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Karine Kala - Riche de Vie

Ce chapitre décrit l'enfance et l'adolescence de l'auteure. Elle a grandi dans une famille avec des disputes entre ses parents et un père dépressif. Enfant, elle a déjà eu des expériences extraordinaires comme des voyages astrals. Adolescente, elle a eu une vie mouvementée avec des crises d'angoisse et des expériences psychédéliques.

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Karine Kala - Riche de Vie

Ce chapitre décrit l'enfance et l'adolescence de l'auteure. Elle a grandi dans une famille avec des disputes entre ses parents et un père dépressif. Enfant, elle a déjà eu des expériences extraordinaires comme des voyages astrals. Adolescente, elle a eu une vie mouvementée avec des crises d'angoisse et des expériences psychédéliques.

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Table des matières


Remerciements.......................................................................... 5
Préface....................................................................................... 6
Plus de joie et de magie sur terre.............................................. 6
L'histoire de ma vie........................................................... 6
Chapitre 1. Enfance et adolescence........................................... 8
Enfant, et déjà différente ! ............................................... 8
Une adolescence mouvementée....................................... 9
La vie et mon instinct s'intensifient................................. 12
Expériences avec le corps médical..................................15
Le sentiment d'être différente......................................... 18
Crises d'angoisse............................................................. 21
Chapitre 2. L'île de La Réunion................................................. 23
Affronter les crises d'angoisse ........................................ 23
Attraction des âmes, âmes connectées...........................25
La fête, les drogues.......................................................... 26
Cheval et Harmonie......................................................... 28
Les cyclones..................................................................... 29
Chapitre 3. L'Inde ! Goa ! « I 'm a Goa Girl ! »..........................31
Une vie de rêve............................................................... 31
États modifiés de la conscience....................................... 33
Ressentis extra-sensoriels............................................... 36
La montagne.................................................................... 37

2
Pushkar............................................................................ 40
Chapitre 4. Docteur Patrick...................................................... 42
Le pouvoir de l'esprit....................................................... 42
Effet boule de neige........................................................ 43
Un point de vue différent de la réalité............................44
Des exercices et des guérisons hors du commun............45
Super pouvoir.................................................................. 47
Chapitre 5. Ayahuasca.............................................................. 49
En Amazonie, rencontre avec la plante...........................49
Après l'Ayahuasca, l'autre monde................................... 51
Chapitre 6. En Europe, l'aventure continue.............................54
La liberté......................................................................... 54
Ma boule d'énergie......................................................... 54
Au Maroc, rencontre avec mon âme...............................55
On m'avait prévenue !..................................................... 56
Chapitre 7. Arrêt des drogues.................................................. 58
Me voir avec le regard de l'âme...................................... 58
La raison cachée.............................................................. 59
Battement Binaural......................................................... 60
Chapitre 8. Une vie d'artiste, une vie de rêve..........................63
Après l'Inde, la Russie...................................................... 63
À la découverte du monde !............................................ 64
Chapitre 9. Recherches............................................................ 65
Besoin de comprendre.................................................... 65

3
Expérience de la double fente......................................... 66
L'ADN et le cerveau......................................................... 67
Le son.............................................................................. 69
Fréquence et vibration.................................................... 71
Sensibilité, conscience..................................................... 73
Fleur de vie. MERKABA.................................................... 75
Conclusion des recherches.............................................. 78
Chapitre 10. Des phénomènes étranges.................................. 81
Collbato et la montagne de Montserrat..........................81
Le pouvoir du mental...................................................... 82
Chapitre 11. Aujourd'hui en 2020. Écouter son âme...............84
Un instinct plus fort que tout.......................................... 84
Êtres multi-dimensionnels............................................... 85
Se laisser guider par son âme.......................................... 86

4
Remerciements
Un grand merci à Elian pour l'art de la couverture. Vous pouvez
retrouver Elian ici : Elian.
Merci à Michel pour m'avoir accompagnée durant toute l'écri-
ture et mise en page de ce livre.
Merci à tous mes amis mentionnés dans le livre, pour m'avoir
accompagnée sur ce chemin de vie magique.
Merci à maman et Alain, Anne ma sœur, papa, mamie, Marie-
France ma chère tante, Fred mon cousin, et toutes les autres
personnes de ma famille.
Merci à tous les gens qui m'ont invitée à jouer ma musique
dans leur parties, et à tous les gens qui étaient sur la piste de
danse durant mes sets, pour cet intense partage d'énergie.
Merci aux plantes des dieux.
Merci à la nature.
Merci aux nombreux animaux qui ont partagé, et partagent au-
jourd'hui ma vie.
Merci à l'univers de répondre à mes souhaits.
Merci à la vie !

5
Préface

Plus de joie et de magie sur terre

L'histoire de ma vie

J'ai grandi avec mon père qui devenait un peu plus dépressif
d'année en année. À la fin de sa vie il est devenu alcoolique, et
il est mort dans la tristesse lorsque j'avais seize ans. J'ai alors
décidé de choisir plutôt la joie de vivre, de l'étudier, de l'appri-
voiser, pour la partager avec le monde.
Depuis ma jeune adolescence j'ai pensé que la vie pouvait
avoir une dimension bien plus grande et belle que celle que
l'on nous présentait. J'ai très vite compris par la suite que
beaucoup de gens avaient, par leur chemin de vie, une vision
plus limitée sur la réalité et ses possibilités.
Durant mon enfance, j'ai vécu beaucoup d'expériences
extraordinaires, comme des voyages astraux (sorties de la
conscience du corps physique), ou éveils en milieu de nuit avec
une vision extra-lucide où je pouvais voir le monde en atomes.
Ensuite en grandissant, j'ai eu beaucoup d'expériences psyché-
déliques qui m'ont emmenée dans des mondes magiques. Ces
expériences m'ont amenée à faire des recherches scientifiques
pour les comprendre. Et j'ai eu envie de partager toutes ces
magnifiques découvertes avec vous, pour vous ouvrir les portes
à plus de magie et à une meilleure compréhension du monde
dans lequel nous vivons.

6
Aujourd'hui, vu la situation mondiale actuelle, la « nouvelle
réalité » comme ils disent, je ressens comme un besoin de par-
tager mes aventures, comme si je ne pouvais plus les garder
secrètes, comme si toutes ces réalisations débordaient de mon
être ! Il est temps de partager mon expérience pour aider le
monde à grandir et à se réveiller.
Dans une partie de ce livre, je parle beaucoup de drogues
prises à un moment ma vie. Je tiens à préciser que je ne pousse
en aucun cas qui que ce soit à suivre ce chemin. C'est cette
route qui s'est présentée à moi et je l'ai prise. Mais cette vie un
peu folle m'a demandée ensuite de nombreuses années pour
revenir à une certaine « normalité », notamment sociale.
J'avais perdu toute vie relationnelle. En fait j'étais tout le temps
dans la foule, mais toute seule dans la foule. Je n'étais même
plus capable de parler avec un enfant.
Je suis persuadée, et j'en ai eu de nombreux exemples dans
ma vie, que toute ces découvertes et réalisations sont tout à
fait accessibles par la méditation, les respirations, la pratique
d'un art, ou tout autre travail personnel basé sur le retour sur
soi, la communication avec l'âme. C'est d'ailleurs ce que je pra-
tique moi-même aujourd'hui pour conserver un niveau de
vibration élevée. Mon travail est maintenant d'intégrer toutes
ces aventures et de garder toutes ces capacités découvertes
dans le passé, en étant totalement consciente.

Vivre dans la joie en conscience ! Voilà mon message !

7
Chapitre 1. Enfance et adolescence

Enfant, et déjà différente !

Je me rappelle mon père comme quelqu'un de tourmenté et


colérique. Quand il était encore avec maman, l'année avant
leur séparation, ils se disputaient beaucoup, papa criait,
maman pleurait. Anne, ma sœur, petite à l'époque (six ans, et
moi dix ans), pleurait, et je devais la consoler, alors que j'étais
moi-même triste et avais peur. Puis maman et papa se sont
séparés.
Quand j'étais petite, mamie a expliqué à maman qu'elle
était trop jeune pour s'occuper de moi (elle avait vingt ans
quand je suis née). Je suis donc allée vivre chez mamie pour un
temps, jusqu'à ce que maman décide que non, cela n'était pas
possible, qu'elle devait elle-même prendre soin de sa fille.
Dans ma petite enfance, je dormais souvent chez mamie. Je
dormais dans la chambre de papi, qui était décédé. Je faisais
des « sorties astrales » : je sortais de mon corps et mon esprit
allait dans le jardin, dans la rue. Je me levais le matin et disais à
mamie : « Tu sais hier soir en m'endormant, je suis sortie de
mon corps et je suis allée au-dessus du jardin, dans les airs, et
aussi dans la rue. C'était très rigolo ! » Mais mamie m'a dit que
ce n'était pas possible, que je l'avais seulement rêvé. Alors j'ai
arrêté de le faire.
Mamie et papi avaient toujours joué du piano et du violon-
celle. On m'a inscrite très jeune aux cours de solfège et de pia-

8
no au conservatoire de musique de Montpellier et je les ai sui-
vis durant dix ans.
Depuis ma plus jeune enfance je n'ai jamais voulu manger
de viande, ni de poisson. Je ne pouvais concevoir de manger de
l'animal. Ma mère a insisté durant des années, mais en vain. Je
suis restée des heures devant mon assiette, mais une force en
moi m'empêchait de manger de la chair. Rapidement, vers mes
quatorze ans je crois, je suis devenue végétarienne, puisqu'il
n'y avait aucun moyen de me contraindre.
J'ai aussi fait de l'équitation depuis toute petite, car ma
mère et mon père montaient régulièrement à cheval. Mon
père avait acheté un cheval pour Anne et moi, il s'appelait
Baladin, mais on en avait peur. Il était très grand, jeune et donc
coquin. On ne voulait jamais le monter, il nous faisait tomber.
Mon père l'a rapidement revendu. À quatorze ans j'étais tou-
jours au poney club. On s'entendait bien avec notre monitrice,
Beryl, et on aimait l'aider à s'occuper des poneys. À cette
époque, j'avais déjà un caractère très fort et aimais diriger
notre petite bande d'amis.
Mon père et Patricia, la mère de ma bonne copine de cheval
Audrey, étaient devenus amants. Nous habitions à Montpellier.
Ils ont décidé d'aller vivre ensemble à Marseille car mon père y
était muté pour son travail, et je suis allée vivre avec eux.

Une adolescence mouvementée

J'ai habité avec mon père pendant deux ans, une expérience
vraiment étrange. Il travaillait beaucoup, voyageait pour son
travail, et n'était là qu'une nuit sur trois environ. En son

9
absence, des amis venaient chez moi et nous en profitions
bien. Nous étions tous là à utiliser le minitel, et nous mangions
les friandises et chocolats envoyés par ma grand-mère. Un jour,
la voisine qui surveillait toute cette activité par le trou de sa
porte, a tout dit à mon père. Je me suis fait vraiment gronder
et mon père avait ensuite chargé ma voisine de me surveiller.
Je ne pouvais donc plus recevoir mes amis. À cette époque je
n'en faisais déjà qu'à ma tête. Et certains jours, nous allions à la
plage l'après-midi au lieu d'aller à l'école. Mon père n'en savait
rien bien sûr.
Quand il était là ce n'était pas la même histoire. La première
année nous vivions donc avec sa compagne Patricia et Audrey,
sa fille de mon âge. C'est d'ailleurs ce qui m'avait poussée à
aller vivre avec eux, je trouvais ça trop « cool » de vivre avec
une copine. Mais en fait mon père criait toujours après Patricia
et la situation était insupportable. On habitait au dernier étage
d'une tour au 17ème, et il criait et jetait les habits de Patricia
par la fenêtre. Mère et fille nous ont quittés au bout d'un an.
Je me suis retrouvée, à quinze ans, seule avec mon père.
Jamais avant je n'avais réalisé qu'il buvait autant. Quand on est
enfant, les parents sont des dieux, on ne cherche pas à com-
prendre. Je ne sais d'ailleurs pas quand il est devenu alcoo-
lique. Mais là, il était en pleine dépression, et buvait tous les
soirs. Il me faisait réciter mes leçons pendant des heures, en
s'énervant beaucoup, je n'avais pas le droit de me tromper sur
un mot. Il me stressait tellement, énervé comme il l'était, que
je me trompais tout le temps. Je pleurais, cela le contrariait
encore plus, il criait sur moi d'avantage... C'était une période
difficile.

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Et puis le soir, il buvait. On était à table, on avait fini de man-
ger, je voulais sortir de table, mais je ne pouvais pas. Il me
grondait : « Quoi, tu ne t'intéresses pas à moi ? Tu te moques
de mes collègues de travail, de ce que j'ai enduré aujour-
d'hui ? ». Voilà, je devais écouter ses histoires de travail pen-
dant des heures, ses malheurs avec ses collègues, et cela ne
m'intéressait pas du tout.
Je suis donc retournée vivre chez maman. J'avais beaucoup
changé durant ces deux années à Marseille. Je m'étais rasée les
cheveux au niveau des tempes, et m'habillais de façon très
excentrique. Par exemple je portais un mini-jupe rouge à pois
blancs, avec des collants noirs, des porte-jarretelles qui dépas-
saient volontairement de la jupe, et un T.Shirt blanc à rayures
rouges. J'adorais ce style de désaccord comme mettre
ensemble pois et rayures. Je me promenais avec ma copine
dans la rue et nous chantions : « Mort aux vaches, mort aux
condés (police) », une chanson punk à la mode de l'époque.
J'étais une fille dure, j'aimais les concerts de punk et nous dan-
sions le « pogo », nous nous jetions littéralement les uns sur
les autres sur la piste de danse.
J'étais devenue différente et indépendante après ce séjour à
Marseille, et nous nous accrochions beaucoup avec maman. Un
jour elle m'a dit : « Écoute, tu as le choix, soit tu restes vivre
avec nous et tu respectes les règles, soit tu vas vivre ailleurs. »
J'avais seize ans et demi. Comme je n'étais pas prête à respec-
ter des règles qui ne me convenaient pas, je suis donc retour-
née vivre chez mamie, par choix personnel cette fois.
Mais adolescente, vivre chez ma grand mère n'était vrai-
ment pas possible. Il a fallu trouver un arrangement car mamie
non plus ne me supportait plus. J'avais vraiment un caractère

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très fort (je n'ai jamais accepté les ordres). Je suis allée vivre
chez ma copine Maude. Sa mère n'était jamais à la maison.
Endettée, elle avait deux emplois et dormait sur son lieu de tra-
vail. Un accord a donc été fait entre mamie, papa, et la mère
de Maude : papa donnait de l'argent à la maman de Maude
pour mon hébergement, et elle-même passait nous voir plu-
sieurs fois par semaine pour vérifier que tout allait bien. Une
très chouette période. Je m'entendais vraiment bien avec
Maude et nous ne nous sommes jamais accrochées.

La vie et mon instinct s'intensifient

Papa a tout de suite refait sa vie avec une nouvelle com-


pagne, Sylvie, qui était aussi dépressive. Un couple de choc !
Nous ne nous voyions plus beaucoup avec papa car Sylvie ne
m'aimait pas. Elle avait deux enfants et sa priorité était plutôt
d'être tranquille avec eux et mon père. Je ne l'aimais pas non
plus et j'étais dure avec elle.
À cette époque, je ne mâchais pas mes mots. D'ailleurs
durant des années, ma sœur me disait toujours : « Apprends à
dire les choses gentiment, et mens si la vérité doit blesser. » Je
ne comprenais pas ce concept. Pourquoi mentir ferait plus de
bien que de dire la vérité ? Quel est le but et la joie de dire
quelque chose que l'on ne ressent pas ? je ne comprenais pas
cette vision des choses. Nous en arrivions à nous disputer jus-
qu'à en pleurer ! Mais aucune ne voulait lâcher son idée.
Au fil des mois, Sylvie allait de moins en moins bien. Elle a
exercé une pression psychologique sur mon père pour l'épou-

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ser, le menaçant de le quitter, et idem pour avoir un bébé. Ils
allaient même tous les deux consulter le même psychiatre !
Un jour, je suis allée voir mon père. J'avais été étonnée car
j'avais du prendre le taxi pour aller de la gare à chez lui, alors
qu'en temps normal il venait me chercher. À mon arrivée, il m'a
recommandé de ne pas faire de bruit car Sylvie était malade.
Elle était au lit et pleurait. Je me rappelle, j'étais choquée car il
y avait un tampon usagé par terre dans les toilettes. Elle n'était
pas contente que je sois là, et j'ai dû aller dormir toute seule à
l'hôtel. Mon père venait me chercher la journée pour que l'on
se voie. À seize ans et demi à cette époque, et pour la première
fois, j'avais cette sensation d'être dans un film. Je trouvais cette
histoire folle, le fait de ne pas pouvoir dormir chez mon propre
père, le comportement sombre et incompréhensible de cette
femme, dormir seule à l'hôtel. La même sensation d'irréel que
j'ai aujourd'hui en 2020, en période de confinement et d'état
d'alarme, où tout le monde est enfermé chez soi, dans le
monde entier... Un film...
Papa était donc très malheureux. Ils ont eu un enfant, mon
demi-frère. Mais papa était vraiment trop malheureux. Un jour
Sylvie nous a appelées, Anne et moi, pour nous dire qu'il était
mort. Elle nous a expliqué qu'il avait été retrouvé mort sur son
lit, avec une lettre de suicide. Le mystère est resté pour ma
sœur et moi car, selon l'autopsie, la mort était naturelle. Oui, il
avait des antidépresseurs en excès dans le sang, mais pas assez
pour causer la mort. On n'a jamais voulu en savoir plus avec
Anne, on s'est dit que dans tous les cas il était mort de tris-
tesse.
Après le décès de papa, son corps à été ramené dans le Sud
chez mamie, et nous y sommes tous allés. Toute la famille

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proche était là, très triste. Tout le monde pleurait. Je savais que
c'était le choix de papa de partir, qu'il l'avait décidé, et que
c'était bien là où il était maintenant. Je ne voyais pas la situa-
tion triste et étais surprise que la famille ne comprenait pas
qu'en fait tout allait bien. J'ai essayé de leur dire mais ils pen-
saient que j'étais trop jeune pour vraiment comprendre ce qui
se passait. À l'enterrement j'étais la seule à ne pas pleurer. Je
regardais tout le monde avec l'envie de leur dire : « Mais enfin
pourquoi êtes-vous tristes ? Vous rendez papa triste. Il a voulu
partir, fêtons son voyage ! » Mais je n'ai rien dit. Je comprenais
déjà que les gens ne voyaient pas ce que je voyais.
Les premières nuits après son décès, je faisais des cauche-
mars. Par exemple, alors que j'étais allongée dans le lit sur le
dos, une grille horizontale flottait juste au-dessus de moi, et je
ne pouvais plus bouger, la grille m'empêchait de me lever. Ou
alors, je me réveillais au milieu de la nuit car mon père avait
poussé un cri en m'appelant. Je n'en pouvais plus, je n'osais
plus aller dormir. J'étais tourmentée.
Alors je suis allée voir une guérisseuse, une femme qui
soigne par les énergies. Pour ne pas fausser la consultation, je
n'ai pas parlé du décès mais de mes cauchemars, et elle a tout
de suite demandé si une personne proche qui ne croyait en
rien après la mort ne venait pas de mourir. Elle m'a expliquée
que cette personne était sûrement coincée dans un espace
noir, car, ne croyant en rien après la mort, c'est ce qu'elle trou-
vait en premier, et qu'elle me demandait de l'aide. J'ai été stu-
péfaite car je n'avais rien dit de la mort de papa, alors j'ai tout
de suite cru en elle. Elle m'a conseillée, quand je me couchais,
d'envoyer de la lumière à papa, de lui dire qu'il pouvait se lais-
ser aller que c'était super là bas... Qu'il y avait quelque chose

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après le noir et qu'il pouvait y aller en paix. Moi, pour autant
que je me rappelle, j'ai toujours cru par instinct à la réincarna-
tion. J'ai très vite étudié des livres sur le bouddhisme. Et j'ai
trouvé son explication convaincante. J'ai mis en pratique les
exercices, un soir j'ai senti un MERCI en moi, et n'ai plus fait de
cauchemars.
J'ai continué à aller consulter cette guérisseuse durant plu-
sieurs mois. Quand j'allais la voir, je me mettais à chanter des
mélodies qui m'étaient inconnues, et je me demandais d'où je
les sortais. Elles étaient douces, magiques, me faisaient du
bien, je pouvais sentir qu'elles m'élevaient à une vibration
supérieure, je me sentais plus légère et insouciante, sereine.
Chaque fois que je suis en contact avec des gens « plus
éveillés », il m'arrive des choses différentes de celles qui m'ar-
rivent en temps normal. J'appelle éveillés les personnes qui se
demandent ce qu'elles font sur terre et qui ont commencé un
travail personnel et des recherches pour trouver des réponses
à leurs questionnements. Des personnes qui vivent la vie de la
manière la plus consciente possible : c'est-à-dire qui ont
conscience de tout ce qu'elles font et pensent et qui sont en
accord avec elles-mêmes.

Expériences avec le corps médical

Bébé, j'ai commencé à avoir de l'asthme. Cela rendait ma


mère très triste, elle me regardait dans mon lit faire des efforts
pour respirer et elle se sentait impuissante. Les docteurs lui ont
suggéré de me faire un traitement de désensibilisation : je
recevais une injection par semaine. Cela ne m'a pas vraiment

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fait du bien, et j'ai commencé à avoir de grosses bronchites.
Les médecins me prescrivaient pratiquement tous les mois des
traitements antibiotiques.
À la suite du décès de papa, mamie a commencé à perdre la
tête. Elle n'a pas supporté de perdre son fils. Papi était déjà
parti. Marie-France, sa fille, ma tante, ne savait pas quoi faire.
Elle a décidé de mettre sa mère dans une maison de retraite.
Nous allions voir mamie très souvent et constations qu'elle
était de plus en plus incohérente. Certains jours, elle me pre-
nait pour son fils, mon père, d'autres jours pour son mari, mon
grand-père, décédé quelques années avant. C'était vraiment
bizarre comme situation. Elle était traitée comme un bébé, et
elle devait prendre beaucoup de médicaments. Elle ingurgitait
plein de pilules à chaque repas. Je me rend compte aujourd'hui
qu'il est vraiment important de faire, sur chaque sujet, ses
propres recherches, et non d'écouter bêtement sans savoir,
que ce soit le corps médical ou qui que ce soit d'autre.
L'esprit de Mamie était de plus en plus confus, et elle com-
mençait à déranger les autres personnes âgées. Les docteurs
ont alors décidé de l'attacher à son lit. Cette situation devenait
vraiment insupportable à voir. Marie-France a préféré recher-
cher mamie pour l'installer chez elle. Cela a été très dur pour
ma tante de gérer sa vie et celle de sa maman. Puis mamie est
morte.
Marie-France était assez triste à cette période de vie. Elle
avait perdu sa maman, s'était séparée de son mari, et elle ne
supportait pas de ne pas retrouver de conjoint. Je l'aimais
beaucoup. Elle s'était engagée à prendre soin de moi à la mort
de mon père, et elle était toujours là pour moi. Elle faisait
beaucoup d'efforts pour garder la famille réunie, et elle organi-

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sait souvent des réunions de famille chez elle. Nous regardions
des photos, nous mangions bien. J'aimais beaucoup y aller. Je
me rappelle qu'à chaque fois, elle se plaignait : « Je me sens
seule, je n'arrive pas à trouver un nouveau conjoint, la vie est
vraiment moins rigolote sans compagnon, je m'ennuie, ma vie
n'a plus de sens, même mon travail m'ennuie... »
Elle était de plus en plus triste, et un jour les médecins lui
ont annoncé qu'elle avait une tumeur cancéreuse. Cela a été
un gros choc. Les choses sont alors allées très vite, et les doc-
teurs lui ont annoncé qu'elle avait un cancer généralisé. Elle a
suivi un traitement de chimio-thérapie et elle allait bien mieux.
Elle nous disait qu'elle se sentait à nouveau en pleine forme et
motivée pour vivre la vie.
Il restait juste une dernière petite opération à faire pour éli-
miner une toute petite tumeur. Au réveil de l'opération, je me
rappellerai toujours ce moment je pense, le docteur lui a dit
qu'en fait il y avait énormément de petites tumeurs, qu'elles
étaient cachées derrière des organes, expliquant pourquoi elles
n'avaient pas été visibles aux tests effectués, et que les chirur-
giens avaient du retirer cinq organes vitaux touchés. Le docteur
a expliqué à ma tante qu'il avait fallu le faire durant l'opération,
c'est-à-dire sans lui demander son autorisation, car elle n'au-
rait pas supporté une seconde opération, et qu'elle ne pouvait
pas non plus vivre avec toutes ces tumeurs. Nous somme tous
tombés de très haut. Comment cela était-il possible ? C'était un
vrai cauchemar ! Nous ne comprenions vraiment pas, car ma
tante paraissait en pleine forme, et elle l'affirmait elle-même.
Et comment comprendre ces docteurs, qui nous disaient qu'il
valait mieux vivre sans cinq organes vitaux, plutôt qu'avec des
tumeurs dans le corps. Aujourd'hui je me demande vraiment :

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« De quel droit des médecins peuvent retirer des organes
vitaux à une personne sans même lui demander son avis ? »
Je me rend compte à ce jour que l'être humain est vraiment
traité comme un animal, un esclave. On nous apprend depuis
tout petits à écouter les ordres. On nous explique qu'en res-
pectant les lois, on devient quelqu'un de bien. Mais aujour-
d'hui je me demande : « Mais qui donne les ordres ? Qui écrit
les règles à suivre ? Est-ce-que ce petit groupe de personnes
est vraiment plus intelligent que tous les autres êtres sur
terre ? Est-ce-que ce petit groupe de gens est plein d'amour et
pense au bien-être des êtres vivants ? »

Le sentiment d'être différente

Depuis le plus jeune âge, j'ai eu des expériences que les


autres n'avaient pas, et très rapidement je me suis sentie diffé-
rente. Pendant mon adolescence, au milieu de la nuit, je me
réveillais et voyais le monde en atomes (la plus petite unité
constitutive de la matière). Devant moi le mur de ma chambre
devenait vivant et se présentait comme une télévision sans
images, en pixels, tous gris. Cela m'arrivait souvent et je me
demandais ce qui se passait.
Quelques années plus tard, je vivais rue des Balances à
Montpellier, et une nuit j'ai vu l'esprit d'un indien à la fenêtre,
dans la pièce du fond. Mes chattes le voyaient aussi et cra-
chaient sur lui. J'avais quand même un peu peur et je suis allée
faire un tour dehors le temps qu'il s'en aille.
Adolescente, j'avais déjà une très grande sensibilité. Avec
Anne, ma sœur, nous sommes allées au Népal, notre premier

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grand voyage en dehors de l'Europe. J'ai été profondément
touchée de voir tous ces gens souffrir, les gens malades dans la
rue, souvent très maigres, et partout des animaux blessés. À la
fin du voyage j'avais perdu toute force physique. Je n'arrivais
même plus à porter un verre d'eau à ma bouche. À mon retour
en France, je suis aussitôt allée voir ma mère en pleurant :
« Maman, amène-moi d'urgence à l'hôpital psychiatrique ! Je
perds la tête, je suis à bout de forces ! Je vais devenir folle ! »
À ce moment-là, ma mère partageait une maison en colloca-
tion avec des amies qui travaillaient avec l'énergie. Elles m'ont
expliqué que j'étais très sensible et que j'avais pris sur moi tout
ce que j'avais ressenti comme malheurs humains. Elles m'ont
fait un soin énergétique et j'ai retrouvé mon état « normal ».
J'ai alors compris que l'on pouvait passer d'un état à un autre
en très peu de temps uniquement en travaillant sur l'énergie.
Depuis ma petite adolescence, je suis persuadée que l'être
humain a des capacités beaucoup plus grandes que ce qui en
est dit. J'ai toujours été convaincue que nos croyances limi-
tantes nous empêchent d'être ce que nous pouvons être vrai-
ment. Rapidement, j'ai arrêté de regarder des films, à part des
histoires vécues, ou des films sur les fées, la magie, les êtres
supérieurs, les super-héros, les pouvoirs surnaturels... Je vou-
lais ainsi réveiller toutes mes capacités. J'ai toujours pensé que
les gens dormaient, qu'ils ne comprenaient rien, me deman-
dant parfois si j'étais vraiment moi-même un être humain. J'ai
tout de suite cru que tout était possible et que l'on pouvait
communiquer par la pensée. Je lisais des livres de sages indiens
qui vivaient des centaines d'années et lévitaient, cachés dans
des montagnes ou dans des grottes. J'étais à la recherche de
témoignages d'histoires extraordinaires.

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Je n'ai jamais voulu faire comme tout le monde, et cela m'a
beaucoup isolée. Je me sentais différente. Ma mère m'a dit il y
a quelques années que durant mon enfance, j'étais toujours
dans mon coin, le regard dans le vague, que je ne participais
pas aux conversations. Je n'ai jamais compris pourquoi les gens
se comportaient tous de la même manière. j'ai toujours recher-
ché la différence, l'indépendance, faire ce que l'on veut, quand
on veut, dire ce qu'on pense, toujours.
À cette époque, nous faisions beaucoup la fête, et j'avais pris
conscience de pouvoir changer une ambiance générale par une
action personnelle. J'aimais en apporter la preuve à mes amis.
Par exemple en « after » (une fête du matin qui s'enchaîne à
celle de la nuit), au petit matin, tous fatigués, plus aucune
ambiance, la piste de danse était vide, je disais à mon ami :
« Regarde, je vais tout changer ! » J'allais sur la piste de danse,
je dansais, criais : « Youyouyouyouyou. » Je disais aux gens de
me rejoindre, et en quelques minutes les gens dansaient et
s'amusaient.
Je voulais tout comprendre et lisais beaucoup de magazines
scientifiques. Je prenais constamment des notes sur les pro-
priétés des fruits et des légumes, le fonctionnement du cer-
veau, l'étude de l'ADN, ou sur plein d'autres sujets. Toute
petite, je demandais à chaque fois : « Mais à quoi ça sert ? » Je
n'acceptais pas le : « C'est comme ça ! » Si on me donnait un
ordre ou me disait une « vérité », il me fallait en comprendre le
sens, la raison. J'avais une grande soif de compréhension du
sens de la vie et n'acceptais aucune vérité comme réelle si je
ne la ressentais pas dans mon cœur, mon âme.

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Crises d'angoisse

Ma sœur Anne vivait en couple avec Nico depuis quelques


années, et j'ai commencé une histoire avec Julien, son frère
jumeau. Nous étions tout le temps tous les quatre ensemble.
Deux couples très différents : Anne et Nico étaient la version
« sage » et « responsable » à l'opposé de moi et Julien. Nous
faisions souvent la fête mais avec Julien, nous étions les plus
extrêmes. Il nous est même arrivé d'aider Anne et Nico à
déménager après avoir pris de l'acide... Ils n'étaient pas
contents. Hi ! Hi !
Je suis restée deux ans avec Julien. Peu après notre sépara-
tion, je suis retournée faire la fête, puis je suis rentrée à la mai-
son. J’habitais à Montpellier dans le quartier de Figuerolles.
Pour la première fois je me retrouvais seule en revenant dormir
chez moi. Et voilà que survient une crise d'angoisse. Je ne
savais pas ce que c'était. J'avais pris des drogues durant la nuit,
et, en arrivant chez moi, je commençais à manquer d'air, j'avais
le souffle court et mal dans la poitrine. J'avais très peur, j'ai
téléphoné à Anne, paniquée : « Anne, je suis en train de mou-
rir, viens vite, je ne peux plus respirer ! » À ma voix au télé-
phone elle a compris que ce n'était pas réel, comment ? Mys-
tère ! J'avais sans doute pris une mauvaise drogue pendant la
nuit et j'allais mourir. Tout de suite en arrivant elle a vu que
c'était dans ma tête. Elle a allumé une cigarette, mis ma
machine à laver en route, comme si de rien n'était. J'étais éba-
hie ! Alors que j'étais en train de mourir ! Assise sur le canapé,
tétanisée, je n'osais même pas tourner la tête pour la regarder
de peur de manquer d'air. Elle a quand même appelé un doc-
teur qui m'a fait tous les tests et a dit : « Crise d'angoisse ! » Il

21
m'a donné un cachet de Lexomil, un puissant anxiolytique, puis
il est parti.
Je croyais donc l'histoire réglée puisque c'était purement
psychologique. Mais une nouvelle crise est survenue quelques
jours plus tard. Je pensais pouvoir la surmonter puisque que
l'on m'avait expliqué que c'était dans ma tête. Mais après avoir
passé des heures à respirer profondément, tout en marchant
de long en large dans mon salon, j'ai finalement appelé le doc-
teur. J'ai mis des années à m'en sortir, sept exactement. Je fai-
sais de plus en plus de crises, et prenais de plus en plus de
Lexomil.

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Chapitre 2. L'île de La Réunion

Affronter les crises d'angoisse

J'ai vécu six ans à l'île de La Réunion. Monitrice d'équitation


avec mon diplôme en poche, je rêvais de vivre sur les îles. J'ai
toujours eu la vision d'une vie paradisiaque. Depuis ma jeune
adolescence, j'ai toujours eu la certitude que l'on était ici sur
terre pour profiter de nos sens et expérimenter, pour vivre de
belles choses. Je me disais : « Puisqu'il y a de si beaux endroits
sur terre, pourquoi m'en priverais-je ? » Quand j'ai eu le
diplôme de monitrice d'équitation en main, j'ai recherché sur
internet du travail dans les îles françaises. Un centre équestre à
la Réunion cherchait un moniteur d'équitation, il m'a payé le
billet d'avion depuis la France, offert un travail et une petite
maison sur le lieu de travail.
En arrivant à La Réunion, j'avais encore ce problème de
crises d'angoisse, mais j'étais bien décidée à le régler par ce
changement de vie. À cette époque, je ne faisais que très peu
de crises, mais je les résolvais systématiquement avec un
cachet de Lexomil. Je commençais à comprendre que ce médi-
cament entraînait une dépendance et qu'ensuite, le simple fait
de ne pas en prendre déclenchait à nouveau une crise. J'étais
donc déterminée à arrêter. J'ai passé quinze jours à marcher
toute seule la nuit, de long en large dans mon salon, en respi-
rant pour contrôler les crises... Et puis... Succès ?... Plus de
crises. Mais une semaine après, en voilà une nouvelle, énorme,
qui revient. Si grosse qu'après avoir lutté pendant ces quinze

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jours, toute seule, je n'avais plus la force de recommencer. J'ai
appelé un docteur aux urgences. Je lui ai demandé de ne pas
me prescrire de Lexomil, il m' a répondu que c'était le seul
médicament efficace. J'étais en larmes, je lui ai dit : « S'il vous
plaît, trouvez autre chose, c'est la dépendance à ce médica-
ment maintenant qui me déclenche les crises ! » Il était éner-
vé : « C'est toi le docteur ? Je te dis que c'est ce médicament
qu'il te faut. » Et il en a posé une plaquette sur ma table de
nuit, m'en a prescrit plusieurs boîtes et est parti. J'ai craqué et
j'ai pris le comprimé.
Chaque jour, j'ajoutais un quart de cachet, j'étais obligée
d'en prendre de plus en plus pour éviter les crises. En peu de
temps, j'en étais à sept cachets par jour... C'était fou ! Finale-
ment j'ai trouvé un homéopathe compétent qui a fait des-
cendre très doucement les quantités tout en compensant avec
un traitement homéopathique. J'allais le voir très régulière-
ment. Il me faisait aussi des séances d’acupuncture. J'ai réussi à
ne plus avoir de crises, sans prendre de médicaments, au bout
de sept ans.
À cette époque, je voyais aussi un ostéopathe pour des dou-
leurs fréquentes dans le corps dues à des contractures. Il m'a
fait comprendre qu'en fait, beaucoup de choses étaient dans la
tête. Par exemple, je soignais un cheval qui s'était cabré pour
se défendre et cela m'avait provoqué une grosse douleur dans
le poignet. J'ai eu mal pendant longtemps. Je suis allée voir
l'ostéopathe, il m'a scanné le poignet avec sa main en disant :
« La douleur vient du stress. » Je ne le croyais pas : « Puisque je
vous dis que le cheval s'est mis debout et que ça m'a fait
mal ! » Il m'a dit : « Écoute, je vais te faire un soin contre le
stress (il soignait par micro massages). Si la douleur ne part pas

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en deux jours, tu reviens et je te soignerai gratuitement pour
un étirement musculaire, ok ? » J'ai dit oui. Mais je n'ai pas eu
besoin d'y retourner. Je donnais ensuite cet exemple à tous
mes amis pour expliquer que le stress amenait des problèmes
que l'on attribuait ensuite à d'autres choses vécues.

Attraction des âmes, âmes connectées

Je travaillais donc au centre équestre à Saint-Gilles-les-Bains,


et tous les soirs, en rentrant chez moi, je passais par la crêperie
de Myriam, où travaillait Pat. Le beau Pat. Il y des gens comme
lui, très peu de gens, qui ont tout, enfin presque, ce qui me
conviendrait pour être totalement heureuse. C'est ce que je
ressens en leur présence, je les trouve beaux physiquement et
une douceur extrême émane de leur énergie. Je dis presque,
oui, car malgré que nos énergies s'associent si bien, nous avons
aussi développé des facettes différentes de nous-même.
Cela me fait penser à une petite histoire d'il y a quelques
années. Je m'étais attachée à un Israélien, David, dont l'énergie
me faisait le même effet. Je ne le trouvais pas aussi beau que
Pat, mon idéal physique. Je ne peux pas expliquer pourquoi j'ai
en moi cet idéal physique, mais ce style de personnes me fait
un effet fou (cheveux très courts et peau tatouée). David était
d'un style complètement différent, mais son énergie me com-
blait. Nous avons passé du temps ensemble, trois semaines où
nous étions tout le temps ensemble, trois semaines d'enchan-
tement.
Mais il y avait aussi de grosses différences dans notre
manière de vouloir vivre la vie, de la concevoir. Un soir j'ai eu

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une révélation. Dans notre petit hôtel à Goa, le balcon faisait
face à un très bel et gros arbre qui était devenu mon ami. J'ai
médité sous une grosse branche qui ombrageait notre terrasse
en demandant à l'arbre : « Mais pourquoi suis-je si attachée à
cette personne alors que nous sommes si différents ? » L'arbre
m'a expliqué que oui, nos âmes étaient très liées, mais nous
avions grandi dans des pays très différents, nous avions été
éduqués de manière très différente, et nous avions donc déve-
loppé des réalités trop différentes pour s'entendre. L'arbre
était un super ami et me faisait réaliser beaucoup de choses.
Le soir, je m'arrêtais à la crêperie de Myriam, et Pat était là,
il travaillait au bar. Je me suis mise à boire des verres, car Pat
aimait boire, pour pouvoir rigoler avec lui. Nous avons énormé-
ment rigolé ! Nous avons eu une aventure, mais il était en
couple donc l'histoire n'a pas été possible. Mais je suis restée
attachée à lui pendant des années, dans ma tête et dans mon
cœur.

La fête, les drogues

À La Réunion, je suis devenue amie avec un groupe de mon


âge qui avait déjà voyagé en Inde. Ils ont apporté sur l'île la
musique Trance que nous ne connaissions pas encore vraiment
là-bas. Nous avons commencé à organiser des petites fêtes pri-
vées entre nous, car chacun de nous avait une maison en colo-
cation avec jardin. La plupart du temps, les fêtes étaient chez
Joël et son ami, un couple d'homosexuels, avec qui je m'enten-
dais vraiment bien, surtout avec Joël. Nous organisions cela
très sérieusement, avec des petits flyers, où la magie était sou-

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vent nommée. J'adorais danser sur la musique Trance. J'ai com-
mencé à ressentir la musique en moi de plus en plus intensé-
ment, et je m'amusais beaucoup à l'interpréter par des ges-
tuelles rigolotes. Tout en dansant, je mimais : je me promenais
dans la forêt gaiement, et je cueillais des fruits en sautillant, ou
des champignons magiques, et je les faisais sauter entre mes
mains, d'une main à l'autre, pour ensuite les envoyer dans ma
bouche et les avaler... C'était très rigolo, cela me faisait beau-
coup rire. C'était comme un dessin animé qui se créait en moi
et que j'interprétais.
À cette période, je buvais de plus en plus quand je sortais.
j'ai toujours été excessive dans tout ce que je fais... Ou peut-
être moins maintenant... Je ne suis pas sûre ! Dans ces fêtes, je
buvais beaucoup et prenais aussi beaucoup de drogues. Un
jour, quelqu'un m'a montré la vidéo d'une fête où j'avais trop
bu. Dès que j'ai vu cette vidéo, j'ai arrêté de boire quand je sor-
tais. D'ailleurs la personne qui m'a présenté la vidéo m'a dit :
« Dis, tu es allée loin hier quand même ! » Mais je ne me rap-
pelais jamais du moment de la fête où j'avais trop bu. J'ai donc
arrêté de boire, et n'ai jamais plus bu depuis. Il faut dire que je
n'ai jamais aimé le goût de l'alcool, je buvais juste pour que
tout devienne rigolo.
Nous étions très extrêmes dans la prise de drogues dans nos
fêtes. Nous rigolions vraiment beaucoup. À cette époque, je
me sentais bien avec cette bande d'amis, nous étions toujours
ensemble, nous faisions la fête chaque week-end. La semaine
je travaillais beaucoup. Mais nous faisions aussi beaucoup de
choses différentes, comme marcher dans la montagne, nous
baigner, jouer du didgeridoo sur le lagon, nager avec masque
et tuba, faire du cheval sur la plage.

27
Il y avait aussi petit Pat, un algérien, plus vieux que nous, et
dépendant de l'héroïne. Très maigre, il s'endormait parfois en
semi coma avec l'aiguille dans son bras. Mais il était aussi
super, si doux, si gentil, très rigolo, toujours à rire. Il est mort il
y a quelques années. Parfois, j'allais dormir chez lui, et nous
faisions des soirées C (cocaïne). Nous en prenions énormé-
ment, nous la fumions aussi. Homosexuel aussi comme Joël, il
était aussi amoureux d'une fille, Barbara, qui était en couple
avec une autre fille. Barbara était très belle, blonde aux yeux
bleus. C'était un amour impossible qui était devenu comme un
jeu, que la copine de Barbara acceptait puisqu'il ne se passait
rien. Nous nous aimions tous beaucoup et nous passions beau-
coup de temps ensemble, tous nos temps libres.

Cheval et Harmonie

J'ai été monitrice à plein temps pour le centre équestre pen-


dant deux ans. Ensuite, j'ai travaillé deux ans pour Mr Chatel,
des champagnes Chatel, qui avait six chevaux là-bas et que je
travaillais tous les jours. De superbes chevaux de concours ! Le
centre équestre était juste en face du lagon ! C'était le paradis !
Le matin, souvent, j'allais trotter à cheval sur la plage qui
s'étendait sur des kilomètres. Il y avait de quoi faire et en profi-
ter ! Je faisais du slalom entre les pins, marchais dans l'eau, y
trottais, y galopais ! Qu'elle sentiment de liberté intense ! J'em-
menais aussi souvent les enfants faire du cheval sur le lagon.
Les chiens nous suivaient, nous nous amusions bien. Nous fai-
sions des jeux de « Jacques a dit » en trottant. Il y avait beau-
coup de rires. Je m'entendais très bien avec les enfants. Je tra-

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vaillais vraiment beaucoup. À la pause de midi, je mangeais un
sandwich sur le lagon et nageais avec masque et tuba. Le soir
souvent, nous allions manger un bout avec mes amis, aussi sur
le lagon ... une vie de rêve !
Dès l'adolescence, j'ai eu des petites expériences du pouvoir
de l'esprit et de l'intention. Par exemple, un jour, nous faisions
un barbecue à la plage, et j'avais avec moi un cristal auquel je
tenais beaucoup. Après plusieurs heures passées à m'amuser,
je me suis aperçue que je ne l'avais plus. Cela m'a rendue très
triste. Je l'ai cherché un moment, mais peine perdue dans le
sable, dans un espace aussi grand... Un peu plus tard, je suis
allée m’asseoir, je jouais avec les grains de sable dans mes
doigts et, qu'est ce que je trouve, dans les grains de sable ?
Mon cristal !
Ne venez pas me dire après ça que la vie n'est pas magique !

Les cyclones

À l'île de la Réunion, j'ai eu mes premières expériences de


cyclones. Les événements extérieurs me démontraient à
chaque fois ma sensibilité extrême. Par exemple, je pouvais
sentir le cyclone arriver. Je sentais sa force venir à nous plu-
sieurs jours avant qu'il ne soit là, je le sentais dans tout mon
corps.
Nous étions prévenus qu'un cyclone allait toucher l'île dans
les prochains jours. Nous rentrions en alerte orange, ce qui
voulait dire qu'il fallait se préparer pour l'alerte rouge, où il
était alors interdit, car dangereux, de sortir de chez soi. Cela
pouvait durer parfois une semaine entière, cela dépendait de

29
la durée du passage du cyclone sur l'île. Pendant l'alerte
orange, nous nous organisions. Nous nous regroupions à plu-
sieurs amis dans une maison, nous faisions beaucoup de
courses, contenant des bougies aussi, car durant le cyclone
l'électricité était souvent endommagée, donc coupée. Nous
achetions aussi des bouteilles d'eau, et beaucoup de choses à
manger. Ensuite nous barricadions la maison, les portes et les
fenêtres, pour que rien ne s'ouvre de force en cas de tempête
avec grand vent. Cela pouvait souffler vraiment très fort, cela
en faisait du bruit ! Mais nous n'avions pas peur. Nous vivions
dans des maisons solides et nous pouvions suivre l'évolution
du cyclone en écoutant la radio. C'était même plutôt marrant
de se retrouver tous ensemble dans une maison pour vivre
cette aventure.
J'ai repensé à cette période de cyclones durant le confine-
ment que l'on a vécu ces derniers mois, dû au Covid 19, enfin,
je dirais plutôt à cette manipulation du Covid 19. Ici aussi, nous
avons été enfermés chez nous, mais cette fois-ci, j'étais seule
avec mes chiennes. Cette fois-ci, nous n'avons pas eu le temps
de nous organiser, car tout est arrivé très vite, et personne ne
s'y attendait. Et cela n'a pas duré une semaine mais plus de
deux mois. Mais cette fois-ci, puisque bien sûr pas d'intempé-
ries, et ayant un grand jardin de 700 m2, je n'étais pas obligée
de me barricader chez moi comme pour le cyclone.

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Chapitre 3. L'Inde ! Goa ! « I 'm a Goa Girl ! »

Une vie de rêve

Quand on a vécu à Goa, on est marqué à vie !


À cette époque, dans les années 2000, Goa représentait la
liberté totale. Nous faisions ce que nous voulions quand nous
voulions. La corruption était telle que tout se monnayait avec
la police. En fait, tout était possible et « autorisé », et avec un
peu d'imagination, c'était facile de gagner sa vie.
Goa a tout de suite été un endroit spécial pour moi. Lors de
mon premier voyage en Inde, dans le Nord du côté du Rajas-
than, je suis tombée très malade. J'avais une diarrhée
constante et commençais même à perdre du sang dans mes
selles. Je n'arrivais plus à manger, et vomissais immédiatement
la nourriture ingérée. J'avais vu plusieurs docteurs et suivi plu-
sieurs traitements antibiotiques, mais mon état ne cessait
d'empirer. Je ne faisais plus que trente-cinq kilos et pensais à
me faire rapatrier en France. Finalement, je suis allée à Goa, je
m'y suis sentie extrêmement bien et j'ai guéri. Ma première
visite de Goa m'a fait réaliser que l'état intérieur avait une très
grande action sur notre état physique.
Au début, avec l'héritage de papa, je suis allée en Thaïlande
acheter un stock d'habits pour le vendre sur les marchés de
Goa. L'idée n'est pas venue toute seule, des amis m'avaient
expliqué comment faire. Deux marchés par semaine nous suffi-
saient pour vivre, payer le loyer, prendre tous les repas au res-
taurant, s'offrir des jus de fruits frais à la plage avec de

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superbes couchers du soleil… Ensuite, j'ai créé ma propre
marque de vêtements : « pixiesvibes ». Je les faisais faire chez
un tailleur népalais situé au sud d'Anjuna, dans le nord de Goa,
où nous habitions tous.
Aujourd'hui, même si la corruption est toujours présente,
c'est bien différent. Pourtant Goa restera toujours Goa, un lieu
singulier, un lieu d'une autre dimension. L'Inde est déjà un uni-
vers en soi, comparé à la France et à l'Europe, mais Goa est
vraiment un monde à part, un endroit magnifique, avec ses
bars en bois au pied d'une plage paradisiaque de cocotiers…
Le spectacle est permanent : les vaches sacrées se pro-
mènent librement, des personnes jouent aux raquettes de
plage, d'autres se baignent ou se prélassent en buvant un jus
de fruits pressés. Tout le monde passe du bon temps. Sans
oublier de nombreux chiens errants, sans maîtres la plupart du
temps, qui vont d'un groupe de gens à un autre, ou courent
après les vaches.
À Goa, je me suis habituée à vivre avec moins d'affaires per-
sonnelles. J'avais pas mal accumulé en six ans de vie à La
Réunion, mais il était trop compliqué de tout amener en Inde
et j'ai du laisser une dizaine de cartons. Je pensais aller les
récupérer un jour, mais bien sûr cela ne s'est jamais fait. J'ai
réalisé que finalement, avec moins de choses, je pouvais avoir
aussi une vie très confortable, et qu'en plus, elle devenait plus
simple.
Ce que j'adorais le plus, c'était la balade en moto. Là-bas les
routes sont étroites et la plupart des gens se déplacent en deux
roues, moto ou scooter. Pouvoir rouler les cheveux au vent
(personne ne portait de casque) entre les allées de cocotiers
est vraiment une sensation extraordinaire, inouïe. Souvent les

32
petits chemins de terre rouge zigzaguaient entre les maisons
ou entre des arbres immenses et majestueux. En Inde, les
arbres sont magnifiques, parfois immenses, avec des racines
énormes, massives, qui sortent du sol, d'autres, tout aussi
grands, les banians, avec des sortes de lianes qui descendent
des branches et retournent dans le sol. C'est vraiment un pays
magique.
Pratiquement résidente tout le temps en Inde, je devais à
chaque fois demander un visa de six mois. Il était facile à cette
époque de le prolonger, par exemple en passant quelques
semaines dans un ashram, un lieu d'étude de la méditation
dirigé par un gourou, où un séjour prolongé est requis. L'ash-
ram était une raison valable pour obtenir une prolongation de
trois mois. Après neuf mois en Inde, je passais un mois en
France, en Thaïlande ou au Népal pour refaire un visa et
retourner en Inde.

États modifiés de la conscience

Durant ces cinq premières années à Goa, j'ai vécu beaucoup


d'expériences psychédéliques... Je consommais presque quoti-
diennement tous les types de drogues et vivais des aventures
énormes qui ont changé ma vision de la vie.
Un jour de fête, une bouteille d'acide s'est renversée sur ma
main. Le liquide est passé directement dans mon sang et je me
suis retrouvée immobilisée là où je me trouvais, sur la plage, en
face de la piste de danse. Nous étions au « Curlies » au sud
d'Anjuna. Je suis restée là, tétanisée, sans pouvoir bouger pen-
dant au moins dix heures... Tout autour de moi s'était transfor-

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mé en atomes, les gens, la musique, dans un silence complet.
Je regardais la piste de danse, je reconnaissais la musique ou
les gens, mais ne savais plus qui était telle ou telle personne, si
elle était féminine ou masculine... Des gens venaient me parler,
je comprenais qu'ils étaient là devant moi et que les sons, inau-
dibles, vus en atomes, sortaient de leur bouche. La seule chose
que je pouvais dire, c'était : « Je ne comprends plus rien. »
À cette époque avec mes amis, nous prenions des mélanges
et des dosages de psychotropes pour choisir de nous emmener
dans certaines « dimensions ». Je me rappelle précisément une
dimension dans laquelle nous allions régulièrement : nous
devenions très grands, la terre était toute petite, comme une
boule sous nos pieds. Au début, j'avais très peur de marcher
dans cette dimension et mes amis devaient me porter aux bras,
mes jambes traînaient au sol, je n'osais pas m'en servir... Puis
j'ai appris.
Pendant les trois ou quatre mois d'été, je ne dormais qu'une
nuit sur trois, ne mangeais qu'un jour sur trois. Bien sûr je
n'étais pas grosse, mais j'étais en pleine forme !
Durant ces années à Goa à faire la fête, j'aimais beaucoup
me mettre en hauteur pour regarder le jeu des énergies (égré-
gores) générées par les gens qui dansaient... Au club Westend,
je passais des heures toute seule sur la terrasse, en haut de la
piste de danse, pour regarder les formes se dessiner au-dessus
des danseurs... Suivant la musique, le résultat était harmonieux
ou chaotique, avec une très grande différence selon l'artiste
qui jouait.
Pendant quelques mois, j'allais avec mes amis au Primerose,
un club d'intérieur (à Goa bien sûr beaucoup de parties avaient
lieu dehors) pour écouter de la musique rapide et psychédé-

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lique (Psytrance). À cette période je lisais « La fleur de vie »,
deux gros volumes de Drunvalo Melchizedek... Nous dansions
pendant des heures, en transe, sans parler, puis nous parta-
gions nos expériences.
Une nuit, je dansais à n'en plus finir, en tournant sur moi-
même, vers la droite, les yeux fermés. Une spirale colorée
m'apparaissait dans les yeux, sous les paupières. Influencée par
le symbole musical de la clef de sol, j'avais toujours visualisé les
spirales tournant vers la droite. Soudainement, une force invi-
sible irrésistible m'a fait tourner dans l'autre sens, entraînant la
spirale à l'opposé. Surprise que cette force m'oblige à faire une
chose que je n'avais pas décidé moi-même, j'ai réalisé alors
que la spirale pouvait tourner aussi dans l'autre sens. En ren-
trant chez moi le matin, j'ai ouvert au hasard une page de « La
fleur de vie » : la spirale existait bien dans les deux sens ! Pour-
quoi n'y avais-je pas pensé plus tôt ? En tournant à l'opposé,
les spirales se rapprochaient, se touchaient, se croisaient et fai-
saient naître en leur centre la force ultime, celle qui permettait
de voyager dans le temps. J'ai été très émue d'avoir trouvé l'ex-
plication de mon « trip » le jour même, dans ce livre, ouvert au
hasard. Alors, le hasard n'existe pas ?
À cette époque, je cherchais continuellement tout ce qui
pouvait me faire sortir de mon état normal et avoir ainsi des
perceptions et des points de vue différents de la réalité. J'ai-
mais aller de plus en plus loin dans la quête et les « voyages »
dans toutes les dimensions de l'existence.

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Ressentis extra-sensoriels

Durant cette période, mes capacités extra-sensorielles ont


commencé à se développer. Je pouvais sentir certaines per-
sonnes qui dansaient derrière moi, de près ou de loin, si elles
portaient leur attention sur moi. C'est d'ailleurs comme ça que
j'ai connu Manu. Un jour j'étais à l'Hilltop, un très bel endroit,
en extérieur, où il y avait souvent des parties, la journée ou la
nuit. Les troncs des arbres étaient peints de différentes cou-
leurs et la décoration était très réussie. Il y avait énormément
de gens qui allaient aux fêtes de l'Hilltop. Un jour, au nouvel an
je crois, il y avait vraiment beaucoup de monde qui dansait. J'ai
senti soudain une énergie spéciale dans mon dos. Je me suis
retournée et, rigolo, j'ai directement vu Manu qui dansait tout
au bout de la piste, et qui était concentré sur moi. Il y avait
comme un lien qui nous unissait.
Il y avait aussi un israélien que je pouvais tout de suite
reconnaître dans son énergie quand il se concentrait sur moi.
Mais en ce qui le concerne, c'était un ressenti très négatif. Je
sentais qu'il m'aspirait, se nourrissait de moi. Je l'avais surnom-
mé « bidibule », car il était un peu gros et pas très grand, et il
me faisait penser à ces petites figurines en plastique avec les-
quelles je jouais enfant, les « bidibules ». Quand il dansait der-
rière moi, c'était comme s'il courait sur place. Il fixait son
regard sur mon dos et cela me mettait très mal à l'aise. Dès
que je m'en apercevais, je me déplaçais pour aller de l'autre
côté de la piste, mais le voilà qui venait à nouveau danser dans
mon secteur et recommençait. Je n'ai jamais voulu lui dire bon-
jour, malgré que nous avions des amis en commun. J'avais un
peu peur de lui et n'aimais pas le rencontrer.

36
Puis j'ai commencé à ressentir de manière plus forte la
musique. Je pouvais la sentir toucher chaque cellule de mon
corps. C'était incroyable ! C'était, et c'est encore aujourd'hui,
une sensation de bonheur intense, ou d'un inconfort intense
s'il s'agit de sonorités que je ne « ressens » pas. Plus je dansais
et plus je me connectais aux fréquences du son. La musique
devenait alors une boule d'énergie, avec laquelle je pouvais
jouer. Elle était là, bien présente entre mes mains, et je la fai-
sais voler et rebondir. Je pouvais l'étirer entre mes deux mains
ou la réduire. Je pouvais aussi la dissoudre en vagues avec les-
quelles je jouais entre mes bras et mes mains... Tout mon corps
devenait impliqué en harmonie avec cette vague d'énergie
musicale. Aujourd'hui, ce phénomène est devenu permanent.
Je peux sentir la musique envahir tout mon être. C'est pour
cela d'ailleurs que je suis devenue très difficile avec les sons
que je laisse entrer dans ma bulle d'énergie, de ressenti.

La montagne

La plupart du temps nous étions à Goa, mais avec mes amis,


nous passions aussi beaucoup de temps dans la montagne.
En Inde, il est fréquent que des liens très forts se tissent
entre des occidentaux et des familles indiennes... Nous étions
une dizaine d'amis. Il fallait prendre un bus de Delhi pour aller
chez Ucha à Manikaran, dans l'Himachal Pradesh (Nord de
l'Inde). Le voyage durait toute la nuit. Les bus étaient la plupart
du temps vétustes et inconfortables, et malgré les couchettes il
nous était difficile de dormir, secoués par les innombrables
chaos et virages.

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Manikaran est une très belle ville, réputée pour ses sources
d'eau chaude. Un grand nombre d'établissements proposent
des bains chauds aux vertus bienfaisantes. Ucha habitait tout
en haut de la ville. Elle louait ses quelques chambres aux voya-
geurs, leur faisait à manger, lavait leur linge. Elle s'occupait
d'eux, de nous, comme de sa propre famille. Les gens restaient
souvent plusieurs mois. Elle nous adorait et nous l'adorions.
Nous passions beaucoup de temps avec elle et sa famille.
Nous allions aussi marcher dans la montagne durant des
heures. La région est grandiose. En marchant dans les petits
sentiers qui serpentent dans la montagne, nous nous sentions
en parfaite harmonie avec la nature. La vie là-bas est tellement
différente de la vie en Europe ! J'étais émerveillée par les
enfants qui couraient sans peur dans ces chemins étroits en
bord de précipice. Il y avait aussi des personnes âgées, toutes
fines, qui portaient de très gros paniers dans leur dos, ou
même sur leur tête, ou alors elles étaient accroupies « à l'in-
dienne », fumant leur petit shilom. Tout le monde était joyeux,
et la paix régnait. Chaque jour était un peu plus magique que le
précédent.
Au-dessus de Manikaran se trouvait un tout petit village, dif-
ficile d'accès. Aucun touriste ne connaissait le chemin pour y
aller et les locaux ne parlaient pas anglais. Il n'y avait aucun
magasin, seulement quelques maisons. Le chemin partait de
chez Ucha, puis montait, montait, montait toujours, dans la
montagne. Comme je l'ai dit, nous étions une dizaine d'amis,
Toto et son frère Niko, Mickaël... et Tony, qui allait visiter Ucha
depuis des années et qui nous avait amenés la première fois.
Devenu très ami avec toute la famille, il avait été conduit dans
ce petit village par le frère d'Ucha. Tony s'était installé dans la

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toute dernière maison au bout du village. Il y avait installé son
studio de musique, avec des grosses batteries pour avoir quand
même de l'électricité durant les coupures de courant, longues
et presque quotidiennes.
Nous adorions aller là-bas et nous y restions plusieurs jours.
Pour dormir, une grande pièce au centre du village (aucun
hôtel bien sûr), donc tous par terre sur de petits matelas. En
fait de village, Il s'agissait plutôt d'un hameau, un groupe de
quelques maisons. Il y avait une multitude d'araignées qui me
faisaient très peur. Chez un ami de Tony, c'était pareil, plein
d'araignées sur les murs alentour. Je me demandais vraiment
comment il faisait pour ne pas avoir peur.
Un jour, j'ai voulu rester toute seule chez Ucha, sans mes
amis, pour faire une expérience. Je m'étais procuré du DMT, la
diméthyltryptamine qui, normalement, ne se prend qu'en une
seule prise. Un gros flash survient qui fait perdre conscience du
monde physique et envoie dans un univers psychédélique rem-
pli de couleurs. Toujours à la recherche de sensations
extrêmes, je me suis préparé une vingtaine de doses pour rem-
plir une pipe, les ai posées près de moi, sur ma table de nuit.
J'ai fermé la porte à clef, tiré les rideaux, et j'ai fumé les vingt
pipes de DMT, l'une après l'autre. Dès que je redevenais assez
consciente pour prendre une nouvelle dose, je la fumais aussi-
tôt, avant que l'effet de la première ne disparaisse complète-
ment. Assise sur mon lit, j'ai vu mon ADN se former entre mes
mains. Il se déplaçait en face de moi, du haut de ma tête au bas
de mon ventre. Il était là, réel, coloré, en mouvement, et je
jouais avec lui. Fumant pipe après pipe, je restais dans cet
espace, dans cette dimension où je pouvais jouer avec mon

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ADN. C'était formidable, une sensation de bonheur intense, la
plénitude.
Toute ma vie, je me rappellerai cette expérience unique et
garderai la sensation d'une saveur intense.

Pushkar

J'avais ma base à Goa, mais il m'arrivait aussi d'aller passer


du temps dans le nord de l'Inde, dans le Rajasthan, à Pushkar.
J'y achetais des tissus et accessoires traditionnels pour les
vendre sur les marchés de Goa. Ayant été monitrice d'équita-
tion durant des années, je louais une chambre dans un petit
ranch avec des chevaux, tenu par Marc, un canadien parlant
français, qui vivait avec sa femme, une indienne, et leurs
enfants. Ma chambre était une petite cabane en bois très
mignonne. Un jour un serpent était tombé du toit dans une
chambre voisine et je me le rappelais toujours avec une petite
inquiétude le soir, allongée dans mon lit, avant de m'endormir.
Pushkar est une très belle ville, avec une rue principale mar-
chande, et un chemin qui longe un très grand lac et en fait le
tour. On y croise des gens, à cheval ou à pied, des enfants qui
s'amusent... Il fait bon y vivre.
Pushkar est entouré de désert, et nous partions à cheval
avec Marc durant des heures. C'était une expérience vraiment
magique. Nous nous promenions dans des décors désertiques
magnifiques, pour ensuite traverser des regroupements de
maisons typiques. J'ai beaucoup de chance d'avoir vécu toutes
ces aventures si différentes les unes des autres. Je me sens
vraiment riche de vie !

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L'Inde du Nord a un caractère plus fort que l'Inde du Sud. Les
gens y sont plus rudes, et répondent très fortement à l'énergie
que l'on dégage. Je m'explique. Je faisais donc mes achats
durant plusieurs jours dans cette grande rue marchande, et,
suivant mon humeur, cela devenait un plaisir ou une épreuve.
Suivant les jours, si j'étais tendue ou détendue, les indiens se
comportaient de manière complètement différente avec moi.
Lorsque j'avais une énergie plutôt négative, ils sortaient de leur
magasin avec fracas en me voyant arriver et m'ouvraient carré-
ment sous le nez une grande tenture pour m'inciter à l'acheter.
La traversée de la rue devenait une épreuve désagréable où je
me sentais harcelée. Par contre les jours où j'étais joyeuse, rien
de tout cela ne se passait, et ma matinée d'achats était mer-
veilleuse et douce, calme et colorée. j'ai alors réalisé à quelle
point mon humeur avait une réelle action sur les événements
que je vivais.
Inde, pays adoré ! Tu m'as tellement appris. Tu m'as apporté
tellement de magie. Jamais je ne t'oublierai.

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Chapitre 4. Docteur Patrick

Le pouvoir de l'esprit

Il m'est toujours arrivé des expériences incroyables, aussi


extraordinaires les unes que les autres. Voici l'histoire de
Patrick, installé à Goa comme docteur, devenu guérisseur
ensuite. Il a vraiment marqué ma vie. À son adolescence,
Patrick a glissé sur une pierre, s'est mal reçu en tombant et la
colonne vertébrale a été touchée. La famille, suffisamment
riche, a pu contacter alors les docteurs les plus renommés.
Tous ont déclaré avec la même assurance : « Paralysie à vie,
votre enfant ne pourra plus jamais marcher. » Patrick n'a pas
du tout accepté leur diagnostic. Il a demandé à tout le monde
de le laisser tranquille, seul dans sa chambre, jusqu'à ce qu'il
puisse marcher à nouveau. Tout en regardant ses pieds, il disait
sans cesse à son corps : « Marche, marche, marche. » Au bout
de trois jours le miracle est arrivé ! Il est sorti de la chambre,
debout sur ses pieds !
Retrouvant une vie normale, sa famille a pu financer ses
études pour exercer la médecine. Mais peu après, un crash
boursier lui a fait perdre tout ce qu'il avait pu mettre de côté,
l'obligeant cette fois à demander de l'aide. Incité à apporter lui
aussi son aide aux autres, il a compris qu'il avait vraiment un
don pour soigner les gens. Il avait bien réussi lui-même à se
soigner, pourquoi ne pas se servir de son pouvoir vital pour
subvenir à ses besoins ? Voilà comment il est devenu guéris-
seur.

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Effet boule de neige

Au début, sa consultation s'effectuait dans une petite pièce


avec au centre une simple chaise. Très peu de gens y allaient.
Ils donnaient ce qu'ils voulaient, cent roupies au minimum,
l'équivalent de trois euros. Il guérissait miraculeusement de
plus en plus de gens, et en quelques mois, une longue file d'at-
tente se formait chaque jour devant sa porte. Tout le monde
maintenant voulait être soigné par « Docteur Patrick », surnom
qu'il a gardé. L'énergie qu'il déployait était très forte, mais
douce et apaisante, et rapidement trop de gens voulaient être
reçus. Il a alors fait appel aux personnes qui étudiaient avec lui,
nous, les filles de Goa (françaises, russes, allemandes,
indiennes...) pour gérer toute sa clientèle.
Assises à l'entrée sur une chaise avec une petite table, nous
devions enregistrer ceux qui arrivaient et leur donner un
numéro de passage. Il y avait aussi des hommes bien sûr, mais
moins nombreux. C'était un service gratuit, mais pour nous un
honneur de pouvoir participer à la vie de Patrick, que nous
considérions comme quelqu'un de plus éveillé. Je rendais sou-
vent ce service car le simple fait de rester devant sa porte alors
qu'il consultait, d'être en son contact entre deux visites, même
une seconde, me procurait un apaisement intense.
Aujourd'hui, Docteur Patrick donne des formations et confé-
rences un peu partout dans le monde. Il a créé des écoles pour
les enfants orphelins en Inde dans différentes villes. Il a fait, et
fait encore, énormément de choses pour aider les gens dans le
besoin... Mais aujourd'hui, c'est deux cents euros la conversa-
tion de trente minutes en ligne, en direct avec lui. Cet argent
lui permet de continuer à aider les démunis, à construire plus

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d'écoles... Les gens lui donnent tout, même des maisons... « Il
m'a sauvé la vie, on est prêt à tout lui donner... »

Un point de vue différent de la réalité

Je n'avais pas prévu d'étudier avec Patrick, ni de devenir


guérisseuse. En ce temps-là, je faisais faire des habits pour les
vendre sur les marchés de Goa. Il y en avait deux par semaine,
le mercredi toute la journée et la nuit le samedi. Les marchés
de Goa sont à voir et à faire ! Les indiens présentant l'art de
leur région habillés de manière traditionnelle, les vaches circu-
lant librement entre les stands... Il y en a même qui sont déco-
rées et habillées, tenues par des indiens, habillés eux aussi de
manière locale et colorée, qui proposent des photos portrait
avec leur vache pour se faire un peu d'argent.
J'avais mon activité et l'aimais beaucoup, mais j'étais sou-
vent à court d'argent pour satisfaire mes besoins. Patrick avait
proposé de suivre un premier stage de guérisseur, et mon amie
Burcu m'a annoncé : « Écoute, tu dois faire ce stage, c'est
important ! Je t'achète deux vestes, une pour tes besoins maté-
riels, l'autre pour payer la formation. Si tu ne veux pas y aller, je
ne t'achète rien, tu choisis. »
C'est ainsi que j'ai participé aux sessions du stage de Patrick,
quatre jours par mois durant six mois. J'ai vraiment remercié
Burcu pour son aide. Patrick a organisé ensuite des formations
chaque année, durant la saison de Goa de septembre à avril. Je
les ai toutes suivies. Des moments magiques.
En stage, nous apprenions tout le corps humain et les mala-
dies, puisque Patrick avait été docteur, et nous étudiions aussi

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sa philosophie : tout peut-être contrôlé avec l'esprit guidé par
le cœur, et ce jusqu'à chaque cellule du corps humain. Ce qu'il
faut, c'est avoir la connaissance du corps et des maladies, et
aussi une sensibilité suffisante pour détecter la maladie pré-
sente.
Tout de suite, la parole de Docteur Patrick a résonné en moi.
Elle exprimait la réalité de tout ce que j'avais toujours ressenti,
sans jamais avoir trouvé quelqu'un pour me comprendre. Les
gens me disaient toujours que j'étais trop haut perchée, que
mes pensées étaient trop folles. Docteur Patrick, lui, avait une
réalité bien plus « folle » que la mienne, sans avoir pris de
drogues bien sûr. C'est d'ailleurs ce que je disais autour de moi.
Durant les stages, il disait qu'il était capable de se dédou-
bler, d'être dans plusieurs lieux simultanément et donc de faire
plusieurs actions en même temps, et qu'il pouvait aussi voir
tout ce que chacun avait en lui (émotions, maladies, organes),
et qu'il pouvait aussi le soigner si nécessaire.
Mais rapidement, docteur Patrick n'a plus voulu prodiguer
de soins à nous, ses élèves. Nous étions supposés savoir le faire
nous-mêmes ! J'ai étudié quatre ans avec lui, durant les six ou
neuf mois de saison en Inde. L'été, je parcourais l'Europe en
camion, avec un groupe d'amis, sur les festivals de musique
trance.

Des exercices et des guérisons hors du commun

Patrick nous faisait faire des exercices assez fous, comme


celui de mourir et de revenir de la mort. J'ai moi-même été
effrayée d'aller jusqu'au bout. Allongés par terre, nous étions

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peut-être vingt personnes, il nous guidait. Il expliquait que son
esprit pouvait tout contrôler, chaque organe de notre corps.
L'exercice était sans danger car, dans tous les cas, il nous ramè-
nerait à la vie si nous ne pouvions pas y arriver par nous-
mêmes. Patrick disait : « Sentez maintenant le sang qui part de
vos lèvres…, vos lèvres deviennent bleues…, vous sentez des
fourmis dans la langue... » C'est à ce moment-là que j'ai crié
dans ma tête : « Non, non, va t'en, je ne veux pas mourir ! », et
j'ai arrêté l'exercice. Les quelques personnes qui sont allées
jusqu'au bout et sont revenues à la vie ont pu raconter le vécu
de leur expérience.
J'ai vu beaucoup de guérisons miraculeuses se réaliser grâce
à Patrick, comme cet exemple d'un couple d'Allemands. La
femme était atteinte d'une maladie grave, une déformation de
l'ADN. Ses cellules avaient développé une hypersensibilité aux
rayons du soleil qui les brûlaient. Elle était obligée de se couvrir
de la tête aux pieds comme certaines musulmanes. Très triste,
déprimée, elle ne supportait pas de vivre sans profiter du
soleil, devant couvrir constamment son corps et son visage.
Des docteurs réputés en Europe avaient tous expliqué que sa
maladie était très rare et incurable.
Patrick lui a prodigué des soins pendant deux années, très
régulièrement, et le miracle a eu lieu. Elle a guéri, je l'ai vu de
mes yeux. Le jour où le test prouvait qu'elle n'avait plus la
maladie, elle est venue aussitôt nous prévenir. Elle avait aban-
donné sa tenue noire qui lui couvrait tout le corps pour une
tenue blanche, légère et ouverte. Elle était au soleil, elle riait,
riait... Elle pleurait de joie ! Aujourd'hui encore, à chaque fois
que je repense à cette histoire, j'en ai des frissons.
J'ai vu beaucoup de guérisons miraculeuses avec Patrick.

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Super pouvoir

Une année eu lieu un stage intensif mensuel, renouvelé


quatre fois. Il se déroulait sur sept jours consécutifs du matin
au soir, à une heure de moto de notre résidence (à Goa la plu-
part des gens se déplacent en moto ou en scooter, car les
routes sont souvent étroites et pleines de trous). Nous allions
chez Patrick tous les matins et rentrions le soir bien fatigués.
À cette époque, j'avais l'habitude de traîner le soir à Chapo-
ra. C'est une rue, un monde à part, comme une autre dimen-
sion. Dans cette rue, les gens s'asseyaient comme on s'installe
devant une télévision. Nous fumions des joints ou des shiloms
et regardions l'activité de la rue... Il s'en passait des choses à
Chapora ! La rue était pleine à craquer, et il était difficile de se
concentrer pour discuter avec quelqu'un. Souvent, je parlais
avec un ami, et finalement je me retrouvais à l'autre bout de la
rue, constamment détournée d'une conversation pour entrer
dans une nouvelle avec un nouvel ami qui venait d'arriver...
Cela ne s'arrêtait jamais. Je dois dire que ce quartier n'était pas
considéré comme un endroit « sain ».
Sachant que nous y allions souvent, Docteur Patrick avait
recommandé de nous en abstenir durant la semaine de stage.
Mais l'envie de voir les amis était trop grande. Je suis rentrée
chez moi vers une heure du matin, je n'habitais pas loin. En
remontant la rue à pic de Chapora à Vagator, trois hommes en
moto ont brusquement débouché d'une petite ruelle à gauche,
au bout de la montée du quartier du temple, et me sont ren-
trés dedans, à l'arrière de ma moto, tous en même temps. J'ai
été éjectée en l'air à une dizaine de mètres pour atterrir,
comme par magie, debout sur mes pieds. Je me suis retournée

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d'un coup et j'ai couru en criant vers les trois hommes qui
tenaient ma moto. Ils ont eu très peur ! Hi ! Hi ! Ils sont partis
en courant et j'ai pu rattraper ma moto avant qu'elle ne
retombe au sol. Je suis alors rentrée chez moi en me disant :
« Quelle chance ! Quand même, j'aurais du écouter Docteur
Patrick et ne pas aller à Chapora ce soir ! »
Il faut dire qu'à cette période de ma vie, je me sentais com-
plètement invincible !

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Chapitre 5. Ayahuasca

En Amazonie, rencontre avec la plante

J'ai passé beaucoup de temps en Inde, et principalement à


Goa, durant dix années. Puis j'y suis allée plus épisodiquement
pendant dix ans, jusqu'à aujourd'hui. Mais une année, je n'y
suis pas allée, j'ai eu envie de changer. Cela faisait deux ans
que je faisais des recherches sur l'Ayahuasca. Cette plante me
passionnait et j'en parlais tout le temps à mes amis, jusqu'à
leur donner l'envie d'essayer. Ils ont pris un billet d'avion pour
le Brésil dans l'idée de s'offrir une séance avec cette plante
magique, appelée « plante des dieux » en Amérique du sud. Je
souhaitais y aller aussi, mais mes moyens financiers ne le per-
mettaient pas. Karine, Maria et Jaumes, Maria et Seb étaient
tous en Amazonie et avaient même pris rendez-vous pour une
séance d'Ayahuasca. Karine n'a pas supporté le fait que je sois
absente alors que c'était moi qui les avais motivés à faire ce
voyage. Elle m'a donc acheté un billet d'avion en dernière
minute pour que je les rejoigne. J'ai pris l'avion et suis allée
directement les retrouver, en plein cœur de l'Amazonie Brési-
lienne.
Nous avons pris trois fois de l'Ayahuasca en une semaine. Le
meneur de cessions n'était pas un shamane. Auparavant
dépendant de la cocaïne, il la fumait, depuis des années, et il
n'arrivait pas à se séparer de cette habitude très nocive. Il avait
tout essayé, en vain. Et finalement, avec l'Ayahuasca, il s'était
sevré. Et seulement en trois prises ! Il a donc décidé d'ouvrir ce

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centre, un immense jardin jungle clôturé, car il avait compris
que la plante elle-même était une shamane (guide).
Le premier trip a été très fort. Nous avons commencé la
séance allongés dans un hamac, mais rapidement je suis tom-
bée par terre, et je n'arrivais plus à me relever. Je suis restée au
sol, à même la terre, à transpirer, me faire pipi dessus, vomir...
Je regardais le hamac et avais envie d'y retourner, mais impos-
sible de contrôler mon corps. C'était une expérience très dure,
mais très douce à la fois. Malgré les rejets de mon corps, j'étais
envahie d'une douce quiétude, une sensation de bien-être
intense, et rien ne me dérangeait vraiment. Cela a duré six
heures environ... Il faut dire que j'avais beaucoup de choses à
nettoyer car je prenais beaucoup de drogues à cette époque.
Le jour suivant, nous avons passé la journée dans notre jardin
sur nos hamacs, nous étions épuisés, mais aussi apaisés. Nous
nous sentions vraiment bien.
Deux jours plus tard, nous avons eu une cession privée la
nuit. Un voyage magnifique dans le cosmos, un sentiment de
plénitude intense, un immense bien-être durant six heures...
C'était une visite de la création de l'univers... Je me suis vue en
fœtus, avec des courants électriques multicolores autour de
moi... Pour ensuite partir dans le cosmos, le visiter et com-
prendre le tout. C'était une expérience vraiment incroyable et
sensationnelle. Tout devenait simple, logique, connecté et
magnifique. Tout avait un sens et vibrait de bonheur.
À la troisième expérience, j'espérais revivre la même chose,
mais non, j'ai été forcée de me lever, et me suis baladée dans
ce jardin jungle où nous nous trouvions. Je touchais les arbres,
et ma main devenait une de leurs branches qui, à son tour, se
fondait avec ma main, nous nous fondions l'une dans l'autre...

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Je marchais et je faisais partie totalement de la nature. Je pou-
vais sentir son énergie vitale, elle me nourrissait de vie. Tout
était devenu si vivant, coloré, chaleureux. Encore un bonheur,
un apaisement intense et indescriptible.
Après ces trois séances d'Ayahuasca, un sentiment fort de
bien-être était resté en moi. Je disais constamment à tous mes
amis : « Si ce sentiment de joie s'estompe, tu devras alors me
renvoyer dans l'Amazonie pour que je reprenne de l'Ayahuas-
ca ! »

Après l'Ayahuasca, l'autre monde

À cette époque, j'allais très loin dans la prise de drogues.


Après cette semaine magique en Amazonie, je suis retournée
en France. Je me suis rendue à un festival trance dans le Sud.
J'y suis allée directement de l'aéroport à mon retour du Brésil.
Le festival était situé dans un endroit où il y avait eu beaucoup
d'apparitions d'aliens. Il y avait d'ailleurs un centre observa-
toire dans cette région (j'imagine qu'il y est encore
aujourd'hui). Il y avait beaucoup de shamans à ce festival (des
shamans modernes, pas d'Amazonie, bien sûr)... L'un d'eux m'a
dit : « Quand tu dois avoir une révélation, tu peux l'avoir autant
avec des plantes des dieux qu'avec n'importe quelle drogue
chimique, si c'est pour toi le moment de voir. »
Ce jour-là, j'ai pris énormément de cocaïne avec mes
copines, nous faisions un concours à qui en prendrait le plus
avec de très courtes pauses. Et là j'ai eu comme un coup de
tonnerre en moi, des énormes flashes de toutes les couleurs se
formaient sous mes paupières, très intenses... Soudainement,

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je suis rentrée dans « l'autre monde ». J'y étais déjà allée plu-
sieurs fois, mais je ne l'avais pas encore compris. Les quelques
autres fois où j'y étais entrée, aussi après des abus de drogues,
j'avais eu si peur d'être bloquée là-bas que j'appelais Toto, le
seul ami à qui j'arrivais à parler depuis là-bas, le seul qui pou-
vait m'entendre, et il me ramenait. Alors, ce jour-là, j'ai couru
vers Toto, pour qu'il me sauve encore, mais là, il en a eu marre.
Il m'a dit : « Hey, pourquoi tu le refais à chaque fois ? Non,
maintenant, tu t'assumes ! Tu as choisi d'y aller, tu as encore
exagéré, tu te gères ! » Et là... La magie a commencé ! Tout
scintillait, c'était le monde magique... Si beau ! Tout était plus
beau, plus brillant, les couleurs, les odeurs, la réalité des
choses...
Il y avait plusieurs groupes de gens, et je voyais les mots, les
idées, les pensées, qui allaient de groupe en groupe. Je pouvais
voir les paroles et cela m'enchantait. J'entendais ce qui se
disait dans chaque groupe, de là où j'étais. Tout avait un sens
et tout était connecté. Quelqu'un venait me raconter une his-
toire, ensuite une autre personne venait me dire une autre
aventure, et je pouvais voir l'histoire qui liait tous ces récits et
qui me racontait mon histoire, celle que je devais comprendre
dans le lien de tous ces récits... Tout était si clair !
Ensuite je suis allée encore plus loin, je pouvais sentir les
paroles. Si une personne disait du mal d'une autre personne, je
pouvais sentir physiquement comme des éclairs douloureux
des mots prononcés que la personne critiquée recevait, mais
aussi les éclairs douloureux que la personne qui parlait mal
recevait aussi de ses propres paroles. Je disais à tout le monde
d'arrêter de dire toute chose négative.

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Je dois dire que mes amis en avaient un peu marre de mes
exagérations. Ils ne voulaient plus m'écouter ! Ils me disaient
toujours que j'allais trop loin. Mais moi je voyais tout, j'avais
tellement envie de le partager. Je me suis toujours demandée
pourquoi les autres ne comprenaient pas ce qui était évident et
logique pour moi. Je suis restée trois jours sans dormir dans ce
monde. Cela m'a épuisée. À la fin, je pleurais tout le temps, car
les émotions avaient été trop fortes.

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Chapitre 6. En Europe, l'aventure continue

La liberté

Quand je n'étais pas à Goa, j'étais sur les festivals de


musique trance avec mes amis, en camion. Nous traversions
l'Europe de Berlin jusqu'au Maroc. Nous étions plusieurs
camions les uns derrière les autres et c'était vraiment très sym-
pa. Nous étions complètement libres. Nous faisions ce que
nous voulions, quand cela nous plaisait. Nous n'avions pas
d'horaires, aucune obligation. Notre seul objectif était de profi-
ter de la vie, de rire et de nous amuser.
À cette époque, j'écoutais de la musique « full on », avec
beaucoup de mélodies, que je connais bien puisque j'ai moi-
même fait dix ans de musique et de solfège au conservatoire
de musique de Montpellier étant enfant.

Ma boule d'énergie

C'est une sensation énorme, très forte, de danser avec ses


amis sur une piste de danse avec dix mille personnes, ou plus
certaines fois. Sur des festivals gigantesques, comme Boom
Festival au Portugal, la piste de danse est pleine vingt-quatre
heures sur vingt-quatre. Je prenais de l'acide la plupart du
temps, et puis je dansais, dansais, dansais à n'en plus finir. Le
monde disparaissait, et des formes psychédéliques colorées
apparaissaient. Au cours de la danse, je jouais avec ma boule

54
d'énergie en la faisant rebondir dans tous les sens sur le
rythme de la musique. Depuis cette période, cette boule
d'énergie est restée en permanence présente en moi. Voilà
quinze ans que j'ai abandonné les drogues chimiques, mais elle
m'accompagne toujours dans mes danses. Je pouvais rester
des heures à danser sur la piste, par exemple du coucher du
soleil jusqu'au lendemain midi. Être au milieu de tous ces gens
qui dansaient ensemble, c'était vraiment une sensation formi-
dable que je n'oublierai jamais.

Au Maroc, rencontre avec mon âme

Nous étions à un festival de musique trance sur la plage au


Maroc. L'endroit était magnifique. Il y avait des chameaux qui
nous tiraient en charrette pour aller du parking où étaient les
camions jusqu'au site du festival. On pouvait y aller à pied aussi
mais c'était un peu long, une heure environ. Comme pratique-
ment tous les jours, je dansais sur la piste, ayant pris une
grande quantité de psychotropes. La musique qui s'y jouait
était du style « House musique ». Soudain, une force exté-
rieure, comme une bourrasque, m'a poussée sur des centaines
de mètres, de plus en plus loin de la musique, jusqu'à ce que
plus aucune cellule de mon corps ne la perçoive. J'aurais pu
dire aussi jusqu'à ce que la musique ne puisse plus toucher
l'eau de mon corps. Car le Dr Masaru Emoto l'a prouvé aujour-
d'hui, la vibration du son a une action sur l'eau du corps (com-
posé à soixante-dix pour cent d'eau). D'ailleurs cette vibration,
il est même possible de la percevoir. En dansant, la sensibilité
s'accroît peu à peu, jusqu'à ce que l'on puisse sentir la musique

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toucher chaque cellule avec des micro mouvements ressentis
dans tout le corps. Et plus la musique est riche d'une diversité
de sons, plus la sensation est intense et subtile.
Depuis ce jour-là, je ne peux plus écouter ce style de
musique électronique, je ne supporte plus ces mélodies à ten-
dance commerciale. Encore aujourd'hui en 2020, il m'est
impossible de rester dans des lieux où l'on entend ces sonori-
tés. J'ai toujours eu des ressentis si fort qu'ils m'obligeaient, ou
m'interdisaient, de faire certaines choses. Une réalité m'est
apparue : ces musiques sont basées sur des mélodies de l'an-
cienne vie (réalité), elles maintiennent les gens à un niveau de
vibration très bas. Je m'explique : tout est vibration, donc tout
est musique, même si nous entendons seulement une partie
des vibrations en sons. La musique de type « House, Full On »
est basée sur des accords chromatiques : DO MI SOL, FA RÉ
LA... Ces accords ont leur propre vibration, qui correspondait à
une époque de la vie, à une certaine réalité, un certain éveil de
l'être humain. Aujourd'hui, l'humain change et s'éveille, et ce
sont de nouveaux ensembles de fréquences, donnant une fré-
quence précise, qui sont plus adaptés. Si nous écoutons cer-
taines fréquences / accords de fréquences, nous sommes pous-
sés dans leur vibration.

On m'avait prévenue !

Nous étions allés en camion en Espagne (où je me suis


retrouvée bloquée durant le confinement), pour rendre visite à
Kevin. Nous prenions beaucoup de kétamine à cette époque,
un médicament normalement prescrit comme anesthésique

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pour les animaux. Cette « drogue » (quand il est utilisé par des
humains) a la particularité de faire sortir la conscience du
corps.
Après la prise, soudainement, une entité est venue à travers
moi, je l'ai sentie rentrer en moi. Ma voix était transformée, et
je ne contrôlais plus ce que je disais. La force qui parlait par ma
bouche a demandé à tous de se taire et de l'écouter attentive-
ment : « Quelque chose d'énorme va bientôt se passer. Vous
devez vous préparer pour ce grand événement. Il va se pro-
duire une séparation des dimensions élevées et basses. Vous
ne risquez rien, mais il est important de vous y préparer ! »
L'entité a insisté, à plusieurs reprises, sur le fait que cela allait
être quelque chose de vraiment énorme, que l'on n'avait
jamais vécu jusqu'à maintenant.
Plus tard, j'avais complètement oublié cette aventure. Nous
en vivions tellement chaque jour, plus folles les unes que les
autres ! Mais récemment, durant le confinement dû au virus
Covid-19, cet événement m'est revenu à l'esprit. Alors on
m'avait prévenue !

57
Chapitre 7. Arrêt des drogues

Me voir avec le regard de l'âme

Après ces prises d'Ayahuasca au Brésil, suivies par ce festival


en France, chaque fois que je prenais une drogue chimique, je
sortais de mon corps, et je pouvais me voir, ainsi que mes amis,
avec un regard pur et innocent (le regard de mon âme). Quelle
révélation ! J'étais avec un ami, Mickaël, dans son camion.
Nous prenions de la cocaïne, et cela me faisait sortir de mon
corps. Je me regardais et me trouvais pitoyable. Je me faisais
de la peine vraiment. Je regardais Mickaël agir, il allait vérifier à
chaque instant que la porte de son camion était correctement
fermée. Je lui disais : « Mais pourquoi tu es si paranoïaque
aujourd'hui ? » « Je ne comprend pas ta question, je fais ça
tous les jours Karine ! » me répondit-il.
En six mois, j'ai tout arrêté ! Cela n'était plus possible. À
chaque prise de drogue, je sortais de mon corps et me voyais
réellement, moi et les autres. C'était devenu insupportable et
j'étais un peu perdue. Durant quelques mois, j'ai essayé de
continuer à vivre la même vie sans prendre de drogues. Mais
les choses étaient devenues différentes. Je me sentais décon-
nectée de la situation et m'ennuyais.

58
La raison cachée

Je ne savais plus trop quoi faire de ma vie à ce moment.


J'avais vécu six ans à l'île de La Réunion, cinq ans à Goa, ou sur
les festivals de musique l'été. J'étais en France chez ma mère et
me disais : « Bon quoi maintenant ? » Et là Tom est arrivé sur
ma route de manière virtuelle. Il m'a dit que j'étais la femme
de sa vie, qu'il l'avait immédiatement ressenti en visitant mon
profil internet. Cela m'a interpellée car je n'avais jamais vécu ce
genre de situation auparavant. Nous avons commencé à avoir
des communications vidéo avec skype, durant des mois. Il était
à Goa, et il m'a finalement convaincue d'y retourner. Je suis
allée directement chez lui. J'ai compris que la vie en face à face
était très différente des conversations internet, même avec des
vidéos. Nous n'étions jamais d'accord, et nous nous sommes
beaucoup accrochés dès la première soirée. Finalement, je suis
partie de chez lui le lendemain. J'étais dépitée : « Comment ?
J'ai passé un an à discuter virtuellement, je suis maintenant à
Goa et ? Quelle est la suite ? Quel est le sens de cette his-
toire ? »
J'aimais beaucoup aller écouter mixer ma copine Joe, disc
jokey, et j'ai commencé à apprendre à mixer pour devenir DJ.
Durant toutes ces années de fêtes sur les festivals, j'avais
rejoint une troupe d'amis qui allaient poser une tente de festi-
val en festival pour offrir du thé, du café et des snacks. Rapide-
ment, l'équipe a grandi, et a commencé à organiser des
« after » après les festivals (évent qui ouvre après une fête,
dans un autre endroit). Ils organisaient un Line-up et des
artistes venaient jouer leur musique. J'embêtais toujours Toto,
qui supervisait le tout : il était très important pour moi que les

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musiques des artistes aillent bien les unes avec les autres et
qu'elles s’enchaînent bien, afin que la nuit entière devienne
une histoire merveilleuse, un voyage parfait. J'allais souvent
chercher Ajja, il était toujours d'accord pour faire ce jeu avec
moi. Nous prenions un papier et un crayon et nous organisions
l'ordre de passage des artistes. Devenir DJ était donc une conti-
nuation parfaite.
Voilà comment ma vie d'artiste a commencé ! Voilà pour-
quoi je suis retournée à Goa en fait ! Petit à petit, je compris
que tout a toujours un sens, même si nous le voyons pas sur le
moment. Nous pouvons apercevoir seulement un petit pour-
centage de la réalité, car nous ne sommes pas conscients de ce
qui se passe au loin, en dehors de notre champ de vision. C'est
pourquoi il est important de suivre son instinct avec foi, sans
trop se poser de questions. Notre âme nous amène toujours
sur notre route, qui est parfaite.
Par la suite, j'utilisais souvent cette histoire pour démontrer
aux gens que l'univers avait ses propres plans pour nous ame-
ner à ce que nous devions vivre dans notre chemin de vie. J'ex-
pliquais que souvent, nous pensions faire des choses dans un
but, mais que l'objectif réel était en fait différent.

Battement Binaural

Toujours à la recherche d'un plus grand éveil et de sensa-


tions hors du commun, j'ai découvert sur internet une tech-
nique scientifique appelée « battement binaural », qui pousse
le cerveau à vibrer à la même fréquence que celle du sommeil
profond, ou d'une méditation très profonde, durant l'état de

60
veille. Un centre holistique tenu par un scientifique propose à
la vente des formations en ligne utilisant cette technique, et
j'en ai acheté une.
Qu'est-ce-que le battement binaural ? Pour le comprendre, il
me faut d'abord préciser quelques points sur le fonctionne-
ment de notre cerveau. Il ne fonctionne que par fréquences. Si
nous sommes très actifs, ou calmes à nous concentrer, ou en
train de nous endormir au lit, la vibration est différente. Le cer-
veau émet des ondes delta dans le sommeil ou la méditation
profonde (oscillations de 1 à 3 hertz), des ondes thêta en
relaxation profonde (de 4 à 8 hertz), des ondes alpha en relaxa-
tion légère et créativité (de 8 à 13 hertz), des ondes bêta en
état de veille et activité (de 15 à 30 hertz), et des ondes gamma
en gestion d'informations (de 30 à 60 hertz).
La formation contient des CD à écouter durant une certaine
période, dans un certain ordre, pour forcer le cerveau à vibrer
dans des fréquences de plus en plus basses durant l'état de
veille. Il est donc demandé de ne pas s'endormir et d'écouter,
pour commencer, une fréquence unique durant quinze
minutes, pour inciter le cerveau à vibrer en ondes alpha, et
ensuite une autre fréquence durant quinze minutes pour pous-
ser le cerveau à vibrer en ondes thêta. Il faut écouter ce CD
tous les jours, jusqu'à que cela devienne confortable. Dans le
CD suivant la fréquence émise pousse le cerveau à vibrer en
ondes thêta durant 15 minutes, puis en ondes delta les 15
minutes suivantes.
Le procédé est simple. Il faut porter un casque pour écouter
les fréquences. SI l'objectif est de faire vibrer le cerveau en
ondes alpha par exemple, qui oscillent entre 8 et 13 hertz, une
fréquence en continu, par exemple de 100 hertz, est envoyée

61
dans une oreille. Une fréquence de 110 hertz, donc différente
de 10 hertz, est envoyée dans l'autre oreille, elle aussi en conti-
nu. Le cerveau rqui reçoit deux ondes stables à deux diffé-
rentes fréquences va alors créer une vibration de 10 hertz pour
combler l'écart. Plus l'écoute est répétée, plus le cerveau y
devient sensible, et plus la zone vibrant à 10 hertz s'agrandit.
J'ai écouté ces enregistrements tous les jours durant un an.
Cette technique pousse à être dans un état méditatif très pro-
fond tout en étant éveillé, et crée de grands changements dans
la vie. Beaucoup de choses enfouies dans l'inconscient
reviennent à la surface, et même la vision du monde devient
différente. J'avais un peu la sensation d'avoir pris en continu
une petite dose de psychédéliques.
Une expérience très intéressante donc, mais j'ai tout de
même arrêté au bout d'un an, car à cette période, cette tech-
nique était peu connue et je ne trouvais personne de mon
entourage qui la connaissait. Elle créait de tels changements en
moi que j'étais un peu inquiète que cela ne devienne dange-
reux. Certains jours, en écoutant les fréquences, j'avais la sen-
sation que quelque chose allait se déchirer dans mon cerveau.
Aujourd'hui, cette méthode est bien plus connue et considérée
comme inoffensive.

62
Chapitre 8. Une vie d'artiste, une vie de rêve

Après l'Inde, la Russie

C'est alors qu'une vie de rêve s'est ouverte sur mon chemin
(même si ma vie était déjà vraiment très magique). J'ai com-
mencé à Goa comme DJ dans des parties, tout en composant
parallèlement ma propre musique. Petit à petit, je jouais mes
propres morceaux de musique dans des mix de trance. Ce jour-
là, je devais mixer au nouvel an Russe, une fête au Westend.
J'avais prévu de rester à Goa, ayant reçu une extension de visa.
Et voilà que quelques heures avant ma prestation, je reçois un
coup de téléphone : « Il y a un problème avec votre prolonga-
tion de visa, vous devez quitter l'Inde demain comme c'était
prévu sur votre visa de 6 mois. » La panique s'est installée en
moi, il me restait une soirée pour tout réorganiser, trouver un
billet d'avion pour l'Europe, décider où aller, ranger et fermer
la maison, stocker mes affaires... Mais ne pouvant pas annuler
comme ça un engagement à la dernière minute, cela n'était pas
professionnel, je suis allée jouer mon set.
Rentrée en France le lendemain, je me demandais ce que
j'allais faire ensuite. Et là, quelle bonne nouvelle ! Je reçois un
mail : « Je vous ai écouté mixer à Goa au nouvel an Russe.
Votre histoire musicale est si belle que je voudrais vous inviter
à venir jouer en Russie. Je payerai le billet d'avion, votre séjour
et tous les frais de voyage. » J'ai compris ce jour-là qu'il était
tout à fait possible d'aller faire la DJ de part le monde, et qu'en
fait, quand on fait les choses par joie et par amour de la vie,

63
cela nous amène toujours sur un chemin agréable et « Riche de
vie ».

À la découverte du monde !

Je suis restée l'été en France et suis allée mixer de la


musique dans quelques pays, puis je suis retournée en Inde.
Mais ces aventures m'ont aidée à voir plus grand. J'étais alors
décidée à jouer en tant que DJ de part le monde. De plus, mes
propres compositions étaient sufffisamment nombreuses pour
commencer à jouer seulement ma musique. Je suis donc
retournée vivre en Europe. Finalement j'ai joué ma musique
dans beaucoup de pays : Asie (Inde, Népal, Thaïlande, Sri Lan-
ka), Europe (Portugal, Espagne, Italie, France, Allemagne,
Grèce, Turquie, Autriche, Suède, Hongrie, Irlande), Russie,
Suisse, Angleterre, Liban, Mexique, Brésil et Australie. C'est à
ce moment-là que j'ai réalisé qu'avant d'être française, j'étais
un être humain de la planète terre. Et aujourd'hui, il est vrai-
ment important pour moi d'avoir des amis de tous les pays.

64
Chapitre 9. Recherches

Besoin de comprendre

Dans cette période j'ai eu la soif de comprendre toutes ces


expériences. Lors de mes premières folles aventures, je ne me
suis pas posée de questions. Mais ces expériences s'étant répé-
tées si souvent, et avec tellement d'effets secondaires réels
dans ma vie, je ne pouvais pas les prendre seulement comme
des histoires inventées dans ma tête. Non, avec ces expé-
riences une porte s'ouvrait de plus en plus , une porte que
j'avais déjà commencé à ouvrir avec mon instinct. Toutes ces
aventures vécues n'étaient qu'une version avec une vue plus
large de ce que je ressentais en moi. Ces aventures avaient
changé mon point de vue sur la réalité en le rendant plus vaste,
et avaient aussi changé ma réalité vécue.
J'ai toujours aimé faire des recherches et de prendre des
notes dans des magazines scientifiques et spirituels, et ensuite
sur internet. J'ai fait une pause durant ces années d'aventure,
mais auparavant, j'étais déjà à l’affût de tout ce que je pouvais
trouver sur les fruits, les légumes et l'alimentation, le cerveau,
la culture bouddhiste, la spiritualité, le yoga, les plantes des
dieux... Et après toutes ces aventures, et mon arrêt des sub-
stances chimiques, j'avais besoin de comprendre de manière
plus rationnelle tout ce que je venais de vivre.
J'ai commencé à faire des recherches sur la physique quan-
tique, qui est la science la plus récente, mais, curieusement,
pas encore mise en application dans la médecine actuelle. Ce

65
point m'a vraiment surprise. Si les scientifiques font de nou-
velles découvertes qui mettent en doute les découvertes pas-
sées, comment se faisait-il que les docteurs apprenaient tou-
jours la science d'avant ?

Expérience de la double fente

J'ai découvert l'expérience scientifique de physique quan-


tique de la double fente. Des photons (la plus petite particule
connue de la lumière) sont envoyés à travers un tube sur un
écran, en passant par un obstacle ouvert de deux petites fentes
horizontales, l'une au dessus de l'autre. Des caméras filment
l'opération, avec comme résultat deux bandes distinctes
visibles sur l'écran ayant reçu les photons, démontrant qu'ils
sont passés soit par une fente de l'obstacle situé sur leur che-
min, soit par l'autre fente. L'expérience est refaite une autre
fois, mais sans la caméra d'observation du déroulement de l'ac-
tion. Et là, grosse surprise ! Sur l'écran receveur, ce n'est plus
deux lignes distinctes comme lors de la première expérience,
mais des photons un peu partout, comme une feuille de papier
mouchetée, pleine de points éparses. Cela a été une grande
découverte : les photons agissaient donc différemment s'ils
étaient observés ou pas. Cela voulait dire qu'en l'absence
d'observateur, donc de résultat précis attendu, alors les pho-
tons allaient en même temps dans les deux fentes, ce qui
représente toutes les possibilités.
Cette étude m'a ramenée à mon expérience sur la plage à
Goa, quand une bouteille de LSD s'est renversée sur ma main.
J'avais vu tous ces atomes, toutes ces mêmes particules élé-

66
mentaires qui, selon comment elles se rassemblaient, for-
maient une personne, ou une autre, ou une chaise, une table,
ou de la musique... C’était si excitant de retrouver dans des
recherches scientifiques des résultats que j'avais observés moi-
même, un réel enchantement.
Durant des années, j'ai continué à faire des recherches
scientifiques et spirituelles pour comprendre l'être humain,
pourquoi il était sur terre, pourquoi il recevait des ordres au
lieu d'être libre... J'ai noté sur un livre tout ce qui me paraissait
important et pertinent. Ce sont mes notes que je partage dans
ce chapitre.

L'ADN et le cerveau

L'ADN peut être influencé et reprogrammé par des mots et


des fréquences. L'ADN est responsable de la construction du
corps, et sert aussi d'espace de stockage et de communication.
Des linguistes russes ont trouvé que le code génétique, précisé-
ment celui qui se trouve dans les 90% qui seraient inutiles, suit
les même règles que notre langage humain. Des scientifiques
ont réussi à moduler par rayon laser certains modèles de fré-
quences pour modifier la fréquence de l'ADN et l'information
génétique elle-même. Ils ont pu, comme ça, changer le fœtus
d'un animal avec celui d'un autre animal.
La substance ADN vivante (dans les tissus vivants) réagit tou-
jours aux rayons laser de langage modulé et aussi aux ondes
radio si la bonne fréquence a été utilisée. C'est pourquoi les
affirmations, les formations autogènes, l'hypnose et les activi-
tés de ce genre ont des effets réels .

67
Le cerveau est composé de milliards de cellules cérébrales
(neurones) qui utilisent l'électricité pour communiquer entre-
elles. Tant que les cellules sont en vie, elles sont tout le temps
actives. La combinaison de millions de neurones envoyant des
signaux tous en même temps produit une très grande quantité
d'activité électrique dans le cerveau. Ces modèles électriques
produits au cours des activités mentales sont nommées ondes
cérébrales.
Le thymus, glande en relation avec le huitième chakra (qui
se trouve au-dessus du septième chakra coronal, au-dessus de
la tête), est connu comme le « siège de l'âme » ou le « centre
cardiaque supérieur » (les chakras sont les centres d'énergie de
notre corps). On peut demander à cette glande de nous per-
mettre d'avoir un mental et un corps physique forts, et d'aug-
menter notre système immunitaire. La glande hyper-thymus,
située au centre du cerveau, est responsable de la connexion
et de l'interaction entre la glande pinéale et la glande pitui-
taire. L'activation appropriée de ces glandes et leur intégration
conséquente permet la production du soma, une hormone
divine, spirituelle. Cette hormone développe le pouvoir interne
pour la transmutation des deux brins de l'hélice de l'ADN en un
ADN original désigné pour les humains avec douze brins. Ces
douze brins réels ne sont toujours pas reconnus par la science ,
ils sont contenus dans le matériel cellulaire appelé ADN indési-
rable. L'activation du corps de lumière à son achèvement per-
mettra au moi supérieur de télécharger les grilles d'ADN/ARN
complètes. Une grille d'ADN/ARN est composée de soixante-
quatre sceaux distincts qui sont situés à l'intérieur de toutes les
grilles de chakras (la structuration complète de nos chakras

68
actuels). Les motifs d'ADN originaux vibrent à des fréquences
plus élevées.

Le son

Le son est une onde de compression. Quand l'air est immo-


bile, la pression est la même partout, l'air a la même densité.
Lors d'un son, il y a une perturbation de la pression de l'air : le
son comprime l'air et la pression augmente. Il y a ensuite des
zones de dépression où l'air est plus dilaté. Ces perturbations
de la pression de l'air se déplacent, c'est l'onde sonore. Quand
des oiseaux chantent, les ondes sonores se déplacent comme
les ondes qui se forment à la surface de l'eau lorsqu'on y jette
un caillou : il y a des zones d'air compresséalternées avec des
zones d'air dilaté. Ces perturbations se déplacent sans se
déformer à la vitesse d'environ trois cents mètres par seconde
(un km toutes les trois secondes). Avec un son aigu, les vibra-
tions de l'air sont plus rapides, c'est la fréquence du son.
Les signaux acoustiques sur le corps sont très variables, du
plus grossier au plus subtil. Ils dépendent de la combinaison
des fréquences, de leur intensité et de leur rythme. Certains
signaux acoustiques provoquent un véritable massage en pro-
fondeur du corps, en particulier en mettant l'eau qui le consti-
tue en vibration. Certaines vibrations agissent plus particulière-
ment sur des organes, points d’acupuncture ou chakras. Les
tibétains utilisent cette particularité pour faire des soins par le
son. Ici le phénomène sonore qui se présente à la conscience
est secondaire, comme la qualité musicale des sons perçus. Il
faut juste que fréquences, intensités et rythme des ondes

69
acoustiques soient ajustés de telle sorte qu'une résonance se
produise avec l'objet écoutant, considéré ici dans sa dimension
physique (eau du corps, ADN des cellules, cerveau).
La musique a été créée pour ramener notre vibration à son
état intrinsèque. C'est dans la nature humaine de créer la
musique qui réajuste les vibrations déformées par l'histoire. La
musique est une forme de guérison avant d'être un art, elle est
déjà faite. Des vibrations et des motifs existent déjà. Nous,
musiciens, comprenons ces vibrations et les mettons sous une
forme sonore pour que les gens se connectent aux mêmes
vibrations à travers notre musique.
Le changement cyclique est un phénomène que nous appe-
lons la musique. Ce n'est pas forcément de la musique que
nous entendons. Une grande partie est détectée par l'œil
humain (couleurs et harmonie des couleurs). Quel que soit le
détecteur, la musique est toujours là comme fondement de
notre expérience sensorielle. La magie primitive et l'altération
de la conscience des temps anciens étaient puissantes et les
fréquences étaient senties sans pensée consciente ou compré-
hension. Mais sa réalisation et son utilisation consciente sont
nées de cet état primitif.
Lorsque le mouvement provoquant le son est régulier, il
produit une note de musique. On entend ce mouvement régu-
lier s'il bouge entre environ 16 et 16.000 fois par seconde. La
plupart des femmes entendent un spectre sonore plus élevé
que la plupart des hommes, car elles ont des tympans plus
petits. Les éléphants entendent un spectre inférieur au chien et
au chat. Le tympan crée un « marteau » qui tombe sur la
cochlée qui contient du liquide et de petites choses ressem-
blant à des cheveux sur lesquelles le liquide se déplace. Le

70
nombre de fois par seconde où un mouvement régulier se pro-
duit est la fréquence et chaque note de musique a sa propre
fréquence. Lorsque le nombre de fois où le mouvement régu-
lier se produit est double, la note monte précisément d'une
octave.

Fréquence et vibration

Tout est constitué d'électrons (négatifs), et de protons (posi-


tifs), c'est-à-dire de particules, ou charges électriques, qui ont
des actions et des réactions permanentes entre elles. Lorsque
la fréquence des particules électriques change, la forme de
l'objet change (table, lumière, couleurs, musique, ondes radio).
La différence entre une chose et l'autre est en fait une diffé-
rence dans la composition des vibrations des électrons et des
protons. Les atomes bougent si vite que notre vision les voit
immobiles. Notre système nerveux n'est sensible qu'aux vibra-
tions. Nous entendons, voyons, ressentons, goûtons et sentons
via les vibrations qui proviennent de ce qui nous entoure.
Quand nous entendons un bruit, il ne nous parvient que par
des vibrations sonores. On voit des feuilles vertes, mais en fait
ce ne sont que des vibrations de la couleur analysées par l'œil
et transmises au cerveau. Certaines vibrations se déplacent à
des fréquences trop élevées pour nos sens et nous ne pouvons
pas les capter. Notre corps et notre cerveau, sont constitués
d'atomes qui vibrent et créent une atmosphère électrique.
Notre cerveau est une connexion électrique. Chaque chose
que nous captons avec nos sens crée un schéma électrique
dans notre cerveau qui est à nouveau utilisé par nos pensées,

71
qui sont aussi des vibrations. Tout a sa propre fréquence. Donc
tout est musique, mais on ne peut pas tout entendre.
Les ondes radio traversent n'importe quel solide à n'importe
quelle distance. Les ondes cérébrales sont plus petites que les
ondes radio et traversent donc tout aussi, à n'importe quelle
distance aussi. Donc, dans cet univers de fréquences, alimenté
par nos ondes cérébrales et cette atmosphère électrique créée
par les atomes de notre corps, l'être humain devrait pouvoir,
avec la forte émotion de l'amour, créer de fortes fréquences
qui peuvent agir sur d'autres fréquences, et même sur des
objets physiques.
Un atome est constitué d'électrons en orbite autour d'un
noyau, orbite maintenue par une fréquence. Donc tout est en
mouvement, tout est fréquences. Dans le tissu sous-jacent de
l'univers, tout est mouvement (énergie électromagnétique,
lumière, radio...). Tout bouge toujours. Lorsque son mouve-
ment est modifié, il y a un changement détectable (qui se pro-
duit tout le temps). Le changement est généralement perçu
comme cyclique. Il est un phénomène que nous appelons
musique (que nous pouvons entendre ou non, couleurs
inclues). Quel que soit le détecteur (oreilles, yeux), la musique
est toujours présente comme fondement de notre expérience
sensorielle : tout dans l'univers est musical. Ce qu'on appelle
l'espace est un fluide parfait, avec une vitesse réactive, que
nous appelons la vitesse de la lumière. Ce fluide est vivant,
avec des changements de mouvements et de pressions que
nous appelons ondes radio, lumière, musique... Ces vibrations
dans le fluide ont tendance à favoriser certaines réactions chi-
miques sur d'autres.

72
Si on arrive à changer la longueur d'onde de la conscience,
et, ce faisant, mettre en rapport toutes les parties de son corps
avec une nouvelle longueur d'onde dans cet univers, on dispa-
raîtrait alors de ce bas monde et réapparaîtrait dans le monde
avec lequel on est en relation. Ceux qui n'auront pas l'amour
nécessaire pour s'en persuader ne pourront pas passer au
niveau de conscience suivant en gardant leur corps actuel.

Sensibilité, conscience

Pour développer sa sensibilité, son ressenti, nous pouvons


embrasser les arbres jusqu'à ce que nous ressentions l'énergie
différente qui émane de chaque arbre. Rechercher aussi les
places qui ont une énergie forte et positive. Souvent les vieilles
églises ont été construites sur des zones de forte énergie. Ces
endroits augmentent tout, que ce soit positif ou négatif
(humeurs par exemple). Les plus gros points d'énergie sont pla-
cés là où les fibres lumineuses de la terre se croisent. Les zones
de pouvoir individuel sont placés là où les fibres lumineuses de
la personne rejoignent les fibres lumineuses de la terre. C'est à
travers nos fibres de lumière jointes à la terre qu'elle nous
envoie son énergie aimante de guérison.
« Dans le domaine de l'éternel, qui n'est ni dans l'espace, ni
dans le temps, ni limité par des frontières ou des durées de vie,
il n'y a que les limites des concepts.»
Dans le temps d'avant, le temps de rien, il n'y avait rien (pas
d'espace, pas de temps). Au fur et à mesure que l'éternité se
poursuivait, de nombreuses formes positives et négatives
allaient et venaient jusqu'à ce qu'un point devienne une sphère

73
de quatre dimensions, de rotation, multicouche, en expansion
rapide, constituée de couches alternées de positivité et de
négativité. Chaque couche est un fluide parfait sans particules,
chaque couche est un univers parmi une infinité d'univers. Ce
fut la première vibration, la première note de musique. Cer-
tains l'appelleront plus tard le big bang. L'univers s'est étendu
vers l'extérieur, se touchant parfois pour former plusieurs
petits morceaux de néant.
La fréquence et la combinaison de fréquences peuvent avoir
une influence sur les réactions physiques. Lorsque la vie orga-
nique simple s'est formée sur terre, elle était le résultat de
nombreuses réactions chimiques complexes qui étaient proba-
blement influencées par des fréquences qui sont une forme de
musique. Les vibrations dictent l'activité au sein des orga-
nismes à travers le timing des réactions chimiques. Ensuite, les
organismes ont développé des habitudes internes qui ont
continué à fonctionner en synchronisation avec la vibration qui
les avait initialement déclenchées. Les organismes sont deve-
nus de plus en plus complexes, jusqu'à ce que l'un d'entre eux
commence à penser avec sa propre programmation et à se
demander pourquoi les choses étaient comme elles étaient.
Puis « l'humain » (cet organisme) a découvert un rythme inné
ressenti au sein de chaque individu (tambours, menstruations,
jour et nuit, lune et soleil...). Les gens ont alors commencé à
étudier ce type de rythme, et l'humanité a produit des rythmes
de musique, qui pourraient être utilisés pour modifier les
rythmes internes, pour créer plus de visions mentales, et pour-
raient permettre de fonctionner indépendamment des cycles
internes et externes. Ce fut le début de la MAGIE : utiliser
consciemment la musique pour réguler sa pensée et son

74
humeur afin que les actions puissent être plus indépendantes
de l'ordinateur universel.
Pendant tout ce temps, les cellules de vie qui étaient en
devenir de l'humanité n'étaient jamais séparées de la musique.
Les vibrations de l'univers nous entouraient, nous façonnaient,
nous poussaient en avant avec un mélange changeant de la
torture au plaisir, et nous parlaient dans la langue des dieux.
Lorsque nous avons commencé à utiliser des battants, des
sticks, des poteries à percussion et des tambours, nous avons
commencé à créer notre propre rythme et à modifier nos pro-
cessus métaboliques. Et cette science de la conscience - alté-
rant —à travers— la musique était subliminale et progressive
(extrait du livre « La plus ancienne magie » de Lew Paxton
Price).
Le gouvernement invisible n'est pas notre ennemi. Les âmes
qui le composent ont été manipulées de A à Z par la Création
pour activer notre évolution. Elles ont réussi leur travail à mer-
veille, et nous n'aurions pas atteint un tel niveau sans elles.
Pour comprendre cela, la conscience du tout est nécessaire.

Fleur de vie. MERKABA

Il y a une composante en chacun de nous où toutes les infor-


mations universelles sont stockées.
La terre s'appelait TIAMAT. Elle tournait autour du soleil
entre Mars et Jupiter avec sa lune. Nibiriou, qui tourne à l'op-
posé dans le système solaire, le traverse, entre Mars et Jupiter,
tous les 36000 ans. Une lune de Nibiriou entra en contact avec
Tiamat et la divisa en deux. La plus grosse partie, la terre, a été

75
rejetée sur orbite entre Mars et Vénus. Nibiriou était habitée
par les Nefilins, qui mesuraient entre cinq et dix mètres de
haut. Ils créèrent la race humaine pour creuser la terre. Les
premiers Nefilins, il y a deux cent mille ans environ, étaient au
sud-ouest de l'Afrique. Ils mesuraient entre trois et cinq
mètres.
Le hall d'Amenti est un espace dans la quatrième dimension.
Il est environ à mille huit cents kilomètres sous la terre. C'est là
que se créaient de nouvelles espèces dans une salle, à l'inté-
rieur du hall, construite selon les proportions de Fibonacci
(nombre d'or), donnant une pure flamme de prana (source de
vie, souffle vital qui nous traverse et nous anime) et de
conscience.
Selon Thot, le degré d'inclinaison de l'axe de la terre et le
degré de déplacement des pôles sont directement liés au chan-
gements de conscience de la planète.
La Lémurie est faite de plein de petites îles très proches, de
l'île d'Hawaï à l'île de Pâques. La race d'Adam et Eve a émergé
en Lémurie lors d'un déplacement de l'axe de la terre. Toutes
les îles autour de Tahiti et Moorea faisaient partie de la Lému-
rie. En Lémurie, ils ont découvert que si on fait l'amour et res-
pire d'une certaine manière, le couple et l'enfant deviennent
immortels lors de la conception de l'enfant. Aiy et Tayé créent
« l'école des mystères » Naakal où on y étudiait la résurrection
et l'ascension par le tantrisme. Il s'agit de faire l'amour de
manière inter-dimensionnelle, sans se toucher. Avant que la
Lémurie coule, les lémuriens se sont réfugiés dans la région de
Titicaca, en Amérique centrale (surtout au Mexique), et aussi
plus au Nord.

76
Au cours d'un autre déplacement de l'axe de la terre, les
Lémuriens ont disparu et il y a eu apparition de l'Atlantide. Les
êtres immortels de Lémurie se réfugièrent alors sur l'Atlantide,
sur l'île Udal. Il y eu alors des cercles d'arbres de vie tracés sur
Udal, où se sont créés des vortex d'énergie, attirant tous les
lémuriens à s'y regrouper. Deux vortex restés vides attirent
deux différentes races d'extra-terrestres : les hébreux, venant
du futur, revenus car non prêts pour une évolution supérieure,
ayant donc plus de savoir que nous, et les martiens, n'éprou-
vant aucune émotion, car ils ont le corps émotif atrophié ou
absent.
Il est possible de créer un véhicule de lumière pour se dépla-
cer dans l'espace et le temps.
Le triangle des Bermudes est un énorme champ Merkaba
artificiel crée par des martiens pour contrôler la planète deve-
nue hors de contrôle. Les bateaux sont projetés dans d'autres
dimensions. La Merkaba est un champ électromagnétique, le
plus rapide, qui tourne normalement dans le sens inverse des
aiguilles d'une montre. S'il tourne à l'opposé, le temps et l'es-
pace se déforment.
Le point où le vortex de la conscience de l'unité sort de la
terre est situé à un kilomètre et demi de la pyramide de
Khéops. C'est le tube énergétique de la terre. Dix spirales
émergent de ce tube selon la progression du nombre d'or. Une
des spirales sort près de la grande pyramide de Gizeh où est
encore construit aujourd'hui un petit bâtiment.

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Conclusion des recherches

Beaucoup de notes viennent de recherches scientifiques.


Valables, vérifiables et réelles, elles m'ont donnée beaucoup
d'explications sur certaines de mes aventures vécues.
D'autres viennent de livres ésotériques, comme « La fleur de
vie » par exemple. On peut voir que certaines notes peuvent
paraître en contredire d'autres, comme la possibilité proposée
que l'humain se soit créé tout seul par un regroupement de
cellules, avec le temps, ou l'option dans le livre de la Merkaba
d'un homme créé par une race venant d'une autre planète.
Peut-être que la vérité vient d'un mélange des deux. Je n'ai pas
la réponse, je pense que la réflexion est intéressante.
Ma conclusion personnelle venant de mes expériences
vécues, de ces recherches, et de ce que je ressens comme
étant le message de mon âme, est :
Nous avons un champ électromagnétique autour de notre
corps, notre cerveau et notre cœur sont des transmetteurs et
récepteurs de fréquences vibratoires. Chaque cellule émet une
fréquence différente, ainsi que chaque pensée, émotion,
croyance. Toute chose émet une fréquence, vibration, énergie,
différente et analysable. Chaque atome émet une fréquence.
Les fréquences passent à travers toutes les matières connues,
comme les fréquences radio par exemple, qui sont très petites.
La fréquence émise par le cerveau est plus petite que les ondes
radio, et voyage instantanément, plus vite que les ondes de
lumière. Elle peut être captée immédiatement par un autre
cerveau humain, ou même par de la matière, à l'autre bout de
la planète, avec la même quantité d'énergie.

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Quelque soit la fréquence émise, la fréquence exactement
similaire est attirée vers elle, expliquant que notre réalité
puisse être complètement différente suivant ce que nous
croyons, pensons, ressentons... Ce phénomène défie toutes les
autres lois. C'est pourquoi tout est possible, et que le comment
n'a pas trop d'importance. Si la pensée est assez forte, les
choses viennent. Tout est fait d'atomes (électrons en orbite
autour du noyau proton, orbite maintenue par une fréquence,
des vibrations). De la même manière que les ondes radio
passent partout (le signal passe partout et nous pouvons
l'écouter partout), l'énergie et les vibrations sont aussi là et
passent partout, même si nous ne pouvons pas les voir avec
nos yeux physiques. En fait, toutes les choses sont faites des
mêmes atomes, seule la combinaison change, la fréquence
vibratoire. Ce qui fait la différence des choses, ce sont les com-
binaisons différentes de fréquences (la fréquence vibratoire).
Tout ce que l'on voit est fait de vibrations et n'est donc en
fait rien d'autre que de l'énergie, des fréquences. Donc,
comme le cerveau est un émetteur et un récepteur de fré-
quences, nous avons la capacité de créer toute fréquence que
l'on veut avec notre cerveau et de l'émettre. Nous pouvons
émettre cette fréquence doucement ou avec une forte puis-
sance. Nous avons donc un pouvoir sur un changement de fré-
quence possible, avec notre propre vibration, et nous pouvons
la changer consciemment.
Tout est fréquences, donc tout est musique, que l'on entend
ou pas. L'océan, la mer, me l'ont bien prouvé ! J'ai mentionné
qu'en dansant, je sentais la musique toucher chaque cellule et
l'eau de mon corps. Quand je danse, je peux sentir une énergie
liquide, fluide, qui circule dans mon corps et le fait bouger en

79
parfaite harmonie avec le son. Il m'arrive souvent de danser au
son de la mer ou de l'océan, et je ressens exactement la même
sensation. Bien sûr, c'est un son que l'on entend, mais toutes
les subtilités de ses sonorités se dévoilent dans la danse. On y
découvre la richesse de fréquences. Cette même énergie que je
ressens en dansant sur de la musique est présente dans mon
corps et le bouge. C'est une sensation de bien-être intense !

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Chapitre 10. Des phénomènes étranges

Collbato et la montagne de Montserrat

J’ai habité dans un village en Espagne qui s’appelle Collbato,


au pied de la montagne de Montserrat. Je vivais dans une mai-
son qui se trouvait dans une masia, complètement isolée, en
bout de chemin, et je ne voyais aucune lumière la nuit. J’y
vivais toute seule (par la suite j’ai pris une chienne), et j’avais
peur la nuit. Il n'y avait personne, aucun bruit, et je voyais des
lumières étranges dans le ciel. La maison avait une terrasse au
pied de cette grande montagne.
J’ai fait des recherches et il y a beaucoup d’histoires sur ce
lieu, avec un monastère tout en haut où trône une vierge noire.
Elle avait été trouvée dans cette montagne de Montserrat,
mais lorsqu'on a voulu la descendre pour l'amener ailleurs, elle
est devenue trop lourde. Le monastère a donc été construit au
même endroit. On dit que cette montagne est un passage pour
aller dans d'autres dimensions. Il y a beaucoup d'histoires, ou
légendes, de gens qui y auraient disparu dans le passé.
Par exemple, il y a l'histoire d'un randonneur qui était en
contact avec ses amis par radio. Tout allait bien, c'était une
journée ensoleillée. Soudainement il s'écria à la radio : « Je ne
comprends pas ce qui se passe, il y a subitement un gros
brouillard et je n'y vois plus rien ! » Et puis plus rien ! Plus
aucune nouvelle de lui, et aucune trace de son corps. Il avait lit-
téralement disparu.

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Il y a aussi eu à Montserrat des apparitions de soucoupes
volantes. Et lorsque je vivais là-bas, des gens se retrouvaient
tous les mardis soirs pour chercher des aliens dans le ciel.
Ma copine allemande Cori est venue me voir, elle était très
excitée. Elle avait fait de longues recherches qui l’avaient ame-
née à comprendre qu’il y avait une énorme force du mal, qui
venait sûrement d’une source extra-terrestre, qui manipulait
les gens de la terre, nous les humains, pour en faire leurs
esclaves. Ce jour-là, avec Cori, nous nous sommes plutôt
concentrées sur la possibilité extra-terrestre, vu que c'était
déjà le thème à Collbato... Nous avons donc oublié la partie
mondiale et esclavagiste car j’avoue que je ne me sentais pas
du tout concernée, vu que je me créais ma vie magique.
Cependant nous avons tout de même trouvé « par hasard » un
signe satanique peint sur le mur d'une maison abandonnée,
lors de notre balade dans la nature autour de ma maison.

Le pouvoir du mental

Mon dernier long voyage a été au Brésil où je suis allée jouer


ma musique. Le trajet total pour arriver à mon point d'arrivée a
été très long, près de trente heures. J'ai très peu dormi et mal
mangé, j'étais très fatiguée, et donc fragilisée.
Un jour, nous sommes allés faire une balade dans la nature
autour de la petite ville où nous nous trouvions, Cristallina,
c'était magnifique. Nous roulions sur une piste de terre rouge
et le paysage s'étendait à l'infini. Nous nous sommes arrêtés à
une cascade et soudain, nous avons été attaqués par des tout
petits insectes volants qui nous ont piqués sur toutes les par-

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ties découvertes de notre corps. Une fille de notre petit groupe
hurlait : « Ces insectes sont très dangereux, ils apportent de
mauvaises maladies ! » Elle avait très peur et était paniquée.
Elle était en sanglots. Le soir, mes jambes ont commencé à
enfler, elles faisaient pratiquement le double de leur volume
normal. Le lendemain, j'avais de la fièvre et je me sentais vrai-
ment mal et fatiguée. J'ai continué mon voyage en allant jouer
ma musique dans différents endroits du pays. Cela a été très
difficile. Je suis rentrée en Europe épuisée et suis restée très
malade durant dix jours.
Ma mère et un ami m'ont dit d'aller à l'hôpital car j'avais l'air
trop malade. Je me suis imaginée dans une pièce aseptisée
entre les mains de docteurs, et cela m'a fait si peur que je me
suis rappelée tout ce que j'avais appris et vu. Je me suis rappe-
lée que j'étais le seul maître de mon être et que tout était pos-
sible, que tout n'était qu'énergie et qu'en fonction de la vibra-
tion émise, tout pouvait changer en un instant. J'ai alors guéri
en quelques heures...

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Chapitre 11. Aujourd'hui en 2020. Écouter
son âme

Un instinct plus fort que tout

Avant cette crise du Covid-19 je n'avais jamais lu un journal,


ni regardé une seule fois les informations, ni d'ailleurs jamais
eu de télévision. Je suis toujours restée dans mon monde, ma
bulle magique, une vie rigolote et plutôt joyeuse, bien sûr avec
des épreuves comme tout le monde, mais vraiment extraordi-
naire aussi. Quand l'alerte a commencé, soit disant à cause du
virus, et que l'on m'a dit que je n'avais plus le droit de sortir de
chez moi et que l'armée était là pour contrôler la situation, il
m'a fallu faire des recherches.
Beaucoup de mes amis me disaient que la situation était
normale, qu'il y avait beaucoup de gens qui mourraient, que la
population dormait trop pour prendre les précautions requises
pour elle-même. Sur le moment, j'acceptais, et puis finalement
non, en moi, ces pensées incessantes revenaient : « Mon expé-
rience de vie m'a appris que de s'exposer au soleil, de voir des
gens, d'aller marcher dans la nature, de bien manger, saine-
ment, de s'en remettre à son âme, de méditer, étaient la clef
pour ne pas tomber malade, et de n'importe quel virus. Nous
enfermer chez nous est contre la nature de l'homme. »
Je me disais aussi : « Où sont les droits de l'humain dans
cette histoire ? » Je ne pouvais définitivement pas accepter
d'être autant contrôlée, alors que les règles imposées allaient à
l'encontre de tout ce que j'avais appris dans ma vie.
84
J'ai alors fait des recherches toutes les nuits, et j'ai réalisé la
grandeur du film dans lequel nous vivions, toutes ces mani-
gances. J'ai compris que toute ma vie m'avait préparée à ce
jour, qu'en fait je suivais le bon chemin, celui de mon âme. J'ai
compris que j'étais quelqu'un de très connectée, donc de plu-
tôt « normale » finalement.

Êtres multi-dimensionnels

Serait-il possible que plusieurs dimensions soient présentes


dans la même vie en même temps au même endroit, et que
l'on vive dans l'une ou dans l'autre (chacune étant « invisible »
à l'autre) en fonction de nos humeurs et de notre niveau vibra-
toire ? J'aime bien cette explication de Franck Lopvet qui dit
qu'en même temps qu'il est ici avec un pull vert, il est aussi
dans la même situation dans une autre dimension avec un pull
rouge... etc... D'ailleurs, cette expérience de physique quan-
tique, la double fente, montre bien que tout est là dans le
champ des possibles : quand la concentration, l'attention
entrent en jeu, les choses prennent forme.
Apparemment tout peut changer d'une seconde à l'autre.
Tout ! Tout ! Tout ! En fait rien n'est réel à part nos croyances,
tout est possible, complètement tout. Nous vivons dans un uni-
vers holographique, que nous créons nous-même d'une dimen-
sion plus haute. Nous avons nous-même décidé de ne pas nous
rappeler qui nous sommes pour faire ce jeu... Sinon ce n'est
plus un jeu !

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Se laisser guider par son âme

Toute ma vie, une force puissante m'a guidée, et même par-


fois « obligée » à aller sur mon chemin magique. J'ai toujours
suivi plutôt mon cœur que les règles, comme une conviction
profonde. Je me suis toujours sentie différente de la masse,
même un peu seule parfois à cause de cela, mais une certitude
en moi m'a toujours empêchée de faire autrement. Il faut dire
que beaucoup de situations qui sont contre la nature divine me
rendent si mal à l'aise que je dois en sortir immédiatement,
comme par exemple le contact avec certaines odeurs de pro-
duits chimiques.
Je n'ai pas vu de docteurs depuis plus de quinze ans, ni pris
un médicament, à part quelques fois de l'aspirine pour des
rages de dents. Je mange des produits organiques depuis mes
seize ans (en commençant par acheter quelques aliments bio,
pour arriver à une alimentation cent pour cent organique), et
ne consomme ni n'utilise de produits chimiques sur mon corps
ou dans ma maison depuis mes séances d'Ayahuasca. Je n'en ai
d'ailleurs jamais supporté certains, comme le shampoing chi-
mique par exemple. Je devais systématiquement me relaver les
cheveux après une séance chez le coiffeur.
En général, si je me cogne ou me fais mal, je frotte la partie
douloureuse avec le creux de ma main, j'y envoie de l'amour et
la douleur passe très rapidement, sans aucun effet secondaire
(peau bleue ou enflée). Déjà, lorsque j'habitais à l’île de La
Réunion, avant mon séjour en Inde, je me servais déjà de cette
technique par instinct, et je me rappelle avoir fait passer une
rage de dents à une amie avec ma main qui chauffait immédia-
tement la partie malade. Par contre, ce jour-là, la douleur reve-

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nait dès que j'enlevais la main. Il m'a fallu m'entraîner pour
que l'action de guérison soit totalement efficace.
Toute la vie m'a prouvée qu'il y a une force invisible et
magique qui peut nous guider si on se laisser porter par elle, et
qu'elle nous protège, nous rend « invisible » si on en a besoin,
à condition bien sûr que l'on reste dans l'harmonie de la vie. Ce
qui est incroyable, malgré que j'ai expérimenté ce fait tout au
long de ma vie, c'est que je dois encore me le rappeler aujour-
d'hui pour faire des actions qui pourraient me faire peur. Je me
réjouis tout de même de l'avoir plusieurs fois réalisé ! Cela
peut prendre du temps pour changer de fausses croyances car
elles sont bien ancrées au fond de notre inconscient.
On naît, on nous dit que la vie est « comme cela » et pas
autrement, qu'il nous faut écouter les lois pour être quelqu'un
de bien, que si nous n'écoutons pas les lois nous serons punis...
Ha la la ! Comme nous avons peur de la punition ! Finalement,
aujourd'hui je réalise que seulement un petit groupe
d'hommes contrôle toute la terre... Comment cela est-il pos-
sible ? Qui a dit que ce petit groupe d'hommes est plus intelli-
gent que tous les autres hommes de la planète pour prendre
les décisions ? Comment se fait-il que tout le monde les écoute
gentiment ? Nous nous sommes complètement endormis dans
le jeu.

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Aujourd'hui beaucoup de mes amis me disent « bonjour ma-
gique » pour me dire bonjour, car je leur dis cette phrase depuis
des années, et je trouve ça merveilleux !

Revenons à la source et écoutons notre âme. Elle ne nous


trompera jamais et nous guidera toujours vers un monde de
plus en plus magique. C'est ce que ma vie « Riche de vie » m'a
appris. Je vous invite à venir la partager !

Créons consciemment, redevenons souverains de nos êtres


et vivons dans la joie, l'amour et la liberté !

Tout mon amour !

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« Riche de Vie » est un résumé de moments
de ma vie qui m'ont amenée à une compréhen-
sion plus large de la réalité. Dès mon enfance je
me suis sentie différente. Mes concepts et
compréhensions de la réalité étaient différents
de ceux de ma famille et du système éducatif,
et rien ne pouvait me faire aller à l'encontre de
mon instinct. La première partie de ce livre
évoque les nombreuses expériences extraordi-
naires et psychédéliques vécues sur mon chemin. De Goa en Inde
aux festivals de musique en Europe, des séances d'Ayahuasca en
Amazonie au Brésil aux études avec un guérisseur, je vous promène
dans un univers en dehors du commun.
La deuxième partie de ce livre est un petit recueil de notes prises
dans des magazines scientifiques ou spirituels, qui m'ont fait com-
prendre mes expériences vécues, leur ont donné un sens, une réali-
té. Par la lecture de ce livre, je vous invite à accéder à une vision plus
large de la réalité, à rentrer dans un univers « Riche de vie ».

Karine Kala est née dans le nord de la France. Elle a étudié la


musique et le piano enfant. Son père était souvent muté pour son
travail et l'habitude de bouger s'est installée en elle rapidement. Son
instinct, qui est resté très fort toute sa vie, l'a guidée tout au long de
sa route. En fin d'adolescence elle est allée vivre à l’île de La
Réunion. Elle y a rencontré des amis qui lui ont fait découvrir l'Inde.
C'est alors qu'un nouvel univers s'est ouvert à elle. Après d'innom-
brables expériences psychédéliques qui lui ont fait découvrir la vie
multi-dimensionnelle, des séances d'Ayahuasca en Amazonie l'on
« réveillée ». Elle a ensuite beaucoup étudié la physique, classique et
quantique, ainsi que différents mouvements spirituels. Aujourd'hui il
lui a paru « vital » et important de partager toutes ces découvertes
avec le monde.

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