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Corrige 2015 DCG Ue2 Droit Des Societes

Ce document contient le corrigé d'un examen portant sur le droit des sociétés. Il présente les réponses détaillées à trois dossiers traitant de situations pratiques liées aux sociétés commerciales. Le document explique en détail les règles juridiques applicables concernant les assemblées générales, la transformation d'une SARL en SAS ou encore la nomination d'administrateurs et de directeurs généraux.

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Ce document contient le corrigé d'un examen portant sur le droit des sociétés. Il présente les réponses détaillées à trois dossiers traitant de situations pratiques liées aux sociétés commerciales. Le document explique en détail les règles juridiques applicables concernant les assemblées générales, la transformation d'une SARL en SAS ou encore la nomination d'administrateurs et de directeurs généraux.

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DCG – UE 2 – Droit des Sociétés - Session 2015 - Proposition de CORRIGÉ– © 2015 dcg-lyon.

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Avertissement : ceci est un corrigé indicatif qui n’engage que son auteur
DOSSIER 1 – ETUDE DE SITUATIONS PRATIQUES – 13,5 points
Première partie

1 . Cette assemblée générale a-t-elle été réunie dans les délais impartis par la loi ?
L’AGOA d’approbation des comptes et d’affectation du résultat doit se réunir dans les six mois de la clôture
de l’exercice.
La réunion en AG provoquée par la gérante en date du 14/04/2015 répond donc correctement à ce respect de
délai.

2. Comment et quand Odile Girard a-t-elle dû convoquer les associés de la SARL « IDEAL MAISON »
à cette assemblée générale ?
L’AGOA relève d’une consultation formalisée en assemblée. La convocation est effectuée par le gérant par
LRAR dans un délai au minimum de quinze jours avant la tenue de l’assemblée. Cette convocation indique
l’ordre du jour, le délai doit permettre la communication et la connaissance des documents (comptes annuels,
rapport de gestion, rapport du CAC) pour les associés. Le non respect de ces règles peut constituer une cause
d’annulation de l’assemblée sauf en cas de présence de tous les associés.
En l’espèce, il s’agit d’une petite SARL avec quatre associés, ce qui n’empêche pas le respect de ces règles, la
convocation a dû s’effectuer le 31 mars 2015 avec l’ordre du jour, et mise à disposition des documents
nécessaires
Remarque : la loi de simplification qui permet d’intervenir par ordonnance devrait impliquer des modifications
au cours de ce premier semestre 2015 sur ces questions, mais ne concernent pas la période proposée.

3. La proposition d’affectation du résultat, présentée par Odile Girard, a-t-elle pu être adoptée malgré
les seuls votes défavorables de Kamel Boutedja et Yves Debord ?
Les décisions en première consultation d’AGO sont prises à la majorité absolue, c'est-à-dire plus de la moitié
des parts sociales, en cas de non obtention, il sera procédé à une deuxième convocation délibérative avec
majorité relative, c'est-à-dire des voix exprimées.
En l’espèce, les votes défavorables représentent 30% des voix et ne peuvent empêcher la proposition
d’affectation votée par Odile Girard et Michel Girard qui représentent 70% des parts sociales.

Deuxième partie

1. Que pensez-vous de l’affirmation d’Odile selon laquelle la SAS est une structure souple ?
La SAS est une société voulue pour une simplicité de fonctionnement et donc une structure souple dans
laquelle les statuts sont essentiels avec adaptation aux besoins de l’entreprise et l’allègement du formalisme
juridique. Notamment l’insertion de clauses particulières offre à la SAS une organisation plus efficace.
En l’espèce, Odile Gérard ne précise pas les aspects de la souplesse qui l’intéressent le plus, cependant elle
l’envisage d’une manière générale, ce qui nécessitera des précisions statutaires.

2. Quelles sont les conditions de validité d’une clause d’inaliénabilité ? Quelle est la conséquence de la
violation de cette clause ?
La clause d’inaliénabilité est une particularité de la SAS pour stabiliser la détention des titres, et concerne la
durée de conservation des titres qui peut être imposée pour une durée maximum de 10 ans. La durée
d’inaliénabilité est prévue dans les statuts et est renouvelable à la fin de la période. Elle est décidée à
l’unanimité des associés.
La violation de cette clause se traduit par la cession des titres, et sera frappée de nullité.
C’est par cette sanction radicale que se règle la conséquence de la violation de cette clause

3. Une fois la SARL transformée en SAS aura-t-elle l’obligation de se doter d’un CAC ?
Le CAC n’est plus systématiquement obligatoire dans la SAS. Les conditions d’obligation d’un CAC sont
différentes entre la SARL et la SAS. Cette obligation vaut dès que deux seuils parmi trois seuils sont
dépassés : CA : 2 000 000€, total du bilan : 1 000 000€, nombre moyen de salariés permanents: 20.
En l’espèce, le CA HT de 2014 dépasse le seuil, par contre le nombre de salariés s’élève à quatre et est donc
en-deçà du seuil. Reste le total du bilan, et le texte est muet sur ce sujet. Donc l’obligation dépendra de ce
troisième seuil. Par contre, l’obligation de se doter d’un CAC comme dans une autre société par actions
comme la SA n’existe pas.
UE 2 – Droit des sociétés 1/3 © 2015 dcg-lyon.fr – V1 09/06/2015
4. Si un CAC est nommé, la fille d’Odile Girard, Agathe, pourrait-elle assurer cette fonction ?
Pour garantir l’indépendance du CAC, il existe une série d’incompatibilités parmi lesquelles figure le lien de
parenté. Il est donc interdit à un enfant d’exercer le commissariat aux comptes dans la société de ses parents.
De plus, il y a risque également de conflit d’intérêts
Dans le cas présent, il est impossible qu’Agathe fille d’Odile Girard devienne CAC de la SAS.

Troisième partie

1. Le conseil d’administration a dissocié les fonctions de PCA et de DG. A quelles conditions Romain
Benoît peut-il être nommé DG ?
Le DG est obligatoirement une personne physique, et n’est pas nécessairement administrateur. Le texte laisse
supposer que le CA a voté la distinction de mandats puisqu’il précise que Marc Benoît a été nommé PCA.
Le DG doit répondre à des règles de capacité, de compatibilité, et d’âge inférieur à 65 ans sauf statuts.
Le DG exerce un seul mandat dans une SA dont le siège social est en France, nous n’évoquons pas l’aspect
dérogations possibles. DG et administrateur ne comptent que pour un mandat.
En l’espèce, en l’absence de certaines précisions, nous pouvons conclure que Romain Benoît peut être nommé
DG de la SA « AMENAGE ».

2. A la suite de cette nomination, Romain Benoît pourra-t-il conserver son mandat de cogérant dans la
SARL de peinture ?
Un DG ne peut exercer simultanément plus d’un mandat de DG, membre du Directoire, ou DGU sauf
dérogations.
De même, un plafond global de cinq mandats de DG, membre du directoire, DGU, administrateur, membre du
conseil de surveillance est appliqué.
Cependant le cumul des mandats ne concerne les mandats dans la SARL.
En l’espèce, Romain Benoît peut conserver son mandat de cogérant dans la SARL de peinture.
Remarque : les opérations passées par Romain Benoît entre les deux sociétés deviendront des conventions
réglementées selon les conditions.

3. Quelle est la durée du mandat d’administrateur ? Odile Girard peut-elle démissionner de son poste ?
Le mandat d’administrateur est en général prévu par les statuts, avec possibilité de renouvellement. La durée
maximale d’un mandat est fixée à 6 ans.
Plusieurs causes de cessation de fonctions sont envisagées dans la SA. La démission est une cause reconnue.
La démission peut être volontaire ou provoquée en fonction de situations particulières.
La démission volontaire ne saurait nuire à la société et peut entraîner le versement de dommages-intérêts pour
préjudice subi. La démission de l’administrateur n’est effective qu’après notification à la société et les
formalités de publicité légale.
En l’espèce, Odile Girard peut légitimement démissionner de son mandat sans justification, mais en respectant
la procédure.

4. Quelle conséquence entraînerait la démission d’Odile Girard au niveau de la composition du CA de la


SA « AMENAGE » ? Comment y remédier ? A cette occasion, vous exposerez l’ensemble de la
réglementation applicable à cette situation.
Le CA d’une SA est composé de trois à dix huit membres (vingt quatre en cas de fusion) personnes physiques
ou personnes morales. Cependant dans chaque SA, le nombre d’administrateurs est fixé par les statuts. En cas
de vacance par démission par exemple, le CA peut coopter à titre provisoire entre deux AG un ou plusieurs
administrateurs.
La cooptation est facultative si à la suite d’une démission ou d’un décès le nombre d’administrateurs reste
supérieur au nombre statutaire d’administrateurs.

La cooptation est obligatoire si le nombre d’administrateurs est inférieur au nombre statutaire


d’administrateurs sans être inférieur au nombre légal de trois, cette cooptation a lieu dans les trois mois.
La cooptation est interdite si le nombre d’administrateurs devient inférieur au nombre légal de trois, et
nécessite un vote en AGO
En l’espèce, la démission d’Odile Girard va impliquer le passage à trois administrateurs, ce qui est inférieur au
nombre statutaire de quatre. Dans ces conditions, une cooptation obligatoire doit être réalisée dans les trois
mois de l’effectivité de sa démission.

UE 2 – Droit des sociétés 2/3 © 2015 dcg-lyon.fr – V1 09/06/2015


DOSSIER 2 – COMMENTAIRE DE DOCUMENTS – 6,5 points
Première partie

1. Rappelez les éléments constitutifs de l’escroquerie.


Elément légal : l’escroquerie est le fait par l’usage d’un faux nom, d’une fausse qualité, l’abus d’une qualité
vraie, ou l’emploi de manouvres frauduleuses de tromper une personne physique ou morale, et la déterminer à
remettre des fonds ou des valeurs, fournir un service, ou accomplir un acte.
Le Code Pénal prévoit et détermine cette infraction
Elément matériel : L’individu a usé d’une fausse qualité à savoir directeur financier d’un fournisseur, qui a été
à l’origine dans la remise des fonds sur un compte selon la procédure utilisée
Elément moral : il y a intention frauduleuse et conscience du préjudice causé
En l’espèce, l’infraction d’escroquerie est bien consommée.

2. Quelle est la juridiction compétente en matière d’escroquerie ?


Il s’agit d’une infraction pénale, la compétence revient à une juridiction pénale, en l’occurrence le Tribunal
correctionnel qui est la formation pénale du TGI concernant les délits.

Deuxième partie

1. Quel est le problème juridique soulevé par cet arrêt ?


L’arrêt proposé cherche à mettre en évidence le nécessaire respect des règles juridiques relatives aux
conditions de reprise des actes perpétrés par des personnes au nom d’une société en formation
En effet, L’arrêt révèle que les conditions ne peuvent être implicites, ou que la souscription d’un contrat laisse
supposer une reprise d’actes dans le cadre d’une société en formation. Un formalisme et des actes écrits
rapportent la preuve de la reprise
Le problème peut être exposé sous forme de question ex : Quelles conditions doivent être respectées pour
garantir la légalité de reprise des actes d’une société en formation ? (une autre formulation reste envisageable
de toute évidence)

2. Présentez et expliquez la solution de la Cour d’appel.


La Cour d’appel a jugé que la société X a bien repris le contrat de fourniture de matériel par la société
Komatsu suite au bon de commande signé par M. X… pour le compte de la société X en date du 11/05/2006.
Pour la Cour d’appel, le fait de contester le paiement d’une partie matériel d’exploitation au nom de l’absence
de la régularité de reprise de cet engagement est infondé.
En effet, la société X a procédé à un remboursement partiel, et a souscrit un contrat de crédit bail pour le
financement de ce matériel le 27/06/2006 c'est-à-dire postérieurement à son immatriculation, ce contrat ayant
un lien direct avec le contrat passé antérieurement puisque sa signature est liée à la reprise des actes.
La solution de la Coure d’appel repose donc sur un fait semble-t-il, le remboursement partiel à
l’immatriculation d’une partie du matériel, mais aussi l’apparence, à savoir que le crédit bail est subordonné à
une reprise de l’acte.
Cependant la Cour d’appel ne vérifie pas le respect des règles pour garantir la légalité de la reprise

3. Présentez et justifiez la solution de la Cour de cassation.


La Cour de cassation constate que la Cour d’appel n’a pas vérifié la régularité des formalités de reprise des
actes et s’est basée sur l’apparence de reprise.
De ce fait, la Cour de cassation juge que la Cour d’appel ne peut, au seul constat d’actes subordonnés à une
reprise des actes dans le cadre de la formation, conclure une reprise du contrat avec la société Komatsu en
toute légalité.
La Cour de cassation casse et annule faute de base légale.

4. Quelle est la conséquence de l’accomplissement régulier de l’une des formalités de reprise ?


Dans le cas d’une reprise régulière des actes effectués au nom d’une société en formation, la conséquence est
le transfert de ou des acte(s) au nom de la société dès son immatriculation ou les actes étant réputés avoir été
souscrits par la société. Il y a donc également transfert de responsabilité.

UE 2 – Droit des sociétés 3/3 © 2015 dcg-lyon.fr – V1 09/06/2015

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