As Ciencias Malditas Jolivet Castelot
As Ciencias Malditas Jolivet Castelot
Bayerische
StaatsBibliothek
Paris 1900
4 Phys.m. 83 f
urn:nbn:de:bvb:12-bsb00076229-3
MDZ
Mnchener
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Digitale Bibtothek
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Bayer. s ta
0013
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atsb>bl,othek
/
OOP76229
(sous presse)
(sous presse)
00076229
Sous la direction de
Jollivet-Castelot
DOCTETJR EN H E R M T I S M E ; P R O F E S S E U R T I T U L A I R E A
C O L E
SU P RI EU HE L I B R E
D E S S C I E N C E S H E R M T I Q U E S DE P A R I S
LE T E X T E ,
BARLET,
JULES
MM.
DELASSUS,
DOUARD
D'HOOG E,
VICTOR-MILE
MICHELET,
PAPUS,
POUR
MADAME DE THEBES
LES IL L U S T R A T IO N S , MM.
MILE BAVARI), PAUL CIKOU, A. CONSTANT, A. DELANNOY, HENRI ET MARIE DUHEM, ALBEKT DUKEK,
LONARD GAULSIER, GRANTHOME, HENRI HRAN, EUGNE LACOSTE,
JEAN LECLERC, LE SIDANER, I.IPHAS L V 1, LOUIS MALTESTE, ALEXIS MRODACK-JEANEAU,
QtJEVERDO, RETZSCH, EDMOND ROCHER,
TAI TE, ZI a RNKO
4
Aquarelles de
lon
galand
et de PAUL
cirou
PARIS
EDITION DE " LA MA /.SOA' DA R T
2 3 , RUE
DE
VAUGIRARD
19 00
( V I * A R R O N D 1)
50 francs.l
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EN G U I S E
DE
P R FACE
LES
FA CES
D E S S C I E N C E S M A U D IT E S
1N T E K P K K T K E S
PAR
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LES FACES
DE S S C I E N C E S MA U D I T E S
SUR LE SEU IL :
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LE SE CR E T
LA JEU N ESSE
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LE DEUIL
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' LES S C I E N C E S M A U D IT E S
SO U S LA D IR E C T IO N DE
JOLLIVET-CASTELOT
PORTRAIT
ET P A U L - R E D O N N E L
D L I PH A S
LEVI
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LES
S C IE N C E S
MAU D IT E S
en France 1 poque
contemporaine ainsi quk
la description de leurs
ce u vres les plus extrieures.
Vers 1850, le danger
que faisait courir loccident tout entier la diffusion des doctrines matrialistes qui venaient empoisonner la conscience
de la plupart des esprits
scientifiques, ncessita un
effort destin contrebalancer par la suite ce nfaste mouvement.
Le motdordre transmis de centre en centre
par les Rose-Croix tait de
baser toute la piopagande
PR E M l R E PREVE DE l/ lN I T I K
sur la Science en mettant
au jour quelques-unes des adaptations jusqiie l rserves aux coles recrutement initiatique. Cest par des faits (pie les modernes chevaliers du Christ voulaient affirmer leur
action.
Une mission fut envoye aux Etats-Unis et charge de crer le grand courant du
spiritisme en provoquant des plinomnes.
En mine tem ps parurent en France les premiers grands classiques de la Science
secrte ou Science occulte par la plume dEliphas Lvi et de ses contemporains : Louis
Lucas, Colsagnet, Chardel, AlcideM orin, Vaillant, etc., etc.
Enin les centres martinistes qui avaient pris parti dans la lutte entre Arson et
Wronski sorganisaient avec Delaage et quelques-uns de
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WRONSKI
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C H A T IM E S T DU PA R JU U E
En 1889 fut constitu le Groupe indpendaut dEludes sotriques dont les correspondants et les branches stendirent bientt en Europe et dans les deux Amriques. Ce groupe
prit une grande part la diffusion de
1Oceultisme et son appplication aux phnomnes psychiques. Cest l que Barlet,
Haven, Poisson, Sdir, Emile Michelet,
Julien Legay et tant dautres dirigrent
les groupes detudes pratiques, en mme
temps quun licencie en droit, Chamuel,
fondait la Librairie et la Maison d dition,
destine appuyer le mouvement commenc.
Ce pendant le martinisme qui venait
de crer un suprme Conseil central, sous
la direction de Votre Serviteur, en collaboration avec 1'Ordre kabbalistique de la
Rose-Croix dirige par Stanislas de Guaita
et la Socit alchimique dAlbert Poisson,
tablissait les examens d hermtisme et de
I.0UIS LUCAS
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a l i ; i: k t
r o s & o N
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LES S C IE N C E S MAUDITES
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LES Q U A TR E SORCIKRES,
d a p r s
albert
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Mairie et Sorcellerie
tontes les poques de 1'Histoire il y a eu des honunes qui dpassaient leurs contemporains par leur intelligence, leur savoir et leur puissance. 11 esL ccrtain quil cn a
il a t dilicile de
L E S S C IE N C E S MAUD1TES
14
l nner \ ces divisions une valeur pratique, une classe de thaumaturges ne diffrait
nt (Vune autre que par prdominance de lun des deux lments sur 1autre.
\.uj jurd hui encre ^es Pr^ res
les formules magiques sont employes iiidiffremment
Vir be iucoup de thaumaturges. Cependant il y en a qui ne connaissent et ne veulent
^
**. que ies
inlluences clestes., . .
connaitre
ac
,,
fe n'ai pas 1intention de faire 1'histoire de la Magie, je vais simplement 1tudier
telle c uelle se presente dans les temps modernes.
11 f-iut savoir dabord que Magie et Occultisme ne sont pas synonymes. L Occul-
BROX DU POTKT
|#l Q^jniie, la Mcanique, etc. lui donnent les moyens d excuter de vritables
rodies Mais ce nest pas de la Magie. Lliomme a aussi le pouvoir dagir sur son
sembhble sur les animaux, sur les vgtaux, par le maniement d'un fluide particulier
I . E S S C IE N C E S MAUDITES
1)
que nous possdons tous, le fluide magntique. Cette action peut tre bonne ou mauvaise, avantageuse ou nuisible, suivant la volont de 1oprateur suppos sufisamment
instruit. Cela n'est pas encore la Magie, mais y touche de prs. Le Magntisme peut
tre plac la limite des Sciences naturelles, il ne lui fai;t <pie trs peu de eliose pour
tre de la Magie. Entre les mains de certains exprimentateurs, Du Potet, entre autres,
il passe alternativement du magntisme simple la Magie.
Knfin 1'homme a encore le pouvoir de metire, sans contact, les objets inanims en
mouvement, de faire passer un corps solide travers un autre corps solide, sans que leurs
formes en soient altres, de faire sortir de lui-mme, pour un instant, une partie de la
matire qui compose son propre corps, et de lui faire prendre une forme solide, reprsentant un personnage qui se meut et parle; en un mot, de produire tous les plinomnes dont 1ensemble constitue ce que tout le monde connait sous le nom de
Spiritisme. L homme peut tout cela, mais une condition, c'est davoir un organisme
dou de proprits particulires qui le constituent un Mdium. Ces proprits, nous
les possdons tous, mais un degr insuffisant pour pouvoir produire des plinomnes perceptibles pour tout le monde.
Ici nous sommes encore bien plus prs
de la Magie, mais la Magie exige quelque
chose de plus.
Le Mdium, je l ai dit, doit avoir un
organisme spcial, et nest pas mdium
qui veut. Certains Spirites prtendent le
contraire, mais 1exprience prouve (pie
KVOCATION
L E S SCIENCES MAUDITES
quelques personnes, aprs des exercices nombreux et prolonges, n'ont jamais pu rien
obtenir. En outre le Mdium est passif: d ne commande pas 1inluence do proviennent les phnomnes, il lui obit plutt.
Le Magicien, au contraire, nest pas oblig detre mdium. Ici encore je suis en
contradiction avec un petit nombre d'Occultistes qui croient que le Magicien doit tre
mdium. Eliphas Lvi ne possdait pas la plus petite parcelle de mdiumnit et il a
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..
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Eh ! bien, il faut perdre cette illusion : cette Influence est unique, elle
provient des liabitants de 1Invisible.
L homme rduit ses propres forces ne
dpasse pas le magntisme, et encore
ne peut-il produire que les phnomnes
les plus rudimentaires du magntisme.
Cependant il y a une exception
apparente : certains hommes, ceux-l
sont trs rares, peuvent obtenir quelque
cliose par eux-mmes. Pour les distinguer des autres, je les appellerai des
Mages, et je laissele nom de Magicien
celui qui, nayant aucune puissance personnelle, peut cependant commander,
ses risques et prils, certains tres
I.A COURONNE DKS MAGF.S
de 1lnvisible qui, eux, possdent des
pouvoirs varies. Contre le Magicien il y a des revoltes frequentes ; contre le Mage, il ny
en a jamais.
Nous pouvons maintenant definir la Magie : elle est la Science qui permet
rhonnne de commander, non pas 1Invisible, mais certains tres de 1Invisible, pour
obtenir des rsultats (jue les Sciences ordinaires sont incapables de procurer. Ces rsultats ne sont pas surnaturels, mais les lois de la nature qui sont mises en jeu*pour les
obtenir sont quelquefois inconnues des savants officiels, et toujours liors de leur atteinte.
Reste savoir quels sont les tres
de 1Invisible auxquels le Magicien commande.
Nous divisons le Monde en plusieurs
Plans ou manires d etre : le Plan Phvm/
sique, qui seul est visible; le Plan Astral
qui contient les forces et les tres qui
les manient; le Plan Mental et le Plan
Divin, qui se dfinissent deux-mmes.
La description de ces Plans ne fait pas
partie de mon sujet; tout ce que j ai
besoin den dire, cest que le Mystique
puise sa force dans le Plan Divin et dans
le Plan Mental ; le Magicien, dans le
Plan Astral. II y a dautres Plans intermdiaires, et chaque Plan se subdivise
SYliU O M SM E 1)E I.A R 0 3 E -C R 0 IX
en sous-Plans. Tous sont habites par
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L E S S C IE N C E S MAU D IT E S
2I
des tres spciaux. Les liabitants du Plan Divin sont connus : Dieu, la Vierge, les
Anges, les Saints. Ceux du Plan Astral sont moins connus du public qui se figure
volontiers quaprs les Anges et les Saints, il nv a plus que les Dmons et les Damns.
Le Plan Astral contient des tres varies : les uns naturels, cest-k-dire ayant une
existence propre et une vie indpendante; les autres artificieis, n ayant quune existence
passagre, quelquefois trs longue, dautre lois trs courte. Parmi les liabitants naturels,
je signalerai la grande classe des Etimcnlals, la plus importante pour les Magiciens.
II y en a de plusieurs catgories; de trs levs, de trs infimes, de bons, de mauvais
et dindiffrents. Ce sont les Elmentals cpii mettent en oeuvre ce que nous appelons
les forces de la nature. Tout cela demanderait de grands dveloppements, car Ie
travail est plus complique quil ne peut le paraitre daprs ce court expos. C)n trouvera
ces dtails dans les publications spciales. Parmi les tres artificieis, je me contenterai de nommer les Elmentals Kama-Manasiques et les Larves. Les Egrgores
sont mixtes, partie naturels, partie artificieis. Les Larves jouent un grand role dans
les Envotements.
Les Magiciens se divisent en deux grandes classes: les Magiciens blancs et les
Magiciens noirs. En outre, il y a k considrer une classe pour ainsi dire parasite: les
Sorciers qui, eux aussi, sont blancs ou noirs.
Les Magiciens sont des savants qui connaissent les causes et les thories des
phnomnes quils produisent; les Sorciers sont des empiriques qui connaissent quelques
modes opratoires qu ils appellent des secrels, et produisent un nombre trs limite de
phnomnes, sans savoir pourquoi ni comment.
Les Magiciens et les Sorciers blancs sont anims de bonnes intentions; ils
O )
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- .
:.
sadressent des tres de 1'Invisible qui nc sont pas pervers, et lie cherchent qua
faire ce quils croient tre le Bien.
Les Magiciens et les Sorcievs noirs,au contvaire. nont affaire quaux pires entits
de 1Invisible, 1'ordre desquelles i's cherchent se procurer des avantages par nhnporte quels movens, et assouvir leurs haines et leurs vengeances.
Je ne dirai rien des Devins, Tireurs de eartes, Somnambules, et autres diseurs de
LA
Bonne Aventure : ce ne sont ni des Magiciens ni des Sorciers. Ce sont de braves gens,
incapables de faire du mal, faisant souvent du bien, qui exploitent des facultes naturelles
d intuition. Je parle, bien entendu, des voyants sincres, car ct deux on est expos
rencontrer des charlatans qui, souvent, ne savent mnie pas que la voyance existe.
Les Sorciers blancs sont le plus souvent des gurisseurs. Quelquefois aussi ils sont
des \'ovants.
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LA DANSE DU SABBAT
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L E S SCIENCES MAUDTES
2f
renonce son salut et le diable sengage k le servir pendant le temps qui lui reste k vivre
sur la terrre. Le tout accompagn de blasphmes et de profanations dans le dtail
desquels je nentrerai pas. Le pacte implicite consiste k utiliser les Services du Diable,
connaissant leur provenance, sans avoir pris aucun engagement avec lui. Le diable,
videinment, y trouve son conipte, car il ne rendia jamais de Services que pour faire
le m al; du reste le fait seul daccepter quelque cliose de lui est une sorte dengagement
et lui donne des droits.
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BOUC DU SABBAT
BAJPHOMET ET MENDES
'
-4
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FAU8T AU
SA BBA T
D a f i r h i Ic D s s i n d e R e t x s c h .
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0n voit que cette opration est assez complique, mais il fant ajouter quelle est
redoutable : au moment o les esprits commencent apparaitre, il est difficile dchap]>er un sentiment de terreur auquel il serait dangereux de cder; si on a le malheur de
sortir du cercle, cest la mort, ou tout au moins la folie. Loprateur doit tre dune
fermet toute preuve.
Cette premire opration tant russie, on na plus qu commander. Mais il ne
faut pas oublier que lc Magicien doit toujours veiller, ne jamais se dpartir d une
volont fenne et rester inaccessible la peur; il a affaire des serviteurs trs rtifs,
toujours prts la revolte. Sa situation est analogue celle du belluaire dans la cage de
ses fauves. Cest pour cela quil y a un adage qui dit que tt ou tard, le diable finit par
tordre le cou au sorcier.
Le Magicien doit avoir toujours presentes la mmoire les quatre conditions
indispensables : Savoir, Vouloir, Oser et se Taire.
11 serait beaucoup trop long d enumrer tons les pouvoirs du Magicien ; je me contenterai de dire, avec Eliphas Lvi, que tout ce quon a racont, bien loin detre exagr,
est au-dessous de la vrit ; seulement il faut bien dire quil y a peu dhommes
capables datteiudre un tel degr de puissance; la carrire dun Magicien prudent se
borne peu de chose : quelques vocations, quelques talismans pour obtenir tels ou tels
avantages, cpielques a isions proplietiques, quelquefois des gurisons ou au contraire des
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LA MORT DE FAUST
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L es S o rciers a u
...
PARBIKRE . . .
Sabbat
DOXSENT AU D IABLE...
LA CR01X...
LES VESTEMENTS
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Ltmtrcier Editem
LES ENVIE UX
C h a n t X I I I du P u rg itto irc de lh tn te
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une fentre, do il ne tomba que de la hauteur de six pieds et tomba m ort; elle
en demanda un autre que mon grand-pre lui flt donner. La grande tend esse qu il aNait
pour cet enfant fit quil ne it pas d'attention que tout cela ne valait rien, puisqufil fallait
pour transporter ce sort, laire une nouvelle invocation au diable; jamais cette pense ne
lui vint que longtemps aprs, et il se repentit davoir donn lieu k cela.
Le soir la femme vint et dit a mon pre quelle avait besoin dun entant qui
net pas sept ans, et qui avant le lever du soleil cueillit neuf feuilles de trois sortes
dherbes, cest--dire trois de chaque sorte. Mon grand-pre le dit son apothicaire, qui
dit qu'il v mnerait lui-mme sa filie, ce qufil fit le lendemain matin. Les trois sortes
dherbes tant cueillies,la femme fit uncataplasme quelle porta k sept heures du matin
k mon grand-pre, et lui dit quil fallait le mettre sur le ventre de 1'enfant. Mon grandpre le fit mettre; et midi, revenant du palais, il trouva toute la maison en larmes, et
1enfant dans son berceau, mort, k ce quil paraissait. II sen alia, et en sortant de la
chambre, il rencontra sur le degr la femme qui avait porte le cataplasme, et attribuant
la mort de cet enfant k ce remde, il lui donna un soufllet si fort quil lui fit sauter le
degr. Cette femme se releva et dit quelle voyait bien quil tait en colre parce qu il
croyait que son enfant tait m ort; mais quelle avait oubli de lui dire le matin qu il
devait paraitre mort jusqu minuit, et quon le laisst dans son berceau jusqu cette
heure-l et qualors il reviendrait. Mon grand-pre rentra et dit quil voulait absolument
quon le gardt sans 1ensevelir. Cependant 1enfant paraissait m ort; il n'avait ni pouls
ni sentiment, il devenait froid et avait toutes les marques de la m ort; on se moquait de
la crdulit de mon grand-pre qui 11avait pas accoutum de croire ces sortes de
gens-l.
On le garda donc ainsi, mon grand-pre et ma grandmre toujours prsents, ne
voulant sen fier personne; ils entendirent sonner toutes les heures et minuit aussi
sans que 1'enfant revint. Enfin, entre minuit et une heure, plus prs dune heure que de
minuit, 1'enfant commena biller ; cela surprit extraordinairement: on le prit, on le
rcbautfa, on lui donna du vin avec du sucre ; il lavala ; ensuite sa nourrice lui presenta le tton quil prit sans donner nanmoins de marques de connaissance et sans
ouvrir les yeux ; cela dura jusqu six heures du matin quil commena k ouvrir les veux
et k connaitre quelquun. Alors voyant son pre et sa mre et sa mre lun prs de
lautre, il se mit k crier comme il tait accoutum; cela fit voir qufil n''tait pas encore
guri, mais on fut au moins console de ce quil ntait pas mort, et environ six ou sept
jouis aprs il commena a souffrir la vue de l eau. Mon grand-pre, revenant de la
messe, le trouva qui se divertissait k verser de 1eau dun verre dans un autre entre les
bras de sa mre ; il voulut sapprocher, mais 1enfant ne le put souffrir, et peu de jours
aprs, il le souffrit, et en trois senaaines de temps cet enfant fut entirement guri et
remis dans son embonpoint
Je prierai les lecteurs de remarquer que pour dtruire le sort jet k Blaise Pascal, il a
faliu une victime, un malheureux chat. Cest que un sortilge ne se dtruit qu la condition d a\ oii son plein accomplissement; cest ce que nous appelons Rpercussion. Si
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LE DF.PART A S A B B A T , DE QUEVERDO
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'
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L E S S C IE N C E S M A U D IT E S
la sorcire navait pas sacrifi un chat ou tout autre animal analogue, elle aurait subi
elle-mme le contrecoup dont elle serait probablement morte.
Un sorcier maladroit peut mme recevoir lui-mme tout ou partie des coups dont
il croit aecabler sa victime. Je suis de loin,en ce moment-ci, un maladroit de cette sorte ;il
il est sur le point de payer le mal quil cherche faire. On travaille le sauver en mme
emps que ses victimes, car il vise plusieurs personnes ; j espre qu011 y russira.
Voici encore un document intressant que je tire de la Contemporciry rewiew de
septembre 1899. Ce numero contient une tude de M. W. 13. Yeats, intitule Irelond.
bewitched, lIrlande ensorcele. II sagit dune enqute qui a t faite sur la sorcellerie
en Irlande.
38
II resulte detous les rcits recueillis que tous les hommes sont sujets beaucoup
de vexations de la part de certains habitants de 1invisible, quils appellent uniformment
des Fies. Un forgeron cependant, pourvu quil soit le septime forgeron de sa famille,
est 1'abri de ces vexations et possde le pouvoir den dlivrer les autres. Du reste le
fer est un prservatif puissant.
Les Irlandais interroges divisent les maladies en deux catgories : lesmaladies naturelles et celles qui sont donnes par les fes. Les maladies naturelles peuvent tre guries par des mdicaments (pie, souvent, les fes enseignent aux sorciers ; mais celles qui
sont envoyes par les tes ne peuvent tre guries que grce une compensation, quon
appelle la pnalit.
Ouand les les ont jet leur dvolu sur une victime, elles lui impriment une marque
sur une partie du corps. Cette marque nest visible que pour 1oeil des sorciers, elle est pour
eux un signe certain que la
mort est proche. L un deux
dit : Je nen gurirais plus
beaucoup maintenant, j ai vu
leur marque sur ma jambe
gache.
Le plus clbre de ces
sorciers tait une femme,
nomme Biddy Early, morte
depuis une trentaine dannes. Elle gurissait volontiers les mal ades, riches ou
pauvres, et tait trs aime,
quoique redoute. Ouand elle
croyait que la maladie tait
envoye par les fes, elle
avertissait : Vous savez quil
faudra payer la pnalit. II
arriva un jour que le mari
dune malade ne voulut pas
payer la pnalit, sa femme
mourut.
Di'ssin
Rvdur.
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L E S SCIEN CES M A U D IT E S
une vache, etc. Quelquefois, malheureusement, c etait une autre personne qui
mourait k la place de celle qui avait t
primitivement choisie par les fes.
Un liomme obtint la gurison de
sa fenime, mais sajument mit au monde
un poulain mort. Un autre perdit son
cheval pour sauver son enfant. Une
femme tomba malade, sa maladie tait
naturelle, Biddy Earlv la gurit sans
pnalit. Elle tomba malade une seconde
fois, elle avait la marque ; Biddy avertit
quil faudrait payer la pnalit : la
femme gurit et une vache mourut. Plus
tard cette femme tomba malade pour la
troisime fois, elle portait encore la
marque. Cette fois le mari savait que
ctait lui qui devait tre sacrifi; nanmoins il nhsita pas : sa femme gurit
et il mourut. Un peu plus tard elle sest
remarie.
Je me bornerai k ces citations et
je renvoie les lecteurs qui voudraient en
savoir davantage, 1auteur lui-mme,
il contient encore un grand nombre de
faits trs intressants.
f.A
MAME
IIEliM E TH tU K
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LE BON PENTAGRAMME
L E 31A U V A I S P E N T A G R A M M E
Mais il est des choses que Salomon a scelles de son triple sceau. Les imties
savent, il suffit.......
Inutile de dire que les hommes qui rpondent cette description ne sont pas com
rnuns. Cependant il y en a. Mais il est bien entendu qu il sagit l du Mage et non c u
Magicien. Du reste un pareil homme nest jamais connu que dun petit groupe d amis e
de disciples; il mne une vie simple et obscure, il passe compltement inaperu o
commun des hommes. Cest tout au plus si, quelquelois, on le prend pour un oiiginal.
Le Mage et le Magicien ne font pas parade de leurs pouvoirs; ils agissent pour
bien et restent inconnus.
A ct du Mage et du Magicien, il faut ranger le Mystique.
Le Mystique fait aussi des prodiges, mais tandis que le Magicien commantle aux
puissances de 1'Astral, et agit sous sa responsabilit, sans autre guide que sa Science et sa
conscience, le Mystique ne se proccupe que des puissances celestes auxquelles, naturel
lement, il ne commande pas, mais quil prie et dontil obtient les choses les plus men eil
^euses. Les agents sont toujours les mmes, les Elmentals de toutes sortes, mais le
Mystique peut mme les ignorer ; ce sont les puissances celestes qui leur commandent.
Les Magiciens ne doivent compter que sur eux-mmes, les Mystiques sont toujours
guids, et cette direction nest pas ddaigner : livres nous-mmes, nous sommes
exposs tous les prils et toutes les erreurs.
Quand un Magicien, digne de ce nom, devient un Mystique; quand il prie et sounret
toujours ses ceuvres la Direction des puissances celestes ; quand il ne se considere que
comineun serviteurde Dieu et ne veut disposer de sa Science et de sa puissance que P()llt
accomplir les ordres de Dieu, il est un Mage.
11 y a beaucoup de Magiciens, il y a beaucoup de Mystiques, il y a peu de Mages.
11 me reste enfin a mettre en garde contre une erreur frquente : On confond som ei
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L A M E S S N O I K E DE L ^ B B G U I B O L R G (F IN DU XVII S I C L E )
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C L E F A P O C A L Y P T IQ E :
LE8 S E P T SCEAUX DE S A I N T - J E N
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0076229
LAstrologie
PI tis on connait les choses qui rsisient
a u libre a rb itre , plus on a cTempire sur
to m es les au tres.
C o rkusciii
| "OirrE vie terrestre nous vient du Soleil. C'est un aphorisme que notre Science moderne
A a rendu banal en nous dmontrant que du Soleil seul naissent tous les mouvements
vitaux, toutes les nergies rciproquement convertibles, toutes les affinits, tous
les conflits, toutes les palpitations animiques du globe. Et par ou nous vient tant de
mouvement ? qui nous transmet cette nergie formidable capable, son gr, ou de bouleverser la masse de nos ocans, sous la furie dchaine des tonnerres et des trombes, ou
de caresser avec amour le pollen des moindres lleurettes ? Par o nous arrivent les tori'ents de radiations projetes par cette inexprimable fournaise solaire o plus d'un million
de globes comme le ntre disparaitraient, et qui va rchauffer des mondes trente fois
plus loigns ? Cest un espace de trente-huit millions de lieues o rgnent la fois un
eternel silence, une ombre pareille celle de nos nuits, un froid dont nous ne pouvons
nous faire aucune ide, un vide noir o les atmes,dont notre matire a tire sa grossiret,
errent tellement espaces que des milliers dastrodes v circulent assez librement pour se
sentir meurtris jusqu a 1embrasement ds quils s egarent dans les rgions mme les
plus rares de notre atmosphre !
Ainsi les forces les plus redoutables de 1Univers, loin de se perdre dans les espaces
mcommensurables, sjournent dans leur silence, semblables aux dieux anciens dans leur
Olvmpe dont 1imperturbable majest napparait quau contact de ces grains de poussire, sems de loin en loin, qui sont nos terres ou nos toiles et que nous prenons pour
lUnivers entier.
Or voulez-vous savoir ce quest en face de ces tendues famas rassembl dans nos
globes matriels ? nos savants vous diront quil represente au plus ce que serait notre
picede monnaie dun franc dans une caisse cubique dun kilomtre de ct ! Voil notre
nant! Voil quelquune, et la moindre, des puissances qui peuplent ce que nous prenons
pour les dserts de 1infini!
Xe savez-vous pas aussi quautour de nous, mme les corps les plus subtils, sont
aussi les plus forts ? Voyez ce que peut la foudre ; voyez la puissance de nos explosits,
3
58
L E S SCIENCES MAUDITES
de notre vapeur mme ; quelle solidit lui est comparable ? Ainsi, des deux forces que
nous voyons partout eu lutte dans notre monde, 1attractive et lexpansive, cest cette
dernire qui 1emporte, et de combien! Les physiciens nous disent que 1attraction se
quadruple quand la distanc se double, tandis que la force rpulsive entre les atomes se
multiplie par la quarantime puissance de leur rapprochement.
Lesspiritualistes ont donc de solides raisons daffirmer que le subtil est infiniment
plus puissant cpie le dense, 1esprit que la nratire. L esprit, nous venons de le voii se
manifester corame la force peu prs indfinie, comme une puissance auprs de laquelle
nous ne sonimes rien. Voyez-le maintenant cornme intelligence ; descendez jusqu aux
derniers dtails que nous puissions percevoir ; voyez 1lment ultime, la cellule ; mieux
encore, la poussire minrale la plus fine, quy trouvez-vous ? Des formes d une gularit tellement impeccable que les angles en sont invariables et que leurs combinaisons,
si multiples quelles soient se rapportent cependant quatre formes lmentaires. Ainsi,
cette nergie qui nous crasait tout 1heure, la voici rduite 1obissance complete,
soumise ii un type, une idee fixe clavance, assujettie 1intelligence qui la commande.
LEsprit ne domine pas seulement la substance, il rgit la force elle-mme avec tant de
rigueur quil en assouplit 1infinie brutalit jusquaux crations les plus dlicates. Cest
1'Esprit qui informe la matire ; toute Forme est le Verbe dune Ide.
Voyez maintenant 1homme entre ces deux mondes de la force esclave et de la
volont intelligente. Yous redirai-je, aprs Pascal, ce questce roseau pensant ? Non, ce
que jai vous signaler nest pas son nant ou sa grandeur, cest sa grandeur, cest la
ralit, le caractre de la vie qui lui est propre.
Que fait-il entre ces deux puissances ternelles et infinies ? Ballott par la fatalit
des forces naturelles comme sur une mer dchaine, les yeux fixs sur 1Unit polaire de
1Esprit, dune main que la \'ie renforce chaque jour, il sattache 1intelligence aide de
1intuition, comme au gouvernail livr sa volont et qui le rendra maitre des ilots. II
progresse, toujours plus srement vers 1horizon rv que pointe sa boussole; et ses
pnibles efforts ont leur retentissement dans les deux mondes dont il participe. D une
part, il lit de mieux en mieux dans le livre des grandes lois spirituelles o sa voie est
inscrite avec son avenir ; de l'autre, il produit dans le tourbillon des forces universelles
certains courants spciaux qui, comme ceux des forces physiques, vont se propager dans
le \ ide des espaces. Ils s y rpandent d autant plus loin et d autant plus vite qu ils sont
a la lois plus subtils que la matire, et plus puissants par 1intellect qui les engendre.
C est le mystre querevelent a la Science les phenomnes de 1hypnotisme et du magnetisme, mystre connu sous d autres noms depuis les temps les plus reculs, mais que la
sagesse antique ne rvlait dans le sanctuaire qu ceux qui sen montraient dignes, car
il comporte les plus grandes possibilits humaines, avec les responsabilits les plus
terribles.
Reprsentez-vous donc 1ensemble de ces manations passionnelles circulant autour
de notre plante, sy heurtant, sy combattant, y naissant, y expirant, sy renouvelant
0076229
L E S SCIENCES MADITES
TA 1 TE
NICOLAS FLAMEL
sans cesse, comme sagitent les manations gazeuses, et vous aurez une idee de ce que
1on nomme 1'aura de notre globe. Vous concevez bien que cet aura acquiert par le
mlange de ses lments une vibration rsultante qui va retentir dans les espaces avec
une facilit et une tendue inconnues nos forces les plus subtiles, car elles sont grossires auprs de celles-ci.
Avanons encore : ce que nous venons dattribuer lhomme et mme, en quelque
mesure, tous les tres vivants de notre terre, doit sappliquer plus forte raison tous
ceux qui leur sont suprieurs. Car vous ne pensez point, nest-ce pas, que 1homme soit
1tre suprme de cette cration o il disparait comme un infiniment petit, en mme
temps que tout parle d evolution, de progrs, denchainements indfinis ? Voil donc les
espaces remplis dondulations dune toute autre sorte que celles des forces matrielles ;
mille motions sy croisent, sy heurtent; des milliards dides les parcourent, plus ou
nioins grandes, plus ou moins puissantes ; 1Univers palpite et vit, anime non plus seulement par la force brutale, mais tout mu de penses et de passions, tout vibrant dune
A
, #
ame veritable autant que de force vitale.
Or vous pensez bien que le dsordre ne rgne pas plus en cette me universelle que
dans le monde de la substance ; vous pensez bien que 1Esprit y rgit, y commande en
uiaitre, selon les degrs hirarchiques de sa puissance, toutes les mes, telles que la
ntre, auxquelles il a laiss quelque initiative. Ainsi quiconque est capable, comme
Gn
Pvtliagore prtendait 1tre, dentendre cette musique sublime des espaces y peut distinguer au-dessus des murmures de nos petites passions terrestres, les grandes voies
dEtres de plus en plus universels qui conduisent le rythme et la tonalit de cet indicible concert.
Yoil la sourcede letendue de ce que nous nommons XAstrologie. Nous nen percevons que les moindres retentissements, et encore nen possdons-nous que des dbns
dfigurs. Essavons den esquisser le plan gnral.
Nous venons dapercevoir dans 1ensemble infini des choses quatre mondes principaux : celui des Ides oii scrivent les lois immuables de runiverselle harmonie et qui
servle au moindre dentre nous tantpar les axiomes qui rgissent nos intelligences,que
par les prncipes qui simposent notre conscience morale.
Cette intelligence, cette conscience, dominent le deuxime monde, le monde
psvchiqueo se livre le perptuel combat des passions et des dsirs contre la fatalit des
lois suprmes. II est double ce monde psycluque; selon quon le considre dans la rgion
sereine et majestueuse des prncipes qui lui sont rvls etquil connnente, ou quon V
descende jusquk cette mer agite des volitions qui se traduisent, vous 1avez vu, en mille
formes thres, anxieuses, vivantes.
Enfui, au-dessous de ces trois mondes, pntr, mani, brass par leurs nergies,
sagite le monde de la matire, support inerte et tumultueux de toute activit, de toute
pense,bouleveis sans cesse par le tourbillon des volonts quil surexcite et sans cesse
dompt par la fatalit des lois suprieures.
D'o vient cette quadruple partition de 1Universel difice : Providence, Raison,
Passion, Fatalit ? Ouelle est la raison de ces combats gigantesques, du bouillonnement
de tant de forces agitant la substance ? Vous 1avez vu dj, sans doute, par ce grossier
aperu qui vient de nous lever, travers les orages de 1 ame, depuis le cliaos inexprimable de la nbuleuse enfantant un monde jusqu a 1invitable srnit du Centre doii
rayonnent toute Beaut, toute Yrit, tout Amour ! Vous 1avez redit dj sans doute,
avec toute la srie des traditions, et particulirement avec celle de notre Occident Cbrtien, si claire en ce point: La Vie du Monde est linpuisable courant par lequel 1'ternel amour de 1'Icle suprme aspire, sans fin, vers soi, linpuisable abime de 1inerte et
du Xant. Analogue notre Soleil qui nest que son image finie, 1Ineffable Absolu, que
nous ne savons mme point nommer, lance perptuellement ses rayons vivifiants dans
les insondables profondeurs de 1 espace, pour en ramener, par la puissance de son attraction, les mondes innombrables qui gravitent vers lui. Analogues nous-mmes ces
mondes qui aspirent vers la lumire centrale, nous sonnnes les monades quIl appelle
des profondeurs du Xant, pour prendre, travers les leons de la Vie, conscience progressi\ e de sa \ rit, de sa Beaut, de son Amour ; pour participer son activit sublime
a mesuie que nous pouvons assentir. lous nous avons pass ou nous passerons par les
tiois Mondes de la Matire, de la Passion et de la Yrit, avant de pntrer dans le
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ET A L P H A B K T N IU E , D I T E D E BEMBO
onde Divin, moins que les garements de 1erreur, et surtout de 1orgueil, ne nous
eplongent dans les fausses attractions des tnbres passees.
I)e tout ce tableau, cependant, nous navons retenir ici que les mondes infrieurs,
ct, plus particulirement celui de la Vie passionnelle o rside notre sujet. Ici, comme
dans 1ensemble, nous retrouvons la grande loi de 1evolution, le quaternaire, ou Trinit
dveloppe par le ddoublement du terme intermdiaire afin de permettre aux extremes
(la Force et 1Inertie) de sunir par un lien qui participe de lun et de 1'autre (le Mouvement). Cest ainsi que, dans le monde pliysique, nous voyons dune part la Force, unique,
irreductible; de lautre, 1atome inerte, et entre eux toutes les transformations par lesquelles lEnergie, comme en se jouant de la matire, lui arrache la Vie et la Pense
qu elle renfermait sans le savoir.
Cest cette quadruple manifestation de 1'activit universelle que les anciens dsignaient par leurs quatre lments, et juste titre, car elle saccuse nettement en cliacun
destats matriels terrestres : Le Feu, tat radiant, dont lelectrieit nest quune apparence infrieure, est pour nous la premire manifestation sensible de la Force.
La Terre, tat solide, est la reprsentation la plus concentre, la plus inerte de la
Matire.
Entre eux, VA ir, participant du feu, est letat fluidique o la radiation dominant la
Matire en repousse les atomes ; 1'Eau, au contraire,fluidique encore, accuse cet tat o
les molcules bien que maintenuesen contact, glissent librement lune sur 1autre ; cest
dc la 1 erre qu'elle se rapproche.
Les anciens savaient bien, du reste, que ce n etaient l que des dnominations analogues, car ils maniaient autrement que nous ne savons le faireetla Force thre quils
appelaientle Feu, et la substance atomique quils appelaient la Terre et quils savaient
animer 1histoire nous le prouve par leurs propres efforts.
Ces quatre lments, par leurs combinaisons deux deux, peuvent reprsenter tous
les degrs de manifestations vitales en vertu mme du prncipe quatemaire dont ils
descendent. II faut pour en donner une ide vous demander ici, cher lecteur, quelques
minutes dattention ; un peu dabstraction est invitable.
Xous allons nommer, pour abrger, nos quatre lments par leurs initiales : F pour
le feu ; A pour lair; E pour 1eau, T pour la terre, et nous allons en crire toutes les
combinaisons deux deux, en convenant que la premire inscrite domine dans leur
union.
Voici cette liste daprs 1ordre logique de leur numration.
FA
FT
FE
AF
AE
AT
EF
EA
ET
TF
TA
TE
Des considrations trop longues pour tre dveloppes dans ce court aperu leur
attribuent un ordre tout diffrent. On reconnait en effet que ces combinaisons, au
nombre de douze comme vous le voyez, correspondent aux influences qui se succdent
dans les douze mois de 1anne ; la raison en est dans la position de la terre sur son
orbite; cest donc aussi la suite des signes du zodiaque quelle parcourt en sa course
autour du soleil. En voici la disposition :
Hiver
TF
AF
AT
Printemps
FE
TE
AE
Et
EA
FA
TA
Automne
EF
ET
FT
Dautre part, on est amen constater que chacune de ces douze forces a dans la
srie prcdente son peiulant dsign par quelque analogie spciale que signale leur lment commun. Ainsi, par exemple, les deux premires priodes de lt EA et FA
expriment toutes deux la domination subie par X A ir; mais dans lune cest XEan qui
1exerce et dans 1autre cest le Feu, de sorte que celle-l est comme un diminutif de
celle-ci. Mme ordre de rapprochement, mais inverse, entre les deux premires priodes
de lhiver : TF et AF, ou domination subie par le Feu. Un autre genre danalogie plus
inverse encore se remarque entre les troisimes priodes du printemps et de lt : AE,
action involutive de leau subtilise par lair, et TA, action volutive de la terre absorbant cet air subtilis. Et ainsi des autres.
II en rsulte que notre srie duodcimale se partage en deux senaires o nos forces
vont se correspondre deux deux. Les astrologues font ressortir cette particularit en
inscrivant ces forces dans les signes zodiacaux qui leur conviennent selon la disposition
suivante trs propre en faire ressortir les particularits : (Lanne y commence en
00076229
63
janvier selon notre coutume occidentale et non Pques, comme le voulait souvent
1antiquit).
FEU (l>)
Nocturne
Diurne
TERRE m
Diurne
Nociurne
EAU (f)
Nocturne
Diurne
EAU (?)
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(*) Dcux autrcs ont ct dcouvcrtes rcemment; mais leurs densitcs, leur rotation, le mouvement de
lcurs satellitcs les dillrencient asse/ pour taire penscr qu elles apparticnncnt une zne quelque peu diftrente de cclle qui tinii a Saturne. I.es astrologucs les considreit comme l originc d une seconde gammc
de torces analogue la prcmire. Herschell correspond la Lune et Neptune Mercure.
L E S SC IE N C E S M A U D ITES
65
jialees plus haut, celle des vibrations qui font progresser le Xant vers 1 Etre, comme
clui-ci nous arrachait k 1 inertie par 1 action accumulee d cfforts repts et rhythms.
lei est, dans la partie essentielle, lrnstrument de la Science astrologique.
Xous en avons fini avec les abstractions, il ne reste plus qu a conclure.
\ ous pouvez tre tonns particulirement de cette transformation apparente des
\ inents en plantes, qui suppose une concentration des forces reconnues dans des corps
1 lativement infimes. Mais il est ais de sen rendre compte.
Reprsentez-vous la sphre de notre systme, dont le Soleil est le centre, divise
itre lui et Saturneen znes ou sphres concentriques : chacune dellesreprsentera nos
\ lorces principales parce que cest l quelles dominent, selon leur tendue ; au point
c vue physique, elles y seront ranges par ordre dcroissant. Chacune de nos plantes
ra k la limite de la znequi lui correspond ; cest en effet par cette raison mme quelle
du y prendre naissance, corame une sorte de foyer des forces qui y rgnaient, et puisu elles sont mobiles, elles y concentrent et y rayonnent continuellement ces mmes
rCes- X avez-vous pas un exemple dune disposition semblable dans nos cellules orga)ues, dans les cellules vgtales notamment, avec leur noyau toujours en mouvement
u milieu du protoplasma, comrae les plantes dans lether de leur sphre ?
Maintenant, pour qui a pu se rendre compte de la constitution de ce que nous
inmons matire, acqurir la certitude quelle nest quune forme rsistante donne
1 ir 1 Esprit k 1espace, il est facile autant que satisfaisant de se reprsenter que tout est
: 'atire dans 1Univers, en dehors de lEtre Absolu qui la cr, mais quil y a un nombre
dni de matires depuis le degr le plus grossier jusqua celle qui se rapproche telle,nent de 1Esprit que nous la confondons avec lui. II faut donc se figurer notre me
'"eme comme matrielle. Nous navons de spirituelle en nous que cette monade divine
Hhiquelle nous devons tendre sans cesse de joindre notre me subtilise, parce (}ue le
'"ysticisme nomme le Mariage de l Agneau : c^est--dire Eunion de EAir (anima) avec
1 eu (en langage oriental A gni, d'o Yignis latin).
Jusque-la, notre me encore grossire est livre aux agitations de cette mer flui,li(lue thre que Esotrisme nomme YAstral; cest-k-dire aux influences magnllques des znes que nous venons de dcrire et de leurs noyaux, les plantes. Je ne
Parle plus ici non seulement des influences vitales, mais aussi de celles, psychiques,
<iUl les accompagnent, nous 1'avons vu, et qui obissent aux mmes lois.
II est donc naturel de penser que la situation des astres sur un horizon, c;est-a-dire
1etat des forces astrales en jeu, en un lieu et k un temps donns, produisent un certain
femprament physique, intellectuel et moral, possible k reconnaitre. Voilk ce quaffirme
1Astrologie. Non pas quelle prtende cjue le nouveau-n soit dun tel caractre parce
d nail k tel moment ou en tel lieu ; elle dit au contraire que cest parce qu il est de
t<lractre, daprs son volution precedente, qu il est n en tel lieu et k tel moment
c<)rrespondant aux vibrations de ce caractre acquis.
^n seulement nous sommes libres aussi de rsister k la plupart de ces influences,
66
L E S SC IEN C ES M A U D IT E S
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L E S SC IE N C E S M AUDITES
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sion consacre, que rvlent si clairement la phrnologie, la physiognomonie, la chiromancie, la chirographie, ou Fceuvre mme de Partiste; et tant d'autres clioses encore !
Cette monographie iFv suffirait pas et voici bien trop longteirips dj que je vous
fatigue au del de la permission qui nFen tait donne.
Pardonnez-le moi en faveur du souhait sincre que je vous adresse, selon le dsir
qui nFa guid, que vous puissiez mriter ds cette vie pour les suivantes 1111 horoscope
toujours plus radieux.
F . Ch. B A R L F .T .
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L E S SC IE N C E S M.VUDITES
La
Porte
ferme
Les Bohmiens
les grands chemins, les Tziganes errants sen vont par troupes ;
Ils lisent les sorts aux toiles du ciei, et clans la main ;
Savent les secrets des lames du Tarot, Batons et Coupes,
Glaives et Deniers: tout 1avenir, bormis leur lendemain.
ar
LES HOllEillENS
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L E S SC IEN C ES M A U D IT E S
Jardin de Cloitre
lor lger de 1air trs pur des clairs dimanches
L air cristallin o vont flottant des Angelus
Dans le grand pare aux murs ombreux, les nonnes blanches
Ont des gaites d enfants et des jeux inconnus.
ans
6229ZQQO
JA R D IN DE CLOITRE
D es s i n d e M a r te D tih e m
La Mort soudaine
i. tait seul ; dans la fort nul bruit de pas ; il nest plus seul :
Une figure le regarde, enveloppe dans un linceul.
I
L
LI.e est la M ort; elle est Sa mort dans Son linceul; depuis des jours,
Depuis des ans et pour lui seul, elle tait l, depuis toujours.
E
1
U
^ " e i
insoph
con.
Animaux Saints
L E S S C IE N C E S M A U D IT E S
5o
II
! Mon imagination de pote, humanisant le mirage de ton essence, et
nichant dans la coque de 1Espace, entrevit le geste de tes mains dansune nuit peuple
d etoiles, au-del de lorbe des plantes dont notre soleil est le centre. Les races dont je
suis issu crurent voir ton reflet dans les yeux doux dun homme aux cheveux roux qui,
n dans une table, entre le bceuf et lane, fut clou sur une croix ; et des femmes adorrent autourdu front sanglant de ce jeune homme ton reflet pli. Ton Sein, vtu de la
Sagesse sort de la semence dun pre. Que tes mains occupes jongler avec les Roue ,
avec les sphres symbolisant tes ides, revtent de lucidit les troubles de mes voeux !
Lesprit humain sombre facilement dans le cliaos. Oue Raziel, ton gnie confident, fasse
entendre savoix dans le buisson ardent qui teinte mes dsirs dun reflet de flamme !
Iah
III
E lohim G hibor ! Car les dieux aussi, comme les hommes et les gnies plantaires, ont un corps taill dans la beaut de la matire. En ta chair fauve coule un san
L E S S C IE N C E S M A U D IT E S
5i
m veilleux, dispensateur de la force! Pre des cceurs hroques, au baiser des Puissances que tu lui dlgues. Mars reprend la force pour les luttes. Yoici : casqu dacier,
en melle ponceau quenflamment un scintillement de rubis, les vapeurs de storax
dil ;ient ses narines: Samal, archange dont on entrevoit le menton robuste aux lueurs
brusques de lepe, sur mes reins ceints de cuir tu verseras rhuile de la force, et tu donii'.' s lenergie agressive et la rsistance pour le combat perpetuei de vivre, pour la
revolte sainte et juste colre. Et contre Barzabel, le violent dmon de la brutalit, de la
liaine et du ravage, j etendrai la pointe du glaive consacr.
VI
E lo ha ! Tu medites le songe lumineux de la beaut. Sur les ailes des Rois de la
- ndeur, tesregards arrivent travers le brasier vital du Soleil, jusquau frontdu poete
u- \'ol dor. Parmi le radial choeur des Apollonides, Beaut, jetais n pour adorer ta
v ! Sur mes cheveux, la tiare dor triple tage, en chape dorfroi ocelle descari <i'cles, voici que je jette sur les charbons ardents les larmes du mastic et les lleurs du
ner. Raphal ou Phoibos, prince de gloire, tu rempliras mon sein de la joie d etre
11 monde. Depuis le sensuel frmissement devant les grces de la forme et les sduc1 ns des couleursjusqua 1extase envole vers dinattingibles entlchies, jascends dans
V i sillage vers le sommet o resplendit la beaut absolue. Beaut, quelle brute ta dite
prissable ? Ton essence immarcessible, comme ton apparence mortelle, la Lumire qui
les procra, propage leurs relets dans la sphre d eternit. Pour les yeux des Voyants, il
est pas de splendeur teinte. Je te conjure, Sorath !
VII
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L E S SCIEN CES M A U D I T E S
VIII
X
A d o n a M e l e c h ! Tu Tas ralis, le songe insondable du Long Visage que Foeil
00076229
/
/
ia herre Cubique
LES
DOCZE SCEAI X
DE
LA
p ie r r e cubique
DES T E N E B R E S
Edonard (PHOOGHE.
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frontispice du
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La Kabbale
Kabbale est une des plus clebres parmi les doctrines de 1Occultisme traditionnel; elle est 1'expression de la philosophie sotrique des Hbreux. Son pre,
ou mieux son fondateur, est le patriarche Abraham, daprs les rabbins; et les livres
fondamentaux o se trouvent 1exposition de tous ses mystres ne sont autres que
ceux de Moise. Les savants contemporains donnent la Kabbale une antiquit bien
moindre : M. Xicolas la fait remonter au premier sicle avant lre chrtienne **.
Dautres prtendent quelle a t invente au x i i C sicle de notre re par R. Moise
de Lon : mais M. Franck, dans son livre clbre, la regarde comme bien antrieure
aux conipilations de la Mischna et du Talmud. Cette opinion est celle de tous les
initis qui ont crit sur la question; et Fabre d Olivet 1exprime en excellents termes
a
quand il d it :
11 p a r a i t , a u d i r e d e s p l u s f a i n e u x r a b b i n s , ( p i e M o y s e l u i - m m e , p r v o y a n t l e s o r t ( j u e s o n
liv r e d e v a i t s u b ir e t les t a u s s e s in te r p r ta lio n s q u 'o n d e v a i t lu i d o n n e r p a r la s u it e d e s t e m p s ,
e u t r e c o u r s u n e l o i o r a l e q u il d o n n a
d e v iv e v o ix
l a f l d l i t e t q u il c h a r g e a d e t r a n s m e t t r e d a n s
des
h o m m e s s l r s d o n t il a v a i t p r o u v
le s e e r e t d u s a n c t u a i r e
d a u t r e s h o m m e s q u i,
la t r a n s m e t t a n t le u r t o u r d g e e n A g e , la lis s e n t a in s i p a r v e n ir la p o s t r it la p l u s r e c u l e .
C e t t e lo i o r a l e q u e l e s .1 ui Is m o d e r n e s
m o t bbreu
m am
qui
sign ilie ce
qui
se
ila tte n t e n co re de p o s s d e r se n o m in e K a b b a le ,
e st re e u , ce q u i
vie n t
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qui
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d e m a in en
A*
Une tude comme celle-ci est destine prsenter les thories de ceux qui nacceptent pas seulement les tmoignages archologiques mais qui accordent surtout leur
confiance la voix plussecrte de 1Initiation.
Comme Moise tait un initi gyptien, la Kabbale doit offrir un expos complet
des mystres de Misraim; mais il ne faut pas oublier non plus quAbraham fut pour
beaucoup dans la constitution de cette Science ; et comme le nom de ce personnage
symbolique a sa legende indiquant qidil reprsentait un collge de prtres chaldens,
on peut dire que la Kabbale renferme aussi le mystre de Mithras.
Je ne puis donner ici les preuves de tout ce que javance ; il faudrait refaire toute
la Science des langues et 1histoire ancienne : je le rpte, mon intention nest que dexposer brivement et avec le plus de clart possible des ides peu connues.
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FABRE
d 0LIV'ET
wr t ;
L;i tradition enseigne quavec la race blanche, trois autres races dhommes avaient
paru successivement sur la terre, un cataclysme deau ou de feu marquant la dcadence
de l une et la croissance de celle qui lui succdait. Deux de ces races avaient vcu sur
des continents aujourd'hui disparus et situs l oii setendent maintenant 1ocan Paci
fique et 1ocan Atlantique. On trouvera dans les ouvrages dElise Reclus et dIgnatius
(VDonnelly les premes gographiques, gologiques, ethnographiques et historiques qui
militent en faveur de cette thorie. Sans entrerdans le dtail de 1histoire idalogique de
ces peuples disparus, quil nous suffise de savoir que, 1 epoque o vivait le jeune
libreu sauv des eaux, les temples de Thbes renfermaient les archives sacerdotales,
des Atlantes, et celles de lEglise de Ram. Ces dernires taient une synthse de lsotrisme celtique et de lesotrisme de la race noire recueilli par lancienne Inde envahie par
les Blancs.Dautre part, Moise recueillit dans le temple de Jetliro, dernier survivant des
sacerdotes noirs, les mystres purs de cette race. Ainsi la tradition orale que le pasteur
des Hbreux laissa aux soixante-dix lus par lui, comprenait 1ensemble de toutes les
traditions occultes que la terre avait reues depuis son origine.
Voil pourquoi la Kabbaleest manationiste comme 1Egypte, panthistique connne
la Chine ; elle connait comme Pythagore les vertus des lettres et des nombres; elle
enseigne les arts psychurgiques comme les Yogis indous; elle lcouvre les vertus
secrtes des herbes, des pierres et des ])lantes comme les astrologues de Chalde et les
alchimistes de 1Europe. Voil comment les archologues lont confondue avec des doctrines de beaucoup postrieures et dune tendue bien plus restreinte que la sienne.
On sait, par un passage de lExode, (pie cest Josu que Moise confia les cls de
la tradition orale ; mais ces cls se rouillrent, comme dit M. de Saint-Yves, travers la
terreur des guerres, des rvolutions civiles qui passa sur Israel jusqu Esdras; elles
furent conserves cependant non par le sacerdoce de Lvi, mais dans le sein de communauts laiques de prophtes et de voyants dont les plus connus aujourdhui sont les
Essniens. La lecture des livres de Moise se faisait au peuple publiquement tous les
samedis ; les commentaires qui en taient donns, les Targums dabord simplement
oraux, furent crits par la suite ; toute cette littrature casuistique et scolastique, accumule depuis le retour de Pexil jusquaprs la destruction du troisimetemple, est appele
Midrashitn, commentaires. On y distingue la Hallachah, 1allure ou rgle de la marche,
de la llaggadah, la Lgende.
Cest dans cette dernire partie, dit Saint-Yves, * que les communauts sotriques ont laiss transpirer un peu de leur Science, Shemata, Kabbala. Le dernier mot
que Eon dit dordinaire signifier tradition, a cependant une autre tymologie :
O n fa it d r iv e r co in n u m n ie n t
tra d u il p a r
li b reu
trad itio n . C e t t e
Kabbalah
d e 1' h b r e u
ty m o lo g ie
nous
Qbil
qui
s e m b le force
in exa cte.
et
o n le
N o u s c r o y o n s le m o t
d o r ig in e c h a ld o - g y p tie n n e , a y a n t le s e n s d e S c ie n c e o u d o c tr in e o c c u lt e .
65
i.
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L E S SCIENCES MAUDITES
Le ra d ica l g y p tie n
a c lie r , e n f e r m e r ; e t
d du ite d e p r n c i p e s c a c l i s :
ex arcano
R E M M ILLESFS
PRETIOSiOREW
J A A W A M
PHILOSOfH ANTl
I*. s. c o n s ta n c i s ,
Encycl. du XIXo s.
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L E S SCIENCES MAUDITES
sorte. De l le fameux mot persan Paradis, pel sans voyelles P . R. D. Sv cl de 1enseignement des synagogues, bien diffrente des cls transmises par Moise Josu.
Ces quatre degrs peuvent tre caractriss comme il suit (Laprs Molitor :
Le plus infrieur, Pashut est le senslittral; le deuxime sappelle Revim ez: cest
une simple allgorie ; le troisime, Dcrash, est un symbol suprieur communiqu sous
le sceau du secret; le quatrime enfin, Sod, le secret, le mystre, 1 analogie, est indicible : il ne se fait comprendre que par rvlation directe.
P a ro le - critu re .
T ra d itio n s sc r a p - 1
M a n ire d c r ir e
p o rta n t la p a r - 1
tic m a t r i e l l c d u
lc t e x t c .
Q u clq u e sse n sm y s-
M assora
<
textc.
(P ix alio n d u lexte)
tiq u es d e s c a r a c -
l < b 'c s a c i r s .
CORPS
P a r lie lgislative.
I
LA LOI
lt g le s
d ive rse s ;
C o u lu m e s; Crm o n ie s c iv ile s ;
Y ic civ ile .
Traditions
diversos
des
p h tes.
(Code gnral
C o m n ie n ta ircs
de
c e tte tra d itio n .
P a ri i r relisriettse
et philosophique.
IMICTRINE
SECRTE
E so te rism o
B ib le .
AM E
G m urah
(Kabbale thco-
tu tio n m y s t iq u e
et r a p p o r t d e s 3
m ondes.
LA
de la loi)
o* j G n r a t i o n , c o n s t i -
T rad itio n s sc ra p -
(Explicalion du lexle)
TALMUD
gran d s pro-
/
Kl Bereschit
le x te sacr.
M ish n a
(J u risp ru d c n c c .)
Y IE
se rnpporlanl
la
Thorah
T ra d itio n s
p rim i
tiv e s d e M o ise ct
de
la
Scpher
Jezirah
rique)
Mercasah
E tu d e m ystiq u c du
Z ohar
m o n d e d iv in et
de ses rap p o rts.
U i r o ff /) '/>h i s m e
synthiique
p JK vo lu tio n
D i Vi
sio n : T r a n s p o s ilio n
m y stiq u e
d e s le ttrcs ct dos
nom bres.
M anuscrits m a i(/iies a t t r i b u e s
Salomon.
(M a g ie
p ra tiq u e )
LA KABBALE
(Presque rien de
publi)
T arot
(
CLAVICl LES
) /c ,
,
<(Schcmhcin
(Kahbale prav
,,)
( a n ip h o ra s.)
Ce tableau que nous empruntons une des tudes les plus claires qui aient t faites
sur la Kabbale, rsume et complte ce que nous venons de dire *.
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PAPS
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8o
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*
# *
La Kabbale thorique comprenait:
i Les traditions patriarcales sur le saint mystre de
Dieu et des personnes divines.
2o Sur la cration spirituelle et sur les anges.
3o Sur 1origine du chos, de la matire et sur la
rnovation du monde, dans les six jours de la cration.
4 Sur la cration de 1homme visible, sa chite et
les voies divines tendant sa rintgration.
L ceuvre de la cration sappelle Maasse Bereschit.
Le cliar cleste sappelle Maasse Mercavah.
Xous rsumerons daprs Molitor la partie de la tradition thorique se rfrant la cration : la cosmogonie.
LE CHAKIOT D O R M E S
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81
L E S S C IE N C E S M A U D IT E S
82
ces
d eu x p o in ts
im p o rta n ts.
L llo m m e
v ie n t
de
D ie u
et
r e t o u r n e . 11 n o u s f a u t d o n c c o n s i d r e r t r o i s p h a s e s p r i n c i p a l e s d a n s c e l t e v o l u t i o n :
1 L e p o i n t d e d p a r t ;
2 C e q u i s e p a s s e e n t r e le d p a r t e t F a r r i v e ;
3 L e p o i n t d a r r i v e .
i
rnan
Dpart.
L a K a b b a l e e n s e ig n e t o u jo u r s la d o c tr in e d e r i n a n a t i o n .
p rim itive m cn t d e
In le llig e n ce (C h o c m a h
D ie u
lY la t d K s p r il pur.
el B in a h )
cV st- -d ire
en
L iin a ge d e
p o sitif el
un scut tre .
lein elle, A d a m - K v e , fo rm e n t L o r ig in e
D ie u
n g a t i f , il
L h o n u n e est donc
co n stitu
en
Force
e s t co n stitu en
et
m le et
in n e s se p r o d u is e n t :
L a d iv isio n d e l tre u n iq u e en u n e
srie d'tres
androgynes A d a m s-E v e s;
L a i n a t r i a l i s a t i o n e t la s u b d i v i s i o n d e c h a c u n d e c e s t r e s a n d r o g y n e s e n d e u x t r c s m a t c r i e l s e t d e s e x e s s p a r s , u n h o i n i n e e t u n e f e m m e . C ' e s t l t a t t e r r e s t r e .
11 f a u t c e p e n d a n t r e m a r q u e r ,
a in si
que
nous
c h a q u e lein m e c o n tie n u e n t en e u x u n e i m a g e d e
L en seig n e
le u r
le
T aro t, q u e
chaque
h o in m e et
u n it p e rso n n e lle . L e c e r v e a u e s t A d a m ,
le cc eu r e s t E v c e n c h a c u n d e n o u s ;
2"
Fransaction du D p a rt V A rrive.
p a s s io n s d o it v o lo n ta ir e m e n t
t a l i t p e r d u e , p o u r c e l a il s e
et librem ent
r in ca rn e ra
L h o in in e
m a t r ia lis e t so u n iis
L in flu en ce d es
r e tr o u v e r son t a t p r i m i t i f ; i l d o i t r e c r e r s o n im n io ra u t a n t d e b i s q u il l e f a u d r a j u s q i v c e q u i l a i t s u s e
r a c h e t c r p a r l a f o r c e u n i v e r s e l l e e t t o u t e p u i s s a n t e e n t r e t o u t e s , 1A m o u r ;
* Le catire trop restreint de notre iude nc nous pcrmet pas dbpprofondir ces donnccs mtaphysiques et de les analyser scientifiquement. Voy. pour plus de dtails, le Cain de Fabre d' 0 1 ivet.
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y in x
p a n t o m o r p h e
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L E S S C IE N C E S M AU D ITES
i
A rrive.
L h o m n ie d o it
donc
83
c o n s t i t u e r d a b o r d s o n a n d r o g y n a t p r i m i t i f p o u r r e f o r -
m T sy n th tiq u e r a e n t 1 tr e p r e m ie r p r o v e n a n t d e la d iv is io n d u g r a n d A d a i n - E v e
( .o s (Hres a n d r o g v n e s
re co n stitu s d o iven t,
leu r
La
l l i e o r i e d e 1 i n v o l u t i o n e t le r e t o u r f i n a l a u
N irvana.
M a lg r m o n d sir d e nc p a s a llo n g e r ce r s u m p a r
( p . 189)
un
e u x j u s q u
K a b b a l e e n s e i g u e d o n c , a u s s i b i e n q u e 1 I n d e , l a
s id en tifier a le u r o r i g i n e p r e m i r e : D i e u .
*.
d e s c i t a t i o n s , j e n e p u i s r s i s t e r ic i a u
passage
trs
e x p lic a tif:
P a rin i le s d ifieren ts
d o g r o s d c 1e x i s t e n c e ( q u o n a p p e l l e a u s s i l e s s e p t t a b e r n a c l e s , il y c n a u n , d s i g n s o u s le lit r o
do
s a in t d e s s a in t s , o t o u t e s l e s a m o s v o n t s e r e u n ir PAm e s u p r m e et se c o m p l t e r
les u n e s
p a r le s a n t r o s . L t o u t r e n t r e d a n s P u n i t e t d a n s l a p e r f e c t i o n , t o u t s e c o n f o n d d a n s u n e s e u l e
p e n s e q u i s t e n d
sur
P u n ive rs
et
le
rem p lit
e n ti r e m e n t; m a is
le
lo n d d e c e tte p e n s e , la
l u m i r c q u i s e c a c h e e n e l l e , n e p e u t j a m a i s t r e ni s a i s i e , ni c o n n u c ; o n n e s a i s i t q u e la p e n s e
qui e n e m a n e . K n in , d a n s e e t t a t , la c r a t u r c n e p e u t p l u s se d i s t i n g u c r du c r a t e u r ; la m m e
p e n s e les c l a i r e , Ia m m e
vo lo n l
les a n im e ; P m e a u s s i b ie n q u e D ie u
co in m a n d e
P U n i-
y ers, e t ce q i f e l l e o r d o n n e , D ie u F e x c u t e **.
Les activits de PEtre suprme sentendent en s'affaiblissant dans tons les plans ile
la cration.
M a '.s t a n d i s q u e d a n s l e
ta lio n s d c P E tr e s u p r m e
Lephen
en
la d cro issa n ce
tr o is m o m e n t s , le
dans
Zohar
les m o d o s d e x i s t e n c e o u d e m a n i f c s -
s e r r a n t <le p l u s p r s le p r n c i p e g n r a l
d r s o n s y s t m e , d d o u b l e l e s e c o n d , q u i d a n s le L ( * p h e n s e c o m p o s e d e la p e n s e e l d e l a p a r o l e
! n ou s p a r le d e q u a t r e m o n d e s d il r e n ts el s u c c e s s if s .
assai
du verbe
rtom odo, c ^ s t - - d i r e
qui
au
p i h ei
etsil
C / e s l d a b o r d le m o n d e d e s m a n a t io n s
sign ilie
l e t r a v a i l i n t r i e u r p a r le<jucl s e m a n i f e s t e l e p a s s i b l c ( V * / / M i i h i l ) d c u x i m e
1 cel ( l e s t r e n t e - d e u x v o i e s d e l a s a g c s s e ) .
L e s t e n s u i t e l e m o n d e , l a c r a t i o n ( olam
beria
s o i- m in e - e . v c / d / 7 ) ; c e s t - - d i r e l e i n o u v e m e n t p a r
du verbe
le q u e l
hora
de
son
iso lein en t, se
Zohar
d sig n e ce
m o n d e c o m m e le p a v i l l o n q u i s e r t d e
M1** p o u r r t r e d u n e l u m i r e m o i n s p u r e q u e l e p o i n t , ts iit e n c o r e
L e tro isim e m o n d e
est
ce lu i
bion n er q u i a u p i h e l a c e s o n s
rle
fo r m a r i )
|>oint
in d n ia b le et
t r o p p u r p o u r (Hre r e g a i - d .
(O lam Jebrirah,
li f o n n a t i o n
p a ssif de
vo ile au
c 'e s t - - d i r e le
d verbe
m onde
Jassar, Jirigere,
b e s i n t c l l i g e n t s , o u l e m o u v c m e n t ]>ar l e q u e l 1e s p r i t g n r a l s e m a n i f e s t e o u s e d c o m p o s e c n
*>nc l o u l c d e s p r i t s i n d i v i d u e l s .
L n fin
p d icl,
le q u a t r i m e
conficere )
m o n d e est ce lu i
d e l a p r o d u e t i o n ( olam
c e s t - - d i r e 1 u n i v e r s o u l e m o n d e
assija
du verbe
assa
faire, a u
!ilU e v o l u t i o n d e P E t r e p a r u n m o u v c m e n t q u i d e s c e n d t o u j o u r s d e p u i s le p l u s
se
haut degr
e x i s t e n c e j u s q u * a u p l u s b a s . II i v a v a i t p a s p a r l d e c e q u i a r r i v e e n s u i t e .
L(* Z o h a r n o u s a p p r e n d q u e le m o m e n t d e x p a n s i o n d e P E t r e e s t s u i v i d u n m o u v c m e n t d c
( 0 , iC(i i t r a t i o n s u r l u i - m m e . C e m o u v c m e n t d e c o n c e n t r a t i o n (*st m m e l e b u t d i n i i i d e t o u t e s
^ fio s e s . L e s a m e s ( e s p r i t s p u r s ) t o m b e s d u m o n d e d c la
f o n n a t i o n d a n s c e l u i d e la p r o d u e t i o n
L E S S C I E N C E S MAUD1TES
84
c l i e p o r t e n t e a e l l e s - m m e s l c g e r m e i n d e s t r u c t i b l e . S il le f a u t
c e q u o n a p p e l i e le c e r c l e d e t r a n s m i g r a t i o n
il v
a u r a p l e i n e c x i s t c n c e , c e s l
#
# #
Selon la Kabbale, suivant en cela la tradition gnrale de 1Occultisme, 1'tre
humain se compose de trois parties : le corps, 1 ame et 1esprit. Conformment la loi
de cration indique par le systme des Sephiroth, chacune de ces parties est le relet
lune de 1autre et renferme une image des deux autres; et ces subdivisions ternaires
peuvent se poursuivre selon la doctrine des rabbins initis jusque dans les plus petits
dtails physiologiques, jusque dans les mouvements les plus subtils de 1tre psychique.
Bien au contraire de ce que pensent les thologiens catholiques, de ce quont dit les
philosophes athes et les hrsiarques gnostiques, faute davoir compris le vritable sens
des textes quils avaient sous les yeux, cette division ternaire, qui entraine avec elle
1existence de Dieu et 1immortalit de 1 ame, cette division se trouve exprime en toutes
ettres dans les livres de Moise et plus particulirement dans le Sepher.
Lapartie infrieurede 1tre humain sappelle en hbreuNephesh; lapartiemdiane,
1esprit, sappelle Rouach ; la partie suprieure, Neshamah. Chacun de ces centres est
extrait, pour ainsi dire, du plan correspondant de 1Univers : Nephesh peroit le monde
physique, salimente de ses nergies et y dpose ses cratures ; Rouach fait de mme
pour le monde astral; et Neshamah, pour le monde divin. Toutes les parties de VHomme
sont ainsi dans des interchanges continueis avec les parties de 1Univers qui leur correspondent, et avec les autres parties de 1'Homme lui-mme. Un tableau fera mieux
comprendre ces correspondances.
Ces trois parties fondamentales de 1'homme, dit un Kabbaliste contemporain,
Carl de Leiningen **, ne sont pas compltement distinctes et spares ; il faut au con
traire se les reprsenter comme passant lune dans 1autre peu k peu ainsi que les couleurs du spectre qui, bien que successives, ne peuvent se distinguer compltement tant
comme fondues 1une dans 1autre. Depuis le corps, cest-k-dire la puissance la plus infinie
de Nephesh, en montant travers Ruach, jusquau plus haut degr de N e s h a m a h , on
trouve toutes les gradations, comme on passe de 1ombre k la lumire par la pnombre ;
et rciproquement, depuis les parties, les plus leves de lesprit jusqu k celles physiques
les plus matrielles, on parcourt toutes les nuances de radiation, comme on passe de la
lumire k 1'obscurit par le crpuscule. Et, par-dessus tout, grce k cette union intrieure, a cette lusion des parties lune dans 1autre, le nombre Neuf se perd dans l'L nit
pour produire 1homme, esprit corporel qui unit en soi les deux mondes.
En rapprochant ces explications de celles que Molitor nous a fournies precedem**
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L E S S C I E N C E S MAU DITES
g5
le
le
G eneral
P a rticu lie r
Concret
Jechidad
Chaijah
la c o n n a is s a n c e
le q u a l i t a t i f
re x t rie u r
le q u a n t i t a t i f
la force
la m a tire
e ll ctu a n te
elle ctu e
IO
N esh a in a h
Rouach
3
N ephesh
le p rin c ip e
Ce tableau, qui nest autre quune adaptation du schma des Sephiroth, nous amne
';u'ler rapidement de la partie pratique de la tradition.
*
* *
La Kabbale pratique est fonde sur la thorie suivante : Les lettres hbraiques sont
strictement correspondantes aux lois divines qui ont forme le monde. Chaque lettre repre
sente un Etre hiroglyphique, une Ide et un Xombre. Combiner des lettres cest donc
' onnaitre les lois ou les essences de la Cration. De plus ce systme de 22 lettres qui
correspond la trinit divine, aux plantes et au zodiaque : 3 -f- 12 4- 7 = 22 se dveioppe suivant dix modes qui sont les dix Sphiroth. Ce systme, auquel le pythagorisme
a ')eaucoup emprunt, a t caractris comme il suit par Eliphas L v i:
" Ca K a b a le
ou
S cie n ce
H breux
p o u r r a it s a p p e l e r les m a t h m a t iq u e s
a , la p e n s e h u i n a i n e . C e s t 1a l g b r e d e l a o i . K l l e r s o u t t o u s l e s p r o b l m e s d e F m e c o m m e
s e q u a tio n s , en d g a g e a n t les in c o n n u e s .
* xa ctitu d e d e s n o m b r e s ;
ses
E l l e < lo n n e a u x
rsu lta ts so n t p o u r
id e es
la
c e n e s t
p a s assez
d a v o ir tro u ve
so it
et
la r i g o u r e u s e
1e s p r i t l i n f a i l l i b i l i t ( r e l a t i v e , t o u t e f o i s , l a
spliiT e d e s c o n n a i s s a n c e s h u m a i n e s ) e t l a p a i x p r o f u n d e p o u r le cceur
(' M a i s
n ettet
un e in th o d e
m a t h m a t i q u e m e n t e x a c t e , il l a u t
p r o g r e s s i v e m e n t r v l a t r i c e , c e s t - - d i r e q u ' e l l e n o u s
d o iu ie le m o y e n d c t i r c r e x a c t e m e n t t o u t e s l e s d d u c t i o n s p o s s i b l e s d o b t e n i r d e s c o n n a i s s a n c e s
u o i i v e l l e s e t d e d v e l o p p e r l e s p r i t s a n s r i e n l a i s s e r a u x c a p r i c e s d e r i m a g i n a t i o n .
C e s t c e q u o n o b t i e n t p a r Ia
^ <l ^ a b b a l c a
G niatrie
s a g o m tr ie id ale, so n
et la
Teniurah
q u i s o n t la m a t h m a t iq u e d e s id ees.
a lg b r e p h ilo so p h iq u e et
sa
trigo n o m trie a n a lo g iq u e .
^ * s l a in s i q i f e l l e fo r c e e n q u e l q u e m a n i r e la N a t u r e lu i r v le r s e s s e c r e ts .
86
Ccs
h au tes
co n n a issa n ces
a cq u ise s, on p a sso
t r a n s c e n d a n t a lc e t F o n tu d i , c o n im e d a n s lc
aux
d ern ires
schein-hamphorasch ,
r v la tio n s d e
Ia K a b b a l e
Ia s o u r c e c t l a r a i s o n d e tous
les d o g m e s \
ne fais que citer les maitres de la Science, parce quil nenVest pas loisible de donner autre cliose que des gnralits ; nous dcouvrons simplement les horizons de cette
Science, bien plus complique et bien plus touffue quon ne le croit gnralement. Nous
nen youlons pour preuve que les ligues suivantes dun des plus forts kabbalistes contemJe
porains:
II
est deux
so rtes
de
K a b b a l e et je d o is m a p p e s a n l i r s u r
la d ille re n ce q u i le s
separe.
C e s t e l l e q u i , p a r s o u
aspect
1 c t a t <le
d e s t i u l e s t a l i n u d i q u c s . 11 n V s t
Science
pas
q u e lq u e s b r i b e s ; c 'e st c e tte K a b b a l e q u i
p r cis
m orte, d e
Ita b b in ,
de
s 'e x a ltc a u x
sq u e le tte e n ta s s p a r
si ig n o r a n t
so it-il,
mi
la m asse
q u i n e n c o n n a i s s e
t a b l e s c o m m u t a t o i r e s , s i n s c r i t a u x t a l i s
m a u s d e s so rciers.
aux
a m u lettcs
p a r c h o m in e s d e s ju is et m m e , d r is io n ! s e tr a in e p ariu i
le s c o n v e n tio n s t y p o g r a p h iq u e s ch ez
les
d iteu rs
d u u iv re s
v i v a n t e q u e d e s i d e e s q u c l l e e x p r i m a i t , e t j a d i s , a u
h b ra iq u e s.
tem p s
Z o h a r,
du
C ette K a b b a le
n ta it
e t m m e a u t e m p s d e la
Z o h a r,
le s tra it s
sa g es k a b b a liste s.
k a b b a liste s
so n t n c e s s a ir e s , d 'a b o r d p o u r
eu p r c i s e r T o r i g i n e , e n s u i t e p o u r s u i v r e
les
des
en
Q u e lq u e s raros
de
to u tes
poques ;
p n tr e r le s s e n s d e s sym -
le u r s r a p p r o c h e m e n ts le s c x p lic a tio n s
savan ts
p a rin i
le s ju ifs ,
q u e lq u e s
e sp rits
(T lite p o s s d e n t c e t t e S c i e n c e l o n g u e a p p r e n d r e , p l u s A p r e q u e d u W r o n s k i , p l u s d i l l u s e q u e
d e la m y s tiq u e csp a g n o le , p lu s c o m p le x o
fa u t d ix a n s dkU ude e t c H s o le m e n t;
q u e d e 1 a n a l y s e
il f a u t n e
p e n s e , s a n s c e s s e (ixe s u r c e p o i n t ,
s *y
g n o stiq u e . M a is pour
v iv r e q u e p o u r ce la e t
at ta c h e
et
le
m rite
du
a in si
m rite to u te
b a t t e n t i o n e t le t r a v a i 1 d e c e u x q u i v e u l e n t a r r i v e r ; m a i s , le
d s lc d b u t
p a r la d is tr a c tio n o u
la ssitu d e ,
f a u t q u e la
d e q u e l q u e g n ie , v o q u p a r lc
la
c e la . II
si f o r t e m e n t q u e r i e n n e F e n p u i s s e a r r a c h e r
dans
l a p n t r e r , il
les c h e r c h e u r s
p i tin e n t
co m p rise
et
tu d ie
p lu s s o u v e n t, arrts
sur
p la ce , se dcou-
r a g e n t e t d e m e u r e n t d e s u p e r i c i e l s r u d i t s , a p t e s , il e s t v r a i , j e t e r d e l a p o u d r e a u x y e u x d e s
ig n o r a n ts , m a is in c a p a b le s e t de p e u d ln t rfit.
<( S t a n i s l a s d e G u a i t a s a v a i t t o u t c e l a : il c o n u a i s s a i t
d e ce tte fa u sse ru d itio n p lu s p r o p r e d to u r n e r
la
v r i t . A u s s i n e s y
est-il j a m a i s a r r t ,
et
le s
esp rits d u
d ro it c h e m in q u '
le s m en er
l o r s q u il t a b l i t l e s e x a m e n s i n i t i a u x d e s g r a d e s
k a b b a l i s t i q u e s ** il e u t s o i n d e l a i s s e r a u x l v e s
la
la it p o se r u n e v r a ie q u e stio n d e k a b b a l e litt r a le
q u i p o u rra it y r p o n d r e ? E t m m e q u e l
les d a n g e r s d e c e t t e p s e u d o - K a b b a l e ,
p lu s g r a n d e la titu d e su r
ce lu i qui se
professem * s e r a it a p te
p resen te,
le
fa ire ?
ce
me
p o i n t . S *il fa l-
d is a it-il u n jo u r,
U n k a b b a l i s t e d o it
--------------
D0076229
S T A N IS L A S
DE
GUAITA
L E S S C IE N C E S M A U D I T E S
88
p o u v o i r l i r e i l i v r o o u v o r l t m o u v r a g e
l a n g u e m o m o d(*
Ia
m ystiq u o ju iv e ,
fo n l a u to r it on co s i n a l a r e s ,
ro eh eroh os. 1/ tu d ia n l
cY st- -d irc
y a p p o r t o r les
on
Fappuyant
de
Iu m ires p e r s o im e llo s
d a n s la
t e x t o s p r i s a u x e o u v r e s qui
de
la
r lle x io n
ot
d e sos
a u r a it d o n o q u a t r e - v i n g t - d i x a n s , p n iscp i u n o e x i s t e n c o s u l l i r a i t p ein o
c e l a b e u r , c e l t e e v o l u t i o n . K l le i n a i t r e ? O i s e r a i t - i l? .
C e tte g r a n d e e l n o b lo S cien ce q u V s t
la S c ie n c e d e l a
il
est
lv a b h a lc ne
lo u t a u s s i
q u e lq u e s
d o it
pas
o lre p r o la n e
p it o y a b le d e v o ir d e s ig n o ra n ts
fo rm u les d e
F r a n c k , q u il l e s e r a i t d o v o i i
fra clio n , un
c e r c le el une c q u a tio n
trigo n o m triq u e, et de
l e s e n t e n d r e c r i e r q u ils s a v e n t l e s i n a l h m a t i q u e s .
Q u e f a i r e a l o r s ? K s l - i l d o n c u n e a u t r e K a b b a l c ? O u i , e t j e v e u x l e d m o n t r c r i c i . II e s t u n e
a u t r e s c i o n c e t h o l o g i q u e q u e c e l l e d e 1 c o l e o I T i c i e l l e p u i s q u i l a t o u j o u r s c t d e s h r t i q u e s e t
d e s m y s t i q u e s ; il e s t u n e a u l r e
Torah
m ysli([u c q u e
Talm ud
ce lle d e
p u i s q u il y e u t p a r m i l e s k a b b a l i s t c s i n i n e t a n t d e
e t ( F a u t r e s i n t e r p r e t a t i o n s d e la
m a itre s
p ro scrits,
p e r s c u t s e t q ul
l i n a l e m e n t p a s s r e n t a u c h r i s t i a n i s i n e . D e p a r i e t d ' a u t r e , d u m o n d e c h r t i e n e t d u m o n d e ju if*
s o n t so r tis d e s Iio m m es q u i o n t r o m p u lo u t c l i a n n e e t se s o n t d g a g s d e to u te c o n tr a in te p o u r
rech erch er in d iv id u e lle m e n t
K h n rath ,
les
N ico la s
la v r it
F la m e l,
m aitres d e la K a b b a le te lle q u e
le s
de
le u r
m ie u x .
S a in t-M a rtin ,
le s
la v o y a it S ta n is la s
L es G u illa u m e P o s te i, le s
Fabre
de
d ' liv e t,
que
R e u e h l i n , le S
so n t-ils?
V o il
les
G u a i t a , t e l l c q u i l s u t v r a i m e n t l a f a i r e
h o in m es
fu ren t
d p r e s
89
co n q u ran ts en
q u te
d e Ia t o i s o n d o r ,
r c lu s a n t t o u t titr e , to n to s a n c t i o n d e le u rs c o n t e m p o r a i n s , p a r l a n t d e h a u t p a r c e q u i l s c t a i e n t
lia u t s i t u e s
et ne
c o m p t a n t <jue s u r l e s t i t r e s <111011 o b t i e n t
(ilres-l s o n t les s e u l s , p u i s q u e ,
< e s t n o u s - i n m e s q u i
c o m iu e r e n s e ig n e n t la tra d ltio n et
d e v o n s nous ju g e r. L e
nos v te m e n ts d e m o r t a v e c n o s
d e ses
propres
la
d escen d an ts. C es
sym b o liq u e
g yp tien n e ,
le u v e p a s s e , n o u s a p p a r a is s o n s n u s a y a n t la iss
r v e s , e l a lo r s , c lu ic u n s e l o u s e s o eiivres v i v e s : X o t r e I)ieu
Cette pratique kabbalistique peut tre intellectuelle ou magique. Quancl elle est
intellectuelle, elle a pour cl les Sphirotli. Nous ne donnerons pas ici une tude de
Sephiroih ; qu;il nous suffise de savoir que leur loi est la mme que celle des nombres ;
0,1 en trouvera une excellente explication dans le Traitc lmentaire de Science occulle
de Papus. Nous en donnerons deux adaptations : 1une aux entrainements psychurgiques,
1autre a la psychologie et lethique, daprs Khnrath. Le schma suivant se rfre
lexercice du pouvoir thaumaturgique; on trouvera les lments dans XApodiclique
tnessiamique de Wronski, dont le svstme est umquement kabbalistique.
V e ille
L th a rg ie
xtase
S o m m eil
E x a lta tio n
Rve
E p ile p sie
C a ta lep sie
S o m n a in b u lism e
T h a u m a tu rg ie
La Cabbale, daprs Boelime ** est une espce de Magie ; Elle rside dans la
* *%
sixieme forme, le S o n : son centre ou le T lra g ra n n n a to n , qui contient les forces vritables par quoi 1intelligible agit dans le sensible. Dans ce lieu est la Loi de Molse, dont
'es transgressions reoivent un chtiment ternel.
La Cabbale est aussi la Science des mutations possde par les anges, tant par ceux
Mure I laveu : Stanis/as de Guaita kabbaliste, Initiation. Janvier y8, pages 33 3G.
**
Questions thior.
00076229
L E S SCIENCE M A U D I T E S
du Feu que par ceux de la Lumire, parce qu'ils peuvent raliser en forme leurs dsirs,
au moyen de llmagination. Cest la batitude de la Science.
Ceei se rfre la partie magique de cette Science :
L a Kabbale pratique
com prend
1' t u d e
de
d e l a \ i c d e 1 T J n i v e r s , c o n t e n u s d a n s l e s c o u r a n t s d e l u m i r e . L e s k a b b a l i s t e s s ^ f f o r c e n t d a g i r
s u r c e s tr e s e l d e c o n n a itr e leu rs p o u y o ir s r e s p e c tifs : d e l ,
d e D m o n o lo g ie , d e
M a g ie co n ten u es d a n s la
to u tes
le s
d o n n e s , d 'A s tr o lo g ie ,
K a b b a le (P a p u s).
Modes
Sphiroth
F id e s
C lie te r
Facults
Aspects de Dieu
descendants
Yertus
ascendantes
M ens
O p tim u s o m n ia
G a stita s
v id e n s
M e d ita tio
B in a h
In telle ctu s
B e n ig n ita s
M u ltu s
b en ign ita te
C o g n itio
R a tio
S o lu s sa p ien s
P ru d e n tia
G e d u la h
Am or
J u d iciu m
M iserico rs
M is rico rd ia
F o rtis
F o rtitu d o
su p eriu s
G eburah
Spes
J u d iciu m
in feriu s
T ip h ere th
O ra tio
P h a n ta sia
L o n g a n im is
P a tie n tia
N etzah
C o n ju n ctis
S e n s u s in terio r
Ju stu s
J u stitia
Hod
F re q u e n tia
S e n su s e x te rio r
M a x im u s
H u m ilita s
Jesod
F a m ilia rita s
M d iu m
M a lch u t
S im ilitu d o
O b je ctu m
Verax
T e m p e re n tia
L e lo te s
T im o r D ei
T e rrib ilis
a p p e lle n t
le p c h u n e
corce ;
lY c o r c e , d ise n t-ils, se
q u i s e r i d e P e x t r i e u r p a r la s v e q u i s e
lige
form e c o m in c une
a u lie u d e c i r c u l e r ; a lo rs r c o r c e
s e d e s s c h e e t t o m b e . I ) e m m e r h o m i n e q u i e s t a p p e l c o o p r e r 1 c e u v r e d e D i e u , s a c h e v e r lu i-in m e e n s e p e r f e c t i o n n a n t p a r 1'a c tc d e s a
qui
d o it
servir d v e lo p p e r
g r a d e ; il d g n r e , e t t o m b e
a u m al d an s la
ses fa cu ltes p o u r
le
l i b e r t e , s il l a i s s e
b ien ,
rhom m e
ig e r en
a cco m p lit
lu i l a s v e
un
d iv in c
progr&s
rtro*
c o m m e 1 c o r c e m o r t e . M a i s , s e l o n l e s k a b b a l i s t e s , r i e n n a b o u t i t
n atu re ; to u jo u rs
le
m a l est
absorb
par
le
b i e n ; le s c o r c e s m o r te s p e u v e n t
e n c o r e fitre u t i l e s e n t a n t r a m a s s e s p a r le l a b o u r e u r q u i l e s b r f t l e e t s e c h a u l T e l e u r c h a l e u r ,
p u i s fa it d e leu r c e n d r e u n lu m ie r n u t r i t i f p o u r
P a r b r e , e lle s le n o u r r is se n t e t r e to u r n e n t la
1 a r b r e ,
sve
b a l e , le f e u t e r n e l q u i d o i t b r ftlc r l e s m c h a n t s
par
ou
b ie n , en se
le s r a c in e s.
p u tr fia n t au
Dans
p ie d de
le s id e s d e l a K a b
e s t d o n c le fe u r g n r a t e u r
q u i l e s p u r i e ( t
p a r le s t r a n s f o r m a t i o n s d o u l o u r e u s e s , m a i s n c e s s a i r e s , le s f a i t s e r v i r T u t i l i t g n r a l e e t les
ren d te rn e lle m en t
p e u t y a vo ir d e u x
au
b ien
(jui d o i t t r i o m p h e r . D i e u , d i s e n t - i l s , e s t
a b s o l u s : le m a l e s t
Terreur
qui
sera
T a b so lu d u
absorbe par
l a v r i t ; c e s t
q u i, p u trfie ou b r l e , re to u rn e la s v e e t c o n c o u r t d e n o u v e a u la v i e
b ie n , et il
u n iv e rse lle
ne
1 corce
v.
E E S SCIENCES MAUDITES
9'
Brler les corces est une oeuvre difficile ; 1initiation fait parcourir plus rapidement
cette route escarpe.
Toutes ces donnes nous sont parvenues dformes, dailleurs, dans les Clavicules
et les Grimoires.
#
* *
*
" " n,*U' e
,| il se procure im maltre umqu ,
i / n *
\hr\th
'
et
lc co m m e n ta le u p a jo u tc :
q u il nc re o iv e p a s c e t e n se ig n e m e n a u jo im
, . , , ,a K n h b a le * u n
A u x n i y s t r e s s a c r s d t a K a b b a l c
_
. ((Ue s q i a c c o r d e u n e c o n h om m e n e s t a d m is que s n
^
e n sc ig n e m c n t8 b ie n p lu s q u e s i l ne d is-
lian cc to t a l e ,
c u te
jamais
s e s
fen n e
et dc
p a r o le s
e t
ton s
es ^
e n p i c n d
M.
m agie d u
de
tou t
V oil
( le s
^ ^
c e l a l*, , u r
e t d u m a l, la
q n i p e u t lo ign er
q u e nous n , j
B erth elo t. G e n e st p a s
bien
des
de
c o im a is s a n c e s
Science
s c ie n c e s
m o r t cjue
de
^ ^
m i
b ien
des gen s d e la
o c c u lle s
B o ch at ou
h u m a in e s ,
e n
g e n e r a l;
1h e r . n t i s m e
cest
la
l.au te
le p r o fa n e v e u t p o s s d e r c t ,
d i t E l p h a s L v i : on peut eman
q u e n r a y e r o n t ta n t d e v a n ite s , n e s t
presque devenir un D ieu . C e t t e a p p a r e n t e p a s s i v i t e , q u n r a .
c o m m e l a
veut
co le s p y th a g o r icie n n c s
c i p l e d o i t c o u t e r e t s a b s t e n i r
Noct. A tt.,
A ld n - G e lle
de
to u te
'
- - m m e n t a i r e ; il
d iscu ssio n
p a r o l e s e t s e s a c t c s , l e t m o i g n a g e a c t i f d c s o n ac
b a l e s o n t d i v i n e s e t d u n o r d r e p l u s e l e \ c <lnt
'
x, I, ch. I X ) ,
le d is-
d o it donner, p a r
scs
00
u. p a c tc d c la rcep tio n d e s m y st re s.
les fa c u lt s a c tu c lle s s o n t p u is e s e t c o m m e a n i
c a r p in c to u te e n li r c d u n c o p b y t e ,
O n e s t d o n c e n d r o i t d e x i g e r c c s a c r i h c e , o n l e <
la sin c rit d e
ses e x p ia tio n s,
la
fo rce
ele
^ ^
so
ga
vo lo n t, v o n t s e
ju g er
cette
c r a ia d r e e n c e s e r v a g e u n e
,- p r e m e . S i l , m p r i s e a s s e z e t d o u l e a s s e z d e . P
m o r t d t in itiv e , il e s t in d ig n e d a p p r o c h e i e t,
O.r o s s i r e m e n t a v a r e q u i r e n o n c c r a d e v a n t
B ie n f a i b l e q u i t f a r r t e r a d s le p r e m ie r p a s ,
ie n ^ b b a lis tc s e ra v e r s d a n s le s s c ie n c e s et
second
lieu ,
l e s a r t s p r o f a n e s , c a r i l d o i t s t r e a r m e d< t o u s
n e u r q u e 1 I n i t i a t i o n .
im a jns p o u v o ir s , celu i q u i r v e u n t e l b o n *
pas
(K e u ch lin ).
0 0 i n t d a p p u i d e l a S c i e n c e a b s o l u e . II
m a tit
Ees rglcs sont traditionnclles, on les trouve disperses en divers textes ou commentaires. Parmi les
f.xtes Shar-aorah de Rabbi Joseph Castebiensis, parmi les commentaires : Reuehlin : De Cabbala, Paul
1CC1US> De Coe/estiagricultura; Rob. Fludd, Tractatus Apologeticus... sont les sources principales et nous n'y
renverrons plus.
L E S S C IE N C E S MAU DITES
92
fa u d ra
breux,
faire lc v id o e t la m o r t d a n s so n A m e ;
c o m m o M o lse
il
fau d ra q u e
(it d a n s l e d s e r t * p o u r q u e
to u t y r e d e v i e n n e in c u lto e t tn-
le so l, d s o r m a i s
fertile, s o i t p r t d e nou-
v o l l e s m o i s s o n s . C e l u i jui n a p a s t u d i le s S c i e n c e s d u p a s s e e t d u p r s e n t n a p a s l e d r o i t T T e n
f a i n * p o u d e c a s ; c e l u i q u i 11a f a i t j o u e r e n lui t o u s l o s e n g r e n a g e s d e s m a t h m a t i q u e s , t o n s le s
r o s s o r l s d e s S c i e n c e s n a l u r e l l e s , t o u t e s lo s c o r d e s d e r i m a g i n a l i o n , q u i n a n i p l e u r , n i r l c h i .
ce lu i-l na p a s le d r o it d e m p r is e r le s l a n n e s o u la p e n s c , F a llir in a tio n s c ie n t if iq u e o u T m o tio n a r lis tiq u o .
II s o m m c i l l e c n c o r c ; q i v i l n e
s il n o d o v i e n t s o r c i o r .
recherche
pas
la
lu m i re : so u flleu r
Jo p o u r r a i s , p a r m i l e s a n c i e n s , c i t e r p l u s i e u r s
il r e s t e r a .
n o m s de oes h o in m o s qui
f u r o u t <les s a v a n t s a v a n t d e d e v e n i r d e s c o l i e r s e n H a u t e - S c i e n c e . U n e x e m p l e d o n o s j o u r s , o s t
p l u s p r c i e u x : u n t r s g r a n d a r t i s t e , u n m a i t r e e n l i t t r a t u r e i T a p a s r e c u l p o u r m e r i l e r 1 a d e p la t
d e v a n t li*s r p u g n a n c c s (*t l e s f a t i g u e s d u l a b o r a t o i r e * * . D e t e l s e x e m p l o s ,
s i l cta it nces-
s a i r o , p r u v e r a i e n t a o u x s e n i s q u e l a c h a t n e d e l a t r a d i t i o n ii e s t p a s r o m p u e .
E u t r o i s i n u * l i o u , l e s k a b b a l i s t e s v e u l o n t q u e lo s d i s c i p l e s q u i r e c h e r c h e n t l e u r S c i e n c e s o i t
d 'u n A ge m r .
IIs s o n t on e l f e t p e r s u a d e s q u e n u l
p r o f u n d e r e l i g i o n sVil n a v i e i l l i , s il i T a
nesso,
ses
ne
peut
tre c o u p a b l e d T in e si
v u s e c a lm e i* e n lu i le s
p a ssio n s,
s u b l i m e e t si
l e s f o u g u e s le l a j e u -
m o e u r s , s e s h a b i t u d e s , d e v e n a n t , a u r a i t lil l e x v n s i c c l e ,
un honnte h o in m e.
T e l t a i t 1<* s e n t i m e n t d e R a b b i E l a z a r q u a n d il r p o n d i t s o n m a i t r e J o c h a n a n , ( j u i , d a n s
s o n e x l r c m e b i e n v e i l l a n c e , le v o u l a i t in it ie r d e b o n n o h e u r e a u x n i y s t r e s d e l a
n a i
pas
tem p s
oncore
b la n ch i.
Une
p u rificatio n
p o u r c e l u i q u i m e d i t e *t d v e l o p p e
p erio d e d ta t, en co re m o in s d e
d clin
o u s e s o n t c la ir s e t c a lm e s les
p rn cip e s
s o p e r e ,
les g e r m e s
q u e r e c la m e la
une
su b lim a tio n
dposs
M ercabah:
co n tin u e lle
*lc
dans
lc
e n l u i . C e e i 1 1 'e s t d o n c p a s u n e
tra d itio n ,
c e s t
un p o in t de r vo lu tio n
tro u b l s et a g it s ju s q u e -l , o T a n g e d e la m o rt
q u i e s l le m C m e q u e c e lu i d e l a g n r a t i o n
a t
e s t p o s s i b l e , T h o m m e p r t r e c e v o i r la c o n n a i s s a n c e e t la r a l i s e r . L a q u a t r i m e c o n d i t i o n e s t
une p u ret
a b so lu e ;
e t ceci est p r e s q u e
q u i la isse en ten d re q u e
cot Age
p u ret, en
ses d sirs, en
sa crilia n t
l u n e c o n s q u e n c e d e
m r esl
v a ria b le
su iv a n t
co n sid ra n t la
c o m m e un b u t e n so i, T h o m m e se la is s e a lle r
les
jo u issa n ce
En
m a t rie lle
la p lu s d a n g e r e u s e
m p risa n t
com m e
un
cette
term e,
d e s illu sio n s e t r e n d im p o s
s i b l e l o u t e l v a t i o n p s y c h i q u e . 11 f a u t c h o i s i r , n o n p a s e n t r e l a v o l u p t e t l a v e r t u , c e s t T e r r e u r
d u b ie n d e s s e c t e s ; m a is e n tr e T a m o u r e t l a v ic t o ir e , et, s it t le c lio ix fa it, s o n g e r q u e l a B e a u t
re ile t d e
la
couronno, est
en tre
le s
deux
rou tes.
Les
tren te-d eu x
v o ie s
de
la
Sagesse
ne se
d c o u v r e n t q u * c e u x d o n t le coeu r e s t b o n ***.
I ne a m e tr a n q u ille , d liv r e d e t o u t e p r o c c u p a t io n m o n d a in e , e s t u n e c o n d itio n g a l e m e n t
im p o r ta n te : q u e T e sp rit s o it un lac o to u te s
les
in s p ir a tio n s , to u te s les d ir e c t io n s s u p r ie u r e s
p u i s s e n t s e r l l c h i r s a n s q i T u n n i o u v e m e n t d e n b a s n e v i e n n e t r o u b l e r T e a u c t T a g i t e r s o u d a i n .
<( Q u i t t e z f e m m e s , p a r e n t s , e n f a n t s e t s u i v e z - m o i d i s a i t le C h r i s t . V e n d e z v o s b i e n s e t d i s t r i
buo/
vo tre
or
aux
p a u v r e s , d i s a i t
T g o ls m c d e la la m ille
et
de
J o a ch im
T a m i t i , d i s e n t
de
F lo re
ses
d iscip le s.
le s m a itr e s . S o y e z
C ra ig n e z
j u s q u
seu ls en fa c e d e D ie u pour
00076229
L E S S C IE N C E S M A U D I T E S
94
cMrc p l u s p r s d c 1h u m a n i t . C e s t l e
pour que,
p l u s h a u t e et
])lu s s o n o r e , l a
s ile n c e , le
s a b b a t i s m e d e s a u t e u r s : s i l e n e e d u n e h e u r e
v o ix s l v e e n su ite. M a is m a lh e u r
ce u x qui gardent
t o u j o u r s l e s i l e n c e , m a l h e u r a u x m u e t s p o u r Ia m o i s s o n q u i l s o n t s e m e , p o u r l e s d o u l o u r e u s e s
p a s s i o n s d e s r p a r a t e u r s 1'u t u r s ! ( M a r c H a v e n ,
In itia tio n ,
F v r i e r 1894* p a g e s i 3 6
/Ji )-
Nous terminerons sur ces belles paroles, cette tude htive qui ne nousparait, en la
relisant, qu'une juxtaposition de matriaux un peu disparates. Nous loffrons cependant
telle quelle ; dabord parce que le temps et les moyens nous font dfaut pour donner de
cette vnrable Tradition une ide plus digne d^elle, et ensuite parce que nous esprons
piquer quelque euriosit et susciter quelques dsirs du Vrai, du Beau et du Bien.
S E D IR .
R + C
00076229
LA strologie
T L y a des milliers et des milliers dans, des milliers et des milliers de sicles, le
A monde plus jeune tait encore la taille de 1'homme; un seul continent stait lev
des grandes eaux ; une race ddiommes 1habitait dont nous sommes ns, dont rien ne
demeure plus que leur souvenir en nous, leurs fils.
Les Hormnes Rouges avaient toute sagesse et ils apercevaient de leurs yeux les
choses ternelles dont nous ne vovons que le masque changeant. Leur Science n:'tait
point la connaissance vaine des apparences fugitives. Ils savaient le mot divin qui
nomme Dieu et qui nomme tout, car ce qui est en haut est comme ce qui est en bas et
toutes choses sont selon une seule Loi.
Ce mot nous 1avons perdu et les choses sont devenues diverses et inintelligibles,
car c'est 1esprit de 1homme qui ordonne 1univers : Les hommes avaient en eux le pou''oir de btir la Tour de Babel; mais parce quils ont perdu le secretde leur langage, la
tour sest croule.
Un inspecteur gnral de lUniversit, M. Lachelier, a crit cette phrase qui semble
une rminiscence de quelque enseignement initiatique : Le monde est une pense qui
ue se pense pas, suspendue une pense qui se pense.
Le monde est une pense qui signore, retrouve, explore et comprise par une pensee consciente; et cette Maya obscure que nous appelons 1Univers est un songe prcaire et fragile suspendu notre pense.
L esprit de 1homme rve le monde et le monde est ce rve. Mais les mes sont
diverses et leurs rves, semblables, mais non identiques. Leuraccord c est la ralit. Le
^iai est 1harmonie des ides dans un seul esprit; le rel est 1harmonie de plusieurs.
U ge en ge, lintelligence humaine se mtamorphose; d age en ge, lunivers varie;
^llomme nest pas seulement, comme dit Xietzsche, crateur de valeurs morales.
^ est aussi crateur des choses et lunivers dil y a dix mille ans n tait peut-tre point
L E S SCIENCES M AU D ITES
L E S S C IE N C E S MAUDITES
97
Cet ascendant de la nativit est le lieu du ciei oii se trouve la lune linstant de la
1 >nception. Diverses mthodes, 1Animodar de Ptolme, les rencontres de Schoner, les
u'Sles dHerms permettent de connaitre cet instant de la conception et par suite
1exact ascendant de la nativit.
Si entre le lieu de la lune au temps prcis de la naissance et la premire maison
i !a lune tant sous Ehorizon) ou entre ce lieu et la septime maison (si la lune est au<essus) il v a 12 degrs, 1enfant sera reste 27 4 jours dans le sein de sa mre; sil y en a
-4, il sera rest 275 jours et ainsi de suite.
IA B L E du temps que lenfant demeure dedan le ventre de la mre:
l..i lune estant sotiz rhorizon, contam dcpuis
ascendam (c'cst--dirc la prcmicrc maison):
D cgrcs
0
I2
24
36
4
6 0
72
O
8 4
9 6
1 0 8
1 2 0
1 3 2
J44
1 6 8
1 8 0
L e n f a n t d e m e u r e
2 7 3
jo u rs
2 5 8
259
2 6 0
2 7 4
1 2
2/5
2 4
2 7 6
3 6
2 6 1
2 7 7
4 8
2 6 2
2 7 8
6 0
2 6 3
2 7 9
7 2
2 6 4
2 8 0
8 4
2 6 5
2 8 1
9 6
2 6 6
2 8 2
1 0 8
2 6 7
2 8 3
1 2 0
2 6 8
2 8 4
1 3 2
2 6 9
2 8 5
1 4 4
2 7 0
2 8 6
1 5 6
2 7 1
2 8 7
1 6 8
2 7 2
2 8 8
1 8 0
273
Cela tant il faut considrer la situation des luminaires et des plantes en ce jour
la nativit, par rapport leurs maisons propres, leur exaltation et dpression,
ll leurs ternies et aux triplicits quelles rgissent.
Ee soleil est luminaire des nativits diurnes ; la lune, des nocturnes.
II faut savoir que les sept astres sont:
Ee soleil O dont les maisons sont le Taureau et la Balance et qui domine de nuit
triplicite du Taureau, de la Vierge et du Capricorneet dont la dpression et 1exal
tation sont les Poissons et la Vierge
Ea lune < dont la maison est le Cncer; la triplicit, le Jaureau, la ^ ierge et le
Capncorne ; 1exaltation et la dpression, le Taureau et le Scorpion.
le* P o i s s o n s )(.
,
- Spcculum Astrologtse u n ivcrs.tn
ii. ren as classes d,Bestas
Francisco
rem ii
.1 . Lugdutti M. DL XXXI (Bibliolheca <1 . 1 Exc-J V l S f S T
Astorga) a vol. i . f l i com prenan. lc ,e s,e et la tradttalon laline de 1 ouvrage de Claude I tolemec.
$ <
Saturne (^)
Jpiter (?)
Mars 0/)
Venus (9 )
Mercure ($)
V
1 1UV.
11V
l v
Exaltation et dpression
Triplicit
Maisons
IV
1 1 1 . 1 * VI W A
Y iO
Y Sl X
$ x n
y si v
>->
Y " 1.
SI
ti m
m ti
J '
V%*
V .
v * v . . .
heureuses ou malheureuses, modres ou excessives, suivant que les autres asties t >nt
favorables ou hostiles cet astre, les autres tendances de letre propices ou contraia: a
cette tendance.
Saturne est 1esprit de mditation, de calcul, dambition froide et cruelle; c
lme sche et sombre, aride et sans amour, envieuse et ombrageuse, amie de la s o litu d e ,
ennemie des ftes et du monde ; cest 1esprit du vieillard et du prtre.
Jpiter est le sanguin jovial, libral, ami du plaisir et de 1clat, dsireux
richesse sans avarice, et ambitieux sans intrigue.
Mars est le soudard brutal et dur, violent, emport, sans raison, plus in s o le n t
quorgueilleux et plus aventureux que brave.
Le Soleil est sage, prudent, discret, il est lintelligence plus puissante par le charim
que par 1habilet.
Mercure, au contraire, est 1adresse, 1'ingniosit, la subtilit, le tact instinctit, <savoir faire.
Yenus est le charme voluptueux et seusuel, la joie de vivre, le dsir de plaire.
La Lune est la rverie, I humeur pacifique et la pense inquite dans uncoip
qui rpugue 1action.
Une de ces tendances est dominante quand la plante qui 1inspire agit de tout soa
pouvoir ou, pour parler comme les astrologues, a toutes ses dignits.
Lorsqu'une plante est dans sa maison zodiacale; lorsquelle nest ui en opposition
ui en aspect quadrat dune autre plante en sa maison, mais au contraire est en aspect
trine ou sextile delle *; lorsquelle nest pas sous les rayons du soleil et brule de lai lorsquelle monte vers le znith, elleest fortune.
Tour prdire les vnements dune vie il faut considrer part cbacune d e s maison.
du zodiaque et voir quelle est la situation des sept astres par rapport chacune t e
maisons.
La premire maison signifiela vie, nourriture et disposition du corps et de 1ame et
la complexion, et reprsente la tte, le cerveau, la face, les oreilles et le nez et sappe
horoscope, angledorient et ascendant.
La seconde maison signitie biens, traffics, richesses, gains, c o m p a ig n ie s Pur
\ a rs con 11 y a opposition quand les ascensions droites de deux astres forment un angle de ioo ueg
^ ^
jonction quand les deux plantes sont en une mme Maison ; aspect quadrat quand 1 angle c
90 degrs; aspect trine ou sextile quand cet angle est de 120 ou 60 degres.
L E S S C I E N C E S M A U D IT E S
9 9
I !ire proufit, gens qui aydent gaigner : signifie aussi or et argent et tousbiens meubles :
' sappelle Maison succdante 1ascendant, et basse entre et domine sur le sol.
La tierce denote les frres et soeurs, les cousins et allis, et petits voyages, et la
>y, et dominations et songes, et sappelle Maison cadante de 1ascendant, autrement
desse, et ha regard sur les paules, jambes et bras.
La quatrime signifie les pres et parins, possessions, hritages, maisons, prez, vignes,
1>0111ages, boyset autres biens immeubles, thrsors etbiens souz terre cachez et choses
nnerales, prisons, lieux obscurs, et la fin de toutes choses, et ce (pie advient aprs la
uort, comme spulture, bonne renomme, etc. Et sappelle Angle de terre, et profond
le la terre, et domine sur la poitrine et poumon.
La cinquime signifie enfans et filies, neveux, estreines, donations, plaisirs, voluptez,
>rnement, bravet, dances, ieux, banquets, lgations, ambassades, lor et 1argent et la
ichesse du pre, le proufit cPhritages, possessions et labourages. Et sappelle succ'Lnte la quatrime, et autrement bonne fortune, et regarde le cceur et 1estomach.
La sixime denote les serviteurs, les maladies, et bestes inhabiles chevaucher
cmme sont cliiens, brebis, moutons, chivres, gelines, etc., et ha quelque signification
SUI ^cs pdsons, sur les injustices, et fausses accusations. Et se nomme Maison cadante de
l quatrime ; et autrement mauvaise fortune et regarde le ventre et les boyaux.
La septime, noces, mariages, femines, procs, querelles, noises, dbats, inimitis
dclares, et gens qui participent aux gains et proufits, et signifie aussi vieillesse, et lieux
etianges. Et se nomme Angle doccident et domine sur les reins.
La huitime, tristesse, ennuis, tourments, la qualit de la mort, le douaire des
lemmes, hritages dautres que de ses parents, proufit de ceux qui participent aux gains,
biens auxquels lon aura grandement pens. Et se nomme Maison succdante 1Angle
Occidental: et autrement, entre den haut. Et regarde les parties de gnration.
La neuvime, longs voyages, longues prgrinations et navigations, fo)r, religion,
sacrifices, crmonies, Science; sagesse, dominations, songes, prodiges, interpretations
et nouveaux intellects, sectes, paradoxes, signes du ciei, punitions diverses et se nomme,
^laison cadante de 1Angle Occidental, et autrement, Maison de Dieu et regarde les
cuisses.
La dixime, honneur, dignits, offices, magistrats, administrations, gouvernements,
dominations, conduites, bonne renomme, estimation, profession et action, et la mre.
,-A se nomme Milieu du ciei, ceur du ciei, Point mridional, et regarde les
genouils.
La onzime, amis, compaignies, espoir, confiance, faveur, aide, secours, louange,
estimation, renomme, conseil des amis. Et se nomme Maison succdante a 1Angle
Meridional, autrement bon ange, et regarde les jambes.
La douzime, inimitis occultes, prisons, captivits, servitudes, tristesses, tourments,
plaintes, lamentations, regrets, havnes, trahisons, ribaudes, chevaux et autres grands
00076229
IOO
.TUXCTIN DE FLOREXCE
00076229
H 0 R 0 S C 0 P E D E M A R T IN ' L T H E R
F ig u r es
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CO JM LN D E M E N T
erolks
LAlchimie
Rosa A 1c h e m i c a
en la vieille Egypte, en la sacerdotale et magique Chalde, aux sicles
trs lointains, puis encore enseigne lEcole dAlexandrie EAlchimie fut proscrite avec les Arts Secrets ; elle devint Maudite comme eux et se renferma ds lors dans
le mystre des fraternits occultes et liermtiques. Les Gnostiques, les Templiers, les
Rose + Croix, conservrent, transmirent 1Alchimie au traveis du Moyen-Age et de la
Renaissance, enfin des poques modernes. Et aujourdhui, paralllement aux autres
branches de 1'Hermtisme,mieux eneore peut-tre, lAlcliimie renait; dallure trs scientifique, elle conquiert les meilleurs esprits. Les faits exprimentaux, dordre industriei, la
confirment. Tiffereau, Strindberg, Emmens, Brice, fabriquent de lOr. La Xo-Alchimie
se constitue auprs de la traditionnelle Alchimie prte se confondre enfin en elle.
Esquissons donc 1ensemble de la Spagyrique; voyons ce qu est le Grand-CEuvre, la
Pierre Philosophale ; posons-en les conclusions pratiques.
lorissante
00076229
L E S S C I E N C E S MAUD1TES
#
# #
0 uest-ce
que
1Alchimie,
tout
dabord ?
LAlchimie nous dira Paracelse
est une Science qui apprend chan
ce les mtaux dune espce en une autre
e>:>ce. Et Roger Bacon : lAlchimie est
Ia science qui enseigne k prparer une
c !taine mdecine ou Elixir, lequel tant
1 -jet sur les mtaux imparfaits, leur
mmunique la perfection dans le
n nient mme de la Projection.
Ces deux dfinitions sont excellentes
i - nous verrons que les travaux modernes
' nfirment le fond mme de ces prceptes magistraux.
Au sens le plus bvef et le plus positii. lAlchimie est bien lArt de quintess^ncier les corps, de les transmuter, de les
labriquer par Synthse. L Hypercbimie
doit retnplacer la Chimie.
Mais ces dfinitions prcisent surtout, et uniquement mme, la partie la
plus grossire de 1Alchimie. Or, 1'Alchimie est plus et mieux que lA rt ou la
Science de fabriquer les mtaux prcieux.
l -lle se rattache intimement 1'Hermtisme, aux Sciences Occultes dont elle
constitue une branche importante. Elle
ouprunte ses Arcanes k la Kabbale,
la Magie, lAstrologie ; elle enfante la
Mdecine Spagyrique car 1Occultisme sinspire de 1Unit parfaite.
Science intgrale, il aboutit k la seule
^ nit, au moyen de la fconde Loi de
1Analogie, entre autres.
LAlchimie en rsum, prise dans
Son ensemble si vaste, est une des branclies de 1Hermtisme qui s'attache pardculirement, sur le Plan Physique de
Snritomrne _
. . .
Jfc/icnfrnm t n J n 4 .7 d c j o u
a<ij?s
PORTBIT DE PARACELSE
D'apr}s u n e vi filie est a m p e
L E S SCIENCES MAUDITES
104
LE MIROIR
ROGER BACON
00076229
v
io 6
L E S SCIENCES MAUDITES
L on ne s etonnera dono point que nous ue donnions ici que les prncipes gnraux
senant a comprendre les auteurs anciens, trs obscurs en leur svmbolisme asse* comI .que, Les tennes que nous employons ne sont souvent eux-mmes que des symboles.
Les Alchimistes basaient leurs connaissances sur le Ouaternaire
des Elments et le
/V
Ternaire des spoifications actives des corps. Les oprations du Grand-CEuvre en rsultaient.
Le Quaternaire comprenait: le Feu 1Air lEau la Terre.
Le Ternaire : le Soufre le Mercure le Sei.
Mais les Alchimistes nentendaient nullement par l dsigner les elments ni les
corps vulgaires. Par ces termes, ils ne reprsentaient, en aucun cas, des corps particuliers.
Ils considraient les 4 lments comme des lats diffrents, des modalits diverses
de la Matire. Et cest pourquoi ils disaient les quatre lments constitutifs de toute
cliose.
s y m b d i ^ q u r d f r od i l US d: 'afSUbStanCe Une
Une, dont ils ne
tex et des atomes thriques les Ey n r eS pilrt'cuIlres dues 1'orientation des vor' ques
les Elements possdent les qualits principales dont ils
00076229
Cours cTAlchimie
io8
SYMBOLE
PAR .AMSTHALER
sont synonymes. Ainsi YEau est synonyme cie liquide, la Terre correspond letat
solide, 1'A ir 1tat gazeux, le Fcu un tat plus subtil encore, tel que c e lu i de la
Matire radiante par exemple.
Puisque ces Elments reprsentent les Etats sous lesquels soffre nous la Matire,
il tait donc logique d'affirnier et ce lest encore que les Elments constituent
1Univers entier.
Pour les Alchimistes, les m ots: Sec Humide Froid Chaud s i g n i f i a i e n t :
matire solide, matire liquide, matire gazeuse et matire volatile.
CEDF PHII.OSOPHHIUE
DOBLE
F ig u r e s
tir e s
du
C rede
M ih i
DE X O R T H O N
(cd .
A / l.)
00076229
L E S SCIENCES MAUDITES
LE R0I FIGURE
l 0R
li.
VALENTIX
Aux quatre Elments, on ajoutait souvent un cinquime tat, sous le nom de Quintessence. La Ouintessence peut se comparer Yther des physiciens modemes. Les qualits occultes, essentielles, lui appartiennent, de mme que la chaleur naturelle appartient au Feu, la subtilit 1Air, etc...
Les Elments, enseignaient les Alchimistes, se transforment les uns en les autres,
agissent les uns sur les autres. Le Feu agit sur EEau par le moyen de lAir, sur la Terre
au moyen de lEau ; lAir est la nourriture du Feu, lEau 1aliment de la Terre ; de concert ils servent la formation des mixtes, la production totale de 1'Univers.
(EUF DES PHILOSOPHES
SOUFRE ET .MERCURE
I 10
L E S SCIENCES MAUDITES
Nous vrifions chaque jour ces prceptes: lEau se change en vapeur, en Air, quand
on la chauffe ; les solides se liqufient sous 1action des liquides dissolvants et du
Feu, etc...
Les Prncipes seconds : Soufre, Mercure, Sei, forment la Grande Trinit alchimique.
La Matire se diffrenciait pour les Alchimistes, en deux prncipes : Soufre et
Mercure, dont Funion en diverses proportions constituait les corps multiples, les
innombrables composs chimiques.
Le troisime prncipe: Sei ou Arsenic, servait de lien entre les deux prcdents,
de jonction et d equilibre, de point neutre (compos des deux).
Le Soufre, le Mercure et le Sei, considrs en eux-mmes, ne sont que des abstractions servant dsigner un ensemble de proprits. Mais, drivant de la Matire
premire, le Soufre, le Mercure, le Sei, envisags au point de vue pratique, sont en
quelque sorte 1incarnation des Elnients ; leur combinaison dans un corps est variable,
et lun des prncipes predomine sur 1autre. Ils constituent Etat de quasi-sparation,
la quintessence respective des corps.
Le Soufre ^ symbolise 1ardeur centrale, le prncipe interne, actif, lme lumineuse
des choses. Ign il renferme le Feu qui tend sortir. Dans un mtal, le Soufre repre
sente les proprits visibles : la couleur, la combustibilit, la duret, la proprit d attaquer les autres mtaux.
Le Mercure symbolise, abstraitement si lon veut, la force vibratoire universelle,
le fluide sonique, le prncipe passif, extrme des choses. Aqueux, il renferme lEau et
lAir qui tendent sans cesse entrer.
Dans un mtal, le Mercure reprsente les proprits occultes ou latentes : 1clat, la
volatilit, la fusibilit, la mallabilit.
Ce mouvement divergent et convergent, -f et de Soufre et Mercure, trouve
son quilibre dans le prncipe stable du Sei.
Ze Sei O est donc la condensation du Soufre et du Mercure, Faspect sensible, fixe,
du corps, le rceptacle des nergies ou substance propre. Pondrable, il correspond a la
T erre.
Mais, chimiquement parlant, est-il possible de rattacher ces termes aux thones
actuelles ? Je le crois, car, daprs ce que nous avons vu plus haut, le Soufre et le Meicure rpondraient fort bien en somme ainsi que la nonc une brochure excellente .
L Ide Alchimique aux radicaux dont nous parle la Chimie. Les radicaux, en effet,
ne sont autres que des atomes ou des groupes datomes susceptibles de se transportei
dun compos dans un autre par voie de double dcomposition. Les radicaux simples ou
composs sont isolables ; et en vrit pourtant, personne ne les a jamais vus, palpes, au
sens propre du mot, parce que ce sont la des ractions chimiques que Fon connait paI
les rsultats et les combinaisons produits.
Eh bien ! il en est tout fait de mme pour le Soufre et le Mercure. Ils personni
fient parfaitement les radicaux simples ou composs. Et cette analogie nous aide com
00076229
L E S SC IE N C E S
M A U D ITE S
11
prendre, la gense, la constitution des corps et des rataux formes par 1union, divers
degrs, du Soufre et du Mercure, comme le proclamaient les Alchimistes.
Les radicaux Soufre, Mercure, en se transportant dun compos un autre, apportent
1ensemble nouveau de leurs proprits, et donnent naissance au corps correspondant
leur radical actif et dominant.
Ces deux prncipes, Soufre et Mercure, spars dans le sein de la Terre, sont attirs
sans cesse lun vers 1autre et se combinent en diverses proportions pour former mtaux
et minraux, sous 1'action du feu terrestre. Mais suivant la puret de la cuisson, son
degr, sa longueur, et les divers accidents qui en rsultent, il se forme des mtaux ou
des minraux plus ou moins parfaits.
La diffrence seule de cuisson et de digestion du Soufre et du Mercure, produit
la varit dans 1espce mtallique nous apprend Albert-le-Grand, et voil condense,
la thorie excellente des Alchimistes sur la gense des mtaux.
Pour rsumer la question, nous pouvons dfinir le Soufre et le Mercure des Alchimistes : les prncipes essentiels de la Matire premire universelle, prncipes qui forment
la base, les radicaux de tous les mtaux et minraux.
*
* #
La P ie rre P liilo s o p h a le : le Grand-CEuvre. LArt Spagyrique repose
essentiellement sur la fermentation. Ceei signifie, en toute clart, quil faut communiquer
la Vie aux mtaux dans le laboratoire, vie latente en eux, quon doit les rveiller, provoquer leur activit par une sorte de rsurrection, comme nous voyons que 1opre sans
cesse la Nature en son ternel Hylozoisme.
Leffort capital de 1Alchimie consiste rduire les matires prochaines en leurs
ferments qui, runis, constitueront la substance transmutatrice. Tout le Grand-CEuvre
reside en la juste prparation des ferments mtalliques. La base de lAlchimie est donc
bien scientiique. Le point de dpart est constitu par des corps chimiques trs rpandus
llans la Nature, corps que lon vitalise et fait fermenter en vase cios.
Chaque mtal possde en lui son propre ferment qu'il faut extraire : lOr Royal sera
le ferment de l'Or, 1Argent Royal, le ferment de 1Argent, et ainsi de suite.
La confection de la Pierre seffectue de cette manire:
I)e lOr, ou Soufre secret, on tire le Soufre.
De 1Argent ou Mercure secret, on tire le Mercure.
Et selon certains alchimistes, du mercure vulgaire, ou vil argent, on extrait un
Scl particulier.
Ce sont l des ferments complmentaires, dous dune activit considrable.
L Or et 1Argent seuls corps utilisables pour la Pierre prpars en vue de
1 Giuvre, portent le nom dOr et dArgent des Philosophes dans les vieux traits. Le
^oleil et la Lune les symbolisent. On les purifiait dabord, lor par la cmentation ou
' antimoine, 1argent par la coupellation, cest--dire le plomb.
J
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II2
L E S SCIENCES MAUDITES
lonnpnt
Science.
Le Soilfre, tr de lor et le
1VT
1 v
Mercure de largent, constituent
la Matire prochaine de la Pierre.
Ce sont l les ferments, les radicaux
de lOr et de 1Argent, conjoints en
Sei.
bSCUr P Ur Ies
ce chapitre mystrieux de la
sie que lon tire^e s6n r 'U tD,S5 !'ant- <lu Menst .
sie que 1 on tire le Soufre et le Mercure de lOr et de lArgent
,.A ir
ll nC r
doit vo r m
flu de a
,
extrait de la Magn-
" "
"
qU' S'agit de ,a Lum ii' c A^traU que 1'Adepte
attirer. On 1 excite par u feu celeste, volatil, modification du
Mans I c o l r
neme Par
iMagnesie, consideree comnie mre de la Pierre.
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^ SelS obtenUS'
01SS0n dans son superbe ouvrage :
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Ro ct R eine; Soufre et Mercure, son/synonymes " ^ ^ Ct Vr8Cnt dcs p hilosoPh e s - Mlc et Fcm ell.e;
A u n a n t _______________ f b D ^rlU r. _
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M4
LES SCIENCES M A U D IT E S
SOUFRE
ET MERCURE
DES PHILOSOPHES
TIRS DE L O R ET DE
ARGEXT
00076229
LES
SC IE N C E S
M A U D ITE S
116
L E S SCIENCES MAUD1TES
* #
Proprits de la Pierre Pliilosophale. Tous les hermtistes sont unanimes
quant a ce point; cet Elixir parfait est une poudre rouge, lourde, transformant les impu
rets de la Nature.
II lait voluer rapidement ce que les forces naturelles mettent de longues annes
a produire; voila pourquoi il agit, selou les adeptes, sur les rgnes vgtal et animal,
aussi bien que sur le rgne minral, et peut sappeler mdecine des trois rgnes "
nous dit le grand et illustre maitre Papus, dans son Trait mthodique de Science
occulte.
La Pierre Philosophale jouit de trois proprits gnrales :
i Elle ralise la transmutation des mtaux vils en mtaux nobles, du plomb en
argent, du mercure en or, et transforme les unes en les autres les substances mtalliques.
Elle permet aussi de produire la fonnation des pierres prcieuses, de leur communiquer
un clat splendide.
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L E S S C I E N C E S M AU D ITES
la Vie dans une petite quantite de mabere, et elle agit comme un ferment sur le corps en prsence duquel on la met. II suffit
d un peu de Pierre Philosophale pour dvelopper la vie contenue dans une matire
quelconque *.
*
# *
La No-Alchimie. La No-Alchimie se propose de rattacher la Chimie
1Alchimie, en montrant 1identit du but poursuivi, en ce sens que la Synthse universelle et lUnit de la Matire Premire, ressortent de 1une comme de 1autre. La Chimie
nest que la partie grossire et infrieure de 1Alchimie. Elle ne vivra quen se reliant
1Alchimie qui la mnera vers les Prncipes.
L Alchimie et la Chimie ne sont soeurs ennemies que pour les savants oficiels. En
lalit, elles doivent fusionner, car la Chimie est la filie de l'Alchimie et elle en prend
Ses nieilleures thories !
Les Transm utations historiques dc.Raym ond L u llc, Nicolas Flam el, Jcan Dee, Kelley, \ an-I lelmont,
Hclvetius, Scndivogius, Lascaris, Saint-G erm ain, opres du xiv* au xvm scle, autoriseraient seules
ne Point mettre en doute la ralit de la Pierre Philosophale, dfaut d autres considrations.
1 18
La Synthse, la Synthse raisonne des corps, des Mtaux, voil surtout le lien qui
sert de trait dunion entre la Chimie et lAlchimie ; la Synthse, voil le Fait sur lequel
repose la No-Alchimie, Science exprimentale, corroborant de plus en plus cliaque jour,
la doctrine hermtique aux yeux des modernes avides de ralisations industrielles,
utilisables.
La No-Alchimie, que je tends constituer pour ma part, depuis plusieurs annes
dj (au moyen dela revue L Iiyperchimie-Rosa Alchemica comptant prs de cinq
annes dexistence, de mes divers ouvrages : Comment on devient Alchimiste ; la Vie et
VAme de la Matire ; XHylozoismeei XAlchimie, etc.,ainsi que par mes cours) sappuie
sur les prncipes mmes de la Chimie quelle confronte sans cesse avec les doctiines des
/
Alchimistes, afin de prouver lidentit des deux enseignements au point de vue experi
mental et positif. De cette manire, lon pourra lucider, grce une Mthode impartiale et rigoureuse, les problmes de la composition de la Matire, de son Unit, des
Atomes et des Molcules de la Gense et de 1'Evolution des Corps.
La No-Alchimie doit dmontrer 1exactitude des oprations du Grand-CEuvre,
dans la mesure du possible, la profondeur des Doctrines Alchimiques quant 1tude de
la Matire, de son animation et de ses transformations. Et pour cela, elle emprunte les
travaux chimiques, les thories modernes, les ramne leur expression demire qui est
bien du domaine de 1Alchimie traditionnelle.
La chimie actuelle, en son ensemble, nest quun balbutiement; les chimistes ordinaires sont de simples garons de laboratoire. Jamais ceux-l ne parviendront dcouvrir
la gense intgrale des Corps, le maniement de lAgent Uni versei, avec 1aide de qui se
ralise la Pierre Philosophale.
Et ds lors, tout ce que 1Alchimiste peut tenter, cest ceci: expliquer ax savants
le sens vritable des thories chimiques, des expriences, des syntlises ; les guider dans
leurs recherches, leur assurer et leur montrer, grce aux procds de la Chimie vulgaire,
que lon peut parvenir la dmonstration des doctrines alchimiques, savoir : L Unit de
la Matire; la Fabrication industrielle des Corps chimiques, la Synthse des Mtaux.
Mais la confection de VOr Philosophal, cet Or suprieur lOr chimico-physique
connu, restera une nigme, privilge des seuls Adeptes fidles, toujours, leur serment
de silence. Que ceci soit bien saisi!
* *
L Unit de la Matire est indniablement prouve par les phnomnes de 1 Is*
mrie et de 1Allotropie des corps prtendus simples, et composs. II serait hors de propos
dentrer ici en de nombreux dtails trop techniques. Contentons-nous donc seulement
de faire remarquer que 1'Allotropie des corps soi-disant simples dmontre que, en rahte,
ils sont composs, composs tous dune mme matire, des mmes atomes diversement
groups, rsultant dune ingale condensation de particules thriques. Les lments
T. TIFFEREA
AUGUSTE 8TRINDBERG
chimiques sont polymres les uns des autres, partir du plus lger sans doute : liydrogene ou hlium. De l les composs difFrents, et de l aussi les faits disomrie, dallotropie, consistant en proprits chimiques diverses pour deux ou plusieurs lments
identiques par leur composition intrinsque.
LOzone, 1Hydrogne, le Soufre, 1Azote, le Phosphore, etc., et parmi les mtaux :
le Zinc, le Fer, le Nickel, le Cobalt, lEtain, le Plomb, 1Argent et lOr, prsentent des
ctats molculaires multiples, diffrents, allotropiques, en un mot. La classique Chimie
constate ces exemples, mais sobstine nen point poser la conclusion dunit et de
synthse.
La Synthse des Mtaux, qui corrobore ces cas prcdents, la Synthse de l'Or
existe pourtant. L Alchimie pratique apparait aujourdhui, lAlchimie aux industrielles
tendances.
On fait de lOr.
M. T. Tiffereau, qui lutte pour sa dcouverte depuis prs de cinquante ans, et qui a
consign ses travaux en un petit volume trs curieux : L 0 r et la transrnutation des
Mtaux, M. Tiffereau a obtenu des lingots dor endissolvant de 1'argent uni du cuivre,
au sein dun mlange dacide nitrique ou dacides nitrique et sulfurique concentres, sous
1 action de la lumire solaire.
Daccord avec les vieux alchimistes, Tiffereau attribue des ferments spciaux les
changements molculaires des corps, les transmutations respectives. Rduire un mtal
en ses lments, le runir ensuite au ferment du corps que lon veut produire, telle est
^ide trs rationnelle qui prside aux expriences de M. Tiffereau.
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L E S SCIENCES MAUDITES
Or, les composs oxygns de 1Azote devant, sans aucun doute, jouer un rle
important de fermentation, sur les lments mtalliques: Carbone et Hydrogne entre
autres 1'acide nitrique constitue 1agent tout indique de dissolution sous 1influence de
la chaleur, de 1lectricit, et de divers adjuvants, comme 1acide sulfurique, liode, etc.
Le sudois, Auguste Strindberg, la fois homme de lettres clbre et cherchecr
original, obtint des pellicules dor en oprant au moyen de sulfate de fer, de cliromate
de potasse et de chlorhydrate dammoniaque. II donnait ainsi naissance de lor non
fix, non absolument muri.
Et plus rcemment, lon se souvient, la suite des essais de Carey-Lea sur la dissociation de 1argent sous forme dargent dor, de la dcouverte faite par Emmens. II tient
son procd secret, mais il a rvl les principales lignes de sa Mthode dont voici la
substance : Si vous voulez essayer, dit-il, leffet combin de la compression et dune
temprature trs basse, vous produirez aisment un peu dor.
Prenez un dollar mexicain (entirement exempt d'or, sauf des traces peut-tre) et
mettez-le dans un appareil qui empche ses particules de se rpandre au dehors, lorsqu aura t divis. Alors soumettez-le un battage puissant, rapide, continu, et dans des
conditions frigorifiques telles que des chocs rpts ne puissent produire mme une le-
121
La srie des oprations quil fait subir aux dollars mexicains d argent pour les change ren lingots dargentaurum, est la suivante :
i Traitement mcanique.
2o Action dun fondant et granulation.
3o Traitement mcanique.
4o Traitement par les composs oxvgns de lazote, c est-a-dire par 1acide nitrique
nidifi (ce moyen a t prconis par liffereau, il y a 5 1113 dja, conime dailleuis se
pdit le reconnaitre Emmens lui-mme).
5o Affinage.
L E S SCIENCES MAUDITES
122
Les faits prouvent donc bien, 11est-ce pas, que lOr, 1Argent, les Mtaux, s o n t des
produits de synthse ?
La No-Alcliimie, par ses conclusions nettement exprimentales, dmontre les
doctrines del Hermtisme. Elle rvle 1ordre croissant des Elments, la Loi de 1 E v o lu -
00076229
L E S S C I E N C E S MAUD1TES
ligues
SOURCE OCCULTE
ET
qui,
s a d r e s s e n t c e u x
LES CHERCHEURS
d 0R
d j in itis r A l c h i m i e , s o n t a
m rne d e co iu -
P* e n d r e e n t r e l e s m o t s e t d e s l e v e r j u s q u V i F A d e p t a t , p a r l a p r p a r a t i o n d e l a F i e r r e .
1- ( h u v r e , e n r s u m , e s t
/cation
simple.
II s e r a l i s e e n
f a i t d o r d r e p o s i t i l , a u i n o y e n d e l a
reviv -
d e s m atire s.
11 lIa u t. , en
..
co rp s co n jo in ts
A .
en_
co n u n u n iq u e p a r u n A d e p te .
A v e c m o n a in i, J u le s D e la s s u s ,
nous
a v o n s ralise F E u v r e , et b ie n t t n o u s co n v a in c r o n s
en (/uelf/ne so rte ,
u n e a llo tro p ie ,
p a rlu its, p a r u n e n e r g iq u e
C( s g n e s , e t q u e n u l
une
iso m rie.
fe rm e n ta tio n .
alcliim iste n u
ja m a is
E lle a g it
e t tra n sin u te en
o r les m t a u x
T a f l i r m e q u e t o u t le s e c r e t d e l a F i e r r e t i e n t e n
rvl
Foeuvre en m o in s d e p h r a s e s et d u n e la o u
aus*i complte.
F. J O L L IV E T -C A S T E IO T .
Secrtaire-gnral de la Socict Alchimique de France.
00076229
Homunculus
Et critis sm iles deo
125
des traditions et des essais bizarres indiques par les auteurs anciens au sujet des homuncules, des Mandragores, des Androides, essais qui par leur incohrence et leur horreur
semblent issus comme les scnes fantastiques du Sabbat, d imaginations dpraves et
rendues lolles par la somnambulique ivresse des solanes mortelles.
Dans le mme ordre dides et se rapportant alors la production des formes orgamques, il est toute une srie dexpriences moins hasardeuses, la Palingnsie dont
le but tait lvocation volont de la forme primitive dune plante ou d'un tre quelconque incinr, qui semblait ainsi renaitre de ses cendres dou le nom de phnix
vegetal donn aussi ce phnomne. Mais ici 1oprateur ne dpassait pas les limites
d un vritable et rationnel savoir, nullement blasphmateur comme celui qui sefforait
de donner naissance au monstre cpie les docteurs s-sciences maudites baptisrent
homuncules.
Rcoutons Paracelse : On ne doit pas, dit-il, abandonner la gnration des homuncules ; eneffet, il y a quelque vrit en cette matire, bien que pendant trs longtemps
elle lut regarde comme trs occulte et trs secrte. Et longueinent cpielques philosophes
anciens discutrent et doutrent sil tait possible, par la nature et 1art, dengendrer un
homme en dehors du corps de la femme et de la matire naturelle. A quoi je rponds
que cela ne rpugne nullement 1art spagyrique et la nature; bien plus, que cela est
trs possible. Pour y parvenir, on procde ainsi: on concentre dans un alambic scell
une sufisante quantit de spenne dhomme, la plus haute temprature dun ventre de
cheval, pendant quarante jours, ou aussi longtemps quil est ncessaire pour qu'il cominenoe a vivre et se mouvoir, ce quon voit facilement. Aprs ce temps, il sera semblable a un homme, mais cependant translucide et sans substance. Si ensuite chaque
jur, en secret, il est nourri avec prcaution de sang humain et maintenu pendant
quarante semaines la temprature constante d un ventre de cheval, il devient un veritable enfant vivant, avant tous les membres d un ils d une femme mais beaucoup plus
Petit. Cest ce que nous appelons 1homuncule. Et il doit tre lev avec beaucoup de
diligence et de soins jusqu ce qu il grandisse et commence raisonner et compreiulre
Cest un des plus grands secrets rvl par Dieu 1homme mortel et
capable de pcher....
Paracelse continue en sextasiant sur ce Secret des Secrets: lorsquede tels homun
cules atteignent 1 age viril ils deviennent les gants ou les pygmes et les autres
hommes miraculeux qui sont les instruments de grandes clioses, cpii remportent de
grandes victoires sui leurs ennemis, et connaissent toutes choses secrtes et caches.
^ oici d aprs Christian une autre mthode pour obtenir 1'homuncule :
Prenez un oeuf de poule noire et faites-en sortir une quantit de glaire gale au
volume d une grosse fve. Remplacez cette glaire par du sperma viri etbouchez la fente
de 1oeul en y appliquant un peu de parchemin vierge lgrement humect. Mettez
ensuite votre ceuf dans une couche de fumier le premier jour de la lune de mars que
vous connaitrez par la table des Epactes. Aprs trente jours d incubation, il sortira de
Poeuf un petit monstre ayant quelque apparence de forme humaine. \ ous le tiem.rez
126
L E S SCIEN CES M A U D IT E S
1..
humain8'
organes gnitaux
* * * * * affectent Ia G u e d e s membres
a' CC 1111 ' lsa&e- On disait que la nhnfp *
n ^6Ut * trouver une vague ressemblance
c - it de terre : *Une
~
f ^eux gmissements quand on Parra1 faut citer tout au long veut q , ,apporte ^amslas de Guaita quen ces matires
v p f [ ln es (le m andrag o res monstrueuses* a n im ' ' 1 aP,?aiU p rim itiv em e n t sur la terre, sous
00076229
127
1^
ias-dAquin et par son argumentation
spcieuse et serree xiiVtUU1
metia,t
Saint-Thomas-dAquin et par J1
se ^ . T n ^ n ^ c e s
une rude preuve, si bien que celu > ^ ^ ^ b^ton pour tnon 1
colre et bout de syllogismes s en ie
de ceS essais
trouble, cest la r
p0SSdait dans une
des tres. Le P- v_
-r avec les appatlouce cbaleur alSt
jtait son labo Chvistine de
l'1"
ja fentre ou lc
ratoire.
11f> ddaignait de se
C tait en fvrier, dit-il; aprs son rlpnart
d P ^ J ie^ posa*h0eur ell
troid vif la fit clater, c o . . n e u ^ reine si iUustre.
montrer encore aprs avoir ete
1
inouies
i
Jacques Gaffarel, dans ses Cut.os.tes
plantes:
i :8
bien qu edes soient hachees, brises et mesmes brles, elles ne laissent point deretenir aux ius, ou aux
cendres, par une secrte et admirable puissance de
bt natuie, toute la meme forme et figure quelles
avaient auparavant: et bien quon ne la voye pas,
on peut pourtant la voir, si par art on la sait
exciter.
Les procds, varis en apparence, dont fourmillent les ouvrages spciaux, peuvent se rduire
1application de quelques prncipes. On imprgne de
ose les cendres ou les graines de la plante faire
apparaitre, qui se charge ainsi de la force astrale
ncessaire la revivification de sa forme armale.
Stanislas de Guaita resume ainsi les oprations soigneusement detailles par une secte ancienne de
Rose-Croix dans le Grand Livre de la Naturc * :
i II laut piler avec soin quatre livres de
graines bien mures de la plante dont on veut
dgagei 1 me; puis conserver cette pte au fond
d un vaisseau bien transparent et bien n e t;
t n soh que 1 atmosphre sera pure et le ciei serein, on exposera le produit
1 hunndite nocturne, afin qu il simprgne de la vertu vivifiante qui est dans la rose ;
A
UM -
oirc. Paris-Chamiicl
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133
L E S SC IEN C ES MAUDITES
I4
donc pour la faire rapparaitre, de revivifier cette forme astrale (par la rose ou Xesprit
universel, condensations de force astrale, etla chaleur, autre manifestation de cette mme
force) et de leur fournir la substance tnue, ncessaire notre perception.
Et dailleurs, la figure astrale des plantes semble souvent simprimer sur certaines
substances au moment o, par suite dun changement dtat, leurs molcules se dissocient pour former de nouveaux groupements. II en est ainsi des arborescences mer\' leuses du givre o lon retrouve la plupart des types vgtaux. Gaffarel raconte aussi que
M. du Chesne, sieur de la Violette ayant tir le sei de certaines orties briiles, et nus
la lescive au serein en hiver, le matin il la trouva gele, mais avec cette merveille que ies
espces des orties, leur forme et leur figure estoient si naivement et si parfaitement
reprsentes sur la glace, que les vivantes ne 1taient pas mieux . Certains seis mtalliques prennent, eux aussi, des apparences vgtales lorsqu'ils cristallisent en bains concentrs.
Tout rcemment, un savant dune incontestable valeur, M. A. de Rochas a demonhe
que les vibrations soul gnratrices de form e * : des notes musicales enregistres du. l
faon particulire, donnent dadmirables figures de roses et de fougres.... Bien plus, u <forme nouvelle dnergie, sorte de substratum de 1lectricit, laquelle son inventei.'.,
1ingnieur Ryclmowsky, a donn le nom d'clectrdide, produit, lorsquon la fa it ag >'
sur du sang frais, des apparences de ttcs que la plaque photographiquc rvcle. I-1
Ryclmowsky avait mis la singulire ide que le lluide lectrodique pouvait bu.n
rveiller 1esprit qui animait les globules et faire revivre sa forme corporelle*' . Ceei ri
passe en 1897 dans le laboratoire d une usine lectrique, et 1oprateur est un homme q111
a apport d immenses perections aux plus modernes dynamos.
La Science peut-elle donc esprer la ralisation du rve monstrueux des hernietistes
anciens, la production de la vie ? Ce problme soulve les questions de mtaphysique ll
de chimie transcendantales les plus ardues, et ce nest gure ici le lieu de les reprendie.
Cependant de nombreuses expriences permettent de croire que la matire orgamq11
peut tre chimiquement fabrique. On nest pas encore fix sur la nature du Batt> biut,
cette masse glatineuse que lon trouve dans les bas-fonds de 1Ocan, que Harting a
obtenu artificiellement en versant du carbonate de chaux dans une solution albumineuse,
que les uns considrent comme un corps minral et les autres comme 1tre primoidiuk
comine 1Anctre. En somme, on peut croire que lorsque le savant sera maitre des
grandes lorces matrielles, chaleur, lumire, lectricit simples modalits du couiant
de vie universelle, du lluide astral il pourra faire sortir de ses cornues des organisniede plantes et danimaux. Et alors tons ies Etres, depuis le Protyle jusqu a lor, jusqu<lUX
protozoaires, jusqu a 1Homme, pourraient peut-tre trouver place dans les cases d 1111
grandiose tableau chimique, chelle de la vie dans toutes ses individualisations, c n
densant en une formule unique les N ormes ternelles.
Jn/es D ELASSU S.
**
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A N N O jCTATIS l x s a l u t i s m d l x x v i
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00076229
La Mdecine occulte
| L - a beaucoup de mthodes diffrentes pour obtenir la gurison des maladies; sans
compter les multiples procds de la mdecine ordinaire, allopathie, liomopathie,
sopathie, chirurgie, chromo-kunsie, lectro-psycho-thrapie. Lobservateur remarque
mmedansles nouvelles mthodes
13b
L E S S C I E N C E S M A U D IT E S
076229
137
L E S S C IE N C E S M A U D ITES
ent analogue a
invisible de laterre; en troisinie l.eu.
type astral, so.t n v e ^ ^ ^ p, ante .
de faqon ce que son espnt, ces a
ia force astrale quon veut
imitam ainsi lopration du m s
tique est une vritable Science eaacte,
descendre ce
ja Magie pra
relle. * * * [ x 'c
nrthodes
mcanique byperp .
sduction toute
^
^
ga,enrent les
. landis que 1 * -
^ blancbe, bnfique ; et a
la Morale : la Ma';,C
i 38
L E S S C IE N C E S M A U D I T E S
0 0 76229
L E S SCIENCES M AU D ITES
i3 9
#
Xous avons cr ces trois types de thrapeiues un peu artificiellement. Dans 1histoire
tramtionnelle, comrae dans la vie sociale, si je
pui dire, des coles initiatiques, on trouve des
intcnndiaires. Par exemple, pour lart spagvdq. e, outre les trois divisions que j y ai tablies,
11. a une transition avec la mdecine magique,
<la;:s les procedes qui procurent la connaissance
vertus des simples, des pierres et des animaux
P: rvlation dtres spirituels. Les procedes
urison par la mumie, c est--dire par action
Sl- une iniage de 1organe malade (Cf. ParaCe se) u par tlpatliie sont une transition de
L Plagie au Magntisme ; lesprires du Chistian
Scientists en sont une autre du Magntisme la
^agie de demande.
Le procd mystique est part de tous les
auu es ; essayons dindiquer sa thorie et sa pra
tique.
Ouest-ce que la maladi ? Pour 1alchiniiste,cest une altration constitutionnelle ; pour
CIRAXD PENTACLE INDIEN
inagicien, cest 1ceuvre dun agent spirituel
niauvais ; pour le magntiseur, cest une rupture d equilibre fluidique ; selon que lhorizn intellectuel du mdecin est born au plan physique ou au plan astral, il cherchera
les causes de la maladie dans lun ou 1autre de ces plans : influence du milieu, microbes,
Lrdit, rgime, etc. ; influences astrologiques, envotements, actions vampiriques,
Parasitisme astral, etc. Mais quels sont les prncipes humains qui sont passibles de ces
direrses intrusions : le corps pli3rsique, le corps astral; mais la volont reste en dehors.
^ Y a donc une autre cause primordiale des maladies, cest celle que le mystique leur
assigne, le pch.
Interrogeons lenseignement de la tradition orthodoxe; elle nous apprendra que
' domme, dans son tat originei, tait beau, parfait et sain ; toute la Nature 1 tait avec
lui >avec sa prvarication la douleur est descendue sur le monde, et 1 une de ses formes
est la maladie. Les maitres de roccultisme, et Fabre dOHvet en tte * nous ont appris
comment la chute d un tre universel comme 1tait Adam sest vu amoindrie dans ses
effets par leur extension dans 1espace et leur multiplication dans le temps; mais si bas
(lUe la race humaine soit tombe elle a conserve du magnifique pouvoir qu elle possdait
* Cf.
Cain.
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14
L E S S C IE N C E M A U D I T E S
dans sa splendeur, celui de crer des tres en agissant. Tout acte de 1homme engendre
une forme dans 1Invisible ; tons les voyants savent cela par exprience ; cet tre est
peru soit connne une forme gonitrique, soit comme un tre organique selon la capa
cite du voyant; mais individu ou forme, cela rayonne et cela ragit sur la source qui
1emane. Or, comme tout acte est ou bon, ou mauvais, il portera ses fruitsde saut, dintelligence, de bonheur ou de maladie, dignorance et de malheur. Cet liomme riclie qui a
reu ce mendiant coups de bton est responsable de son acte : non seulement dans sa
volont, mais encore dans l organe qui a accompli cet acte ; si, plus tard, dans 1incarnation suivante 1me de ce mauvais riclie reoit un corps avec le bras paralvs, un
alchimiste, un magicien, un magntiseur pourront peut-tre gurir cette paralysie; en
ralit ils ne feront que la sortir du bras de cet liomme pour la placer dans un autre
endroit; seul, le tburge effacera, annulera cette maladie en enlevant de lam e de ce
riclie la noirceur qui en fut la cause premire.
II y aurait une foule dautres dtails donner sur la gense des maladies, sur leur
processus et sur leur transmission ; il faut me borner; je souliaite que les quelques idees
que je viens dexprimer intressent des lecteurs non encore au courant des choses de
1'occultisme.
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LE S SC IE N C E S M AUDITES
lu
Aprs q u e q u e lq u e s a n s s e s e r o n i e c o u le z,
Dieu d v n e v i e r g e u a u x h u m a i n s d e s o l e z
I'e ra l u i r e T c s p o i r d u p a r d o n d e l e u r s a n t e s ,
C o m b i e n q il p u i s s e t o u t ( e t q u s s p l i e r e s p l u s h a u t ( s
tout t e m p s s o r t s o n T h r o s n e ) i l v o u d r a s u p o r tc r
m o r t, p o u r d e la m o r t s e s p e u p l e s r a c h e ter.
E t q u i s u c c e le la ic t d e s e s p u r s m a m r a e lle s ,
E u son a a g e v ir il, in a in te s p e in e s cru e lle s
II s o u flr ir a p o u r c e u x q i r i l a f a it n a i s t r e i c y :
M o n t r a n t q u il a d e s
s ie n s co n iin e v n p e r e s o u c v .
L e s a in c l a r r e s t d u ciei o r e s e s t a c c o m p ly ,
E n tr e les p lu s c la ir s j o u r s e s t u y - c y e s t rem p Jy
D V n e b elle c la r t , q u i to u t p a r to u t lla m b o y e ,
L e s t e n e b r e s s e n v o n t , D i e u s o n l i l s n o u s e n u o y e ,
Q u i d e s s ille n o s y e u x ; or, v o y e z rim in o rtel
Q u i d e s p i n e s c o u u e r t p o u r n o u s s e f a i t m o r t e l .
L E S S C I E N C E S M A U D IT E S
-H
D ieu p o u r n o u s r a c h e p te r p r e n d r a r h u m a in e c h a ir ,
C e s p e u p le s n 'a u r o n tp o in tc e q n 'a u r o n t ce u x d a p r s
P lu s q u e n o s tr e S a lu t rieu n e lu v s e r a c h e r ,
lis v e r r o n t o iso n le s m o is s o n s d e C e r s ,
L a p a i x s a venutf a r r iu e r a s u r terre,
E t v n e s a in c te V i e r g e e stro in e rc e t p u c e lle ,
L e r e p o s f l o r i r a , e t 1 V n i v e r s s a n s g u e r r e
N e s e r a d e so rm a is d e tro u b lcs a g it ;
11 s e r a D i e u d e p a i x , e t l e m o n d e p e r d u
K t le s i e c l c d o r r c p r e n d r a s a c l a r t .
E n T e sla t d e sa lu l p a r lu y s e r a rendu.
V n roi d u p e u p l e I l e b r i e u s e r a l e R e d e m p t e u r ,
D u ils d e 1 K t e r n e l v n e V i e r g e s e r a
B on , lu ste
!.a M e r e , s a n a i s s a u c a u m o n d e a p p o r t e r a
ll p a tir a
b e a i i c o u p : a u e c v n so u reil r o g u e
l-a vie e t le s a lu t, p u is a u e c g r a in l s im p le s s o
L e s S c r ib e s d efen d ro n t, q u e d a n s le u r S y n a g o g u e
B i e n q u il s o i t R o y d e t o u t m o n t s u r v n e A s n e s s t
11 p a r l e d e
11 f e r a s o n e n t r e S o l y i n c . o i
s o u P c r e , a u p e u p l e il p r e s c h e r a
E t d u s a l u t l a v o y o il l u y a n n o n e e r a
tort
C o n d a m n d e s m c h a n t s il s o i i r i r a l a m o r l
L E S S C I E N C E S M AU D ITES
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h ls Ir e s p r e c i e u x d u P e r e T o u t p u i s s a n t ,
A y a n t so u ffe rt la m o r t g i r a fro id la n g u is s a n t
>!,r le a i b l e g i r o u d e s a i n e r e p l c u r e ,
k ile q u i l u y v e r r a s a c h a i r d e c o l o r e ,
^ vn p o i g n a n l d u e i l les s e n s a u
v if to u ch cz,
I * (*a n s v n p e t i l t o i c t , o u u c r t , i n h a b i t
d e s R o y s n a is tr a p a r m y la p a u u re t ,
le
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ci u i
q u e s u r d u fo in s a c h a ir n u e r e p o s e ,
p o u u o ir
to u s
b ien s d isp o se .
s I e r e s d e 1 K n f e r p i e u x il t i r e r a
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D a n s
1 A s t r a l
O ous peine detre aussi ridicule que Napolon Icr, un homme de uotre temps est tenu
de nier tlpathie, intersignes et prophties, lecture de pense et hypnose distance,
A
'
envoutements, incantations, vocations, apparitions, mtamorphoses, lvitations et
apports.
Ce nest pas que ces faits ne soient prouvs par des tmoins peu suspects dentente
domine Thucydide, le D r Pierre Janet, Jacques de Voragiue et Moise qui ne se sont
jamais concerts; mais ces faits, cela saute aux veux, sont absolument anti-scientifiques,
vous devez le comprendre.
Comment voulez-vous quon puisse voir 1avenir, cest--dire des choses qui
n ex>stent pas ? Comment voulez-vous que par un acte de volont on produise une
Iransformation matrielle ? Comment concevoir une action distance sans intermdiaire ?
Un homme qui a 1esprit scientifique et qui oserait ne point 1avoirau vingtime
sicle ? doit sentir que cela est absurde.
Et dabord, sil est une vrit bien accrdite dexprience journalire, devidence et
he sens commun, comme la rotation du soleil autour de la terre ou comme la course
(^es poteaux tlgraphiquesle long des express en marche, cest quil nest pas de mouvetnent sans contact.
L etat de mouvement ou de repos dun corps ne peut tre modii que par le mouvement dun corps en contact avec lui. C est un dogme dun usage courant et dont les
tampons des trains et des billes de billard fournissent un exemple quotidien. Quelques
Personnes appellent mme dogme, 1inertie de la matire.
Cependant il est curieux de constater que ce dogme conduirait nier le mouvement,
car il nexiste jamais de contact et lon ne saurait en concevoir la possibilite.
11 est de Science en efFet, pour le moment, que les atomes constitutifs des corps
gravitent, isols dans le vide comme les astres, des distances variables et considrables
au prix de leurs propres dimensions.
On ne peut nier cette distance puisque la dilatation des corps par la chaleur en
hnplique la variation.
Ou pour tre plus e x a c t: des molcules.
8
5r>
L E S S C I E N C E S M A U D IT E S
II sensuit quun tampon de locomotive est un espace vide sem de rares corpuscules suspendusdans 1espace. Dans le heurtde deux tampons il ny apas plus de chances
de contact de la matire qui les constitue que de rencontre entre les bailes de deux feux
de salve changs.
Ainsi les mouvements de toute espce, rectilignes ou vibratoires se transmettent
toujours distance.
Le soleil nest pas sans inlluence sur 1orbite de la terre et sa lumire est perceptible
beaucoup de monde les aveugles excepts, et personne ne nie la distance qui nous en
spare.
La loi de 1attraction universelle formule, et toute lastronomie tudie, des actions
distance, en quoi consiste tout 1univers.
Nous permettrons-nous de les admettre aussi en nous autorisant de Newton qui
lon reconnait communment quelque esprit scientifique.
Pour sauver la thorie du mouvement contraire se propageant sans interruption, on
imagine un milieu plein, l'ther, impondrable, invisible et dont toutes les pithtes
commencent par in . Cette conception ngative sent la scholastique et rappelle la
facult dormitive des graines de pavots. Admettons-la pour ne mcontenter per
sonne. Ainsi la tlpathie deviendra, conime linfluence de la lune sur les marees, une
action par contact immdiat. Je le veux bien.
*
* #
Deuxime vidence de sens connnun. On ne peut pas admettre que le mot Ssame
ouvre une porte, ou que la volont dApollonius gurisse un malade ou que 1'tat dextase de Sainte-1hrse la puisse soulever du sol. La matire seule agit sur la matire
Les idees ne peuvent produire d effet tombant sous les sens. Tout mouvement matriel
a pour cause un autre mouvement matriel.
Cependant la paralysie gnrale est un tat heureusement rare en dehors de la Salptrire. Et si 1'homme se meut, cest que la volont peut mouvoir de la matire. Est-il
inconcevable que la mme volont qui agit sur les atomes dun corps humain, puisse
agir sur les atomes, chimiquement identiques dun autre ?
# #
I)ira-t-on, translormant lobjection, que 1esprit peut agir sur la matire, mais qlie
les idees d un esprit sont enfermees en lui, nont dexistence quen lui et pour 1ui^ et
peu\ ent tie sensibles hors de lui que pour les mouvements de son propre corps qu elles
occasionnent.
Cela se pouvait dire au temps de Descartes et lorsquon croyait la ralite de
lesprit parce quon croyait son unit.
Mais depuis les travaux de Ribot et de Pierre Janet sur les maladies de la mmoire
L E S S C IE N C E S MAUDITES
i5 r
11 de la personnalit, depuis letude des personnes secondes et de Felida, il est avr (pie
le moi nest pas un.
Colonie dules qui sy joignent ou 1'abandonnent, pavillon couvrant des marchan
tes variables, personne morale la manire des communes ou des hospices, il sv
rme des associations, des Etats dans les Etats . Des schismes, des revoltes separalistes parlois heureuses le scindent. Son existence est nominale. Les ides seules sont
relles.
Au caprice de leur groupement les mes se font et se dfont. Les ides en lvent
uitt une tantt une autre. Qui pourrait encore dire que les mes vivent spares ternellement seules, mures dans leur corps et ne se touchant que par eux.
Et ces corps mmes qui peut dire ce quils sont. Nous nen connaissons (pie les sensations quils nous donnent, les ides quelles veillent.
Que peut-elle tre d^indpendant de la pense, cette matire, depuis quil nest plus
'telumire, de son, de chaleur, de solidit, de couleur, de poids, depuis que le monde
11 est plus quatomes suspendus et frissonnant ternellment dans le vide noir.
Et ne leur a-t-on pas dni rceimnent jusqua la forme, jusqua letendue. Les
savants modernes ne les considrent-ils point comme des lieux d intersection de lignes
e forces, comme de simples situations dans 1espace, rels la manire du Pole Xorcl
u du Mridien de Greenwich. Que reste-t-il donc, daprs la Science mme, de cette
matire sinon les sensations que nous lui rapportons; o existe-t-elle, cette matire ?
Que dans 1esprit.
Elle est dans 1esprit mais nous la jugeons extrieure. Pour nous-mmes, nous
sommes esprit, nous ne connaissons directement de nous que nos penses ; nous napercevons qifaccidentellement notre corps et encore sa surface et partiellement; il se mani,este k nous comme font les autres corps et ce 11est pas sans peine que, dans certains cas
spciaux, nous le reconnaissons. A qui nest-il pas arriv de se mprendre comme le
Pel-Ami de Maupassant etk la faveur dun dguisement ou dun clairage inhabituel, de
s;duer gravement son image apparue dans un miroir inopin ?
Des autres, au contraire, nous ne connaissons que la matire de leur corps. Nous
cujecturons qui l ont une me parce que les mouvements de ce corps semblent spont<lus et coordonns. Mais leurs ides, nous ne les percevons pas ; nous pouvons, comme
*es idalistes purs, douter de 1existence de cette me. Les thologiens du Concile de
Sens 11 ont-ils pas longuement discut si les femmes en avaient une ?
ETormalement nous percevons nos ides, accidentellement notre corps, des autres
nus percevons normalement les corps et cest 1objet de cet article de le dmontrer
accidentellement leurs ides.
Spinoza se reprsentait lhomme comme une horloge clairvoyante qui connaitrait
Ses Propres rouages et le cadran des autres pendules.
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15 3
c<piion de 1 impvession, conscience, rflexion, vocation par association dides dc nom1 ix groupes complexes climages, conflit entre les actions quelles provoquent, jusqua
u: clue *11 nimi t s etant faite par les neutralisations mutuelles des tendances contrares
!!0n quon nonime volontaire resulte mcaniquement de 1 equilibre ainsi tabli.
Quand 1 tre est adapte aux excitations qu'il reoit inconsciemment du milieu, il y
lpond inconsciennnent par un rlexe. Sil nest pas adapt une excitation indite le
n iiexe avorte et 1excitation ne produit point de mouvement mais elle devient cons1 nte et produit une image.
#
* *
Comment une excitation peut-elle au choix produire soit un mouvement soit une
ulge ? lout simplement parce que le mouvement et 1image sont la mme chose.
L image nest qu'un mouvement rfchi, une action de 1 etre qui lui est percepau lieu dtre, eomme 1ordinaire, perceptible autrui.
^n peut se reprsenter les tres eomme des circuits lectriques. Toute modification
u cnrant qui traverse un Circuit produit soit un courant induit dans le Circuit voisin
est ce que nous appelons le mouvement, 1action corporelle soit un extra courant
'tans le Circuit mme cest la sensation, limage, le fait de conscience mais, tandis
que le courant induit et 1extra se produisent toujours lun et 1'autre, en psychologie la
sensation ne se produit qu a dfaut du mouvement; 1'une des deux ames en prsence est
seule affecte.
*
* *
m
Lame, ce sont les sensations conscientes, les mouvements de 1 etre agissant sur luiHiine dans les cas inattendus; le corps, c est 1tre agissant sur les autres, ce sont les
sensations des tiers, dans les circonstancs auxquelles nous sonunes prts.
Le corps, cest 1accoutum, lame, cest 1extraordinaire.
Le corps, cest ladministration vue par un contribuable; lame, cest 1 adininistration vue au conseil des ministres. Le contribuable eonnait les leuilles de contributions
llnprimes, les jugenientsdes tribunaux applicjuant les lo is innnemoriales, toute la outine
et condense. Les ministres ignorent tout cela ; on ne leur signale que des plinoln^nes anormaux qui, seuls, affectent la conscience du pavs et ncessitent une action
dlibre.
Mais l adaptation progressive produit le rflexe, la volition repte 1 habitude, et
' habitude immmoriale, l instinct aveugle.
Lame exhale l astrai et l astrai modele le corps, disent les occultistes; la lonction
cr^e organe, dit Darwin.
Ltre est une colonie d ides; les unes mouvantes, prncipe dadaptation de 1 tie
1 son milieu changeant sont conscientes pour lui, inconnues aux tres qui lentourcnt.
L E S SCIEN CES M A U D I T E S
Dautres autour cVelles, qui furent des volitions et des images rptes maintesfois,
sont devenues habituelles et trs obscurment conscientes ; dautres enfin si intgres, si
lixes par la constance des excitations extrieures toujours semblables, quelles sont
totalement ignores de 1tre, ne sont exclusivement actives et perceptibles que pour les
autres tres, on les nomme le corps, les cellules vivantes, la chair.
Pour nous donc la chair nest que les ides tout fait hrditaires et inconscientes,
les mouvements perceptibles seulement aux tiers, 1 ame ce sont les mouvements nouveaux et rflchis ignors des consciences voisines.
l.ntie 1 ame et le corps, dliant ces deux rgions intrieure et extrieure de l tre,
une lgion existe interinediaire et mal definie, dont nous avons une conscience obscuro
et difiuse et dont les autres ont une intuition prcaire et incertaine, ce sont les sentiments, les tendances, les habitudes, la partie motionnelle de 1tre, les fonctions formatrices du corps, 1astral.
Aloih que 1 on devine difficilement les opinions d une personne sur un thorme de
gomtiie, on peroit dj obscurment ses tendances, ses sentiments habitueis, son
caractre.
Cest ce monde de corps futurs, dinstincts naisssants. dides sincarnant, de fonctions en travail et se crant des organes que 1occultisme appelle 1astral.
#
* #
Entre la lumire et la pnombre, entre la conscience lucide, la subsconscience et la
manifestation matrielle, entre lame, 1astral et la chair point de barrire ; tout se fond.
Ce qui hier, par la rptition, tait ide se fait habitude ; 1astral se fait chair. Mais
le milieu change : 1'instinct ne se satisfait plus et la chair gne ressent la nouveaut de
1ambiance et se refait ide.
Les trucs des anctres dans la lutte pour la vie, se muent en instincts et ceux-ci
modlentles corps des ils. C est la variation des espces de Darwin, lame cest la nou
veaut individuelle, le corps cest la tradition de la race.
Aussi l hrclit nagit point sur 1esprit; les corps du pre et du ils sont presque
semblables ; leurs tendances, leurs caractres sont analogues.
Combien de rptitions faut-il un acte pour devenir tendance, la tendance pout
devenir instinct presque corporel ? Cela varie avec 1intensit de 1excitation, avec 1tat
de 1Etre.
Nous disions que ce qui empchait le rllexe, ctait la contrarit de mouvements
simultans et incompatibles.
Mais que lEtre se dissolve, quil tombe en syncope, qu il rve ou meure, le lien
dissous, toutes les tendances se ralisent en faits ; il n'y a plus de conscience : c o n u n e n t
se rflchiraient-elles en images vers la conscience ? 11 n'y a plus de lien ; qui les lorcerait s'opposer pour les rflchir ? Ainsi, dans un thtre incendi, la foule sentasse
v ers les portes obstrues de corps et tourbillonne en un remous qui rejette les faibles
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L E S SCIENCES MAUDITES
155
dans un brasier lumineux. Mais que les murs seffondrent, toute la foule s epandra au
dehors et les passants verront leurs visages hagards.
Cest la tlpathie.
MM. Gurney, Myers et Podmore *, M. Camille Flammarion ont rapport des
entaines de ces manifestations. Dans toutes on parait ne pas avoir remarqu assez que
ktre apparu tait, lors de lapparition, soit endormi, soit vanoui, soit mourant ou
plong dans le coma, soit plong par la concentration de sa pense dans une quasiinconscience.
#*
Nous avons dit que la matire tait 1envers de la pense, comme la pile et la face
dunepice de monnaie,
Ce qui le prouve, cest que quand une pense apparait, elle se manifeste en changeant de forme;
^
* ( 5 <)) M me P a r i s , n e G r i l i t h s , 3 3 . I l i g l i S t r e e t L o r e s t o , 30 a v r i l 1884.
N o u s tio n s u n e
>aul
fa in ille d e
liu it
e n fa n ls,
u n s e u l (1e n t r e n o u s , I I . . . . C e i r t a i t
II v
pas
v in g t a n s, n ou s tio n s to u s
la in a is o n ,
la s u ite d un a r r a n g e m e n t c o n v e n u , m a is sem -
II... d e v a i t n o u s r e j o i n d r e le in e r c r e d i 3 a o t , e n
b l a i t - i l le r s u l t a t ( P u n e s r i e d e c o i n c i d e n t e s .
p u ttan t s a p o sitio n , p o u r p a s s e r q u c lq u e s jo u r s
d im an ch e q u i p r c d a it sou
l a i n a i s o n a v a n t d e u o c c u p e r u n e a u t r e . I.e
a r r iv e . n o u s a v i o n s t
1 g l i s e ; c t a i l
l a p r e n i i r e 1o i s q u e j ' y
d lais d e p u i s u n e l o n g u e m a l a d i c .
M a scrur, trop o c c u p e d e
sa
p etite
n i ce,
1' A m e s P a i n i e d e m a s o n i r , M lle V . . . , u n e
dam e
ue nous
russe
a v a it p a s a cco m p a g n s. N o u s rencon-
des
p lu s
d istin gu cs et
trs
in tclligen te.
I.lle r e v i n t a v e c n o u s e t n o u s i n s i s t m e s p o u r q u e e r e s t t d j e u n e r a v e c n o u s . M a s c e u r t a i t
n c h a n t e d e l a v o i r p r s d ' e l l e p o u r lu i r a c o n t e r l e s c h a r m e s p r c o c e s d e
n o t r e t r s o r d e n l a n t .
m in u tie u x
M11' p u t t r c l a c a u s e d a i n e i n q u i e t u d e .
p o u r d m o n t r c r q u il n y
M a sceur ta it en
bonne
a v a i t rien c e m o m c n t
san t,
elle
se
p o r t a i t in rn c
" d e u x q u e d h a b i t u d e . E h b i e n . n o u s a v i o n s l i n i l e p r e n d e r p l a l , e t l e d e u x i m e liit p l a c s u r l a
lab le, lo r sq u e
M " e J ... d e m a n d a :
n i*re lit 1o b s e r v a t i o n q u e l l e a v a i t
est
ip iitt
M a ria n n e ?
l a l a b l e il. y
M a r i a n n e c t a i t m a
sceur.
Ma
a v a i t q u e lq u e s m in u tes, e t q u e l l e s e m -
b l a i t i n d i s p o s e . .le s o r t i s i i n i n d i a t e m e n t e t a p r s l a v o i r c h e r c h e p a r t o u t d a n s I a i n a i s o n s a n s
*a t r o u v e r , j a l l a i
C a rri re
P u u va it v o ir
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dans
le j a r d i n .
ca rri re
L je
abandonne,
1eau s t a g n a n t e
la
tro u va i a ssise ,
re m p lie
d e a u
la t te d a n s les m a in s , r e g a r d a n l l a
d e p u i s d e s a n n e s . l ) o i i e l l e t a i t , e l l e
e t n o i r e . E l l e n e s ?a p e r c ; u t p a s d e m a p r s e n c e . J e l u i m i s l e s m a i n s
s u r US p a u l e s e n l u i d e m a n d a n t : Q u y a - l - i l ?
E v id e m m e n t
elle
n e m e s e n t i ! ni n e m e n -
l e n d i t ; j e m e m i s a l o r s c t c P e lle e t j e n o u b l i e r a i j a m a i s le x p r e s s s i o n d e s a l i g u r c E l l e a v a i t
a m d t r e c o m p l t e m e n t p a r a l v s e p a r l a p e u r e t
|1
c o m i n e si e l l e a s s i s t a i t
1h o r r c u r .
u n e s c n c h o rrib le s a n s
Ses ycu x
p o u v o ir
etre
s e m b la ie n t trc rivs
d a iiciin sccours. Q u y
^Inntasms of the living. Traduit par .N. Marillier (Bibliothque de philosophie contemporaire) sons
lltre : ^es 4' Hallucinations tlpathiques
L inconnu et les problmes psychiques. Librairie Flammarion.
L E S S C IE N C E S M A U D I T E S
156
a - t - i l , m a c h r e ? . E l l e n c s a p e r u t p a s e n c o r e q u e j t a i s p r s e n t e e t q u e j e l a t o u c h a i s . Q u e l
(ju cs s e c u n d e s
p a ra issa n t
aprs,
ellc
s a p e r c e v o i r
a n x ie u se . T o u te fo is clle
Jc la p ria i d e
poussa
dc
m a
un
cri d a n g o i s s e c o n l e n u e t d i t : O h ! il e s t p a r t i . P u i s ,
prsence,
tait un p e u
si
il
tc rrib lem en t, m a is d e
m c n t , c o m m e s i c c l a lui a v a i t
coftt d e s
c h o s e d c terrib le. J c r c p o n d is
Q u el c s tlc m om enl o
la
p e r s u a d a d c se s o u la g e r en
scrv icc dc
q u e lle
regard
de
su p p licatio n
le s u p p o r te r p lu s
l o n g t e m p s , clle
e s t p a r t i m o n p a u v r e c h e r I I . . . . J c l a p r i a i d e n c
m e r a c o n te r q u e l m a lh e u r ta it a r r iv . T r s len lc-
ce la
II s e
p a s s e q u e lq u c
d e p c in e la fa ire r e n tre r a v e c m o i d a n s la
ni m e tr o u b le r . J e
t a i t a ll e a v e c m a seeur d a n s s a c h a m b r e , e lle
cc
un
l g r e : B icn
d e m m e n t elle n e d s ir a it p a s n f a g i t e r
dc
m oi
il n ' y a p a s d m e q u i p a r a i s s e d e v a n t s o n C r a t e u r ? . E l l e t r e m b l e et
jc rcu ssis en m e d o n n a n t b e a u c o u p
sio n n e
vers
clle n a v a i t p a s p u
d i t : O h J . . . , il e s t p a r t i . O h ! m o n D i c u
si
to u rn a
so u la g e , p u is
ren trer e t a lo r s , c o in m c
p a s sc co n lra in d rc
clle
lui r a c o n t a n t t o u t c e
e n ten d it
P ap rs-m id i. A
in sista
pcu
q iP e lle q u itta
prs
vers
nc p e n sa is
pour
q ire lle
p lu s
se
cham bre. E v i-
l i n c i d e n t . M ,le J . . .
couchA t
e t p u i s e lle la
q u i s t a i t p a s s e . E l l e ( M Ilf J . . . ) f u t s i i m p r e s -
ma
sau ir
en
lu i p r o m e t t a n t d c r e v e n i r a p r s l c
v e l l c q u e n o l r c c h e r I I . .. s Y d a i l n o v e . II I a i I e n r o u t e p o u r P g l i s e a v e c l e s a u l r e s m e m b r e s d u
chcrur. T e n t e s
posrent d c
p a r le t e m p s d l i c i c u x e t P a s p e c t s d u i s a n t d c l e a u , p l u s i e u r s d e n t r e
prendre
e u x pro-
l a d e r n i r e , I I... . 11 a c c e p t a , d e s c e n d i l
u n b a i n : E n c o r e une fo is, c e s t
le p r e m i e r c t il P t a i t e n c o r e e n t r e d a n s l e a u q u e j u s q u a u x g e n o u x , l o r s q u i l s c r i a q u * i l a l i a i l
s c n o y e r . S e s c o m p a g n o n s f u r e n t I r a p p s d c t e r r e u r e t d c l a r r c n t p l u s l a r d q u il l e u r a v a i t t<*
im p o s s ib le d c faire un m o u v e m e n t .
I/un
d e u x c e p c n d a n t
recouvra
su flisa m m e n t
sa prscncc
d e s p v i t p o u r p o u v o i r p o u s s e r u n cri e t p u i s p o u r c o u r i r P g l i s e q u i t a i t t o u t p r s . II s c r i a :
G . . . , I I . .. s e n o i c , v i e n s v i t e ! G . . . s l a n a h o r s d c P g l i s e s c d s h a b i l l a n t e n r o u t e c t j c t a n t
sos
vtem en ts
le l o n g d u
ch ciu in ;
il
san ta
dans
Peau
et
a u r a i t s a n s d o u t e s a u v I I . . . s*il n e
s t a i t p a s c r a m p o n n lu i. I l s s * e n f o n c r e n t t o n s d e u x p o u r n e p l u s r e p a r a i t r e , j u s t e q u e l q u e s
m in u tes a v a n t
2 heures
( t a u m o m e n l m m e o u m a s a u i r s Y t a i t c r i c e : II e s t p a r t i !
N o u s la tr o u v m e s p ro lb n d m e n t
m a is to u l fa it p r p a r e
en d o rm ie
la n o u v i d l c . L o r s q u e
avant
P air d a v o i r v ie illi d e p lu s ie u r s a n n e s ,
m on
f r r e l a r v c i l l a . e l l e d i t : E s t - c e q u ils
s o n t v e n u s ? I l s n e P o n t p a s e n c o r e a m e n la m a i s o n , P e s t - c e p a s ? M I,C J . . . v i n t , s e l o u t o u t e
apparence,
tou t
fa it p r p a r e a p p r e n d r e n o tr e c h a g r in . E lle m e r a c o n ta p lu s ta r d q u e m a
s c v u r l u i a v a i t d c r i t la s c n c
et
P en d ro it, q u o iq u e
a s s u r m c n t e l l e n ' y e u t j a m a i s t . . . I I . . . nC
s e b a i g n a i t p a s l e d i m a n c h e el r i e n n e p o u v a i t s u g g r e r m a s m u r P i d e q i P i l le p u t f a i r e .
S i c Y t a i t m o i q u i a v a i s r e e u ecd a v ( u * t i s s e m e n t . c e p r e s s e n t i m e n t , c e t t c r v l a t i o n
o u c o m m e o n le v o u d r a n o m m e r , o n a u r a i t p u c r o i r e
tait s u iv ie ta it u n e c a u s e
ma
sau ir.
E lle
a vait
a lo rs
que
m a l a i b l e s s e (d
la
n e r v o s i t q u i s e n
p r d is p o s a n te . M a is ce tle ra iso n n c p o u v a it p a s lr e in v o q u e p o u r
vin gt-sep t
ans
et
on
to u jo u rs
d c la r
cjue
nous
tio n s
des
l e m m e s r a i s o n n a b l e s e l d e s p r i t r a s s i s .
Dans cette aneedote on voit que les sensations subjectives de H * ont pris en se
transmettant la lorme objective dimages matrielles. C est une preuve de plus que la
mme chose est, suivant celui qui le peroit, sensation ou mouvement, matire ou espiit.
II en est de mme des prophties.
:f l-es Hallucinations tlpathiques, p. 79.
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L E S SC IE N C E S MAUDITES
16 1
##
iSous disions que les Etres taient permables les uns aux autres, que tantt leur
curps seul, tantt leur astral se manifestait; parfois il arrive que des tendances comnuines existent ensemble dans beaucoup d ames.
Et si un Etre se trouve alors apte percevoir avec une clairvoyance extrme nonseulement la chair visible, mais mme cet astral encore incompltement incarn, il le
! roit ncessairement sous la forme dune image matrielle, car toute ide sinearne en
s mamfestant; prend en passant dun tre un autre, le signe du non-moi.
Ee prophte alors voit actuellement raatrielles ces tendances astrales qui nc seront
''lie pEis tard incarnes, qui peut-tre ne le seront jamais.
#
##
Mais dans 1Univers il 11V a pas que des Etres, il v a aussi les cboses. Dire que la
natiere n est que mouvement et que le mouvement nest ([ue la figure extrieure de la
'ensee, c'est dire que 1Univers entier est anime, que tout vit, que toutes choses ont
une me.
Nous le croyons en effet. II est des Etres simples dont 1adaptation au milieu fut
lpule et promptement parfaite. Ceux-l nont plus, sous 1'influence des phnomnes
externes, que des ractions automatiques relativement sinq)les ; dobscures attractions,
les affinits chimiques presque aveugles sont tout leur astral. Elles sont si entirement
fixes dans une tradition de tant de milliards de sicles que toute imprvu, toute sensaLIOn clairement consciente est presque impossible en elles. Dautres sont ce quelles furent
ct tendent devenir ce quelles sont. Toute ide tend sagrger dautres, se faire
centre, devenir un Etre ; tant que cet Etre nest pas organis, adapt au milieu, quun
equilibre de ractions aux excitations extrieures ne sest pas form, il reste constitu de
Pures ides ; tout lui est imprvu car il nest organis en vue daucune ventualit. II
reste plastique, et saccroit et grandit et se fait plus coraplexe tant que les vnements
Sont nssez variables pour le laisser fiuide et flottant.
Ces amas simples ou composs, futures choses ou futurs tres, nbuleuses fiuides
'1UI tendent devenir des astres ou de petits bolides, ides sporadiques ou formes astrales,
ebauches des ralits dedemain, voguent ainsi dans 1 L nicers entre les Etres.
C est delles que le mage tient son pouvoir; cest par elles qu il peut crer et qu il
aK>t sur le monde matriel de demain.
II les coagule et les fixe en matire ; il les dissout en ides lorsquil suscite une
nouveaut plus puissante que ce qui s est tabli en elles dj de tradition.
La mort dans une forme de 1astral ou dans un Etre, cest une excitation si nouVelle et si inattendue, quelle droute la fois toutes les ractions traditionnelles du
01Ps et mme de 1astral rparateur de la chair.
Lequilibre est rompu et la sensation consciente dun imprvu intense fait vibrer
1 me qui reste seule indestructible par sa souplesse mme.
L E S SC IE N C E S M A U D IT E S
I 62
De 1Etre il ne reste plus que le mobile assembage des souvenirs conscients et des
dsirs, des tendances les moins corporelles.
Ainsi la vague gante dune torpille ventre les monstrueux blindages dacier duu
cuirass descadre saus dchirer le lger et llottant pavillon de sa poupe.
*
##
Ces ligues furent crayonnes une nuit quaccoud la jete de Dunkerque, je regardais les fanaux des projecteurs argenter au loin la mer.
Sur le rempart, des liommes sagitaient dans 1aveuglante lumire; on ne voyait
rien deux que de 1obscur mouvant, des trous dombre dans cet blouissement.
Mais des rayons schappaient, fusant vers lhorizon; les uns se perdaient sur les
vagues et rien d'eux ntait visible, ni des vaisseaux de guerre mouills en rade, ni du
rivage, qime vague clart laiteuse dilue sur les lam es; dautres rayons se dardaient
plus loin ; et aux oficiers accouds au bordage des navires, manifestaient, incamaient le
rivage obscur.
Et des vaisseaux lointains,un rayon venait aussi, obscur mes yeux et trou dombre
sans doute, par tout ce quil illuminait l-bas pour dautres yeux ; je pensais dautres
centres de lumire plus splendides, ravonnant leur nergie vibrante, l un vers 1autre, a
travers linfini, aux ames qui sont des toiles, aux Ides radieuses prolongeant leur lueur
dans la pnombre astrale et la nuit de la chair jusqu la splendeur lointaine des toiles
soeurs.
Et je songeais aussi que ces ides que je notais fivreusement, autrefois, les a v a i e n t
annonces au Monde de lointains anctres, que dans 1Inde sacre trente sicles avant
cette nuit, les Brahmines prchaient le dogme de la Nahash et quil y a dix-huit cents
ans 1Evangliste crivait:
In principio crat Verbum
E t Verbum caro factum esl.
Edouard d'HOOGHEA u m o u i e n t oi c e l t c t n o n o g r a p h i e e s l m i s e s o u s p r e s s e , p a r a i t c lie z F l i x A l c a n l a d e u x i n i c
d i t i o n d u u l i v r e le M . F l o u r n o y , p r o f e s s e u r l a F a c u l t e d e s S c i e n c e s d e G e n v e :
In Plante M ars.
je u n e
C e s l 1' l u d e d ' u n c a s d e s o n m a i u b u l i s i n e ( r s c u r i e u x p r e s e n t e p a r u n e j e u n e
e m p l o y e d e e o m i n e r e e s u i s s e , M 1' H l n e
G ctte
Des Indes
lille
d es visio n s
el
la il
S m ith , et
d e s rcits
rap p o rtan t
des
ex iste n ces
q u elle
aurait autrefois vcues la lin du siele dernier, sous le noin de la reine M arie-Antoinette : il J
a ciiHj c c n l s a n s , d a n s l i n d e , s o n s l e
nom
d a n s la p l a n t e M a r s . M . F l o u r n o v v o i t
p rin cip a u x
<*l p a r
S im a m lin i, p o u se d u X a y a k a S iv r o u k a et aussi
dans ces
la n t d e p e r s o n n e s s e r a c o n t e n t d a n s letirs
personna^es
de
le sq u e lle s
rcits uno d e
c e s '< l i i s t o i r c s c o n t i n u e s <IU<
i n o m e n t s d e d i s l r a c t i o n s , d o n l cd les s o u l t o u j o u r s le>
elles
se
donnenl
rillu sio n
de
re x iste n ce
q u e lle >
a u ra ic n l so u h a il v iv re .
II s a ^ i r a i l
iei
de
M ne II. S n i i t !i. M a i s
r<euvre
il e s l
p a s s e le r c i t h i n d o u ,
d une
p e rso n n a lit s c c o n d e , su g ^ r e p a r
T e n l o u r a g e s p i r i t e <I<*
d i l i c i l e < r e x p l i ( p i e r q u e Uvs n o i n s d e s p e r s o n n a g c s e t d e s v i l l c s o
ign o res
dc
la
p lu p a rt d e s
h isto rien s
de
1 I n d e
et
des
o r i e n t a l i s t e s , se
00076229
L E S SC IE N C E S MAUDITES
1 63
dans des
liisto ires
D a u t r e p a r t , c l l e
peu connues
que
p a r le une la n g u e
cette
g o g ra p h iq u e,
que
M ll# S m i t l i
je u n e e m p lo y e ne se m b le p a s a v o ir
o , m a l g r Ia
d i f i c u l t d c r i r e s o u s s a
d icte,
i ' s m o t s s a n s c r i t s a u t h e n t i q u e s e t d o n t le s e u s s e r a p p o r t e s e s v i s i o n s , o n t p u tr e id e n tii s .
O r , le sa n sc r it. t a i l
d. I d o u r n o y r a p p o r t e
un
a u x v e s i c l e l a l a n g u e q u e p o u v a i t p a r l e r le n a y a k a S i v r o u k a .
ce rta in
nom bre de
f a i t s d a p p o r t s ,
n c i d i t e t d e t l p a t h i e t r s i n t r e s s a n t s . II s ,e f l o r c e
' in e s o c c u l t i s t e s n y p a r v i e n t d a b o r d
pas
dans
de
l vita tio n , de
E n ln ,
tlk in sie, do
d e l e s e x p l i q u e r s a n s le s e c o u r s d e s d o c -
beaucoup de
c a s , et
co n clu i
in a len ien t
la
de
la
alit d e la t l p a t h i e e t d e l a t l k i n s i e .
M a i s il e s t s u r t o u t i n t r e s s a n t d e r e m a r q u e r
que
les c o n c e p tio n s
des
p sy ch o lo g u e s
des
II u n e c o n s c i e n c e
p e rso n n a lit s
m ltip lo s
n o u v e lle des te n d a n c e s
du p h n o m n e d e s A b w e h r p s y c h o l o g e n ,
ntonses,
rapprochent
A stral e t d e s
chaque
jo u r
de
la
th o ries
bien
les
e x p rie n co s
su iva n to s : M .
R.
la
m a is
n y t a i l
p a s encoro
vonue
nont
lectu re
L. ta il descendu
ln en t l u i a p p a r t e n a n t l o r s q u e j * y v i n s a v e c M l,e R . B .
s n
t lk in siq u e
scien tifiq u es
co m p rise s,
dos
m odernes
r ie n
de
tats
do
n o lre
su rn atu rel
de pense
et
m o tio n n els
la
th o rie
de
ni m m e
de
lu cid it je
d ep u is doux jo u r s d an s
e t M . K. W .
1a r r i v e d e M .
d ep u is
r c ip ro q u e , do la rlex io n
c o n t r a ria n t l a p e r s o n n a l i t n o r m a le ,
facu lte
u p ra n o n n a l. C o m m e c o n tr ib u tio n a u x tu d es su r
' ite r
leu r p n tr a tio n
m o tio n n elle s
et
los
et de
p u is
un app arte-
M ,le H . K. c o n n a i s s a i t l a i n a i *
H.
L.
q u V l l c n a v a i l
ja m a is vu.
S a c h a n t q u e l l e a v a i t d j t h y p n o t i s e , j e lu i p r o p o s a i d e r o n d o n n i r . J o b t i n s le s o m m e i l p a r
4 f i x a t i o n d u r e g a r d , q u e l q u e s p a s s e s l o n g i t u d i n a l e s el la c o m p r e s s i o n d u v e r t o x lo rscju e j e v i s
q u e lle a v a i t p e r d u co n scien ce.
J e d e m a n d a i a l o r s M . R . L . e e q t f i l f a l l a i l l a i r o . II m e d e m a n d a d e p r i e r l e s u j e t d a p p o r le r
t r o u s s e d e t o i l e l t e . E lle n e no p o u v a i t c o n n a f t r e c o ito t r o u s s e l a q u e l l e d e s l e d b u t d e la
'' u n io n il n ' a v a i t t f a i t a u c u n e a l l u s i o n , ni
< fu o iq u e l l e e u t l e s y e u x
fen n s ( j e n
s a situ atio n q u e j i g n o r a i s
m o i-m m e. N a n m o in s ,
le s cils), e lle
so rtit
Ven
s a n s h sita -
retira p o u r m e
,a remettre.
M . H. L . d e m a n d e a l o r s s o n l a c o n d * e a u d e c o l o g n e .
E lle
sc* d i r i g e a v e r s
la
ta b lc
d e to i-
^ R e (M piit, a p r s q u e l q u e h s i t a t i o n , l e f l a c o n d e m a n d p a r m i p l u s i e u r s a u t r e s d o n t la t a i l l e , la
lo rn ic
el
le
houchon
de
au
p o i n t q u e M . R . L . d u t o u v r i r le l a c o n
p o u r s a s s u r e r q u * o ' l o n e s t a i t p o i n t t r o m p e .
E n l i n il l a p r ! a d e l u i r e n i e t t r o s o n
d u n o p i l e d c v o l u m e s s u r la c h e m i n e
j ,lS(|ii
livre
d c o n o m i e p o l i t i q u e . C e
d uno s a l l o
,l r a p p e l e r 1o r d r c q u e M . H. L . p r e c i s a : u n l i v r e
et p r it
le
livro
I,<is o u v e r l s u n i n s t a n t . E l l e n e c o n n a i s s a i t p a s
,n<i n c ni l o s f l a c o n s d e
p a rfu m erio
de
M.
!l< p o u v a i s t b r m c r a u c u n e i i u a g c
d a n t r o s o b j e t s v o i s i n s . 11 d u t
v e r t . A y a n t
m o i-m m e
a u m ilio u d e s a u tr e s .
R . L . ni lo s l i v r e s q u il a v a i t
Les yeux
le d t a i l
n e s taien t
apports a v e c
in d iq u e r u n e v u e re elle,
p h n o m n e do
les y e u x
lu i.
Ce
o la n t le r-
lu c id it q u a uno le c tu r e d c p e n s e e s c a r jo
d e s o b jets d e m a n d e s ; M . R. L .
le p o u v a i t
^ > p n o tis e p a r m o i. n a v a i t p a s t m is e en r a p p o r t a v e c le s a s s is ta n ts .
rpt
l o s l i v r o s d e M . R . L . e l j e no c o n n a i s s a i s m o i -
d e t a i l d e c o u l e u r d u livre* e s t c u r i e u x e a r il s e m b l e
,l<,s. ,F( c r o i r a i s p l u s v o l o n t i e r s u n
e t a i t a u m ilio u
c o l t e c h e m i n e m a i s l s a r r e t a e l l A t o n n a les l i v r e s p u is
* He o l e n d i t I a m a i n s a n s h s i t a t i o n
livre
s o u l e t M ,,e R . B . ,
t . d //.
Clairvoyance
Psychom trique
i
Louvrage le plus iniportant sur la psychonetrie, est sans contredit, letude publie par
illiam Denton sous le titre de Soul ofthing >',
ame des chses. Dans cet ouvrage, j ai pu nie
enche eompte des mthodes dentrainement
necessaiies pour dvelopper en soi cette faculte.
a pi emii e exprience ayant russi, je continuai
ct pendant six annes, je fis de nombreux essais
qi servent de base la presente tude.
Je dois dire avant de dcrire les principales
ansfoi mations subies pendant le dveloppement
la faculte, que ces notes sont exclusivement
lon dems
L E S SC IE N C E S MAUDITES
Une des premires expriences cites par Buchanau,auteur dun mannel de psycliomtrie trs remarquable, fut excute avec une lettre. On remettait au sensitif une lettre
t ente par une personne quelconque, il dcrivait alors le caractre de 1 ecrivain et quelquefois sa personne dune faon minutieusement exacte. Ce fut par cette exprience que
je dbutai. Prenant une lettre au hasard parmi sept ou huit autres, je la plaai sur mon
ont et, mon grand tonnement, je vis se former devant moi des images confuses
labord, mais qui, peu peu, se fixrent. Je reconnus une station de chemin de fer avec
!S nit Melun crit sur les nurs. Dans une chambie dont les fentres donnaient sur
Ia campagne, un jeune homnie brun, coiff dune casquette demploy, crivait sur une
fable en bois blanc, un train express passa et il leva la tte ; or la lettre avait t crite
par un jeune employ de chemin de fer de la gare de Melun au moment du passage de
1express et dans un bureau qui correspcndait bien la description donne. Ce premier
cssa* tait, comme on le voit, assez encourageant.
J ai dit tout 1heure que la facult psychomtrique qui s'tait si promptement
! ev^le, avait subi de nombreuses transformations.
Je ne puis dans un article forcment restreint que donner une idee de ces differents
cliangements. Je diviserai donc cette courte tude en cinq parties, et, je citerai deux ou
Uois expriences choisies parmi les plus interessantes. De plus, je dois prevenir que la
plupart de ces essais ont t faits en prsence doccultistes trs comptents.
III
i r>6
L E S SC IE N C E S M A U D IT E S
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ployer correctement son existence daprs les signes clont les combinaisons lui indiquent
sa Destine.
Lire la Destine ! Voil le grand grief des gens srieux(?) contre la Chiromancie.
Lire la Destine,cest une superstition abominable ; nulnepeut davance savoir 1Avenir,
dit-on.
Eh bien, je vous affirme moi, et mon exprience me permet de le prouver, que si
on ne peut pas voir 1Avenir de faon absolument prcise, ou peut en avoir la prescience,
on peut le prvoir d aprs le plan trac pour la vie de chacun.
Raisonnons un peu, voulez-vous ?
Un enfant monte sur une chaise, vous lui dites de descendre en lui prdisant quil
tombera. II vous coute et il ne lui arrive pas daccident. Sensuit-il que votre prdiction
tait fausse ? Non, il sensuit tout simplement que votre prvoyance intelligente a su
viter un malheur.
Voil le Arai rle de la Chiromancie, vous montrer ce qui vous menace, et vous
viter des malheurs. Mais elle ny arrive pas toujours parce quon la met en doute, on
ne 1 ecoute pas.
Lenfant, ds que vous avez le dos tourn, remonte sur sa chaise, il tombe et ne se
fait pas grand mal. II en dduit que vous 1avez effray tort, que votre exprience est
vaine. II devient plus audacieux et il se moque de vos avis. Un beau jour, toujours
imprudent, il tombe et se casse une jambe. Cette chute ntait pas fatale, cest bien lui
qui Va voulue, son libre arbitre a t mis en jeu.
La Chiromancie vous dira vos tendances, elle vous prviendra des prils physiques
ou moraux qui vous menaent, elle vous dvoilera les forces intimes, les ressorts de
votre caractre et de votre temprament,cest vous duser intelligemmentde ces materiaux dont on vous rvle les qualits ou les dfauts pour btir 1difice de votre vie.
Tendances, inclinations, atavismes, ont t par vous appports en ce monde; vous
les avez trouvs dans votre berceau comme prsents des Fes bienfaisantes ou mahcieuses qui prsidrent votre naissance.
Les Fes ? Ouest-ce ? Sinon les in fluences, ce qui a flu en nous lorsque nous
avons pris vie sur cette terre.
La Chiromancie vous dira tout cela, cest une Science dapplication ; comme toutes
les Sciences de cette sorte, elle a des signes, elle a des rgles, elle a des formules gnerales, elle sappuie sur des observations, elle se prouve par des expriences. Les Anciens
la plaaient dans la Thrapeutique et ils en faisaient grand cas. La Thrapeutique procdait pour eux autant de la psychologie que de la physiologie, car la Thrapeutique
tait lart de dompter la Bte, cest--dire 1 mconscient qui lutte toujours en dedans de
nous.
Ou'est-ce que le pouls ? Un indice de la circulation du sang, un compteur. P o u r q u o i
ny aurait-il pas dautres enregistreurs naturels des phnomnes invisibles qui perturbent
le dedans du corps.
Quand vous voulez aller en une ville ou en un pays inconnu, que faites-vous ? ^ U:>
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LE F E N T A C L E DE TBITH M E
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iiete/, un plan cie la ville, une carte du pays. Vous tudiez soigneusement les divers
' nes indiquant les routes, les difices, montagnes, rivires, etc., afin de n etre pas la
lei ci (le 1ignorant qui pourrait vous garer au lieu de vous montrer le cliemin. Eh
>len ' ^'eu, dans sa bont, nous a donn une carte routire, un plan nous permettant de
;iire, sans trop de risques, le voyage de la vie.
Xon-seulement 1tude de la Chiromancie vous servira vous guider, mais encore
onnaitre les autres, les utiliser ou.... vous en garer.
En serrant la main qui vous est tendue, en invitant cette main presser la vtre,
'ous pouvez savoir tout de suite si vous a vez affaire quelquun dactifou quelquun
nnchalant, un tre de volont, d energie, ou une personne faible et facile
diriger.
Un tre vous abandonne-t-il sa main, regardez les doigts! Sont-ils lisses ? Sont-ils
noueux} Sont-ils fusels ? Sont-ils carrs ? Sont-ils spatuls ?
Si vous avez tudi quelque peu la Science des mains, vous vous ferez immdiate;nent une ide gnrale du caractre, du temprament, de la constitution et physique et
inorale de votre interlocuteur. Voil pour le ct direction; et pour vous et pour les
nutres, le ct aimable de la Chiromancie. Le ct srieux est dans la paume; cest l
que s crit le livre de la V ie; le dos de la main en est la couverture; les doigts en sont
Jes signets.
On a d it : La main, cest 1homme. Et cest trs vrai, car la main crit! Or, si on
a pu russir faire parler des animaux, leur faire imiter le langage de lhomme, jamais
n ne les a vrus crire et rendre par un signe graphique ce qui se passe en leur cerveau.
Ouelle merveille ! La main crit! Et cest sur la main que la Nature a crit le livre
de la vie de lhomme. Peut-on concevoir une synthse plus admirable de la sagesse du
Crateur!
J essaie de faire apprcier quelques-unes de ces vrits admirables dans le petit
'olume de Chiromancie que je viens de faire paraitre, dbut dune srie detudes sur
Cette Science morte, dont j espre faire une Science vivante et surtout absolument ncessaire et utile.
Qui donc hsiterait, tant donns les rsultats acqurir, apprendre, dchiffrer,
tl lire le parchemin de la Destine, le granel livre de compte dont cliacun apporte en
naissant une dition en deux volumes ; le volume du Doit, influences astrales, desquelles
Je vous parlerai un jour; le volume de 1Avoir, que lhomme devra balancer de manire
Hne pas faire faillite en cette vie et banqueroute dans lau-del.
Apprenez la Science de la Chiromancie, exprimentez-la, suivez-la, obissez-lui et
'u s donnerez tort au vieil axiome, car vous aurez trouv, tant donne la bonne
direction de votre vie, le bonheur en ce monde.
A . dt TH B ES.
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SAMItiNXK
APOCALYPTIQUE
S i P e a u d \ \ n e n iY *lait c o n t e ,
J v p r e n d r a is
un p l a is ir e x t r e m e .
Mais le simple ruditsait que Peau dAne nest autre que la belle jeune filie Vdique
Ouschay, filie de Rajapati, roi des choses cres. Ce serait, dit lerudit, 1Aurore, filie du
Soleil. II sait que Barbe-Bleue nest autre qulndra, le dieu h la barbe dazur; ce serait le
mme soleil, qui tue successivement les sept jours de la semaine. Viviane, la fe charmante et blonde, dont les yeux langoureux enchantrent renchanteur Merlin, est la
rincarnation celtique de 1Onrphale du mythe Hraclen ; elle est encore une manation
de la Lune souveraine maitresse de la mlancolie , comme dit Cloptre Antoine.
Chaque personnage de lgende pourrait proclamer, comme Obron parlant par la
divine voix de Shakespeare : Xous autres esprits, nous ne sommes pcts seulemcnt ce
que nous semblons tre . En effet, Obron donne qui 1entend le secret du Grand
CEuvre.
Enfermer une belle lgende dans la prison dune signification unique et limite, ce
serait folie. Si elle sempare jamais de 1imagination humaine, cest quelle lui chante
une chanson ou chaque homme trouve sa joie, cest quelle parle chacun dan?
la langue qu'il entend. Le peuple senchante de 1aventure quil y dcouvre; mais la
transmettrait-il si fidlement aux gnrations suivantes, si son instinct ne tavertissait
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t h a s
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Le pote, lui, voit la ralit. Oui, ce que le vulgaire pense tre la fantaisie dune
im;tgination capricieuse et drgle, cest une vision de la ralit essentielle, exprime
par un Symbole ou par un Signe, car il nest pas dautre rnode dexpression.
Crois-tu qu Homre soit un menteur ? II est la vracit mme. Et penses-tu que
le: lommes depuis trois mille ans lui paieraient le tribut de leur admiration s'il avait
111 di, mme dun mensonge sublime ?
Et veux-tu pntrer le M ystre ? Consulte Lonard de V in ci: le sourire de ses
lemmes est une rvlation. Interroge Rembrandt: dans le duel de la lumire et de
11':nbre_, il a enferm plus de choses que nen connait, Horatio, la philosophie debeauC'l,P
g ros livres pdants et vains.
Eavoie de la Beaut est la plus certaine qui conduise a la possession du secret ma8>que comme au sens du Divin. Le dernier en date des Fils des Dieux, le Bab qui est
le Nokteh ou le Point, et qui est Ezret-el-Ala, ou 1Altesse Sublime pour veiller
1 ie de 1 Etre en soi, de Dieu si vous prfrerez ce trs ancien vocable, na pas trouv
meilleure formule (jue celle-ci: L u i, il est la beaut mme.
Victor-Emile M IC U E L E T,
LE OUIMOIRE DHONORIUS
/ s o T ih u s s ii:
LA
sacerdotal
FORMCLANT
UPROBATION
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DESSIN DE LE S1DNER
BRUGES
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arentissage en quelque sorte cie son mtier, dcouvrir le but ncessaire et absolu, Ia
< 'C unique pour laquelle il existe : la vision plus parfaite de Ia Vie, Dieu.
est parce que dans lArt envisag mystiquement, je crois voir la Beaut s epanouir
- toute sa splendeur, sans obstacle et pour ainsi dire sans limite, que je voudrais en
nei aussi clairement que possible quelques aperus. II fauclrait dabord se rappeler
mysticisme tant la Science apprise par le cceur, les notions qui en rsultent paraiit d une simplicit intellectuelle pousse jusqua la navet. A ceux-l seuls qui les
I0nt senti vivre dans leur poitrine, dune vie si entire et si enthousiaste, je pourrai
>nner quelques indications peut-tre utiles.
L est au sortir de ces nuits dme, de ces hivers du cceur ou plonge si souvent le
sentimental gar emmi la vie contemporaine. Tout dun coup, une joie subite descend
11 i entoure, qui rillumine. Alors comme en une communion qui se ferait avec lanature,
)l,t> autour de lui, se met vivre, respirer, parler. De toutes parts, un cri universel
s e^ve, qui chante les psaumes de la Vie. E t dans les choses mme les plus intimes du
dernier caillou au plus lev, des nuages, tout dit la joie dexister, de sentir, desprer et
d aimer. La nature, mme oii 1'homme tenta de 1enlaidir, de 1attrster dun peu de froid
de lamort, fait craquer cette artificielle enveloppe, pour retrouver sa vritable essence.
Vors la vritable raison de 1Artapparait si claire, si nette que toute formule ne ferait que
obscurcir, identifiant ces trois prncipes de Vie, de mouvement et de Beaut, en celui
plus haut qui vient dapparaitre, la Forme visible et sensible de Dieu.
C est l, je crois, la vritable initiation artistique. A partir de ce jour, bien des ides
1;uisses meurent, et bien des ides closent, des ides si simples daspect, mais quil faut
porter vivantes en soi-mme pour en sentir 1'invraisemblable puissance. A ceux donc de
"'es liies qui cherchent leur voie, je voudrais indiquer, non pas le moyen de Ia retrouver, hlas ! cela est un don gratuit den liaut que nous ne pouvons acqurir de nous seuls,
mais
pays ignor o elle se trouve. Peut-tre que leur esprance vivifiera en eux la
corolle ou Dieu jettera le pollen producteur.
dout a t dit dans 1Evangile, forme la plus merveilleuse d'Art que nous puissions
connaitre. Et voici ce quil en faut citer. IVabord tre simple comme un petit enfant.
^avoir bien au fond de son cceur qu'il existe en haut de nous, trs loin la fois et tout
P's Celui quetant tout petits nous appelions le Bon Dieu, dont Ia Lont 11a ni
limite ni fin, et que cette Bont pour quelques-uns se manifeste sous 1aspect en quelque
si te physique de la Beaut. Devant cette notion du cceur, toute intellectualite sabaisse,
Lt devant cette navet, les plus abstruses des conceptions cerbrales viennent sincliner.
-Io ne puis, hlas, donner de preuves ce que je proclame, mais de ceux-la qui lurent
S<*gesse, de Paul Verlaine, et qui laimrent, la plupart, jespre, comprendront.
Le credo, l acte de foi ainsi pos, il faudra concevoir la nullit absolue de notre
pouv
nioins
* mis
Lout.
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V A R IA N T E DU P E N T A C L K DE
TR1THME
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A VIS A U LE CTE U R
L cmteur de cet article prepare un volume dtudes critiques sur cellcs des propheties qui mrilent dattirer 1attention. II prie ses lecleurs d'excuser la scheresse de
cette brve numration d une srie dv('nements. Les documcnts sans authenticit ont
t ngligs.
i er
a l m du cyclc dc Kali Yoga (Lotus Meu: aot 1896 ct mai 1897), cn 1898 011 1899, liquiJation du
Karma co llcciif des nations (id, fcv. 1896, article dc Buchann).
!> Proph. du P. Nectoux (Curicque : Voixprpphtiqius. Paris, Palme, 1872, in-12, 2 vol.).
c M,u Coucdon (Echo du MerveilUux, par M. G. Mry, 1897, p. 27, 5 8 ; 1868, p. i 3 ).
d M11' Coudon, Echo du MerveilUux; 1897, p. 87, i 3 6 , i 5 6 , 3 14.
e
Id e n ty
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ront en Espagne et en Italie. Les Allemands, allis des Autrichiens et des Russes, combattront les rvolutionnaires italiens a.
En France, les catholiques seront contraints de prendre les armes par une perscution sanglante. Trois partis se feront une guerre acharne. Lechafaud se dressera
comme en 1793. Ce sera la Guerre des Rouges, qui se toumeront dabord contre les
riches, puis contre les prtres. Eglises et couvents seront pills et brls en grand
nombre. Le clerg sera ainsi pur i.
Mais Dieu se manifestera comme dans les temps passs. Les songes prophtiques
et les miracles se multiplieront, et la foi au surnaturel rentrera dans les coeurs c.
A la suite de plusieurs mois de bouleversements, il y aura une crise formidable
pendant laquelle on se battra mme la nuit. Les lments seront soulevs et la terre
tremblera. Les mauvais esprits pulluleront dans les airs. Quand les mchants voudront
achever de massacrer les bons, des tnbrcs pestilentielles feront prir ceux des premiers
qui ne seront pas morts dans les combats. Les bons chrtiens se prserveront de la mort
en allumant des cierges bnits, dont la lumire seule pourra clairer pendant trois jours
de tnbres d.
Beaucoup de bons seront conservs. Ceux des mchants qui survivront aprs le
grand coup de la Providence se convertiront en masse
Un souverain du nord dtruira les gouvernements rvolutionnaires. Les bons Franais auront recours lui, ainsi qu au souverain Pontife, pour mettre fin leurs discordes :
ils obtiendront alors, parla bont du Cceur de Jesus, un gouvernement chrtien/.
Le changement sera prcd d une ruine presque complte de Paris s. La manne
tombera du ciei au milieu dune famine universelle, quand la terre aura perdu plus du
tiers de ses habitants h.
Le vritable sauveur des Franais sera dlivr de la captivit dun mauvais prince
par le secours de la Vierge .
Methodius (Adrien Pladan : Dernier mol des prophities \ 1 8 8 2 , 2 vol. in -12 ); R o s a - C o l u m b a
(Curicque).
h Holzhauscr, le P. Nectoux, Soeur Nativit (Curicque) ; Une cxtatique; l abb Souffrant (Annales du
surnaturel, 1884. p. 3 12, i 8 8 5 . p. 4 3 ). Secrct de la Salette, abb Rigaud (Annales des Croiss de Marie,
passini), abb Mattay (Curicque); Mlu Coudon.
c M1,# Coudon.
d S.
d Proph. de Blois, P. Ncctoux, Marie Laiastc (Curicque); Prmol (/ nitiation, dcc. 1 8 9 7 ) ; Jean de
Vatiguerro {Liber mirabilis)-, Secrct de la Salette; Anne-Marie Tagi (Curicque); Marie-Julie (Dernier
mot des proph.); Josphine Reverdy (A. Pcladan : Les apparitions de Boullercl; abb Olive : Annales de N.-Ddes Sept-Douleurs, passim, Cettc); M1,# Coudon.
f I r. eie Grenoble, P. Clausi, P. Nectoux, abb Souffrant, pr. dc Bellcy (Curicque); M,,cCoucdon-
fiasswi.
/ P r . de Blois, Marie dc Brotteaux, socur lmclda (Curicque); Ann. dc la Foi (De S tc n a y : * Srand
phare prophitique, Louvain, Lcfever, 1882, br. in-8) ; Mre Marie-Thrse dc Jsus (Ann. du Surnat.).
g M,,e Coudon : passim.
h M11* Coudon : passim.
1 Me Coudon (Echo du Mcrveilleux., 1897, p. 161 ; G. M cry : 9* fase., p. 184).
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de
l OBOVRE d e
LA M.SKICOKDE
JQO
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2
Un voleur couronn tombera au moment de consommer malgr lui un demier sacrilge. En Italie, comme en France et en Allemagne, il y aura des massacres de prtres.
Un pape lgitime devra quitter Rome. Un prince du nord imposera un antipape au
monde catholique : dix douzaines de chrtienssattacheront au faux pontife a.
Rome et Florence seront reprises sur les rvolutionnaires et brles aprs une terrible effusion de sang K
Don Carlos triompliera de lanarchie en Espagne. Son fils rgnera. Ils seront les
allis du jeune prince dabord inaperu qui rgnera en France sous le nom de Henri \ .
Celui-ci mettra in au schisme nouveau. Aprs quatre annes daffreux malheurs pour
1Italie, ce pays formera une fdration, et le pouvoir temporel sera rtabli c.
La Hollande sera donne 1Allemagne et la Belgique la France d.
En Allemagne, les soldats luniforme blanc feront couler bien du sang ; mais ce
pays, comme la France, redeviendra prospre e.
Le royaume de Pologne sera rtabli quand les Etats europens sentiront la ncessit de revenir une politique chrtienne. LAutriche sagrandira par compensation du
ct de la Grce/.
L Angleterre, qui sest joue des maux des autres nations, sera humilie. Son empire
sera dmembr, sa ilotte submerge. Les Indes lui chapperont. Elle sera bouleversee
par une hideuse guerre sociale. La France 1aidera plus tard reconqurir la paix. Aprs
une lutte contre les Etats-Unis, se fera une rconciliation : mais 1Angleterre recevra
1impulsion de la grande Rpublique. Les Stuarts rgneront sur les Anglais s.
Lempereur de Russie viendra jusquau Rhin ; il sera converti par 1intervention de
la Vierge Marie. Un czar alli du roi de France fera la conqute de Constantinople.
La Russie aidera la France rendre la paix au monde
A la suite dattaques de la part des Musulmans, le roi des Franais entreprendra,
de concert avec le Pape, une dernire croisade. Aprs des massacres, les chrtiens se
rfugieront sur le rnont Liban. Les musulmans perdront quatre-vingt mille homnies
entre Alger et Jrusalem. Le sultan nouveau prira dans une mosque de Damas. La
a Bernard dc Bustis (Chauffard : La Rvolulion).
b Le P . Com a (C u ricq u c); Marie Sticfcl (Dern. mot des proph.); Mcre Steiner ('.); Rosa-Colom
(C uricque); Jean dc Vatigucrro (Dem . mot); S. C yrillc (r.), II, 221 ; Mthodius De S tcn a y : Soleil proj
p. 223 ; Bernard dc Bustis (Chauffard : La Revoluiion, p. 242 ; Avignon, A ubancl).
__
. ^
c A. M. Taigi (Curicque) ; Proph. Etniliennc (Chauffard: Les prophities, Thorin, 1886); Annc Enuncrn.
(Vie, MI, 184 par C azals); abbc Soullrant (Curicquc).
d Proph. espagtioles (l)crn. mot) : S. Viriccm Ferricr [t.); Proph. placcntienne (ib.).
e M"e Coucdon : Echo du MerveilUux, 1897, p. 222.
/ Proph. allem andes : Revue britannigue, mai : 8 5 o.
g (Idern).
n
h Prcm ol; le P. Raynaudi (Chauffard : La Rivolution, 2 3 5 ) ; le P . Mancinelli (C uricquc); M11* Couci
(Echo du Merv., 1897, p. 186). L Egypte sera franaise ( Centuries, X, 79).
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Mecque et Mdine seront dtniites. Le monde de 1Islam tout entier sera force de se
convertir au christianisme a.
A quarante ans, le roi de France viendra enfin bout de ses derniers adversaires !.
Avignon remplacera Paris comme capitale c.
*3
Henri \ sera un nouveau Saint Louis. Prudent, siinple, modeste, vaillant, bon et
ador de ses sujets, il ne fera la guerre que pour assurer 1ordre et la paix. Sa misMon est de tout rparer et de tout rgnrer dans son royaume. Comme Saint Louis il
'eia un arbitre invoqu par plusieurs nations d.
Les cliefs dEtats interdiront le port des armes sous peine de mort. Ce sera pour
1^
umvers la paix du Saint-Esprit, semblable celle des premiers temps, qui fut celle du
* re, et celle d'Auguste, qui fut la paix de Jsus-Christ. Lannonce du prochain avnenient de 1Antehrist empchera les hommes de sabandonner une joie sans mlange e.
Une socit funeste, ennemie du Christ et de 1ordre public sera dtruite par ses
propres sectateurs. /
Les lois civiles seront remises en harmonie avec celles de Dieu et de 1Eglise. Les
corporations douvriers seront rtablies. L'instVuction sera minemment chrtienne.
Jamais 1univers naura vu une re aussi heureuse s.
A Lyon se rouvrira le Concile suspendu en 1870. II mettra fin aux dissensions des
Eglises chrtiennes. Un grand Pape, franais de naissance, religieux dchauss, troisime
successeur de Lon XIII, fondera un nouvel ordre, qui 1'emportera sur les anciens : ce
sera 1ordre des Croiss, ou les aptres des derniers temps, partags en trois branches :
les solitaires et hospitaliers, les missionnaires et les chevaliers arms h.
Ce pape rconciliera 1 eglise dOrient et celle dOccident. II fera plusieurs voyages
et-tablira une route qui reliera PEurope et lAsie. II crera dix cardinaux dans les pays
(1 Orient et tablira en Occident deux grands patriarcais
a Holzhauser, O rval, abbc Souflrant.
8 5
\III,
- J IX, 41
>92
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* 4
f
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NOSTRDAMCS
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vertie, juive de la tribu de Dan, et dun vque pervert, Turc de naissance, il sera
inspir de Satan, alors dchain, qui lui donnera des connaissances surhumaines. Tout
dabord, il fera des prodiges dans le secret. A trente ans il agira ouvertement. On le
verra environn d'une clart et accompagn danges dchus... Jamais on naura vu tant
de faux miracles et de faux prophtes. L Antechrist, grce la magie, fera mille pro
diges apparents. Ses complices, aprs une crise qui amnera cependant la conversion
dun certain nombre dentre eux, prteront Satan serment de fidlit jusqu a la mort a.
Une guerre de vingt-sept annes aura lieu contre 1Eglise, cjue soutiendra PAigle
du Nord h.
Le dernier pape, Pierre, Romain de naissance, souffrira le martyre, son sige sera
prpar pour lAntechrist. elui-ci, vainqueur des chrtiens, fera disparaitre de nouvelles
republiques et deviendra le maitre dun inunense empire. Trois grands rois seront
vaincus avec sept autres c.
II ny aura plus que deux croyances bien tranches : celle des fidles de Jesus, et
celle des fidles de lAntechrist d.
Enoch et Elie apparaitront, prcheront et seront mis mort sur lordre de
1homme du pch. Deuxjours aprs, Dieu les ressuscitera C
L Antechrist, poussant 1aveuglement jusqid se faire adorer comme la Divimte
p
mme, et essayant de selever au ciei sur le mont des Oliviers, Jsus-Christ le fera perir
par le soullle de Saint Michel archange /
Cependant un tiers des sectateurs de 1Antechrist aura le temps de se convertir et
dapaiser la colre divine par une douleur sincre. Enfin le Seigneur laissera un libre
cours tous les signes avant-coureurs de son jugement. La terre sera dans les larnies
parce que ses fruits seront perdus ; une grande scheresse dsolera 1'univers ; de violentes
secousses feront fendre le sol et prir des milliers dhonunes. Les morts renaitront poui
le jugement dernier, et ce sera la lin de 1humanit terrestre e.
SA TURNINUS.
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C,hauffard * * Rvolution; et id / '^pocalypse,
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R I,ublitl ue tinira entre juin 1900
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lxcnt aux environs dc I'an 2000 la lin du 2
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q u e les anciens com.nenC a a u c l n ont jam ais t scrieuscm cnt refutes.
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Conclusions
I. SUR LA CRDULIT.
*I'
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Les railleurs ont tout ni; ils vont tout accepter. Et entre deux savants qui leur exposeront : lun, les raisons physiques et tombant sous le sens commun; 1autre, les
raisons analogiques et xigeant une culture intellectuelle spciale, qui croiront-ils ? Celui
qui leur parle une langue dont tous les termes leur sont connus, sinon familiers. Evidemment est fou celui-l qui vient leur assurer quil nest pas ncessaire davoir des yeux pour
voir. Et cependant de quels exemples convaincants ce fou pourrait appuyer ses dires.
Or, si les quatre branches de larbre des Sciences Maudites portent des fruits merveilleux, il nest point permis tous de les cueillir.
Nagure esprits forts, les gens crdules sont, ou inexperts : ils ont trop persifl pour
navoir pas gard un peu de vague 1me; ou malhabiles : ils ont tant fait le geste ngatil
quil leur est demeur aux mains je ne sais quel tremblement maladroit.
Acquerraient-ils la foi, seraient-ilsdevenus dductifs, fussent-ils prudents, quils ncsauraient apporter aux faits manifestes, toute la luminuse logique dun gnralisateur. Car ici,
plus quailleurs, il faut briser 1os pour sucer la molle; ne pas confondrc les faits dun
ordre diffrent et qui nont que 1apparence semblable; ne pas prendre Pquivalence pour
1galit; tre fervem, silencieux et impassible, sain desprit et de corps; avoir le raisonnement solide, et 1esprit de suite au plus haut degr : tous dons indispensables, sous
menace de dchoir, peine dincapacite.
Jai suffisammcnt montr 1envers de la cre:dulit: je ne veux point tablir ce qui
constitue la croyance.
Sans avoir tout ou partie notable des qualits sus-mentionnes, ceci nous repose de
cela; car le croyant est admirable et il a un admirable dfaut dont on a la sottise de rire.
Celui qui croit, considere, a p r i o r i , comme vrai, tout acte qui interesse ou confirme sa
doctrine. Pardonnons-le-lui, ou plutt dsirons quil en soit toujours ainsi, car c'est ce
diaut-l que l humanit doit ses plus belles, ses plus grandes, ses plus utiles decouvertes,
ses plus pratiques, ses plus louables, ses plus simples inventions.
eTdTja c m ^ ,Ca
^ mditation comme de la crdulit
1\Unsns
1. SURLA
PR
1
RE.
Rfcrnelles, jai dit ou peu prs r ^ C ,l -'i' UnC dS pagcs sotriques de mes
00076229
L E S SC IE N C E S M AU D ITES
'9 7
00076229
198
L E S SC IE N C E S M A U D IT E S
CTlD T U D A PTC
Pourrais lcli ^crire une grande partie de ce quon vient
. 0U\ L L I A\j 1 L.
de lire propos de la crdulit et de la prire. Moins que
le caprice de Tcrivain et Tme du poete, la logique des taits, la ralit des contingences
nVont guid! Je me suis surtout gard contre moi-mcme et j'ai tch de faire claires des
thories absconses.
Je veux, selon le rythme de la puissance oratrice, parler du pacte dont, ma connaissance, il nest pas question ou trs peu dans les livres. Le pacte, chacun le sait et beaucoup
le croient, ne saurait exister si Pon iVa pas sign de son sang 1111 parchemin sur lequel sont
crites les promesses reciproques de Satan et du futur Sorcier. Les thologiens qui ont
rponse tout nen dplaise certains nomment ce pacte bilateral et admettent aussi
un autre pacte o le novice ne signe rien et promet tout. Daprs les dmonologues,
les plus redoutables sorciers se recrutem parmi ceux qui sont accrdits par le sang;
avoir sign conjointement avec le Diable constituam le pouvoir integral de faire le mal
et permettant la prise dme de qui que ce soit. Les autres ne sont que de simples posseds, des disciples docilcs des premiers, en quelque sorte des suppts, au deuxime degr,
des Puissances Infernales. Mais tous savent intimement la valcur du pacte et ses effets, parce
quils connaissent et redoutent toute la vertu de la prire et sa force imprative. Leur credulit est,en outre, la meilleure garantie de lefficacit de lers dsirs. Je pourrais conclure
maintenant que le pacte se manifeste de trois manires diffrentes et continues, correspon
dam assez exactement aux pchs, par pense, par parole et par action. Jappellerais : pacte
rel, immdiat, celui dont un parchemin prouve 1existence, correspondant au pch par
action; pacte lonin, temps limite, le pacte de promesse dont la signature, sanglantc
ou non, est exclue, correspondant au pch par parole; et pacte rel, incessant, le
0
pacte de dupe qui constitue le pch par pense, lequel pour ne pas tre aussi caracterise
que les dcux autres nen est pas moins grave. II est si facile dagir mauvaisement! L,effort
faire est nul: on ne contrarie poTnt Ia paresse dautrui, et tt ou tard, la semence verbale
jete, lve dans le cerveau malicieux ou malveillant dun tre actif devenu logiquement
froce et redoutable.
Je ne rvle pas une ide neuve en ajoutant que le mal commis oralement a toujours
des auditeurs dvous sa propagande.
En dehors des saints admirables dont la bont est surnaturelle, je suis forc davouer
^
_
*
qu'tre bon est rarement le signe dune grande intelligence, tandis que le mal..... Et puis
la bont est une vertu... sans esprit; on est souvent mchant... spirituellement. On n'a pas
beaucoup de mots pour caractriser la bont, ce qui prouve, hlas! son peu de dbit, alors
que pour dsigner le mal, la parole humaine est dune richesse incroyable de vocables.
Lme se trouve donc sans cesse assaillie; la vertu du verbe la pntre et elle succombe
si elle est incapable dun effort vers le bien. Puis, un jour elle se trouve toute prete
faire pacte avec la haine ou avec la rancune. C est cela qui constitue le pacte de dupe.
La force de ce pacte quon accepte sans quily ait apprhension de choses extra naturelles,
crainte ou frayeur dapparition; dont par lchet, on cultive la virtualit et dont on ne voit
pas le danger immdiat, ravage lme et sexerce sans controle. II ny a pas limite de temps;
le Diable ne viendra pas au bout du terme fix rclamer son salaire; une mauvaise action
nest dans ce cas quune peccadille. On le croit. Mais, vires acquirit eundo; 1influence
mauvaise de la pense obtient des rsultats nfastes dont on ne reste jamais longtemps le
00076229
>99
bnficiaire car la Loi de 1quilibre dit que le Doit et 1Avoir esotriquement finissent
tojours par sgaler.
Je nai jamais t plus triste que le jour o jentendis un vieillard barbe blanche dire :
j ai t toujours henreux. Je ne connais point de phrase plus terrible que celle-l. II est
certain que cet homme devait tre insupportable son entourage et, crapule ou non de
renom, une victime future des plus cruelles soutfrances. A moins dtre une brute, je ne
sache point quon puisse entendre une telle phrase sans frmir.
Le lecteur jugera quel pacte de dupe pouvait faire quotidiennement cet homme.
PA UL-REDONNEL.
00076229
H enki Chacornac.
et dita, ses trais, Albert
aujourd hui apprci 1'gal d un
mit en vedette
Poisson,
factieux.
En ralit, je me suis fort amus des paroles
de tous.
L a plupart nVont dit qifils auraient bien
voulu s'occuper exclusivement des livres o c
cultes, et ils les ont tous, sinon abandonns,
du moins relgus en un coin de leur boutique
et imprimes sur une page difficile de leur cata
logue.
p lu s g r a n d s p h ilo s o p h e s ; T h o r ie s e i sy n ib o le s
des A lc h im is t e s , le G r a n d C E u v re; H is t o ir e de
i A l c h i m i e , X I D* s i c le , X ic o la s F la m e l, sa vie,
ses fo n d a tio n s, ses ce u v res; et nous devons sou-
ceu v res
posthumes,
a r q u k dk i .a
iu r a ir ik
C hacornac.
00076229
L E S S C I E N C E S M A U D ITES
* *
2o r
Vigot Frres, diteurs ***, ont abandonnaujourd'hui rdition des livres occultes et se con
tentem de rimprimer au fur et mesure les
livres qui se rattachent aux Sciences Maudites.
Cest cette librairie qu'il faut s'adresser si lon
veut connaitre le tameux livre du Baron du
Potet, L a M agie dvoile, qui cotait / oo fra n cs
et que 1auteur vendait lui-mme, sous conditions; celui qui en faisait 1achat ne devait
communiquer 1exemplaire personne et ne
dire rien de son contenu Ame qui vive.
En cette librairie se trouvent galement les
F ir m k
dk
la
ib l io t h k q u b
R o s ic r u c ie n n e .
202
L E S S C IE N C E S M A U D IT E S
celle
qui
l e s h o m m e s . A i n s i s ^ x p l i q u e n t e t le s u c c s d u -
deux
r a b l e d e 1 a m i d e D u m a s fils e t l e s u c c s d s o r -
par
m ais
scientijique
M adam e
de
livre
Thbes :
TalphaLa
du
de
ple
interesse
acquis
a,
on
que
vient
na
rien
de
tout
en
tant
lin d e x
m agie,
lui
m a u d i t ; je
dclaran t
que
etc., etc., et
publier
L n ig m e de la main,
M a d a m e d e T h b e s nVassure q u e
cie
de
que
lui
la c h i r o m a n -
en
donne
sa Science
Talchim ie,
au-
L astrologie,
la
la v o l o n t
de
peut, selon
1' e x c u t a n t s e r a n g e r c t d e c e l l e s - c i o u e n
tre la soeur... e n n e m i e .
d ^ d i t i o n s S c i e n t i t q u e s * , a dit
oeuvres :
G u illau m e
du
D r C r o c q fils q u 'il c o n v i e n t de
signaler a van t
m a r q u a b l e s p u b l i s p a r le D o c t e u r B o u r n e v i l l e .
acte
est
Socit
L e c o r p s m d i c a l n e p o u v a i t p o i n t se d s in t r e s s e r d e s S c i e n c e s O c c u l t e s e t e n t r e t o u s les
livres
qui,
veillan ce
textes,
plus
ou
ou
m oins,
m altraitent
sont hors de
traitent
les
auteurs
pair, les
travaux
du
p r io r i d c l a r e
E g l i s e e t p a r t a n t maudite. M a i s ,
est
satanique
par
s i je n e n V i n c l i n e
cependant
la
prdictions
chirom anciques.
sur
Texactitude
des
II e s t c e r t a i n q u e
la p r e u v e t a n t f a i t e p a r L e x e m p l e d ' u n e m m e
lig n e d e la m a i n
signifiant q u 'u n
fait
se
pro-
duira et se p ro d u it u n m o m e n t d o n n , toute
personne,
d o n t la m ain
leurs
trs pr-
et
c i e u x q u a p u b l i s s u r c e t t e m a t i r e la d ir e c tio n
J e n e ferai p o i n t 1'injure M a d a m e d e T h b e s
natoire
avec bien-
portera
cette
l i g n e , si
Sous
mque,
Si cet
le
titre
gnral
de
Bibliotheque saia-
article
d analyse
ou de
jc
ne
dois
tre q i f u n
guide
et m c c o n t e n t e r d e s i g n a l e r c e q u e to u t le c te u r
interesse
pousser
par
plus
cette
loin
m onographie
son
et
voulant
instruction, devra
pos-
sder.
de
M o r*y>
ourette,
Drs G .
a v e c M M . Teinturier,
L egu , A . B net, G. de La
Professeur
C harcot,
DrS
Ladam e,
S
f+UCS Ct ^ LSC0urs des diablesy des magiciens
ifames, U l
L a possession de Jeanne F r y ;
- (eur Jeanne des Anges; Procs crim in e l de la
e m u re so?cicre: Barbe Buvc; L a F o i qui
g u e rit.
*
En
b o n c i c r o n e , je n e v e u x p o i n t finir san s
e c o m m a n d e r le
Jo u rn al du Magntisme ***,
de
de
vulgarisation du
r n e m e , ct I i n t r e s s a n t j o u r n a l q u i a p o u r titre,
lignes
ou
lient o u
n ' e n a t t n u e n t p o i n t la p o r t e s i g n i f i -
c a t i v e , v e r r a s e r a l i s e r l a p r d i c t i o n d e l a c h i - ___________________________________________
r o m a n c ie n n e .
**
Phrenologiques ou physiognomoniques.
INDEX
T ex te
Page
En guise de prface : Les Faces des Sciences Maudites, par P aul -R kdonnei..
LOccultisme contemporain en France, par P a p u s . ..............................................
Magie et Sorcellerie, p a rle Dr R o z i e r ....................... ....................................................
Lettre du Dr R ozier M. Jollivet-Castelot. . . .................................
Incantation par les Dix noras divins, par Yictor-mile Michklkt . . . . .
Les Litanies de Notre-Dame des Tnbres, par Edouard d IIooGHE . . . .
3
13
47
49
55
57
L A C
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so u daiu e, p a r
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68
.............................................................................................................................................................................. .............................................................
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C ab b ale, p ar
L A s t r o l o g i c ,
par
Edouard
.............................
. . . .
95
d lIo o G H E ..............................
J o llivet -C a stelo t .
p a r J u l e s D e l a s s u s ....................... *
L ^ A lch im ie, p a r
H o m u n cu lu s,
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S d ir ....................... '
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a /Av//<*s>
C h r o n o l o g i e c o l l e : P r itc tio n s des d o iu e 9tb} lie *
. .
. . .
102
124
135
d e Ia
D a n s 1 A s t r a l , p a r
C la irvo ya n ce
E d o u a r d d IIooGH E.
P sych o m triq u e,
par
par
P haneg .
M me d e T
h b es
Artmystique, par
L e vin gtim e
R.
.............................
M ichei.
....................................
....................................
....................... .....
Sa
i:sl
C o n c l u s i o n s : I s u r l a C r d u l i t , I I s u r l a P n e r e , III s u r le P a c t e , p
L e s E d iteu rs M od ern es des S cien ces O c c u lt-s , p a i
un
149
164
'
S ainte -Ma r ie .
s i c l e d a p r s l e s p r o p h e t i e s , p a
141
...........................................
L A m e d e la L g e n d e et d u P o r a e , p a r V i c t o r - E m i le
D u n
...........................................
167
172
180
187
195
200
000762
Illustrations
Nous avons fa i preceder dun astrisque les hors-texte .
Pafes
L e s f a c e s d e s S c i e n c e s M a u d i t e s , p a r A l e x i s M r o d a c k -Je a n e a
*
P r e m i r e E p r e u v e d c 1I n i t i e .
......................................................................
* L E p r e u v e
suprenie
4
5
d e 1I n i t i ......................................................................
L e C h f t t i m e n t d u P a r j u r e ...................................................................................
* L e s q u atre Sorcires, d a p r s lb e r t D u
r e u
12
...................................
13
M agn tism e
...E t
lo rsq u e
aveu gle
15
E v o c a t i o n ...................................................................................
M o se
le j o u r
tenait s e s
du
Sabbat.
m ain s
leves, Israel
A n an ias
tait victoricu x
est frapp de
J e s u s g u r t un
17
F a k i r I n d i e n ....................................................... ..........................................................................................
L a Couronne des M a g e s
S y m b o l i s m e d e la R o s e t
C roix.
1
18
..........................................
* L e P u r g a t o i r e d e S a i n t - P a t r i c k ................................................................................... ......
19
21
L a J e t c u s e d e S o r t s ( d e s s i n d e P a u l C m o u ) ...................................................................................
22
23
* L a D a n s e d u S a b b a t .....................................................................................................................................
F a u s t s e v o u e p a r un p a c t e M p h i s t o p h l s (d a p r s le d e s s i n d e R
etzsch
25
25
C e r c l e G o l i q u e d e s E v o c a t i o n s n o i r e s e t d e s P a c t e s ...............................................................
M p h i s t o p h l s c o n d u i l F a u s t a u S a b b a t ( d a p r s l e d e s s i n d e R
* B o u c du S a b b a t (dessin d E lip h a s L
v i)
F a u s t a u S a b b a t ( d a p r s le d e s s i n d e R
26
e t z s c i i ).
27
.................................. ................................................
etzsch
29
.....................................................................
31
* M o r t d e F a u s t ..............................................................................................................
Les
au
Sabbat.
. ..
34
G r a v u r e e x t r a i t e d u C a i c n d r i e r M a g i q u e .......................................................
Les
E n vieu x,
d aprs
une
estam pe
MALTE S T E ....................................................
Le D part au Sabbat, de Q
eveu d o
.........................................................................................
K h ali, d e s s e d u M e u r tr e ( d e s s in d Einile
Bayard)
33
.............................................
de
Loui
34
37
37
( u e l q u e s e x c m p l n i r e s d o n n e n t M lu s i n e a u l i c u e t p t a c e d c c c t t e g r a v u r e )
D essin d E d m o n d R o
ch er
..........................................
...............................................................
L a M a g i e H e r m t i c | u e ( g r a v u r e t i r e d u n a n c i e n m a n u s e r i t ) ..........................................
L e B o n e t l e M a u v a i s P e n t a g r a m m e ..........................................................................................
G l e f a p o c a l y p t i q u e : l e s s e p t s c e a u x d e S a i n t - J e a n ..............................................................
I n s t r u m e n t s m a g i q u e s : l a L a m p e , l a B a g u e t t e , 1 ' E p e e t la S e r p e ............................
L a M esse
n o i r e d e P a b b G u i b o u r g ..........................................................................................
L e g r a n d A r c a n e h e r m t i q u c , s u i v a n t B a s i l c V a l e n t i n ........................................................
Les douze sceaux
N otre-D am e
d e l a P i e r r e c u b i q u e ...................................................................................
<les T n b r e s ................................................................................... * .
F r o n t is p ic e d u B r v i a i r e d u D e v i n et du S o r c ie r
........................................................
T a b l e a u e x p l i c a t i f d e la t a b l e a s t r o n o m i q u e e t a l p h a b t i q u e d i t e d e R e m b o
Sign atures A stra le s
L E a u e t l e F e u ....................................................................................
38
39
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43
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45
47
53
54
56
61
66
Pages
68
60
71
72
73
77
SI
82
93
01
. . . .
b i g u r e s d A b r a h a m J u i f ...........................
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F i g u r e tire d e la
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139
S c e a u a p o c a l y p t i q u e de S a i m J p a n .............................................................................................................
14 8 ,172
* Sacrilice Druidique .
..........................................................................................
15S
159
169
S c e a u d e l a J u n o n S a m i Pn
...........................................................................................................................
172
* Cinvre et Myrrha eh
~~ C'ef ^ T a r l ...................................................................
r, t e s t e
H X X X de l'E n fe r de Dante,
S c e a u K a b b a l i s t i q u e de k h
T hals,
c / w i A'V///rf
L a T te M agiquc du s |
S c e a u o ccu lte d e la Ma!
....................................................................................................................
/ . l n ra,, ........................................................
^ nf e r de D ante,
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d a p r s u n e e s t a m p e d e L o u i s M a l t e s t e .
..................................................................................
173
176
177
177
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* Drages (dessin de Le Sidaner)
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Roger
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M orin
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* C o m te de C agiiostro.
.*11,13 6
F . Ch. B arlet.
de
140
A strologu e
V illefran ch e,
d A u t r i c h e
64
193
N o s t r a d a m u s ............................
D octeur
. . . .
Papus
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200
P a r a c e l s e ...................................
103
L e C h r i s t ............................
147
S a r P l a d a n ............................
Lon D en is
1 64
A lb e r t P oisson
Ilenri
Chacornac
S t H. E n n n e n s
Fabre
d 0 1 i v e t
O gier
Ferrier,
d A n n c
12 1
.
.
d A u t r i c h e
.
G illes de
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S a i n t - Y v e s d A v e y d r e
et A s t r o lo g u e
75
M decin
N ico las F la m e l
. . . .
Baron du P o te t . . . .
L. C . d e S a i n t - M a r t i n .
.
A u m on ier
Florence,
59
* L e s douze S ib ylles
30
87
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128
L a V i e r g e ...................................
L a v a t e r ............................
202
Pierre V in tr a s
Lou is L u c a s
. . . .
A Ioannes W ie r u s
\\>onski
1 4 3 14 5
127
119
41
* Jean Tritthem e.
P . K i r c h e r ...........................
E liph as L v i
135
119
T i l e r e a u ...................................
o
o
Sdir, par
de
F ra n o is de Y alois
H enu
96
9,114
189
135
.
.
146
Couverture
C o m po sitio n
de
L ou is
P a y r k t -D o r t a il .
Aquarelles
C om position
de
Lon
C om p osition
de Paul
G a l a n d ...............................................................
(frontispice)
C i r o u .......................................................................
LA
DIRECTION
DE
PAUL FE R N IO T et PAUL-REDONNEL
(142 Illustrations).
Un volume in-octavo jsus. P rix ..................................
5 fr.
II a t tir : 35 exem plaires sur papier des M anufactures impriales
du Japon avec suite sur Chine de toutes les gravures. Prix .
50 fr.
E t 15 exem plaires comme ci-dessus avec un croquis original
de L andre. P r i x .................................................................................. 100 r.
(183 illustrations).
Un volume in-octavo jsus. P r i x ...................................
5 r.
II a t tir io exem plaires sur papier des M anufactures impriales
du Japon avec suite sur Chine de toutes les gravures. Prix. 50 fr.
(150 illustrations).
(Sous prcsse.)
'* **'** *
<910
Imbeiles et Gt*edins
Laurent
et
de
T ailh a de .
culs-de-lam pe
de
m a c e u s e ,
par
Lon
l o y
orn
de
avec
leurs de
GRASSET,
san gu in e
lia
fa g a te lle ,
A lexan d re
M 1*6 B
C om die
e u n ie r
e l l a n g e r
en
un
avec
le
acte
portrait
P a t sie n n e
tesse
de
en
1900,
et
o u t e t
C onte
avec
par
JV lon a,
dor
pour
dessins
couverture
culs-de-lam pe
de
lith ograph ie
5 0
par
couverture
un
P r i x .................
en
par
Han
par
Edm ond
Pasques,
5
o c h e r
douze
et
nom breux
par
A lexis
Ry n er ,
et
en
MRODACK-
eaneau.
A u to u rn an t de la route,
15
rom an
par
50
pom es
par
H b e r t . illustrations. d e L o u is
P a y r et -D o rta ii . , L u d w i g G u ig les e t
J. D lra n d .
Paul
la
Hugues Re b e l l .
litho-
15
hors-texte
graph ies.
U n v o l u m e i n - 4 0. P r i x ....................
en cou-
en -ttes
U n v o l u m e i n - 1 6 . P r i x .................
P r i x ....................
50
A lbert
frontispice
U n v o l u m e i n - 8 . P r i x .................
V ico m -
Osbert, e n -t te et
L o u i s P ayret -D ortaii .
d e R o d in , h o r s t e x t e ,
A . Clo t.
Contes prophtiques,
50
U n v o l u m e i n - 8 .
et
la
cinq
de
de H en ri B
B ryl
par
P ayrit -
d A l p h o n s e
cu ls-d e-lam pe
U n e b r o c hi u r e i n - 1 6 . P r i x . . . .
lia
E.
une
U n v o l u m e i n - 8.
3
par
vign ettes
L ou is
pom es
B o is s i r e ,
n o m b re u se s v ig n e tte s p a r Fauteur.
U n v o l u m e i n - 1 6 . P r i x .................
de
U n volu m e i n - 16 . P r ix . . . . . . .
Li I n d e ,
. .
Orn
par
A q u a relles d A m e ,
fort v o lu m e in -1 6 . P r i x .
( 18 9 2 - i y o o ) ,
D o r ta ie .
Un
5 r.
U n v o l u m e i n - 1 6 . P r i x .................
s
50
LES
PAR
HENRI B O U T E T
N
'
ENTIREM ENT
ENLUM1NES
l r fa ce
E x traire
l ires
une
vivre
par
au
les
de
J u les.
lm in in e
des
h ih elots
et
et
91.
scheresse
m ilieu
o b jets
eu
figu re
su ivre
auteur
de
tout
le c h a r m e
les
cet
et
des
de
et
cette b e s o g n e
lui
Idnt
un
cette
C en t
p elit
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de
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ce
que
sont
ses
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des
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: tel
est
le b u t
ou
se
dem ander
m oin s
m ois
en
donner
en tire
o r et
co u leu rs
de
(ait
p rcieu se
tires
et
honneur
en
de
aux
ses
p u b lics;
du
sV st provoquer
progrs
Nous
de
avous
p a r L u t e u r et e n l u m i n e s s o iis sa d i r e c t i o n .
ii
ram atcu r
par
une
quatre
une
P rix
du
Ia s r i e
de
ses
sur
la
par
form at
anne,
in -4
con ten u es
F a se ie u le :
raisin
dans
p ro tectio n d es
so it
une
et
qui
m o d e s du sicle,
E d ition s
.
p lan ch e
p lan ch es
pour
com m encr
p u b lieatio n
^ ,
ta ille-d o u ce
ren ferm e,
ca rto n -p a ille .
de
co llectio n .
co in p ren d ra
fascicu les
et
r e s t a n t d f t n s la t r a d i t i o n d e s v i g n e t t e s d u x v m 1' s i c l e ,
s est
sont
que
id les.
Lia J V Ia is o n
p lan ch es
d ire
d un h a u t in t r t a r t is t iq u e , a b s o lu e , c o m p l e t e , d u r a b l e . T o u t e s les
p rix
co llectio n
feire
anne
prpar
p l a c e d a n s les r e c o n s t i t u t i o n s q u i o n t t fartes d e s
La
la
gou ts
chaque
t i e n d r a la p r e m i r e
et
gr ;
en d ro its
de
n tait
B o u t e t
p lu s
satisfactio n
im p o rtan te
cou t -
fm in iiie.
rep ro d u ctio n
V ou lan t
d A t*t
de
fam ilire.s;
cadre
et d e
el
sont
sc/ie
tout:
m odes
lui
au rait
p l a n c h e s s o n t d o n c g r a v e s l a p o in te
ii
de
qui
U e n r i
p e tits t a b le a u *
F r a 119 a i . s e .
choses
un
LAUTER
geste
nos jo u rs
qu
DE
sou
tab leau
ju sq ir
nul m ieu x
v o u l u q u il e u l u t a u t r e m e n t , e t , e n
laisser
qui
docu m en ts
de
et des
DIRECTION
1A c a d i n I e
des
m an ifstatio n
le n to u re n t
LA
d e
eonvenu
ces
SOUS
lr p i t t o r e s q u e d e la r u e
ouvrage;
de
a
du
<le i m n e
pntrant
L cxcu tio n
la
qui
MAIN.
C L A R E T IE
les a c c e s s o i r e s
d une
pos
LA
et
dans
la m o n t r e r d a n s
l aid e
sieele
la
im age
h ab itu d es ;
erer
d e
par cette
- ; ,
: C en t P la n e h e s.
p araissen t d e u x
cou vertu re
gravures, dans
de
une
Les
fois
lu xe
par
tire
en
forte e n y e lo p p e
3 fr. 50.
E e tirajfe e s t l i m i t a 600 e x e m p l a i r e s n u m r o t s su r p a p i e r v l i u .
II e s t
Iir
en
nutre,
im p ria les du J a p o n ,
pour
avee
un
les a m a t e u r s ,
tat avant
la
lettre d e
chacune
des p lan ch es
aecom pagn
d un
d essin
o rigin al
enki
o u tet
P i :* d u
en
Chaque
b istre
ou
e x e m p la ire
p a s e ie u le
10 fr.
V o u v r a R e e s t c o m p l e t e n d e u x v o l u m e s : l e ir v o l u m e , b r o c h e , s e r a m i s e n
v e u t e tin s e p t e m b r e s l e 2 a u !' d c e m b r e . I r i x d e c h a q u e v o l u m e , 5 0 f r a n e s ,
sur vliu .
Conditions dc
franes
cin q u an te,
vin gt-sep t
franes
la
la
Souscription
so u scrip tio n
cin q u an te,
E n s o u s c riv a n t,
4 4
fr.
10
Le
T o iivrage
p a ya b les
Au
en
p rix
chaque
co m p let
quatre
N ovem bre,
dc
fois
22
fascicu le
(dition
vlin )
tan t
est
de
de
trois
quatre-
fr. Au
10
F v r ie r ,
2 1 fr. 5 0 .
Edition japon, deux cent cinquante franes. payables en trois fois : 125 fr. en souscrivant et 62 fr. 50 pour les
deux autres versements aux mmes dates que ci-dessus.
ON
PEUT
SO U SCR IR E
CHEZ
TOUS
LES
LIB R A IR E S
liIi)iiatiop,
IiHvpeFel)in)ie,
Abonnements: France,
lrancs.
G H ^ S O ^ S ? E l p l i t E S
LA M A IS O N D A R T
P rix.................................................
3 8 ,
D'ENSEIGNEMENT
SEC O N D A IR H
R U E
ID E S
E C O L E S
3 50
(5 XXD
e x ie i^ / u des
LYCEES
B A C C A L A U R ATS
C O L E S DU G O U V E R N E M E N T
c7ou te
p erson n e
u i ju s tifie r c i sa
d 'a b o n n la J t e v u e
L s s P a ^ t is a n s
DIRECTEUR
M. GABRIEL TALLET
Licencie s-lettres
le s o u v ra g es d il s p a r
M rS O N
AUX
ET AUX
g u a lit
LA
PRPARATION
P A R T
Gographie.
S i v o a s v o u l e z t r e a u e o u r a n t d e la je u n e L titt ^ a ta r e ;
Si v o a s
t e n e z s a v o it * q u e l e s t e
th tn e o a le p o m e
r o m a n , la
p i e e d e
q a i p n o e e u p e P o p in io n p a b l i q a e ;
S i v o a s t e s e u n i e u x d f l p t ;
Si v o a s
h eare
v o a le z
p a s s e i* a g i * a b l e m e n t e t a t i l e m e n t a n e
ou d e u x e h a q a e q a in z a in e ;
A bonnez- vous
aux
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LIBRAIRIE H. FLOIIRY
diton de la IKIaison o A rt
1, Boulevard des Capucnes
L 'Homnie Founni\
.
~l.iH[ritw.
Contes de 1Alcove ei
du Champ de Bataille,
B loy.
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