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Zad Al Mustaqni Chap.11 La Prière Adhan Et Iqama

Ce document traite des règles de base concernant la prière dans l'Islam, y compris ses conditions d'obligation, les excuses valables pour retarder ou manquer une prière, et les règles de l'adhan et de l'iqama.

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Zad Al Mustaqni Chap.11 La Prière Adhan Et Iqama

Ce document traite des règles de base concernant la prière dans l'Islam, y compris ses conditions d'obligation, les excuses valables pour retarder ou manquer une prière, et les règles de l'adhan et de l'iqama.

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ZAD AL MUSTAQNI' - Imam Al Hajjawy

Commentaire par Salih ibn Fawzan al Fawzan

CHAPITRE KITAB AL SALAT :

Fawzan : Nous allons aborder les règles des prières obligatoires et surérogatoires, incluant la
prière de l’éclipse, la prière de demande de pluie et les deux prières des fêtes de l’Eîd.

La prière est une obligation, c’est le second pilier de l’Islam après les deux témoignages comme il
est mentionné dans le hadith rapporté par Umar Ibn Khattab (Radi’Allahu an’hu) [Hadith
rapporté par Muslim (1/28-29), Ahmad (1/28-51) Cela est mentionné dans un autre hadith rapporté
par Ibn Umar qui liste les piliers de l’Islam. [Hadith rapporté par Al Bukhary (1/9) et Muslim
(1/34)] Le Prophète (Alayhi salat wa salam) a dit : « La tête du sujet est l’Islam, sa fondation est la
prière et le sommet est le combat pour l’agreement d’Allah. » [Hadith rapporté par Ahmad (5/231-
237), At-Tirmidhi (2616) et Ibn Majah (3973)]

Hajjawy : Elle est obligatoire sur tous les musulmans qui sont mukallaf excepté la femme
qui a ses menstrues et la femme qui est en saignement post-natal.

Fawzan : Ce qu’il va suivre sont les conditions qui rende la prière une obligation :
1) La première condition est d’être musulman, les non-musulmans ne sont pas obligés de le
faire. Cela devient obligatoire sur la personne qui a embrassé l’Islam. Si quelqu’un prie
dans un état de mécréance, cela n’est pas accepté car la première obligation pour le non-
musulman est d’embrasser l’Islam et par la suite de prier. Comme le Prophète (Alayhi salat
wa salam) l’a enseigné à Mu’ad Ibn Jabal : « La première chose à laquelle tu dois les appeler
est d’attester qu’il n’y a de divinité, si ce n’est Allah et que Muhammad est Son Messager.
Si ils acceptent cela, apprends-leur qu’Allah a ordonné 5 prières quotidiennes […] »
[Hadith rapporté par Al Bukhary (2/130-169) et Muslim (1/38)]
2) « Mukallaf » : Cela veut dire quelqu’un qui est mature (pubère) et saint d’esprit. les
exceptions seraient un enfant qui n'a pas encore atteint la puberté et les aliénés qui ont
perdu la capacité mentale de penser rationnellement. Ils ne sont pas obligés de prier
comme l’a indiqué le Prophète (SaLLAllahu alayhi wa salam) : « La plume est arrêtée pour
trois : un enfant qui n’a pas atteint la puberté, la personne endormit jusqu’à qu’elle se
réveille et le fou jusqu’à qu’il retrouve l’esprit. » [Hadith rapporté par Ahmad (1/154-158),
Abu Dawud (4401 et 4402) et At-Tirmidhi (1423)]

En revanche, il y a des musulmans, qui sont mukallaf, qui sont exemptés des prières à
cause des règles ou du sang post-natal.
Hajjawy : Ceux qui perdent connaissance en raison du sommeil, de l'évanouissement ou
de l'ivresse doivent faire leurs prières. La prière d'une personne aliénée n'est pas acceptée
comme la prière d'un non-croyant. Si on l'accomplit, alors il est jugé musulman.

Fawzan: Quiconque oublie de faire la prière ou s’est endormit durant la prière, il devra la faire
lorsqu’il s’en rappelle. Il n’y a pas de péchés pour cela excepté de la faire.

Quiconque tombe dans les pommes doit faire la prière lorsqu’il reprend conscience. Cela est
applique tout le long de son inconscience jusqu’à ce qu’il retrouve complètement ses esprits et ses
capacités cognitives.

« Ivresse » Car l’ivresse diminue l’habilité de penser rationnellement. Allah a dit : « N’approchez
pas la prière lorsque vous êtes en état d’ivresse jusqu’à ce vous sachiez ce que vous dites. »
(Sourate 4 – V43) S’il n’est plus en état d’ébriété, il devra faire la prière manquée.

Celui qui sera dans le coma pour une longue période après un accident par exemple, sera exempté
de rattraper les prières manquées.

Superficiellement (actes apparents), il est musulman et on suppose qu'il a prononcé les deux
déclarations de foi. Cependant, son intention n'est connue que de lui et d'Allah.

Hajjawy : Un enfant de sept ans devra être obligé de faire la prière et à l’âge de dix ans, il
sera frappé s’il ne prie pas. S'il ou elle atteint la puberté pendant la prière ou après, alors
que le temps de prière n'a pas encore expiré, il ou elle doit répéter la prière.

Fawzan : Nous avons discutés que cela n’est pas obligatoire pour un enfant de faire la prière.
Cependant, ils sont poussés à prier dès l'âge de sept ans pour que cela serve d'entraînement pour
l'avenir. La prière est toujours facultative pour l'enfant et il est récompensé pour cela. Le Prophète
(Alayhi salat wa salam) a dit : « Ordonnez aux enfants de prier à l’âge de sept ans. » [Hadith
rapporté par Ahmad (2/180-187), Abu Dawud (495,496) et d’autres.] Les enfants qui ont moins que
sept ans ne sont pas poussés à prier car ils ne comprennent pas encore son importance.

Les punitions corporelles servent à éduquer, à discipliner et inculquer l’importance de l’obligation


de la prière. Il sera poussé à faire la prière à sept ans et frappé à dix ans s’il ne la fait pas.

Si l’un de ces deux signes de puberté apparait lorsque l’enfant accomplit la prière, il sera préférable
de la refaire. Egalement, si cela apparait après la prière mais que le temps de la prière n’a pas
encore expiré, il devra refaire la prière. Ceci car la prière n’est pas obligatoire pour l’enfant pré
pubère jusqu’à ce qu’il ou elle l’atteigne (la puberté), cela devient obligatoire.
Puisque effectivement il y a un changement dans l’intention, la prière est refaite avec l’intention
qu’elle soit obligatoire pour lui.
Hajjawi : Retarder une prière jusqu'à après son temps spécifique est interdit, sauf en
rassemblant les prières ou lorsqu'il est préoccupé par l'accomplissement de l'une de ses
conditions et il est sur le point de l'achever.

Fawzan : La personne ne devra pas agir de cette façon sans une excuse valable selon la loi
islamique. Un exemple d’une excuse valide serait le fait de rassembler les prières lorsque l’on est
en voyage ou pour quelqu’un qui serait très malade. Il retarde la prière jusqu'à la prochaine.
Par exemple, la prière du Dhur est retardée jusqu'à la prière de l'Asr et prié ensemble l’une après
l’autre, ou il retarde la prière du Maghrib jusqu'à la prière de l’Isha. Ce délai de prière est permis si
un individu tombe sous les catégories ci-dessus.

Par exemple, on est occupé à essayer de remplir une condition de la prière telle que trouver ou se
procurer de l'eau pour faire ses ablutions avec elle. Le madhab hanbali avance que l'on devrait
persister dans la quête de l'eau s'il est sûr de pouvoir l'obtenir. C’est une raison valable pour
retarder la prière. (voir Al-Insaf (1 / 398-399))

Hajjawi : Quiconque renie l’obligation aura mécru. La même règle s’applique sur celui à
délaisser les prières de façon volontaire. Le gouverneur ou son assistant doit lui ordonner
de prier et insister pour qu'il le fasse jusqu'à la fin de la prière suivante. Il n’est pas
exécuté jusqu’à ce qu’une période de trois jours lui soit laissé pendant laquelle il doit se
repentir. Cela s’applique pour les deux cas cités.

Fawzan : Celui qui renie parmi les musulmans le caractère obligatoire des cinq prières aura mécru
(ijma3 sur cette question). Il aura contredit Allah qui l’a ordonné et rendu obligatoire dans Son
Livre Sacrée. Il aura contredit le Prophète (Alayhi salat wa salam) et le consensus des musulmans
(Voir Al Mughni [3/301]) en reniant l’obligation de la prière et devient alors un apostat. Aucun
musulman ne peut être excusé de l’ignorance de l’obligation des cinq prières.

Celui qui reconnait le caractère obligatoire de la prière mais qui ne l’accomplit pas sans excuse
valable, notamment par paresse ou négligence aura mécru également.

« Ou son assistant » Par exemple un juge ou le gouverneur sera celui qui insistera pour qu’il prie.

On lui ordonne d’accomplir la prière jusqu’à la prière suivante pour éviter la potentielle
réclamation qu'il a rassemblé ses prières. S'il combine les deux prières, on lui explique que cela ne
peut être fait que dans certaines circonstances et avec des excuses valables.

On lui demande de se repentir des prières non faites comme le veut Ash-Shari’a afin d’offrir à
l’apostat la possibilité, un délai de se repentir avant d’être exécuté. Et celui-ci aura un délai de trois
jours pour se repentir. Il lui sera ordonné de se repentir chaque jour par l’autorité. S’il ne se repent
pas après cette période de grâce, il sera alors exécuté.
Cela s’applique pour celui qui renie son caractère obligatoire et celui qui délaisse la prière de façon
volontaire.

CHAPITRE ADHAN ET IQAMA

Fawzan : Adhan est l’appel à la prière. Linguistiquement cela veut dire l’annonce.
Allah a dit : « Et annonce aux gens, de la part d’Allah et de Son Messager, au jour du Hajj,
qu’Allah et Son Messager, désavouent les associateurs. » (Sourate At-Tawab – V3)
Dans ce verset, Allah annonce durant le Hajj que Lui et le Prophète (Alayhi salat wa salam) se
désavouent de l’association commise par les associateurs. Donc l’adhan veut dire l’annonce de la
prière.

L’iqama est l’annonce que la prière est sur le point de commencer. L’adhan et l’iqama sont deux
grands emblèmes de l’Islam. Si des gens dans un pays interdisent l’adhan et l’iqama, cela devient
obligatoire pour les musulmans de faire la guerre contre eux. Le Prophète (Alayhi salat wa salam)
avait l'habitude d'écouter les sons émanant d'une ville avant de faire la guerre contre elle.
S'il entendait l'adhan dans la ville, il y renoncé.

Avec cette classification, le problème de l'istihadah est résolu. Il est important de noter que
l'origine de la question provient du hadith du Prophète (Alayhi salat wa salam) concernant cette
question.

Hajjawi : Les deux sont un fard kiffayah (obligation collective) sur les hommes résidants
pour la prière obligatoire.

Fawzan : Cela veut dire que si un homme se charge de cette obligation, le reste de la communauté
en est dispensé mais ces actes deviennent Sunna pour eux. En revanche, si personne n’accomplit
cette obligation cela devient un péché pour toute la communauté.
Contrairement à l’expression « fard al-‘ayn » qui est une obligation pour chaque individu (comme
la prière, le ramadan etc)

Pas sur les femmes, qui sont en permanence épargnées par cette obligation. En fait, il est interdit
de faire l’adhan et l’iqama pour les femmes. L'obligation incombe au résident. Pas sur le voyageur.
C'est Sunna pour le voyageur de faire l’adhan et l’iqama. Cependant, l'opinion correcte est que
c'est une obligation pour le résident et le voyageur. (Voir Al-Insaf 1-407) Le Prophète (Alayhi salat
wa salam) a dit: "Quand la prière est due, que l'un d'entre vous fasse l'adhan et que l'aîné parmi
vous dirige la prière." [Hadith rapporté par Al Bukhary (1-162) (8/11) et Muslim (2/134)]

Les prières nafl (facultatives) comme tarawih ou autres ne requièrent pas l'adhan. Si c'est fait
pendant ces prières, cela devient une innovation. Comme pour la prière d'éclipse, une annonce
"Assalatu jami'ah" est faite en accord avec la pratique du Prophète (Alayhi salat wa salam) [Hadith
rapporté par Al Bukhary (2/50) et Muslim (3/29)]
Hajjawi : La guerre est menée sur les gens de la ville s'ils interdisent les deux (adhan wal
iqama). Recevoir une rémunération pour avoir appelé à la prière est interdit mais recevoir
de l'argent provenant du baitul mal (Trésor Public Islamique) ne l'est pas. C'est si aucun
ne vient le faire gratuitement.

Fawzan : L’adhan et l’iqama sont un fard kifayah donc si les gens de la ville persistent à empêcher
qu’ils soient accomplis, le gouverneur devra leur faire la guerre car ils auront rejetés un symbole
célèbre et un rituel de l’Islam.

« recevoir une rémunération pour l’appel à la prière est interdite » Car cela est un acte d’adoration.
Les actes d’adorations ne doivent pas être accomplit pour prendre une rémunération.

Le gouverneur peut mettre de côté une somme d'argent pour celui qui fait l'adhan afin qu'une
personne soit obligée de l'appeler à l'heure pour chaque prière sans faute. Cet argent leur est
également alloué car ils ont des besoins pour eux-mêmes et pour leurs enfants. Il est donc
acceptable de leur offrir ce montant. Cela ne devrait pas être qualifié de salaire mais d'allocation
du baitul mal.

C'est-à-dire si quelqu’un se porte volontaire pour le faire régulièrement sans rien demander en
retour, on lui donne la priorité pour l'appel à la prière.

Hajjawi : Le muadhin (celui qui appelle à la prière) devra posséder une voix forte, digne de
confiance et respectueux des horaires.

Fawzan : Ce sont la caractéristique du muadhin :


1) Avoir une voix forte pour les gens puisse l’entendre faire l’adhan. Celui qui n’en est pas
capable alors il ne devra pas le faire.
2) Fiable en ce qui concerne les horaires de prière. Il devra seulement faire l’Adhan quand les
temps de prières sont dus afin de ne pas perturber les gens en ce qui concerne leur jeûne et
autres actes de culte. Il ne devra pas faire l’adhan plus tôt (que son heure). Aussi, il ne
devra pas retarder l'adhan au-delà de son heure, le plus tôt (pour le fajr lors du Ramadan
notamment) afin de ne pas mettre en difficulté ceux qui veulent mettre fin à leur sahur
(repas à l’aube) et qui vont jeûner. Il devrait également être digne de confiance en ce qui
concerne la vie privée des gens. Puisque l'appel est fait à partir d'une plate-forme surélevée,
sinon d'une tour de minaret, il ne devrait pas scruter les maisons des gens.
3) Il devra être ponctuel en se tenant au courant des horaires de prières et faire l’adhan à son
heure sans retard.
Hajjawi : Si deux hommes sont appropriés pour faire l’adhan, celui qui le fait le mieux
aura la priorité. Par la suite, le meilleur des deux dans le din et l'intelligence. Enfin, il est
décidé par ceux qui vivent autour de la mosquée, sinon ils seront tirés au sort.

Fawzan : Si plusieurs hommes sont volontaires pour être le muadhin, celui qui le fera le mieux
aura la priorité, s’ils sont à égalité, celui qui est le plus pieux et sachant dans la religion, puis s’ils
sont toujours à égalité, les gens qui habitent autour de la mosquée car ils seront plus à même de
juger qui aura la voix la plus portante et audible pour eux et puis s’ils sont toujours à égalité, le
choix se fera par tirage aux sorts. Le tirage aux sorts est permis en Islam si un sujet est
indiscernable. Le Prophète (Alayhi salat wa salam) l’a fait comme les Prophètes avant lui. [Hadith
rapporté par Al Bukhary (3/208,238) (4/40) et Muslim (8/113)] Hadith narré par Aisha
(Radiya’Allahu anha) : « Si le Prophète voulait faire un voyage, il tirait au sort pour savoir laquelle
de ses femmes l’accompagnerai. »

Hajjawi : C'est quinze phrases récitées d'une plate-forme surélevée. Il est récité dans un
état de propreté (wudhu) et face à la Qibla. Un doigt est placé dans chaque oreille. Le
muadhin reste enraciné à un endroit sans mouvements, à l'exception du déplacement de
la tête vers la droite et vers la gauche en disant "Hay 'ala".
"As-salatu khayrun min an-nawm" est ajouté pour l'appel à la prière fajr. C'est dit deux
fois.

Fawzan : Il y a quinze phrases à dire : _Le takbir « Allahu akbar » (4 fois)


_ Le premier témoignage « Ashhadu an la ilaha illa Allah » (2 fois)
_Le deuxième témoignage « Ashhadu anna Muhammadan rasulullah » (2 fois)
_ Dire « Haya ala as-salah » (2 fois)
_ Dire « Haya alal falah » (2 fois)
_ Le takbir « Allahu akbar » (2 fois)
_ Le tahlil « La ilaha illa Allah » (1 fois)

Il devra le faire d'une manière fluide avec des phrases délibérément allongées. Le Prophète (Alayhi
salat wa salam) a dit à Bilal « Si tu fais l’appel à la prière, fais le long et fluide. » [Hadith rapporté
par At-Tirmidhi (195), Al Hakim (1/204) et Al Bayhaqi (1/428)]

Il devra le faire d’un toit ou de la tour d’un minaret de la mosquée pour que ce soit plus audible
pour les gens. Bilal avait l’habitude d’aller sur le toit d’une maison proche de celle du Prophète
(SallaAllahu alayhi wa salam) et de faire l’adhan. C’était autrefois le plus grand immeuble proche
de la mosquée. [Hadith rapporté par Abu Dawud (519) et Al Bayhaqi (1/425)]
Dans notre contexte, cet objectif est atteint par l’usage des microphones et haut-parleurs.

Il est recommandé que le muadhin ai fait ses ablutions et qu’il n’est pas touché par une majeur ou
mineur impureté.
Face à la Qibla, l’index est placé dans chaque oreille comme le Prophète (Alayhi salat wa salam) l’a
appris à Bilal en lui disant : « Cela aide à élever la voix. » [Hadith rapporté par Ibn Majah (710) et
Ibn Rajab (Fathul Bari (3/552)]

Il devra rester immobile du début à la fin du adhan. Bouger la tête de la droite vers la gauche est
une Sunna que faisait Bilal. [Hadith rapporté par Al Bukhary (1/163) et Muslim (2/56)]

« Assalatu khayrun min an-nawm » est ajouté pour l’appel à la prière du Fajr. Il est dit deux fois
comme le Prophète (Alayhi salat wa salam) l’a appris à Abu Mahdhurah de rajouter cela à l’adhan
de la prière du Fajr. [Hadith rapporté par Ahmad (3/458) et Abu Dawud (501)] Le but de cela est
que les gens ont tendance à rester dormir durant les premières heures de l’aube. Il est rajouté
comme un réveil pour ceux qui dorment et il n’est pas ajouté pour une autre prière que celle du
Fajr.

Hajjawi : L’iqama s’est onze phrases dites rapidement. Le muadhin dira aussi al iqama au
même endroit, si possible.

Fawzan : Contrairement au adhan, il est dit rapidement. Car l’iqama est dit pour ceux qui sont
déjà présent dans la mosquée donc il n’y a pas d’utilité à l’allongé. Le Prophète (Alayhi salat wa
salam) a dit « Si vous faites l’appel à la prière, faites le long et fluide et si vous faites l’iqama, faites
le rapidement. » [Hadith rapporté par At-Tirmidhi (195), Al Hakim (1/204) et Al Bayhaqi (1/428)]

C’est une Sunna que celui qui fait l’appel à la prière fasse également l’iqama. Le Prophète (Alayhi
salat wa salam) a dit : « Quiconque appel à la prière devra aussi faire l’iqama. » [Hadith rapporté
par Ahmad (4/169), Abu Dawud (514) et d’autres.]

Il devra le faire du même endroit où l'adhan a été appelé, pour que les gens soit également informé
de l'iqama. Cependant, si le muadhin peut manquer le takbiratul ihram (premier takbir dans la
prière) (en raison de la distance entre la tour du minaret et la salle de prière par exemple), alors il
devrait faire l'iqama à l'intérieur de la mosquée.

Hajjawi : L'adhan doit être fait dans l’ordre et successivement entre chaque phrase, appelé
par un homme juste même s'il prononce mal les mots ou s'il est dyslexique.

Fawzan : Les conditions pour valider l’adhan sont :


1) Fait dans l’ordre, si l’ordre n’est pas respecté, l’adhan est interdit.
2) Fait successivement, les phrases devront se suivre l’une après l’autre dans un court temps,
il ne doit pas avoir de long intervalles entre chaque phrase. Cependant il peut prendre un
court temps pour tousser ou éternuer prenez une gorgée d'eau ou parlez un mot ou deux à
quelqu'un qui a besoin d'une réponse ou d'une instruction immédiate. Par exemple, le
muadhin dit à quelqu'un de «fermer la porte» ou de «lui amener quelque chose» dans un
court intervalle tout en faisant l'adhan. Ceci est permis si le discours est de nature
permissible. S'il maudit ou jure en appelant l'adhan, il devient invalide même s'il est court.
De même, un discours verbeux, en appelant l'adhan, le rend invalide, car il viole la
condition de succession.
3) L’adhan est fait par un homme juste, dont la nature juste est apparente. Le fasiq (le
pervers) ne devra pas être autorisé à faire l'adhan. C'est parce que l'adhan est l'annonce et
la nouvelle que la prière est due. Les nouvelles d'un fasiq ne sont pas acceptées. Il est
même permis à celui qui a des problèmes de prononciation de faire l'adhan et à un
dyslexique.

Hajjawi : Il est permis qu’un enfant « mumayiz » de faire l’adhan. Un grand écart entre
l’adhan et l’iqama l'annule tout comme le fait d’accomplir des actes haram, même s'il y a
un petit écart. Il n'est pas permis avant que le temps de prière soit dû, sauf pour la prière
Fajr qui peut être appelée après minuit. C'est Sunna de s'asseoir pendant un moment
après l'adhan du Maghrib.

Fawzan : C’est parce que les prières de l’enfant qui est mumayiz (qui est capable de distinguer le
bien du mal, l’âge de raison) sont acceptés, donc l’adhan aussi.

« Un grand écart entre l’adhan et l’iqama » c’est parce que cela viole la condition de la succession.

« Le fait d’accomplir des actes haram » Par exemple, l'écart entre les deux est utilisé pour maudire
ou se livrer à des discours vulgaires.

L’adhan pour la prière du Fajr peut être fait avant que la prière soit due. Le Prophète (SallaAllahu
alayhi wa salam) a dit : « En verité, Bilal appelle à la prière la nuit. Donc mangez et buvez jusqu’à
ce que le fils de Umm Makhtum fasse l’adhan. » [Hadith rapporté par Al Bukhary (1/160) (3/225) et
Muslim (3/128)] Puisque les gens ont besoin de se réveiller du sommeil et de se préparer à la prière
du fajr, il est permis d'appeler l'adhan avant que le temps soit venu.

L’adhan du Fajr peut être fait n’importe quand après minuit, une fois que la prière de l’Icha soit
passée. Le faire avant minuit est interdit.

« C’est Sunna de s’asseoir… » Ceci est basée sur les besoins des gens.
S'ils se rassemblent tôt pour la prière, alors l'écart peut être moindre que lorsqu'ils arrivent en
retard au masjid pour la prière. Le Prophète (Alayhi salat wa salam) avait l'habitude de
commencer la prière d'Isha s'il remarquait que ses compagnons s'étaient déjà rassemblés pour la
prière et qu'il retardait son commencement s'ils n'étaient pas présents dans la masjid. [Hadith
rapporté Al Bukhary (1/147) et Muslim (2/119)] Le reste des prières doivent être retardés en
fonction des besoins des gens. Bien qu'ils doivent exclure les besoins des paresseux.
Hajjawi : Quiconque rassemble des prières ou rattrape des prières manquées
successivement devra faire l’adhan pour la première et l’iqama seulement suffira pour le
reste.

Fawzan : Si une personne rassemble deux prières avec une excuse valable (ex : voyage), il devra
faire l’adhan pour la première des deux prières et faire l’iqama pour les deux. Cela a été pratiqué
par le Prophète (Alayhi salat wa salam) in Arafa and Muzdalifa. Il demanda à un Compagnon de
faire l’adhan et il a dit l’iqama pour la première prière. Après que la prière soit faite, il (le
Prophète) a commandé au Compagnon de dire l’iqama et la deuxième prière fut effectuée. [Hadith
rapporté Muslim (4/40)]

Pareillement pour celui qui rattrape les prières manquées.

Hajjawi : Il est Sunna pour celui qui écoute de répéter les phrases de l’adhan doucement et
de dire la « hawqalah » quand ‘Haya ala salah’ et ‘Haya alal falah’ sont dites. Une fois que
l’adhan est terminée, celui qui l’a entendu devra dire : « Allahumma rabba hadhi ad-
da’wati at-tamati wa as-salati al qaima. Ati Muhammadan al wasilata wa al fadhilah.
Wab’athu maqaman mahmudan alladhi wa’adtah »

Fawzan : Il est recommandé que celui qui écoute répète ce que dit le muadhin après chaque
phrase. La seule exception est quand il dit ‘Haya ala salah’ et ‘Haya alal falah’ où celui qui entend
dira « La hawla wa la quwata illa billah ». [Hadith rapporté par Al Bukhary (1/159), Ahmad (4/91,
94) et Nisa’i (2/25)}

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