Prométhée Enchaîné - Eschyle Expliqué (... ) Eschyle (0525 - 0456 bpt6k6549563j
Prométhée Enchaîné - Eschyle Expliqué (... ) Eschyle (0525 - 0456 bpt6k6549563j
Prométhée
enchaîné, expliqué
littéralement, annoté et
traduit en français par MM.
Ph. Le Bas et Th. Fix
AUTEURS GRECS
EXPLIQUÉS D'APRS UNE METHODE NOUVELLE
ESCHYLE
PROMÉTHÉE ENCHAINE
EXPLIQUÉ LITTÉRALEMENT, ANNOTÉ -
-
ET TRADUIT ENFRANÇAIS
LES
AUTEURS GRECS
i,
1- >
1
1
,À
Cette tragédie a été expliquée littéralement, traduite en français
et annotée par MM. Ph. Le Bas et Th. Fix.
LES
AUTEURS GRECS
EXPLIQUÉS D'APRÈS UNE MÉTHODE NOUVELLE
ESCHYLE
PROMÉTHÉE ENCHAINÉ
PARIS
LIBRAIRIE HACHETTE ET Cie
79, BOULEVARD SAINT-GERMAIN, 79
1896
AVIS
JUXTALINÉAIRE
RELATIF A LA TRADUCTION
seulmotgrec.
On a réuni par des traits les mots français qui traduisent un
On a imprimé en
pour rendre
italique
intelligible
leur équivalent dans le
la
parenthèses,
seconde
nécessaire dajouter
littérale,
dans
et
le
qui nont pas
français, doi-
explication, plus intel-
ligible que la version littérale.
ARGUMENT ANALYTIQUE
DU PROMÉTHÉE ENCHAINÉ.
,
Le titan Prométhée, protecteur de la race humaine lui a commu-
niqué, avec le feu qu'il a ravi au ciel, la connaissance des arts et des
sciences; et Jupiter a ordonné qu'en expiation de ce bienfait, il sera
enchaîné à un rocher, sur une montagne déserte de la Scythie d'Eu-
rope.
; :
La scène s'ouvre au lieu du supplice Prométhée paraît chargé de
chaînes il est traîné par Vulcain et les deux ministres fidèles de
et
Jupiter, l'Autorité la Violence, auxquels le dieu suprême a remis
l'exécution de sa vengeance. Pressé par ces deux acolytes, Vulcain
obéit, quoique avec répugnance ;et, l'œuvre accomplie, il se retire,
en adressant à la victime des paroles de commisération, tandis que
;
VAutorité et la Violence insultent à ses tourments. Prométhée sup-
porte tout avec un lier silence ni les tortures, ni le sentiment amer
de l'injustice, ni les railleries même de ses bourreaux ne peuvent lui
; ;
arracher une plainte tant qu'ils sont présents. Mais à peine est-il seul,
que sa douleur éclate : alors il interpelle toute la nature il la prend
à témoin du traitement affreux et immérité qu'il endure puis, instruit
des décrets du destin, par l'esprit prophétique dont il est doué, il
s'exhorte lui-même à les subir courageusement.
Alors arrive un chœur de jeunes nymphes océanides. Elles ont, du
fond de leurs grottes, entendu résonner les coups du marteau deVul-
cain etsontvenues, portéessur un char ailé, prendre part aux douleurs
de Prométhée, leur parent. Elles accusent Jupiter de cruauté et veulent
savoir pour quelle offense ce dieu lui inflige un si cruel traitement.
;
Prométhée cède à leur désir il leur raconte les services qu'il a ren-
dus, dans la guerre des Titans, à Jupiter et le dessein que forma
;
fait l'histoire de ses malheurs. Alors Promethée lui prédit ce qui lui
reste à souffrir il lui nomme les diverses contrées qu'elle visitera, lui
annonce que lorsqu'elle sera parvenue au Delta formé par le Nil, elle
aura atteint le terme de sa course errante et celui desa métamorphose;
pu's, comme garantie de la vérité de ses prédictions, il énumère tou-
tes les contrées qu'elle a déjà parcourues, et enfin il déclare que de la
race d'Io naîtra celui qui doit un jour le délivrer , Hercule. lo, pres-
sée de nouveau par le taon dont la piqûre égare sa raison, reprend
alors sa course, et Prométhée, seul avec les Nymphes, leur prédit
en termes obscurs que Jupiter doit donner le jour à un fils qui lui ra-
vira le sceptre.
Le dieu, du haut de l'Olympe, a entendu cette prédiction mena-
çante; impatient d'avoir des éclaircissements sur cet hymen fatal,
il envoie Mercure les demander; mais Prométhée repousse cette de-
mande avec un dédain superbe, vainement Mercure prie et menace;
vainement le Chœur effrayé pour lui le supplie, il reste inébranlahle,
:
-' il ne répond aux menaces que par le mépris et l'insulte, il brave la
de songer aux
Nous
ordres que
voici
ton
parvenus
père t'a
aux
donnés.
;
extrémités
Sur ces
de la terre
dans la Scythie, au fond d'un désert inaccessible Vulcain, c'est
rocs
à toi
escarpés,
fer le plus
enchaîne indissolublement ce criminel avec des entraves du
dur. a11 dérobé ton attribut, le feu, principe de tous les ;
arts il en a
doivent avoii
fait part aux hommes; c'est un crime dont les dieux
ESCHYLE. -
PROMÉTHÉE ENCHAINÉ.
, PERSONNAGES DE LA PIÈCE.
LE POUVOIR.
LA VIOLENCE, personnage muet.
VULCAIN.
PROMÉTHEE.
CHOEUR de nymphes filles de l'Océan.
L'OCÉAN.
lo,filled'inacitus.
MERCURE.
accomplis:
VULCAIN. Pouvoir, Violence, pour vous les ordres de Jupiter sont
il ne vous reste plus rien à faire. Mais moi, comment
;
aurai-je le courage d'enchaîner, sur ce roc voisin des orages, un dieu
à qui le sang m'unit. Cependant la nécessité m'y contraint car il est
dangereux de différer la volontédemonpère. Fils ingénieux de la sage
Thémis, malgré moi, malgré toi, je vais t'attaclier avec des chaînes
;
indissolubles sur ce roc inhospitalier, où tu n'entendras la voix ni ne
verras le visage d'aucun mortel où, brûlé lentement par les rayons
ardents du soleil, tu sentiras tes chairs se dessécher. Là, trop tard
au gré de tes désirs, la nuit parsemée d'étoiles viendra dérober le
; ;
jour à tes yeux, et trop tard le soleil viendra sécher la rosée du ma-
tin sans cesse la douleur du mal présent t'accablera car ton libéra-
cotàffSc âiiapTtaç, d'un-tel crime,
,1ç àv ôiSayÔïj a-'t"Épym il
alin-cpi apprenne à respecter
xyjvtupavvtoa tOç, le pouvoir-snprême de Jupiter,
iraOe<70ai os et à mettre un-terme
Tpo7couqpi).ocv6p(jù7Tou. à son caractère philanthropique.
H«1'A1IÏ0S. :p0v (xèv, VULCAIN. Pour vous,
Pouvoir et violence,
¿''to):/¡tOçl'ordre
Kpoao; BilX TE,
de Jupiter
tsIoç a maintenant son aecompHsscment,
fZEt OTj
:
tu pousseras des soupirs et des cris inutiles, car le cœur de Jupiter
est inexorable un nouveau maître est toujours dur.
!
LE POUVOIR. Eh bien que tardes-tu; pourquoi cette vaine pitiép
!
Quoi tu ne hais pas un dieu ennemi de tous les dieux, qui a trans-
porté aux mortels tes propres honneurs !
VULCAIN. C'est que les liens du sang et de l'amitié sont bien puis-
!
sants
;
LE POUVOIR. Il est vrai mais comment désobéir aux ordres de
ton père? ne le crains-tu pas encore plus?
VULCAIN. Tu seras donc toujours sans pitié, prêt à tout oser.
wjTtw itéçuxev. n'est pas encore né.
'ATïtjûpouTotaûxa Tu as recueilli (le-tels-fruits
tou irpoTiou de ton caractère
tou ©davOpwTiou. zélé-pour-les-hommes.
Où yàp Û7io7iTr|<T<TMv,
Osoç, yôlov ôswv,
Car ne craignant pas ,
dieu toi-même, la colère des dieux,
ÙTtasa; p poToïai tu as communiqué aux mortels
Tifiàç Tcspa Stxïjç. des honneurs au-delà du droit.
'Av0' uv En-punition-desquels crimes
<pfioupvj<rei; tu habiteras-comme-gardien
't"tÍVÕE TtÉTpav chEpm;, ce rocher odieux,
opSoGTâSYiv, àûitvo;, debout, sans sommeil,
(f
où xâ[jL7tT(i)v yow
8s
7toX),oyç ô8up(i.où;
* ne pouvant-fléchir le genou;
et tu feras-entendre
beaucoup de plaintes
xaî yÓovç àvwçEXeïç et de gémissements inutiles;
çpéve; yàp Là; car le cœur de Jupiter
SwrmxpoKTYiïOt est inexorable;
et tout être est dur
«Tta; 8à 't'pIXXV;
ÕO''t'LÇ âv XPIXri.Í qui exerce-le-pouvoir
vÉov. depuis-peu-de-temps.
KPATOS. Etev, LE POUVOIR. Eh bien !
que tardes-tu,
TÎ (IÉÀXEIÇ
xai xaxoixTÎÇei [iârrçv
-n où (TTuyEî; oebv
; et pourquoi le plains-tu vainement
pourquoi ne hais-tu pas un dieu
?
TOV SXOKJTOV 0£oïç, le plus-odieux aux dieux,
ôffxi; Ttpoùowxe Ovvrroïtn qui a livré aux mortels
Tb côv yspa; ; tes-propres honneurs ?
H4»AISTOS. Tà Êuyyevèç VULCAIN. Cestque la parenté
f) 6' ô|At)>ta et l'intimité
sont certes une chose-puissante.
8stv6vTOI.
KPATOS. ZVU.CPY¡[LL' LE POUVOIR. J'en conviens
mais comment est-il possible
;
1tWç Se olÓv xs
àvrixoycrT £tv dedésobéir
TWV Àôywv 1tIX't'pÓÇ; aux ordres de ton père?
ne crains-tu pas
où Seijxaîvei;
Toùro TT/iov; lu cela davantage?
oed
xai
vï)toujours
H<I>AU;TO.
TXÉWÇ qpckaouç.
ye 8f) VULCAIN Tu es donc
sans-pilié
et plein d'audace !
LE POUVOIR. Ta compassion n'est point un remède à ses maux
pourquoi te fatiguer à chercher un secours inutile?
;
VULCAIN. Combien tu m'es odieux, art qu'exercent mes mains!
LE POUVOIR. Pourquoi le haïr? car enfin il n'est point cause de
ce qui arrive aujourd'hui.
VULCAIN. Ah! que n'a-t-il été plutôt le partage d'un autre.
:
LE POUVOIR. Les dieux peuvent tout, mais ils dépendent d'un
pouvoir suprême Jupiter seul est indépendant.
VULCAIN. Je le reconnais à ce que je vois, et n'ai rien à objecter.
LE POUVOIR. Ne tarde donc plus à J'enchainer; que ton père ne
s'aperçoive pas de ton hésitation
VULCAIN. Les anneaux pour ses bras sont prêts; les voilà.
LE POUVOIR. Prends-les, fais-y passer ses mains, et à grands
coups de marteau cloue ces anneaux au rocher.
KPATOI. ©pyiveîffOas LE POUVOIR. Oui, car plaindre
YÀPTÔVSS cethommecen'est-
oùoÈv (hoç. nul remède à ses maux,
cr\¡ ôÈ, t
(xrj 7tov£ fAotT7)v mais toi, ne te fatigue pas vainement
Ta«î)Ç£),oOvTa (rrçSév. pour les choses qui ne servent à rien.
HCPAITO. "Q VULCAIN.O
XEtpwvoJjia art-exercé-par-mes-mains
rcoXXà [j.i!7Yi0£Ï(ja. bien détesté par moi !
KPATOI. T: LE POUVOIR. Pourquoi
O-Tuyet,VLJ; ledétestes-tu?
T£pv]yàp, Carlemétier,
w; Xô-fw àTcXôi, pour se servir d'un discours simple,
oùÕÈv cxhiat n'est nullement cause
7r6vwv TWV viiv Tiapôvttov. des maux aujourd'hui présents
HAITO. "AnoçTtÇ VULCAIN. Quelqu'autre
~[jLTi~M~E/.s cependantaurait-dû
luytXv a'jTTjV. l'avoir-obtenu-en partage
KPATO. "A1tCXVTCX LE POUVOIR. Tout
È7içiyj)r\ Ôsoïut a été-acquis par-les-dieux
si-ce-n'est
xoipav£ïv.d'exercer-le-pouvoir-suprême.
7rXr|v
,
malgré son adresse, il est inférieur à Jupiter.
VULCAIN. Va nul autre ici que Prométhée n'aura de reproches à
me faire.
LE POUVOIR. Enfonce maintenant avec force, au travers de sa
poitrine, la dent inexorable de ce coin d'acier.
!
VULCAIN. Ah Prométhée, Prométhée, je gémis de tes maux.
LE POUVOIR. Quoi! tu hésites encore? Tu pleures sur les ennemis
de Jupiter; crains de gémir bientôt sur toi-même.
VULCAIN. Vois, quel spectacle horrible!
LE POUVOIR. Je vois un audacieux dignement puni, allons pisse
ces liens autour de ses flai'cs
£
H4?AI TOE. ToÓpYov T<i& VULCAIN. Cetravail-Ia
uepaivsTOi Syj, s'accomplit déjà,
xotl où ¡LIX'r. et ne se fait pas en-vain (sans effet)
KPATO. "Apacrsii
¡LanOv,
XdloLpiSaprî.
çjçÎYye , LE POUVOIR. Frappe
davantage, serre,
ne relâche d'aucune-manière ;
Asivôç yàp car il est habile
eûpeïv à trouver
'ltÓpOv des ressources, pour se tirer
xai it à.¡L'tlXlivwv. même de liens inextricables.
H4>A1ZT01. "HOE y' wXévïi VULCAIN. Ce bras-ci
txptxps SvktsxXutwç. est attaché indissolublement.
KPATOI. HôpTiaffov vuv LE POUVOIR. Attache maintenant
àfftpcdû; xat ttivge, d'une-manière-solide celui-là aussi
jiâôr](jocpiaTy)?
tvlX afin-qn'il reconnaisse, quoique-rusé,
WV vwôsffTepoî Atôç. qu'il-est-plus-faible que Jupiter.
IWAIZTOZ.OùôeU VULCAIN.Nul,
uÀriv xoOSe hormis celui-ci,
¡Lé¡Lo.j¡IXt'to Kv ¡LOt ne pourra me faire-des-reproches
ivaexwç- avec raison.
KPATO. llIXaaliÀEvE LE POUVOIR. Cloue
VÙV Èppw[Lévwc; maintenant vigoureusement
rcieov aùÔàSyi la dent insolente
,
ffçïjvôç àôajxavTtvou du coin d'acier
8ta|X7ràÇ axÉpvwv. à travers la poitrine
H4>AIZTOZ. AtIXL, Ilpo^eù ! !
VULCAIN. Ali ah Prométhée,
07isp(7T£V(i) awv iiôvtov. je gémis de tes maux.
KPATOS. Zù ôà LE POUVOIR. Et toi,
V.aToxvctç IXi) tu hésites de-nouveau,
(TxévEtç te et tu gémis
vrâp tûv ëxQpwv Aïoç; sur les ennemis de Jupiter?
ôtoos prends garde que
0.7) olxxiéî; Ttots tu n'aies-à-gémir un-jour
aiXvTÓv. sur toi-même!
Hct>AITO. 'OP<fC; 0Éa[j.a VULCAIN. Tu vois un spectacle
8'j<70£aTov ôixjiacriv. horrible-à-voir pour-les-yeux.
KPATOS. 'Oç¡W't"ÓVÔE LE POUVOIR. Je vois celui-là
recevant les peines méritées.
y:;Ù"ft xwv èua;iwv.
'A),).à
œ¡Ltfi!
{3ciÀe (J.IXaXIXÀtO"t'ijpo:C;
ir).£upottç. autour des reins,
Mais mets des liens
VULCAIN. Je sais qu'il le faut, tes ordres sont superflus.
LE POUVOIR. Et pourtant mes ordres, mes cris ne cesseront de
;
te presser. Descends plus bas entoure ses cuisses d'un anneau solide.
!
VULCAIN. Eh bien c'est (ait, et sans beaucoup de peine.
LE POUVOIR. Maintenant attache fortement ces entraves à ses
pieds; car le juge de ton ouvrage est sévère.
VULCAIN. Que tes discours sont dignes de ton extérieur!
LE POUVOIR. Attendris-toi, si tu le veux; mais ne me reproche
;
pas l'audace et la dureté de mon cœur.
VULCAIN. Retirons-nous tous ses membres sont enchaînés.
LE POUVOIR. Ici maintenant insulte les dieux; dérobe-leur les
honneurs qui leur appartiennent, pour en faire part à des êtres d'un
jour. En quoi ces mortels pourront-ils adoucir ton supplice? C'est à
Ilya
HS'ATITOS. AVŒj'Y.:Y¡
ôpàvTaOra,
tnrjôèvâyy.éÀsuB âyxv.
VULCAIN.
defairecela ,
ne commande pas trop.
nécessité
;
àTtavrXrjuat aot ;
Aaî(xov£ xaXoûat ap.
WEVÓWVÚ¡.r.we;
d'alléger pour toi?
Les dieux t'appellent
d'un-faux-nom
iipo[XYl0sa- Prométliée (prévoyant);
tort que les dieux te donnent le nom de Prométhee : tu as toi-même
besoin d'un Prométhée pour te dégager de ces liens.
1
PROMÉTHÉE. 0 divin éther ô souffle ailé des vents! sources
!
des fleuves, flots sans nombre qui ridez la surface des mers ô Terre, ô
mère de tous les êtres, et toi, Soleil, dont les regards embrassent
toute la nature, je vous invoque! Voyez quel traitement un dieu
! !
éprouve de la part des dieux Voyez à quel supplice je vais être en
proie pendant des milliers d'années Voyez les indignes chaînes que
!
le nouveau maître des immortels a forgées pour moi Hélas! je gémis
sur mon sort présent, je gémis sur mon sort futur. Quand donc appa-
raîtra le terme de mes peines? Mais quedis-je? l'avenir n'a point de
:
secret pour moi; aucun malheur imprévu ne peut m'arriver. Le sort
qui m'est échu en partage, il faut le supporter avec résignation ne
sais-je nas qu'on ne peut lutter contre la puissance de la nécessité?
ÔEÏyàp a-è aùrôv car besoin est pour toi-mênae
tlpo[jL-/t6EM!, d'unProméthée
mw TpÔTtw qui t'apprenne de quelle manière
È'>txlJÀLa-6Y¡a-etrija-oeX:r¡ç. tu te dégageras de ce sort.
ÏIPOMH0EÏS. y ÕLOC; at6p, PROMÉTHfE. 0 divin étlier,
xdt irvoaî et vous, souflles-des-vents
la^ÛTCTepoi, aur.-ailes-rapides,
7TR;YAT TE NOTAJAÛV, et vous, sources des fleuves,
yÉÀ(XO'!J.Ix T' àvr,ptG^ov et toi, rire innombrable
xujjLdtTMv 7iovTttov, des flots de-la-mer,
¡'!i TE et toi, terre,
uafAfjt/îjTop, mère-de-tous-les-étres,
xaXw je vous invoque
xx! TbV xúxÀov TtavÔTixYiv et aussi le disque qui-voit-tout
i¡),to'J. wIoea-OÉ (ie du soleil; regardez-moi,
ola-Kaa'/oi voyez quels maux je souffre
OEBÇ 7rpbq 6ewv'
aipzo-no, oîat;
moi dieu, de-la-part des dieux :
voyez, par quels
alxtattnv mauvais-traitements
Siaxvatojjiâvo; àôXeûaw déchiré, je souffrirai
XpÓvov pendant un temps
TÔV(LUPIST?). d'un-nombre-inifni-d'années.
'0 vsoç Tayô; Le nouveau maître
;
¡J.:xxtXpwv des heureux (des dieux)
è;£ùp' fcîtiÈfj.ot a inventé contre moi
,
TOIÔVSE Ô£<T(AOV ÀEIXTJ.
,
TrpoTETtTK jxs
GSOGVTO;
; a volé (est arrivée) vers moi?
est-elle venant-des-dieux (divine)
ou mortelle,
;
•>, PpÔTEio;,
*/-£TOquelqu'un
r) x£xpa{i.Évr( ou mélangée(tenant des deux natures)?
est-il venu
£7Ùiràyovc£p(j.6vio>
ÔEtopôçÈjxwvtovbv
r\ Tt oyj ÔÉXwv;
, verscerocherlointain
commespectateurdemespeines,
ou quoi enfin voulant?
'Opà-cltx£SUC7COT[XOV ÔEOV Vous voyez en moi, malheureux dieu
8£<r[i.a>Tr]v, enchainé,
Ta'i ÂYQPÔV celui qui est en-butte-à-l'inimitié
Atô:, de Jupiter,
TÔVèXôôvTa OtOt à7t£x0£i'a;
Tiàffi 0£oï; ,
celui qui est venu en haine
à tous les dieux
!
ôîcôffot £t<iotyv£ùat autant qu'il y en a qui entrent-dans
ri¡v aùXïiv Aiôç, le palais de Jupiter,
BtOt T#IV Xtav çiXÔTiriTa à cause de son trop-grand amour
(JpoTwv. des (pour les) mortels.
cpEu,Hélas
<I)EV
.:[ itoie xivaQuma olwvwv
hélas!
quel peut-être ce bruit d'oiseaux
prochent? l'air résonne du battement léger de leurs ailes. Tout ce
qui survient m'épouvante.
LE CHOEUR. Ne crains rien, c'est une troupe amie qui, portée sur
des ailes rapides, se hâte d'arriver sur ce rocher. Notre père n'a cédé
qu'avec peine- à nos instances, et les vents agiles nous ont conduites
en ces lieux. Le bruit du marteau a retenti jusqu'au fond de nos
antres et a banni loin de moi la décente pudeur; je me suis -éiancée
sans chaussure sur mon char ailé.
PROMÉTHÉE. Hélas! hélas! lilles de la féconde Thétis et du dieu
dont les flots inquiets entourent toute la terre, filles de l'Océan,
regardez, voyez de quels liens enlacé, sur la cime de ce roc, j'occu-
LE CHOEUR. Je le vois, Prométhée ;
perai désormais un poste que nul ne m'enviera.
,
même de l'empire de Pluton, séjour infernal des morts, dans l'abîme
du Tartare celui qui m'a chargé de ces liens cruels et indissolubles.
Là du moins j'échapperais aux regards insultants des dieux et de
tout autre. Mais non, triste jouet des airs, je vois mon tourment
réjouir mes ennemis.
!
LE CHOEUR. Eli quel dieu porte un cœur assez durpour se
-
réjouir
d'un tel spectacle? qui ne compatit pas à tes maux? quel autre que
Jupiter? Pour lui,toujours irrité, toujours inexorable, il asservit la
racecéleste, et ne cessera point qu'il n'ait assouvi sa cruauté, ou
qu'un heureux effort ne lui ait enlevé un pouvoir maintenant trop
affermi.
taïaôîÀûaai; par ces outrages
à3a(xavT0SÉT0t<Tt' liés avec l'acier (indissolubles).
Mcai yàp oiaxovofiot Car de nouveaux pilotes
X.piX'tOVGtV 'OXiifxirou * sont maîtres de l'Olympe;
ZEVÇ SE ô-r, XpIXtúvEt et Jupiter en effet règne
àOsrw; 'IÓ!J.Otç vzoyjuoîç, illégalement par des lois nouvelles,
àï<not CE vvv et il anéantit maintenant
TK itpiv neXwpta. ce qui était jadis vénérable.
HPOMHeEri. Eiyàp PROMÉTHÉE. Plût au ciel
tjxev[x £ yvjv,
O710 qu'il m'eût précipité sous la terre
vipQev te 'Atôov et au-dessous de Pluton
toO v£"poo£Y(Aovoç
d; l'IXpTIXpOV àitÉpavxov
7t£).â<ra; àXutw;
, qui-reçoit-Ies-morts,
dans le Tartare impénétrable,
me liant indissolublement
o£C7[x.oï; ciypiotç, avec des chaînes cruelles,
w; (A-riTE0£Ôç de sorte que ni un dieu
(j.T|T£ Tu ÀÀoç ni quelque autre
£7t£yô6Et xoïaÔE. ne pût-se-réjouir de cela.
Nüv aà Mais maintenant.
xivv'f[J.IX IXtOÉptOV jouet de-l'air,
7TE7IOV0GC Ó TQtXotÇ je souffre, malheureux,
èmyaçra. des maux qui-sont un-sujet-de-joie
È/6poï;. pour mes ennemis.
(Stpocpr) p'.ï (StropheII).
XOPO. TU ÔEWV LE CHOEUR. Quel est celui des dieux
woe Û'r)O'tXIXPOWÇ, teHement-dur-de-cœur
ÔTtpxâo'imycuof,; a qui cela soit agréable?
ti; où ÇVVIX¡¡X.IX/.q. Qui ne compatit pas
teolai xaxoïç,
ôiyay£A16;
oSettQÉpiEvo;
; à tes maux,
excepté Jupiter?
quant à celui-ci imposant
ocsi ÈitixoTio; toujours avec-colère
vôov à^vaiuiTov sa volonté inllexible,
il asservit
ôâ[j.vaTai
yÉwav oùpavtav
oùoà ),i¡Ç¡¡t,
• la race céleste,
et ne cessera pas,
itplv âv 7i xopETY) XÉIXP, avant,ou qu'il n'aitsatisfaitsow cœur,
fi Tt; Ë¡: ou que quelqu'un n'ait pris
1tIX),(ÍtJ.Cf TIVL par un coup-de-main
àp-^àvtàvo'j<jâ/,a)Tov. le pouvoir diflicile-a-prendre.
PROMÉTHÉE. Certes, bien que je sois accablé sous le poids outra-
geant des plus lourdes chaînes, ce maître des immortels sera contraint
de recourir à moi pour connaître le nouveau complot qui doit lui
;
enlever son sceptre et ses honneurs. Mais en vain emploiera-t-il les
charmes doucereux de la persuasion en vain fera-t-il éclater les plus
terribles menaces; je ne lui découvrirai point ce secret qu'il n'ait brisé
!
mes cruelles entraves et consenti à réparer son injure.
LE CHOEUR. Toujours la même audace au comble de l'infortune ,
;
tu ne sais point plier. C'est porter trop loin la franchise. L:effroi saisit
et pénètre mon cœur je tremble pour ton sort. Comment pourras-tu
jamais voir arriver la lin de tes peines? car l'âmedu fils de Saturne
est intraitable, et son cœur est inflexible.
PROMÉTHÉE. Jupiter est implacable, je le sais. Sa volonté seule
HPOMHOËYI. II uyjv PROMÉTHÉE. Certes
jtpOxavtç [Aaxâpwv le maître des bienheureux
Ê£SI STI xp£l'av ètxov, aura encore besoin de moi,
y.atnep aixaÇouivov quoiqueje sois outragé
èv xpatepaï; dans de fortes
yVtorcéôcxtl;. chaînes-qui-retiennent-mes-membres,
ôdçcxt pour-fei-faire-connaître
Tb véov poOXsuua le nouveau complot
{mo oTGuàiroa'jXà-at par lequel il doit-être-dépouillé
cr-/.rJ7t':pov Ttfiâ;
TE. du sceptre et des honneurs.
Kai QUTI UE 0£>,£EI Et il ne me fléchira point
ETraotôatci (J.Ùty).wr¡/jOtl; par les charmes au-doux-Iangage
7tEi0oOç,
OÛTCOTÉ TE,nrr&.c,
crTEp£àça7t£i>>à;,
• de la persuasion,
et jamais, redoutant
ses dures menaces,
Èyw XCXTCX(J.Y¡vvcrw TÓOe:, je ne découvrirai cela,
upiv liv yalâari avant qu'il ne m'ait délivré
Èç àypîwvÔ£(T(i.â>v, de ces cruels liens,
È0£Xrjcn[) TETI'VEIV et qu'il n'ait-consenti à donner
7rotvàç TîjaSE aixtaç. des réparations de cette injure.
(i\.V'ttGTpOcpY¡ W.)
iù
( Il).
Antistrophe
XOPOS. jxàv LE CHOEUR. Tu te montres
Opaaij; TE audacieux
xai OÙÔEVèiti/a^â; et ne cèdes en rien
ouatai TOxoat;, à tes infortunes amères,
£A£u0£pQ<jTO[XEtç SE aycxv. et tu parles-avec-trop-de-franchise.
4>66o; SE Siàxopo; Mais une crainte perçante
èpÉÔiffEv È(J.Ii; ppivot,-- a tourmenté (tourmente) mon cœur;
ôéôtcx SE àjAçî caïç 'tvXCXtç, je-crains pour ton sort,
nanoze ignorant comment enfin
Xpiî TE ECISEIV il faut que tu entrevoies,
xÉXffavta entrant-dans-le-port,
TÉPIXA TÛWSE UQVWV.
Ilaï; l'lip KpÓvov
;
le terme de ces maux
car le fils de Saturne
lyzi rfiza. ch£X'Ij'rcx a un caractère inabordable
xal xÉap OtltcxpcX(J.v6ov. et un cœur inflexible.
nPOMHGETS. OîSa on PRmIÉTHÉE. Je sais que
Zsù; TpCXXU; Jupiter est implacable,
xaîi/oriTO otxaiov et ayant la justice
JtcxptX totutco. auprèsdelui-môme (danssavolonté).
est pour lui la justice. Toutefois, à des coups inattendus cette âme
dures'amollira; ce courroux indomptable s'apaisera; avec un em-
pressement égal au mien, il se rapprochera de moi et recherchera
mon amitié.
LE CHOEUR. Révèle-nous, sans nous rien cacher, pour quelle of.
fense Jupiter te fait subir un traitement si indigne et si barbare?
parle, si ce n'est point une peine pour toi
PROMÉTHÉE. Héla,, ! il m'est douloureux de le dire; il m'est
douloureux de le taire, et tout est pénible pour moi. La haine venait
d'éclater entre les immortels; et la division régnait parmi eux. Les
uns voulaient renverser Saturne de son trône, pour donner ie sceptre
à Jupiter; les autres, au contraire, réunissaient leurs efforts pour
empêcher Jupiter de régner sur les dieux. Alors, mais en vain, j&
idu
'Ep.cxi'ç aà pou).aT;
xev6[Lwv [jieXasjiêaSrn; la retraite aux-sombres-profondeurs
Tapxàpou xa).07tt£ Tartare cache
TOV7c0t)V0T'.y £v^Kpovov, l'antique Saturne
Ctù'toi'O't O'vp.p.a.ZOtGtv. avec ses alliés eux-mêmes.
'0 TÛpavvo; Tàiv CECOV Le maître des dieux
wfsXïiiJivoç xoiàoE i\ È[Lou, ayant reçu-de-tels-servicesde moi
èljYlfAEM/aTo(A £ m'a payé-de-retour
TataSE xaxaïirt notvaïç. par ces cruelles peines
TOOTO yàp VÂDY)(I.A Car cette maladie
EVECXI 7tw; est-inhérente en-quelque-sorte
T~ Tvpawtôi, à la tyrannie,
£
p.i¡ 7U7IOI0 VAITOI;cpiXotatv. de ne pas se fier aux amis.
"0 Se ouv ipWTàTE,
A'.TTAV
,
Tu/eiv tOVtOV,
àXkàÈppO0[it<7[i.ai CME mais j'ai été traité ainsi
vyiXew; 0sa sans miséricorde spectacle
Õvaxk; ZYlvt. déshonorant pour-Jupiter.
XOPO. "Ocrxt; LE CHOEUR. Quiconque
où SwauyaAânecompâtitpas
(rotai [lô/Oot;, npojxrjôeu, à tes maux Prométhée,
,
est,et d'un-cœur-de-fer
diSyipôcppwvte
xai eîpyaa-jxévo;iv.7tÉTpa;" et fait de rocher;
Èyw yàp civ ËXPov car j'aurais voulu
etnepasvoirces-choses,
EÎ<7iSoù<jà te ,
ovteeIiioeut<x5e,
,
et les ayant vues
i
j'ai senti-i tie-vive-dotileuran cœur.
£
f)XYÛvOY]vxéap.
®îÀotçjesuis
IlPOMH0Er
èyà)
Kext (xrjv PROMÉTHÉE. Et en effet
poui-iiies-amis
ÙEt.¡O; e;.c7opàv. misérable à voir.
PROMÉTHÉE.
sort.
Oui;
LE CHOEUR. Maisn'aurais-tu pas eu de plus grands torts?
par moi les hommes ne prévoient plus leur
;
PROMÉTHÉE. Oui et de ce maître ils apprendront bien des arts.
itCÛ
Tt
itepatTÉpo)
TIPOMH0EÏS. "Eracwà ye
TWVÔS; peut-être en-quelque-chose
même pIns-loin que cela?
PROMÉTHÉE. Oui, j'ai empêché
0VYJTOÙÇ les mortels
(jly;Ttpoôépx£(ï0at (LÓpov. de prévoir le sort (la mort).
XOPOS. Evpwv LE CHOEUR. Ayant-trouvé
TÔ 7roIov q¡cip(L(xitoV quel remède
Trjaôe vÓcrov; de cette maladie ?
IIPOMHOEYI. Kaiwxtaa PROMÉTHÉE. J'ai placé
È-vOtù't"oi'ç en eux
ÈL-KIÙOLC 't"v:pÀÓ.";. les espérances aveugles.
XOPOS.'ESwpvjffw TOÙTO LE CHOEUR. Tu as donné cela,
(LÉyOt wçéXrijxa PpoToïç. grand avantage pour les mortels.
nPOMHOErS. IIpo; loTtrôs PROMÉTHÉE, Outre cela
ixévxoi cependant
iyôi <r<pivwraccra Tiùp. je leur ai donné le feu.
XOPOI. Kai vùv LE CHOEUR. Et maintenant
È.ti!fÍfJ.EpOt
iXOUat TROP ÇXOYWTÏOV
HPOMHOEYI. 'A'lto ou YE
; des êtres-d'un-jour
possèdent le feu brillant?
PROMÉTHÉE. Par lequel certes
È-/.jj.a8^<70VTat ils apprendront
noïlàç téyyoïz. bien des arts.
XOPO. 'Em LE CHOEUR. Pour
TotoïuSs or) Othtci(LO((jt de pareils crimes donc
Zsù; aîxîÇôTat TE Jupiter t'accable
xai/a),à
oùoapwj xa^wv
ovaè Etrrt xep(xaâ0Xou
; et ne donne relâche
en aucune-façon à tes maux ?
N'y a-t-il pas un terme de cette peine
rcpo7.£ ;
i'[j.£vov
IIPOMH0ETS. Ou
croi qui te soit proposé?
PROMÉTHÉE. Non certes,
ye
ano oùÕèv, aucun autre
7iXifiv ôiav si ce n'est quand
aoy.tiYFLV(Ù. il plaira à celui-là.
XOPOS, IIwç SE LE CHOEUR. Et comment
Sô£ st ; cela lui plaira-t-il?
?
"tiç
on(LOtr't"E; ;
èàtiiî ; où^ ôpàç
ÀÉYEtV aè wç fijAapTeç
quel espoir ne vois-tu pas
quetuasfailli ?
et dire que tu as failli
OUTE nazà rjôovrivÈ[/.ot, n'est point agréable pour moi,
crot TE IXÀyoç. et c'est pour toi une douleur.
;
plaisir pour mon cœur, et serait une peine pour le tien. Laissons ce
discours cherche plutôt quelque moyen de te délivrer.
PROMÉTHÉE. Il est aisé, quand on est à l'abri du malheur,
!
;
d'exhorter et de conseiller ceux qui sont en proie à l'infortune
J'avais tout prévu. J'ai voulu commettre ma faute je l'ai voulu ,
je ne le nie point. Pour secourir les mortels, je me suis perdu moi-
même; mais je n'ai pas dû croire que je serais condamné à me voir
ainsi consumé sur ces rocs, au sommet désert de ce mont inhabitable.
Vous, cependant, cessez de déplorer mon malheur présent; descen-
;
dez; venez apprendre lesort qui m'est réservé, et connaissez tout
!
mon destin. Ne me refusez point ne me refusez point compâtissez à
un malheureux. Hélas! l'infortune voltige sans cesse autour de nous
et menace toutes les têtes.
LE CHOEUR. J'obéis sans peine à ta voix, ô Prométhée! D'un pied
AniX u.c0w[j.£ v (LÈv TClVTCl, Mais laissons cela,
'Í¡-':StÕÈ etcherche
£/.Xv»(rtv xiva dcolwv. une délivrance de tes peines.
riPOMH0ErS. 'EXocçpôv PROMÉTHÉE. Il est aisé,
OT-IÇ iyji Ttôôa pour qui a le pied
s;co -Y-tiâxcov hors des souffrances,
Ttapaivstv vovOeTeLv xs d'exhorter et de conseiller
TQÙç TTpàcraovTaç XClXWÇ. ceux qui sont malheureux.
'Eyw Se /]7u<xxâ;j.Yiv Pour moi je savais
ôtoravxaxavxa. tout cela;
rHfLClpTOV Éxwv, J'ai commis la faute volontairement,
hwv, aux àpvï)(TO(JT,ai • :
oui volontairement,jene le nierai pas
àprjywv Sè 0vrixoïç et secourant les mortels,
EÛp6fj.-/]vaùxè; je me-suis-moi-même attiré
TCÔVOU;. des peines.
Où !J:fj'l xi 4>ÓfLljV ye Sans doute je ne croyais pas
xaxiaxvavsïoOou (XE devoir être consumé
toîaiffi uoivaïç par de tels supplices
7vpo; TÉxpatç ueSapcrtotç, sur ces rocs élevés,
tuxôvxa ayant-reçu-en-partage
xoùSe miyou ce sommet
ÈpY¡p.ou, ciyehovoç. solitaire, sans voisin.
Kai fL-Y) ÕúpeoOs Et ne déplorez pas
rà [J.sv uapôvxa p.ot &XI, mes malheurs présents,
licrClt 5k îzeool mais mettant-pied à-terre
£
àxou(Tax Tàç7upo<repTOÛ(7açxûyaç, apprenez le sort qui-m'attend,
W; [KX0Ï)XE afin-que vous connaissiez
Zb TTÀV ètrX TÉÀOUÇ.
Tld%z<sbé{ioi,
(>u[i7tov^(TaTs
7i£i'0£<T0£ , le tout entièrement.
Obéissez-moi, obéissez,
accordez votre compassion
,(:J [j.oyoùvxi à celui qui est malheureux
w- maintenant.
TClVTa. TOI Certes-de-la-même manière
Ttrifiov/; 7t),avw(iÉvyi l'infortune voltigeant
npoffiÇâvsi s'attache
SXXOTE npoç âXXov.dans-un-autre-tempsà
un autre.
XOPOS. 'Enedtévfcç TOVXO LE CHOEUR. Tu as prescrit cela
oOx o.xOúcrCltÇ, à nous qui-Ze:faisons-volontiers,
IIpo|n|0eù. Prométhée.
Kal TcpoXt7ioùffa vùv Et quittant maintenant
je descends de ce char rapide; et quittant les routes aériennes et
léger
pures des oiseaux, je m'approche de ce roc escarpé. Il me tarde d'en-
tendre lerécit de tes malheurs.
L'OCÉAN. J'arrive enfin près de toi, Prométhée, au terme d'un
long voyage, dirigeant ce monstre aux ailes rapides par ma seule
volonté, sans le secours du frein. Je compatis à tes maux, n'en doute
point; le sang qui nous unit m'en fait une loi. Mais quand tu ne
; :
serais point mon parent, personne encore ne me serait plus cher que
;
toi. Tu le reconnaîtras bientôt une vaine flatterie m'est étrangère.
Parle apprendsmoi ce que je dois faire pour te secourir jamais
tu ne pourras dire que tu as un ami plus fidèle que l'Océan.
!
PROMÉTHÉE. Eh quoi toi aussi, tu viens contempler mon sup-
plice! Comment as-tu osé quitter les flots qui portent ton nom, et tes
grottes que la nature a taillées elles-mêmesdans le roc, pour venir
itoSiIXaçptjSd'unpiedléger
oazov xpaixvodutov, le siège rapidement-porté)
aiôspa te, 7copov àyvàv et l'air, voie pure
oîwvwv, ilélût des oiseaux, je m'approcherai
yf)ov\t^oe OxptOÉr¡a •
XPw Se ôià TtavTÔ;
;
de ce sol escarpé
et je désire entièrement
àxoûaat 't'oùç aoùç itôvou;. entendre tes malheurs.
OKEANO. "Hxw L'OCÉAN. J'arrive
Õt(l(LetlÍ(Levoç après-avoir-mesuré
TE'p[j.a oOÀtxijç xeXev0ou le terme d'une longue roule,
EÙOuvwvTtpô; aÈ,IIpo(Ly¡aeü",cet oiseau aux-ailes-rapides,
tôv8e otwvov tovTiT£puywxïj<^ -i.dirigeant vers toi, Prométhée,
Yvwfxr) thep uTOfMGûv • par ma volonté, sans frein ;
aWIXÀyw 8e, ïaOt, Et je compatis, sactie-le,
tou; a!XL; 't'ÚXlXt;. à tes infortunes.
T6 te yàp iluyyEvà;, OOXW, Car et la parenté, je crois,
Èaavayxd^ct (LE oûtcoç, me force à agir ainsi,
xwpÍç xe yÉvoy; Et, indépendamment de la parenté,
eux eotiv ôtw v£i(xai[xi il n'est personne à qui j'accorderais
~te
ôvot fioïpav
(LEÍOVIX une plus grande part d'amitié
y] aoL TvMffet ÕÈ qu'à toi. Et tu connaîtras
w; TK8E Êrujia, que cela est vrai,
oùOè ëvi (LOt et qu'il n'est-pas-dans-mon-caractère
-/apiToy),ti)(T(jeïv(LcX't"'tIv. de dire-de-vaines-flatteries.
4»épEyàp, Eli bien donc
a-Í¡(L!Xt\lE Õ Tt XP';¡ indique-moi en quoi il faut
|u[i.updt(7a,£tv«roi• tesecourir;
oûttote Ylàp èpEtç car jamais tu ne diras
w; sad aot qu'il est pour toi
iptXo; pEêaiÔTEpoç 'OXEIXVOV. un ami plus sûr que l'Océan.
nPOMHGETS. Eot, xi XpŸj(LIX; PROMÉTHÉE. Eh quoi !
xottaùai, ettoi aussi
r\-/tt; ê7r67tT7iç tu viens comme spectateur
;
È(LW\I 7tôv«i>v
11(55;ÊTÔXprjaa; ÈÀaEtV
de mes peines !
Comment as-tu osé venir
ë;oïav danslacontrée
i/jv (iiSv"ipo[j.rlTopa qui-produit-le-fer,
Ài7twv ayantquitté
te
(kvaâ È7ra)vu(xov et les flots qui-portent-ton nom
xaî àvxpa TTETpripeçîj et les grottes couvertes-de-rochers
dans ces contrées qui produisent le fer. Est-ce la curiosité, est-ce la
compassion qui t'amène? Regarde ce spectacle; vois quel traitement
,
je veux te donner un conseil utile. Rentre en toi-même; prends de
nouveaux sentiments puisqu'un nouveau maître règne sur les dieux.
,
Si tu lances toujours ainsi des propos insolents et acérés, Jupiter,
bien qu'il soit assis loin de ces lieux au sommet de l'Olympe, peut
, ;
t'entendre, et bientôt l'excès des maux présents ne te paraîtra plus
qu'un jeu. Malheureux étouffe un courroux impuissant cherche à
obtenir ta délivrance. Ce conseil, peut-être, te paraît d'un vieillard;
mais tu vois, Prométhée, ce qu'attire un discours présomptueux.
aùxôxTira; ?
taillées-par-la-nature
"H o:rptçcx.t OswpiQutûv Es-tu venu pour-contempler
su.àçTÛyaç mon sort
xKt ËuvauyaXàjv x!Xxo!;; et pour compàtir à mes maux ?
AEPXOV (léafxa, Regarde ce spectacle,
"ÓVOE TOV <p(),ov ALOÇ, cet ami de Jupiter,
't'ov Huyx.ATATTRJTAVTA
ri¡v TupavvîSa,
otai;Ttirijjiovaïc".
sa tyrannie,
celui-qui-l'a-aidé-à-établir
voisdequellessouffrances
xàjxiTTOjxai{j7roaÙToù. je suis accablé par lui.
QKEANOI. 'Opw, L'OCÉAN. Je le vois,
rTpojj.r|0£ ù, xoù 6ÉÀw ys (rot Prométhée, et je veux te
Trapatvécrai Ta XwaTa, conseiller les meilleures-choses
xaÎ7t£ p ôvxi à toi quoique étant
TOixtXw. fécond-en-ressources.
rîyvwCT/.e ffauTÔv Connais-toi toi-même,
/.ai [xeôâpaoffai etadopte
véou;rpoirouç-
YUt yilp vÉo; Tupavvo;
de nouvelles moeurs ;
car un nouveau maître
iVOEetÇ. estparmiles dieux.
El8èpi'ilen;Xoyou? si
Et tulancesdespropos
wôe Tpa-/£Ïçxai TE0ir)y|jt,£v<n>;, aussi insolents et aussi acerbes,
T&Y' av CTOU Y.1XIO'. ZEÙÇ, peut-être Jupiter t'entendra-t-il,
Y..a.i6ocy-wv quoiquesiégeant
beaucoupplushaut,
desortequelarigueur
[AaxpàvàvtoTÉpw, -
WCTExôXov
TbV vùv TtapôvTa maintenant présente
116zowv despeines
ooY-dv
(XCE;
aoi sTvai uatSiàv.
'A),),',wxaXatiuops ,
ôpyà; a; eXELç,
Mais,
pourrait te sembler être un jeu.
ô malheureux !
dépose le courroux que tu as,
ÇÔTEIôÈà7taXXayài; et cherche la délivrance
TiîjvÔE7n)jx(*Ta>v. decesmaux.
"IO'w; çaivoftai Peut-être te semblé-je
Taôsàpyjxïa-dire
O'OL
ÉYELV ces choses antiques (radoter) ;
roiaùTajjLÉvTot tellecependant
yîyvExat Ta ÈTtr/Eipa est la récompense
Trj;yXwff0ïiç dulangage
âyav v-y¡yÓpou
, trop présomptueux,
npo(jLy)0Eù. ôProméthée.
Rien n'a pu t'humilier; tu ne cèdes point au malheur, et tu semblés
, ;
vouloir redoubler celui qui t'accable. Si donc tu veux profiter de mes
conseils cesse de regimber contre l'aiguillon songe qu'un monarque
sévère et absolu règne aujourd'hui. Je vais le trouver; j'essaierai, s'i!
est possible, d'obtenir de lui ta délivrance. Toi, cependant, modère-toi ;
ne déchaîne point ta langue audacieuse. Éclairé comme tu l'es,
ignores-tu que la punition suit toujours d'audacieuses paroles ?
PROMÉTHÉE. Je t'estime heureux de n'être pas toi-même traité
en coupable, toi le complice de mon audace. Mais renonce à ce des-
:
sein, quitte un soin inutile; tu ne saurais le fléchir il est inexorable.
Crains que ton voyage ici ne t'attire quelque malheur.
L'OCÉAN. Tu conseilles les autres bien mieux que toi-même
m'en donnes la preuve par le fait même. Mais n'arrête point mon
; tu
EÙ SE oùoETCM TATCEIVOÇ Mais tu n'es pas encore humble
OÙÔÈEÏXEU; XiXJtOtÇ, et tu ne cèdes point au malheur,
JRPÔÇ CE TOÏÇ ÎRAPÔWT et outre les malheurs actuels
OÉXST; IRPOCRXAÉEÏV ÂXXA. tu veux t'en attirer d'autres.
OUJtovv È/TTCVEÏÇ Tu n'étendras donc pas
XÛXOV ta jambe (tu ne regimberas pas)
TIPO;XÉVXPA, contre l'aiguillon, ,
YWPCÔJIEVO; EILOtYE du moins te-servant de moi
ÔISOKTXD&W, comme d'un maître,
Ópwv Õn [J.ÓViXPX,OÇ 't'piX)(VÇ et voyant qu'un monarque sévère
oùoè {I7T£U6UVO; et qui-ne-doit-pas-rendre-compte,
XPiXTEt. KAT vuv règne. Et maintenant
EYÀ) [XÈV ETJII moi je m'en vais,
xott 7T£IPÂDO[IAT, et j'essaierai,
ÈÀV SuvMjjLon, si je le puis,
ÊXXÙCRAÎ <TE TWVOE ÎCOVWV. de te délivrer de ces maux.
LÙ aà RLTÔ-/AZ,T Toi, tiens-toi tranquille
[J.1Joè ayiXv XAOPOARÂFASI. et ne parle-pas-avec-trop-d'audace.
"H oùx OTCRÔA ÀXPIÊÂIÇ, Est-ce que tu ne sais pas bien,
WV TTEPTFFFFÔÇPWV, étant plus qu'éclairé,
OU "fj[J.tiX ITPOCRXPÎËSTA: que la punition s'attache
YXWUO-IJ(LAXATA; à la langue audacieuse?
IIPOMHGERS. Z"fjÀw aE PROMÉTHÉE. Je te porte-envie
ÔOOOVEXA xvpEIç IXXÀ; iXhtiXÇ, de ce que tu es hors de cause,
[XETAOXWVTTÂVXWV ayant pris-part à tout
XOÙ T£TOX[ITIXÀ)I; ÈILoL et ayant osé avec moi.
KiXt vùv EiXaov Et maintenant laisse,
aot ¡LEÀ'y¡aa'rw'
JXYJSÉ et que cela ne te soit-pas-à-ccenr,
OÙ yap VtV ITEIFFEI; IRÂVTWÇ* car tu ne le fléchiras nullement;
OÙ yKp EÙ7II0-/IÎ. car ILn'est pas facile-à-persuader.
NDWRRATVE oè AÙTÔÇ Mais prends-garde TOI-MÊME
(JTY) H7I{I.AV6ÎRI;
TI que tu ne te sois fait quelque tort
ÔÔÛ. par ce voyage.
QKEANOI. "ElIvç L'OCÉAN. Tu es
7IOXXWY £ À[I£IVIOV certes beaucoup meilleur
lIPEVOUV TOÙ;ITÉXA;
R, A-AUTO V T£XAAÎPOP.AI
IPYW XiXt OÙ XÔYW.
;
à conseiller les prochains
que toi-même j'en ai-la-preuve
par un fait et non pas par une parole.
M"fjo!X[J.wç os ÀVTIINRDCAIFIÇ Mais ne me détourne point
ÔP[AWJX £VOV. moi qui-me-mets-en-route.
zèle; je me flatte, oui, je me flatte que Jupiter m'accordera la faveur
de te délivrer de tes maux.
,
PROMÉTHÉE. Je reconnais tes soins et ne cesserai de les recon-
naître; ton amitié est infatigable. Mais ne fais aucun effort pour me
,
servir; ceux que tu tenterais seraient vains. Reste en repos et tiens-
toi loin du danger. Si jesuis malheureux je ne veux entraîner per-
sonne dans l'abîme. Non; car je ne puis songer sans douleur au sort
de mon frère Atlas, qui, vers les portes du couchant, soutient sur ses
épaules la colonne du ciel et de la terre, fardeau bien difficile à sup-
porter! Je n'ai pu voir non plussans pitié l'habitant des antres de
Cilicie, ce fils de la Terre, ce géant prodigieux, l'audacieux Typhon
aux cent têtes, renversé sous les efforts d'un bras victorieux, lui qui
défiait tous les dieux! Sa bouche effroyable vomissait la mort; ses
Aùyû yotp, OtÙXW Je me flatte, oui, je me flatte
AtOt SUKTEIV È[LOL xrivôs Swpeàv, que Jupiter m'accordera ce
don,
w<rrs aE ÈÛvaOtt XWVSE irâvwv. de te délivrer de ces peines.
nPOMHOETS. 'ETCOtt'lW ce PROMÉTHÉE. Je te loue
'rOt [xèv pour cela
XOtt o08a[AYj );f¡çw iroxÉ* et ne cesserai jamais;
D.ÀEÍTCEtÇ ystp oùSèv car tu ne négliges rien
enfuitdezèle-
TcpoôufjLta;.
'Axàp (XY]8EV TCÓVEtO Mais ne t'efforce-pas ;
7tovri(j£t!; yàp [Lœ'r"f}'I, car tu t'efforceras en vain,
£[AOÎWÇEXWV oùoèv, ne me servant , (voudrais)
en-rien
El xOtt 6D.Etç lors même que tu veux
TCOIEtV 'rt. faire quelque effoit.
'ADA i¡aúXOtE Mais tiens-toi-tranquille,
lywv cauxov £X7to8tov* te tenant toi-même à l'écart;
èywyàp eî
Suaru^w, car si je suis malheureux,
ovxcèv 0SXOI(JU je ne voudrais pas
TOOSE OÛV£XA qu'à cause de cela
7tvi[xovàç 'rVXEtV des maux arrivassent
wç r.ÀEÍa'rOtlJ'w. au plus-grand-nombre-possible.
Où orjxa, OTEI "aixvyai Non, car aussi les infortunes
xOtlJ'tY'li¡'rov "AxXavxoç de mon frère Atlas
XEÎPOVCFI [xe, me déchirent,
S; £(ixYjx£ d'Atlas qui est placé
TTpo; ZOTZOMÇ £<77tépouç vers les contrées du-couchant
<ô[j.oivÈpEÎowv soutenant sur ses épaules
xtova la colonne
oOpavoû TE xai yQovoç, du ciel et de la terre,
ocyôoçO'JV. iùày/.aÀov. fardeau non facile-à-porter.
I8wv xs TOVoixvixopa Et voyant l'habitant
ôcvxpwv KiXtxîtov des antres de Cilicie,
£vyj, le fils de la Terre,
yy\Y
wxxeipa, j'en ai eu aussi pitié ,
xÉpa; 8atov j'ai eu pitié de ce monstre ennemi
ÉxaxoyxàpiQvov
l'audacieux
,
aux cent têtes
Typhon ,
ôovpovTvswva,
yEtpoù[j.£vovTtpôç pîav * renversé de force
il
,
/wiq i-se-révoltacontretouslesdieu ^,
cpôvovsifflant
8; àvxÉuxy) tokti Oeoïç
oupiÇwv la mort
Y(J.!J.cp-r¡ÎJxt'a! afJ.Ep°'VOttat' par ses mâchoires terribles;
;
yeux lançaient des flammes redoutables on eût dit qu'il allait briser
,
la puissance de Jupiter. Mais le trait vigilant de ce dieu la foudre,
s'est élancée sur lui, en exhalant laflamme, et a confondu ses menaces
insolentes. Frappé du tonnerre, il est embrasé jusqu'au fond des
entrailles, ses forces sont anéanties. Et maintenant, cadavre impuis-
sant, il est étendu près du détroit, écrasé sous les ruines de l'Etna,
tandis que Vulcain, assis au sommet de ce mont, forge des masses de
,
rer ardentes. De là s'élanceront un jour des torrents de feu dont la
dent cruelle dévorera les vastes plaines de la féconde Sicile. C'est
ainsi que Typhon, tout pulvérisé qu'il est par la foudre de Jupiter,
vomira sa fureur en traits brûlants, au milieu d'immenses tourbillons
rjoTp®7rr £Ss illançait
il ôfxjxàTwv craolq des yeux un feu
10pywTCO'l, comme-celuide la
Gorgone,
w; èx7T£p<rwv comme devant-détruire
P[Cf parlaviolence
"rijv xvpavvtSa AtÓ;' le pouvoir de Jupiter;
àXXà pIXoç ÂYPUUVOV ZTQVO; mais le trait vigilant de Jupiter
,
7)X0e\ aùrw, vint sur lui,
xepauvàç la foudre
XOt'rOtt&h"f}çdescendant-d'en-haut
èxirvéwv ipÀÓY(X, exhalant la Hamme,
ôe;aùrôv èÇéuXrjle lafoudre, qui le fittaire
xo(iitaff[iàTwv en triomphant de ses fanfaronnades
Trov vo/rJYÓPw'Vo audacieuses.
Tuni'tçyàp Carfrappé
etc ipptvOtç aùràç jusqu'aux entrailles mêmes.
è<pe*}/a).to0y), xat il fut réduit en cendres, et
ÈfEgpovTrjÔr]foudroyé-il-perdit
ijdévoç. Kaîvùv saforce.Etmaintenant,
Sé(jia<;àxpetov corps impuissant,
xalTraprjopovetcouclié-tout-de-son-long,
xeïxat ilest-gisant,
7i)vY]crtov (TTEvwiroy 6aXaa<rtou, près du détroit maritime
îitoyfievo; pressé
vTCà (SîÇatatv AÎTvatai; sous les racines de-l'Etna,
"HçatoToç Se etVulcain
(AuSpoxTvmeï, forge,
Ÿ¡[LEVOe; iV xOpUOttç âxpai;, assis sur les sommets élevés,
ÉvQev expayria-ovrai TCOtE d'où s'élanceront un jour
Ttorap-oî TCUPO; SàirrovTe; des torrents de feu, dévorant
vvâ0o;;àypîai; de leurs dents cruelles
)>£'jpoù;yOa; les vastes plaines
StxeXta;
•
ty/çxaXî,txàp7ioy Tuçwç
ÈEavaÇso-ei-rotôvSe yôXov
delaSicile
aux-beaux-fruits; Typhon
vomira une telle fureur
(ieÀeai 6epp.oïç par les traits brûlants
à.~kî\rsvsj d'untourbillon insatiable,
^•jpîtvoou,exhalant-des-llammes,
xamEp yivôpaxo)(iivoç quoique carbonisé
XEpajvco Zriv6;. par la foudre de Jupiter.
de flamme. Mais toi, instruit par l'expérience, tu n'as pas besoin de
mes conseils. Pourvois à ton salut comme tu l'entends. Pour moi, je
supporterai mon sort jusqu'à ce que le courroux de Jupiter soit
adouci.
L'OCÉAN. Mais ne sais-tu pas, Prométhée, que des discours peuvent
guérir un cœur ulcéré ?
PROMÉTHÉE. Oui, si l'on applique le remède à l'instant favorable,
et si l'on n'aigrit point un esprit irrité.
?
L'OCÉAN. Mais quel danger vois-tu à y songer, à le tenter ré-
ponds.
PROMÉTHÉE. C'est peine inutile, folie et simplicité.
L'OCÉAN. Eh bien! laisse-moi être malade d'un pareil mal; car
ce qu'il y a de plus utile, c'est d'être sage sans le paraître.
:
PROMÉTHÉE. Mais cette faute me sera imputée.
L'OCÉAN. Je n'en saurais douter en parlant ainsi tu me renvoies
dans ma demeure.
Eb Se o'jy.anewo;, Mais toi, tu n'es pas sans-expérience,
ovoÈ XPEtC; ÈfJ.ou et tu n'a pas besoin de moi
8i8a<rxàXov
aGZz aElUTbV
pour maître ;
sauve-toi toi-même
OTtw; émanas ai • comme tu le sais,
è-fw Ss àvtV/îffw quant à moi, je supporterai
TÛyjivxr]v 7tapr.0<xav, le sort présent
SOTTS âv çp6vy)[j.a jusqu'à ce que l'esprit
Atô;luxfr^ri de Jupiter ait relâché
XÓÀov. quelque chose de son courroux.
QKEANO. OVKOUV L'OCÉAN. Ainsi donc tu ne
YtyvwirxEtç TOVTO, reconnais pas ceci,
Ilpoij-^Oeù, Prométhée,
que les discours sont les médecins
ôxt ÀÓYOt Etaiv îa-rpol
opy}jç VOOOIJ(7Y)Ç
IIPOMH0EÏE.
; ys
d'un cœur malade ?
PROMÉTHÉE. Oui, si l'on
'Eci.'I ti;
|xaX9â(7<Tfl xÉOtp adoucit le cœur
iv xaipw à l'instant-favorable
xaî [1.11lGXVOttVj] et si l'on ne contraint pas
f-tq. par la violence
6v(J.o'i (TçpiywvTa. un cœur bouillant.
QKEANO. Tîva 8s Çv)[j.£av L'OCÉAN. Mais quel danger
ôpâçèvovcrav
iv TCPdansl'action-
xaî xoXfj^v ; de-tenter
vois-tu se trouvant
?
et d'oser cela
Stôaaxe [LE. apprends-Ze-moi.
nPOMHÔETS. MôxQov PROMÉTHÉE. J'y vois une peine
TCEpt(J'aov inutile
£'jr]9iav TE xoucpôvouv. et une simplicité folle.
QKEANOS. "EOt (xe L'OCÉAN. Laisse-moi
vocreïv 'r'Í¡'IÔE TTIV voaov, être-malade de ce mal,
ÈTCdxépôtdTov puisque le plus utile
euçpovoOvxa c'est que le sage
fJ.Y¡ OOXEtV q;pO'lEtV. ne paraisse pas être-sage.
IlPOMHOEYE. PROMÉTHÉE.
TôSstô &.!J.TClcix"f}[LOt Cette faute
ûoxiQtTEt eTvaiip.ôv. paraîtra être mienne.
QKEANO. So; ÀÓYOC; L'OCÉAN. Ton discours
IÏTÉXXEI [LE (JAÇW; m'envoie évidemment
KKhv Èc; otxOV. de nouveau vers ma demeure.
PROMÉTHÉE. Je crains que ta pitié pour moi ne te fasse un en-
nemi.
L'OCÉAN.. De qui? de celui qui vient de s'asseoir sur le trône
de la toute-puissance?
PROMÉTHÉE. Garde-toi de jamais irriter son cœur.
L'OCÉAN. Ton malheur, Prométhée, est une leçon.
PROMÉTHÉE. Pars, hâte-toi, conserve toujours de tels sentiments
L'OCÉAN. Mes intentions s'accordent avec tes paroles. Déjà ce
quadrupède léger rase de ses ailes la vaste route des airs. Il se repo-
sera volontiers dans sa demeure.
LE CHOEUR. 0 Prométhée! je plains ton malheureux destin. Un
uisseau de larmes coule de mes faibles yeux; mes joues sont bai-
gnées de pleurs humides; Jupiter exerce au gré de son cruel caprice un
pouvoir tyrannique; il étend son sceptre insolent sur les dieux qui
régnaient avant lui.
Tout dans ces lieux retentit de gémissements. On pleure ton an-
1IPOMH0ETT2. Mii yàp PROMÉTÉHE.C'est ciiieje crainsque
Ôpirvo; ô ÈIJ.o; les lannes-que-tu-verses-sur-moi
fiàÀr]<j £
si; É-/9pav. ne te mettent en inimitié.
QKEANO. 'OH L'OCÉAN. Est-ce
TW OaxoyvTi avec-cetuiqui-est-assis
VÎOV ëSpa;
irayxpaxEï; ;
11POMH0EY-. (I>vÀaaaou
depuis-peu sur des sièges
tout-puissants?
PROMÉTHÉE. Prends garde
tjLY; xovrou Y..ÉO:p que le cœur de lui
¿:ZÚSGút TTOTE. ne s'irrite un jour.
QKEAÏNOI. 'H G Çv^cpopà,
Il po[L'fj6E\J
ôiodejy.y./,oç.
, L'OCÉAN. Ton malheur,
Prométhée,
est une leçon.
IIPOMH0ETS. ZxéXkov, PROMÉTHÉE. Pars,
xop-îÇou, hâte-toi,
ertôÇs TOV7tapôvTa
voûv. conserve ton esprit actuel.
QKEANOI. 'Eôwu^aç L'OCÉAN. Tu as dit
tévôe ),ÓyO'l cette parole
£
ôp|y.w(X vw[xot- à moi,qui-me-mets-en-mouvement.
oîwvo; Yap xExpacrxEXyjî Car déjà cet oiseau quadrupède
YI2tpet TtTEpoï; rase de ses ailes
)V£\jpôv 0\[J.0'l aîôÉpoç* la vaste route de l'air;
âffjievoç ai xot et sans doute volontiers
t v av yovu
•/.à[j.']>£ £ il plierait le genou
Èv (7T«0[j.otç otXEtOKTt. dans les étables qui-lui-sont-propres.
(Sxpoiprj Ot'.) (Strophe1).
XOPOS. STÉVW ce, IlpopiOeO, LE CHOEUR. Je te plains, Prométhée,
Ta;oùXojxÉvaç xûyaç, de ton malheureux destin,
ioç Õ ÕOtY..?vatO',(J.x'rov et un ruisseau de larmes
imà paStvwv Ôaawv coulant de mes faibles yeux
:T£y?£ itapEiàv
a baigné ma joue
reayai; voxîoiç-
£
Z ÙÇyàpxpaxwwv TOCÔE
de ses sources humides ;
car Jupiter, régnant ainsi
àfxéyapxa sans-miséricorde
lotot; vôfxot; d'après ses-propres lois,
ÔEIJCVUTRI0£OÏ(7I XOÏTI 7TÂPOÇ
montre aux dieux d'autrefois
aï^jj.àv ÛTtEpvicpavov. un sceptre orgueilleux.
('AvTiffxpofflvi
"HÕr¡ Se Trpofxffa Ztt">?(J.
a'.) ( Antistrophe I).
Et déjà toute la contrée
)D,O:E (TXOVOEV, retentit lamentablement
tique éclat, ta magnificence, tes honneurs et ceux de tes frères. Tous
les peuples voisins du territoire sacré de l'Asie compatissent à tes
souffrances, dignes de tant de larmes, ainsi que les vierges belli-
queuses habitant la Colchide, et la troupe des Scythes fixés aux
extrémités de la terre, autour du marais Mœotides ;
La race guerrière des Arabes et ceux qui habitent la forteresse
voisine du Caucase, troupe féroce, hérissée de lances à la pointe
acérée.
Atlas, cet infortuné Titan, était le seul d'entre les dieux que j'eusse
vu jusqu'ici dans la souffrance, succombant sous un supplice sans
relâche, lui, qui porte sur son dos et le ciel et ses pôles, en gemissant
sous ce poids énorme. Les flots mugissent en roulant à ses pieds,
£
<TT V0U(7Î
xe Tàv aàv xtjxàv,
(/.syaXoo-x^Hova, àpxatorcpeTrîj,
V'I¿[L'Xt[LÓ'IW'l
TE,
,
et on pleure ta dignité
magnitique antique,
etcellede-tes-frères,
onoaoi
ve'jxovTOîi
Ëooç ënoiKoy
TE Ôvyjroî
v
âyva; 'AAIA;,
et tous les mortels qui
habitent
la demeure voisine de l'Asie sacrée,
(juYxâfxvouat aOtat 7njfta<ri compatissent à tes maux
[J.EYOtÀoa'rÓ'Iotat. lamentables.
(Sxpoçr) p'.) (Strophe II).
rïKpOEWt TE Elles pleurent aussi les vierges
êvoixoi j'ciç habitant la terre
KO)'XtÕOç, deColchide
KTpETTOt \>.6.yjxç,, intrépides dans les combats,
xai o[uXo; Sxuôyjî, et la troupe Scythe
oïëy/jua-iv, qui occupent,
àjxyiXîfAvav Matwuv, autour du marais Maeotide,
T0710V ËGXIX'rO'V le lieu le plus reculé
Ta; de la terre,
(AVTKTT p OÇR]P'.) (AntistropheII).
«V6O; TE ÂPSIOV 'Ap(J.H(J.e;, et la fleur martiale de l'Arabie
£
o'{ TE V JJ.OVTAI
et ceux-qui habitent
TtoÀtCTfxa ÚtXp"f}fJ.'VO'l
une forteresse escarpée,
TTÉXaç Kauxàuou, près du Caucase,
aTpaToç adtÏOq, troupe féroce,
rifJ.w'V iv aîy_fj.aïç frémissant avec des lances
O;VTCpCÍ>pOtat. à-Ia-pointe-aiguë.
(or¡E
TWÔÔÇ.)
TCpÓa6E'I,
(Epode.)
mGtOÓ[J.Ot'J j'ai vu en-effet auparavant,
(IÔVOVaXXov 6EW'J
un seul autre parmi les dieux
ÈV TCÓVOtÇ
dans le malheur,
Xû(iaiç
-ih¡J.É'V'rOt
opprimé par des souffrances
àoanavToSÉToiç, causées par-des-liens-d'acier.
ïtTàva "A'rÀOt'V'r(x, Le Titan Atlas,
(,¡; aïèv«70E'VOÇ imépoxov qui toujours, force excessive,
Û7to«7TevàÇEi
supporte en gémissant
7roXov xpoaaièv oupocvtov TE le pole puissant et céleste
vtotoiç. sur-son-dos.
KXOôwv Se
POÔI ^(ITTITVÛV
PvQôçŒTEVEI , ,
TOJVTIOÇ Et le flot marin
;
mugit en-tombant-sur-le-ilot
l'abîme gémit,
l'abîme retentit, l'antre noir de Pluton frémit, et les sources saintes
des fleuves soupirent une plainte lamentabJe.
PROMÉTHftE. Cardez-vous de croire que mon silence soit l'effet
du dédain et de l'arrogance; mais mon âme est navrée de douleur
quand je me vois ainsi outragé; et pourtant à quel autre qu'à moi,
:
à moi seul, ces nouveaux dieux doivent-ils leurs honneurs? Mais je
:
me tais sur ce point ce serait vous dire ce que vous savez déjà.
Apprenez seulement les maux qui accablaient les mortels comme,
; ,
de stupides qu'ils étaient, je les ai rendus intelligents et maîtres de
leur raison je le dirai, non que j'aie à me plaindre d'eux mais
;
pour vous faire connaître l'étendue de mes bienfaits. Avant moi ils
voyaient, mais ils voyaient en vain ils entendaient, mais ils ne
comprenaient pas. Pareils aux fantômes des songes, depuis des siècles
ils confondaient tout indistinctement. Ils ne savaient se servir, ni de
briques, ni de charpente, pour construire des maisons éclairées par le
[J.Jxoç aà "AïSoç et l'antre noir de Pluton
yiroêpénet yéi;,
XEÀOtWOe;
;
frémit-sous la terre
ixayaîteiroTa|Awv etlessourcesdesfleuves
âyvopuxwv au-cours-sacré
c7Tsvou(7tvàXyoçotxxpov. soupirent une douleur digne de pitié.
TIPOMH0EYS. Mrj toi SoxeTxe PROMÉTHÉE. Ne pensez point
que je me tais par arrogance
triyav
fjLvjSà
[LE x.ÀtO
aùôaôîa, ni par présomption;
mais je me dévore le cœur
xÉap
3otTcxofjt.ai Se
auwoia Ópwv £[xautôv dans ma pensée, me voyant
wSs TCpoaEÀo';fJ.E'VOV. ainsi outragé.
KaixoiTt;àXXo; fi yÙ) Et-pourtant quel autre que moi
otwpiffe TCOt'V'rEÀWÇ yspa a distribué entièrement les honneurs
toûtoiç xoT; véol; 0eoÏ<tiv
AXXà atyw aùxà-
; à ces nouveaux dieux?
;
Mais je tais ces choses
XOtL yp âv Xeyauu car je les dirais
ufxïv eîSuiaicriv v* à vous qui-les-savez.
àxou<jaTe oèxà^[Aara Maisapprenezlesmaux
(là.)èvppoToïç, quiexistaientparmilesmortels,
w; G:pile; éôrixa êvvov; comme je les ai rendus intelligents
y'(J.l i7CAG6lOUg <pp£vwv. et maitres-de-leur-raison,
ôvtocç vïjutouç eux qui-étaient stupides
xoTtptv. auparavant.
Aé?w8è, Je le dirai,
ëywvoûxiva ji£>^tv n'ayantaucunreproche
àvôpwuotç, à faire aux hommes,
àXXà È"f}YOÚ!J.E'VOÇ mais expliquant
Evvoiav le motif bienveillant
6>V SÉSwxa de-ce-que j'ai donné à eux,
o'tTtpwxa fJ.È.'V quidans-le-pfincipe
pXÉuovTEç I6Xotov (xàtriv, voyant voyaient en vain,
xXûovx £ç oux yjxouov, entendant n'entendaient pas
mais semblables
,
àXXààXtyxioi
[Aopcpattriv ôvEipâxwv
écpupov EtxiÍ TCa.'V't'Ot
aux fantômes des songes ,
confondaient tout au-hasard
Xpovov rbv (laxpôv, depuis un long temps,
xoclovxe aOt'V ôÓ[Loue; et ne connaissaient pas les maisons
7iXiv9u(p£ ïç construites-en-briques,
exposées-au-soleil,
TCpoaELÀouç,
où SyXoupytav • nil'artdu charpentier;
soleil; et, cachés sons la terre, ils habitaient, comme l'agile fourmi,
les retraites profondes de leurs antres obscurs. Nul signe certain ne
leur faisait distinguer la saison des frimas, celle des fleurs, celle des
leur coucher, plus difficile encore à connaître. Pour eux, j'ai fait la
plus belle des découvertes, celle des nombres; j'ai trouvé la combi-
naison des lettres et l'usage de la mémoire, mère des muses créatrices
de tous les arts. C'est moi qui le premier ai soumis au joug le bœuf
sauvage, afin qu'il fût esclave et que, par la force de son corps, il
succédât aux hommes, dans leurs plus pénibles travaux. Par moi les
coursiers dociles au frein, ont été attelés aux chars, ornement du luxe
que permet une richesse démesurée; nul autre que moi n'a inventé
ces voitures aux ailes de lin qui parcourent les mers. Infortuné!
après avoir trouvé tant de ressources pour les mortels, je ne trouve
pour moi-même aucun moyen de mettre un terme aux maux que j'en-
!
dure
évaiov Se xaxwpu^cc, mais habitaient sous-terre,
WOTE &.f¡au?ol fJ.ÚPfJ."!jXEÇ, comme d'agiles fourmis,
iv fJ.V;(Ote; àvxpwv àvrjXtoiç. dans les cavités sans-soleil des antres
TH'V Sèaùxow II n'y avait pour eux
ovSèv T£x(xap péëatov aucun signe certain
oihE XEtfJ.r:J.'roç ni de l'hiver,
OUTÊ 1jpoç àvôefxwSouç ni du printemps fleuri,
ovixe 6Epou; xapmuou, ni de l'été portant-des-fruits,
àXXà ÊTtpaacrovTO TIÔCV mais ils faisaient tout
KTEp YVW[L"f}e;, sans réflexion ,
eaxs Sv) Èyw jusqu'au moment où moi,
£0£i?àcçiv je leur montrai
èvToXàç àdxptov xtxç TE OúaEtç le lever des astres et le coucher
SuaxpiTovç. difficile-à-connaître.
Kal fJ.1¡v £?£ùpovaùxoï; Et j'inventai pour-eux
àptô|xb-i l'arithmétique,
é'lo-/ovCTo^pt(r(jLcxT(i)v, la-plus-helle des sciences
(TuvOéaetç te ypOt[L[LeX.'rW'I, et les combinaisons des lettres,
[xvrjjiïjv t£ (J.ovao[Lf¡'ropr:J., et la mémoire, mère des Muses,
spyàxiv aTtàvtwv. créatrice de tout.
Kai IÇeuija Ttpwxo; iV Çuyoîai Et j'ai attelé le premier au joug
y.'VwchÀOt les animaux
3ou)>£'jovTaÇEuyXatdi soumis-en-esclaves au joug;
ÕTCWÇ TE cwjAaai et afin-que par leurs corps
yÉvoivxo ôvTfjTot; ils devinssent pour les mortels
Siàôoxoi des remplaçants dans
[AEytorwv [j.oy_Orip.àtwv, l'exécution des plus grands travaux,
rjyayov {mo apjxaxa j'ai attelé aux chars
tTCTCOV; çt),7]vto'jç, les chevaux dociles au frein,
âyaXjia xrj; XÀtÕijç Ù7t£f7tXoûxov. ornement du luxe le plus opulent,
Oune; SE âXXoç àvxt èfioy et nul autre à ma place
eijpev àxi¡[LOt'rOt n'a inventé les voitures
voomXiov des navigateurs,
X-.vÔTTXEpa voitures aux-ailes-de-lin
0aXa<7<jÔ7r).ayxxa. qui parcourent-la-mer.
'E?£upwv xoiavxa fJ.r¡XOt'lf¡fJ.Ot'rr:J. Ayant trouvé de pareilles ressources
ppoxotui, xàXaç,aùxàçpour les mortels,infortuné,moi-même
aux éyjji ffocpiajAa ôxw je n'ai pas de moyen par lequel
àTOxXXayw TC"f}[LOV'tjÇ je puisse-me-délivrer du mal
tijç vîiv jtapoûcïïii;. maintenant présent.
LE CHOEUR. Oui, tu éprouves un indigne malheur; tu erres privé
du secours de ton esprit, et, comme un mauvais médecin tombé
malade, tu te décourages et ne peux trouver les remèdes propres à te
guérir.
PROMÉTHÉE. Écoute le reste; et tu admireras bien plus les arts
,
et les ressources que j'ai inventées pour les mortels. Avant moi, et
c'est ici mon bienfait le plus grand étaient-ils attaqués de quelque
maladie, nul remède pour eux, soit aliment, soit onction, soitbreu-
;
vage ils dépérissaient faute de remède, avant que je leur eusse ensei-
gné ces compositions salutaires qui les préservent de tous les maux.
,
,
J'ai réglé les différents genres de divination. Le premier j'ai distingué
;
parmi les songes les visions véritables, expliqué les pronostics diffi-
ciles, et les présages qu'on rencontre en chemin j'ai défini exactement
Je vol des oiseaux aux serres recourbées, et qui, de leur nature, sont
d'un augure heureux ou sinistre; le genre de nourriture de chacun
XOPO.
atxe; a • IIÉTtovOai;
7i).avà à7io<7ça/,£tç«ppsvwv
LE CHOEUR. Tu endures
un indigne malheur ; ;
tu erres privé de ta raison
(b; 8e xxxo; tiç tatpo!;, et comme un mauvais médecin,
Titcrwv à* voaov àôujjieïç, tombé en maladie tu te décourages
,
xai oùx exet; eûpEïv (jeauTÔv et tu ne peux te trouver toi-même
ôtcoioiç çapjxàxou; par quels remèdes
tu-es-guérissable.
!
ta.at[J.oe;.
tPOMHOEYE KÀuouaas (tôt PROMÉTHÉE. Écoutant de moi
le reste,
eX ÀOtTCeX,
0au[A<x<7
t
t
£ nléov,
ota; £y_va; te xai OÓÀOUi;
-
tu admireras d'avantage
quels arts et quelles ressources
ÈfI-"f}aci[L"f}v. j'ai inventés.
Tô [ièv [Asyiorov, Ce qu'il y a de plus grand :
eï TtÇ uéffoi êç vÓao'V, si quelqu'un tombait en maladie,
oùxyjvoùSèv àXé?Y][jia il n'y avait aucun remède,
oute P pwfftjxov, ni pour-être-mangé,
où xptatbv, ni pour-faire-des-frictions,
oyxetoctxôv, nipour-être-bu,
riÀÀIi xaTeaxéXXovxo mais ils périssaient
yaeiz cpapaâxMv, par manque de remèdes ,
r.Pt'lYE Èyw fftpîfftv èSeiÇa avant-que je leur eusse montré
xpcicrEte; les compositions
àx£<T[x(*Twvr,mo>v, des médicaments salutaires,
aî; È?a[iûvovTat par lesquelles ils écartent
ânatnxz 'reXe; vôaouç. toutes les maladies.
'Ea'rotXtar:J. ôà itoXXovç xpoTtou; Et j'ai réglé de nombreux genres
(Aa-raxyj;, de divination,
xai irpwto; Ixpiva et j'ai le premier distingué
y£v£(j0ai vinap ce-qui doit être véritable-vision
,
& ZP-Y¡
;
ment, par leur poli et leur couleur, les entrailles des victimes sont
agréables aux dieux la forme et la couleur variée qu'offre le fiel et
le lobe du foie. Étendant sur le feu la large échine et les cuisses enve-
loppées de graisse, j'ai conduit les mortels à une science difficile et
; ,
fait parler aux yeux les indices de la flamme, jusques alors obscurs.
Ce n'est pas tout ces biens utiles, cachés dans la terre, l'airain le
1er, l'argent et l'or, qui se vantera de les avoir découverts avant moi?
Nul sans doute, s'il ne veut être imposteur. En un mot, sache que
les humains doivent tous les arts à Prométhée.
,
LE CHOEUR. Après avoir trop fait pour les mortels, ne t'abandonne
pas toi-même dans le malheur; car j'ai bonne espérance que délivré
de ces liens, tu pourras encore être non moins puissant que Jupiter.
PROMÉTHÉE. Non. Ce n'est pas ainsi que l'a décidé le sort qui
:
règle tout ce n'est qu'après avoir subi des douleurs, des tortures
ExcecrTotëzoucrt, chacun-d'euxa,
xort TLVFQ àZOPUt TE et quelles sont les haines,
XOtt <rrépyy)0pa et quelles sont les amours,
xai £uveôpt'at et quelles sont les réunions
TCDOÇ
XEIOTYJTCC
aXXyjXoui;
te
*
GTCÀriYX'IWIJ,
qu'ils ont entre eux;
le poli des entrailles,
xai riva xpoiàv iymxv., et ayant quelle couleur,
itoixiXrjv <• -etquelles diverses formes-heureuses
eujxopcsiav ^^ti'uue
XOLFIZLOFJRÛ
etri av TCpO;
TE,
rioovyjv
, couleur variée
dufieletdulobe-du-foie ;
elles pourraient-etre agréables
oattAOCTivauxdieux;
TRUPWAA; TE xûXa et étendant-sur-le-feu les membres,
?uyxaXu7tTàxvitjvi, enveloppés de graisse,
xort (laxpàv oaipw, et la large échine,
WÔOXRA ÔVYJTOÙÇ j'ai conduit les mortels
Èe; t£xvr,v SuaxexfAapTov
xoù È?a)[i[Ai*TW(7a et j'ai rendu-évidents
;
à un art difficile-à connaître
!
dieux par de pieuses hécatombes
! ,
LE CHOEUR. Que jamais celui qui règle tout, Jupiter, n'ait à
opposer sa force à mes désirs que jamais je ne tarde à honorer les
près des flots toujours mobiles de
l'Océan, mon père que jamais je ne sois coupable en mes discours ;
mais que ces maximes gravées dans mon esprit ne s'en effacent ja-
mais!
Il est doux de passer une longue existence au sein d'une espérance
confiante, en nourrissant son âme des plaisirs les plus purs. Mais je
!
frémis quand je te vois déchiré de mille maux. Ali Prométliée, tu n'as
pas craint Jupiter, et, cédant à un penchant naturel, tu as trop flatté
les humains.
?
Où est le fruit de cette infructueuse amitié cher Prométhée, parle.
quel secours y a-t-il pour toi? quelle ressource attendre des hommes,
ces créatures éphémères? Ne connaissais-tu pas la faiblesse impuis-
sante et semblable aux songes, qui enchaîne la race aveugle des hu-
tÔNÔeawÇwv,excp'jyyàvw le conservant, je fuirai
ôccp.oùç Y.r:J.t àeixeïç.
àúexe; les chaînes et les tourments indignes.
(Ixpoipr)a!.) (Strophe I.)
XOPOI. M?)6a[xà ZEÙe; LE CHOEUR. Que jamais Jupiter
ô vEfiwv Ttdcvta qui-règle tout,
Mxai xptxTOî ne place sa force
àvxtroxXov
ijxâyvwfAa,
fJ."f}OZ ÈXtvOffatfM
en opposition
àma volonté ,
et que je ne tarde pas
iroTiviffaojjiva 0£oùç m'approchant des dieux
éfftaiç 0otvat; par de pieux festins
Povçovoiçoù-l'on-sacrifie-des-bœufs
irapà Ttôpov txaêetttov près des flots intarissables
'QxeavoùTiaxpôç,del'Océan,monpère,
à)iTot[Ai Xôyoïç-
fJ."f}ÕZ
!
(2 T p o <p Y) W.)
<I>ép £ Ô7iwç Vois donc combien
X~~ &ZlXpte;,
V^0?- monami
E:TtE,Ttoù
ô cette grâce est ingrate,
Dis,oùya-t-il
ttçâpïjÇiç
TtçàXxâ;
; quelleressource
ÈœajxEpLtov
quelsecours
de-la-part-d'êtres-éphémères ?
oùÕÈ îoep/ô'/j: ôXtyoSpaviav et n'as-tu pas vu la faiblesse
àxtxvv, ïjôvEipov, impuissante, semblable-aux-songcL.
mains? Jamais les complots des mortels ne prévaudront contre l'ordre
établi par Jupiter.
voilà ce que m'apprend ton sort funeste, o Prométhée! Combien
aujourd'hui mes hymnes diffèrent de ceux que, pour célébrer ton
hymen, je chantais dans ma joie autour de ton bain et de ta couche,
le jour où, vaincue par tes dons, notre sœur Hésione devint ton
épouse, et partagea ton lit !
10. Quel est ce pays? qui l'habite Qui vois-je enchaîné sur ce
roc battu par la tempête?. Pour quel crime subis-tu un pareil sup-
pliee?. Apprends à une infortunée en quels lieux l'ont conduite ses
pas errants. Hélas! hélas! malheureuse que je suis! le taon mp
perce de nouveau. 0 Terre! éloigne cette ombre d'Argus ton en-
fant. Je frémis à l'aspect de ce pâtre aux cent yeux. Il me suit
à çwtwv
yÉvoç to àXaôv
£[i.TtOToSt(7txévov;
la race aveugle
est enchaînée?
,
par laquelle, des hommes
çoSoù^ai daopwa(X
Ex- Éloigne-le, ô Terre;
je frémis, en voyant
3oûxav xov [iupiwTtôv le pâtre aux-yeux-innombrables
'0 os TCOPEÚE'r(Xt il marche,
e/.W¡ 0[A[xa SoXtov. ayant un regard perfide,
!
avec ses regards perfides, et la mort même ne l'arrête pas Malheu-
reuse! il sort des enfers pour s'attacher à ma poursuite. pour me
faire errer, en proie à la faim, de rivages en rivages. La flûte dont
les tuyaux sont unis par la cire fait retentir encore des sons assoupis-
?
sants!. Ah ! dieux. où suis-je où me conduit ma course vaga-
bonde? de quelle faute, fils de Saturne, m'as-tu trouvée coupable,
!
pour m'attacher à ce sort? Ali peux-tu tourmenter ainsi de terreurs
?
frénétiques une malheureuse qui ne se connaît plus Consume-moi
de ta foudre, ensevelis-moi sous la terre, livre-moi en pâture aux
,
monstres marins; ne te refuse pas à mes voeijx dieu puissant! Tant
de courses errantes m'ont déjà exercée, et je ne puis apprendre où
finiront mes souffrancesÎEntendstu la voix de la jeunefille aux cornes
de wnisse
ôv yaXa xEú6EI lui que la terre ne cache
oùSî y.at6av6vTa. pas-même après-sa-mort.
AÀÀœ uepwv èÇ èvepwv
xuvïiyeTEÏ[X
txv TâXatvav,
£ , Mais sortant des enfers,
il me poursuit,
moi malheureuse,
Tr),avôt Te v'ijO''rt'l et me fait-errer sans-nourriture
àvà xàv 1jJfJ.[L0'l le-long du sable
7rapaÀ;av,qui-est-sur-le-bord-de-la-mer,
(iTpocorj.) (Strophe.)
oi xvipoTrXaaTo;
ÕÓ'I(Xç et la fllite formée-avec-de-lacire
ày_£xa; Otîotoëeï retentissante soupire,
vôfiov uTcvoôôxav. une mélodie assoupissante.
'Jw tw, TCÓTCOt, w noitoi, Ah! ! ! hélas!
ah hélas
uâ [ae ayouGt
T/àvcaxr^-ÉTiXavoi
t£ TtOTE, w TCOtt
;
KPÓVtE,
où me conduisent
mes courses vagabondes ?
En quoi donc, ô fils de-Saturne,
xt TCOTE en quoi donc
Ejpwv [LE &.[Locp'roüaoc) me trouvant coupable,
èvE'Çeu^a;
év Taïo-ÔE mrçjAovaïcriv,
ëà,
à ces maux
Ah! !ah
,
m'as-tu attachée
et pourquoi
TEtpEi; aà ihSs tourmentes-tu ainsi
Õd!J.IX'n par une terreur
6îi).aîavitapaxoTtov ;
oi<7Tpï)).âTwcausée-par-la-poursuite-du-taon
une infortunée privée-de-raison ?
-?]
7;
ov ,
«l'/icov
Õbç opeXv
(xe 7tupi,
yeov,
Brûle-moi par ton feu,
ou cache-moi dans la terre,
ou livre-moi en pâture
ÕXEGt 7iovuotç, aux monstres marins,
[LYjoÉ {J.Ot 90ovr:G"i-; ne te refuse pas
E,jy[Li'rw'l, àvaç. à mes souhaits, ô roi.
riÀàvai Les courses
TCO),ÚT;),'X'IOtqui-m'ont-fait-beaucoup-encl'
yqV[L'ItXxr:J.Gi fie aor¡', m'ont exercée suffisamment,
oOok Ëzw (xaôîïv et je ne puis apprendre
ÔTZOL cûvloy comment j'échapperai
uripLovà;. aux souffrances.
KÀÚEtÇ ç0E'y[j.a Entends-tu la voix
rapoivou de la jcune-fille
toc; OÚXErW; aux-cornes-de-génissc?
PROMÉTHÉE. Puis-je ne pas entendre celle qu'agite ce transport,
la tille d'Inachus pour qui le cœur de Jupiter brûle d'amour, et que
,
Junon jalouse tourmente par des courses longues et forcées ?
?
: ?
née
10. Qui t'a appris le nom de mon père Réponds à une infortu-
qui es-tu? malheureux toi-même, comment sais-tu si bien mes
comment connais-tu le fléau du ciel qui me consume et
malheurs
!
me déchire d'un pressant aiguillon? Hélas tourmentée par la faim ,
j'ai couru jusqu'ici par élans et par bonds, victime des poursuites ja-
louses de Junon.
Quels infortunés furent jamais tourmentés autant que moi Mais?
?
parle sans détour, qu'ai-je encore à souffrir Est-il quelque remède
a mes maux? Si tu en connais un, enseigne-le moi; parle, ne le
cèle point à une malheureuse toujours errante.
I1POMH0EÏ2. Dû; Si PROMÉTHÉE. Et comment
où Y..Àúw XÓp'l)ç n'entendrais-je pas la jeune fille
'rijç olG'rpoOtvf¡'ro'J agitée-par-le-taon,
v/jç 'Iv(XZÛr¡c; ; la fille d'Inachus?
qui enflamme d'amour
9)
y-Exp
bâlnei êpwri
Atoç,
xod vûv O''rvY''f}'Û¡Ç "Hpa
le cœur de Jupiter ,
et qui maintenant, odieuse à Junon,
yufjwâÇETat est-exercée-en-faisant
OpÓ[Lou; vnzç\iy\v.s,i^ des courses excessives
Tipùç (îîav. par force (malgré elle).
('AvTiffT p o?^.) (Antistrophe.)
m. II60EV OMIUEIÇ CJ 10. D'où prononces-tu
le nom de mon père?
ôvofia mxrpàç
Etiré ixoi
TÎ [LOYEP, xi; wv,
È[J.Oü;
Dis-moi,
à moi infortunée, qui étant
TÎ;âpa,w xdcXaç, qui donc étant, ô malheureux,
jrpodOpoEïç [LE tu m'apostrophes
fàv TaXat7twpov
wiJEi-ri¡'r'J[LIX,
moi malheureuse,
aussi exactement;
0E6(ÏUTOV
a,yptouffa
,
wvôijiacrà; TE vôcro et tu as nommé le fléau
imposé-par-une-divinité,
qui, me déchirant
xsvrpoKn cpOt'rOtÀÉOtO't, par des aiguillons furieux,
[xapatvEi fis
•
"E £ Y)X0OV Õ
; me consume?
Hélas! hélas! Je suis venue
ÀaêpoauTo; par-élans-impétueux,
aï-xtai;vôuTicriv stimulée par les blessures affamées
cy.pTYip.âTwv, des bonds,
oau.stcra[Lrfita'.v domptée par des fureurs
ZTIV/.Ô-ZO'.CSVJ"Hpa;. jalousesde Junon.
nVEC; Õè Quels sont ceux
oya8ai5J.6vo)v, d'entre les malheureux
ri, È, e, !
qui, hélas
Il.l)yoVr.rt'l olOt Èyw; souffrent autant que moi
AXXàTÉx[xr,p6v [LOt Topwç Mais indique-moi clairement
o n [LE ETOX^ÉVEI 7ta0Eiv, ce qui m'est réservé à souffrir,
xi pi/ap, quelle est la ressource,
çâpjj.axovvocoy ; quel est le remède demon mal;
OEL^OV, dTCEp oï<j0a • apprends-le moi, si tu le sais,
6pÔ i,
£ çpàÇE parle, indique-le
xà7tap0sv(i) àlavierge
BuTTt)~t}). malhcureusement-errante.
;
dre
PROMÉTHÉE. Je te dirai clairement tout ce que tu désires appren-
je le dirai sans énigme, simplement et comme on doit parler à
ses amis. Tu vois celui qui a donné le feu aux mortels, Prométliée.
10. 0 toi le bienfaiteur commun des humains, malheureux Pro-
méthée, pourquoi endures-tu ce supplice?
PROMÉTHÉE. J'achevais à l'instant le récit déplorable de mes
maux.
10. Et à moi tu ne m'accorderas donc pas cette faveur?
PROMÉTHÉE. Quelle faveur demandes-tu? parle: tu apprendras
tout de moi.
10. Dis-moi qui t'a enchaîné sur ce roc escarpé?
PROMÉTHÉE. L'arrêt de Jupiter et la main de Vulcain
JO. Et de quel crime portes-tu la peine?
PROMÉTHÉE. Je t'en ai dit assez; il suffit.
10. Apprends du moins en outre à une infortunée quel sera le
terme de sa course vagabonde.
nPOMH0Er2. AÉçw cet PROMÉTHÉE. Je te dirai
Topwç toSv ÕTCEp clairement tout ce-que
XfflÇEt;|j.a0sïv, tudésiressavoir,
OÙX È|J.TI),£"WV (XMY[L(X'rIX, n'entrelaçant pas des énigmes,
àllà. cltzIw Àoyw, mais dans un discours simple,
(ïxTîtcp OtY..OttO'I o'tyetv ffTÔjxa comme il est juste d'ouvrir la bouche
TCpOe; «pîXouç. en-s'adressant-a des amis.
'OpôiçôoTîjparcupè; Tu voiscelui-qui-a-donnéle-feu
ppoTot;, auxmortels,
ITpo[j.yi0£ a. Prométhée.
IQ. 'Qçavei; 0
10. toi,qui-Ces-montré
O'l"f}'rotaw pour les mortels
w®£Xï][xa xotvôv, un bienfaiteur commun,
'Ùij[LO'lTIpO[L"f}6E\I, malheureux Prométhée,
Tou ÕtX"f}V àcausede quoi
TCa.crXêtÇ TÔtSe; souffres-tu ces choses?
HPOMHOEYI. 'AfJ.Or PROMÉTHÉE. A-l'instant
TtÉTtaujjiai Ôpryvtov j'ai cessé de pleurer
toùç èjaoù; TIOVOU;. mes souffrances.
M. Ovxovv TCÓpOtÇ
't"VOEowpd'I ; (Xv È[Lol 10. Tu ne m'accorderas donc pas
cette faveur?
nPOMHeEYE.
iyvxiva
Ttâv
aÎT£ ï-
yàp àv itûOoiô [aou.
AÉYE PROMÉTHÉE. Dis
quelle faveur tu demandes;
car tu apprendrais tout de moi.
IQ.Irj[W)vov IO.Apprends-moi,
Õa'r(, GE wyjjiaaEv qui t'a enchaîné
£vçàpayyi. surceroc-escarpé.
HPOMHeErS. To [J.£V
PROMÉTHÉE. D'une part
OÚ),êV[L(X Õt'O'l, l'arrêt de Jupiter,
Zdp SE 'H:p(Xtcr'rov. de l'autre la main de Vulcain.
IQ. Ttv£(; ÕS TCowàç
-o;oov àu.u).a*v)uàTMv
1IPOMH0EYX. 'Apxw
; 10. Et tu portes les peines
dequelscrimes?
PROMÉTHÉE, Je puis
•jacsyivîcraiaoi tel'expliquer
TOCOUTOV (JLOVOV. autant que cela seulement.
10. Kai TCpÓÇ YE TOÛXOIÇ 10. Et du moins, outre cela,
oe'.Çov tîç Zp6VOÇ apprends-moi quel temps
ÏGiaix£p[Aa serale terme
zriçâpjç7tXâvY); demacourse
'r taXarewpto. à moi malheureuse.
PROMÉTHÉE. L'ignorer vaut mieux pour toi que l'apprendre.
10. Ali! ne me cache pas ce qui me reste à souffrir.
PROMÉTHÉE. Cette faveur, je ne te la refuse pas.
!
10. Eh bien pourquoi tardes-tu à tout me dévoiler?
PROMÉTHÉE. Ce n'est pas pour te désobliger; mais je crains d'af.
fliger ton cœur.
! ,
10. Ali que tes soins pour moi n'aillent pas au delà de mes désirs!
PROMÉTHÉE. Puisque tu le désires il faut que je parle; écoute
donc.
LE CHOEUR. Attends encore : que j'obtienne aussi de toi une fa-
veur; sachons d'abord l'histoire de ses tourments; qu'elle-même nous
raconte son sort funeste; les épreuves qui lui restent à subir, tu les
lui apprendras ensuite.
PROMÉTHÉE. C'est à toi de leur complaire, Io. D'ailleurs ne sont
elles pas les sœurs de ton père?Tu le sais, il y a quelque charme à
déplorer ses malheurs, quand ceux qui nous entendent doivent nous
donner des lannes.
?
10. Comment pourrais-je vous refuser Vous saurez donc pleine-
nPOMH0Eri. To (JLYi [AaOsïv PROMÉTHÉE. Ne pas apprendre
xpsïcrcfôv(roi vautmieuxpour toi,
/)fj.aOcïvxâos. qu'apprendrecela.
iQ. Mrot [as xpv<|rçi; 10. Cependant ne me caclie pas
toùto ôitsp [Linw 7:a0Etv. ce que je dois souffrir.
HPOMH0EY2. AÀÀIX PROMÉTHÉE. Mais
oO [xeyaîpw aoi je ne t'envie (refuse) pas
'rOÜOE Õwpi¡[Lr:J.'roç. ce don.
IQ. Ti SïjTa (jleàXei; 10. Pourquoi donc tardes-tu
(xy) où Yeywvtffxetv to nfiv
nPOMH0EÏS. OÙoEtÇ (jlsv
; à exposer le tout?
PROMÉTHÉE. Il n'y a aucune
ç06voç, ôkvw ÕÈ manvaise volonté, mais je crains
Qpà^at GeXC; cppévaç. de troubler ton cœur.
IQ. My] Ttpox-nSou (jlou- 10. Ne t'inquiètes-pas de moi q
(xàaaovw; èjxot yXuxù. plus qu'il ne m'est agréable.
nPOMHeErS. 'EtïeI PROMÉTHÉE. Puisque
tuledésires,
r.çoiïvy.tï,
Xpyj liyetv -
âxoue o'Íj.
XOPOS. Mr,utoy£ -
;
il faut parler écoute donc.
LE CHOEUR. Pas encore;
TCÓPE aà xai Èfxoï acçorde-moi aussi
(loïpav ttjôovtî;. une part de plaisir.
<IO''ropf¡GW[LE'I irpàixov Sachons d'abord
tyjv 'VÓaov TîjaÔE, la maladie de celle-ci,
aùxri; Xeyoucdqç elle-même racontant
soninfortune
'rúX(X;
'reXç iro)>v)ç06pou;-
SiSaxQrjTw te TCrxpŒ O'OV
très-déplorable;
et ensuite qu'elle apprenne par Loi
TK Àomli a6Àwv. le reste de ses souffrances.
1TPOMH0EÏI. Sàv Épyov, 'loi, PROMÉTHÉE. C'est ton devoir, Io,
úTCOVpyijcr(Xt ZCiptV TataoE, d'accorder cette faveur à celles-ci,
ôcXXw; 7iàvTw; xod
te d'ailleurs aussi surtout
xaffiYvfjxaiç TCOt"CpÓ;. à elles qui sont sœurs de ton père,
CQ; to àTtoy.a-jcat Car plaindre
xai àiïooûpaaôoci iû/_a; et déplorer ses malheurs
ÈvTaùOa,ÔTiY) ,
là où
P.z'),IFL ti; oiffE<70at Sxxp'j on doit obtenir une larme
,.Pbg twv xX'jôvtwv, de ses auditeurs
Tpt6r,vàïîav EXEl. c'est un temps bien-employé.
JQ. OùxoT5aôrao; 10. Je-ne sais comment
xpYi [ae àTOffTvjaai v(J.tV, je dois vous désobéir;
ment tout ce que vous désirez apprendre, bien qu'il m'en coûte de
raconter la cause du fléau dont le ciel m'accable, et de l'altération de
mes traits. Sans cesse des apparitions nocturnes m'assiégeaient dans
ma retraite virginale, et m'adressaient de douces paroles. 0 fille trop
heureuse, pourquoi t'obstiner à garder ta virginité, quand tu peux
former l'hymen le plus glorieux? C'est pour toi que Jupiter brûlfl
du feu du désir; c'est avec toi qu'il veut partager les plaisirs de Cypris.
,
prairies de Lerne,
0 jeune fille ne dédaigne point le lit de Jupiter. Descends dans les
près des brebis et des bœufs de ton père, et calme
le désir qui ne laisse point de repos aux yeux de Jupiter. Malheu-
reuse ! tels étaient les songes qui m'obsédaient chaque nuit. Enfin
raudeiOe Sè vousapprendrezdonc
(jlû0m Gtxozï par un récit clair
Tiâv oTiEp TCpoaXPE'tE' tout ce que vous désirez.
xonTOt ôovpo;j.ai Cependant jepleure,
y.r:J.l ÀÉyoucGt même en racontant
/sifKova0eô(7auTov, l'orage envoyé-par-un-dieu
-/.xiôiacpQopàv [Lo¡xpYj(,. et l'altération de mes traits,
OEV TtpocÉTîxaTo d'où elle tomba
GZEÙtCf[LOt. surmoimalheureuse.
'Asiyàp Sanscesse,eneffet,
ÕEtÇ èvwyoi des apparitions nocturnes,
7To),îû[j.£vaivoltigeant
et toùç È¡J.Our, 7rap0îvwva;, vers mes appartements-de-vierge,
m'apostrophaient
7tapYiYÔpouv
[xO0otç Xsioicriv
[i
£yaeùSatjxwv xôpr,,
par des paroles douces :
« 0 bienheureuse jeune
fille,
« "Ci
'rt T:ap0£v£yev
oapôv, è?6v coi
t«X£ 'vY*(aou (^ytaTov ; longtemps ,
pourquoi gardes-tu-la-virginité
quand-il-t'est-permis
d'obtenir l'hymen le-plus-glorieux ?
ZEUe; YcXp T£0aXTCTai Car Jupiter est brûlé
etilveut
(j'ov
TCpOe; partoi
pé).Ei i[i.£pou, du trait du désir,
xott OéXei
!:w<x{pM6on partager-avec-toi
Kûupiv les plaisirs de Vénus;
oùûè,à)noix, ettoi,ôjeune-fille,
àv:oia.y.xiar,i
jjly] ne dédaigne point
ÀÉzor, to Zïivoç, le lit de Jupiter,
«XXàe?£X0 £ maissors
TCpOÇ ^a0ùvX£t[xôjva AÉpvrçç, vers la fertile prairie de Lerne,
Ttpô;TiotjAvai;verslestroupeaux
(ioviGtâsEï; TE itaTpèç, et les étables de ton père
afin que l'œil de Jupiter
,
wç to ôto Õ[L¡J.r:J.
Xwç^ffr)àvTcoôou.>> apaisesondésir.«
- Z'jv£'.y/ju.Y]v ôuarrçvo;
Totoï(j5£ôv£tpa(7t
J'étais-obsédée, malheureuse,
pardetelssonges
Tiàffaç£Ùçpovaç, toutesles nuits,
eaTF. ôy] ItXyi jusqu'au-moment-où j'osai
ysywvetv Ttaxpi dire à mon père
ôvetpaxa vuxtiçoito. les songes qui-m'obsédaient-la-nuit.
;
j'osai les dire à mon père et lui, il envoya souvent à Delphes et à
Dodone consulter les oracles sur ce qu'il fallait dire ou faire pour
complaire aux dieux. On lui rapporta des réponses ambiguës, obscures,
inexplicables. Enfin il en vint une qui lui ordonnait clairement
de me chasser de son palais etde ma patrie, pour que j'errasse
abandonnée, jusqu'aux extrémités de la terre. S'il n'obéissait, Jupiter
enverrait ses foudres étincelantes, qui anéantiraient larace entière
d'Inachus. Sur la foi de cet oracle d'Apollon, mon père me chasse et
me ferme sa maison. C'était malgré lui, malgré moi; mais le pouvoir
:
de Jupiter le forçait à cette violence. Aussitôt mes traits et ma raison
s'altérèrent ces cornes que vous voyez s'élevèrent sur mon front
déchirée par le dard aigu d'un taon, je m'élançai d'un bond furieux
;
vers les flots limpides de Cenchrée, et vers les hauteurs de Lerne. Un
'0 Õ IOt),).ev Celui-ci envoya
E TE ll'J6w xaï ÈTTI AcoScovr,; et à Delphes et à Dodone
rcuxvoù; Oeonpoiroyi;, denombreux messagers,
03; [i.â0oi Ti ôpûvTa afin d'apprendre, quoi faisant
9j Xéyovra ypri TCptiaaEtV ou disant, il devrait faire
oD-xSw'^ocriv. des choses-agréables aux dieux.
- THxo'l Se &.'Vr:J.yyÉÀÀOV'rEÇ
/yrla[i.o:jc, OtloÀoG'Ó[Lo\Jç,
Ils vinrent annonçant
des oracles ambigus,
£:.pïl(Aévou; à<7T|U.w; exprimés d'une-manière-obscure
;:;'.Ja'l.hwç TE. et difficile à expliquer.
TiÀoç ôspâÇiç È'Ir:J.pyi¡ç Enfin un oracle clair
r/Qsv 'IvrÍ.XIJ> arriva à Inachus,
£7ita'X'Ô7rToy(7a ordonnant
•/.ai(j/jQoujjivri GOtWe; et disant manifestement,
WQEÏV .i[LÈ. de me chasser
£;w SOFAWV TE xaliràtpa;, du palais et de la patrie,
À).à<r8ai«ÏSETOV pourmefaireerrerlibre-de-tous-liens
èv/itoiz jusqu'aux dernières limites
E~t
yy-ç-
OpOte;
0; È?aï<jTto(j£ i
Atoe;,
7rav yévoz.
IIEKTQEÎÇ zoioTaSe
laquelle anéantirait toute la race.
Croyant à de tels
fJ.!XV'rEÚfJ.r:J.(H AoÇîov, oracles d'Apollon,
axojv ihouaOtv malgré-lui malgré moi
èfyXaoé [LE
xat iiTÉXXEKTE Swjiâxwv
i)liy<x\tvô; Atoe;
• il me chassa
;
et m'exclut de ses palais
Mais le frein de Jupiter
ÈrnivâY*a?é viv TCpor; ptav le forçait par violence
KpâffdEivxâos. d'exécuter cela.
Eù6ùe; ÔE Et aussitôt
iiopwi xai çpÉvEç mes traits et ma raison
r)<rav Siourcpoçoi, étaient altérés,
xEpâcrn; oÈ., et, pourvue-de-cornes
,
(IJ; ôpàxE, comme vous voyez,
yctcrSEÏtja déchirée
[XÛOJTTI o!;v(j''rÓ[LCJ]
, par un taon à-la-dent-aigiie,
aao'l Q'Xtp'ri¡[L(X'rt È[LfJ.r:J.':.t je m'élançai d'un bond furieux.
RCPOÇTEPEO; E'JTTOTOV et vers le cours-d'eau bonne-à-boire
Kep/VEiac de Cenchrée
pâtre, enfant de la Terre, l'impitoyable Argus, me suivait, observant
tous mes pas de ses yeux innombrables; un coup inattendu le priva
subitement dela vie. Mais toujours déchirée, le fléau divin me pour-
suit de contrées en contrées.
Voilà jusqu'à présent mon sort. Si tu sais ce qui me reste à souf-
mensongers:
frir, dis-le moi; dans ta pitié ne me flatte point par des discours
la vérité trahie est le plus honteux de tous les maux.
!
LE CHOEUR. Ah! c'est trop; arrête. Hélas jamais, jamais je n'ai
pü- m'attendre ni au récit étrange qui vient de frapper mon oreille,
, ,
ni à la vue de ces tourments affreux, insupportables, de ces peines
de ces terreurs double trait perçant qui glacent mon âme. 0 des-
!
tin, destin le sort d'Io me fait frissonner.
PROMËTHÉE. C'est gémir trop tôt. Tu t'alarmes facilement :
attends que tu aies tout appris.
axprjv xe Aépvvjç -
PO-JXÔXO; 8s Y"f}YE'VÇ
et vers la hauteur de Lerne
et un pâtre enfant de la Terre,
;
àxporco; ôpyrjv, "Apyo;, impitoyable d'esprit, Argus,
; wuàpTEi, ÕEOOPXWÇ
TTUXVOÏ; oaaotç
me suivait, regardant (veillant),
avec d'innombrables yeux
xr:J.'tci.'toùçÈ[LoùçO''rWovç.
Môpoç osàTTpo^ôoxvjToç,
cÛq¡'tOW; àuearTÉpyiaEV aùxôv
surmespas.
Mais un sort inattendu
subit, le priva
,
TOÛ Çîjv. 'Eyw Si de la vie; et moi,
o;.<TTpo7rXr,Ç déchirée-par-le-taon,
èÀaûvofiai jeuis chassée
(AtWTtyt Ozii par le fléau divin
yrjv TCpO yr,e;. de pays en pays.
KXûsiç Tà Tipa^ôevTa' Tu entends ce-qui-a-été-fait :
et SE EXEtc; EMÏEÎV mais si tu peux dire
ô xi XOUTÔV TCÓ'VW'I, ce-qui me reste de souffrances,
critjux'.ve- fais-le moi connaître,
'J.f}Õi [LE Eûv0aine, et ne me flatte point,
oixTtca;, ayant-pitié de moi,
[xûQoi;J/EuSéffiv
'f'f}[Û Yelp ÀÓyouç O-UVÔETOU;
par des discours mensongers ;
car je dis que les discours artificieux
etvai VÓ(j"'f}[L(X cÚ.GXtc¡'rO'l. sont la peste la-plus-honteuse.
XOPOI. éa, LE CHOEUR. Ah ah ! !
octe^e,®£
vE'X
y- arrête ! hélas!
- OûncTE, ounoTE
Àôyou; Çevou;
rfiyow Jamais, jamais je n'ai cru
que des récits si étranges
[xoXEÏffôat zç, tuàv choelv, viendraient à mon ouïe,
oùôÈ. urj(j.aTa wSe SuaÔsata ni que des maux si pénibles-à-voir
xai oùcotccoc, et si difliciles-à-supporter
),û[Aaxa,ost^axa de tels outrages, de telles terreurs
dflj/éiv Ij¡vxeX'I Èjiàv glaceraient mon ame
àjjLçrixet xÉvxptp. par un double tranchant.
'.Iw, tw, jioïpa, (jiotpa, ! ! !
Hélas hélas ô sort !
ô sort
TtEçpixa EtcriSoùcra Je frissonne en-voyant
7rpàhv 'Jove;. l'aventure d'io.
I1POMH0ET2. npo ys PROMÊTHËE. Avant le temps,
a'tE'Ia.EÇ xat tu gémis, et
TCÀÉOt
Tuçôëo'j"
eT tu es un être plein de terreur;
ÈTusyE; ÏUTE àv attends jusqu'à-ce-que
irpoçaâQ^ xai rà Xoi7tà. tu aies appris aussi le reste.
LE CHOEUR. Parle donc, instruis-la:
maux que de savoir ce qui reste à souffrir.
c'est une douceur dans les
épreuves:
demande; vous vouliez entendre d'abord d'elle-même le récit de ses
écoutez maintenant quelles peines Junon prépare encore à
cette infortunée. Et toi, fille d'Inachus, grave mes discours dans ton
esprit; ils t'apprendront le terme de tes courses. Au sortir de ces
lieux, tourne tes pas vers les portes de l'Orient, à travers des déserts
que le soc n'ajamais sillonnés. Tu arriveras près des Scythes nomadest
: ;
peuples armés de flèches légères, et qui n'ont pour demeure que des
cabanes d'osier élevées sur des chars évite-les et, pour franchir leur
pays. suis les bords rocailleux de la mer gémissante. A ta gauche
:
seront ensuite les Chalybes qui forgent le fer il faut les fuir; ils sont
féroces. inhospitaliers. Tu arriveras au fleuve orgueilleux qui ne
XOPOI. AÉYE, èxSÎ&wme- LE CHOEUR. Parle, apprends-le;
yXw.0 xot xolç voaOVCH il est doux aux malades
Ttpo'j|e7ti<TTa(j0aixopw; de savoir-d'avance clairement
xo XoitiovàXyoç. le reste de-la-douleur.
I1POMH0EYS. Kouçw; ys PROJIÉTHÉE. Aisément certes
rivOffarfe Ttccpà Eiiou vous avez obtenu de moi
ypel'avxr-virpi'v la demande d'auparavant;
èxiïûiït yàp car vous désiriez
apprendre d'abord de celle-ci
Trpûîa xf,;5s
|Aa0sïv
È^yo-juivr,; à9Xov
xôvà[xçc éa'jt'7,;'delle-mêmemaintenant le reste,
àxowraxe wv '(eX ÀOtT.b: , écoutez
;
les racontant, les épreuves
,
Caucase, voisine des nues, il faut la franchir, et descendre vers le
midi. Là, tu trouveras les Amazones, filles guerrières qui abhorrent
les hommes, et qui se fixeront un jour à Thémiscyre, près du Thermo-
;
don, aux lieux où s'avance dans le Pont l'âpre dent de la roche Sal-
mydessienne, hôtesse redoutéedu nocher, marâtre des vaisseaux elles
te guideront elles-mêmes avec plaisir. Ainsi, tu arriveras à l'isthme
,;
des Cimmériens, aux portes étroites du marais Mœotide. Il faut qu'a-
lors d'un courage ferme, tu quittes la terre et franchisses ce bras de
mer les mortels garderont à jamais la mémoire de ton trajet, et le Bos-
„
phore en tirera son nom. Abandonnant ensuite l'Europe, tu arriveras
?
sur le sol de l'Asie.-Eh bien! que vous en semble est-il assez cruel,
à
ce tyran des dieux? C'est parce qu'il a voulu, lui dieu, s'unir cette
3v (tri TrepâOTf); lequel tu ne passeras point
(où yàp eùSatoç irspav), (car il n'est pas facile à traversera
avfJ.ÓÀ'Y.1e;
irp tv rxv
TCp't'V ~t6l-n avant-que tu sois venue
TCpOC; CXOTÔV Kayxaa-ov,
au Caucase lui-même,
{tyicrxovopwv, le-plus-élevé des monts,
Ivoa Tro-afioz Èxcpva [ASVO; ou le fleuve exhale sa violence,
àno xpoxàcpwv ocutwv. des tempes mêmes.
Xprj Se {mepêâXXowav Mais il faut, franchissant
itopucpàe; >POYEt'TGVOEÇ les cimes voisines-des-astres,
Prjvat è; xsXevSov [xeffyi^gpivYjv, descendre vers le chemin du-midi,
ÏVOOC tt
orpotTov où tu parviendras à la troupe
aruycivopa haïssant-leshommes
AfJ.r:J.Óvwv, des Amazones,
at xaToixtoûaî TCOTE qui habiteront un jour
0£fii<j>o>pav Thémiscyre,
àjxipt 0£p(j.wSovxa, près du Thermodon,
TVCC YV600q rpa^etaIToviou où est la mâchoire âpre du Pont,
OtÀ[J.vo"f}a£r:J., Salmydesse,
iyiïpôÇzvoç vaÛTaiat, hôtesse-redoutée des nochers,
tt-ITPUtà veûv. marâtre des vaisseaux.
Aîtat GE ÕÕr¡Y'lÍcrOVGt, Celles-là te guideront,
xaî fLi),' cb-[J.É'Iwc;' et même très-volontiers,
ifêei;ôk îadp.àv Ktffleptxbe et tu arriveras à l'isthme Cimmérien,
èrcî aOtaï; nûXat; «rrevoTropot;
aux portes étroites mêmes
),itlvAç, ôv XiTtoOcrav du marais, lequel isthme quittant,
Xprj epatnjffTdàyxvw; il te faut d'un-cœur-ferme,
(TE
èxuspàv ocùXwva Maïamxôv-
ÀÓyoe; Se v?,;ar^uopei'a;
;
franchir le détroit Méotique
et la renommée de ton trajet
laxai d; àei sera à toujours
(ieya; 6VY)TOTÇ, grande parmi les mortels,
BôanopoçosxcxV^ae-:at et le Bosphore sera appelé
ÈTCwvvfLOÇ. d'après-ton-nom.
AtTtoOaa 6s TCÉÕOV Eùpwuyi;, Et quittant le sol de l'Europe,
ifëeiç Y]7r£ipov Aata.ih. tu viendras sur le continent de-l'Asie.
pOt ô xùv 6swv xvpotvvo; Eh bien, le roi des dieux
ùfxïvôoxsïelvat vous semble-t-il être
ÕfJ.We; Pîaio; È; xà nâvxa; également cruel en tout
Xpwv YcXp [AiyTjvai Car désirant s'unir,
feèç TiiSe 0VÏ]XÎ), lui dieu à elle mortelle,
i'ltÉppto.J¡E'ra.aos'ltÀrXv(Xç. il a fait-tomber sur elle ces courses.
mortelle, qu'il l'a condamnée à ces pénibles courses! Tu as trouvé
un funeste époux, ô ma fille! Et ce que tu viens d'entendre n'est pas
même le prélude de tes maux.
10.
PROMÉTHÉE.
!
0 ciel! ah malheureuse
Tu soupires, tu gémis. que feras-tu, quand tu
auras tout appris!
LE CHOEUR. As-tu donc encore d'autres malheurs à lui annon-
cer?
PROMÉTHÉE Un abîme, un océan de malheurs.
?
10; De quoi donc me sert la vie Que tardé-je à me précipiter de ce
roc escarpé, afin qu'écrasée dans ma chute, je sois délivrée de mes
maux? Nevaut-il pas mieux mourir une fois que de souffrir sans
cesse ?
prouve ,
PROlllÉTHÉE. Comment supporterais-tu les tourments que j'é-
;
moi à qui le sort défend de mourir? La mort, au moins ,
serait la fin de mes souffrances tandis qu'il n'y aura de terme à mes
!
maux que lorsque Jupiter sera renversé de son trône.
10. Quoi Jupiter un jour sera renversé de son trône ?
Tu as trouvé, ô jeune-lille,
'Exupar:J.ç ôÈ., iù xoprj,
7ttxpoy(ivY)(jxr)poçTwv<7â>vYâîAu)v"un cruel prétendant à ton mariage
oûçyàpXoyou; carlesdiscoursque
;
àxrjxoa;vùv, tuviensd'entendre,
jj.-/]SE7TM ôoKsi ne semblent pas-encore
eïvaî GOi Èv Ttpoomfo[<;. être pour toi dans l'exorde.
1Q. 'là>[j.o([Aot,
ï,s,ë,ë-
!!
10.Ali malheur,malheur moi;
hélas!hélas
à
1IPOMH0EÏS. l'j PROMÉTHÉE. Tu te lamentes
au xott àva[AU-/_9iÇE'.-
Sè xexpOtyOt;
de-nouveau et tu gémis :
Tt TCOU ÕpliaEtç, que feras-tu donc,
ôtav uuvôâvr,
Ta XoiTià xaxâ
XOPOS. "H yàp ÈpEt;
; quand tu auras-appris
le reste de tes-iiiaux?
LE CHOEUR. Diras-tu donc
XOITCÔV Tt TC"f}[Lri'rWV tî)0£ ; un reste de malheurs pour elle?
JIPOMH0Eri. néXayoc ye PROMÉTHÉE. Oui, un océan
&'j<ry_u|AEpovoûïi;àTrjpâç. orageux de calamité fatale.
112.
ÈfJ.O!
&.neX
Tt SrjTa xépSoç
Ç^jv,pourmoidevivre
oùx ËpptOt
?
10. Quel gain donc
je.PROMÉTHÉE. Non ;
10. Et ne pourra-t-il point détourner ce malheur?
à moins qu'auparavant, délivré de ces liens,
ÏIPOMH0EÏ2. "Hooto âv, PROMÉTHÉ. Tu jouirais,
oT(A*t, jepense,
iôoûaa envoyant
TrivSe O'vfJ.cpoptÍv. cet événement.
10. llwe;
à eux àv, io. Comment n'en jouirais-je pas,
¥¡'t'te; TCtÍaxw xOtXooe; moi qui souffre misérablement
ÈxAiôç. par Jupiter?
nPOMHOEVE. Twv5e xoivuv PROMÉTHÉE. Cela donc
we; ôvxwv étant réel, l
jtàpa aot [j.a0£ïv. il t'est loisible de apprendre.
IQ. IIpoç Tou (TU^O^exai 10. Par qui sera-t-il dépouillé
oxrjiïxpa xûpavva; du sceptre tyrannique?
ITPOMHGErS. Aùtô; PROMÉTHÉE. Lui-même
7tpo;pouAEijaâtwv par les projets
xaxoçpôvwv inconsidérés
otuTou. de lui-même.
IQ. IIot xpoTco) ; 10. De quelle manière ?
ai¡[J."f}'IOV, fais-le moi connaître,
tiç ÀtÍ6"f).
El fJ.f¡ s'il n'y a pas dinconvénient.
IIPOMHOEYI. r<XfJ.Et PROMÉTHÉE. Il contractera
xotoûxov,
ya.[Lo'l un mariage tel
M ttots àff/aXà- qu'il s'en affligera un jour.
10. Un mariage divin
IQ. Gsopxov,
rj ppÔTE-.ov ;
I?ptÍaov, Et prixov.
ou humain ?
Dis-le, s'il est-permis-de-Ie-dire.
IIPOMH0EY. Ti SE PROMÉTHÉE. Pourquoi donc
ovxtva; demandes-tulequel?
où yàp^tqtov car il n'est pas permis
aOSâ(70ai xtxSe. de dire cela.
IQ."H Èlavîaxaxai 10. Est-ce qu'il est (sera) renversé
Bpôvtov
rcpôçSâjiapxo;
IIPOMH0Eï £
; "H YE
du trône
par son épouse ?
PROMÉTHÉE. Laquelle certes
TÉCEZCC. TOxtÔGc accouchera d'un fils
çspxÊpov Trccxpoç. plus-puissant-que-son-père.
m. OùÕs iffxiv aùxw 10. Et n'y a-t-il pas pour-lui
àTioffxpoçr) xrja8e xvyjlÇ > une ressource-contre cette infortune?
ÎIPOMH0EÏE. Où Srjxa, PROMÉTHÉE. Non vraiment,
TCP.tv ye av eywYE avant-que moi,
)ajÔ£ î^ lx Sea^.wv. délivré des chaînes.
,
10. Et qui donc t'en délivrera contre la volonté de Jupiter?
PROMÉTHÉE. Un de tes descendants; ainsi l'a voulu le deslin.
? ?
:
10. Que dis-tu un de mes fils terminera tes tourments
PROMÉTHÉE. Oui le dixième après ton arrière-neveu.
10. Cet oracle n'est pas encore Cacile à comprendre.
PROMÉTHÉE. Vas, ne cherche pas non plus à connaître ton sort.
!
10. Ah ne me prive point d'un avantage dont tu m'avais tlattée.
PROMÉTHÉE. Eli bien! de ces deux révélations je t'en accorde
une.
JO. Quelles sont-elles? parle, donne-m'en le choix.
PROMÉTHÉE. Je te le donne. Choisis de savoir, ou ce qui te reste
à souffrir, ou le nom de mon libérateur.
; : ;
LE CHOEUR. De ces deux grâces, qu'elle obtienne l'une et moi
l'autre; ne rejette point ma prière qu'Io sache de toi où elle doit
encore errer et moi le nom de ton libérateur car j'ai un vif désir de
l'apprendre.
:
PROMÉTHÉE. Vous l'exigez je ne refuserai pas de vous apprend e
ït; IO.Quidoncest
IQ.
6Xucftov<7£ ,;
oùvio-rtv
celui-qui-te-delivrcra,
malgréJupiter ?
Aiô;âv.ovTo;
IIPOMH0EÏS. Xp-wv
aÙTÔv elvai
PROMÉTHÉE. La-volonté-du-so:
est que celui-là soit
t
'CW'V crwv ÈxyÓvwv 'r'.vcX. un de tes descendants.
m. IIw; eTtoxç; IO. Comment dis-tu ?
f]è[xo;itaï; est-ce qu'un-mienfils
az xaxûv ;
aTraXXd&i te délivrera de tes maux ?
IIPOMHOEYS. ïpiToçye PROMÉTHÉE. Oui, le troisième
ysvvav par la génération
irpô;ôéxoc àXXato*. yovat;. après dix autres générations.
m. "HOE y] XVr¡G[L<po(:x 10. Cet oracle
oùxëxi n'est plus facile-à-comprendre.
IlPOMH0Er. Kod
èx(ia0£ïvchercheras
[L'r¡os PROMÉTHÉE. Aussi, ne
ÇrjTSt à apprendre
t:6vouçcraurô;. tes propres maux.
JIÏ. npoi£tvo>v fxoc xÉpÕo, 10. En-me montrant un gain,
eita [L-f] àTOUTÉpet. ensuite ne m'en prive pas.
IIPOMHOEYS. Awpf¡ao[Lr:J.t as PROMÉTHÉE. Je te gratifierai
Qarépw de l'une ou de l'autre
ovioîv ÀÓyOtV. de deux révélations.
JQ. IToîoiv ; TzprjoEi-ov, 10. De quelles-deux? Dis-d'abord,
oicoute£[i.<haïp£fftv. le
et donne-moi choix.
IlPOMHOElfS. Aîôwjxr
éXoùyàp,
PROMÉTHÉE. Je te le donne
:
choisisdonc
;
çppûtcoùcoi(raqjTivw; jetediraiclairement,
y) Ta Xomà uovwv,
£[AÉ.
ou le reste de tes peines,
'l¡ tov ÈxXutrovTa ou celui qui-me-délivrera.
XOP02. Eu OÉXrjffov 0£<j0ai LE CHOEUR. Veuille accorder
tr{'j[iàvyaptv toutwv 'r3s,
3k£[xoi,etl'autreàmoi,
l'une de ces faveurs à celle-ci,
Tr(v
jjiYlôà :X't't[J.:XIJ"{Je; ),ÓyouÇ' et ne méprise pas mes paroles ;
x(X: yéywvE "£i¡ÕE [jlev et dis à celle-ci
ttjv Àomv TCÀcX'V"f}'V, le restede-sa-course.
ijiol Se tov XuaovTa- et à moi le libérateur-futur :
Ttoôôj yàp toùto. car je désire cela.
IIPOMH0EÏS. 'Enet
7tpo0u[X£ïa0£
oùx èvavTiwaojxat
, PROMÉTHÉE. Puisque
vous le désiriez,
je ne m'opposerai pas
;
tout ce que vous voulez savoir. Io, je te ferai d'abord le récit de tes
courses pénibles grave-le profondément dans les replis de ta mé-
moire. Lorsque tu auras passé le détroit qui borne les deux continents,
t'avançant vers les portes lumineuses du soleil,., après avoir franchi
la mer mugissante, jusqu'à ce que tu arrives aux champs Gorgoniens
de Cisthène, où demeurent les vieilles filles de Phorcys, trois sœurs
au visage de cygne, qui n'ont qu'une dent, qu'un œil en commun
et que jamais n'ont aperçues ni les rayons du soleil, ni l'astre de !a
,
nuit. Près d'elles sont trois autres sœurs, les Gorgones ailées,
dont la tête est hérissée de serpents. Abhorrées des humains, nul mor-
, :
tel ne peut les regarder sans perdre à l'instant le souffle de la vie: je
t'avertis de ce périi. Mais voici un autre spectacle redoutable ce sont
les Gryphons à la gueule pointue chiens furieux de Jupiter; il faut
t'en garantir. Fuis aussi ces guerriers à l'œil unique, ces Arimaspes,
toujours à cheval, habitant les rives du Pluton, qui roule de l'or dans
tô où ysytovEiv
,LY¡ pour ne pas dire
Ttâv 6170'~ 7rpoaxpf|!;sTc.
7t'iV (1)'0'1 7CP017Y F tout ce-que vous désirez.
«I>P<X<JWirpwxov aol, 'loT, Je raconterai d'abord à toi, Io,
Ûci.V"f}' TIOXÛSOVOV, ta course bien-agitée;
ry eyypâcpou aù toi, grave-la
GEXTOIÇ rJ.'Vf¡[Loat «ppevôv. sur les tablettes fidèles de ton esprit.
"Oxav ':"CEpcXa'{Je; peîôpov Lorsque tu auras-passé le lleuve,
opov riiçeîptov, limite des deux continents,
'ltpoç&.'i't'oÀç çXoYWTra;
r,).ioffTi6sïç.
Tiëpwffa
vers le lever lumineux
par-où-le-soleil-s'avance.
ayant franchi
,
çXoïaSov TTOVTÛU, le mugissement de la mer,
£<JT£ Kv èÇtTcir] jusqu'à ce que tu sois parvenue
"poç ueSia ropyôvsia aux champs gorgoniens
KiffâYjvy);, deCisthène,
ïva al 4>opx(o£çvai'own, où les Phorcides demeurent,
xpsîç aavottott xépai, xuxvôjiopçoi, trois vieilles filles, au visage de cygne,
è/.Tïijxévaiô(i|/axoivèv, possédant un œil commun,
¡.r.o'VÓOOV'rEÇ, ayant-une-seule-dent,
lXç (ou)
7tox£ irpodSépxeTai quenevoientjamais,
OÛTE fjXtoç àxtïaiv, ni le soleil de ses rayons,
OUTE i¡ ¡Lf¡V"f} VÚ'x'rEPOÇ. ni la lune nocturne.
IlsXaç ak tûvôe Près d'elles sont
xpsï; tXoEÀipOtl y.aTâ7iTepoi,
fOpYÓVEÇ
les trois sœurs ailées
les Gorgones
,
ôpaxovcôfxaXXoi,aux-cheveux-de-serpents,
poToaruYEtç, abhorrées-des-humains,
&; sifftSwv oùodç ÔVYJTO; et que voyant nul mortel
ëÇei TC'VOcXe;. ne gardera le souffle de la vie.
AÉyw (jiiv o-Ot TOÛTO TOIOVTO Je te discelatel (telles sontleschoses)
CPpOÚptOV' dont-il-faut-se-préserver,
ôaovarov Se ôswpîav mais écoute un autre spectacle
Sua/Epïj-
yap
aÀÀ"f}'V
redoutable;
çuXaÇa-. car prends-garde
ypùroxç Ô?V)(TC6(JLOUÎ, aux Gryphons à-la-gueule-pointue,
xûvocç àxpayEÏ; Zt\và$, chiens muets de Jupiter,
TOV TE (TXPATOV et à la troupe
(TOV) (JLOUVWJTA, Î7CUO6À(XOVDT, à-l'œil-unique, équestre,
'ApttJ.r:J.aTCov, des-Arimaspes,
oi oîxovaiv lesquels habitent
ses flots; garde-toi de t'en approcher. De là tu passeras dans une terre
éloignée, chez un peuple noir, qui demeure aux sources du jour, d'où
,
sort le fleuve de l'Ethiopie. Suis les bords de ce fleuve jusqu'à la cata-
racte où, du haut des montagnes de Byblis, le Nil précipite ses eaux
majestueuses et salutaires. Son cours te conduira dans l'île triangu-
laire formée par ses eaux. C'est là, Io, que, par ordre du destin, une
colonie lointaine sera fondée par toi et tes enfants. Si ma prédiction
te paraît en quelque point obscure et ambiguë, interroge-moi encore,
je tel'expliquerai clairement]: j'ai plus de loisir que je ne veux.
;
LE CHOEUR. S'il te reste encore de pénibles courses à lui prédire,
;
si tu en as oublié, achève si tu as tout dit, accorde-nous, à notre
tour, la grâce que nous t'avons demandée souviens-t'en.
PROMÉTHÉE. Io sait le terme de ses voyages; mais pour la con.
vaincre que ma prédiction n'est point vaine, je lui dirai ce qu'elle
àjxçl véX¡.t.Ot xpvaÓpp'J'to'J autour des flots qui-roulent-de-l'or,
llÀOútwvO; itôçov. du fleuve de Pluton.
2ù ¡.t.-}¡ 7tÉXaÇs toutot;. Toi, ne t'approche pas d'eux.
"H;s:; 8s xriXoupàv, Tu viendras dans une terre lointaine
<pu).ôv Y.sÀOttvàv, vers un peuple noir,
0'1 vatouo-t lequel demeure
Tipô; uïiyaï; /[Xtou, aux sources du soleil
s,Ox TÎOTOCJJIO;At0io<Ji. où est le fleuve éthiopien.
"Ep~; Avance-toi
TIAPÀ o^Oa; TOUTOU le-long des bords de celui-ci,
Ëw; ilv s~x~j xaTa6aa(AÔv, jusqu'à ce que tu arrives à la descente
EVQX Nd),o;hjcrtpioç où le Nil précipite son courant
ÊU7roTov, <7£7tTÔv, agréable-à-boire, vénérable,
ùrb opwv BvgÀÍvw'J. du haut des montagnes de Byblis.
OJTÔCOEÔOWCET Ce jleuve le conduira
È; t"l¡V Tpîywvov yOôva dans la terre triangulairc,
Nc'.Xdmv, t'ormée-par-le-Nil,
ou OY) 7tZltPWt:x¡ où il est-ordonné par-le-destin
colTE, '10;, XOtl TSXVOI; et à toi, lo, et à tes enfants
xTtatxt Trjv ¡.t.OtXpà,'J àTtoi/.iav. de fonder la colonie lointaine.
El TI TWVSE EÀÀÓ'I TE Si quelqu'une de ces choses est et obs-
xOtl ôuff£Ûp£x6v crIn, et ambigu pour toi, [cure
répète-le
ÈTiavaSi'jiXaÇe,
xaî È-/.[iâvOav£cracpû;- :
et interroge clairement
cyoXri SE TtXet'wv fi ÔÉXco un loisir plus grand que je ne veux,
"apcOTi ao:. est à moi.
XOPOS. Et (xÈv èyjziz y£Ywveïv LE CHOEUR. Si tu as à dire
TTJOE n lomav à celle-ci ftuelque-dlOse'qui-te.rcste
r, uapei[i£vov ou que-tu-ais-omis
itXàvYi: 'trj; 7ioXuç0ôpou,
X£YE' El SE
86;aùÏ||J.ÏVy.àpiv
TtàvTa etp-I-IUC, ;
de sacoui-se pénible,
dis-le mais si tu as tout dit,
accorde-nous aussi la grâce,
YjVTtva ahoûu. £(jOa, que nous demandons :
p.Ép.'J'Y]GOt: SE TCOU. tu te la rappelles sans-doute.
IIPOMHOEYE. "H8sàxrjxoEv PROMÉTHÉE. Celle-ci à entendu
T6 itâv TÉp[i.a itopEia;. toute la fin de son voyage.
"Û11;OOÇ Se av d¿;'\j Mais afin quelle sache
[LRI XXÛO'JCTCX (j.oupidiTyiv, qu'elle ne m'a pas entendu en-vain,
çpàtïw et £
ÈxjA p.6x6/]K £ je dirai ce-qu'elle a souffert
jtpiv (AOXEÏV ôeùpo, avant de venir ici,
;
a souffert avant d'arriver ici ce lui sera une preuve de ma véracité.
J'omets une 'foule de circonstances, et j'en viens à la dernière de ses
,
courses. Quand tu fus arrivée au pays des Molosses, près de la haute
Dodone, l'oracle et le siège de Jupiter Thesprotien ou (prodige in-
croyable!) sont les chênes parlants, qui, tout haut et sans énigmes,
te saluèrent du nom glorieux d'épouse future de Jupiter (si toutefois
ce titre peut te flatter). Un nouvel accès t'emportanl alors, tu l'élanças
le long du rivage jusqu'au vaste golfe de Rhée, d'où, par des courses
rétrogrades, tu revins péniblement sur tes pas.Éternel monument
de ton voyage, le nom d'Ionien, n'en doute pas, restera dans J'avenir
à ce golfe. Io, à ce récit reconnais l'étendue de mon esprit; il voit
:
bien au delà du présent. Maintenant, écoutez toutes également ce qui
me reste à vous dévoiler je reprends les traces de ma première pré-
Õoùç TOUTO aùxo texfxripcov donnant cela même comme prenv
u.ûôwv èjj.ûv. de la véracité de mes paroles.
'E)'.Àe(w àV ouv TÙV TCXÎÏCÎ-COV J'omettrai donc la pins-grande
ô/.XovXôywv,eT(j.t Se foule de récits, et j'arrive
7tpà ;TÉpij.aaÙTÔ arwv7tXav^[ji*xa)v' à la fin-même de tes courses.
'ETIÏI YIXP YJXQSÇ Quand donc tu fus arrivée
Tipo; oâireôa Molonaà, au pays des-Molosses
KjjL~t TS Awowvrjv et près de Dodone
(xiirûvwTov,aux-sommets-élevés,
"-Y)'J
,
du dieu, le noir Ephapus, qui moissonnera dans toutes les plaines
que baigne le Nil dans son large cours. Sa cinquième génération cin-
quante sœurs, viendront chercher un asile à Argos, pour échapper à
l'hymen des fils de leuroncle. Ceux-ci, transportés d'uneaveugle pas-
,
sion et pareils à l'épervier qui presse la colombe, poursuivront un hy-
:
men qu'ils n'eussent pas dû poursuivre undieujaloux lesempêchera de
l'atteindre. Laterre Pélagienne recevra leurs corps immolés, àlafaveur
de la nuit, par le fer assassin de femmes conjurées. Chaque épouse
plongeant un fer à double tranchant dans le sein de son époux, le
"Eau toXIÎ Kàvwêo; Il est une ville, Canope,
ÈGyjxrt]y_0ovô ç, ladernièredelaterred'Égypie,
1tpO aùfôi dxô(j.aTt près de l'embouchure même
)(.Ott Tïpoffxw^a-ciNetXcnr et de l'atterrissement du Nil;
ÈvtOtv60t OÏ] ZEÚÇ as TÎ0Y](JIV là Jupiter te remet
êfxçpova, dans-ton-bon-sens,
£7ra®wv ystpi te caressant d'une main
iXtOtpf';E"C qui-n'inspire-pas-de-crainte,
y.cd0iywv[i.6vov. ette touchantseulement.
TÉÇEtÇ ôe -/.s),aivôv "E7iaçov, Ettu mettras au-jour lenoir Épaphus,
cTiuivujAov dont-le-nom-est-tiré
rôiv YEWi')¡.t.cÍ'twv de la manière-d'engendrer
Aw;, deJupiter,
8; xapraouETat lequel Épaphus moissonnera
xQôva apSeÛEt
ÕO"'Y}v
toute-la-terre qu'arrose
NstXoç TtXaTÛp^ou;* le Nil au-large-cours.
7T£[j.7rTiri 5E yiwo: Or la cinquième génération
Mo aùtoù, à partir de lui,
TCEVTrixovTOMratç, génération à-cinquante-enfants,
6r)Xûairopo;, féminine,
8>eu<rETai rcxXtv, viendra de nouveau,
00X tY.ovúOt
non volontairement
Tipoç "Apyoç, çeûyowa à Argos, fuyant
y:xp.ov (JVYYEvij &.VEui)v' les noces parentes des cousins,
or Se È'It'to'Y]fl-ivot ippévaç, et ceux-ci, frappés dans leurs esprits.
Y.(PY..Ot ÀEÀEt¡.t.!LÉVO£
comme des éperviers laissés en arrière
7iEXetwv,
O-J P.OtXplX'J
non loin de colombes,
rjçouot 0Y)psuawreç viendront poursuivre
yâfxou;
ou elpacritiouq.
9e6; Se iÇsi çôovov
des noces
qu'ils-n'auraient-pas-dû-poursuivre
mais un dieu aura l'envie
;
aw¡.t.cÍ'toov' de leurs corps;
IlsXaoyia ? et la terre Pélasgique
Seferai ôajiivrcùv
recevra les corps d'eux immolés
"ApE£
par un Mars
0r)XuxTÔvw,qui-tue-avec-la-maiu-des-femmes
6pcÍaEt etuneaudace
vyxTiçpoup^Ttp"favorisée-par-la-nuit.
yjv/i yàp Car chaque femme
nspEi" Exaorov âvôpa alûvo;, privera chaque mari de la vie,
!
privera de la vie. Puisse un tel hymen visiter mes ennemis Une seule,
courage s'émoussera;
fléchie par l'amour, ne tuera point le compagnon de sa couche; son
forcée de choisir, elle aimera mieux passer
pour lâche que pour homicide. D'elle naîtra, dans Argos, une race
royale. Pour en suivre exactement l'histoire, il faudrait de longs
mettra fin à mes tourments. Tel est l'oracle que l'antique Titanide
Thémis, ma mère, m'a révélé. Te dire comment et quand tout se
,
discours; mais de ce sang sortira le héros fameux par ses (lèches, qui
!. !.
l'apprendre.
10. Ciel ô ciel un nouvel accès, une fureur nouvelle me
brûle!. Le taon me perce de son dard enllammé mon cœur
agité d'effroi bat à coups redoublés contre mon sein. Mes yeux
roulants, tournent dans ma tête. Une rage frénétique m'emporte.
,
pà^aaaivaçayaïfft plongeantdanslesgorges
Çtcpoç SiÔT)XTOv. un fer à-double-tranchant.
Totâôs Kûupic Qu'une telle Vénus (un tel amour)
e/Moi èiri TOVC èfj-oiiç è^DPOUÇ.
"Jj^epo;8è6é).?ei (Aiav
vienne à mes ennemis !
L'amouren charmera une-seule
TO [xr] XtEtvOtt en lui persuadant de ne pas tuer,
&Jveuvov, le-compagnon-de-sa-couclie,
àX).à àu3«[xëXrjv0^(7ETai mais elle sera émoussée
yvwp."t)v. dans son courage;
PouXri0exai oÈ Ôàtspov Suoïv, et elle voudra l'un de deux,
XXOEIV (xàXXov cXvOtÀxtç être appelée plutôt lâche
y) P.LOtLcpÓVOr:," qu'homicide;
aûxY) xéiti celle-ci enfantera
yÉvo; pamXixôv XOttlX "Apyoç. une race royale dans Argos.
Aeï fiaxpoû ÀÓyov Il est besoin d'un long discours
Â7IEECX6CÏV iropto; TaùTa. pour-raconter exactement cela.
"Ex ye p.-(¡v TRUOPÀ; TijcràE Cependant de cette race
çùasTat ôpairùç, naîtra un héros audacieux,
xXeivô;TÔHOKJI, fameuxparsesflèches,
OÇ XÛCTEL iltàiXTCüVaE TIOVWV. qui me délivrera de ces peines.
'H 7taXatyevri; p.'Í¡'t'Y]P L'antique mère,
Titaviî©é[xtç laTitanideThémis,
oi^X0£v È[J.Ot TotôvSe XP"t)úp.Óv' m'a raconté un tel oracle;
onWÇôèxatÔTIYI, maiscommentetquand,
dTreïvxaùca pourdirecela
SEC jxaxpoû XpÓvov, il est besoin d'un long temps,
crû TE xepôavet; OÙoÈv et tu ne gagneras rien
Èy.^aOoùaa. en l'apprenant.
IO. 'I).EÀEÙ,ÈÀEÀEÙ, 10. Hélas! hélas!
«rsàxeXo; une convulsion
x~ jxaviai cppsvoiiXyiysi; et des fureurs frénétiques
OitoôàXitouuiv,
Otv [1.E de nouveau me brûlent,
7.001- as à7tupo; otorpou et le dard non-enflammé du taon
yoUt[xe*
xMStK SE XOCXTÎÇEI
; nieperce
et mon cœur frappe
ÕÈetmesyeux
coëM opsva, de peur mon diaphragme,
0u.jj.aTr».
xpo^oôivetTai iltyalv, roulent en-tournant,
ç£pojxat ce eÇo) opÓp.ov et je suis emporté hors de ma coursf
'ltVEV{LOt'tt (KxpyM XûffffYiî,
par le souffle furieux de la rage,
Ma langue n'obéit plus, et ma raison bouleversée lutte vainement
contre les Ilots d'une odieusepeine.
LE CHOEUR. Il était sage, oui il était sage, celui qui, le premiert
conçut cette vérité et la proclama à haute voix, que s'allier à son égal
est le parti le plus sensé, et que ce n'est ni chez le riche efféminé ni
chez le noble, fier de sa naissance, que l'artisan doit chercher une
épouse!
Jamais, ô !
Parques jamais ne me destinez à la couche de Jupiter
Que jamais je ne sois l'épouse d'un habitant de l'Olympe! Je frémis,
t
quand je vois Io, cette vierge rebelle à l'hymen, condamnée par Junon
au travail épuisant d'une course vagabonde.
:
L'hymen, quand il est assorti, n'est pas à craindre je ne le redoute
point. Mais, que jamais l'amour d'un dieu puissant ne fixe sur moi un
&xp'tT¡ç yXwffinii;* sans-être-maîtrcsse de lalangue,
16yot 8e OoXepoi et mes discours confus
7raioucrtv dxij luttent vainement
ïtpôç xú¡.t.Otút ú't'Jyv'ijç cl't"t)ç. contrelesflotsd'uneodieusecalamité
(SxpoçiQ.){Strophe.)
XOPOS. "H úOlpo;, LE CHOEUR. Oui, il était sage,
y) «Tooôç, ô; ixpwxo; oui, sage celui-qui, le premier,
Èêdcuxaffs x63ï iV yvw¡.t. a porté cela dans son esprit
£
xai 8t£(i.y0oX6YYia yÀwcrúq., et l'a prononcé avec la langue,
M; rb XYiSeucai xaxà éauxov que s'allier d'après soi-même
àpifxxsOetpxxpw- est-le-mieux de-beaucoup;
xai et qu'il vaut mieux
ôvxa XEpV"Í¡'tOtv que celui-qui-estcoartisan
épacrtsûaai yâjj-wv aspire à des alliances
ni de ceux-qui-vivent-amollis
xûv ôia0puitxojji.évtùv
(jlyixe
1Ù(jÚ't,
¡d¡n xàW |A£Ya),uvojj.£vwv
,
dans la richesse
ni de-ceu\ qui-sont-fiers
yévva. de leur naissance.
('AvTKTxpoçifj.) (Antistrophe.)
MViitoxe [i^uoxe, id Motpat, Que jamais, que jamais, ô Parques,
tôoiffôé|X £ vous ne me voyiez
étant la compagne
néXovffocveOvàteipav
À£Xiwv Atôç- de la couche de Jupiter;
ar.ôànXaôeiYiv et que-jamais je ne m'unisse
yotjiéxa xivi à quelque époux
xôiv èï OVpClVOÜ. d'entre les habitants du ciel.
Tapgw f*P Car je frémis,
EÎdopwffa itapÔevCav en voyant la virginité
àuxEpyàvopa 'Iovç, haïssant-les-hommes,dIo,
Sauxoaévav (LÉYOt déchirée cruellement
&.la-rat'atç SuœuXkvoiçitôvtùv par des courses pénibles de peines,
"Hpett;. effet de la haine de Junon
('E7tô6ç.) (Épode.)
"OTt SuaXoçô y<*jjloi; Parce qu'un hymen égal
&p060; £[101, est pour moi exempt-de-crainte,
où 8É8ta, je ne le crains pas,
t.t-t'ak EpW; mais-que-jamais l'amour
6EWV xo£iTffovtov des dieux puissants.
irpocrSpaxoi [xs ne me regarde
ÕtJ.tJ.Ot àçuxxov. d'un œil inévitable
;
regard inévitable; c'est un combat où l'on ne peut combattre, et dont
la seule issue est de n'en point avoir. Je ne saurais que devenir je
ne saurais où fuir, pour me soustraire aux poursuites de Jupiter?
PROMÉTHÉE. Va, tout orgueilleux qu'il est, Jupiter sera humilié
tel sera le fruit de l'hymen qu'il médite; cet hymen lera tomber son
;
trône et évanouir sa puissance. Alors s'accomplira dans son entier
l'imprécatiun que lança contre lui Saturne, son père, quand il le
dépouilla de son sceptre antique. Le moyen d'éviter ce malheur, de
tous les dieux, nul autre que moi ne peut lelui apprendre: seul je
,
possède le secret de ces événements. Et maintenant qu'il reste fière-
;
ment assis sur son trône élevé plein de confiance dans son tonnerre,
et secouant dans ses mains ses dards erillammes cet appareil ne le
garantira point d'une chOte ignominieuse, insupportable, tant est ter-
rible l'adversaire qu'il se prépare à lui-même Ce géant invincible
trouvera des feux plus puissants que la foudre , un bruit plus reten-
"OOE YE ô tt6Xepo; C'est un combat
à7rô).6[i.oç, oùl'on-nepeul-combattre,
nôptfxoçn'ayant-d'issuequevers
âTtopa* ;
des-lieux-sans-issue
;
et je ne sais ce que je deviendrais
oùÕÈ îzù) rtq àv Yevoi'txav
où yàp Ópw, ôrox cpvYOtp.t av car je ne vois pas, comment je fuirais
'tIXV p.y,nv Atô;. les projets de Jupiter.
nPOMH0EV2. 'H [xrjv ZEÙÇ, PftOMÉTHÉE. Assurément Jupiter,
xotmap quoique
çpovwv aùOàSïi, étant.d'un-cff>nr.orgueilleux,
EmOtt Ett xaireivôç, sera encore humble,
olovyàjiov telhymen
s?apxu£Tai YOtP.EtV il se prépare à conclure,
,
S; i/Jôa).eï aùxôv a"iú'tov lequel le jettera éloigné
MTE 8àet
£
alorssera
èx Tupocwtôo^ ôpovwv Ts*
itavxeXw;xpav0^o- Tat
de la tyrannie et du trône;
entièrement accomplie
l'imprécation de son père Saturne,
î|vyjpàxoimprécationqu'illança
àpà 1tupa, KpÓvov,
,
MERCURE. C'est à toi, subtil esprit, rempli de fiel et d'amertume,
criminel envers les dieux dont tu as prodigué les honneurs aux
mortels, toi le ravisseur du feu céleste, c'est à toi que je parle. Déclare
(mon père te l'ordonne) quel est cet hymen dont tu fais tant de bruit,
dévoiler ;
et qui doit lui cortter l'empire. Explique-toi sans énigmes, il faut tout
ne m'oblige point, Prométhée, à un second message. Ce
n'est pas ainsi, tu le vois, qu'on désarme Jupiter.
PROMÊTHÉE. Quel discours arrogant et superbe! Il est bien digne
du serviteur des dieux. Nouveaux maîtres d'un nouvel empire, vous
croyez habiter des hauteurs inaccessibles aux revers. N'en ai-je pas
Apdrra», xparetto) Qu'il agisse, qu'il règne
tôvôe Tbv pOtXVVXPÓvov, pendant ce court espace de temps
otcw; 0é)>sr
àp
;
comme il veut
où âpHei OOtpov car il ne régnera pas loug-temps
Osoîç.
'U),IX, eîaopw yàp
tov8etôv Tpôxtv àibç,
:
sur les dieux.
Mais c'est assez car je vois
ce messager de Jupiter,
TÔV
èXV)Xu6
Ottixovov toù viov Tupàvvou
£ toxvtw;
• le ministre du nouveau tyran :
il est venu assurément
IXyyEÀwv pour annoncer
xaivôv ti. quelque-chose de nouveau.
EPMHE. Aiyw lIE, MERCURE. Je m'adresse à toi,
Tbv ffoçiffTTjv, esprit-suhti),
TÔV •jtixpû; ÛTtépmxpov, acerbement acerbe-outre-mesure,
TbV È;OtP.iXp'tÓV'tOteiç0eovç, coupable envers les dieux,
tôvTtopôvTa qui-as-procuré
Tt(xà;eçïi[jL£potç, des honneurs aux mortels,
tôv xXÉ7m)v 7rvp6c,- ;
à toi, le ravisseur du feu
toctt^p àvwyÉ (JêOtVOv mon père t'ordonne de dire
oûuTivaç yct.[j.ouç dequel hymen
xo(x.it£ t;, tu parles-avec-arrogance,
7tpèç v te hymen par lequel
ÈxEtvO; ExjtutTEt xpâToyç- il tombera du pouvoir;
XiXr. P.iV'tOL IxçpaÇE xaùfa et certes explique cela
(AYlSèvaîvtxTYipi'to;, sans aucune obscurité,
àXXà aOTà ÎMGzcf mais chaque-chose séparément.
[*r)8 £ P.Ot 'Itol]'ôciÀçg Et ne me caisse
cause pas
ôtTtXâ;68où;,npo|j.YiôeO. un double voyage, Prométhée.
'Op; aà Ott ZI>V; Tu vois que Jupiter
oùx'i(xaX0axi^£Tat ne se laisse point fléchir
toï; TotoOtoi?. par de tels procedés.
IIPOMHeEfS. "0 j'ê F£ûoot PROMÉTHÉE. Du moins ce discours
ff£(i,v6(jTO(xô; Èú'tt est emphatique
xai itXew; q?povi¡p.Ot'toç, et plein d'orgueil,
w; îiTnipÉTou 0ewv. comme d'un serviteur des dieux.
Néoi XPMTE-TTF- Dieux nouveaux, vous régnez
viov,comme-le-fotit-les-notiveaux-maîtres
xai ôoxeïte Sri et vous croyez vraiment
vatEivitÉpYajjia habiter des citadelles
ôwtev0ïj. inaccessibles-aux-chagrins.
;
vu tomber deux tyrans? Je verrai la chute du troisième, de celui qui
règne aujourd'hui elle sera la plus prompte et la plus honteuse.
Penses-tu que je tremble, que je m'abaisse sous ces nouveaux dieux?
J'en suis bien éloigné. Va donc, retourne sans tarder aux lieux d'où
!
lu viens Tu n'apprendras rien de ce que tu veux sa\oir.
IERCURE. C'est par un tel excès d'orgueil que tu as attiré sur toi
ces malheurs.
PROMÉTHÉE. Sache que je ne changerais pas ma misère pour ta
servitude. J'aime mieux, oui, j'aime mieux être l'esclave de ce roc,
que d'être le fidèle messager de ton père. Ainsi doit-on outrager qui
nous outrage.
MERCURE. Sans doute, tes maux présents font tes délices!
!
PROMÉTHÉE. Mes délices! Ah que telles soient les délices de mes
ennemis, et de toi tout le premier!
MERCURE. Eh quoi! m'accuses-tu aussi de ton malheur?
Oùx çjo'Oéftïiv iyw N'ai-je pas vu
Siuffou;Tupawou;
È«re<r6vTa renversés
exxwvSe ; ç deuxtyrans
decescitadelles?
ÈTTÔ^ojjLat 8e xpitov Et j'en verrai un troisième,
Tèv vuv xoipocvovvxoc celui qui règne maintenant
Ot!úXtcr'tOt tomber très-honteusement
xai tàxioTa. et très-promptement.
Mrj soi OOXW Ne te semblé-je pas
Topêeïv ti, avoir quelque crainte
Û7to7tTY)a'<7Etv is toùçvlouç Osouç; et redouter les nouveaux dieux?
èXÀeiTOo ye ttoaXoO J'en suis éloigné de beaucoup
et même de tout.
,
xal toû tiocvtoç.
Toi donc, hâte-toi de reprendre
EÙ SE ÈYY.ÓVEt TtâÀtv
x£Xeu9ov,ïivuep Y)X0eç- le chemin par lequel tu es venu ;
nzvaei YIXP oùoÈv car tu n'apprendras rien
iv àviffTopeïç £[xs. de-ce-que tu me demandes.
EPMH2. KaôwpfXKia; ¡.t.v''tOt MERCURE. Tu t'es conduit cependant
crauTÔv xai itph toi-même, aussi auparavant
xoioïffSe aùÔaSiajj.affiv par de telles insolences
èç ToiaSe 7tll(J.ovcÍç. à ces peines.
IIPOMH0EÏS. 'Eyw, PROMÉTHÉE. Pour moi,
êuîffTOKjocaçwç, sache-lebien,
eux àv !XÀÀci!;Ottp.t je ne changerais pas
ma misère
tyivèjjLrjv SucTTpa^tav
xrjçXarpsta;-contre ;
ta servitude
oTjxat yàp xpsïaaov car je pense qu'il vaut mieux
XocxpeuEiv TI,jOE nétrpa., servir ce rocher
1) çvvat âyyeXov 7Ctl7TbV que d'être un messager fidèle
icaTpi ZYIVI. xpewv à ton père Jupiter. Il faut ainsi
ùêptÇeiv xoùçùêptÇovta;. outrager ceux-qui-outragent.
EPMHS. "Eotxo:ç yXiSâv MERCURE. Tu sembles te complaire
IIPOMH0EÏS. XXiSw
îSoijjLi èyùi
;
irpây[j.affi toi; m'povût. dans ton état actuel.
PROMÉTHÉE. M'y complaire
Je voudrais-voir
!
j;
to èjxoù;è^Qpoùç xXiowvra;wSe* mes ennemis se-complaisant ainsi ;
xat crÈ Sà)ivw £vtoutoiç. et je te range parmi eux
EPMH. "H yàp MERCURE. Est-ce donc que
«ÈmuTià Tt XOt: ÈfLè tu m'accuses aussi en-quelque-sorle
;
?u;j.çopaïî ?
detesmalheurs
:
PROMÉTHÉE. Je le dis sans détour je hais tous les dieux, tous
ceux qui, comblés de mes bienfaits, m'accablent injustement.
MERCURE. Ta raison, je le vois, est troublée par un mal violent.
PROMÉTHÉE. Que ce mal n'ait pas de lin, si c'est un mal de haïr
ses ennemis.
MERCURE. Tu serais insupportable dans la prospérité.
PROMÉTHÉE. Hélas!
MERCURE. Ce mot, Jupiter ne le connaît point.
PROMÉTHÉE. Le temps le lui apprendra; il mûrit tout.
:
MERCURE. Et cependant tu n'as pas encore appris à être sage.
PROMÉTHÉE. Non car je ne te parlerais pas, vil esclave.
MERCURE. Tu ne veux donc noint dire ce que mon père désire
savoir?
!
PROMÉTHÉE. Je lui dois tant! il faudrait lui complaire
MERCURE. Tu me railles; lu me traites en enfant.
PROMÉTHÉE. Eh! n'es-tu pas un enfant, n'es-tu pas plus simple en-
Il
core,si tu t'attendsà tirerde moi quelques lumières? n'esttourments
npOMHeEr. A'ltÀtî> Xôyw PROMÉTHÉE En-un mot,
lyôaipwxoù; mma; ôeoùç, je liais tous les dieux
ÓCTOt, iraôovTEç eu, qui, bien traités parmoi,
xay.où<7Î [x£ èxStxcoç. me maltraitent injustement.
EPINIIII. KÀúwÈyw MERCURE. J'entends
OT2 ce que tu es-privé-de-raison
vÓao'l où Tpnxpav. par une maladie non petite.
nj'OMHWEri. Noao'i"¡.t.t av, PROMÉTHÉE. Je serais malade,
Et v6?r,(xa si c'était une maladie
aWYEtV toùç £/0poû;. que de haïr ses ennemis.
EPMHÏ. 00x âv sîyiç MERCURE. Tu ne serais pas
çop/iTo;, supportable
et irpaiddoi; itOtÀwç. si tu étais dans le bonheur
npmllWEr. "Qjiot. PROMÉTHÉE Hélas!
EPM1IÏ. lEÙÇ MERCURE. Jupiter
,
oùx èjr'.rjTaxai TéaE ta Ë'ltOç. ne connaît pas ce mot.
EPOMHWErS.'AXXà PROMÉTHÉE. Mais
Xprvo; le temps
6 yr¡pciûxwv qui vieillit
Èxc'.oàirxei Tiavra. enseigne tout.
EPiMIII. KlXi fj-Yjv MERCURE. Et cependant
où ye oÙTiw ïuiaTaaai toi, tu ne sais pas encore
GtocppovEïv. être sage.
11POMH0ETS. Oùyàp PROMÉTHÉE. Non, car
upoar,vô(i>v iv ers, je ne t'adresserais.pas-la.parole,
ôvta ':rr."pETIjV. à toi qui-es esclave.
EPMHÏ. "EotxOtç MERCURE. Tu senibles
epeïv oùôèv ne devoir rien dire
t-
6Jv itarv;p xP7&£ de-ce-que mon père désire.
nPOMHHErX. Kaî {Lv PROMÉTHÉE. Et certes
oc;é}w', YE toi élallt-redevable
Tivoijjit av je devrais-acquilter
XotptvaÙTiô. ma reconnaissance envers lui.
EPMHÏ. 'Exl>p'tÓ{L"t}aOtç SrjÔev (jie MERCURE. Tu meraillesdonc
w; ôvTa 7ZCLzaoc. comme sij'étais un enfant.
nPOMHWErS. Où yàp au PROMETHÉE. Et n'es-tu pas
7iaï; te XOtt éti et un enfant et encore
Ó.tOVú'tEPOÇ'tOVOE,plus-simple que cela,
Et upoffôoxà; si tu t'attends
tteuoetaôaî xi rcapà i(xoù ; à apprendre quelque chose de moi i
Oùz sarxtv exrXtO"fJ-' oùSsfxvj^avyjfJt.3,oxw
Trpoxps'J»exai Zsùç yeyojv^aai xaSs
fJ-E 980
,
7rpiv av •/aXaaôîj Seapià Àuf/.avx7]pta.
IIpoç xaïïxa,pntxé<70w UÈV atOaAoïïffca rpÀo;
,
AsuxoTTTspo) Õ vicpaoi xat ppovxyjtxacîi
£ i
1.OOVlOtÇ xuxaxio racvxa XOtt xa pacraero) •
yvdu.'J/ yàpoùSèvxôivSe(1)fjL*,
7ipo; ou Xpa(")v vtv
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EPMHE.
"Opex vuv £1 (rot "C'Xu"C' àpioyà©a(v£xai.
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uTrxtacfJiaaiv XEpWV 107 995
•
YUV'XLXO¡.¡.t¡'¡'Otç
Xûcat (Lé oeapiwv TWV§£ xoû Travxo; 8ew.
!
PROMÉTHÉE. Tout est vu : mon parti est pris dès longtemps.
MERCURE. Insensé ose, ose une fois apprendre de tes malheurs à
devenir sage.
PROMÉTHÉE. En vain tu m'importunes de tes instances je suis
sourd comme les flots. Garde-toi de penser que jamais redoutant les
;
desseins de Jupiter, devenu timide comme une femme, j'aille tendre
:
humblement les mains, et conjurer l'objet de toute ma haine de me
délivrer de mes liens non, jamais 1
Oùx êffxiv aixtffjxa il n'y a ni tourment
oùoÈ jiT|)(àvr1u.a,otw ni ruse, par quoi
ZEÙÇ 'ltpO'tpiE'to:t fie Jupiter m'engagera
Y&ytovîîa-oct xàSs, à dire cela,
7IPIV àv ôîcjxdc
Xu[i»ocvT7iptot avant que ces liens ignominieux
Xa>a<r6rj. TIpa; xaùxoc, soient relâchés. C'est pourquoi,
rfibt aï0aXoû(7(Ta que la foudre étincelante
pnrrE(76M, soit lancée,
xvxa.'too Se que Jupiter confonde
xaixapacffÉxioitavxa et bouleverse tout
vt:pa.Ot XeuxoTrrspw par la neige aux-ailes-blanches
et par des-coups-de-tonnerre
xai Ppovrôfiaai.
X0ovtot;- :
souterrains
OOSÈV yœp XÔWSÉ (AE yva.¡.t.E:, car rien de cela ne me fléchira
MOTE xai qppàdai au point que je dise,
1tpàç ou xpewv par qui le sort a décidé
ÈxuEffEïv viv TUPOCVviaoç. qu'il tombera du pouvoir.
EPMH, "Opa vuv, MERCURE. Considère donc,
et xaûxà coi qpaivsxai si cela te paraît,
àpwyà.un-moyen-d'échapper
rEPOMH0EÏS. TcioE Sri wirtat PROMÉTHÉE. Cela a été considéré
xOtt psêouXeuxai 1ta.ÀCXt. et a été décidé depuis-longtemps.
EPMHS. T6>[iY)cov, MERCURE. Ose,
£>[A(*T*IE, T6X[XY](J-6V ÎIOTE Ô insensé, ose une fois
:
violemment à la rêne. Mais c'est vainement que tu mets une orgueil-
leuse confiance dans ton savoir car l'orgueil d'un insensé n'a par
lui-même aucune force. Envisage au moins, si je ne puis te persuader,
l'orage inévitable, la tempête de maux qui va t'assaillir. Jupiter, à
coups de foudre et de tonnerre, brisera ce roc escarpé et ton corps
enseveli, demeurera caché sous les éclats de la pierre. Bien longtemps
, , ,
après tu reparaîtras au jour; mais alors viendra le chien ailé, l'aigle
sanglant de Jupiter qui dans son avidité arrachera de ton corps
d'énormes lambeaux, et, convive non invité, se nourrira chaque jour
EPMHE. *Eo.xcrXsywv MERCURE. Je semble, en parlant,
èpeîv nollà xai [xàtriv devoir dire beaucoup et en vain ;
Téyyetyàpoù5èv cartun'esnullementtouché
oOSà[xaX6à(j<jetxs'apXITOI-TC ni amolli dans ton cœur par mes
ôè(Ttôjxiov,
ÕOtXWv mais mordant le frein, [prières;
wç nwXo; comme un jeune-coursier
'IEO'Vyi¡Ç, nouvellement-soumis-au-joug,
PtàÇeixai gXFt tu résistes violemment et te débats
7cpoçïjvîa;. contrelesrênes.
'Axàpaçoôpûvsi ye Mais tu es
àtrÔEveï <709t<7(iaTi" d'un faible savoir
aùôaôîa YIXP car l'arrogance
TW [AT] xOtÀw; çpovoûvTt
chez celui qui n'est pas bien sage
ocUTY] XAXÀaOtrjV par elle-même,
[xeïov OÙOEVOÇ GOgVFt. a moins de force-que-rien.
ExÉ-J/ai Se, Or envisage,
iIXv jxr) TVEiaÔïjç si tu ne te laisses-pas-persuader
TOÏ; Èfioï;Xéyoi?,oïo; XEIYIÙV par mes discours, quel orage
xai 't:y.\:p.(Ot àçuxToç et quelle tempête inévitable
xaxûv enstct GE- de maux, va-t'assaillir,
7tpû-ra p.èv Tàp Car premièrement
itaTïjp cnapàçei mon père brisera
PpovTîj par le tonnere
xai cr),oyl xepauviqs et par la llamme-de-la-foudre
crOtpciyyOt Trjvôe oxpÍoOt, ce roc escarpé,
xai Jl.pÚ£t Tb aôv âîfjia;, et cachera ton corps,
ùyxcix-n ôè irexpatacepaaràaei. et le sein rocailleux te portera.
'ExtÙEv't"Í¡aOtç ÕÈ Et après-avoir-achevé
axxpôv [xrjxo; XPÓvov, un long espace de temps,
r,;ît;àij/oppov
i:cpàoç- àlalumière;
y.j(ov oè toi 'lt't"l'¡và,
tuviendrasde-nouveau
mais le chien ailé
.1:6;, de Jupiter,
l'aigle sanglant,
S:apTa(xri<r£i
XS'LO; oetyOtvOç,
Xàëpwç
(jLEyKpiXM; cMjiKTOt,
arrachera avec-voracité
un grand lambeau de ton corps,
ëprcwv 7tavri(jLEpoç, s'approchant tous-les-jours,
SauaXEÙ; cixh¡'toç, convive non-invité.
ÈxôotvriuETat Se ^Ttap et il se nourrira de ton foie,
xeXaivoëpwTov. noire nourriture.
de ton foie, noire pâture. La fin de ces tourments, n'espère point la
voir, à moins que quelque dieu ne succède à ta place, et ne veuille
descendre dans le sombre empire de Pluton, dans les ahîmes téné-
breux du Tartare. Maintenant, consulte-toi. Ce n'est point ici un \ain
étalage de menaces; l'arrêt est prononcé: la bouche de Jupiter ne
:
connaît point les discours mensongers; sa parole s'accomplit toujours.
Considère, et réfléchis crois enfin que l'opiniâtreté ne vaut pas la
sagesse.
LE CHOEUR. Mercure nous semble tenir un langage convenable ; il
:
veut que renonçant à ton opiniâtreté, tu prennes un parti sage et
prudent crois-le, il est honteux pour un sage de persévérer dans une
faute.
PROMÉTHF.E. Je savais déjàcequ'il vient de m'annoncer; mais qu'un
ennemi souffre de la part de son ennemi, ce n'est point un déshon-
;
neur. D'ailleurs, que sur moi tombent les carreaux tortueux de la
foudre que le tonnerre, que la fureur des vents déchaînés déchire
Mrj 7ipocrSéxa N'attends pas
répfia xi TOIOVSe {téxQou, un terme d'une telle peine
TRPIVâv6EÔ>VTIÇ avantquequelqu'undes dieux
oav^Stàôoxo; xwv úWV uovtov, apparaisse successeur de tes maux
QôXrjcrri TE p.o),EtV et ne veuille descendre
eî;"Aôr,vàvaûyrjTov, il
chez Plutonprivé-de-l mière
&:fJ/fit
xe (3â6r,y.vEçata et dans les abîmes ténébreux
Taptàpo'j. du Tartare.
llpo; Taùta [ÎOVXEUS- c'est pourquoi, consulte-toi:
M: ÔSS 6 Y-Óp.1tOç car cette fanfaronnade,
n'est pas feinte,
où nenXxaiiévoz,
&JJ.dtxal ÀtOtv dprmévoç
<7T0[xa yàp OTov
mais très-sérieusement prononcée
car la bouche de Jupiter
i
OÙY- èmcrnxTat EVOYlYOpE!V, ne sait pas dire-des-mensonges,
iniX ..Û,Et 1taV SltOç. mais accomplit chaque parole,
IJSÈ TTDTTTTATVE Pourtoi,considère
x:xt çpôvTt^E, etréfléchis,
[AïiôÈliOTÈ et ne crois jamais
aù0a8iav àjxeîvova
sùëovXi'aque
XOPOI. 'Epp.'ljç p.Èv
laprudence
l'arrogance meilleure
LE CHOEUR. Mercure
çaîvexat '1¡p.!v ÀiYEtV
eux àxatpa-
îvtùyf.ycip crE
nous semble dire
des choses-non-intempestives
il
car t'engage
;
ÈpEUVq.V 't"Y¡vaocp-l¡v eùëouXiav, à rechercher la sage prudence,
(isOévTa T7jvaù0a8iav. en renonçant à l'arrogance.
Tlei0ou-È?a(iapxàvetvyàp Obéis; car persévérer-dans-sa-faute
OttúXpov aoipw. est honteux pour un sage.
TIPOMHeEr. "OOE PROMÉTHÉE. Celui-ci
êôwûijevtauSeàyyEXîaça-proclamé messages ces
eïôôtlTOI tiot, à moi qui-les-connaissais bien,
Èx.6pov SE 'ltcÍo-xEt'Y xaxw; mais qu'un ennemi soit-maltrai
ûuô èxôpwv par ses ennemis
oOSÈvâetxéç. cela n'est pas déshonorant.
ïlpoç xaùta C'est pourquoi
pôffTpuxo; y-èv àjxçrjxriç que la boucle à double-tranchant
itupo; pnrtE<r6M dut suoi, du feu soit lancée sur mot ;
aïeyjp SE ÈpE0iÇéa0wppovTï; que l'air soit déchiré par le tonnerre
cçaxÉÀw TE etparl'agitation-violente
les airs; que leur souffle ébranle dans ses fondements la terre et ses
;
racines, et, d'un effort impétueux, confonde les flots de la mer avec
, ;
les astres de la voûte céleste que, dans le tourbillon de la dure né-
cessité Jupiter précipite mon corps au fond du noir Tartare quoi-
,
qu'il fasse, il ne pourra me donner la mort.
MERCURE. Ces discours, ces vœux ne sont-ils pas d'un insensé?
Que manque-t-il à son délire, si, dans une semblable fortune, il ne
?
met aucun frein à sa fureur Mais vous qui compatissez à ses maux
éloignez-vous promptement de ces lieux : l'horrible mugissement du
,
tonnerre peut ébranler trop fortement vos esprits.
!
LE CHOEUR. Ali donne-nous des conseils que nous puissions écou-
ter; notre oreille ne peut supporter de pareils discours. Comment
peux-tu me conseiller l'infamie? Non, je partagerai ce qu'il doit souf-
àvéawvàypCwv desventsfurieux,
7tv£0(xa Se xpaSaivot xo6vcc et que leur souffle ébranle la terre
ex. iru6(iévwv de ses fondements
aurai;piÇai;, avec les racines elles-mêmes,
ÇuYXwcretev 8s et qu'il confonde
poôicpxpayeï d'uneffortimpétueux
xùp.Ot'ltÓv'tov, lesIlotsdelamer
Siôôovi;TE etlescourses
ffurptov Tôiv oùpavttov des astres célestes.;
oTepfaïç
Õ(vOttç TE et que, dans les tourbillons
àvàyxïiç ptystsv il
delanécessité, précipite
entièrement mon corps
âpSriv Tb £[JL6V ôéjxaç
È;xeXatvôvTàpxapov
où Oavaxwaet YE Èp.È 7tàvTw;.
dans le noir Tartare:
il ne me tuera pas tout-à-fait.
EPMH. -Ecr'tt [XÉVTOI àxoùffat MERCURE. On peut entendre
.ZotckaF pouXeûjxaTa de tels projets
SOT] TE et de tels discours
TWV ç pevoitXiQXTwv. de la bouche des insensés.
Tt YcXP sXXsirat Car de quoi manque
ri TÛ/Ï] TOOSE
tJ.Y¡
xî
7iapaTcaUtv
(jiavtwv ;
XO:ÀCf
; l'infortune de celui-ci
pour ne pas être-eii-délireP
que relâche-t-il de ses fureurs?
'A),),À ouv ùktE-LÇ ye, Mais vous du moins,
al !;"yxcÍ.fj.VOVúOtt qui-compatissez
TAÏ; ir/)[ioaûvaiç TOÙSE, aux malheurs de celui-ci,
|j.
£Tay_wp£tT 7tou Qow; £ éloignez-vous promptement
EXTTOVOE deceslieux
TÔitwv, (ir) [xuxYijjia <X'tÉpOt¡.t.vov de peur que le mugissement horrible
povrljç du tonnerre
rjXiOitôoT) çpÉva; ujiœv. n'ébranle vos esprits.
XOPOS. «I>wVEt cXÀÀo xi LE CHOEUR. Dis autre chose
xaîîtapajxyOoû pe et conseille-moi
8 xt xaî7t£i<T£iç- ce qu'aussi tu me persuaderas;
où yip 2y) itou uapédupa; car tu n'as pas proféré
TOUTO YE eno; cette parole du moins
x).r(TÔv. supportable.
TJwç [A£XEXEÛEI;
àffXEïv xaxôxYixa
'EOi),w 7IÂAX£TV P.E.àt XOÙÔE
; Comment m'ordonnes-tu
de commettre une infàmie?
Je veux souffrir avec celui-ci
ô Xp^i" ;
ce-qu'il faut qu'il souffre
;
frir. J'ai appris à détester la trahison c'est de tous les vices celui que
j'abhorre davantage.
MERCURE. Souvenez-vous au moins de ce qui vous est annoncé.
Si le malheur qui le menace vous atteint, n'imputez rien au sort; ne
:
dites point que Jupiter vous frappe d'un coup imprévu; n'en accusez
que vous-mêmes. Vous êtes prévenues ce ne sera ni à l'improviste ni
à la dérobée, mais par votre propre imprudence, que vous serez
enveloppées dans l'inextricahle piège du malheur.
:
PROMÉTHÉE. En effet, ce n'est plus une menace la terre tremble;
;
l'écho sourd du tonnerre a mugi; la foudre brille à replis enflammés;
des tourbillons de poussière s'élèvent tous les vents déchainés bon-
yàp,Carlesachant,
v¡.t.éXç OtV"a.ç" mais vous vous y jetez.
Elô'JTo:L
xon oÙx. à^ai^vyjç, et non subitement,
ouoàXaQpatw;,mparruse,
è|j.7tXEX9rl(j£(70 £ vous serez enveloppée
ùno àvoiaç par imprudence
tlz ôiy.rjov àitÉpavxov dans le filet inextricable
iT-1ç - dumalheur.
HPOMHOEYS. KOtl ¡.t.Y¡v Épy/p PROMÉTHÉE. Maintenant parle fait,
xai o'jy.êtijxûOw, et non plus en parole
Xewv rr£<râ)v£UTat, la terre s'agite,
Y¡x.w Ge ?vx.i:x ppcmrj; et l'écho rugissant du tonnerre
'ltOtpOtfJ.uY.Ii'tOtt, mugit,
eXijc£ ç Õ Çàîtupot oTEpoirvi; et les replis enflammés de la foudre
ÈxÀcÍ.P.'ltOVO'l, brillent,
oà etdestourbillons
orpouool
£i),t(7ffou(Tixôvtv • font-rouler la poussière ;
'ltVEÚP.CX'tOt 8E et les souffles
TtâvTwv àvéjiwv de tous les vents
(jxipTâ s'élèvent impétueusement,
à7toÔ £ixvu[/.£va crtàtfiv montrant une sédition
àvTÎTrvouv qui souffle-en sens contraire
£t;aXkfika., des-uns-contre-les-autres,
aiôrip Se luvcETapay-Tai tiôvtw. et l'air se confond avec la mer.
ToidtSe pmi¡ Une telle-tempête
O''tEXEl
éuîE(Aot
TEuxovffa
0
<pO:'IEpW; AiôOev
ϙoov.pour-m'inspirer
vient évidemment de Jupiter
contremoi,
de la terreur.
cette épouvantable tempête. 0 mon auguste mère! et toi divin
..Ether qui dévoiles à nos yeux la commune lumière, vous voyez quels
!
injustes tourments j'endure
----OCH) iir
«î0r)p,ôJEther,
"Q úi6Ot; E~ (xyixpàç,
eîXîcj<jù)v cpioc
O divinité-vénérablede ma mère,
qui-fàis-ronler la lumière
xoivov îrâvTwVj commune à tous,
Èffopâç (Jis, tu me vois,
<hç êxôixanelayon. comme je souffre injustement
NOTES
SUR LE PROMÉTHÉE ENCHAINÉ.
;,
3 (v. 13). 'Ep.1tOÕwv, ante pedes, devant nous, et non impedi-
:
mento, comme l'ont expliqué quelques commentateurs c'est ainsiqu'il
faut entendre ce mot dans les Phéniss. d'Euripide vers 718 'A S'
L(/.7TO5Ù)V p.a.ÀtO"tOt, 'tOt06' llXW çpàawv. Sophocle, ŒdipeRoi, vers 130,
,
Berenicen statim ab urbe dimisit, invitus invitant.
5 (v. 24). notxtX£t[j.tov ,
de TCOIXÎXo; et de slpia vêtement, et non,
comme le dit à tort le scholiaste, de Xstjxwv, prairie, dont le composé
serait jïoixtXoXetjxwv. Comparez d'ailleurs à l'expression d'Eschyle les
mots àcr'tpoXL'twv vúç, employés dans les Argon. d'Orph., v. 1026,
pour rendre la même image.
6 (v. 43). Axoç oùoiv. Ovide, Fast.VI, 444: Non est auxilium
ilere.
;
7 (v. 49)."Aîtavi'i-Kçiy%r\.Lesdieux ont tout obtenu, dans le partage
fait par Jupiter après l'usurpation du trône de Saturne tout, excepté
;
le droit de régner; car Jupiter seul est indépendant.Yulcain a eu com-
me les autres son lot d'attributions il l'a accepté; c'est une chose sur
laquelle on ne peut plus revenir; il a donc tort de se plaindre et d'hé-
siter d'obéir à Jupiter.
8 (v. 71). MCCUYOEIC17Tilpsignifie proprement unpoitrail, c'est-à-dire
une courroie qu'on place devant le poitraildu cheval; engénérai, c'est
un lien qui entoure la poitrine en passant sous les aisselles.
9 (v. 86). IIpou.Y)0rM;, suppléez o; Kv Trp0[/.Y)6ôij0iT0.
10 (v. 90). ré).acr[j.a. Lucrèce a dit de même, II, 259 : Subdola cum
ridetplacidi pellacia ponti. C'estune image plus gracieuse que celle
que La Fontaine a exprimée dans ces vers si connus :
Le moindre vent qui d'aventure
fait rider la face de l'eau.
11 (v. 103-104). Tr)v TCupwjjivYiv S' aTaav. Exemple remarquable,
d'où l'on peut conclure quel substantif est sous-entendu dans l'expres-
sion elliptique ri 'ltE'ltpwp.iv"I), que l'on rencontre si fréquemment.
12 (v. 109). Nap0Yixo7tXrjça>Tov.Laféruleest une plante qui ressemble
extérieurement au fenouil, et dans la moëllede laquelle les Grecs con-
servaient le feu, comme les habitans des campagnes de quelques-unes
de nos provinces le conservent dans du linge brûlé. Martial fait dire
à cette plante personnifiée dans une de ses épigrammes: Clara Pro-
metheo munere ligna sumus.
13 (v. 126). nTEpûywv ^iTtaïç. Virgile a dit de même
verbera. Æn. XII, 876.
: alarum
;
(irpuTaveti;) ; dans d'autres villes, on donnait ce nom aux premiers ma-
gistrats ici, Ttpûravtç a le sens de chef.
21 (v. 196). ITa.v't'èY.xa.),vov. Il manque ici une transition;Prométhée
venant de faire entrevoir la possibilité de saréconciliationavecJupiter,
on s'attendrait à voir le chœur, qui lui porte tant d'intérêt, lui de-
mander le motif de ses espérances plutôt que la cause de son
supplice.
22. (v. 214). IToÀÀwv ôvo(xaTwv[j.opçrç (jua. Cujus nomen unicuni.
nomine multijugototus veneraturorbis. Apul. Met. XI, p. 259, ed.
Elmenh.
23 (v. 225).AOtoïcti (Jvp.¡.t.a.xotat. Voyez Burnouf, Méth. gr., § 339.
24 (v. 228-229). "EvEú'tt yâp 7rw;
:
25 (v. 245). Tnî'èppû0[it(T(jiai. Nous disons de même, mais dans le
langage familier Voyez comme il m'a arrangé!
;
26 (v. 246). ZtSYipoçpwv tey.ày.icÉTpa;. Métaphore fréquente chez les
auteurs Euripide a dit de même, Méd., 1276 : 'ta.ÀO:t'Y', w; ccp'rjaOar.i-
Tpo; ri atoapoç; et Ovide, Métam., VII, 32 :
Hoc ego si patiar, tum me de tigride natam
tum ferrum etscopulos gestare in corde fatebor.
Le même poète en offre un autre exemple, Amor., III, 6, 59; et l'on
trouve dans Tibulle, 1, i, 63 :
;
Flebis non tua sont duro prœcordia ferro
vincla, nec in tenero stat tibi corde silex.
:
Enfin, Pline le Jeune a dit, II, ép. 3 Saxeus ferreusque es.
27 (v. 252). Horace, Od., III, xxix, vs. 29 :
et Thémismère de Prométhée,
,
qui avaient trouvé le fer et lui avaient donné leur nom.
33 (v. 305). Aùtôx.tit' âvrpa antra sponte fada. Virgile Ën. I,
171 ), a dit, dans le même sens, vivo sedilia saxo; et Sophocle
(
( Œd. Col. 698) sest servi de l'expression aO-rônotov pour exprimer la
même idée.
;
34 (v. 312). IlotxtIto. Les poëtes anciens s'accordent à représenter
Prométhée comme étant doué d'un esprit rusé et fécond voy. Hésiode,
Theog. 521 et Op. et D., 48. Horace (III. Od., 18, 35), l'appelle cal-
,
lidum Promelhea, et Catulle dit :
de lui Solerti cordePrometheum.
Du reste, varius, en latin, a le même sens que itotxîXoç en grec. Sallust.
B. C. 1, 1 : Animus audax, subdolus, varius.
35 (v. 315).Te0yiy[j.£vovç.Littéralement:aiguisés.L'expressionfran-
çaise desparolespiquantes, offre une métaphore semblable So-
,
phocleadit de même (Aj., 584) : où ycÍp |i'
;
àpÉnxetylûrjrrâ.aouT£0riy^Évï).
36 (v. 318). Etvai itaiôtâv. On dit dans le même sens Xrjpo; eTvat upô;
TI. Antiphanes, dansStobée , Floril. LXXXIX, p. 502 : AP' SORT Xfjpoç
rama Ttpoçxôxp'j^tov. Ludus etjocus s'emploient en latin de la même
manière. Térence, Eun. v. 299: Ludumjocumquedicesfuisseillum
alleriimproeîtt hujus rabies quœdabit. Val. Max. V. 1, ext. 3 : Ista
iis quœ de te locuturi eramus lusus ac jocus fuissent.
prœ
;
37 (v. 321).'Apxata liyatv, dire des choses usées, radoter àp/ato;
:
stvai, êtreusé;Aristoph.,jVtrô.,1357 '00' eOGu;<bçàpyaïoveTvaiéopaffXE
TO xiÔapifeiv.Plut., 284 : àpyaïov Y]87) Trpocayopeijetvxai aanpôv. Cicér.
,
Phil. I, n. 10 : Negligimus ista et nimis antiqua et stulta ducimus.
38 (v. 327). flpoç xsvxpa xwÀov exT£tvEiv ou Ttpô; xÉVtpo: ÀaxTi'Çetv,
expression proverbiale, sur laquelle on peut consulterZenob. Adag.
;
Gr., V, 70. Diogenian., VII, 84 Suid., XII, 12. Schott. Adagialia Sacra
N. T., p. 96. Eurip. Bacch. 795 :
:
Térence Phormion., I, 2 : Namque inscitia'st,advorsumstimulum
:
calces. Ammien Marcell. Contra acumina calcitrare. Rousseau
dans son Émïle Regimber contre la nécessité. Diderot :
Vous allez
,
40 (v. 350). Les vers qui suivent, jusqu'au 376" inclusivement, sont,
dans les anciennes éditions attribués à l'Océan. Blomfield est le pre-
mier éditeur qui les ait rendus à Prométhée, à qui seul ils peuvent ap-
partenir.
41 (v. 351). Ko::nyv"/Í"ov.
,
(Bibliothec. 1,2), Atlas était frère de Prométhée
Sicile il était frère de Saturne et fils du Ciel.
(
;
Suivant Hésiode Tliéog. 509) et Apollod.
suivant Diod. de
:
46 (v.376).'Hv0pa>cw(jivo;. Comparez àcette expression cellequ'em-
ploie Virgile à la suite du passage cité plus haut Enceladi semiu-
stumfulmine corpus.
47 (vs. 381-384).Un poëte latin, Attius peut-être, cité par Cicéron
dans tes Tusculanes (III, 31), avait ainsi traduit ces vers :
Oc. Atqui Promclheu, te hoc tenere existimo •
mederi posse rationem iracllndiæ.
Pr. Si quidem qui tempestivam medicinara admovens
non ad gravcscens vulnus illidat inanus.
Le 382e et le 383e sont cités par Plutarque, Consol. aa Apollon.,
;
p. 102, B seulement, dans la citation du philosophe de Cl.él'onée, au
lieu de opyijç, on lit ,¥'Jx.rj, dont, en effet, ici ôpyrjç est synonyme
48 (v. 403). 'POtOWW'I, littéralement, mobiles, par extension, ten-
dres , quipleurentfacilement.Ensuivant une marche opposée, l'ad-
jectif ûypô;, qui, dans son sens le plus ordinaire, signifie humide, a
fini par avoir le sens de mobile, vif. Ovide, Remed. Amor., v. 340,
donne à l'adj. mollis le sens qu'a ici le mot paSivôiv :
Si maie dentata est, narra, quod rideat, illi;
mollibus est octilis, quod flcat illa, rcfer.
49 (v. 408). Toi; TIipo;, à Saturne et aux Titans, renversés par Ju-
,
piter.
50 (v. 412). Suvo(jLat[i.ôvwv, des Titans, tes frères.
51 (v. 418). Ilo:p6Évr.H. Les Amazones qui occupaient la Colchide,
vant de s'être fixées sur les bords du lleuve Thermodon. Voy. v. 719
et suiv
52 (v. 422). 'Apaëîa;l'âpeiovàv0o;. Les anciens donnaient au mot
Arabie une extension beaucoup plus grande que celle qu'il a pour nous.
Voy.Welcker, Trilog. Æschyl.,p. 20, etles auteurs qu'ilcite : Herod.
II,141 ;Xénoph.,Anàbas.,Xi,5,n. 1 ;
Diod-Sicul.,11, 1.
Ilne faut donc
pas trop s'étonner de cequ'Eschyle nomme les Arabes parmi les habi-
tants des bords du Pont-Euxin; on peut d'ailleurs supposer avec Elms-
ley qu'il n'était pas l'homme de son siècle qui connût le
mieux la géo-
graphie: Shakespeare a bien fait de la Bohême un royaume baigné par
la mer.
53 (v. 423). n6).[o~x. Eschyle ne nomme pas cette ville, et on ne
trouvedans les géographes anciensaucun nom qui puisse lui convenir.
54 (v. 426).ItévouaivàXyoç oîxTpôv. Nos poëtes français donnent
aussi quelquefois au verbe soupirer la signification active :
Toi qui d'un même joug souffrant l'oppression
m'aidais à soupirer les malheurs de Sion.
RACINE, Esther, act. I, se. I.
Amour dictait les vers que soupirait Tibulle,
BOILEAU, Art poétique, chant II.
55 (v. 444). NÏJTCTOU; ¿n!J:;"o îtpiv. Suivant Apollodore (Biblioth. I,
7, 1), Prométhée avait formé les hommes de limon et d'eau, et n'a-
vait ravi le feu céleste que pour animer son ouvrage. Eschyle, on le
voit, suit une autre tradition; les hommes, suivant lui, étaient créés
avant que Prométhée ne s'occupât d'eux; mais ils menaient une vie
sauvage et purement animale; le Titan leur enseigna les arts, et dé-
posa chez eux les germes de la civilisation.
5G (v. 448). £7tovre; ëë).snov
BX [KÎTYIV.
57 (v. 452).AO[AO'J;7ipo<7eîXouç.
Et stabula a venlis hiberno opponere soli
ad medium conversa dlem.
VIRG., Georg., III, 302.
58 (v. 453). Kaxwpu/E; 8' EVOttOV.
,
60 (v. 453). 'Avto/.à;£yà> à<7Tpa>v ïoîtça. Cicéron, Tusc., V, 3 : lYre
vero Atlas sustincre coeluîii ut Promelheus affixus Caueaso, nec
stellatus Cepheus cum uxore, genero, fllia, traderetur, nisi cœ-
lestium divina cognitio nomen eorum ad erroremfabulœ tradu-
xisset. Servius, sur la 6e Ecl. de Virgile, dit que Prométhée enseigna
le premier l'astronomie aux Assyriens. Sophocle, au contraire, dans (
le4e fragm. du Nauplius, t.II, p. 302 de l'éd. de M. Boissonade) at-
tribue l'invention de cette science à Palamède.
61 (v.460). Apt0[xôv. sijeûpov.Sophocle, dans le fragment cité plus
:
haut, suppose que l'on doit à Palamède l'invention de l'arithméti-
que. Tite-Live, VII, 3, l'attribue à Minerve Eoque Minervœ tem-
plo dicatam legem, quianumerus a Minerva inventus est.
62 (v. 461). rpOtp.p.ci'twv tz (juvôécmç. IIpo{/.y]6£ÙçYpa{A[AaTt"ï]v wç
:
çaaiv, sSjEùpev (Suidas). Pline, H. N, VII, 56 [57] Literas semperar-
,
7IÔV(J)ViXOÉKTOpa.
64 (v.466). Tco'ap[/.ax'ftyayov.Virgile,Géorg.,III,113
Primus Erichlhouius currus et quattuor ausus
:
jungerc equos.
On a aussi attribué l'invention des chars, soit à Bellérophon (Pindar
il
(Ol. 13,90), soit Trochilus (Euseb. num. 447).
65 (v. 469). AivÔTtxepavaufiXwv Õ;Çi¡P.Cl'to:. Homère, Odyss.,A, 708:
;
66 (v.479 etsuiv.). Et nçÈç vôo-ov. D'autres poëtes attribuent à
Apollon l'invention de la médecine Callimaque, Hymne à Apollon
vers 45 :
r
métaux:
74 (v. 503). PlinefH.NVil,56[57]), indiqued'autresinventeursdes
Ferrum Hesiodus (invenisse tradit) in Creta eos, qui vo-
catisunt Dactyli fdœi.Argentuminvenit ErichthoniusAthenien-
sis, ut alii, Æacusj auri metalla et conjlaturam Cadmus Phoenix
ad Pangœum montem, ut alii, Thoas et Eaclis in Panchaia, aut
SolOceanifilius.
75 (v. 505). <I»,v(JOtt. Cicéron, de Finib., V, 27, a employé ebullire
:
dans le même sens Dixerit hoc quidem Epicurus, semper beatum
esse sapientem, quod quident solet ebullire nonnunquam.
76 (v.534).Tetvetv pîov. Horace a employé de même le verbe ten-
:
Iropuneliccbit
(lcre,1,Ep.,v,10
j
oestivamsermoiiebenignotenderenoctem.
77 (v. 540). wAXo:pt:; x.iptç. Nous avons déjà vu, vers 19 (note 4),
un exemple de ce jeu de mots, que les Grecs appelaientô&tuopov. On
le rencontre fréquemment chez Eschyle; voyez plus loin, vers 894 :
40.
;
ârcopa7r6pt[io;,Pers. 677, Agam., 1553; Choëph., Euripide l'a
aussi employé, voy. [ph. T.,567 Pham., 1745, Suppl., 32, Troj.,
1291. Cicéron, de Orat., 3: Innuptisjunxit nuptiis. Le Tasse,
Aminte, act. I, se. [ :
M'era
Malgrata la ima grazia.
Le même, ib., act. III, se. II, dispietata pietade. Voyez la note de
Ménage sur ces deux passages, et M. Boissonade,surNicétas Eugen.,
t. 11,p.330 453.
1736 :
et
78 (v. 543). 'lcrÓvstpov. On trouve de même dans Euripi!e Phœn.,
wa't' Õvetpov layvv ÎZwv Virgile a exprimé la même idée dans
,
ces vers de l'Énéide, XII, 908 et suiv. :
Ac vclut in somnis. oculos ubi languida pressit
nocte quics, aeqiiicquaii) aviilos extendere cursus
velle videmur, et in mediis conatibus œgri
succidinins.
79 (v. 559). Oîcrrpé; nç, un taon, en latin asilus, insecte qui tour-
mente les troupeaux. Virg., Georg-,111, 149 et suiv. :
;
Asper, acerba sonans, quo tola exterrita sylvis
diffugiunt armeota furitmugitibus œther
concussus, sylvaeque et sicci ripaTanagri.
lIoe quondani raonstro liorribiles exercuit iras
Imichix Juno pestem meditata juvcneæ.
80 (v. 568). KyipôJtXaaxo;, dont les tuyaux sont réunis avec de la
cire. Théocrite, Id. I, vers 128, a expiiné ainsi la même image :
On sait que, suivant la fable, cet instrument devait son nom à une
nymphe, que son père, le fleuve Ladon avait métamorphosée en ro-
,
seau pour la soustraire aux poursuites du dieu Pan :
Alquc ita disparibus calamis compagine cerae
inter sejunclis. nomen tenuisse puellae. Ovid. Mét.,1, vs. 711
;
81 (v. 582). Le masque de l'acteur qui jouait le rôle d'Io était sur-
monté d'une ou deux petites cornes c'est ainsi qu'Jo est représentée
sur deux vases grecs, publiés par MM. Lenormant et de Witte, Élite
des monuments céramographiques, planches XXV et XXVI, pages
47 et suivantes de la lre partie.
criteid.
;
82 (v. 621). <l>OÓvoç JJLÈV oùoeî;. Volontiers XOÛTOI TI ©0OVÉW, Theo-
I, vs. 62. Voy. sur ces expressions Viger., Idiot., p. 153;
M. Boissonade sur les Her. de Philostrate, p. 304, et surNice Eu- t.
;
gen., IV, 217 enfin, F. Jacobs, sur VAnthol., t. III, P. 1, p. 193.
83 (v. 628). Ebv épyov,'lot. Euripide a dit de même, Pham., v. 447,
£ov Épyov, n.rjT£p'Ioxâar/], ÀÉYEW.
84 (v. 629). Kaatyv/iiaiç iraxpôç. Inachus, père d'Io, était, ainsi que
tous les fleuves, fils de l'Océan et de Téthys.
85 (v. 641). 'E!;Óv, Sur l'emploi du participe àl'acetis. sing. neutre,
;
pris absolument, voyez Burnouf, Meth. gr., § 370, 5 Matthiae, Gr.
;
gr., § 564 Viger, Idiot, gr., p. 329 et suiv.
86 (v. 694). KspàffTiç. Voyez la note 81.
87 (v. 671). 'AxpocTo,- 'Apyag. V. sur Argus Ovide, lIfétam., I, 624, et
Valerius Flaccus, IV, 351 et suiv.
88 (v. 675). rijv 7rpo yij.;. Cette expression, qui se retrouve souvent
;
(voy.Aristophane, Acharn., 285 Lucien, Alex., If, p. 253; Alciphr.,
II, 2), était passée en proverbe. Cicéron l'a employée dans une de
ses lettres à Atticus (XIV, 10) : Itaque YŸJ" upô yrj; cogito.
verba des Latins. C'est ainsi que Salluste a dit (Jugurth. 85) Non
siint composita mea verba, parvi idfado.
:
89 (v. 679). IUV0ÉTOUÇ ÀÓYov; répond parfaitement au cornposita
, ;
liv. III, tIfi, assurent que dans les contrées septentrionales l'or se
trouve en grande abondance c'est pour cette raison que Lucain, liv.
III vers 280 de la Pharsale, dit des Arimaspes auroque ligatas
,
Siibstringens Arimaspe comas. De là aussi, suivant Aristée, cité
par Pausanias dans ses Corinthiaques, de fréquents combats entre
les Griffons et les Arimaspes. C'est un de ces combats que représente
le monument décrit par Millin.
98 (v. 801). l[oToqi.ôçAî0to<}/, leNigrisouNiger.Solin,ch.24:
adhuc amnis, qui atro colore exit per intimas et exustas solitudi-
Ultra
:
Optait que la partie supérieure du Nil, lequel ne prenait ce nom
qu'à la dernière cataracte. Solin dit de même, ch. 37 Demumque à
cataracte ultimo tutus est, ifa enim quœdam claustra ejus Ægy-
ptii nuncupant; relicto tamen hoc postse nomine quo Nigris vo-
catur; et Herod., II, 17 : 6 yàp Nsï).o;, àpi;À[X£VOÇ sxTWV KATASOOIRWV
Cic., Songe de Scip. : Sicut ubi lYilüs ad ea quœ Catadupa nomi-
nantur, prœcipitat ex altissimis montibus. Pline H. N., V, 9 (10) :
Vertusaquisproperantibus ad locumMthiopum, qui Catadupi vo-
cantur, novissimo catarracte intcr occursanlcs scopulos nonJluere
iramenso fragore credilur, sed ruere. On sait, du reste, que ces fa-
meuses cataractes, l'un des phénomènes naturels que les anciens ont
le plus exagérés dans leurs récits, ne sont, à proprement parler, qu'un
courant,qui ne parait très-rapide, que parce quele cours du fleuve est
ensuite fort tranquille.
100 (v. 100). NELÀoç Eii7roTov péoç. Stanley cite, à propos de cette
:
épithète, ce mot adressé par Pescennius-Niger à ses soldats, et rap.
porté par Spartien (Vie de ce prince, ch. VIII) Nilum habetis, et
vinum quceritis ?
,
101 (v. 805). TyivxpiYwvov iq yfiôva., le Delta.
102 (v. 841). 'F.'ltOtrpwv àrapëeï XEtpL Moschus Id. Tl, v. 50 :
103 (v. 851). «6vov Se acogttov st-ei Qsôç. Schol. : aÙToïç (JW[l.jL ti-
etùpmOA(rovTat 0E65VVE(I8(JYIFFÀVTWVAUTOTÇ. Hermann. surVigier, p.
728 :
«Hoc videtur intelligi velle : prohibebit Danai jiliosdeus, quomi"
nus virginibus cognatis potiantur. Tragici r¡wp.o: simpliciter de per
;
pour l'autorité du savant professeur, que le sens du scholiaste est
:
préférable
passage
ce sens a été adopté par Schùtz, qui traduit ainsi tout le
Deus aulem corpora Usinvidebit, h. e. vitaeospirvabit..
eaque corpora ipsorum Pelasgia lellus accipiet cœcle 1nuliebri do.
mitorum.
104 (v. 876). nâxNTYKàxpanrjç, linJuœ incontillens, suivant Blom-
;
field linguœ impotens, suivant Schiitz. Ce dernier
me paraît pré-
lërabJe; la fureur qui s'empare d'Io ne luilaisse plus le libre usage
de sa langue.
105 (v. 879 et suiv.). « Eschylp-, par un anachronisme assez fami-
:
lier aux poctes grecs, met dans la bouche du chœur, au temps de
Prométhée, un apologue (lisez une allusion à un apologue) attribue
à Pittacus, qui ne vécut que longtemps après le siècle fabuleux. Cet
apologue a été mis en vers par Callimaque, et existe parmi les frag-
a dit,
,
Êleclr., 1050 :
,
des verbes sustinere, posse, en latin, c'est-à-dire, qu'il annonce un
effort dirigé par une intention une volonté. C'est ainsi que Sophocle
; ,
108 (v. 1005). Tpixvjjua. La troisième vague était regardée chez les
Grecs comme la plus violente chez les Latins c'était la dixième
lielà l'expression Jluctusdecumanus, qui, dans la langue de ces
:
;
derniers, avait le même sens que le mot Tpt/ajfxîa en grec.
,
109 (v. 1009). ITerpaia ô'àyxàXy) mot à mot, un bras de pierre.
C'est ainsi qu'Eschyle a dit ailleurs, dans tes Choëph., 585 'ltÓnLIXL
iyx&loct, et Homère, par une figure non moins hardie, en parlant du
supplice de la lapidation (Iliad. T, 57),Xàïvov yi-rdiva.
110 (v. 1011 et 1012). Cicéron (Tuscul. II, 10) cite un passage du
Prométhée d'Attius, où ces deux vers sont ainsi imités
Jam tertio rueqtioque funesto die
.Iovis satelles pastu dilaniat feru.
111
;
(v. 1034). BÓú'tpuxoç; ce mot signifie proprement boucle de
cheveux, en latin, cincinnus la métaphore par laquelle il est em-
ployé ici n'est pas sans exemple. Eschyle a dit dans YAgamemn.,
,
chez les La-
tins, Catulle a dit de même dans l'Epithalame de Julia et de Man-
lius:
viden'? faces
aureas qualiunt comas.
112 (v. 1060).'A7iÉ7rnj<ya. Les Latins employaient dans le même
sens, les verbes exspuere , respuere et despuere. C'est ainsi que
Plaute a dit, Asin., I, 1, 26 :
Neque hercle ego istuc dico, neque dictum volo;
teque obsccro hercle, ut, quæ loculus, despuas.
113(vs. 1072-1078). Il
semble qu'Eschyle ait eu sous les yeux, en
composant cette période, les vers où Hésiode décrit le combat des Ti-
tans (Théogon. 706 et suiv.) :
Inhorrcscilmare,
tenebrz conduplicantur, noctisque et nimbuni occxcat nigror,
flamma inter aubes coruscat, cœlum tonÎlru contrerait,
grando mista imbri largifluo subita praecipitans cadit :
undique omnes venti crumpunt, saevi existunt turbines
fervet sestu pelagus.
:
114 (v. 1083). II est probable qu'au moment où Prométhée faisait
entendre ces dernières paroles, la foudre éclatait, et brisant le rocher
NOTICE
DE
LIVRES CLASSIQUES
A L'USAGE
ET DE L'ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR
PARIS
LIBRAIRIE HACHETTE ET Cie
79, BOULEVARD SAINT-GERMAIN, 79
Octobre 1895
TABLE DES MATIÈRES
1° Pédagogie.
française., -
p
,
2° Programmes et Manuels pour divers examens
3°
4° Mythologie.
Étude dela
Géographie.
langue
Histoire; Chronologie;
5°
6° politique.
Philosophie; Droit; Économie
7°
diverses.
Dessin.
Sciences et Arts.
§ 1. Arithmétique et applications
§2. Géométrie; Arpentage;
Mécanique.-
§ 3. Algèbre; Géométrie analytique; Géométrie descriptive; Trigono-
métrie
4.
g5.Cosmographie.
Chimie.-
naturelle
§6. Physique,
§7. Histoire
latine.
ancienne.
8° Étude de la langue
Langue
Langue
Langue
Langue
anglaise.
allemande.
9° Étude de la langue grecque
,..,
10° Étude des langues vivantes.
italienne.
espagnole.- ,
On adressera franco aux personnes qui en feront la demande :
:;
PREMIÈRE PARTIE
Littérature, comprenant Conseilssur
les épreuves écrites — Notices sur
les auteurs et les ouvrages grecs,
professeur au lycée Saint-Louis, 1 vol.
petit in-16, cartonné.
Histoire naturelle, par MM. Mangin,
2 fr.
3 fr. 50
Géométrie (Quatrième, Troisième et Éléments de philosophie scientifique et
Seconde) et de Cosmographie (Rhé- morale. Histoire contemporaine, par
torique), par MM. Bos et Barré. 1 vol. MM. B. Worms et G. Ducoudray. 1 vol.
petit in-16, cartonné. 2 fr. petit in-16, cartonné. 2 fr.
Plan d'études et programmes de Programme de l'examen du bacca-
l'enseignement secondaire classi- lauréat de l'enseignement secon-
que dans les lycées et collèges.Brochure daire moderne (1891).In-16. 30 c.
in-16. 1fr.25
Plan d'études et programmes de Programme des conditions d'admis-
l'enseignement secondaire mo- sion à l'École spéciale militaire
derne, arrêtés le 15 juin 1891. Brochure de Saint-Cyr. Brochure in-16.
in-16. 1fr.25 30 c.
Plan d'études et programmes de Programme pour l'admission à
l'enseignement secondaire des l'Ecole polytechnique. In-16. 30 c.
jeunes filles, arrêtés le 28 juillet 1882.
Brochure in-16. 1fr.
Programme des examens du bac- Programme des conditions d'ad-
calauréat de l'enseignement se- mission à l'Ecole navale. Brochure
condaire classique. In-16. 30 c. in-16. 30 c.
Albert (Paul), ancien professeur au Col- Brachet (suite). Exercices sur la nou-
lège de France. La poésie, études sur
les chefs-d'œuvre des poètes de tous les
temps et de tous les pays. 1 vol. in-16,
souchet, agrégé de grammaire :
velle grammaire francaise, par M. Dus-
—
broché.
La prose, études sur les
des prosateurs de tous les temps et de
touslespays. 1vol.in-16,br.
3 fr. 50
chefs-d'œuvre —
in-16, *
Livre de l'élève. 1 v. in-16, cart. 1 fr. 50.
Petite grammaire française. 1 vol.
cartonné.
3fr.50 — Exercices sur la petite grammaire fran-
80 c.
: 2 fr.
1 vol. —
Cahen (A.), professeur de rhétorique au — Le Menteur (Lavigne). 1fr.
lycée Louis-le-Grand Morceaux choisis — Polyeucte (Petit de Julleville). 1fr.
Extraits des chroniqueurs (Paris et
des auteurs français, prose et vers, pu-
bliésconformesau programme du
1890, à l'usage de l'enseignement secon-
daire classique, avec des notices et des
28janvier
:
Fénelon :
Jeanroy).
Fables (A. Regnier).
— Sermon pour la fête de l'Epiphanie
2 fr. 50
75 c.
7
motes, vol. in-16, cartonnage toile
Classe de Huitième. 1 vol.
Classe de Septième. 1 vol.
Classe deSixième. 1 vol.
»»
»»
2fr. »
::
(G. Merlet).
— Télémaque (Chassang).
Florian Fables (Geruzez).
60 c.
1 fr. 80
75 c.
2 fr. 50
La Fontaine: Fables (Thirion). 1 fr. 60
Prose, 1 vol.
Poésie, 1 vol.
— Morceaux choisis des auteurs français
classiques et contemporains, publiés
4 fr.
3 fr. 50
:
Lamartine: Morceaux choisis.
Molière L'Avare (Lavigne).
— Le Misanthrope (Lavigne).
2 fr.
1 fr.
1 fr.
conformes au programme du 15 juin 1891
pour l'enseignement moderne, avec des :
— Le Tartufe (Lavigne). 1 fr.
1 fr.
l'instruction publique. Modèles de compo- — Esther (Lanson). 1 fr.
sition française, empruntés aux écrivains — Iphigénie (Lanson). 1fr.
classiques, à l'usage des classes supé-
rieures et des aspirants au baccalauréat.
1 vol. in-16, cart.
2 fr.
formatpetit in-16, publiée avecdes notices,
des arguments analytiques et des notes,
Sévigné
Prix : Lettres choisies (Ad. Regnier).
1 fr. 80
par les auteurs dont les noms sont indi-
qués entre parenthèses.
Ceséditionsserecommandent par la la pureté du
::
Théâtre classique (Ad. Regnier). 3 fr.
Voltaire CharlesXII (Waddington). 2 fr.
— Siècle de Louis XIV (Bourgeois).
Boileau
Prix
::
texte, laconcision des notes, commodité du
format, l'élégance et la solidité du cartonnage.
Œuvres poétiques (Brunetière).
1 fr. 50
Prix
— Extraits en prose (Brunei).
— Choix de lettres (Brunei).
2 fr. 75
2 fr.
2 fr. 25
D'autres volumes sont en préparation.
— L'art poétique (Brunetière). 30 c. Voir Auteurs français dePhilosophie, page 12.
— Les
Bossuet ::
— Le Lutrin
Prix
(Brunetière).
Epitres (Brunetière).
Sermons -choisis (Rébelliau).
3fr.
30 c.
60 c. Classiques français, format in-16. Edi-
tions annotées par les auteurs dont les
:
noms sont indiqués entre parenthèses.
- ::
De la connaissance de Dieu (DeLens). Bossuet Discours sur l'histoire univer-
Prix
Buffon
Prix :
— Discours sur le style.
fr. 60
Morceaux choisis (E. Dupré).
1 fr. 50
30 c.
1
Prix :
Corneille:
selle (Olleris). 2 fr. 50
— Oraisons funèbres (Aubert). 1 fr. 60
Théâtie choisi (Geruzez).
2 fr. 50
lien).
:
Fénelon Dialogues des morts (B. Jul-
1fr.60
l'artd'écrire.1
toile.
vol. in-16, cartonnage
2fr.
Prix :
— Dialogues sur l'éloquence (Delzons).
80c.
Lanson (suite).Histoire de lalittérature
::
— Opuscules académiques (Delzons). 80 c.
Massillon Carême (Colincamp). 1 fr. 25
Montesquieu Grandeur et décadence des
française, depuis ses origines jusqu'à nos
jours, 1
Cartonnage
vol. in-16, broché.
toile.
Lehugeur (A.). La chanson de Roland,
4 fr.
4fr.50
Romains (C. Aubert). 1 fr. 25 traduite en vers modernes, avec le texte
Prix
Rousseau
: (
Racine: Théâtre choisi (E. Geruzez).
2 fr. 50
ancien.1vol.in-16,broché.
Littré.
3fr.50
Dictionnairedelalanguefran-
:
J.-B. : Œuvres lyriques çaise, contenant la nomenclature la plus
(Geruzez). 1 fr. 50 étendue, la prononciation et les difficultés
Voltaire
Prix : Théâtre choisi
3 fr.!
Classe de Quatrième
1vol.
Classe de Troisième : 4fr.
Histoire de l'Eu-
rope et de la France jusqu'en 1270.
Précis des institutions politiques
sociales de l'ancienne France. 2 vo
in-16, br. 8 f
1vol.
:
Classe de Seconde Histoire de l'Europe
4fr.50 Geruzez. Petit cours de mythologii
nouv. édit. avec 48 grav. In-16, ca
1 vol.
:
et de la France, de 1270 à 1610.
5 fr.
tonné.
Classe de Rhétorique Histoire de l'Eu- Histoire universelle, publiée par ui
rope et de la France, de 1610 à 1789.
1 vol. 5 fr.
1 fr. !
3f
broché :
— Petit cours d'histoire universelle. Nou- et
Laterre l'homme, par M. Maury. 6 f
velle édition avec des cartes et des gra- Chronologie universelle, par M. Dreys
vures. Format iu-16, cartonné :
2 vol. 12f
Petite histoire ancienne. 1 fr. Histoire générale, par M. Duruy. 4 f
Petitehistoiregrecque.
Petite histoire romaine.
Petite histoire du moyen âge.
1 fr.
1 fr.
t fr.
même.
Histoire sainte d'après la Bible, par
Histoire ancienne des peuples (
Petite histoire moderne. 1 fr. l'Orient, par M. Maspero. 6f
Petite histoire de France. 1 fr. Histoire grecque, par M. Duruy. 4 f
Petite histoire générale. 1 fr. Ilistoire romaine, par le même. 4f
—
Petite histoire sainte. In-18, cart. 80 c Histoiredumoyenâge,parlemême. 4 f
Histoire des temps modernes, de 1453
jusqu'à 1789,par le même. 4fr.1
j in-t6 avec 45 figures d'après l'antique,
cartonnage toile. 1fr.50
Histoire de France, par le même. 2 vo- Lectures historiques, rédigées confor-
lumes. 8fr. mément au programme du 28 janvier 1890
Histoire d'Angleter¡'e,parM.FleuI'Y. 4 fr. à l'usage des lycées et collèges. 6 vol. in-16
Histoire d'Italie, par M. Zeller. 5 fr. avec gravures,cart.toile.
HistoiredeRussie,parM.Rambaud. 6 fr. Histoire ancienne (Egypte, Assyrie), à
Histoire de l'Autriche-Hongrie, par l'usage de la classe de Sixième, par M. G.
M. Louis Léger. 5 fr.
Maspero, membre de l'Institut, 1 vol. 5 fr.
Histoire de l'empire Ottoman, par M. de Histoire grecque (Vie privée et vie pu-
la Jonquière. 6 fr. blique des Grecs), à l'usage de la classe
Guiraud,
Histoire de la littérature grecque, par de Cinquième, à par M. P. maître
M.Pierron. 4fr. de conférences l'Ecole normale supé-
Histoire de la littérature romaine, par 1
rieure. vol. 5fr.
le même. 4 fr. Histoire romaine (Vie privée et vie pu-
Histoire de la littérature française, par blique des Romains), à l'usage de la classe
M. Demogeot. 4 fr. de Quatrième, par le même, 1 vol. 5 fr.
Histoiredes littératures étrangères, par Histoire du moyen âge, à l'usage de la
le même. 2 vol. 8fr. classe de Troisième, par M. Ch.-V. Lan-
Histoire de la littérature anglaise, par glois, maître de conférences à la Faculté
M.AugustinFilon. 6fr. des lettres de Paris. 2e édition refondue.
Histoire de la littérature italienne, par 1vol. 5fr.
M.Etienne. 4fr.
Histoire de la physique et de la chimie, Histoire du moyen âge et des temps mo-
dernes, à l'usage de la classe de Seconde,
par M. Hoefer. 4 fr.
Histoire de la botanique, de la minéra- par M. Mariéjol, professeur à la Faculté
des lettres deLyon.1vol. 5fr.
logieet delagéologie,parlemême. 4 fr.
Histoire de la zoologie, parle même. 4 fr. Histoire des temps modernes, à l'usage de
Histoire de l'astronomie, par le même.4 fr. la classe de Rhétorique, par M. Lacour-
Histoire des mathématiques, par le Gayet, professeur au lycée Saint-Louis.
même. 4fr. 1vol. 5fr.
Dictionnairehistorique des institutions, Lehugeur (Paul). Sommaires d'histoire
mœurs et coutumes de la France, romaine.1vol.in-16, cart.toile.1fr.50
parM.Chéruel.2vol. 12 fr.
Joran, professeur d'histoire au collège Sta- Luchaire, professeur à la Faculté des
lettres de Paris. Manuel des Institutions
nislas. Programme développé d'histoire
des temps modernes et d'histoire litté- françaises (Période des Capétiens directs).
raire, à l'usage des candidats à l'école spé- 1vol.in-8,broché. 15fr.
cialemilit.deSt-Cyr.1v.in-16,cart.4fr.50 Maspero, membre de l'Institut. Histoire
Jullian (C.), professeur à la Faculté des de l'Orient (Egypte, Chaldéens et Assy-
lettres de Bordeaux. Gallia. Tableau riens, les Israélites et les Phéniciens, les
sommaire de la Gaule sous la domination Mèdes et les Perses), ouvrage rédigé con-
romaine. 1 vol. in-16, cart. toile. 3 fr.
formément au programme du 28 janvier
Ouvrage couronné par l'Académie française. 1890,pour la classe de Sixième. 1vol.
in-16, illust. de 48 gr. et de 6 cart. en
Lalanne (Ludovic). Dictionnaire histori- couleurs, cart. toile. 2 fr. 50
que de la France. 1 vol. gr. in-8, br. 21 fr.
Le cartonnage se paye en sus 2 fr. 75. Van den Berg. Petite histoire ancienne
La Ville de Mirmont (H. de), pro- des peuples de l'Orient. 1 vol. petit in-16,
fesseur à la Faculté des lettres de avec cartes et gravures, cart. toile. 3 fr. 50
Bordeaux. Mythologie élémentaire des Petite histoire des Grecs, 1 vol. petit
Grecs et des Romains, précédée d'un —
in-16, avec 19 cartes et 85 gravures.
précis des mythologies orientales. 1 vol. cartonnagetoile. 4fr.50
50 GÉOGRAPHIE
:
Atlas (petit) de géographie ancienne (16
Géographie de l'Afrique, de l'Asie 1
de l'Océanie (classe de Troisième;
1vol.
Atlas pour la classe de Troisièm
1fr.5
cartes). Gr. in-8, cart. 2 fr. 50 (32 cartes).1vol. 5fr
Atlas (petit) de géographie du moyen Géographie de l'Europe (classe de Se
âge (15cartes). Gr. in-8 cart. 2 fr. 50 conde).1vol. 3fr
Atlas (petit) de géographie moderne (20
cartes). Gr. in-8, cart. 3 fr. 50
:
Atlas correspondant (22 cartes). 1 vol
Prix 3fr.5i
Géographie de la France (classe de Rhé
Allas (petit) de géographie ancienne et torique).1vol. 3fr.51
moaerne (40 cartes). Gr. in-8. 7 fr. 50
Atlas (petit) de géographie ancienne, du
moyen âge et moderne (56 cartes). Gr.
in-8, cart. 9 fr.
Prix:
Atlas correspondant (18 cartes). 1 vol
3fr.51
Cours de géographie, comprenant 1;
—
Atlas de géographie moderne (66 cartes description physique et politique, et 1;
in-4), relié en percaline. 12 fr.
trées du historique des diverses con
géographie
globe. 1 vol. in-16, cart. 4 fr. 2:
Atlas (nouvel) de géographie ancienne,
du moyen âge , et moderne (100 cartes — Petit cours de géographie moderne
in-4), relié en percaline. 16 fr. 1vol.in-16,cartonné. 1fr.5(
- Nouveau Cours complet de géographie, Joanne (P.) Géographies dépademen-
contenant les matières indiquées par les tales de la France et de VAlgérie. 88 v
programmes de 1890, à l'usage des lycées in-16,cart.
et des collèges. 7 vol. in-16, cart., avec La description de chaque départemen
gravures dans le texte, et accompagnés accompagnée d'une carte et de gravures
d'atlas in-8 : et suivie d'un dictionnaire alphabétique
des communes, se vend séparément. 1 fr
Géographie élémentaire des cinq parties
du monde (classe de Huitième). 1 vo- Le département de la Seine. 1 fr. S(
lume..
(classe de Septième).
vol. 1 fr. 20
1
Atlas correspondant (14 cartes). 1 vo-
2 fr. 50
PETITS ATLAS FORMAT IN-8°
vol.
Géographie générale du monde et du
bassin de la Méditerranée (classe de
Sixième).
lume.
1
Atlas correspondant (33 cartes).
5 fr.
1
2 fr.
vo-
A. Atlas élémentaire de géographie mo-
derne (10cartesécrites).
cartes),cartonné.
2fr.50
B. Le même, avec 8 cartes muettes (18
3fr.50
C. Atlas universel de géographie mo-
Géographie de la France (classe de Cin- derne (17cartesécrites),cart. 5fr.
quième). 1 vol. 2 fr. 50 D. Le même, avec 8 cartes muettes (25
Atlas correspondant (41 cartes). 1 vo- cartes), cartonné. 6 fr.
lume. 3 fr. 50 E. Atlas de géographie ancienne et mo-
Géographie générale et géographie du derne (36cartesécrites),cart. 9fr.
eontinent américain (classe de Qua- F. Le même, avec 8 cartes muettes (44
trième). 1 vol. 2 fr. 50 cartes), cartonné. 10 fr.
G. Atlas universel de géographie an- Europemuette ou écrite. 15 fr.
cienne, du moyen age et moderne France muette ou écrite. 15 fr.
et de géographie sacrée (54 cartes Il existe aussi une collection de petites caries
écrites),cartonné. 14fr. murales, dont le détail se trouve dans la
H. Le même, avec 8 cartes muettes (62 Notice des livres élémentaires.
cartes),cartonné. 15 fr. — Géographie ancienne. In-16. 2 fr. 50
Atlas de géographie ancienne (19 cartes — Petitè géographie ancienne. In-18. 1 fr.
écrites),cartonné. 5fr. — Géographie sacrée.In-i8, cart. 1 fr. 25
Atlas de géographie du moyen âge
(10cartesécrites),cart. 3fr.50 Reclus (Onésime). Géographie: la terre à
vol d'oiseau. 2 vol. in-16, brochés. 10 fr.
Atlas de géographie sacrée (8 cartes France, Algérie et colonies, vol.
écrites),cartonné. 2fr. —
in-16, broché. 5
1
fr. 50
Chacune des cartes écrites séparément. 35 c.
Schrader, directeur des travaux cartogra-
GRANDS ATLAS FORMAT IN-FOLIO. phiques à la librairie Hachette et C'
Atlas de géographiehistorique. 54 cartes
A.Allas élémentaire (8 cartes écrites). 6 fr. doubles en couleurs, avec texte au dos.
B. Le même, avec 8 cartes muettes (16 1 vol. in-folio, relié. 35 fr.
cartes),cartonné. 11fr.50
— Atlas de poche, contenant 51 cartes
C. Atlas universel (12 cartes écrites), en couleurs, in-16, cart. toile. 3 fr. 50
cartonné. 10fr.50
D. Le même, avec 9 cartes muettes (20
Schrader et Gallouédec, professeur
d'histoire au lycée d'Orléans. Nouveau
cartes),cartonné. 15fr. cours de géographie rédigé conformé-
E.Atlasuniversel(19cartes écrites). 15fr. ment aux programmes de 1890 pour l'En-
Chaque carte séparément.
seignement secondaire classique. 6 vol.
1 fr. in-16, avec gravures, cartes.
GRANDES CARTES MURALES. Classe de Sixième. 1vol. 2fr.50
Classe de Cinquième. 1 vol. 3 fr.
Chaque carte murale est accompagnée d'un ClassedeQuatrième.1vol. 3fr.50
questionnaire qui est donné gratuitement ClassedeTroisième.1vol. 3fr.50
aux acquéreurs de la carte à laquelle il se
réfère. Chaque questionnaire se vend en
ClassedeSeconde.1vol. 3fr.50
outre séparément 30 c. Classe de Rhétorique 1 vol. 3 fr. 50
Les cartes en 16 feuilles ont 1 m. 80 de hau-
teur sur 2 m. 30 de largeur. Celles en 20 feuil-
Schrader et Prudent. Grandes cartes
les ont 1 m. 80 de hauteur sur 2 m. 80 de murales. Ces cartes sont imprimées en
couleurs et mesurent 1 mètre 60 sur
largeur.
:;
Le collage sur toile, avec gorge et rouleau, se 1 mètre 90. En vente :
paye en sus 1° pour les cartes en 16
teuiIles, 12 fr. 2° pour les cartes en 20 feuil-
les, 14 fr.
;
Amérique du Sud écrite; — France
politique écrite — France physique.
Chaque carte en feuilles, 9 fr.; collée sur toile
Géographie ancienne. avec œillets, 15 fr.; collée sur toile avec
Empire romain écrit. feuilles. gorge et rouleau, 16 fr.
16 10 fr.
Géographie moderne. Schrader, Prudent et Anthoine.
Atlas de géographie moderne, 64 cartes
Afrique écrite. 16 feuilies. 10 fr. in-fo imprimées en couleurs et accom-
Europe écrite. 16 feuilles. 9 fr. pagnées d'un texte géographique, statis-
France, Belgique et Suisse écrites. tique et ethnographique, et d'un grand
feuilles. nombre de cartes de détail, figures, dia-
16 9 fr.
grammes, etc., relié. 25 fr.
Mappemonde écrite. 20 feuilles. 12 fr.
Mappemonde muette. 20 feuilles. 10 fr. — Atlas à l'usage de l'enseignement se-
condaire classique. Extraits de l'Atlas
—
Nouvelles grandes cartes murales indi-
quant le relief du terrain, tirées en cou-
de géographie in-folio :
Classe de Quatrième (16 cartes). 7 fr.
leur sur 12 feuilles jésus mesurant 2 mè-
tres de haut sur 2 mètres 10 de large. Classe de Troisième (19 cartes). 7 fr. 50
Le collage sur toile, avec gorge et rouleau, se Classe de Seconde (18 cartes). 7 fr. 50
payeensus.12fr. Classe de Rhétorique (11 cartes). 5 fr.
60 PHILOSOPHIE, DROIT, ÉCONOMIE POLITIQUE
Descartes :
entier, professeur
Louis-le-Grand.Petit philosophie
dein-16,
Discours de la méthode;
lycée
:
auteur. 1 vol. petitin-16,br. 1fr.50
: AUTEURS GRECS
Leibniz Extraits de la Théodicée, pu- Aristote Morale à Nicomaque, livre x.
bliés et annotés par M. P. Janet, de
l'Institut. 1 vol. petit in-16, cart. 2 fr. 50
Texte grec, annoté par M. Hannequin,
professeur au lycée de Lyon. 1 vol. petit
- Nouveaux essais sur l'entendement
humain, avant-propos et livre I, publié
in-16,cartonné. 1fr.50
Le même ouvrage, traduction française de
d'après les meilleurs manuscrits, avec Fr. Thurot, avec une introduction et
des notes, par M. P. Lachelier, maître des notes, par Ch. Thurot. 1 vol petit
de conférences à la Faculté des lettres de in-16, broché. 75 c.
Gaen.1vol.petitin-16,cart. 1fr.75 Épictète Manuel. Textegrec,publié
- La monadologie, publiée d'après les ma-
:
nuscrits de la bibliothèque de Hanovre, avec des notes et un vocabulaire, par
M. Thurot. 1 vol. petit in-16, cart. 1 fr.
avec notes, par le même.Pet.in-16 1c. fr. Le même ouvrage, traduction française,
Malebranche
Pascal :
De la recherche de la
vérité, livre II, annoté par M. R. Thamin,
professeur de philosophie au lycée Con- Platon
dorcet. Petit in-16, cart. 1 fr. 50
Opuscules philosophiques pu-
:
par M. Fr. Thurot, sans le texte grec.
1 vol.petit in-16,broché. 1fr.
République, 6' livre. Texte grec,
annoté par M. Aubé, ancien professeur
de philosophie au lycée Condorcet. 1 vol.
bliés par M. Adam, professeur à la Fa- petitin-16,cartonné. 1fr.50
culté des lettres de Dijon. 1 vol. petit Le même ouvrage, traduction française,
in-16,cart. 1fr.50 par M. Aubé. 1 v. petit in-16, br.'l fr.
- République, 7" livre. Texte grec, annoté
: AUTEURS LATINS
Cicéron DenaturaDeorum,livre n.
par M. Aubé. Petit in-16, cart. 1 fr. 50
Le même ouvrage, traduction française,
par M.Aube.1vol.p.in-16,br.1 50 fr.
Texte latin, annoté par M. Thiaucourt,
maître de conférences à la Faculté des - République, 8"itwe.Texte grec, précédé
lettres de Nancy. 1 vol. petit in-16, car-
tonné.
Le même ouvrage, traduction française,
d'une notice sur la vie et les ouvrages de
1fr.50 Platon,
1° Objet
d'une introduction comprenant
de la Républiquede :
Platon;
de J.-V. Le Clerc, sans le texte latin. 2° Analyse des dix livres de la Répu-
blique; 30 Etude sur le huitième livre de
1vol.petitin-16,broché. 1fr.
- De officiis,libri très. Texte latin, annoté
la République, et accompagnée de notes
parM.Aubé.Petitin-16, cart. 1fr.50
par M. H. Marchand. 1 v.in-16,cart. 1 fr.
Le même ouvrage, traduction française,
par M. Sommer, sans le texte latin, Xénophon
1vol.in-16,broché.
par
:
Le même ouvrage, traduction française,
M.Aubé.1vol.petit in-16,br. 1fr.
Mémorables, livre I. Texte
1fr.50 grec, annoté par M. Lebègue, maître de
Lucrèce: De natura rerum, livre v. Texte conférences à l'Ecole des Hautes Etudes.
1fr.
latin, annoté par MM. Benoist et Lan- 1 vol.petitin-16,cartonné.
toine.1vol.petitin-16,cart. 90c. — Entretiens mémorables de Socrate, tra-
— De la nature, traduction française, par duction française par M. Sommer, sans le
M. Patin. 1vol.in-16, broché.3 fr. 50 texte. 1 vol. petit in-16, broché. 1 fr. 75
OUVRAGESDIVERS Jourdain (C.). Notions de philosophie,
Adam, professeur à la Faculté des lettres comprenant des notions d'économie poli-
de Dijon. Etudes sur les principaux tique. 18* édition, refondue. 1 vol. in-16,
philosophes. 1 vol. in-16, broché. 4 fr. broché. 5 fr.
de Troisième et Philosophie. i vol. in-16 vol. in-16, avec fig., cartonnage toile. 5 fr.
avec 447 figures, cartonne. 5 fr. Gossin, proviseur honoraire du lycée de
—
Traité de physique élémentaire, à Lyon. Cours dephysique, 3e édition con-
l'usage des classes de mathématiques élé- forme aux programmes de 1892, à l'usage
mentaires et des candidats à l'Ecole poly- de la classe de philosophie. 1 vol. in-16,
technique.1vol.in-8,broché. 8fr.
Cartonnage toile. 9fr. avec figures, cartonnage toile. 4 fr.
Banet-Rivet, professeur au lycée Saint- Joly, professeur à la Faculté des sciences de
Louis (cours de Saint-Cyr). Cours de Paris. Eléments de chimie, notation ato-
physique à l'usage des candidats à l'Ecole mique, conforme aux programmes de 1890,
spéciale militaire de Saint-Cyr, vol. 1 à l'usage de la classe de Philosophie. 1 vol.
in-16, avec fig., cartonnage toile. 3 fr.
in-16, avecfigures, broché. 5 fr.
— Problèmes de physique et de chimie, à
l'usage des candidats aux divers bacca-
- Cours élémentaire de chimie, notation
atomique, à l'usage des candidats aux bac-
lauréats.1voi.in-16, broché. 3fr. calauréats classique et moderne, aux Ecoles
Ganot. Traitéélémentaire dephysique; du Gouvernement et à la licence physique.
21" édit., refondue et complétée par M. Ma- 3 vol. in-t6, cartonnage toile.
neuvrier, docteur ès-sciences, agrège des Chimie générale, métalloïdes. Notions
sciences physiques. 1 fort vol. in-16, avec sur les métaux et les matières organi-
1025fig.,br. 8fr. ques, vol.
Métaux et
1
chimie
5 fr.
organique,
50
Cartonnage toile 8 fr. 50
1 vol. fr. 50
— Cours de physique purement expéri-
5
mental et sans mathématiques; 9' édi- Manipulations chimiques, 1 vol. 3 fr.
tion, complètement refondue et rédigée à Payen. Précis de chimie industrielle;
nouveau, par M.Maneuvrier.1vol.in-16, 6° édition, revue et mise au courant par
avec 569 fig., broché. 6 fr. M. Vincent. 2 vol. in-8 de texte et 1 vol.
Cartonnage toile. 6 fr. 50 de planches, brochés. 32 fr.
S 7. Histoire naturelle.
Gervais. Éléments de zoologie, compre- l'usage de la classe de Rhétorique. 1 vol.
à
nant l'anatomie, la physiologie, la classi- in-i6 avec gravures, cartonnage toile. 3 fr.
fication et l'histoire naturelle des ani- Perrier, professeur Éléments
i
maux; 41édit. v.in-8, avec 604 figures
et3planches,broché. 9fr.
naturelle de Paris.
au Muséum d'histoire
de zoologie,
conformes aux programmes de 1890, à
— Cours élémentaire d'histoire natu- l'usage de la classe de Sixième. 1 volume
relle, zoologie, contenant les matières des in-16, avec 328 fig., cart. toile. 3 fr.
programmes de 1890, à l'usage de la classe — Anatomie et physiologie animales,
de Sixième. 1 vol. in-16, avec figures, car-
tonnage toile.
Leclerc du Sablon, professeur à la Fa-
culté des sciences de Toulouse. Lectures
3fr. programme de 1890 ,
contenant les matières indiquées par le
à l'usage de la
classe de Philosophie. 1 vol. in-8 avec
328 figures, broché. 8 fr.
scientifiques sur l'histoire naturelle,
1 vol. in-16, cartonnage toile. 5 fr.
Mangin, professeur au lycée Louis-le- physiologie
Grand. Cours élémentaire de botanique,
Retterer,
de Médecine de Paris :
professeur agrégé à la Faculté
Anatomie et
animales, ouvrage rédigé
conforme aux programmes de 1890, à l'usage conformément aux programmes de l'ensei-
de la classe de Cinquième. 1 vol. in-16, gnement secondaire classique et moderne.
avec446fig., cartonnage toile. 3fr. 50 Classes de Philosophie et de Première.
1 vol. in-16, avec fig. cart. toile. 5 fr.
— Anatomie et physiologie végétales, con-
formes au programme de 1890, à l'usage Seignette, professeur au lycée Condorcet.
de la classe de Philosophie. 1 vol. in-16, — Cours élémentaire de de géologie, con-
avec fig., cart. toile. 5 fr. forme aux programmes 1890, à l'usage
Éléments d'hygiène, rédigés conformé- de la classe de Cinquième. 1 vol. in-16,
—
ment aux programmes de 1890 et de 1891, avec figures, cartonnage toile. 2 fr. 50
8° ÉTUDE DE LA LANGUE LATINE
Classiques latins; nouvelle collection,
format petit in-16, publiée avec des no-
tices, des arguments analytiques et des
Lucrèce : De natura rerum, livre v
et
(Benoist Lantoine). 90c.
— Morceaux choisis (Poyard, professeur
notes en français.
Ces éditions se recommandent par la pureté Ovide :
aulycéeHenriIV). 1fr.50
Morceaux choisis des métamor-
c.
du texte, la concision des notes, la com-
modité du format, l'élégance et la solidité
phoses (Armengaud).
: 1fr.80
Pères de l'Eglise latine Morceaux choi-
du cartonnage.
César: Commentaires (Benoist et Dosson). ::
sis (Nourrisson). 2fr.25
Cicéron
gon).
:
1 vol. 2 fr. 50
Extraits des discours (F. Ra-
2 fr. 50
Phèdre Fables (Talbert).
-
Plante L'aululaire (Benoist).
:
Morceaux choisis (Benoist).
80 c.
80 c.
2fr.
Pline le Jeune Choix de lettres (Waltz,
prof,àl'Ecolesup.d'Alger).1fr.80
— Extraits des ouvrages de rhétorique,
(V. Cucheval, professeur de rhétorique au
lycée Condorcet).
— Choix de lettres (V. Cucheval).
2 fr.
2 fr.
Quintilien
(Dosson).
:
Quinte-Curce (Dosson et Pichon). 2 fr. 25
De institutione oratoria
1fr.50
1fr. 80
— De amicitia (E.Charles, recteur). 75 c. Salluste (Lallier).
— De finibus bonorum et malorum, libri Sénèque: De vita beata (Delaunay). 75 c.
1 et II (E. Charles, recteur). 1 fr. 50
— Lettres à Lucilius.i à xvi (Aubé). 75 c.
— De legibus, livre1 (Lucien Lévy, pro- 2fr. 50
fesseur au lycée d'Amiens). 75 c.
-- Annales,liv. i,
Tacite: Annales (Jacob).
i iiIl et m(Jacob). 1 fr. 50
Hist.,livres et (Goelzer). 1fr.80
— DenaturaDeorum (Thiaucourt). 1fr.50
-Derepublica (E. Charles). 1fr.50
-Vied'Agricola
— Histoires (Gœlzer).
cultédeslettresdeDouai).
— De suppliciis (E. Thomas).
i
— De signis (E. Thomas, prof. à la Fa-
fr.50
1 fr. 50
: Adelphes (Psichari).
Térence
(Jacob).
2fr.
— De senectute (E. Charles). 75 c.
Livres xxiii,xxlv et xxv.1vol.2 50fr.
— In M. Antonium oratio philippica se-
cunda(Gantrelle). fr.
à
Livresxxvi xxx.1vol. 3fr.»
1
— Narrationes (Riemann etUri). 1 fr. 80
— In Catilinam orationes quatuor (Noël, Virgile (Benoist et Duvau). 2fr. 25
professeur au lycée de Versailles). 75 c. Classiques latins, formats in-16. Edi-
— Orator (C. Aubert). 1fr. tions publiées avec des notes en français,
— Pro Archia poeta (E. Thomas). 60 c. par les auteurs dont les noms sont indi-
— Pro lege Manilia (Noël).
— Pro Ligario (Noël).
-- Pro Marcello (Noël).
60 c.
30 c.
30 c.
Cicero :
qués entre parenthèses.
— Deoratore
De officiis (H. Marchand). 1 fr.
(Bétolaud). 1 fr. 50
--
Pro Milone (Noël).
Pro Murena (Noël).
75 c.
75 c.
Somnium Scipionis(V.Cucheval). 30 c.
Cornelius Nepos (Monginot, professeur au
—
Horatius
Justinus
::
Tusculanarum
(Jourdain).
quaestionum libri V
Opera (Sommer).
1fr.50
2 fr.
Historiæ philippicse (Pesson-
1 fr. 50
neaux).
lycée Condorcet).
Élégiaques romains (Waltz). 1 fr. 80
90 c.
1 fr. 25
Voir ci-dessus Classiques latins (nouvelle col-
Jouvency : Appendix de diis et heroibus lection, format petit in-16).
(Edeline). 70 c.
Somte (Ch.), professeur agrégé au collège
Rollin. Exercices latins à l'usage des
Lhomond: De viris illustribus urbis Ro- commencants. Recueil de versions et de
mae (L. Duval). 1 fr. 50 thèmes écrits ou oraux sur l'Abrégé de
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la lecture des —,Delamanièred'écrirel'histoire. 2fr-
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—République, livre
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Les trois Olynthirniies —République, livre
Les J'hilippiques 550
PLUTA1SOUE Lect.despoètes..
La 1" l'hlippique séparément. GO c. —Surl'éducationdes enfants. 2fr.
5fr.
-DJ'IS D'HALICAllNASSE
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- :Fahles choisies. ifr.523
Pre- —Vied'Alexandre
23—Vied'Aristide 2fr.
Ctésiphon 4fr.—Vie de
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fr.-Vie d,dtbrius.
Tllorceaux choisis de M. Weil.
-- Flerlre
ElTlllPIUE AlcesLe2fr.—Vje
ESOPE
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Périclès
fr. - deSolon.
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Vie
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César 2
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Démostliène.,
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Césaire.
Eloge funèbre de
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Macchabées,. 90 Œdipe
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HÉRODOTE:Morceaux
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HOMÈttEiIliade, 6 volumes.: 20 fr. TIirCYUMDE
I'rachinionnes
choisis. 7fr.50 TtlÉOCltlTE Œuvres 7IV.50
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Pélopouebe,
Guerre du
50
vol.
Chants i à iv. 1
Chants vàvin. 1
Citants îxà
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xn.i'vol IV..
tr. 50 livre
5fr.50 —GuerreduPé_loponèse,liv.
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