudius ». C’est ainsi que prit naissance une nouvelle obédience gardant le titre de Grande Loge Nationale Frangaise, et ajoutant « Opéra », qui était le quartier ott se tenait son siége social. On pourrait étre amené a penser, qu’ajoutant une scission a de nombreuses autres scissions, la nouvelle Obédience aggravait la division magonnique, sans y porter reméde. Or, si a I’époque les Fréres de la G.L.N.F. (OPERA) ont souhaité se détacher de leurs autres Fréres, ce n’est que pour des raisons purement administratives et pour se soustraire a une tutelle pesante. Le 2 octobre 1958, la Grande Loge Nationale Francaise publie son manifeste : FRATERNITE HUMAINE, UNIVERSALISME Tel est le message de la F.M., symbolisé par les Trois Lumiéres traditionnelles. Sa raison d’étre ? Rester le point de convergence de toutes les forces spirituelles. Or, par un déplorable paradoxe, nous constatons que la Magon- nerie, et singuliérement en France, est, de nos jours, sur le plan humain, profondément divisée. Si, par définition, Ordre Magonnique est un, certaines Obédien- ces ne léncent pas moins des exclusives contre d'autres obédien- ces. Au nom de Landmarks plus ou moins hypothétiques, qui cachent des prétextes trop humains, la qualité initiatique est par- fois déniée 2 d’excelfents Macons. 65 Ces pénibles divergences sont dues a /oubli du principe méme de ’Ordre Maconnique, de ce que nous nommerons le « LAND- MARK DES LANDMARKS » : « LE MAGON LIBRE DANS LA LOGE LIBRE », la seule unité initiatique, donc organique, de la F.M. étant la Loge, souveraine et indépendante, composée de Fréres, eux-mémes sou- verains et indépendants, devant le seul jugement de leur propre conscience. C’est pour répondre a leurs aspirations profondes, c’est pour travailler avec nous a fa puissance et a I’éclat de I’Ordre, que nous demandons 4 ces Fréres, comme 4 leurs Obédiences, d’entendre notre appel et de nous aider. I s’agit de rompre avec Ia tentation des querelles byzantines, et de contribuer la rénovation de la véritable fraternité magonnique, afin qu’elle redevienne une réalité constructive. Loin de proférer des anathémes, notre organisation se veut pai- sible, et un lieu de rencontre instructif entre Fréres venant de tous les points de I’horizon magonnique. Nous ne formulons AUCUNE EXCLUSIVE. Nous serons honorés de recevoir des Fréres qui, TOUT EN RESTANT ATTACHES A LEUR PROPRE GROUPEMENT — nous insistons avec force sur ce point — exprimeront le souhait de participer 4 nos travaux rituels: et dordre spirituel. Notre conviction profonde est que c’est par sa valeur intellec- tuelle ou morale, par son rayonnement social ou spirituel, que cha- cun prouve 'AUTHENTICITE de son initiation. Et le reste n’est qu’arguties. Participer 4 nos travaux, comme affiliés, ou comme Fréres visi- teurs, c’est un acte de foi dans les destinées de l’Ordre, et de cet Ordre qui transcende les contingences spatiales et temporelles, et qui a recu la mission de bétir le Temple dont nous sommes tous les pierres vivantes. 66 Que peut-on ajouter a ce manifeste qui explicite parfaitement la position de la G.L.N.F. (Opéra) sinon préciser que par les Trois Grandes Lumiéres il est bien question du Volume de la Loi sacrée, ‘de \’Equerre et du Compas, et que les travaux s‘effectuent au nom du Grand Architecte de {'Univers ? Si les Fréres de la G.L.N.F. (Opéra) se sont séparés de leurs autres Fréres, ce n’est que pour des raisons purement administra- tives n‘affectant en rien leur souci, et leur pratique, d’une Macon- nerie en tous points traditionnelle. Serait-il, pour eux, raisonnable et fraternel, de se figer dans un narcissisme obédientiel ne pouvant, en aucune facon, permettre aux hommes de se rencontrer ? L’ouverture qu’ils ont tentée vers tous les autres Macons, méme si certains de ceux-ci sont, moins qu’eux-mémes, respectueux des formes rituéliques, correspond & un profond désir d‘cecuménisme. lls estiment ce désir, et |‘attitude que sa réalisation entrafne, humainement beaucoup plus valable que si, au nom de comporte- ments prétendus meilleurs, ils se mettaient a part. ee 67 Le retour a {’Universalisme, la fin des querelles stériles, la préé- minence de la Loge sont les principes auxquels sont attachés les Fréres qui adhérent a la Grande Loge Nationale Francaise (Opéra). Pour que le monde magonnique |'estimat crédible, il appartenait & la nouvelle obédience de faire ses preuves. Ce fut l’objectif de son premier Grand Majtre, Vincent Planque,-et de ses premiéres initiatives. Elles eurent rapidement un certain retentissement puisque fin novembre 1960, la Grande Loge de France offrit de l’accueillir en son sein. Malgré \intérét que pouvait présenter cette offre, la Grande Loge Nationale Francaise (Opéra) préféra garder son autonomie, chérement acquise, et réaliser cette rencontre dans le cadre d’un organisme qui devait regrouper les Maconneries dites « libérales ». Cet organisme fut fondé le 22 janvier 1961 & Strasbourg. C’est le « Centre de Liaison et d’Information des Puissances Maconniques, Signataires de I’Appel de Strasbourg » (CLIPSAS). Onze puissances maconniques exercant leur souveraineté dans dix pays différents, élaborérent une charte basée sur le respect absolu de la liberté de conscience, |’établissement entre elles de relations fraternelles, et l'ouverture de leurs Temples, en toute réciprocité, & tout Franc-Magon ayant regu la lumiére dans une Loge « Juste et Parfaite ». En 1962, fut créé le « Grand Prieuré de France » qui permettait au R.E.R. Iaccession a I’Ordre Intérieur du Régime. Le 1° juin 1965, le Grand Maitre Pierre Fano, qui avait succédé a Vincent Planque, signait un Traité d’Alliance Fraternelle avec le Grand Orient et la Grande Loge, qui assurait la reconnaissance de la place de la Grande Loge Nationale Francaise Opéra dans la Magonnerie francaise. En 1977, le Frére Pierre Massiou succéda au Grand Maitre Pierre Fano et instaura le principe d’une réunion bi-annuelle des Vénéra- bles Maitres afin de compléter celles qui existaient institutionnelle- ment lors des convents et des tenues de Grande Loge. Entre temps, la Grande Loge Nationale Frangaise avait quitté Vavenue de |'Opéra et avait pu. installer la majorité de ses Loges 68 parisiennes rue Puteaux, grace a I’hospitalité de la Grande Loge de France. Au Conseil Fédéral du 1% décembre 1979, fut prise la décision d'installer I‘Obédience dans les locaux qu'elle occupe actuellement. Cette location fut conclue sous le nom de C.E.R.T.H.C. (Centre d'Etudes et de Recherches Traditionnelles, Historiques et culturel- les). C’est sous ce nom que s’effectuent toutes les relations exté- rieures administratives de I'Obédience. x Simultanément fut créé le « Centre de Recherches et d'Etudes Opératives et Scientifiques » (C.R.E.O.S.) dont l'objet est la publi- cation réguliére d’une revue dénommée « Epistolae Opéra, qui constitue un trait d’union indispensable entre tous les Fréres de I'Obédience. L’année 1980 fut marquée par |’élection de Roger Santelli & la Grande Maitrise, I'aménagement et I'installation des nouveaux locaux. Elle marqua également la prise de conscience de la nouvelle dimension prise par la Grande Loge Nationale Francaise Opéra. Le nombre des Loges réveillées ou nouvellement créées dont la pro- gression se vérifie chaque année, montre bien le dynamisme de "'Obédience et pose de nouveaux problémes administratifs aux- quels s’attelle le nouveau Grand Maitre, en créant un secrétariat général en sus du secrétariat fédéral. Dans le domaine de I'Ordre Intérieur, le Convent exceptionnel du 19 juin 1982 approuve un accord passé pour 6 ans, entre 'Obé- dience et le Grand Prieuré de France. Par cet accord : « Les deux puissances maconniques entendent conjuguer leurs efforts pour promouvoir la pratique du R.E.R. dans toute son authenticité et dans le respect des régles instaurées dés Vorigine du Régime, notamment par le Convent général de Wil- hemsbad en 1782 ». Lors du Convent du 9 janvier 1982 fut ratifié le changement d’appellation de l’obédience en « Grande Loge Traditionnelle et Symbolique Opéra » qui permet de dépasser le contexte national et distingue mieux son originalité et ses spécificités. Enfin, en novembre 1982, le bicentenaire du Convent de Wil- hemsbad fut célébré, sur les lieux mémes ou il se tint en 1782, avec la plus grande solennité. Il appartint au T.R.G.M. suivant, Christian Lefevre, élu au Convent du 8 janvier 1983, lors de la commémoration du 25¢ anniversaire de I’Obédience, de donner toute sa signification & ce qu'elle représente et toute sa justification 4 son action : « Avec les Fréres du Conseil Fédéral et du Grand College Fédéral, il faut avoir la connaissance que notre présence dans le monde magonnique francais et international, doit 6tre un témoignage per- manent. Témoignage que la Franc-Maconnerie traditionnelle et symbolique est nécessaire pour que soit maintenue /a vie initiati- que dans toute sa pureté, loin des tumultes des mondes religieux, profane et politique, afin que perdure la Tradition ». Déclaration a laquelle adhére le nouveau T.R.G.M. Etienne Tad- dei élu le 11 janvier 1986 et qui continue a étre mise en pratique au sein des Ateliers de la G.L.T.S. 70

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