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Les Rejets Miniers

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1 Les rejets miniers

1.1 Rejets liquide


Une mine constitue en quelque sorte un vaste système de gestion de l’eau, celle-ci étant
vitale aux opérations. Plusieurs facteurs vont influencer la qualité des eaux de mines. Le type
de minéralisation et d’exploitation sont les plus importants. On peut retrouver dans les eaux
de mine différents types de contaminants qui peuvent être classés comme solubles, non
solubles et radioactifs. Les contaminants solubles produits par l'industrie minière
comprennent à la fois les acides générés par l'exposition des sulfures (contenus dans les rejets
miniers ou dans la mine) à l'oxygène de l'atmosphère, les métaux lourds (Cu, Pb, Zn, Hg, etc.)
et les contaminants résultant des procédés de traitement des minerais. Ce type de
contamination est habituellement associée au phénomène appelé drainage minier acide
(DMA). Les contaminants non solubles sont constitués de particules solides en suspension
dans l’eau causant une turbidité (coloration et manque de transparence) accrue ou des effets
d'ensablement suite à leur sédimentation. Dans les projets de la Chaire, l’emphase est mise sur
les rejets liquides contaminés surtout par des ions solubles provenant du drainage à travers les
rejets miniers. Pour cela, la problématique reliée à la présence de contaminants non solubles
ne sera pas discutée dans ce qui suit. (Aubertin et al., 2002)

Les éléments solubles:

 Les acides générés par l'exposition des sulfures (contenus dans les rejets miniers) à
l'oxygène de l'atmosphère, les eaux et la composition du sol.
 Les métaux lourds (Cu, Pb, Zn, Hg, etc.)
 Les contaminants résultant des additifs et des procédés de traitement des minerais.

Les éléments non solubles:

 Ensemble des particules solides en suspension dans l’eau causant une turbidité accrue
ou des effets d'ensablement suite à leur sédimentation (coloration et manque de
transparence)

Et parmi les plus dangereux polluants liquide, C’est Le drainage minier acide (DMA) ou
encore drainage rocheux acide (DRA).

1.2 Rejets solide


Les principaux rejets miniers solides générés par les exploitations minières comprennent
le mort-terrain résultant du décapage de la surface, les roches stériles issues des opérations
d’extraction, les rejets du concentrateur qui forment une pulpe (mélange de solides et de
liquides) souvent entreposée en surface dans des parcs à résidus miniers, et les boues
provenant du traitement chimique des eaux. Chacun de ces rejets doit être géré de façon à
minimiser les impacts environnementaux et à permettre l’obtention d’une stabilité physique et
géochimique à long terme.

 Stériles miniers entreposés dans des haldes constituent des empilements de matériaux
rocheux, de granulométrie souvent grossière et possédant un indice des vides élevé.
Les haldes sont fréquemment des ouvrages de grande envergure, pouvant s'élever à
plusieurs dizaines de mètres au-dessus du sol. Le mode de déposition fait en sorte que
les stériles montrent une ségrégation des matériaux grossiers et des matériaux fins.
Cette hétérogénéité complique le comportement mécanique, hydraulique et
géochimique globale de l’ouvrage. Les principales préoccupations reliées aux
empilements de stériles sont leur stabilité physique et chimique résultant du décapage
et de l'excavation de la surface (cas de mine à ciel ouvert).

Figure 1: rejets solide entreposé sous forme d’haldes

 Les rejets de concentrateur sont habituellement transportés sous forme de pulpe


jusqu'au site d'entreposage qui est ceinturé par des digues (parc à résidus). Les
principaux problèmes environnementaux liés aux rejets de concentrateur sont la
stabilité physique des ouvrages de retenue et de confinement et la stabilité chimique
des rejets. Les problèmes de stabilité physique rencontrés avec les rejets de
concentrateur sont habituellement associés au matériau en place qui est dans un état
lâche et fortement saturé et qui ne se consolide que lentement en raison du mode de
mise en place, de sa teneur en eau initiale et de sa faible conductivité hydraulique.

 Boues de traitement lorsque l'on utilise le traitement chimique pour décontaminer


l'eau acide chargée en métaux, on obtient de l’eau traitée et une boue de traitement
contenant les contaminants. Au cours des dernières années, des progrès significatifs
ont été réalisés quant aux méthodes de traitement du DMA et de disposition des boues.
Il reste cependant de nombreuses questions, notamment en ce qui a trait au
comportement hydromécanique des boues durant les étapes de suspension,
sédimentation/clarification et consolidation.

1.3 Rejets gazeux


Les émissions atmosphériques se produisent à chaque étape du cycle de la mine, mais surtout
pendant l’exploration, le développement, la construction et les activités opérationnelles. Les
opérations minières mobilisent de grandes quantités de matières, et des déchets de piles
contenant des particules de petite taille sont facilement dispersés par le vent.

Les plus importantes sources de pollution atmosphérique dans les opérations minières sont:

 Les particules de matières transportées par le vent, à la suite de fouilles d’abattages par
explosion, de transport de matériaux, de l’érosion par le vent (plus fréquente dans les
mines à ciel ouvert), des poussières fugitives provenant des installations de résidus,
des stations de culbutage, des décharges de résidus et des routes de pénétration. Les
émissions de gaz d’échappement provenant de sources mobiles (voitures, camions,
équipements lourds) augmentent ces niveaux de particules.
 Les émissions de gaz provenant de la combustion de carburants dans des sources fixes
et mobiles, explosions et traitement des minéraux.

Dès que les polluants pénètrent dans l’atmosphère, ils subissent des changements
physiques et chimiques avant d’atteindre un récepteur. Ces polluants peuvent provoquer
des effets graves sur la santé humaine et sur l’environnement.

2 Quel est le but du processus de l’eie?


Le processus de l’Etude d’Impact Environnemental (EIE) est une procédure interdisciplinaire
et en plusieurs étapes pour s’assurer que les considérations environnementales sont prises en
compte dans les décisions concernant les projets qui peuvent avoir un impact sur
l’environnement. En termes simples, le processus EIE permet d’identifier les possibles effets
environnementaux d’une activité proposée et la manière d’atténuer ces effets.

Le processus EIE vise à informer les décideurs et le public des conséquences


environnementales de la mise en œuvre d’un projet proposé. Le document EIE lui-même est
un outil technique qui identifie, prédit et analyse les impacts sur l’environnement physique,
mais aussi social, culturel, et sur la santé. Si le processus de l’EIE est bien mené, il identifie
les alternatives et les mesures d’atténuation pour réduire l’impact environnemental du projet
proposé. Le processus EIE joue également un rôle procédural important dans le processus
décisionnel en général par la promotion de la transparence et la participation du public.

Il est important de noter que le processus de l’EIE ne garantit pas qu’un projet sera modifié
ou rejeté si le processus révèle qu’il y aura des impacts environnementaux graves. Dans
certains pays, un décideur peut, en effet, choisir l’alternative la plus nuisible pour
l’environnement, tant que les conséquences sont indiquées dans l’EIE. En d’autres termes, le
processus EIE garantit une décision éclairée, mais pas nécessairement une décision
écologiquement bénéfique.

3 LES BÉNÉFICES DES PROCESSUS D’EIE


- Elimine potentiellement les projets peu valables du point de vue environnemental

- Propose des conceptions modifiées pour réduire les impacts sur l'environnement

- Identifie des alternatives faisables

- Prévoit des impacts défavorables significatifs

- Identifie des mesures d’atténuation pour réduire, compenser, ou éliminer des impacts
majeurs

- Engage et informe les communautés potentiellement affectées et les individus

- Influence les prises de décisions et le développement des termes et conditions

4 Les étapes du processus de l’EIE


Bien qu’il ne soit pas uniforme d’un pays à un autre, le processus de l’EIE, comprend
généralement un ensemble d’étapes procédurales qui aboutissent à un rapport écrit
d’évaluation d’impact qui informera le décideur si un projet proposé peut être approuvé ou
rejeté.

L’ORGANIGRAMME CI-DESSOUS MONTRE UNE REPRÉSENTATION DES


ÉLÉMENTS DE BASE DE BONNES PRATIQUES DE L’EIE:
4.1 Identification et Définition du Projet ou Activité:
Bien que cette étape puisse paraître relativement simple, définir un “projet” pour les besoins
d’une EIE peut devenir complexe et même controversé lorsqu’il s’agit d’un grand projet
d’exploitation minière, comprenant plusieurs phases, ou impliquant plusieurs sites. L’objectif
de cette étape consiste à définir le projet avec suffisamment de spécificité pour déterminer
avec précision la zone des impacts possibles et pour inclure des activités qui sont étroitement
liées à la proposition de projet de sorte que la totalité des impacts environnementaux soit
évaluée.

4.2 Tri préliminaire:


Le processus de sélection détermine si un projet particulier justifie la préparation d’une EIE.
Le seuil des exigences pour une EIE varie d’un pays à l’autre - certaines lois fournissent une
liste des types d’activités ou de projets qui nécessitent une EIE, d’autres requièrent une EIE
pour tout projet qui peut avoir un impact significatif sur l’environnement ou pour des projets
qui dépassent une certaine valeur monétaire. Dans certains cas, particulièrement si les impacts
possibles d’un projet ne sont pas connus, une évaluation environnementale préliminaire sera
préparée pour déterminer si le projet justifie une EIE.

4.3 Définition du champ de l’étude d’impact:


L’étude de champ est une étape, habituellement impliquant le public et d’autres parties
intéressées, qui identifient les enjeux environnementaux clés qui devraient être abordés dans
une EIE. Cette étape fournit une des premières opportunités pour les membres du public ou
des ONG pour entendre parler du projet proposé et pour exprimer leurs opinions. Le cadrage
peut également révéler des activités similaires ou connectées qui peuvent survenir dans les
environs d’un projet, ou identifier des problèmes qui doivent être atténués ou qui risquent de
provoquer l’annulation du projet.

4.4 Préparation des Termes de Référence:


Les Termes de Référence servent comme une carte routière pour la préparation de l’EIE et
devraient englober idéalement les enjeux et les impacts qui ont été identifiés au cours du
processus de définition de l’étendue du projet.

GÉNÉRALEMENT LES TERMES DE RÉFÉRENCE COMPRENDRONT


LES POINTS SUIVANTS:
- Un description du projet
- Une liste des agences ou ministères responsables pour la
supervision du processus de l’EIE et la prise de décision
- La zone géographique à étudier (appelée aussi la “zone
d’impact”)
- Les exigences de l’EIE dans les lois et règlements applicables -
Les impacts et sujets à étudier
- Les mesures d’atténuation et/ou systèmes de suivi à
concevoir
- Les provisions pour l’implication du public
- Les principales parties intéressées
- Le Calendrier pour l’achèvement du processus de l’EIE

Un brouillon des Termes de Référence peut être mis à la disposition du public pour examen et
commentaires. Une révision critique du public à ce stade précoce du processus constitue une
occasion clé pour s’assurer que l’EIE est correctement formulée et abordera les sujets qui
intéressent la communauté.

4.5 Préparation d’un avant-projet d’EIE:


Un avant-projet d’EIE est préparé en conformité avec les termes de référence et l’éventail des
sujets identifiés au cours du processus de cadrage. L’avant-projet d’EIE doit également
satisfaire les exigences de contenu des lois et réglementations globales de l’EIE. Cette étape
fera appel idéalement à un large éventail de spécialistes techniques pour évaluer les conditions
de référence, prévoir les impacts probables du projet et concevoir des mesures d’atténuation.

4.6 Participation du Public:


Les meilleures pratiques d’EIE sont celles qui impliquent et engagent le public à différentes
étapes d’un bout à l’autre du processus par un échange bilatéral d’informations et d’opinions.
La participation du public peut consister en des réunions d’information, des audiences
publiques et des opportunités de fournir des commentaires écrits sur un projet proposé.
Toutefois, il n’existe pas de règles cohérentes pour la participation du public dans les
systèmes actuels d’EIE. Même au sein d’un pays donné, il peut exister des variations dans la
qualité et l’étendue de la participation du public dans le processus de l’EIE, dépendant du type
de projet à l’étude, des communautés qui pourraient être touchées ou des agences
gouvernementales qui supervisent le projet.

4.7 Préparation de l’EIE final:


Cette étape produit un rapport final d’évaluation d’impacts qui aborde les points de vue et les
commentaires des parties qui ont passé en revue l’avant-projet de l’EIE. Ces commentaires
peuvent entraîner des modifications ou des ajouts au texte de l’avantprojet de l’EIE. Dans
certains cas, l’EIE finale contiendra une annexe récapitulant tous les commentaires reçus du
public et d’autres parties intéressées et fournissant des réponses à ces commentaires.

4.8 La décision:
Une décision d’approuver ou de rejeter un projet minier est généralement basée sur l’EIE
finale, mais dans certains cas, une autorisation environnementale peut être tout simplement
une étape dans le processus d’autorisation de la mine. La décision peut également être
accompagnée de certaines conditions qui doivent être remplies, telles que le dépôt d’une
garantie de réhabilitation de l’environnement ou la soumission d’un plan de gestion
environnementale.

4.9 Révision Administrative ou judiciaire:


En fonction de la compétence juridictionnelle, il peut y avoir des occasions pour une partie de
demander un réexamen administratif ou judiciaire de la décision finale et du processus de
l’EIE. Un recours peut aborder les failles procédurales dans le processus de l’EIE, comme par
exemple le fait de ne pas tenir des audiences publiques requises, ou peut indiquer les
questions de fond que le décideur a omis de prendre en considération. La loi procédurale de
révision judiciaire ou administrative d’un pays, ou parfois la loi de l’EIE elle-même,
identifiera généralement les types de questions qui peuvent être soulevées dans un recours et
le type d’allègement qui peut être accordée.

4.10Mise en œuvre du projet:


Pourvu que toutes les exigences réglementaires soient réunies et tous les permis obtenus, le
développement de la mine se poursuivra après la prise de décision sur l’opportunité du projet
et une fois épuisées les nécessités de révisions administratives ou judiciaires.

4.11Monitoring:
Le Monitoring est une composante importante de la mise en œuvre du projet. Le monitoring
vise trois objectifs: (1) s’assurer que des mesures d’atténuation sont mises en œuvre; (2)
évaluer si les mesures d’atténuation fonctionnent efficacement; et (3) valider l’exactitude des
modèles ou des projections qui ont été utilisées pendant le processus d’évaluation des
impacts.
 Drainage minier acide:
Lorsqu’on exploite à ciel ouvert, les matériaux miniers (parois, résidus, déchets rocheux, etc.)
exposés à l’eau et à l’oxygène peuvent former des minéraux sulfurés de fer. S’ils sont présents en
quantité importante et qu’il y a absence de matériaux neutralisants, ces minéraux sulfurés
peuvent former une solution acide. La diminution du pH de l’eau peut également engendrer un
effet rétroactif continu par dissolution de métaux ou autres contaminants. Ce phénomène, connu
sous le nom de drainage minier (DMA ) (Earthworks, 2005).

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