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As Ciencias Malditas Jolivet Castelot

otimo livro

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BSB

Bayerische
StaatsBibliothek

Les Sciences maudites

Paris 1900
4 Phys.m. 83 f
urn:nbn:de:bvb:12-bsb00076229-3

MDZ

Mnchener
DigitalisierimgsZentrum
Digitale Bibtothek

<3663s^

<366 S 5 ^
Bayer. s ta

0013

ooi3

atsb>bl,othek
/

OOP76229

LES SCIENCES MAUDITES

Dans la mme Srie:

Leandre et son OEuvre

(sous presse)

Steinlen et son OEuvre

(sous presse)

00076229

Les Sciences Maudites


9

Sous la direction de

Jollivet-Castelot
DOCTETJR EN H E R M T I S M E ; P R O F E S S E U R T I T U L A I R E A

C O L E

SU P RI EU HE L I B R E

D E S S C I E N C E S H E R M T I Q U E S DE P A R I S

Paul Ferniot Paul-Redonnel


Avec la collaboration de
POUR
F.-CHARLES

LE T E X T E ,

BARLET,

JULES

MM.
DELASSUS,

DOUARD

D'HOOG E,

VICTOR-MILE

MICHELET,

PAPUS,

PHANEG, Dr F. ROZIER, K. SAINTE-MARIE, SATURN 1NUS, SDIR,


SUNNT-PAITLE,

POUR

MADAME DE THEBES

LES IL L U S T R A T IO N S , MM.

MILE BAVARI), PAUL CIKOU, A. CONSTANT, A. DELANNOY, HENRI ET MARIE DUHEM, ALBEKT DUKEK,
LONARD GAULSIER, GRANTHOME, HENRI HRAN, EUGNE LACOSTE,
JEAN LECLERC, LE SIDANER, I.IPHAS L V 1, LOUIS MALTESTE, ALEXIS MRODACK-JEANEAU,
QtJEVERDO, RETZSCH, EDMOND ROCHER,
TAI TE, ZI a RNKO
4

Aquarelles de

lon

galand

et de PAUL

cirou

Couverlure de LOUIS PAYRET-DORIAIL

PARIS
EDITION DE " LA MA /.SOA' DA R T
2 3 , RUE

DE

VAUGIRARD

19 00

( V I * A R R O N D 1)

II a t tir de cette Monographie dix exemplaires numrots


sur papier des Manufactures impriales du Japon, avec une suite sur
Chine de toutes les gravures, les tats des planches des deux aquarelles
et ceux de la couverture.
P r ix .................................................

50 francs.l

l ous Jroits de reproduction ct dc traduction sont reserves


pour tous pays

00076229

EN G U I S E

DE

P R FACE

LES

FA CES

D E S S C I E N C E S M A U D IT E S
1N T E K P K K T K E S

PAR

A LE X IS M RODACK-JEANEAU E T PAU L-R ED O N N EL

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00076229

LES FACES
DE S S C I E N C E S MA U D I T E S

SUR LE SEU IL :

leffr o i

Son geste a dchir le voile du m ystre :


Son regard tonn s est empli de stupeur.
Faut-il crier ? ou faut-il fuir ? ou bien se taire ?
O r, sa lvre s entrouvre et voici quelle a peur.

Une voix chante et dit : Puisque tu veux savoir,


Oue ta ferm et dme gale
ton vouloir !
o
'< II n'est point de m eilleure et de pire aventure
Oue celle o le dsir 1Effroi se m esure. >>...
0

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LE SE CR E T

LA JEU N ESSE

D ouce est la voix qui parle ainsi terriblem ent,


E t poursuit aussitt sur un rythm e plus lent :

E nrichis de Jeu n esse et ta bouche et tes yeux


P rcn d s g ard e au sens obscur des m ots hatm onieux :
A se le rap p eler, la m m oire rebelle,
O uand elle le connait, jam ais ne le rvle.

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LE DEUIL
LE SILE N C E

LE SO N G E

T on tre som brera parfois dans des tourm ents


E t le S onge naitra de tes tonnem ents.

II faut, pour acqurir Tternelle Science,


C om prendre le M ystre o se brise la m ort,
<< E t porter haut le D euil, et g a rd e r le Silence.

00076229

tnriu

R USE

Ak+15COcVoDacf^]tneiv

Ifft5 Cr)f.ro'i)djt>J<*nW

LE SAD ISM E

LE REM ORDS

F uis le S ad ism e... fuis la R u se... et le R em ords. ...


PAUL-REDONNEL.

00076229

. >

V#

'

00076229

' LES S C I E N C E S M A U D IT E S
SO U S LA D IR E C T IO N DE

JOLLIVET-CASTELOT

PORTRAIT

ET P A U L - R E D O N N E L

D L I PH A S

LEVI

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l/Occultism e contem porain cn Franco


E mode de distribution de savoir est base, notre poque, sur Ia seule valeur
intellectuelle du candidat. On ne tient aucun compte de ses aptitudes morales ni
de sa plus ou moins grande spiritualit. Les facultes dont le cerveau est Ia voie de maniestation sont les seules juges utiles par les Universits et celles <|uon appelle communment les facultes du coeur sont considres comme ngligeables.
Or, toute poque, en dehors des centres universitaires ou de leurs correspoiulants
anciens, ont existe des centres dtudes fermCs, oti le savoir tait acquis par une triple
mise en oeuvre des facultes plivsiques, morales et
intellectuelles au moveu de /'ini/ia/iou des aspirants.
Cest dans ces centres d initiation que les plus
grands artistes et les plus minents ralisateurs
d'ides ont accpiis, pour la plupart, leurs personnalils; et les ceuvre de I)ante, celles de Shakespeare, de Goetlie, de lalzac et dT.dgard Poe, pour
ne parler que de <]uel(pies-unes, manifestent la participation au savoir traditionnel des fraternits initiatiques.
Or, le courant de cettc tradition, en grande
partie orale, ne sest jamais rompuc et nous pourrions le suivre depuis les Kabbalistes jusqif nous
travers les Gnostiques, les Alcbimistes, les RoseCroix et les bautes fraternits dont la Franc-Maonnerie est une des voies ordinaires de ralisation.
Mais nous dsirons borner ces courtes notes
I.0(TEUK papus
lenumration de quelques-imes de ces fraternits

LES

S C IE N C E S

MAU D IT E S

en France 1 poque
contemporaine ainsi quk
la description de leurs
ce u vres les plus extrieures.
Vers 1850, le danger
que faisait courir loccident tout entier la diffusion des doctrines matrialistes qui venaient empoisonner la conscience
de la plupart des esprits
scientifiques, ncessita un
effort destin contrebalancer par la suite ce nfaste mouvement.
Le motdordre transmis de centre en centre
par les Rose-Croix tait de
baser toute la piopagande
PR E M l R E PREVE DE l/ lN I T I K
sur la Science en mettant
au jour quelques-unes des adaptations jusqiie l rserves aux coles recrutement initiatique. Cest par des faits (pie les modernes chevaliers du Christ voulaient affirmer leur
action.
Une mission fut envoye aux Etats-Unis et charge de crer le grand courant du
spiritisme en provoquant des plinomnes.
En mine tem ps parurent en France les premiers grands classiques de la Science
secrte ou Science occulte par la plume dEliphas Lvi et de ses contemporains : Louis
Lucas, Colsagnet, Chardel, AlcideM orin, Vaillant, etc., etc.
Enin les centres martinistes qui avaient pris parti dans la lutte entre Arson et
Wronski sorganisaient avec Delaage et quelques-uns de
r ; v. -:

ses amis pour les combats futurs. Mais le recrutement des


centres continua tre excessivement ferm.
Ce rveil de linfluence du Christ dans la spiritualite
occidentale navait pas t sans motionner lOrient ou
existait depuis longtemps une voie spciale d^initiation.

WRONSKI

En 1884 parut en France la premire srie denvoys


chargs de combattre de leur mieux cette renaissance chrtienne en opposant le bouddhisme la kabbale et en
sefforant de constituer un Panthon dans lequel toutes

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LPRBCVE SUPRME DE L*INITl

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A*

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tffi
P/ "
'

00076229

LES SCIENCES M.U DITES

les religions auraient leur


cliapelle et leur statue,
pour craser 1esprit de
>Occident sous cet amas
e rvlations di verses.
C est alors que les
clievaliers Rose-Croix dcidrent le grand mouvement de difusion et de
.alisation auquel nous
issistons et que nous allons
dcrire.
En 1887 quelquesar''.>tes et quelques tu..lants furent groups dans
les centres m artin istes
tendus et organiss. De|Hiis cette poque, le martinisme prit la tte de la
ralisation dans ces divers
plans.

C H A T IM E S T DU PA R JU U E

En 1889 fut constitu le Groupe indpendaut dEludes sotriques dont les correspondants et les branches stendirent bientt en Europe et dans les deux Amriques. Ce groupe
prit une grande part la diffusion de
1Oceultisme et son appplication aux phnomnes psychiques. Cest l que Barlet,
Haven, Poisson, Sdir, Emile Michelet,
Julien Legay et tant dautres dirigrent
les groupes detudes pratiques, en mme
temps quun licencie en droit, Chamuel,
fondait la Librairie et la Maison d dition,
destine appuyer le mouvement commenc.
Ce pendant le martinisme qui venait
de crer un suprme Conseil central, sous
la direction de Votre Serviteur, en collaboration avec 1'Ordre kabbalistique de la
Rose-Croix dirige par Stanislas de Guaita
et la Socit alchimique dAlbert Poisson,
tablissait les examens d hermtisme et de

I.0UIS LUCAS

kabbale qui garantirent 1e vecrutement de toutes


les formations ultrieures.
De son ct, Josphin Peladn, cet admirable artiste auquel 1'avenir rendra justice, en le
jugeant en dehors de ses voies peut-tre trop
originales, de ralisation, prenait la tte d'un
mouvement de spiritualisation de 1'esthtique,
dont les fruits comvnencent seulement se montrev et qui auront une profonde rpercussion sur
lart contemporain.
Des cours, des conferences, des chroniques,
des revues, vinrent appuyer le mouvement qui
lit bientt naitre dans cliaque salon une foule
de parleurs dont le snobisme et t mortel sans
la ronstitution des initiations et des examens qui
se chargeaient dloigner les simples curieux et
isolaient ainsi les ignorants qui firent leurs petites affaires sans confusion possible avec
les vritables cbercheurs.
Aprs la mort d'AlDerL Poisson, Jollivet-Castelot prit la tte du mouvement alchimique en rorganisant la Soeu l alehimujue de Frctnce et en crant la vevue XIlyperchimie, si magistralement dirige par 1ui et qui vend de si grands Services la cause.
La mort de Stanislas de Guaita plaa Barlet la tte de la Rose-Croix kabbalistique.
Mais Vespace nous manque pour dcrire en dtail tous les progrs accomplis;
contentons-nous de rsumer 1'tat actuel du mou
vement occultiste.
A la base se trouve ha Socit des Cofrrcnces
Spirilualisles mettant cliaque mois une salle de deux
cents places ;i la disposition des conferenciers de toute
cole dans 1Htel des Soeits Savantes. L*1
jrrovince, les branches du Groupe indipendant d'eludes
sotriqucs rendent des Services analogues.
Le mouvement de ditfusion est appuv par divers
priodiques : 7 / J n i l i a l i o n , revue mensuelle de 100
]Xiges, paraissant depuis bientt 1 3 ans ; X H y p e r c h i n i i c .
mensuelle, de Jollivet-Castelot, pour les tudes de
chimie spagyrique et dalchimie ; IJcho de Vaude-l et dici-bas,\owx les nouvelles et les rsums des
confrences, (illustr, paraissant deux bis par mois) ;
1AIU.ET
P s y c l i ,
organe autographi, reserve aux Dlgus

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a l i ; i: k t

r o s & o N

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LES S C IE N C E S MAUDITES

IU

Martinistes ; Ia Thrapeutique Intgrale, organe


mensuel, consacr 1tude spciale de la Mdecine
hermtique.
Ceux qui, aprs avoir suivi quelques confrences, veulent tudier srieusement ces questions
entrent dans le second cerele dtudes distribues
par XEcole Suprienre Libre des Sciences Ilervitiques. L, sept professeurs assists de quatorze
maitres de confrences et rptiteurs font chaque
soir neuf heures des cours suivis surla Kabbale, la
Sociologie, 1Alchimie, la Haute Magie, lHbreu et
le Sanscrii. Cette cole qui fonctionne au n 4, rue
de Savoie, a rendu, ds cette anne, de trs grands
Services la cause de 1occultisme et elle a dlivr
plus de 50 inscriptions.
SAINT VVKS 1> AI.VKYDI1E

Les lves diplomes de lecole et ceux qui en


sont jugs capables pendant 1anne entrent dans les Lages Martinistes de Paris au
nombre de quatre : Le Sphinx, Grand'-Mre Loge ou se font les tudes gnrales ;
IIi rmanubis dirige par Sdir et o lon approfondit la Mystique et la Tradition orientale ; Vcllda, loge consacre 1tude spciale de la Franc-Maonnerie et du
symbolisme jenfin la Sphynge rserve surtout aux adaptations artistiques.
E11 province pour la France, dans tous les pays d'Euiope, dans les deux Amriques
XOrdre Martinisle a constitu ses Loges et ses Dlgus,
Cet Ordre a, de plus, fait tous ses efforts pour tablir une fdration des Fraternits
dlniliation rpandues sur toute la terre. Ses efforts ont t couronns de succs et
XTnion Ldialisle Universclle cre sons 1instigation du D r E d . B i .itz a group dj
des socits reprsentant prs de 30.000 membres, avec des revues et des journaux en
toutes langues.
De mme la Fdration de toutes les fraternits de la Rose-Croix rpandues sur la
terre est moiti acheve.
En septembre 1900 aura lieu nn Congrs gnral de toutes les coles spirites et
spiritualistes pour lequcl 1'Htel des Agriculteurs de France de la rue dAthnes a t
lou pendant quinze jours. A ce moment on se rendra rellement compte de la force de
ce mouvement de loccultisme franais que daucuns raillent, que dautres calomnient,
mais cpti poursuit impassiblement son oeuvre dapologie et de dfense de 1idalit clirtienne en deliors de toute secte et de tout clricalisme.
PA P t S.

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O
H
C

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00076229

LES Q U A TR E SORCIKRES,

d a p r s

albert

dueer

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Mairie et Sorcellerie

tontes les poques de 1'Histoire il y a eu des honunes qui dpassaient leurs contemporains par leur intelligence, leur savoir et leur puissance. 11 esL ccrtain quil cn a

t de mme dans les priodes prhistoriques.


Parmi ces liommes suprieurs, un certain nonibrc nc connaissaient et ne pouvaient
rien (}ui ne put tre ralis sans aucune intervention du monde invisible. D autres, au
contraire, agissaient surtout au moyen de ces
interventions. Les premiers correspondaient ce
que nous appelons aujoureihui des Savants, les
autres taient des Thaumaturges.
L es Thaumaturges, ou faiseurs de choses
merveilleuses, ont t primitivement conondus
en une seule classe, et ont t appels, suivant
les poques ou suivant les lieux, des Magiciens,
des Sorciers, des Prtres, des Prophtes,etc. Plus
tard, on a eu conscience de diflfrences normes
entre les uns et les autres et on a du les diviser
en deux catgories principales :Ceux(}ui oprent
en invoquant les puissances clestes, et ceux qui
oprent en mettant en jeu d'autres puissances de
diverses catgories.
Pendant longtemps

il a t dilicile de

SAINT L0UI3 OUICHIT UN 3IALADE

L E S S C IE N C E S MAUD1TES
14

l nner \ ces divisions une valeur pratique, une classe de thaumaturges ne diffrait
nt (Vune autre que par prdominance de lun des deux lments sur 1autre.
\.uj jurd hui encre ^es Pr^ res
les formules magiques sont employes iiidiffremment
Vir be iucoup de thaumaturges. Cependant il y en a qui ne connaissent et ne veulent
^
**. que ies
inlluences clestes., . .
connaitre
ac
,,
fe n'ai pas 1intention de faire 1'histoire de la Magie, je vais simplement 1tudier
telle c uelle se presente dans les temps modernes.
11 f-iut savoir dabord que Magie et Occultisme ne sont pas synonymes. L Occul-

BROX DU POTKT

, r^tnde de toutes les Sciences, parmi lesquelles sen trouvent quelques-unes


tisnie est l
1 1
ui poussent leurs investigations parmi les choses cachees, Occultes, telles que la
Mvstique et la Magie. Ces Sciences qu on a appeles de tous temps Sciences occultes,
sont donc pas tout rOccultisme, mais en sont la partie caractristique, celle par
,
n cette
ifrt qoctrine se distingue
laquelle
& de toutes les autres.
1 i Ma(de est, proprement parler, 1 etude de la puissance humaine, en tant que
cette puissance nest pas due aux niovens ordinaires employes par rindustrie. L homme
..
de modifier ,de mille
faons l ambiance dans laquelle
il se meut : la Phva ile pouvoii
u
.
1

|#l Q^jniie, la Mcanique, etc. lui donnent les moyens d excuter de vritables
rodies Mais ce nest pas de la Magie. Lliomme a aussi le pouvoir dagir sur son
sembhble sur les animaux, sur les vgtaux, par le maniement d'un fluide particulier

I . E S S C IE N C E S MAUDITES

1)

que nous possdons tous, le fluide magntique. Cette action peut tre bonne ou mauvaise, avantageuse ou nuisible, suivant la volont de 1oprateur suppos sufisamment
instruit. Cela n'est pas encore la Magie, mais y touche de prs. Le Magntisme peut
tre plac la limite des Sciences naturelles, il ne lui fai;t <pie trs peu de eliose pour
tre de la Magie. Entre les mains de certains exprimentateurs, Du Potet, entre autres,
il passe alternativement du magntisme simple la Magie.
Knfin 1'homme a encore le pouvoir de metire, sans contact, les objets inanims en
mouvement, de faire passer un corps solide travers un autre corps solide, sans que leurs
formes en soient altres, de faire sortir de lui-mme, pour un instant, une partie de la
matire qui compose son propre corps, et de lui faire prendre une forme solide, reprsentant un personnage qui se meut et parle; en un mot, de produire tous les plinomnes dont 1ensemble constitue ce que tout le monde connait sous le nom de
Spiritisme. L homme peut tout cela, mais une condition, c'est davoir un organisme
dou de proprits particulires qui le constituent un Mdium. Ces proprits, nous
les possdons tous, mais un degr insuffisant pour pouvoir produire des plinomnes perceptibles pour tout le monde.
Ici nous sommes encore bien plus prs
de la Magie, mais la Magie exige quelque
chose de plus.
Le Mdium, je l ai dit, doit avoir un
organisme spcial, et nest pas mdium
qui veut. Certains Spirites prtendent le
contraire, mais 1exprience prouve (pie
KVOCATION

L E S SCIENCES MAUDITES

quelques personnes, aprs des exercices nombreux et prolonges, n'ont jamais pu rien
obtenir. En outre le Mdium est passif: d ne commande pas 1inluence do proviennent les phnomnes, il lui obit plutt.
Le Magicien, au contraire, nest pas oblig detre mdium. Ici encore je suis en
contradiction avec un petit nombre d'Occultistes qui croient que le Magicien doit tre
mdium. Eliphas Lvi ne possdait pas la plus petite parcelle de mdiumnit et il a

1)'iiN cs une vicilic estampe*

obtenu des phnomnes asse/, importants, et il nest pas le seul. La mdiumnit et la


magie, au contraire, sexcluent; il serait dsastreux pour un Magicien detre mdium.En
outre, et cest l le plus important, le Magicien est actif, il commande. II est vrai quil
peut tre malmen par rinfluence en rvolte, mais il commande toujours; cest--dire
(jue si 1influence se rvolte, il ne l implorera pas, il cherchera la rduire par ses
propres forces : s'il est vainqueur, sa carrire magique se poursuit avec dautant plus
d eclat; s'il est vaincu, il meurt ou devient fou, mais il na pas obi.
Mais alors, quelle est cette Influence Longtemps on a cru, et aujourd hui beaucoup croient encore, cju elle est de deux sortes : la force propre du Magicien et celle
de certains tres de rinvisible.

00076229

l.F.S SC1FNCKS MA! DITF.S

..

F.T I.ORSQt:?. MOI9R TE X A IT KES MAINH

l.F.VKK*. IHRAF.I. K T A IT VITORI KI'X ..

AXAXIAS FST FKAP P J>E M 0 3 T PAR SAIXT- PI EKItE

00076229

I.F.S S C IE N C E S MAU DITES

Eh ! bien, il faut perdre cette illusion : cette Influence est unique, elle
provient des liabitants de 1Invisible.
L homme rduit ses propres forces ne
dpasse pas le magntisme, et encore
ne peut-il produire que les phnomnes
les plus rudimentaires du magntisme.
Cependant il y a une exception
apparente : certains hommes, ceux-l
sont trs rares, peuvent obtenir quelque
cliose par eux-mmes. Pour les distinguer des autres, je les appellerai des
Mages, et je laissele nom de Magicien
celui qui, nayant aucune puissance personnelle, peut cependant commander,
ses risques et prils, certains tres
I.A COURONNE DKS MAGF.S
de 1lnvisible qui, eux, possdent des
pouvoirs varies. Contre le Magicien il y a des revoltes frequentes ; contre le Mage, il ny
en a jamais.
Nous pouvons maintenant definir la Magie : elle est la Science qui permet
rhonnne de commander, non pas 1Invisible, mais certains tres de 1Invisible, pour
obtenir des rsultats (jue les Sciences ordinaires sont incapables de procurer. Ces rsultats ne sont pas surnaturels, mais les lois de la nature qui sont mises en jeu*pour les
obtenir sont quelquefois inconnues des savants officiels, et toujours liors de leur atteinte.
Reste savoir quels sont les tres
de 1Invisible auxquels le Magicien commande.
Nous divisons le Monde en plusieurs
Plans ou manires d etre : le Plan Phvm/
sique, qui seul est visible; le Plan Astral
qui contient les forces et les tres qui
les manient; le Plan Mental et le Plan
Divin, qui se dfinissent deux-mmes.
La description de ces Plans ne fait pas
partie de mon sujet; tout ce que j ai
besoin den dire, cest que le Mystique
puise sa force dans le Plan Divin et dans
le Plan Mental ; le Magicien, dans le
Plan Astral. II y a dautres Plans intermdiaires, et chaque Plan se subdivise
SYliU O M SM E 1)E I.A R 0 3 E -C R 0 IX
en sous-Plans. Tous sont habites par

00076229

L E PURGATOIRE DE SAINT PATRICK

00076229

00076229

L E S S C IE N C E S MAU D IT E S

2I

des tres spciaux. Les liabitants du Plan Divin sont connus : Dieu, la Vierge, les
Anges, les Saints. Ceux du Plan Astral sont moins connus du public qui se figure
volontiers quaprs les Anges et les Saints, il nv a plus que les Dmons et les Damns.
Le Plan Astral contient des tres varies : les uns naturels, cest-k-dire ayant une
existence propre et une vie indpendante; les autres artificieis, n ayant quune existence
passagre, quelquefois trs longue, dautre lois trs courte. Parmi les liabitants naturels,
je signalerai la grande classe des Etimcnlals, la plus importante pour les Magiciens.
II y en a de plusieurs catgories; de trs levs, de trs infimes, de bons, de mauvais

PAXTACLE DES I.ETTRES KABBALISTKIUES


CL PU TAROT, DU 8EPIIKR JEZIHAII ET DU 80HAK

et dindiffrents. Ce sont les Elmentals cpii mettent en oeuvre ce que nous appelons
les forces de la nature. Tout cela demanderait de grands dveloppements, car Ie
travail est plus complique quil ne peut le paraitre daprs ce court expos. C)n trouvera
ces dtails dans les publications spciales. Parmi les tres artificieis, je me contenterai de nommer les Elmentals Kama-Manasiques et les Larves. Les Egrgores
sont mixtes, partie naturels, partie artificieis. Les Larves jouent un grand role dans
les Envotements.
Les Magiciens se divisent en deux grandes classes: les Magiciens blancs et les
Magiciens noirs. En outre, il y a k considrer une classe pour ainsi dire parasite: les
Sorciers qui, eux aussi, sont blancs ou noirs.
Les Magiciens sont des savants qui connaissent les causes et les thories des
phnomnes quils produisent; les Sorciers sont des empiriques qui connaissent quelques
modes opratoires qu ils appellent des secrels, et produisent un nombre trs limite de
phnomnes, sans savoir pourquoi ni comment.
Les Magiciens et les Sorciers blancs sont anims de bonnes intentions; ils

O )

i i

- .

:.

sadressent des tres de 1'Invisible qui nc sont pas pervers, et lie cherchent qua
faire ce quils croient tre le Bien.
Les Magiciens et les Sorcievs noirs,au contvaire. nont affaire quaux pires entits
de 1Invisible, 1'ordre desquelles i's cherchent se procurer des avantages par nhnporte quels movens, et assouvir leurs haines et leurs vengeances.
Je ne dirai rien des Devins, Tireurs de eartes, Somnambules, et autres diseurs de

LA

JETF.USE I>i: SOI.TS

Dessin de P aul Citou,

Bonne Aventure : ce ne sont ni des Magiciens ni des Sorciers. Ce sont de braves gens,
incapables de faire du mal, faisant souvent du bien, qui exploitent des facultes naturelles
d intuition. Je parle, bien entendu, des voyants sincres, car ct deux on est expos
rencontrer des charlatans qui, souvent, ne savent mnie pas que la voyance existe.
Les Sorciers blancs sont le plus souvent des gurisseurs. Quelquefois aussi ils sont
des \'ovants.

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LA DANSE DU SABBAT

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00076229

L E S SCIENCES MAUDTES

Les Magiciens blancs sont souvent


appels dtruire les oeuvres des Sorciers et Magiciens noirs,ce qui nest
pas toujours facile.

FAUST SE VOE PAR l TN PACTE A MKPHISTOPIIELES

Disons enfin que la Magie, mme


blanche, est vue dun mauvais cuil par
les clergs, qui la considrent comme
mauvaise par elle-mme. Ils nont pas
tort de sen dfier, mais ils se trompent
en la croyant mauvaise par elle-mme.
Le Magicien qui ne cherche que le
bien et qui ne s'adresse qu a des entits
bonnes ou indiffrentes, ne commet
aucun mal et, ce titre, nest pas blmable. Mais il est imprudent.

( W s u dessin d' Rxsth)En effet, il porte la responsabilit


de tout ce quil fait, et nos jugements sont souvent infirmes; il peut trs bien avoir cru
bien faire et s etre tromp. Dautre part, toutes les fois quon entre en comnuinication
avec le Plan Astral, de sa propre autorit, on est bien expos: les entits mauvaises sont
toujours prtes nous importuner et il faut tre bien fort pour viter ou repousser toutes
leurs attaques. Le Magicien, anime des meilleures intentions, a beau faire appel aux
bonnes entits, et uniquement elles, il n'en a pas moins ouvert une porte sur lInvisible et il lui sera bien difficile d eviter que quelques mauvaises entits ne passent par
cette porte. Cest, du reste, ce qui arrive trop souvent.
Pour le Magicien noir, il ny a pas
tenir compte de ces considrations;
il fait volontairement appel aux mau
vais ; sil lui arrive malheur il la bien
cherch, et cela lui arrive trs souvent.
Cet appel aux mauvais fait tout de
suite pensei* aux pactes. Le pacte nest
pas aussi frquent quon pourrait croire ;
la plupart des Magiciens et Sorciers noirs
nont jamais fait de pacte. Seulement
nous sommes obligs, ici, de distinguer;
les thologiens divisent les pactes en
deux catgories : les pactes explicites et
les pactes implicites. Les pactes expli
cites proviennent d un contrat bilateral,
crit et sign, par lequel le Sorcier

cercee gotiioe des vocations noires


et des pactes

2f

LES SCIENCES MAU DITES

renonce son salut et le diable sengage k le servir pendant le temps qui lui reste k vivre
sur la terrre. Le tout accompagn de blasphmes et de profanations dans le dtail
desquels je nentrerai pas. Le pacte implicite consiste k utiliser les Services du Diable,
connaissant leur provenance, sans avoir pris aucun engagement avec lui. Le diable,
videinment, y trouve son conipte, car il ne rendia jamais de Services que pour faire
le m al; du reste le fait seul daccepter quelque cliose de lui est une sorte dengagement
et lui donne des droits.

MKl ll ISTOIMIKLKS CONDtJIT FAUST AU SAB11AT

I)'apris le Dessin de Retzsch,

On sourira peut-tre en lisant ce qui prcde, et on ne manquera pas de me dire :


omment! vous croyez au diable? Je croyais quaujourcVhui il nv avait plus que quelcpies esprits arrirs qui conservaient une pareille superstition !
Certes, si vous entendez par le diable un tre grotesque avec des cornes et une
queue, n ayant dautres occupations que de retourner les damns dans le feu de l'enfer
avec de grandes fourches, et venir sur la terre pour nous faire des misres, je ne crois
pas au diable.
Mais le personnage que je viens de dcrire nest quune caricature ; le diable, le
vrai, 1Ange dchu, existe bien rellement, et il est heureux quil ne puisse pas oprer
lui-mme, comme le croient beaucoup de thologiens. Le vrai diable est enchain dans
1 abime; il ne peut que suggrer et guider des entits beaucoup moins redoutables que
lui, mais encore bien dangereuses pour nous. Je fais plus que croire k ces entits; je suis
certain de leur existence. Mais ce 11est pas ici le lieu de discuter ces choses, je veux
seulement donner un aperu de la Magie.
Le Magicien noir, ayant commenc avec ces entits mauvaises, se trouve vis-k-vis
d elles, et, par consquent, vis-k-vis de Satan lui-mme, dans le cas du pacte implicite,
ce qui est certainement trs grave, mais cependant moins grave que le pacte explicite.

00076229

Dessin d Eliphas I.vi.

BOUC DU SABBAT

BAJPHOMET ET MENDES

'

-4

0 0 76229

L E S SCIENCES MAU DITES

FAU8T AU

SA BBA T

D a f i r h i Ic D s s i n d e R e t x s c h .

Maintenant que nous avons vu la position des Magiciens et Sorciers, examinons


sommairement une partie de ce quils peuvent faire.
II y a dabord les vocations ou appels des esprits. Cette opration peut tre considre comme le trait dunion entre le Visible et lInvisible. Ceux qui veulent pratiquer la
Magie dbutent gnralement par la, et toute leur puissance derive de cette opration
prlirainaire.
Pour faire une vocation, on doit commencer par sentourer d'un cercle de protection sans lequel on courrait les plus grands dangers ; on peut mme dire quon courrait
une perte certaine. Puis on execute un rituel appropri au genre desprit quon veut
voquer.
Sil sagit devoquer des esprits lmentaires, il faut commencer par se prparer
quelque temps 1'avance, phvsiologiquement et moralement; puis il faut choisir le jour
et 1'heure, suivant les influences plantaires ; revtir un costume spcial, variant dun
jour un autre ; se transporter dans un lieu appropri; possder des instruments spciaux, consacrs lavance daprs un rituel dtermin, brler des parfums appropris
au jour et 1heure ; prononcer des paroles rituelles, etc.

50

I.ES SCIENCES MAU DITES

0n voit que cette opration est assez complique, mais il fant ajouter quelle est
redoutable : au moment o les esprits commencent apparaitre, il est difficile dchap]>er un sentiment de terreur auquel il serait dangereux de cder; si on a le malheur de
sortir du cercle, cest la mort, ou tout au moins la folie. Loprateur doit tre dune
fermet toute preuve.
Cette premire opration tant russie, on na plus qu commander. Mais il ne
faut pas oublier que lc Magicien doit toujours veiller, ne jamais se dpartir d une

(II.1.ES DF. I.AVAL, BARON DF. HETZ

volont fenne et rester inaccessible la peur; il a affaire des serviteurs trs rtifs,
toujours prts la revolte. Sa situation est analogue celle du belluaire dans la cage de
ses fauves. Cest pour cela quil y a un adage qui dit que tt ou tard, le diable finit par
tordre le cou au sorcier.
Le Magicien doit avoir toujours presentes la mmoire les quatre conditions
indispensables : Savoir, Vouloir, Oser et se Taire.
11 serait beaucoup trop long d enumrer tons les pouvoirs du Magicien ; je me contenterai de dire, avec Eliphas Lvi, que tout ce quon a racont, bien loin detre exagr,
est au-dessous de la vrit ; seulement il faut bien dire quil y a peu dhommes
capables datteiudre un tel degr de puissance; la carrire dun Magicien prudent se
borne peu de chose : quelques vocations, quelques talismans pour obtenir tels ou tels
avantages, cpielques a isions proplietiques, quelquefois des gurisons ou au contraire des

00076229

LA MORT DE FAUST

00076229

L es S o rciers a u

...

Y VONT SUR UN BOUG

SONT CONTEAI x\ t I>E 8E REBAPTISER


AU NOM DU DIABLE

PARBIKRE . . .

Sabbat

. . . ET FOULEJiT AUX PIEDS

DOXSENT AU D IABLE...

LA CR01X...

LES VESTEMENTS

00076229

envotements, s'il sagit dun Magicien


noir. Le tmraire, qui veut dpasser ses
forces, voit sa carrire interrompue par des
accidents qui lui tent 1envie de recommencer.
La partie la plus intressante de la
Magie et de la Sorcellerie noires est sans
contredit lart des Envotements. Je dis
(pie cette partie est la plus intressante
parce quelle rnenace tout le monde.
On ne saurait croire avec quelle dsinvolture un Sorcier jette la dsolation dans
une famille, pour les motifs les plus futiles.
Se croyant k 1'abri de la rpression en raison de lincrdulit gnrale, ils nhsitent
pas k causer la mort dune personne pour
se venger de la plus petite contrarit.
Je pourrais citer des exemples nombreux de faits contemporains, dont quelquesuns se sont passs sous mes y e u x ; beaucoup de cas trs curieux, quelquelois
tragiques, ont eu lisu dans mon entourage ;
quelques-uns sont encore pendants; on lutte
pour dtourner les catastrophes. Malheureusement je ne suis pas autoris les
publier. Je me bornerai donc k en raconter
un, dj aneien, mais trs intressant en
raison du peu dimportance de 1offense
dont la sorcire a prtendu se venger et,
au contraire, de 1'importance du personnage
qui en a t la victime.

EXTRAIT I>U CALEXDRIEU MAQIQUE

Ltmtrcier Editem

Un de mes amis, chercheur clair,


M. Valet a eu 1obligeance de copier, k
mon intention,k la bibliothque Jansniste,
o il a accs, un manuscrit de la nice de
Blaise Pascal, Marguerite Prier, qui contient un exemple d envotement si int
ressant que je le reproduis in extenso. II
n'y a de chang que 1orthographe, pour
que la lecture en soit plus facile.

Daprs une estampe rate tic I.ouis Mal teste.

LES ENVIE UX

C h a n t X I I I du P u rg itto irc de lh tn te

B*

'k

LES SCIENCES MAUDITES

35

L envot est Blaise Pascal lui-mme, les vnements se passent en 1624.


Lorsque mon oncle eut un cru, il lui arriva une chose trs extraordinaire. Ma
grandmre tait, quoique trs jeune, trs pieuse et trs charitable; elle avait un grand
nombre de pauvres familles qui elle donnait une petite somme par mois, et entre les
pauvres femmes qui elle faisait ainsi la charit, il y en avait une qui avait la rputation
d etre sorcire : tout le monde le lui disait; mais ma grandmre, qui n:'tait pas de ces
femmes crdules et qui avait beaucoup desprit, se moquait de cet avis et continuait
toujours lui faire 1'aumne. Dans ce temps-l, il arriva que cet enfant tomba dans une
langueur semblable k ce quon appelle k Paris tomber en chartre; mais cette langueur
tait accompagne de deux circonstances qui ne sont pas ordinaires : lune, quil ne
pouvait souffrir de voir 1'eau sans tomber dans des transports demportement trs
grands; et 1autre, bien plus tonnante, cest quil ne pouvait souffrir de voir son pre
et sa mre proches lun de 1autre. II souffrait les caresses de 1un et de 1autre en
particulier avec plaisir; mais aussitt quils sapprochaient ensemble, il criait et se
dbattait avec une violence excessive. Tout cela dura plus dun an durant lequel le mal
saugmentait. II tomba dans une telle extrmit quon le regardait comme prt mourir.
Tout le monde disait k mon grand-pre et k ma grandmre que c'tait assurment un sort que cette sorcire avait jet sur cet enfant; ils sen moquaient lun et
1'autre, regardant ces discours comme des imaginations quon a quand on voit des choses
extraordinaires, et ny faisaient aucune attention, laissant toujours cette femme une
entre libre dans leur maison o ellerecevait la charit. Eninmon grand-pre importun
de tout ce quon lui disait, it un jour entrer cette femme dans son cabinet, croyant que
la manire dont il lui parlerait lui donnerait lieu de faire cesser tous ces bruits; mais il
fut bien tonn lorsquaprs les premiresparolesquil lui dit, auxquelles elle lui rpondit
seulement et assez doucementque celan'tait point,etquon ne disait cela delle que par
envie, cause des charits quelle recevait, il voulutlui faire peur, et feignant dtreassur
quelle avait ensorcel son enfant, il la menaa de la faire pendre si elle ne lui avouait
la vrit; alors elle fut effraye, et se mettant genoux elle lui promit de lui dire tout,
s'il lui promettait de lui sauver la vie. Sur cela mon grand-pre fort surpris lui demanda
ce quelle avait fait, et qui 1avait oblige le faire. Elle lui dit cpie 1ayant pri de solliciter pour elle, il avait refus, parce quil crovait que son procs n''tait pas bon, et que
pour s en venger elle avait jet un sort sur son enfant qu elle voyait qu il aimait tendrement, et quelle tait bien fche de le lui dire, mais que le sort tait k la mort. Mon
grand-pre afilig lui dit : Quoi! il faut donc que mon enfant meure! Elle lui dit qu il y
avait du remde, mais quil fallait que quelqu un mourt pour lui, et transporter le sort.
Mon grand-pre lui dit : Oh! j aime mieux que mon ils meure que de faire mourir une
autre personne. Elle lui dit : O11 peut mettre le sort sur une bte. Mon grand-pre lui
offrit un cheval, elle lui dit que, sans faire de si grands frais, un chat lui suflirait. II lui en
fit donner un, elle 1emporta, et en descendant elle trouva deux capucins, qui montaient
pour consoler ma grandmre de 1extrmit de la maladie de cet enfant. Ces pres lui
dirent quelle voulait encore faire (juekiue sortilge de ce chat : elle le prit et le jeta par

36

LES SCIENCES MAUDITES

une fentre, do il ne tomba que de la hauteur de six pieds et tomba m ort; elle
en demanda un autre que mon grand-pre lui flt donner. La grande tend esse qu il aNait
pour cet enfant fit quil ne it pas d'attention que tout cela ne valait rien, puisqufil fallait
pour transporter ce sort, laire une nouvelle invocation au diable; jamais cette pense ne
lui vint que longtemps aprs, et il se repentit davoir donn lieu k cela.
Le soir la femme vint et dit a mon pre quelle avait besoin dun entant qui
net pas sept ans, et qui avant le lever du soleil cueillit neuf feuilles de trois sortes
dherbes, cest--dire trois de chaque sorte. Mon grand-pre le dit son apothicaire, qui
dit qu'il v mnerait lui-mme sa filie, ce qufil fit le lendemain matin. Les trois sortes
dherbes tant cueillies,la femme fit uncataplasme quelle porta k sept heures du matin
k mon grand-pre, et lui dit quil fallait le mettre sur le ventre de 1'enfant. Mon grandpre le fit mettre; et midi, revenant du palais, il trouva toute la maison en larmes, et
1enfant dans son berceau, mort, k ce quil paraissait. II sen alia, et en sortant de la
chambre, il rencontra sur le degr la femme qui avait porte le cataplasme, et attribuant
la mort de cet enfant k ce remde, il lui donna un soufllet si fort quil lui fit sauter le
degr. Cette femme se releva et dit quelle voyait bien quil tait en colre parce qu il
croyait que son enfant tait m ort; mais quelle avait oubli de lui dire le matin qu il
devait paraitre mort jusqu minuit, et quon le laisst dans son berceau jusqu cette
heure-l et qualors il reviendrait. Mon grand-pre rentra et dit quil voulait absolument
quon le gardt sans 1ensevelir. Cependant 1enfant paraissait m ort; il n'avait ni pouls
ni sentiment, il devenait froid et avait toutes les marques de la m ort; on se moquait de
la crdulit de mon grand-pre qui 11avait pas accoutum de croire ces sortes de
gens-l.
On le garda donc ainsi, mon grand-pre et ma grandmre toujours prsents, ne
voulant sen fier personne; ils entendirent sonner toutes les heures et minuit aussi
sans que 1'enfant revint. Enfin, entre minuit et une heure, plus prs dune heure que de
minuit, 1'enfant commena biller ; cela surprit extraordinairement: on le prit, on le
rcbautfa, on lui donna du vin avec du sucre ; il lavala ; ensuite sa nourrice lui presenta le tton quil prit sans donner nanmoins de marques de connaissance et sans
ouvrir les yeux ; cela dura jusqu six heures du matin quil commena k ouvrir les veux
et k connaitre quelquun. Alors voyant son pre et sa mre et sa mre lun prs de
lautre, il se mit k crier comme il tait accoutum; cela fit voir qufil n''tait pas encore
guri, mais on fut au moins console de ce quil ntait pas mort, et environ six ou sept
jouis aprs il commena a souffrir la vue de l eau. Mon grand-pre, revenant de la
messe, le trouva qui se divertissait k verser de 1eau dun verre dans un autre entre les
bras de sa mre ; il voulut sapprocher, mais 1enfant ne le put souffrir, et peu de jours
aprs, il le souffrit, et en trois senaaines de temps cet enfant fut entirement guri et
remis dans son embonpoint
Je prierai les lecteurs de remarquer que pour dtruire le sort jet k Blaise Pascal, il a
faliu une victime, un malheureux chat. Cest que un sortilge ne se dtruit qu la condition d a\ oii son plein accomplissement; cest ce que nous appelons Rpercussion. Si

00076229

LE DF.PART A S A B B A T , DE QUEVERDO

**

'

00076229

L E S S C IE N C E S M A U D IT E S

la sorcire navait pas sacrifi un chat ou tout autre animal analogue, elle aurait subi
elle-mme le contrecoup dont elle serait probablement morte.
Un sorcier maladroit peut mme recevoir lui-mme tout ou partie des coups dont
il croit aecabler sa victime. Je suis de loin,en ce moment-ci, un maladroit de cette sorte ;il

>1 Kl. USINE

il est sur le point de payer le mal quil cherche faire. On travaille le sauver en mme
emps que ses victimes, car il vise plusieurs personnes ; j espre qu011 y russira.
Voici encore un document intressant que je tire de la Contemporciry rewiew de
septembre 1899. Ce numero contient une tude de M. W. 13. Yeats, intitule Irelond.
bewitched, lIrlande ensorcele. II sagit dune enqute qui a t faite sur la sorcellerie
en Irlande.

38

LES SCIENCES MAUDITES

II resulte detous les rcits recueillis que tous les hommes sont sujets beaucoup
de vexations de la part de certains habitants de 1invisible, quils appellent uniformment
des Fies. Un forgeron cependant, pourvu quil soit le septime forgeron de sa famille,
est 1'abri de ces vexations et possde le pouvoir den dlivrer les autres. Du reste le
fer est un prservatif puissant.
Les Irlandais interroges divisent les maladies en deux catgories : lesmaladies naturelles et celles qui sont donnes par les fes. Les maladies naturelles peuvent tre guries par des mdicaments (pie, souvent, les fes enseignent aux sorciers ; mais celles qui
sont envoyes par les tes ne peuvent tre guries que grce une compensation, quon
appelle la pnalit.
Ouand les les ont jet leur dvolu sur une victime, elles lui impriment une marque
sur une partie du corps. Cette marque nest visible que pour 1oeil des sorciers, elle est pour
eux un signe certain que la
mort est proche. L un deux
dit : Je nen gurirais plus
beaucoup maintenant, j ai vu
leur marque sur ma jambe
gache.
Le plus clbre de ces
sorciers tait une femme,
nomme Biddy Early, morte
depuis une trentaine dannes. Elle gurissait volontiers les mal ades, riches ou
pauvres, et tait trs aime,
quoique redoute. Ouand elle
croyait que la maladie tait
envoye par les fes, elle
avertissait : Vous savez quil
faudra payer la pnalit. II
arriva un jour que le mari
dune malade ne voulut pas
payer la pnalit, sa femme
mourut.

Di'ssin

Rvdur.

Cette pnalit tait une


substitution, comme dans le
cas de Pascal. Ouand 011
acceptait la pnalit, le ma
lade gurissait, mais on perdait un cheval, un poulaiu,

00076229

L E S SCIEN CES M A U D IT E S

une vache, etc. Quelquefois, malheureusement, c etait une autre personne qui
mourait k la place de celle qui avait t
primitivement choisie par les fes.
Un liomme obtint la gurison de
sa fenime, mais sajument mit au monde
un poulain mort. Un autre perdit son
cheval pour sauver son enfant. Une
femme tomba malade, sa maladie tait
naturelle, Biddy Earlv la gurit sans
pnalit. Elle tomba malade une seconde
fois, elle avait la marque ; Biddy avertit
quil faudrait payer la pnalit : la
femme gurit et une vache mourut. Plus
tard cette femme tomba malade pour la
troisime fois, elle portait encore la
marque. Cette fois le mari savait que
ctait lui qui devait tre sacrifi; nanmoins il nhsita pas : sa femme gurit
et il mourut. Un peu plus tard elle sest
remarie.
Je me bornerai k ces citations et
je renvoie les lecteurs qui voudraient en
savoir davantage, 1auteur lui-mme,
il contient encore un grand nombre de
faits trs intressants.

f.A

MAME

IIEliM E TH tU K

Gravurt tirit iVun ancien manuscrit

Eliphas Lvi. p. 79 de son Dogme


ct Rituel de la llaute-M agie, tome premier cite un manuscrit hbraique du x v ic sicle,
qui numre les privilges et pouvoirs du lage. E11 voici quelques-uns :
II voit Dieu face k face, sans mourir, et converse familirement avec les sept
gnies qui commandent k toute la milice cleste. II est au-dessus de toutes les alllictions et de toutes les craintes. II rgne avec tout ie Ciei et se lait servir par tout
1enfer. II dispose de sa sant et de sa vie et peut galement disposer de celles des
autres. II ne peut tre ni surpris par linfortune, ni accabl par les dsastres, ni vaincu
par ses ennemis. II sait la raison du pass, du prsent, de 1'avenir. II a le secretde
la rsurrection des morts et la clef de 1immortalit. .........II dompte les animaux les
plus lroces, et sait dire les mots qui engourdissent et charment les serpents. .........
II connait k premire vue le fond de lame des hommes et les mvstres du coeur des
femmes. ........ II donne sur le champ tous les consolations les plus ellicaces et
les conseils les plus salutaires. ........ II dompte 1amour et la liaine. ........

00076229

LES SCIENCES MAUDITES

LE BON PENTAGRAMME

L E 31A U V A I S P E N T A G R A M M E

Mais il est des choses que Salomon a scelles de son triple sceau. Les imties
savent, il suffit.......
Inutile de dire que les hommes qui rpondent cette description ne sont pas com
rnuns. Cependant il y en a. Mais il est bien entendu qu il sagit l du Mage et non c u
Magicien. Du reste un pareil homme nest jamais connu que dun petit groupe d amis e
de disciples; il mne une vie simple et obscure, il passe compltement inaperu o
commun des hommes. Cest tout au plus si, quelquelois, on le prend pour un oiiginal.
Le Mage et le Magicien ne font pas parade de leurs pouvoirs; ils agissent pour
bien et restent inconnus.
A ct du Mage et du Magicien, il faut ranger le Mystique.
Le Mystique fait aussi des prodiges, mais tandis que le Magicien commantle aux
puissances de 1'Astral, et agit sous sa responsabilit, sans autre guide que sa Science et sa
conscience, le Mystique ne se proccupe que des puissances celestes auxquelles, naturel
lement, il ne commande pas, mais quil prie et dontil obtient les choses les plus men eil
^euses. Les agents sont toujours les mmes, les Elmentals de toutes sortes, mais le
Mystique peut mme les ignorer ; ce sont les puissances celestes qui leur commandent.
Les Magiciens ne doivent compter que sur eux-mmes, les Mystiques sont toujours
guids, et cette direction nest pas ddaigner : livres nous-mmes, nous sommes
exposs tous les prils et toutes les erreurs.
Quand un Magicien, digne de ce nom, devient un Mystique; quand il prie et sounret
toujours ses ceuvres la Direction des puissances celestes ; quand il ne se considere que
comineun serviteurde Dieu et ne veut disposer de sa Science et de sa puissance que P()llt
accomplir les ordres de Dieu, il est un Mage.
11 y a beaucoup de Magiciens, il y a beaucoup de Mystiques, il y a peu de Mages.
11 me reste enfin a mettre en garde contre une erreur frquente : On confond som ei

00076229

L A M E S S N O I K E DE L ^ B B G U I B O L R G (F IN DU XVII S I C L E )

La Moniespan sert d'cintei; le prtre gorge un enfant.

00076229

C L E F A P O C A L Y P T IQ E :
LE8 S E P T SCEAUX DE S A I N T - J E N

00076229

LES SCIENCES MAU DITES

,e" e : M e demil f0urnir ~

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dansun bailou de vcrre aue ie f

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PuIverisai xn^ parlie que j 7enfermai

hermtique consistail en u boucL7 i T ^ hermti(luement (?). La fermelure


aurait tnieux valu Hirer le col du hnl! * ! f e avec Sarniture de cire cacheter. 11
oulillpourceh. I,e
allonfu i
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" l o r c e a u . x , puiste tout n! / [> U uuc '"asse pyrile
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> je 11 ai vu aucun indice de Tte de

y" r W " * , M M , scen-

,uoriqemetit, au p0int de vnp ..


et navail tudi 1hermP^osophique bien plus quau Point de vue

Recevez, Monsieur, mes saiu,


r
Saluaiions
amicales.
D r F. R O Z IE R .

ava

0076229

LAstrologie
PI tis on connait les choses qui rsisient
a u libre a rb itre , plus on a cTempire sur
to m es les au tres.
C o rkusciii

| "OirrE vie terrestre nous vient du Soleil. C'est un aphorisme que notre Science moderne
A a rendu banal en nous dmontrant que du Soleil seul naissent tous les mouvements
vitaux, toutes les nergies rciproquement convertibles, toutes les affinits, tous
les conflits, toutes les palpitations animiques du globe. Et par ou nous vient tant de
mouvement ? qui nous transmet cette nergie formidable capable, son gr, ou de bouleverser la masse de nos ocans, sous la furie dchaine des tonnerres et des trombes, ou
de caresser avec amour le pollen des moindres lleurettes ? Par o nous arrivent les tori'ents de radiations projetes par cette inexprimable fournaise solaire o plus d'un million
de globes comme le ntre disparaitraient, et qui va rchauffer des mondes trente fois
plus loigns ? Cest un espace de trente-huit millions de lieues o rgnent la fois un
eternel silence, une ombre pareille celle de nos nuits, un froid dont nous ne pouvons
nous faire aucune ide, un vide noir o les atmes,dont notre matire a tire sa grossiret,
errent tellement espaces que des milliers dastrodes v circulent assez librement pour se
sentir meurtris jusqu a 1embrasement ds quils s egarent dans les rgions mme les
plus rares de notre atmosphre !
Ainsi les forces les plus redoutables de 1Univers, loin de se perdre dans les espaces
mcommensurables, sjournent dans leur silence, semblables aux dieux anciens dans leur
Olvmpe dont 1imperturbable majest napparait quau contact de ces grains de poussire, sems de loin en loin, qui sont nos terres ou nos toiles et que nous prenons pour
lUnivers entier.
Or voulez-vous savoir ce quest en face de ces tendues famas rassembl dans nos
globes matriels ? nos savants vous diront quil represente au plus ce que serait notre
picede monnaie dun franc dans une caisse cubique dun kilomtre de ct ! Voil notre
nant! Voil quelquune, et la moindre, des puissances qui peuplent ce que nous prenons
pour les dserts de 1infini!
Xe savez-vous pas aussi quautour de nous, mme les corps les plus subtils, sont
aussi les plus forts ? Voyez ce que peut la foudre ; voyez la puissance de nos explosits,
3

58

L E S SCIENCES MAUDITES

de notre vapeur mme ; quelle solidit lui est comparable ? Ainsi, des deux forces que
nous voyons partout eu lutte dans notre monde, 1attractive et lexpansive, cest cette
dernire qui 1emporte, et de combien! Les physiciens nous disent que 1attraction se
quadruple quand la distanc se double, tandis que la force rpulsive entre les atomes se
multiplie par la quarantime puissance de leur rapprochement.
Lesspiritualistes ont donc de solides raisons daffirmer que le subtil est infiniment
plus puissant cpie le dense, 1esprit que la nratire. L esprit, nous venons de le voii se
manifester corame la force peu prs indfinie, comme une puissance auprs de laquelle
nous ne sonimes rien. Voyez-le maintenant cornme intelligence ; descendez jusqu aux
derniers dtails que nous puissions percevoir ; voyez 1lment ultime, la cellule ; mieux
encore, la poussire minrale la plus fine, quy trouvez-vous ? Des formes d une gularit tellement impeccable que les angles en sont invariables et que leurs combinaisons,
si multiples quelles soient se rapportent cependant quatre formes lmentaires. Ainsi,
cette nergie qui nous crasait tout 1heure, la voici rduite 1obissance complete,
soumise ii un type, une idee fixe clavance, assujettie 1intelligence qui la commande.
LEsprit ne domine pas seulement la substance, il rgit la force elle-mme avec tant de
rigueur quil en assouplit 1infinie brutalit jusquaux crations les plus dlicates. Cest
1'Esprit qui informe la matire ; toute Forme est le Verbe dune Ide.
Voyez maintenant 1homme entre ces deux mondes de la force esclave et de la
volont intelligente. Yous redirai-je, aprs Pascal, ce questce roseau pensant ? Non, ce
que jai vous signaler nest pas son nant ou sa grandeur, cest sa grandeur, cest la
ralit, le caractre de la vie qui lui est propre.
Que fait-il entre ces deux puissances ternelles et infinies ? Ballott par la fatalit
des forces naturelles comme sur une mer dchaine, les yeux fixs sur 1Unit polaire de
1Esprit, dune main que la \'ie renforce chaque jour, il sattache 1intelligence aide de
1intuition, comme au gouvernail livr sa volont et qui le rendra maitre des ilots. II
progresse, toujours plus srement vers 1horizon rv que pointe sa boussole; et ses
pnibles efforts ont leur retentissement dans les deux mondes dont il participe. D une
part, il lit de mieux en mieux dans le livre des grandes lois spirituelles o sa voie est
inscrite avec son avenir ; de l'autre, il produit dans le tourbillon des forces universelles
certains courants spciaux qui, comme ceux des forces physiques, vont se propager dans
le \ ide des espaces. Ils s y rpandent d autant plus loin et d autant plus vite qu ils sont
a la lois plus subtils que la matire, et plus puissants par 1intellect qui les engendre.
C est le mystre querevelent a la Science les phenomnes de 1hypnotisme et du magnetisme, mystre connu sous d autres noms depuis les temps les plus reculs, mais que la
sagesse antique ne rvlait dans le sanctuaire qu ceux qui sen montraient dignes, car
il comporte les plus grandes possibilits humaines, avec les responsabilits les plus
terribles.
Reprsentez-vous donc 1ensemble de ces manations passionnelles circulant autour
de notre plante, sy heurtant, sy combattant, y naissant, y expirant, sy renouvelant

0076229

L E S SCIENCES MADITES

TA 1 TE

NICOLAS FLAMEL

sans cesse, comme sagitent les manations gazeuses, et vous aurez une idee de ce que
1on nomme 1'aura de notre globe. Vous concevez bien que cet aura acquiert par le
mlange de ses lments une vibration rsultante qui va retentir dans les espaces avec
une facilit et une tendue inconnues nos forces les plus subtiles, car elles sont grossires auprs de celles-ci.
Avanons encore : ce que nous venons dattribuer lhomme et mme, en quelque
mesure, tous les tres vivants de notre terre, doit sappliquer plus forte raison tous
ceux qui leur sont suprieurs. Car vous ne pensez point, nest-ce pas, que 1homme soit
1tre suprme de cette cration o il disparait comme un infiniment petit, en mme
temps que tout parle d evolution, de progrs, denchainements indfinis ? Voil donc les
espaces remplis dondulations dune toute autre sorte que celles des forces matrielles ;
mille motions sy croisent, sy heurtent; des milliards dides les parcourent, plus ou
nioins grandes, plus ou moins puissantes ; 1Univers palpite et vit, anime non plus seulement par la force brutale, mais tout mu de penses et de passions, tout vibrant dune
A
, #
ame veritable autant que de force vitale.
Or vous pensez bien que le dsordre ne rgne pas plus en cette me universelle que
dans le monde de la substance ; vous pensez bien que 1Esprit y rgit, y commande en
uiaitre, selon les degrs hirarchiques de sa puissance, toutes les mes, telles que la
ntre, auxquelles il a laiss quelque initiative. Ainsi quiconque est capable, comme

Gn

I,E S SCIENCES MAU DITES

Pvtliagore prtendait 1tre, dentendre cette musique sublime des espaces y peut distinguer au-dessus des murmures de nos petites passions terrestres, les grandes voies
dEtres de plus en plus universels qui conduisent le rythme et la tonalit de cet indicible concert.
Yoil la sourcede letendue de ce que nous nommons XAstrologie. Nous nen percevons que les moindres retentissements, et encore nen possdons-nous que des dbns
dfigurs. Essavons den esquisser le plan gnral.
Nous venons dapercevoir dans 1ensemble infini des choses quatre mondes principaux : celui des Ides oii scrivent les lois immuables de runiverselle harmonie et qui
servle au moindre dentre nous tantpar les axiomes qui rgissent nos intelligences,que
par les prncipes qui simposent notre conscience morale.
Cette intelligence, cette conscience, dominent le deuxime monde, le monde
psvchiqueo se livre le perptuel combat des passions et des dsirs contre la fatalit des
lois suprmes. II est double ce monde psycluque; selon quon le considre dans la rgion
sereine et majestueuse des prncipes qui lui sont rvls etquil connnente, ou quon V
descende jusquk cette mer agite des volitions qui se traduisent, vous 1avez vu, en mille
formes thres, anxieuses, vivantes.
Enfui, au-dessous de ces trois mondes, pntr, mani, brass par leurs nergies,
sagite le monde de la matire, support inerte et tumultueux de toute activit, de toute
pense,bouleveis sans cesse par le tourbillon des volonts quil surexcite et sans cesse
dompt par la fatalit des lois suprieures.
D'o vient cette quadruple partition de 1Universel difice : Providence, Raison,
Passion, Fatalit ? Ouelle est la raison de ces combats gigantesques, du bouillonnement
de tant de forces agitant la substance ? Vous 1avez vu dj, sans doute, par ce grossier
aperu qui vient de nous lever, travers les orages de 1 ame, depuis le cliaos inexprimable de la nbuleuse enfantant un monde jusqu a 1invitable srnit du Centre doii
rayonnent toute Beaut, toute Yrit, tout Amour ! Vous 1avez redit dj sans doute,
avec toute la srie des traditions, et particulirement avec celle de notre Occident Cbrtien, si claire en ce point: La Vie du Monde est linpuisable courant par lequel 1'ternel amour de 1'Icle suprme aspire, sans fin, vers soi, linpuisable abime de 1inerte et
du Xant. Analogue notre Soleil qui nest que son image finie, 1Ineffable Absolu, que
nous ne savons mme point nommer, lance perptuellement ses rayons vivifiants dans
les insondables profondeurs de 1 espace, pour en ramener, par la puissance de son attraction, les mondes innombrables qui gravitent vers lui. Analogues nous-mmes ces
mondes qui aspirent vers la lumire centrale, nous sonnnes les monades quIl appelle
des profondeurs du Xant, pour prendre, travers les leons de la Vie, conscience progressi\ e de sa \ rit, de sa Beaut, de son Amour ; pour participer son activit sublime
a mesuie que nous pouvons assentir. lous nous avons pass ou nous passerons par les
tiois Mondes de la Matire, de la Passion et de la Yrit, avant de pntrer dans le

0076229

L E S SCIENCES MAU DITES

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ET A L P H A B K T N IU E , D I T E D E BEMBO

onde Divin, moins que les garements de 1erreur, et surtout de 1orgueil, ne nous
eplongent dans les fausses attractions des tnbres passees.
I)e tout ce tableau, cependant, nous navons retenir ici que les mondes infrieurs,
ct, plus particulirement celui de la Vie passionnelle o rside notre sujet. Ici, comme
dans 1ensemble, nous retrouvons la grande loi de 1evolution, le quaternaire, ou Trinit
dveloppe par le ddoublement du terme intermdiaire afin de permettre aux extremes
(la Force et 1Inertie) de sunir par un lien qui participe de lun et de 1'autre (le Mouvement). Cest ainsi que, dans le monde pliysique, nous voyons dune part la Force, unique,
irreductible; de lautre, 1atome inerte, et entre eux toutes les transformations par lesquelles lEnergie, comme en se jouant de la matire, lui arrache la Vie et la Pense
qu elle renfermait sans le savoir.
Cest cette quadruple manifestation de 1'activit universelle que les anciens dsignaient par leurs quatre lments, et juste titre, car elle saccuse nettement en cliacun
destats matriels terrestres : Le Feu, tat radiant, dont lelectrieit nest quune apparence infrieure, est pour nous la premire manifestation sensible de la Force.
La Terre, tat solide, est la reprsentation la plus concentre, la plus inerte de la
Matire.
Entre eux, VA ir, participant du feu, est letat fluidique o la radiation dominant la
Matire en repousse les atomes ; 1'Eau, au contraire,fluidique encore, accuse cet tat o
les molcules bien que maintenuesen contact, glissent librement lune sur 1autre ; cest
dc la 1 erre qu'elle se rapproche.

L E S SCIEN CES MAUD1TES

Les anciens savaient bien, du reste, que ce n etaient l que des dnominations analogues, car ils maniaient autrement que nous ne savons le faireetla Force thre quils
appelaientle Feu, et la substance atomique quils appelaient la Terre et quils savaient
animer 1histoire nous le prouve par leurs propres efforts.
Ces quatre lments, par leurs combinaisons deux deux, peuvent reprsenter tous
les degrs de manifestations vitales en vertu mme du prncipe quatemaire dont ils
descendent. II faut pour en donner une ide vous demander ici, cher lecteur, quelques
minutes dattention ; un peu dabstraction est invitable.
Xous allons nommer, pour abrger, nos quatre lments par leurs initiales : F pour
le feu ; A pour lair; E pour 1eau, T pour la terre, et nous allons en crire toutes les
combinaisons deux deux, en convenant que la premire inscrite domine dans leur
union.
Voici cette liste daprs 1ordre logique de leur numration.
FA
FT
FE

AF
AE
AT

EF
EA
ET

TF
TA
TE

Des considrations trop longues pour tre dveloppes dans ce court aperu leur
attribuent un ordre tout diffrent. On reconnait en effet que ces combinaisons, au
nombre de douze comme vous le voyez, correspondent aux influences qui se succdent
dans les douze mois de 1anne ; la raison en est dans la position de la terre sur son
orbite; cest donc aussi la suite des signes du zodiaque quelle parcourt en sa course
autour du soleil. En voici la disposition :
Hiver
TF
AF
AT

Printemps
FE
TE
AE

Et
EA
FA
TA

Automne
EF
ET
FT

Dautre part, on est amen constater que chacune de ces douze forces a dans la
srie prcdente son peiulant dsign par quelque analogie spciale que signale leur lment commun. Ainsi, par exemple, les deux premires priodes de lt EA et FA
expriment toutes deux la domination subie par X A ir; mais dans lune cest XEan qui
1exerce et dans 1autre cest le Feu, de sorte que celle-l est comme un diminutif de
celle-ci. Mme ordre de rapprochement, mais inverse, entre les deux premires priodes
de lhiver : TF et AF, ou domination subie par le Feu. Un autre genre danalogie plus
inverse encore se remarque entre les troisimes priodes du printemps et de lt : AE,
action involutive de leau subtilise par lair, et TA, action volutive de la terre absorbant cet air subtilis. Et ainsi des autres.
II en rsulte que notre srie duodcimale se partage en deux senaires o nos forces
vont se correspondre deux deux. Les astrologues font ressortir cette particularit en
inscrivant ces forces dans les signes zodiacaux qui leur conviennent selon la disposition
suivante trs propre en faire ressortir les particularits : (Lanne y commence en

00076229

63

LES SCIENCES MAU DITES

janvier selon notre coutume occidentale et non Pques, comme le voulait souvent
1antiquit).
FEU (l>)
Nocturne

Diurne

TERRE m
Diurne

Nociurne

EAU (f)
Nocturne

Diurne

EAU (?)
A IR (S )
AIR

AF

AT

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O
3
O
IIIVER

Remarquons les principales harmonies de ce tableau .


x En notant 1 elment commun aux forces qui se font pendant, on voit qu d donne
la srie dcroissante de Yair la terre; cela signifie que, de part et dautre de activite
maxima (en juin, juillet et aot), la vie subit 1'effet croissant ou dcroissant de la force
astringente. La dernire duade est celle du Feu, mais il y est domine, par la Terre d aborc ,
par 1'Air en suite : C est la force vitale du germe enterre sous les neiges de 1 hiver, oula
germination du printemps se prpare dansla putrfaction des en\ eloppes, ima^e s.
sante de la renaissance la vie nouvelle par la mort du coips tenest e.
2. Si au centre du tableau vous placez le soleil, dont 1'actiou domine alors, dans le
solstice d et (avec la formule FA, cest--dire 1action du plus subtil eleme.it sur ce m
qui le suit immdiatement), 1'action similaire mais infrieure d'un degre de a force E A
sera reprsente par la Lune, miroir terrestre du Soleil, rellet e sou
,
remarquerez alors que la srie : Air, Eau, Terre, Feu, qui se d.stnbue de part et d autre

00076229

LES SCIENCES MAUDITES

tle ce double centre, reprsentant la


concentration de la Force, ou refroidissement vital, correspond justement k la
suite de nos plantes ranges selon leur
distance au centre solaire. Et comme la
quantit dactivit vitale quelles en
reoivent est mesure par cette distance,
il y a lieu de croire que le rayonnement
vital thr de ces astres donnera prcisment dans les espaces, en tout temps,
un rsultat analogue k ces rceptions
(rsultat gnral qui sera modifi cependant par le passage priodique dans les
divers signes du zodiaque). Lobservation
confirme en effet cette dduction et elle
sert de base aux constatations de 1'Astrologie.
On a donc donn k ces cinq duades
les noms des cinq premires plantes de
notre systme : Mercure, Venus, Mars,
MOltlX DE V l l.L E F K A N C 11E
Jpiter et Saturne (*).
Astroiogue dAnne d A utriche
3 Que reprsente donc, dans cette
suite, leur qualit ? lVaprs nos observations prcdentes, elles correspondent k deux
varits de la mme force; ajoutons quelques exemples k ceux dj donns : V enus
(TE et EF) nous montre, dune part, la Terre absorbant lEau ; de 1autre, lEau absorbant le Feu, symboles dont le second est plus lev.
Mars (FE et ET) donne k linverse 1Eau domine par le Feu, et la Terre domine
par lEau.
Jpiter (AT et FT), cest la Terre pntre successivement par lAir et le Feu.
Par suite, et par analogie avec les apparences du Soleil et de la Lune, on a dit chacune des varits de ces forces plantaires, diurne k son degr suprieur, et nocturne k
son degr infrieur.
\ ous pouvez retnarquer k ce propos quautour du centre solaire les diurnes et les
nocturnes alternent de part et dautre ; cela tient k ce que ces forces, dans leur
srie, prsentent alternativement une direction matrielle et une spirituelle (que les astrologues nomment fnninine et masculin). Vous retrouvez ici l une des grandes lois

(*) Dcux autrcs ont ct dcouvcrtes rcemment; mais leurs densitcs, leur rotation, le mouvement de
lcurs satellitcs les dillrencient asse/ pour taire penscr qu elles apparticnncnt une zne quelque peu diftrente de cclle qui tinii a Saturne. I.es astrologucs les considreit comme l originc d une seconde gammc
de torces analogue la prcmire. Herschell correspond la Lune et Neptune Mercure.

L E S SC IE N C E S M A U D ITES

65

jialees plus haut, celle des vibrations qui font progresser le Xant vers 1 Etre, comme
clui-ci nous arrachait k 1 inertie par 1 action accumulee d cfforts repts et rhythms.
lei est, dans la partie essentielle, lrnstrument de la Science astrologique.
Xous en avons fini avec les abstractions, il ne reste plus qu a conclure.
\ ous pouvez tre tonns particulirement de cette transformation apparente des
\ inents en plantes, qui suppose une concentration des forces reconnues dans des corps
1 lativement infimes. Mais il est ais de sen rendre compte.
Reprsentez-vous la sphre de notre systme, dont le Soleil est le centre, divise
itre lui et Saturneen znes ou sphres concentriques : chacune dellesreprsentera nos
\ lorces principales parce que cest l quelles dominent, selon leur tendue ; au point
c vue physique, elles y seront ranges par ordre dcroissant. Chacune de nos plantes
ra k la limite de la znequi lui correspond ; cest en effet par cette raison mme quelle
du y prendre naissance, corame une sorte de foyer des forces qui y rgnaient, et puisu elles sont mobiles, elles y concentrent et y rayonnent continuellement ces mmes
rCes- X avez-vous pas un exemple dune disposition semblable dans nos cellules orga)ues, dans les cellules vgtales notamment, avec leur noyau toujours en mouvement
u milieu du protoplasma, comrae les plantes dans lether de leur sphre ?
Maintenant, pour qui a pu se rendre compte de la constitution de ce que nous
inmons matire, acqurir la certitude quelle nest quune forme rsistante donne
1 ir 1 Esprit k 1espace, il est facile autant que satisfaisant de se reprsenter que tout est
: 'atire dans 1Univers, en dehors de lEtre Absolu qui la cr, mais quil y a un nombre
dni de matires depuis le degr le plus grossier jusqua celle qui se rapproche telle,nent de 1Esprit que nous la confondons avec lui. II faut donc se figurer notre me
'"eme comme matrielle. Nous navons de spirituelle en nous que cette monade divine
Hhiquelle nous devons tendre sans cesse de joindre notre me subtilise, parce (}ue le
'"ysticisme nomme le Mariage de l Agneau : c^est--dire Eunion de EAir (anima) avec
1 eu (en langage oriental A gni, d'o Yignis latin).
Jusque-la, notre me encore grossire est livre aux agitations de cette mer flui,li(lue thre que Esotrisme nomme YAstral; cest-k-dire aux influences magnllques des znes que nous venons de dcrire et de leurs noyaux, les plantes. Je ne
Parle plus ici non seulement des influences vitales, mais aussi de celles, psychiques,
<iUl les accompagnent, nous 1'avons vu, et qui obissent aux mmes lois.
II est donc naturel de penser que la situation des astres sur un horizon, c;est-a-dire
1etat des forces astrales en jeu, en un lieu et k un temps donns, produisent un certain
femprament physique, intellectuel et moral, possible k reconnaitre. Voilk ce quaffirme
1Astrologie. Non pas quelle prtende cjue le nouveau-n soit dun tel caractre parce
d nail k tel moment ou en tel lieu ; elle dit au contraire que cest parce qu il est de
t<lractre, daprs son volution precedente, qu il est n en tel lieu et k tel moment
c<)rrespondant aux vibrations de ce caractre acquis.
^n seulement nous sommes libres aussi de rsister k la plupart de ces influences,

66

L E S SC IEN C ES M A U D IT E S

mais ce combat mme est le but de notre


vie. Si donc la Fatalit nous treint, tantt
comme une preuve ncessaire, tantt pour
notre salut, elle 11est pas cependant la
seule force laquelle nous soyons soumis.
II en est dabord une autre, intrieure,
propre notre tre, Ia Volont; il en est
une troisime qu il faut se rappeler sans
cesse, celle de la Providence, qui, sans
nous contraindre, nous sollicite quand nous
1oublions, et nous seconde toutes fois que
nous 1appelons.
Vaincre le destin par la Volont, selon
les vues et avec 1aide de la Providence,
telle est la formule de la vie normale.
L Astrologie nous avertit des fatalits
(pie nous avons entasses sur notre tte
par les carts de notre libre activit, mais
elle nous dit aussi quelles preuves ou
8IQX ATURES ASTUA EPS
quelles corrections la Providence nous
mnage pour favoriser notre volution. II ne faut pas cependant sexagrer cette utilit
pour la vie prive, car 1Astrologie demande tant de temps et de soins quelle est dun
emploi peu pratique, dans Vactivit fivreuse de notre existence occidentale. Ce 11est
point l non plus quil faut 1apprcier; cest dans son rle universel,alors que Mentor,
tiop oubli maintenant, des vies collectives
ou sociales, elle nous dit et l sort des Nations
ou des Peuples et 1action de ces tres universels, collaborateurs divins des Mondes
suprieurs de qui nous avons parle plus haut.
Soyez bien persuads du reste que, dans ce
rle, elle est dun emploi bien plus frquent
quon ne le pense; il serait facile den multiplier les exemples dhommes publics qui, de
nos jours, observent scrupuleusement les avis
et y confirment leur rle social.
Mais que ne faudrait-il pas vous dire
encore pour complter seulement ces notions
si primaires sur 1Astrologie ou pour en
dmontrer la ralit! Et tous les exemples
historiquesvrifiables, et tous ces signes extrieurs, ces signatures astralcs, selon 1expresl ea et le peu

00076229

L E S SC IE N C E S M AUDITES

67

sion consacre, que rvlent si clairement la phrnologie, la physiognomonie, la chiromancie, la chirographie, ou Fceuvre mme de Partiste; et tant d'autres clioses encore !
Cette monographie iFv suffirait pas et voici bien trop longteirips dj que je vous
fatigue au del de la permission qui nFen tait donne.
Pardonnez-le moi en faveur du souhait sincre que je vous adresse, selon le dsir
qui nFa guid, que vous puissiez mriter ds cette vie pour les suivantes 1111 horoscope
toujours plus radieux.
F . Ch. B A R L F .T .

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L E S SC IE N C E S M.VUDITES

La

Porte

ferme

linteau de la porte est un front blanc


Sur dinsondables yeux de vitres noires
Sans vie et sans regard et s etoilant,
Au caprice du ciei, de vaines moires.
e

Un mystre se cache ct vit derrire


Cette face immobile, aveugle et morte,
Ce visage femi de soeur tourire,
Le visage muet de cette porte.
Uinconnu coule en fleuve devant elle,
L inconnu quen passant apporte 1heure ;
Elle a les mornes traits d une ternelle
Qui de rien ne sourit et ne sapeure.
Son fatal front de pierre, uni, hautain
Est un Iront de voyante empreint dun sceau
En lui sest condense tout le destin
Oui doit venir passer sous ce linteau.
Dessiu dc H e n n D u h t v i

Les Bohmiens
les grands chemins, les Tziganes errants sen vont par troupes ;
Ils lisent les sorts aux toiles du ciei, et clans la main ;
Savent les secrets des lames du Tarot, Batons et Coupes,
Glaives et Deniers: tout 1avenir, bormis leur lendemain.

ar

Les larges yeux noirs dinquitante nigme de Gitanes


Fixent, insolents, ces barbares Aryas, derniers venus
Sur le sol sacr qu ont foul tant de fois les caravanes
Des tribus de R m ; ils cheminent muets, les Inconnus.
Aucun rve humain natteint leur orgueil et ne les tente;
Ils savent quen eux, une mare humaine a son reflux ;
Ils savent quils sont unetrs haute race dcadente
Conune 1Atlantide qui fut la lumire qui n est plus
Et quavant Jesus, avant que fut conu Bouddha lui-mme,
Leur Isa-Kristen, sur le gibet en croix, avait fini ;
Ils tont pntr, Satan, triangle enclos au diadme
Symbole divin de la Triple Unit dansTInfini.

LES HOllEillENS

Dessin <is A. Dtlann

00076229

00076229

L E S SC IEN C ES M A U D IT E S

Xs des rouges fils de 1Adam primitif fait du sol Rouge,


Ces gueux en haillons sont de plus vieille race que des rois ;
Ne avant ce sol, dernier lev des Eaux, qui dj bouge,
Leur race connait le secret englouti de 1autrefois.
Sous les Ocans, germe dans le silence une autre terre :
Son heure est prochaine, et prochaine la mort des Expirants,
Et les blancs dchus, partis pour leur exode de misre,
A leur tour seront, sur la face du monde, les Errants.

Jardin de Cloitre
lor lger de 1air trs pur des clairs dimanches
L air cristallin o vont flottant des Angelus
Dans le grand pare aux murs ombreux, les nonnes blanches
Ont des gaites d enfants et des jeux inconnus.
ans

En ce plein jour bni, tout est doux et cleste


Comme en un vieux missel, mais dans les fonds obscurs
Une moiteur paisse et glaciale reste
Stagnante et tnbreuse 1abri des grands murs.
En ces recoins jamais ne luit la clart blonde ;
C est l quaux matins purs se retire la nuit
Le monde de la nuit impure, 1autre monde
Qui retlue en cette ombre et la peuple sans bruit.
Stnrges, incubes, larves, lmures et goules
Spectres des troubles nuits et des cauchemars noirs
S epandent dans 1enclos et pullulent en foules
Ouand monte la mare infernale des soirs.
Une sinistre paix daffut morte et vivante
O des tres sans nonr rampent sans bruit dans 1air
Pse, et lame se sent en un lieu depouvante
Hors du monde o se mlent le ciei et 1enfer.

6229ZQQO
JA R D IN DE CLOITRE

D es s i n d e M a r te D tih e m

La Mort soudaine
i. tait seul ; dans la fort nul bruit de pas ; il nest plus seul :
Une figure le regarde, enveloppe dans un linceul.

I
L

E soir est limpide et lumineux ; entre les trones lancs


Lair est lger; de lointains chants doiseaux steignent apaiss.

T i. tait seul; il n'a rien vu, rien entendu venir ; elle a


1 Surgi, laite de lair, ou, sans doute, invisible, elle tait l.

Dessin dc Henri Duhem.

LI.e est la M ort; elle est Sa mort dans Son linceul; depuis des jours,
Depuis des ans et pour lui seul, elle tait l, depuis toujours.

E
1
U

i. a pass cent fois peut-tre, au travers delle sans la voir ;


Elle voyait ; elle a toujours t l comme elle est ce soir.
N oiseau chante ; un roseau bruit; 1inexorable est l, paisible,
Oui le regarde ; est-il donc mort pour ainsi voir cet invisible ?
Edouard D 'H O O G H E .

Incantation par les dix noms divins


.
\

! raanteau de nuit que nue pnmelle n e ,


srent, ,as davoir enfonc,
q-vanteW
^ e s pr.cd ^

^ " e i

insoph

con.

usch! Un jour, blouissants de g'oir|; '0 |e vertj


de s'acheminer vers toi, par les
mee daborder aux rives de la P^trie ffbrts^et blesss de flches ! Essence de
)ies de la peine, attire nos flanes nieui ri
g d-jngni les zones d e lespace
nites choses, qui couronne d;temite es euie
^
SOUponn ton mystve
les multiplicits du nombre, quel que so.t mon o ^ e d davo^
^
Jg te
ne blasphmerai pas jusqua piojeter nu ' a
diffrenciation, source
ais trop ioin de moi, modalit primordiale de 1 E t r e ^ do ^ ^
^ ^ ^
de

de ma vie et source du mal um ver sei, ne u


faisceaux de lumire que
1pouvante 1 - quun immmoria!
vibrations, par les dix dlprojette ton ornbre centrale, pai les ix
rincipielles manations. Organes
eataires de ton Amour, jappelle les ver u s ^
chacun d -eux ma voix tressaille et
dun corps dont tu es le coeur mr si e, j
force leur commande et
reponde par une affusion de ses nergies vers mon sem.

ma faiblesse les supplie.


I

E hee 1 Leeil n a jamais vu ^ a m p te

choses. Je veux que le Prince aux faces de


<r ^
la thorie bariole de mes violents desirs, qu. v ers

neuf degis de l chelle des cieux.

Animaux Saints

maudits et flagells, les

L E S S C IE N C E S M A U D IT E S

5o

II
! Mon imagination de pote, humanisant le mirage de ton essence, et
nichant dans la coque de 1Espace, entrevit le geste de tes mains dansune nuit peuple
d etoiles, au-del de lorbe des plantes dont notre soleil est le centre. Les races dont je
suis issu crurent voir ton reflet dans les yeux doux dun homme aux cheveux roux qui,
n dans une table, entre le bceuf et lane, fut clou sur une croix ; et des femmes adorrent autourdu front sanglant de ce jeune homme ton reflet pli. Ton Sein, vtu de la
Sagesse sort de la semence dun pre. Que tes mains occupes jongler avec les Roue ,
avec les sphres symbolisant tes ides, revtent de lucidit les troubles de mes voeux !
Lesprit humain sombre facilement dans le cliaos. Oue Raziel, ton gnie confident, fasse
entendre savoix dans le buisson ardent qui teinte mes dsirs dun reflet de flamme !
Iah

III

J odhvauh ! Jai vu de 1'horizon un rayon de soleil illuminer dune rougeur


fauve le ventre blanc de la colombe incrustant sur le ciei, par la perpendicularit de ses
ailes ployes, une apparence cruciale. Ainsi tu lustres dune vibration de ton intelligence la vie nranifeste. De ton sein les Anges Grands et Forts vont investir le vieillard
Saturne du pouvoir de commander la cration et 1effacement des formes. En chape noire
constelle de grenats le front diadm de plomb triste, me voici brlant la fleur de
soufre, afin que tu memportes en esprit, fume dazur, jusquaux limites suprnres du
domaine sidral, au bord du monde empyren. Tu me guideras, Zaphkiel, dans les
tnbres du Mystre o sengouffre mon audace, et tu mauroleras dimmortalit, en
dpit du sinistre dmon Zazel, qui ricane de bientt conduire la dcrpitude, puis la
pourriture dfinitive ma forme et mon sang.
IV
E l ! En ta droite, le sceptre aux trois branches, et 1'index rigide comme un juvnile phallus, cest toi qifrphe distingue sur le sommet Olympe, nragnifique et misncordieux, projetant 1essaim lumineux des Dominations vers la sphre de Jpiter. Le
boisdalos et la muscade consums dans les cassolettes ennuagent de leurs fumes mon
front cercl d etain, mea membres 1aise sous la robe bleu-clair mouchete de topazes.
Tu mapportes le sceptre, Zadkiel, le bton du commandement. Inaccessible aux suggestions dHismal, je ne le brandirai quau nom de la justice et r.e la misricorde adorable
V

E lohim G hibor ! Car les dieux aussi, comme les hommes et les gnies plantaires, ont un corps taill dans la beaut de la matire. En ta chair fauve coule un san

L E S S C IE N C E S M A U D IT E S

5i

m veilleux, dispensateur de la force! Pre des cceurs hroques, au baiser des Puissances que tu lui dlgues. Mars reprend la force pour les luttes. Yoici : casqu dacier,
en melle ponceau quenflamment un scintillement de rubis, les vapeurs de storax
dil ;ient ses narines: Samal, archange dont on entrevoit le menton robuste aux lueurs
brusques de lepe, sur mes reins ceints de cuir tu verseras rhuile de la force, et tu donii'.' s lenergie agressive et la rsistance pour le combat perpetuei de vivre, pour la
revolte sainte et juste colre. Et contre Barzabel, le violent dmon de la brutalit, de la
liaine et du ravage, j etendrai la pointe du glaive consacr.
VI
E lo ha ! Tu medites le songe lumineux de la beaut. Sur les ailes des Rois de la
- ndeur, tesregards arrivent travers le brasier vital du Soleil, jusquau frontdu poete
u- \'ol dor. Parmi le radial choeur des Apollonides, Beaut, jetais n pour adorer ta
v ! Sur mes cheveux, la tiare dor triple tage, en chape dorfroi ocelle descari <i'cles, voici que je jette sur les charbons ardents les larmes du mastic et les lleurs du
ner. Raphal ou Phoibos, prince de gloire, tu rempliras mon sein de la joie d etre
11 monde. Depuis le sensuel frmissement devant les grces de la forme et les sduc1 ns des couleursjusqua 1extase envole vers dinattingibles entlchies, jascends dans
V i sillage vers le sommet o resplendit la beaut absolue. Beaut, quelle brute ta dite
prissable ? Ton essence immarcessible, comme ton apparence mortelle, la Lumire qui
les procra, propage leurs relets dans la sphre d eternit. Pour les yeux des Voyants, il
est pas de splendeur teinte. Je te conjure, Sorath !
VII

Iodvauh T sebaoth ! Cest par la Victoire que tu te manifestes, par la victoire


vi sur la mort. Ta semence suscite les Elohim vers la sphre sourieuse de Vnus,
genitrice de 1amour. En simarre cladon tiquete dmeraudes, les tempes enserres du
t0l'til de cuivre rouge fleuri de verveines et de roses, enivr par les eflluences du musc et
(^u safran, je tinvoque Anal, 1heure o ton corps plantaire vient charmer de sa
beaut leTaureau du Zodiaque. La violente extase de famour emportant lame hors de
!a vie, au bord de la mort, car possder un idal, cest modifier la forme de sa vie
nussi profondment que par la mort, 1extase de 1amour, tu la peux verser de la coupe
^Ue dtient sa main charmante. L amante qui me fut destine avant la terre, la moiti
Perdue de 1'androgyne que je fus, tu 1enverras vers mon baiser. Empche, je ten supP'ie, les reins des stryges Lilith et Nahmah de la retenir captive en la nuit inconnue.
Mets en la matrice de la femme aime la vibration damour qui va se perptuant, tra' ers moelle des Elohim, jusquau coeur mme de Dieu ! Et neutralise de ton haleine
embaumante les malfices du dmon jaloux des beaux couples heureux, Antros ou
^dniel!

52

L E S SCIEN CES M A U D I T E S

VIII

E lohim T sebaoth ! Sur la colonne gache tu teriges dans un nimbe de gloire et


de l tes serviteurs les Fils des Dieux sessorent vers 1agile plante Mercuve. Sur ma
nuque repose une couronne dhydrargyre; j'ai revtu la tunicellemauve tavelede cristal,
do sortent nus mes liras d ouvrier. Dans une fume de genivre et de cannelle, te
voici, Michal, toi qui conseillais Salomon, le roi du Mystre ! Par toi je veux la pnetration des ressorts cachs, je veux fabriquer la cl qui viole les Services de 1Occulte.
Tu ne troubleras pas, Taphthartharath, le bon ouvrier pench sur la tache !
IX
Sn a d a ! les pieds sappuient sur le Fondenient, et tes doigts font les signes aux
ministres du Feu qui suivent la course de la lune autour de notre terre. Jai plac dans
ma chevelure un croissant dargent fin ; drap de la blanche dalmatique cannetillee
quetoilent des argyrolythes et des saphirs; je briile de la myrrhe en profrant les mots
qui forcent les youloirs. Tu te penches vers moi, Gabriel, coinme Artmise triforme a
lappel d Endvmion. Ame de la lune, ton regard investit dun ange gardien chacun des
enfants de la femme et verse le feu sombre du gnie dans les poitrines prdestines ; ton
respir nous fait croitre, ton aspir dprir, et 1odeur de ton ludeine attire travers l horreur des torrents aouriques, 1esprit des morts que nous aimons, 1imagination des potes
et des fenunes. Miroir qui rlchis sur nos fronts les rayons venus de tous les plans de
1abime, choisis avec amour ceux que tu projetteras vers mes llancs. Au frisson de 1'incantation prolonge dans les ondes spirituelles, dpouille, je te 1ordonne, 1indifference de ta
frquente neutralit, afin que, vivant, mes regards de Voyant s'lancent au-del de ton
domaine. Et quand me touchera le baiser de la mort bienvenue, je ne serai pas roul par
les tourmentes astrales, en proie 1infernale treinte des servantes d'Hasmoda, les
Lmures et les Larves.
%

X
A d o n a M e l e c h ! Tu Tas ralis, le songe insondable du Long Visage que Foeil

na point vu ! Le lointain Macroprosope couronn, tu Fas tabli sur le Royaume des


formes que harclele fouet duperptuel Devenir. Grand Architecte vnr des Maons,tu
as construit le Temple. Depuis ton ceuvre, 1Etre peut se mirer dans le symbole q111
manifeste ses virtualits. Lombre a un corps. Le grand Pan est vivant. A son commandement, les Intelligences de gloire offrent aux hommes le vin de la Connaisance, de ln.
Gnose intgrale, que seuls peuvent goter les forts et les audacieux Je sais que la saveur
en est amre et mortelle. Mais la coupe je puis poseY ma lvre, car dans le souterrain
dEleusis j ai mang le tambour et bu la cymbale.
V.-Em ile M i d i E L E T.

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/
/

ia herre Cubique

LES
DOCZE SCEAI X
DE

LA

p ie r r e cubique

Dtssitt de An siide Deidnnoy,


N O TR E-D A M E

DES T E N E B R E S

Les Litanies de Notre-Dame des Tnbres


Notre-Dame des Tnbres
Quon invoque dans le mystre,
Dont les statues n'ont point dautel;
Yierge noire des vieilles cryptes
Oue priaient les races maudits,
Les parias et les criminels :
O Xotre-Dame des Tnbres
Xotre-Dame du Dsespoir!

oi qui vois, dans la nuit d'abime


Des eaux dsertes et fluides,
Se dissoudre les corpS verdis
Des matelots couls sans prtre,
Sans spulture et sans prire,
Des morts oublis et perdus :
Xotre-Dame des Eaux funbres
Xotre-Dame des Engloutis!

oi quon adjure sans prire,


Toi qui viens 1heure dermre
Dans les blasphnies moribonds.
Recueillir un regret des fautes ;
Qui te penchas sur 1Iscariote
Et veillas le mauvais larron,
Xotre-Dame des anathmes,
Xotre-Dame des chafauds!

oi quon implore pour des crimes,


Que supplient 1lieure livide
Ceux qui se tuent dans leur pcb,
Et ceux qui signrent le pacte,
Ceux dont 1Autre a dja pris 1 ame,

Sombre espoir des dsesprs,


Xotre-Dame des Messes noires
Notre-Dame des rprouvs !

UX Calvaires des carrefours tristes


Toi que prient les spectres sinistres,
Ceux que Jesus necoute pas,
Ceux qui crient des profondeurs dombre,
Du fond de 1ternelle tombe,
Les dfunts des mauvais trpas :
Notre-Dame des Epouvantes
Xotre-Dame de 1Outre-Mort!

Vierge du royaume trouble.


Vierge des larves et des goules
Oui sucent 1 ame des vivants :
Toi vers qui dobseures prires
Montent des limbes du Peut-Etre
Et des Lmures du Xant
Notre-Dame de 1Autre-Monde
O Notre-Dame de L-bas !

IERGE noire austre et fidle,


Sombre patiente ternelle,
Pour qui ne comptent pas les temps,
Attendant, par-del les sicles
Les retours dont Dieu dsespre
Et le repentir de Satan,
O Notre-Dame des Tnbres
Notre-Dame d'aprs-les-Temps!

Edonard (PHOOGHE.

00(576229

frontispice du

' brv ia ire du devim et dd sorcier

00076229

LE GRANO 8YMB0LE KARBALWTItiUE D 80HAK

00076229

La Kabbale

Kabbale est une des plus clebres parmi les doctrines de 1Occultisme traditionnel; elle est 1'expression de la philosophie sotrique des Hbreux. Son pre,
ou mieux son fondateur, est le patriarche Abraham, daprs les rabbins; et les livres
fondamentaux o se trouvent 1exposition de tous ses mystres ne sont autres que
ceux de Moise. Les savants contemporains donnent la Kabbale une antiquit bien
moindre : M. Xicolas la fait remonter au premier sicle avant lre chrtienne **.
Dautres prtendent quelle a t invente au x i i C sicle de notre re par R. Moise
de Lon : mais M. Franck, dans son livre clbre, la regarde comme bien antrieure
aux conipilations de la Mischna et du Talmud. Cette opinion est celle de tous les
initis qui ont crit sur la question; et Fabre d Olivet 1exprime en excellents termes
a

quand il d it :
11 p a r a i t , a u d i r e d e s p l u s f a i n e u x r a b b i n s , ( p i e M o y s e l u i - m m e , p r v o y a n t l e s o r t ( j u e s o n
liv r e d e v a i t s u b ir e t les t a u s s e s in te r p r ta lio n s q u 'o n d e v a i t lu i d o n n e r p a r la s u it e d e s t e m p s ,
e u t r e c o u r s u n e l o i o r a l e q u il d o n n a

d e v iv e v o ix

l a f l d l i t e t q u il c h a r g e a d e t r a n s m e t t r e d a n s

des

h o m m e s s l r s d o n t il a v a i t p r o u v

le s e e r e t d u s a n c t u a i r e

d a u t r e s h o m m e s q u i,

la t r a n s m e t t a n t le u r t o u r d g e e n A g e , la lis s e n t a in s i p a r v e n ir la p o s t r it la p l u s r e c u l e .
C e t t e lo i o r a l e q u e l e s .1 ui Is m o d e r n e s
m o t bbreu
m am

qui

sign ilie ce

qui

se

ila tte n t e n co re de p o s s d e r se n o m in e K a b b a le ,

e st re e u , ce q u i

vie n t

d 'a ille u r s, ce

qui

se

passe

d un

d e m a in en

A*

Une tude comme celle-ci est destine prsenter les thories de ceux qui nacceptent pas seulement les tmoignages archologiques mais qui accordent surtout leur
confiance la voix plussecrte de 1Initiation.
Comme Moise tait un initi gyptien, la Kabbale doit offrir un expos complet
des mystres de Misraim; mais il ne faut pas oublier non plus quAbraham fut pour
beaucoup dans la constitution de cette Science ; et comme le nom de ce personnage
symbolique a sa legende indiquant qidil reprsentait un collge de prtres chaldens,
on peut dire que la Kabbale renferme aussi le mystre de Mithras.
Je ne puis donner ici les preuves de tout ce que javance ; il faudrait refaire toute
la Science des langues et 1histoire ancienne : je le rpte, mon intention nest que dexposer brivement et avec le plus de clart possible des ides peu connues.

* Encyclop. des sc. relig. de Lichienberger. Article Kabbale.


** D*0 1 ivot. Langue hbraique restitue, p. 29.

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FABRE

d 0LIV'ET

wr t ;

L;i tradition enseigne quavec la race blanche, trois autres races dhommes avaient
paru successivement sur la terre, un cataclysme deau ou de feu marquant la dcadence
de l une et la croissance de celle qui lui succdait. Deux de ces races avaient vcu sur
des continents aujourd'hui disparus et situs l oii setendent maintenant 1ocan Paci
fique et 1ocan Atlantique. On trouvera dans les ouvrages dElise Reclus et dIgnatius
(VDonnelly les premes gographiques, gologiques, ethnographiques et historiques qui
militent en faveur de cette thorie. Sans entrerdans le dtail de 1histoire idalogique de
ces peuples disparus, quil nous suffise de savoir que, 1 epoque o vivait le jeune
libreu sauv des eaux, les temples de Thbes renfermaient les archives sacerdotales,
des Atlantes, et celles de lEglise de Ram. Ces dernires taient une synthse de lsotrisme celtique et de lesotrisme de la race noire recueilli par lancienne Inde envahie par
les Blancs.Dautre part, Moise recueillit dans le temple de Jetliro, dernier survivant des
sacerdotes noirs, les mystres purs de cette race. Ainsi la tradition orale que le pasteur
des Hbreux laissa aux soixante-dix lus par lui, comprenait 1ensemble de toutes les
traditions occultes que la terre avait reues depuis son origine.
Voil pourquoi la Kabbaleest manationiste comme 1Egypte, panthistique connne
la Chine ; elle connait comme Pythagore les vertus des lettres et des nombres; elle
enseigne les arts psychurgiques comme les Yogis indous; elle lcouvre les vertus
secrtes des herbes, des pierres et des ])lantes comme les astrologues de Chalde et les
alchimistes de 1Europe. Voil comment les archologues lont confondue avec des doctrines de beaucoup postrieures et dune tendue bien plus restreinte que la sienne.
On sait, par un passage de lExode, (pie cest Josu que Moise confia les cls de
la tradition orale ; mais ces cls se rouillrent, comme dit M. de Saint-Yves, travers la
terreur des guerres, des rvolutions civiles qui passa sur Israel jusqu Esdras; elles
furent conserves cependant non par le sacerdoce de Lvi, mais dans le sein de communauts laiques de prophtes et de voyants dont les plus connus aujourdhui sont les
Essniens. La lecture des livres de Moise se faisait au peuple publiquement tous les
samedis ; les commentaires qui en taient donns, les Targums dabord simplement
oraux, furent crits par la suite ; toute cette littrature casuistique et scolastique, accumule depuis le retour de Pexil jusquaprs la destruction du troisimetemple, est appele
Midrashitn, commentaires. On y distingue la Hallachah, 1allure ou rgle de la marche,
de la llaggadah, la Lgende.
Cest dans cette dernire partie, dit Saint-Yves, * que les communauts sotriques ont laiss transpirer un peu de leur Science, Shemata, Kabbala. Le dernier mot
que Eon dit dordinaire signifier tradition, a cependant une autre tymologie :
O n fa it d r iv e r co in n u m n ie n t
tra d u il p a r
li b reu

trad itio n . C e t t e

Kabbalah

d e 1' h b r e u

ty m o lo g ie

nous

Qbil

qui

s e m b le force

sig u ilie r e c e v o ir , r e c u e illir


et

in exa cte.

et

o n le

N o u s c r o y o n s le m o t

d o r ig in e c h a ld o - g y p tie n n e , a y a n t le s e n s d e S c ie n c e o u d o c tr in e o c c u lt e .

* Mission des Juifs, p.

65

i.

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L E S SCIENCES MAUDITES

Khepp, T\hap o u Kfieb, Khab, c n h b r c u Qab, Khebb o u Khebet s i ^ n i f i e


a l o u ol, e n g y p t i e n , p r e n d r e ; d e s o r t e q u e c e m o t s i g n i i e r a i t I a S c i e n c e

Le ra d ica l g y p tie n
a c lie r , e n f e r m e r ; e t

d du ite d e p r n c i p e s c a c l i s :

EVULCA [VU/3 OBBI

ex arcano

R E M M ILLESFS

PRETIOSiOREW
J A A W A M

AUftO ET OMNI THESAURO


BTPHilosoPHI/S

PHILOSOfH ANTl

A partir dEsdras, linterprtation des textes sotriques de Moise, de triple quelle


devint quadruple, c'est--dire non plus solaire mais lunaire, polythiste en quelque
* i.

I*. s. c o n s ta n c i s ,

Encycl. du XIXo s.

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L E S SCIENCES MAUDITES

sorte. De l le fameux mot persan Paradis, pel sans voyelles P . R. D. Sv cl de 1enseignement des synagogues, bien diffrente des cls transmises par Moise Josu.
Ces quatre degrs peuvent tre caractriss comme il suit (Laprs Molitor :
Le plus infrieur, Pashut est le senslittral; le deuxime sappelle Revim ez: cest
une simple allgorie ; le troisime, Dcrash, est un symbol suprieur communiqu sous
le sceau du secret; le quatrime enfin, Sod, le secret, le mystre, 1 analogie, est indicible : il ne se fait comprendre que par rvlation directe.
P a ro le - critu re .
T ra d itio n s sc r a p - 1

M a n ire d c r ir e

p o rta n t la p a r - 1
tic m a t r i e l l c d u

lc t e x t c .
Q u clq u e sse n sm y s-

M assora

<
textc.

(P ix alio n d u lexte)

tiq u es d e s c a r a c -

l < b 'c s a c i r s .
CORPS

P a r lie lgislative.
I
LA LOI
lt g le s

d ive rse s ;

C o u lu m e s; Crm o n ie s c iv ile s ;
Y ic civ ile .

Traditions
diversos

des

p h tes.

(Code gnral

C o m n ie n ta ircs
de
c e tte tra d itio n .

p o rta n t la p artie s p ir itu e lle d u

P a ri i r relisriettse
et philosophique.
IMICTRINE
SECRTE
E so te rism o
B ib le .
AM E

G m urah

(Kabbale thco-

tu tio n m y s t iq u e
et r a p p o r t d e s 3
m ondes.

LA

de la loi)

o* j G n r a t i o n , c o n s t i -

T rad itio n s sc ra p -

(Explicalion du lexle)

TALMUD

gran d s pro-

/
Kl Bereschit

le x te sacr.

M ish n a

(J u risp ru d c n c c .)

Y IE

se rnpporlanl

la
Thorah

T ra d itio n s
p rim i
tiv e s d e M o ise ct

de

la

Scpher
Jezirah

rique)

Mercasah

E tu d e m ystiq u c du

Z ohar

m o n d e d iv in et
de ses rap p o rts.

U i r o ff /) '/>h i s m e
synthiique
p JK vo lu tio n

D i Vi

sio n : T r a n s p o s ilio n

m y stiq u e

d e s le ttrcs ct dos
nom bres.

M anuscrits m a i(/iies a t t r i b u e s

Salomon.

(M a g ie

p ra tiq u e )

LA KABBALE

(Presque rien de
publi)

T arot

(
CLAVICl LES
) /c ,
,

<(Schcmhcin

(Kahbale prav

,,)

( a n ip h o ra s.)

Ce tableau que nous empruntons une des tudes les plus claires qui aient t faites
sur la Kabbale, rsume et complte ce que nous venons de dire *.

* Papus : la Kabbale, passim.

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PAPS

00076229

8o

L E S SCIENCES MAUDITES

*
# *
La Kabbale thorique comprenait:
i Les traditions patriarcales sur le saint mystre de
Dieu et des personnes divines.
2o Sur la cration spirituelle et sur les anges.
3o Sur 1origine du chos, de la matire et sur la
rnovation du monde, dans les six jours de la cration.
4 Sur la cration de 1homme visible, sa chite et
les voies divines tendant sa rintgration.
L ceuvre de la cration sappelle Maasse Bereschit.
Le cliar cleste sappelle Maasse Mercavah.
Xous rsumerons daprs Molitor la partie de la tradition thorique se rfrant la cration : la cosmogonie.

La T radition orale dans 1 age


de T o h u
L'essence de tout tre cr repose sur trois forces;
la force mdiane est le principe de la vie des cratures
j
quelle mintient dans leur identit.
La crature nest telle quen vertu du principe rel, qui se manifeste par une tendance sindividualiser, pour, partant de ce point, agir ensuite 1extrieur.
Cette action est toute diffrente de 1action fausse qui a dtach la crature de
1unit divine.
Lacte do provient la crature nest dans son essence primitive, quun instinct
aveugle de la nature.
Cette contraction ngative de la crature n est qu une action qui na dexistence
que dans sa continuit, et croitjusqua ce quelle ait atteint son point tropique.
A partir de l, chaque crature soupire vers le principe dont elle procde.
La rvlation a une double action concordante celle de la crature appele SchiurKomah (1'extriorisation du type).
La premire produit letre, lui conserve la vie, lui donne une excentricit propre:
(le Fils). Cest la cration.
La deuxime concentre: cest la Rdemption, la rvlation du Fils en grce et
en amour (1Esprit), tendant dlivrer la crature de son nant, et en rapport avec le
dsir quelle prouve de se runir son centre.
La perfection de la vie craturelle, cest que le moment de son existence propre
coincide avec celui de son union avec Dieu : pour cela il laut quelle renonce volontairement sa propre existence.

LE CHAKIOT D O R M E S

Septime clef du Tarot.

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00076229

LES SCIENCES MAUDITES

81

La batitudepour elle cest la fusion de la double joie de 1Etre et du Non-Etre.


i Llnterne, N schom?noh ; 1esprit, comprend ces intelligences
tellement rapproches de Dieu que laction excentrique de la crature
La vie
[
1 est vaincue par le divin, en sorte quelles deviennent de hautes puismiprend
.
. 1 sanees capables de sabimer librenrent en Lui.
trois mondes
2o Uintermdiaire, Rouach ; hirarchie d etres invisibles, canaux;
Merchabcih
1}A
1 ame.
le char :
3 Lextrieur ou rvl, Nephesch ; coips de la cration, o 1action
excentrique atteint son apoge.
Chaque crature possde son tour les trois: un Nschammah qui la relie la racine
suprieure o elle existe dans un liaut idal, et un Nephesch qui donne la crature une
existence particulire. Ces deux mondes vivent respecti vement dansdeux courants de force:
Or hajaschor : la lumire sextralignant, d'involution.
Or Ilachoser : la lumire rfichie, dvolution.
La vie soupire sans cesse vers 1unit; les tres lmentaires ne sont susceptibles
d aucune vie spirituelle, ils ascendent, mais ne peuvent voluer: chez aucun deux 1extrieur ne vient se perdre dans lnitrieiir, le rel dans 1idal.
L etre qui couronnera 1'ensemble, et qui lui donne en mme temps sa liaute initiative, cest 1homme, qui participe des trois mondes, lentille qui concentre les tres
pour en reverser sur le monde un faisceau de glorification. Dieu se sert de lhomme
pour attirer la crature au coeur de son amour.
L homme reprsente la direction concenirique de la vie.
L homme intrieur et spirituel est Zeelan Alohim.
L homme extrieur et corporel est D'muth Alohim.
Lange, au contraire de 1homme, tend rvler 1idal sons la forme du rel.
Le grand homme a 3 parties, x2 organes el 70 membres.
Le dveloppement de ses parties est 1'histoire de la cration et de son union successive avec Dieu. Aprs quoi la race sacerdotale et le monde entier sa suite entreront
dans 1amour ternel.
La double vocation de la crature est de :
Io Construire librement sonunit ;
2 Rpondre aux conditions de son existence et aux vues ininies de 1amour ternel.
Cette union de 1individu et de 1infini ne se fait que par la volont qui rside dans
19A
1am e; elle a deux phases :
Senimusch Achorajbn : Union par derrire. Etat dextriorit de la crature au
sortir de Dieu, perdue dans le tout.
Smug Panim A l Panim : Union par devant, glorification que lui donne une vie
surnaturelle, et qui 1assimile Dieu.
La crature se rapproche sans jamais atteindre 1infini :
Ahi Soph, que 1homme ne peut comprendre que dans sa manilestation extrieuie
ou sa splendeur Sphirolh ; ces dix ne font que trois personnes.

L E S S C IE N C E S M A U D IT E S

82

Adam a une double mission (prceptes positifs et ngatifs) :


i Cultiver le jaidin d'Iieden ;
2 Se prserver de 1infiuence des tnbres.
Si 1homme et obi, 1union entre les deux Adam, le craturel et le divin, et t
consomme pour 1ternit ; et lamme chose se serait opre danstoute la nature. Une
fois affermi en Dieu, A dam aurait poursuivi sans goisme son dveloppement excentrique (Cf. Fabre d01ivet : Cain) : cette sortie n'et t que la conscience du nant
absolu de la crature, notion par laquelle il faut passer. Le verbe serait venu faire
devenir intricure la culture du jardin ; puis le S1 Esprit, pour proclamer le grand Sabbal.
Mais le serpent fit naitre dans le cceur de lhomme Tamour de la crature ; 1quilibre des ples de la vie futtroubl ; le prncipe de contraction sengourdit peu peu :
et celui de 1expansion devint chaotique (Cf. B o e h m e , passage de la lumire aux
tnbres).
_

La mesure de grce et de misricorde Middath Nachesed el Rachmun fut ainsi


change en mesure de rigueur, Middath Nadin.
Ldiomme qui rsiste absolument aux movens de retour que lui offre la grce, est
lanc pour jamais dans un orbite sans fin, bors du cercle de rharmonie.
Rsumons tout ce c i:
M . F r a n c k d v e lo p p e tr s b ien

ces

d eu x p o in ts

im p o rta n ts.

L llo m m e

v ie n t

de

D ie u

et

r e t o u r n e . 11 n o u s f a u t d o n c c o n s i d r e r t r o i s p h a s e s p r i n c i p a l e s d a n s c e l t e v o l u t i o n :
1 L e p o i n t d e d p a r t ;

2 C e q u i s e p a s s e e n t r e le d p a r t e t F a r r i v e ;
3 L e p o i n t d a r r i v e .
i

rnan

Dpart.

L a K a b b a l e e n s e ig n e t o u jo u r s la d o c tr in e d e r i n a n a t i o n .

p rim itive m cn t d e

In le llig e n ce (C h o c m a h

D ie u

lY la t d K s p r il pur.

el B in a h )

cV st- -d ire

en

L iin a ge d e

p o sitif el

un scut tre .

lein elle, A d a m - K v e , fo rm e n t L o r ig in e

D ie u

n g a t i f , il

L h o n u n e est donc

co n stitu

en

Force

e s t co n stitu en

et

m le et

S o n s rin llu en cc d e la ch u te, * d e u x pheno-

in n e s se p r o d u is e n t :
L a d iv isio n d e l tre u n iq u e en u n e

srie d'tres

androgynes A d a m s-E v e s;

L a i n a t r i a l i s a t i o n e t la s u b d i v i s i o n d e c h a c u n d e c e s t r e s a n d r o g y n e s e n d e u x t r c s m a t c r i e l s e t d e s e x e s s p a r s , u n h o i n i n e e t u n e f e m m e . C ' e s t l t a t t e r r e s t r e .

11 f a u t c e p e n d a n t r e m a r q u e r ,

a in si

que

nous

c h a q u e lein m e c o n tie n u e n t en e u x u n e i m a g e d e

L en seig n e

le u r

le

T aro t, q u e

chaque

h o in m e et

u n it p e rso n n e lle . L e c e r v e a u e s t A d a m ,

le cc eu r e s t E v c e n c h a c u n d e n o u s ;
2"

Fransaction du D p a rt V A rrive.

p a s s io n s d o it v o lo n ta ir e m e n t
t a l i t p e r d u e , p o u r c e l a il s e

et librem ent
r in ca rn e ra

L h o in in e

m a t r ia lis e t so u n iis

L in flu en ce d es

r e tr o u v e r son t a t p r i m i t i f ; i l d o i t r e c r e r s o n im n io ra u t a n t d e b i s q u il l e f a u d r a j u s q i v c e q u i l a i t s u s e

r a c h e t c r p a r l a f o r c e u n i v e r s e l l e e t t o u t e p u i s s a n t e e n t r e t o u t e s , 1A m o u r ;

* Le catire trop restreint de notre iude nc nous pcrmet pas dbpprofondir ces donnccs mtaphysiques et de les analyser scientifiquement. Voy. pour plus de dtails, le Cain de Fabre d' 0 1 ivet.

00076229

y in x

p a n t o m o r p h e

Vhurt et unime c le f du Tarot Egyptien prim itif.

000 7 6 2 2 9

00076229

L E S S C IE N C E S M AU D ITES
i

A rrive.

L h o m n ie d o it

donc

83

c o n s t i t u e r d a b o r d s o n a n d r o g y n a t p r i m i t i f p o u r r e f o r -

m T sy n th tiq u e r a e n t 1 tr e p r e m ie r p r o v e n a n t d e la d iv is io n d u g r a n d A d a i n - E v e
( .o s (Hres a n d r o g v n e s

re co n stitu s d o iven t,

leu r

La

l l i e o r i e d e 1 i n v o l u t i o n e t le r e t o u r f i n a l a u

N irvana.

M a lg r m o n d sir d e nc p a s a llo n g e r ce r s u m p a r
( p . 189)

un

tou r, s e s y n th tis e r en tre

e u x j u s q u

K a b b a l e e n s e i g u e d o n c , a u s s i b i e n q u e 1 I n d e , l a

s id en tifier a le u r o r i g i n e p r e m i r e : D i e u .

p la isir d c c ite r d a p r s M . Francdv

*.

d e s c i t a t i o n s , j e n e p u i s r s i s t e r ic i a u

passage

trs

e x p lic a tif:

P a rin i le s d ifieren ts

d o g r o s d c 1e x i s t e n c e ( q u o n a p p e l l e a u s s i l e s s e p t t a b e r n a c l e s , il y c n a u n , d s i g n s o u s le lit r o
do

s a in t d e s s a in t s , o t o u t e s l e s a m o s v o n t s e r e u n ir PAm e s u p r m e et se c o m p l t e r

les u n e s

p a r le s a n t r o s . L t o u t r e n t r e d a n s P u n i t e t d a n s l a p e r f e c t i o n , t o u t s e c o n f o n d d a n s u n e s e u l e
p e n s e q u i s t e n d

sur

P u n ive rs

et

le

rem p lit

e n ti r e m e n t; m a is

le

lo n d d e c e tte p e n s e , la

l u m i r c q u i s e c a c h e e n e l l e , n e p e u t j a m a i s t r e ni s a i s i e , ni c o n n u c ; o n n e s a i s i t q u e la p e n s e
qui e n e m a n e . K n in , d a n s e e t t a t , la c r a t u r c n e p e u t p l u s se d i s t i n g u c r du c r a t e u r ; la m m e
p e n s e les c l a i r e , Ia m m e

vo lo n l

les a n im e ; P m e a u s s i b ie n q u e D ie u

co in m a n d e

P U n i-

y ers, e t ce q i f e l l e o r d o n n e , D ie u F e x c u t e **.

Les activits de PEtre suprme sentendent en s'affaiblissant dans tons les plans ile
la cration.
M a '.s t a n d i s q u e d a n s l e
ta lio n s d c P E tr e s u p r m e

Lephen

en

la d cro issa n ce

tr o is m o m e n t s , le

dans

Zohar

les m o d o s d e x i s t e n c e o u d e m a n i f c s -

s e r r a n t <le p l u s p r s le p r n c i p e g n r a l

d r s o n s y s t m e , d d o u b l e l e s e c o n d , q u i d a n s le L ( * p h e n s e c o m p o s e d e la p e n s e e l d e l a p a r o l e
! n ou s p a r le d e q u a t r e m o n d e s d il r e n ts el s u c c e s s if s .

" 'un essiluth

assai

du verbe

rtom odo, c ^ s t - - d i r e

qui

au

p i h ei

etsil

C / e s l d a b o r d le m o n d e d e s m a n a t io n s

sign ilie

emanare ex a fii el se ab i/lo separare

l e t r a v a i l i n t r i e u r p a r le<jucl s e m a n i f e s t e l e p a s s i b l c ( V * / / M i i h i l ) d c u x i m e

1 cel ( l e s t r e n t e - d e u x v o i e s d e l a s a g c s s e ) .
L e s t e n s u i t e l e m o n d e , l a c r a t i o n ( olam

beria

s o i- m in e - e . v c / d / 7 ) ; c e s t - - d i r e l e i n o u v e m e n t p a r

du verbe
le q u e l

hora

q u i a u piliel sig n ifie s o r tir d e

P esp rit so rtan t

de

son

iso lein en t, se

m an ifeste c o m m e e s p r i t en g n r a l, s a n s q iril s y r v le e n c o r e la m o in d r e tr a c e d in d iv id u a lil .


L(

Zohar

d sig n e ce

m o n d e c o m m e le p a v i l l o n q u i s e r t d e

M1** p o u r r t r e d u n e l u m i r e m o i n s p u r e q u e l e p o i n t , ts iit e n c o r e
L e tro isim e m o n d e

est

ce lu i

bion n er q u i a u p i h e l a c e s o n s

rle

fo r m a r i )

|>oint

in d n ia b le et

t r o p p u r p o u r (Hre r e g a i - d .

(O lam Jebrirah,

li f o n n a t i o n

p a ssif de

vo ile au

c 'e s t - - d i r e le

d verbe

m onde

Jassar, Jirigere,

d e s e sp rils purs, des

b e s i n t c l l i g e n t s , o u l e m o u v c m e n t ]>ar l e q u e l 1e s p r i t g n r a l s e m a n i f e s t e o u s e d c o m p o s e c n
*>nc l o u l c d e s p r i t s i n d i v i d u e l s .
L n fin
p d icl,

le q u a t r i m e

conficere )

m o n d e est ce lu i

d e l a p r o d u e t i o n ( olam

c e s t - - d i r e 1 u n i v e r s o u l e m o n d e

assija

du verbe

assa

faire, a u

sen sib le . L e S e p h e r a v a i t d crit c o m m e n t

!ilU e v o l u t i o n d e P E t r e p a r u n m o u v c m e n t q u i d e s c e n d t o u j o u r s d e p u i s le p l u s

se

haut degr

e x i s t e n c e j u s q u * a u p l u s b a s . II i v a v a i t p a s p a r l d e c e q u i a r r i v e e n s u i t e .
L(* Z o h a r n o u s a p p r e n d q u e le m o m e n t d e x p a n s i o n d e P E t r e e s t s u i v i d u n m o u v c m e n t d c
( 0 , iC(i i t r a t i o n s u r l u i - m m e . C e m o u v c m e n t d e c o n c e n t r a t i o n (*st m m e l e b u t d i n i i i d e t o u t e s
^ fio s e s . L e s a m e s ( e s p r i t s p u r s ) t o m b e s d u m o n d e d c la

Papus. I n i t i a t i o n 1889, p. 207-208.


Papus, L a Kabbale, p a s s i m .

f o n n a t i o n d a n s c e l u i d e la p r o d u e t i o n

L E S S C I E N C E S MAUD1TES

84

ren trero n t d a n s lcu r p a tr ie p r im itiv e ; q u a n d

e lle s a u r o n t d v e lo p p t o u t c s le s p e r fe c tio n s donl

c l i e p o r t e n t e a e l l e s - m m e s l c g e r m e i n d e s t r u c t i b l e . S il le f a u t
c e q u o n a p p e l i e le c e r c l e d e t r a n s m i g r a t i o n

il v

a u r a p l e i n e c x i s t c n c e , c e s l

#
# #
Selon la Kabbale, suivant en cela la tradition gnrale de 1Occultisme, 1'tre
humain se compose de trois parties : le corps, 1 ame et 1esprit. Conformment la loi
de cration indique par le systme des Sephiroth, chacune de ces parties est le relet
lune de 1autre et renferme une image des deux autres; et ces subdivisions ternaires
peuvent se poursuivre selon la doctrine des rabbins initis jusque dans les plus petits
dtails physiologiques, jusque dans les mouvements les plus subtils de 1tre psychique.
Bien au contraire de ce que pensent les thologiens catholiques, de ce quont dit les
philosophes athes et les hrsiarques gnostiques, faute davoir compris le vritable sens
des textes quils avaient sous les yeux, cette division ternaire, qui entraine avec elle
1existence de Dieu et 1immortalit de 1 ame, cette division se trouve exprime en toutes
ettres dans les livres de Moise et plus particulirement dans le Sepher.
Lapartie infrieurede 1tre humain sappelle en hbreuNephesh; lapartiemdiane,
1esprit, sappelle Rouach ; la partie suprieure, Neshamah. Chacun de ces centres est
extrait, pour ainsi dire, du plan correspondant de 1Univers : Nephesh peroit le monde
physique, salimente de ses nergies et y dpose ses cratures ; Rouach fait de mme
pour le monde astral; et Neshamah, pour le monde divin. Toutes les parties de VHomme
sont ainsi dans des interchanges continueis avec les parties de 1Univers qui leur correspondent, et avec les autres parties de 1'Homme lui-mme. Un tableau fera mieux
comprendre ces correspondances.
Ces trois parties fondamentales de 1'homme, dit un Kabbaliste contemporain,
Carl de Leiningen **, ne sont pas compltement distinctes et spares ; il faut au con
traire se les reprsenter comme passant lune dans 1autre peu k peu ainsi que les couleurs du spectre qui, bien que successives, ne peuvent se distinguer compltement tant
comme fondues 1une dans 1autre. Depuis le corps, cest-k-dire la puissance la plus infinie
de Nephesh, en montant travers Ruach, jusquau plus haut degr de N e s h a m a h , on
trouve toutes les gradations, comme on passe de 1ombre k la lumire par la pnombre ;
et rciproquement, depuis les parties, les plus leves de lesprit jusqu k celles physiques
les plus matrielles, on parcourt toutes les nuances de radiation, comme on passe de la
lumire k 1'obscurit par le crpuscule. Et, par-dessus tout, grce k cette union intrieure, a cette lusion des parties lune dans 1autre, le nombre Neuf se perd dans l'L nit
pour produire 1homme, esprit corporel qui unit en soi les deux mondes.
En rapprochant ces explications de celles que Molitor nous a fournies precedem**

* Encyclpdu ilc Lichtenbergcr.


** Le Sphinx, avril 1887.

00076229

L E S S C I E N C E S MAU DITES

g5

ent, on voit apparatre 1'analogie de 1Homme, de 1Univers et de Dieu, thorie qui se


trouve dans toutes les traditions. Le tableau suivant en donnera une ide plusclaire:
le

le

le

G eneral

P a rticu lie r

Concret

Jechidad

Chaijah

la c o n n a is s a n c e

le q u a l i t a t i f

re x t rie u r

le q u a n t i t a t i f

la force

la m a tire

e ll ctu a n te

elle ctu e

IO

N esh a in a h

Rouach

3
N ephesh
le p rin c ip e

Ce tableau, qui nest autre quune adaptation du schma des Sephiroth, nous amne
';u'ler rapidement de la partie pratique de la tradition.
*

* *
La Kabbale pratique est fonde sur la thorie suivante : Les lettres hbraiques sont
strictement correspondantes aux lois divines qui ont forme le monde. Chaque lettre repre
sente un Etre hiroglyphique, une Ide et un Xombre. Combiner des lettres cest donc
' onnaitre les lois ou les essences de la Cration. De plus ce systme de 22 lettres qui
correspond la trinit divine, aux plantes et au zodiaque : 3 -f- 12 4- 7 = 22 se dveioppe suivant dix modes qui sont les dix Sphiroth. Ce systme, auquel le pythagorisme
a ')eaucoup emprunt, a t caractris comme il suit par Eliphas L v i:
" Ca K a b a le

ou

S cie n ce

tra d itio n n elle d es

H breux

p o u r r a it s a p p e l e r les m a t h m a t iq u e s

a , la p e n s e h u i n a i n e . C e s t 1a l g b r e d e l a o i . K l l e r s o u t t o u s l e s p r o b l m e s d e F m e c o m m e
s e q u a tio n s , en d g a g e a n t les in c o n n u e s .
* xa ctitu d e d e s n o m b r e s ;

ses

E l l e < lo n n e a u x

rsu lta ts so n t p o u r

id e es

la

c e n e s t

p a s assez

d a v o ir tro u ve

pour tre p a r l a i t e (pie c e t t e in t h o d e

so it

et

la r i g o u r e u s e

1e s p r i t l i n f a i l l i b i l i t ( r e l a t i v e , t o u t e f o i s , l a

spliiT e d e s c o n n a i s s a n c e s h u m a i n e s ) e t l a p a i x p r o f u n d e p o u r le cceur
(' M a i s

n ettet

un e in th o d e

m a t h m a t i q u e m e n t e x a c t e , il l a u t

p r o g r e s s i v e m e n t r v l a t r i c e , c e s t - - d i r e q u ' e l l e n o u s

d o iu ie le m o y e n d c t i r c r e x a c t e m e n t t o u t e s l e s d d u c t i o n s p o s s i b l e s d o b t e n i r d e s c o n n a i s s a n c e s
u o i i v e l l e s e t d e d v e l o p p e r l e s p r i t s a n s r i e n l a i s s e r a u x c a p r i c e s d e r i m a g i n a t i o n .
C e s t c e q u o n o b t i e n t p a r Ia
^ <l ^ a b b a l c a

G niatrie

s a g o m tr ie id ale, so n

et la

Teniurah

q u i s o n t la m a t h m a t iq u e d e s id ees.

a lg b r e p h ilo so p h iq u e et

sa

trigo n o m trie a n a lo g iq u e .

^ * s l a in s i q i f e l l e fo r c e e n q u e l q u e m a n i r e la N a t u r e lu i r v le r s e s s e c r e ts .

Eliphas Lcvi. Initiation. Dcembre 1890, page 195.

LES SCIENCES M AUDITES

86

Ccs

h au tes

co n n a issa n ces

a cq u ise s, on p a sso

t r a n s c e n d a n t a lc e t F o n tu d i , c o n im e d a n s lc

aux

d ern ires

schein-hamphorasch ,

r v la tio n s d e

Ia K a b b a l e

Ia s o u r c e c t l a r a i s o n d e tous

les d o g m e s \

ne fais que citer les maitres de la Science, parce quil nenVest pas loisible de donner autre cliose que des gnralits ; nous dcouvrons simplement les horizons de cette
Science, bien plus complique et bien plus touffue quon ne le croit gnralement. Nous
nen youlons pour preuve que les ligues suivantes dun des plus forts kabbalistes contemJe

porains:
II

est deux

so rtes

de

K a b b a l e et je d o is m a p p e s a n l i r s u r

la d ille re n ce q u i le s

separe.

I/u n c , la K a b b a le littra le, e s t c e lle q u o n t e n tr e v u e to u s les p h ilo lo g u e s , q u e c e r t a in s o n t a n a ly s c et classe.

C e s t e l l e q u i , p a r s o u

d e p lu sieu rs e t qui reste en eo re


tcrrib lc

aspect

1 c t a t <le

d e s t i u l e s t a l i n u d i q u c s . 11 n V s t

Science

pas

q u e lq u e s b r i b e s ; c 'e st c e tte K a b b a l e q u i

p r cis

et m a tb m a tiq u e a fr a p p rim a g in a tio u

m orte, d e

Ita b b in ,

de

s 'e x a ltc a u x

sq u e le tte e n ta s s p a r

si ig n o r a n t

so it-il,

mi

la m asse

q u i n e n c o n n a i s s e

t a b l e s c o m m u t a t o i r e s , s i n s c r i t a u x t a l i s

m a u s d e s so rciers.

aux

a m u lettcs

p a r c h o m in e s d e s ju is et m m e , d r is io n ! s e tr a in e p ariu i

le s c o n v e n tio n s t y p o g r a p h iq u e s ch ez

les

d iteu rs

d u u iv re s

v i v a n t e q u e d e s i d e e s q u c l l e e x p r i m a i t , e t j a d i s , a u

h b ra iq u e s.

tem p s

Z o h a r,

du

C ette K a b b a le

n ta it

e t m m e a u t e m p s d e la

n o u v e lle K a b b a l e , a u xvn sicle, to u te u n e m y s t i q u e s p c i a le e t d li c a t e , p o s s d a n t s a la n g u c


e t s e s s y m b o l e s s e x p r i m a i t p a r s o n i n t e r m d i a i r e .
a C e u x q u i o n t tu d i les liv r e s d u
s a v e n t q u c lle p a tie n ce , q u e ls e llo rts
b o les, p o u r
donnes p ar

Z o h a r,

le s tra it s

sa g es k a b b a liste s.

k a b b a liste s

so n t n c e s s a ir e s , d 'a b o r d p o u r

eu p r c i s e r T o r i g i n e , e n s u i t e p o u r s u i v r e
les

des

en

Q u e lq u e s raros

de

to u tes

poques ;

p n tr e r le s s e n s d e s sym -

le u r s r a p p r o c h e m e n ts le s c x p lic a tio n s

savan ts

p a rin i

le s ju ifs ,

q u e lq u e s

e sp rits

(T lite p o s s d e n t c e t t e S c i e n c e l o n g u e a p p r e n d r e , p l u s A p r e q u e d u W r o n s k i , p l u s d i l l u s e q u e
d e la m y s tiq u e csp a g n o le , p lu s c o m p le x o
fa u t d ix a n s dkU ude e t c H s o le m e n t;

q u e d e 1 a n a l y s e

il f a u t n e

p e n s e , s a n s c e s s e (ixe s u r c e p o i n t ,

s *y

g n o stiq u e . M a is pour

v iv r e q u e p o u r ce la e t

at ta c h e

et

le

m rite

du

a in si

m rite to u te

b a t t e n t i o n e t le t r a v a i 1 d e c e u x q u i v e u l e n t a r r i v e r ; m a i s , le

d s lc d b u t

p a r la d is tr a c tio n o u

la ssitu d e ,

f a u t q u e la

d e q u e l q u e g n ie , v o q u p a r lc

tra v a ille u r. C e r te s , ce tte K a b b a le

la

c e la . II

si f o r t e m e n t q u e r i e n n e F e n p u i s s e a r r a c h e r

e t q u e les e llo r ts s o ie n t c o u r o n n s en lin p a r F a p p u i p r o t e c t e u r


co n stan t appel

dans

l a p n t r e r , il

les c h e r c h e u r s

p i tin e n t

co m p rise

et

tu d ie

p lu s s o u v e n t, arrts
sur

p la ce , se dcou-

r a g e n t e t d e m e u r e n t d e s u p e r i c i e l s r u d i t s , a p t e s , il e s t v r a i , j e t e r d e l a p o u d r e a u x y e u x d e s
ig n o r a n ts , m a is in c a p a b le s e t de p e u d ln t rfit.
<( S t a n i s l a s d e G u a i t a s a v a i t t o u t c e l a : il c o n u a i s s a i t
d e ce tte fa u sse ru d itio n p lu s p r o p r e d to u r n e r
la

v r i t . A u s s i n e s y

est-il j a m a i s a r r t ,

et

le s

esp rits d u

d ro it c h e m in q u '

le s m en er

l o r s q u il t a b l i t l e s e x a m e n s i n i t i a u x d e s g r a d e s

k a b b a l i s t i q u e s ** il e u t s o i n d e l a i s s e r a u x l v e s

la

la it p o se r u n e v r a ie q u e stio n d e k a b b a l e litt r a le
q u i p o u rra it y r p o n d r e ? E t m m e q u e l

les d a n g e r s d e c e t t e p s e u d o - K a b b a l e ,

p lu s g r a n d e la titu d e su r
ce lu i qui se

professem * s e r a it a p te

p resen te,

le

fa ire ?

ce

me

p o i n t . S *il fa l-

d is a it-il u n jo u r,

U n k a b b a l i s t e d o it

* Eliphas Lcvi, Initiation. Janvier 1891, pages 3o6-3o7.


** Cette page a te crite propos de la mort du marquis de Guaita, fondateur de Yordre de Ia R se
Croix kabbalistique.

--------------

D0076229

S T A N IS L A S

DE

GUAITA

L E S S C IE N C E S M A U D I T E S

88

p o u v o i r l i r e i l i v r o o u v o r l t m o u v r a g e
l a n g u e m o m o d(*

Ia

m ystiq u o ju iv e ,

fo n l a u to r it on co s i n a l a r e s ,
ro eh eroh os. 1/ tu d ia n l

ra b b in iq u c q u e lc o n q u e , en d o n n e r 1 'e x p lic a tio n

cY st- -d irc

y a p p o r t o r les

on

Fappuyant

de

Iu m ires p e r s o im e llo s

d a n s la

t e x t o s p r i s a u x e o u v r e s qui
de

la

r lle x io n

ot

d e sos

a u r a it d o n o q u a t r e - v i n g t - d i x a n s , p n iscp i u n o e x i s t e n c o s u l l i r a i t p ein o

c e l a b e u r , c e l t e e v o l u t i o n . K l le i n a i t r e ? O i s e r a i t - i l? .
C e tte g r a n d e e l n o b lo S cien ce q u V s t

la S c ie n c e d e l a

ot rid icu lis o p a r r ig n o r a n c e o r g u e ille u s e , o t


r c it e r q u e l q u e s in o ts d e M o lito r , r p t e r

il

est

lv a b h a lc ne

lo u t a u s s i

q u e lq u e s

d o it

pas

o lre p r o la n e

p it o y a b le d e v o ir d e s ig n o ra n ts

fo rm u les d e

F r a n c k , q u il l e s e r a i t d o v o i i

L.-C. IMS SAINT-MARTIN


Dit le Plulosophe vtconnu.
d e s e n fa n ls a jo u ter b o u t b o u t u n e

fra clio n , un

c e r c le el une c q u a tio n

trigo n o m triq u e, et de

l e s e n t e n d r e c r i e r q u ils s a v e n t l e s i n a l h m a t i q u e s .
Q u e f a i r e a l o r s ? K s l - i l d o n c u n e a u t r e K a b b a l c ? O u i , e t j e v e u x l e d m o n t r c r i c i . II e s t u n e
a u t r e s c i o n c e t h o l o g i q u e q u e c e l l e d e 1 c o l e o I T i c i e l l e p u i s q u i l a t o u j o u r s c t d e s h r t i q u e s e t
d e s m y s t i q u e s ; il e s t u n e a u l r e

Torah

m ysli([u c q u e

Talm ud

ce lle d e

p u i s q u il y e u t p a r m i l e s k a b b a l i s t c s i n i n e t a n t d e

e t ( F a u t r e s i n t e r p r e t a t i o n s d e la

m a itre s

p ro scrits,

p e r s c u t s e t q ul

l i n a l e m e n t p a s s r e n t a u c h r i s t i a n i s i n e . D e p a r i e t d ' a u t r e , d u m o n d e c h r t i e n e t d u m o n d e ju if*
s o n t so r tis d e s Iio m m es q u i o n t r o m p u lo u t c l i a n n e e t se s o n t d g a g s d e to u te c o n tr a in te p o u r
rech erch er in d iv id u e lle m e n t
K h n rath ,

les

N ico la s

la v r it

F la m e l,

m aitres d e la K a b b a le te lle q u e

le s

de

le u r

m ie u x .

S a in t-M a rtin ,

le s

la v o y a it S ta n is la s

L es G u illa u m e P o s te i, le s
Fabre

de

d ' liv e t,

que

R e u e h l i n , le S

so n t-ils?

V o il

les

G u a i t a , t e l l c q u i l s u t v r a i m e n t l a f a i r e

L E S SCIEN CES MAUDITES


co n n altre e t E e n s e ig n e r . C e s

h o in m es

fu ren t

d p r e s

89

co n q u ran ts en

q u te

d e Ia t o i s o n d o r ,

r c lu s a n t t o u t titr e , to n to s a n c t i o n d e le u rs c o n t e m p o r a i n s , p a r l a n t d e h a u t p a r c e q u i l s c t a i e n t
lia u t s i t u e s

et ne

c o m p t a n t <jue s u r l e s t i t r e s <111011 o b t i e n t

(ilres-l s o n t les s e u l s , p u i s q u e ,
< e s t n o u s - i n m e s q u i

c o m iu e r e n s e ig n e n t la tra d ltio n et

d e v o n s nous ju g e r. L e

nos v te m e n ts d e m o r t a v e c n o s

d e ses

propres
la

d escen d an ts. C es

sym b o liq u e

g yp tien n e ,

le u v e p a s s e , n o u s a p p a r a is s o n s n u s a y a n t la iss

r v e s , e l a lo r s , c lu ic u n s e l o u s e s o eiivres v i v e s : X o t r e I)ieu

<* <*sl e e l u i d e s v i v a u t s e t n o n c e l u i d e s m o r t s *. >;

Cette pratique kabbalistique peut tre intellectuelle ou magique. Quancl elle est
intellectuelle, elle a pour cl les Sphirotli. Nous ne donnerons pas ici une tude de
Sephiroih ; qu;il nous suffise de savoir que leur loi est la mme que celle des nombres ;
0,1 en trouvera une excellente explication dans le Traitc lmentaire de Science occulle
de Papus. Nous en donnerons deux adaptations : 1une aux entrainements psychurgiques,
1autre a la psychologie et lethique, daprs Khnrath. Le schma suivant se rfre
lexercice du pouvoir thaumaturgique; on trouvera les lments dans XApodiclique
tnessiamique de Wronski, dont le svstme est umquement kabbalistique.

V e ille

L th a rg ie

xtase

S o m m eil

E x a lta tio n

Rve

E p ile p sie

C a ta lep sie

S o m n a in b u lism e

T h a u m a tu rg ie

La Cabbale, daprs Boelime ** est une espce de Magie ; Elle rside dans la
* *%
sixieme forme, le S o n : son centre ou le T lra g ra n n n a to n , qui contient les forces vritables par quoi 1intelligible agit dans le sensible. Dans ce lieu est la Loi de Molse, dont
'es transgressions reoivent un chtiment ternel.
La Cabbale est aussi la Science des mutations possde par les anges, tant par ceux

Mure I laveu : Stanis/as de Guaita kabbaliste, Initiation. Janvier y8, pages 33 3G.
**

Questions thior.

III. 34, V I , Xi.

00076229

L E S SCIENCE M A U D I T E S

du Feu que par ceux de la Lumire, parce qu'ils peuvent raliser en forme leurs dsirs,
au moyen de llmagination. Cest la batitude de la Science.
Ceei se rfre la partie magique de cette Science :
L a Kabbale pratique

com prend

1' t u d e

de

c c s tres in v isib le s, r c e p te u r s e t tr a n s m e tte u r s

d e l a \ i c d e 1 T J n i v e r s , c o n t e n u s d a n s l e s c o u r a n t s d e l u m i r e . L e s k a b b a l i s t e s s ^ f f o r c e n t d a g i r
s u r c e s tr e s e l d e c o n n a itr e leu rs p o u y o ir s r e s p e c tifs : d e l ,
d e D m o n o lo g ie , d e

M a g ie co n ten u es d a n s la

to u tes

le s

d o n n e s , d 'A s tr o lo g ie ,

K a b b a le (P a p u s).

CO URE8P0N DANCES SEPHIROTHItfUES D^APRKS KHUNRATH

Modes

Sphiroth

F id e s

C lie te r

Facults

Aspects de Dieu
descendants

Yertus
ascendantes

M ens

O p tim u s o m n ia

G a stita s

v id e n s
M e d ita tio

B in a h

In telle ctu s

B e n ig n ita s

M u ltu s
b en ign ita te

llo clu n a cli

C o g n itio

R a tio

S o lu s sa p ien s

P ru d e n tia

G e d u la h

Am or

J u d iciu m

M iserico rs

M is rico rd ia

F o rtis

F o rtitu d o

su p eriu s
G eburah

Spes

J u d iciu m
in feriu s

T ip h ere th

O ra tio

P h a n ta sia

L o n g a n im is

P a tie n tia

N etzah

C o n ju n ctis

S e n s u s in terio r

Ju stu s

J u stitia

Hod

F re q u e n tia

S e n su s e x te rio r

M a x im u s

H u m ilita s

Jesod

F a m ilia rita s

M d iu m

M a lch u t

S im ilitu d o

O b je ctu m

Verax

T e m p e re n tia

L e lo te s

T im o r D ei

T e rrib ilis

Voici maintenant des donnes sur la rintgration de FHomme :


< L e s k a b b a l i s t e s
e x cro issa n ce

a p p e lle n t

le p c h u n e

corce ;

lY c o r c e , d ise n t-ils, se

q u i s e r i d e P e x t r i e u r p a r la s v e q u i s e

lige

form e c o m in c une

a u lie u d e c i r c u l e r ; a lo rs r c o r c e

s e d e s s c h e e t t o m b e . I ) e m m e r h o m i n e q u i e s t a p p e l c o o p r e r 1 c e u v r e d e D i e u , s a c h e v e r lu i-in m e e n s e p e r f e c t i o n n a n t p a r 1'a c tc d e s a
qui

d o it

servir d v e lo p p e r

g r a d e ; il d g n r e , e t t o m b e
a u m al d an s la

ses fa cu ltes p o u r

le

l i b e r t e , s il l a i s s e
b ien ,

rhom m e

ig e r en

a cco m p lit

lu i l a s v e
un

d iv in c

progr&s

rtro*

c o m m e 1 c o r c e m o r t e . M a i s , s e l o n l e s k a b b a l i s t e s , r i e n n a b o u t i t

n atu re ; to u jo u rs

le

m a l est

absorb

par

le

b i e n ; le s c o r c e s m o r te s p e u v e n t

e n c o r e fitre u t i l e s e n t a n t r a m a s s e s p a r le l a b o u r e u r q u i l e s b r f t l e e t s e c h a u l T e l e u r c h a l e u r ,
p u i s fa it d e leu r c e n d r e u n lu m ie r n u t r i t i f p o u r
P a r b r e , e lle s le n o u r r is se n t e t r e to u r n e n t la

1 a r b r e ,

sve

b a l e , le f e u t e r n e l q u i d o i t b r ftlc r l e s m c h a n t s

par

ou

b ie n , en se

le s r a c in e s.

p u tr fia n t au

Dans

p ie d de

le s id e s d e l a K a b

e s t d o n c le fe u r g n r a t e u r

q u i l e s p u r i e ( t

p a r le s t r a n s f o r m a t i o n s d o u l o u r e u s e s , m a i s n c e s s a i r e s , le s f a i t s e r v i r T u t i l i t g n r a l e e t les
ren d te rn e lle m en t
p e u t y a vo ir d e u x

au

b ien

(jui d o i t t r i o m p h e r . D i e u , d i s e n t - i l s , e s t

a b s o l u s : le m a l e s t

Terreur

qui

sera

T a b so lu d u

absorbe par

l a v r i t ; c e s t

q u i, p u trfie ou b r l e , re to u rn e la s v e e t c o n c o u r t d e n o u v e a u la v i e

* Eliphas Lcvi: Jnitialion, novembre 1894, pages 109-110.

b ie n , et il

u n iv e rse lle

ne

1 corce
v.

E E S SCIENCES MAUDITES

9'

Brler les corces est une oeuvre difficile ; 1initiation fait parcourir plus rapidement
cette route escarpe.
Toutes ces donnes nous sont parvenues dformes, dailleurs, dans les Clavicules
et les Grimoires.
#

* *

*
" " n,*U' e
,| il se procure im maltre umqu ,

i / n *

\hr\th

'

et

lc co m m e n ta le u p a jo u tc :

qu^reoivp^l enseignemcrtt lrdio.m<-l de Ini lonjoitr, et


I
.
llpe demain dun autre.

q u il nc re o iv e p a s c e t e n se ig n e m e n a u jo im
, . , , ,a K n h b a le * u n
A u x n i y s t r e s s a c r s d t a K a b b a l c
_

. ((Ue s q i a c c o r d e u n e c o n h om m e n e s t a d m is que s n
^
e n sc ig n e m c n t8 b ie n p lu s q u e s i l ne d is-

lian cc to t a l e ,

c u te

jamais

s e s

fen n e

et dc

p a r o le s

e t

ton s

es ^

e n p i c n d

seienee saere ; mais rappelons t e i


H n e s t p a s b eso in
co in m e

M.

m agie d u

de

tou t

V oil

( le s

^ ^

c e l a l*, , u r

e t d u m a l, la

q n i p e u t lo ign er

q u e nous n , j

B erth elo t. G e n e st p a s

bien

des

de

c o im a is s a n c e s

Science

s c ie n c e s

m o r t cjue
de

^ ^

m i

b ien

des gen s d e la

o c c u lle s

B o ch at ou
h u m a in e s ,

e n

g e n e r a l;

1h e r . n t i s m e
cest

la

l.au te

le p r o fa n e v e u t p o s s d e r c t ,

qa>un homme celui qu i

d i t E l p h a s L v i : on peut eman
q u e n r a y e r o n t ta n t d e v a n ite s , n e s t
presque devenir un D ieu . C e t t e a p p a r e n t e p a s s i v i t e , q u n r a .

c o m m e l a

veut

que m om en tan e e tp e rso n n e lle .


C o m m e d a n s le s

co le s p y th a g o r icie n n c s

c i p l e d o i t c o u t e r e t s a b s t e n i r

Noct. A tt.,

A ld n - G e lle

de

to u te

'

- - m m e n t a i r e ; il

d iscu ssio n

p a r o l e s e t s e s a c t c s , l e t m o i g n a g e a c t i f d c s o n ac
b a l e s o n t d i v i n e s e t d u n o r d r e p l u s e l e \ c <lnt

'

x, I, ch. I X ) ,

le d is-

d o it donner, p a r

scs

rv(q a t i o n s q u e t r a n s m e t l a K a b to rn b cr sous la n o rm e d e la ra iso n ;

00

u. p a c tc d c la rcep tio n d e s m y st re s.

les fa c u lt s a c tu c lle s s o n t p u is e s e t c o m m e a n i

c a r p in c to u te e n li r c d u n c o p b y t e ,

O n e s t d o n c e n d r o i t d e x i g e r c c s a c r i h c e , o n l e <
la sin c rit d e

ses e x p ia tio n s,

la

fo rce

ele

^ ^

so

ga

vo lo n t, v o n t s e

ju g er

cette

c r a ia d r e e n c e s e r v a g e u n e

,- p r e m e . S i l , m p r i s e a s s e z e t d o u l e a s s e z d e . P
m o r t d t in itiv e , il e s t in d ig n e d a p p r o c h e i e t,

O.r o s s i r e m e n t a v a r e q u i r e n o n c c r a d e v a n t

B ie n f a i b l e q u i t f a r r t e r a d s le p r e m ie r p a s ,

ie n ^ b b a lis tc s e ra v e r s d a n s le s s c ie n c e s et

un ren on cem en t a u s s i p r cie u x . E n

second

lieu ,

l e s a r t s p r o f a n e s , c a r i l d o i t s t r e a r m e d< t o u s
n e u r q u e 1 I n i t i a t i o n .

im a jns p o u v o ir s , celu i q u i r v e u n t e l b o n *

Cependant p o u r tout d ire

chaque jo u r perm et de le v rijie r , ce n est pas ave


vague teinte des sciences humaines , ce n e st

pas

senter celui dont le tra v a il , le zele, la volont vo


form es spares, celui q u i va pour a in s i d ite vio e
M ais c e tte S cie n ce p r o fa n e n e s e r a p a s la

ra i son Vexplique comme Vexprience de


^

connaissances, ce n e st pas avec une


superficielle culture que doit se p r -

dsormais occups la contem plation des


s $anctuaires mnies de Dieu,

(K e u ch lin ).

0 0 i n t d a p p u i d e l a S c i e n c e a b s o l u e . II

m a tit

Ees rglcs sont traditionnclles, on les trouve disperses en divers textes ou commentaires. Parmi les
f.xtes Shar-aorah de Rabbi Joseph Castebiensis, parmi les commentaires : Reuehlin : De Cabbala, Paul
1CC1US> De Coe/estiagricultura; Rob. Fludd, Tractatus Apologeticus... sont les sources principales et nous n'y
renverrons plus.

L E S S C IE N C E S MAU DITES

92
fa u d ra
breux,

faire lc v id o e t la m o r t d a n s so n A m e ;
c o m m o M o lse

il

fau d ra q u e

(it d a n s l e d s e r t * p o u r q u e

to u t y r e d e v i e n n e in c u lto e t tn-

le so l, d s o r m a i s

fertile, s o i t p r t d e nou-

v o l l e s m o i s s o n s . C e l u i jui n a p a s t u d i le s S c i e n c e s d u p a s s e e t d u p r s e n t n a p a s l e d r o i t T T e n
f a i n * p o u d e c a s ; c e l u i q u i 11a f a i t j o u e r e n lui t o u s l o s e n g r e n a g e s d e s m a t h m a t i q u e s , t o n s le s
r o s s o r l s d e s S c i e n c e s n a l u r e l l e s , t o u t e s lo s c o r d e s d e r i m a g i n a l i o n , q u i n a n i p l e u r , n i r l c h i .
ce lu i-l na p a s le d r o it d e m p r is e r le s l a n n e s o u la p e n s c , F a llir in a tio n s c ie n t if iq u e o u T m o tio n a r lis tiq u o .

II s o m m c i l l e c n c o r c ; q i v i l n e

s il n o d o v i e n t s o r c i o r .

recherche

pas

la

lu m i re : so u flleu r

Jo p o u r r a i s , p a r m i l e s a n c i e n s , c i t e r p l u s i e u r s

il r e s t e r a .

n o m s de oes h o in m o s qui

f u r o u t <les s a v a n t s a v a n t d e d e v e n i r d e s c o l i e r s e n H a u t e - S c i e n c e . U n e x e m p l e d o n o s j o u r s , o s t
p l u s p r c i e u x : u n t r s g r a n d a r t i s t e , u n m a i t r e e n l i t t r a t u r e i T a p a s r e c u l p o u r m e r i l e r 1 a d e p la t

d e v a n t li*s r p u g n a n c c s (*t l e s f a t i g u e s d u l a b o r a t o i r e * * . D e t e l s e x e m p l o s ,

s i l cta it nces-

s a i r o , p r u v e r a i e n t a o u x s e n i s q u e l a c h a t n e d e l a t r a d i t i o n ii e s t p a s r o m p u e .
E u t r o i s i n u * l i o u , l e s k a b b a l i s t e s v e u l o n t q u e lo s d i s c i p l e s q u i r e c h e r c h e n t l e u r S c i e n c e s o i t
d 'u n A ge m r .

IIs s o n t on e l f e t p e r s u a d e s q u e n u l

p r o f u n d e r e l i g i o n sVil n a v i e i l l i , s il i T a
nesso,

a lfe rm issa n t et p u rilian t

ses

ne

peut

tre c o u p a b l e d T in e si

v u s e c a lm e i* e n lu i le s

p a ssio n s,

s u b l i m e e t si

l e s f o u g u e s le l a j e u -

m o e u r s , s e s h a b i t u d e s , d e v e n a n t , a u r a i t lil l e x v n s i c c l e ,

un honnte h o in m e.
T e l t a i t 1<* s e n t i m e n t d e R a b b i E l a z a r q u a n d il r p o n d i t s o n m a i t r e J o c h a n a n , ( j u i , d a n s
s o n e x l r c m e b i e n v e i l l a n c e , le v o u l a i t in it ie r d e b o n n o h e u r e a u x n i y s t r e s d e l a
n a i

pas

tem p s

oncore

b la n ch i.

Une

p u rificatio n

p o u r c e l u i q u i m e d i t e *t d v e l o p p e

p erio d e d ta t, en co re m o in s d e

d clin

o u s e s o n t c la ir s e t c a lm e s les

p rn cip e s

s o p e r e ,

les g e r m e s

q u e r e c la m e la

une

su b lim a tio n

dposs

M ercabah:

co n tin u e lle

*lc

dans

lc

e n l u i . C e e i 1 1 'e s t d o n c p a s u n e

tra d itio n ,

c e s t

un p o in t de r vo lu tio n

tro u b l s et a g it s ju s q u e -l , o T a n g e d e la m o rt

q u i e s l le m C m e q u e c e lu i d e l a g n r a t i o n

a t

d o m in p a r T lio m m e, o , en u n m ot, T a ctio n

e s t p o s s i b l e , T h o m m e p r t r e c e v o i r la c o n n a i s s a n c e e t la r a l i s e r . L a q u a t r i m e c o n d i t i o n e s t
une p u ret

a b so lu e ;

e t ceci est p r e s q u e

q u i la isse en ten d re q u e

cot Age

p u ret, en

ses d sirs, en

sa crilia n t

l u n e c o n s q u e n c e d e

m r esl

v a ria b le

su iv a n t

co n sid ra n t la

c o m m e un b u t e n so i, T h o m m e se la is s e a lle r

les

jo u issa n ce

ce qui prcde, une rem arque


in d iv id u s.

En

m a t rie lle

la p lu s d a n g e r e u s e

m p risa n t

com m e

un

cette
term e,

d e s illu sio n s e t r e n d im p o s

s i b l e l o u t e l v a t i o n p s y c h i q u e . 11 f a u t c h o i s i r , n o n p a s e n t r e l a v o l u p t e t l a v e r t u , c e s t T e r r e u r
d u b ie n d e s s e c t e s ; m a is e n tr e T a m o u r e t l a v ic t o ir e , et, s it t le c lio ix fa it, s o n g e r q u e l a B e a u t
re ile t d e

la

couronno, est

en tre

le s

deux

rou tes.

Les

tren te-d eu x

v o ie s

de

la

Sagesse

ne se

d c o u v r e n t q u * c e u x d o n t le coeu r e s t b o n ***.
I ne a m e tr a n q u ille , d liv r e d e t o u t e p r o c c u p a t io n m o n d a in e , e s t u n e c o n d itio n g a l e m e n t
im p o r ta n te : q u e T e sp rit s o it un lac o to u te s

les

in s p ir a tio n s , to u te s les d ir e c t io n s s u p r ie u r e s

p u i s s e n t s e r l l c h i r s a n s q i T u n n i o u v e m e n t d e n b a s n e v i e n n e t r o u b l e r T e a u c t T a g i t e r s o u d a i n .
<( Q u i t t e z f e m m e s , p a r e n t s , e n f a n t s e t s u i v e z - m o i d i s a i t le C h r i s t . V e n d e z v o s b i e n s e t d i s t r i
buo/

vo tre

or

aux

p a u v r e s , d i s a i t

T g o ls m c d e la la m ille

et

de

J o a ch im

T a m i t i , d i s e n t

de

F lo re

ses

d iscip le s.

le s m a itr e s . S o y e z

C ra ig n e z

j u s q u

seu ls en fa c e d e D ie u pour

* Zirolde de Mose, Introd. ad. Histor. Ecc*es.y ch. i, p. 26.


** Stanislasde Guaita, auteur de nombreux ei savants travaux de Kabbale (dogmatique coimne maique) depuis ses premiers ariicles dans XArti$tey jusqu ses derniers ouvrages.
*** Isaak ben Eljakiin Amst. 1700.

00076229

L E O li A N l) SYMBOL!-: 1>E SALOMON

L E S S C IE N C E S M A U D I T E S

94

cMrc p l u s p r s d c 1h u m a n i t . C e s t l e
pour que,

p l u s h a u t e et

])lu s s o n o r e , l a

s ile n c e , le

s a b b a t i s m e d e s a u t e u r s : s i l e n e e d u n e h e u r e

v o ix s l v e e n su ite. M a is m a lh e u r

ce u x qui gardent

t o u j o u r s l e s i l e n c e , m a l h e u r a u x m u e t s p o u r Ia m o i s s o n q u i l s o n t s e m e , p o u r l e s d o u l o u r e u s e s
p a s s i o n s d e s r p a r a t e u r s 1'u t u r s ! ( M a r c H a v e n ,

In itia tio n ,

F v r i e r 1894* p a g e s i 3 6

/Ji )-

Nous terminerons sur ces belles paroles, cette tude htive qui ne nousparait, en la
relisant, qu'une juxtaposition de matriaux un peu disparates. Nous loffrons cependant
telle quelle ; dabord parce que le temps et les moyens nous font dfaut pour donner de
cette vnrable Tradition une ide plus digne d^elle, et ensuite parce que nous esprons
piquer quelque euriosit et susciter quelques dsirs du Vrai, du Beau et du Bien.
S E D IR .
R + C

F1KME 1)ES OUVl(AGES RBLATIFS AUX SCIENCES HERMTIQUES

(II. Chacornac, cditcu)

00076229

LA strologie
T L y a des milliers et des milliers dans, des milliers et des milliers de sicles, le
A monde plus jeune tait encore la taille de 1'homme; un seul continent stait lev
des grandes eaux ; une race ddiommes 1habitait dont nous sommes ns, dont rien ne
demeure plus que leur souvenir en nous, leurs fils.
Les Hormnes Rouges avaient toute sagesse et ils apercevaient de leurs yeux les
choses ternelles dont nous ne vovons que le masque changeant. Leur Science n:'tait
point la connaissance vaine des apparences fugitives. Ils savaient le mot divin qui
nomme Dieu et qui nomme tout, car ce qui est en haut est comme ce qui est en bas et
toutes choses sont selon une seule Loi.
Ce mot nous 1avons perdu et les choses sont devenues diverses et inintelligibles,
car c'est 1esprit de 1homme qui ordonne 1univers : Les hommes avaient en eux le pou''oir de btir la Tour de Babel; mais parce quils ont perdu le secretde leur langage, la
tour sest croule.
Un inspecteur gnral de lUniversit, M. Lachelier, a crit cette phrase qui semble
une rminiscence de quelque enseignement initiatique : Le monde est une pense qui
ue se pense pas, suspendue une pense qui se pense.
Le monde est une pense qui signore, retrouve, explore et comprise par une pensee consciente; et cette Maya obscure que nous appelons 1Univers est un songe prcaire et fragile suspendu notre pense.
L esprit de 1homme rve le monde et le monde est ce rve. Mais les mes sont
diverses et leurs rves, semblables, mais non identiques. Leuraccord c est la ralit. Le
^iai est 1harmonie des ides dans un seul esprit; le rel est 1harmonie de plusieurs.
U ge en ge, lintelligence humaine se mtamorphose; d age en ge, lunivers varie;
^llomme nest pas seulement, comme dit Xietzsche, crateur de valeurs morales.
^ est aussi crateur des choses et lunivers dil y a dix mille ans n tait peut-tre point

L E S SCIENCES M AU D ITES

pareil au ntre. Galile a-t-il dcouvert


que le soleil taitiramobile au centre du
monde, ou, comme Josu, 1a-t-il arrt
pour lancer son tour la terre dans
1espace ? Qui pourrait le dire et qui
pourrait affirmer absurde rimmmoriale
Science de la divination par les astres ?
Oue savons-nous ? Et comment
nier avec certitude sans affirmer, et
que peut-on affirmer surenient ?
Au prix des astres monstrueux,
rgis par des lois simples, letre humain,
infime et complexe, quest-il, dit-on,
pour que leurs mouvements correspondent k ses agitations ?
Mais quest une poigne de sable
seme sur une tle dacier au prix dun
canon Bange, pour que le son de 1explosion formidable dessinc sur la plaque
vibrant lunisson de la dtonation un
0 3 IE R FERR1EU
dessin constant et dlicat ?
Mdtcin et Astro!o?ue
de Catheriney
%*
m
Mde Medieis
Et, des plus matrialistes, qui nadmettra le rapport rigoureux de la courbe de Xeptune dans le vide astral et des oxvdations infinitsimales de la nvrine du cerveau de M. Leverrier ? Ouelle relation plus
troite et plus lointaine, plus sre et plus folie que celle quimplique toute Science entre
une ide et son objet? Quoi de plus semblable et de plus tranger ?
Et lequel est infime, de la destine morale dun tre pensant ou de la course dun
astre aveugle ? lequel des deux est la cause ou la fin de 1autre, sil est des causes ou des
fins ? Et le prjug des causes qui subordonne notre bonheur et notre malheur la
constitution de la nbuleuse primordiale, est-il moins absurde que celui des fins qui lait
des astres les prophtes de nos destines ?
Ceei dit, il y a quatre cents ans k peine, on croyait de tels oracles ; des homnies
verses dans tout le savoir dalors, consacraient leur vie k de telles divinations sans en
reconnaitre la vanit : et des milliers de prdictions, contrles k chaque instant par les
faits,n etaient pasassez constamment dmentiespourquen appartvidemment 1erreur.
Si surprenant que cela soit pour nos esprits, peut-tre taient-elles vraies ?
La destine d'un tre est commande par 1ascendant de sa nativit, e n s e ig n a ie n t
les astrologues *.
Iugcments dAstrologic d'Ogier Ferrier, mdecin hum ble, ddis k tres illustre ct trs vertueuse
princesse Madame Catharine, royne de F ran ce; Lyon, lean de Tournes, 45.

L E S S C IE N C E S MAUDITES

97

Cet ascendant de la nativit est le lieu du ciei oii se trouve la lune linstant de la
1 >nception. Diverses mthodes, 1Animodar de Ptolme, les rencontres de Schoner, les
u'Sles dHerms permettent de connaitre cet instant de la conception et par suite
1exact ascendant de la nativit.
Si entre le lieu de la lune au temps prcis de la naissance et la premire maison
i !a lune tant sous Ehorizon) ou entre ce lieu et la septime maison (si la lune est au<essus) il v a 12 degrs, 1enfant sera reste 27 4 jours dans le sein de sa mre; sil y en a
-4, il sera rest 275 jours et ainsi de suite.
IA B L E du temps que lenfant demeure dedan le ventre de la mre:
l..i lune estant sotiz rhorizon, contam dcpuis
ascendam (c'cst--dirc la prcmicrc maison):
D cgrcs
0

I2
24
36
4

6 0

72
O
8 4
9 6
1 0 8
1 2 0
1 3 2

J44
1 6 8
1 8 0

L e n f a n t d e m e u r e
2 7 3

jo u rs

La lune estant sur 1horizon contant depuis


la septim e:
D cgrcs

I/en fan t dem ei


jo u rs

2 5 8

259

2 6 0

2 7 4

1 2

2/5

2 4

2 7 6

3 6

2 6 1

2 7 7

4 8

2 6 2

2 7 8

6 0

2 6 3

2 7 9

7 2

2 6 4

2 8 0

8 4

2 6 5

2 8 1

9 6

2 6 6

2 8 2

1 0 8

2 6 7

2 8 3

1 2 0

2 6 8

2 8 4

1 3 2

2 6 9

2 8 5

1 4 4

2 7 0

2 8 6

1 5 6

2 7 1

2 8 7

1 6 8

2 7 2

2 8 8

1 8 0

273

Cela tant il faut considrer la situation des luminaires et des plantes en ce jour
la nativit, par rapport leurs maisons propres, leur exaltation et dpression,
ll leurs ternies et aux triplicits quelles rgissent.
Ee soleil est luminaire des nativits diurnes ; la lune, des nocturnes.
II faut savoir que les sept astres sont:
Ee soleil O dont les maisons sont le Taureau et la Balance et qui domine de nuit
triplicite du Taureau, de la Vierge et du Capricorneet dont la dpression et 1exal
tation sont les Poissons et la Vierge
Ea lune < dont la maison est le Cncer; la triplicit, le Jaureau, la ^ ierge et le
Capncorne ; 1exaltation et la dpression, le Taureau et le Scorpion.

l-cs Maisons sont Ics signes du Zodiaqne : Lc Blier 'Y , Ic Taureau


lc Uon O , la Vierge 111/, la Balance
lc Scorpion n |, lc Sagitaire

Ics Gcmeaux {), lc Cncer


lc Verscau
lc Capricornc

le* P o i s s o n s )(.

,
- Spcculum Astrologtse u n ivcrs.tn
ii. ren as classes d,Bestas
Francisco
rem ii
.1 . Lugdutti M. DL XXXI (Bibliolheca <1 . 1 Exc-J V l S f S T
Astorga) a vol. i . f l i com prenan. lc ,e s,e et la tradttalon laline de 1 ouvrage de Claude I tolemec.

LES SCIENCES MAUDITES

$ <

Saturne (^)
Jpiter (?)
Mars 0/)
Venus (9 )
Mercure ($)
V

1 1UV.

11V

l v

Exaltation et dpression

Triplicit

Maisons

IV

1 1 1 . 1 * VI W A

Y iO

Y Sl X
$ x n
y si v

>->
Y " 1.
SI
ti m

m ti
J '

V%*

V .

v * v . . .

heureuses ou malheureuses, modres ou excessives, suivant que les autres asties t >nt
favorables ou hostiles cet astre, les autres tendances de letre propices ou contraia: a
cette tendance.
Saturne est 1esprit de mditation, de calcul, dambition froide et cruelle; c
lme sche et sombre, aride et sans amour, envieuse et ombrageuse, amie de la s o litu d e ,
ennemie des ftes et du monde ; cest 1esprit du vieillard et du prtre.
Jpiter est le sanguin jovial, libral, ami du plaisir et de 1clat, dsireux
richesse sans avarice, et ambitieux sans intrigue.
Mars est le soudard brutal et dur, violent, emport, sans raison, plus in s o le n t
quorgueilleux et plus aventureux que brave.
Le Soleil est sage, prudent, discret, il est lintelligence plus puissante par le charim
que par 1habilet.
Mercure, au contraire, est 1adresse, 1'ingniosit, la subtilit, le tact instinctit, <savoir faire.
Yenus est le charme voluptueux et seusuel, la joie de vivre, le dsir de plaire.
La Lune est la rverie, I humeur pacifique et la pense inquite dans uncoip
qui rpugue 1action.
Une de ces tendances est dominante quand la plante qui 1inspire agit de tout soa
pouvoir ou, pour parler comme les astrologues, a toutes ses dignits.
Lorsqu'une plante est dans sa maison zodiacale; lorsquelle nest ui en opposition
ui en aspect quadrat dune autre plante en sa maison, mais au contraire est en aspect
trine ou sextile delle *; lorsquelle nest pas sous les rayons du soleil et brule de lai lorsquelle monte vers le znith, elleest fortune.
Tour prdire les vnements dune vie il faut considrer part cbacune d e s maison.
du zodiaque et voir quelle est la situation des sept astres par rapport chacune t e
maisons.
La premire maison signifiela vie, nourriture et disposition du corps et de 1ame et
la complexion, et reprsente la tte, le cerveau, la face, les oreilles et le nez et sappe
horoscope, angledorient et ascendant.
La seconde maison signitie biens, traffics, richesses, gains, c o m p a ig n ie s Pur
\ a rs con 11 y a opposition quand les ascensions droites de deux astres forment un angle de ioo ueg
^ ^
jonction quand les deux plantes sont en une mme Maison ; aspect quadrat quand 1 angle c
90 degrs; aspect trine ou sextile quand cet angle est de 120 ou 60 degres.

L E S S C I E N C E S M A U D IT E S

9 9

I !ire proufit, gens qui aydent gaigner : signifie aussi or et argent et tousbiens meubles :
' sappelle Maison succdante 1ascendant, et basse entre et domine sur le sol.
La tierce denote les frres et soeurs, les cousins et allis, et petits voyages, et la
>y, et dominations et songes, et sappelle Maison cadante de 1ascendant, autrement
desse, et ha regard sur les paules, jambes et bras.
La quatrime signifie les pres et parins, possessions, hritages, maisons, prez, vignes,
1>0111ages, boyset autres biens immeubles, thrsors etbiens souz terre cachez et choses
nnerales, prisons, lieux obscurs, et la fin de toutes choses, et ce (pie advient aprs la
uort, comme spulture, bonne renomme, etc. Et sappelle Angle de terre, et profond
le la terre, et domine sur la poitrine et poumon.
La cinquime signifie enfans et filies, neveux, estreines, donations, plaisirs, voluptez,
>rnement, bravet, dances, ieux, banquets, lgations, ambassades, lor et 1argent et la
ichesse du pre, le proufit cPhritages, possessions et labourages. Et sappelle succ'Lnte la quatrime, et autrement bonne fortune, et regarde le cceur et 1estomach.
La sixime denote les serviteurs, les maladies, et bestes inhabiles chevaucher
cmme sont cliiens, brebis, moutons, chivres, gelines, etc., et ha quelque signification
SUI ^cs pdsons, sur les injustices, et fausses accusations. Et se nomme Maison cadante de
l quatrime ; et autrement mauvaise fortune et regarde le ventre et les boyaux.
La septime, noces, mariages, femines, procs, querelles, noises, dbats, inimitis
dclares, et gens qui participent aux gains et proufits, et signifie aussi vieillesse, et lieux
etianges. Et se nomme Angle doccident et domine sur les reins.
La huitime, tristesse, ennuis, tourments, la qualit de la mort, le douaire des
lemmes, hritages dautres que de ses parents, proufit de ceux qui participent aux gains,
biens auxquels lon aura grandement pens. Et se nomme Maison succdante 1Angle
Occidental: et autrement, entre den haut. Et regarde les parties de gnration.
La neuvime, longs voyages, longues prgrinations et navigations, fo)r, religion,
sacrifices, crmonies, Science; sagesse, dominations, songes, prodiges, interpretations
et nouveaux intellects, sectes, paradoxes, signes du ciei, punitions diverses et se nomme,
^laison cadante de 1Angle Occidental, et autrement, Maison de Dieu et regarde les
cuisses.
La dixime, honneur, dignits, offices, magistrats, administrations, gouvernements,
dominations, conduites, bonne renomme, estimation, profession et action, et la mre.
,-A se nomme Milieu du ciei, ceur du ciei, Point mridional, et regarde les

genouils.
La onzime, amis, compaignies, espoir, confiance, faveur, aide, secours, louange,
estimation, renomme, conseil des amis. Et se nomme Maison succdante a 1Angle
Meridional, autrement bon ange, et regarde les jambes.
La douzime, inimitis occultes, prisons, captivits, servitudes, tristesses, tourments,
plaintes, lamentations, regrets, havnes, trahisons, ribaudes, chevaux et autres grands

00076229

IOO

LES SCIENCES M AUDITES

animaux principalement quitables. Et sappelle Maison cadante de 1Angle mridional


et autrement Malin esprit, et regarde les pieds.
Jean de Rgiomonte, en son livre des Directions, enseigne que pour pronostiquer plus aisment il faut calculer le mouvement du premier mobile, cest--dire de
la plante la plus proche d'un lieu du ciei, selou son mouvement propre, se dirigeant
vers lui. Le lieu du ciei considere est le significaleur, le mobile est le promciteur. Suppos que 1ascendant soit au vingtime degr du >-> et que I; soit au dixime degr du X
lascendant tant significateur de la vie du corps comme nous 1avons vu et Saturne
prometteur dnifortune, cet horoscope prdirait la mort prompte.
On voit ces indications, aux nombreuses resultantes dinfluences diverses, ragissant les unes sur les autres, combien longue tait la vrification dune figure dhoroscope.
Les limites de cet article mempchent den expliquer une comme exemple et illustration de ces vagues et gnrales donnes. Pour en montrer 1aspect extrieur, je reproduis ci-contre 1'horoscope de Martin Luthero Junctin retrouve tous les caractres de
sa doctrine et de sa vie. J ignore si cet horoscope est contemporain de la naissance ou
de la mort de Luther.
Edouard d'H O O G H E

.TUXCTIN DE FLOREXCE

.1 umnur de Franois de Valois

00076229

H 0 R 0 S C 0 P E D E M A R T IN ' L T H E R

F ig u r es

t>!Abraham

J uif

]Sr. F l a m

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NCOLAS F

AMEL

C O M M K N T L E S 1X 0 C E N S P V R E N T
O C C IS

P A R

nu R

oy

CO JM LN D E M E N T

erolks

LAlchimie
Rosa A 1c h e m i c a
en la vieille Egypte, en la sacerdotale et magique Chalde, aux sicles
trs lointains, puis encore enseigne lEcole dAlexandrie EAlchimie fut proscrite avec les Arts Secrets ; elle devint Maudite comme eux et se renferma ds lors dans
le mystre des fraternits occultes et liermtiques. Les Gnostiques, les Templiers, les
Rose + Croix, conservrent, transmirent 1Alchimie au traveis du Moyen-Age et de la
Renaissance, enfin des poques modernes. Et aujourdhui, paralllement aux autres
branches de 1'Hermtisme,mieux eneore peut-tre, lAlcliimie renait; dallure trs scientifique, elle conquiert les meilleurs esprits. Les faits exprimentaux, dordre industriei, la
confirment. Tiffereau, Strindberg, Emmens, Brice, fabriquent de lOr. La Xo-Alchimie
se constitue auprs de la traditionnelle Alchimie prte se confondre enfin en elle.
Esquissons donc 1ensemble de la Spagyrique; voyons ce qu est le Grand-CEuvre, la
Pierre Philosophale ; posons-en les conclusions pratiques.
lorissante

00076229

L E S S C I E N C E S MAUD1TES

#
# #
0 uest-ce

que

1Alchimie,

tout

dabord ?
LAlchimie nous dira Paracelse
est une Science qui apprend chan
ce les mtaux dune espce en une autre
e>:>ce. Et Roger Bacon : lAlchimie est
Ia science qui enseigne k prparer une
c !taine mdecine ou Elixir, lequel tant
1 -jet sur les mtaux imparfaits, leur
mmunique la perfection dans le
n nient mme de la Projection.
Ces deux dfinitions sont excellentes
i - nous verrons que les travaux modernes
' nfirment le fond mme de ces prceptes magistraux.
Au sens le plus bvef et le plus positii. lAlchimie est bien lArt de quintess^ncier les corps, de les transmuter, de les
labriquer par Synthse. L Hypercbimie
doit retnplacer la Chimie.
Mais ces dfinitions prcisent surtout, et uniquement mme, la partie la
plus grossire de 1Alchimie. Or, 1'Alchimie est plus et mieux que lA rt ou la
Science de fabriquer les mtaux prcieux.
l -lle se rattache intimement 1'Hermtisme, aux Sciences Occultes dont elle
constitue une branche importante. Elle
ouprunte ses Arcanes k la Kabbale,
la Magie, lAstrologie ; elle enfante la
Mdecine Spagyrique car 1Occultisme sinspire de 1Unit parfaite.
Science intgrale, il aboutit k la seule
^ nit, au moyen de la fconde Loi de
1Analogie, entre autres.
LAlchimie en rsum, prise dans
Son ensemble si vaste, est une des branclies de 1Hermtisme qui s'attache pardculirement, sur le Plan Physique de

Snritomrne _
. . .
Jfc/icnfrnm t n J n 4 .7 d c j o u

a<ij?s

PORTBIT DE PARACELSE
D'apr}s u n e vi filie est a m p e

J,E THRSOR DES THRSORS

DES ALCHIMISTES DR PARACELSE

L E S SCIENCES MAUDITES

104

la Nature, letude de la Matire, de sa


constitution, de sa gense, de son volution
et de ses transmutations.

LE MIROIR

LCHIMIE DE IIOGER BACON

Antique Science cultiveparlesMages,


elle dvoila le problme de 1Energie et
de 1'A tome, montrant 1identit de la Substance polarise en Force et Matire qui se
rsolvent lune en 1autre par le double
courant dEvolution et dInvolution Aspir
et Expir de lUnivers-Vie. A travers les
Ages, 1Alchimie demeura plus ou moins
obscure, selon les teni])s, mais toujours
intgrale, poursuivant le mme but scientifique : L'Unit absolue de la Matire
vivante dmontre l'aide de la Synthse
des Corps et des Mtaux, lesquels drivent
tous dun mme Atonre et sont constitues
par les combinaisons diverses des Atomes
entre eux, ce qui permet doprer 1interchangeabilit des molcules, la transmutation des diices atomiques.
LAlchimie donnait donc et donne
le moyen de fabriquer les corps les plus
prcieux, et parmi ceux-ci surtout lOr,
dont les hommes naperoivent que 1 utilit, mais dont 1Adepte connait 1essence,
1influence bnfique sur 1organisme au
point de vue thrapeutique, sur la Science
au point de vue synthtique: L'or, lement trs volu, le plus haut sur 1chelle
mtallique est le chef de file des mtaux.
Sa fabrication mne en consquence, a la
synthse des mtaux qui le prcdent.

ROGER BACON

Actuellement, l'Alchimie, comme nous


le verrons plus loin, aboutit aux mmes
effets, mais lHermtisme ne prodiguant
pas ses enseignements et les Initis tant
rares, ct de 1Alchimie traditionnellu
il sest form une Alchimie toute eXPe
rimentale , ttonnant, cherchant l'obten-

00076229
v

LE GRAND ANDROGYNE ALCHIMIQE

FIGURE TIREE DE LA TRK8 SAINTE TRINIT

(D'apres une miniature du X V II* sicie')

io 6

L E S SCIENCES MAUDITES

tion de lOr, de 1Argent, par des


procds de laboratoire exotriques.Cest la No-Alchimie,dont
on verra le dfinitif triomphe lorsquelle aura fusionn avec 1Alchimie traditionnelle, seule dpositaire
des formules, des recettes parfaites
conduisant au Grand-CEuvre par
la Pierre Philosophale.
Cest cette tclie que se consacrent la Socit Alchimique de
Francce t la revue U HyperchimieRosa A Ichemica, organe dunion
entre le Pass et 1Avenir.
#
* *
A lc h im ie tra d itio n n e lle
LF.S SGPT META TJX, LES QUATRE LEMENT8, LES OPRATIONS

Elle reste le privilge des


Adeptes. II faut avoir dcouvert
fr o n tispice ru G l o r i a M u m l i
1Absolu, selon la parole des
- Iaitres, pour en possder la Clef. Savoir Vouloir Oser Se Taire. rsument
toute Initiation : 1Initiation magique comme 1'Initiation alchimique.
ET LES C0LEUR8 I>E l ( E U V E E

L on ne s etonnera dono point que nous ue donnions ici que les prncipes gnraux
senant a comprendre les auteurs anciens, trs obscurs en leur svmbolisme asse* comI .que, Les tennes que nous employons ne sont souvent eux-mmes que des symboles.
Les Alchimistes basaient leurs connaissances sur le Ouaternaire
des Elments et le
/V
Ternaire des spoifications actives des corps. Les oprations du Grand-CEuvre en rsultaient.
Le Quaternaire comprenait: le Feu 1Air lEau la Terre.
Le Ternaire : le Soufre le Mercure le Sei.
Mais les Alchimistes nentendaient nullement par l dsigner les elments ni les
corps vulgaires. Par ces termes, ils ne reprsentaient, en aucun cas, des corps particuliers.
Ils considraient les 4 lments comme des lats diffrents, des modalits diverses
de la Matire. Et cest pourquoi ils disaient les quatre lments constitutifs de toute
cliose.
s y m b d i ^ q u r d f r od i l US d: 'afSUbStanCe Une
Une, dont ils ne
tex et des atomes thriques les Ey n r eS pilrt'cuIlres dues 1'orientation des vor' ques
les Elements possdent les qualits principales dont ils

00076229

Cours cTAlchimie

LES SCIENCES MAUDITES

io8

LES SEPT MTAUX SYMB0LI3S P A R APOLLON,

SYMBOLE

DIANE, JPITER, STRNE, MEROURE, MARS ET VNUS

DES UUATUK LKMKNTS

Figures tires du Vialorium Spagyricum,

PAR .AMSTHALER

sont synonymes. Ainsi YEau est synonyme cie liquide, la Terre correspond letat
solide, 1'A ir 1tat gazeux, le Fcu un tat plus subtil encore, tel que c e lu i de la
Matire radiante par exemple.
Puisque ces Elments reprsentent les Etats sous lesquels soffre nous la Matire,
il tait donc logique d'affirnier et ce lest encore que les Elments constituent
1Univers entier.
Pour les Alchimistes, les m ots: Sec Humide Froid Chaud s i g n i f i a i e n t :
matire solide, matire liquide, matire gazeuse et matire volatile.
CEDF PHII.OSOPHHIUE

LE ROI ET LA REINE ; OR ET ARGENT ;

DOBLE

SEUPENT A TROIS TTES MATIRE TRIUNE

F ig u r e s

tir e s

du

C rede

M ih i

DE X O R T H O N

(cd .

A / l.)

00076229

L E S SCIENCES MAUDITES
LE R0I FIGURE

l 0R

; LES ENFANTS GENOILLS,

LES SIX AUTRES MTUX

l igure tire de Ia Margarita pretiosa

H0MME ROGE ET LA FEMME BLANCHE : FIXE


E T VOLTIL, SOUFRE ET MERCURE

PANTACLE DE LA NEUVIKME CLEF DE

li.

VALENTIX

Aux quatre Elments, on ajoutait souvent un cinquime tat, sous le nom de Quintessence. La Ouintessence peut se comparer Yther des physiciens modemes. Les qualits occultes, essentielles, lui appartiennent, de mme que la chaleur naturelle appartient au Feu, la subtilit 1Air, etc...
Les Elments, enseignaient les Alchimistes, se transforment les uns en les autres,
agissent les uns sur les autres. Le Feu agit sur EEau par le moyen de lAir, sur la Terre
au moyen de lEau ; lAir est la nourriture du Feu, lEau 1aliment de la Terre ; de concert ils servent la formation des mixtes, la production totale de 1'Univers.
(EUF DES PHILOSOPHES

lgMre tire des douze clefs de Sagesse DE B. V A L E N '

REBIS, IIERMAPHRODITE CHIMIQUE

SOUFRE ET .MERCURE

Figure tire du Crede MiJu, DE N O R T H O N [Ed< A ll)

I 10

L E S SCIENCES MAUDITES

Nous vrifions chaque jour ces prceptes: lEau se change en vapeur, en Air, quand
on la chauffe ; les solides se liqufient sous 1action des liquides dissolvants et du
Feu, etc...
Les Prncipes seconds : Soufre, Mercure, Sei, forment la Grande Trinit alchimique.
La Matire se diffrenciait pour les Alchimistes, en deux prncipes : Soufre et
Mercure, dont Funion en diverses proportions constituait les corps multiples, les
innombrables composs chimiques.
Le troisime prncipe: Sei ou Arsenic, servait de lien entre les deux prcdents,
de jonction et d equilibre, de point neutre (compos des deux).
Le Soufre, le Mercure et le Sei, considrs en eux-mmes, ne sont que des abstractions servant dsigner un ensemble de proprits. Mais, drivant de la Matire
premire, le Soufre, le Mercure, le Sei, envisags au point de vue pratique, sont en
quelque sorte 1incarnation des Elnients ; leur combinaison dans un corps est variable,
et lun des prncipes predomine sur 1autre. Ils constituent Etat de quasi-sparation,
la quintessence respective des corps.
Le Soufre ^ symbolise 1ardeur centrale, le prncipe interne, actif, lme lumineuse
des choses. Ign il renferme le Feu qui tend sortir. Dans un mtal, le Soufre repre
sente les proprits visibles : la couleur, la combustibilit, la duret, la proprit d attaquer les autres mtaux.
Le Mercure symbolise, abstraitement si lon veut, la force vibratoire universelle,
le fluide sonique, le prncipe passif, extrme des choses. Aqueux, il renferme lEau et
lAir qui tendent sans cesse entrer.
Dans un mtal, le Mercure reprsente les proprits occultes ou latentes : 1clat, la
volatilit, la fusibilit, la mallabilit.
Ce mouvement divergent et convergent, -f et de Soufre et Mercure, trouve
son quilibre dans le prncipe stable du Sei.
Ze Sei O est donc la condensation du Soufre et du Mercure, Faspect sensible, fixe,
du corps, le rceptacle des nergies ou substance propre. Pondrable, il correspond a la
T erre.
Mais, chimiquement parlant, est-il possible de rattacher ces termes aux thones
actuelles ? Je le crois, car, daprs ce que nous avons vu plus haut, le Soufre et le Meicure rpondraient fort bien en somme ainsi que la nonc une brochure excellente .
L Ide Alchimique aux radicaux dont nous parle la Chimie. Les radicaux, en effet,
ne sont autres que des atomes ou des groupes datomes susceptibles de se transportei
dun compos dans un autre par voie de double dcomposition. Les radicaux simples ou
composs sont isolables ; et en vrit pourtant, personne ne les a jamais vus, palpes, au
sens propre du mot, parce que ce sont la des ractions chimiques que Fon connait paI
les rsultats et les combinaisons produits.
Eh bien ! il en est tout fait de mme pour le Soufre et le Mercure. Ils personni
fient parfaitement les radicaux simples ou composs. Et cette analogie nous aide com

00076229

L E S SC IE N C E S

M A U D ITE S

11

prendre, la gense, la constitution des corps et des rataux formes par 1union, divers
degrs, du Soufre et du Mercure, comme le proclamaient les Alchimistes.
Les radicaux Soufre, Mercure, en se transportant dun compos un autre, apportent
1ensemble nouveau de leurs proprits, et donnent naissance au corps correspondant
leur radical actif et dominant.
Ces deux prncipes, Soufre et Mercure, spars dans le sein de la Terre, sont attirs
sans cesse lun vers 1autre et se combinent en diverses proportions pour former mtaux
et minraux, sous 1'action du feu terrestre. Mais suivant la puret de la cuisson, son
degr, sa longueur, et les divers accidents qui en rsultent, il se forme des mtaux ou
des minraux plus ou moins parfaits.
La diffrence seule de cuisson et de digestion du Soufre et du Mercure, produit
la varit dans 1espce mtallique nous apprend Albert-le-Grand, et voil condense,
la thorie excellente des Alchimistes sur la gense des mtaux.
Pour rsumer la question, nous pouvons dfinir le Soufre et le Mercure des Alchimistes : les prncipes essentiels de la Matire premire universelle, prncipes qui forment
la base, les radicaux de tous les mtaux et minraux.
*

* #
La P ie rre P liilo s o p h a le : le Grand-CEuvre. LArt Spagyrique repose
essentiellement sur la fermentation. Ceei signifie, en toute clart, quil faut communiquer
la Vie aux mtaux dans le laboratoire, vie latente en eux, quon doit les rveiller, provoquer leur activit par une sorte de rsurrection, comme nous voyons que 1opre sans
cesse la Nature en son ternel Hylozoisme.
Leffort capital de 1Alchimie consiste rduire les matires prochaines en leurs
ferments qui, runis, constitueront la substance transmutatrice. Tout le Grand-CEuvre
reside en la juste prparation des ferments mtalliques. La base de lAlchimie est donc
bien scientiique. Le point de dpart est constitu par des corps chimiques trs rpandus
llans la Nature, corps que lon vitalise et fait fermenter en vase cios.
Chaque mtal possde en lui son propre ferment qu'il faut extraire : lOr Royal sera
le ferment de l'Or, 1Argent Royal, le ferment de 1Argent, et ainsi de suite.
La confection de la Pierre seffectue de cette manire:
I)e lOr, ou Soufre secret, on tire le Soufre.
De 1Argent ou Mercure secret, on tire le Mercure.
Et selon certains alchimistes, du mercure vulgaire, ou vil argent, on extrait un
Scl particulier.
Ce sont l des ferments complmentaires, dous dune activit considrable.
L Or et 1Argent seuls corps utilisables pour la Pierre prpars en vue de
1 Giuvre, portent le nom dOr et dArgent des Philosophes dans les vieux traits. Le
^oleil et la Lune les symbolisent. On les purifiait dabord, lor par la cmentation ou
' antimoine, 1argent par la coupellation, cest--dire le plomb.
J

00076229

II2

L E S SCIENCES MAUDITES

CONJONCTION, UNIONOUMAIUAOE DU KOI ET DE LA REINE,


80UFJREET MERCURE,ORET ARQEXT

Mais comment extraire le


Soufre et le Mercure de 1Or et de
1Argent ?
Xous touchons ici au Grand
Arcane de 1Alchimie et de lHermtismc. On ne trouvera jamais
aucune explication formelle de ce
point, dans aucun ouvrage, car ce
secret ne saurait tre communiqu

PANTACLE DE LA Y I e CLEF DE R. VALENTIN

lonnpnt

Science.

Le Soilfre, tr de lor et le
1VT
1 v
Mercure de largent, constituent
la Matire prochaine de la Pierre.
Ce sont l les ferments, les radicaux
de lOr et de 1Argent, conjoints en
Sei.

aux profanes. LesAlchimistes enve-

bSCUr P Ur Ies

ce chapitre mystrieux de la

sie que lon tire^e s6n r 'U tD,S5 !'ant- <lu Menst .
sie que 1 on tire le Soufre et le Mercure de lOr et de lArgent
,.A ir

ll nC r

doit vo r m
flu de a
,

extrait de la Magn-

rAzoth ? !** <* cette Magnsie trange dou provient

" "
"
qU' S'agit de ,a Lum ii' c A^traU que 1'Adepte
attirer. On 1 excite par u feu celeste, volatil, modification du

Mans I c o l r
neme Par
iMagnesie, consideree comnie mre de la Pierre.

hermtique d'une terrenomme

De cette Magnsie, minire universelle, on tire le Soufre et le Mercure suprmes


initiaux, lesquels cornorifis rnniontc
~i
.
ic xuoroure supremes,
Philosophes
'
n e Constituant lAzoth ou Mercure des
tro
T
qUe VVa,,t P Ur ainsi diredune puissance lecn T u eT i r
,
r e Gl,aita' que r fait 1 * ror et firgent, le Soleil
et la Lune, afin ,1 en ,so er les deux ferments mtalliques dont nous avons parl
d ou ci

; r

e,S d e. U NatUrerAsc* personnelle simpose. D n e semble


d ,me ntatOn
iue, sans laquelle nu. ne
saurait pratiquer 1 Alchimie Magique Traditionnelle.
# *
< ie

Enfin aprs divers traitements - indiques


~ ------------------- -----------------c *

i a

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^ ^
^ SelS obtenUS'
01SS0n dans son superbe ouvrage :

* Oisons une fois pour loutes atic


,

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Ro ct R eine; Soufre et Mercure, son/synonymes " ^ ^ Ct Vr8Cnt dcs p hilosoPh e s - Mlc et Fcm ell.e;

JE xplicatlon- cU s -phur ccnuruau- C aracter &r Chyrrtjues ^


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A u n a n t _______________ f b D ^rlU r. _
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BBPR 0 DUCTI 0 N DES PKINCIPAUX SIGXES ALCHIMIQUES

M4

LES SCIENCES M A U D IT E S
SOUFRE

ET MERCURE

DES PHILOSOPHES

TIRS DE L O R ET DE

SYUBOLE PE LA COULEUR BOUOE

ARGEXT

Figure tire du Liber Singular is DE BARCHUSEN

Thories et Symboles des Alchimistes


on a le Soufre et le Mercure destines
la Pierre. IIs formeront la Matire
prochaine de lCEuvre.
On combine ces ferments issus de
lOr, de lArgent et du mercure vulgaire.
On les enferme en un ballon cios bien
lut. On place le matras sur une cuelle
pleine de sable ou de cendres, et lon
chauffe au feu de roue, car la cuisson
mnage va donner la masse la proprit de transmuter les mtaux.
(Les Alchimistes appelaient Athanor le fourneau spcial dans lequel ils
mettaient Pcuelle et Poeuf.)
Le feu se continue sans interruption
jusqua la fin de 1CEuvre.
Ds le dbut, les corps entrent en
raction ; diverses actions chimiques se
produisent: prcipitation, sublimation,
cristallisation, changements de couleurs.
La matire devient noire (symbolisee
par la tte de corbeau) puis blanche
(symbolisee par le cygne). A ce degre

00076229

LES

SC IE N C E S

PUTRFACTION SYMBOLISE P A R LE SQUELETTE,


LA SPHRE NOIRE ET LE CORBEAU

M A U D ITE S

FIN DE LA PUTRFACTION SYMBOLISE PAR LES


SQUELETTES ET LES CORBEAUX

Figures tires du Viatorium Spagyrtcum TAR J a m s t h a l e r

elle correspond au Petit (Euvre ou transmutation du plomb, du mercure, du cuivre,


en argent.
Puis les teintes intermdiaires, varies se montrent: vert, bleu, livide, iris, jaune,
orange. Enfin le rouge rubis ou parfait qui indique l heureuse terminaison.
En rsum voici la marche gnrale :
i (La Matire tant prpare, cest--dire les ferments tant extraits de lOr et de
1Argent). Conjonction ou Coit : union du Soufre et du Mercure dans 1ocuf. On chaulfe.
Apparition de la couleur noire.
MARIAQE PHILOSOPIIIQUE, UNION DU SOUFRE ET DU MERCURE,
D mALE ET DE LA FEMELLE PENPANT LA COULEUR NOIRE

LE ROI ET LA REINE : SOUFRE ET MERCURE;


LE BOITE X I VULCAIN

Figures tires du Viatorium Spagyrtcum, PAR_ JA M S T H A L E R

116

L E S SCIENCES MAUD1TES

On est arriv alors au deuxime stade :


2 La Putrfaction.
3o Vient 1Ablution : la blancheur apparait, la Pierre se lave de ses impurets.
4e La Rubification : couleur rouge. L CEuvre est parfait.
5o Fermentation : son but est daccroitre la puissance de la Pierre, de la parfaire.On
brise 1ccuf, on recueille la matire rouge, la mle de lor fondu et au peu dAzoth ou
Mercure des Philosophes, et lon chauffe nouveau. Puis on recommence une ou deux
fois encore cette opration. La Pierre augmente de force.
Elle transmue iooo fois son poids de mtal au lieu de 5 ou 10 fois. Cest ce quon
nomme la Multiplication de la Pierre.
Les mtaux vils sont changs en Or et Argent. Cest la sixime opration ou Projection : on prend un mtal, mercure, plomb, tain, on le fond, puis dans le creuset o se
trouve le mtal chauff, on projette un peu de Pierre philosophale enveloppe de cire.
Aprs refroidissement, l'on a un lingot dor gal en poids au mtal employ, ou moindre
suivant la qualit de la Pierre.
L Elixir Rouge ou Grand Magistre se prsente sous la forme dune poudre rouge
clatant et assez lourde.
Nous ne saurions mieux dfinir cette poudre quen 1assimilant un nergique ferment qui provoque la transformation molculaire des mtaux, absolument comme un
ferment change le sucre en acide lactique, par exemple. Ds lors, pourquoi stonner de
voir accorder la Pierre Philosophale la proprit d agir doses infiniment faibles et
les Alchimistes assurer qu un grain de Pierre peut convertir enOr une livre de mercure ?
le ferment agit aussi sur les matires organiques doses infinitsimales ; la diastase
transfonne en sucre 2,000 fois son poids d amidon. Rien de mystrieux donc dans le
rle chimique et vital de la Pierre Philosophale !
*

* #
Proprits de la Pierre Pliilosophale. Tous les hermtistes sont unanimes
quant a ce point; cet Elixir parfait est une poudre rouge, lourde, transformant les impu
rets de la Nature.
II lait voluer rapidement ce que les forces naturelles mettent de longues annes
a produire; voila pourquoi il agit, selou les adeptes, sur les rgnes vgtal et animal,
aussi bien que sur le rgne minral, et peut sappeler mdecine des trois rgnes "
nous dit le grand et illustre maitre Papus, dans son Trait mthodique de Science
occulte.
La Pierre Philosophale jouit de trois proprits gnrales :
i Elle ralise la transmutation des mtaux vils en mtaux nobles, du plomb en
argent, du mercure en or, et transforme les unes en les autres les substances mtalliques.
Elle permet aussi de produire la fonnation des pierres prcieuses, de leur communiquer
un clat splendide.

00076229

L E S S C I E N C E S M AU D ITES

2o Elle gurit rapidement, prise


1intrieur, sous forme liquide, toutes les
maladies et prolonge 1existence. Cest
lOr potable, 1Elixir de Longue Vie, la
Panace.
Elle agit sur les Plantes, les fait
croitre, mrir et fructifier en quelques
heures.
3 Elle constitue le Spiritus Mundi
et permet 1Adepte de communiquer
avec les tres extra-terrestres, de composer les fameux homuncules de la Palingnsie.
Les Rose -|- Croix possdent ce
triple privilge de la Pierre Philosophale,
et comme tels sont illumins, thaumaturges et alchimistes. Ces proprits
de la Pierre, concluerons-nous avec le
D r Papus, nen constituent quune seule :
renforcement de 1activit vitale. La
Pierre Philosophale est donc tout simplement une condensation nergique de
LE C1IEMIN D CHEMIN, I) a RNADD DE V I U B N E D V E
,
,
...
, ., , ,

la Vie dans une petite quantite de mabere, et elle agit comme un ferment sur le corps en prsence duquel on la met. II suffit
d un peu de Pierre Philosophale pour dvelopper la vie contenue dans une matire
quelconque *.
*
# *
La No-Alchimie. La No-Alchimie se propose de rattacher la Chimie
1Alchimie, en montrant 1identit du but poursuivi, en ce sens que la Synthse universelle et lUnit de la Matire Premire, ressortent de 1une comme de 1autre. La Chimie
nest que la partie grossire et infrieure de 1Alchimie. Elle ne vivra quen se reliant
1Alchimie qui la mnera vers les Prncipes.
L Alchimie et la Chimie ne sont soeurs ennemies que pour les savants oficiels. En
lalit, elles doivent fusionner, car la Chimie est la filie de l'Alchimie et elle en prend
Ses nieilleures thories !

Les Transm utations historiques dc.Raym ond L u llc, Nicolas Flam el, Jcan Dee, Kelley, \ an-I lelmont,
Hclvetius, Scndivogius, Lascaris, Saint-G erm ain, opres du xiv* au xvm scle, autoriseraient seules
ne Point mettre en doute la ralit de la Pierre Philosophale, dfaut d autres considrations.

1 18

LES SCIENCES MAUDITES

La Synthse, la Synthse raisonne des corps, des Mtaux, voil surtout le lien qui
sert de trait dunion entre la Chimie et lAlchimie ; la Synthse, voil le Fait sur lequel
repose la No-Alchimie, Science exprimentale, corroborant de plus en plus cliaque jour,
la doctrine hermtique aux yeux des modernes avides de ralisations industrielles,
utilisables.
La No-Alchimie, que je tends constituer pour ma part, depuis plusieurs annes
dj (au moyen dela revue L Iiyperchimie-Rosa Alchemica comptant prs de cinq
annes dexistence, de mes divers ouvrages : Comment on devient Alchimiste ; la Vie et
VAme de la Matire ; XHylozoismeei XAlchimie, etc.,ainsi que par mes cours) sappuie
sur les prncipes mmes de la Chimie quelle confronte sans cesse avec les doctiines des
/
Alchimistes, afin de prouver lidentit des deux enseignements au point de vue experi
mental et positif. De cette manire, lon pourra lucider, grce une Mthode impartiale et rigoureuse, les problmes de la composition de la Matire, de son Unit, des
Atomes et des Molcules de la Gense et de 1'Evolution des Corps.
La No-Alchimie doit dmontrer 1exactitude des oprations du Grand-CEuvre,
dans la mesure du possible, la profondeur des Doctrines Alchimiques quant 1tude de
la Matire, de son animation et de ses transformations. Et pour cela, elle emprunte les
travaux chimiques, les thories modernes, les ramne leur expression demire qui est
bien du domaine de 1Alchimie traditionnelle.
La chimie actuelle, en son ensemble, nest quun balbutiement; les chimistes ordinaires sont de simples garons de laboratoire. Jamais ceux-l ne parviendront dcouvrir
la gense intgrale des Corps, le maniement de lAgent Uni versei, avec 1aide de qui se
ralise la Pierre Philosophale.
Et ds lors, tout ce que 1Alchimiste peut tenter, cest ceci: expliquer ax savants
le sens vritable des thories chimiques, des expriences, des syntlises ; les guider dans
leurs recherches, leur assurer et leur montrer, grce aux procds de la Chimie vulgaire,
que lon peut parvenir la dmonstration des doctrines alchimiques, savoir : L Unit de
la Matire; la Fabrication industrielle des Corps chimiques, la Synthse des Mtaux.
Mais la confection de VOr Philosophal, cet Or suprieur lOr chimico-physique
connu, restera une nigme, privilge des seuls Adeptes fidles, toujours, leur serment
de silence. Que ceci soit bien saisi!

* *
L Unit de la Matire est indniablement prouve par les phnomnes de 1 Is*
mrie et de 1Allotropie des corps prtendus simples, et composs. II serait hors de propos
dentrer ici en de nombreux dtails trop techniques. Contentons-nous donc seulement
de faire remarquer que 1'Allotropie des corps soi-disant simples dmontre que, en rahte,
ils sont composs, composs tous dune mme matire, des mmes atomes diversement
groups, rsultant dune ingale condensation de particules thriques. Les lments

LES SCIENCES MAUDITES

T. TIFFEREA

AUGUSTE 8TRINDBERG

chimiques sont polymres les uns des autres, partir du plus lger sans doute : liydrogene ou hlium. De l les composs difFrents, et de l aussi les faits disomrie, dallotropie, consistant en proprits chimiques diverses pour deux ou plusieurs lments
identiques par leur composition intrinsque.
LOzone, 1Hydrogne, le Soufre, 1Azote, le Phosphore, etc., et parmi les mtaux :
le Zinc, le Fer, le Nickel, le Cobalt, lEtain, le Plomb, 1Argent et lOr, prsentent des
ctats molculaires multiples, diffrents, allotropiques, en un mot. La classique Chimie
constate ces exemples, mais sobstine nen point poser la conclusion dunit et de
synthse.
La Synthse des Mtaux, qui corrobore ces cas prcdents, la Synthse de l'Or
existe pourtant. L Alchimie pratique apparait aujourdhui, lAlchimie aux industrielles
tendances.
On fait de lOr.
M. T. Tiffereau, qui lutte pour sa dcouverte depuis prs de cinquante ans, et qui a
consign ses travaux en un petit volume trs curieux : L 0 r et la transrnutation des
Mtaux, M. Tiffereau a obtenu des lingots dor endissolvant de 1'argent uni du cuivre,
au sein dun mlange dacide nitrique ou dacides nitrique et sulfurique concentres, sous
1 action de la lumire solaire.
Daccord avec les vieux alchimistes, Tiffereau attribue des ferments spciaux les
changements molculaires des corps, les transmutations respectives. Rduire un mtal
en ses lments, le runir ensuite au ferment du corps que lon veut produire, telle est
^ide trs rationnelle qui prside aux expriences de M. Tiffereau.

00076229

L E S SCIENCES MAUDITES

Or, les composs oxygns de 1Azote devant, sans aucun doute, jouer un rle
important de fermentation, sur les lments mtalliques: Carbone et Hydrogne entre
autres 1'acide nitrique constitue 1agent tout indique de dissolution sous 1influence de
la chaleur, de 1lectricit, et de divers adjuvants, comme 1acide sulfurique, liode, etc.
Le sudois, Auguste Strindberg, la fois homme de lettres clbre et cherchecr
original, obtint des pellicules dor en oprant au moyen de sulfate de fer, de cliromate
de potasse et de chlorhydrate dammoniaque. II donnait ainsi naissance de lor non
fix, non absolument muri.
Et plus rcemment, lon se souvient, la suite des essais de Carey-Lea sur la dissociation de 1argent sous forme dargent dor, de la dcouverte faite par Emmens. II tient
son procd secret, mais il a rvl les principales lignes de sa Mthode dont voici la
substance : Si vous voulez essayer, dit-il, leffet combin de la compression et dune
temprature trs basse, vous produirez aisment un peu dor.
Prenez un dollar mexicain (entirement exempt d'or, sauf des traces peut-tre) et
mettez-le dans un appareil qui empche ses particules de se rpandre au dehors, lorsqu aura t divis. Alors soumettez-le un battage puissant, rapide, continu, et dans des
conditions frigorifiques telles que des chocs rpts ne puissent produire mme une le-

ARGEXTARUJI I.AB0 RAT 0 RY

LES SCIENCES MAUDITES

121

iition momentane de temprature. Faites 1essai dheure en heure, et la fin vous


trouverez plus que des traces dor.
Le D r Emmens eniploie dahs sa fabrique dor : Argenlaurum Laborotory une
uicliine grand rendement capable de produire des pressions de Soo tonnes par pouce
>arre.

ST. ir. KMMEXS

La srie des oprations quil fait subir aux dollars mexicains d argent pour les change ren lingots dargentaurum, est la suivante :
i Traitement mcanique.
2o Action dun fondant et granulation.
3o Traitement mcanique.
4o Traitement par les composs oxvgns de lazote, c est-a-dire par 1acide nitrique
nidifi (ce moyen a t prconis par liffereau, il y a 5 1113 dja, conime dailleuis se
pdit le reconnaitre Emmens lui-mme).
5o Affinage.

L E S SCIENCES MAUDITES

122

Largentaurum (or quelque peu spcial


que nous placerions entre 1argent et lor sur
le tableau sriel de Mendelceff, tandis que
lor de la Pierre Philosopliale prendrait
place au-dessus de lor vulgaire) possde les
apparences et les proprits de lor gnrales. Le Bureau dessai de la Monnaie de
New-York, 1aclite conime or, en lingots,
et le Dr Emmens ne doit pas faire de mauvaises synthses, puisquil compte arriver
produire 1550 kilogrammes d'argentaurum par mois, ce qui represente un bnfice
de plus de 46 millions par an !
Son conipatriote, Edward Brice, assure
fabriquer dassez grandes quantits de me
tal prcieux et cela semble rel, car
dofficiels chimistes analysrent le produit
Figure livre de /'A zol/i des Philosophes
de ses fours spciaux (temprature de 5,000
(B ib lio th eca ch i nuca MANGELl)
degrs...) et en reconnurent la parfaite
authenticit au moveu de la formule de lboratoire que nous allons transcrire. Mais
remarquons bien ce titre : formule de laboratoire... II y en a doncune autre... industrielle.
Prenez : 5 parties dantimoine chimiquement pur, 10 parties de soufre, 1 partie de
fer, 4 parties de soude caustique.
Mettez dans un creuset de graphite et maintenez au blanc pendant 48 heures. Pre
nez la masse qui resulte de la fusion : des scories et un bouton mtallique, et pulvrisez
le tout. Mlez cette poudre ainsi que le mtal qui y est incorpore avec les scories pulvrises. Combinez avec : 1 partie de charbon de bois, 5 parties de litharge ou oxyde de
plomb. Ajoutez 4 parties de soude caustique. Mettez le tout au creuset jusqu a ce que
vous ayez obtenu un bouton mtallique. Scorifiez et coupellez la masse mtallique. La
parcelle cjui constituera le rsultat final sera de lor et de 1argent.
On voit que ceprocd consiste en la formation, dabord, dun sulfite dantimoine,
puis d'un sulfite de fer, enfin dun sulfite de plomb. La cration de 1or rsulte du
mlange.
8IGNE9 DES 8EPT MTAUX

Les faits prouvent donc bien, 11est-ce pas, que lOr, 1Argent, les Mtaux, s o n t des
produits de synthse ?
La No-Alcliimie, par ses conclusions nettement exprimentales, dmontre les
doctrines del Hermtisme. Elle rvle 1ordre croissant des Elments, la Loi de 1 E v o lu -

00076229

L E S S C I E N C E S MAUD1TES

1,1 minei ale, le mecanisme de 1Isomerie et de 1Allotropie, le secret de la gense et de


i composition des Mtaux, des prtendus corps simples.
Klle aboutit la cration dune Science rationnelle et unitaire.
Ouant a 1 Alchimie magique, elle senvole jusquaux sphres de lInfini, elle boit le
fystre mme, le secret de la Vie et de la Quintessence.
Xous comparerions volontiers la No-Alchimie une pyramide dont la base repose
1
^ei re et qui va toucher aux cieux et BAlchimie un faisceau lumineux qui
lescend du ciei pour spanouir sur la Terre. Runissons ces deux Savoirs, o Adeptes, et
i o u s possderons l'Intgrale Science : LA SYN TH SE DE LA B SO LU !

LE ROSIER NAISSNT A CREX D CHNE


LA
^ es q u e lq u e s

ligues

SOURCE OCCULTE

ET

qui,

s a d r e s s e n t c e u x

LES CHERCHEURS

d 0R

d j in itis r A l c h i m i e , s o n t a

m rne d e co iu -

P* e n d r e e n t r e l e s m o t s e t d e s l e v e r j u s q u V i F A d e p t a t , p a r l a p r p a r a t i o n d e l a F i e r r e .

1- ( h u v r e , e n r s u m , e s t

/cation

simple.

II s e r a l i s e e n

f a i t d o r d r e p o s i t i l , a u i n o y e n d e l a

reviv -

d e s m atire s.

11 lIa u t. , en

F A z o lh , n e rg ie su b tile , r so u d re , d isso u d re , rgn rer d e u x

..

co rp s co n jo in ts

A .

en_

co n u n u n iq u e p a r u n A d e p te .
A v e c m o n a in i, J u le s D e la s s u s ,

nous

a v o n s ralise F E u v r e , et b ie n t t n o u s co n v a in c r o n s

[ s S a v a n ts o lliciels. C o n c e n t r a t io n v ita le , fe r m e n t n i ta lliq u e , la P o u d r e d e 1 r a n s in u ta tio n c o n s|ld ie,

en (/uelf/ne so rte ,

u n e a llo tro p ie ,

p a rlu its, p a r u n e n e r g iq u e
C( s g n e s , e t q u e n u l

une

iso m rie.

fe rm e n ta tio n .

alcliim iste n u

ja m a is

E lle a g it

e t tra n sin u te en

o r les m t a u x

T a f l i r m e q u e t o u t le s e c r e t d e l a F i e r r e t i e n t e n

rvl

Foeuvre en m o in s d e p h r a s e s et d u n e la o u

aus*i complte.
F. J O L L IV E T -C A S T E IO T .
Secrtaire-gnral de la Socict Alchimique de France.

00076229

Homunculus
Et critis sm iles deo

niaitre des transmutations, 1Adepte se laissait allev au pch d'orgueil,


un rve vertigineux bientt semparait de son esprit et 1entrainait dans le royaume
enchant des vains espoirs et de 1illusion. Ngligeant les grands symboles sacrs,
oubliait 1enseignement de la chute dnique de lAdam qui, pour avoir voulu ravir le
secret de la vie, avait roul dans les profondeurs de 1abime. Son imagination errante
sgarait vite. Certes, tre tout puissant sur le plan matriel, transmuer les mtaux, est
un rsultat latteur, mais 11est-il pas infiniment plus sduisant de passer de la matire
inorganique, en apparence si peu vivante, la matire organique, de crer enfim des tres
dous de raison ! Et les dsirs troubles se glissaient dans lme de 1hermtiste que cet
appas attirait vers la gotie : quel triomphe et aussi quelle jouissance sil parvenait a
extraire de son laboratoire un compagnon, modele selon son idal, qui serait en son
absolu pouvoir, mettant tout son Service la Science infinie et la c.onnaissance de 1avenir;
et puis, qui sait ? de la cornue peut-tre allait sortir le succube dsir dont les charmes
nouveaux, ranimant ses sens refroidis. lui feraient goter les finales dlices. Mais connne
toujours la dception tait immense, aprs de longs et angoissants efforts, le matras
ouvert ne contenait quune sorte de ttard glatineux et informe qui semblait engendre
par un cauchemar et dont 1aspect inquitait.
Cest ainsi que se forma un des plus sombres et plus tranges chapitres de la magie
des transmutations, 011 le grotesque se mle lhorrible et les vestiges de la Science intgrale, aux plus basses superstitions. E11 effet, si des hermtistes rels cherchrent pntrer les mystres de la Biognie, hallucins par une confiance illimite en leur savoir,
combien de Gotes, marchant ttons sur leurs traces, dformrent les expriences pri
mitives par leurs ignobles pratiques de stercoristes et de spermatistes, esprant ainsi se
concilier lespuissances dEn-Bas pour russir dans leurs oeuvres infames. Cest l 1origine
O RSQ U E,

LES SCIENCES MAUDITES

125

des traditions et des essais bizarres indiques par les auteurs anciens au sujet des homuncules, des Mandragores, des Androides, essais qui par leur incohrence et leur horreur
semblent issus comme les scnes fantastiques du Sabbat, d imaginations dpraves et
rendues lolles par la somnambulique ivresse des solanes mortelles.
Dans le mme ordre dides et se rapportant alors la production des formes orgamques, il est toute une srie dexpriences moins hasardeuses, la Palingnsie dont
le but tait lvocation volont de la forme primitive dune plante ou d'un tre quelconque incinr, qui semblait ainsi renaitre de ses cendres dou le nom de phnix
vegetal donn aussi ce phnomne. Mais ici 1oprateur ne dpassait pas les limites
d un vritable et rationnel savoir, nullement blasphmateur comme celui qui sefforait
de donner naissance au monstre cpie les docteurs s-sciences maudites baptisrent
homuncules.
Rcoutons Paracelse : On ne doit pas, dit-il, abandonner la gnration des homuncules ; eneffet, il y a quelque vrit en cette matire, bien que pendant trs longtemps
elle lut regarde comme trs occulte et trs secrte. Et longueinent cpielques philosophes
anciens discutrent et doutrent sil tait possible, par la nature et 1art, dengendrer un
homme en dehors du corps de la femme et de la matire naturelle. A quoi je rponds
que cela ne rpugne nullement 1art spagyrique et la nature; bien plus, que cela est
trs possible. Pour y parvenir, on procde ainsi: on concentre dans un alambic scell
une sufisante quantit de spenne dhomme, la plus haute temprature dun ventre de
cheval, pendant quarante jours, ou aussi longtemps quil est ncessaire pour qu'il cominenoe a vivre et se mouvoir, ce quon voit facilement. Aprs ce temps, il sera semblable a un homme, mais cependant translucide et sans substance. Si ensuite chaque
jur, en secret, il est nourri avec prcaution de sang humain et maintenu pendant
quarante semaines la temprature constante d un ventre de cheval, il devient un veritable enfant vivant, avant tous les membres d un ils d une femme mais beaucoup plus
Petit. Cest ce que nous appelons 1homuncule. Et il doit tre lev avec beaucoup de
diligence et de soins jusqu ce qu il grandisse et commence raisonner et compreiulre
Cest un des plus grands secrets rvl par Dieu 1homme mortel et
capable de pcher....
Paracelse continue en sextasiant sur ce Secret des Secrets: lorsquede tels homun
cules atteignent 1 age viril ils deviennent les gants ou les pygmes et les autres
hommes miraculeux qui sont les instruments de grandes clioses, cpii remportent de
grandes victoires sui leurs ennemis, et connaissent toutes choses secrtes et caches.
^ oici d aprs Christian une autre mthode pour obtenir 1'homuncule :
Prenez un oeuf de poule noire et faites-en sortir une quantit de glaire gale au
volume d une grosse fve. Remplacez cette glaire par du sperma viri etbouchez la fente
de 1oeul en y appliquant un peu de parchemin vierge lgrement humect. Mettez
ensuite votre ceuf dans une couche de fumier le premier jour de la lune de mars que
vous connaitrez par la table des Epactes. Aprs trente jours d incubation, il sortira de
Poeuf un petit monstre ayant quelque apparence de forme humaine. \ ous le tiem.rez

126

L E S SCIEN CES M A U D IT E S

cacli dans un lieu secret et le nourrirez avec


de la graine daspic et des vers de terre. Aussi
longtemps quil vivra vous serez heureux en
tout.
Cest l le typedes prparationstranges
des sorciers anciens. Le sperme est toujours
la base et le but, tre heureux par la possession du serviteur artificiei. Le bonheur par le
sperme : trange et fatal symbole, inluctable
rapprochement.
Plus rcemment, de 1773 1782, dans
le laboratoire dun couvent calabrais, un certain comte allemand, J.-F. de Kueffstein,
templier, franc-maon et ncromancien, semble
avoir russi, de concert avec un abb Gloni,
fabriquer des esprits un roi, une reine, un
chevalier, une nonne, un architecte, un nuneur,
un sraphin, un moine, un esprit bleu, un
esprit rouge . Ccs faits rsultent des notes
prisesparle famulusde Kueffstein, Kammerer,
notes qui furent publiespar Karl Kieserwetter
dans le Sphinx de mai 1890, et traduites par L. Desvignes dans 1 Initiation de
mars 1897. Le rcit de Kammerer dpasse tout ce que 1imagination peut rver de plus
fantastique. La fabrication des homuncules de Gloni semble peu diffrer de celle de
Paracelse et le rcit vaut surtout par le dtail des diableries auxquelles se livraient ees
adeptes pour arriver leur but, et les scnes plus que bizarres entre eux et leurs peu
commodes pensionnaires qui malgr les beaux vtements dont on avait pris soin de les
revtir, cherchaient constamment schapper de leurs bocaux, avec des intentions
souvent peu morales.
I n autre g en re d hom uncule tait h

1..

'f 1 ancll,.?ore, j)lante narcotique et ven '


ncei,

presente une p a rtic u h rit '1

*1K 1<l^le Vlta^se par de dangereux rites.

eneuse, a PPa i tien t a la fam ille triste d es Sola-

humain8'
organes gnitaux
* * * * * affectent Ia G u e d e s membres
a' CC 1111 ' lsa&e- On disait que la nhnfp *
n ^6Ut * trouver une vague ressemblance
c - it de terre : *Une
~
f ^eux gmissements quand on Parra1 faut citer tout au long veut q , ,apporte ^amslas de Guaita quen ces matires
v p f [ ln es (le m andrag o res monstrueuses* a n im ' ' 1 aP,?aiU p rim itiv em e n t sur la terre, sous

'U-Haut evertua, transmua, dgroit * r ?Vle instinctive, et que le souffl


de pensee * d e mouvement proprt
'
" deradna' pour en faire des tres dous
s t. dc Guaita: Le Tcmple dc Satan. Paris-Chamucl i 8 q i .

00076229

LES SCIENCES MAUDITES

127

Aussi ce fut au Moyen Age le rve ou le


delire de certains adeptes aspirants la MaiIrise vitale, de retrouver la composition du
limon-principe, afin d'y faire croitre des manIragores quils eussent ractionnes et suscites la vie mentale par 1infusion de VArche.
Dautres, moins ambitieux, se contentaient dobtenir de faux sraphins, en voquant une larve dans une mandragore taille
en forme humaine : hideuse idole qu ils conjuraient pour en tirer des oracles....
L on nimagine pas quelle furieuse
vsanie les portait la superstition ! Cest sous
les gibets quils allaient chercher les mandragores ; pour 1arracher de terre, ils attacliaient
sa racine la queue d'un chien qu'ils frappaient
d un coup mortel. E11 se dbattant la pauvre
bte agonisante dracinait la mandragore.
Alors (croyaient-ils) lame sensitive du chien
passait dans la mandragore, et par sympathie,
y attiraitlame spirituelle du pendu !....
.
.
\
II est encore dans les vieux crits la trace ffhommes artiflaels d u n e.tutre espece.
des automates, leurs auteurs avaient, par 1111 procd secret, ( *llme 1 1 A r m d aui
parole. Le plus clebre est sans contredit le fameu* Androlde
t une fin malheureuse. Le diabolique simulacre discutait un poin <e

1^
ias-dAquin et par son argumentation
spcieuse et serree xiiVtUU1
metia,t
Saint-Thomas-dAquin et par J1
se ^ . T n ^ n ^ c e s
une rude preuve, si bien que celu > ^ ^ ^ b^ton pour tnon 1
colre et bout de syllogismes s en ie

de ceS essais

la merveille qui ne fut pas reconstruitc.


Comme on Va dj vu plus haut,
informes et lgendaires de generaUoii.^

ngnsie diffrait toi


rantinale des
enla - P - d u - ^ g prcisent.
abondent,
^ d>une exprience

plantes, pralablement mcmeiec .


^
Ce nest plus la poursuite vague
base sur la connaissance savante e u
fiole long col les cendres dune P**

trouble, cest la r
p0SSdait dans une
des tres. Le P- v_
-r avec les appatlouce cbaleur alSt
jtait son labo Chvistine de
l'1"

rences de la vie. 11 la montra en 1657

ja fentre ou lc

ratoire.
11f> ddaignait de se
C tait en fvrier, dit-il; aprs son rlpnart
d P ^ J ie^ posa*h0eur ell
troid vif la fit clater, c o . . n e u ^ reine si iUustre.
montrer encore aprs avoir ete
1
inouies
i
Jacques Gaffarel, dans ses Cut.os.tes

plantes:

i :8

L E S SCIEN CES MAUDITES

bien qu edes soient hachees, brises et mesmes brles, elles ne laissent point deretenir aux ius, ou aux
cendres, par une secrte et admirable puissance de
bt natuie, toute la meme forme et figure quelles
avaient auparavant: et bien quon ne la voye pas,
on peut pourtant la voir, si par art on la sait
exciter.
Les procds, varis en apparence, dont fourmillent les ouvrages spciaux, peuvent se rduire
1application de quelques prncipes. On imprgne de
ose les cendres ou les graines de la plante faire
apparaitre, qui se charge ainsi de la force astrale
ncessaire la revivification de sa forme armale.
Stanislas de Guaita resume ainsi les oprations soigneusement detailles par une secte ancienne de
Rose-Croix dans le Grand Livre de la Naturc * :
i II laut piler avec soin quatre livres de
graines bien mures de la plante dont on veut
dgagei 1 me; puis conserver cette pte au fond
d un vaisseau bien transparent et bien n e t;
t n soh que 1 atmosphre sera pure et le ciei serein, on exposera le produit
1 hunndite nocturne, afin qu il simprgne de la vertu vivifiante qui est dans la rose ;
A

3 et 4 L on aura soin de recueillir et de filtrer huit pintes de cette rose, mais


avant
t 1le
lever
du soleil qui en aspirerait la partie la plus prcieuse, laquelle est extrme
r
\
.
1 r\4-%
1^ .
ment volatile ;
un sei bien curieux et frt^grable 'Toir^-

deS/ces>il faut savoir extraire

sei obtenu. Ensuite on e r t e n e r ^ a l l ^ f 1"'1 ^


dStilIati n' (lue 1on aura sature du
seell au pralable avec du borax et du vp
^ ChevaI le vaisseau hermtiquement
r Au bout dun mois la e
P
comme une peau de diverses coulers oui s de' enue cnnne de la gele ; 1esprit sera
la Ieau et ,a substance limoneuse du U d
^
deSSUS de toute Ia matire. Entre
qui represente une moisson ;
' " remar(lUe une espce de rose verdtre
";ent '
' d f ' ^ <iOt.tre eX|>os Ila"s
bocal exactepluvieuses, on remet le vaisseau en lieu sJ " ' !
' '.rradlation ,unaire. Par les priodes
1 buit plusieurs mois, souvent une mn # * eniPu ^ jusqu au retour du beau temps.
----------- _--------------I
<]ue 1 operation soit parfaite. Voit-on
S'- *

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oirc. Paris-Chamiicl

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LE S A BB A T , DE ZIABNKO

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00076229

L E S SCIEN CES M AU D ITES

133

d une part, la matire se boursoufler et


doubler de volume ; de 1autre, la pellicule
disparaitre ? Cest signecertainde russite;
9 La matire, son dernier stade
d laboration, doit apparaitre pulvrulente
et de couleur bleue.
L espnt universcl des spagyriques, ncessaire ces oprations, que lon cherchait dans la rose, sobtenait aussi par la
distillation dun minerai de bismuth. Le
reste de 1 opration ne diffrait gure de
celle dcrite prcdemment.
Mais il y avait plus encore; la ralisation du rve allait trs loin * : Le degr
le plus merveilleux de la palingnsie est
Figure tire du Mundus Subterraneus dn Pre Kircher
1art de pratiquer sur les restes des animaux.
Quel enchantement dejouir du plaisirde perptuer 1'ombre dun ami, lorsqu'il nestplus !
Artmise avala lescendresde Mausole:elle ignorait, hlas,le secret de t romper sa douleur...
A oici donc brivement rsums les phnomnes divers qui se rapportent aux homuneules et la palingnsie. Ouelle peut tre leur ralit ? Certes on pourrait croire que
eet amas de rcits nest que le produit des cogitations folies de gens ballucins dont la
plaee serait plutt dans un asile spcial que dans 1officine d'un diteur. Cependant
1 tude de 1astral permet daffirmer la ralit objective de la plupart des phnomnes
apports par Paraeelse, Digby, Kircher, les Rose-Croix, etc. II est bienvident que letre
plus ou moins informe qui nageait dans 1alambic, que les pantins de Kueffstein n etaient
pas des esprits crs de toutes pices. Mais on peut affirmer que les oprateurs avaient
leussi lier leurs prparations bi/arres ou leurs mandragores, des lmentaux. En effet,
1 astral, matire des formes, regorge de forces vivantes, lmentaires ou lmentales,
larves parses et multiples, issues de volitions, de penses intenses ou de certains phno
mnes, qui fatalement cherchent se manifester sur le plan matriel. Ce sont ces larves,
ces tres que les voyants dcrivent, bizarres toujours, horribles souvent, emports dans
le tourbillon de vie cosmique. Ce sont eux qui, menaants ou sournois, sepressent autour
du cercle dont la volont du Mage a fait une infranchissable barrire. Cest le rut constant, 1 ternel dsir gnsique de la nature, qui sexerant en dehors des normes, dvis
par la volont humaine, avortent en monstrueuses et incompltes bauches, les homuncules. Lorigine des incubes et des succubes est analogue.
L explication de 1apparition palingnsique est des plus simples: L'incinration de la
plante ou la pulvrisation de ses graines, na dtruit que son corps matriel; sa forme
Huidique existe toujours et subsiste longtemps enchaine aux restes physiques. II suffit
L e G r a n d L iv r e de la N a tu re, pages 1 8 - 1 9 .

L E S SC IEN C ES MAUDITES

I4

donc pour la faire rapparaitre, de revivifier cette forme astrale (par la rose ou Xesprit
universel, condensations de force astrale, etla chaleur, autre manifestation de cette mme
force) et de leur fournir la substance tnue, ncessaire notre perception.
Et dailleurs, la figure astrale des plantes semble souvent simprimer sur certaines
substances au moment o, par suite dun changement dtat, leurs molcules se dissocient pour former de nouveaux groupements. II en est ainsi des arborescences mer\' leuses du givre o lon retrouve la plupart des types vgtaux. Gaffarel raconte aussi que
M. du Chesne, sieur de la Violette ayant tir le sei de certaines orties briiles, et nus
la lescive au serein en hiver, le matin il la trouva gele, mais avec cette merveille que ies
espces des orties, leur forme et leur figure estoient si naivement et si parfaitement
reprsentes sur la glace, que les vivantes ne 1taient pas mieux . Certains seis mtalliques prennent, eux aussi, des apparences vgtales lorsqu'ils cristallisent en bains concentrs.
Tout rcemment, un savant dune incontestable valeur, M. A. de Rochas a demonhe
que les vibrations soul gnratrices de form e * : des notes musicales enregistres du. l
faon particulire, donnent dadmirables figures de roses et de fougres.... Bien plus, u <forme nouvelle dnergie, sorte de substratum de 1lectricit, laquelle son inventei.'.,
1ingnieur Ryclmowsky, a donn le nom d'clectrdide, produit, lorsquon la fa it ag >'
sur du sang frais, des apparences de ttcs que la plaque photographiquc rvcle. I-1
Ryclmowsky avait mis la singulire ide que le lluide lectrodique pouvait bu.n
rveiller 1esprit qui animait les globules et faire revivre sa forme corporelle*' . Ceei ri
passe en 1897 dans le laboratoire d une usine lectrique, et 1oprateur est un homme q111
a apport d immenses perections aux plus modernes dynamos.
La Science peut-elle donc esprer la ralisation du rve monstrueux des hernietistes
anciens, la production de la vie ? Ce problme soulve les questions de mtaphysique ll
de chimie transcendantales les plus ardues, et ce nest gure ici le lieu de les reprendie.
Cependant de nombreuses expriences permettent de croire que la matire orgamq11
peut tre chimiquement fabrique. On nest pas encore fix sur la nature du Batt> biut,
cette masse glatineuse que lon trouve dans les bas-fonds de 1Ocan, que Harting a
obtenu artificiellement en versant du carbonate de chaux dans une solution albumineuse,
que les uns considrent comme un corps minral et les autres comme 1tre primoidiuk
comine 1Anctre. En somme, on peut croire que lorsque le savant sera maitre des
grandes lorces matrielles, chaleur, lumire, lectricit simples modalits du couiant
de vie universelle, du lluide astral il pourra faire sortir de ses cornues des organisniede plantes et danimaux. Et alors tons ies Etres, depuis le Protyle jusqu a lor, jusqu<lUX
protozoaires, jusqu a 1Homme, pourraient peut-tre trouver place dans les cases d 1111
grandiose tableau chimique, chelle de la vie dans toutes ses individualisations, c n
densant en une formule unique les N ormes ternelles.
Jn/es D ELASSU S.

**

Les Sem im enis, la Musique ci le Ciestc, A. de Rochas.


A nnales des Sciences psychiques. Dccm bre 1898. L lectrodc, docteur Hahn.

00076229

A N N O jCTATIS l x s a l u t i s m d l x x v i

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La Mdecine occulte
| L - a beaucoup de mthodes diffrentes pour obtenir la gurison des maladies; sans
compter les multiples procds de la mdecine ordinaire, allopathie, liomopathie,
sopathie, chirurgie, chromo-kunsie, lectro-psycho-thrapie. Lobservateur remarque
mmedansles nouvelles mthodes

----curatives que multiplient cliaciue


jour nos docteurs, une foule de pro
cds qui appartiennent, sans que
leurs inventeurs en aient conscience, aux Sciences hermtiques.
Nous appellerons ici mde
cine occulte tout systme thrapeutique qui, ddaignant les symptmes pathologiques du corps physique, base son diagnostic sur
lexamen astral du malade et traite
directement la Vie propre dans sa
forme invisible.
II y a plusieurs classes dans
ce temple sotrique dEsculape ;
je veux dire que chaque tlirapeute
est conscient dun certain nombre
de vrits, que son me est forte
dune certaine qualit du Pouvoir
magique; que par suite les thories
qiflabore son cerveau matriel
SEDIK
nenvisagent que tel aspect de la
(l/afics un dt-ssin de 11. J/ran)

13b

L E S S C I E N C E S M A U D IT E S

\ ciit universelle. \ oici quelles sout les distinctions gnrales quon


peut tablir dans ce vaste sujet. Parmi les initis, les uns se servent de
mdicaments empruntes la Nature physique et dynamiss par dt
sti\ antes pipaiations: c est proprement la spagyrie. Les autres appellent
a leur aide les agents spirituels de la Nature, de tout grade et de tout
qual it . ce sont les Magiciens ; une troisime catgorie ne compte
8CEAU Dl* COMTE
(pie sui 1 action des propres forces de Phomme intrieur, dynaniiscs
DE CAGU08TRO
pai la A olont. Les derniers enfn abandonnent toute cure au soin dc
la bont divine : ce sont les mystiques ou les thurges.

I arlons tout dabord des snao-vriQt^c . v


thorie selon laquelle ils oprent ri,
oki quelles aont les grandes ligues de Ia
tenir en a!,rg .outes let !
:
'" " '.T
'" ^ o s m a ; son corps doit donc conlaquelle il vit; ou, en d autres
Bhv' ' Y '
P'anle physi<lue sul
reciproques des quatre lments et des tr ;
.
que est ,e resultat des actions
trouble organique se produit cest donc ^ P" ncipes.(Se1' Soufre Mercure). Quand un
laction thrapeutique consiste I r
V
de ces sept forces est trouble ;
tions, soit en fortiiant les anmies Tour ^e.Ue Ilarn,on,e soit en dissolvant les congesCb- 1 Ur Cela ,e sPagyriste fournira lorganisme une
substance extrieure non point dans son
tat naturel maispurifie parlesmthodes
de 1art.
1 ous les corps de la nature peuvent
sei vir de mdicaments, ou plutt, ils
tenferment tous, mme et surtout les
poisons, u n bciu m e dont 1extraction
constitue une des branches les plus
impoi tantes de 1 Alchimie pratique. C est
I aracelse qui est le Grand-Maitre de
ti'te cette pharmacope; dans l antiquit on la trouvait surtout en Iionneur
dans 1 Inde et dans 1Iran, et de nos
joius les docteurs taoistes la pratiquent
beaucoup.
Ge procd gnral comprend plusieurs coles :
rjr-U-5
JOSEPII BALSA 110, COMTE DE CAGMOSTKO

Quelques spagyristes estiment que


l>i manipulation chimique seule sulfit a
donner leurs mdicaments toute sa
force thrapeutique. Les autres croient

076229

137
L E S S C IE N C E S M A U D ITES

que leuv volont bien conduite peut dposer dans


la matire un germe de dynamisme actit; une
troisinie cole prend en considration les conespondances astrologiques des rnois, des jouis et
des heures; enfin la dernire qui est celle de
beauo p dalchimistes occidentaux, estime que
la Lumire de la Nature, cest--dire la connaissance thorique de la matire et du procede,
doit i ur tre fructueuse, recevoir la collaboiation de la Lumire Divine de la Grce. Xous
verrons, pour terminer cette tude, quelles actions
ces diffrentes mtliodes produisent dans l l m i sible.

La Mdecine magique est tout autre. Elle


emploie des objets matriels que comme sup(Henri o r n e . U e )
ports de la Volont de 1oprateur et condensa
^ une ide trs grossiere en
teui de la force des Agents invisibles. n pev
leur forCe vitale des espnts .
rappelant les cures
desmdiums
1 ~nneues et
et exacies
exactes tandis
que
le de
spinte
res ucs
............. ogurisseuis,
triditionnelles
<
,\tgr
son
Mais le
opre selon des ^
gltsd tia, i ^
sou
- Magicien opbre
suivant aussi le degr de plus
see laisse
laisse aller
aller son
son instinct
instnct sun
suivant
a smomoir
o e , un
dlnvisibles
p
a le degre
te de
peut
^
seule
maladie,
neut eniuu> w
volution intrieure ; la volont
l
borns la guevso
distance;
- - i n s levs , ses pouvoirs
qle0 ,a
>u de quelques-unes senleme
,les maladies graves, 1 hmaSj les con
1 peut soulager les seuls malais ,
cercies, les pentadc ,
^
tels sont les
ment la maladie ou bien la detnure.
de talismans,
^ inlrie re est
pondances de couleurs, de parfoms,
,lement occulte, la
brouffls desmoyens qu'il emploie. Dans cet art
donnent des rud nents
e
le
Maltre ; Agrippa et surtont ^ , n e n t en ceei:
Patmosphre
sein. 1,'action magique consiste e ctangements des forces
mondifi et punfie.
sensibilit astrale ; puis etudicr
prparer un objet nr

ent analogue a
invisible de laterre; en troisinie l.eu.
type astral, so.t n v e ^ ^ ^ p, ante .
de faqon ce que son espnt, ces a
ia force astrale quon veut
imitam ainsi lopration du m s
tique est une vritable Science eaacte,

descendre ce
ja Magie pra
relle. * * * [ x 'c
nrthodes
mcanique byperp .
sduction toute
^
^
ga,enrent les

de calcul et ses instrum


1
particulire sur les cerveaux es ar

. landis que 1 * -

cerveaux des scientifiques.


11 y a deus sortes de Magre quant

^ blancbe, bnfique ; et a
la Morale : la Ma';,C

i 38

L E S S C IE N C E S M A U D I T E S

Magie noire, malfique; il y a aussi deux


sortes de Magie quant lattitude d eloprateur: la Magie de commandement et la
Magie de demande. La premire ne peut
sexercer que sur des tres ns infrieurs
la eondition humaine: sur des lmentaux, des esprits animaux, des larves, et
encore eondition que cesderniers ne soient
pas des gants dans leur espce : en un
mot, pour commander un Invisible, il
faut quaucun des tres invisibles qui vivent
dans 1orbe de notre esprit (astral) ne soit
plus faible que lui. Cette sorte de Magie
est dailleurs trs dangereuse.
Le procd de la seconde consiste
sabandonner l'Egrgore dune cliaine,
par la prire : les Psau?nes en sont 1un des
plus beaux monuments ; la plupart des
initis des confrries musulmanes se servent
du Corcin dans cet esprit; les Mantrikas
1
PEN TArLES 1> KZECIUEL ET DE rYTIIUORE
hindous font de mme avec les vers de
leurs livres sacrs et les lidles catholiques avec les litanies et les liturgies monastiques.
Dans ce cas, Tesprit en prenant ce mot dans le sens dastral de 1oprateur vibre
synchroniquement avec les vibrations de ceux qui ont demand et qui demandent par les
mmes paroles, et en outre il prend les formes mmes des sentiments quexpriment ces
formules: vengeance, mort, gurison, fortune, etc.
*
# *
11 y a des coles initiatiques quienseignentquel homme est la seule puissance relle
dans tout 1'Univers ; jentends le prncipe essentiel de rhomme : la Volont. Cratures
sensibles, esprits, dieux, dmons, mers, montagnes, toutes ces choses ne sont que des
apparences qui se dissolvent devant 1oeil de lIntelligence lorsqite celle-ci arrive comprendre le jeu de forces subtiles dont ces objets suprieurs constituent en quelque sorte
les points de croisement; un trouble organique peru par une telle crbralit doit donc
pouvoir tre dissous par elle. Ce point de vue thorique est celui des bouddhistes et des
Radj-Yoguis; exotriquement il donne lecole des magntiseurs qui gurit en agissant
sui le malade par la volonte pure. Chaque systme de thrapeutique occulte a son succdane piotane : pour 1 art spagyrique, cest le codex de nos pharmaciens; pour le magicien, cest la mdiumnit gurisseuse ; pour le Yopi, cest le magntiseur, 1hypnotiseur,
ou le suggestionneur; le systme mystique pur na pas cette image externe.

0 0 76229

L E S SCIENCES M AU D ITES

i3 9

#
Xous avons cr ces trois types de thrapeiues un peu artificiellement. Dans 1histoire
tramtionnelle, comrae dans la vie sociale, si je
pui dire, des coles initiatiques, on trouve des
intcnndiaires. Par exemple, pour lart spagvdq. e, outre les trois divisions que j y ai tablies,
11. a une transition avec la mdecine magique,
<la;:s les procedes qui procurent la connaissance
vertus des simples, des pierres et des animaux
P: rvlation dtres spirituels. Les procedes
urison par la mumie, c est--dire par action
Sl- une iniage de 1organe malade (Cf. ParaCe se) u par tlpatliie sont une transition de
L Plagie au Magntisme ; lesprires du Chistian
Scientists en sont une autre du Magntisme la
^agie de demande.
Le procd mystique est part de tous les
auu es ; essayons dindiquer sa thorie et sa pra
tique.
Ouest-ce que la maladi ? Pour 1alchiniiste,cest une altration constitutionnelle ; pour
CIRAXD PENTACLE INDIEN
inagicien, cest 1ceuvre dun agent spirituel
niauvais ; pour le magntiseur, cest une rupture d equilibre fluidique ; selon que lhorizn intellectuel du mdecin est born au plan physique ou au plan astral, il cherchera
les causes de la maladie dans lun ou 1autre de ces plans : influence du milieu, microbes,
Lrdit, rgime, etc. ; influences astrologiques, envotements, actions vampiriques,
Parasitisme astral, etc. Mais quels sont les prncipes humains qui sont passibles de ces
direrses intrusions : le corps pli3rsique, le corps astral; mais la volont reste en dehors.
^ Y a donc une autre cause primordiale des maladies, cest celle que le mystique leur
assigne, le pch.
Interrogeons lenseignement de la tradition orthodoxe; elle nous apprendra que
' domme, dans son tat originei, tait beau, parfait et sain ; toute la Nature 1 tait avec
lui >avec sa prvarication la douleur est descendue sur le monde, et 1 une de ses formes
est la maladie. Les maitres de roccultisme, et Fabre dOHvet en tte * nous ont appris
comment la chute d un tre universel comme 1tait Adam sest vu amoindrie dans ses
effets par leur extension dans 1espace et leur multiplication dans le temps; mais si bas
(lUe la race humaine soit tombe elle a conserve du magnifique pouvoir qu elle possdait

* Cf.

Cain.

00076229

14

L E S S C IE N C E M A U D I T E S

dans sa splendeur, celui de crer des tres en agissant. Tout acte de 1homme engendre
une forme dans 1Invisible ; tons les voyants savent cela par exprience ; cet tre est
peru soit connne une forme gonitrique, soit comme un tre organique selon la capa
cite du voyant; mais individu ou forme, cela rayonne et cela ragit sur la source qui
1emane. Or, comme tout acte est ou bon, ou mauvais, il portera ses fruitsde saut, dintelligence, de bonheur ou de maladie, dignorance et de malheur. Cet liomme riclie qui a
reu ce mendiant coups de bton est responsable de son acte : non seulement dans sa
volont, mais encore dans l organe qui a accompli cet acte ; si, plus tard, dans 1incarnation suivante 1me de ce mauvais riclie reoit un corps avec le bras paralvs, un
alchimiste, un magicien, un magntiseur pourront peut-tre gurir cette paralysie; en
ralit ils ne feront que la sortir du bras de cet liomme pour la placer dans un autre
endroit; seul, le tburge effacera, annulera cette maladie en enlevant de lam e de ce
riclie la noirceur qui en fut la cause premire.
II y aurait une foule dautres dtails donner sur la gense des maladies, sur leur
processus et sur leur transmission ; il faut me borner; je souliaite que les quelques idees
que je viens dexprimer intressent des lecteurs non encore au courant des choses de
1'occultisme.
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D O V Z E
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antiquei: A u e c vn abreg des predidions


l

'AGES E X T R A IT E S

de chacune
dicelles

DE I.A C H R O N O LO G IE

DITE

C H R O N O l.O G IE C O E L E

Public Paris cn i<22


f* o r ln u ts

avs p<tt

(> K A \ T H O M K.

LONAKI

I .S IK R .

J EAN

I-ECLERt ,

ftc .

00076229

LE S SC IE N C E S M AUDITES

lu

Aprs q u e q u e lq u e s a n s s e s e r o n i e c o u le z,

le v o y le lils d e I)ieu d e 1 'O ly n ip e v e n u ,

Dieu d v n e v i e r g e u a u x h u m a i n s d e s o l e z

D 'v n e v ie r g e h e b r a iq u e en tre le s b r a s teu u ,

I'e ra l u i r e T c s p o i r d u p a r d o n d e l e u r s a n t e s ,
C o m b i e n q il p u i s s e t o u t ( e t q u s s p l i e r e s p l u s h a u t ( s
tout t e m p s s o r t s o n T h r o s n e ) i l v o u d r a s u p o r tc r
m o r t, p o u r d e la m o r t s e s p e u p l e s r a c h e ter.

l/vn des sicles bien-tost aduancera 1


f
Que le grand ltoy des lloys fera a ba. i
Trois lloys de 1Orienl, guide/. de la lu
^
l)vn astre estincelant, eondm sant leur
U viendront adorcr, e l hum bles * * i *
Luy presenler de l O r, de la M yrrhe e t bncens

E t q u i s u c c e le la ic t d e s e s p u r s m a m r a e lle s ,
E u son a a g e v ir il, in a in te s p e in e s cru e lle s
II s o u flr ir a p o u r c e u x q i r i l a f a it n a i s t r e i c y :
M o n t r a n t q u il a d e s

s ie n s co n iin e v n p e r e s o u c v .

L e s a in c l a r r e s t d u ciei o r e s e s t a c c o m p ly ,
E n tr e les p lu s c la ir s j o u r s e s t u y - c y e s t rem p Jy
D V n e b elle c la r t , q u i to u t p a r to u t lla m b o y e ,
L e s t e n e b r e s s e n v o n t , D i e u s o n l i l s n o u s e n u o y e ,
Q u i d e s s ille n o s y e u x ; or, v o y e z rim in o rtel
Q u i d e s p i n e s c o u u e r t p o u r n o u s s e f a i t m o r t e l .

L E S S C I E N C E S M A U D IT E S

-H

D ieu p o u r n o u s r a c h e p te r p r e n d r a r h u m a in e c h a ir ,

C e s p e u p le s n 'a u r o n tp o in tc e q n 'a u r o n t ce u x d a p r s

P lu s q u e n o s tr e S a lu t rieu n e lu v s e r a c h e r ,

lis v e r r o n t o iso n le s m o is s o n s d e C e r s ,

L a p a i x s a venutf a r r iu e r a s u r terre,

E t v n e s a in c te V i e r g e e stro in e rc e t p u c e lle ,

L e r e p o s f l o r i r a , e t 1 V n i v e r s s a n s g u e r r e

Q u i c o n c e u r a v n ils d e p u i s s a n c e iim n o r te lle ,

N e s e r a d e so rm a is d e tro u b lcs a g it ;

11 s e r a D i e u d e p a i x , e t l e m o n d e p e r d u

K t le s i e c l c d o r r c p r e n d r a s a c l a r t .

E n T e sla t d e sa lu l p a r lu y s e r a rendu.

V n roi d u p e u p l e I l e b r i e u s e r a l e R e d e m p t e u r ,

D u ils d e 1 K t e r n e l v n e V i e r g e s e r a

B on , lu ste

!.a M e r e , s a n a i s s a u c a u m o n d e a p p o r t e r a

ll p a tir a

e l In n o cen t, p o u r l b o m m e fb rla iete u v

b e a i i c o u p : a u e c v n so u reil r o g u e

l-a vie e t le s a lu t, p u is a u e c g r a in l s im p le s s o

L e s S c r ib e s d efen d ro n t, q u e d a n s le u r S y n a g o g u e

B i e n q u il s o i t R o y d e t o u t m o n t s u r v n e A s n e s s t

11 p a r l e d e

11 f e r a s o n e n t r e S o l y i n c . o i

s o u P c r e , a u p e u p l e il p r e s c h e r a

E t d u s a l u t l a v o y o il l u y a n n o n e e r a

tort

C o n d a m n d e s m c h a n t s il s o i i r i r a l a m o r l

L E S S C I E N C E S M AU D ITES

\ {'

h ls Ir e s p r e c i e u x d u P e r e T o u t p u i s s a n t ,

A y a n t so u ffe rt la m o r t g i r a fro id la n g u is s a n t

>!,r le a i b l e g i r o u d e s a i n e r e p l c u r e ,
k ile q u i l u y v e r r a s a c h a i r d e c o l o r e ,
^ vn p o i g n a n l d u e i l les s e n s a u

v if to u ch cz,

S a n ssa m o rtn o u sn io u rrio n sd a n s n o sp ro p re sp e ch e z

I * (*a n s v n p e t i l t o i c t , o u u c r t , i n h a b i t

d e s R o y s n a is tr a p a r m y la p a u u re t ,

le

de

les

y 1'

ci u i

q u e s u r d u fo in s a c h a ir n u e r e p o s e ,

p o u u o ir

to u s

b ien s d isp o se .

s I e r e s d e 1 K n f e r p i e u x il t i r e r a
11ls h * i o n v p h a n t e u g l o i r e

a u x C i e iu x

il

m o n lera.

Aux cham ps Bethelens en mi ctianipestre lieu


On verra vne Vierge estre mere de Dieu,
Luy aiusi quvn enfant n dcssences inortelles
Succera le pur laict de. se sc h a stc s mamelles
O heureuse trois lois ! toy qui allaicteras
I.c Pila de 1Etem el, Ferabrassant de tes liras.

Le V erbe se Fera chair sans poHution


DVoe VTierge il pren d ra son Incarnation
Christ lancera le vice; et 1anie depraue,
De deuant son aspect senfnira reprouue,
Ceux que la pnitence am nera vcrs Luy
A ront secours et gracc au Fort de lenr euniiy.

cfflec d f c-otxijne/Ls duutio CPticuMite


'

ztzzfu M n c d J ? a P u r J L
j \ f/U u 2 d. ^2 )c iin L , cc
L
u r u d V t ^ o , c jtw J j

ye t!t
tti

00076229

00078229

Sibylles qui nont pas prophtis


sur le Messie
Colophonie, nomme Lampusia
< assanrira, lille de Priam
ICpirotique, lille de Thesprotie
Manto, tlle de Tirsias
Carmenta, mre dKvandre
Faune, sa-ur de Fauniis
Klissa

00076229

D a n s

1 A s t r a l

O ous peine detre aussi ridicule que Napolon Icr, un homme de uotre temps est tenu
de nier tlpathie, intersignes et prophties, lecture de pense et hypnose distance,
A
'
envoutements, incantations, vocations, apparitions, mtamorphoses, lvitations et
apports.
Ce nest pas que ces faits ne soient prouvs par des tmoins peu suspects dentente
domine Thucydide, le D r Pierre Janet, Jacques de Voragiue et Moise qui ne se sont
jamais concerts; mais ces faits, cela saute aux veux, sont absolument anti-scientifiques,
vous devez le comprendre.
Comment voulez-vous quon puisse voir 1avenir, cest--dire des choses qui
n ex>stent pas ? Comment voulez-vous que par un acte de volont on produise une
Iransformation matrielle ? Comment concevoir une action distance sans intermdiaire ?
Un homme qui a 1esprit scientifique et qui oserait ne point 1avoirau vingtime
sicle ? doit sentir que cela est absurde.
Et dabord, sil est une vrit bien accrdite dexprience journalire, devidence et
he sens commun, comme la rotation du soleil autour de la terre ou comme la course
(^es poteaux tlgraphiquesle long des express en marche, cest quil nest pas de mouvetnent sans contact.
L etat de mouvement ou de repos dun corps ne peut tre modii que par le mouvement dun corps en contact avec lui. C est un dogme dun usage courant et dont les
tampons des trains et des billes de billard fournissent un exemple quotidien. Quelques
Personnes appellent mme dogme, 1inertie de la matire.
Cependant il est curieux de constater que ce dogme conduirait nier le mouvement,
car il nexiste jamais de contact et lon ne saurait en concevoir la possibilite.
11 est de Science en efFet, pour le moment, que les atomes constitutifs des corps
gravitent, isols dans le vide comme les astres, des distances variables et considrables
au prix de leurs propres dimensions.
On ne peut nier cette distance puisque la dilatation des corps par la chaleur en
hnplique la variation.
Ou pour tre plus e x a c t: des molcules.
8

5r>

L E S S C I E N C E S M A U D IT E S

II sensuit quun tampon de locomotive est un espace vide sem de rares corpuscules suspendusdans 1espace. Dans le heurtde deux tampons il ny apas plus de chances
de contact de la matire qui les constitue que de rencontre entre les bailes de deux feux
de salve changs.
Ainsi les mouvements de toute espce, rectilignes ou vibratoires se transmettent
toujours distance.
Le soleil nest pas sans inlluence sur 1orbite de la terre et sa lumire est perceptible
beaucoup de monde les aveugles excepts, et personne ne nie la distance qui nous en
spare.
La loi de 1attraction universelle formule, et toute lastronomie tudie, des actions
distance, en quoi consiste tout 1univers.
Nous permettrons-nous de les admettre aussi en nous autorisant de Newton qui
lon reconnait communment quelque esprit scientifique.
Pour sauver la thorie du mouvement contraire se propageant sans interruption, on
imagine un milieu plein, l'ther, impondrable, invisible et dont toutes les pithtes
commencent par in . Cette conception ngative sent la scholastique et rappelle la
facult dormitive des graines de pavots. Admettons-la pour ne mcontenter per
sonne. Ainsi la tlpathie deviendra, conime linfluence de la lune sur les marees, une
action par contact immdiat. Je le veux bien.
*

* #
Deuxime vidence de sens connnun. On ne peut pas admettre que le mot Ssame
ouvre une porte, ou que la volont dApollonius gurisse un malade ou que 1'tat dextase de Sainte-1hrse la puisse soulever du sol. La matire seule agit sur la matire
Les idees ne peuvent produire d effet tombant sous les sens. Tout mouvement matriel
a pour cause un autre mouvement matriel.
Cependant la paralysie gnrale est un tat heureusement rare en dehors de la Salptrire. Et si 1'homme se meut, cest que la volont peut mouvoir de la matire. Est-il
inconcevable que la mme volont qui agit sur les atomes dun corps humain, puisse
agir sur les atomes, chimiquement identiques dun autre ?

# #
I)ira-t-on, translormant lobjection, que 1esprit peut agir sur la matire, mais qlie
les idees d un esprit sont enfermees en lui, nont dexistence quen lui et pour 1ui^ et
peu\ ent tie sensibles hors de lui que pour les mouvements de son propre corps qu elles
occasionnent.
Cela se pouvait dire au temps de Descartes et lorsquon croyait la ralite de
lesprit parce quon croyait son unit.
Mais depuis les travaux de Ribot et de Pierre Janet sur les maladies de la mmoire

L E S S C IE N C E S MAUDITES

i5 r

11 de la personnalit, depuis letude des personnes secondes et de Felida, il est avr (pie
le moi nest pas un.
Colonie dules qui sy joignent ou 1'abandonnent, pavillon couvrant des marchan
tes variables, personne morale la manire des communes ou des hospices, il sv
rme des associations, des Etats dans les Etats . Des schismes, des revoltes separalistes parlois heureuses le scindent. Son existence est nominale. Les ides seules sont
relles.
Au caprice de leur groupement les mes se font et se dfont. Les ides en lvent
uitt une tantt une autre. Qui pourrait encore dire que les mes vivent spares ternellement seules, mures dans leur corps et ne se touchant que par eux.

Et ces corps mmes qui peut dire ce quils sont. Nous nen connaissons (pie les sensations quils nous donnent, les ides quelles veillent.
Que peut-elle tre d^indpendant de la pense, cette matire, depuis quil nest plus
'telumire, de son, de chaleur, de solidit, de couleur, de poids, depuis que le monde
11 est plus quatomes suspendus et frissonnant ternellment dans le vide noir.
Et ne leur a-t-on pas dni rceimnent jusqua la forme, jusqua letendue. Les
savants modernes ne les considrent-ils point comme des lieux d intersection de lignes
e forces, comme de simples situations dans 1espace, rels la manire du Pole Xorcl
u du Mridien de Greenwich. Que reste-t-il donc, daprs la Science mme, de cette
matire sinon les sensations que nous lui rapportons; o existe-t-elle, cette matire ?
Que dans 1esprit.
Elle est dans 1esprit mais nous la jugeons extrieure. Pour nous-mmes, nous
sommes esprit, nous ne connaissons directement de nous que nos penses ; nous napercevons qifaccidentellement notre corps et encore sa surface et partiellement; il se mani,este k nous comme font les autres corps et ce 11est pas sans peine que, dans certains cas
spciaux, nous le reconnaissons. A qui nest-il pas arriv de se mprendre comme le
Pel-Ami de Maupassant etk la faveur dun dguisement ou dun clairage inhabituel, de
s;duer gravement son image apparue dans un miroir inopin ?
Des autres, au contraire, nous ne connaissons que la matire de leur corps. Nous
cujecturons qui l ont une me parce que les mouvements de ce corps semblent spont<lus et coordonns. Mais leurs ides, nous ne les percevons pas ; nous pouvons, comme
*es idalistes purs, douter de 1existence de cette me. Les thologiens du Concile de
Sens 11 ont-ils pas longuement discut si les femmes en avaient une ?
ETormalement nous percevons nos ides, accidentellement notre corps, des autres
nus percevons normalement les corps et cest 1objet de cet article de le dmontrer
accidentellement leurs ides.
Spinoza se reprsentait lhomme comme une horloge clairvoyante qui connaitrait
Ses Propres rouages et le cadran des autres pendules.

}?2

L E S S C IE N C E S M A U D I T E S

En langage philosophique, la matire est le non-moi ou accidentellement le moi


connu comme non-moi. Plus clairement cest le monde extrieur anim ou inanim ; la
matire, ce sont les autres.
*
# #
La matire, ce sont les autres manifests en nous. Ils ne sy manifestent pas tout
entier. Leurs corps seuls, dans lordinaire, nous sont directement connus. Quest-ce que
le corps ?
Trois formules modernes ont prpar la rponse. Herbert Spencer a crit: Letre
errant est un equilibre mobile entre son passe et un milieu . Darwin : La fonction
cre 1orgatie , la Psychologie exprimentale ajoute : Toute image est motrice .
II y a une sympathie faire de ces ides, 1occultisme va nous la fournir.
*
# #
Toute image est motrice. Jadis, on concevait la Volont avec un
majuscule
ainsi que 1eut crit Victor Cousiu comme une Faculte de lme, qui tirait des actions
du nant la faon de la Gense, que des mobiles divers sollicitaient; comme une priere
Dieu qui, sa fantaisie, suivait les impulsions de Vinstinct ou, sil lui plaisait, nen tenait
aucun corapte et qui tait naturellement responsable des effets dune pareille autocratie.
La vrit est cjue les actes volontaires sont les actes les plus rares et la plupart des
actions ne sont ni volontaires ni conscientes et que ces actions volontaires ne sont que
des ractions involontaires composes.
*
|
La Volont nest pas un Saint-Antoine de Padoue qui vous exauce ou non a son
gr et pour votre plus grand bien; cest un distributeur automatique de gare qui normalement rend une tablette de chocolat pour une pice de deux sous. Mais tout le
monde sait que souvent 1appareil se dtraque ; il y a mme une pancarte qui invite le
public en prvenir le clief de gare ce qui se produit quand le distributeur se dtraque,
c'est lacte volontaire et dlibr.
La plupart des excitations qui viennent 1etre de son milieu ambiant ne sont pas
nouvelles et indites. L etre les a ressenties souvent et y a rpondu toujours de la mme
manire.
Cest le rflexe qui est instantan et inconscient.
Chaque impression lmentaire entraine sa raction, ou pour mieux dire est une
action lmentaire. La sensation est motrice par nature ou plutt elle est mouvement.
Le mouvement cest 1impression vue par ceux qui ne leprouvent pas. II ny a pas de
sensation sans mouvement parce quil ny a pas de face sans profil.
Mais, dit la psychologie actuelle, dans certains cas des impressions diverses et
simultanes tendent produire des mouvements sinultans incompatibles. Alors 1exntation ne se dcharge plus en mouvement ; le mouvement rtlexe avorte; et il > a per*
%

00076229

L E S S C IE N C E S MAUDITES

15 3

c<piion de 1 impvession, conscience, rflexion, vocation par association dides dc nom1 ix groupes complexes climages, conflit entre les actions quelles provoquent, jusqua
u: clue *11 nimi t s etant faite par les neutralisations mutuelles des tendances contrares
!!0n quon nonime volontaire resulte mcaniquement de 1 equilibre ainsi tabli.
Quand 1 tre est adapte aux excitations qu'il reoit inconsciemment du milieu, il y
lpond inconsciennnent par un rlexe. Sil nest pas adapt une excitation indite le
n iiexe avorte et 1excitation ne produit point de mouvement mais elle devient cons1 nte et produit une image.
#
* *
Comment une excitation peut-elle au choix produire soit un mouvement soit une
ulge ? lout simplement parce que le mouvement et 1image sont la mme chose.
L image nest qu'un mouvement rfchi, une action de 1 etre qui lui est percepau lieu dtre, eomme 1ordinaire, perceptible autrui.
^n peut se reprsenter les tres eomme des circuits lectriques. Toute modification
u cnrant qui traverse un Circuit produit soit un courant induit dans le Circuit voisin
est ce que nous appelons le mouvement, 1action corporelle soit un extra courant
'tans le Circuit mme cest la sensation, limage, le fait de conscience mais, tandis
que le courant induit et 1extra se produisent toujours lun et 1'autre, en psychologie la
sensation ne se produit qu a dfaut du mouvement; 1'une des deux ames en prsence est
seule affecte.
*

* *
m

Lame, ce sont les sensations conscientes, les mouvements de 1 etre agissant sur luiHiine dans les cas inattendus; le corps, c est 1tre agissant sur les autres, ce sont les
sensations des tiers, dans les circonstancs auxquelles nous sonunes prts.
Le corps, cest 1accoutum, lame, cest 1extraordinaire.
Le corps, cest ladministration vue par un contribuable; lame, cest 1 adininistration vue au conseil des ministres. Le contribuable eonnait les leuilles de contributions
llnprimes, les jugenientsdes tribunaux applicjuant les lo is innnemoriales, toute la outine
et condense. Les ministres ignorent tout cela ; on ne leur signale que des plinoln^nes anormaux qui, seuls, affectent la conscience du pavs et ncessitent une action
dlibre.
Mais l adaptation progressive produit le rflexe, la volition repte 1 habitude, et
' habitude immmoriale, l instinct aveugle.
Lame exhale l astrai et l astrai modele le corps, disent les occultistes; la lonction
cr^e organe, dit Darwin.
Ltre est une colonie d ides; les unes mouvantes, prncipe dadaptation de 1 tie
1 son milieu changeant sont conscientes pour lui, inconnues aux tres qui lentourcnt.

L E S SCIEN CES M A U D I T E S

Dautres autour cVelles, qui furent des volitions et des images rptes maintesfois,
sont devenues habituelles et trs obscurment conscientes ; dautres enfin si intgres, si
lixes par la constance des excitations extrieures toujours semblables, quelles sont
totalement ignores de 1tre, ne sont exclusivement actives et perceptibles que pour les
autres tres, on les nomme le corps, les cellules vivantes, la chair.
Pour nous donc la chair nest que les ides tout fait hrditaires et inconscientes,
les mouvements perceptibles seulement aux tiers, 1 ame ce sont les mouvements nouveaux et rflchis ignors des consciences voisines.
l.ntie 1 ame et le corps, dliant ces deux rgions intrieure et extrieure de l tre,
une lgion existe interinediaire et mal definie, dont nous avons une conscience obscuro
et difiuse et dont les autres ont une intuition prcaire et incertaine, ce sont les sentiments, les tendances, les habitudes, la partie motionnelle de 1tre, les fonctions formatrices du corps, 1astral.
Aloih que 1 on devine difficilement les opinions d une personne sur un thorme de
gomtiie, on peroit dj obscurment ses tendances, ses sentiments habitueis, son
caractre.
Cest ce monde de corps futurs, dinstincts naisssants. dides sincarnant, de fonctions en travail et se crant des organes que 1occultisme appelle 1astral.
#
* #
Entre la lumire et la pnombre, entre la conscience lucide, la subsconscience et la
manifestation matrielle, entre lame, 1astral et la chair point de barrire ; tout se fond.
Ce qui hier, par la rptition, tait ide se fait habitude ; 1astral se fait chair. Mais
le milieu change : 1'instinct ne se satisfait plus et la chair gne ressent la nouveaut de
1ambiance et se refait ide.
Les trucs des anctres dans la lutte pour la vie, se muent en instincts et ceux-ci
modlentles corps des ils. C est la variation des espces de Darwin, lame cest la nou
veaut individuelle, le corps cest la tradition de la race.
Aussi l hrclit nagit point sur 1esprit; les corps du pre et du ils sont presque
semblables ; leurs tendances, leurs caractres sont analogues.
Combien de rptitions faut-il un acte pour devenir tendance, la tendance pout
devenir instinct presque corporel ? Cela varie avec 1intensit de 1excitation, avec 1tat
de 1Etre.
Nous disions que ce qui empchait le rllexe, ctait la contrarit de mouvements
simultans et incompatibles.
Mais que lEtre se dissolve, quil tombe en syncope, qu il rve ou meure, le lien
dissous, toutes les tendances se ralisent en faits ; il n'y a plus de conscience : c o n u n e n t
se rflchiraient-elles en images vers la conscience ? 11 n'y a plus de lien ; qui les lorcerait s'opposer pour les rflchir ? Ainsi, dans un thtre incendi, la foule sentasse
v ers les portes obstrues de corps et tourbillonne en un remous qui rejette les faibles

00076229

L E S SCIENCES MAUDITES

155

dans un brasier lumineux. Mais que les murs seffondrent, toute la foule s epandra au
dehors et les passants verront leurs visages hagards.
Cest la tlpathie.
MM. Gurney, Myers et Podmore *, M. Camille Flammarion ont rapport des
entaines de ces manifestations. Dans toutes on parait ne pas avoir remarqu assez que
ktre apparu tait, lors de lapparition, soit endormi, soit vanoui, soit mourant ou
plong dans le coma, soit plong par la concentration de sa pense dans une quasiinconscience.
#*
Nous avons dit que la matire tait 1envers de la pense, comme la pile et la face
dunepice de monnaie,
Ce qui le prouve, cest que quand une pense apparait, elle se manifeste en changeant de forme;
^

* ( 5 <)) M me P a r i s , n e G r i l i t h s , 3 3 . I l i g l i S t r e e t L o r e s t o , 30 a v r i l 1884.

N o u s tio n s u n e
>aul

fa in ille d e

liu it

e n fa n ls,

u n s e u l (1e n t r e n o u s , I I . . . . C e i r t a i t

II v

pas

v in g t a n s, n ou s tio n s to u s

la in a is o n ,

la s u ite d un a r r a n g e m e n t c o n v e n u , m a is sem -

II... d e v a i t n o u s r e j o i n d r e le in e r c r e d i 3 a o t , e n

b l a i t - i l le r s u l t a t ( P u n e s r i e d e c o i n c i d e n t e s .

p u ttan t s a p o sitio n , p o u r p a s s e r q u c lq u e s jo u r s
d im an ch e q u i p r c d a it sou

l a i n a i s o n a v a n t d e u o c c u p e r u n e a u t r e . I.e

a r r iv e . n o u s a v i o n s t

1 g l i s e ; c t a i l

l a p r e n i i r e 1o i s q u e j ' y

d lais d e p u i s u n e l o n g u e m a l a d i c .
M a scrur, trop o c c u p e d e

sa

p etite

n i ce,

1' A m e s P a i n i e d e m a s o n i r , M lle V . . . , u n e

dam e

ue nous
russe

a v a it p a s a cco m p a g n s. N o u s rencon-

des

p lu s

d istin gu cs et

trs

in tclligen te.

I.lle r e v i n t a v e c n o u s e t n o u s i n s i s t m e s p o u r q u e e r e s t t d j e u n e r a v e c n o u s . M a s c e u r t a i t
n c h a n t e d e l a v o i r p r s d ' e l l e p o u r lu i r a c o n t e r l e s c h a r m e s p r c o c e s d e

n o t r e t r s o r d e n l a n t .

( ta it u n e m a tin e d licieu se.


Pai d o n n c e s d t a i l s p r e s q u e

m in u tie u x

M11' p u t t r c l a c a u s e d a i n e i n q u i e t u d e .

p o u r d m o n t r c r q u il n y

M a sceur ta it en

bonne

a v a i t rien c e m o m c n t

san t,

elle

se

p o r t a i t in rn c

" d e u x q u e d h a b i t u d e . E h b i e n . n o u s a v i o n s l i n i l e p r e n d e r p l a l , e t l e d e u x i m e liit p l a c s u r l a
lab le, lo r sq u e

M " e J ... d e m a n d a :

n i*re lit 1o b s e r v a t i o n q u e l l e a v a i t

est

ip iitt

M a ria n n e ?
l a l a b l e il. y

M a r i a n n e c t a i t m a

sceur.

Ma

a v a i t q u e lq u e s m in u tes, e t q u e l l e s e m -

b l a i t i n d i s p o s e . .le s o r t i s i i n i n d i a t e m e n t e t a p r s l a v o i r c h e r c h e p a r t o u t d a n s I a i n a i s o n s a n s
*a t r o u v e r , j a l l a i
C a rri re

P u u va it v o ir

une

dans

le j a r d i n .

ca rri re

L je

abandonne,

1eau s t a g n a n t e

la

tro u va i a ssise ,

re m p lie

d e a u

la t te d a n s les m a in s , r e g a r d a n l l a

d e p u i s d e s a n n e s . l ) o i i e l l e t a i t , e l l e

e t n o i r e . E l l e n e s ?a p e r c ; u t p a s d e m a p r s e n c e . J e l u i m i s l e s m a i n s

s u r US p a u l e s e n l u i d e m a n d a n t : Q u y a - l - i l ?

E v id e m m e n t

elle

n e m e s e n t i ! ni n e m e n -

l e n d i t ; j e m e m i s a l o r s c t c P e lle e t j e n o u b l i e r a i j a m a i s le x p r e s s s i o n d e s a l i g u r c E l l e a v a i t
a m d t r e c o m p l t e m e n t p a r a l v s e p a r l a p e u r e t

|1

c o m i n e si e l l e a s s i s t a i t

1h o r r c u r .

u n e s c n c h o rrib le s a n s

Ses ycu x

p o u v o ir

etre

s e m b la ie n t trc rivs
d a iiciin sccours. Q u y

^Inntasms of the living. Traduit par .N. Marillier (Bibliothque de philosophie contemporaire) sons
lltre : ^es 4' Hallucinations tlpathiques
L inconnu et les problmes psychiques. Librairie Flammarion.

L E S S C IE N C E S M A U D I T E S

156

a - t - i l , m a c h r e ? . E l l e n c s a p e r u t p a s e n c o r e q u e j t a i s p r s e n t e e t q u e j e l a t o u c h a i s . Q u e l
(ju cs s e c u n d e s
p a ra issa n t

aprs,

ellc

s a p e r c e v o i r

a n x ie u se . T o u te fo is clle
Jc la p ria i d e

poussa

dc

m a

un

cri d a n g o i s s e c o n l e n u e t d i t : O h ! il e s t p a r t i . P u i s ,

prsence,

tait un p e u

si

il

tc rrib lem en t, m a is d e

m c n t , c o m m e s i c c l a lui a v a i t

coftt d e s

c h o s e d c terrib le. J c r c p o n d is
Q u el c s tlc m om enl o

la

p e r s u a d a d c se s o u la g e r en

scrv icc dc

q u e lle

regard

de

su p p licatio n

le s u p p o r te r p lu s

l o n g t e m p s , clle

e s t p a r t i m o n p a u v r e c h e r I I . . . . J c l a p r i a i d e n c
m e r a c o n te r q u e l m a lh e u r ta it a r r iv . T r s len lc-

so u ilr a n c e s in d icib le s, clle d it:


cn ten d u ,

ce la

II s e

p a s s e q u e lq u c

est v r a i p o u r tou te 1 annc.

d e p c in e la fa ire r e n tre r a v e c m o i d a n s la
ni m e tr o u b le r . J e

t a i t a ll e a v e c m a seeur d a n s s a c h a m b r e , e lle

cc

un

c lle d i t : O h , J ..., v a -t-e n c t la isse-m o i.

l g r e : B icn

d e m m e n t elle n e d s ir a it p a s n f a g i t e r

dc

m oi

il n ' y a p a s d m e q u i p a r a i s s e d e v a n t s o n C r a t e u r ? . E l l e t r e m b l e et

jc rcu ssis en m e d o n n a n t b e a u c o u p

sio n n e

vers

clle n a v a i t p a s p u

d i t : O h J . . . , il e s t p a r t i . O h ! m o n D i c u
si

to u rn a

so u la g e , p u is

ren trer e t a lo r s , c o in m c

p a s sc co n lra in d rc

clle

lui r a c o n t a n t t o u t c e

e n ten d it

P ap rs-m id i. A

in sista

pcu

q iP e lle q u itta
prs

vers

nc p e n sa is

pour

q ire lle

p lu s
se

cham bre. E v i-

l i n c i d e n t . M ,le J . . .

couchA t

e t p u i s e lle la

q u i s t a i t p a s s e . E l l e ( M Ilf J . . . ) f u t s i i m p r e s -

ma

sau ir

en

lu i p r o m e t t a n t d c r e v e n i r a p r s l c

3 h eu res d c c e ttc a p r s-m id i, n o u s a p p r im e s la nou-

v e l l c q u e n o l r c c h e r I I . .. s Y d a i l n o v e . II I a i I e n r o u t e p o u r P g l i s e a v e c l e s a u l r e s m e m b r e s d u
chcrur. T e n t e s
posrent d c

p a r le t e m p s d l i c i c u x e t P a s p e c t s d u i s a n t d c l e a u , p l u s i e u r s d e n t r e

prendre

e u x pro-

l a d e r n i r e , I I... . 11 a c c e p t a , d e s c e n d i l

u n b a i n : E n c o r e une fo is, c e s t

le p r e m i e r c t il P t a i t e n c o r e e n t r e d a n s l e a u q u e j u s q u a u x g e n o u x , l o r s q u i l s c r i a q u * i l a l i a i l
s c n o y e r . S e s c o m p a g n o n s f u r e n t I r a p p s d c t e r r e u r e t d c l a r r c n t p l u s l a r d q u il l e u r a v a i t t<*
im p o s s ib le d c faire un m o u v e m e n t .

I/un

d e u x c e p c n d a n t

recouvra

su flisa m m e n t

sa prscncc

d e s p v i t p o u r p o u v o i r p o u s s e r u n cri e t p u i s p o u r c o u r i r P g l i s e q u i t a i t t o u t p r s . II s c r i a :
G . . . , I I . .. s e n o i c , v i e n s v i t e ! G . . . s l a n a h o r s d c P g l i s e s c d s h a b i l l a n t e n r o u t e c t j c t a n t
sos

vtem en ts

le l o n g d u

ch ciu in ;

il

san ta

dans

Peau

et

a u r a i t s a n s d o u t e s a u v I I . . . s*il n e

s t a i t p a s c r a m p o n n lu i. I l s s * e n f o n c r e n t t o n s d e u x p o u r n e p l u s r e p a r a i t r e , j u s t e q u e l q u e s
m in u tes a v a n t

2 heures

( t a u m o m e n l m m e o u m a s a u i r s Y t a i t c r i c e : II e s t p a r t i !

N o u s la tr o u v m e s p ro lb n d m e n t
m a is to u l fa it p r p a r e

en d o rm ie

la n o u v i d l c . L o r s q u e

avant

P air d a v o i r v ie illi d e p lu s ie u r s a n n e s ,

m on

f r r e l a r v c i l l a . e l l e d i t : E s t - c e q u ils

s o n t v e n u s ? I l s n e P o n t p a s e n c o r e a m e n la m a i s o n , P e s t - c e p a s ? M I,C J . . . v i n t , s e l o u t o u t e
apparence,

tou t

fa it p r p a r e a p p r e n d r e n o tr e c h a g r in . E lle m e r a c o n ta p lu s ta r d q u e m a

s c v u r l u i a v a i t d c r i t la s c n c

et

P en d ro it, q u o iq u e

a s s u r m c n t e l l e n ' y e u t j a m a i s t . . . I I . . . nC

s e b a i g n a i t p a s l e d i m a n c h e el r i e n n e p o u v a i t s u g g r e r m a s m u r P i d e q i P i l le p u t f a i r e .
S i c Y t a i t m o i q u i a v a i s r e e u ecd a v ( u * t i s s e m e n t . c e p r e s s e n t i m e n t , c e t t c r v l a t i o n
o u c o m m e o n le v o u d r a n o m m e r , o n a u r a i t p u c r o i r e
tait s u iv ie ta it u n e c a u s e
ma

sau ir.

E lle

a vait

a lo rs

que

m a l a i b l e s s e (d

la

n e r v o s i t q u i s e n

p r d is p o s a n te . M a is ce tle ra iso n n c p o u v a it p a s lr e in v o q u e p o u r
vin gt-sep t

ans

et

on

to u jo u rs

d c la r

cjue

nous

tio n s

des

l e m m e s r a i s o n n a b l e s e l d e s p r i t r a s s i s .

Dans cette aneedote on voit que les sensations subjectives de H * ont pris en se
transmettant la lorme objective dimages matrielles. C est une preuve de plus que la
mme chose est, suivant celui qui le peroit, sensation ou mouvement, matire ou espiit.
II en est de mme des prophties.
:f l-es Hallucinations tlpathiques, p. 79.

00076229

SACRIFICE DBUID 1QUE

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VERCJNGTORIX E T LA DRlDESSE

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L E S SC IE N C E S MAUDITES

16 1

##
iSous disions que les Etres taient permables les uns aux autres, que tantt leur
curps seul, tantt leur astral se manifestait; parfois il arrive que des tendances comnuines existent ensemble dans beaucoup d ames.
Et si un Etre se trouve alors apte percevoir avec une clairvoyance extrme nonseulement la chair visible, mais mme cet astral encore incompltement incarn, il le
! roit ncessairement sous la forme dune image matrielle, car toute ide sinearne en
s mamfestant; prend en passant dun tre un autre, le signe du non-moi.
Ee prophte alors voit actuellement raatrielles ces tendances astrales qui nc seront
''lie pEis tard incarnes, qui peut-tre ne le seront jamais.
#
##
Mais dans 1Univers il 11V a pas que des Etres, il v a aussi les cboses. Dire que la
natiere n est que mouvement et que le mouvement nest ([ue la figure extrieure de la
'ensee, c'est dire que 1Univers entier est anime, que tout vit, que toutes choses ont
une me.
Nous le croyons en effet. II est des Etres simples dont 1adaptation au milieu fut
lpule et promptement parfaite. Ceux-l nont plus, sous 1'influence des phnomnes
externes, que des ractions automatiques relativement sinq)les ; dobscures attractions,
les affinits chimiques presque aveugles sont tout leur astral. Elles sont si entirement
fixes dans une tradition de tant de milliards de sicles que toute imprvu, toute sensaLIOn clairement consciente est presque impossible en elles. Dautres sont ce quelles furent
ct tendent devenir ce quelles sont. Toute ide tend sagrger dautres, se faire
centre, devenir un Etre ; tant que cet Etre nest pas organis, adapt au milieu, quun
equilibre de ractions aux excitations extrieures ne sest pas form, il reste constitu de
Pures ides ; tout lui est imprvu car il nest organis en vue daucune ventualit. II
reste plastique, et saccroit et grandit et se fait plus coraplexe tant que les vnements
Sont nssez variables pour le laisser fiuide et flottant.
Ces amas simples ou composs, futures choses ou futurs tres, nbuleuses fiuides
'1UI tendent devenir des astres ou de petits bolides, ides sporadiques ou formes astrales,
ebauches des ralits dedemain, voguent ainsi dans 1 L nicers entre les Etres.
C est delles que le mage tient son pouvoir; cest par elles qu il peut crer et qu il
aK>t sur le monde matriel de demain.
II les coagule et les fixe en matire ; il les dissout en ides lorsquil suscite une
nouveaut plus puissante que ce qui s est tabli en elles dj de tradition.
La mort dans une forme de 1astral ou dans un Etre, cest une excitation si nouVelle et si inattendue, quelle droute la fois toutes les ractions traditionnelles du
01Ps et mme de 1astral rparateur de la chair.
Lequilibre est rompu et la sensation consciente dun imprvu intense fait vibrer
1 me qui reste seule indestructible par sa souplesse mme.

L E S SC IE N C E S M A U D IT E S

I 62

De 1Etre il ne reste plus que le mobile assembage des souvenirs conscients et des
dsirs, des tendances les moins corporelles.
Ainsi la vague gante dune torpille ventre les monstrueux blindages dacier duu
cuirass descadre saus dchirer le lger et llottant pavillon de sa poupe.
*
##
Ces ligues furent crayonnes une nuit quaccoud la jete de Dunkerque, je regardais les fanaux des projecteurs argenter au loin la mer.
Sur le rempart, des liommes sagitaient dans 1aveuglante lumire; on ne voyait
rien deux que de 1obscur mouvant, des trous dombre dans cet blouissement.
Mais des rayons schappaient, fusant vers lhorizon; les uns se perdaient sur les
vagues et rien d'eux ntait visible, ni des vaisseaux de guerre mouills en rade, ni du
rivage, qime vague clart laiteuse dilue sur les lam es; dautres rayons se dardaient
plus loin ; et aux oficiers accouds au bordage des navires, manifestaient, incamaient le
rivage obscur.
Et des vaisseaux lointains,un rayon venait aussi, obscur mes yeux et trou dombre
sans doute, par tout ce quil illuminait l-bas pour dautres yeux ; je pensais dautres
centres de lumire plus splendides, ravonnant leur nergie vibrante, l un vers 1autre, a
travers linfini, aux ames qui sont des toiles, aux Ides radieuses prolongeant leur lueur
dans la pnombre astrale et la nuit de la chair jusqu la splendeur lointaine des toiles
soeurs.
Et je songeais aussi que ces ides que je notais fivreusement, autrefois, les a v a i e n t
annonces au Monde de lointains anctres, que dans 1Inde sacre trente sicles avant
cette nuit, les Brahmines prchaient le dogme de la Nahash et quil y a dix-huit cents
ans 1Evangliste crivait:
In principio crat Verbum
E t Verbum caro factum esl.
Edouard d'HOOGHEA u m o u i e n t oi c e l t c t n o n o g r a p h i e e s l m i s e s o u s p r e s s e , p a r a i t c lie z F l i x A l c a n l a d e u x i n i c
d i t i o n d u u l i v r e le M . F l o u r n o y , p r o f e s s e u r l a F a c u l t e d e s S c i e n c e s d e G e n v e :

In Plante M ars.
je u n e

C e s l 1' l u d e d ' u n c a s d e s o n m a i u b u l i s i n e ( r s c u r i e u x p r e s e n t e p a r u n e j e u n e

e m p l o y e d e e o m i n e r e e s u i s s e , M 1' H l n e
G ctte

Des Indes

lille

d es visio n s

el

la il

S m ith , et
d e s rcits

m tlio d iq u ein en t tu d i p a r M . F lo u rn o jse

rap p o rtan t

des

ex iste n ces

q u elle

aurait autrefois vcues la lin du siele dernier, sous le noin de la reine M arie-Antoinette : il J

a ciiHj c c n l s a n s , d a n s l i n d e , s o n s l e

nom

d a n s la p l a n t e M a r s . M . F l o u r n o v v o i t

p rin cip a u x

<*l p a r

S im a m lin i, p o u se d u X a y a k a S iv r o u k a et aussi

dans ces

la n t d e p e r s o n n e s s e r a c o n t e n t d a n s letirs
personna^es

de

le sq u e lle s

rcits uno d e

c e s '< l i i s t o i r c s c o n t i n u e s <IU<

i n o m e n t s d e d i s l r a c t i o n s , d o n l cd les s o u l t o u j o u r s le>
elles

se

donnenl

rillu sio n

de

re x iste n ce

q u e lle >

a u ra ic n l so u h a il v iv re .
II s a ^ i r a i l

iei

de

M ne II. S n i i t !i. M a i s

r<euvre
il e s l

p a s s e le r c i t h i n d o u ,

d une

p e rso n n a lit s c c o n d e , su g ^ r e p a r

T e n l o u r a g e s p i r i t e <I<*

d i l i c i l e < r e x p l i ( p i e r q u e Uvs n o i n s d e s p e r s o n n a g c s e t d e s v i l l c s o

ign o res

dc

la

p lu p a rt d e s

h isto rien s

de

1 I n d e

et

des

o r i e n t a l i s t e s , se

00076229

L E S SC IE N C E S MAUDITES

1 63

retro u ven t p o u r ta n t, a v e c les r a p p o r t s d e t e m p s e t d e situ a tio n


leur a t t r i b u e .
con su ltes.

dans des

liisto ires

D a u t r e p a r t , c l l e

peu connues

que

p a r le une la n g u e

cette

g o g ra p h iq u e,

que

M ll# S m i t l i

je u n e e m p lo y e ne se m b le p a s a v o ir

o , m a l g r Ia

d i f i c u l t d c r i r e s o u s s a

d icte,

i ' s m o t s s a n s c r i t s a u t h e n t i q u e s e t d o n t le s e u s s e r a p p o r t e s e s v i s i o n s , o n t p u tr e id e n tii s .
O r , le sa n sc r it. t a i l
d. I d o u r n o y r a p p o r t e

un

a u x v e s i c l e l a l a n g u e q u e p o u v a i t p a r l e r le n a y a k a S i v r o u k a .
ce rta in

nom bre de

f a i t s d a p p o r t s ,

n c i d i t e t d e t l p a t h i e t r s i n t r e s s a n t s . II s ,e f l o r c e
' in e s o c c u l t i s t e s n y p a r v i e n t d a b o r d

pas

dans

de

l vita tio n , de

E n ln ,

tlk in sie, do

d e l e s e x p l i q u e r s a n s le s e c o u r s d e s d o c -

beaucoup de

c a s , et

co n clu i

in a len ien t

la

de

la

alit d e la t l p a t h i e e t d e l a t l k i n s i e .
M a i s il e s t s u r t o u t i n t r e s s a n t d e r e m a r q u e r

que

les c o n c e p tio n s

des

p sy ch o lo g u e s

lou velle c o le , les p l u s l o i g n s d e s d o c t r in e s d e r o c c u lt is m e . p r o p o s d e la d iv is ib ilit d u m o i,


I la f o r m a t i o n

des

II u n e c o n s c i e n c e

p e rso n n a lit s

m ltip lo s

n o u v e lle des te n d a n c e s

du p h n o m n e d e s A b w e h r p s y c h o l o g e n ,
ntonses,

rapprochent

A stral e t d e s

chaque

jo u r

d o ctrin e s o ccu lte s q u i,

de

la

th o ries

bien

les

e x p rie n co s

su iva n to s : M .

R.

la

m a is

n y t a i l

p a s encoro

vonue

nont

lectu re

L. ta il descendu

ln en t l u i a p p a r t e n a n t l o r s q u e j * y v i n s a v e c M l,e R . B .
s n

t lk in siq u e

scien tifiq u es

co m p rise s,

dos

m odernes

r ie n

de

tats

do

n o lre

su rn atu rel

de pense

et

m o tio n n els

la

th o rie

de

ni m m e

de

lu cid it je

d ep u is doux jo u r s d an s

e t M . K. W .

1a r r i v e d e M .

d ep u is

r c ip ro q u e , do la rlex io n

c o n t r a ria n t l a p e r s o n n a l i t n o r m a le ,

facu lte

u p ra n o n n a l. C o m m e c o n tr ib u tio n a u x tu d es su r
' ite r

leu r p n tr a tio n

m o tio n n elle s

et

los

et de

p u is

un app arte-

M ,le H . K. c o n n a i s s a i t l a i n a i *

H.

L.

q u V l l c n a v a i l

ja m a is vu.

S a c h a n t q u e l l e a v a i t d j t h y p n o t i s e , j e lu i p r o p o s a i d e r o n d o n n i r . J o b t i n s le s o m m e i l p a r
4 f i x a t i o n d u r e g a r d , q u e l q u e s p a s s e s l o n g i t u d i n a l e s el la c o m p r e s s i o n d u v e r t o x lo rscju e j e v i s
q u e lle a v a i t p e r d u co n scien ce.
J e d e m a n d a i a l o r s M . R . L . e e q t f i l f a l l a i l l a i r o . II m e d e m a n d a d e p r i e r l e s u j e t d a p p o r le r

t r o u s s e d e t o i l e l t e . E lle n e no p o u v a i t c o n n a f t r e c o ito t r o u s s e l a q u e l l e d e s l e d b u t d e la

'' u n io n il n ' a v a i t t f a i t a u c u n e a l l u s i o n , ni
< fu o iq u e l l e e u t l e s y e u x

fen n s ( j e n

s a situ atio n q u e j i g n o r a i s

su r v e illa is atte n tive n ien t

m o i-m m e. N a n m o in s ,

le s cils), e lle

hon do la c h a m b r e e l a l i a d r o it a u m e u b l e o t la tro u sse ta il ren ferm o, e t

so rtit

Ven

s a n s h sita -

retira p o u r m e

,a remettre.
M . H. L . d e m a n d e a l o r s s o n l a c o n d * e a u d e c o l o g n e .

E lle

sc* d i r i g e a v e r s

la

ta b lc

d e to i-

^ R e (M piit, a p r s q u e l q u e h s i t a t i o n , l e f l a c o n d e m a n d p a r m i p l u s i e u r s a u t r e s d o n t la t a i l l e , la
lo rn ic

el

le

houchon

de

n ick el taien t id e n tiq u e s

au

p o i n t q u e M . R . L . d u t o u v r i r le l a c o n

p o u r s a s s u r e r q u * o ' l o n e s t a i t p o i n t t r o m p e .
E n l i n il l a p r ! a d e l u i r e n i e t t r o s o n
d u n o p i l e d c v o l u m e s s u r la c h e m i n e
j ,lS(|ii

livre

d c o n o m i e p o l i t i q u e . C e

d uno s a l l o

,l r a p p e l e r 1o r d r c q u e M . H. L . p r e c i s a : u n l i v r e
et p r it

le

livro

I,<is o u v e r l s u n i n s t a n t . E l l e n e c o n n a i s s a i t p a s
,n<i n c ni l o s f l a c o n s d e

p a rfu m erio

de

M.

!l< p o u v a i s t b r m c r a u c u n e i i u a g c

d a n t r o s o b j e t s v o i s i n s . 11 d u t

v e r t . A y a n t

m o i-m m e

a u m ilio u d e s a u tr e s .

R . L . ni lo s l i v r e s q u il a v a i t

Les yeux

le d t a i l

n e s taien t

apports a v e c

in d iq u e r u n e v u e re elle,

p h n o m n e do

les y e u x

lu i.

Ce

o la n t le r-

lu c id it q u a uno le c tu r e d c p e n s e e s c a r jo

d e s o b jets d e m a n d e s ; M . R. L .

le p o u v a i t

^ > p n o tis e p a r m o i. n a v a i t p a s t m is e en r a p p o r t a v e c le s a s s is ta n ts .

rpt

l o s l i v r o s d e M . R . L . e l j e no c o n n a i s s a i s m o i -

d e t a i l d e c o u l e u r d u livre* e s t c u r i e u x e a r il s e m b l e
,l<,s. ,F( c r o i r a i s p l u s v o l o n t i e r s u n

e t a i t a u m ilio u

c o n t ig c . E lle a lia t o u t d roit s a n s h s ita tio n

c o l t e c h e m i n e m a i s l s a r r e t a e l l A t o n n a les l i v r e s p u is

* He o l e n d i t I a m a i n s a n s h s i t a t i o n

livre

s o u l e t M ,,e R . B . ,

t . d //.

Clairvoyance

Psychom trique
i

Vision psychomtrique quon neut dB,V.



L existent dans 1atniosnhre fl.,; r
i
, r * * v,slon tles images astrales qui
tude gnrale de la claiYvovm '
^ Etresetdes cllses, doit trouver place dans
yance Allss' faudra-t-il pas setonner de trouver dans
ces quelques pages extraites dun travail en pr1 aration, de gi andes ressemblances avec les
phnomnes principaux si bien dcrits dans ces
t ernires annes ; tels que, les rayons odiques de
veichenbach, le somnambulisme, la tlpathie,
eS apparitions de vivants ou de morts, etc.
I

Louvrage le plus iniportant sur la psychonetrie, est sans contredit, letude publie par
illiam Denton sous le titre de Soul ofthing >',
ame des chses. Dans cet ouvrage, j ai pu nie
enche eompte des mthodes dentrainement
necessaiies pour dvelopper en soi cette faculte.
a pi emii e exprience ayant russi, je continuai
ct pendant six annes, je fis de nombreux essais
qi servent de base la presente tude.
Je dois dire avant de dcrire les principales
ansfoi mations subies pendant le dveloppement
la faculte, que ces notes sont exclusivement
lon dems

personnelles et que je nai pas la prtention de


generaliser.

L E S SC IE N C E S MAUDITES

Une des premires expriences cites par Buchanau,auteur dun mannel de psycliomtrie trs remarquable, fut excute avec une lettre. On remettait au sensitif une lettre
t ente par une personne quelconque, il dcrivait alors le caractre de 1 ecrivain et quelquefois sa personne dune faon minutieusement exacte. Ce fut par cette exprience que
je dbutai. Prenant une lettre au hasard parmi sept ou huit autres, je la plaai sur mon
ont et, mon grand tonnement, je vis se former devant moi des images confuses
labord, mais qui, peu peu, se fixrent. Je reconnus une station de chemin de fer avec
!S nit Melun crit sur les nurs. Dans une chambie dont les fentres donnaient sur
Ia campagne, un jeune homnie brun, coiff dune casquette demploy, crivait sur une
fable en bois blanc, un train express passa et il leva la tte ; or la lettre avait t crite
par un jeune employ de chemin de fer de la gare de Melun au moment du passage de
1express et dans un bureau qui correspcndait bien la description donne. Ce premier
cssa* tait, comme on le voit, assez encourageant.
J ai dit tout 1heure que la facult psychomtrique qui s'tait si promptement
! ev^le, avait subi de nombreuses transformations.
Je ne puis dans un article forcment restreint que donner une idee de ces differents
cliangements. Je diviserai donc cette courte tude en cinq parties, et, je citerai deux ou
Uois expriences choisies parmi les plus interessantes. De plus, je dois prevenir que la
plupart de ces essais ont t faits en prsence doccultistes trs comptents.

III

Vision psychomtrique simple


Si aprs avoir ralis les entrainements ncessaires, on place sur son lront un objet
(U prfrence vitalis, on verra se former peu peu des images dabord imprcises, qui
finiront par simmobiliser et par former un tableau complet. Yoici une exprience qui sc
laPPrte ce premier degr de vision : je vis devant moi le palais de Versailles dans
lute sa splendeur. Dans un couloir du palais ou se tenait un garde, une dame bnme,au
,lez aquilin, aux lvres rouges, passa rapidement. La scne changea ; la lueur des
torches, des liommes arnrs de piques ct de fusils, coiffs de bonnets rouges, poursuivaient la mmedame et en dernier lieu, je me vis sur une grande place prs dune rivire.
Au centre la guillotine levait ses bras rouges, des soldats 1entouraient. Pour la troi^
s'eme fois je revis la dame brune, elle tait sur la plate-forme de lechafaud ! Ouelques
secondes aprs, elle fut excute, et tout seffaa. Cette mouvante vision me fut pro(,ure par une montre en or ayant appartenu cette malheureuse femme.
Cette exprience est un exemple bien net de psychomtrie simple. Aprs quelques

i r>6

L E S SC IE N C E S M A U D IT E S

essais, je remarquai un premier changement, si lon me remettait une question crite,


j 'entendais une rponse sans avoirde vision. Puis, bientt la faculte se transformaencore
et je m'aperus quun objet port par une personne, me renseignait sur son tat astral
ou mental. En quatrime lieu il marriva des faits de vision correspondant assez bien
ceux obtenus par les mdium voyants Spirites . En cinquime lieu, j ai eu quelques
visions odiques, je citerai seulement une exprience sur la vision mentale et une sur un
fait spirite. Ce sont les plus interessantes.
i. Exprience sur la vision mentale. Dans une clairire entoure darbres
levs, des Etres aux formes indcises creusaient une fosse profonde et troite. Ils disparurent un instant et revinrent bientt portant un honnne li solidement et 1enterrrenl
jusquau cou. Une croix lumineuse apparut sur le fond sombre des arbres et une lueur
partie de cette croix entoura circulairement la tte de 1homme enseveli, dont les yeux
se fixrent sur leblouissant symbole. Des fauves sortirent de Pombre et sapprochrent,
mais aucun deux ne parvint franchir le cercle de lumire; quant 1Etre enterr, toute
sa vie s etait rfugie dans ses yeux, et il ne paraissait pas se douter de la prsence d un
danger.
Cette personne est un mvstique avanc dont le corps entier a t li par la maladie
qui na laiss de libre que la tte, de plus, il a eu soutenir de nombreuses attaques
aslrales, et a toujours t dfendu par sa fo i; on le voit, la vision tait juste. \ oici
maintenant pour terminer une vision analogue celle des mdium spirites. Peut-etie
nai-je vu quun reflet, mais certaines circonstances me font croire que je puis fort bien
avoir vu un Esprit tel que 1entendent les spirites. Voici le fa it: Dans une reunion
damis, o on parlait doccultisme, quelquun me demanda si je voyais les Esprits et me
proposa une exprience. Je pris contact avec lui et il fit mentalement son vocation. Au
bout de quelques minutes, je vis assez distinctement un jeune honnne brun portant
1uniforme de caporal dinfanterie de marine. Jeus la sensation dtre transport tres
loin et je dcrivis un paysage qui fut reconnu pour tre au Tonkin; je vis ensuite un
hpital militaire o le caporal tait couch c etait la nuit, et japerus tout coup
entre les ouvertures du plancher, une fume jauntre qui sembla entourer le corps du
malade. La vision seffaa et je vis le mme soldat portant un paquet long sur ser>
paules. Je nen voyais pas le contenu mais je sentais que c etait le cadavre d une
femme annamite. Le soldat jeta le fardeau dans un fleuve, et je ne vis plus rien.
L esprit voqu tait celui d un jeune soldat d infanterie de marine mort a 1hpital
sans quon pt, chose curieuse, dterminer la cause de sa mort. Lesprit avait-il fait
passer devant moi des tableaux retraant le premier et le dernier acte d un drame
inconnu ? Je ne sais, mais 1exprience valait d1'tre cite.
Je termine ici ces quelques extraits de mon travai 1 sur la clairvoyance psychomtrique, esprant quils donneront k quelquun le dsir dessayer en lui le dveloppement
de cette facult si intressante et si utile.
PHANEG.

00076229

Causerie sur la Chiromancie


Les bnfices que l'o:i peut tirer de son Etude
\ T OUS 111'invitez vous parler Chiromancie. Je suis trs heureuse de mentretenir avec
V vous dune Science que jaim e parce que mes longues tudes mont permis den
apprecier la porte et les avantages ; d'une science que jespre vous faire aimer en vous
amenant comprendre tout le profit que vous en pourrez tirer pour la scurit de votre
' le
le dveloppement de votre valeur.
Lout dabord, je veux dissiper certains prjugs malencontreux qui nuisent la
xulgarisation de ces connaissances si utiles tous.
Les prjugs sont toujours malencontreux, car ils sopposent Ia marche des ides,
a 1essor du progrs. On ne saurait donc trop les combattre. Cependant sil me fallait rfuler une une toutes les raisons quon allgue ordinairement contre la chiromancie et, en
general, contre les Sciences relies jadis par les anciens en un faisceau quils appelaient
Livination, divina notio, la notion divine, je dpenserais, en vous ennuyant, la place
Ruon a bien voulu me donner pour causer avec vous, sur cette belle Science de la Chioniancie. Les dcouvertes scientifiques ne sont-elles pas du reste exposes au ddain
(les hommes, mme instruits, tant que la mode et les usages nont pas consacr leurs
'esultats et fait passer leurs prncipes letat darticles de foi pour ceux qui nont ni le
tenips, ni les moyens de contrler eux-mmes les procds et les formules.
La Chiromancie sera un jour la grammaire delorganisation humaine, a dit Dumas.
Le clairvoyant et gnial crivain qui me mit sur la voie des tudes auxquelles je
consacr ma vie, tait vraiment prophte, en donnant par cette phrase lexpression de
Sa pense.
La grammaire, le motle dit, est 1ensemble des rgles crites daprs lesquelles une
1<lngue peut tre employe correctement.
Or la Vie est une langue merveilleuse. Les rgles de cette langue vivante sont
ecrites par le Crateur lui-mme dans la main de lHomme, afin de lui permettre dem-

iG8

L E S SC IE N C E S M A U D IT E S

ployer correctement son existence daprs les signes clont les combinaisons lui indiquent
sa Destine.
Lire la Destine ! Voil le grand grief des gens srieux(?) contre la Chiromancie.
Lire la Destine,cest une superstition abominable ; nulnepeut davance savoir 1Avenir,
dit-on.
Eh bien, je vous affirme moi, et mon exprience me permet de le prouver, que si
on ne peut pas voir 1Avenir de faon absolument prcise, ou peut en avoir la prescience,
on peut le prvoir d aprs le plan trac pour la vie de chacun.
Raisonnons un peu, voulez-vous ?
Un enfant monte sur une chaise, vous lui dites de descendre en lui prdisant quil
tombera. II vous coute et il ne lui arrive pas daccident. Sensuit-il que votre prdiction
tait fausse ? Non, il sensuit tout simplement que votre prvoyance intelligente a su
viter un malheur.
Voil le Arai rle de la Chiromancie, vous montrer ce qui vous menace, et vous
viter des malheurs. Mais elle ny arrive pas toujours parce quon la met en doute, on
ne 1 ecoute pas.
Lenfant, ds que vous avez le dos tourn, remonte sur sa chaise, il tombe et ne se
fait pas grand mal. II en dduit que vous 1avez effray tort, que votre exprience est
vaine. II devient plus audacieux et il se moque de vos avis. Un beau jour, toujours
imprudent, il tombe et se casse une jambe. Cette chute ntait pas fatale, cest bien lui
qui Va voulue, son libre arbitre a t mis en jeu.
La Chiromancie vous dira vos tendances, elle vous prviendra des prils physiques
ou moraux qui vous menaent, elle vous dvoilera les forces intimes, les ressorts de
votre caractre et de votre temprament,cest vous duser intelligemmentde ces materiaux dont on vous rvle les qualits ou les dfauts pour btir 1difice de votre vie.
Tendances, inclinations, atavismes, ont t par vous appports en ce monde; vous
les avez trouvs dans votre berceau comme prsents des Fes bienfaisantes ou mahcieuses qui prsidrent votre naissance.
Les Fes ? Ouest-ce ? Sinon les in fluences, ce qui a flu en nous lorsque nous
avons pris vie sur cette terre.
La Chiromancie vous dira tout cela, cest une Science dapplication ; comme toutes
les Sciences de cette sorte, elle a des signes, elle a des rgles, elle a des formules gnerales, elle sappuie sur des observations, elle se prouve par des expriences. Les Anciens
la plaaient dans la Thrapeutique et ils en faisaient grand cas. La Thrapeutique procdait pour eux autant de la psychologie que de la physiologie, car la Thrapeutique
tait lart de dompter la Bte, cest--dire 1 mconscient qui lutte toujours en dedans de
nous.
Ou'est-ce que le pouls ? Un indice de la circulation du sang, un compteur. P o u r q u o i
ny aurait-il pas dautres enregistreurs naturels des phnomnes invisibles qui perturbent
le dedans du corps.
Quand vous voulez aller en une ville ou en un pays inconnu, que faites-vous ? ^ U:>

00076229

LE F E N T A C L E DE TBITH M E

00076229

L E S SC IE N C E S MAUDITES

7 *

iiete/, un plan cie la ville, une carte du pays. Vous tudiez soigneusement les divers
' nes indiquant les routes, les difices, montagnes, rivires, etc., afin de n etre pas la
lei ci (le 1ignorant qui pourrait vous garer au lieu de vous montrer le cliemin. Eh
>len ' ^'eu, dans sa bont, nous a donn une carte routire, un plan nous permettant de
;iire, sans trop de risques, le voyage de la vie.
Xon-seulement 1tude de la Chiromancie vous servira vous guider, mais encore
onnaitre les autres, les utiliser ou.... vous en garer.
En serrant la main qui vous est tendue, en invitant cette main presser la vtre,
'ous pouvez savoir tout de suite si vous a vez affaire quelquun dactifou quelquun
nnchalant, un tre de volont, d energie, ou une personne faible et facile
diriger.
Un tre vous abandonne-t-il sa main, regardez les doigts! Sont-ils lisses ? Sont-ils
noueux} Sont-ils fusels ? Sont-ils carrs ? Sont-ils spatuls ?
Si vous avez tudi quelque peu la Science des mains, vous vous ferez immdiate;nent une ide gnrale du caractre, du temprament, de la constitution et physique et
inorale de votre interlocuteur. Voil pour le ct direction; et pour vous et pour les
nutres, le ct aimable de la Chiromancie. Le ct srieux est dans la paume; cest l
que s crit le livre de la V ie; le dos de la main en est la couverture; les doigts en sont
Jes signets.
On a d it : La main, cest 1homme. Et cest trs vrai, car la main crit! Or, si on
a pu russir faire parler des animaux, leur faire imiter le langage de lhomme, jamais
n ne les a vrus crire et rendre par un signe graphique ce qui se passe en leur cerveau.
Ouelle merveille ! La main crit! Et cest sur la main que la Nature a crit le livre
de la vie de lhomme. Peut-on concevoir une synthse plus admirable de la sagesse du
Crateur!
J essaie de faire apprcier quelques-unes de ces vrits admirables dans le petit
'olume de Chiromancie que je viens de faire paraitre, dbut dune srie detudes sur
Cette Science morte, dont j espre faire une Science vivante et surtout absolument ncessaire et utile.
Qui donc hsiterait, tant donns les rsultats acqurir, apprendre, dchiffrer,
tl lire le parchemin de la Destine, le granel livre de compte dont cliacun apporte en
naissant une dition en deux volumes ; le volume du Doit, influences astrales, desquelles
Je vous parlerai un jour; le volume de 1Avoir, que lhomme devra balancer de manire
Hne pas faire faillite en cette vie et banqueroute dans lau-del.
Apprenez la Science de la Chiromancie, exprimentez-la, suivez-la, obissez-lui et
'u s donnerez tort au vieil axiome, car vous aurez trouv, tant donne la bonne
direction de votre vie, le bonheur en ce monde.
A . dt TH B ES.

00076229

SAMItiNXK

CLEP Dl* TAItOT

APOCALYPTIQUE

Lme de la legende et du pom e


y aurait-il rien quune aimable anecdote dans la Legende, clatante et majestueuse
comme une clesse, et dans le conte populaire, pimpant et souriant comme une
jolie ille de fernie ? Une signirication mystrieuse et puissante sabrite en leur symbole.
L rudit cde 1'obsession dy retrouver ce quil cherehe, une image du mythe solaire
ou dun mouvement historique. Ce serait peu de choses, lui rpond 1initi.

S i P e a u d \ \ n e n iY *lait c o n t e ,
J v p r e n d r a is

un p l a is ir e x t r e m e .

Mais le simple ruditsait que Peau dAne nest autre que la belle jeune filie Vdique
Ouschay, filie de Rajapati, roi des choses cres. Ce serait, dit lerudit, 1Aurore, filie du
Soleil. II sait que Barbe-Bleue nest autre qulndra, le dieu h la barbe dazur; ce serait le
mme soleil, qui tue successivement les sept jours de la semaine. Viviane, la fe charmante et blonde, dont les yeux langoureux enchantrent renchanteur Merlin, est la
rincarnation celtique de 1Onrphale du mythe Hraclen ; elle est encore une manation
de la Lune souveraine maitresse de la mlancolie , comme dit Cloptre Antoine.
Chaque personnage de lgende pourrait proclamer, comme Obron parlant par la
divine voix de Shakespeare : Xous autres esprits, nous ne sommes pcts seulemcnt ce
que nous semblons tre . En effet, Obron donne qui 1entend le secret du Grand
CEuvre.
Enfermer une belle lgende dans la prison dune signification unique et limite, ce
serait folie. Si elle sempare jamais de 1imagination humaine, cest quelle lui chante
une chanson ou chaque homme trouve sa joie, cest quelle parle chacun dan?
la langue qu'il entend. Le peuple senchante de 1aventure quil y dcouvre; mais la
transmettrait-il si fidlement aux gnrations suivantes, si son instinct ne tavertissait

0076229

t h a s

Chant X V I I I de VEnfer de Dante.

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00076229

L E S S C IE N C E S M A U D IT E S

ourdement que ce conte charmant des


veilles renferme un trsor ignore ? Le
note y salue Pclat voil dune beaut
intrieure et caclie. Le Savant, sil
I ^erche bien, v voit lenonc dune loi
laturelle. L initi remonte avec elle jusmonde des causes. En elle il
'Connaitra plusieurs signiications: 1une
mtaphysique, 1autre astrologique, une
autre alchimique.
lu a u

Lv alchimiste tudiera la legende de


<l -!01son d Or pour y chercher le secret
lu Grand CEuvre. Chacun des males
l,aA igateurs du vaisseau magique Argo
II murmurera un secret, depuis Jason,
't tenace ralisateur, jusqu Orphe,
1Ade sublime.
r a^

En Promthe, vaincu dans sa lutte


(on*-re ies dieux, 1initi saluera son douloureux frre ain. Promthe avait ravi
e *eu sacr. Mais quest-ce que le feu
sacr? C e st notre Agni, rpondraient
LA TKTE M AO IllE DU SOIAR
les anciens Yoghis de lInde. Cest
lotie Loki, rpondraient les Skaldy de Scandinave. C est le feu des forges d Hephaistos,
1ePndraient les luerophantes dEleusis. C est le secret de la Lumire astrale, rpondent
^es Occultistes de langue franaise; c^est le secret de la magie. O symbolique chtiment
^0rgneil magique ! Promthe a entendu la mme voix insidieuse qui murmurait
cl ntre aieule Eve la phrase dorgueil, perte de quiconque se donne la magie : Erilis
Stcut du ! Laudacieux Promthe a voulu manier ces forces redoutables aux mains
^umaines. II a subi le choc en retour.
La fable dAdam et Eve au Paradis terrestre, prise la lettre, ne serait que la stupide anecdote juste joie de 1norme sot qu tait \ oltaire, selon laquelle une
lenime lait manger une pomrne un homme, sur le conseil dun serpent. Si ce n tait
(ll]c a, 1 imagination des hommes aurait-elle si fortement cherch la pntration de ce
mbole ? Non, le Bereschit a formul cette lgende pour ceux qui en pourront comPrendre 1esprit. Quest-ce qu Adam ? Est-ce simplement le type humain, ou 1univerSat que ia Science naturelle nornrne le rgne hominal ? Cest b*en autre chose encore,
1pond la Ivabbale ; car sachez quil est tiois Adam : Adam Kadmon, Adam Blial et
Adam Protoplasma.
Les potes, les grands maitres de 1art, semparent des lgendes et projettent dans

J76
L E S SCIENCES MAUDITES

-----------------

WAS HELFFEN FAKEEN LICHT


quer

SO

BWLN,

DIE L E V T K IC H T EH EN
W CLLEN

S< EAU KARIlAtlSTIQUE I>E Hlir.NRATIt

AV| / u u

Kl

Ull

gnie. Le \ oyant Eschyle rvle une face


tle Promthe. Homre navait-il p; .s
immortalis la lgende dHlne, incarnation de la Beaut ? Goethe a voqu
cette Hlne toujours vivante dans le
pome oi il donnait une forme la
silhouette du Sorcier du Moyen-Age,
1equivoque docteur Faust. Mais qu'est-ce
qu Hlne ? Est-ce une belle femme ?
Est-ce la beaut ? Plus encore. Cest le
mvstre plastique. Cest 1esprit plantaire
suprieur de la Lune. Cest une des sept
causes secondes, la mme que le kabbaliste ou la paysanne chrtienne nomment
galement 1'ange Gabriel.
Cai 1 initi doit pouvoir tablir des
concoidances entre les personnages des
diffi entes legendes et diffrentes thogomes. Ainsi, songe-t-il 1archange SaintMichel, que la France nation solaire et

<I'Arc invoquait pour bouter 1AngIais dehors


~ PritpOU1' patron>1 m Jean,,e
forme donne par lesotrisme rhrtf
" s" ai un couP dil que Saint-Michel,
mme entit q.e les
T i * * " * * * * * sP e Ur du Solei., est la
lon; les Kabbalistes hbreux Miklnl E a',1]aS
Grecs Phoibos>'les Romains, Apolveilles du monde, o selance sur
' ", ldmirant le temPIe dsaffect , lune des merA comprendra que les hommes
tta voq^r T s Sant-Mich^
lien
o
v
la mme Force, si vous prfrey h
' US Un autre nom> le mme tre'
qurent sous un autre nom dans 1p
lnilno ogie scientifique moderne qu'ils invoSaint-Michel archange il fraDnne ri*
T 6 de DelP,les- Quand cet tre se nomme
se nomme Phoibos-Apollon il tue
epee amboyante le Dragon mystique ; quand il
a]lgorie : sur un
",

l mme
*

< * astre dissipe


Js t d ^
^

^
* *
r t,
,, ,
,S maleficesr < cauchemarsde la nuit.
Lette entite, que liniti croit vivante
conscience de Zeus), et <m'il
nscente (Eschyl e nomme Apollon la
secondaire ou
** * ^
^
ciente, et ne la veut vo ir agir que sur le
1 n mme une Force, 1estime inconsmanifestation physique : la lumire
^ ^ Sensi^ e> comnie il nen reconnait que la

00076229

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j.r^

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MBk* 7^
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A .
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t :

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D aprcs une estampe


CIN YRE ET MYRRHA

C han t X X X de 1 E n fe r de Dante.

d e L o u i s M a ltc s tc .

00076229

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L E S S C I E N C E S M A U D IT E S

1 79

Le pote, lui, voit la ralit. Oui, ce que le vulgaire pense tre la fantaisie dune
im;tgination capricieuse et drgle, cest une vision de la ralit essentielle, exprime
par un Symbole ou par un Signe, car il nest pas dautre rnode dexpression.
Crois-tu qu Homre soit un menteur ? II est la vracit mme. Et penses-tu que
le: lommes depuis trois mille ans lui paieraient le tribut de leur admiration s'il avait
111 di, mme dun mensonge sublime ?
Et veux-tu pntrer le M ystre ? Consulte Lonard de V in ci: le sourire de ses
lemmes est une rvlation. Interroge Rembrandt: dans le duel de la lumire et de
11':nbre_, il a enferm plus de choses que nen connait, Horatio, la philosophie debeauC'l,P
g ros livres pdants et vains.
Eavoie de la Beaut est la plus certaine qui conduise a la possession du secret ma8>que comme au sens du Divin. Le dernier en date des Fils des Dieux, le Bab qui est
le Nokteh ou le Point, et qui est Ezret-el-Ala, ou 1Altesse Sublime pour veiller
1 ie de 1 Etre en soi, de Dieu si vous prfrerez ce trs ancien vocable, na pas trouv
meilleure formule (jue celle-ci: L u i, il est la beaut mme.
Victor-Emile M IC U E L E T,

S< EAU OCCULTE DE LA M AG IE N O IRE


l)

APKS LE GRI3IOIRE D^IIONORIUS

SCEAU OCCULTE DU OHAND <EUVRE


d ^a p r k s

LE OUIMOIRE DHONORIUS

Dun Art mystique


poque sachve qui pour tous ceux dont le but cVexister semble uniquement
rsider dans lidal de Beaut parat k jamais condamnable. L/humanit tout
entire plonge dans la laideur en un grand silence d'ennui et de dsesprance. Le soleil
est couch, la nuit venue, et Nietsche parle des mlancoliques regrets dont notre nostalgie entoure lart, souvenir mu des joies de la
jeunesse. Jamais, peut-tre en effet, la nuit ne
tomba plus complte sur tout ce qui peut se
rapprocher dun idal quelconque desthtique.
Le dsespoir semble permis dans linsondable
obscurit. Et pourtant, connne un mouvement
secoue le voile, un aspir enorme semble soulever lame collective, ainsi des bulles montent en
nombre sans cesse accru dans une eau prte k
bouillonner. Quelques-uns se sont souvenus que
la nuit porte en elle comme une fleur promise :
1aurore prochaine. Et vers un idal orient, de
nocturnes plerins se sont mis en marche pour
les premiers, tre annonciateurs du nouveau soleil
cpii va se lever.
NE

/ s o T ih u s s ii:
LA

sacerdotal

FORMCLANT

UPROBATION

lousles sicles qui inissent, qu on intitule


1 poque contemporaine, semblent annoncer un
nouvel essor de joie et dArt. De mme quen la
Science, un eftort continu devait par la connaissance approfondie de la nature, conduire 1intelligence k une plus claire notion de la divinit,
de mme lart devait, par une tude com pile
de lui-mme et de 1 etendue de son objet p a r

00076229

DESSIN DE LE S1DNER

BRUGES

00076229

L E S SCIENCES MAUDITES

>83

arentissage en quelque sorte cie son mtier, dcouvrir le but ncessaire et absolu, Ia
< 'C unique pour laquelle il existe : la vision plus parfaite de Ia Vie, Dieu.
est parce que dans lArt envisag mystiquement, je crois voir la Beaut s epanouir
- toute sa splendeur, sans obstacle et pour ainsi dire sans limite, que je voudrais en
nei aussi clairement que possible quelques aperus. II fauclrait dabord se rappeler
mysticisme tant la Science apprise par le cceur, les notions qui en rsultent paraiit d une simplicit intellectuelle pousse jusqua la navet. A ceux-l seuls qui les
I0nt senti vivre dans leur poitrine, dune vie si entire et si enthousiaste, je pourrai
>nner quelques indications peut-tre utiles.
L est au sortir de ces nuits dme, de ces hivers du cceur ou plonge si souvent le
sentimental gar emmi la vie contemporaine. Tout dun coup, une joie subite descend
11 i entoure, qui rillumine. Alors comme en une communion qui se ferait avec lanature,
)l,t> autour de lui, se met vivre, respirer, parler. De toutes parts, un cri universel
s e^ve, qui chante les psaumes de la Vie. E t dans les choses mme les plus intimes du
dernier caillou au plus lev, des nuages, tout dit la joie dexister, de sentir, desprer et
d aimer. La nature, mme oii 1'homme tenta de 1enlaidir, de 1attrster dun peu de froid
de lamort, fait craquer cette artificielle enveloppe, pour retrouver sa vritable essence.
Vors la vritable raison de 1Artapparait si claire, si nette que toute formule ne ferait que
obscurcir, identifiant ces trois prncipes de Vie, de mouvement et de Beaut, en celui
plus haut qui vient dapparaitre, la Forme visible et sensible de Dieu.
C est l, je crois, la vritable initiation artistique. A partir de ce jour, bien des ides
1;uisses meurent, et bien des ides closent, des ides si simples daspect, mais quil faut
porter vivantes en soi-mme pour en sentir 1'invraisemblable puissance. A ceux donc de
"'es liies qui cherchent leur voie, je voudrais indiquer, non pas le moyen de Ia retrouver, hlas ! cela est un don gratuit den liaut que nous ne pouvons acqurir de nous seuls,
mais
pays ignor o elle se trouve. Peut-tre que leur esprance vivifiera en eux la
corolle ou Dieu jettera le pollen producteur.
dout a t dit dans 1Evangile, forme la plus merveilleuse d'Art que nous puissions
connaitre. Et voici ce quil en faut citer. IVabord tre simple comme un petit enfant.
^avoir bien au fond de son cceur qu'il existe en haut de nous, trs loin la fois et tout
P's Celui quetant tout petits nous appelions le Bon Dieu, dont Ia Lont 11a ni
limite ni fin, et que cette Bont pour quelques-uns se manifeste sous 1aspect en quelque
si te physique de la Beaut. Devant cette notion du cceur, toute intellectualite sabaisse,
Lt devant cette navet, les plus abstruses des conceptions cerbrales viennent sincliner.
-Io ne puis, hlas, donner de preuves ce que je proclame, mais de ceux-la qui lurent
S<*gesse, de Paul Verlaine, et qui laimrent, la plupart, jespre, comprendront.
Le credo, l acte de foi ainsi pos, il faudra concevoir la nullit absolue de notre
pouv


nioins
* mis

Lout.

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L E S SC IEN C ES M A U D ITES

184

Et ces mots donnent le processus complet, la mthode unique, que je rsumerai


ainsi: Prier et Crer. La prire nous emmne vers la Source infinie de toute Lumire et
de toute Beaut. Comme les lus, lus nous-mmes, pour un instant, nous contemplons
Dieuface face. Et davoir ainsi participe au prncipe suprme de cration, nous rapportons, revenus sur la terre, des reflets de cette Beaut, qui feront un peu dArt pour
le repos, la consolation et la rdemption de ceux qui nous entourent.
II ne faudrait pas, en une fausse et trop htive dduction, simaginer que lArt mystique 11'exercera son objet quen des sujets dun particularisme spcial, soit religieux, soit
symbolique. Dieu fest la vie de toutes choses, et le mystique voit Dieu partout, dans
1arbre comme dans le rocher, comme dans le geste le plus ordinaire de 1homme le
moins croyant. Aussi n'est-ce point l'Art mystique quil faudrait dire, mais lArt considr
mystiquement, et les trois centres de lhomme, 1'esprit, lame et le corps sont chacun
capables dune cration mystique approprie. Et ce ne sont l que des indications inutiles prolonger, car 1intuition seule du cceur doit guider en ces recherches.
Ce nest do:ic pas ici une thorie de recherches que j tablis. Un art nouveau se
prpare et je voudrais tre un des premiers saluer sa naissance. Ainsi dans notre rce
dcrpissante, Pagonie, la dernire et la plus belle ileur va s e p a n o u i r p o u r annoncer
ceux qui dsespraient 1espoir des temps meilleurs et dune humanit plus rapproche
de Dieu.
A\ SA IN TE-M A R/E.

I.A DIXIME CLEF DU TAKOT

30076229

V A R IA N T E DU P E N T A C L K DE

TR1THME

0 0 0 7 229

076229

Le vingtim e Sicle cfaprs les prophties


A Madtmoiscllc Couidon.

A VIS A U LE CTE U R
L cmteur de cet article prepare un volume dtudes critiques sur cellcs des propheties qui mrilent dattirer 1attention. II prie ses lecleurs d'excuser la scheresse de
cette brve numration d une srie dv('nements. Les documcnts sans authenticit ont
t ngligs.
i er

ORGUe il , la cupidit, la corruption, limpit des hommes vont attirer d^effrayants


chtiments sur 1'univers au dbut du x x e sicle a .
E humanit semblera quelque temps abandonne par la Providence
En France, aprs une preniire crise, le rgne trs court du duc dOrlans sera marlF,e par la famine et par des troubles sanglants c.
lo u t 1'univers sera frapp. Les grands cataclysmes auront t annoncs par la
scheresse de 1893, la mort de plusieurs extatiques, une grande mortalit (due l'inHuenza), le flau de la peste et les maux de la guerre sur quelques points du globe ter1estre, enfin des phnoranes extraordinaires et inexplicables pour la science incroyante.
Attaque par lAngleterre, la France s alliera bientt l Allemagne. La Lorraine lui
sera rendue. Une guerre acharne ensanglantera les mers d.
I rois nations sarmeront au moment dun tremblement de terre e.
La France sera subitement attaque de plusieurs cts. A lintrieur, les plbiens
se soulveront. La rvolution doit s^tendre toute 1Europe. Des republiques s lve-

a l m du cyclc dc Kali Yoga (Lotus Meu: aot 1896 ct mai 1897), cn 1898 011 1899, liquiJation du
Karma co llcciif des nations (id, fcv. 1896, article dc Buchann).
!> Proph. du P. Nectoux (Curicque : Voixprpphtiqius. Paris, Palme, 1872, in-12, 2 vol.).
c M,u Coucdon (Echo du MerveilUux, par M. G. Mry, 1897, p. 27, 5 8 ; 1868, p. i 3 ).
d M11' Coudon, Echo du MerveilUux; 1897, p. 87, i 3 6 , i 5 6 , 3 14.
e

Id e n ty

68.

L E S SC IEN C ES M A U D IT E S

188

ront en Espagne et en Italie. Les Allemands, allis des Autrichiens et des Russes, combattront les rvolutionnaires italiens a.
En France, les catholiques seront contraints de prendre les armes par une perscution sanglante. Trois partis se feront une guerre acharne. Lechafaud se dressera
comme en 1793. Ce sera la Guerre des Rouges, qui se toumeront dabord contre les
riches, puis contre les prtres. Eglises et couvents seront pills et brls en grand
nombre. Le clerg sera ainsi pur i.
Mais Dieu se manifestera comme dans les temps passs. Les songes prophtiques
et les miracles se multiplieront, et la foi au surnaturel rentrera dans les coeurs c.
A la suite de plusieurs mois de bouleversements, il y aura une crise formidable
pendant laquelle on se battra mme la nuit. Les lments seront soulevs et la terre
tremblera. Les mauvais esprits pulluleront dans les airs. Quand les mchants voudront
achever de massacrer les bons, des tnbrcs pestilentielles feront prir ceux des premiers
qui ne seront pas morts dans les combats. Les bons chrtiens se prserveront de la mort
en allumant des cierges bnits, dont la lumire seule pourra clairer pendant trois jours
de tnbres d.
Beaucoup de bons seront conservs. Ceux des mchants qui survivront aprs le
grand coup de la Providence se convertiront en masse
Un souverain du nord dtruira les gouvernements rvolutionnaires. Les bons Franais auront recours lui, ainsi qu au souverain Pontife, pour mettre fin leurs discordes :
ils obtiendront alors, parla bont du Cceur de Jesus, un gouvernement chrtien/.
Le changement sera prcd d une ruine presque complte de Paris s. La manne
tombera du ciei au milieu dune famine universelle, quand la terre aura perdu plus du
tiers de ses habitants h.
Le vritable sauveur des Franais sera dlivr de la captivit dun mauvais prince
par le secours de la Vierge .
Methodius (Adrien Pladan : Dernier mol des prophities \ 1 8 8 2 , 2 vol. in -12 ); R o s a - C o l u m b a
(Curicque).
h Holzhauscr, le P. Nectoux, Soeur Nativit (Curicque) ; Une cxtatique; l abb Souffrant (Annales du
surnaturel, 1884. p. 3 12, i 8 8 5 . p. 4 3 ). Secrct de la Salette, abb Rigaud (Annales des Croiss de Marie,
passini), abb Mattay (Curicque); Mlu Coudon.
c M1,# Coudon.
d S.

d Proph. de Blois, P. Ncctoux, Marie Laiastc (Curicque); Prmol (/ nitiation, dcc. 1 8 9 7 ) ; Jean de
Vatiguerro {Liber mirabilis)-, Secrct de la Salette; Anne-Marie Tagi (Curicque); Marie-Julie (Dernier

mot des proph.); Josphine Reverdy (A. Pcladan : Les apparitions de Boullercl; abb Olive : Annales de N.-Ddes Sept-Douleurs, passim, Cettc); M1,# Coudon.
f I r. eie Grenoble, P. Clausi, P. Nectoux, abb Souffrant, pr. dc Bellcy (Curicque); M,,cCoucdon-

fiasswi.
/ P r . de Blois, Marie dc Brotteaux, socur lmclda (Curicque); Ann. dc la Foi (De S tc n a y : * Srand
phare prophitique, Louvain, Lcfever, 1882, br. in-8) ; Mre Marie-Thrse dc Jsus (Ann. du Surnat.).
g M,,e Coudon : passim.
h M11* Coudon : passim.
1 Me Coudon (Echo du Mcrveilleux., 1897, p. 161 ; G. M cry : 9* fase., p. 184).

00076229

PIERKE VINTBA8 ( U E STRATANAEL)


FONDATE0R

de

l OBOVRE d e

LA M.SKICOKDE

(UAXS LES 1IABITS DE SON S A C B l U l E )

JQO

L E S SC IE N C E S M A U D IT E S

2
Un voleur couronn tombera au moment de consommer malgr lui un demier sacrilge. En Italie, comme en France et en Allemagne, il y aura des massacres de prtres.
Un pape lgitime devra quitter Rome. Un prince du nord imposera un antipape au
monde catholique : dix douzaines de chrtienssattacheront au faux pontife a.
Rome et Florence seront reprises sur les rvolutionnaires et brles aprs une terrible effusion de sang K
Don Carlos triompliera de lanarchie en Espagne. Son fils rgnera. Ils seront les
allis du jeune prince dabord inaperu qui rgnera en France sous le nom de Henri \ .
Celui-ci mettra in au schisme nouveau. Aprs quatre annes daffreux malheurs pour
1Italie, ce pays formera une fdration, et le pouvoir temporel sera rtabli c.
La Hollande sera donne 1Allemagne et la Belgique la France d.
En Allemagne, les soldats luniforme blanc feront couler bien du sang ; mais ce
pays, comme la France, redeviendra prospre e.
Le royaume de Pologne sera rtabli quand les Etats europens sentiront la ncessit de revenir une politique chrtienne. LAutriche sagrandira par compensation du
ct de la Grce/.
L Angleterre, qui sest joue des maux des autres nations, sera humilie. Son empire
sera dmembr, sa ilotte submerge. Les Indes lui chapperont. Elle sera bouleversee
par une hideuse guerre sociale. La France 1aidera plus tard reconqurir la paix. Aprs
une lutte contre les Etats-Unis, se fera une rconciliation : mais 1Angleterre recevra
1impulsion de la grande Rpublique. Les Stuarts rgneront sur les Anglais s.
Lempereur de Russie viendra jusquau Rhin ; il sera converti par 1intervention de
la Vierge Marie. Un czar alli du roi de France fera la conqute de Constantinople.
La Russie aidera la France rendre la paix au monde
A la suite dattaques de la part des Musulmans, le roi des Franais entreprendra,
de concert avec le Pape, une dernire croisade. Aprs des massacres, les chrtiens se
rfugieront sur le rnont Liban. Les musulmans perdront quatre-vingt mille homnies
entre Alger et Jrusalem. Le sultan nouveau prira dans une mosque de Damas. La
a Bernard dc Bustis (Chauffard : La Rvolulion).
b Le P . Com a (C u ricq u c); Marie Sticfcl (Dern. mot des proph.); Mcre Steiner ('.); Rosa-Colom
(C uricque); Jean dc Vatigucrro (Dem . mot); S. C yrillc (r.), II, 221 ; Mthodius De S tcn a y : Soleil proj
p. 223 ; Bernard dc Bustis (Chauffard : La Revoluiion, p. 242 ; Avignon, A ubancl).
__
. ^
c A. M. Taigi (Curicque) ; Proph. Etniliennc (Chauffard: Les prophities, Thorin, 1886); Annc Enuncrn.
(Vie, MI, 184 par C azals); abbc Soullrant (Curicquc).
d Proph. espagtioles (l)crn. mot) : S. Viriccm Ferricr [t.); Proph. placcntienne (ib.).
e M"e Coucdon : Echo du MerveilUux, 1897, p. 222.
/ Proph. allem andes : Revue britannigue, mai : 8 5 o.
g (Idern).
n
h Prcm ol; le P. Raynaudi (Chauffard : La Rivolution, 2 3 5 ) ; le P . Mancinelli (C uricquc); M11* Couci
(Echo du Merv., 1897, p. 186). L Egypte sera franaise ( Centuries, X, 79).

L E S S C IE N C E S M A U D ITES

191

Mecque et Mdine seront dtniites. Le monde de 1Islam tout entier sera force de se
convertir au christianisme a.
A quarante ans, le roi de France viendra enfin bout de ses derniers adversaires !.
Avignon remplacera Paris comme capitale c.

*3
Henri \ sera un nouveau Saint Louis. Prudent, siinple, modeste, vaillant, bon et
ador de ses sujets, il ne fera la guerre que pour assurer 1ordre et la paix. Sa misMon est de tout rparer et de tout rgnrer dans son royaume. Comme Saint Louis il
'eia un arbitre invoqu par plusieurs nations d.
Les cliefs dEtats interdiront le port des armes sous peine de mort. Ce sera pour
1^
umvers la paix du Saint-Esprit, semblable celle des premiers temps, qui fut celle du
* re, et celle d'Auguste, qui fut la paix de Jsus-Christ. Lannonce du prochain avnenient de 1Antehrist empchera les hommes de sabandonner une joie sans mlange e.
Une socit funeste, ennemie du Christ et de 1ordre public sera dtruite par ses
propres sectateurs. /
Les lois civiles seront remises en harmonie avec celles de Dieu et de 1Eglise. Les
corporations douvriers seront rtablies. L'instVuction sera minemment chrtienne.
Jamais 1univers naura vu une re aussi heureuse s.
A Lyon se rouvrira le Concile suspendu en 1870. II mettra fin aux dissensions des
Eglises chrtiennes. Un grand Pape, franais de naissance, religieux dchauss, troisime
successeur de Lon XIII, fondera un nouvel ordre, qui 1'emportera sur les anciens : ce
sera 1ordre des Croiss, ou les aptres des derniers temps, partags en trois branches :
les solitaires et hospitaliers, les missionnaires et les chevaliers arms h.
Ce pape rconciliera 1 eglise dOrient et celle dOccident. II fera plusieurs voyages
et-tablira une route qui reliera PEurope et lAsie. II crera dix cardinaux dans les pays
(1 Orient et tablira en Occident deux grands patriarcais
a Holzhauser, O rval, abbc Souflrant.

^ Proph. orientales (D ern. m ot).


c Pr. du roi des Eis (Liber mirabilis).
d Pr. dc Ezelbe, de BcJIey (Curicque) ] Centuries de Nostradamus : III, cjb] XIII,
^I11** Coudon (c/10 du tnerv,, 1807, p. 5q)
* S . F ran oisd e P au Ic(A n n . d u su rn at., i 5 octobre 18

8 5

\III,

- J IX, 41

, i 5 mai 1886); S. Angc, Holzhauser (Curicque);

N,1' C u ricqu e (passim.)


/ S. Vincent F errier, Ste H ildcgarde, Ste Brigitte (C uricque),* SS. Pcrcs (Dern. mot).
G eorgcs W aren s (Chauffard : La Rvolution.)
l H lnc WalIraT (C u ricqu e). Ceuiuries, IX, 20; X, 42; IX, 6 6 ; IV, 21 ; I, 17; \ I, 94; X, 80; X, 89.
* Pr. placcntienne; S. Franois de P a u lc; Ste M echtildc d EIpbta (Ann. du surnat., 18N4, p. .*>26);
P. Grignon de Montfort, Sccret de La Salctte; Ste H ildcgarde, S. Vincent Ferrier, Ste Cathcrinc de Siennc
Ste Brigitte, Ste T hcrcse.

>92

L E S SC IEN C ES M A U D ITES

Beaucoup de Juifs se convertiront. Certains, aprs les massacres, reformeront le


royaume de Jude
Les hrtiques et les schismatiques seront convertis comme les musulmans ; il ny
auraplus quun seul troupeau et un seul pasteur. Malgr de nombrenses oppositions, le
clerg sera rform ; la vie commune sera impose aux prtres; ils seront ramens la
simplicit des temps apostoliques. Les dons de prophtie, de sagesse et de saintet
seront alors rpandus par le Saint-Esprit avec autant dabondance quaux premiers
sicles de 1Eglise. Le grand Pontife mourra aprs neuf annes de rgne, dans une province aride et montagneuse, entre un fleuve et un la c : sa mort sera signale par des
miracles l'.
Cinq pasteurs angliques se succderontc.
Toutefois, aprs vingt-cinq annes d'une prosprit inouie, une certaine tideur de
1Eglise sera punie par les ravages dun avant-coureur de lAntechrist venu de la Chine.
Ces ravages dureront sept annes. Le roi de France viendra craser les envaliisseurs en
Palestine, ou se terminera sa vie. Alors la terre tremblera et Pon verra des prodiges d.

* 4
f

Plus on approchera du jugement dernier, et plus les rvolutions contre 1Eglise


seront abrges e.
A lepoque des successeurs du grand roi Tranais, commencera une nouvelle priode
de dcadence. De faux prophtes annonceront lAntechrist comme le vritable Messie,
et tcheront de dtruire tous les dogmes du christianisme. Lart de la magie donnera
naissance une fausse loi religieuse, rdige par des sectaires qui feindront une grande
autorit et de grandes aumnes. Lglise ordonnera des prires et des pnitences
publiques qui convertiront beaucoup d'liommes sduits/.
La dmagogie lemportera nanmoins dans 1Occident de 1Europe la suite de
guerres non moins formidables que celles du dbut du sicle. Le dernier roi de France
sera tu dans une bataille, aprs la division de ses tats (la discessio dont parle Saint
Paul), quand 1Antechrist sera dj puissant s.
Yers lepoque de la mort de Henri V, naitra lAntechrist, selon la tradition,
Corozain : il sera lev Bethsada et rgnera Capharnam. Fils dune religieuse pera Liber mirabihs, chap. 2 5 ; Am ade (Dern. ?nof).
h AHcieti testament,passim. Mlle Coucdon (fase. 1 , p. 3 q, de M. G. Mcry).
c Orval, proph. allemandes et orientales (Dern. mot). Sceur de la Nativit, Soeur Rosa Colomba,
P. Pegghi, A. M. T aigi, Ste H ildegarde; Libtrmirabilis fpassim); Hlnc W allral; S ic Catherinede Sienne J
M,u Coucdon; Bcnoit XI, Merlin Joachim (Dernier mot).
ti Merlin Joachim ; Proph. de S. M alachie (Curicque).
e. SS. Pres, Stc Hildegarde, S. Mthodius, S. Augustin, S. Thom as (Liber mirabi/is), Secret dc ll
Salette.
/ Soeur Nativit, Ste Hildegarde, Orval, Prmol.
g Orval, Ste Hildegarde, Bertina Bouquillon (V. dc Stenay : (Dtrmers avis prophtigues).

00076229

NOSTRDAMCS

L E S SC IE N C E S M A U D IT E S

'9 4

vertie, juive de la tribu de Dan, et dun vque pervert, Turc de naissance, il sera
inspir de Satan, alors dchain, qui lui donnera des connaissances surhumaines. Tout
dabord, il fera des prodiges dans le secret. A trente ans il agira ouvertement. On le
verra environn d'une clart et accompagn danges dchus... Jamais on naura vu tant
de faux miracles et de faux prophtes. L Antechrist, grce la magie, fera mille pro
diges apparents. Ses complices, aprs une crise qui amnera cependant la conversion
dun certain nombre dentre eux, prteront Satan serment de fidlit jusqu a la mort a.
Une guerre de vingt-sept annes aura lieu contre 1Eglise, cjue soutiendra PAigle
du Nord h.
Le dernier pape, Pierre, Romain de naissance, souffrira le martyre, son sige sera
prpar pour lAntechrist. elui-ci, vainqueur des chrtiens, fera disparaitre de nouvelles
republiques et deviendra le maitre dun inunense empire. Trois grands rois seront
vaincus avec sept autres c.
II ny aura plus que deux croyances bien tranches : celle des fidles de Jesus, et
celle des fidles de lAntechrist d.
Enoch et Elie apparaitront, prcheront et seront mis mort sur lordre de
1homme du pch. Deuxjours aprs, Dieu les ressuscitera C
L Antechrist, poussant 1aveuglement jusqid se faire adorer comme la Divimte
p
mme, et essayant de selever au ciei sur le mont des Oliviers, Jsus-Christ le fera perir
par le soullle de Saint Michel archange /
Cependant un tiers des sectateurs de 1Antechrist aura le temps de se convertir et
dapaiser la colre divine par une douleur sincre. Enfin le Seigneur laissera un libre
cours tous les signes avant-coureurs de son jugement. La terre sera dans les larnies
parce que ses fruits seront perdus ; une grande scheresse dsolera 1'univers ; de violentes
secousses feront fendre le sol et prir des milliers dhonunes. Les morts renaitront poui
le jugement dernier, et ce sera la lin de 1humanit terrestre e.
SA TURNINUS.

(t

S.=T.ri J,iV' ; S"


f r h 0rv"

TT'k

l ' ni d **> Testaincnt;


S re' *
AC Emmcrich,

P rm l

6c I(Um.
C,hauffard * * Rvolution; et id / '^pocalypse,
4k
,
t. || 5 4.. 50^ -) r0o7* Nostradamus, VIH, 77.

l/ Idem (v. O rval).


* /dem.

/ v. Ste M ccluilde (Ann. J u s


u
r
R Nostradamus parait dirc que la Hi I
parlenH e

dc

e H ? " ' 65 lradU,0,,S chr ie n c s : il m. Parait

^
T .T

C pr*d s e r ,cs

euf ccn, nonan.c


des cvcncm cnts dont

laires uni !9 ' qUC lcsb o u levcrsem em ssu ivam sau ro i't r ^
n tre
R I,ublitl ue tinira entre juin 1900
q
lxcnt aux environs dc I'an 2000 la lin du 2
T . ?* T *
q u e les anciens com.nenC a a u c l n ont jam ais t scrieuscm cnt refutes.

00076229

Conclusions

I. SUR LA CRDULIT.

Ce nest pas sans un malin pluisir que nous livrons ceite


monographie la curiosit publique. Pour ma part jc
'-oinpte sur la sincrit dune partie de nos lecteurs'et sur la bonne foi des autres. jMe
tromperais-je?
Ces unscroient; la majorit nie; il y a ceux qui raillent et il y a ceux qui ont peur;
peut-etre ces deux dernires catgories de lecteurs sont-elles de la mme famille?Daucuns
doutent et se reservent; dautrcs sempressent de rire pour ne pas blmir et cacher leur
embarras.
I)c ceux qui croient, beaueoup manquem de philosophie critique; de ceux qui nient,
'a Presque totalit, ignorante ou meliante, releve de la fatuit ou de la sottise. Ceux qui
'nt peur se recrutem parmi les pusillanimes et les tides; ceux qui doutent nont jamais
P^s la peine de justifier leur attitudc ni leurgeste. Au fond, la crdulit est le moindre
1 c,aut des ngateurs, des peureux et des sceptiques.
Cependant cest parmi ceux qui raillent, que 1on rencontre le plus grand nombre
" respectable d'imbciles; et j'ajoute : dimbciles dangereux parce quils som le terrain oii
se developpe, avec une rapidit effrayante, la crdulit.
Prenons ceux qui sont reputes intelligents, rputation usurpee que nous leur reconllaitrns si nous raisonnons par 1absurde, ainsi quil convient cette espce. IIs ont leur
Poche de devant pleine desprit contre les naifs qui viennent leur raconter des histoires
dormir debout ou bonnes, tout au plus, semble-t-il, effrayer les vieilles personnes.
Quand iIs ne sappuient point sur Popinion de quelque docteur en mdecinc, ils sont
d ordinaire fort vaniteux et de leur sicle . Ils citent le moyen-ge, parlent de Plectric,te et de la vapeur : voil, au moins, qui nest pas pour les diminuer. Mais leur apprhens,0n du ridicule est dautant plus terrible que leur esprit se trouve plus ouvert la
superstition. Le raisonnement et le fait branlent-ils leur conviction ><! leur crdulite5
Atente accueille immdiatement la plus invraisemblable fable o le mdecin qui ne relute
Point le fait mais lui donne une autre cause que celle donne par les occultistes, ji^ue le
premier rle.
J

*I'

00076229

ig6

L E S SC IE N C E S M A U D IT E S

Les railleurs ont tout ni; ils vont tout accepter. Et entre deux savants qui leur exposeront : lun, les raisons physiques et tombant sous le sens commun; 1autre, les
raisons analogiques et xigeant une culture intellectuelle spciale, qui croiront-ils ? Celui
qui leur parle une langue dont tous les termes leur sont connus, sinon familiers. Evidemment est fou celui-l qui vient leur assurer quil nest pas ncessaire davoir des yeux pour
voir. Et cependant de quels exemples convaincants ce fou pourrait appuyer ses dires.
Or, si les quatre branches de larbre des Sciences Maudites portent des fruits merveilleux, il nest point permis tous de les cueillir.
Nagure esprits forts, les gens crdules sont, ou inexperts : ils ont trop persifl pour
navoir pas gard un peu de vague 1me; ou malhabiles : ils ont tant fait le geste ngatil
quil leur est demeur aux mains je ne sais quel tremblement maladroit.
Acquerraient-ils la foi, seraient-ilsdevenus dductifs, fussent-ils prudents, quils ncsauraient apporter aux faits manifestes, toute la luminuse logique dun gnralisateur. Car ici,
plus quailleurs, il faut briser 1os pour sucer la molle; ne pas confondrc les faits dun
ordre diffrent et qui nont que 1apparence semblable; ne pas prendre Pquivalence pour
1galit; tre fervem, silencieux et impassible, sain desprit et de corps; avoir le raisonnement solide, et 1esprit de suite au plus haut degr : tous dons indispensables, sous
menace de dchoir, peine dincapacite.
Jai suffisammcnt montr 1envers de la cre:dulit: je ne veux point tablir ce qui
constitue la croyance.
Sans avoir tout ou partie notable des qualits sus-mentionnes, ceci nous repose de
cela; car le croyant est admirable et il a un admirable dfaut dont on a la sottise de rire.
Celui qui croit, considere, a p r i o r i , comme vrai, tout acte qui interesse ou confirme sa
doctrine. Pardonnons-le-lui, ou plutt dsirons quil en soit toujours ainsi, car c'est ce
diaut-l que l humanit doit ses plus belles, ses plus grandes, ses plus utiles decouvertes,
ses plus pratiques, ses plus louables, ses plus simples inventions.

eTdTja c m ^ ,Ca
^ mditation comme de la crdulit
1\Unsns
1. SURLA
PR
1
RE.
Rfcrnelles, jai dit ou peu prs r ^ C ,l -'i' UnC dS pagcs sotriques de mes

niarmotte que des mots. La parole qui nim > ' t


3 L Sa't pas Pncr qui na jamais
pnc S )l ntait Pas lui-mme Phymne le nI.
P3S la pense cst vaine- Quand 1enfant
aueun sens. Cest pourquoi 1homme a be ^ C,N<' nt, ,os mots qu prononce nauraient
Part.ciper son me plus que ses lvres 1 i - T ^
l efficacite' de scs paroles, dy faire
sans que 1oraison soit interrompue- -il. S'|UlU ,<>Ur ol sa buche pourra rester close
B *> d ttr , e, sa souffrancc el l
saura *
< ..
cu emcnt des tres mais encorc des chos^s ! lt,ntcs ct scs espoirs seront entendus, non
obeiront. La prire est la plus haute exnr , ^
qU le serviront>ct des choses qui lui
expressou de la Volont et de la Loi. Cest le levier

00076229

L E S SC IE N C E S M AU D ITES

'9 7

ui branle la pierre, quelles quen soient la lourdeur et la masse. La mditation enseigne


" se trouve le point dappui et rvle 1eflfort quil faut faire.
Si Pon pouvait comprendre par une comparaison lointaine ce que javance, je citerais
olontiers comme exemple le fer qui, attire; par Paimant, devient aimant son tour. Mais
je parle ici seulement pour les ngateurs, et point nest besoin de les entraner sur un
cirainpeu familier leur intelligence. On propose souvent tel ou tel mage, et plus
^ouvent, au bas de 1chelle, tel ou tel sorcier, daccomplir un prodige. Le mage dordiuaire sourit bienveillamment, fait la rponse que mrite le qumandeur, ou consent des
explications si la demande part dune me sincre. Quantau sorcier, qui tient sa rpuation, il sexcute ou sen tire par une charlatanerie. Mais, quon se garde bien den rire.
'-elui qui fait telle ou telle demande de prodige est toujours plus ridicule que le sorcier.
On se garde bien de vouloir quun chimiste ou un physicien fasse une exprience dont
leslments ne seraient passous sa main. Mais, sans scrupule, on exige du mage des faits
miraculeux.
Larfois, il est vrai, tromp par les apparences de sincrit du qumandeur, un occultiste se prte de pareils dsirs. La situation est la mme que celle dune personne
pleine de sant reclamam les soins du mdecin. II faut avoir, dabord, besoin du mdecin.
Le besoin cre Popportunit en mme temps que la possibilite de Ia gurison.
L habilet des sorciers nous valent, de la mme manirc, des cures merveilleuses.
^ est-cepas, dailleurs, en pratiquant un peu comme eux, que les mires les plus fameux
obtinrent la faveur du public?
Lout gurisseur de maux doit crer Patmosphre de sympathie dans laquelle il
plonge dabord le malade; et pour cela, en premire ligne, il fait servir Ia parole; sductrice si elle est eloquente, efficace si elle est persuasivc, cette parole, presque infaillible et
devenue la prire, peut tout, car, la prire, je le rpte, est la plus haute expression de
Ploquence.
Nayant garde doublier les ngateurs, je prends cet exemple : 1esprit des foules obit
a 1esprit dun seul; ainsi 1intelligence et les forces de 1inconnu sont des filies soum,ses et docilcs. Quiconque est loquent peut tre mcneur dliom m es; le mage est celui
C1U1 sait. L'orateur mime ses gestes selon sa parole; le mage cre son attitude et ordonne
ses actions selon sa convenance. On ne dtruit pas rloquence de rorateur non plus que
puissance prcatrice du mage, en la niant. Celle-ci est, ou n'est pas, dit 1incrdule. Si elle est, elle ne doit pas sexercer opportunment mais tout entire; elle est
absolue et non relative.
L incrdule se trompe : il suffit que rloquence et la prire soient relles.
Voici une goutte deau, diriez-vous un savant; puisque vous vous vantez de separei*
I hydrogne de Poxygne, dont la combinaison forme cette goutte d eau, prouvez-le moi
mnidiatcment et sans le secours cTaucun appareil.
Le savant ne pouvant pas executei* ce quon lui demande, dans les conditions
xiges, fadra-t-il nier le fait et douter de la Science du savant?
Ainsi, du mage. Avec ceci, en outre, que le mage n'accde aux dsirs que s il lui plait.

00076229

198

L E S SC IE N C E S M A U D IT E S

CTlD T U D A PTC
Pourrais lcli ^crire une grande partie de ce quon vient
. 0U\ L L I A\j 1 L.
de lire propos de la crdulit et de la prire. Moins que
le caprice de Tcrivain et Tme du poete, la logique des taits, la ralit des contingences
nVont guid! Je me suis surtout gard contre moi-mcme et j'ai tch de faire claires des
thories absconses.
Je veux, selon le rythme de la puissance oratrice, parler du pacte dont, ma connaissance, il nest pas question ou trs peu dans les livres. Le pacte, chacun le sait et beaucoup
le croient, ne saurait exister si Pon iVa pas sign de son sang 1111 parchemin sur lequel sont
crites les promesses reciproques de Satan et du futur Sorcier. Les thologiens qui ont
rponse tout nen dplaise certains nomment ce pacte bilateral et admettent aussi
un autre pacte o le novice ne signe rien et promet tout. Daprs les dmonologues,
les plus redoutables sorciers se recrutem parmi ceux qui sont accrdits par le sang;
avoir sign conjointement avec le Diable constituam le pouvoir integral de faire le mal
et permettant la prise dme de qui que ce soit. Les autres ne sont que de simples posseds, des disciples docilcs des premiers, en quelque sorte des suppts, au deuxime degr,
des Puissances Infernales. Mais tous savent intimement la valcur du pacte et ses effets, parce
quils connaissent et redoutent toute la vertu de la prire et sa force imprative. Leur credulit est,en outre, la meilleure garantie de lefficacit de lers dsirs. Je pourrais conclure
maintenant que le pacte se manifeste de trois manires diffrentes et continues, correspon
dam assez exactement aux pchs, par pense, par parole et par action. Jappellerais : pacte
rel, immdiat, celui dont un parchemin prouve 1existence, correspondant au pch par
action; pacte lonin, temps limite, le pacte de promesse dont la signature, sanglantc
ou non, est exclue, correspondant au pch par parole; et pacte rel, incessant, le
0
pacte de dupe qui constitue le pch par pense, lequel pour ne pas tre aussi caracterise
que les dcux autres nen est pas moins grave. II est si facile dagir mauvaisement! L,effort
faire est nul: on ne contrarie poTnt Ia paresse dautrui, et tt ou tard, la semence verbale
jete, lve dans le cerveau malicieux ou malveillant dun tre actif devenu logiquement

froce et redoutable.
Je ne rvle pas une ide neuve en ajoutant que le mal commis oralement a toujours
des auditeurs dvous sa propagande.
En dehors des saints admirables dont la bont est surnaturelle, je suis forc davouer
^
_
*
qu'tre bon est rarement le signe dune grande intelligence, tandis que le mal..... Et puis
la bont est une vertu... sans esprit; on est souvent mchant... spirituellement. On n'a pas
beaucoup de mots pour caractriser la bont, ce qui prouve, hlas! son peu de dbit, alors
que pour dsigner le mal, la parole humaine est dune richesse incroyable de vocables.
Lme se trouve donc sans cesse assaillie; la vertu du verbe la pntre et elle succombe
si elle est incapable dun effort vers le bien. Puis, un jour elle se trouve toute prete
faire pacte avec la haine ou avec la rancune. C est cela qui constitue le pacte de dupe.
La force de ce pacte quon accepte sans quily ait apprhension de choses extra naturelles,
crainte ou frayeur dapparition; dont par lchet, on cultive la virtualit et dont on ne voit
pas le danger immdiat, ravage lme et sexerce sans controle. II ny a pas limite de temps;
le Diable ne viendra pas au bout du terme fix rclamer son salaire; une mauvaise action
nest dans ce cas quune peccadille. On le croit. Mais, vires acquirit eundo; 1influence
mauvaise de la pense obtient des rsultats nfastes dont on ne reste jamais longtemps le

00076229

L E S SCIEN CES M A U 01TE S

>99

bnficiaire car la Loi de 1quilibre dit que le Doit et 1Avoir esotriquement finissent
tojours par sgaler.
Je nai jamais t plus triste que le jour o jentendis un vieillard barbe blanche dire :
j ai t toujours henreux. Je ne connais point de phrase plus terrible que celle-l. II est
certain que cet homme devait tre insupportable son entourage et, crapule ou non de
renom, une victime future des plus cruelles soutfrances. A moins dtre une brute, je ne
sache point quon puisse entendre une telle phrase sans frmir.
Le lecteur jugera quel pacte de dupe pouvait faire quotidiennement cet homme.
PA UL-REDONNEL.

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Les diteurs modernes


des OEuvres sur les Sciences Occultes
FRAG M ENT
tl

y a peu de lectures qui soient aussi int-

A ressantesque celle des ouvrages sotriques


lorsqifelles sont gradues avec ordre et avec
gout. V oil bien longtemps que je voulais le dire
publiquement, mais les dieux ne irftaient point
propices ei les circonstances ne furent jamais
favorables mes dsirs. J"tais d'autant plus
impatient que le jour o je pourrais nVexcuter
se perdait dans les lointains vagues o s'difient les chteaux en Espagne; et je brilais, un
soir, aprs les avoir collationns avec soin, bien
des documents ct bien des notes.
Mais aujourd'hui voici que mon projet se ralise! voici qifon me donne la joie de signaler les
ceuvres les plus remarquables des crivains
mages! Je nai pas tarde un instant me mettre
en campagne, et je suis all voir les diteurs.
Je les ai trouvs fort affables; et pour que le
succs de mes visites ft complet, j'ai interroge
les sceptiques; j*ai mis la question les ironi-

H enki Chacornac.
et dita, ses trais, Albert
aujourd hui apprci 1'gal d un

mit en vedette
Poisson,

maitre par les alchimistes.

ques; j'ai stupii les blass et j'ai troubl les

11 faut lire les trois ceuvres d A lbert Poisson.

factieux.
En ralit, je me suis fort amus des paroles

dont voici les titres : C iiiq tr a it s d ' A ld u n i i e des

de tous.
L a plupart nVont dit qifils auraient bien
voulu s'occuper exclusivement des livres o c
cultes, et ils les ont tous, sinon abandonns,
du moins relgus en un coin de leur boutique
et imprimes sur une page difficile de leur cata
logue.

p lu s g r a n d s p h ilo s o p h e s ; T h o r ie s e i sy n ib o le s
des A lc h im is t e s , le G r a n d C E u v re; H is t o ir e de
i A l c h i m i e , X I D* s i c le , X ic o la s F la m e l, sa vie,
ses fo n d a tio n s, ses ce u v res; et nous devons sou-

haiter que soient dites les

ceu v res

posthumes,

si le jeune maitre en a laiss en mourant.


M. Ilenri Chacornac, dans son catalogue:
R e v u e b ib lio g r a p h iq u e d es S c ie n c e s h e n n tiq u e s

De ceux qui ne se sont

le laisse entendre et doute. Nous n*avons, nous,

pas dcourags et qui se

aucune inquitude et nous esprons.


Le catalogue dont il sagit est plein de notice^

sont exclusivement consacrs leur vente, est


M. Ilenri Chacornac, gendre de M. Jules Lermina;
il faut l'en louer et le louer
sans rserve. Outre quil
y a peu de libraires capables, com m e lui, de raiM
L

a r q u k dk i .a

iu r a ir ik

C hacornac.

sonner sur son mtier, il


ne faut pas oublier qiril

interessantes qui ixent, mieux que nous ne


pourrions le faire, sur le but et Tobjet de vingtquatre ouvrages, tous fort re m a rq u a b le s. Je n en
donnerai point Panalyse : cependant il en est
deux, trs rcents, qu'il convient de sign alei
particulirement; ce sont :
i E s s a i d une b ib lio g r a p h ie fr a n a is de lei
s o r c e lle r ie et de Ia p o sse ssio n d m o n ia q u e, par

Y ve Plessis, dont le seul titre excite a la curio

00076229

L E S S C I E N C E S M A U D ITES

site et pousse Lachat quiconque, de prs ou


de loin, s'intresse cela. Le gout d'un bibliophile mrite joint une rudition peu banale
n a pas fait dfaut cet ouvrage dont il reste,
je crois, peu dexemplaires aujourd*hui. Avis
ceux qui voudraient le possder.
Les enseignements secrets de M artines de
1'asqually, p a r F r a n t f von B aader .
20

Gitons le commencement de la notice :


Ce petit ouvrage est de la plus haute impoitance
pour 1 tude des doctrines de Martines de Pasqually
et pour rhistoire des travaux des lus cons. II se
compose d^ne trs longue lettre du clebre franc" nian F. Baader dont les travaux de philosophie
mystique sont si apprcis dans toute rAllemagne.
" be plan general de cette lettre est accompagn des
" notes et commentaires de Baader lui-mme....

Cet ouvrage tablit dfinitivement la lumire


s u r le m artinism e et le martinsisme et je ne
saurais trop en recommander la lecture attentive.

* *

S il est ncessaire de connaitre et de poss


der la bibliothque Rosicrucienne * et les rares

2o r

que le catalogue de la librairie Chamuel *


appelle les classiques de rocculte.
II importe d'avoir les oeuvres des collaborateurs de cette monographie : de Papus, de
Sdir, de 1'. Ch. Barlet, de Joi 1i
yet-Castelot,
cTEmile Michelet, et celles de Saint-Yves d'AIveydre, de Pladan, d'Albert de Rochas, de
Stanislas de Guaita, d'Eliphas Lvi, de 1'abb
Rocca, deJules Lermina, deJules Bois, dAlber
Jhouney, etc.
* Gomme il convient un bon catalogue, celui
de la librairie Chamuel contient pour chaque
oeuvre une petite notice explicative, claire, qui
guide le lecteur dans son choix; d'ailleurs la
librairie est prte donner tous les renseigncments quiconque les 1ui demande.

J'ai trouv le plus exquis des hommcs en


M. Flix Alcan #\ Son accueil parfait et le ton
avec lequel il me parla dTdiphas Lvi, Pont
plac et doivent le placer trs haut dans Pestime de nous tous.
Le lecteur peut se procurer dans cette librai
rie : Dogme et R itu e l de la Haute M a g ie ;
H isto ire de la M a g ie ; La Science des E sp rits;
La C le f des Grands M ysteres . Les autres

oeuvres se trouvent chez Chamuel.

Vigot Frres, diteurs ***, ont abandonnaujourd'hui rdition des livres occultes et se con
tentem de rimprimer au fur et mesure les
livres qui se rattachent aux Sciences Maudites.
Cest cette librairie qu'il faut s'adresser si lon
veut connaitre le tameux livre du Baron du
Potet, L a M agie dvoile, qui cotait / oo fra n cs
et que 1auteur vendait lui-mme, sous conditions; celui qui en faisait 1achat ne devait
communiquer 1exemplaire personne et ne
dire rien de son contenu Ame qui vive.
En cette librairie se trouvent galement les
F ir m k

dk

la

ib l io t h k q u b

R o s ic r u c ie n n e .

indispensable d'avoir sa disposition. c est-a-re sous la main, dans sa bibliothque, ceux


XIQuai Saint-Michel, Paris.

CEuvres de Cahagnet; Les Mysteres de la main,


de Desbarolles; et un Abrg de Chiromancie

trs judicieux, d'aprs cet auteur; etc.


0 5, rue de Savoie, Paris.
105. Boulevard Saint-Germa;n, Paris.
23, Rue de 1coIe de Mdecine #Paris.

202

L E S S C IE N C E S M A U D IT E S

C e tte Science de Tavenir q u e to u te m ain r v le


et d o n t , a v e c u n p e u d ' t u d e
b e t , est

celle

qui

l e s h o m m e s . A i n s i s ^ x p l i q u e n t e t le s u c c s d u -

deux

r a b l e d e 1 a m i d e D u m a s fils e t l e s u c c s d s o r -

par

m ais

scientijique

M adam e

de

livre

Thbes :

tous tem ps,

TalphaLa

du

de

ple

interesse

acquis

a,

on

que

vient

na

rien

de

tout

en

tant

lin d e x

m agie,

lui

m a u d i t ; je

dclaran t
que

etc., etc., et

publier

L n ig m e de la main,

M a d a m e d e T h b e s nVassure q u e
cie

de

que

lui

la c h i r o m a n -

en

donne

sa Science

Talchim ie,

au-

L astrologie,

la

la v o l o n t

de

peut, selon

1' e x c u t a n t s e r a n g e r c t d e c e l l e s - c i o u e n
tre la soeur... e n n e m i e .

d ^ d i t i o n s S c i e n t i t q u e s * , a dit

oeuvres :
G u illau m e

A propos d'Eusapia Paladino ,


d e F o n t e n a y e t YHypnotisme

du

D r C r o c q fils q u 'il c o n v i e n t de

signaler a van t

de v o u s parler des o u vra g es re-

m a r q u a b l e s p u b l i s p a r le D o c t e u r B o u r n e v i l l e .

acte

est

Socit

L e c o r p s m d i c a l n e p o u v a i t p o i n t se d s in t r e s s e r d e s S c i e n c e s O c c u l t e s e t e n t r e t o u s les
livres

qui,

veillan ce
textes,

plus
ou

ou

m oins,

m altraitent

sont hors de

traitent

les

auteurs

pair, les

travaux

du

p r io r i d c l a r e
E g l i s e e t p a r t a n t maudite. M a i s ,
est

satanique

par

s i je n e n V i n c l i n e

p as to ja le m e n t d e v a n t s o n d sir, je ne sau rais


contrarier

cependant

la

prdictions

chirom anciques.

sur

Texactitude

des

II e s t c e r t a i n q u e

la p r e u v e t a n t f a i t e p a r L e x e m p l e d ' u n e m m e
lig n e d e la m a i n

signifiant q u 'u n

fait

se

pro-

duira et se p ro d u it u n m o m e n t d o n n , toute
personne,

d o n t la m ain

leurs

trs pr-

Progres mdical **.

de croire q ife lle ign o re q u e to u te Science divi-

et

c i e u x q u a p u b l i s s u r c e t t e m a t i r e la d ir e c tio n

J e n e ferai p o i n t 1'injure M a d a m e d e T h b e s

natoire

avec bien-

portera

cette

l i g n e , si

Sous

mque,
Si cet

le

titre

gnral

de

Bibliotheque saia-

so n t en ven te huit o u v r a g e s fo rt curieux.


article tait u n

article

d analyse

ou de

critiq u e , j'aurais p laisir traiter l o n g u e m e n t de


ces oeuvres; m ais

jc

ne

dois

tre q i f u n

guide

et m c c o n t e n t e r d e s i g n a l e r c e q u e to u t le c te u r
interesse
pousser

par
plus

cette
loin

m onographie

son

et

voulant

instruction, devra

pos-

sder.

V<.) .,C1 l e s l i t r e s d e s o e u v r e s d u d o c t e u r B o u r " eV J C; e n c o l | a b o r a t i o n

de

M o r*y>

ourette,

Drs G .

a v e c M M . Teinturier,

L egu , A . B net, G. de La

Professeur

C harcot,

DrS

Ladam e,

L e Sabbat des Sorciers; La


possession de Franoise Fontaine; H istoircs,
- am uei G ain ier:

S
f+UCS Ct ^ LSC0urs des diablesy des magiciens
ifames, U l
L a possession de Jeanne F r y ;
- (eur Jeanne des Anges; Procs crim in e l de la
e m u re so?cicre: Barbe Buvc; L a F o i qui
g u e rit.
*

En

b o n c i c r o n e , je n e v e u x p o i n t finir san s

e c o m m a n d e r le

Jo u rn al du Magntisme ***,

11 r' iHe> L*s o u v r a g e s

de

de

vulgarisation du

r n e m e , ct I i n t r e s s a n t j o u r n a l q u i a p o u r titre,

hcho de l A u-D el et d lc i-B a s * * * \


S U N N T -P A IT L E .
d'autres

lignes

ou

d 'a u tre s s i g n e s * n'en m o d i-

lient o u

n ' e n a t t n u e n t p o i n t la p o r t e s i g n i f i -

c a t i v e , v e r r a s e r a l i s e r l a p r d i c t i o n d e l a c h i - ___________________________________________

r o m a n c ie n n e .

**

Phrenologiques ou physiognomoniques.

4. Rua Antoin-Dubois, Paris.

** 14, Rue des Carmes, Paris.


23, Rue Saint-Merri. Paris.
3, Rue de Savoie, Paris.

INDEX

T ex te
Page

En guise de prface : Les Faces des Sciences Maudites, par P aul -R kdonnei..
LOccultisme contemporain en France, par P a p u s . ..............................................
Magie et Sorcellerie, p a rle Dr R o z i e r ....................... ....................................................
Lettre du Dr R ozier M. Jollivet-Castelot. . . .................................
Incantation par les Dix noras divins, par Yictor-mile Michklkt . . . . .
Les Litanies de Notre-Dame des Tnbres, par Edouard d IIooGHE . . . .

3
13
47
49
55
57

L A C

r ;F

Sb B

, ;

U rd iu

de

c lo ltr ; ia

M oH

so u daiu e, p a r

Edouard

68
.............................................................................................................................................................................. .............................................................

La

S dir

C ab b ale, p ar

L A s t r o l o g i c ,

par

Edouard

.............................

. . . .

95

d lIo o G H E ..............................

J o llivet -C a stelo t .

p a r J u l e s D e l a s s u s ....................... *

L ^ A lch im ie, p a r
H o m u n cu lu s,

74

S d ir ....................... '
\
a /Av//<*s>
C h r o n o l o g i e c o l l e : P r itc tio n s des d o iu e 9tb} lie *

. .
. . .

102
124
135

L a M d e cin e o ccu lte, p a r


P a g e s extraites

d e Ia

D a n s 1 A s t r a l , p a r
C la irvo ya n ce

E d o u a r d d IIooGH E.

P sych o m triq u e,

C a u s e r ie sur la G h iro m an cie,

par

par

P haneg .

M me d e T

h b es

Artmystique, par

L e vin gtim e

R.

.............................

M ichei.

....................................

....................................

....................... .....
Sa

i:sl

C o n c l u s i o n s : I s u r l a C r d u l i t , I I s u r l a P n e r e , III s u r le P a c t e , p
L e s E d iteu rs M od ern es des S cien ces O c c u lt-s , p a i

un

149
164

'

S ainte -Ma r ie .

s i c l e d a p r s l e s p r o p h e t i e s , p a

141

...........................................

L A m e d e la L g e n d e et d u P o r a e , p a r V i c t o r - E m i le
D u n

P a ui..R edo .nnkl

...........................................

167
172
180
187
195

200

000762

Illustrations
Nous avons fa i preceder dun astrisque les hors-texte .
Pafes
L e s f a c e s d e s S c i e n c e s M a u d i t e s , p a r A l e x i s M r o d a c k -Je a n e a
*
P r e m i r e E p r e u v e d c 1I n i t i e .
......................................................................
* L E p r e u v e

suprenie

4
5

d e 1I n i t i ......................................................................

L e C h f t t i m e n t d u P a r j u r e ...................................................................................
* L e s q u atre Sorcires, d a p r s lb e r t D u

r e u

12

...................................

13

L es D e rv ic h e s to u r n e u r s S ain t-L ou is gu rit un m a la d e .


*

M agn tism e
...E t

lo rsq u e

aveu gle

15

E v o c a t i o n ...................................................................................
M o se

le j o u r

tenait s e s
du

Sabbat.

m ain s

leves, Israel

A n an ias

tait victoricu x

est frapp de

J e s u s g u r t un

m ort par S ain t-P ierre.

17

F a k i r I n d i e n ....................................................... ..........................................................................................
L a Couronne des M a g e s

S y m b o l i s m e d e la R o s e t

C roix.

1
18

..........................................

* L e P u r g a t o i r e d e S a i n t - P a t r i c k ................................................................................... ......

19

P an tacle d e s leitrcs K a b b a lis tiq u e s , C l d u T a r o t, d u S e p h e r Jezirah et d u S o h a r

21

L a J e t c u s e d e S o r t s ( d e s s i n d e P a u l C m o u ) ...................................................................................

22
23

* L a D a n s e d u S a b b a t .....................................................................................................................................
F a u s t s e v o u e p a r un p a c t e M p h i s t o p h l s (d a p r s le d e s s i n d e R

etzsch

25

25

C e r c l e G o l i q u e d e s E v o c a t i o n s n o i r e s e t d e s P a c t e s ...............................................................
M p h i s t o p h l s c o n d u i l F a u s t a u S a b b a t ( d a p r s l e d e s s i n d e R
* B o u c du S a b b a t (dessin d E lip h a s L

v i)

F a u s t a u S a b b a t ( d a p r s le d e s s i n d e R

26

e t z s c i i ).

27

.................................. ................................................

etzsch

29

.....................................................................

31

* M o r t d e F a u s t ..............................................................................................................
Les

oont sur un bouc. . . . E t fo u le n t a u x pieds la C roix


. . . Sont co n tra i ncts de se rebaptiser an nom du d ia b le . . . . Donnent au D ia b le ..
les vetements. . . Puis baisent le D iable aux p a rtie s honteuses d a rri re . . . . El f o i
leurs danses en ro n d , d o i contre doz ......................................................... *
Sorciers

au

Sabbat.

. ..

34

G r a v u r e e x t r a i t e d u C a i c n d r i e r M a g i q u e .......................................................

Les

E n vieu x,

chant X I I I du P u rg a to ire de D ante ,

d aprs

une

estam pe

MALTE S T E ....................................................
Le D part au Sabbat, de Q

eveu d o

.........................................................................................

K h ali, d e s s e d u M e u r tr e ( d e s s in d Einile

Bayard)

33

.............................................

de

Loui
34
37
37

( u e l q u e s e x c m p l n i r e s d o n n e n t M lu s i n e a u l i c u e t p t a c e d c c c t t e g r a v u r e )

D essin d E d m o n d R o

ch er

..........................................

...............................................................

L a M a g i e H e r m t i c | u e ( g r a v u r e t i r e d u n a n c i e n m a n u s e r i t ) ..........................................
L e B o n e t l e M a u v a i s P e n t a g r a m m e ..........................................................................................
G l e f a p o c a l y p t i q u e : l e s s e p t s c e a u x d e S a i n t - J e a n ..............................................................
I n s t r u m e n t s m a g i q u e s : l a L a m p e , l a B a g u e t t e , 1 ' E p e e t la S e r p e ............................
L a M esse

n o i r e d e P a b b G u i b o u r g ..........................................................................................

L e g r a n d A r c a n e h e r m t i q u c , s u i v a n t B a s i l c V a l e n t i n ........................................................
Les douze sceaux
N otre-D am e

d e l a P i e r r e c u b i q u e ...................................................................................

<les T n b r e s ................................................................................... * .

F r o n t is p ic e d u B r v i a i r e d u D e v i n et du S o r c ie r

........................................................

T a b l e a u e x p l i c a t i f d e la t a b l e a s t r o n o m i q u e e t a l p h a b t i q u e d i t e d e R e m b o
Sign atures A stra le s

L E a u e t l e F e u ....................................................................................

38
39
40
43
44
45
47
53
54
56
61

66

Pages

La Porte Ferme (dessin de Ilcnri D uhem) .


Les Bohmiens (dessin de A. D et.axnoy ).
Jardin de cloitre (dessin de Marie D uhem) .
La Mort Soudaine (dessin de llenri D uhem).
Le Grand Syinbole Kabbalistique du Soiiar .
Figure S ynthtique....................................
* Le Chariot dIIerms..................................
* Yinx Pantoinorphe...................................
Le Grand Symbole de Salomon....................

68
60
71
72

73
77

SI
82
93

Firm e des, ouvracres


c
i
igus rplniiic
reiauis aux Sciences
hcnntiques

01

. . . .

b i g u r e s d A b r a h a m J u i f ...........................

I h r s o r
,L e vr
grand

1lirsoes
.i,,,, 11 i * .
. ..
.
le,s Alclumistes, de
Pa r a e l se .........................................

des

L e M i r o u * d A l c l m n i c , d e R o g e r B

............................

A n d rogjn o

1 r o n t > s p i c e d u <r

103
10 4

a c o .x .............................................................................................................

alchimique, daprs une miniature du XVII sicle.......................

Gloria M undi

105

, or

C o u r s d A l c h i m i e : o u v e r t u r c d u C o u r s

10 7

.............................................................

H gures Ures du Viatorium S p a g yricn m ............................................................................... ' 108 115


F i g u r e s tires d u

F i g u r e tire d e la
m a c e

a s i x i m c e t d e Ia n e u v i m e c l e f d e B. V

s fT , 7 .
* !'

..

Crede M i/ii . '


M a rra
r s a ..........................................................................
..............................................................
hUritn
ftta p re tio
a i .e x t i x

10 8 109

109

................................................1 0 9 , 1 1 2

''0ZC d "fs < " * < * < B. Vai.kntix..............................................


a < o l | 9 i i c rrnjge

F ig u r e tire d u

Le
dAi.v
* Chemin du ,Chemin>QAR>AIJD
A rgen tau ru iu

109
114

L ib e r g i n g u l a r i s .........................................

Y illen eu ve .............................................................

de

117

129
122

laboratory.

Figuro tire de 1Azoth des Phosophes


Hosier naissant au crenv ,1
. . ; ,la source occultc
, et les chercheurs d or.
<lu chne
I r o n t is p ic e d e L a Poule noire.
L e S a b b a t , de Z iah xko

1*26

130

^ 'e r r a n e u s . d o P . K . rche'.

T **
P en tacle

d E z c h i e l et

,JC P w i

G rand Pentacle indien.

123

! !1 3 3!
138

I >l,,^ o ro .....................................................................................

139

S c e a u a p o c a l y p t i q u e de S a i m J p a n .............................................................................................................

14 8 ,172

* Sacrilice Druidique .

..........................................................................................

15S
159

Vercingtorix et Ia Druidessi, .......................


Pentacle de Trithnie

169

S c e a u d e l a J u n o n S a m i Pn

...........................................................................................................................

172

* Cinvre et Myrrha eh

~~ C'ef ^ T a r l ...................................................................

r, t e s t e

H X X X de l'E n fe r de Dante,

S c e a u K a b b a l i s t i q u e de k h

T hals,

c / w i A'V///rf
L a T te M agiquc du s |
S c e a u o ccu lte d e la Ma!

daprs une estampe de Loms

....................................................................................................................

/ . l n ra,, ........................................................
^ nf e r de D ante,

'

. '

d a p r s u n e e s t a m p e d e L o u i s M a l t e s t e .
..................................................................................

173
176
177
177
179

LEsolrismc sacerdotal r nro S<eaU occulte <lu Granl K , m r .......................

Mim
ain t l a r p r o b a t i o n ...........................................................................
* n n ifrn c
T
0r,n
ula
* Drages (dessin de Le Sidaner)
La dixime clefdu Tam

181

V ariante d a , ^ ^ 1 ' v T ,o U ' >,ienS ,>rimi,ils

185

,,c Irith m c .........................

180

184

00076
%

Portraits de
...................

M e s m e r
A pollon ius de T y a n e
Roger

16

M orin

d A n n e

104

Bacon.
.

* C o m te de C agiiostro.

.*11,13 6

F . Ch. B arlet.

de

140
A strologu e

V illefran ch e,

d A u t r i c h e

64
193

N o s t r a d a m u s ............................
D octeur

. . . .

Papus

3,79

200

P a r a c e l s e ...................................

103

L e C h r i s t ............................

147

S a r P l a d a n ............................

Lon D en is

1 64

A lb e r t P oisson

Ilenri

Chacornac

S t H. E n n n e n s
Fabre

d 0 1 i v e t

O gier

Ferrier,

d A n n c

12 1

.
.

d A u t r i c h e
.

G illes de

Lavai

de

S a i n t - Y v e s d A v e y d r e

et A s t r o lo g u e

Stan islas de G u a ita .


Junctin

75

M decin

N ico las F la m e l

. . . .
Baron du P o te t . . . .
L. C . d e S a i n t - M a r t i n .

.
A u m on ier

Florence,

59

* L e s douze S ib ylles

30

A u g u sto S trin dberg.

87

S ain t-T h om as-d A q u in

14

88
10

ran

.
.

f-H

128

L a V i e r g e ...................................

L a v a t e r ............................

202

Pierre V in tr a s

Lou is L u c a s

. . . .

A Ioannes W ie r u s

\\>onski

1 4 3 14 5

127
119
41

* Jean Tritthem e.

P . K i r c h e r ...........................

E liph as L v i

135

119

T i l e r e a u ...................................
o
o

Sdir, par

de

F ra n o is de Y alois

H enu

96

9,114

189
135

.
.

146

Couverture
C o m po sitio n

de

L ou is

P a y r k t -D o r t a il .

Aquarelles
C om position

de

Lon

C om p osition

de Paul

G a l a n d ...............................................................

(frontispice)

C i r o u .......................................................................

Jloi)ogFapl)ies /iFtistiqiie?, LittFaipes et Seieijtifiqties


SOUS

LA

DIRECTION

DE

PAUL FE R N IO T et PAUL-REDONNEL

Landre et son CEuvre

(142 Illustrations).
Un volume in-octavo jsus. P rix ..................................
5 fr.
II a t tir : 35 exem plaires sur papier des M anufactures impriales
du Japon avec suite sur Chine de toutes les gravures. Prix .
50 fr.
E t 15 exem plaires comme ci-dessus avec un croquis original
de L andre. P r i x .................................................................................. 100 r.

Les Sciences M a u dites

(183 illustrations).
Un volume in-octavo jsus. P r i x ...................................
5 r.
II a t tir io exem plaires sur papier des M anufactures impriales
du Japon avec suite sur Chine de toutes les gravures. Prix. 50 fr.

Steinlen et son CEuvre

(150 illustrations).

(Sous prcsse.)

Un volume in-octavo jsus. P r i x ......................................


**

'* **'** *

ditiops de ia jVlaiso) d'/lFt

<910

Imbeiles et Gt*edins
Laurent
et

de

T ailh a de .

culs-de-lam pe

par Paul FERNIOT, avec de nombreuses illustrations.

de

m a c e u s e ,

par

Lon

l o y

orn

de

avec

leurs de

GRASSET,

san gu in e

lia

fa g a te lle ,

A lexan d re
M 1*6 B

C om die

e u n ie r

e l l a n g e r

en

un

avec

le

acte

portrait

P a t sie n n e

tesse

de

en

1900,

et

o u t e t

C onte

avec

par

JV lon a,

dor

pour

dessins

couverture

culs-de-lam pe

de

lith ograph ie

5 0

par

couverture
un

P r i x .................

en

par

Han

cou leu rs,

par

Edm ond

Pasques,

5
o c h e r

douze

et

nom breux

par

A lexis

Ry n er ,
et
en

MRODACK-

eaneau.

A u to u rn an t de la route,

15

rom an

par

50

pom es

par

H b e r t . illustrations. d e L o u is
P a y r et -D o rta ii . , L u d w i g G u ig les e t
J. D lra n d .
Paul

la

Hugues Re b e l l .

litho-

15

hors-texte

Lia Canesse des Tropiques,

graph ies.
U n v o l u m e i n - 4 0. P r i x ....................

en cou-

en -ttes

U n v o l u m e i n - 1 6 . P r i x .................
P r i x ....................

50

A lbert

frontispice

U n v o l u m e i n - 8 . P r i x .................

V ico m -

Osbert, e n -t te et
L o u i s P ayret -D ortaii .
d e R o d in , h o r s t e x t e ,
A . Clo t.

Contes prophtiques,

50

U n v o l u m e i n - 8 .
et

la

cinq

de

lith ograph is par

R VILLE. A vec une p o in le sche

de H en ri B

B ryl

par

P ayrit -

d A l p h o n s e

cu ls-d e-lam pe

U n e b r o c hi u r e i n - 1 6 . P r i x . . . .
lia

E.

une

U n v o l u m e i n - 8.
3

par

vign ettes

L ou is

pom es

B o is s i r e ,

n o m b re u se s v ig n e tte s p a r Fauteur.
U n v o l u m e i n - 1 6 . P r i x .................

de

U n volu m e i n - 16 . P r ix . . . . . . .

Li I n d e ,

. .

Orn
par

A q u a relles d A m e ,

fort v o lu m e in -1 6 . P r i x .

( 18 9 2 - i y o o ) ,

D o r ta ie .

23, R u e de Vaugirar d, Paris.

Un

5 r.

U n v o l u m e i n - 1 6 . P r i x .................
s

50

LES

MODES FlMlNlNES bu XlX' SIGLE



1NTEKPRKTKES

PAR

HENRI B O U T E T
N

'

CENT POINTES SCHES ORIGINALES ET INDITES

ENTIREM ENT

ENLUM1NES

l r fa ce

E x traire
l ires

une

vivre
par

au
les

de

J u les.

lm in in e
des

h ih elots

et

et

91.

scheresse

m ilieu

o b jets

eu

figu re

su ivre

auteur

de

tout

le c h a r m e

lim p rim e rie

les

cet

et

des

de

et

cette b e s o g n e

lui

Idnt

un

cette

C en t

p elit

procds

de

sa

ce

que

sont

ses

e t la c u r i o s i t d e s
des

m ceurs
: tel

est

le b u t

ou

se

dem ander

m oin s

m ois

en

donner

en tire

o r et

co u leu rs

de

(ait

p rcieu se

tires

et

honneur

en

de

aux

ses

p u b lics;
du

sV st provoquer

progrs
Nous

de

avous

p a r L u t e u r et e n l u m i n e s s o iis sa d i r e c t i o n .
ii

ram atcu r

par

une

quatre

une

P rix

du

Ia s r i e

de

ses

sur

la

par

form at

anne,

in -4

con ten u es

F a se ie u le :

raisin

dans

p ro tectio n d es

so it

une

et

qui

m o d e s du sicle,

E d ition s
.

p lan ch e

p lan ch es
pour

com m encr

p u b lieatio n

^ ,

ta ille-d o u ce

ren ferm e,

ca rto n -p a ille .

de

co llectio n .

co in p ren d ra

fascicu les

et

r e s t a n t d f t n s la t r a d i t i o n d e s v i g n e t t e s d u x v m 1' s i c l e ,

s est

sont

que

id les.

Lia J V Ia is o n

p lan ch es

d ire

d un h a u t in t r t a r t is t iq u e , a b s o lu e , c o m p l e t e , d u r a b l e . T o u t e s les

p rix

co llectio n

feire

anne

prpar

p l a c e d a n s les r e c o n s t i t u t i o n s q u i o n t t fartes d e s

La

la

gou ts

chaque

t i e n d r a la p r e m i r e

et

gr ;

en d ro its

de

n tait

B o u t e t

p lu s

satisfactio n

im p o rtan te

cou t -

fm in iiie.

rep ro d u ctio n

V ou lan t

d A t*t

de

fam ilire.s;

cadre

et d e

el

sont

sc/ie

tout:

m odes

lui

au rait

p l a n c h e s s o n t d o n c g r a v e s l a p o in te
ii

de

qui

U e n r i

p e tits t a b le a u *

F r a 119 a i . s e .

choses

un

reco n stitu tio n

LAUTER

geste

nos jo u rs

qu

DE

sou

tab leau

ju sq ir

nul m ieu x

v o u l u q u il e u l u t a u t r e m e n t , e t , e n
laisser

qui

docu m en ts

de

et des

DIRECTION

1A c a d i n I e

des

m an ifstatio n

le n to u re n t

LA

d e

eonvenu

tran slb rin ation s

ces

SOUS

lr p i t t o r e s q u e d e la r u e

ouvrage;

de
a

du

<le i m n e

pntrant

L cxcu tio n

la

qui

MAIN.

C L A R E T IE

les a c c e s s o i r e s

d une

pos

LA

et

dans

la m o n t r e r d a n s

l aid e

sieele

la

im age

h ab itu d es ;
erer

d e

par cette

- ; ,

: C en t P la n e h e s.
p araissen t d e u x

cou vertu re

gravures, dans

de

une

Les

fois

lu xe

par

tire

en

forte e n y e lo p p e

3 fr. 50.

E e tirajfe e s t l i m i t a 600 e x e m p l a i r e s n u m r o t s su r p a p i e r v l i u .
II e s t

Iir

en

nutre,

im p ria les du J a p o n ,

pour

avee

un

les a m a t e u r s ,
tat avant

la

60 co lle ctio n s sur p ap ier d es M a n u fa ctu re s

lettre d e

chacune

des p lan ch es

en sa n g u in e . C e s e o llectio n s sont n u m ro tes et sig n e s p ar ra u te u r.


est

aecom pagn

d un

d essin

o rigin al

enki

o u tet

P i :* d u

en

Chaque

b istre

ou

e x e m p la ire

p a s e ie u le

10 fr.

V o u v r a R e e s t c o m p l e t e n d e u x v o l u m e s : l e ir v o l u m e , b r o c h e , s e r a m i s e n
v e u t e tin s e p t e m b r e s l e 2 a u !' d c e m b r e . I r i x d e c h a q u e v o l u m e , 5 0 f r a n e s ,
sur vliu .

Conditions dc
franes

cin q u an te,

vin gt-sep t

franes

la

la

Souscription

so u scrip tio n

cin q u an te,

E n s o u s c riv a n t,

4 4

fr.

10

Le

T o iivrage

p a ya b les

Au

en

p rix

chaque

co m p let

quatre

N ovem bre,

dc

fois

22

fascicu le

(dition

vlin )

tan t
est

de

de

trois

quatre-

fr. Au

10

F v r ie r ,

2 1 fr. 5 0 .

Edition japon, deux cent cinquante franes. payables en trois fois : 125 fr. en souscrivant et 62 fr. 50 pour les
deux autres versements aux mmes dates que ci-dessus.
ON

PEUT

SO U SCR IR E

CHEZ

TOUS

LES

LIB R A IR E S

Les trois principales et plus importantes revues doccultisme


du monde sont :

liIi)iiatiop,

revue mensuelle de ioo pages (i V' anne),


.
. dirige par PAPLJS. Cest la revue de fonds
des tudes hermtiques, publiant les gros articles, les tudes de
longue haleine. Organe oticiel des fraternits iriitiatiques.
Abonnements : France, 10 francs par an ; Htranger, 12 francs.

IiHvpeFel)in)ie,

revue mensuelle (6Canne). Direeteur:


F. JOLLIVET-CASTELOT. Consacre
spcialement . FAlchimie et la Chimie hermtique. Organe de la
Socit Alchjmique de France.

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fca Tfirapetitiqe Iptgrale,

Direction du Dr G. ENCAUSSH et consacre Ia Mdecine her


mtique et FHomopathie.
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P o u r les Abonnements ces Revues, s adresser 3, R ue de Savoie, Paris.
0000000000 f) o 00 QQ0
5 u o o o o 'l 00 o

On trouve encore des exmplaires de i C O U R S


la premire dition des

G H ^ S O ^ S ? E l p l i t E S
LA M A IS O N D A R T
P rix.................................................

3 8 ,

D'ENSEIGNEMENT
SEC O N D A IR H

R U E

ID E S

E C O L E S

(cn face le CoII^c de France)

3 50

(5 XXD

e x ie i^ / u des

LYCEES

Nouv^lle dition illiistre, presqe puise,


ne sera pas runprime.
P rix : 25 fr. sur vlin; 80 fr. sur Chine;
OO fr. sur Japon.

B A C C A L A U R ATS

E n v o i franco co n trc inandats ou tim bres-poste.

C O L E S DU G O U V E R N E M E N T

c7ou te

p erson n e

u i ju s tifie r c i sa

d 'a b o n n la J t e v u e

L s s P a ^ t is a n s

DIRECTEUR

M. GABRIEL TALLET
Licencie s-lettres

le s o u v ra g es d il s p a r

M rS O N

AUX

ET AUX

g u a lit

a u ra d ro it une rd u ction de p r i x s u r tous

LA

PRPARATION

Hptm d'litudes sufirieures d flistoire et de

P A R T

Gographie.

S i v o a s v o u l e z t r e a u e o u r a n t d e la je u n e L titt ^ a ta r e ;
Si v o a s

t e n e z s a v o it * q u e l e s t e

th tn e o a le p o m e

r o m a n , la

p i e e d e

q a i p n o e e u p e P o p in io n p a b l i q a e ;

S i v o a s t e s e u n i e u x d f l p t ;
Si v o a s
h eare

v o a le z

p a s s e i* a g i * a b l e m e n t e t a t i l e m e n t a n e

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