Karine Kala - Riche de Vie
Karine Kala - Riche de Vie
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Pushkar............................................................................ 40
Chapitre 4. Docteur Patrick...................................................... 42
Le pouvoir de l'esprit....................................................... 42
Effet boule de neige........................................................ 43
Un point de vue différent de la réalité............................44
Des exercices et des guérisons hors du commun............45
Super pouvoir.................................................................. 47
Chapitre 5. Ayahuasca.............................................................. 49
En Amazonie, rencontre avec la plante...........................49
Après l'Ayahuasca, l'autre monde................................... 51
Chapitre 6. En Europe, l'aventure continue.............................54
La liberté......................................................................... 54
Ma boule d'énergie......................................................... 54
Au Maroc, rencontre avec mon âme...............................55
On m'avait prévenue !..................................................... 56
Chapitre 7. Arrêt des drogues.................................................. 58
Me voir avec le regard de l'âme...................................... 58
La raison cachée.............................................................. 59
Battement Binaural......................................................... 60
Chapitre 8. Une vie d'artiste, une vie de rêve..........................63
Après l'Inde, la Russie...................................................... 63
À la découverte du monde !............................................ 64
Chapitre 9. Recherches............................................................ 65
Besoin de comprendre.................................................... 65
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Expérience de la double fente......................................... 66
L'ADN et le cerveau......................................................... 67
Le son.............................................................................. 69
Fréquence et vibration.................................................... 71
Sensibilité, conscience..................................................... 73
Fleur de vie. MERKABA.................................................... 75
Conclusion des recherches.............................................. 78
Chapitre 10. Des phénomènes étranges.................................. 81
Collbato et la montagne de Montserrat..........................81
Le pouvoir du mental...................................................... 82
Chapitre 11. Aujourd'hui en 2020. Écouter son âme...............84
Un instinct plus fort que tout.......................................... 84
Êtres multi-dimensionnels............................................... 85
Se laisser guider par son âme.......................................... 86
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Remerciements
Un grand merci à Elian pour l'art de la couverture. Vous pouvez
retrouver Elian ici : Elian.
Merci à Michel pour m'avoir accompagnée durant toute l'écri-
ture et mise en page de ce livre.
Merci à tous mes amis mentionnés dans le livre, pour m'avoir
accompagnée sur ce chemin de vie magique.
Merci à maman et Alain, Anne ma sœur, papa, mamie, Marie-
France ma chère tante, Fred mon cousin, et toutes les autres
personnes de ma famille.
Merci à tous les gens qui m'ont invitée à jouer ma musique
dans leur parties, et à tous les gens qui étaient sur la piste de
danse durant mes sets, pour cet intense partage d'énergie.
Merci aux plantes des dieux.
Merci à la nature.
Merci aux nombreux animaux qui ont partagé, et partagent au-
jourd'hui ma vie.
Merci à l'univers de répondre à mes souhaits.
Merci à la vie !
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Préface
L'histoire de ma vie
J'ai grandi avec mon père qui devenait un peu plus dépressif
d'année en année. À la fin de sa vie il est devenu alcoolique, et
il est mort dans la tristesse lorsque j'avais seize ans. J'ai alors
décidé de choisir plutôt la joie de vivre, de l'étudier, de l'appri-
voiser, pour la partager avec le monde.
Depuis ma jeune adolescence j'ai pensé que la vie pouvait
avoir une dimension bien plus grande et belle que celle que
l'on nous présentait. J'ai très vite compris par la suite que
beaucoup de gens avaient, par leur chemin de vie, une vision
plus limitée sur la réalité et ses possibilités.
Durant mon enfance, j'ai vécu beaucoup d'expériences
extraordinaires, comme des voyages astraux (sorties de la
conscience du corps physique), ou éveils en milieu de nuit avec
une vision extra-lucide où je pouvais voir le monde en atomes.
Ensuite en grandissant, j'ai eu beaucoup d'expériences psyché-
déliques qui m'ont emmenée dans des mondes magiques. Ces
expériences m'ont amenée à faire des recherches scientifiques
pour les comprendre. Et j'ai eu envie de partager toutes ces
magnifiques découvertes avec vous, pour vous ouvrir les portes
à plus de magie et à une meilleure compréhension du monde
dans lequel nous vivons.
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Aujourd'hui, vu la situation mondiale actuelle, la « nouvelle
réalité » comme ils disent, je ressens comme un besoin de par-
tager mes aventures, comme si je ne pouvais plus les garder
secrètes, comme si toutes ces réalisations débordaient de mon
être ! Il est temps de partager mon expérience pour aider le
monde à grandir et à se réveiller.
Dans une partie de ce livre, je parle beaucoup de drogues
prises à un moment ma vie. Je tiens à préciser que je ne pousse
en aucun cas qui que ce soit à suivre ce chemin. C'est cette
route qui s'est présentée à moi et je l'ai prise. Mais cette vie un
peu folle m'a demandée ensuite de nombreuses années pour
revenir à une certaine « normalité », notamment sociale.
J'avais perdu toute vie relationnelle. En fait j'étais tout le temps
dans la foule, mais toute seule dans la foule. Je n'étais même
plus capable de parler avec un enfant.
Je suis persuadée, et j'en ai eu de nombreux exemples dans
ma vie, que toute ces découvertes et réalisations sont tout à
fait accessibles par la méditation, les respirations, la pratique
d'un art, ou tout autre travail personnel basé sur le retour sur
soi, la communication avec l'âme. C'est d'ailleurs ce que je pra-
tique moi-même aujourd'hui pour conserver un niveau de
vibration élevée. Mon travail est maintenant d'intégrer toutes
ces aventures et de garder toutes ces capacités découvertes
dans le passé, en étant totalement consciente.
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Chapitre 1. Enfance et adolescence
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no au conservatoire de musique de Montpellier et je les ai sui-
vis durant dix ans.
Depuis ma plus jeune enfance je n'ai jamais voulu manger
de viande, ni de poisson. Je ne pouvais concevoir de manger de
l'animal. Ma mère a insisté durant des années, mais en vain. Je
suis restée des heures devant mon assiette, mais une force en
moi m'empêchait de manger de la chair. Rapidement, vers mes
quatorze ans je crois, je suis devenue végétarienne, puisqu'il
n'y avait aucun moyen de me contraindre.
J'ai aussi fait de l'équitation depuis toute petite, car ma
mère et mon père montaient régulièrement à cheval. Mon
père avait acheté un cheval pour Anne et moi, il s'appelait
Baladin, mais on en avait peur. Il était très grand, jeune et donc
coquin. On ne voulait jamais le monter, il nous faisait tomber.
Mon père l'a rapidement revendu. À quatorze ans j'étais tou-
jours au poney club. On s'entendait bien avec notre monitrice,
Beryl, et on aimait l'aider à s'occuper des poneys. À cette
époque, j'avais déjà un caractère très fort et aimais diriger
notre petite bande d'amis.
Mon père et Patricia, la mère de ma bonne copine de cheval
Audrey, étaient devenus amants. Nous habitions à Montpellier.
Ils ont décidé d'aller vivre ensemble à Marseille car mon père y
était muté pour son travail, et je suis allée vivre avec eux.
J'ai habité avec mon père pendant deux ans, une expérience
vraiment étrange. Il travaillait beaucoup, voyageait pour son
travail, et n'était là qu'une nuit sur trois environ. En son
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absence, des amis venaient chez moi et nous en profitions
bien. Nous étions tous là à utiliser le minitel, et nous mangions
les friandises et chocolats envoyés par ma grand-mère. Un jour,
la voisine qui surveillait toute cette activité par le trou de sa
porte, a tout dit à mon père. Je me suis fait vraiment gronder
et mon père avait ensuite chargé ma voisine de me surveiller.
Je ne pouvais donc plus recevoir mes amis. À cette époque je
n'en faisais déjà qu'à ma tête. Et certains jours, nous allions à la
plage l'après-midi au lieu d'aller à l'école. Mon père n'en savait
rien bien sûr.
Quand il était là ce n'était pas la même histoire. La première
année nous vivions donc avec sa compagne Patricia et Audrey,
sa fille de mon âge. C'est d'ailleurs ce qui m'avait poussée à
aller vivre avec eux, je trouvais ça trop « cool » de vivre avec
une copine. Mais en fait mon père criait toujours après Patricia
et la situation était insupportable. On habitait au dernier étage
d'une tour au 17ème, et il criait et jetait les habits de Patricia
par la fenêtre. Mère et fille nous ont quittés au bout d'un an.
Je me suis retrouvée, à quinze ans, seule avec mon père.
Jamais avant je n'avais réalisé qu'il buvait autant. Quand on est
enfant, les parents sont des dieux, on ne cherche pas à com-
prendre. Je ne sais d'ailleurs pas quand il est devenu alcoo-
lique. Mais là, il était en pleine dépression, et buvait tous les
soirs. Il me faisait réciter mes leçons pendant des heures, en
s'énervant beaucoup, je n'avais pas le droit de me tromper sur
un mot. Il me stressait tellement, énervé comme il l'était, que
je me trompais tout le temps. Je pleurais, cela le contrariait
encore plus, il criait sur moi d'avantage... C'était une période
difficile.
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Et puis le soir, il buvait. On était à table, on avait fini de man-
ger, je voulais sortir de table, mais je ne pouvais pas. Il me
grondait : « Quoi, tu ne t'intéresses pas à moi ? Tu te moques
de mes collègues de travail, de ce que j'ai enduré aujour-
d'hui ? ». Voilà, je devais écouter ses histoires de travail pen-
dant des heures, ses malheurs avec ses collègues, et cela ne
m'intéressait pas du tout.
Je suis donc retournée vivre chez maman. J'avais beaucoup
changé durant ces deux années à Marseille. Je m'étais rasée les
cheveux au niveau des tempes, et m'habillais de façon très
excentrique. Par exemple je portais un mini-jupe rouge à pois
blancs, avec des collants noirs, des porte-jarretelles qui dépas-
saient volontairement de la jupe, et un T.Shirt blanc à rayures
rouges. J'adorais ce style de désaccord comme mettre
ensemble pois et rayures. Je me promenais avec ma copine
dans la rue et nous chantions : « Mort aux vaches, mort aux
condés (police) », une chanson punk à la mode de l'époque.
J'étais une fille dure, j'aimais les concerts de punk et nous dan-
sions le « pogo », nous nous jetions littéralement les uns sur
les autres sur la piste de danse.
J'étais devenue différente et indépendante après ce séjour à
Marseille, et nous nous accrochions beaucoup avec maman. Un
jour elle m'a dit : « Écoute, tu as le choix, soit tu restes vivre
avec nous et tu respectes les règles, soit tu vas vivre ailleurs. »
J'avais seize ans et demi. Comme je n'étais pas prête à respec-
ter des règles qui ne me convenaient pas, je suis donc retour-
née vivre chez mamie, par choix personnel cette fois.
Mais adolescente, vivre chez ma grand mère n'était vrai-
ment pas possible. Il a fallu trouver un arrangement car mamie
non plus ne me supportait plus. J'avais vraiment un caractère
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très fort (je n'ai jamais accepté les ordres). Je suis allée vivre
chez ma copine Maude. Sa mère n'était jamais à la maison.
Endettée, elle avait deux emplois et dormait sur son lieu de tra-
vail. Un accord a donc été fait entre mamie, papa, et la mère
de Maude : papa donnait de l'argent à la maman de Maude
pour mon hébergement, et elle-même passait nous voir plu-
sieurs fois par semaine pour vérifier que tout allait bien. Une
très chouette période. Je m'entendais vraiment bien avec
Maude et nous ne nous sommes jamais accrochées.
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ser, le menaçant de le quitter, et idem pour avoir un bébé. Ils
allaient même tous les deux consulter le même psychiatre !
Un jour, je suis allée voir mon père. J'avais été étonnée car
j'avais du prendre le taxi pour aller de la gare à chez lui, alors
qu'en temps normal il venait me chercher. À mon arrivée, il m'a
recommandé de ne pas faire de bruit car Sylvie était malade.
Elle était au lit et pleurait. Je me rappelle, j'étais choquée car il
y avait un tampon usagé par terre dans les toilettes. Elle n'était
pas contente que je sois là, et j'ai dû aller dormir toute seule à
l'hôtel. Mon père venait me chercher la journée pour que l'on
se voie. À seize ans et demi à cette époque, et pour la première
fois, j'avais cette sensation d'être dans un film. Je trouvais cette
histoire folle, le fait de ne pas pouvoir dormir chez mon propre
père, le comportement sombre et incompréhensible de cette
femme, dormir seule à l'hôtel. La même sensation d'irréel que
j'ai aujourd'hui en 2020, en période de confinement et d'état
d'alarme, où tout le monde est enfermé chez soi, dans le
monde entier... Un film...
Papa était donc très malheureux. Ils ont eu un enfant, mon
demi-frère. Mais papa était vraiment trop malheureux. Un jour
Sylvie nous a appelées, Anne et moi, pour nous dire qu'il était
mort. Elle nous a expliqué qu'il avait été retrouvé mort sur son
lit, avec une lettre de suicide. Le mystère est resté pour ma
sœur et moi car, selon l'autopsie, la mort était naturelle. Oui, il
avait des antidépresseurs en excès dans le sang, mais pas assez
pour causer la mort. On n'a jamais voulu en savoir plus avec
Anne, on s'est dit que dans tous les cas il était mort de tris-
tesse.
Après le décès de papa, son corps à été ramené dans le Sud
chez mamie, et nous y sommes tous allés. Toute la famille
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proche était là, très triste. Tout le monde pleurait. Je savais que
c'était le choix de papa de partir, qu'il l'avait décidé, et que
c'était bien là où il était maintenant. Je ne voyais pas la situa-
tion triste et étais surprise que la famille ne comprenait pas
qu'en fait tout allait bien. J'ai essayé de leur dire mais ils pen-
saient que j'étais trop jeune pour vraiment comprendre ce qui
se passait. À l'enterrement j'étais la seule à ne pas pleurer. Je
regardais tout le monde avec l'envie de leur dire : « Mais enfin
pourquoi êtes-vous tristes ? Vous rendez papa triste. Il a voulu
partir, fêtons son voyage ! » Mais je n'ai rien dit. Je comprenais
déjà que les gens ne voyaient pas ce que je voyais.
Les premières nuits après son décès, je faisais des cauche-
mars. Par exemple, alors que j'étais allongée dans le lit sur le
dos, une grille horizontale flottait juste au-dessus de moi, et je
ne pouvais plus bouger, la grille m'empêchait de me lever. Ou
alors, je me réveillais au milieu de la nuit car mon père avait
poussé un cri en m'appelant. Je n'en pouvais plus, je n'osais
plus aller dormir. J'étais tourmentée.
Alors je suis allée voir une guérisseuse, une femme qui
soigne par les énergies. Pour ne pas fausser la consultation, je
n'ai pas parlé du décès mais de mes cauchemars, et elle a tout
de suite demandé si une personne proche qui ne croyait en
rien après la mort ne venait pas de mourir. Elle m'a expliquée
que cette personne était sûrement coincée dans un espace
noir, car, ne croyant en rien après la mort, c'est ce qu'elle trou-
vait en premier, et qu'elle me demandait de l'aide. J'ai été stu-
péfaite car je n'avais rien dit de la mort de papa, alors j'ai tout
de suite cru en elle. Elle m'a conseillée, quand je me couchais,
d'envoyer de la lumière à papa, de lui dire qu'il pouvait se lais-
ser aller que c'était super là bas... Qu'il y avait quelque chose
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après le noir et qu'il pouvait y aller en paix. Moi, pour autant
que je me rappelle, j'ai toujours cru par instinct à la réincarna-
tion. J'ai très vite étudié des livres sur le bouddhisme. Et j'ai
trouvé son explication convaincante. J'ai mis en pratique les
exercices, un soir j'ai senti un MERCI en moi, et n'ai plus fait de
cauchemars.
J'ai continué à aller consulter cette guérisseuse durant plu-
sieurs mois. Quand j'allais la voir, je me mettais à chanter des
mélodies qui m'étaient inconnues, et je me demandais d'où je
les sortais. Elles étaient douces, magiques, me faisaient du
bien, je pouvais sentir qu'elles m'élevaient à une vibration
supérieure, je me sentais plus légère et insouciante, sereine.
Chaque fois que je suis en contact avec des gens « plus
éveillés », il m'arrive des choses différentes de celles qui m'ar-
rivent en temps normal. J'appelle éveillés les personnes qui se
demandent ce qu'elles font sur terre et qui ont commencé un
travail personnel et des recherches pour trouver des réponses
à leurs questionnements. Des personnes qui vivent la vie de la
manière la plus consciente possible : c'est-à-dire qui ont
conscience de tout ce qu'elles font et pensent et qui sont en
accord avec elles-mêmes.
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fait du bien, et j'ai commencé à avoir de grosses bronchites.
Les médecins me prescrivaient pratiquement tous les mois des
traitements antibiotiques.
À la suite du décès de papa, mamie a commencé à perdre la
tête. Elle n'a pas supporté de perdre son fils. Papi était déjà
parti. Marie-France, sa fille, ma tante, ne savait pas quoi faire.
Elle a décidé de mettre sa mère dans une maison de retraite.
Nous allions voir mamie très souvent et constations qu'elle
était de plus en plus incohérente. Certains jours, elle me pre-
nait pour son fils, mon père, d'autres jours pour son mari, mon
grand-père, décédé quelques années avant. C'était vraiment
bizarre comme situation. Elle était traitée comme un bébé, et
elle devait prendre beaucoup de médicaments. Elle ingurgitait
plein de pilules à chaque repas. Je me rend compte aujourd'hui
qu'il est vraiment important de faire, sur chaque sujet, ses
propres recherches, et non d'écouter bêtement sans savoir,
que ce soit le corps médical ou qui que ce soit d'autre.
L'esprit de Mamie était de plus en plus confus, et elle com-
mençait à déranger les autres personnes âgées. Les docteurs
ont alors décidé de l'attacher à son lit. Cette situation devenait
vraiment insupportable à voir. Marie-France a préféré recher-
cher mamie pour l'installer chez elle. Cela a été très dur pour
ma tante de gérer sa vie et celle de sa maman. Puis mamie est
morte.
Marie-France était assez triste à cette période de vie. Elle
avait perdu sa maman, s'était séparée de son mari, et elle ne
supportait pas de ne pas retrouver de conjoint. Je l'aimais
beaucoup. Elle s'était engagée à prendre soin de moi à la mort
de mon père, et elle était toujours là pour moi. Elle faisait
beaucoup d'efforts pour garder la famille réunie, et elle organi-
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sait souvent des réunions de famille chez elle. Nous regardions
des photos, nous mangions bien. J'aimais beaucoup y aller. Je
me rappelle qu'à chaque fois, elle se plaignait : « Je me sens
seule, je n'arrive pas à trouver un nouveau conjoint, la vie est
vraiment moins rigolote sans compagnon, je m'ennuie, ma vie
n'a plus de sens, même mon travail m'ennuie... »
Elle était de plus en plus triste, et un jour les médecins lui
ont annoncé qu'elle avait une tumeur cancéreuse. Cela a été
un gros choc. Les choses sont alors allées très vite, et les doc-
teurs lui ont annoncé qu'elle avait un cancer généralisé. Elle a
suivi un traitement de chimio-thérapie et elle allait bien mieux.
Elle nous disait qu'elle se sentait à nouveau en pleine forme et
motivée pour vivre la vie.
Il restait juste une dernière petite opération à faire pour éli-
miner une toute petite tumeur. Au réveil de l'opération, je me
rappellerai toujours ce moment je pense, le docteur lui a dit
qu'en fait il y avait énormément de petites tumeurs, qu'elles
étaient cachées derrière des organes, expliquant pourquoi elles
n'avaient pas été visibles aux tests effectués, et que les chirur-
giens avaient du retirer cinq organes vitaux touchés. Le docteur
a expliqué à ma tante qu'il avait fallu le faire durant l'opération,
c'est-à-dire sans lui demander son autorisation, car elle n'au-
rait pas supporté une seconde opération, et qu'elle ne pouvait
pas non plus vivre avec toutes ces tumeurs. Nous somme tous
tombés de très haut. Comment cela était-il possible ? C'était un
vrai cauchemar ! Nous ne comprenions vraiment pas, car ma
tante paraissait en pleine forme, et elle l'affirmait elle-même.
Et comment comprendre ces docteurs, qui nous disaient qu'il
valait mieux vivre sans cinq organes vitaux, plutôt qu'avec des
tumeurs dans le corps. Aujourd'hui je me demande vraiment :
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« De quel droit des médecins peuvent retirer des organes
vitaux à une personne sans même lui demander son avis ? »
Je me rend compte à ce jour que l'être humain est vraiment
traité comme un animal, un esclave. On nous apprend depuis
tout petits à écouter les ordres. On nous explique qu'en res-
pectant les lois, on devient quelqu'un de bien. Mais aujour-
d'hui je me demande : « Mais qui donne les ordres ? Qui écrit
les règles à suivre ? Est-ce-que ce petit groupe de personnes
est vraiment plus intelligent que tous les autres êtres sur
terre ? Est-ce-que ce petit groupe de gens est plein d'amour et
pense au bien-être des êtres vivants ? »
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grand voyage en dehors de l'Europe. J'ai été profondément
touchée de voir tous ces gens souffrir, les gens malades dans la
rue, souvent très maigres, et partout des animaux blessés. À la
fin du voyage j'avais perdu toute force physique. Je n'arrivais
même plus à porter un verre d'eau à ma bouche. À mon retour
en France, je suis aussitôt allée voir ma mère en pleurant :
« Maman, amène-moi d'urgence à l'hôpital psychiatrique ! Je
perds la tête, je suis à bout de forces ! Je vais devenir folle ! »
À ce moment-là, ma mère partageait une maison en colloca-
tion avec des amies qui travaillaient avec l'énergie. Elles m'ont
expliqué que j'étais très sensible et que j'avais pris sur moi tout
ce que j'avais ressenti comme malheurs humains. Elles m'ont
fait un soin énergétique et j'ai retrouvé mon état « normal ».
J'ai alors compris que l'on pouvait passer d'un état à un autre
en très peu de temps uniquement en travaillant sur l'énergie.
Depuis ma petite adolescence, je suis persuadée que l'être
humain a des capacités beaucoup plus grandes que ce qui en
est dit. J'ai toujours été convaincue que nos croyances limi-
tantes nous empêchent d'être ce que nous pouvons être vrai-
ment. Rapidement, j'ai arrêté de regarder des films, à part des
histoires vécues, ou des films sur les fées, la magie, les êtres
supérieurs, les super-héros, les pouvoirs surnaturels... Je vou-
lais ainsi réveiller toutes mes capacités. J'ai toujours pensé que
les gens dormaient, qu'ils ne comprenaient rien, me deman-
dant parfois si j'étais vraiment moi-même un être humain. J'ai
tout de suite cru que tout était possible et que l'on pouvait
communiquer par la pensée. Je lisais des livres de sages indiens
qui vivaient des centaines d'années et lévitaient, cachés dans
des montagnes ou dans des grottes. J'étais à la recherche de
témoignages d'histoires extraordinaires.
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Je n'ai jamais voulu faire comme tout le monde, et cela m'a
beaucoup isolée. Je me sentais différente. Ma mère m'a dit il y
a quelques années que durant mon enfance, j'étais toujours
dans mon coin, le regard dans le vague, que je ne participais
pas aux conversations. Je n'ai jamais compris pourquoi les gens
se comportaient tous de la même manière. j'ai toujours recher-
ché la différence, l'indépendance, faire ce que l'on veut, quand
on veut, dire ce qu'on pense, toujours.
À cette époque, nous faisions beaucoup la fête, et j'avais pris
conscience de pouvoir changer une ambiance générale par une
action personnelle. J'aimais en apporter la preuve à mes amis.
Par exemple en « after » (une fête du matin qui s'enchaîne à
celle de la nuit), au petit matin, tous fatigués, plus aucune
ambiance, la piste de danse était vide, je disais à mon ami :
« Regarde, je vais tout changer ! » J'allais sur la piste de danse,
je dansais, criais : « Youyouyouyouyou. » Je disais aux gens de
me rejoindre, et en quelques minutes les gens dansaient et
s'amusaient.
Je voulais tout comprendre et lisais beaucoup de magazines
scientifiques. Je prenais constamment des notes sur les pro-
priétés des fruits et des légumes, le fonctionnement du cer-
veau, l'étude de l'ADN, ou sur plein d'autres sujets. Toute
petite, je demandais à chaque fois : « Mais à quoi ça sert ? » Je
n'acceptais pas le : « C'est comme ça ! » Si on me donnait un
ordre ou me disait une « vérité », il me fallait en comprendre le
sens, la raison. J'avais une grande soif de compréhension du
sens de la vie et n'acceptais aucune vérité comme réelle si je
ne la ressentais pas dans mon cœur, mon âme.
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Crises d'angoisse
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m'a donné un cachet de Lexomil, un puissant anxiolytique, puis
il est parti.
Je croyais donc l'histoire réglée puisque c'était purement
psychologique. Mais une nouvelle crise est survenue quelques
jours plus tard. Je pensais pouvoir la surmonter puisque que
l'on m'avait expliqué que c'était dans ma tête. Mais après avoir
passé des heures à respirer profondément, tout en marchant
de long en large dans mon salon, j'ai finalement appelé le doc-
teur. J'ai mis des années à m'en sortir, sept exactement. Je fai-
sais de plus en plus de crises, et prenais de plus en plus de
Lexomil.
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Chapitre 2. L'île de La Réunion
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jours, toute seule, je n'avais plus la force de recommencer. J'ai
appelé un docteur aux urgences. Je lui ai demandé de ne pas
me prescrire de Lexomil, il m' a répondu que c'était le seul
médicament efficace. J'étais en larmes, je lui ai dit : « S'il vous
plaît, trouvez autre chose, c'est la dépendance à ce médica-
ment maintenant qui me déclenche les crises ! » Il était éner-
vé : « C'est toi le docteur ? Je te dis que c'est ce médicament
qu'il te faut. » Et il en a posé une plaquette sur ma table de
nuit, m'en a prescrit plusieurs boîtes et est parti. J'ai craqué et
j'ai pris le comprimé.
Chaque jour, j'ajoutais un quart de cachet, j'étais obligée
d'en prendre de plus en plus pour éviter les crises. En peu de
temps, j'en étais à sept cachets par jour... C'était fou ! Finale-
ment j'ai trouvé un homéopathe compétent qui a fait des-
cendre très doucement les quantités tout en compensant avec
un traitement homéopathique. J'allais le voir très régulière-
ment. Il me faisait aussi des séances d’acupuncture. J'ai réussi à
ne plus avoir de crises, sans prendre de médicaments, au bout
de sept ans.
À cette époque, je voyais aussi un ostéopathe pour des dou-
leurs fréquentes dans le corps dues à des contractures. Il m'a
fait comprendre qu'en fait, beaucoup de choses étaient dans la
tête. Par exemple, je soignais un cheval qui s'était cabré pour
se défendre et cela m'avait provoqué une grosse douleur dans
le poignet. J'ai eu mal pendant longtemps. Je suis allée voir
l'ostéopathe, il m'a scanné le poignet avec sa main en disant :
« La douleur vient du stress. » Je ne le croyais pas : « Puisque je
vous dis que le cheval s'est mis debout et que ça m'a fait
mal ! » Il m'a dit : « Écoute, je vais te faire un soin contre le
stress (il soignait par micro massages). Si la douleur ne part pas
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en deux jours, tu reviens et je te soignerai gratuitement pour
un étirement musculaire, ok ? » J'ai dit oui. Mais je n'ai pas eu
besoin d'y retourner. Je donnais ensuite cet exemple à tous
mes amis pour expliquer que le stress amenait des problèmes
que l'on attribuait ensuite à d'autres choses vécues.
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une révélation. Dans notre petit hôtel à Goa, le balcon faisait
face à un très bel et gros arbre qui était devenu mon ami. J'ai
médité sous une grosse branche qui ombrageait notre terrasse
en demandant à l'arbre : « Mais pourquoi suis-je si attachée à
cette personne alors que nous sommes si différents ? » L'arbre
m'a expliqué que oui, nos âmes étaient très liées, mais nous
avions grandi dans des pays très différents, nous avions été
éduqués de manière très différente, et nous avions donc déve-
loppé des réalités trop différentes pour s'entendre. L'arbre
était un super ami et me faisait réaliser beaucoup de choses.
Le soir, je m'arrêtais à la crêperie de Myriam, et Pat était là,
il travaillait au bar. Je me suis mise à boire des verres, car Pat
aimait boire, pour pouvoir rigoler avec lui. Nous avons énormé-
ment rigolé ! Nous avons eu une aventure, mais il était en
couple donc l'histoire n'a pas été possible. Mais je suis restée
attachée à lui pendant des années, dans ma tête et dans mon
cœur.
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vent nommée. J'adorais danser sur la musique Trance. J'ai com-
mencé à ressentir la musique en moi de plus en plus intensé-
ment, et je m'amusais beaucoup à l'interpréter par des ges-
tuelles rigolotes. Tout en dansant, je mimais : je me promenais
dans la forêt gaiement, et je cueillais des fruits en sautillant, ou
des champignons magiques, et je les faisais sauter entre mes
mains, d'une main à l'autre, pour ensuite les envoyer dans ma
bouche et les avaler... C'était très rigolo, cela me faisait beau-
coup rire. C'était comme un dessin animé qui se créait en moi
et que j'interprétais.
À cette période, je buvais de plus en plus quand je sortais.
j'ai toujours été excessive dans tout ce que je fais... Ou peut-
être moins maintenant... Je ne suis pas sûre ! Dans ces fêtes, je
buvais beaucoup et prenais aussi beaucoup de drogues. Un
jour, quelqu'un m'a montré la vidéo d'une fête où j'avais trop
bu. Dès que j'ai vu cette vidéo, j'ai arrêté de boire quand je sor-
tais. D'ailleurs la personne qui m'a présenté la vidéo m'a dit :
« Dis, tu es allée loin hier quand même ! » Mais je ne me rap-
pelais jamais du moment de la fête où j'avais trop bu. J'ai donc
arrêté de boire, et n'ai jamais plus bu depuis. Il faut dire que je
n'ai jamais aimé le goût de l'alcool, je buvais juste pour que
tout devienne rigolo.
Nous étions très extrêmes dans la prise de drogues dans nos
fêtes. Nous rigolions vraiment beaucoup. À cette époque, je
me sentais bien avec cette bande d'amis, nous étions toujours
ensemble, nous faisions la fête chaque week-end. La semaine
je travaillais beaucoup. Mais nous faisions aussi beaucoup de
choses différentes, comme marcher dans la montagne, nous
baigner, jouer du didgeridoo sur le lagon, nager avec masque
et tuba, faire du cheval sur la plage.
27
Il y avait aussi petit Pat, un algérien, plus vieux que nous, et
dépendant de l'héroïne. Très maigre, il s'endormait parfois en
semi coma avec l'aiguille dans son bras. Mais il était aussi
super, si doux, si gentil, très rigolo, toujours à rire. Il est mort il
y a quelques années. Parfois, j'allais dormir chez lui, et nous
faisions des soirées C (cocaïne). Nous en prenions énormé-
ment, nous la fumions aussi. Homosexuel aussi comme Joël, il
était aussi amoureux d'une fille, Barbara, qui était en couple
avec une autre fille. Barbara était très belle, blonde aux yeux
bleus. C'était un amour impossible qui était devenu comme un
jeu, que la copine de Barbara acceptait puisqu'il ne se passait
rien. Nous nous aimions tous beaucoup et nous passions beau-
coup de temps ensemble, tous nos temps libres.
Cheval et Harmonie
28
vaillais vraiment beaucoup. À la pause de midi, je mangeais un
sandwich sur le lagon et nageais avec masque et tuba. Le soir
souvent, nous allions manger un bout avec mes amis, aussi sur
le lagon ... une vie de rêve !
Dès l'adolescence, j'ai eu des petites expériences du pouvoir
de l'esprit et de l'intention. Par exemple, un jour, nous faisions
un barbecue à la plage, et j'avais avec moi un cristal auquel je
tenais beaucoup. Après plusieurs heures passées à m'amuser,
je me suis aperçue que je ne l'avais plus. Cela m'a rendue très
triste. Je l'ai cherché un moment, mais peine perdue dans le
sable, dans un espace aussi grand... Un peu plus tard, je suis
allée m’asseoir, je jouais avec les grains de sable dans mes
doigts et, qu'est ce que je trouve, dans les grains de sable ?
Mon cristal !
Ne venez pas me dire après ça que la vie n'est pas magique !
Les cyclones
29
la durée du passage du cyclone sur l'île. Pendant l'alerte
orange, nous nous organisions. Nous nous regroupions à plu-
sieurs amis dans une maison, nous faisions beaucoup de
courses, contenant des bougies aussi, car durant le cyclone
l'électricité était souvent endommagée, donc coupée. Nous
achetions aussi des bouteilles d'eau, et beaucoup de choses à
manger. Ensuite nous barricadions la maison, les portes et les
fenêtres, pour que rien ne s'ouvre de force en cas de tempête
avec grand vent. Cela pouvait souffler vraiment très fort, cela
en faisait du bruit ! Mais nous n'avions pas peur. Nous vivions
dans des maisons solides et nous pouvions suivre l'évolution
du cyclone en écoutant la radio. C'était même plutôt marrant
de se retrouver tous ensemble dans une maison pour vivre
cette aventure.
J'ai repensé à cette période de cyclones durant le confine-
ment que l'on a vécu ces derniers mois, dû au Covid 19, enfin,
je dirais plutôt à cette manipulation du Covid 19. Ici aussi, nous
avons été enfermés chez nous, mais cette fois-ci, j'étais seule
avec mes chiennes. Cette fois-ci, nous n'avons pas eu le temps
de nous organiser, car tout est arrivé très vite, et personne ne
s'y attendait. Et cela n'a pas duré une semaine mais plus de
deux mois. Mais cette fois-ci, puisque bien sûr pas d'intempé-
ries, et ayant un grand jardin de 700 m2, je n'étais pas obligée
de me barricader chez moi comme pour le cyclone.
30
Chapitre 3. L'Inde ! Goa ! « I 'm a Goa Girl ! »
31
superbes couchers du soleil… Ensuite, j'ai créé ma propre
marque de vêtements : « pixiesvibes ». Je les faisais faire chez
un tailleur népalais situé au sud d'Anjuna, dans le nord de Goa,
où nous habitions tous.
Aujourd'hui, même si la corruption est toujours présente,
c'est bien différent. Pourtant Goa restera toujours Goa, un lieu
singulier, un lieu d'une autre dimension. L'Inde est déjà un uni-
vers en soi, comparé à la France et à l'Europe, mais Goa est
vraiment un monde à part, un endroit magnifique, avec ses
bars en bois au pied d'une plage paradisiaque de cocotiers…
Le spectacle est permanent : les vaches sacrées se pro-
mènent librement, des personnes jouent aux raquettes de
plage, d'autres se baignent ou se prélassent en buvant un jus
de fruits pressés. Tout le monde passe du bon temps. Sans
oublier de nombreux chiens errants, sans maîtres la plupart du
temps, qui vont d'un groupe de gens à un autre, ou courent
après les vaches.
À Goa, je me suis habituée à vivre avec moins d'affaires per-
sonnelles. J'avais pas mal accumulé en six ans de vie à La
Réunion, mais il était trop compliqué de tout amener en Inde
et j'ai du laisser une dizaine de cartons. Je pensais aller les
récupérer un jour, mais bien sûr cela ne s'est jamais fait. J'ai
réalisé que finalement, avec moins de choses, je pouvais avoir
aussi une vie très confortable, et qu'en plus, elle devenait plus
simple.
Ce que j'adorais le plus, c'était la balade en moto. Là-bas les
routes sont étroites et la plupart des gens se déplacent en deux
roues, moto ou scooter. Pouvoir rouler les cheveux au vent
(personne ne portait de casque) entre les allées de cocotiers
est vraiment une sensation extraordinaire, inouïe. Souvent les
32
petits chemins de terre rouge zigzaguaient entre les maisons
ou entre des arbres immenses et majestueux. En Inde, les
arbres sont magnifiques, parfois immenses, avec des racines
énormes, massives, qui sortent du sol, d'autres, tout aussi
grands, les banians, avec des sortes de lianes qui descendent
des branches et retournent dans le sol. C'est vraiment un pays
magique.
Pratiquement résidente tout le temps en Inde, je devais à
chaque fois demander un visa de six mois. Il était facile à cette
époque de le prolonger, par exemple en passant quelques
semaines dans un ashram, un lieu d'étude de la méditation
dirigé par un gourou, où un séjour prolongé est requis. L'ash-
ram était une raison valable pour obtenir une prolongation de
trois mois. Après neuf mois en Inde, je passais un mois en
France, en Thaïlande ou au Népal pour refaire un visa et
retourner en Inde.
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mé en atomes, les gens, la musique, dans un silence complet.
Je regardais la piste de danse, je reconnaissais la musique ou
les gens, mais ne savais plus qui était telle ou telle personne, si
elle était féminine ou masculine... Des gens venaient me parler,
je comprenais qu'ils étaient là devant moi et que les sons, inau-
dibles, vus en atomes, sortaient de leur bouche. La seule chose
que je pouvais dire, c'était : « Je ne comprends plus rien. »
À cette époque avec mes amis, nous prenions des mélanges
et des dosages de psychotropes pour choisir de nous emmener
dans certaines « dimensions ». Je me rappelle précisément une
dimension dans laquelle nous allions régulièrement : nous
devenions très grands, la terre était toute petite, comme une
boule sous nos pieds. Au début, j'avais très peur de marcher
dans cette dimension et mes amis devaient me porter aux bras,
mes jambes traînaient au sol, je n'osais pas m'en servir... Puis
j'ai appris.
Pendant les trois ou quatre mois d'été, je ne dormais qu'une
nuit sur trois, ne mangeais qu'un jour sur trois. Bien sûr je
n'étais pas grosse, mais j'étais en pleine forme !
Durant ces années à Goa à faire la fête, j'aimais beaucoup
me mettre en hauteur pour regarder le jeu des énergies (égré-
gores) générées par les gens qui dansaient... Au club Westend,
je passais des heures toute seule sur la terrasse, en haut de la
piste de danse, pour regarder les formes se dessiner au-dessus
des danseurs... Suivant la musique, le résultat était harmonieux
ou chaotique, avec une très grande différence selon l'artiste
qui jouait.
Pendant quelques mois, j'allais avec mes amis au Primerose,
un club d'intérieur (à Goa bien sûr beaucoup de parties avaient
lieu dehors) pour écouter de la musique rapide et psychédé-
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lique (Psytrance). À cette période je lisais « La fleur de vie »,
deux gros volumes de Drunvalo Melchizedek... Nous dansions
pendant des heures, en transe, sans parler, puis nous parta-
gions nos expériences.
Une nuit, je dansais à n'en plus finir, en tournant sur moi-
même, vers la droite, les yeux fermés. Une spirale colorée
m'apparaissait dans les yeux, sous les paupières. Influencée par
le symbole musical de la clef de sol, j'avais toujours visualisé les
spirales tournant vers la droite. Soudainement, une force invi-
sible irrésistible m'a fait tourner dans l'autre sens, entraînant la
spirale à l'opposé. Surprise que cette force m'oblige à faire une
chose que je n'avais pas décidé moi-même, j'ai réalisé alors
que la spirale pouvait tourner aussi dans l'autre sens. En ren-
trant chez moi le matin, j'ai ouvert au hasard une page de « La
fleur de vie » : la spirale existait bien dans les deux sens ! Pour-
quoi n'y avais-je pas pensé plus tôt ? En tournant à l'opposé,
les spirales se rapprochaient, se touchaient, se croisaient et fai-
saient naître en leur centre la force ultime, celle qui permettait
de voyager dans le temps. J'ai été très émue d'avoir trouvé l'ex-
plication de mon « trip » le jour même, dans ce livre, ouvert au
hasard. Alors, le hasard n'existe pas ?
À cette époque, je cherchais continuellement tout ce qui
pouvait me faire sortir de mon état normal et avoir ainsi des
perceptions et des points de vue différents de la réalité. J'ai-
mais aller de plus en plus loin dans la quête et les « voyages »
dans toutes les dimensions de l'existence.
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Ressentis extra-sensoriels
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Puis j'ai commencé à ressentir de manière plus forte la
musique. Je pouvais la sentir toucher chaque cellule de mon
corps. C'était incroyable ! C'était, et c'est encore aujourd'hui,
une sensation de bonheur intense, ou d'un inconfort intense
s'il s'agit de sonorités que je ne « ressens » pas. Plus je dansais
et plus je me connectais aux fréquences du son. La musique
devenait alors une boule d'énergie, avec laquelle je pouvais
jouer. Elle était là, bien présente entre mes mains, et je la fai-
sais voler et rebondir. Je pouvais l'étirer entre mes deux mains
ou la réduire. Je pouvais aussi la dissoudre en vagues avec les-
quelles je jouais entre mes bras et mes mains... Tout mon corps
devenait impliqué en harmonie avec cette vague d'énergie
musicale. Aujourd'hui, ce phénomène est devenu permanent.
Je peux sentir la musique envahir tout mon être. C'est pour
cela d'ailleurs que je suis devenue très difficile avec les sons
que je laisse entrer dans ma bulle d'énergie, de ressenti.
La montagne
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Manikaran est une très belle ville, réputée pour ses sources
d'eau chaude. Un grand nombre d'établissements proposent
des bains chauds aux vertus bienfaisantes. Ucha habitait tout
en haut de la ville. Elle louait ses quelques chambres aux voya-
geurs, leur faisait à manger, lavait leur linge. Elle s'occupait
d'eux, de nous, comme de sa propre famille. Les gens restaient
souvent plusieurs mois. Elle nous adorait et nous l'adorions.
Nous passions beaucoup de temps avec elle et sa famille.
Nous allions aussi marcher dans la montagne durant des
heures. La région est grandiose. En marchant dans les petits
sentiers qui serpentent dans la montagne, nous nous sentions
en parfaite harmonie avec la nature. La vie là-bas est tellement
différente de la vie en Europe ! J'étais émerveillée par les
enfants qui couraient sans peur dans ces chemins étroits en
bord de précipice. Il y avait aussi des personnes âgées, toutes
fines, qui portaient de très gros paniers dans leur dos, ou
même sur leur tête, ou alors elles étaient accroupies « à l'in-
dienne », fumant leur petit shilom. Tout le monde était joyeux,
et la paix régnait. Chaque jour était un peu plus magique que le
précédent.
Au-dessus de Manikaran se trouvait un tout petit village, dif-
ficile d'accès. Aucun touriste ne connaissait le chemin pour y
aller et les locaux ne parlaient pas anglais. Il n'y avait aucun
magasin, seulement quelques maisons. Le chemin partait de
chez Ucha, puis montait, montait, montait toujours, dans la
montagne. Comme je l'ai dit, nous étions une dizaine d'amis,
Toto et son frère Niko, Mickaël... et Tony, qui allait visiter Ucha
depuis des années et qui nous avait amenés la première fois.
Devenu très ami avec toute la famille, il avait été conduit dans
ce petit village par le frère d'Ucha. Tony s'était installé dans la
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toute dernière maison au bout du village. Il y avait installé son
studio de musique, avec des grosses batteries pour avoir quand
même de l'électricité durant les coupures de courant, longues
et presque quotidiennes.
Nous adorions aller là-bas et nous y restions plusieurs jours.
Pour dormir, une grande pièce au centre du village (aucun
hôtel bien sûr), donc tous par terre sur de petits matelas. En
fait de village, Il s'agissait plutôt d'un hameau, un groupe de
quelques maisons. Il y avait une multitude d'araignées qui me
faisaient très peur. Chez un ami de Tony, c'était pareil, plein
d'araignées sur les murs alentour. Je me demandais vraiment
comment il faisait pour ne pas avoir peur.
Un jour, j'ai voulu rester toute seule chez Ucha, sans mes
amis, pour faire une expérience. Je m'étais procuré du DMT, la
diméthyltryptamine qui, normalement, ne se prend qu'en une
seule prise. Un gros flash survient qui fait perdre conscience du
monde physique et envoie dans un univers psychédélique rem-
pli de couleurs. Toujours à la recherche de sensations
extrêmes, je me suis préparé une vingtaine de doses pour rem-
plir une pipe, les ai posées près de moi, sur ma table de nuit.
J'ai fermé la porte à clef, tiré les rideaux, et j'ai fumé les vingt
pipes de DMT, l'une après l'autre. Dès que je redevenais assez
consciente pour prendre une nouvelle dose, je la fumais aussi-
tôt, avant que l'effet de la première ne disparaisse complète-
ment. Assise sur mon lit, j'ai vu mon ADN se former entre mes
mains. Il se déplaçait en face de moi, du haut de ma tête au bas
de mon ventre. Il était là, réel, coloré, en mouvement, et je
jouais avec lui. Fumant pipe après pipe, je restais dans cet
espace, dans cette dimension où je pouvais jouer avec mon
39
ADN. C'était formidable, une sensation de bonheur intense, la
plénitude.
Toute ma vie, je me rappellerai cette expérience unique et
garderai la sensation d'une saveur intense.
Pushkar
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L'Inde du Nord a un caractère plus fort que l'Inde du Sud. Les
gens y sont plus rudes, et répondent très fortement à l'énergie
que l'on dégage. Je m'explique. Je faisais donc mes achats
durant plusieurs jours dans cette grande rue marchande, et,
suivant mon humeur, cela devenait un plaisir ou une épreuve.
Suivant les jours, si j'étais tendue ou détendue, les indiens se
comportaient de manière complètement différente avec moi.
Lorsque j'avais une énergie plutôt négative, ils sortaient de leur
magasin avec fracas en me voyant arriver et m'ouvraient carré-
ment sous le nez une grande tenture pour m'inciter à l'acheter.
La traversée de la rue devenait une épreuve désagréable où je
me sentais harcelée. Par contre les jours où j'étais joyeuse, rien
de tout cela ne se passait, et ma matinée d'achats était mer-
veilleuse et douce, calme et colorée. j'ai alors réalisé à quelle
point mon humeur avait une réelle action sur les événements
que je vivais.
Inde, pays adoré ! Tu m'as tellement appris. Tu m'as apporté
tellement de magie. Jamais je ne t'oublierai.
41
Chapitre 4. Docteur Patrick
Le pouvoir de l'esprit
42
Effet boule de neige
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d'écoles... Les gens lui donnent tout, même des maisons... « Il
m'a sauvé la vie, on est prêt à tout lui donner... »
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sa philosophie : tout peut-être contrôlé avec l'esprit guidé par
le cœur, et ce jusqu'à chaque cellule du corps humain. Ce qu'il
faut, c'est avoir la connaissance du corps et des maladies, et
aussi une sensibilité suffisante pour détecter la maladie pré-
sente.
Tout de suite, la parole de Docteur Patrick a résonné en moi.
Elle exprimait la réalité de tout ce que j'avais toujours ressenti,
sans jamais avoir trouvé quelqu'un pour me comprendre. Les
gens me disaient toujours que j'étais trop haut perchée, que
mes pensées étaient trop folles. Docteur Patrick, lui, avait une
réalité bien plus « folle » que la mienne, sans avoir pris de
drogues bien sûr. C'est d'ailleurs ce que je disais autour de moi.
Durant les stages, il disait qu'il était capable de se dédou-
bler, d'être dans plusieurs lieux simultanément et donc de faire
plusieurs actions en même temps, et qu'il pouvait aussi voir
tout ce que chacun avait en lui (émotions, maladies, organes),
et qu'il pouvait aussi le soigner si nécessaire.
Mais rapidement, docteur Patrick n'a plus voulu prodiguer
de soins à nous, ses élèves. Nous étions supposés savoir le faire
nous-mêmes ! J'ai étudié quatre ans avec lui, durant les six ou
neuf mois de saison en Inde. L'été, je parcourais l'Europe en
camion, avec un groupe d'amis, sur les festivals de musique
trance.
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peut-être vingt personnes, il nous guidait. Il expliquait que son
esprit pouvait tout contrôler, chaque organe de notre corps.
L'exercice était sans danger car, dans tous les cas, il nous ramè-
nerait à la vie si nous ne pouvions pas y arriver par nous-
mêmes. Patrick disait : « Sentez maintenant le sang qui part de
vos lèvres…, vos lèvres deviennent bleues…, vous sentez des
fourmis dans la langue... » C'est à ce moment-là que j'ai crié
dans ma tête : « Non, non, va t'en, je ne veux pas mourir ! », et
j'ai arrêté l'exercice. Les quelques personnes qui sont allées
jusqu'au bout et sont revenues à la vie ont pu raconter le vécu
de leur expérience.
J'ai vu beaucoup de guérisons miraculeuses se réaliser grâce
à Patrick, comme cet exemple d'un couple d'Allemands. La
femme était atteinte d'une maladie grave, une déformation de
l'ADN. Ses cellules avaient développé une hypersensibilité aux
rayons du soleil qui les brûlaient. Elle était obligée de se couvrir
de la tête aux pieds comme certaines musulmanes. Très triste,
déprimée, elle ne supportait pas de vivre sans profiter du
soleil, devant couvrir constamment son corps et son visage.
Des docteurs réputés en Europe avaient tous expliqué que sa
maladie était très rare et incurable.
Patrick lui a prodigué des soins pendant deux années, très
régulièrement, et le miracle a eu lieu. Elle a guéri, je l'ai vu de
mes yeux. Le jour où le test prouvait qu'elle n'avait plus la
maladie, elle est venue aussitôt nous prévenir. Elle avait aban-
donné sa tenue noire qui lui couvrait tout le corps pour une
tenue blanche, légère et ouverte. Elle était au soleil, elle riait,
riait... Elle pleurait de joie ! Aujourd'hui encore, à chaque fois
que je repense à cette histoire, j'en ai des frissons.
J'ai vu beaucoup de guérisons miraculeuses avec Patrick.
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Super pouvoir
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d'un coup et j'ai couru en criant vers les trois hommes qui
tenaient ma moto. Ils ont eu très peur ! Hi ! Hi ! Ils sont partis
en courant et j'ai pu rattraper ma moto avant qu'elle ne
retombe au sol. Je suis alors rentrée chez moi en me disant :
« Quelle chance ! Quand même, j'aurais du écouter Docteur
Patrick et ne pas aller à Chapora ce soir ! »
Il faut dire qu'à cette période de ma vie, je me sentais com-
plètement invincible !
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Chapitre 5. Ayahuasca
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centre, un immense jardin jungle clôturé, car il avait compris
que la plante elle-même était une shamane (guide).
Le premier trip a été très fort. Nous avons commencé la
séance allongés dans un hamac, mais rapidement je suis tom-
bée par terre, et je n'arrivais plus à me relever. Je suis restée au
sol, à même la terre, à transpirer, me faire pipi dessus, vomir...
Je regardais le hamac et avais envie d'y retourner, mais impos-
sible de contrôler mon corps. C'était une expérience très dure,
mais très douce à la fois. Malgré les rejets de mon corps, j'étais
envahie d'une douce quiétude, une sensation de bien-être
intense, et rien ne me dérangeait vraiment. Cela a duré six
heures environ... Il faut dire que j'avais beaucoup de choses à
nettoyer car je prenais beaucoup de drogues à cette époque.
Le jour suivant, nous avons passé la journée dans notre jardin
sur nos hamacs, nous étions épuisés, mais aussi apaisés. Nous
nous sentions vraiment bien.
Deux jours plus tard, nous avons eu une cession privée la
nuit. Un voyage magnifique dans le cosmos, un sentiment de
plénitude intense, un immense bien-être durant six heures...
C'était une visite de la création de l'univers... Je me suis vue en
fœtus, avec des courants électriques multicolores autour de
moi... Pour ensuite partir dans le cosmos, le visiter et com-
prendre le tout. C'était une expérience vraiment incroyable et
sensationnelle. Tout devenait simple, logique, connecté et
magnifique. Tout avait un sens et vibrait de bonheur.
À la troisième expérience, j'espérais revivre la même chose,
mais non, j'ai été forcée de me lever, et me suis baladée dans
ce jardin jungle où nous nous trouvions. Je touchais les arbres,
et ma main devenait une de leurs branches qui, à son tour, se
fondait avec ma main, nous nous fondions l'une dans l'autre...
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Je marchais et je faisais partie totalement de la nature. Je pou-
vais sentir son énergie vitale, elle me nourrissait de vie. Tout
était devenu si vivant, coloré, chaleureux. Encore un bonheur,
un apaisement intense et indescriptible.
Après ces trois séances d'Ayahuasca, un sentiment fort de
bien-être était resté en moi. Je disais constamment à tous mes
amis : « Si ce sentiment de joie s'estompe, tu devras alors me
renvoyer dans l'Amazonie pour que je reprenne de l'Ayahuas-
ca ! »
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je suis rentrée dans « l'autre monde ». J'y étais déjà allée plu-
sieurs fois, mais je ne l'avais pas encore compris. Les quelques
autres fois où j'y étais entrée, aussi après des abus de drogues,
j'avais eu si peur d'être bloquée là-bas que j'appelais Toto, le
seul ami à qui j'arrivais à parler depuis là-bas, le seul qui pou-
vait m'entendre, et il me ramenait. Alors, ce jour-là, j'ai couru
vers Toto, pour qu'il me sauve encore, mais là, il en a eu marre.
Il m'a dit : « Hey, pourquoi tu le refais à chaque fois ? Non,
maintenant, tu t'assumes ! Tu as choisi d'y aller, tu as encore
exagéré, tu te gères ! » Et là... La magie a commencé ! Tout
scintillait, c'était le monde magique... Si beau ! Tout était plus
beau, plus brillant, les couleurs, les odeurs, la réalité des
choses...
Il y avait plusieurs groupes de gens, et je voyais les mots, les
idées, les pensées, qui allaient de groupe en groupe. Je pouvais
voir les paroles et cela m'enchantait. J'entendais ce qui se
disait dans chaque groupe, de là où j'étais. Tout avait un sens
et tout était connecté. Quelqu'un venait me raconter une his-
toire, ensuite une autre personne venait me dire une autre
aventure, et je pouvais voir l'histoire qui liait tous ces récits et
qui me racontait mon histoire, celle que je devais comprendre
dans le lien de tous ces récits... Tout était si clair !
Ensuite je suis allée encore plus loin, je pouvais sentir les
paroles. Si une personne disait du mal d'une autre personne, je
pouvais sentir physiquement comme des éclairs douloureux
des mots prononcés que la personne critiquée recevait, mais
aussi les éclairs douloureux que la personne qui parlait mal
recevait aussi de ses propres paroles. Je disais à tout le monde
d'arrêter de dire toute chose négative.
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Je dois dire que mes amis en avaient un peu marre de mes
exagérations. Ils ne voulaient plus m'écouter ! Ils me disaient
toujours que j'allais trop loin. Mais moi je voyais tout, j'avais
tellement envie de le partager. Je me suis toujours demandée
pourquoi les autres ne comprenaient pas ce qui était évident et
logique pour moi. Je suis restée trois jours sans dormir dans ce
monde. Cela m'a épuisée. À la fin, je pleurais tout le temps, car
les émotions avaient été trop fortes.
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Chapitre 6. En Europe, l'aventure continue
La liberté
Ma boule d'énergie
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d'énergie en la faisant rebondir dans tous les sens sur le
rythme de la musique. Depuis cette période, cette boule
d'énergie est restée en permanence présente en moi. Voilà
quinze ans que j'ai abandonné les drogues chimiques, mais elle
m'accompagne toujours dans mes danses. Je pouvais rester
des heures à danser sur la piste, par exemple du coucher du
soleil jusqu'au lendemain midi. Être au milieu de tous ces gens
qui dansaient ensemble, c'était vraiment une sensation formi-
dable que je n'oublierai jamais.
55
toucher chaque cellule avec des micro mouvements ressentis
dans tout le corps. Et plus la musique est riche d'une diversité
de sons, plus la sensation est intense et subtile.
Depuis ce jour-là, je ne peux plus écouter ce style de
musique électronique, je ne supporte plus ces mélodies à ten-
dance commerciale. Encore aujourd'hui en 2020, il m'est
impossible de rester dans des lieux où l'on entend ces sonori-
tés. J'ai toujours eu des ressentis si fort qu'ils m'obligeaient, ou
m'interdisaient, de faire certaines choses. Une réalité m'est
apparue : ces musiques sont basées sur des mélodies de l'an-
cienne vie (réalité), elles maintiennent les gens à un niveau de
vibration très bas. Je m'explique : tout est vibration, donc tout
est musique, même si nous entendons seulement une partie
des vibrations en sons. La musique de type « House, Full On »
est basée sur des accords chromatiques : DO MI SOL, FA RÉ
LA... Ces accords ont leur propre vibration, qui correspondait à
une époque de la vie, à une certaine réalité, un certain éveil de
l'être humain. Aujourd'hui, l'humain change et s'éveille, et ce
sont de nouveaux ensembles de fréquences, donnant une fré-
quence précise, qui sont plus adaptés. Si nous écoutons cer-
taines fréquences / accords de fréquences, nous sommes pous-
sés dans leur vibration.
On m'avait prévenue !
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pour les animaux. Cette « drogue » (quand il est utilisé par des
humains) a la particularité de faire sortir la conscience du
corps.
Après la prise, soudainement, une entité est venue à travers
moi, je l'ai sentie rentrer en moi. Ma voix était transformée, et
je ne contrôlais plus ce que je disais. La force qui parlait par ma
bouche a demandé à tous de se taire et de l'écouter attentive-
ment : « Quelque chose d'énorme va bientôt se passer. Vous
devez vous préparer pour ce grand événement. Il va se pro-
duire une séparation des dimensions élevées et basses. Vous
ne risquez rien, mais il est important de vous y préparer ! »
L'entité a insisté, à plusieurs reprises, sur le fait que cela allait
être quelque chose de vraiment énorme, que l'on n'avait
jamais vécu jusqu'à maintenant.
Plus tard, j'avais complètement oublié cette aventure. Nous
en vivions tellement chaque jour, plus folles les unes que les
autres ! Mais récemment, durant le confinement dû au virus
Covid-19, cet événement m'est revenu à l'esprit. Alors on
m'avait prévenue !
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Chapitre 7. Arrêt des drogues
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La raison cachée
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musiques des artistes aillent bien les unes avec les autres et
qu'elles s’enchaînent bien, afin que la nuit entière devienne
une histoire merveilleuse, un voyage parfait. J'allais souvent
chercher Ajja, il était toujours d'accord pour faire ce jeu avec
moi. Nous prenions un papier et un crayon et nous organisions
l'ordre de passage des artistes. Devenir DJ était donc une conti-
nuation parfaite.
Voilà comment ma vie d'artiste a commencé ! Voilà pour-
quoi je suis retournée à Goa en fait ! Petit à petit, je compris
que tout a toujours un sens, même si nous le voyons pas sur le
moment. Nous pouvons apercevoir seulement un petit pour-
centage de la réalité, car nous ne sommes pas conscients de ce
qui se passe au loin, en dehors de notre champ de vision. C'est
pourquoi il est important de suivre son instinct avec foi, sans
trop se poser de questions. Notre âme nous amène toujours
sur notre route, qui est parfaite.
Par la suite, j'utilisais souvent cette histoire pour démontrer
aux gens que l'univers avait ses propres plans pour nous ame-
ner à ce que nous devions vivre dans notre chemin de vie. J'ex-
pliquais que souvent, nous pensions faire des choses dans un
but, mais que l'objectif réel était en fait différent.
Battement Binaural
60
veille. Un centre holistique tenu par un scientifique propose à
la vente des formations en ligne utilisant cette technique, et
j'en ai acheté une.
Qu'est-ce-que le battement binaural ? Pour le comprendre, il
me faut d'abord préciser quelques points sur le fonctionne-
ment de notre cerveau. Il ne fonctionne que par fréquences. Si
nous sommes très actifs, ou calmes à nous concentrer, ou en
train de nous endormir au lit, la vibration est différente. Le cer-
veau émet des ondes delta dans le sommeil ou la méditation
profonde (oscillations de 1 à 3 hertz), des ondes thêta en
relaxation profonde (de 4 à 8 hertz), des ondes alpha en relaxa-
tion légère et créativité (de 8 à 13 hertz), des ondes bêta en
état de veille et activité (de 15 à 30 hertz), et des ondes gamma
en gestion d'informations (de 30 à 60 hertz).
La formation contient des CD à écouter durant une certaine
période, dans un certain ordre, pour forcer le cerveau à vibrer
dans des fréquences de plus en plus basses durant l'état de
veille. Il est donc demandé de ne pas s'endormir et d'écouter,
pour commencer, une fréquence unique durant quinze
minutes, pour inciter le cerveau à vibrer en ondes alpha, et
ensuite une autre fréquence durant quinze minutes pour pous-
ser le cerveau à vibrer en ondes thêta. Il faut écouter ce CD
tous les jours, jusqu'à que cela devienne confortable. Dans le
CD suivant la fréquence émise pousse le cerveau à vibrer en
ondes thêta durant 15 minutes, puis en ondes delta les 15
minutes suivantes.
Le procédé est simple. Il faut porter un casque pour écouter
les fréquences. SI l'objectif est de faire vibrer le cerveau en
ondes alpha par exemple, qui oscillent entre 8 et 13 hertz, une
fréquence en continu, par exemple de 100 hertz, est envoyée
61
dans une oreille. Une fréquence de 110 hertz, donc différente
de 10 hertz, est envoyée dans l'autre oreille, elle aussi en conti-
nu. Le cerveau rqui reçoit deux ondes stables à deux diffé-
rentes fréquences va alors créer une vibration de 10 hertz pour
combler l'écart. Plus l'écoute est répétée, plus le cerveau y
devient sensible, et plus la zone vibrant à 10 hertz s'agrandit.
J'ai écouté ces enregistrements tous les jours durant un an.
Cette technique pousse à être dans un état méditatif très pro-
fond tout en étant éveillé, et crée de grands changements dans
la vie. Beaucoup de choses enfouies dans l'inconscient
reviennent à la surface, et même la vision du monde devient
différente. J'avais un peu la sensation d'avoir pris en continu
une petite dose de psychédéliques.
Une expérience très intéressante donc, mais j'ai tout de
même arrêté au bout d'un an, car à cette période, cette tech-
nique était peu connue et je ne trouvais personne de mon
entourage qui la connaissait. Elle créait de tels changements en
moi que j'étais un peu inquiète que cela ne devienne dange-
reux. Certains jours, en écoutant les fréquences, j'avais la sen-
sation que quelque chose allait se déchirer dans mon cerveau.
Aujourd'hui, cette méthode est bien plus connue et considérée
comme inoffensive.
62
Chapitre 8. Une vie d'artiste, une vie de rêve
C'est alors qu'une vie de rêve s'est ouverte sur mon chemin
(même si ma vie était déjà vraiment très magique). J'ai com-
mencé à Goa comme DJ dans des parties, tout en composant
parallèlement ma propre musique. Petit à petit, je jouais mes
propres morceaux de musique dans des mix de trance. Ce jour-
là, je devais mixer au nouvel an Russe, une fête au Westend.
J'avais prévu de rester à Goa, ayant reçu une extension de visa.
Et voilà que quelques heures avant ma prestation, je reçois un
coup de téléphone : « Il y a un problème avec votre prolonga-
tion de visa, vous devez quitter l'Inde demain comme c'était
prévu sur votre visa de 6 mois. » La panique s'est installée en
moi, il me restait une soirée pour tout réorganiser, trouver un
billet d'avion pour l'Europe, décider où aller, ranger et fermer
la maison, stocker mes affaires... Mais ne pouvant pas annuler
comme ça un engagement à la dernière minute, cela n'était pas
professionnel, je suis allée jouer mon set.
Rentrée en France le lendemain, je me demandais ce que
j'allais faire ensuite. Et là, quelle bonne nouvelle ! Je reçois un
mail : « Je vous ai écouté mixer à Goa au nouvel an Russe.
Votre histoire musicale est si belle que je voudrais vous inviter
à venir jouer en Russie. Je payerai le billet d'avion, votre séjour
et tous les frais de voyage. » J'ai compris ce jour-là qu'il était
tout à fait possible d'aller faire la DJ de part le monde, et qu'en
fait, quand on fait les choses par joie et par amour de la vie,
63
cela nous amène toujours sur un chemin agréable et « Riche de
vie ».
À la découverte du monde !
64
Chapitre 9. Recherches
Besoin de comprendre
65
point m'a vraiment surprise. Si les scientifiques font de nou-
velles découvertes qui mettent en doute les découvertes pas-
sées, comment se faisait-il que les docteurs apprenaient tou-
jours la science d'avant ?
66
mentaires qui, selon comment elles se rassemblaient, for-
maient une personne, ou une autre, ou une chaise, une table,
ou de la musique... C’était si excitant de retrouver dans des
recherches scientifiques des résultats que j'avais observés moi-
même, un réel enchantement.
Durant des années, j'ai continué à faire des recherches
scientifiques et spirituelles pour comprendre l'être humain,
pourquoi il était sur terre, pourquoi il recevait des ordres au
lieu d'être libre... J'ai noté sur un livre tout ce qui me paraissait
important et pertinent. Ce sont mes notes que je partage dans
ce chapitre.
L'ADN et le cerveau
67
Le cerveau est composé de milliards de cellules cérébrales
(neurones) qui utilisent l'électricité pour communiquer entre-
elles. Tant que les cellules sont en vie, elles sont tout le temps
actives. La combinaison de millions de neurones envoyant des
signaux tous en même temps produit une très grande quantité
d'activité électrique dans le cerveau. Ces modèles électriques
produits au cours des activités mentales sont nommées ondes
cérébrales.
Le thymus, glande en relation avec le huitième chakra (qui
se trouve au-dessus du septième chakra coronal, au-dessus de
la tête), est connu comme le « siège de l'âme » ou le « centre
cardiaque supérieur » (les chakras sont les centres d'énergie de
notre corps). On peut demander à cette glande de nous per-
mettre d'avoir un mental et un corps physique forts, et d'aug-
menter notre système immunitaire. La glande hyper-thymus,
située au centre du cerveau, est responsable de la connexion
et de l'interaction entre la glande pinéale et la glande pitui-
taire. L'activation appropriée de ces glandes et leur intégration
conséquente permet la production du soma, une hormone
divine, spirituelle. Cette hormone développe le pouvoir interne
pour la transmutation des deux brins de l'hélice de l'ADN en un
ADN original désigné pour les humains avec douze brins. Ces
douze brins réels ne sont toujours pas reconnus par la science ,
ils sont contenus dans le matériel cellulaire appelé ADN indési-
rable. L'activation du corps de lumière à son achèvement per-
mettra au moi supérieur de télécharger les grilles d'ADN/ARN
complètes. Une grille d'ADN/ARN est composée de soixante-
quatre sceaux distincts qui sont situés à l'intérieur de toutes les
grilles de chakras (la structuration complète de nos chakras
68
actuels). Les motifs d'ADN originaux vibrent à des fréquences
plus élevées.
Le son
69
acoustiques soient ajustés de telle sorte qu'une résonance se
produise avec l'objet écoutant, considéré ici dans sa dimension
physique (eau du corps, ADN des cellules, cerveau).
La musique a été créée pour ramener notre vibration à son
état intrinsèque. C'est dans la nature humaine de créer la
musique qui réajuste les vibrations déformées par l'histoire. La
musique est une forme de guérison avant d'être un art, elle est
déjà faite. Des vibrations et des motifs existent déjà. Nous,
musiciens, comprenons ces vibrations et les mettons sous une
forme sonore pour que les gens se connectent aux mêmes
vibrations à travers notre musique.
Le changement cyclique est un phénomène que nous appe-
lons la musique. Ce n'est pas forcément de la musique que
nous entendons. Une grande partie est détectée par l'œil
humain (couleurs et harmonie des couleurs). Quel que soit le
détecteur, la musique est toujours là comme fondement de
notre expérience sensorielle. La magie primitive et l'altération
de la conscience des temps anciens étaient puissantes et les
fréquences étaient senties sans pensée consciente ou compré-
hension. Mais sa réalisation et son utilisation consciente sont
nées de cet état primitif.
Lorsque le mouvement provoquant le son est régulier, il
produit une note de musique. On entend ce mouvement régu-
lier s'il bouge entre environ 16 et 16.000 fois par seconde. La
plupart des femmes entendent un spectre sonore plus élevé
que la plupart des hommes, car elles ont des tympans plus
petits. Les éléphants entendent un spectre inférieur au chien et
au chat. Le tympan crée un « marteau » qui tombe sur la
cochlée qui contient du liquide et de petites choses ressem-
blant à des cheveux sur lesquelles le liquide se déplace. Le
70
nombre de fois par seconde où un mouvement régulier se pro-
duit est la fréquence et chaque note de musique a sa propre
fréquence. Lorsque le nombre de fois où le mouvement régu-
lier se produit est double, la note monte précisément d'une
octave.
Fréquence et vibration
71
qui sont aussi des vibrations. Tout a sa propre fréquence. Donc
tout est musique, mais on ne peut pas tout entendre.
Les ondes radio traversent n'importe quel solide à n'importe
quelle distance. Les ondes cérébrales sont plus petites que les
ondes radio et traversent donc tout aussi, à n'importe quelle
distance aussi. Donc, dans cet univers de fréquences, alimenté
par nos ondes cérébrales et cette atmosphère électrique créée
par les atomes de notre corps, l'être humain devrait pouvoir,
avec la forte émotion de l'amour, créer de fortes fréquences
qui peuvent agir sur d'autres fréquences, et même sur des
objets physiques.
Un atome est constitué d'électrons en orbite autour d'un
noyau, orbite maintenue par une fréquence. Donc tout est en
mouvement, tout est fréquences. Dans le tissu sous-jacent de
l'univers, tout est mouvement (énergie électromagnétique,
lumière, radio...). Tout bouge toujours. Lorsque son mouve-
ment est modifié, il y a un changement détectable (qui se pro-
duit tout le temps). Le changement est généralement perçu
comme cyclique. Il est un phénomène que nous appelons
musique (que nous pouvons entendre ou non, couleurs
inclues). Quel que soit le détecteur (oreilles, yeux), la musique
est toujours présente comme fondement de notre expérience
sensorielle : tout dans l'univers est musical. Ce qu'on appelle
l'espace est un fluide parfait, avec une vitesse réactive, que
nous appelons la vitesse de la lumière. Ce fluide est vivant,
avec des changements de mouvements et de pressions que
nous appelons ondes radio, lumière, musique... Ces vibrations
dans le fluide ont tendance à favoriser certaines réactions chi-
miques sur d'autres.
72
Si on arrive à changer la longueur d'onde de la conscience,
et, ce faisant, mettre en rapport toutes les parties de son corps
avec une nouvelle longueur d'onde dans cet univers, on dispa-
raîtrait alors de ce bas monde et réapparaîtrait dans le monde
avec lequel on est en relation. Ceux qui n'auront pas l'amour
nécessaire pour s'en persuader ne pourront pas passer au
niveau de conscience suivant en gardant leur corps actuel.
Sensibilité, conscience
73
de quatre dimensions, de rotation, multicouche, en expansion
rapide, constituée de couches alternées de positivité et de
négativité. Chaque couche est un fluide parfait sans particules,
chaque couche est un univers parmi une infinité d'univers. Ce
fut la première vibration, la première note de musique. Cer-
tains l'appelleront plus tard le big bang. L'univers s'est étendu
vers l'extérieur, se touchant parfois pour former plusieurs
petits morceaux de néant.
La fréquence et la combinaison de fréquences peuvent avoir
une influence sur les réactions physiques. Lorsque la vie orga-
nique simple s'est formée sur terre, elle était le résultat de
nombreuses réactions chimiques complexes qui étaient proba-
blement influencées par des fréquences qui sont une forme de
musique. Les vibrations dictent l'activité au sein des orga-
nismes à travers le timing des réactions chimiques. Ensuite, les
organismes ont développé des habitudes internes qui ont
continué à fonctionner en synchronisation avec la vibration qui
les avait initialement déclenchées. Les organismes sont deve-
nus de plus en plus complexes, jusqu'à ce que l'un d'entre eux
commence à penser avec sa propre programmation et à se
demander pourquoi les choses étaient comme elles étaient.
Puis « l'humain » (cet organisme) a découvert un rythme inné
ressenti au sein de chaque individu (tambours, menstruations,
jour et nuit, lune et soleil...). Les gens ont alors commencé à
étudier ce type de rythme, et l'humanité a produit des rythmes
de musique, qui pourraient être utilisés pour modifier les
rythmes internes, pour créer plus de visions mentales, et pour-
raient permettre de fonctionner indépendamment des cycles
internes et externes. Ce fut le début de la MAGIE : utiliser
consciemment la musique pour réguler sa pensée et son
74
humeur afin que les actions puissent être plus indépendantes
de l'ordinateur universel.
Pendant tout ce temps, les cellules de vie qui étaient en
devenir de l'humanité n'étaient jamais séparées de la musique.
Les vibrations de l'univers nous entouraient, nous façonnaient,
nous poussaient en avant avec un mélange changeant de la
torture au plaisir, et nous parlaient dans la langue des dieux.
Lorsque nous avons commencé à utiliser des battants, des
sticks, des poteries à percussion et des tambours, nous avons
commencé à créer notre propre rythme et à modifier nos pro-
cessus métaboliques. Et cette science de la conscience - alté-
rant —à travers— la musique était subliminale et progressive
(extrait du livre « La plus ancienne magie » de Lew Paxton
Price).
Le gouvernement invisible n'est pas notre ennemi. Les âmes
qui le composent ont été manipulées de A à Z par la Création
pour activer notre évolution. Elles ont réussi leur travail à mer-
veille, et nous n'aurions pas atteint un tel niveau sans elles.
Pour comprendre cela, la conscience du tout est nécessaire.
75
rejetée sur orbite entre Mars et Vénus. Nibiriou était habitée
par les Nefilins, qui mesuraient entre cinq et dix mètres de
haut. Ils créèrent la race humaine pour creuser la terre. Les
premiers Nefilins, il y a deux cent mille ans environ, étaient au
sud-ouest de l'Afrique. Ils mesuraient entre trois et cinq
mètres.
Le hall d'Amenti est un espace dans la quatrième dimension.
Il est environ à mille huit cents kilomètres sous la terre. C'est là
que se créaient de nouvelles espèces dans une salle, à l'inté-
rieur du hall, construite selon les proportions de Fibonacci
(nombre d'or), donnant une pure flamme de prana (source de
vie, souffle vital qui nous traverse et nous anime) et de
conscience.
Selon Thot, le degré d'inclinaison de l'axe de la terre et le
degré de déplacement des pôles sont directement liés au chan-
gements de conscience de la planète.
La Lémurie est faite de plein de petites îles très proches, de
l'île d'Hawaï à l'île de Pâques. La race d'Adam et Eve a émergé
en Lémurie lors d'un déplacement de l'axe de la terre. Toutes
les îles autour de Tahiti et Moorea faisaient partie de la Lému-
rie. En Lémurie, ils ont découvert que si on fait l'amour et res-
pire d'une certaine manière, le couple et l'enfant deviennent
immortels lors de la conception de l'enfant. Aiy et Tayé créent
« l'école des mystères » Naakal où on y étudiait la résurrection
et l'ascension par le tantrisme. Il s'agit de faire l'amour de
manière inter-dimensionnelle, sans se toucher. Avant que la
Lémurie coule, les lémuriens se sont réfugiés dans la région de
Titicaca, en Amérique centrale (surtout au Mexique), et aussi
plus au Nord.
76
Au cours d'un autre déplacement de l'axe de la terre, les
Lémuriens ont disparu et il y a eu apparition de l'Atlantide. Les
êtres immortels de Lémurie se réfugièrent alors sur l'Atlantide,
sur l'île Udal. Il y eu alors des cercles d'arbres de vie tracés sur
Udal, où se sont créés des vortex d'énergie, attirant tous les
lémuriens à s'y regrouper. Deux vortex restés vides attirent
deux différentes races d'extra-terrestres : les hébreux, venant
du futur, revenus car non prêts pour une évolution supérieure,
ayant donc plus de savoir que nous, et les martiens, n'éprou-
vant aucune émotion, car ils ont le corps émotif atrophié ou
absent.
Il est possible de créer un véhicule de lumière pour se dépla-
cer dans l'espace et le temps.
Le triangle des Bermudes est un énorme champ Merkaba
artificiel crée par des martiens pour contrôler la planète deve-
nue hors de contrôle. Les bateaux sont projetés dans d'autres
dimensions. La Merkaba est un champ électromagnétique, le
plus rapide, qui tourne normalement dans le sens inverse des
aiguilles d'une montre. S'il tourne à l'opposé, le temps et l'es-
pace se déforment.
Le point où le vortex de la conscience de l'unité sort de la
terre est situé à un kilomètre et demi de la pyramide de
Khéops. C'est le tube énergétique de la terre. Dix spirales
émergent de ce tube selon la progression du nombre d'or. Une
des spirales sort près de la grande pyramide de Gizeh où est
encore construit aujourd'hui un petit bâtiment.
77
Conclusion des recherches
78
Quelque soit la fréquence émise, la fréquence exactement
similaire est attirée vers elle, expliquant que notre réalité
puisse être complètement différente suivant ce que nous
croyons, pensons, ressentons... Ce phénomène défie toutes les
autres lois. C'est pourquoi tout est possible, et que le comment
n'a pas trop d'importance. Si la pensée est assez forte, les
choses viennent. Tout est fait d'atomes (électrons en orbite
autour du noyau proton, orbite maintenue par une fréquence,
des vibrations). De la même manière que les ondes radio
passent partout (le signal passe partout et nous pouvons
l'écouter partout), l'énergie et les vibrations sont aussi là et
passent partout, même si nous ne pouvons pas les voir avec
nos yeux physiques. En fait, toutes les choses sont faites des
mêmes atomes, seule la combinaison change, la fréquence
vibratoire. Ce qui fait la différence des choses, ce sont les com-
binaisons différentes de fréquences (la fréquence vibratoire).
Tout ce que l'on voit est fait de vibrations et n'est donc en
fait rien d'autre que de l'énergie, des fréquences. Donc,
comme le cerveau est un émetteur et un récepteur de fré-
quences, nous avons la capacité de créer toute fréquence que
l'on veut avec notre cerveau et de l'émettre. Nous pouvons
émettre cette fréquence doucement ou avec une forte puis-
sance. Nous avons donc un pouvoir sur un changement de fré-
quence possible, avec notre propre vibration, et nous pouvons
la changer consciemment.
Tout est fréquences, donc tout est musique, que l'on entend
ou pas. L'océan, la mer, me l'ont bien prouvé ! J'ai mentionné
qu'en dansant, je sentais la musique toucher chaque cellule et
l'eau de mon corps. Quand je danse, je peux sentir une énergie
liquide, fluide, qui circule dans mon corps et le fait bouger en
79
parfaite harmonie avec le son. Il m'arrive souvent de danser au
son de la mer ou de l'océan, et je ressens exactement la même
sensation. Bien sûr, c'est un son que l'on entend, mais toutes
les subtilités de ses sonorités se dévoilent dans la danse. On y
découvre la richesse de fréquences. Cette même énergie que je
ressens en dansant sur de la musique est présente dans mon
corps et le bouge. C'est une sensation de bien-être intense !
80
Chapitre 10. Des phénomènes étranges
81
Il y a aussi eu à Montserrat des apparitions de soucoupes
volantes. Et lorsque je vivais là-bas, des gens se retrouvaient
tous les mardis soirs pour chercher des aliens dans le ciel.
Ma copine allemande Cori est venue me voir, elle était très
excitée. Elle avait fait de longues recherches qui l’avaient ame-
née à comprendre qu’il y avait une énorme force du mal, qui
venait sûrement d’une source extra-terrestre, qui manipulait
les gens de la terre, nous les humains, pour en faire leurs
esclaves. Ce jour-là, avec Cori, nous nous sommes plutôt
concentrées sur la possibilité extra-terrestre, vu que c'était
déjà le thème à Collbato... Nous avons donc oublié la partie
mondiale et esclavagiste car j’avoue que je ne me sentais pas
du tout concernée, vu que je me créais ma vie magique.
Cependant nous avons tout de même trouvé « par hasard » un
signe satanique peint sur le mur d'une maison abandonnée,
lors de notre balade dans la nature autour de ma maison.
Le pouvoir du mental
82
ties découvertes de notre corps. Une fille de notre petit groupe
hurlait : « Ces insectes sont très dangereux, ils apportent de
mauvaises maladies ! » Elle avait très peur et était paniquée.
Elle était en sanglots. Le soir, mes jambes ont commencé à
enfler, elles faisaient pratiquement le double de leur volume
normal. Le lendemain, j'avais de la fièvre et je me sentais vrai-
ment mal et fatiguée. J'ai continué mon voyage en allant jouer
ma musique dans différents endroits du pays. Cela a été très
difficile. Je suis rentrée en Europe épuisée et suis restée très
malade durant dix jours.
Ma mère et un ami m'ont dit d'aller à l'hôpital car j'avais l'air
trop malade. Je me suis imaginée dans une pièce aseptisée
entre les mains de docteurs, et cela m'a fait si peur que je me
suis rappelée tout ce que j'avais appris et vu. Je me suis rappe-
lée que j'étais le seul maître de mon être et que tout était pos-
sible, que tout n'était qu'énergie et qu'en fonction de la vibra-
tion émise, tout pouvait changer en un instant. J'ai alors guéri
en quelques heures...
83
Chapitre 11. Aujourd'hui en 2020. Écouter
son âme
Êtres multi-dimensionnels
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Se laisser guider par son âme
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nait dès que j'enlevais la main. Il m'a fallu m'entraîner pour
que l'action de guérison soit totalement efficace.
Toute la vie m'a prouvée qu'il y a une force invisible et
magique qui peut nous guider si on se laisser porter par elle, et
qu'elle nous protège, nous rend « invisible » si on en a besoin,
à condition bien sûr que l'on reste dans l'harmonie de la vie. Ce
qui est incroyable, malgré que j'ai expérimenté ce fait tout au
long de ma vie, c'est que je dois encore me le rappeler aujour-
d'hui pour faire des actions qui pourraient me faire peur. Je me
réjouis tout de même de l'avoir plusieurs fois réalisé ! Cela
peut prendre du temps pour changer de fausses croyances car
elles sont bien ancrées au fond de notre inconscient.
On naît, on nous dit que la vie est « comme cela » et pas
autrement, qu'il nous faut écouter les lois pour être quelqu'un
de bien, que si nous n'écoutons pas les lois nous serons punis...
Ha la la ! Comme nous avons peur de la punition ! Finalement,
aujourd'hui je réalise que seulement un petit groupe
d'hommes contrôle toute la terre... Comment cela est-il pos-
sible ? Qui a dit que ce petit groupe d'hommes est plus intelli-
gent que tous les autres hommes de la planète pour prendre
les décisions ? Comment se fait-il que tout le monde les écoute
gentiment ? Nous nous sommes complètement endormis dans
le jeu.
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Aujourd'hui beaucoup de mes amis me disent « bonjour ma-
gique » pour me dire bonjour, car je leur dis cette phrase depuis
des années, et je trouve ça merveilleux !
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« Riche de Vie » est un résumé de moments
de ma vie qui m'ont amenée à une compréhen-
sion plus large de la réalité. Dès mon enfance je
me suis sentie différente. Mes concepts et
compréhensions de la réalité étaient différents
de ceux de ma famille et du système éducatif,
et rien ne pouvait me faire aller à l'encontre de
mon instinct. La première partie de ce livre
évoque les nombreuses expériences extraordi-
naires et psychédéliques vécues sur mon chemin. De Goa en Inde
aux festivals de musique en Europe, des séances d'Ayahuasca en
Amazonie au Brésil aux études avec un guérisseur, je vous promène
dans un univers en dehors du commun.
La deuxième partie de ce livre est un petit recueil de notes prises
dans des magazines scientifiques ou spirituels, qui m'ont fait com-
prendre mes expériences vécues, leur ont donné un sens, une réali-
té. Par la lecture de ce livre, je vous invite à accéder à une vision plus
large de la réalité, à rentrer dans un univers « Riche de vie ».
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