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Psychopedagogie Theorie de Skinner 11eme Seance

La théorie de Skinner sur le conditionnement opérant décrit comment les renforcements positifs et négatifs façonnent le comportement. Skinner a mené des expériences sur des rats et des pigeons dans des boîtes conçues pour étudier les comportements conditionnés et leurs modifications en manipulant les renforcements.

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Psychopedagogie Theorie de Skinner 11eme Seance

La théorie de Skinner sur le conditionnement opérant décrit comment les renforcements positifs et négatifs façonnent le comportement. Skinner a mené des expériences sur des rats et des pigeons dans des boîtes conçues pour étudier les comportements conditionnés et leurs modifications en manipulant les renforcements.

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Cours 10 eme séance

3eme PES / PEM


Février , 2021

La Théorie de Burrhus Frederic Skinner(19041990)


« conditionnement opérant »

Béhavioriste américain, Skinner est considéré comme étant le plus important psychologue américain du
20 siècle. Ses idées dans l’étude du behaviorisme étaient inspirées des travaux de : Pavlov et Watson mais il
se démarqua d’eux avec ses réflexions qui comportaient un aspect pratique, concret et technique.

Skinner joue, alors, un rôle majeur dans le développement de la théorie behavioriste en poursuivant les
principes du conditionnement Pavlovien chez l’animal avant de les étendre à l’homme et en particulier à
l’élève.

Skinner est à l’origine d’une théorie behavioriste de l’apprentissage basée sur la notion de :
« Conditionnement Opérant » il explique par-là que :

L’acquisition d’un apprentissage ne se fait pas par un simple reflex inné, mais c’est l’organisme qui doit
agir volontairement.

Il définit le Conditionnement opérant: comme :

Un Principe d'apprentissage dans lequel les renforcements positifs et négatifs ainsi que les punitions
positives et négatives façonnent le comportement d'un individu.

1-L’expérience de Skinner

Après le chien de Pavlov et le chat de Thorndike Skinner a exercé ses expériences sur des rats et des pigeons
il a mis sur point une situation expérimentale pour étudier les comportements
opérants (des rats et des pigeons surtout) et leurs modifications, en manipulant
certains aspects de la situation ou de l'organisme.

La boîte de Skinner consiste en un espace limité conçu pour favoriser


l'apparition des comportements opérants choisis et la mise en relief des stimuli
expérimentaux, tout en limitant la possibilité d'exécution de comportements
inadéquats et en réduisant l'interférence de stimuli parasites.

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1-la première expérience de Skinner fut réaliser sur des rats : elle consistait à déposer le rat dans une boite
(dite « boîte de Skinner ») comportant un levier susceptible de délivrer à la moindre pression des boulettes de
viandes à l’animal ; celui-ci, en appuyant d’abord de façon fortuite sur le levier, découvrait très vite que les
pressions répétées entrainaient systématiquement la délivrance de boulettes.

2-Un nouveau pas dans l'étude de l'apprentissage fut réalisé sur un pigeon qui est placé dans une boîte où se
trouve un distributeur de graines et un petit disque. Lorsque le disque s'allume, si l'animal tape avec son bec,
alors quelques graines tombent dans le distributeur. L'animal apprend ainsi peu à peu à obtenir de la nourriture
en frappant le disque.

Skinner introduit, alors, la notion de conditionnement opérant sur la base des observations qu’il effectue sur
ces animaux qui apprennent par : essai / erreur les actions à effectuer pour obtenir une récompense.

Ce type de conditionnement est dit « opérant » car il repose sur une démarche active du sujet, à la différence
du chien de Pavlov qui est conditionné de façon passive.
Selon cette approche, c’est l’animal qui se conditionne lui-même sans l’intervention d’un
expérimentateur qui lui donne la poudre de viande comme dans le cas du conditionnement classique de
Pavlov.

Pour Skinner, un tel « auto conditionnement » est possible à condition d’enserrer l’animal dans un
environnement adapté qui va lui offrir l’occasion d’associer, seul, des stimuli à des récompenses.

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2-Trois suppositions fondamentales de la théorie de Skinner

1-Les animaux sont très fréquemment actifs – ainsi, les organismes manifestent des comportements d’une
manière continue.

2-Les conséquences des comportements influencent la probabilité de voir ces comportements se répéter à
l’avenir.

3-L’état motivationnel de l’organisme et son environnement physique et social influencent l’efficacité des
conséquences du comportement.

Ainsi, l’efficacité liée au fait de donner de la nourriture comme récompense pour augmenter la probabilité
d'apparition d’un comportement dépend de la durée de la privation de nourriture.
Si l'état d'un organisme ne pousse pas celui-ci à produire un comportement, il n'y aura pas d'apprentissage

Pour pouvoir se produire le conditionnement opérant doit se baser sur 4 éléments :

-Renforcement positif: augmentation de la fréquence d'un comportement suite à l'addition d'un stimulus :
qui est représenté par la boulette de viande -dans l’expérience avec le rat- qui va augmenter la force de
l’association entre le stimulus (le levier) et la réponse (l’appuie sur le levier)

-Renforcement négatif: augmentation de la fréquence d'un comportement suite au retrait d'un stimulus .

-Punition positive: diminution de la fréquence d'un comportement suite à l'addition subséquente d'un
stimulus : : Skinner constate qu’il est possible de diminuer la force d’une telle association en fournissant, non
pas une récompense mais une punition :un léger choc électrique) à l’animal lorsqu’il appuie sur le même levier

-Punition négative: diminution de la fréquence d'un comportement suite au retrait subséquent d'un
stimulus.( la boulette de viande)

Pour Skinner, c’est essentiellement le jeu des renforcements positifs et négatifs qui permet d’associer des
apprentissages adaptés à une situation. Skinner préfère utiliser plutôt le renforcement que la punition.

3-L’apprentissage Selon Skinner

C’est un processus de modification du comportement résultant de l'association en contingence d'un


comportement et d'un stimulus

Les conséquences ou les événements subséquents (qui vont suivre) auront un effet sur la probabilité que ce
comportement se reproduise ou non.

Ces différentes expériences ont permis,à Skinner dans les années 60 de définir l'apprentissage comme un
" conditionnement opérant ", axé sur les renforcements positifs ou négatifs .

L'erreur de Skinner est, sans doute, d'avoir généralisé à outrance sa théorie. Il est incontestable que certains
apprentissages relèvent bien du conditionnement mais que d'autres se réalisent d'une toute autre manière.

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4-Implications pédagogiques
La théorie du conditionnement opérant de Skinner nous permet d'établir un lien direct entre béhaviorisme et
pédagogie.
Les autres théoriciens (Pavlov, Watson) s'étaient intéressés jusque-là aux mécanismes d'apprentissage, tant
humains qu'animaux, mais n'en avaient pas tiré d'application concrète à destination de l'enseignement.
Skinner, lui , tirera des applications pédagogiques de ses théories.
Pour Skinner, l’efficacité de l’apprentissage est liée à Cinq principes :
1-le principe de la participation active : le sujet doit construire sa réponse et non la choisir.
2-le principe des petites étapes : il faut fragmenter la difficulté pour que même les plus faibles puissent
répondre.
3-le principe de progression graduée.
4-le principe de l’allure personnelle : chacun doit pouvoir avancer à son rythme .
5-le principe des réponses correctes : trop d’échecs découragent les élèves, il faut les guider.

L'effet du renforcement positif s'observe couramment en situation de classe : l'élève qui fournit une bonne
réponse est félicité par le maître ce qui augmente la fréquence d'apparition de cette réponse.

Les renforcements positifs et négatifs constituent des éléments qui ont pour but de renforcer l'apparition des
comportements désirés.

Par contre, la punition, qui ne doit pas être confondue avec le renforcement négatif, a pour fonction de réduire
la fréquence d'apparition des comportements non désirés.

La punition est souvent utilisée en contexte scolaire où elle peut prendre des formes telles que : critiquer,
tourner en ridicule, déprécier, donner de mauvaises notes ou des travaux supplémentaires à réaliser à domicile.

Toutefois, ce type d'interventions ne seront considérés comme une punition du point de vue béhavioriste que
si elles conduisent à faire cesser le comportement non désiré.

La possibilité d'utiliser soit des renforcements soit des punitions a fait l'objet de nombreux débats chez les
pédagogues.

Pour répondre à ces interrogations, de nombreuses expériences ont été réalisées qui montrent, qu'à court terme,
les deux formes de renforcement sont également efficaces mais que rapidement l'efficacité du renforcement
négatif diminue alors que celui du renforcement positif perdure. Dans un premier temps les élèves acceptent
d'être réguliers dans leur travail pour éviter les punitions mais par la suite l'effet des punitions s'estompe et le
comportement devient de plus en plus difficile à contrôler.

Il est également possible d'agir sur le comportement en supprimant une source de renforcement qui est
naturellement présente dans la situation : on peut corriger le comportement d'un élève qui a pris l'habitude de
déranger la classe en amenant les autres élèves à ne plus prêter attention à ses remarques.

On supprime ainsi l'apparition de l'agent de renforcement constitué ici par l'attention accordée par les
condisciples. Ce phénomène est connu sous le nom d'extinction. Toutefois en pratique, l’extinction du
comportement par suppression du renforcement est souvent longue à obtenir car il est fréquent qu'un
comportement réapparaisse spontanément sans avoir été renforcé.
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Pour Skinner tout comme pour Thorndike, l'apprentissage se réalise à partir de l'activité du sujet, les conduites
les plus adéquates sont ensuite sélectionnées en fonction des résultats obtenus. Par contre, ces auteurs se
différencient lorsqu'il s'agit d'établir les éléments qui permettent de construire une nouvelle conduite.

*Pour Skinner, seule la réponse correcte joue un rôle d'agent de renforcement et contribue à l'acquisition d'une
nouvelle conduite

*Pour Thorndike, l'erreur participe pleinement à l'apprentissage en diminuant la probabilité d'apparition du


comportement qui l'a engendré.

Skinner recommande d'organiser l'enseignement en vue de minimiser l'apparition des erreurs dans le cadre
d'une méthode qu'il appelle l'apprentissage sans erreur. Pour lui, tout comportement, qu'il soit psychomoteur
ou cognitif, peut être acquis de manière efficace en évitant à l'élève de commettre des erreurs.

Skinner a toujours refusé le recours aux questions à choix multiple en s'appuyant sur le fait que le choix d'une
réponse parmi plusieurs propositions ne relevait pas du principe d'activité.

Les cours proposés par Skinner sont qualifiés de linéaires en ce sens qu'ils obligent l'apprenant à les parcourir
du début jusqu'à la fin sans prendre en compte le fait que certains élèves sont susceptibles de progresser plus
rapidement. Cette contrainte associée à l'exigence que l'apprentissage soit réalisé en minimisant la fréquence
d'apparition des erreurs (pour qu'un cours soit efficace, Skinner estime que l'élève doit commettre moins de
10% d'erreurs) rend souvent les cours programmés linéaires longs et assez fastidieux à suivre.

Skinner a établi un certain nombre de principes issus de ses travaux qui ont eu une influence notoire sur les
conceptions pédagogiques en vigueur à l'époque:

-Avant tout enseignement, il est essentiel de définir soigneusement les objectifs à atteindre puis de les définir
dans des termes suffisamment précis de manière à ce qu'on puisse vérifier qu'ils ont réellement été atteints
(objectifs opérationnels).

-Informer l'élève de ce qu'on attend de lui en lui présentant les objectifs qu'il devra maîtriser à l'issue de
l'apprentissage.

-La conception d'un cours programmé mais aussi de toute action de formation repose sur une analyse préalable
des contenus à enseigner.

-L'apprentissage doit être décomposé en petites étapes de manière à minimiser le risque d'apparition de
réponses erronées et à maximiser la fréquence de présentation des renforcements positifs.

-L'école d'une manière générale utilise trop peu les renforcements positifs. Il conviendrait de modifier
l'organisation scolaire en faisant notamment appel à des outils issus des développements de la technologie
pour permettre un usage beaucoup plus important des renforcements positifs.

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