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Cours Actualisé de Gestion Budgétaire

Le document décrit l'organisation administrative, budgétaire et comptable de l'ASECNA, y compris ses organes délibérants et d'exécution tels que le Comité des ministres, le Conseil d'administration et le Directeur général, ainsi que les différentes comptabilités appliquées.

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Cours Actualisé de Gestion Budgétaire

Le document décrit l'organisation administrative, budgétaire et comptable de l'ASECNA, y compris ses organes délibérants et d'exécution tels que le Comité des ministres, le Conseil d'administration et le Directeur général, ainsi que les différentes comptabilités appliquées.

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Introduction

 Comptabilité publique
- Définitions : la comptabilité publique est un système d’organisation
de l’information financière permettant :
1. De saisir, de classer, d’enregistrer et de contrôler les données
des opérations budgétaires, comptables et de trésorerie afin
d’établir des comptes réguliers et sincères.
2. De présenter des états financiers reflétant une image fidèle du
patrimoine, de la situation financière et du résultat à la date de
clôture de l’exercice.
3. De contribuer au calcul du cout des actions ou des services ainsi
qu’à l’évaluation de leur performance.
- Champ d’application de la comptabilité publique
1. Les Etats : les Etats, du fait qu’ils assurent des missions de
service public ont adopté la comptabilité publique qui sied à
leurs activités de puissance publique. Toutefois, ces
dernières années sous recommandations des Institutions
régionales et internationales, les Etats tendent à une
harmonisation de leurs règles budgétaires et tendent à
s’approcher des règles de la comptabilité privée.
2. Les démembrements des Etats qui sont en général des
personnes morales de droit public (cas de l’ASECNA qui est
un établissement de droit international).
- Comptabilités applicables à l’ASECNA
1. Comptabilité budgétaire
2. Comptabilité générale
3. Comptabilité analytique

Sources :- Cours de gestion budgétaire à l’ASECNA de Monsieur Ndour Birane, Payeur l’EAMAC
-Finances Publiques Sénégalaises de Monsieur Diop
-Décret n°2013-085/PRN/MF du 1er mars 2013 portant Plan Comptable de l’Etat
(République du Niger). Page 1
Partie I-Organisation administrative, budgétaire et comptable de l’ASECNA

Chapitre I- Organisation administrative de l’ASECNA

Section I- les organes délibérants ou de décisions

Sous section I : Le Comité des Ministres (article 3, 4 et suivants des


statuts de l’Agence)

I-1.Attributions : Organe suprême de l’Agence, le Comité des ministres


définit la politique générale notamment sa stratégie et s’assure de sa mise
en œuvre.

A ce titre, il est chargé:

 De veiller au respect des exigences de sécurité des services fournis par


l’Agence ;
 De définir sa politique tarifaire ;
 D’examiner et d’approuver ses plans pluriannuels d’entreprise ;
 De désigner le Directeur Général de l’Agence dans les conditions définies
par les statuts annexés à la Convention ;
 De se prononcer sur les demandes d’adhésion à la convention;
 D’adopter les amendements aux annexes à la convention à l’exception
de l’annexe relative au statut international de l’Agence.

Le Comité des ministres est seul compétent pour autoriser l’Agence à


engager une procédure d’arbitrage à l’encontre d’un Etat partie.

I-2.Sessions du comité des ministres : le comité des ministres se réunit en


session ordinaire une fois par an. Il peut se réunir en session extraordinaire:

 Sur la convocation de son président;


 Sur la demande du tiers des Etats parties.

Sous section II : Le Conseil d’Administration (article 6, 7 et suivants des


statuts)

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-Décret n°2013-085/PRN/MF du 1er mars 2013 portant Plan Comptable de l’Etat
(République du Niger). Page 2
L’Agence est administrée par un Conseil d’administration assisté d’un
Directeur Général.

II-1.Composition du Conseil d’administration: Il est composé d’un


administrateur pour chaque Etat membre.
II-2.Nomination du président du Conseil d’administration: le
président est nommé, après accord du Comité des ministres, par le
Conseil d’administration parmi les membres, au cours d’une
réunion placée sous la présidence du doyen dans la fonction des
administrateurs. Le mandat du président est de trois ans,
renouvelable une seule fois. Les fonctions du président expirent
avec son mandant de membre du Conseil d’administration et en
tout état de cause, à l’issue de deux mandats de trois ans.
II-3.Réunions et délibérations du Conseil d’administration: le
Conseil d’administration se réunit sur convocation de son
président au moins deux fois par an et plus souvent si les besoins
de l’exigent. Le président est, en outre, tenu de réunir
immédiatement le Conseil s’il y est invité par la moitié de ses
membres au moins. Le Conseil d’administration est assisté par une
commission, dont il fixe la composition et les modalités de
fonctionnement, dans la préparation des points inscrits à l’ordre
du jour de ses sessions. le Contrôleur financier et l’Agent
comptable participent obligatoirement aux travaux de cette
commission.
Le Conseil ne peut délibérer que lorsque les deux tiers au moins
des Etats membres sont représentés à la séance. Aucune
délibération ne peut avoir lieu, lorsqu’elle intéresse
particulièrement un Etat, si le représentant de cet Etat n’assiste
pas à la séance.
II-4.Fonctions du Président du Conseil: le Président du
Conseil est chargé du suivi des relations de l’Agence avec les
Etats membres et non membres. Il prépare, convoque et
préside les séances du Conseil, veille à l’exécution de ses
décisions et assure le suivi de la gestion de l’Agence. Il

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présente au Comité des ministres le rapport annuel sur la
situation de l’Agence et l’état des différents services
préparé par la Direction Générale et arrêté par le Conseil
d’administration. Il diligente les missions d’inspection
technique, économique et financière de l’Agence. Il
diligente l’action de la commission de vérification des
comptes. Il vise tout placement de fonds et l’utilisation des
crédits de fonctionnement à repartir.
II-5.Pouvoirs du Conseil d’administration: dans le cadre des
directives prises par le Comité des ministres, le Conseil
prend toutes les mesures nécessaires au fonctionnement de
l’Agence. Il peut proposer au Comité des ministres toutes
les mesures pouvant concourir à l’élaboration de la
politique générale de l’Agence. Il peut être saisi, dans les
conditions définies à l’article 21 de la Convention, en vue
d’un règlement amiable de tout différend entre deux ou
plusieurs Etats membres et l’Agence.

Le Directeur Général assiste, avec voix consultative, aux


séances du Conseil d’administration, sauf lorsqu’il y est discuté
de sa situation personnelle.

Section II- les Organes d’exécution ou de gestion

Sous section I : Le Directeur Général


I-1.Nomination : le Directeur Général est nommé par le Conseil
d’administration après désignation par le Comité des ministres. La
durée de son mandat est de quatre ans renouvelable une fois.
Mission : lors de son entrée en fonction, le Directeur Général reçoit
du Conseil d’administration une lettre de mission pluriannuelle,
préalablement élaborée d’un commun accord, qui lui assigne des
objectifs à atteindre et le cas échéant, des actions prioritaires à
mener dans le cadre de ses attributions. La réalisation de ces objectifs
et de ces actions peut être mesurée par des indicateurs définis par le
Conseil d’administration.

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I-2.Attributions : le Directeur Général organise et gère l’ensemble des
structures de l’Agence placée sous son autorité. En matière de gestion
budgétaire, le Directeur Général est l’ordonnateur principal du
budget de l’Agence.
En sa qualité d’ordonnateur principal, il procède à :
- L’établissement des ordres de recettes,
- L’engagement des dépenses,
- La liquidation des dépenses,
- Et à l’ordonnancement des dépenses

D’une manière générale, il tient la comptabilité de l’engagement des


dépenses et de l’émission des titres de recettes et ordres de paiement
qu’il transmet à l’Agent comptable.

Il dispose du pouvoir de nomination des représentants, des délégués


et les chefs d’établissements de formation de l’Agence en qualité
d’ordonnateurs secondaires.

Sous section II : L’Agent Comptable (articles 26, 27 et suivants)


II-1 . Nomination : l’Agent comptable est nommé pour une durée de
six ans, non renouvelable, par le Conseil d’administration, après
agrément du Comité des ministres.
II-2 . Rôle et responsabilité de l’Agent comptable : l’Agent comptable
tient la comptabilité générale et, éventuellement, la comptabilité
analytique de l’Agence. Il en communique les situations au Directeur
Général. Il est chargé, sous sa responsabilité personnelle et
pécuniaire :
-de la perception des recettes,
- du recouvrement des créances,
-du paiement des dépenses,
-de la conservation des fonds et valeurs.
Il peut déléguer, sous sa responsabilité, sa signature à un ou plusieurs
collaborateurs par une procuration régulière.

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Auprès des ordonnateurs secondaires, sont placés des comptables
secondaires nommés par le Directeur Général, sur proposition et
après avis conforme de l’Agent comptable. Les comptables
secondaires sont responsables devant l’Agent comptable de leurs
opérations. Ils reçoivent toutes les instructions de l’Agent comptable.
II-3 .Responsabilité de l’Agent comptable et des comptables
secondaires: sauf lorsqu’il agit sur réquisition de l’ordonnateur
principal, l’Agent comptable est personnellement et pécuniairement
responsable du recouvrement des recettes, du paiement des
dépenses, de la garde des fonds et valeurs lui appartenant ou confiés
à elle, du maniement des fonds et des mouvements de comptes de
disponibilité, de la conservation des pièces justificatives des
opérations et documents de comptabilité, ainsi que de la tenue de la
comptabilité.
La responsabilité de l’Agent comptable peut être mise en cause par le
Conseil d’administration sur rapport de la Commission de vérification
des comptes.
La responsabilité des comptables secondaires, des régisseurs ou tout
autre agent habilité à manier des fonds peut être mise en cause à
titre principal par le Conseil d’administration sur proposition de
l’Agent comptable. Dans ce cas, l’Agent comptable peut être déclaré
responsable à titre subsidiaire, si compte tenu des moyens dont il
dispose, il est établi à son encontre des défaillances dans l’exercice
des contrôles lui incombant dans leur gestion.
L’Agent comptable, les comptables secondaires, le régisseur ou
l’agent habilité à manier des fonds dont la responsabilité est établie,
est tenu de rembourser sur ses deniers personnels, les deniers ou
valeurs dont le déficit a été constaté, le montant de la dépense
irrégulièrement payée par lui ou la recette qu’il n’a pas encaissée, ou
de la somme qui a dû, par sa faute, être versée par l’Agence à un
tiers.
La mise en cause de la responsabilité financière des comptables
secondaires, régisseurs ou tout agent habilité à manier des fonds

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s’effectue sans préjudices des sanctions disciplinaires ou de
procédures judiciaires qui pourraient engager l’Agence.
II-4. Réquisition de paiement (article 40 des statuts): l’Agent
comptable peut, sous sa responsabilité, surseoir au paiement d’une
dépense et en aviser immédiatement l’ordonnateur principal et le
Contrôleur financier.
En sa qualité d’ordonnateur, le Directeur Général peut, sous sa
responsabilité personnelle et après avoir informé de son intention le
Contrôleur financier et le Président du Conseil d’administration,
donner à l’Agent comptable l’ordre de payer, sauf opposition du
Contrôleur financier. En cas d’opposition de ce dernier, le paiement
peut avoir lieu s’il est autorisé :
-s’il s’agit des activités objet de l’article 2 de la Convention, par le
Conseil d’administration ou en cas d’urgence par le président du
Conseil d’administration. Dans ce dernier cas, le président doit en
rendre compte au Conseil d’administration;
-s’il s’agit des activités objet de l’article 10 de la Convention, par le
membre du Comité des ministres de l’Etat concerné. Dans ce dernier
cas, la note de rejet du Contrôleur financier est transmise au ministre.
Seul l’ordonnateur principal a pouvoir de réquisition. Toutefois, cette
prérogative peut faire l’objet d’une délégation aux ordonnateurs
secondaires dans la limite d’un seuil décidé par le Conseil
d’administration sur proposition de l’Agent comptable.
L’ordre de réquisition doit être écrit et manifester clairement
l’intention de l’ordonnateur de passer outre à la suspension de
paiement.
L’Agent comptable qui reçoit l’ordre de réquisition de l’ordonnateur
vérifie qu’il est régulier dans la forme. Il doit alors déférer à l’ordre de
réquisition en procédant au paiement. A la demande de paiement et
ses pièces justificatives sont joints une copie de la déclaration de
suspension de paiement et l’original de l’ordre de réquisition.
L’Agent comptable doit rendre compte de la réquisition au président
du conseil d’administration.

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Sous section III : Le Contrôleur Financier (articles 49, 50 et suivants
des statuts).
III-1. Nomination : le Contrôleur financier est nommé pour une
durée de six ans, non renouvelable, par le Conseil d’administration,
après agrément du Comité des ministres.
III-2 . Mission du Contrôleur financier: le Contrôleur financier exerce
un contrôle indépendant sur les actes des ordonnateurs de l’Agence.
Il a une mission générale de contrôle de la gestion de l’Agence et de
surveillance de toutes les opérations susceptibles d’avoir directement
et indirectement une répercussion financière. A cet effet, il contrôle
la mise en place, la délégation et la consommation de crédits et
emplois budgétaires et suit l’exécution budgétaire et financière. Ainsi,
il examine les actes et engagements soumis à son visa du point de vue
de leurs conséquences immédiates ou futures sur les finances de
l’Agence, de l’imputation de la dépense, de la disponibilité des crédits
ou des emplois, de l’exactitude des évaluations et de leur conformité
avec les décisions et délibérations du Conseil d’administration ou du
Comité des ministres et de la réglementation de l’Agence.
Sont notamment soumises au visa préalable du Contrôleur financier,
accompagnées de toutes les pièces justificatives:
-les décisions ayant un impact sur le nombre ou la répartition des
emplois budgétaires;
-les décisions portant recrutement, affectation et promotion des
personnels de l’Agence ou autres actes de gestion du personnel ayant
un impact sur la masse salariale;
-les délégations de crédits et les projets d’acte de dépenses, quel
qu’en soit le support, dont le montant est supérieur à une somme
fixée par le Conseil d’administration;
-les cessions d’éléments patrimoniaux de l’Agence d’une valeur
unitaire supérieure à une somme fixée par le Conseil
d’administration, le Contrôleur financier étant membre de droit des
commissions de réforme.

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Le Contrôleur financier doit faire connaitre au président du Conseil
d’administration ainsi qu’au directeur général les raisons de son refus
de visa.
Il ne peut être passé outre à un refus de visa du Contrôleur financier
que sur autorisation écrite et motivée :
- -s’il s’agit des activités objet de l’article 2 de la Convention, du
Conseil d’administration ou en cas d’urgence par le président du
Conseil d’administration. Dans ce dernier cas, le président doit en
rendre compte au Conseil d’administration;
-s’il s’agit des activités objet de l’article 10 de la Convention, compte
rendu est fait au président du Comité de gestion des Activités
aéronautiques nationales de l’Etat concerné. Dans ce dernier cas, la
note de refus de visa du Contrôleur financier est transmise au
ministre en charge de l’Aviation Civile.

Section III- les organes de contrôle externes

- La Commission de Vérification des Comptes (CVC)


- L’Audit externe
- La Commission de Vérification de la Sécurité (CVS)

Section IV : Quelques principes de la comptabilité publique

IV-1.La délégation de pouvoir et la délégation de signature : la délégation


de pouvoir comme la délégation de signature sont des transferts de
pouvoir d’une autorité supérieure (le délégant) à une autorité inférieure
(le délégataire).
Deux points de différence sont à noter entre les deux notions : la
délégation de pouvoir est impersonnelle et permanente tandis que la
délégation de signature est personnelle et précaire. De ces principes, il
en découle une séparation des fonctions d’ordonnateurs et de
comptables.

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IV-2. La séparation des fonctions d’ordonnateur et de comptable : les
ordonnateurs prescrivent l’exécution des recettes et des dépenses.
Les ordonnateurs constatent les droits et obligations, liquident les
recettes et émettent les ordres de recouvrer. Ils engagent, liquident
et ordonnancent les dépenses. A l’ASECNA, le Directeur Général est
l’ordonnateur principal. Le responsable financier est l’ordonnateur
principal délégué. Au niveau de la plupart des centres de synthèse, le
Directeur Général nomme des ordonnateurs secondaires. Les
ordonnateurs sont accrédités auprès des comptables publics
assignataires relevant de leur compétence.
Quant à l’Agent Comptable, il a la charge exclusive de manier les
fonds et de tenir les comptes de l’Agence. Il est habilité à prendre en
charge les ordres de payer, les ordres de recouvrer ainsi que les
opérations de trésorerie émanant de l’ordonnateur accrédité. L’agent
Comptable en sa qualité de comptable principal nomme auprès des
ordonnateurs secondaires des comptables secondaires
communément appelés payeurs. Toutes les opérations des
comptables secondaires sont centralisées par le comptable principal.
Le comptable principal et les comptables secondaires sont
personnellement et pécuniairement responsables des actes et
contrôles qui leur incombent.
Le comptable qui dirige un poste est tenu:
-de la comptabilité générale
-sous réserve des compétences de l’ordonnateur, de la comptabilité
budgétaire
-de la comptabilisation des valeurs inactives
-de la prise en charge des ordres de recouvrer et de payer qui lui sont
transmis par les ordonnateurs
-Du recouvrement des ordres de recouvrer et des créances constatées
par un contrat, un titre de propriété ou tout autre titre exécutoire
-de l’encaissement des droits au comptant et des recettes liées à
l’exécution des ordres de recouvrer

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- du paiement des dépenses, soit sur ordre émanant des
ordonnateurs, soit au vu des titres présentés par les créanciers, soit
de leur propre initiative
-de la suite à donner aux oppositions à paiement et autres
significations
-de la garde et de la conservation des fonds et valeurs appartenant ou
confiés à l’Agence
-du maniement des fonds et des mouvements de comptes de
disponibilités
-de la conservation des pièces justificatives des opérations transmises
par les ordonnateurs et des documents de comptabilité.

Chapitre II- Organisation budgétaire et comptable de l’ASECNA

Section I- le cadre budgétaire et comptable

Sous section I : La comptabilité budgétaire


-retrace l’ouverture et la consommation des autorisations d’engager
et de payer ainsi que l’enregistrement des recettes autorisées
-permet de rendre compte de l’utilisation des crédits et, le cas
échéant, des emplois mis à la disposition des ordonnateurs
-permet la comparaison entre l’autorisation donnée et son exécution.
Sous section II : La comptabilité générale
-retrace l’ensemble des mouvements affectant le patrimoine, la situation
financière et le résultat
-est fondée sur la constatation des droits et obligations.

Sous section III : La comptabilité analytique


-est fondée sur la comptabilité générale par une affectation par
destination des éléments de la comptabilité générale;
-a pour objet de mesurer les coûts d’une structure, d’une fonction, d’un
projet, d’un bien ou d’une prestation et, le cas échéant, des produits
afférents en vue d’éclairer les décisions d’organisation et de gestion.

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Section II : La nomenclature des comptes

Sous section I : Les comptes de la classe 7 sont relatifs aux comptes de


recettes ou produits. Ils comportent les subdivisions suivantes:

I-1.comptes de grande masse à deux chiffres : 70 redevances


aéronautiques, 71 subventions d’exploitation, 72 travaux faits par
l’Entreprise pour elle-même, 75 produits divers, 77 revenus financiers et
produits assimilés et 79 reprises des provisions
exemple 70 : redevances aéronautiques

I-2.comptes de synthèse à trois chiffres : exemple 706/ redevances


aéronautiques et 707 redevances extra aéronautiques

I-3.comptes principaux à quatre chiffres : exemple 7061 redevances


d’atterrissage, 7062 redevances balisage, 7063 redevances aides en
route et 7064 autres redevances aéronautiques

I-4.comptes divisionnaires à six chiffres : pour le compte principal 706, on


peut retenir 706100 redevances globales (rectification mouvements
atterrissage, balisage et stationnement).

Sous section II : Les comptes de la classe 6 sont les comptes de dépenses


ou charges. Ils ont les subdivisions suivantes:

II-1.comptes de grande masse à deux chiffres : 60 Achats et variations de


stocks, 61 Transports, 62 Services extérieurs, 63 Autres services
extérieurs, 64 Impôts et taxes, 65 Autres charges, 66 Charges du
personnel, 67 Frais financiers et charges assimilées, 68 Dotations aux
amortissements et 69 Dotations aux provisions.
Exemple compte de grande masse 60 : achats et variations de stocks
II-2.comptes de synthèse à trois chiffres: 603 variations de stocks, 604
Achats de matières et fournitures et 605 Electricité et gaz de ville

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II-3.comptes principaux à quatre chiffres : 6032 variations des stocks
matières et fournitures, 6041 Matières, fournitures et pièces de
rechange NA et MET, 6042 Matières, fournitures et pièces de rechange
NA et MET, 6043 Matières et fournitures pour bâtiments et logements,
6044 Matières et fournitures administratives, 6045 Carburants et
lubrifiants pour véhicules SSLI, groupes électrogènes et avions, 6046
Carburants et lubrifiants pour véhicules de fonctions, techniques et
services, 6047 Fournitures consommables, 6051 Electricité et gaz de ville
et 6052 Eau
II-4.comptes divisionnaires à six chiffres : pour le compte principal 6041,
on peut retenir 604100 Achats de matières et fournitures NA, 604101
Achats de matières et fournitures MET et 604102 Achats pièces de
rechange NA et MET.

Partie II : Elaboration et exécution du budget

Chapitre I : L’élaboration du budget

Section I : les principes généraux d’élaboration du budget

Six principes méritent d’être retenus. Il s’agit de :

a) Principe de l’annualité budgétaire : il signifie que le budget est élaboré


pour une période égale à un an appelée exercice budgétaire. Il est
exécuté sur la même période. L’autorisation parlementaire est donnée
chaque année (loi de finances) et cette autorisation vaut pour une
année. Cela recouvre une double signification : en premier lieu, le
budget doit être décidé par un vote annuel du parlement et tant que
ce vote n’est pas intervenu, le Gouvernement ne peut l’exécuter. En
second lieu, le budget doit être exécuté pour une période d’un an
correspondant à l’année budgétaire. Dans ces conditions, il convient
de déterminer la date d’ouverture de l’année budgétaire et son terme
au regard de l’année civile. Par ailleurs, il faudra déterminer comment
les opérations budgétaires vont être rattachées à cette période.
La fixation de l’année de rattachement des opérations budgétaires
donne lieu à deux systèmes:

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- Le système de la gestion : ici, les recettes sont imputées à l’année
financière au cours de laquelle elles sont effectivement encaissées et
les dépenses à l’année au cours de laquelle elles ont fait l’objet d’un
paiement effectif.
- Le système de l’exercice : ce système prend en compte toutes les
opérations de recettes et de dépenses prévues et autorisées pour une
année mais effectuées pendant et après les douze mois de l’année. Il
présente un avantage certain pour les gestionnaires mais a pour
inconvénients de prolonger la durée de l’exécution budgétaire et de
retarder l’arrêt des comptes jusqu’à la fin de l’exécution de toutes les
opérations autorisées. C’est le système en vigueur à l’ASECNA.

b) Principe de l’unité budgétaire : c’est une règle de forme et de


présentation (ce qui signifie que le budget doit être présenté sous une
forme précise pour faciliter sa compréhension).
Le principe repose sur trois (3) postulats :
1. Les recettes et les dépenses sont présentées dans un même
document ;
2. Les recettes et les dépenses font l’objet d’une indication
détaillée ;
3. Toutes les recettes et les dépenses doivent présenter une
certaine homogénéité pour être facilement additionnées.

Le budget obéit également à un impératif technique et politique,


impératif technique car l’élaboration du budget exige ses
techniques, politique parce qu’il doit permettre à l’organe
délibérant (Conseil d’Administration) d’avoir une vue globale et
complète des prévisions de recettes et de dépenses. Cela implique
de faire apparaitre dans un seul document toutes les recettes et
toutes les dépenses.

La règle traditionnelle de l’unité budgétaire a été remise en cause lorsque


les Etats ont commencé à mener des activités de caractère industriel et
commercial d’une part et des dépenses de reconstruction d’autre part. Ces

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activités sont en général menées directement par l’Etat ou ses
démembrements. De ce fait à coté du budget de l’Etat se sont constitués des
budgets plus ou moins indépendants de celui-ci pour constituer des exceptions
à la règle de l’unité budgétaire.

Rappelons quelques unes de ces exceptions :

 Les budgets annexes : ils permettent de concilier deux exigences


La formule permet, d’une part, à certains services publics de l’Etat, dotés
de la personnalité morale, d’avoir une activité commerciale et
industrielle, d’autre part, de donner aux mêmes services, une certaine
autonomie leur permettant de réaliser une gestion identique à celle
d’une entreprise industrielle ou commerciale.
 Les comptes spéciaux du trésor : ils enregistrent les opérations qui
normalement auraient dû figurer au budget de l’Etat. Diverses raisons
sont à la base de leur création;

a) Le caractère provisoire des opérations concernées (prêts ou avances


consentis par l’Etat à des organismes publics ou privés);

b) Par la souplesse, contrairement à la comptabilité publique, que le


compte spécial offre pour l’enregistrement des opérations à caractère
industriel et commercial effectuées accessoirement par les services
publics ;

c) Par la possibilité qu’offre le compte spécial pour dégager de la masse


du budget les résultats d’une activité publique.
 Les taxes parafiscales : elles sont caractérisées par la mise hors budget
de recettes fiscales dont le produit est directement affecté aux budgets
d’organismes privés ou publics d’intérêt économique.

Du fait de ses nombreuses exceptions, la règle de l’unité est complétée


par celle de l’universalité du budget.

d) Principe de l’universalité du budget

Sources :- Cours de gestion budgétaire à l’ASECNA de Monsieur Ndour Birane, Payeur l’EAMAC
-Finances Publiques Sénégalaises de Monsieur Diop
-Décret n°2013-085/PRN/MF du 1er mars 2013 portant Plan Comptable de l’Etat
(République du Niger). Page 15
. Il postule, par ailleurs, non seulement le regroupement des recettes
et des dépenses dans un document unique, mais implique également
que toutes les recettes et toutes les dépenses doivent figurer au
budget pour leur montant total. En d’autres termes, il signifie que
« toutes les recettes et les dépenses séparées les unes des autres,
doivent sans omission, ni dissimulation, figurer au budget général ».
Ce principe interdit toute compensation entre recettes et dépenses
qui aurait pour effet de priver le Conseil d’Administration de tout
contrôle sur l’ensemble des opérations.
Dans la pratique, les exceptions au principe de la non compensation
de dépenses avec des recettes sont rares. En revanche, les
affectations de recettes sont relativement courantes. Elles
concernent, outre les budgets annexes et les comptes spéciaux du
Trésor, les fonds de concours et le rétablissement de crédits.
 Les fonds de concours : ce sont des sommes que des personnes morales
ou physiques versent, de manière volontaire, au budget de l’Etat pour
leur participation à des dépenses d’intérêt public. Les sommes versées
contribuent à augmenter les crédits de la structure concernée. Cette
procédure est étendue aux dons et legs consentis à l’Etat.
 Le Rétablissement de crédit : l’opération consiste à annuler une dépense
déjà réalisée « en restituant » des crédits d’une structure à la suite d’un
reversement de fonds dont le paiement avait été imputé aux dotations
de ladite structure.
Deux situations peuvent se présenter : la première est relative à des
recettes provenant de la restitution au trésor de sommes indument
payées ou à titre provisoire sur crédits budgétaires ; la seconde a trait
aux recettes provenant de cessions ayant donné lieu à paiement sur
crédits budgétaires.
Les règles de l’unité budgétaire et de l’annualité budgétaire sont deux
importantes règles permettant au Parlement d’effectuer un contrôle à
priori de l’exécution Budgétaire.

Sources :- Cours de gestion budgétaire à l’ASECNA de Monsieur Ndour Birane, Payeur l’EAMAC
-Finances Publiques Sénégalaises de Monsieur Diop
-Décret n°2013-085/PRN/MF du 1er mars 2013 portant Plan Comptable de l’Etat
(République du Niger). Page 16
e) principe de l’équilibre du budget
C’est l’obligation de faire des prévisions de charges égales à celles des
produits. Ainsi, il est interdit de présenter ni un budget déficitaire
(charges supérieures aux produits) ni un budget excédentaire (charges
inférieures aux produits).
f) principe de la globalité
Le budget doit concerner toutes les structures. Aucune structure ne
doit être omise lors de l’élaboration du budget.

g) principe de l’exhaustivité

Tous les produits et charges doivent être prévus de manière


exhaustive. La prévision des produits doit être intégrale et aucune
dépense ne doit être omise lors des prévisions budgétaires.

Section II : Etat de prévisions des recettes et des autorisations de dépenses


(article 31 des statuts)

En application du plan pluriannuel de l’Agence, un état de prévisions de


recettes et des autorisations de dépenses, dénommé budget, est préparé par
le Directeur Général pour la période de douze (12) mois commençant le 1er
janvier.

Deux sections distinctes sont à retenir pour les dépenses: les dépenses relatives
à l’exploitation et les dépenses en capital ou dépenses d’investissement.

Le plan pluriannuel élaboré par le Directeur Général, qui n’est pas de nature
budgétaire, comprend les documents suivants :

-un programme prévisionnel d’investissement et d’activités qui retrace, pour


chacune des années de la période considérée, les investissements à réaliser et
pour chacune des activités menées par l’Agence, les objectifs qualitatifs et
quantitatifs annuels assignés pour une période quinquennale;

-un plan financier faisant état des prévisions de recettes et de dépenses ainsi
que leurs modalités de financement des investissements et des activités;
Sources :- Cours de gestion budgétaire à l’ASECNA de Monsieur Ndour Birane, Payeur l’EAMAC
-Finances Publiques Sénégalaises de Monsieur Diop
-Décret n°2013-085/PRN/MF du 1er mars 2013 portant Plan Comptable de l’Etat
(République du Niger). Page 17
-un tableau prévisionnel de gestion des effectifs.

Le plan pluriannuel ainsi que les états de prévisions de recettes et des


autorisations de dépenses annuelles de l’Agence, préparés par le Directeur
Général sont présentés au Conseil d’Administration qui en délibère et les
adopte au plus tard le 31 décembre de l’année précédant celle pour laquelle ils
sont établis.

Section III : les étapes d’élaboration du budget

III-1.La fixation d’un objectif général ou principal : c’est une compétence


du top management en l’occurrence le Directeur Général dans le cas de
l’ASECNA. Il peut être matérialisé par une lettre de cadrage du budget
décrivant le contexte économique dans lequel va s’inscrire l’élaboration et
demandant, au regard de ce contexte, aux gestionnaires de faire de
responsabilité pour assurer la qualité des services rendus aux usagers.

III-2. Les directives budgétaires qui sont édictées par le premier


responsable de l’Agence (actuellement chef du Département Finances). Ces
directives, s’inspirant de la lettre de cadrage du Directeur Général vont décrire
le contexte économique de manière plus approfondie en s’intéressant au
secteur aéronautique notamment l’évolution du trafic mondial. Elles donneront
également des indications sur les limites pour les prévisions de charges.

III-3. La prise en compte des directives précitées par les responsables de


structures dotées de budgets par :

 la fixation d’objectifs spécifiques en cohérence avec l’objectif


général fixé par le Directeur Général. Par définition, un objectif
spécifique présente les caractères suivants :
-il concourt à l’atteinte d’un objectif général
-il est mesurable (exemple : 95% de disponibilité des
installations) ou quantifiable (0 airprox par exemple)
 Elaboration de plans d’actions pour l’atteinte des objectifs
spécifiques fixés
 Inventaire des moyens permettant la mise en œuvre des actions

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-Finances Publiques Sénégalaises de Monsieur Diop
-Décret n°2013-085/PRN/MF du 1er mars 2013 portant Plan Comptable de l’Etat
(République du Niger). Page 18
 Quantification de tous les moyens aboutissant à la
budgétisation

Chapitre II: l’exécution du budget

Section I : les principes généraux d’exécution du budget

I-1.L’autorisation de dépense : les dépenses doivent être autorisées


pour éviter toute velléité de modification des dotations budgétaires. A
l’ASECNA, les autorisations sont délivrées par centre de synthèse et par
comptes budgétaires (ex comptes limitatifs).

Elles sont délivrées sur la base de plans de charges ou elles sont


semestriellement ou trimestriellement en fonction de la politique de
l’entreprise en matière d’encadrement des crédits.

I-2.L’antériorité de l’autorisation de dépense : elle doit être préalable


à toute dépense. Autrement dit aucune dépense ne doit être engagée
sans autorisation de dépense.

I-3.La règle de l’unité de caisse : les recettes ne sont pas individualisées


et affectées à des dépenses déterminées mais tombent globalement
dans les caisses pour financer indifféremment l’ensemble des
dépenses.

Exceptions à relever.

Section II: le circuit de la dépense

II-1.Les préalables :
1. la mise en concurrence des fournisseurs
Elle est faite par des appels d’offres aux fournisseurs et
prestataires et a pour objet :
a. de rechercher la qualité/prix
b. de rechercher la stabilité des prix
c. de garantir la régularité de la fourniture

Sources :- Cours de gestion budgétaire à l’ASECNA de Monsieur Ndour Birane, Payeur l’EAMAC
-Finances Publiques Sénégalaises de Monsieur Diop
-Décret n°2013-085/PRN/MF du 1er mars 2013 portant Plan Comptable de l’Etat
(République du Niger). Page 19
2. la gestion centralisée de certains achats
Elle se fait par la désignation d’acheteurs habilités et
permet :
a. d’assurer un suivi rigoureux de la consommation des
matières et fournitures.
b. D’assurer une séparation des fonctions acheteur et
gestionnaire des stocks.
c. D’assurer un approvisionnement régulier des services.
d. De faire des économies à la structure par des achats
auprès de partenaires solvables.

I-2.L’engagement de la dépense : c’est l’acte par lequel un agent de


l’ordre administratif, habilité à cet effet, crée ou constate à l’encontre
de l’Entreprise une obligation de laquelle il résultera une charge
(commande, marché, …etc. donnant lieu à une réservation de crédits).

L’engagement de la dépense recouvre deux aspects. Le premier est


juridique et est le fait de créer un lien entre l’Entreprise et une
tierce personne (fournisseur) par voie orale ou par voie écrite. Le
deuxième aspect est comptable. Il découle de l’aspect juridique et
consiste en une passation d’écritures comptables en vue d’honorer
l’engagement juridique.
Enfin, l’engagement de la dépense respecte l’objet et les limites de
l’autorisation budgétaire.
I-3.La liquidation de la dépense : l’objet de la liquidation est de
vérifier la réalité de la dette et d’arrêter le montant de la dépense.
Elle comporte :
1. La certification du service fait, par laquelle l’ordonnateur
atteste la conformité à l’engagement, de la livraison ou de la
prestation.
2. La détermination du montant de la dépense au vu des titres
ou décisions établissant les droits acquis par les créanciers.

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-Finances Publiques Sénégalaises de Monsieur Diop
-Décret n°2013-085/PRN/MF du 1er mars 2013 portant Plan Comptable de l’Etat
(République du Niger). Page 20
I-4. L’ordonnancement de la dépense : c’est l’ordre, quelle qu’en
soit la forme, donné par l’ordonnateur au comptable de payer une
dépense.
Par dérogation, certaines dépenses, eu égard à leur nature ou leur
caractère urgent ou à leur montant, selon les besoins propres à
chaque personne morale, peuvent être payées sans
ordonnancement ou avec ordonnancement sans que celui-ci soit
préalable au paiement.
Exemples : avance sur salaire, avances sur frais de mission, caisse
d’avance…etc.
L’ordonnancement obéit en général à la règle du service fait et ne
peut être émis qu’au profit du créancier originel.

I-5.Le paiement de la dépense : c’est l’acte par lequel le débiteur se


libère de sa dette. Sous réserve des exceptions prévues par les textes
de gestion propres à la personne morale, le paiement ne peut
intervenir avant l’échéance de la dette, l’exécution du service, la
décision individuelle d’attribution d’allocations ou la décision
individuelle de subvention. Toutefois, des avances et acomptes
peuvent être consentis aux personnels, aux entrepreneurs et
fournisseurs ainsi qu’aux bénéficiaires de subventions.

Le paiement est libératoire lorsqu’il est fait au profit du créancier


ou de son représentant qualifié.
Les cas dans lesquels il peut être fait dans les mains d’une autre
personne sont prévus par les textes.
Toute opposition ou toute autre signification ayant pour objet
d’empêcher un paiement doit être faite entre les mains du
comptable assignataire de la dépense.

Avant tout paiement, le comptable doit effectuer les vérifications ci-après


portant sur :

1. La validité générale du paiement (absence d’opposition,


prescription …etc).

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(République du Niger). Page 21
2. La validité des pièces justificatives du paiement (Bons de
commande ou marché, Bordereaux de livraison ou procès
verbal de réception, factures …etc).
3. La validité des signatures par rapport aux spécimens de
signature déposés à son niveau.
4. La régularité budgétaire de la dépense (existence
d’autorisation de dépense, disponibilité de crédits
budgétaires, imputations comptables…etc.).

Le contrôle effectué par le comptable est surtout un contrôle de


régularité et non d’opportunité, sinon il violerait le principe de la séparation
des fonctions d’ordonnateur et du comptable.

Chapitre III : le suivi budgétaire

Section I : le système d’information

A l’ASECNA, le système est alimenté par un échange permanent


d’informations entre la Direction Générale et les structures chargées de gérer
les crédits mis à leur disposition. Les informations concernées sont :

I-1.La situation des engagements : il est fait obligation à l’ensemble des


gestionnaires de crédits de transmettre la situation des engagements
mensuels de leurs structures à la fin de chaque mois. L’examen de ces
situations permettent à la Direction Générale d’adresser des observations
aux gestionnaires sur :

 Les imputations budgétaires ;


 Le rythme de consommations des crédits.
 Le traitement des fournisseurs par l’analyse des écarts entre les
engagements et les ordonnancements, écarts donnant lieu à un
traitement en fin de trimestre et en fin d’année à la mise en place
d’un dispositif appelé Restes A Payer (RAP).

I-2.Le Dispositif des Restes A Payer

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-Finances Publiques Sénégalaises de Monsieur Diop
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(République du Niger). Page 22
Il est mis en place à la fin de l’exercice budgétaire suivant la démarche
ci-dessous indiquée en deux phases:
Constitution à l’année n
 Arrêt des engagements au cours du mois de décembre (20
décembre par exemple) en application d’une instruction de la
Direction Générale indiquant la date de clôture des
engagements.
 Inventaire des fournisseurs titulaires de bons de commande ou
de marchés et pour lesquels aucun ordonnancement n’est
intervenu. Sérier ceux qui ont livré de ceux qui ne l’ont pas fait
par la preuve d’un bordereau de livraison ou d’un procès verbal
de réception.
 Après inventaire, procéder à l’annulation des bons de commande
des fournisseurs qui n’ont livré et circulariser les fournisseurs qui
ont livré et n’ayant pas encore déposé leurs factures. Si ces
factures sont déposées dans la période du 20 au 31 décembre,
procéder à leur ordonnancement régulier.
 Au 31 décembre, si la fourniture a été faite ou le service rendu et
que la facture n’a pas été déposée, procéder, sur la base de ces
éléments, à l’ordonnancement de la dépense en RAP et
transmettre le dossier au comptable au plus tard le 31 décembre
de l’exercice.
 Le dossier transmis, après vérification des éléments, doit être
accepté ou rejeté par le comptable avant la clôture de l’exercice
au 31 décembre.

Apurement à l’exercice n+1

Il est assuré au fur et à mesure du dépôt des factures par les


fournisseurs. Conformément aux procédures habituelles
d’ordonnancement, les dossiers sont traités et transmis au
comptable par l’ordonnateur pour le paiement des fournisseurs.

Ainsi, l’objectif des RAP est de permettre le respect du principe de


l’annualité budgétaire par le rattachement de la dépense à son
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(République du Niger). Page 23
exercice de consommation et de la recette à celui de son émission.
Il n’y a pas de report, en dehors des exceptions précitées, d’un
exercice à un autre.

Chapitre III : l’application de la comptabilité analytique à l’ASECNA

Le système comptable de l’ASECNA comprend la comptabilité budgétaire, la


comptabilité générale et d’autres comptabilités de gestion notamment la
comptabilité analytique.

La comptabilité analytique est la comptabilité des coûts qui reprend les


produits et charges par nature pour les enregistrer par destination.

A l’ASECNA, l’objectif assigné à la comptabilité analytique est de permettre la


connaissance et la maitrise des coûts de chaque structure.

Section I : Organisation de la comptabilité analytique

Son organisation est fondée sur l’organisation administrative de l’ASECNA. Pour


les besoins de la comptabilité analytique, les structures sont organisées en :

I-1.Centres de synthèse (CS): un centre de synthèse se définit comme une


entité complète de gestion constituée par un pays comptable défini par
l’Agence (exemples : Représentations, Ecoles et autres structures). Chaque
centre de synthèse est subdivisé en plusieurs centres de responsabilité. Leur
codification est numérique à trois chiffres. Pour les représentations, ils vont de
010 (RCA) à 180 (Guinée Bissau).

Deux types de centres de synthèse sont à retenir :

 Les centres de synthèse qui sont dotés de budgets de codification


numérique ; par exemple 090 pour la Représentation au Niger
 Les centres de synthèse fictifs de codification alphanumérique (09A pour
la Représentation au Niger) et chaque centre de synthèse fictif est affilié
à un centre de synthèse réel. Les centres de synthèse fictifs ne sont pas
dotés de budgets propres mais reçoivent des délégations de crédits des
centres de synthèse réels. Les centres de synthèse ont été créés pour

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-Finances Publiques Sénégalaises de Monsieur Diop
-Décret n°2013-085/PRN/MF du 1er mars 2013 portant Plan Comptable de l’Etat
(République du Niger). Page 24
faciliter les dépenses pour compte et la gestion des achats centralisés
par la Délégation de Paris.

I-2.Centres de responsabilité (CR): les centres de responsabilité sont des


entités opérationnelles de gestion et de commandement. Ils sont au nombre
en général de six par représentation avec une codification alphabétique à trois
lettres.

Au niveau des Représentations de l’ASECNA, on dénombre les CR suivants :

-ADG : Administration Générale

-PAI : Paierie

-RCS : Fonction Contrôle Sécurité Qualité

-RPO : Fonction opérationnelle

-MTO : Météorologie

Suivant la structure des Représentations qui disposent d’aérodromes ou


d’installations, les centres de responsabilité sont étendus à ces structures
déconcentrées en affectant des chiffres aux CR ; par exemple au CR RPO,
RP0 pour l’aérodrome principal, RP1 pour le premier aérodrome secondaire,
RP2 pour le deuxième aérodrome secondaire.

I-3.Centres de couts (CC) : le centre de couts est un ensemble de moyens


humains, financiers et matériels qui concourt à la réalisation d’une activité,
d’un service ou partie de service au sein d’un centre de responsabilité.

Le dispositif de la comptabilité de gestion retrace les trois comptabilités sous


les formes suivantes :

 CS/CB (cs étant le centre de synthèse et le cb le compte budgétaire ou


compte principal du plan comptable) correspond au dispositif de la
comptabilité budgétaire.

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(République du Niger). Page 25
 CS/CB/CG(le cg étant le chiffre divisionnaire, qui ajouté au cb permet
d’obtenir le compte divisionnaire) renvoie à la comptabilité générale.
 CS/CB/CR/CC (les cr et cc centre de responsabilité et centre de coùts), en
précisant la destination renvoie à la comptabilité analytique.

Section II: Impératifs de la comptabilité analytique

L’objectif de la comptabilité analytique est d’imputer la totalité des charges de


toutes natures au centre de coûts consommateur. La comptabilité analytique
doit permettre à l’initiation d’une écriture d’effectuer une triple imputation de
la dépense en renseignant les trois comptabilités.

Ainsi, au moment de la passation d’une écriture, l’agent est amené à se poser


les questions ci-dessous:

 Quelle est l’imputation budgétaire ? La réponse précise le CB


(comptabilité budgétaire).
 Quelle est la nature de la dépense ? La réponse renvoie aux imputations
par CB et CG (comptabilité générale).

 A quelle structure profite la dépense ? La réponse informe sur


l’imputation par CR et CC (comptabilité analytique).

Section III : Les imputations

III-1.L’imputation directe : l’agent chargé de passer les écritures devra disposer


de toutes les informations lui permettant d’affecter toutes les dépenses au
niveau du compte budgétaire et du compte de gestion appropriés.

III-2.L’imputation indirecte : A l’ASECNA, certaines charges qui ne peuvent


faire l’objet d’imputation directe dans des centres de couts, font l’objet
d’imputation indirecte dans des centres de couts stocks.
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(République du Niger). Page 26
III-3. Autres notions à préciser :

a) La reventilation : c’est la réaffectation d’une dépense


imputée initialement à un centre de cout stock vers un
centre de cout consommateur (exemples à voir avec la
gestion du magasin).
b) La refacturation : c’est l’affectation par le garage de toutes
les charges de ses prestations aux centres de couts
consommateurs.
c) Le reversement : c’est un mécanisme budgétaire
permettant aux CS délégataires (CS ayant reçu des
délégations de crédits des CS réels) de réaffecter les
dépenses effectuées sur les crédits délégués aux CS
délégants.

Sources :- Cours de gestion budgétaire à l’ASECNA de Monsieur Ndour Birane, Payeur l’EAMAC
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