REPUBLIQUE DE COTE D’IVOIRE MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT
SUPERIEUR
UNION - DISCIPLINE – TRAVAIL ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
UNIVERSITE FELIX HOUPHOUET-BOIGNY
UNITE DE FORMATION ET DE RECHERCHE
EN SCIENCES ECONOMIQUES ET DE GESTION (UFR-SEG
)
DEUXIEME ANNEE DE MASTER PROFESIONNEL DE BANQUE
(MPB 2)
SUPPORT DE COURS
«ENVIRONNEMENT ECONOMIQUE
ET FINANCIER »
Enseignant
Dr KIMOU A. Maurice (UFR-SEG)
MASTER PROFESSIONNEL DE BANQUE
COURS D’ENVIRONNEMENT ECONOMIQUE ET FINANCIER
INTERNATIONAL
PLAN DE COURS
INTRODUCTION : OBJET DU COURS
CHAPITRE 1 : LES ACTIFS FINANCIERS
Section 1: Définition et rôle des actifs financiers
Section 2 : Classification des actifs financiers
Section 3 : Les offreurs et demandeurs d’actifs financiers
CHAPITRE 2 : LES DETERMINANTS DU COURS DES ACTIFS FINANCIERS
Section 1 : Les facteurs économiques
Section 2 : Les facteurs non économiques
CHAPITRE 3 : LES INDICATEURS DES ACTIFS FINANCIERS
Section 1 : Les modèles financiers
Section 2 : Les indicateurs spécifiques aux actifs financiers
Section 3 : Les indicateurs synthétiques
Section 4 : Les outils de gestion du risque des actifs financiers
CHAPITRE 4 : L’INTEGRITE DU MARCHE FINANCIER
Section 1: Les fonctions du marché financier
Section 2 : La déontologie des activités financières
Section 3 : Les délits financiers
INTRODUCTION
Qu’il s’agisse d’un pays ou d’une entreprise, la théorie du développement a toujours
présenté l’investissement comme l’un des facteurs de la croissance économique. Cet
investissement, quel qu’en soit son montant a besoin d’être financé. Une entreprise ou un
pays ne peut véritablement se développer que s’il dispose de capitaux suffisants et affecte
ses ressources en respectant un certain nombre de règles; dans le cas contraire, ce pays
risque de connaître de grands déséquilibres et de recourir à l’assistance pas toujours
souhaitée du F.M.I.
Pour le cas particulier des entreprises, l’abondance ou la pénurie de ressources ainsi
que la qualité de celles-ci déterminent la marge de manœuvre des centres de décision en
matière économique et influent de façon décisive sur ses performances.
Dans un monde de plus en plus ouvert, le repli sur soi ne saurait toujours constituer
une solution efficace de longue période. Sans doute, peut-on recourir à l’épargne nationale
ou à l’autofinancement pour financer l’investissement national privé ou public. La réalité
montre cependant que les ressources propres sont souvent insuffisantes au regard du
montant des investissements à réaliser, d’où le recours aux marchés financiers
internationaux qui brassent d’importantes sommes d’argent.
Ces marchés jouent ainsi un rôle important à la fois pour les entreprises en permettant
aux uns de trouver de meilleures occasions de placement pour leur épargne, et aux autres,
de satisfaire leurs besoins de liquidités.
Le cours de « ENVIRONNEMENT ECONOMIQUE ET FINANCIER
INTERNATIONAL», compte tenu de son volume horaire (10 h), se veut un cours d’initiation
générale décrivant l’environnement économique et financier international dans lequel
opèrent les entreprises et les banques, en passant par une définition de quelques indicateurs
ainsi que l’analyse des facteurs macroéconomiques essentiels à la compréhension de
l’économie.
Nous espérons qu’à l’issue de ce cours très « bref », les étudiants auront acquis les
bases de connaissances générales, relatives au système financier, notamment sa fonction
économique, son fonctionnement, ses produits, les indicateurs, la déontologie qui doit y être
observée, du moins pour certaines opérations…
CHAPITRE 1 : LES ACTIFS FINANCIERS
La question du financement occupe une place fondamentale dans le processus de
développement de toute structure. Conçus initialement sous une forme purement monétaire,
les instruments de financement se sont fortement diversifiés au fil du temps, très souvent à
l’initiative des institutions financières, pour tenir compte des besoins des agents à besoin de
financement. L’ensemble de ces instruments, que l’on désigne habituellement sous le
vocable de «actifs financiers» exercent de nos jours, un rôle très important dans la plupart
des activités économiques et financières.
Section 1: Définition et rôle des actifs financiers
A : Définition
Un actif financier est un titre ou un contrat, généralement transmissible et négociable
et susceptible de procurer à son détenteur, des revenus ou un gain en capital, en
contrepartie d'une certaine prise de risque. L’actif financier se distingue ainsi de l’actif
monétaire qui peut être défini comme les formes monétaires et les supports monétaires dont
l'utilisation dans l'échange n'exige aucune conversion ou transformation préalable.
L’actif financier se caractérise ainsi par deux éléments essentiels: le risque et la
possibilité de négocier l’actif sur un marché, qui peut être parfait ou non. Un marché parfait
est un marché sur lequel on peut acheter et vendre les différents actifs sans restriction de
quantité et sans payer de coût de transaction ou taxes.
B : Rôle des actifs financiers
De façon générale, les actifs financiers servent d’instrument de financement de
l’économie, en marge du financement indirect constitué par le recours aux banques (cas des
actifs financiers classiques) ou de protection contre le risque de variation des cours (cas des
produits dérivés).
Section 2 : La classification des actifs financiers
Les actifs financiers peuvent être classés selon différents critères. On peut ainsi les
classer selon le niveau de risque lié à l’actif, selon sa liquidité et selon la nature juridique de
la relation fondamentale entre le créancier et le débiteur.
Compte tenu du caractère relatif de la notion de liquidité en économie et de la
complexité de certains actifs au regard du critère juridique, nous allons fonder notre analyse
sur la classification entre actifs financiers sans risque et actifs financiers risqués.
A : Les actifs financiers sans risque
L’actif sans risque est un actif qui rapporte un rendement constant connu à l’avance.
L’actif classique dans cette catégorie est l’obligation, qui peut être définie comme
un titre de créance ou de dette, qui fait de son détenteur, l’obligataire, un créancier de
l’entreprise. Ce dernier reçoit (en principe) à la fin de chaque année, un revenu appelé
intérêt et déterminé par un taux fixe, relativement à la valeur nominale de l’obligation, au
moment de l’émission de l’obligation. Le prix d’émission est le prix payé par le souscripteur.
Le prix d’émission peut être supérieur, inférieur ou égal au nominal. Si le prix d’émission est
égal au nominal, on parle d’une émission « au pair ». Le remboursement peut se faire au
pair (nominal), soit à un prix supérieur. La maturité est le temps qui reste à courir jusqu’au
dernier remboursement.
Il convient cependant de noter que dans certains cas, les obligations peuvent
s’apparenter à des actifs financiers risqués. C’est le cas notamment lorsqu’elles sont émises
par des entreprises pouvant faire défaut, …
B : Les actifs financiers risqués
Les actifs risqués sont des actifs qui rapportent un revenu non connu à l’avancel. On
distingue dans cette catégorie, les actions et dans une certaine mesure, les titres
participatifs.
B1 : L’action
L’action est un titre de propriété sociétaire, c’est-à-dire un titre qui fait de son
propriétaire, l’actionnaire, le détenteur d’une part du capital social de l’entreprise dont il
détient le titre. L’action est ainsi un titre de capital, émis lors de la constitution des sociétés
ou d’une augmentation de capital. Elle est la contrepartie d’un apport de fonds propre aux
entreprises.
L’actionnaire perçoit en fin d’exercice une rémunération appelée dividende, et
variable en fonction du bénéfice réalisé par l’entreprise et du pourcentage d’action détenu
par l’actionnaire dans le capital de l’entreprise Une partie seulement des actions est cotée en
Bourse: il s’agit des titres émis par appel public à l’épargne. Mais, si la totalité du capital de
la société émettrice est inscrite à la cote, seule une fraction de celui-ci est réellement mise
sur le marché et constitue le « flottant ». En multipliant la totalité des actions cotées par leurs
cours respectifs, on obtient la capitalisation boursière.
L’évocation de « l’action » en théorie financière renvoie en général à l’action
ordinaire. Ce type d’action constitue en effet l’écrasante majorité des titres.
B2 : Les titres participatifs
Ils constituent un titre intermédiaire entre l’action et l’obligation. Ils donnent droit à
une rémunération qui comprend une partie fixe et une partie variable avec le montant des
bénéfices de l’entreprise. Il ne donne cependant pas de droit de regard sur la gestion de
l’entreprise. C’est un titre émis en principe par les entreprises nationalisées pour faire face à
leurs besoins de fonds propres, car de par leur statut, elles ne peuvent plus vendre leur
capital.
Section 3 : Les produits dérivés
La nécessité de suivre l’évolution des places financières internationales a justifié
l’apparition de nouveaux instruments financiers tels que les options, les contrats à terme ou
« futures », les contrats d’échange ou swaps…qui se négocient sur des marchés spécialisés.
Les fonctions de ces instruments proviennent de celles des actifs financiers classiques déjà
existants, d’où leur nom de produits dérivés, négociés sur des marchés dénommés
« marchés dérivés », qui comprennent notamment les marchés à terme des instruments
financiers (MATIF) ou marché des futures.
Un produit dérivé ou contrat dérivé est un instrument financier qui s’échange sur des
marchés à terme et dont la valeur fluctue en fonction de l'évolution du taux ou du prix d'un
autre produit, appelé sous-jacent. Le sous-jacent (support) peut être une action ou une
obligation, mais aussi un indice, une devise ou une matière première.
Les produits dérivés ont pour fonction principale la gestion des risques économiques
ou financiers. Ces risques qui sont liés à la nécessité pour un agent économique de réaliser
une opération commerciale ou financière dans le futur à un prix ou, d’une façon plus
générale, à des conditions qu’il ne maîtrise pas, sont de plusieurs ordres :
● Risque de marché : risque lié à la variation du prix d’un bien négocié sur un marché
donné (devise, action, taux d’intérêt, matière première…) ;
● Risque de crédit : risque pour un créancier que l’un ou plusieurs de ses débiteurs
soient dans l’incapacité de rembourser tout ou partie de la dette qu’ils ont contractée.
● Risque climatique : risque d’une variation du niveau de l’activité économique d’une
entreprise et donc d’une variation de son chiffre d’affaires, à la suite d’une variation des
températures.
● Risque politique : risque d’une variation du niveau de l’activité économique d’une
entreprise et donc d’une variation de son chiffre d’affaires, à la suite d’une décision politique.
Section 4 : Les offreurs et demandeurs d’actifs financiers
Les offreurs d’actifs financiers ou encore demandeurs de capitaux comprennent tous
les agents économiques qui émettent sur le marché financier, des titres en vue de se
procurer des fonds pour créer une entreprise, financer un investissement productif, un fonds
de roulement ou un déficit. Les émetteurs peuvent ainsi, être l’Etat, les administrations
publiques, les entreprises privées ou publiques, quel que soit le secteur d’activité…
Quant aux demandeurs d’actifs financiers ou offreurs de capitaux, il s’agit de tous les
agents qui désirent rentabiliser, par cette voie, leur épargne.
Selon la façon dont ils interviennent sur le marché, on distingue les épargnants, les
investisseurs et les spéculateurs.
● L’épargnant est un agent qui se contente de placements qui assurent le maintien de
la valeur réelle de ses avoirs. Ils les confient à des caisses d’épargne, les garde à la banque
sous forme de placements liquides ou acquiert des bons du Trésor. Il peut ou non intervenir
sur le marché financier.
● L’investisseur: Il s’agit ici d’un agent qui gère un patrimoine financier, c’est-à-dire un
ensemble de portefeuilles de titres financiers. Il intervient sur le marché financier en vue de
se procurer le revenu le plus élevé mais aussi le plus sûr possible en diversifiant si possible
son portefeuille et en en limitant le risque.
● Le spéculateur: La spéculation peut être définie comme la recherche de profit à
partir d’une différence de prix sur un bien donné entre deux périodes consécutives. Ainsi le
spéculateur en bourse est un agent qui ne s’intéresse qu’aux plus-values dues aux
changements des cours des titres. Il achète les titres quand dont il anticipe une hausse des
cours pour les revendre avant que les cours baissent. Par ce comportement, il contribue à
accélérer les cours des titres en exerçant une action à la hausse sur la demande de titres. Le
spéculateur a un rôle indispensable sur le marché financier car c’est lui qui assume le risque
du marché. En effet, il peut arriver que l’évolution des cours des titres se fasse dans le sens
contraire à l’évolution anticipée par le spéculateur. Dans ce cas, ce dernier subit une perte.
Les émetteurs offrent toujours des titres nouveaux. Les demandeurs ont le choix
entre ces titres nouveaux et les anciens titres offerts quant à eux, par les investisseurs et les
spéculateurs.
Section 5 : La gestion des actifs financiers
La gestion des actifs financiers consiste pour le gérant de l’actif, à chercher à tirer le
meilleur rendement possible de cet actif, sur la base des revenus attendus et des risques
encourus. Il s’agit donc pour le gérant de chercher à équilibrer les coûts et les risques vis-à-
vis des gains espérés pour pouvoir atteindre les objectifs définis de l’entité.
Ainsi le gérant peut, pour un niveau de risque donné, chercher à obtenir le maximum
de revenu ou pour un niveau de revenu donné, chercher à minimiser le risque.
Du point de vue juridique, la gestion des actifs financiers, qui doit s’opérer dans le
strict respect des contraintes réglementaires et contractuelles, existe sous plusieurs formes :
La « gestion sous mandat » : l'investisseur délègue totalement la gestion de son
portefeuille au gérant.
La « gestion conseillée » : le gérant est force de proposition mais ne peut intervenir
directement sur le portefeuille; l'investisseur garde le pouvoir de décision.
La « gestion pilotée » : l'investisseur confie ses fonds au gérant pour qu’ils soient
gérés selon l'orientation qu'il a préalablement choisie.
CHAPITRE 2 : LES DETERMINANTS DU COURS DES ACTIFS FINANCIERS
Comme le prix de tout bien négocié sur un marché libre, le cours des actifs financiers
négociés sur le marché financier est étroitement lié à l’offre et à la demande de l’actif sur ce
marché. L’offre et la demande de chaque actif financier sont influencées par divers facteurs
que l’on peut regrouper en deux composantes : les facteurs économiques et les facteurs non
économiques.
Section 1 : Les facteurs économiques
Divers facteurs économiques exercent une influence sur les cours des actifs
financiers, aussi bien à la hausse qu’à la baisse. Il importe donc pour tout agent économique
opérant sur les actifs financiers de tenir compte de la conjoncture économique actuelle afin
de pouvoir investir efficacement en fonction de l’humeur des marchés. Sans prétendre à
l’exhaustivité de ces facteurs, on peut relever un certain nombre d’entre eux qui apparaissent
comme les plus importants, au plan international, car utilisés par de nombreux
professionnels de la finance pour arbitrer leur portefeuille. Ils confortent ainsi les acteurs du
monde de la finance dans leur vision des marchés.
A : Évolution et croissance du PIB : produit intérieur brut des différentes zones
économiques
Les annonces trimestrielles de la croissance ou décroissance du PIB des grandes
puissances économiques influencent directement l’évolution des marchés financiers. Les
évolutions des PIB des États-Unis, de la zone Euro et de la Chine sont les plus suivies.
B : Taux de chômage : un indicateur économique consacré à l’emploi
Le niveau du chômage fait également varier les marchés financiers. On retiendra
notamment l’annonce du taux du chômage américain, le premier vendredi de chaque mois à
14h30, qui est susceptible de provoquer des mouvements brusques des Bourses mondiales.
C : Indice ISM : indice basé sur les intentions des directeurs d’achat de
sociétés américaines du secteur manufacturier
L’indice ISM est un indicateur publié le premier jour ouvré de chaque mois qui reflète
l’état de santé du secteur manufacturier américain. Il repose sur une enquête mensuelle
réalisée auprès des directeurs d’achat américains qui met en lumière les intentions d’achats
des entreprises américaines.
L’indice ISM est considéré comme un baromètre avancé de l’état de santé de
l’économie américaine. On considère qu’au-delà de 50 %, l’indice signale une expansion du
secteur manufacturier, et une contraction en deçà. Un indice ISM qui se maintient
durablement sous les 42,7 % signifie qu’on assiste à une contraction de l’ensemble de
l’économie.
D : Indice Michigan : indice de confiance des consommateurs américains
L’indice de l’université du Michigan découle d’une étude bimensuelle sur la confiance
de 500 ménages américains. Une confiance forte en l’avenir peut être synonyme de futures
dépenses. La consommation étant l’une des principales composantes de la croissance
économique américaine, l’indice Michigan permet de se faire une idée de la prédisposition
des consommateurs à dépenser leur argent ou non. Cet indice fait l’objet de deux
publications : la première est une publication préliminaire («Prelim») et a lieu le 2ème
vendredi de chaque mois, la seconde, révisée («Revised»), a lieu le dernier vendredi du
même mois.
E : Indice IFO : indice de confiance des chefs d’entreprises allemands
L’indice IFO est un indicateur mensuel de la confiance de 700 chefs d’entreprises
allemandes. Le moral des entreprises allemandes et la situation économique en Allemagne
sont souvent considérés par les marchés financiers comme étant le reflet de la situation
économique de la zone euro dans son ensemble. Un score élevé (supérieur à 100) est le
signe d’un certain optimisme. À l’inverse, un score peu élevé (inférieur à 100) démontre un
certain pessimisme quant à la situation économique allemande. L’indice est publié tous les
mois sur le site officiel de l’institut IFO .
F : Golden Dragon : indice des performances des actions de grandes
capitalisations chinoises
Le MSCI Golden Dragon Index est un indice qui reflète les performances des actions
chinoises (Hong Kong et Taiwan compris) des sociétés de grandes et moyennes
capitalisations. Il constitue donc un baromètre particulièrement révélateur de la croissance
chinoise et, par extension, de la vitalité des marchés financiers asiatiques.
G : Libor 3 mois : indicateur économique sur la liquidité du système bancaire et
le coût du crédit bancaire
Le Libor (London InterBank Offered Rate) est un taux interbancaire qui se calcule
quotidiennement en retenant les déclarations des principales banques qui participent au
marché interbancaire de Londres.
Le Libor correspond au taux auquel les banques empruntent et prêtent sans garantie
entre elles. Cet indicateur permet de donner une indication sur la liquidité du système
bancaire et sur le coût du crédit bancaire. Un taux interbancaire élevé par rapport au taux
directeurs de la BCE est un signe que les banques ne se font plus confiance entre elles
(elles rechignent à se prêter mutuellement de l’argent).
H : Le spread des obligations à haut rendement
C’est l’écart de rendement, exprimé en points de base, entre les obligations dites
« risquées » (junk bonds) et leurs équivalents sûrs (bien notés).
Quand les investisseurs cherchent la sécurité, ils vendent leurs obligations risquées
et achètent des obligations d’entreprises plus solides. Mécaniquement, le cours des
premières baisse (et leur rendement augmente) et le cours des secondes monte (et leur
rendement baisse). Résultat : l’écart de rendement entre ces deux classes d’actifs
augmente. Plus cet écart (spread) est grand, plus grande est l’aversion au risque.
I : La volatilité des actions
Souvent appelé « indice de la peur », le VIX (« Volatility Index ») mesure la volatilité
attendue sur le S&P 500. Plus cet indice est élevé, plus l’aversion au risque est forte. On
estime que la volatilité est forte au-dessus de 30. Les valeurs en-dessous de 20
correspondent généralement à des périodes plus sereines, voire calmes.
J : Baltic Dry Index : indicateur lié à la demande mondiale de matières
premières
Le Baltic Dry Index (BDI) est l’indice des prix pour le transport maritime en vrac de
matières sèches, comme le charbon, les céréales ou les métaux. Il est notamment publié sur
le site de Bloomberg.
Reflétant la demande mondiale en matières premières, le BDI est considéré comme
un indicateur avancé de la santé de l’économie mondiale.
Un moyen aussi très concret d’investir dans le commerce international est d’acheter
des titres de sociétés de transport maritime, dont les cours tendent à répliquer celui du BDI.
Cet indicateur est toutefois à prendre avec des pincettes car une baisse du BDI peut très
bien provenir de la hausse de capacités (bateaux) des sociétés de fret maritime.
K : Or : le cours de l’or représentatif de l’état des marchés des actions
Lorsque les cours de l’or s’emballent, ce n’est jamais bon signe pour les marchés des
actions. Cela signifie généralement que les investisseurs délaissent leur monnaie (surtout le
dollar) pour le métal jaune par crainte que les banques centrales n’abusent de la planche à
billets et créent ainsi de l’inflation.
L : Taux de facilité de dépôt : le deposit facility est un indicateur d’aversion au
risque des banques
Il peut être judicieux de surveiller l’aversion au risque des banques avec le deposit
facility. Il s’agit d’une facilité de dépôt bancaire. Les banques peuvent l’utiliser pour déposer
auprès de la Banque centrale européenne, leurs excès de liquidités. Il est consultable sur
Bloomberg.
Plus ce chiffre est élevé, plus le déséquilibre du marché interbancaire est important. Il
peut être considéré comme un indicateur de l’aversion au risque des banques à se prêter
entre elles, au profit de la BCE.
A ces facteurs qui conditionnent l’environnement financier international, il convient
d’ajouter au plan local les résultats de la société (bénéfices, chiffre d’affaires...), mais surtout
les perspectives d’évolution de ces résultats dans le temps, en fonction de la conjoncture
nationale actuelle.
Section 2 : Les facteurs non économiques
Les facteurs non économiques concernent, entre autres, les domaines suivants :
politique: certaines décisions politiques, par exemple des remaniements
ministériels, des changements dans le code des investissements du pays...
social, tels que de fréquents troubles sociaux dans le pays puisque ces troubles
peuvent contrarier le bon fonctionnement des entreprises du pays;
psychologique: l’anticipation de certaines décisions politiques, économiques ou de
résultats électoraux...
Bien que menées séparément, les analyses des facteurs économiques et non
économiques concernant la prévision des variations des cours des actifs financiers restent
liées car s’influençant mutuellement par moment. En effet, certaines décisions politiques
peuvent émaner de comportements économiques et inversement, particulièrement au plan
international.
CHAPITRE 3 : LES INDICATEURS DES ACTIFS FINANCIERS
Un indicateur peut se définir comme un facteur ou une variable, mesurable de façon
objective et utilisé pour évaluer de façon fiable, les changements obtenus ou les progrès
accomplis par une entité donnée dans l'atteinte des résultats et des objectifs.
L’indicateur permet de se donner une idée sur un aspect particulier de la performance
globale de l’entité considérée, constituant ainsi un outil d’évaluation et d’aide à la décision.
Plusieurs modèles et indicateurs permettent d’évaluer les actifs financiers.
Section 1 : Les modèles financiers
Quatre modèles feront l’objet de cette section : la théorie moderne du portefeuille, le
modèle d'évaluation des actifs financiers, la méthode APT et la théorie comportementale.
A : La théorie moderne du portefeuille
Développée par Harry Markowitz dans les années 1950, la théorie moderne du
portefeuille repose sur l’idée d’une diversification du contenu du portefeuille des actifs
financiers. L’objet du modèle est de minimiser le risque pour un rendement global donné du
portefeuille, de la somme des rendements des actifs qui le composent, pondérés par leur
poids, ou, pour un risque donné, de maximiser le rendement sur la base d’une composition
rationnelle du portefeuille. Dans le modèle, le rendement d'un portefeuille consistera en la
somme des rendements des actifs qui le composent, pondérés par leur poids
B : Le modèle d'évaluation des actifs financiers
Le modèle d'évaluation des actifs financiers (MEDAF) ou "Capital Asset Pricing
Model" (CAPM) en anglais est le modèle d'évaluation le plus célèbre et le plus utilisé bien
que sa pertinence empirique soit très discutée.
Créé par Sharpe, Lintner et Mossin dans les années 60 et basé sur des études
réalisées par Markowitz en 1952, cet outil décrit la relation entre le risque d'un actif financier
et la rentabilité espérée de cet actif.
Le modèle CAPM est basée sur l’idée générale selon laquelle les investisseurs sont
rémunérés par la valeur temps de l'argent et par le risque. La valeur temps de l'argent est
représentée par le taux sans risque, qui correspond généralement au taux de placement le
plus faible mais le moins risqué.
Le risque est représenté par le Beta, rapport historique entre la volatilité de l'actif et
celle du marché.
La formule de base du modèle est:
avec :
: rentabilité espérée de l'actif financier
: taux sans risque
: Beta de l'actif financier
: rentabilité espérée du marché
Le CAPM décrit ainsi la rentabilité de l'actif comme la rentabilité de l'actif sans risque,
à laquelle s’ajoute une prime de risque marché (rentabilité du marché moins rentabilité de
l'actif sans risque), pondérée par le beta de l'actif.
C : La méthode APT
Créé par Stephen Ross, le modèle APT (Arbitrage pricing theory) est l'un des plus
célèbres modèles d'évaluation d'actifs financiers. C'est en quelque sorte le principal
concurrent du modèle CAPM.
L'APT est fondé sur l'idée de base qu'il n'existe pas d'opportunités d'arbitrages qui
durent dans le temps. En effet, un actif A aussi risqué qu'un actif B, mais plus rentable,
verrait sa demande augmenter rapidement, jusqu'à ce que sa rentabilité redevienne égale à
celle de l'actif B, annulant ainsi toute opportunité d'arbitrage.
L'autre hypothèse de base de l'APT repose dans le fait que l'on peut modéliser la
rentabilité espérée d'une action par une fonction linéaire de différents facteurs macro-
économiques ou propres au secteur de la valeur, pondérés selon leur impact sur l'action par
un coefficient beta spécifique.
Ainsi, pour un actif j, on aura :
avec :
E(rj) = le rendement espéré de l'actif i
rf = le rendement de l'actif sans risque
RPn = la valeur de la prime de risque associée au nième facteur systématique influençant le
cours de l'actif (ces primes sont supposées avoir une moyenne nulle)
bjn = le Beta qui représente la sensibilité de l'actif, au facteur RPn
Le rendement espéré de l'actif est ainsi obtenu en additionnant le rendement de l'actif
sans risque (obligations d'Etat), à une série de facteurs systématiques pondérés selon la
sensibilité de l'actif à ces derniers, d’où la démarche suivante pour déterminer l’APT :
1. Identifier les facteurs qui influencent le rendement de l'actif ;
2. Mesurer l'impact de ces facteurs sur l'actif (Beta) ;
3. Estimer la valeur de la prime de risque associée à ces facteurs.
D : La théorie comportementale
Par opposition à l'hypothèse de base des marchés efficients, la finance
comportementale, élaborée par les prix Nobel d'Economie, Daniel Kahneman et Vernon
Smith constitue l’un des aspects de « l’économie comportementale ». Portant principalement
sur le comportement des investisseurs lors de leurs prises de décisions, elle cherche à
mettre en avant les situations dans lesquelles, les marchés ne sont pas rationnels et essaye
d'en expliquer les causes par la psychologie des investisseurs. En d'autres termes, cette
théorie va recenser les travers des comportements humains ainsi que leurs effets sur les
marchés afin de les utiliser lors de stratégies d'investissement.
Selon la théorie financière standard, les marchés financiers aboutissent aux
équilibres les plus efficaces économiquement, comme s'ils obéissaient à des règles
purement rationnelles. Le postulat de la finance comportementale est totalement différent.
Il considère en effet que l'investisseur n'est pas toujours rationnel et que ses
sentiments sont soumis à des erreurs de jugements systématiques (appelées "biais
cognitifs") ou à des facteurs émotionnels comme la peur ou l'excès de confiance, qui
interfèrent lors de sa prise de décisions.
Section 2 : Les indicateurs spécifiques aux actifs financiers
L’objectif de tout investisseur est la recherche du profit. Sur le marché financier,
différents indicateurs sont à la disposition des investisseurs pour appréhender la rentabilité
de leurs actifs financiers. Ces indicateurs dépendent en grande partie de la performance de
l’entreprise, émettrice de ces actifs, qui elle-même, dépend à son tour, de l’environnement
de cette entreprise.
A : Le taux actuariel de rendement
On entend par rendement, le revenu encaissé sous forme de dividende ou d’intérêt
et / ou la plus-value constatée sous forme de gain en capital que procure un titre à son
investisseur. Plusieurs cas sont à envisager selon que le titre procure un revenu certain ou
incertain à son investisseur.
Pour estimer le rendement d’un titre, quelle que soit la nature du revenu attendu
(certain ou incertain), on peut utiliser la technique du taux actuariel de rendement. Le taux
actuariel de rendement est le taux tel que la somme actualisée des intérêts et du
remboursement égale la valeur d’émission du titre.
Supposons une somme So ayant servi à acquérir un titre à revenu fixe R sur un
nombre N d’années et remboursable à la fin de la nième année. Le taux d’intérêt est r. Le taux
actuariel de rendement est donné par la formule:
R + R + R + R +...........+ R + So = So
1+ r (1+r)2 (1+ r)3 (1+ r)4 (1+ r)n (1+ r)n
Le taux actuariel de rendement est ici r, taux d’intérêt qui égalise la somme investie
So et le flux actualisé de revenus sur N années.
Actualiser une somme à encaisser dans un an consiste à tenir compte des intérêts
qui auraient pu être obtenus dans l’intervalle si l’on avait disposé de la somme maintenant et
si on l’avait placée au taux r.
Exemple d’une obligation de nominal 10.000 f CFA au taux de 10 % et remboursable
après 6 ans. Si le taux d’intérêt est toujours de 10 %, alors on aura:
1.000 + 1.000 + 1.000 + 1.000 + 1.000 + 11.000 = 10.000 F CFA
1,1 (1,1)2 (1,1)3 (1,1)4 (1,1)5 (1,1)6
Le taux de rendement actuariel est alors ici de 10 %.
Si au contraire, le taux d’intérêt actuel et pour les périodes à venir est 8 %, le cours
du titre sera:
1.000 + 1.000 + 1.000 + 1.000 + 1.000 + 11.000 = 10.925 F CFA
1,08 (1,08)2 (1,08)3 (1,08)4 (1,08)5 (1,08)6
Ce cours est supérieur à 10.000 f CFA. L’agent économique réalise un gain en valeur
réelle de 10. 925 - 10.000 = 925 f CFA.
A l’inverse, si le taux d’intérêt est de 12 % (supérieur à 10 %), le cours ne sera plus
que de 9.178 f CFA, représentant une perte en valeur réelle de 9178 - 10.000 = - 822 F CFA.
Il y a ainsi une décote du titre.
D’une manière générale, le cours des titres à revenu fixe se modifie en sens inverse
du taux d’intérêt. De ce fait, les titres à revenu fixe comportent des risques en capital. C’est
la raison pour laquelle, les titres à intérêt variable sont plus attrayants en période de grandes
fluctuations des taux d’intérêt.
Le raisonnement reste le même pour une action à la différence que l’action procure
un revenu variable d’une année à l’autre et qu’elle n’est pas remboursable. Il convient, ici de
faire des prévisions sur le montant des dividendes à venir. De même, pour être tout à fait
complet sur le rendement de ce titre à revenu incertain, il est nécessaire de procéder à des
anticipations sur la valeur de l’action à l’horizon temporel que l’on se fixe. La prévision du
montant des dividendes à venir ainsi que celle du cours de l’action se font en général à partir
de techniques qui prennent en compte les éléments qui influencent le cours de l’action dans
le temps.
B : Le price earnings ratio ou multiplicateur boursier
Le price earnings ration (PER) ou ratio prix sur bénéfice ou encore multiplicateur
boursier en français est le coefficient multiplicateur des bénéfices (valeur boursière /
bénéfice net par action). C’est un taux utilisé uniquement dans l’étude du rendement de
l’action. Il désigne le bénéfice par action et sa valeur est déterminée par le rapport cours du
titre / bénéfices de la société. Il peut être interprété comme indiquant le nombre d’années de
bénéfice que l’on est disposé à payer pour acheter l’action. Un PER de 8 par exemple
signifie que le cours de l’action représente huit fois les bénéfices.
En cas de bénéfices négatifs, le PER n’est plus calculé. C’est un ratio synthétique qui
tient compte de la politique de distribution des dividendes par l’entreprise, du taux de
croissance espéré et du taux d’actualisation. La variabilité des perspectives d’expansion et
de profit d’un secteur à l’autre, d’une entreprise à l’autre se traduit par une divergence des
PER. Il reste malgré quelques réserves à son endroit, un outil d’estimation fréquemment
utilisé dans la mesure où il permet des comparaisons interentreprises, soit dans le cadre
d’un secteur d’activité, soit dans le cadre d’un marché boursier.
C : Le ratio de Sharpe
Mis en place en 1966 par William Forsyth Sharpe, un économiste américain, le ratio
de Sharpe permet de mesurer la rentabilité d’un portefeuille en fonction du risque pris. En
effet, pour lui, la moyenne des rentabilités ne suffit pas à effectuer une mesure exacte de la
performance.
Le graphique ci-dessus montre que pour deux portefeuilles A et B, et pour une même
volatilité, le portefeuille A possède un rendement plus élevé que le portefeuille B. On peut
également dire que pour un même rendement, le portefeuille B est plus volatile que le
portefeuille A.
Le but de ce ratio est de pourvoir constituer à terme, le portefeuille possédant le plus
faible taux possible de risque, pour un rendement maximum. Son application repose sur
plusieurs hypothèses sous-jacentes qui sont:
● Un unique portefeuille risqué ne peut être comparé à la fois qu’à un unique
portefeuille sans risque.
● Aversion totale au risque de la part de l’investisseur.
● Distribution selon une loi normale des rendements dans le cadre moyenne-
variance.
Le ratio de Sharpe est le quotient de l’excès de rentabilité par rapport au taux sans
risque divisé par le risque total du portefeuille. En d’autres termes, il permet de calculer la
performance d’un investissement par rapport à celle d’un placement sans risque.
La formule nécessaire au calcul est donc :
Avec :
De ce résultat, il ressort que :
● Si le ratio est négatif, on en conclut que le portefeuille sous performe un placement
sans risque et donc il n’est pas logique d’investir dans un tel portefeuille.
● Si le ratio est compris entre 0 et 1, cela signifie que l’excédent de rendement par
rapport au taux sans risque est plus faible que le risque pris.
● Si le ratio est supérieur à 1, alors le portefeuille surperforme un placement sans
risque et donc il génère une plus forte rentabilité.
En définitive, plus le ratio est élevé, plus le portefeuille est performant.
D : Le ratio de Treynor
Créé par l'économiste Jack Treynor en 1965, ce ratio permet, à l'instar des ratios de
Sharpe et de Jensen, d'évaluer la rentabilité d'un portefeuille par rapport au risque engagé.
Sa formule est la suivante :
Avec RTp le ratio de Treynor, Rp la rentabilité du portefeuille p, Rf le taux sans risque
(rémunération d'une obligation d'état), et Bp le béta du portefeuille p.
Plus le ratio de Treynor est élevé, plus le portefeuille présente une rentabilité intéressante
par rapport au risque encouru.
En effet, basé sur le modèle du CAPM (MEDAF), ce ratio représente le rapport entre
l'excès de rendement du portefeuille vis-à vis du marché et son Beta. Il correspond donc à la
prime de rendement du portefeuille par rapport à celui d'un investissement dans l'actif sans
risque, par unité de risque de marché.
Ainsi, ce ratio analyse la volatilité relative du portefeuille vis-à-vis de l'indice de
référence, et non pas uniquement la volatilité du portefeuille. Le ratio de Treynor est donc
adapté dans le cadre d'un portefeuille bien diversifié par rapport à son marché de référence.
E : Le ratio de Jensen
L'alpha de Jensen, proposé par Michael C. Jensen en 1968, sert à évaluer la
performance d'un fonds ou d’un portefeuille d'actifs financiers, à l'instar des ratios de Sharpe
ou de Treynor.
Basée sur le CAPM (MEDAF), cette méthode d'évaluation compare le portefeuille à
analyser à une combinaison de l'actif sans risque et du portefeuille de marché. L'alpha de
Jensen mesure donc la "surperformance" (ou "sousperformance") d'un portefeuille par
rapport à sa performance théorique dans le modèle du CAPM.
Sa formule est la suivante:
avec :
: l'alpha de Jensen
: la rentabilité espérée du portefeuille
: le taux sans risque
: le Bêta du portefeuille
: la rentabilité espérée du marché, de l'actif
A l'issue du calcul, deux situations peuvent se présenter :
● Si l'alpha de Jensen est supérieur à 0
Cela signifie que le portefeuille fait mieux que son marché de référence, on dira qu'il
le "sur-performe". Plus l'indicateur est élevé, meilleure est la performance du gérant de
portefeuille, par rapport au marché.
● Si l'alpha de Jensen est inférieur à 0
Ce cas est nettement moins favorable ; le portefeuille se révèle inférieur au marché
en termes de performance : on dit qu'il le "sous-performe". Le portefeuille fait moins bien que
ce qui est prévu dans le modèle du CAPM.
Cet indicateur peut être utilisé pour mesurer la qualité d'un gestionnaire de fonds, à
savoir s’il apporte de la valeur avec sa gestion en faisant mieux que le marché, et constituer
ainsi l’une des bases de sa rémunération.
Section 3 : Les indicateurs synthétiques
Les indicateurs synthétiques permettent d’évaluer la performance de l’ensemble des
entreprises cotées à la Bourse, à travers l’évolution des cours des actions de chaque
entreprise cotée. Ces indicateurs concernent les indices boursiers, qui peuvent être calculés
pour l’ensemble des entreprises cotées, par secteur d’activité, ….
L’indice général du cours des valeurs mobilières permet d’apprécier la santé
économique du pays. C’est pourquoi, on dit que l’indice boursier constitue le baromètre de
l’activité économique.
Sa hausse est le signe d’une bonne santé de la globalité des entreprises dont les
titres servent à son calcul et par extension celle de l’économie toute entière.
Sa baisse traduit une dégradation de la conjoncture économique du pays qui se
concrétise par des ordres de vente de valeurs supérieurs aux ordres d’achat de valeurs.
L’on peut calculer plusieurs sortes d’indices en choisissant un certain nombre
d’entreprises sur la base du volume de leur transaction, de leur capitalisation boursière,
c’est-à-dire la valeur en bourse de la totalité des titres cotés, etc.
Ainsi, on a par exemple en France, le CAC 40, le SBF 250, le SBF 120..., le 12 VB en
Côte d’Ivoire, le S&P 500 aux USA….
Exemples de quelques marchés financiers internationaux et leurs indices
PLACES INDICES
PARIS (FRANCE) CAC 40
NEW YORK (U.S.A) DOW JONES
TOKYO (JAPON) NIKKEI
LONDRES (GRANDE BRETAGNE) FOOTSIE
FRANCFORT (ALLEMAGNE) DAX
Section 4 : Les outils de gestion du risque des actifs financiers
A : La volatilité et l’écart-type
Considérée en finance comme la base de la mesure du risque, la volatilité est par
définition, une mesure des amplitudes des variations du cours d’un actif financier.
Ainsi, plus la volatilité d’un actif est élevée et plus l’investissement dans cet actif sera
considéré comme risqué et par conséquent plus l’espérance de gain (ou risque de perte)
sera important.
A l’inverse, un actif sans risque ou très peu risqué (par exemple les Bons du Trésor)
aura une volatilité très faible car son remboursement est quasiment certain. En réalité, la
volatilité d’une obligation correspond à l’évolution du cours suite à une variation de 1% des
taux d’intérêt.
Couramment utilisée pour désigner les oscillations à court terme d’un actif financier,
la notion de volatilité concerne tous les horizons (court, moyen et long terme) et ne se soucie
pas du sens du mouvement (seule l‘amplitude des mouvements est pris en compte).
Alors que cette notion tient aujourd’hui une place primordiale dans l’étude des
marchés, elle est également énormément utilisée pour diversifier les portefeuilles, gérer le
risque, calculer les prix des options…
Les périodes de forte volatilité se traduisent souvent par des cours relativement bas ;
ce qui permet aux investisseurs d’anticiper une rentabilité plus élevée.
On distingue deux types de volatilité
● La volatilité historique basée sur les variations historiques que le cours d’un titre à
connues. Elle peut être calculée sur différents horizons de temps suivant l’analyse désirée.
La seule limite à cette méthode et non des moindres, repose sur le fait qu’il est difficile de se
baser sur des données historiques pour prédire les variations futures.
Cette volatilité est la plus simple à calculer car elle ne nécessite que très peu d’outils
mathématiques. Elle est déterminée par l’écart type.
● La volatilité implicite correspondant au prix du risque d’une option. Elle représente
la volatilité anticipée par les acteurs du marché pour la durée de vie de l’option et transparaît
dans la prime de l’option. Ainsi plus la volatilité implicite est élevé et plus la prime de l’option
sera élevée et inversement.
B : La variance et la covariance
B1 : La variance
Calculée comme l’espérance d’un nombre au carré, la variance est toujours positive
ou nulle.
● Si la variance est nulle, cela signifie que la moyenne des carrés des écarts par
rapport à la moyenne est nulle et donc que la variable aléatoire est une constante.
● Si la variance est positive, cela signifie que le cours de l’actif s’écarte de sa
moyenne, dans des proportions qui sont données par sa valeur.
Ainsi on dit que la variance traduit la notion d’incertitude. Plus la variance est élevée,
plus le cours de l’actif est susceptible de s’éloigner de sa moyenne.
B2 : La covariance
La covariance est légèrement différente. Si la variance permet d’étudier les variations
d’une variable par rapport à elle-même, la covariance va permettre d’étudier les variations
simultanées de deux variables par rapport à leur moyenne respective.
En finance, cette notion permet de mesurer le degré de liaison des fluctuations de
deux titres entres eux, ou encore d’un titre avec un indice.
La covariance peut être vue comme le produit des valeurs de deux variables moins le
produit des deux moyennes. Mathématiquement, la formule est la suivante :
Du résultat obtenu par cette mesure, on en déduit que plus la covariance est faible et
plus les séries sont indépendantes et inversement, plus elle est élevée et plus les séries sont
liées. Une covariance nulle correspond à deux variables totalement indépendantes.
C : La corrélation
La corrélation entre deux actifs financiers, ou plus généralement entre deux variables
aléatoires, est l'intensité de la liaison qui existe entre ces deux variables.
Afin de déterminer cette liaison il suffit de calculer le coefficient de corrélation par la formule
suivante :
L'interprétation du résultat est relativement simple. Il est tout toujours compris entre +1 et -1.
Plus le coefficient est proche des extrémités et plus les variables sont corrélées, c'est
à dire dépendantes linéairement l'une par rapport à l'autre.
Un coefficient de corrélation égal à +1 (respectivement -1) implique qu'il existe une
relation linéaire positive (respectivement négative) entre les variables.
Si on dit que les deux variables sont dé-corrélées, c'est à dire qu'il n'existe pas
de relation linéaire entre elles (mais il peut très bien en exister une non linéaire).
Plus on se rapproche de (respectivement ) et plus les variables sont
corrélées (respectivement anti-corrélées c'est à dire corrélées négativement).
Les propriétés du coefficient de corrélation sont les suivantes:
●
● Si X=Y, alors le coefficient de corrélation est égal à +1.
● le coefficient de corrélation est symétrique. C'est a dire que
D : Le Béta
Le Bêta est un outil de mesure du risque d'un actif notamment utilisé dans le modèle
d'évaluation du CAPM. On l'utilisera entre autres pour mettre en place des stratégies de
limitation des risques.
Le principe de cet outil est de comparer les mouvements effectués par un actif par
rapport à son marché de référence, ce qui permet de déterminer son niveau de risque par
rapport aux autres actifs de référence. La mesure est effectuée en comparant la rentabilité
de l'actif à celle du marché. On peut aussi réduire le marché à un indice boursier (CAC 40,
Dow Jones, etc.)
Mathématiquement, le Bêta de l'actif financier se définit comme le rapport de la
covariance de la rentabilité de l'actif avec celle du marché à la variance de la rentabilité du
marché.
La manière la plus simple de calculer un Bêta est la méthode historique. On
comparera donc les données de rentabilité historique de l'actif à celles du marché.
avec rp : rentabilité de l'actif et rm : rentabilité du marché
Ainsi, si par exemple une action du CAC 40 possède un Bêta de 1,8, cela signifie que
si l'indice CAC 40 varie de 10%, l'action devrait théoriquement varier de 18%. Le béta
amplifiera donc les mouvements du marché puisque son Bêta est supérieur à 1.
A l'inverse, une action ayant un Bêta de 0,7, variera moins violemment que son marché de
référence : si le CAC 40 varie de 10%, elle devrait effectuer un mouvement de 7%
seulement.
On peut aussi rencontrer d'autres situations. Par exemple un coefficient Bêta négatif
signifiera que l'action évolue en sens inverse de son marché. Si le Bêta est égal à 0, cela
indique que l'actif et son marché ne sont pas du tout corrélés, leurs variations sont
totalement indépendantes.
Utilisation du Beta
Le Bêta permettra de se faire une idée du comportement d'un titre vis à vis de son
indice pour mettre en place un portefeuille diversifié. Le calcul du coefficient est cependant
valable à un instant donné dans la mesure où il évolue dans le temps. Ainsi, un Bêta peut
avoir le signe opposé d’un instant T0 à un instant T1.
CHAPITRE 4 : L’INTEGRITE DU MARCHE FINANCIER
Le fonctionnement adéquat du marché financier suppose la mise en place et le
respect d’un certain nombre de règles de bonne conduite ainsi que des sanctions à
l’encontre de tous ceux qui violent ces règles.
Section 1: Les fonctions du marché financier
Le marché financier assure essentiellement quatre fonctions.
A : Voie de financement de l’économie
Le marché financier permet un financement de l’économie. Il collecte l’épargne
auprès des agents à capacité de financement (ménages principalement) pour la mettre à la
disposition des agents à besoin de financement (entreprises et Etat). Le marché financier
participe ainsi à côté du système bancaire au financement des investissements des
entreprises. Il fournit également à l’Etat et aux administrations publiques les moyens
financiers indispensables à la concrétisation des projets d’investissement ou de
redéploiement et à la régulation des finances publiques (déficit budgétaire).
B : Moyen d’organiser la liquidité de l’épargne investie à long terme
Cette fonction est complémentaire de la première. En effet, comme mentionné plus
haut, le marché financier est un marché de titres à long terme. Or, il peut arriver qu’un
détenteur de titre ait besoin de liquidité à un moment ou à un autre. En l’absence de toute
possibilité de vendre ce titre, la détention de titres peut s’avérer moins intéressante.
De ce fait, un marché financier est d’autant plus apte à attirer l’épargne susceptible
d’être investie à long terme que les intervenants sur ce marché sont en mesure de trouver
une contrepartie à leurs opérations; ce qui suppose qu’il existe sur le marché une grande
quantité de titres en circulation mis à la disposition du public (« flottant ») et que le volume
des échanges quotidiens de titres soit assez étoffé pour permettre des échanges qui
n’entraînent pas systématiquement des fluctuations erratiques des cours.
Sur un marché financier, le risque de liquidité est d’autant plus important que les
opérateurs sont concentrés et les valeurs traitées peu nombreuses ou présentant des
caractéristiques homogènes.
C : Instrument de mesure de la valeur des titres
Le marché financier offre l’avantage d’afficher à chaque séance et pour chaque titre,
son cours de la séance; ce qui permet non seulement de connaître la valeur de ce titre pour
la séance considérée, mais aussi et surtout de suivre l’évolution de la valeur de ce titre sur
une certaine période. Toutefois, la connaissance quotidienne du cours du titre ne peut
permettre d’estimer de façon absolue, la valeur de l’entreprise émettrice de ce titre. En effet,
la valeur d’un titre dépend à la fois de facteurs économiques, sociaux, politiques aussi bien
au plan national qu’international. Certains éléments sont également conseillés dans
l’estimation de la valeur d’une entreprise. Il s’agit de l’analyse des bilans, du fonds de
commerce, des perspectives de l’entreprise ou de la firme sur son marché...).
D : Outil contribuant à la mutation des structures industrielles et commerciales
La modification des structures industrielles et commerciales exige des sommes très
importantes. De ce fait, les entreprises ont recours au marché financier, marché sur lequel
elles peuvent trouver les moyens d’une croissance interne ou d’une croissance externe. La
croissance interne correspond à l’acquisition d’actifs réels par les entreprises. Quant à la
croissance externe, elle correspond à l’acquisition de sociétés déjà existantes. Dans ce
deuxième cas, la croissance externe peut se faire par des offres publiques d’achat (O.P.A.),
des offres publiques d’échanges (O.P.E.) ou par cessions de blocs de titres.
Section 2 : La déontologie des activités financières
La déontologie peut être définie comme un ensemble de règles de conduite,
individuelles ou collectives qui visent à garantir une bonne conduite dans le comportement
quotidien des entreprises et de leurs collaborateurs. Elle s’avère opportune sur le marché
financier dans la mesure où l’activité des intermédiaires financiers est une activité fiduciaire
qui trouve son fondement dans la confiance; principe qui a acquis une actualité nouvelle
d’autant que les volumes traités sur les marchés de titres ont accru très fortement de nos
jours compte tenu de la multiplication des instruments financiers, de leur sophistication
croissante et du développement de nouvelles méthodes de négociation.
Section 3 : Les délits financiers
Les délits financiers, passibles de poursuites judiciaires et payements d’amendes de
montants variables, peuvent s’analyser autour des points suivants:
A : Le délit d’initié
Il peut être défini comme le fait pour les personnes morales ou privées faisant office
d’agents de change, de Sociétés de Bourse de disposer, à l’occasion de l’exercice de leurs
fonctions ou de leur profession, d’informations privilégiées sur les perspectives ou la
situation d’un émetteur de titres ou sur les perspectives d’évolution d’une valeur mobilière ou
d’un contrat à terme négociable, qui auront réalisé ou sciemment permis de réaliser sur le
marché, soit directement, soit par une personne interposée, une ou plusieurs opérations,
avant que le public ait connaissance de ces informations.
B : Le délit de fausse information
Est qualifié de délit de fausse information tout acte qui consiste à répandre
sciemment dans le public par des voies et moyens quelconques des informations fausses ou
trompeuses sur les perspectives d’évolution d’une valeur mobilier, d’un produit financier coté
ou d’un contrat à terme négociable, de nature à agir sur les cours.
C : Le délit de manipulation des cours
Ce délit est constitué par toute personne qui directement ou par personne interposée,
aura sciemment exercé ou tenté d’exercer sur le marché d’une valeur mobilière, d’un produit
financier coté ou d’un contrat à terme négociable, une manœuvre ayant pour objet d’entraver
le fonctionnement régulier du marché en induisant autrui en erreur.
L’élément intentionnel de l’infraction consiste dans le fait d’exercer ou de tenter
d’exercer une manœuvre sciemment, ce qui implique la connaissance du caractère irrégulier
de l’opération, et la volonté d’induire autrui en erreur.
D : L’entrave à l’exercice des missions des agents des organes de la Bourse
L’institution de ce délit répond au besoin de doter les agents des organes de
fonctionnement de la Bourse d’un moyen qui leur permet d’exercer efficacement leur mission
de surveillance. Ce délit concerne donc tout fait qui empêche ou rend difficiles les
investigations entreprises par les agents habilités des organes de la Bourse.
MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE ANNEE UNIVERSITAIRE
LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
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Unité de Formation et de Recherches en Sciences 2018 – 2019
Economique et de Gestion (UFR-SEG)
DEUXIEME ANNEE DE MASTER PROFESSIONNEL DE
BANQUE
EVALUATION
Date : Mercredi 29 mai 2019 Durée de l’épreuve : 02 heures
EXERCICE 1 (03 points)
L’entreprise SAFAC cotée à la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières
d’Abidjan (BRVM) a connu à l’issue des trois derniers exercices (2016, 2017 et
2018), des résultats négatifs de montants respectifs de 36 millions, 40 millions et 45
millions de francs CFA. Malgré ces résultats financiers négatifs, l’on assiste depuis le
début de l’année 2019, à une hausse relative du cours de l’action SAFAC sur le
marché financier.
Comment pouvez-vous justifier ce « bon comportement » des actions
SAFAC ?
EXERCICE 2 (03 points)
On entend souvent dire que l’indicateur boursier ou indice de la bourse est le
baromètre de la santé économique d’un pays. Comment faut-il comprendre cette
assertion ?
EXERCICE 3 (04 points)
Dans la cour de l’Université FHB, deux étudiants discutent chaudement de
l’importance du second marché au niveau du marché financier :
Le premier déclare « Le second marché donne l’opportunité aux agents
économiques d’acquérir les titres préalablement émis sur le marché primaire.»
Pour le second, « il s’agit plutôt d’un marché qui conditionne le dynamisme du
marché primaire car selon lui, pour être actif, un marché primaire a besoin de
s’appuyer sur un second marché dynamique.»
On vous demande de départager ces deux étudiants en apportant des
éléments de réponse clairs à leur préoccupation.
EXERCICE 4 (04 points)
Définir la notion de volatilité d’un actif financier, puis citer les facteurs
susceptibles de l’influencer. Dire en quoi cette notion est importante en matière de
gestion des actifs financiers.
EXERCICE 5 (04 points)
Définir la notion de bêta d’un actif financier.
Considérons deux actifs financiers A et B, ayant respectivement pour beta les
valeurs 0,5 et – 0,8.
Dans quel sens doit varier l’indice de référence du marché pour que les
détenteurs de chaque titre puissent tirer avantage de cette variation ?
EXERCICE 6 (2 points)
Soit le tableau 2 ci-dessous qui vous donne le PER pour trois
entreprises données à un instant t :
ENTREPRISES BON FILS ORANGE DUT
PER 5 3 7
Quelle entreprise allez-vous conseiller à un ami qui, au vu de ces données,
veut investir en bourse dans l’achat des actions de l’une de ces entreprises ?
N.B. Toutes les réponses doivent être justifiées par un raisonnement économique
bref, mais clair et précis ou si possible, par calculs. Toute réponse même correcte, mais non
clairement justifiée la note 0 (zéro).
BONNE CHANCE
MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE ANNEE UNIVERSITAIRE
LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
Unité de Formation et de Recherches en Sciences 2019 – 2020
Economique et de Gestion (UFR-SEG)
ENVIRONNEMENT ECONOMIQUE ET FINANCIER INTERNATIONAL
MASTER PROFESSIONNEL DE BANQUE
CONTROLE Durée de l’épreuve : 02 heures
EXERCICE 1 : La Bourse se vide, la Bourse se meurt (10 points)
En vingt ans, Wall Street vient de perdre la moitié de sociétés cotées. Au bout du
compte, c'est toute la bonne allocation des capitaux qui est remise en cause.
Quelque chose ne tourne plus rond au Royaume du capitalisme. En vingt ans, Wall
Street vient de perdre la moitié de sociétés cotées. Les grands indices américains continuent
de cartonner, la capitalisation totale de progresser malgré les crises successives, les
nouveaux géants américains de la technologie dominent toujours de très loin le classement
des plus grandes entreprises cotées. Et quelques pépites continuent d'arriver en Bourse, à
l'instar de Lyft ou bientôt d'Uber et AirBnb.
Mais le phénomène est là : de moins en moins de sociétés font le pari de lever des capitaux
à Wall Street tandis que les retraits de cote se font chaque année de plus en plus nombreux.
Elles préfèrent la quiétude des marchés du « private equity »…..
Les conséquences sont loin d'être négligeables. Car une Bourse qui se vide est une Bourse
qui meurt.
Par Guillaume MAUJEAN
Questions :
1 : Qu’est-ce que la capitalisation boursière ?
2 : « … une Bourse qui se vide est une Bourse qui meurt ».
Quelles peuvent être les conséquences d’une Bourse qui se meurt ?
3 : « … Les grands indices américains continuent de cartonner ».
De quels indices parle l’auteur ? Quelle est pour toute Bourse, l’importance de l’indice ?
4 : « … Elles préfèrent la quiétude des marchés du « private equity »…..
Quel commentaire vous inspire ce passage, comparativement au marché boursier ?
EXERCICE 2
Quelles sont les caractéristiques d’un actif financier, comparé à un actif monétaire et
quelle en est sa fonction ? (2 points)
EXERCICE 3 (04 points)
Supposons que vous ayez à opérer un choix parmi n portefeuilles risqués. Quel
critère privilégierez-vous pour opérer votre choix ? Justifiez votre réponse en analysant les
différents cas possibles.
EXERCICE 4 (03 points)
En quoi le spéculateur est-il un acteur important du marché boursier ?
EXERCICE 5 (3 points)
Considérons les données du tableau ci-dessous :
MARCHE ACTION A ACTION B
BETA 1,00 2,25 0,85
Comment pouvez-vous interpréter les données de ce tableau ?
N.B. Toutes les réponses doivent être justifiées par un raisonnement économique
bref, mais clair et précis ou par calculs. Toute réponse même correcte, mais non clairement
justifiée la note 0 (zéro).
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