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Physique1an-Lois Refraction Bouzid

Ce document décrit les lois de la réfraction de la lumière, notamment les lois de Descartes, et présente des expériences pour les vérifier.

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CHAPITRE III



LA REFRACTION


20
A. LES LOIS DE LA REFRACTION

A.1 Mise en évidence de la réfraction :


On considère deux milieux (1) et (2) : l'air et l'eau contenue dans un
cristallisoir. S est la surface de séparation des deux milieux (fig.III.1).

(M )

Ecran
(L) translucide
(T)

Air
S
Eau

Fig.III.1

Un faisceau lumineux plat est formé à l'aide d'une fente placée horizontalement
(T). Le faisceau lumineux peut être rendu visible en introduisant de la
fluorescéine dans l'eau et des fumées blanches de chlorure d'ammonium au
dessus de l'eau. On peut également placé un écran translucide normalement à S
dans le sens de propagation du faisceau lumineux.
On observe un brusque changement de direction de ce faisceau à la surface de
séparation : c'est le phénomène de la réfraction de la lumière.

Pourquoi les objets paraissent-ils plus proches sous l'eau ?

L'oeil voit le poisson plus haut Si l'on essaie de saisir un objet dans un
qu'il n'est en réalité bassin ou une piscine, on s'aperçoit qu'il
est plus loin qu'on ne croyait, parce que
les rayons lumineux sont déviés lorsqu'ils
passent de l'eau dans l'air : c'est la
réfraction.

Rayon dévié Les rayons lumineux qui partent


de l'objet en question se déplace vers la
surface. Lorsqu'ils passent dans l'air, le
changement de milieu provoquent leur
déviation.
Comme nos yeux ont l'habitude de recevoir des rayons lumineux en ligne
droite, nous prolongeons inconsciemment le trajet sous l'eau; ainsi l'objet
observé paraîtra plus près, sous la surface, qu'il n'est en réalité.

21
A.2 Les lois de la réfraction ou lois de Descartes :
Ces lois ne s'appliquent en toute rigueur qu'à de la lumière monochromatique
(une seule couleur). Nous donnons quelques définitions analogues à celles qui
ont été données à propos de la réflexion.
Soit  la surface séparant deux milieux N
(P)

(A) et (B) transparents, homogènes et S


(T)
isotropes. Le rayon incident SI, qui se iA

propage dans le milieu (A) et rencontre la


surface  au point d'incidence I, est (A) I

déterminé par le plan d'incidence (P), iB
défini par SI et la normale IN, et par (B)
l'angle d'incidence iA que SI fait avec IN. N' R
Dans le milieu (B), le rayon réfracté IR
fait avec la normale l'angle de réfraction iB (fig.III.2.).
Nous pouvons énoncer les lois de Descartes.
Fig.III.2

Première loi


 Le rayon réfracté est dans le plan d'incidence 



Deuxième loi



 Il y a un rapport constant entre les sinus des angles d'incidence 

sin i A
 et de réfraction :  cste  
sin i B

22
A.3 Principe de Fermat:
Ce principe permet de retrouver les précédentes lois. Il s'énonce comme suit: le
trajet suivi par la lumière pour aller d'un point quelconque A1 à un autre point
quelconque A2 est celui dont la durée est minium (ou maximum).
On retrouve tout de suite comme conséquence le premier principe de la
propagation rectiligne de la lumière. En effet si A1 et A2 sont dans un milieu
homogène et isotrope, le trajet de plus courte durée est la ligne droite.

Retrouvons maintenant les lois de Descartes relatives à la réfraction:


Soit  la surface séparant le milieu (1) dans lequel la lumière se propage à la
vitesse V1 du milieu (2) dans lequel la lumière se propage à la vitesse V2
(fig.III.3). Soit le rayon A1IA2 qui se réfracte en I sur , selon le principe de
Fermat le temps que met la lumière pour aller de A1 en A2 est :
IA1 IA2
A1
t 
V1 V2
x
1 V1
Prenons sur  un point J tel que le
 segment IJ soit pris comme infiniment
i1 L

petit de premier ordre c'est à dire
I
 J
IJ  A1I et A2 I . supposant que la
K
i2 lumière au lieu de suivre le trajet A1IA2
(ce qu'elle fait en réalité !) elle suive le
2 V2
x'
trajet A1JA2; alors elle mettra le temps
t+t pour effectuer ce parcours et :
A2 JA1 JA2
t  t  
V1 V2
Fig.III.3

de sorte que (avec les notations définies sur la figure):

JA1  IA1 JA2  IA2 JL IK  sin  sin  


t      IJ   
V1 V2 V1 V2  V1 V2 

dire que la durée t du trajet A1IA2 est minimum (ou maximum) revient à dire
que la dérivée de t par rapport à la position du point I est nulle, soit que
 t   t sin  sin
(d'après la définition de la dérivée) lim    0 mais  
 IJ 
IJ  0 IJ V1 V2
sin  sin 
d'où l'on tire : 
V1 V2
au second ordre près d'approximation, le segment IJ est perpendiculaire à x'x
d'où:   i1 et   i2 par conséquent :
sini1 sini2

V1 V2

23
V1
soit: sin i1  sin i2  n sin i2 et l'on voit apparaître le fait que l'indice de (2) par
V2
rapport à (1) est égal au rapport des vitesses de la lumière dans (1) et (2).

Remarque: Soit c la vitesse de la lumière dans le vide, c/V1 est l'indice du


milieu (1) par rapport au vide. Nous l'appellerons indice absolu de (1) et le
noterons N1. La même chose peut être faite pour (2) et on a :

N1.sini1  N2 .sini2

Cette forme symétrique de la loi de Descartes illustre le principe du retour


inverse de la lumière.

A.4 Vérifications expérimentales :


Pour vérifier les lois de Descartes, on utilise un bloc de Plexiglas ayant la
forme d'un demi-cylindre A, est solidaire d'un disque B sur lequel est tracé un
cercle gradué; l'axe du cylindre coïncide avec le centre I du cercle. Les quatre
quarts de cercle sont gradués de 0° à 90° à partir de la normale à la face plane
du cylindre (fig.III.4).

Un dispositif d'éclairage E fait tomber en I un


0 E
faisceau lumineux très étroit ; le pinceau réfracté arrive B 30 30
normalement sur la face cylindrique et la traverse sans être 60 60
dévié; on voit sur le disque les traces lumineuses des I
i
90 90
pinceaux incident et réfracté; il est donc facile de mesurer r A
les angles d'incidence i dans l'air et de réfraction r dans le 60 60
Plexiglas. 30 30
0
On vérifie que le rapport sin i / sin r est constant;
l'indice de l'air étant égal à 1, la valeur de ce rapport est
l'indice du bloc de Plexiglas. Fig.III.4

24
B. REFRACTION LIMITE. REFLEXION TOTALE

B.1 Réfraction limite :


Les lois énoncés auparavant déterminent seulement la direction du
rayon réfracté connaissant celle du rayon incident. Nous allons maintenant
reprendre l'étude de la réfraction pour en préciser certaines modalités et en
tenant compte de l'existence de la lumière réfléchie.
Les deux milieux que nous considérons sont l'air, d'indice 1 et un milieu
plus réfringent (verre, eau, etc. ), d'indice n. Nous distinguerons
N
deux cas, suivant que la lumière incidente se propage dans l'air S S'
ou dans le milieu réfringent.
i
(1)
a- Premier cas: lumière incidente dans l'air I
(n)
On reprend le dispositif précédent constitué par le demi-
cylindre en Plexiglas solidaire d'un cercle gradué; on fait
r
tomber le faisceau lumineux SI sur la face plane, sous une
incidence assez faible, environ 25°. la plus grande partie de la D
N'
lumière se réfracte et pénètre dans le Plexiglas, mais il y a aussi R
un pinceau réfléchi IS', très faiblement lumineux, sa direction Fig.III.5
est déterminée par les lois de la réflexion.
On constate que le rayon réfracté IR est moins écarté de la normale N'IN
que le rayon incident SI. Cela est conforme à la relation de Descartes qui s'écrit
:
sin i  n sin r

comme n  1, on a sinr  sini , ou r  i .


Lors de la réfraction, le rayon lumineux est dévié; la déviation D est
l'angle que
fait le rayon réfracté avec le prolongement du rayon incident (fig.III.5) :

D i r
Nous allons envisager quelques cas : le rayon qui tombe normalement sur la
surface n'est pas dévié : i = 0 entraîne r =0, donc D = 0.

i i
i
(1) (1) (1) (1)
(n) (n) (n) (n)

r D r D l

i = 0, r = 0, D = 0 D augmente avec i i = 90°, r = l

Fig.III.6

25
Si on augmente progressivement i, on constate que l'angle de réfraction croît
avec l'angle d'incidence, mais moins vite que lui; il en résulte que la déviation
augmente avec l'incidence.
Lorsque l'incidence est grande, l'intensité du faisceau réfléchi, qui était restée
faible, se met à croître de façon notable, donc celle du faisceau réfracté
diminue. Enfin lorsque l'incidence tend vers 90°, l'angle de réfraction tend vers
une valeur limite l (fig.III.6).

La formule de Descartes permet de calculer l'angle limite l :

sin 90   1  n sin l

1
sinl 
n

Cette formule permet de connaître les valeurs de l'angle limite pour quelques
substances :
eau n  1, 33 l  49
verre n  1, 52 l  42

b- Deuxième cas : lumière incidente dans le milieu N D


réfringent R
On utilise le même dispositif que précédemment de r
telle façon que le pinceau lumineux incident tombe (1) I
normalement sur la face cylindrique; il pénètre dans
(n)
le Plexiglas sans être dévié et arrive en I sur la face
plane (fig.III.7). On prend un angle d'incidence assez
i
faible, environ 25°; la plus grande partie de la
lumière se réfracte et sort dans l'air; mais il y a aussi S N' S'
un pinceau réfléchi, faiblement lumineux.
La direction du faisceau réfléchi IS' est donnée par
Fig.III.7
les lois de la réflexion, qu'on vérifie aisément.
On constate que le rayon réfracté IR est plus écarté
de la normale que le rayon incident SI. Cela est conforme à la relation de
Descartes qui s'écrit :

n sin i  sin r

comme n  1, on a bien : sinr  sini , ou r  i.

Lors de la réfraction, le rayon subit une déviation : D  r i


c'est l'angle du rayon réfracté IR avec le prolongement du rayon incident SI
(fig.III.7).
On envisage dans ce cas aussi quelques exemples: si i = 0, on a r = 0, donc D =
0: un rayon qui tombe normalement sur la face plane sort dans l'air sans être
dévié.

26
Lorsqu'on fait croître l'incidence i, l'angle r croît, et même plus vite que i; il en
résulte que la déviation augmente avec l'incidence. En même temps, l'intensité
du rayon réfléchi augmente et celle du rayon réfracté diminue.

D
r D
r

(1) (1) (1) (1) 90°


(n) (n) (n) (n)
l
i
i

i = 0, r = 0, D = 0 D augmente avec i i = l, r = 90°

Fig.III.8

Lorsque l'angle d'incidence est égal à l'angle limite, le rayon réfracté sort dans
l'air tangentiellement à la surface, r = 90° (fig.III.8).

Si l'angle d'incidence est supérieur à l'angle limite l, il n'y a plus de pinceau


réfracté; toute la lumière passe dans le faisceau réfléchi : C'est le phénomène
de la réflexion totale.
Ainsi si i  l , on a :
1
sini  ou n sini  1
n
Il ne peut pas y avoir d'angle r tel que sin r  n sin i . En conclusion, il convient
de distinguer deux cas :

Si i  l , la lumière est partiellement réfractée et partiellement réfléchie;


Si i  l , elle est totalement réfléchie.

B.2 Réflexion totale :


Un rayon lumineux, se propageant dans un milieu réfringent d'indice n et
arrivant sur la surface séparant ce milieu de l'air, se réfléchit totalement si son
incidence est supérieur à l'angle limite l défini par :
1
sinl 
n

D'une façon générale, on observe ce phénomène quand la lumière tombe sous


une incidence suffisamment grande sur la surface séparant un milieu réfringent
d'un autre milieu moins réfringent.
Nous allons maintenant signaler quelques applications.

1°/ Mesure d'un indice:


Pour mesurer l'indice d'un liquide, on utilise le schéma décrit sur la figure III.9.
A la partie supérieure d'un bloc ABCD d'indice n' connu, on dépose une goutte
de liquide d'indice n à mesurer.

27
B n C

Un rayon incident tombe sur la surface de


séparation verre-liquide. On mesure l'angle de 

réflexion totale  .
D'après la relation n  n'sin  et, en connaissant n' i
et  , on en déduit n.
n'
Cette méthode n'est applicable que pour des
liquides d'indice n  n ' et est utilisée dans les
A D
réfractomètres de Pullfrich et d'Abbe.
Fig.III.9
2°/ Conduction de la lumière :
En réalisant le montage de la figure III.10,

(L)
(T) Ecran
Arc
électrique
+
- Guide de
Condenseur lumière

Fig.III.10

On constate que tous les rayons circulant dans le tube tombent sur sa paroi
avec des angles supérieurs à l'angle de réfraction limite  . Il y a donc toujours
réflexion totale à l'intérieur.

Application : Endoscopie
Cette conduction de la lumière par de très fines fibres de verre explique le
fonctionnement d'appareils "d'optique à fibres" destinés à l'examen de cavités
de l'organisme (endoscopes).
Le schéma suivant (fig.III.11) montre un endoscope médical à fibre de
verre, appareil utilisant la "conduction" de la lumière par un cylindre de petite
section. La lampe alimentée par la broche, éclaire l'intérieur de l'organe. Un
prisme à réflexion total (voir 4°/) et une lentille objectif forment l'image de la
partie observée sur l'extrémité A du faisceau de fibres. Le faisceau, formé
d'environ 150 000 fibres, a un

diamètre de 6,2 mm. Chaque fibre transmet la lumière qu'elle reçoit; à


l'extrémité B du faisceau on obtient donc une image identique à celle formée
sur A.

28
Lampe Prisme A Faisceau de B
fibres souples Oculaire
réglable
Objectif
réglable

Objet

Fig.III.11

A quoi servent les fibres optiques ?


Les fibres optiques permettent aux médecins de regarder ce qui se passe à
l'intérieur du corps humain sans intervention chirurgical. Elles sont aussi
utilisées dans certains centres téléphoniques pour acheminer mille fois plus de
communications qu'un câble classique. Elles servent aussi à transporter des
images grâce au rayon laser et, associées au téléphone, elles donnent
l'apparition du visiophone : nous pourrons voir notre correspondant sur écran .

3°/ Fontaines lumineuses :


Une application semblable au phénomène
précédent peut être montrée à l'aide de la figure Eau
+
ci-contre (fig.III.12). Le trajet du faisceau Fluorescéine

lumineux est rendu visible en utilisant de l'eau


additionnée de fluorescéine.

4°/ Prismes à réflexion totale.


L'intersection d'un prisme à réflexion totale par
un plan perpendiculaire à son arête est un triangle Fig.III.12
rectangle isocèle.
Un tel prisme peut être utilisé de deux manières différentes :

 Le rayon incident SI tombe normalement sur une face correspondant à


un côté de l'angle droit; le rayon émergent I'T est perpendiculaire à SI.

 Le rayon incident tombe sur la face hypoténuse. Le rayon émergent


est parallèle au rayon incident (fig.III.13).

S I H
H
S I

I' T
H'
I'
T

Fig.III.13

29
5°/ Phénomène des mirages :
On dépose du sucre au fond d'un bac parallélépipèdique. On verse ensuite de
l'eau, très lentement pour obtenir une
solution de concentration variable (eau et
sucre). Le mélange obtenu a des indices
croissants de la surface vers le fond du
Oeil
récipient. En éclairant comme l'indique la
figure ci-contre (fig.III.14), on obtient la
réflexion totale. Cette expérience est Fig.III.14
semblable au phénomène de mirages.
Dans le désert à la fin d'une journée, l'air au voisinage du sol est à une
température T1 supérieure à la température T0 des couches supérieures. La
masse volumique  étant une fonction inverse de la température

T1  T0  1  0

La loi de Gladstone, appliquée à une substance


A
d'indice n et de masse volumique  , donne
n 1
O
 cste , donc n1  n0. L'indice de l'air près du

sol est inférieur à celui des couches supérieures.
A' Un rayon issu de A va se réfracter en s'écartant de
la normale (fig.III.15). A un certain moment, il y
Fig.III.15 aura réflexion totale. Un observateur placé en O
semblera voir les rayons issus de A'.

6°/ Les "feux" du diamant :


Pour le diamant, d'indice très grand, n = 2,4, l'angle limite de réfraction est
assez petit, l = 25°. Un observateur regardant un diamant reçoit en général un
pinceau qui, provenant d'une source lumineuse, est entré par réfraction dans le
diamant et y a subi une ou plusieurs réflexions totales : ainsi s'expliquent les
"feux" de cette pierre précieuse.

C. STIGMATISME ET APLANETISME

1. Système optique:
Un système optique est un ensemble de milieux transparents et
homogènes disposés les uns à la suite des autres et séparés par des surfaces en
général planes, sphériques, paraboliques...si toutes ces surfaces sont de
révolution autour du même axe, le système est centré.

2. Image d'un point lumineux:

30
Soit un système optique dont les faces d'entrée et de sortie sont S1 et S2.
Soit un point lumineux A qui envoie sur S1 un faisceau divergent. Considérons
le point A comme point objet réel et envisageons les différents cas possibles
pour le faisceau émergent (se
propageant après S2 ).
1. c'est un faisceau convergent en
un point A', A' est une image A
A'
réelle de A donnée par le système
(fig.III.16).
2. c'est un faisceau divergent mais S1 S2

dont le prolongement de tous les Fig.III.16


rayons passe par un même point A". A" est une image virtuelle de A
(fig.III.17).

3. c'est un faisceau dont les rayons ne


passent pas par un même point (ni leur
A A'' prolongement), ce qui est le cas le plus
général.
Dans les cas 1) et 2) on dit que le
S1 S2
système est stigmatique, dans le cas 3) il
Fig.III.17
est astigmatique.

Remarque : Un système stigmatique est un système qui donne d'un point


objet une image ponctuelle, le stigmatisme étant défini pour le couple de
points image, objet c'est à dire: un système peut donner d'un point A une image
ponctuelle A1 et ne pas donner d'image ponctuelle pour un autre point objet B.
Souvent l'image d'un point n'est pas un point mais une portion d'espace
autour d'un point. On dit alors qu'il y a stigmatisme approché.
Dans le cas où un faisceau
incident convergeant normalement en
un point A en A absence du
système S1S2 est intercepté par la
face d'entrée de ce système le point
S
1 S 2
A est appelé objet virtuel
(fig.III.18).
Fig.III.18

3. Aplanétisme:
Soit S un système optique centré rigoureusement stigmatique pour un
couple de points A, A' de son axe (c'est à dire tout rayon issu de A ressort
quelle que soit son inclinaison sur l'axe en passant par A'), S qui est déjà
stigmatique pour le couple de points A, A' sera aplanétique pour ce couple de
points s'il est encore stigmatique pour tout couple de points B, B' infiniment

31
voisins de A et A' et situés dans les plans P et P' perpendiculaires à l'axe du
système en A et A'.
Il en résulte évidemment qu'un système aplanétique donne d'un petit
objet plan perpendiculaire à son axe une image plane perpendiculaire à l'axe
(par définition même de l'aplanétisme). Cherchons la condition d'aplanétisme

L L'

I'
B I
dy A'
u axe
A u'
dy'

S1 S2 B'
P P'
Fig.III.19

Toutes les notations sont définies par la figure III.19, AB  dy est par
définition infiniment petit . Il en résulte que : IL , I ' L', dy' infiniment petits.
Choisissons BL parallèleà AI , le système étant stigmatique pour le couple
 
 
(A,A'), AA' est indépendant de u  AS1 , AI . De même le système étant
stigmatique pour le couple BB', BB' étant indépendant de u, la différence
(AA')-(BB') est donc aussi indépendant de u.
Mais:
( AA ')  ( AI )  ( II ')  ( I ' A')
( BB ')  ( BL )  ( LL ')  ( L ' B ') rigoureux

( BB ' )  ( BL )  ( II ' )  ( I ' B ' )  kdy2 ( principede Fermat)


donc: ( AA ' )  ( BB ' )  ( AI  BI )  ( A ' I '  I ' B ' )  kdy2
k étant une constante dimensionnelle simplement. Soit en appelant  N et N' les
indices absolus des milieux extrêmes et en posant u '  ( S2 A ' , I ' A ' ) et en
remarquons que AI  BI  dy.sinu et de même I ' B'  I ' A'  dy'.sinu'

( AA ' )  ( BB ' )  N AI   BI  N ' A ' I '  I ' B '  kdy2


 N . dy.sin u  N '. dy '.sin u '  cste indép de u à kdy2 près

or si u  0; u '  0 aussi (système centré ) donc finalement reste :

N . dy.sinu  N '. dy'.sinu'

qui est la condition d'aplanétisme encore dite condition d'Abbe ou des sinus.

32
I. DIOPTRE PLAN


a. Définition:
Un dioptre est constitué d'une surface de séparation entre deux milieux
homogènes, isotropes et transparents d'indices différents. Si la surface de
séparation est plane, le dioptre est plan.

b. Formule générale:
Soit P1 un point objet dans le milieu d'indice N1. Considérons deux rayons
issus de P1: le rayon P1H tombant sur le DP sous l'incidence normale et qui
n'est donc pas dévié et le rayon P1I tombant
sous l'incidence i1 et qui donne naissance au
N 2
réfracté IR (angle de réfraction i2). Le i R 2
prolongement de ces deux rayons réfractés I
donne comme intersection le point P2, nous H
i
avons : 1

P2

sin i1 N2
  cste N1
sin i2 N1 P1
HI Fig.III.20
tgi1 
HP1
et puisque
HI
tgi2 
HP2
nous avons aussi :
tgi1 HP2

tgi2 HP1

et comme HP1  cste; HP2 ne peut pas être constant, donc tous les rayons
réfractés tels que IR ne semblent pas tous provenir du point P2 et le dioptre
plan n'est pas stigmatique. Dans le cas où i1 est petit, i2 l'est également, on peut
confondre les sinus et les tangentes et alors on a sensiblement :

HP2 p2 tgi1 sin i1 N2 N2


     cste d'où : p2  p1  cste
HP1 p1 tgi2 sin i2 N1 N1

Le dioptre plan est approximativement stigmatique pour des faisceaux étroits


voisins de l'incidence normale. La forme précédente s'écrit sous une forme plus
p1 p2
symétrique:  0
N1 N2
 N 
le relèvement apparent est : P1 P2  p1  p 2  p1 1  2 
 N1 
Remarque: Le dioptre plan est rigoureusement stigmatique lorsque p1  0 ;
alors p2  0 ou lorsque p1 est infini, alors p2 est infini.

33
II. LAME A FACES PARALLELES


a. Définition: i1
La lame à faces parallèles est un N1

milieu transparent homogène limité par


i2
2 surfaces planes parallèles. (autrement i2 N2
dit, un ensemble de deux dioptres
successifs parallèles) (fig.III.21). i3
N3

N1 sini1  N2 sini2  N3 sini3 Fig.III.21

si N1  N3 (milieux extrêmes identiques) alors; i1  i3 , le rayon émergent est


parallèle au rayon incident.

b. Calcul du déplacement latéral:


On suppose que N1  N3 et les notations sont définies par la figure ci-
dessous.
l
I1I2 
cosi2 i1
N1
I 1 Iˆ2 H  i1  i 2  et I1H  I1I2 .sin I1I2 H
I1

d'où: d
l. sini1  i2  l
i2
N2
d H
i2
cosi2
si i1  0; i2  0 et d  0 (résultat évident à I2 N1
priori : le rayon tombant sous l'incidence i1
normale n'est pas dévié). Fig.III.22
 
l. sin  i2 
 2  l
si i1  d
2 cos i2

d augmente avec i1 et est maximum pour i1  ; le maximum est égal à
2
l'épaisseur de la lame.

c. Image d'un point:


Comme pour le dioptre plan, il n'y a stigmatisme rigoureux que pour un
point objet à l'infini. Il y a stigmatisme approché pour des rayons centraux.
Nous nous plaçons dans cette hypothèse et appliquerons à chacun des 2 DP qui
p1 p2
constituent la lame à faces parallèles la formule approchée   0 , en
N1 N2
faisant bien attention à la signification des différents symboles de cette
formule.
L'objet p1 donne avec le dioptre D1 une image P2 et l'on a:

N2
H1 P2  H1 P1
N1

20
Cette image P2 ( fig.III.23) joue pour D2 le rôle d'un objet (virtuel) situé dans
un milieu d'indice N2. L'objet virtuel P2
donne à travers D2 une image P' telle que:
N1
H2 P '  H2 P2 I I'
N2
développons cette relation :
N1 N P2 P1 P'
H2 H1  H1 P '  H2 H1  H1 P2 1 H1 H2
N2 N2
N1 N2 N1
soit encore : D1 D2
N1
1 1  H1 P '  H2 H1  H2 H1
PH +
N2 Fig.III.23
et puisque H2 H1   l
 N 
P1 P'  l 1  1 
 N2 

qui définit la position de l'image par rapport à celle de l'objet.

Equivalence de la lame à faces parallèles avec un seul dioptre plan:

AP '  projAX AP  projAX II '  l

I'
puisque la figure API'I (fig.III.24) est un
parallélogramme ayant ses côtés 2 à 2 l
P'
plan 
parallèles, pour un objet A fixe, P' est fixe; P P

est donc dans un plan fixe et on peut I


remplacer la lame à faces parallèles par le A
dioptre plan pour le point A.
Fig.III.24
Remarque: puisque la lame à face parallèles
est équivalente à un dioptre plan, il n'y a rien d'étonnant que la condition de
stigmatisme approchée soit la même que pour le dioptre plan.

21
III. PRISME


a. Définition:
Le prisme est un ensemble de deux dioptres
Arête plan non parallèles (fig.III.25). L'angle du
prisme est l'angle A du dièdre formé par les
A plans des deux DP, son arête est l'intersection
des deux plans, sa base est la face opposée à
l'arête, le plan de section principal du prisme
Section est le plan perpendiculaire à l'arête. Nous
Base principale
faisons notre étude dans les conditions
Fig.III.25 suivantes :
 Tous les rayons sont dans un plan de section principale
 l'indice du prisme par rapport aux deux milieux extrêmes (supposés
identiques) est n >1.
 On travaille avec une lumière monochromatique (une seule couleur).

b. Formules du prisme:
 '  A  r  r ' (1)
Dans le triangle BII', l'angle extérieur : xBx
A Le triangle CII' permet de déterminer la
déviation (angle entre le rayon émergent et
C x'
l'incident)(fig.III.26).
I D

D  CIˆI ' CIˆ' I  (CIˆB  I ' IˆB )  (CIˆ' B  IIˆ' B )


i I'
r r' i'
A
B
x
 i  r  i' r '
1 n 1

Fig.III.26
 D  i  i '  A (2)

En utilisant la loi de Descartes pour l'angle incident : sin i  n sin r (3)


puis en utilisant la même loi pour l'angle émergent :
1
sin r '  sin i '  sini '  n sin r ' (4)
n
Les 4 formules citées sont les formules fondamentales du prisme. Elles
viennent d'être établies dans un cas particulier de figure. On peut vérifier
qu'elles sont générales en prenant les conventions de signes suivantes.
Pour n >1
A et D sont toujours positifs , les angles i et r sont toujours de même signe et i'
et r' sont aussi de même signes, les signes de i et de i' sont indiqués sur la
figure (III.27).
Pour n < 1, on aura exactement les mêmes conventions, mais avec D

20
i<0 i' < 0
i>0 i' > 0

Cas des petits angles: Si i et i' sont très petits (ce Fig.III.27
qui exige A petit), on a sensiblement:
i  n. r ; i '  n. r ' et en remplaçant
dans A, il vient :
D  i  i' A
 n. r  n. r '  A
 n ( r  r ' )  A  ( n  1) A

La déviation est alors constante, indépendante de l'angle d'incidence.

c. Condition d'émergence:
n >1 à l'entrée du prisme, sin i  n sin r donne sin r  1 et l'incident pénètre
toujours dans le prisme. A la sortie, n sin r '  sin i ' . Il est nécessaire pour que sin
1 1
i' soit inférieur à 1 que sin r '  . Appelons  l'angle tel que sin   , si r' 
n n
le rayon émerge; si r'  , il y a réflexion totale sur la face de sortie et le rayon
reste dans le prisme. Comme r' ne peut pas être mesuré (à l'intérieur du
prisme), nous allons donner la condition d'émergence en fonction de la valeur
de i.

r'  A  r    r  A  
Pour des angles aigus:
sin r  sin( A   )
sin i
 sin( A   )
n
1
finalement: sin   , on voit tout de suite que si
n 2
1
A  2. ; A     et sin( A   )  ; donc
n i i'
sin i  1 ce qui est impossible. Cela signifie que
pour un prisme d'angle A  2.  , aucun émergent
n'existe. Si A  2.  une seule solution; Fig.III.28
1 
sin i  n .  1 d'où i  i '  (fig.III.28).
n 2
Si A  2.  des émergents peuvent exister et ils correspondent à:
i1  i  90
avec i1 solution de sini1  n sin( A   )

d. Etude de la déviation :
D  i  i '  A , pour i donné, i' est déterminé par la valeur de n, en définitive, D
est fonction de A, n, i : D  f ( A, n, i ) . Nous allons étudier comment D varie en
fonction de chacune de ces trois variables considérée séparément.

1. Variation de D avec A, (i = cste, n = cste)

21
D  i  i '  A différencions cette expression :

dD di '
 1
dA dA
avec: sin i '  n sin r '
di' dr'
cos i '.  n cos r '
dA dA
A  r  r'
dr dr'
1 
dA dA

0

Le premier terme du second membre est nul car i  cste  r  cste

di ' n cosr '


donc : 
dA cosi '
d'où :
dD cosr '
n 1
dA cosi '
paroi
mobile
Lentille
cosr ' dD
si n  1; i '  r '; 1 et 0 liquide

cosi ' dA T
S

La déviation augmente avec A. On utilise le


dispositif expérimental représenté sur figure Ecran
III.29 pour vérifier ceci. Quand a augmente, A

on voit la tache lumineuse T se déplacer dans Fig.III.29


le sens de la flèche et il arrive un moment où
elle disparaît par suite de la réflexion totale.

2. Variation de D avec n; (A = cste; i = cste):

D  i  i '  A ; différencions par rapport à n:

dD di '
 sin i '  n sin r '  n sin( A  r )
dn dn
 n sin(sin A.cosr  sin r .cos A )
i sin2 i
mais : sin r  sin  cos2 r  1  2
r n
d'où:
 sin 2 i sin i 
sin i '  n sin A 1  2  . cos A 5
 n n 
 sin A. n 2  sin 2 i  sin i. cos A

22
différencions:
di ' 2n
cosi '.  sin A.
dn 2 n   sin2 i
2

di ' dD
ce qui montre  0
dn dn

donc la déviation augmente avec n.

Vérification expérimentale : polyprisme:

conséquence : dispersion de la lumière


En optique physique, on est amené à considérer la lumière comme une
onde électromagnétique caractérisée par une fréquence de vibration
1 
F  ou ce qui revient
T 2 n1> n 2 > n 3
au même, par une longueur n
c 3
Lumière
d'onde   . La longueur incidente
n2
F n1
d'onde caractérisée par la
couleur de la lumière
considérée. Une lumière
complexe (exemple la lumière
Fig.III.30
blanche ou lumière solaire est
en fait la superposition d'une infinité de radiations lumineuses de longueurs
d'ondes comprises entre 1 et 2 ). Or on montre, toujours dans le cadre de
l'optique physique que l'indice d'une substance n'est seulement caractéristique
de cette substance mais également de la longueur d'onde de la lumière qui
pénètre dans cette substance : n  f (  ) c'est ainsi que nrouge  nviolet de sorte que
si un prisme est éclairé, par un faisceau de lumière complexe, chaque
composante de la lumière du faisceau incident n'est pas dévié de la même
façon et on reçoit sur un écran une tache faisant apparaître les différentes
radiations qui composent le faisceau incident. C'est le phénomène de
dispersion. C'est ainsi que l'on explique la formation de l'arc en ciel. Ce
phénomène est utilisé dans l'appareil appelé spectroscope qui utilise (en
général) un prisme et qui permet d'analyser une lumière complexe. On peut par
ce procédé déterminer les corps entrant dans la composition de certains
matériaux et le procédé a été utilisé en astronomie pour déterminer la
composition des étoiles.

3. Variation de D avec i (a = cste, n = cste):

dD di '
D  i  i '  A,  1
di di
reprenons la formule repérée par [5] et différencions la:

23
 2 sin i. cos i 
  
di' 
2 cos i
cos i '.  n sin A n   cos A
di  i n 
 2 1  sin 2 2 
 n 

d'où l'on tire après simplification :

di ' cosi .cosr '



di cosi '.cosr

dD cosi .cosr '


et enfin:  1
di cosi '.cosr
dD
0 pour cosi .cosr '  cosi '.cosr
di
en élevant au carré, puis remplaçant les cos2 par 1  sin2 et enfin en remplaçant
sin2 i
les sin2 r par les il vient :
n2
1  2 sin i  sin i '  0
 1  2 2

 n 

1ère solution: i   i '  r   r '  A  0 à rejeter (solution étrangère au


problème physique, due à l'élévation au carré).

2ème solution: i  i '  r  r '  D  Dm  2.im  A


commei varie commer 
et que r  r '  A  cste; r et r ' varient ensensinverse
commei 'varie commer '
dD
de même que i et i' et il n'arrive donc qu'une seule fois i = i' par ailleurs, 1
di
pour D
i = 90° donc lorsque i est voisin de 90° D et i tg verticale
D max tg 45°
varient dans le même sens et puisque au voisinage
de 90°, i diminue, D diminue aussi. Ceci montre
que D passe par un minimum.
i variant de i1 tel que sini1  n sin( A   ) à 90° , on a
la variation de D représentée sur la courbe ci-contre i

(fig.III.31). Remarquer que D(i1 )  D( 90 )  Dmax à i1 90°


Fig.III.31
cause du principe du retour inverse.

Application: au minimum de déviation, on a :

D  2.i  A et 2. r  A d'où l'on tire :

24
A D
sin i sin 2
n 
sin r A
sin
2
on peut ainsi par une simple mesure d'angles (goniomètre) déterminer la valeur
de n. On atteint ainsi une précision telle que n est donné avec 5 décimales.

Images données par un prisme:


Le stigmatisme rigoureux se déduit de celui du dioptre plan: pour un
point à l'infini et pour un point sur l'arête. Nous admettrons les conditions de
stigmatisme approché qui sont les suivantes:

Pour un très proche objet: il émet un pinceau étroit au voisinage de l'arête du


prisme, le pinceau moyen est dans le plan de section principale et au voisinage
du minimum de déviation. Dans ces conditions l'image est à même de l'arête
que l'objet et elle est de nature différente.

Pour un objet fini: la condition de stigmatisme doit être vérifiée pour tous les
points de l'objet, ce qui implique entre autres que les dimensions de l'objet
soient très petites par rapport à sa distance à l'arête.

25

 EXERCICES 


I. LOIS DE LA REFRACTION

Exo1:
Un rayon passe de l'air dans le verre, d'indice n = 1,5. Calculer l'angle
de réfraction r dans le verre pour les incidences i = 10°, 15° , 20°, 25° et 30°.
Si on accepte pour r une erreur de 10', jusqu'à quelle incidence peut-on se
contenter de la formule approchée i  nr ?

Exo2:
Un verre à l'indice 1,595 pour la lumière rouge et 1,625 pour la lumière
violette. Un rayon de lumière blanche, où il y a à la fois de la lumière rouge et
de la lumière violette, se propage dans ce verre et arrive sur la surface de
séparation avec l'air sous une incidence de 35°. Calculer l'angle que font dans
l'air les rayons rouge et violet.

Exo3:
Calculer, pour les lumières rouge et violette, les angles de réfraction
limite dans le verre de l'exercice précédent.

Exo4:
Un bloc de verre d'indice 1,59 est plongé dans de l'eau d'indice 1,33. Un
rayon lumineux se propage dans l'eau et arrive sur le verre sous une incidence
de 70°. Calculer l'angle de réfraction dans le verre.

Exo5:
Calculer, dans les conditions de l'expérience de l'exercice précédent,
l'angle limite de réfraction.

Exo6:
Un bloc de verre, d'indice 1,75, a la forme d'un demi-cylindre dont la
face plane est horizontale et tournée vers le haut. Au centre O de cette face, on
dépose une goutte d'huile de cèdre et on envoie en O, à travers le verre, un
faisceau étroit de rayons perpendiculaires à l'axe du cylindre. On constate qu'ils
subissent en O la réflexion totale sur la surface de séparation du verre et du
liquides lorsque leur incidence dépasse 62°. Quel est l'indice de ce liquide?

Exo7:

26
Un cube de verre, d'indice 1,5, est posé sur une table; soient A, B, C et
D les arêtes verticales. Un rayon horizontal pénètre par la face AB; peut-il
sortir par la face BC ? sinon que fait-il ? Calculer sa déviation, c'est à dire
l'angle que fait le rayon émergent avec le rayon incident, en fonction de
l'angle d'incidence i sur la face AB.

Exo8:
Le rayon horizontal tombe sur la face AB du cube de l'exercice
précédent sous une incidence i = 45°. Dans quelle région de la face doit se
trouver le point d'incidence I pour que le rayon se réfléchisse totalement sur
BC, si les arêtes du cubes ont une longueur de 4 cm?

Exo9:
Le cube de verre des exercices précédents est remplacé par une cuve de
section horizontal carrée et dont les parois verticales sont en verre très minces;
cette cuve est pleine d'eau d'indice 1,33. Déterminer l'angle minimal
d'incidence d'un rayon horizontal qui pénètre par la face AB et sort par la face
BC.

Exo10:
On se sert d'un bouchon dont le diamètre est de 8 centimètres. Quelle
doit être la hauteur maximale de la pointe pour que son extrémité ne puisse
être vue par un observateur dont l'oeil est situé au-dessus de la surface de l'eau?
indice de l'eau :1,33

Exo11:
Un vase a un fond horizontal de grandes dimensions; ce fond est
opaque, sauf en un point O par où pénètre de la lumière, arrivant ainsi de bas
en haut dans toutes les directions. Le vase contient une couche de 5
centimètres de sulfure de carbone, d'indice 1,64. Déterminer la région du fond
qui est éclairée par les rayons réfléchis totalement par la surface libre.

II. DIOPTRE PLAN

Exo12:
Un faisceau lumineux tombe sous une faible incidence sur l'une des
faces d'une cuve parallélépipédique dont les parois minces sont en verre; il
vient converger à 12 centimètres de cette face. Qu'arrive-t-il si on remplit la
cuve d'eau, d'indice 1,33 ?

Exo13:
Une tige rectiligne est partiellement plongée dans une cuve d'eau; elle
fait avec la surface libre un angle  . Montrer que, pour l'oeil d'un observateur
situé au dessus de l'eau et regardant presque verticalement, l'image de la partie

27
immergée est une droite ; calculer l'angle  de cette image avec le plan
horizontal.

Exo14:
Sur une même verticale se trouvent : en A, à 1,20 mètres au dessus
d'une nappe d'eau, l'oeil d'un observateur; en B, à 0,80 mètre au dessous de la
surface libre, l'oeil d'un poisson. Déterminer les positions de B', image de l'oeil
du poisson pour l'observateur, et de A', image de l'oeil de l'observateur pour le
poisson. Que peut-on dire des distances AB' et BA' ? Indice de l'eau = 4/3

Exo15:
Une cuve contient une couche d'eau (épaisseur 25 centimètres, indice
1,33) et une couche de benzène (épaisseur 10 cm, indice 1,48). Un
observateur, dont l'oeil est à 15 centimètres au dessus de la surface libre du
benzène, regarde presque verticalement. A quel distance lui parait être le fond
du vase ?

III. LAME A FACES PARALLELES

Exo16:
Une chambre, où sont traités les produits radioactifs sortant d'une pile
atomique, présente une fenêtre fermée par des glaces au plomb, d'indice 1,6 et
d'épaisseur totale 1 mètre. Quel est le rapprochement apparent pour un
observateur situé de l'autre côté de cette fenêtre ?

Exo17:
Un objet AB est à la distance a=10 cm d'une lame à faces parallèles,
d'épaisseur e = 6 cm et d'indice n = 1,5. Déterminer les images obtenues par
réfraction à travers les deux dioptres successifs.

Exo18:
Avec un microscope de faible grossissement, on vise un objet A tracé
sur une plaque. On pose sur cette plaque une lame de verre à faces parallèles et
on vise l'image A' de A à travers la lame, puis un point B de la surface de cette
lame. Les déplacements du microscope permettent de connaître les distances
AA' = x1 = 2,5 mm et A'B = x2 =
5 mm. Calculer l'indice de la lame.

Exo19:
Une lame à faces parallèles, d'épaisseur e et d'indice n, est argentée sur
sa deuxième face. A une distance a de la première face se trouve un petit objet
plan AB.

28
a- Déterminer les images successives de cet objet et donner la position et la
grandeur de l'image définitive A'B'.
Application numérique : a = 20 cm; e = 3 cm; n = 1,5.
b- Montrer que, quel que soit a, l'image est symétrique de l'objet par rapport à
un plan qu'on déterminera.
On ne considère que les rayons tombant sur la lame sous une faible
incidence.

SOLUTIONS 


Exo1:

i 10° 15° 20° 25° 30°


r 6°39' 9°56' 13°11' 16°22' 19°29'

La formule i = nr convient jusqu'à i = 20°; mais si on exigeait une erreur


inférieure à 1', i ne devrait pas dépasser 10'

Exo2:
2°30'
Exo3:
38°50' et 38°
Exo4:
1,33 sin 70° = 1,59 sinr ; r = 52°
Exo5:
1,33 = 1,59 sin l ; l = 55° 40'
Exo6:
1,55
Exo7:
Non, il se réfléchit totalement sur BC et sort par CD; déviation 2i
Exo8:
I doit être à moins de 2,1 cm de l'arête B
Exo9:
61°
Exo10:
h = d / 2 tgl = 3,5 cm
Exo11:
Tout le fond à l'exception d'un cercle de centre O et de rayon 7,7 cm
Exo12:
Le faisceau vient converger à 16 cm de la face d'entrée.
Exo13:
1
tg  tg ;   37 
n

29
Exo14:
B' est à 0,6 m au dessous de la surface libre; A'B' = 18 m. A' est à 1,6m
au dessus de cette surface, BA' = 2,4 m. Le rapport BA'/AB' est égale à l'indice
de l'eau.

Exo15:
A 40,5 cm (au lieu de 50 cm)
Exo16:
37,5 cm
Exo17:
Le premier dioptre, que le rayon issu de A normalement à la lame
rencontre en I, donne de A une image virtuelle A1 telle que IA1 = na = 15 cm.
A1 joue le rôle d'objet réel pour le second dioptre, que le même rayon rencontre
en J ( I J = e ).
JA 1 na  e
l'image A' est virtuelle et telle que JA'    14 cm. Par ailleurs, les
n n
images A1B1 et A'B' sont égales à l'objet AB. On retrouve le rapprochement
 1
apparent AA'  e1    2cm .
 n
Exo18:
x1  x2
n  1, 5
x2
Exo19:
On oriente dans le sens de la lumière incidente la normale AIJ abaissée
de A
a- A1 image virtuelle dans le premier dioptre :
e IA1 = -na
A2, image virtuelle de A1, dans le miroir :
B JA2 = na + e
A' image virtuelle de A2 dans le dioptre:
e
A a I K J IA'  a  2  24 cm
n
(n) Toutes les images ont la même grandeur que l'objet AB.

b- A'B' est symétrique de AB par rapport au plan parallèle aux faces de la lame
et passant par K tel que I K = e/n. Le système équivaut à un miroir plan, image
de la face réfléchissante dans le dioptre formé par l'autre face.

30
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