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Projet de Recherche Doctorale

Ce document décrit un projet de recherche doctorale sur l'analyse des interactions didactiques en classe de français langue seconde dans le contexte scolaire multilingue au Mali. Le projet vise à étudier les activités communicatives orales et les interactions en classe afin de mieux comprendre leur fonctionnement et identifier les dispositifs favorables à l'enseignement et l'apprentissage de l'oral.

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Projet de Recherche Doctorale

Ce document décrit un projet de recherche doctorale sur l'analyse des interactions didactiques en classe de français langue seconde dans le contexte scolaire multilingue au Mali. Le projet vise à étudier les activités communicatives orales et les interactions en classe afin de mieux comprendre leur fonctionnement et identifier les dispositifs favorables à l'enseignement et l'apprentissage de l'oral.

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Projet de recherche doctorale

Titre provisoire :
Analyse des interactions didactiques en classe de français
langue seconde en contexte scolaire multilingue : perspective
pour une approche plurielle dans l’enseignement primaire au
Mali.

Adama DACKO

Thème et problématique : expression orale et interactions.

I. Présentation et raison du choix du sujet :


La République du Mali est caractérisée par une diversité linguistique. Elle est classée parmi
les pays d’Afrique Occidentale à forte hétérogénéité linguistique. On y dénombre une
vingtaine de langues maternelles 1 dont treize ont le statut de langue nationale. A côté de
celles-ci, le français jouit du statut de langue officielle (Article 25 de la constitution de 1992
en vigueur). Ce statut lui confère une position privilégiée par rapport aux langues maternelles
des enfants maliens au début de leur scolarisation et tout au long de leur cursus. En effet,
apprendre du français et en français reste un défi majeur pour ces enfants qui, pour la plupart,
ont déjà appris à parler une ou plusieurs autres langues de leur milieu avant leur entrée à
l’école. Le Français devient alors pour eux une Langue Seconde (FLS) et de Scolarisation
(FLScol). Ceci rend spécifique son apprentissage.
Les apprenants abordent leur apprentissage avec des difficultés liées en partie à l’inexistence
de certains sons du français dans leurs langues maternelles2. Cette situation induit une
prononciation défectueuse de certains sons du français, une mauvaise compréhension et/ou
1
Ce chiffre englobe langues et variantes dialectales.
2
La plupart des langues maliennes sont des langues à tons alors que le français fait partie des langues du système
alphabétique.
confusion sur le sens des mots et sur leur graphie dans le passage de l’oral à l’écrit, des
erreurs de rythme et d’intonation (IFADEM3, 2012). Généralement, l’approche didactique
adoptée pour l’enseignement du français dans le contexte malien ne permet pas de pallier ces
difficultés. Le projet IFADEM fait partie de rares initiatives mises en œuvre pour renforcer la
formation de certains maîtres4 par rapport aux difficultés liées aux spécificités des langues en
contact (langues nationales/français). En attendant que des études mettent en évidence les
impacts indirects et les effets multiplicateurs de IFADEM5, faisons remarquer que les
démarches méthodologiques auxquelles les maîtres formés ont été initiés ne correspondent
pas à l’approche idéo-visuelle admise au niveau national et ayant guidé la conception des
matériels didactiques (guide du maître, manuel scolaire, etc.). D’ailleurs, il est souvent noté
une inadaptation du matériel didactique au contexte. Par exemple, l’analyse du manuel de
français en usage au cours d’initiation a révélé en partie que la progression morphologique
adoptée calque celle d’une situation FLM et non FLS (Napporn & Tonato, 2012). En résumé,
les approches en vigueur ne permettent pas à la majorité des apprenants d’atteindre un niveau
de compétence appréciable. Les rapports d’état sur le système éducatif malien de 2008 et
2014 mentionnent qu’environ 30% des élèves qui obtiennent leur Diplôme d’Etudes
Fondamentales (DEF) savent lire et écrivent à peine.
En réalité, l’enseignement/apprentissage du français se fait pour la plupart du temps en
ignorant les compétences déjà acquises par les apprenants dans leur langue maternelle ou dans
les langues nationales. A cet effet, Akoha (1995) infère que l’absence des langues nationales à
l’école explique en partie les difficultés d’apprentissage du français. Si nous convenons que
les langues s’apprennent en contact par le jeu des parallélismes (Daff, 2014), n’est-il pas
opportun d’envisager une approche plurielle pour apprendre le français dans un contexte
multilingue, comme le nôtre ?
Dans le contexte actuel malien les démarches d’enseignement/apprentissage des langues
consistent à proposer des situations de communication stimulantes. C’est pourquoi on assiste
à un certain engouement pour l’interaction orale considéré comme le moteur de
l’apprentissage en classe. Parmi les activités communicatives orales nous pouvons citer entre
autre les exercices interactifs, le jeu de rôle, les simulations etc. L’objectif est d’amener les
apprenants à une interaction qui soit la plus authentique possible.

3
Initiale Francophone pour la Formation à Distance des Maîtres.
4
Les maîtres ayant bénéficié de cette formation sont ceux titulaires du Diplôme des Instituts de Formations de
Maîtres.
5
L’un des thèmes de recherche lancé pour les pays accueillant le projet IFADEM en 2016, avec l’appui de
l’Agence Universitaire Francophone (AUF) et l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), est
intitulé : recensement et typologie des impacts indirects et des effets multiplicateurs d’IFADEM.
Pour notre part, ce sont ces activités communicatives orales, considéré comme dispositif
d’enseignement/apprentissage qui nous intéressent.
2. Objectif

L’intérêt de la présente recherche est d’aboutir à un processus d’apprentissage qui favorise


une meilleure connaissance aussi bien de la langue première de l’enfant que du français. Pour
ce faire, il importe de porter un regard critique sur les pratiques pédagogiques en cours. Etant
donné la place centrale de la communication orale et de la grammaire dans l’acquisition et la
maîtrise d’une langue, nous avons analysé des séquences de communication orale, de lecture
découverte (par défaut) et d’apprentissage de la grammaire.

Voici ce à quoi nous allons nous intéresser principalement dans le cadre de cette recherche.
Nous tenterons prioritairement de comprendre le fonctionnement interactionnelle des
activités communicatives en classe de FLS et de cerner les dispositifs favorables à
l’enseignement/apprentissage de l’orale.
Les raisons qui ont motivé le choix de ce sujet se résument ainsi : 1) en 2010, le ministère de
l’éducation du Mali, suite à une réforme inspirée des modèles socioconstructivistes de
l’apprentissage, a institué l’apprentissage collaboratif au secondaire. Pour les langues, cette
réforme a mis l’accent sur le développement des compétences langagières dont celle de
l’interaction. Avant cette réforme l’enseignement des langues était basé sur les études
littéraires où dominé par l’exégèse des textes. Le contexte malien dans lequel nous voudrions
expérimenter notre dispositif est un contexte où très peu d’étude de ce genre ont été faites à
notre connaissance. 2) C’est à la fois pour préparer mon retour professionnel que pour
dégager des perspectives praxéologiques que nous avons choisi de réfléchir sur ce sujet. 3)
J’ai également choisi ce sujet en espérant pouvoir apporter notre petite pierre de contribution
en ce domaine de cherche en didactique des langues.
3. Question de recherche

1. La démarche pédagogique est-elle déterminante dans le développement des compétences


d’interaction notamment en expression orale ?

2. Comment peut-on réduire le temps de parole de l’enseignant pour donner aux apprenants
plus d’occasion de parler en classe ?

3. Dans le contexte scolaire multilingue quel peut être le rôle de la L1 sur l’apprentissage de
la L2 ?
4. Quelle dynamique interactionnelle se développe dans les activités communicatives en
classe ?
4. Hypothèses

Quatre hypothèses ont guidé cette recherche.

Hypothèse 1 : La pratique pédagogique des maîtres favorise très peu le jeu de transfert entre
les langues nationales des apprenants et le français.

Hypothèse 2 : L’enseignant est parfois bavard en classe, il doit contrôler son discours pour ne
pas priver les apprenants de toute participation dans la classe.

Hypothèse 3 : Le recours aux langues maternelles dans la classe de FLS est une stratégie de
communication qui vise davantage une progression dans la mise en œuvre de la situation
d’apprentissage qu’un travail sur la L2.

Hypothèse 4 : Les activités communicatives telle le débat, le dialogue, la lecture sont propice
au développement de l’expression orale et de la compétence interactionnelle des apprenants;
5. Méthodologie

Pour vérifier ces hypothèses, la pratique pédagogique de quelques enseignants choisis sur la
base du volontariat a été filmée. Ces enregistrements sont retranscrits grâce au synopsis. Par
ailleurs, les enseignants sont amenés, grâce à l’autoconfrontation, à revisiter leurs pratiques, à
expliquer leurs démarches pédagogiques et à faire une autocritique de celles-ci.

La première partie aborde le contexte historique d’apprentissage du français en montrant que


les langues maternelles des apprenants ont été toujours ignorées à l’école. Son premier
chapitre retrace l’histoire de l’avènement de la langue française au Mali et montre comment
elle a réussi à asseoir son hégémonie sur les langues maliennes. Elle présente dans son
deuxième chapitre la politique linguistique au Mali. A ce niveau, l’accent est mis sur les
langues en présence au Mali, le statut officiel des langues en contact ainsi que les textes
officiels en matière de politique linguistique. Son troisième chapitre est consacré aux
initiatives prises en faveur de l’introduction des langues nationales dans le système éducatif
formel. Son dernier chapitre rend compte des contacts des apprentissages en contexte malien.
Il présente les difficultés rencontrées pour l’apprentissage du français et qui sont liées à
l’approche singulière d’apprentissage des langues en vigueur dans le système éducatif. Il
envisage de fait, la possibilité d’adopter une approche plurielle en contexte scolaire malien.
La deuxième partie intitulée cadrage théorique consacre ses deux premiers chapitres à la
clarification des concepts : plurilinguisme, Français Langue Seconde (FLS) et Français
Langue Scolaire (FLScol). Son troisième chapitre fait un point des méthodologies
d’enseignement, celles qui relèvent d’une approche singulière d’apprentissage des langues. Le
quatrième chapitre de cette partie prend en compte les approches plurielles, celles qui visent
un travail simultané sur plusieurs langues.

La troisième partie de ce travail explicite les détails concernant ces choix méthodologiques,
l’analyse des données et le public. Excepté cette partie qui comporte trois chapitres, les trois
autres parties comptent chacune quatre chapitres.

La quatrième partie de ce travail est réservée à la démarche suivie par les enseignants pour la
mise en œuvre des séquences de communication orale, de lecture découverte et
d’apprentissage de la grammaire, à l’analyse des différentes séquences d’apprentissage
observées et puis à la discussion des données d’enquête. Elle présente aussi les limites de la
recherche.

6. Domaines théoriques
Pour ancrer théoriquement nos recherches, nous allons nous appuyer sur les théories
sociocognitives de Vygotski et de Bruner ainsi que les approches interactionnistes. Ces
théories postulent une origine sociale des connaissances. Nous comptons nous appuyer sur un
certain nombre de concepts véhiculés dans ces théories que nous mettrons en relation avec
notre problématique.
7. Dispositif expérimental
Nous comptons mener notre recherche dans six groupes scolaire avec des apprenants 3ème
et 4ème année. Leur niveau correspond à un niveau A2 selon le cadre européen commun de
référence. Pour recueillir les données nous userons d’enregistrements audio que nous
transcrirons selon les méthodes de l’analyse conversationnelle.

8. Grille d’observation
INDICATEURS ITEMS Séquence de Séquence Séquence de
communica- de lecture grammaire

tion orale

Pratique -L’enseignant analyse sa pratique et


pédagogique peut proposer des améliorations
pertinentes

-L’enseignant est capable de justifier


son choix pédagogiques et didactique

-L’enseignant réinvestit des


techniques apprises los des
formations

-L’enseignant évalue les acquis des


apprenants tout au long de la séance.

Savoir-être dans -L’enseignant accueille les


la classe : la apprenants et gère les questions
gestion du temps d’appel et les retards de façon
de parole efficace

-L’enseignant distribue la parole aux


apprenants,

-L’enseignant interroge les


apprenants,

-L’enseignant sait écouter les


productions des apprenants pour
favoriser l’écoute mutuelle et la
qualité du travail collectif.

Recours de la -La fréquence du recours en langue


langue maternelle maternelle des apprenants,

-Dans quel but ?

-A quel moment les apprenants ont


recours à la L1 ?

Dynamique -la pertinence des interactions


interactionnelle
-la réaction aux questions/arguments
des autres

-compréhension mutuelle

NB : La première ligne du tableau est relation avec l’hypothèse que « La pratique
pédagogique des maîtres favorise très peu le jeu de transfert entre les langues nationales des
apprenants et le français. »

La deuxième ligne du tableau est en relation avec l’hypothèse que « L’enseignant est parfois
bavard en classe, il doit contrôler son discours pour ne pas priver les apprenants de
toute participation dans la classe. »

La troisième ligne du tableau est en relation avec l’hypothèse que « Le recours aux langues
maternelles dans la classe de FLS est une stratégie de communication qui vise davantage
une progression dans la mise en œuvre de la situation d’apprentissage qu’un travail sur
la L2. »

La quatrième ligne du tableau est en relation avec l’hypothèse que « Les activités
communicatives telle le débat, le dialogue, la lecture sont propice au développement de
l’expression orale et de la compétence interactionnelle des apprenants. »

9. Calendrier prévisionnel de travail


Notre projet de recherche s’étale sur trois (3) ans. Nous avons élaboré le calendrier suivant
afin de mieux gérer notre temps et mener à bout notre travail dans le délai imparti.
- Sept (07) premiers mois : revue documentaire pour mieux circonscrire le sujet,
élaboration d’un plan provisoire de travail et de la méthodologie de recherche et prise de
contact avec le terrain de recherche.
- Cinq (05) mois : définir des idées innovantes, rédaction des fiches de lecture.
Rectification éventuelle de la problématique.
- Dix (10) mois : déterminer et mettre en contexte le type d’analyse. Mener l’enquête de
terrain. Mener une analyse plus approfondie. Elaborer un premier plan de rédaction de la
thèse.
- Dix (10) mois Rassemblement de données analysées et de la revue littéraire. Rédaction
de la première version du texte. Définition des points et mise au point des axes à améliorer.
Relecture pour retravailler le texte.
- A partir du lancement de la recherche, nous exécuterons nos modules en mettant place
notre recherche action.
10. Références bibliographiques

- Akoha A., B., (1999). Le français au Bénin. Grandeur et vicissitudes. Actes de la table
ronde sur l’enseignement du français au Bénin. In Langage et Pédagogie.

- Amaro L., N., (2010). L’intercompréhension en périphérie d’un espace linguistique :


l’exemple de l’occitan. In L’intercompréhension et les nouveaux défis pour les langues
romanes. Paris, Agence Universitaire de la Francophonie Union Latine.

- Armand F., Dagenai, D., Nicollin L. (2008). La dimension linguistique des enjeux
interculturels  : de l’éveil aux langues à l’éducation plurilingue.

- Beacco J.-C. et al. (2010). Guide pour le développement et la mise en œuvre de


curriculums pour une éducation plurilingue et interculturelle. Strasbourg, Conseil de
l’Europe. www.coe.int/t/dg4/linguistic/ListDocs_Geneva2010.asp#P58_2278>

- Blanchet Ph., (2000). La linguistique de terrain. Méthode et théorie. Une approche


ethno-sociolinguistique. Rennes, Presses universitaires.

- Candelier M., (2008). Approches plurielles, didactiques du plurilinguisme : le même


et l’autre. In les Cahiers de l'Acedle, volume 5, numéro 1, Recherches en didactique
des langues – L'Alsace au cœur du plurilinguisme.

- Castagne E., (2007). L’intercompréhension : un concept qui demande une approche


multidimensionnelle. In Dialogos em Intercompreensao.

- Castelloti V., (2001). La langue maternelle en classe de langue étrangère. Paris, CLE
International, DLE.

- Chnane-Davin F., Cuq J-P., (2009). Formation des enseignants au français langue
étrangère et seconde. Université et IUFM, deux mondes provisoirement cloisonnés.

- Coste D., Moore D., et Zarate G. (2009). Compétence plurilingue et pluriculturelle.


Vers un Cadre Européen Commun de référence pour l’enseignement et
l’apprentissage des langues vivantes : études préparatoires. Strasbourg. Division des
Politiques linguistiques.

- Djihouessi B., C., (2009). Problématique du médium d’enseignement en contexte


scolaire multilingue : Quelles solutions pour une éducation de qualité.
- Fougerouse M-C., (2001). L’enseignement de la grammaire en classe de grammaire
langue étrangère.

- Fougerouse M-C., (2016). Une approche de l’interculturel dans


l’enseignement/apprentissage du français langue étrangère.

- Graci I., Rispail M., Totozani M. (2017). L’arc-en-ciel de nos langues. Jalons pour
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- Ifadem (2012). Repérer les erreurs phonétiques et y remédier. Livret 2 de


l’enseignant, 2e édition.

- Napporn K., J., C. (2002). Compréhension des fonctions de l’adjectif qualificatif : de


la grammaire au langage. Thèse de doctorat en Sciences de l’Education à l’Université
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- Napporn C., Tonato P., (2013). Que deviennent nos langues nationales ? In magasine
trimestriel d’information et de formation du monde académique et professionnel

- Njialé M., J., (2012), La promotion des langues nationales dans les politiques
éducatives au Cameroun : réalités, défis et enjeux

- Perregaux C. (2004). Prendre appui sur la diversité linguistique et culturelle pour


développer aussi la langue commune ».

- Simon D-L., Sandoz M-O, M., (2008). Faire vivre et développer le plurilinguisme à
l’école : les bibliographies langagières au cœur de la construction d’identités
plurielles et du lien social.

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