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Reclams de Biarn e Gascounhe. - Yéné 1918 - N°1 (22e Anade)

Le document discute si le gascon et le béarnais devraient être considérés comme des langues ou des patois. Plusieurs personnes sont citées défendant que ce sont des langues à part entière compte tenu de leur histoire, de leur littérature et de leurs qualités linguistiques.
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Reclams de Biarn e Gascounhe. - Yéné 1918 - N°1 (22e Anade)

Le document discute si le gascon et le béarnais devraient être considérés comme des langues ou des patois. Plusieurs personnes sont citées défendant que ce sont des langues à part entière compte tenu de leur histoire, de leur littérature et de leurs qualités linguistiques.
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22*

Anade.

15 Yn 1918.

Avis nos Amis


Notre cher Secrtaire-Gnral m'a demand un cong ; il dsire se reposer pendant quelque temps. Comme il n'a pas l'habitude de formuler bien souvent une semblable requte, de tout cur je lui ai donn un cong... limit. A partir de ce jour nos amis sont donc pris' de m'adresser directement tout ce qui concerne la rdaction du Bulletin. Tout ce qui concerne l'envoi d'argent, sous quelque forme que ce soit, devra tre libell au nom de M. Marrimpouey, notre imprimeur, Pau. Pour des raisons diverses, trop longues numrer, je ne puis, en l'absence de notre Trsorier, mobilis, me charger des recouvrements. De plusieurs cts, on nous a manifest le dsir que le Bulletin paraisse. Pour le pouvoir faire, il faut : 1 des fonds permettant de payer notre imprimeur, qui a t oblig de hausser ses prix ; ce qui cotait T fr. nous revient aujourd'hui 175 fr. ; 2 de la copie et notre stock est presque puis. Le Bulletin paratra donc, autant que possible, proportion des fonds que nous enverra la gnrosit de nos amis et dans la mesure de ces envois. Esprons que cette restriction ne sera pas de longue dure et que.nous saluerons bientt l'heure.bnie o la victoire viendra dfinitivement couronner les efforts de nos admirables troupes. Le Sud-Ouest s'illustre nouveau dans cette guerre. Gascons hardis, Landais nerveux et solides, Barnais vaillants n'ont rien envier ces hros des guerres d'Italie des xve et xvie sicles, aux vtrans des guerres de la Rvolution et de l'Empire. Leurs drapeaux, leurs brisques le diront assez. La race a fait preuve de ses qualits hrditaires au Grand Couronn de Nancy, la Marne, Craonne et, tout rcemment en Italie. Nous pleurons avec fiert nos morts, nous adressons nos vux de conservation ceux qui luttent avec nergie. Louis
BATCAVE.

N. B. La copie de ce numro a t adresse notre imprimeur le 9 Janvier, jour o j'avais reu les copies du Concours. L'imprimerie ayant
chang de direction, il s'en est suivi un retard que nos confrres excuseront.

Cotisations et Dons volontaires


pour assurer la publication des Reclams pendant la dure de la guerre.
Rgles suivies : a) Les mobiliss qui ne peuvent payer ne payeront rien. b) Les mobiliss et les civils qui peuvent payer, donneront chacun selon ses moyens et sa gnrosit. Tout donateur recevra la prime superbe offerte gracieusement par M. Bibal : le De Viris illustribus Vasconi pourvu qu'il'fasse connatre son adresse complte.
16e Liste M. Ch. Bou, ingnieur agronome, Tarbes, 10 fr. M. l'abb Casenave, cur de Dpart-Orthez, 6 tr, Total. 17e Liste Liste de M. Lalanne : M. l'abb Paill, Mauvezin, 5 fr. Mme Veuve Larrouture, 10 fr. Mlle Bernezat, 5 ir. M. Claverie, Sauveterre, 10 fr. M. l'abb Gostedoat, 3 ir. M. Baradat, Sames, 5 fr. Total 16 fr.

38 fr.

Ceux qui redoublent :


M. J. E. Lacoste, peintre artiste, Bordeaux, 6 fr. M. St-Macary, Paris, 20 fr. Mme Annesley, Orthez, 10 fr. M. Xavier Lendrat, Pau, 10 fr. Mme Sintas, Oloron, 5 fr. M. Tucat, Livron, 6 fr. M. Despaux, Saigon, 20 fr. M. LasserreGapdeville, Baigts, 5 fr. TOTAL Report des, 16 et 17 listes 16 fr.+ 43 fr.+ 77 fr

82 fr. 136 fr.

NABTHS COUNFRAYS

Mme Veuve Larrouture, ne

Darrieulat, Bordeaux, cours

Pasteur, 60. Mlle Bernezat, directrice d'Ecole Pau, rue Castetnau, 58. M. l'abb Costedoat, aumnier, 226e rgiment d'artillerie, e 3 groupe (Secteur postal 136).

Le Gascon, le Barnais, ce n'est pas un patois


Be sabets beroy quin l'amieLalanne e badou arrauyous per beth die en oubrin lou Catalogue de la Bibliouthque de Pau (1). Bras s'em sequi, e crida se pensi ! u patous lou biarns, lou gascou, la lengue mayrane qui tan beroy gourgueyaben au bres, coum lous pays, lous pips ! Ah ! , que-t at bam beroy amucha aus franchimans. Autalu que mande a cauques amies so qui a au cap de ha : Ue manifestatiou countre aqueth mout malecarous, a Pau, sieti principau dou Biarn, oun tan s'y debisa lou biarnes gayman, au Parlement, aus Estats. Moussu l'ab Dubarat qu'o respounou : le barnais est incontestablement une langue, au mme titre que tous les drivs du latin . M. Yan Rameau, de Cauneille, oun crque counsoulatiou apuch la mourt d'u hilh sourdat, qu'escriut : le gascon, ou le barnais, ici nous disons gascon, est un parler stable, fixe, tellement stable et fixe, qu'il n'a pas chang depuis la Renaissance. Si Henri IV revenait parmi nous et se remettait parler le barnais de son temps les paysans les plus illettrs d'ici le comprendraient sans peine . M. Paul Courteault, lou sapien proufessou de la Facultat de Bourdu : Je proteste de toutes mes forces contre l'appellation de patois ignominieusement inflige l'un des plus exquis dialectes de la ligne romane. Non, Diu biban ! ne debisabe pas en patous lou nouste H'enric, que debisabe biarnes . M. Masounabe le terme patois est trop pris dans un sens pjoratif de langue pauvre et grossire, pour ne point chatouiller dsagrablement les oreilles d'un bon disciple de Gaston-Febus . Lou brabe counfray Daug que-s ha tirt ue consulte qui ne ser pas care per ue pistole : Le gascon est une langue parfaitement constitue et lesparlers de Barn, de Bigorre, d'Armagnac, de Tursan, de Cha(1) So qui pot tout esplica qu'at habets aciu. Moussu Lon Soulice qu're franebiraan, hilh de franchiman, badut Auteuil (Seine), biencut Pau ta la soue santat. Ta-d eth coum ta hres, so qui n'ey pas frances qu'ey patous. Qu'o desencusy u die d'habe mentabut patous la nouste lengue. Que-m respounou : Il n'y a de langue que la langue nationale. Atau. .. Trop e d'u proufessou de lyce, de coulletye que debise de mediche fayssou.

4 losse sont de simples varits dialectales du Gascon . Pecat ey que lou pap de moulle e sie tan ca per ouey lou die, de nou pas poud escribe adare aquere boune parladure. Lou Presidn qu'ha explicatque le patois est la langue dforme, vicie, tombe au rang de parler populaire et nul pays n'en est exempt... Chabaneau crivait : au Sud-Ouest, le gascon qui occupe tout le domaine de l'ancien idiome aquitain et qui s'tend mme au Nord et l'Est, un peu au-del, a des caractres tellement tranchs que l'auteur des Leys d'amor, ouvrage compos Toulouse au milieu du xive sicle, se refusait y voir un dialecte de langue! Il l'appelait lengatye estranh , au mme titre que le franais, l'espagnol et l'anglais. Le troubadour Rambaud de Vaqueiras, un sicle et demi auparavant, n'en avait pas une autre opinion, comme il rsulte du choix qu'il en fit, en mme temps que du provenal, du franais, du castillan et de l'italien, pour composer un descort, dont chaque couplet devait tre en langue diffrente . U Landes, hre aymadou dou sou pys de Chalosse e de las coustumes antiques, Mous de Laborde-Lassalle, qu'ha escriut u artigle en p de la Nabre Chalosse, n dou 30 seteme 1917 ta dise coum nous : lou Gascou n'ey pas u patous. Bous abis tout aco a ha leye se lou pap n're pas payerat a petit pes. Lou nouste sapien counfray, Mous de Bourciez, l'omi detouts lou mey entenut en so qui tanh a la lengue roumane qu'ha escribut lou sou abis. Dabant Mous de Bourciez, touts, berrets en m ! Saludam e leyem :
Bordeaux, 27 Juillet 1917. Mon cher Secrtaire, Vous avez fait une dcouverte assez piquante en constatant l'autre jour sous quelles rubriques se trouvent classs, la Bibliothque de Pau, les livres crits en basque et en barnais. Le basque a bnfici de son isolement et du mystre de ses origines, il a reu bon titre le nom de langue . Quant au barnais, il a t moins heureux. Comme sa source romane ne fait aucun doute, on aurait pu le qualifier de dialecte ou d'idiome ce qui et t d'une, justesse relative et en tout cas poli mais on a prfr la dnomination de patois , entranant toujours ap>'s elle quelque chose de mprisant, puisqu'aussi bien elle implique forcment une ide de corruption du langage, je ne sais quoi de grossier et d'altr. Pourquoi pas jargon ou charabia, pendant qu'on y tait 1 Tout cela est bel et bon : reste savoir si c'est exact, et dans quelle mesure c'est quitable. On risquerait de se laisser entraner loin, si l'on vou-

5
lait numrer les titres de noblesse du barnais, j'entends 'ses titres historiques, linguistiques, littraires. Il n'est plus la langue officielle de la province o on le parle, c'est vrai. Mais on ne peut empcher aprs tout qu'il l'ait t pendant cinq ou six cents ans, jusqu'en plein rgne de Louis XIII, jusqu'au jour o Arnaud de Bordenave fit entendre son loquente protestation C'est le pass, dira-t-on : en somme, c'est un pass qui n'a pas encore tout fait trois sicles, et que nous n'avons pas le droit de rpudier. D'ailleurs la question n'est pas l. Pour qu'une langue soit digne de ce nom, il s'agit d'examiner un peu quelles sont ses vertus intrinsques, et je crois bien qu' cet gard aussi le barnais ne craint aucune comparaison. Douceur musicale et charme de sa prononciation qui est une caresse pour l'oreille ; originalit de ses mots simples ou composs ; gamme de diminutifs assez nuance pour lui permettre de lutter avec l'italien ; tour bref et signifiant , comme disait Montaigne ; avec cela des habitudes de syntaxe suffisamment arrtes et d'une singulire dlicatesse ne ft-ce que dans l'emploi de ses pronoms complments, je ne vois vraiment pas ce qui lui fait dfaut, ni rien qui puisse l'empcher d'tre considr comme autonome. Enfin une langue est dchue et mrite apparemment le nom de patois , lorsque, malgr ses qualits natives, elle manque de tenue et d'une certaine tradition littraire. Halte-l ! Va-t-on prtendre qu'il est crit en patois ce prestigieux scnnet du Prsident de Gassion, si bien cisel, une des pures merveilles de la Renaissance ? Et alors, patoises aussi les chansons de Despourrin, ou celles de Navarrot ? Patoises, les pices crites presque de nos jours, des pices comme les Soubenis de Case d'Alexis Peyret. comme VArr-hilh ou l Maysoun Manque d'Isidore Salles, toutes vibrantes de la profondeur mlancolique du sentiment, et puis tant d'autres mais je ne veux nommer ici que les morts. A qui fera-t-on croire que le barnais ait dmrit ? Non, dcidment, sous quelque biais que j'envisage la question, je comprends trop que vos lgitimes susceptibilits aient t mises en veil, et je ne puis qu'abonder en votre sens. Qu'au catalogue de la bibliothque de Caen, ou de celle d'Amiens, figurt cette malencontreuse mention de patois barnais, passe encore : on pourrait le regretter, tout en ne s'tonnant qu' moiti. Mais Pau ! dans la patrie d'Henri IV! C'est vraiment trange, et par trop... administratif. Croyez, je vous prie, mes meilleurs sentiments, E. BOURCIEZ, Professeur l'Universit de Bordeaux.

Aus Escribs
Lous qui escriben biarns ou gascou que soun pregats de lye dab sogn las lys de la grafie de l'Escole Gastou-Febus qui-s troben a la quoatau paye blue d'aquste numro.

Report sus lous Yocs Flouraus de 1917


Dens aquste passade.de magrre e de dus, be semblabe mau escadut d'apera lous de Gastou Febus l'auyou de las cantes : Estupats que soun lous clams de hste, mourts, lous chisclets de yoye, e qui sab se brouniran yamey mey sus lous noustes cos alargats dou ps qui bitare lous estrgn, sus lous noustes caps leuys de la negrou qui-us amantoule ! Nou-n ayen nat degru toutu lous qui hn lous embits : dens lou floc de las cansous e dous prouseys, quauques espigues que broumben lous cabelhs d'or de las tempourades, aylas, hoegudes, oun s'embriagum de pouesie clareyante, oun s'ayumpabem dens la pats droumilhouse. N'ey pas deht esmudide la Patrie, la Gascougne, alebade de tandes hilhs, se la ne pregaben, que tournar de canta. AUs yocs qu'arribe en prumres, Mous P. Tastet, de St-Yan-deLuz. La yurade qui counch lou sab-ha dou poute de l'Agult)ade dou lanusquet baient, floucalhat en d'autes escadnces, qu'o mande u mercs calourent e qu'ayrgue hore councours lous sous escriuts de oey : Ninte , pouesie ; a Las botes de Castagnet, prousey. Au cam de la prose que-s presnten cinq. Mous de Larrouture qu'ey menciounat ta u counde pebut. Digam-l'at tout biste, que s'engane. Mes, que eau recounche que lou gascou esbarrit quey-a trente ans e estermiat pou hat malecarous dinque las tuques ardounes d'Alsace que du trebuca lou prum cop oun calamye la lengue dou brs. Que lou nabt counfray que s'y tourne dounc e, se s'y ayde, que s'en tirara en aunou. Gn'aute menciou qu'ey dade Mous de Bousquet per ue debisre ; Lou diable e lou paysa qui, suban u dous yudyes noustes se pod leye rie per rie dens lous Babelais l'usance de las Escoles oun a coume ensgne : Le Diablotin tromp par un vilain . N'ey pas defendut d'espiga (e quau ey lou qui nou espigue ?) mes nou s'y eau decha gaha. Lou Talhur e la Pousore u aha prou pla tourneyat que despn lou segoun prts : Paperou de medalhe de brounze. Qu'ey de Madamisle Emmanuel-Delbousquet. Que-ns e permtie desaludala d'u bou cop de berret, fiers qui m de bde-la ayuda la nouste Rebiscoulade, re qui porte u noum oundrat aus pas d'Adou e de Garoune.

7 Mes, aci qu'abm u pleytey soulide, ue leoude bertad patrioutisrae : lou S de batalhe de Mous de Costadoat. Lingue pourgade, sabourouse, e parlamn drin loung ; toutu, nou caler goayres de cops de calam ta ha-n u tablu escricat, ue tle de mste. Que-m desencuse lou prouseyayre se nou m'y destrigue mey, la place que m'ey mesurade. Se de batalhe qu'acampe lou prum prts, diplme de

medalhe de bermelh. E deya qu'm la pouesie, st pces que-ns e soun auherides. Sngles mencious enta Mous de Larrouture e Mous de Pose, u diplme de medalhe de brounze enta Madamisle EmmanuelDelbousquet. U diplme de medalhe d'arynt, qu'ey ta Mous de Casassus. Las soues dues pouesies : Lou Deb e aulhe, A la flou de las flous, que nou s sentchen pas dou rt miseriu de la sasou. A las flous de las flous qu'ey ue beroye oubrte, poulide e gay mante: Pla hyt ta l'mi qui-s boute en dehore de las pensades pesantes qui-ns embaramen, urous lou qui yunte cap e cap las flous e las amous. Lou pourtryt de las noustes roynes apartat per Mous de Casassus, que-ns e tourne dab la pce titulade l'Estle de Mous G. Cerez. Qu'ey ue pouesie de tiengude mercade de brs tringlants. Are, que lou cantayre adret que s'at prngue de las parts d'oun bi (que~y-a tandes de qualitats deDs la soue plagnnce) nou cred pas que gagnar ste sarrade dens ue doudzne de quatris ? Passm las cantes. Cinq qu'en y-a. Madamisle EmmanuelDelbousquet que-s coelh ue menciou per l'obre : Quan l'aulh

partiscout ta la guerre e Yan d'Aspe, u diplme de medalhe de brounze per La Biarnse .


Aquste, que partch dou bou p. lou prum couplet e lou repic que soun de chos, mes, despuchena, que smble apessade de tros e de trencs e las arrques que s'y estiren coum poden : Reste que s'y aparie dab bstie, prusso dab presse, etc. Nou-n boulham pas ste esclabes de la mesure dous brs e nou plegum lou youlh daban lou tabernacle de la rime miliounrie, cadu qu-en ani coum l'agrade, mes oun nou y-a rgles nou y-a pouesie e, s'en pausam d'entrade, n'm pas libres puch de trufa-s'en. Per dus sos de pacince. Quau ey lou cantadou qui n'ey pas oubligat d'amoulla lous sous bercets, dus cops, bint cops, cent cops? De Mous de Casassus deya courounat que y-a dues pces : A us sourdats biarnes e En datant,*Aussals . La yurade que las seguech d'u paperou de medalhe d'aryent. Que soun de la mediche

8 hount que las d'ads. Mes, e n'ey pas chic dise, nou sy se soun enco mench soegnades e agradades de quauques pourgues francses. Bam, counfray, be sabets que n'ey pas l'escabot dous mandadis qui h dabanteya lou poute, be-b mench-hidats de que us quoandes sous pla toucats, e us quoandes ayres que seran toustm prou ta mantine sus la soue cadire suberhaute lou dibinau cantadou ? Quine sorte qu'ey la boste ! Qu'ts de la may bale d'Aussau e cade die lou mascle paraulis dous sous pastous, lauradous, cassayres, estayres e truque-tauls que gourguye las bostes aurlhes. U mounde de pouesie, hilhot escaryit d'ue Terre qui est libre, que-b baramye autour E, toutare, qu'm la yolhe dou nouste councours : Lous Gouyats]noustes . A la prumre biste que-ns embsquen. Nou bquy esperuca la pce, ne sab se y-a quauque drin de sounsayne literri : Que-m clqui. Qu'y soun en chic de bercets, en trs couplets, lous tesics qui-ns e panen la gauyou : Las misres dou mesti, la moumbrance de case, la balentie de la nouste yoensse e miye yoensse. Tab la cansou qu'ey hicade au daban dab lou pap de medalhe de bermelh. Lou qui la calamey se ser de la parentle de Lartigue e de Begarie, lou pa de nns que las baies alemandes ens an coucats labach ? Qu'en estsse e ya poudoussem las nouces d'aryent dous Yocs flouraus renabits, au die sent de la Pats (qui bienera, qui du bine) aplaudi lous Gouyats noustes . Lous Gouyats noustes soun aquiu, Febus aban, toque-y si gauses ! Quoan la cante Mous de Gostadoat medich dens la ciutat palse, au ras de l'estatue dou nouste rey Henric. Que b'at cry, se ou men y' m encore. que seguiram touts au repic lou repic qui sourtech dou couplet coume u cabelh madu de la garbe de hourmn: Tan qui haram atau Seram mstes case, Que-s mouriram se eau Tau beroy cu de Pau. Miquu de
CAMELAT.

Palmars des Jeux Floraux


HORE COUNCOJRS M. Pierre Tastet, de Snt-Yan-de-Luz, pr la soue pouesie Ninte e la soue prose Las botes de Moussu Castagnet. En u soul etsemplari, hiquat a la Coumissiou n 1. I. Las Gantes 1 Diplme de medalhe bermlhe: M. A. Costedoat, aumouni, 224e d'artillerie, 3e . groupe, S. P. 136, pr l'obre : Lous Gouyats noustes. 2 Diplme de medalhe d'aryn : M. J. Casassus, Bilhre, pr las soues dues obres : Aus sourdats Marns; e En-dabant Aussals. 3 Diplme de medalhe de brounze : M. Yan d'Aspe, pr l'obre : La Biarnse. 4 Diplme de medalhe de brounze : Mlle Germaine EmmanuelDelbousquet, Mont-de-Marsan, pr l'obre : Quoand l'aulh partiscout a la guerre. II. Pouesie 1 Diplme de medalhe bermlhe : M. Gustave Crez, de Lombia, sergent-fourri au 7e bataillon de tirailleurs malgaches, pr l'obre : L'Estle. 2 Diplme de medalhe d'aryn : M. J. Casassus, Bilhre, pr l'obre : A la flou de las flous. 3 Diplme de medalhe d'aryn : M. J. Casassus, Bilhre, pr Lou Db e L'aulh. 4 Diplme de medalhe de brounze : 'Mlle Germaine Emmanuel Delbousquet, Mont-de-Marsan, pr : Glori au Pelut5 Menciou d'haunou: M. Alfred Pose, La-Mondrans, per Orthez, pr : Aus bilhs payss. 6 Menciou d'haunou : M. P. Larrouture, Lachapelle, Belfort, . pr : L'Embuscat. III. Prose 1 Diplme de medalhe bermlhe : M. A. Costedoat, aumouni, au 224e d'artillerie, 3e groupe, S. P. 136, pr : S de batalhe. 2 Diplme de medalhe de brounze: Mlle Germaine EmmanuelDelbousquet, [k Mont-de-Marsan. 3 Menciou d'haunou : M. Bousquet, instituteur-adjoint, Bidache (mobilis), pr : Lou diable e lou pays. 4 Menciou d'haunou: M. P. Larrouture, Lachapelle, Belfort, pr : Lou Miragle.

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JeUX FloraUX

(19I7-1918)

2e

Partie

Mise en musique de la chanson qui suit, classe n 1, avec ou sans accompagnement. Envoyer les compositions en double exemplaire M. Marrimpouey, Pau.

LOUS GOUYATS NOUSTES


(Diplme de medalhe bermlhe)
I

Lous gouyats noustes soun partits Lou die oun tranga la campane ; Ta sauba la terre mayrane Lous gouyats noustes soun partits. E lou paquetot sus l'esque En debaran lou caminau, Gauyous coum ta la hste annau Que cantaben dap allegrie :
REFRI

Tan qui haram atau N'aniram pas ta case ; Tan qui haram atau N'aniram pas ta Pau !
II

Lous gouyats noustes 's soun batuts Coum lous bilhs caddts de Gascougne ; Ta mata la race carougne Lous gouyats noustes 's soun batuts. Aus dies de grane pelade Quoan hoey lou Boche cascant Que-u cridaben en arrounsan La bayounte pl 'hielade. Tan qui haram atau Bienerats pas ta case ! Tan qui haram atau N'anirats pas ta Pau !
III

Lous gouyats noustes tourneran Au die sent de la Bictori Lous oelhs enlusernats de glori Lous gouyats noustes tourneran. N'ayats pas pou, beroyes causes, Cu 'smiraglant, pys deu Boun Diu ; Lous gouyats noustes soun aquiu Febus aban ! Toque-y si gauses ! Tan qui haram atau Seram mstes a case ! Que-s mouriran si eau Ta-u beroy cu de Pau ! E.

COSTEDOAT.

Pouesie
[Diplme de medalhe bermlhe)

L'ESTELE
Que bachabe la noeyt sus lou cam de batalhe, Lous canous, esmerats, nou bramaben pas mes : Qu'ren per segu harts d'esperdissia mitralhe, Nou-n abn, coum labets, tan escoupit jams ; Hourats d'obus traucats e retraucats engore, Lou su qu're birat, arrebirat, moulut, D'ous arbes s'y bed de quoand en quoand ue 'stre Treucades nou-s sab si jams n'y ab 'but. N'repas mes ni cam, ni lane, ni peyrre, La plane oun d'autes cops cabelhabe roumn. Bie de hoec, de sang, ta mantu la darrre, Qu're drin de l'ihr sus terre, p ou moumen ! Enu hourat d'obus, dens l'aygue qui 'y chusmabe, U souldatot herit que s're arroussegat ; Enfrebit e flacas adare que bouhabe E de bede s soulet, praubot. qu're 'mpensat. N'ab pas que bint ans, la prime dou nouste adge, Lou tems d'ous sauneys d'aur lou tems de las amous Mes doun lou c gauyous, balen, pie de couradge, Sap bira lous pastous en martyrs glourious, L'espiule de l'obus, traitrouse, emberimade Juste a dus dits dou co que l'ab houradat ; La terre, per l'estrem, de sang qu're arrousade : Sangarrouy dou Francs, arrous dou Cam Sacrt ! Atau que-s has escu ; e lajnoeyt que bachabe Sus lous mours e lous bius esten soun linsou ; E dou nouste souldat, drin per drin s'aprouchabe Lou plagn dous auts blassats, de doulou e de do ;

12 Lheu mes del mieytat defsed que s'estoufaben, L'u demandabe u pjbeth aude la so ma, Beths us s'en arridn, empeguits, oujcantaben E d'autes en plouran, aperaben : Mama ! Eth tabe[que crida : lou co qu'o se clababe Abans d'abe'passat lou sauney aymadou ; A grapes, tout doussou, la mourt qu'o se gahabe : Mouri-s juste a bint ansl Diu bi... Moun Diu perdou ! E qu'est coumjpourtat t'aciu tafia mountagDe, Oun ab tan courrut, cabiru p descaus, E heyt l'estuju demiey de la plantagne En bth anan pana las sebes dous casaus ; E que bed de lou, la campane eslansade, Dap sa petite croutz puntade cap au ceu ; E lous oelhsagradius de la so tanaymade ; Praubotesi sab!... Qu'at sabra prou leu. E sa pay tout crouchit, arrounsilhat de care, Qui n'arrid]pas mes, ja qui s'en re anat, Ploure, bn, praube bielh, ploure, permou qu'adare Si sap-s quoand te parti n'ey pas engo tournt ! Au courn d'o lou hoec,[sa may qu'ey assegude En.brouquan tau hilhot las caussetes de l : Mes que soufrech tabe sa doulou qu'ey gude: Que preguerey ta tu,mama, d'o ceu enla ! Adare qu'ey la fi ; passade la joenesse Que eau ha lou granpas, moun Diu bel'ey degreu, E sous oelhs miey clucats s'espien dap tendresse Tout dret au de catsus t'oun ba parti batleu. Lou cu qu'ey cruserat d'esteles clarejantes Qu'en ey plapat pertout dinco sus d'o terr ; Mes ue qu'en a bist demiey la mes gaymantes : Qu'o s'en arrit decap en lou hasen tat ; Mes o qu'o s'en arrit ; autalu s'en abise: Qu'o bu doun de beroy l'estele de la noeyt ? Dilhu se bu trufa, mes nou, tquedebise, Qu'ey bertad, dou souldat, aquiu qu're a l'argoeyt!
v

- 13 - Maynat, s'ou dits beroy coum sabenlas esteles, Si m'an aci boutade en penen dou ceu blu Qu'ey ta Ihebata tu, d ou pourtal, las teles; Nou-m recouneches pas, que m'as bist cop mantu ! Be saps au tems de pats quoand res tout maynadge Qu'eri la mes balente, e que-m beds lusi Quoand l'anylus dou se sounabe s'ou biladge, Qu'ri toustem puntade l'esdret d'o Gourzy (1) Be bets que t'ey seguit e nou-m soy pas pergude ! Dap jou n'ajes pas pu nou-t bas pas esbarri ; Puje decap aci, haut, gahe la courrude, Nou-t hasse pas degreu, bn, que podes parti ! Tan beroy qui sabous que teschous la bittori. E lou Boche qu'ey leu bidchare escarcagnat : Say, maynat d'o Boun Diu, say, hilhot del glori Aci qu'ey lou bounur e qu'o t'as pla gagnt ! Gustave
(1) CREZ

Gourzy, mountagne d'Aussau.

-s3*S-

Cante
Dedicat aus mes coumpatriotes Biarnes e Bascous.

LA BIARNESE
(Marche n taus pluts Biarnes e Bascous). I

Baduts au miey de las heugures, Crechuts en maneyan l'eschat, Qu'es pareschcoun toustem leuyres Las penos : qu'aboussem marcht. E heyt ue loungue camade, Cargats, trop u cop, tau coum mulets, Laurat quauque bre yournade, Beth drin sudat ; qu'es tinem drets.

14 Refregn
(Air de Moussu Capel : qu'ha la soutane descousude).

Hilhs d'eu Barn e de la terre Basque Qu'amucheram, en tout loc, puschqu'at eau, Qu'abem bou sanc, lous omis de la tasque, E qu'em balens, dbath lou Ceu de Pau. II Qu'abem patit de las misres,^ Souben soufert, quan ha calut, Souben tabe, yournades hres E bous moumens qu'abem habut. Heyts, atau, drin a toutes bite, Au pla au mau acoustumats, Que trouberam toustem petite, La guignourasse d'ous coumbats. (Refreign). III Qu'aymam lou patac per nature, Souben, arre que pe u plas, Qu'ey hem tan qui la leth es dure, Apuch qu'abem lou co leuy. Penst, alabets quine heste, Es hm d'ana, aqueste cop, Truca aquere maie bestie ; Boche qui sus terro ey de trop. (Refreign). IV Gauyous qu'em partits ta la guerre, E, si bersem, lieu, quauques plous, Negats hens drin de briagure, Cregat que n'y haboujeu prous, Qu'en habeth heyt trop, hilhs de... Prusso Diu biban qu s'ath bat, paga, Adare qu'ey em e qu'es presso, Bielhs pipauts, de-p'ath ha caga. Refreign final Hilhs deu Barn e de la terro Basque, Qu'at dram tout, bes e bito si eau, Eh ta sauba las terros de la Tasque, E ta la glorie, deu nouste Ceu de Pau. Lou 14 d Yulh 1917. J.
CASASSUS,

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Counte
(2e Diplme de mdaille de brounze).

LOU TALHUR E LA POUSOURE


Que y-aou u cop ue hemne maridade dat u talhur, aquere hemne re grane e magre e lou soun homi petit et gros. Lou talhur que trabalhau tout lou jour en cantan e la hemne re toustem de mchante humou, ne damourau yam la maysoun e l'homi se demandau ou poudeau bien ana. U dichate lou talhur partiscout lou se, aub pourta lou soun oubradge a u oustau qu're u thic louy. Coume arribeau proche d'un bos lou ceu que ben tout ngre e que se boute pericla. La plouye re ta horte que lou praube, talhur s'n ba dbat u casse en tout attend la fin dou machan tems qui re desempuch ue hre belu ela noyt re aquiu quand tout d'un cop, dens u array de luo lou talhur que bey arriba u gran troupe de hemnes, cadue mountade sus u mantch de baly. Toutes aqueres hemnes que tenauont la man u branoun enflamat e que birouleauon en launt las cames e las mans l'entour dou diable. Lou talhur dbat lou casse qu're a mitt mourt de poau, asau grans signes de crux, mes espiau tabeu las pousoures. Tout en espian qu'en bey ue grane e lse, habilhade coum la sue hemne. Diu biban ! se dit l'homi : Mes qu'es la mio fumelle ! e s'es encore boutade la beroye raube de noce, atten u pau hilhe dou diable ! E lou talhur ques pren lous ciseous que pourtau la pothe e qoand la suo hemne pass proch d'et, rau !... coup u bet boussin de raube. Mes las pousoures u thic estaridec pensi ! s'en ban ue ue toustem mountade ser lou mantche de la baly. E qoand lou talhur ne bey pas mey digun, coum la plouye re passade que s'en tourne a hute enta la maysoun. En arribanques troub la hemn assietade proche dou houec. Lou talhur li balh u patac en ds la rebeilha, e qu'o disouc : En es anade aqueste noeyt ? La hemne n'a boulouc pas dise, e, respounouc toustem que n're pas sourtide. Ms lou talhur qu'o dit: Que t'ey biste. e qu'o muchec lou boussin de raube. La hemne se boutet a ploura e disouc a l'homi qu're bray,que s'en anau toutes las noeyts dbisa dat las pousoures. Lou talhur ne boulouc pas meydemoura dat ue hemne qu're anade proche dou diable e la foutoue dehore a cot d'esclops. Trie, trac, lou counte acabat. Germaine EMMANUEL-DELBOUSQUET.

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Mesclagnes
Maubez. Gran du au castth. Lou nouste counfray, Mous de Pailh, counserbatou, qu'ha perdut la soue ayude la my prciouse counechude soulemn p'ou noum de Mamisle, e Biarnse de boune e bilhe familhe. Qu'ab passt septante ans. Quin sab beroy amucha lou nouste castth, counda lou sou passt. Coumplimens de du au nouste counfray ! Pau. Mous de Lendrat, lou nouste amc, que-s ba enterrt la soue moulh. De tout c qu'o planhem. Ue nabre soucietat. Mous de Bonnecaze, proufessou a la Facultat de dret de Bourdu, qu'ha mandat lou 28 d'ouctoubre au Presidn nouste la foundatiou a Pau de l'Assouciatiou regionaliste dou Biarn e dou Peys Bascou qui a pour but de mettre en valeur, en honneur, en lumire, toutes les ressources, toutes les gloires, toutes les beauts de notre pays . La Soucietat nabre qu'es ha hyt la nautat d'e gauyou. Que bu bibe de boune amistat dab lous de Gastou Febus ; la probe qu'ey qu'une remise de 30 7o sera faite aux familles des membres de l'Escole Gastou Febus qui dsireront assister nos confrences, la condition toutefois que les cartes d'entre pour ces confrences seront demandes et payes notre secrtairearchiviste dans les cinq jours qui suivront l'annonce de la confrence par le Monde rgionaliste des Pyrnes . Lou Presidn qu'ha respounut : Toute association quia pour vise un tel programme raliser ne peut qu'avoir nos sympathies. Nous sommes particulirement sensibles l'expression, que vous voulez bien formuler avec bonne grce, du dsir qu'a le nouveau groupement de vivre en bonne entente avec notre Ecole et de la faon dont il offre un moyen de la raliser... Votre but, par certains points est celui que depuis bientt un quart de sicle l'Escole Gastou Febus vise atteindre dans notre rgion du Sud-Ouest . Mourenx. Lou nouste counfray, Mous de Moureu, membre de l'Acadmie de Mdecine e de l'Acadmie de las Sciences, qu'ey passt proufessou de chimie au Coulletye de France, en successiou dou gran sapin Berthelot e heyt aufiei de la Lgiou d'Haunou. Tous lous sourdats ne soun pas au froun. Qu'en y ha qui saben beroy ha serbi la chimie a ha parti dterre lous Boches. Auch. Lou nouste counfray, S. G. Mgr Gezerac, ebsque de Cahors que bad archebsque de Mauritanie deCesarie e archebsquecoadjutou dab future successiou d'Albi. Pau. Gran gay enta l'Escole. Marrimpouey, lou yeran dous Reclams qui n're que lou mste d'ahas de l'emprimerie Vignancour, qu'en ey de hoy enla lou mste en p. Touts lous noustes coumplimns. Lou Yrant : E. MARRIMPOUEY.
PAU, EMPRIMERIE VIGNANCOUR, E. MARRIMPOUEY, EMPHIMUR.

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