Physique1an-Lois Refraction Bouzid
Physique1an-Lois Refraction Bouzid
LA REFRACTION
20
A. LES LOIS DE LA REFRACTION
(M )
Ecran
(L) translucide
(T)
Air
S
Eau
Fig.III.1
Un faisceau lumineux plat est formé à l'aide d'une fente placée horizontalement
(T). Le faisceau lumineux peut être rendu visible en introduisant de la
fluorescéine dans l'eau et des fumées blanches de chlorure d'ammonium au
dessus de l'eau. On peut également placé un écran translucide normalement à S
dans le sens de propagation du faisceau lumineux.
On observe un brusque changement de direction de ce faisceau à la surface de
séparation : c'est le phénomène de la réfraction de la lumière.
L'oeil voit le poisson plus haut Si l'on essaie de saisir un objet dans un
qu'il n'est en réalité bassin ou une piscine, on s'aperçoit qu'il
est plus loin qu'on ne croyait, parce que
les rayons lumineux sont déviés lorsqu'ils
passent de l'eau dans l'air : c'est la
réfraction.
21
A.2 Les lois de la réfraction ou lois de Descartes :
Ces lois ne s'appliquent en toute rigueur qu'à de la lumière monochromatique
(une seule couleur). Nous donnons quelques définitions analogues à celles qui
ont été données à propos de la réflexion.
Soit la surface séparant deux milieux N
(P)
Première loi
Le rayon réfracté est dans le plan d'incidence
Deuxième loi
Il y a un rapport constant entre les sinus des angles d'incidence
sin i A
et de réfraction : cste
sin i B
22
A.3 Principe de Fermat:
Ce principe permet de retrouver les précédentes lois. Il s'énonce comme suit: le
trajet suivi par la lumière pour aller d'un point quelconque A1 à un autre point
quelconque A2 est celui dont la durée est minium (ou maximum).
On retrouve tout de suite comme conséquence le premier principe de la
propagation rectiligne de la lumière. En effet si A1 et A2 sont dans un milieu
homogène et isotrope, le trajet de plus courte durée est la ligne droite.
dire que la durée t du trajet A1IA2 est minimum (ou maximum) revient à dire
que la dérivée de t par rapport à la position du point I est nulle, soit que
t t sin sin
(d'après la définition de la dérivée) lim 0 mais
IJ
IJ 0 IJ V1 V2
sin sin
d'où l'on tire :
V1 V2
au second ordre près d'approximation, le segment IJ est perpendiculaire à x'x
d'où: i1 et i2 par conséquent :
sini1 sini2
V1 V2
23
V1
soit: sin i1 sin i2 n sin i2 et l'on voit apparaître le fait que l'indice de (2) par
V2
rapport à (1) est égal au rapport des vitesses de la lumière dans (1) et (2).
N1.sini1 N2 .sini2
24
B. REFRACTION LIMITE. REFLEXION TOTALE
D i r
Nous allons envisager quelques cas : le rayon qui tombe normalement sur la
surface n'est pas dévié : i = 0 entraîne r =0, donc D = 0.
i i
i
(1) (1) (1) (1)
(n) (n) (n) (n)
r D r D l
Fig.III.6
25
Si on augmente progressivement i, on constate que l'angle de réfraction croît
avec l'angle d'incidence, mais moins vite que lui; il en résulte que la déviation
augmente avec l'incidence.
Lorsque l'incidence est grande, l'intensité du faisceau réfléchi, qui était restée
faible, se met à croître de façon notable, donc celle du faisceau réfracté
diminue. Enfin lorsque l'incidence tend vers 90°, l'angle de réfraction tend vers
une valeur limite l (fig.III.6).
sin 90 1 n sin l
1
sinl
n
Cette formule permet de connaître les valeurs de l'angle limite pour quelques
substances :
eau n 1, 33 l 49
verre n 1, 52 l 42
n sin i sin r
26
Lorsqu'on fait croître l'incidence i, l'angle r croît, et même plus vite que i; il en
résulte que la déviation augmente avec l'incidence. En même temps, l'intensité
du rayon réfléchi augmente et celle du rayon réfracté diminue.
D
r D
r
Fig.III.8
Lorsque l'angle d'incidence est égal à l'angle limite, le rayon réfracté sort dans
l'air tangentiellement à la surface, r = 90° (fig.III.8).
27
B n C
réflexion totale .
D'après la relation n n'sin et, en connaissant n' i
et , on en déduit n.
n'
Cette méthode n'est applicable que pour des
liquides d'indice n n ' et est utilisée dans les
A D
réfractomètres de Pullfrich et d'Abbe.
Fig.III.9
2°/ Conduction de la lumière :
En réalisant le montage de la figure III.10,
(L)
(T) Ecran
Arc
électrique
+
- Guide de
Condenseur lumière
Fig.III.10
On constate que tous les rayons circulant dans le tube tombent sur sa paroi
avec des angles supérieurs à l'angle de réfraction limite . Il y a donc toujours
réflexion totale à l'intérieur.
Application : Endoscopie
Cette conduction de la lumière par de très fines fibres de verre explique le
fonctionnement d'appareils "d'optique à fibres" destinés à l'examen de cavités
de l'organisme (endoscopes).
Le schéma suivant (fig.III.11) montre un endoscope médical à fibre de
verre, appareil utilisant la "conduction" de la lumière par un cylindre de petite
section. La lampe alimentée par la broche, éclaire l'intérieur de l'organe. Un
prisme à réflexion total (voir 4°/) et une lentille objectif forment l'image de la
partie observée sur l'extrémité A du faisceau de fibres. Le faisceau, formé
d'environ 150 000 fibres, a un
28
Lampe Prisme A Faisceau de B
fibres souples Oculaire
réglable
Objectif
réglable
Objet
Fig.III.11
S I H
H
S I
I' T
H'
I'
T
Fig.III.13
29
5°/ Phénomène des mirages :
On dépose du sucre au fond d'un bac parallélépipèdique. On verse ensuite de
l'eau, très lentement pour obtenir une
solution de concentration variable (eau et
sucre). Le mélange obtenu a des indices
croissants de la surface vers le fond du
Oeil
récipient. En éclairant comme l'indique la
figure ci-contre (fig.III.14), on obtient la
réflexion totale. Cette expérience est Fig.III.14
semblable au phénomène de mirages.
Dans le désert à la fin d'une journée, l'air au voisinage du sol est à une
température T1 supérieure à la température T0 des couches supérieures. La
masse volumique étant une fonction inverse de la température
T1 T0 1 0
C. STIGMATISME ET APLANETISME
1. Système optique:
Un système optique est un ensemble de milieux transparents et
homogènes disposés les uns à la suite des autres et séparés par des surfaces en
général planes, sphériques, paraboliques...si toutes ces surfaces sont de
révolution autour du même axe, le système est centré.
30
Soit un système optique dont les faces d'entrée et de sortie sont S1 et S2.
Soit un point lumineux A qui envoie sur S1 un faisceau divergent. Considérons
le point A comme point objet réel et envisageons les différents cas possibles
pour le faisceau émergent (se
propageant après S2 ).
1. c'est un faisceau convergent en
un point A', A' est une image A
A'
réelle de A donnée par le système
(fig.III.16).
2. c'est un faisceau divergent mais S1 S2
3. Aplanétisme:
Soit S un système optique centré rigoureusement stigmatique pour un
couple de points A, A' de son axe (c'est à dire tout rayon issu de A ressort
quelle que soit son inclinaison sur l'axe en passant par A'), S qui est déjà
stigmatique pour le couple de points A, A' sera aplanétique pour ce couple de
points s'il est encore stigmatique pour tout couple de points B, B' infiniment
31
voisins de A et A' et situés dans les plans P et P' perpendiculaires à l'axe du
système en A et A'.
Il en résulte évidemment qu'un système aplanétique donne d'un petit
objet plan perpendiculaire à son axe une image plane perpendiculaire à l'axe
(par définition même de l'aplanétisme). Cherchons la condition d'aplanétisme
L L'
I'
B I
dy A'
u axe
A u'
dy'
S1 S2 B'
P P'
Fig.III.19
Toutes les notations sont définies par la figure III.19, AB dy est par
définition infiniment petit . Il en résulte que : IL , I ' L', dy' infiniment petits.
Choisissons BL parallèleà AI , le système étant stigmatique pour le couple
(A,A'), AA' est indépendant de u AS1 , AI . De même le système étant
stigmatique pour le couple BB', BB' étant indépendant de u, la différence
(AA')-(BB') est donc aussi indépendant de u.
Mais:
( AA ') ( AI ) ( II ') ( I ' A')
( BB ') ( BL ) ( LL ') ( L ' B ') rigoureux
qui est la condition d'aplanétisme encore dite condition d'Abbe ou des sinus.
32
I. DIOPTRE PLAN
a. Définition:
Un dioptre est constitué d'une surface de séparation entre deux milieux
homogènes, isotropes et transparents d'indices différents. Si la surface de
séparation est plane, le dioptre est plan.
b. Formule générale:
Soit P1 un point objet dans le milieu d'indice N1. Considérons deux rayons
issus de P1: le rayon P1H tombant sur le DP sous l'incidence normale et qui
n'est donc pas dévié et le rayon P1I tombant
sous l'incidence i1 et qui donne naissance au
N 2
réfracté IR (angle de réfraction i2). Le i R 2
prolongement de ces deux rayons réfractés I
donne comme intersection le point P2, nous H
i
avons : 1
P2
sin i1 N2
cste N1
sin i2 N1 P1
HI Fig.III.20
tgi1
HP1
et puisque
HI
tgi2
HP2
nous avons aussi :
tgi1 HP2
tgi2 HP1
et comme HP1 cste; HP2 ne peut pas être constant, donc tous les rayons
réfractés tels que IR ne semblent pas tous provenir du point P2 et le dioptre
plan n'est pas stigmatique. Dans le cas où i1 est petit, i2 l'est également, on peut
confondre les sinus et les tangentes et alors on a sensiblement :
33
II. LAME A FACES PARALLELES
a. Définition: i1
La lame à faces parallèles est un N1
d'où: d
l. sini1 i2 l
i2
N2
d H
i2
cosi2
si i1 0; i2 0 et d 0 (résultat évident à I2 N1
priori : le rayon tombant sous l'incidence i1
normale n'est pas dévié). Fig.III.22
l. sin i2
2 l
si i1 d
2 cos i2
d augmente avec i1 et est maximum pour i1 ; le maximum est égal à
2
l'épaisseur de la lame.
N2
H1 P2 H1 P1
N1
20
Cette image P2 ( fig.III.23) joue pour D2 le rôle d'un objet (virtuel) situé dans
un milieu d'indice N2. L'objet virtuel P2
donne à travers D2 une image P' telle que:
N1
H2 P ' H2 P2 I I'
N2
développons cette relation :
N1 N P2 P1 P'
H2 H1 H1 P ' H2 H1 H1 P2 1 H1 H2
N2 N2
N1 N2 N1
soit encore : D1 D2
N1
1 1 H1 P ' H2 H1 H2 H1
PH +
N2 Fig.III.23
et puisque H2 H1 l
N
P1 P' l 1 1
N2
I'
puisque la figure API'I (fig.III.24) est un
parallélogramme ayant ses côtés 2 à 2 l
P'
plan
parallèles, pour un objet A fixe, P' est fixe; P P
21
III. PRISME
a. Définition:
Le prisme est un ensemble de deux dioptres
Arête plan non parallèles (fig.III.25). L'angle du
prisme est l'angle A du dièdre formé par les
A plans des deux DP, son arête est l'intersection
des deux plans, sa base est la face opposée à
l'arête, le plan de section principal du prisme
Section est le plan perpendiculaire à l'arête. Nous
Base principale
faisons notre étude dans les conditions
Fig.III.25 suivantes :
Tous les rayons sont dans un plan de section principale
l'indice du prisme par rapport aux deux milieux extrêmes (supposés
identiques) est n >1.
On travaille avec une lumière monochromatique (une seule couleur).
b. Formules du prisme:
' A r r ' (1)
Dans le triangle BII', l'angle extérieur : xBx
A Le triangle CII' permet de déterminer la
déviation (angle entre le rayon émergent et
C x'
l'incident)(fig.III.26).
I D
Fig.III.26
D i i ' A (2)
20
i<0 i' < 0
i>0 i' > 0
Cas des petits angles: Si i et i' sont très petits (ce Fig.III.27
qui exige A petit), on a sensiblement:
i n. r ; i ' n. r ' et en remplaçant
dans A, il vient :
D i i' A
n. r n. r ' A
n ( r r ' ) A ( n 1) A
c. Condition d'émergence:
n >1 à l'entrée du prisme, sin i n sin r donne sin r 1 et l'incident pénètre
toujours dans le prisme. A la sortie, n sin r ' sin i ' . Il est nécessaire pour que sin
1 1
i' soit inférieur à 1 que sin r ' . Appelons l'angle tel que sin , si r'
n n
le rayon émerge; si r' , il y a réflexion totale sur la face de sortie et le rayon
reste dans le prisme. Comme r' ne peut pas être mesuré (à l'intérieur du
prisme), nous allons donner la condition d'émergence en fonction de la valeur
de i.
r' A r r A
Pour des angles aigus:
sin r sin( A )
sin i
sin( A )
n
1
finalement: sin , on voit tout de suite que si
n 2
1
A 2. ; A et sin( A ) ; donc
n i i'
sin i 1 ce qui est impossible. Cela signifie que
pour un prisme d'angle A 2. , aucun émergent
n'existe. Si A 2. une seule solution; Fig.III.28
1
sin i n . 1 d'où i i ' (fig.III.28).
n 2
Si A 2. des émergents peuvent exister et ils correspondent à:
i1 i 90
avec i1 solution de sini1 n sin( A )
d. Etude de la déviation :
D i i ' A , pour i donné, i' est déterminé par la valeur de n, en définitive, D
est fonction de A, n, i : D f ( A, n, i ) . Nous allons étudier comment D varie en
fonction de chacune de ces trois variables considérée séparément.
21
D i i ' A différencions cette expression :
dD di '
1
dA dA
avec: sin i ' n sin r '
di' dr'
cos i '. n cos r '
dA dA
A r r'
dr dr'
1
dA dA
0
cosi ' dA T
S
dD di '
sin i ' n sin r ' n sin( A r )
dn dn
n sin(sin A.cosr sin r .cos A )
i sin2 i
mais : sin r sin cos2 r 1 2
r n
d'où:
sin 2 i sin i
sin i ' n sin A 1 2 . cos A 5
n n
sin A. n 2 sin 2 i sin i. cos A
22
différencions:
di ' 2n
cosi '. sin A.
dn 2 n sin2 i
2
di ' dD
ce qui montre 0
dn dn
dD di '
D i i ' A, 1
di di
reprenons la formule repérée par [5] et différencions la:
23
2 sin i. cos i
di'
2 cos i
cos i '. n sin A n cos A
di i n
2 1 sin 2 2
n
n
24
A D
sin i sin 2
n
sin r A
sin
2
on peut ainsi par une simple mesure d'angles (goniomètre) déterminer la valeur
de n. On atteint ainsi une précision telle que n est donné avec 5 décimales.
Pour un objet fini: la condition de stigmatisme doit être vérifiée pour tous les
points de l'objet, ce qui implique entre autres que les dimensions de l'objet
soient très petites par rapport à sa distance à l'arête.
25
EXERCICES
I. LOIS DE LA REFRACTION
Exo1:
Un rayon passe de l'air dans le verre, d'indice n = 1,5. Calculer l'angle
de réfraction r dans le verre pour les incidences i = 10°, 15° , 20°, 25° et 30°.
Si on accepte pour r une erreur de 10', jusqu'à quelle incidence peut-on se
contenter de la formule approchée i nr ?
Exo2:
Un verre à l'indice 1,595 pour la lumière rouge et 1,625 pour la lumière
violette. Un rayon de lumière blanche, où il y a à la fois de la lumière rouge et
de la lumière violette, se propage dans ce verre et arrive sur la surface de
séparation avec l'air sous une incidence de 35°. Calculer l'angle que font dans
l'air les rayons rouge et violet.
Exo3:
Calculer, pour les lumières rouge et violette, les angles de réfraction
limite dans le verre de l'exercice précédent.
Exo4:
Un bloc de verre d'indice 1,59 est plongé dans de l'eau d'indice 1,33. Un
rayon lumineux se propage dans l'eau et arrive sur le verre sous une incidence
de 70°. Calculer l'angle de réfraction dans le verre.
Exo5:
Calculer, dans les conditions de l'expérience de l'exercice précédent,
l'angle limite de réfraction.
Exo6:
Un bloc de verre, d'indice 1,75, a la forme d'un demi-cylindre dont la
face plane est horizontale et tournée vers le haut. Au centre O de cette face, on
dépose une goutte d'huile de cèdre et on envoie en O, à travers le verre, un
faisceau étroit de rayons perpendiculaires à l'axe du cylindre. On constate qu'ils
subissent en O la réflexion totale sur la surface de séparation du verre et du
liquides lorsque leur incidence dépasse 62°. Quel est l'indice de ce liquide?
Exo7:
26
Un cube de verre, d'indice 1,5, est posé sur une table; soient A, B, C et
D les arêtes verticales. Un rayon horizontal pénètre par la face AB; peut-il
sortir par la face BC ? sinon que fait-il ? Calculer sa déviation, c'est à dire
l'angle que fait le rayon émergent avec le rayon incident, en fonction de
l'angle d'incidence i sur la face AB.
Exo8:
Le rayon horizontal tombe sur la face AB du cube de l'exercice
précédent sous une incidence i = 45°. Dans quelle région de la face doit se
trouver le point d'incidence I pour que le rayon se réfléchisse totalement sur
BC, si les arêtes du cubes ont une longueur de 4 cm?
Exo9:
Le cube de verre des exercices précédents est remplacé par une cuve de
section horizontal carrée et dont les parois verticales sont en verre très minces;
cette cuve est pleine d'eau d'indice 1,33. Déterminer l'angle minimal
d'incidence d'un rayon horizontal qui pénètre par la face AB et sort par la face
BC.
Exo10:
On se sert d'un bouchon dont le diamètre est de 8 centimètres. Quelle
doit être la hauteur maximale de la pointe pour que son extrémité ne puisse
être vue par un observateur dont l'oeil est situé au-dessus de la surface de l'eau?
indice de l'eau :1,33
Exo11:
Un vase a un fond horizontal de grandes dimensions; ce fond est
opaque, sauf en un point O par où pénètre de la lumière, arrivant ainsi de bas
en haut dans toutes les directions. Le vase contient une couche de 5
centimètres de sulfure de carbone, d'indice 1,64. Déterminer la région du fond
qui est éclairée par les rayons réfléchis totalement par la surface libre.
Exo12:
Un faisceau lumineux tombe sous une faible incidence sur l'une des
faces d'une cuve parallélépipédique dont les parois minces sont en verre; il
vient converger à 12 centimètres de cette face. Qu'arrive-t-il si on remplit la
cuve d'eau, d'indice 1,33 ?
Exo13:
Une tige rectiligne est partiellement plongée dans une cuve d'eau; elle
fait avec la surface libre un angle . Montrer que, pour l'oeil d'un observateur
situé au dessus de l'eau et regardant presque verticalement, l'image de la partie
27
immergée est une droite ; calculer l'angle de cette image avec le plan
horizontal.
Exo14:
Sur une même verticale se trouvent : en A, à 1,20 mètres au dessus
d'une nappe d'eau, l'oeil d'un observateur; en B, à 0,80 mètre au dessous de la
surface libre, l'oeil d'un poisson. Déterminer les positions de B', image de l'oeil
du poisson pour l'observateur, et de A', image de l'oeil de l'observateur pour le
poisson. Que peut-on dire des distances AB' et BA' ? Indice de l'eau = 4/3
Exo15:
Une cuve contient une couche d'eau (épaisseur 25 centimètres, indice
1,33) et une couche de benzène (épaisseur 10 cm, indice 1,48). Un
observateur, dont l'oeil est à 15 centimètres au dessus de la surface libre du
benzène, regarde presque verticalement. A quel distance lui parait être le fond
du vase ?
Exo16:
Une chambre, où sont traités les produits radioactifs sortant d'une pile
atomique, présente une fenêtre fermée par des glaces au plomb, d'indice 1,6 et
d'épaisseur totale 1 mètre. Quel est le rapprochement apparent pour un
observateur situé de l'autre côté de cette fenêtre ?
Exo17:
Un objet AB est à la distance a=10 cm d'une lame à faces parallèles,
d'épaisseur e = 6 cm et d'indice n = 1,5. Déterminer les images obtenues par
réfraction à travers les deux dioptres successifs.
Exo18:
Avec un microscope de faible grossissement, on vise un objet A tracé
sur une plaque. On pose sur cette plaque une lame de verre à faces parallèles et
on vise l'image A' de A à travers la lame, puis un point B de la surface de cette
lame. Les déplacements du microscope permettent de connaître les distances
AA' = x1 = 2,5 mm et A'B = x2 =
5 mm. Calculer l'indice de la lame.
Exo19:
Une lame à faces parallèles, d'épaisseur e et d'indice n, est argentée sur
sa deuxième face. A une distance a de la première face se trouve un petit objet
plan AB.
28
a- Déterminer les images successives de cet objet et donner la position et la
grandeur de l'image définitive A'B'.
Application numérique : a = 20 cm; e = 3 cm; n = 1,5.
b- Montrer que, quel que soit a, l'image est symétrique de l'objet par rapport à
un plan qu'on déterminera.
On ne considère que les rayons tombant sur la lame sous une faible
incidence.
SOLUTIONS
Exo1:
Exo2:
2°30'
Exo3:
38°50' et 38°
Exo4:
1,33 sin 70° = 1,59 sinr ; r = 52°
Exo5:
1,33 = 1,59 sin l ; l = 55° 40'
Exo6:
1,55
Exo7:
Non, il se réfléchit totalement sur BC et sort par CD; déviation 2i
Exo8:
I doit être à moins de 2,1 cm de l'arête B
Exo9:
61°
Exo10:
h = d / 2 tgl = 3,5 cm
Exo11:
Tout le fond à l'exception d'un cercle de centre O et de rayon 7,7 cm
Exo12:
Le faisceau vient converger à 16 cm de la face d'entrée.
Exo13:
1
tg tg ; 37
n
29
Exo14:
B' est à 0,6 m au dessous de la surface libre; A'B' = 18 m. A' est à 1,6m
au dessus de cette surface, BA' = 2,4 m. Le rapport BA'/AB' est égale à l'indice
de l'eau.
Exo15:
A 40,5 cm (au lieu de 50 cm)
Exo16:
37,5 cm
Exo17:
Le premier dioptre, que le rayon issu de A normalement à la lame
rencontre en I, donne de A une image virtuelle A1 telle que IA1 = na = 15 cm.
A1 joue le rôle d'objet réel pour le second dioptre, que le même rayon rencontre
en J ( I J = e ).
JA 1 na e
l'image A' est virtuelle et telle que JA' 14 cm. Par ailleurs, les
n n
images A1B1 et A'B' sont égales à l'objet AB. On retrouve le rapprochement
1
apparent AA' e1 2cm .
n
Exo18:
x1 x2
n 1, 5
x2
Exo19:
On oriente dans le sens de la lumière incidente la normale AIJ abaissée
de A
a- A1 image virtuelle dans le premier dioptre :
e IA1 = -na
A2, image virtuelle de A1, dans le miroir :
B JA2 = na + e
A' image virtuelle de A2 dans le dioptre:
e
A a I K J IA' a 2 24 cm
n
(n) Toutes les images ont la même grandeur que l'objet AB.
b- A'B' est symétrique de AB par rapport au plan parallèle aux faces de la lame
et passant par K tel que I K = e/n. Le système équivaut à un miroir plan, image
de la face réfléchissante dans le dioptre formé par l'autre face.
30
31