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Rakotomanananathalie GES M2 13

Les stocks constituent souvent une part importante de la masse bilantielle d’une société et sa valorisation influe directement sur les résultats de l’entité. L’audit du cycle stock revêt alors un caractère délicat et doit faire l’objet d’une attention particulière de la part du commissaire aux comptes lors de l’approbation des états financiers du fait de son importance significative. L’intervention de l’auditeur constitue également un apport essentiel et efficace pour l’entreprise du fait que les recommandations émises par le commissaire aux comptes peuvent être exploitées afin d’optimiser sa gestion de stock.

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Rakotomanananathalie GES M2 13

Les stocks constituent souvent une part importante de la masse bilantielle d’une société et sa valorisation influe directement sur les résultats de l’entité. L’audit du cycle stock revêt alors un caractère délicat et doit faire l’objet d’une attention particulière de la part du commissaire aux comptes lors de l’approbation des états financiers du fait de son importance significative. L’intervention de l’auditeur constitue également un apport essentiel et efficace pour l’entreprise du fait que les recommandations émises par le commissaire aux comptes peuvent être exploitées afin d’optimiser sa gestion de stock.

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FACULTE DE DROIT, D’ECONOMIE, DE GESTION ET DE SOCIOLOGIE

DEPARTEMENT GESTION

Mémoire de fin d’études intitulé

Titre : REVUE DE LA PRATIQUE D’AUDIT DU CYCLE STOCKS : CAS

DE LA SOCIETE COMMERCIALE « TMS » ET DE LA SOCIETE

INDUSTRIELLE « EPM »

Pour l’obtention du Diplôme d’Etudes Supérieures Spécialisées en Audit et Contrôle

Présenté par Madame : RAKOTOMANANA Nathalie

Sous l’encadrement de :

Encadreur Pédagogique : Encadreur Professionnel :

RAKOTOSALAMA CLEMENT RATSIMANETRIMANANA Naivomahery

Expert-Comptable et Financier Expert-Comptable et Financier

Docteur en Sciences de Gestion

30 Aout 2013

Année Universitaire 2012/2013


REMERCIEMENTS

La production de ce mémoire de Diplôme d’Etudes Supérieures Spécialisées a nécessité


nombre d’efforts et de partage. Aussi, notre gratitude va-t-elle à tous ceux qui ont contribué
de près ou de loin à sa réalisation.

Je remercie Dieu pour m’avoir octroyé sa grâce, son pardon et la santé. Sans lui, ce mémoire
n’a pas pu être réalisé.

Je tiens également à adresser mes sincères remerciements à :

- Monsieur RAMANOELINA Panja, Professeur titulaire, Président de l’Université ;


- Monsieur RAKOTO David Olivaniaina, Maître de conférences, Doyen de la Faculté
de Droit, d’Economie, de Gestion et de Sociologie de l’Université d’Antananarivo ;
- Monsieur ANDRIAMASIMANANA Origène Olivier,Maître de conférences, Chef du
Département Gestion de la Faculté D.E.G.S ;
- Monsieur RAKOTOSALAMA Clément, Docteur ès Sciences de Gestion, Expert-
Comptable et Financier, encadreur pédagogique ;
- Tout le Corps Enseignant du Département Gestion ;

Par ailleurs, je tiens à remercier tout particulièrement :

Monsieur RATSIMANETRIMANANA Naivomahery, Expert-Comptable et Financier, Co-


Gérant du Cabinet APEX Audit qui s’est entièrement dévouée à l’encadrement professionnel
pour la réalisation de notre travail.

Ma reconnaissance s’adresse particulièrementà mon mari et mon fils qui m’ont encouragé
durant la préparation de ce diplôme et aussi à toute ma famille et aux amis qui m’ont soutenu
pour la finalisation de ce travail.
AVANT-PROPOS

Après l’admission au volet théorique, il est nécessaire pour chaque étudiant de réaliser un
mémoire de fin d’année d’étude afin d’obtenir le diplôme d’études supérieures spécialisées
(DESS) en Audit et Contrôle (il est à préciser que le cursus au niveau du DESS dure un an
incluant un stage minimum de six mois). Pour ce faire, une insertion dans le monde
professionnel par le biais de stages ou d’emplois est nécessaire. Le but d’une telle insertion
est de produire une étude de cas concernant un thème particulier.

Ainsi, une mission d’audit d’une société commerciale « TMS » et d’une société industrielle
« EPM », dans le cadre de notre fonction au sein du cabinet nous a permis d’élaborer le
présent ouvrage après approfondissement des recherches face aux informations recueillies.
Nous tenons à préciser que les dénominations de société « TMS » et « EPM » ont été
adoptées pour raison de confidentialité et que les chiffres inclus dans les diverses analyses
effectuées ont fait l’objet d’approximation.

Une étude de cas est généralement conçue pour développer chez les étudiants, leur capacité à
traiter des situations concrètes et/ou pour valider, à travers une application pratique, les
acquisitions théoriques et conceptuelles.

Traiter une étude de cas revient souvent à faire un diagnostic qui visera à identifier et à
formuler le ou les problèmes à résoudre par l’organisation (entreprise, association,
administration publique, etc.) Le diagnostic débouche sur les recommandations qui peuvent
être ponctuelles ou stratégiques.

Pour récapituler, l’étude de cas se résume en trois étapes : d’abord une présentation de l’étude
en s’efforçant de donner la finalité du cas, ensuite analyser le ou les problèmes, analyse qui
débouchera enfin sur une série de recommandations ou de conseils. La conclusion peut porter
sur les résultats attendus, sur les prolongements à donner aux problèmes ou sur les limites de
recommandation.

Dans son ensemble, notre travail vise à respecter cette démarche.


RESUME
Les stocks constituent souvent une part importante de la masse bilantielle d’une
société et sa valorisation influe directement sur les résultats de l’entité. L’audit du
cycle stock revêt alors un caractère délicat et doit faire l’objet d’une attention
particulière de la part du commissaire aux comptes lors de l’approbation des états
financiers du fait de son importance significative. L’intervention de l’auditeur
constitue également un apport essentiel et efficace pour l’entreprise du fait que les
recommandations émises par le commissaire aux comptes peuvent être exploitées
afin d’optimiser sa gestion de stock. Les conditions de gestion de stocks sont le plus
souvent minimisées voire oubliées par l’entreprise et la procédure d’inventaire
permanent délaisse la plupart du temps la réalisation effective de l’inventaire
physique alors que ce dernier permet de corriger les erreurs et les interférences
survenues pendant une période déterminée.

Mots clés : stocks – inventaire – contrôle interne - audit

ABSTRACT
Inventories are often an important part of the mass balance sheet of a company and
its value directly affects the performance of the entity. Then, the audit of the
inventory cycle takes a delicate and must be given special attention by the auditor
during the approval of the financial statements because of its significance. The
intervention of the auditor is also an essential and effective contribution to the
company that the recommendations made by the auditor can be exploited to
optimize inventory management. The management of inventory are often minimized
or ignored by the company and the permanent inventory method neglects most of
the time the effective execution of the physical inventory while it allows to correct
errors and interference occurred for a given period.

Keywords: stock – inventories – internal check - audit


LISTE DES ABREVIATIONS
ARB: AccountingResearch Bulletin (Bulletin de Recherche Comptable)

CMUP : Coût Moyen Unitaire Pondéré

CNVC : Conseil des normes de vérification et de certification

DEPS : Dernier Entré Dernier Sorti

FIFO : First In, First Out (premier entrée, premier sortie)

IAS : International Accounting Standards

ISA : International Standards Auditing

LIFO : Last In, First Out (dernier entrée, premier sortie)

MP : Matières premières

PCGR : Principes Comptables Généralement Reconnus

PEPS : Premier Entré Premier Sorti

PF: Produits finis

US GAAP: Generally Accepted Accounting Principle in the United States


(Principescomptablesgénéralementadmis (U.S.)).
TABLEAUX
TABLEAU I : TABLEAU DE VERIFICATION DES MARGES APPLIQUEES

TABLEAU II : FAIBLESSES ET RISQUES DU SYSTEME DE CONTROLE INTERNE


DE LA SOCIETE COMMERCIALE « TMS »

TABLEAU III : COMPOSANTES DU COÛT D’ACHAT

TABLEAU IV : COMPOSANTES DU COÛT DE REVIENT

TABLEAU V : SONDAGE DE VERIFICATION DE MATIERES PREMIERES

TABLEAU VI : TABLEAU DE VERIFICATION FAISANT RESSORTIR LES ECARTS


DE MATIERES PREMIERES

TABLEAU VII: SONDAGE DE VERIFICATION DES PRODUITS FINIS

TABLEAU VIII : TABLEAU DE VERIFICATION FAISANT RESSORTIR LES


ECARTS DE PRODUITS FINIS
SOMMAIRE
REMERCIEMENTS
AVANT-PROPOS
RESUME - ABSTRACT
LISTE DES ABREVIATIONS
LISTE DES TABLEAUX
INTRODUCTION
PREMIERE PARTIE : CONTEXTE GENERAL
Chapitre I : PRESENTATION DE L’ETUDE T INTERET GENERAL
Section 1 : Présentation générale
Section 2 : Intérêt de l’étude
Chapitre II : APPROCHE THEORIQUE ET PRATIQUE DE L’AUDIT DE STOCK
Section 1 : Démarches d’audit de stock
Section 2 : Référentiels de base
DEUXIEME PARTIE : PRATIQUE DE L’AUDIT DE STOCK
Chapitre III : Application de l’audit de stock cas de la société commerciale « TMS »
Section 1 : Description de l’existant
Section 2 : Analyse et constatations
Chapitre IV : Application de l’audit de stock cas de la société industrielle « EPM »
Section 1 : Description de l’existant
Section 2 : Analyse et constatations
TROISIEME PARTIE : RECOMMANDATIONS, RESULTATS ATTENDUS ET LIMITES
Chapitre V : Recommandations et résultats attendus pour les deux cas d’entreprises étudiées
Section 1 : Cas de la société commerciale « TMS »
Section 2 : Cas de la société industrielle « EPM»
Chapitre VI : Points clés de la vérification du cycle « stock »
Chapitre VII : Limites des recommandations et de l’approche d’audit des stocks
Section 1 : Limites des recommandations
Section 2 : Limites de l’approche d’audit des stocks
CONCLUSION
BIBLIOGRAPHIE
ANNEXE
TABLE DES MATIERES
INTRODUCTION
La mission du commissaire aux comptes, une mission légale, consiste à certifier la sincérité et
la régularité des comptes annuels qui lui sont présentés. Dans son approche, il valide, via un
certain nombre de sondages et de revues analytiques, les éléments les plus significatifs. Cette
approche lui permet de s'assurer que les comptes correspondent globalement à la réalité
économique mais ne lui permet pas d'identifier que l'ensemble des éléments figure
intégralement dans les comptes. De plus, le volume et la complexité croissante des opérations
limitent l'efficacité et l'exhaustivité des contrôles. Le commissaire aux comptes doit donc
prendre connaissance des systèmes d'information de l'entreprise afin de déceler et de limiter
les risques et de pouvoir se prononcer sur les comptes annuels de manière plus raisonnable.
Pour ce faire, l’auditeur divise les postes des états financiers en cycles : cycle immobilisation,
cycle trésorerie, cycle stocks, cycle personnel, cycle clients, cycle fournisseurs….

Dans le présent mémoire, nous étudierons le cycle « stocks ». Le stock est l'un des éléments
majeur du bon fonctionnement des entreprises de production, mais aussi de celles intervenant
dans le négoce et la distribution. Une logistique adaptée, une gestion des approvisionnements
optimale concourent au succès de la société. Pour l'auditeur légal, les stocks et les en cours de
production constituent également un enjeu lors du contrôle des compte ; la valeur des stocks,
leurs variations et les provisions afférentes sont très souvent significatives. Toute organisation
a intérêt à gérer ses stocks de la manière la plus optimale. Une gestion adaptée permet d'éviter
les vols, les ruptures de stocks et les coûts liés à des stocks trop importants et par conséquent
optimise la rentabilité. Mais une bonne gestion des stocks permet, au niveau comptable, une
évaluation des stocks nécessaire à la construction des états financiers.

L'audit du cycle « stocks » s'inscrit dans une démarche globale du Commissaire aux Comptes,
visant à s'assurer que les comptes annuels répondent aux critères qui permettent d’émettre une
opinion sur la régularité, la sincérité et de l’image fidèle des états financiers.
La justification de l’exactitude de stocks constituera probablement la plus grande difficulté
particulière rencontrée par l’auditeur qui procède à l’examen des documents financiers d’une
entreprise industrielle ou commerciale. Ils représentent une part assez importante du bilan de
l’entreprise et ont une incidence fondamentale sur la position financière aussi une influence
directe sur la détermination du résultat. Le contrôle de la valorisation des stocks s’avère donc

1
très important et une attention particulière doit être prêtée à la méthode de gestion des stocks
d’une société. Ainsi, pour assurer le bon fonctionnement du processus stockage et déceler les
anomalies ou faiblesses liées à ce processus, la plupart des entreprises font souvent recours à
leurs auditeurs internes ou externes dans le cadre de missions d'audits opérationnels. Ceci
permet de déterminer les risques liés à ce processus et de proposer des recommandations
visant à améliorer les procédures de stockages, de contrôle, et de suivi des stocks.

Partant des exigences fixées par la législation, et pour mener à bien sa mission, les auditeurs
établiront un programme de travail pour chaque poste pour servir de base à sa vérification.

A Madagascar, le PCG 2005 a été établi pour régir l’établissement des états financiers. La
conception du PCG 2005 se référencie aux normes comptables internationales (IAS/IFRS).
Par conséquent, les principes de base de ces deux référentiels comptables se convergent.
Néanmoins, l’interprétation de ces normes diffère d’un utilisateur à un autre. Concernant le
compte « stock », nous avons constaté que les points de vue se rapprochent tant au niveau de
la définition, de l’évaluation que de la valorisation. Toutefois, nous allons analyser si le
programme de vérification par l’auditeur permet de dégager des informations fiables quel que
soit le type de société auditée.

Pour ce faire, l’auditeur doit préalablement avoir une connaissance générale des stocks de la
société qu'il audite, grâce aux travaux effectués lors des exercices précédents et aux
connaissances acquises lors de l'exercice. Il doit connaître l'organisation interne des stocks,
c'est-à- dire l'organisation du service logistique, les lieux de stockage (et si des tiers
détiennent des stocks), le type d'inventaire en place (permanent, périodiques...), le niveau
normal des stocks, les modes d'approvisionnement (informations sur les fournisseurs, les flux)
et le processus de production.

L'auditeur doit également s'informer des contraintes externes telles les réglementations et des
contraintes spécifiques aux produits stockés (exemple : la péremption). Au niveau comptable,
le commissaire aux comptes a connaissance des méthodes comptables de valorisation des
stocks, soit le mode de détermination du coût de revient ou du coût standard, et des méthodes
de dépréciation, cela afin de vérifier la conformité de ces méthodes avec les principes
comptables (permanence des méthodes notamment) et la règlementation. Enfin, à part
l’inventaire physique, l'auditeur peut acquérir de l'information par une revue analytique des

2
stocks et en-cours : analyse de ratios et d'indicateurs (rotation des stocks, nombre de jours de
production...), analyse d'un état des stocks (par nature, lieu de stockage, antériorité...), et des
entretiens avec des membres de lasociété.

L’auditeur peut s'appuyer aussi sur son analyse du contrôle interne. Cette étude permet de
déceler si les risques potentiels associés au processus de production/stockage (qualité des
produits, anomalie de production, existence de débouchés des biens stockés...) font l'objet de
procédures pour être évités ou couverts (assertions d'audit : existence et évaluation) : étude
des procédures concernant la détermination des besoins de la société la qualité des stocks
(mode de conservation des stocks, contrôle qualité de la production), vérification de
l'existence et du fonctionnement de la comptabilité analytique (souvent nécessaire pour
déterminer les coûts de production, connaître les quantitéspar produit, par nature...).

L'étude du contrôle interne permet également d'avoir connaissance des procédures de suivi
des quantités stockées et de leur protection physique : autorisation et justification des
mouvements de stocks, correcte séparation des exercices et caractéristiques des inventaires,
cela afin d'éviter l'absence d'enregistrement des mouvements, les vols... Le commissaire aux
comptes s'intéressera donc particulièrement aux procédures d'inventaire, aux procédures et
systèmes d'enregistrement des entrées et sorties de stocks (existence de bons, fiabilité du
système informatique), correspondance entre bons et mouvements (éviter tout décalage entre
les exercices et tout écart de quantité).

Enfin, l'auditeur s'assure, par l'étude du contrôle interne, de l'application des politiques
comptables de valorisation et de dépréciation des stocks (assertion d'audit : évaluation), cela
afin de déterminer s'il y a risque que des procédures anormales ou générant des anomalies
affectent la valorisation et la dépréciation des stocks(l'auditeur procédera principalement par
sondage). A part cela, l’auditeur vérifie aussi les assertions suivantes afin d’assurer la fiabilité
des informations financières concernant les stocks : la réalité (les opérations et sorties en
stock se rapporte à l’entité) ; l’exhaustivité (les entrées et sorties de stocks ont été
enregistrées) ; la mesure (les stocks ont été correctement évalués) ; le cut-off (les opérations
sont enregistrées dans la bonne période) et l’existence (les stocks ne sont pas fictifs mais
existent vraiment)

3
La problématique étant de situer si la vérification du cycle « stock » effectuée par
lesauditeurs contribuerait à l’amélioration la gestion de stock de la société auditée ?

Notre étude présentera deux cas différents pour pouvoir détecter différents problèmes reliés
au cycle « stock ». D’où le choix du thèmerevue de la pratique d’audit du cycle stocks: cas
d’une société commerciale « TMS» et d’une société industrielle « EPM ».

La finalité de l’étude étant de renforcer le contrôle interne des sociétés auditées, contribuer à
l’amélioration de l’organisation et de la gestion de stock des sociétés concernées
(commerciale et industrielle) et enfin assurer la fiabilité des informations.

Pour ce faire, le recueil des informations se présente sous différentes facettes : par une prise
de connaissance du domaine à étudier : considération de l’environnement interne et externe de
la société, par la capitalisation des acquis dans les cours théoriques : la connaissance générale
en matière d’audit, des recherches au moyen des ouvrages spécialisés liés au domaine étudié
et des recherches sur internet.
Le résultat attendu de ce mémoire, s’il arrive à bon terme, est d’améliorer les procédures de
gestion des stocks et la qualité des informations sur les stocks par le biais des travaux du
commissaire aux comptes.
Cet ouvrage se présentera en trois parties :

- en première partie le contexte général incluant la description de l’étude, les parties


théoriques importantes pour le traitement des cas ;

- en deuxième partie l’analyse pratique du programme de vérification de stocks dans le


cas d’une société industrielle puis commerciale ;

- enfin la troisième partie récapitulera les problèmes décelés pour déboucher vers les
solutions et recommandations appropriée sa fin d’améliorer la gestion de stock des
sociétés concernées.

4
PREMIERE PARTIE : CONTEXTE GENERAL
Face à une mission bien précise, l’auditeur se fixe un objectif bien déterminé à atteindre.
Ainsi, le recueil de toutes les informations nécessaires est son priorité. Pour se faire, il se
documente sur les principaux points de contrôle à prendre en compte, prend connaissance des
lois, principes, référentiels relatifs à son domaine d’étude et les rassemble pour être en mesure
de traiter et de vérifier le ou les postes du bilan ou du compte de résultats de la société à
auditer. Cette première partie servira d’outil d’information pour pouvoir traiter le sujet qu’est
le stock. Ainsi, elle sera scindée en deux chapitres. Le premier chapitre mettra en évidence le
contexte général de l’étude, la description des sociétés étudiées, la spécificité du cas ainsi que
son intérêt. Le deuxième chapitre se focalisera sur l’approche théorique de l’audit de stock :
les démarches d’audit à suivre par l’auditeur lors de sa vérification et les normes de base
nécessaires pour pouvoir effectuer l’analyse.

6
CHAPITRE I: PRESENTATION DE L’ETUDE ET DESCRIPTION
DE L’EXISTANT DE LA SOCIETE « TMS » ET « EPM »

SECTION I- PRESENTATION GENERALE ET INTERET DE L’ETUDE

I- PRESENTATION DE L’ETUDE
L’ISA 200.21 énonce que l’objectif d’un audit d’états financiers est de permettre à l’auditeur
d’exprimer une opinion selon laquelle les états financiers ont été établis dans tous leurs
aspects significatifs, conformément à un référentiel comptable applicable.

L’objectif de l’auditeur est d’obtenir une assurance raisonnable que les états financiers ne
contiennent pas d’anomalies significatives. Ceci implique la réalisation de trois étapes
fondamentales :
I- une étape d’évaluation des risques d’anomalies significatives dans les états
financiers ;
II- une étape de conception et d’exécution de procédures d’audit qui répondent aux
risques estimés et réduisent les anomalies significatives dans les états financiers, à
un niveau acceptable et
III- une étape de rédaction appropriée du rapport d’audit basé sur les résultats du
travail d’audit mené.
L’ISA 3002 paragraphe 13,16 énonce que l’auditeur doit développer dans sa démarche un
programme de travail pour la mission afin de réduire le risque d’audit à un niveau faible
acceptable.
Après développement de ce programme de travail, la vérification peut alors s’opérer. Mais
comment apprécier qu’un programme de travail réponde aux attentes requises par les
normes ? Comment savoir si le programme de travail établi détectera toutes les anomalies
significatives d’une poste quelconque ? C’est sans nul doute dans la pratique que nous
pourrons tirer une conclusion. Ainsi, notre étude se focalisera sur l’analyse de la fiabilité et de
l’efficacité du programme de travail préétabli. Pour spécifier l’analyse, le cycle « stock » a été
choisi car ils se trouvent au centre du processus de création de richesse par l'entreprise tant
commerciale qu’industrielle. Le choix de l’entreprise commerciale et industrielle s’est opté

1
Normes Internationales d’audit, p.37
2
Normes Internationales d’audit, p. 96

7
sur la diversité du processus, sur la spécificité du traitement et sur la difficulté de gestion de
stock au niveau de ses entités.
La présentation se fera au moyen d’un cas concret d’une société commerciale et d’une société
industrielle. Ces cas seront traités de façon à dégager tant les points forts que les failles du
programme de travail préétabli dans le but de contribuer à une amélioration des démarches de
vérification.

II- INTERET DE L’ETUDE


La société demande le service des consultants externes pour renforcer sa gestion, son
organisation, tout cela dans le but de développer son activité et améliorer sa performance.
L’atteinte de son objectif nécessite l’adhésion inconditionnelle des membres du personnel.
Toutefois, l’habilité ou la difficulté à affronter son poste de travail dépend de l’employé en
personne et du degré de complexité du sujet. Au niveau d’une société, on peut identifier
plusieurs cycles que les employés doivent gérer : le cycle « trésorerie », le cycle « paie », le
cycle « achat », le cycle « stock » etc.

Notre étude se focalisera sur le cycle « stock » vu son importance tant dans les sociétés
commerciales qu’industrielles.

L'intérêt de cette recherche est de connaitre les fondements du cycle « stock », les essentiels à
savoir pour une bonne gestion de stock et les moyens de vérification nécessaires pour une
qualité d’information financière satisfaisante.

De l’approvisionnement vers la sortie des stocks, les employés visent à respecter le processus
de stockage, le suivi des contrôles pour maintenir un niveau de sécurité exigé en matière de
stock tout cela dans le but de rentabiliser l’activité et de favoriser l’opportunité d’atteindre un
niveau de performance visé. L’œil externe de l’auditeur contribuerait à aboutir à ces objectifs.
L’auditeur dans sa mission prendra en compte l’organisation interne de la société, le circuit
des informations afin d’évaluer les risques potentiels et apporter des recommandations
adéquates. La finalité étant d’établir des états financiers reflétant la réalité et d’assurer la
fiabilité des informations pour rassurer les utilisateurs de ces états.

8
En matière de stock, il est à préciser que l’audit d’une société diffère en fonction de sa nature
et c’est ce que nous essayerons de dégager dans cet ouvrage. Détecter les anomalies relève de
l’efficacité de l’auditeur à établir un programme de travail pertinente : un programme de
vérification dans les normes. Une bonne vérification des comptes assurera la protection du
patrimoine de l’entreprise, la fiabilité des informations fournies aux utilisateurs et une base
d’orientation stratégique pour les dirigeants. La combinaison d’une bonne analyse de contrôle
interne et d’un programme de travail minutieusement étudié nous conduira vers une bonne
gestion du cycle « stock ».

En conclusion, le commissaire aux comptes prend en charge de la vérification de l’intégralité


des états financiers. De son expérience et par son jugement professionnel, il effectue une
analyse minutieuse sur les cycles présentant des soldes significatifs. Le cycle « stock » en fait
souvent partie. Notre étude se portera sur le cycle « stock » vu son importance au sein de la
société. L’intérêt étant de situer la fiabilité des informations concernant les stocks d’une
société en fonction de sa méthode de gestion. Ainsi l’auditeur externe, après intervention,
émettra son opinion et ses recommandations.

9
Partant des législations qui régissent la tenue des comptes et des états financiers, des
vérifications s’estiment fondamentales pour s’assurer de la fiabilité des informations
financières. Ce contrôle non exhaustif est le rôle de l’auditeur dans l’exercice de ses
fonctions. Il s’assure que les états financiers présentés par la société reflètent une image fidèle
de sa situation à la fin de l’exercice. Ainsi dans ce second chapitre, nous allons voir la partie
théorique à connaître pour pouvoir procéder à la vérification du cycle « stock ». Nous
évoquerons dans un premier lieu les principes comptables de base, les objectifs de l’audit de
stock, la démarche d’audit suivi par l’auditeur lors de sa descente sur terrain, en deuxième
lieu, les normes comptables relatifs au cycle « stock » (les méthodes d’inventaires, les
méthodes de comptabilisation, les méthodes de valorisations, les différents services
concernées, …) tant au niveau national qu’au niveau international. Ces référentiels nous
serviront de référence dans notre analyse.

10
CHAPITRE II : APPROCHE THEORIQUE D’AUDIT DU CYCLE
STOCKS

Le chapitre suivant est destiné à présenter les éléments à connaître lorsqu’on effectue un audit
de stock. Avant d’accéder aux démarches c’est-à-dire les étapes à suivre pour une vérification
du cycle « stock », il est nécessaire d’avoir une notion de base sur le cycle « stock »

SECTION I- DEMARCHE D’AUDIT DE STOCK

I- Généralités sur les stocks

1-1- Définition
Selon la norme IAS 23, les stocks se présentent comme des actifs qui sont soit détenus en vue
de la vente dans le cours normal de l’activité, soit en cours de production pour une telle vente,
ou encore sous forme de matières premières ou de fournitures devant être consommées dans
le processus de production ou de prestation de services (même définition pour le PCG 2005).

En d’autres termes, il s’agit des biens ou services entrant dans le cycle d’exploitation de
l’entreprise pour être vendus en l’état ou après production ou transformation, ou pour être
consommés à la première utilisation. Ils doivent appartenir à l’entreprise, et celle-ci doit être
propriétaire au moment de l’inventaire, ce qui signifie en particulier que doivent être compris
dans les stocks les produits en cours d’acheminement ou reçus, mais dont la facture n’a pas
encore été comptabilisée, à l’inverse, doivent être exclus les produits qui ont été livrés aux
clients mais non encore facturés.

1-2- Typologie
Les stocks sont constitués par les marchandises, matières ou fournitures, produits
intermédiaires, produits résiduels, produits finis, produits en cours et les emballages, qui sont
la propriété de l’entreprise.

Les éléments qui doivent paraître dans les stocks de l’entreprise sont :

3
Normes consolidées (Journal Officiel de l’Union Européenne), p.22

11
 Les biens dont l’entreprise est propriétaire y compris ceux qui sont en consignation ou
en dépôt chez les tiers, (sauf les biens qui sont la propriété des tiers, mais qui sont en
dépôt ou en consignation chez l’entreprise).
 Les marchandises, matières et fournitures réceptionnées, mais dont la facture n’a pas
été reçue car la livraison emporte transfert de propriété.
 Les biens acquis avec clause de réserve de propriété
 Les stocks et en-cours dans le cadre des contrats à long terme.

1-3- Principes comptables de base


Il existe huit principes comptables de base mais pour l’évaluation des stocks, on considèrera
les trois principes suivants :
Indépendance des exercices
Le résultat de chaque exercice est indépendant de celui qui le précède et de celui qui le suit.
Par rapport aux stocks, le compte 603 variation de stocks est pris en compte dans les achats
consommés de l’exercice et a ainsi une incidence sur le résultat d’où la nécessité de les
rattacher à leurs exercices correspondants.

Principe de prudence

Les actifs et les produits ne doivent pas être surévalués et les passifs et les charges ne doivent
pas être sous-évalués. Toutefois, l’application du principe de prudence ne doit pas conduire à
la création de réserves occultes ou de provisions excessives.

Principe de permanence des méthodes

La cohérence et la comparabilité des informations comptables au cours des périodes


successives impliquent une permanence dans l’application des règles et procédures relatives à
l’évaluation des éléments et à la présentation des informations. La base d’évaluation des
stocks doit être constante et indiquée dans les états financiers car tout changement de méthode
de valorisation se traduira par une majoration ou une minoration exceptionnelle du résultat de
l’exercice.

Outre ces principes les informations comptables doivent posséder les caractéristiques
qualitatives suivantes : la fiabilité, la pertinence, la significativité et la comparabilité. Les
conventions comptables de base : convention de l’entité, convention de l’unité monétaire,

12
la comptabilité d’exercice et la continuité de l’exploitation, doivent également être pris en
compte

1-4- Base d’évaluation des stocks


La méthode retenue pour l’évaluation des stocks a une incidence directe sur le montant du
résultat d’exploitation de l’entreprise. Les mouvements de stocks de marchandises, de
matières premières et de matières consommables peuvent être chiffrés en adoptant l’un ou
l’autre des procédés suivant :

- FIFO : Le premier entre premier sorti laisse subsister un stock final évalue au cout le
plus élevé d’où majoration des stocks de clôture et minoration de résultat.

- LIFO: La dernière entrée dernière sortie produit un effet inverse: les stocks de clôture
sontchiffrés au coût le plus faible et le résultat est majoré.

- CMUP: Les mouvements sont chiffres au prix de revient moyen pondéré ce qui
atténue les variations des couts d’achat et tend à éviter les distorsions du résultat.

- Coût standard : Le stock est chiffré à un coût prédéterminé. Si l’écart avec la réalité
n’est pas trop grand, le résultat ne subit pas de distorsion sensible.

- Cours du jour : La méthode est retenue en présence de matières avec une variation de
cours rapide (étain, cuivre, métaux précieux), c’est-à-dire réévaluer les stocks à
chaque fluctuation de leur prix sur le marché. Le résultat accuse ainsi des pertes ou des
profits exceptionnels.

- Prix de vente réduit du taux de marque : La méthode est adoptée par les grands
magasins pour qui, eu égard des méthodes précédentes serait trop compliquées ou trop
coûteuse. On essaie de cette façon de se rapprocher du coût historique et de dégager
un résultat normal.

13
II - Définitions et objectifs d’audit de stock

2-1 Définition d’audit


L’audit est une démarche spécifique d’investigation et d’évaluation à partir d’un référentiel,
incluant un diagnostic et conduisant éventuellement à des recommandations. L’audit est une
démarche d’observation, d’analyse et d’interprétation ».

2-2 Objectifs d’audit de stock


Une mission d’audit des états financiers a pour objectif de permettre à l’auditeur d’exprimer
une opinion selon laquelle les états financiers ont été établis, dans tous leurs aspects
significatifs, conformément à un référentiel comptable identifié.

L’audit de stocks a pour objectifs de :

 Etablir la crédibilité des documents comptables


 S’assurer de la vraisemblance des soldes comptables
 Examiner la séparation des exercices au niveau des opérations enregistrées
 Etablir l’existence physique du stock et la vraisemblance des chiffres des quantités en
inventaire établis par le client
 Déterminer que les éléments en stock ont été correctement évalués, en accord avec une
méthode acceptable qui a été appliquée de manière continue
 Déterminer que les opérations administratives (transcriptions, calculs de valorisation
et totalisations) ont été accomplies avec une précision suffisante.

Pour se forger une opinion, l’auditeur rassemble des éléments probants nécessaires pour tirer
des conclusions sur lesquelles se fonde son opinion.
L’opinion de l’auditeur renforce la crédibilité des états financiers, en fournissant une
assurance élevée, mais non absolue. L’assurance absolue en audit ne peut exister, en raison de
nombreux facteurs, tels que le recours au jugement, l’utilisation de technique des sondages,
les limites inhérentes à tout système comptable et de contrôle interne, le fait que la plupart des
informations probantes à la disposition de l’auditeur conduisent, par nature, davantage à des
déductions qu’à des certitudes».

14
2-3 Préalable pour la vérification
Une prise de connaissance générale complète et mis à jour des informations à caractère
permanent collectées, soit lors de la mise en place de la mission de l’exercice, soit lors des
contrôles mises en œuvre au cours des exercices précédents doit se faire. Elle porte sur les
opérations, l’environnement externe, l’organisation interne et les méthodes de principes
comptables de l’entité contrôlée.

Les opérations

L’auditeur doit prendre connaissance :

des opérations de production, et en particulier des différents stades de la production,


de la durée des cycles de production, des difficultés de production rencontrées, etc.

des circuits d’approvisionnements de matières premières, marchandises, matières


consommables, pièces de rechanges, etc.

des niveaux de stocks et en-cours de production généralement détenus par


l’entreprise ;

des détentions de stocks pour le compte de tiers ;

du mode de suivi des quantités (inventaires permanents, intermittents, périodicité des


inventaires physiques…) ;

des lieux de stockage (emplacement géographique des magasins).

L’environnement externe

L’auditeur doit s’informer des réglementations spécifiques susceptibles de s’appliquer


aux stocks de l’entreprise (produits dangereux, ainsi que des contraintes particulières de
stockage (produits susceptibles de vol, péremption, d’un conditionnement spécifique, etc).

L’organisation interne

L’auditeur s’intéresse à l’organisation mise en place et notamment aux différents


services intervenant dans les opérations relatives au traitement des stocks, à leur attribution
respective et à leur place dans l’organisation générale de l’entreprise. Pour le cycle des
« stocks et en-cours de production », les services concernés comprennent généralement : les
magasins de stockage, le service réception, le service expédition, le service gardiennage.

15
Méthodes et principes comptables

L’auditeur prend connaissance :

Des méthodes de valorisation des stocks et encours, et notamment de la formation des


coûts de revient et du mode de prise en compte des écarts d’incorporation lorsque
l’entreprise utilise des prix standards ;

Des méthodes retenues pour la dépréciation des stocks.

2-4 Démarches d’audit

2.4.1- Prise de connaissance de l’entité


En matière d'audits de stock, l'auditeur doit avoir une connaissance de : la nature des produits
stockés, les instructions de prises d'inventaires, la nature des systèmes comptables et de
contrôles internes en matière de stocks, méthodes d'évaluation et de valorisation des stocks.

2.4.2- Contrôle interne


Le contrôle interne est l’ensemble des mesures d’autocontrôle comptables ou autres que la
direction définit, applique et surveille sous sa responsabilité afin d’assurer la maîtrise du
patrimoine de l’entreprise et de ses opérations.

L’analyse du système de contrôle interne des stocks doit permettre de s’assurer de :

 L’exhaustivité du traitement des mouvements


 La séparation suffisante des fonctions
 La bonne évaluation des stocks
 L’appartenance des stocks à l’entreprise
 La protection des valeurs stockées.

2.4.3- Inventaire physique

a) L’importance de l’inventaire physique


L’inventaire physique permet de s’assurer de la réalité et de l’exhaustivité des quantités en
stock.

16
Il ne permet pas de valider la valorisation mais participe au processus de validation de la
dépréciation.

b) L’obligation de l’inventaire
Il permet de satisfaire aux obligations légales en matière comptable, fiscale et du droit des
sociétés, et également de mieux saisir la réalité des opérations qui se trouvent derrière les
chiffres et assure une meilleure compréhension des enregistrements comptables.
L'entreprise est tenue de contrôler par inventaire, au moins une fois tous les douze mois,
l'existence et la valeur des éléments actifs et passifs de son patrimoine.
En conséquence, l'obligation posée par la loi porte sur la périodicité de l'inventaire physique
et non sur sa date.

Lorsque l'entreprise n'a pas mis en place un système d'inventaire permanent, l'inventaire doit
normalement être réalisé à la date de clôture. Toutefois, il est admis que l'inventaire puisse
être réalisé, pour des raisons pratiques, quelques jours avant ou après la date de clôture de
l'exercice. Dans ce cas, il appartient à l'entreprise de recenser précisément les mouvements de
ses stocks entre les dates d'inventaire et de clôture afin de déterminer le niveau de ceux-ci à la
date de clôture.

2.4.4- Contrôle des comptes

a) Objectifs
Le contrôle des comptes de stock a pour objectifs de :
S'assurer que ces produits sont évalués au plus bas du prix de revient ou de la valeur du
marché.
S'assurer que les différences constatées entre l'inventaire permanent d'une part et l'inventaire
physique d'autre part, ont été expliquées, portées à l'attention de la Direction et ajustées dans
les comptes du grand livre, dans l'inventaire permanent et sur les fiches de stocks.

b) Valorisation de l’inventaire
Les stocks doivent être évalués au plus faible du coût et de la valeur nette de réalisation. La
fixation de prix applicables aux quantités d’articles de l’inventaire résultant du comptage
physique est usuellement désignée comme la « valorisation » de l’inventaire.

17
 Détermination du prix de revient

Le premier chiffre à déterminer sera usuellement le prix de revient, et l’auditeur doit s’assurer
que les chiffres de coût résultent d’une méthode acceptable qui a été appliquée de manière
constante.

La première opération de l’auditeur est d’examiner quelle méthode de détermination des coûts
a été utilisée, c’est-à-dire FIFO, CMUP, LIFO… et si les achats sont enregistrés au prix total
de facturation ou nets d’escompte.

Si la méthode utilisée en valorisant l’inventaire de l’exercice examiné diffère de celle qui a été
utilisée pour l’inventaire précédent, ce fait important doit être noté.

 Utilisation du prix du marché

Après que les chiffres de coût ont été déterminés, l’attention doit se porter sur l’utilisation
éventuelle de prix de marché, s’ils sont inférieurs au coût.

L’emploi du prix de revient pour valoriser les inventaires doit être abandonné quand l’utilité
des marchandises n’apparaît plus aussi grande que leur prix de revient. Quand il y a des
indications que l’utilité des marchandises, lors de leur cession dans le cadre des opérations
ordinaires de l’entreprise, sera inférieure au prix de revient, soit du fait de détérioration
physique, de vieillissement, de changement dans le niveau des prix, ou pour toute autre cause,
la différence doit être constatée comme une perte de la période. Cela est généralement réalisé
en présentant de telles marchandises à une valeur moindre communément désignée comme
celle du marché.

La règle du prix de revient ou du prix du marché en retenant celui qui est le plus bas, est
destinée à fournir un moyen de mesurer l’utilité résiduelle d’un élément en inventaire.

L’application du prix de marché témoigne de la conformité au principe de prudence.

Ainsi, l’examen de l’auditeur en ce qui concerne la valorisation de l’inventaire sera


ordinairement limité à un examen des méthodes du client, couplé avec des tests suffisants
pour assurer l’auditeur que les méthodes indiquées par le client sont effectivement en usage.
Ces tests concernent les montants figurant sur les documents utilisés pour déterminer le
montant des écritures à passer au Grand Livre, au titre des inventaires et du coût des ventes.
C’est seulement quand l’auditeur jugera qu’il dispose de bases insuffisantes pour accepter les

18
déclarations du client, qu’il entreprendra de faire une vérification extensive de la valorisation
de l’inventaire.

c) La revue analytique
• Rapprocher les feuilles d'inventaire physique des stocks MP et PF avec l’état des
stocks et la comptabilité
Dans ce test on :
 Examine les différences significatives entre l'état des stocks et les comptages, ensuite
on devrait obtenir des justifications sur les écarts
 Vérifie que l'état de synthèse de l'inventaire reprend l'ensemble des feuilles de
comptages et des confirmations des tiers détenant des stocks de l’entreprise

• Vérification de la valorisation des stocks : coûts d’achat et celui de production


Les matières premières sont valorisées à leur coût d’achat tandis que les produits finis ou
semi-finis sont valorisés à leur coût de production qui est composé des :
- Coûts d'acquisition des matières et fournitures utilisées.
- Charges directes de production telles que les charges de personnel, les services
extérieurs, les amortissements.
- Charges indirectes raisonnablement rattachées à la production de l'élément, sauf les
dépenses d'administration générale, les frais de recherche et développement et les frais
financiers.

• Vérification par test de vraisemblance de l’égalité entre les stocks initiaux plus les
achats de la période par rapport aux stocks finaux et du coût d’achat des marchandises
vendues.
Stocks initiaux + Achats = Stocks finaux + Coût d’achat des marchandises vendues

• L’appréciation des provisions nécessaires liées à la dépréciation des stocks :


On doit enregistrer des provisions pour dépréciation des stocks en raison de la nature des
produits qui sont périssables et qui ne trouvent plus de débouchés même après une longue
durée.

19
2.4.5- La phase de conclusion de la mission d’audit
Cette phase exige une grande faculté de synthèse et une aptitude certaines à la rédaction.
L’auditeur va élaborer et présenter son produit après avoir rassembler les éléments de sa
récolte. Dans cette phase, l’auditeur exprime une opinion et certifie ou non la sincérité, la
régularité et la fiabilité des informations financières ;il informe aussi l’entreprise des erreurs
et les corrections éventuelles de ces anomalies, il peut également proposer des améliorations.

SECTION II- REFERENTIELS


Dans cette section, nous essayerons de mettre en exergue différentes normes relatives au
stock : le PCG 2005, normes IAS, normes américaines et les normes canadiennes. Ces normes
nous servirons de base pour la deuxième partie consacrée à l’analyse de cas.

I- Plan comptable général 2005

1-1- Evaluation
Les stocks doivent être évalués au plus faible du coût et de la valeur nette de réalisation.La
valeur nette de réalisation est le prix de vente estimé dans le cours normal de l’activité,
diminué des coûts estimés pour l’achèvement des coûts estimés nécessaires pour réaliser la
vente.
Les stocks4 sont comptabilisés aux coûts encourus pour les amener à l’endroit et dans l’état où
ils se trouvent.
Les coûts que l’on utilise peuvent être soit des coûts réels, soit des coûts standards
régulièrement révisés en fonction des coûts réels.

1-2- Inventaire
En vertu du principe de prudence, à la clôture de chaque période, l’entité devra effectuer une
revue des articles en stock et comparer les coûts avec la valeur nette de réalisation. La valeur
du stock sera ajustée à celle de la valeur nette de réalisation au cas où celle-ci est inférieure au
coût. La différence sera comptabilisée en charge comme dotation pour perte de valeur sur
stocks et en cours (avec contrepartie le compte 39. et ses subdivisions).

4
Guide annoté PCG 2005, p.60

20
Les pertes de valeur sur stocks sont déterminées article par article ou, dans le cas d’actifs
fongibles (interchangeables), catégorie par catégorie. Les pertes de valeur seront réajustées à
la fin de chaque période.

Les méthodes d’évaluation recommandées par le Plan Comptable Général 2005 sont comme
suit :
Biens identifiables Coût distinct d’entrée (article par article)
Biens Interchangeables Premier entrée, premier sorti (PEPS/FIFO)
Coût unitaire moyen pondéré (CUMP)

1-3- Comptabilisation
Le choix entre inventaire permanent et inventaire intermittent relève d’une décision de
gestion.
Méthode de l’inventaire intermittent : dans cette organisation comptable, c’est seulement en
fin de période que sont inscrits dans les comptes de la comptabilité générale les existants
chiffrés en valeur.
Comptabilisation des variations de stocks : on procède à l’annulation des stocks initiaux
(603 Variation de stocks / 3 Stock (31 : matières premières ; 32 : autres approvisionnements ;
37 : marchandises) pour annulation du stock initial) et constatation des stocks finaux (3 Stock
/ 603 Variation de stocks pour constatation du stock final).

Comptabilisation des provisions pour dépréciation des stocks : on annulation les


provisions sur stocks initiaux et on constate des provisions sur stocks finaux.

La variation des stocks est :

- positive en cas d’augmentation des stocks (SF>SI) négative en cas de diminution de


stocks (SF<SI)

Méthode de l’inventaire permanent


• En cours de l’exercice :
- les achats sont enregistrés dans les comptes de charges respectives ;
- les comptes de stock sont mouvementés par la contrepartie du compte « 603 :
Variation de stock ». Les comptes de stocks sont donc mouvementés simultanément
avec les mouvements physiques des articles en stock. Ils sont débités pour les entrées
en magasin et crédités pour les sorties.
21
60. Achats consommés/401 ou 5.. Fournisseurs ou comptes de trésorerie
31, 32, 37 Stocks / 603 Variation de stock (entrées en stock)
603 Variation de stock / 32, 32, 37 Stocks (sorties de stock)

• A la clôture de la période
Comptabilisation des éventuels écarts, négatifs ou positifs, entre le stock physique (obtenus à
partir des états extracomptable) et celui théorique dans le débit ou le crédit des comptes 31, 32
et 37. Le stock théorique doit être ramené au stock constaté c'est-à-dire à l’existant.
603 Variation de stock / 31, 32, 37 Stocks si écart négatif (Théorique supérieur au stock
physique) ;
31, 32, 37 Stocks / 603 Variation de stock si écart positif (Théorique inférieur au stock
physique)

N.B. Il faut noter que le compte « 603 : variation de stock » est utilisé pour les produits
achetés. C’est le compte « 71. Production stocké ou déstockage » qui sera utilisé dans le cas
des produits fabriqués.

Pertes de valeur
Les pertes de valeur sont comptabilisées selon le schéma d’écriture suivant :
685 Dotations – actifs courants X
39 Pertes de valeur sur stocks et en cours X

22
II - Norme comptable internationale relatif au stock : IAS 2

2-1- Objectifs
L’objectif de la présente norme est de prescrire le traitement comptable des stocks. Une des
questions fondamentales de la comptabilisation des stocks est celle du montant des coûts à
comptabiliser en tant qu’actif et à différer jusqu’à la comptabilisation des produits
correspondants. La présente norme donne des commentaires sur la détermination du coût et sa
comptabilisation ultérieure en charges, y compris toute dépréciation jusqu’à la valeur nette de
réalisation.
Elle donne également des commentaires sur les méthodes de détermination du coût qui sont
utilisées pour imputer les coûts aux stocks.

2-2- Champs d’application


La norme IAS 2 s’applique à tous les stocks, sauf:
- aux travaux en cours générés par des contrats de construction, y compris les contrats
directement connexes de fourniture de services (voir IAS 11 Contrats de
construction);
- aux instruments financiers (voir IAS 32 Instruments financiers: présentation et IAS
39 Instruments financiers: comptabilisation et évaluation); et
- aux actifs biologiques relatifs à l’activité agricole et à la production agricole au
moment de la récolte (voir IAS 41 Agriculture);

2-3- Evaluation
Les stocks doivent être évalués au plus faible du coût et de la valeur nette de réalisation.
Le coût des stocks doit comprendre tous les coûts d’acquisition, coûts de transformation et
autres coûts encourus pour amener les stocks à l’endroit et dans l’état où ils se trouvent.
Les coûts d’acquisition des stocks comprennent le prix d’achat, les droits de douane et autres
taxes autres que les taxes ultérieurement récupérables par l’entité auprès des administrations
fiscales), ainsi que les frais de transport, de manutention et autres coûts directement
attribuables à l’acquisition des produits finis, des matières premières et des services.
Les rabais commerciaux, remises et autres éléments similaires sont déduits pour déterminer
les coûts d’acquisition.

23
Les éléments de stocks identifiables (stocks non fongibles, approvisionnements spécifiques à
une commande et stocks gérés par lots) sont évalués à leur coût individuel ou réel. Le coût des
éléments de stocks interchangeables (fongibles) doit être déterminé en utilisant la méthode du
coût moyen pondéré ou la méthode du premier entré premier sorti (FIFO) selon celle qui
permet le meilleur rattachement des charges aux produits. La méthode du dernier entrée,
premier sorti (LIFO).n’est plus permis.

Formule du coût réel ou individuel

Les éléments de stocks qui ne sont pas ordinairement fongibles et les produits fabriqués et
services affectés à des projets spécifiques font l'objet d'une identification spécifique de leurs
coûts individuels déterminés article par article ou catégorie par catégorie. Dans ce cas, c'est la
méthode du coût individuel qui est pratiquée et qui conduit à déterminer les coûts spécifiques
imputables aux éléments ou catégories d'éléments existants en stock.

Formule du coût moyen pondéré

La méthode du coût moyen pondéré conduit à déterminer le coût des stocks comme étant la
moyenne pondérée du coût des éléments existants en début de période et du coût des éléments
achetés ou produits au cours de la période. Le coût moyen pondéré est normalement calculé à
chaque nouvelle réception (coût moyen pondéré mobile). Il peut être calculé une seule fois en
fin d'exercice ou périodiquement en cours d'année, selon les conditions particulières de
l'entreprise.

Formule du PEPS ou FIFO

La méthode du premier entré, premier sorti conduit à affecter aux éléments de stock vendus
ou consommés le coût des plus anciens éléments en stock.

Par conséquent, le coût des stocks à la clôture de l'exercice correspond à celui des plus
récents articles achetés ou produits.

Décote directe

Pour les activités commerciales, il peut être approprié d'évaluer les stocks à la valeur de
réalisation nette, réduite de la marge bénéficiaire normale.

24
Soit la formule :

+ Prix de vente hors taxe effectivement pratiqué


- Marge bénéficiaire normale totale

= Coût des stocks selon la méthode de la décote directe dans le commerce

Formules de secours

(1) Stocks d'approvisionnement

Lorsqu'il n'est pas possible de déterminer leur coût d'acquisition, les stocks sont évalués :

a) soit au coût d'acquisition de biens équivalents constaté ou estimé à la date la plus proche
de l'acquisition,

b) soit à la valeur de réalisation nette, réduite de la marge bénéficiaire normale,

c) soit au coût standard dans la mesure où le coût global standard des stocks ne s'écarte pas
de manière significative du coût global réel des stocks pendant la période considérée.

(2) Stocks de produits

Lorsqu'il n'est pas possible de déterminer le coût de production réel, les stocks de produits
sont évalués :

• soit au coût de production de biens équivalents constaté ou estimé à la date la plus proche
de la production,

• soit à la valeur de réalisation nette réduite de la marge bénéficiaire normale,

• les produits résiduels, notamment les déchets et sous-produits, sont évalués à leur valeur
de réalisation nette ; cette valeur est déduite du coût de production du produit principal,

• les coûts de production peuvent être déterminés sur la base de coût standard dans la
mesure où le coût global standard des stocks ne s'écarte pas de manière significative du coût
global réel des stocks pendant la période considérée.

Sont exclus du coût des stocks :


- Les montants anormaux de déchets de fabrication, de main d’œuvre ou d’autres coûts
de production ;
- Les coûts de stockage, à moins que ces coûts soient nécessaires au processus de
production préalable à une nouvelle étape de production ;

25
- Les frais généraux administratifs qui ne contribuent pas à mettre les stocks à l’endroit
et dans l’état où ils se trouvent ;
- Les frais de commercialisation.

2-4- Comptabilisation
L'enregistrement des quantités entrées et des quantités sorties ne présente généralement pas de
difficultés. La constatation des valeurs d'entrée et des valeurs de sortie est effectuée suivant
les modalités suivantes :

Valeur des entrées en stocks : Au regard de l'inventaire permanent tenu pour une période de
calcul déterminée, les entrées sont représentées par les reports de stocks provenant de la
période antérieure et par les entrées en stock réalisées au cours de la période. La valeur des
stocks reportés est celle qui figurait aux comptes d'inventaire permanent à la clôture de la
période antérieure.

En ce qui concerne les entrées réalisées au cours de la période, les valeurs à retenir sont :

- pour les marchandises, matières et emballages commerciaux achetés : le "coût d'achat"


représentant tout ce qu'ont coûté les marchandises et les matières mises en stocks
jusqu'au moment où la mise en stocks est réalisée, c'est-à-dire le montant figurant sur
les factures d'achat majoré de tous les frais d'achat et éventuellement des frais
d'approvisionnement incorporables ;

- pour les produits intermédiaires, les produits finis et les emballages commerciaux créés
ou transformés par l'entreprise : le "coût de production", c'est-à-dire la somme du coût
d'achat des matières, fournitures et services consommés et des autres coûts engagés
par l'entreprise au cours des opérations de production ;

- pour les produits résiduels : le cours du marché (pour les produits résiduels qui ont un
marché) ou la valeur probable de réalisation (pour les produits résiduels qui n'ont pas
de marché), nets des frais restant à supporter pour parvenir à réalisation.

26
Valeur des sorties de stocks : La valeur des sorties de stocks constatées au cours d'une
période déterminée est, généralement, obtenue en appliquant la méthode "première entrée -
première sortie" ou la méthode du coût moyen pondéré.

Dans la méthode d'inventaire permanent, les produits achetés ou fabriqués sont portés dans
les comptes de stocks au moment de leur acquisition ou de leur production. Leurs sorties pour
être utilisés dans la production ou pour être vendus constituent des charges de l'exercice et
sont portées, de ce fait, dans l'état de résultat.

A l'exception des productions en cours dont le montant résulte directement des comptes de
coûts, tous les autres éléments de stocks peuvent aisément faire l'objet de comptes d'inventaire
permanent.

Dans la méthode d'inventaire intermittent, tous les achats sont considérés provisoirement
comme des charges de l'exercice et les stocks sont déterminés de manière extracomptable à la
date de l'arrêté de la situation comptable et portés, après valorisation, dans les comptes de
situation et de résultat. Les stocks correspondent ainsi aux charges préalablement
comptabilisées et non consommées à la date d'arrêté de la situation comptable.

Lorsque les stocks sont vendus, la valeur comptable de ces stocks doit être comptabilisée en
charges de la période au cours de laquelle les produits correspondants sont comptabilisés.

Le montant de toute dépréciation de stocks pour les ramener à leur valeur nette de réalisation
et toutes les pertes de stocks doivent être comptabilisées en charge de la période au cours de
laquelle la dépréciation ou la perte se produit ;

Le montant de toute reprise d’une dépréciation des stocks résultant d’une augmentation de la
valeur de réalisation doit être comptabilisé comme une réduction du montant des stocks
comptabilisé en charges dans la période au cours de laquelle la reprise intervient.

2-5- Informations à fournir


Les états financiers doivent notamment indiquer :
- Les méthodes comptables adoptées pour évaluer les stocks ;
- La valeur comptable totale des stocks et la valeur comptable appropriées à l’’entité ;
- Le montant des stocks comptabilisés en charges dans la période ;
27
- Le montant de toute dépréciation des stocks comptabilisée en charge de la période ;
- Le montant de toute reprise de dépréciation comptabilisé en réduction de la valeur de
stocks comptabilisés en charges de la période ;
- Les circonstances ou évènements ayant conduit à la reprise de dépréciation des stocks.

III - Norme américaine (US GAAP) sur le stock : ARB 43


Il est à préciser que les normes américaines établies par le FASB (Financial Accounting
Standards Board) sont des normes fondées sur des règles uniformes et non sur des principes.
Ce qui les différencie des normes comptables internationales. Une norme fondée sur les règles
ne signifie pas que les normalisateurs n’ont pas utilisé des principes pour les établir mais que
les règles jouent un rôle majeur dans l’application de la norme.

3-1- Objectif

Le principal objectif de la comptabilité des stocks est la détermination correcte de leur valeur
en tant que produit et ce, à travers le processus d’affectation de coûts appropriés
correspondant.

3-2- Champs d’application


Sont inclus dans les stocks :
- les marchandises ; les matières premières, les produits en cours et les produits finis.
- Les marchandises en transit peuvent être considérées comme des stocks de l’entreprise
mais sa propriété dépend du contrat de transport.

(FOB lieu d’embarquement : transfert de propriété lorsque les marchandises quittent le lieu
d’embarquement donc les marchandises en transit sont la propriété de l'acheteur ;
FOB destination : transfert de propriété lorsque les marchandises arrivent à destination).

Sont exclus:
Les produits consignés car ils représentent la propriété du fournisseur même s'ils sont
physiquement à l'emplacement du consignataire.

28
3-3- Evaluation

Le PCGR (Plan Comptable Généralement Reconnu) américains exigent que les stocks soient
comptabilisés au plus faible du coût et de la valeur de marché (coût de remplacement actuel).
Si la valeur de réalisation nette (NRV) est plus faible que le coût de remplacement actuel, la
valeur du marché sera la valeur nette de remplacement. Le coût de remplacement actuel
s’obtient par la différence de la valeur nette de réalisation et de la marge bénéficiaire normale.
La méthode du prix de détail est une technique acceptable pour évaluer le coût des stocks,
lorsqu’elle donne des résultats proches du coût.
Les stocks sont évalués initialement à leur coût (les coûts incluent tous les coûts encourus
pour amener les marchandises à la condition et le lieu de stockage actuel)
Si les coûts d'achat changent avec le temps pour des produits identiques, les coûts des stocks
de marchandises vendu ou restant variera selon l’estimation de vente en premier des articles.
La norme précise qu’il n’est pas exceptionnel qu’une entreprise emploie plus d’une méthode
pour évaluer ses stocks.

3-4- Comptabilisation
Pas de méthode imposée. Il faut choisir la méthode qui fournit la meilleure information.
On inscrit dans les stocks toutes les charges qui s’y rapportent dont les coûts de manutention,
les salaires des manutentionnaires de l’entrepôt, le loyer de l’entrepôt.

3-5- Informations à fournir


Les états financiers doivent indiquer :
- Les méthodes comptables d’évaluation des stocks ;
- Le montant de toute dépréciation des stocks comptabilisée en charge de la période ;
- Le montant de toute reprise de dépréciation comptabilisé en réduction de la valeur de
stocks comptabilisés en charges de la période ;
- Les circonstances ou événements ayant conduit à la reprise de dépréciation des stocks.

29
IV - Norme d’audit sur le stock : ISA 5015

4-1- Objectifs
L’objectif de l’auditeur est d’obtenir des éléments probants suffisants et appropriés
concernant :
a) l’existence et l’état des stocks;
b) la présentation et la communication d’informations sectorielles conformément au
référentiel d’information financière applicable.

4-2- Champs d’application


La présente norme internationale d’audit (ISA) traite des considérations particulières prises en
compte par l’auditeur pour obtenir des éléments probants suffisants et appropriés,
conformément à la norme ISA 5006 et aux autres normes internationales d’audit pertinentes,
en ce qui concerne certains aspects des stocks auxquels l’entité est partie et des informations
sectorielles, dans le cadre d’un audit d’états financiers.

4-3- Exigences
Si les stocks sont significatifs au regard des états financiers, l’auditeur doit obtenir des
éléments probants suffisants et appropriés concernant leur existence et leur état :

a) en étant présent à la prise d’inventaire physique des stocks, à moins que cela ne soit pas
faisable en pratique, afin :
- d’évaluer les instructions et les procédures établies par la direction pour l’enregistrement et
le contrôle des résultats de la prise d’inventaire physique de l’entité,
- d’observer l’application des procédures de comptage établies par la direction,
- d’inspecter les stocks,
- d’effectuer des comptages par sondages;

b) en soumettant les comptes de stocks définitifs de l’entité à des procédures d’audit pour
déterminer s’ils reflètent avec exactitude les résultats réels du comptage des stocks.
Si la prise d’inventaire physique se fait à une date autre que la date de clôture, l’auditeur doit,
mettre en œuvre des procédures d’audit pour obtenir des éléments probants attestant que les
variations des stocks entre la date du comptage et la date de clôture ont été correctement
enregistrées.

5
Normes internationales d’audit, p.146
6
Normes internationales d’audit, p.140
30
Si, en raison de circonstances imprévues, l’auditeur ne peut pas être présent à la prise
d’inventaire physique, il doit effectuer ou observer des comptages à une autre date, et mettre
en œuvre des procédures d’audit pour vérifier les mouvements de stocks survenus entre les
deux dates.

S’il n’est pas faisable en pratique d’être présent à la prise d’inventaire physique, l’auditeur
doit mettre en œuvre des procédures d’audit de remplacement pour obtenir des éléments
probants suffisants et appropriés concernant l’existence et l’état des stocks.

4-4- Modalités d’application

4.4.1- Présence à la prise d’inventaire physique

La direction établit habituellement des procédures pour le comptage des stocks au moins une
fois par an, afin que les résultats de ce comptage servent de base pour la préparation des états
financiers et, le cas échéant, permettent de vérifier la fiabilité du système d’inventaire
permanent de l’entité.
La présence à la prise d’inventaire physique implique :
• d’inspecter les stocks pour s’assurer de leur existence et en évaluer l’état, et de vérifier les
comptages au moyen de sondages;
• d’observer la conformité aux instructions de la direction et l’application des procédures
d’enregistrement et de contrôle des résultats de la prise d’inventaire physique;
• d’obtenir des éléments probants concernant la fiabilité des procédures de comptage établies
par la direction.

Ces procédures peuvent servir de tests des contrôles ou de procédures de corroboration, selon
l’évaluation des risques faite par l’auditeur, la stratégie prévue et les procédures spécifiques
mises en œuvre.

4.4.2- Observation de l’application des procédures de comptage


établies par la direction

L’observation de l’application des procédures de comptage établies par la direction, par


exemple celles concernant le contrôle des mouvements de stocks avant, pendant et après le
comptage, aide l’auditeur à obtenir des éléments probants attestant que les instructions et les
procédures de comptage établies par la direction sont adéquatement conçues et mises en

31
place. En outre, l’auditeur peut obtenir des copies des informations relatives à la séparation
des exercices, par exemple le détail des mouvements de stocks, pour faciliter ultérieurement la
mise en œuvre de procédures d’audit en vue de vérifier le traitement comptable de ces
mouvements.

4.4.3- Inspection des stocks

L’inspection des stocks lors de la prise d’inventaire physique aide l’auditeur à s’assurer de
leur existence et à identifier, par exemple, les stocks obsolètes, endommagés ou vieillissants.

4.4.4- Exécution des comptages par sondages

Les comptages par sondages, qui consistent entre autres à sélectionner des éléments sur les
feuilles de comptage de la direction et à s’assurer qu’ils existent bien physiquement, et à
sélectionner des éléments sur les aires de stockage et à s’assurer qu’ils sont correctement
recensés sur les feuilles de comptage de la direction, fournissent des éléments probants quant
à l’exhaustivité et à l’exactitude du contenu de ces feuilles.
Outre la consignation des résultats des comptages par sondages de l’auditeur, l’obtention de
copies des feuilles de comptage de la direction, dûment remplies, aide l’auditeur à mettre
ultérieurement en œuvre des procédures d’audit lui permettant de déterminer si les comptes
de stocks définitifs de l’entité reflètent avec exactitude les résultats réels du comptage des
stocks.

Prise d’inventaire physique à une date autre que la date de clôture

Pour des raisons d’ordre pratique, la prise d’inventaire physique peut être effectuée à une date
ou à des dates autres que la date de clôture, peu importe que la direction détermine les
quantités en stock au moyen d’une prise d’inventaire physique annuelle ou au moyen d’un
système d’inventaire permanent. Dans un cas comme dans l’autre, l’efficacité de la
conception, de la mise en place et du maintien des contrôles sur les mouvements des stocks
détermine si la prise d’inventaire physique à une ou à des dates autres que la date de clôture
est appropriée du point de vue de l’audit. La norme ISA 330 définit des exigences et
fournitdes indications concernant la mise en œuvre de procédures de corroboration à une date
intermédiaire (Norme ISA 330, paragraphes 22 et 23).

32
Lorsqu’il existe un système d’inventaire permanent, la direction peut effectuer des comptages
physiques ou d’autres tests pour vérifier la fiabilité des informations sur les quantités en stock
inscrites dans les fichiers de l’inventaire permanent de l’entité. Dans certains cas, il arrive que
la direction ou l’auditeur relève des écarts entre les fichiers de l’inventaire permanent et les
quantités recensées lors du comptage physique; cela peut indiquer que les contrôles sur les
mouvements des stocks ne fonctionnent pas efficacement.

Parmi les points à prendre en considération lors de la conception de procédures d’audit en vue
d’obtenir des éléments probants attestant que les variations entre les quantités de stocks
recensées à la ou aux dates de comptage et les quantités inscrites sur l’état définitif des stocks
ont été correctement enregistrées, il y a entre autres :
• le fait que les fichiers de l’inventaire permanent fassent l’objet ou non d’ajustements
appropriés;
• la fiabilité des fichiers de l’inventaire permanent de l’entité;
• les raisons des écarts importants entre les informations recueillies lors de la prise
d’inventaire physique et celles figurant dans les fichiers de l’inventaire permanent.

La norme ISA 505.9 définit des exigences et fournit des indications concernant la mise en
œuvre des procédures de confirmation externe.

Selon les circonstances, par exemple lorsque les informations obtenues soulèvent un doute sur
l’intégrité et l’objectivité du tiers, l’auditeur peut considérer comme approprié de mettre en
œuvre d’autres procédures d’audit au lieu, ou en complément, d’une demande de
confirmation par le tiers.

Par exemple, ces autres procédures peuvent consister :


• à assister à la prise d’inventaire physique du tiers concerné, ou à prendre des mesures pour
qu’un autre auditeur y assiste, lorsque cela est faisable en pratique;
• à obtenir le rapport d’un autre auditeur, ou le rapport de l’auditeur d’une société de services,
sur le caractère adéquat du contrôle interne du tiers destiné à assurer que les stocks sont
correctement comptés et qu’ils font l’objet de mesures de protection adéquates;
• à inspecter les pièces justificatives concernant les stocks détenus par des tiers, par exemple
les récépissés d’entrepôt;
• à demander confirmation auprès de tiers lorsque des stocks ont été affectés en garantie.

33
En résumé, cette partie s’est axée sur la partie théorique nécessaire pour une bonne analyse su
cycle « stock ». Nous avons pu voir la démarche d’audit : la prise de connaissance,
l’évaluation du contrôle interne et enfin la revue analytique ainsi que les normes de référence
pour son application : méthode de valorisation, méthode de comptabilisation, les éléments
nécessaires à mettre en évidence dans les états financiers en matière de stock. Ce qui nous
amène vers la deuxième partie de cet ouvrage concentré sur l’analyse de cas.

34
DEUXIEME PARTIE : PRATIQUE DE L’AUDIT DU
CYCLE «STOCK »
Dans cette deuxième partie, nous allons procéder à l’étude de cas concrets d’audit de stock.
L’audit du cycle stock diffère d’une société à l’autre. L’approche verra également une
différence en fonction de la personne qui intervient. Les sociétés industrielles se spécifient par
exemple par la transformation de ses matières premières en produits finis alors que les
sociétés commerciales achètent seulement des produits pour ensuite les revendre à ses clients
majorant un pourcentage de marge fixé par la direction. Nous analyserons ainsi en premier
lieu l’audit de stock d’une société commerciale « TMS » et en second lieu, celui d’une société
industrielle « EPM ». Pour chaque de société, nous allons faire une description des existants
tant en matière de système de contrôle interne que sur la gestion de stock en général. De cette
description, nous effectuerons une analyse afin de dégager les points forts et les points faibles
du système ainsi que les différents problèmes relatifs à la gestion de stock.

36
CHAPITRE III : AUDIT DU CYCLE STOCK DE LA SOCIETE
COMMERCIALE « TMS »

SECTION I : DESCRIPTION DE L’EXISTANT DE LA SOCIETE


« TMS »

La société commerciale « TMS » est une société d'importation et distribution de pièces de


rechange. Le portefeuille clients de l'entreprise comporte comme clients des entreprises et des
groupes opérant dans les domaines suivants : CONCESSION ET SERVICES PUBLICS,
ENERGIE ET MINES, HYDROCARBURES, CONSTRUCTION, TRANSPORT DE
VOYAGEURS et de MARCHANDISES, EQUIPEMENT et Travaux Publics.

Elle présente une gamme très large de pièces de rechange pour voitures particulières
européennes et japonaises, voitures utilitaires, poids lourds, machines industrielles et de
travaux publics.

I- Le système de contrôle interne du cycle « stocks »

La société « TMS » ne dispose pas de manuel de procédure aussi nous avons entrepris des
interviews des responsables concernés et de la pratique existante pour nous enquérir des
informations nécessaires à notre mission. D'après l'observation ainsi que les informations
recueillies auprès du responsable des achats, on a pu relever les démarches ci-dessous :

Processus d’approvisionnement des marchandises

a) Expression du besoin :

Le besoin est exprimé oralement par l'ensemble des magasiniers, s'il s'agit des achats de
`'dépannage`', au responsable d'achats. Sinon, le besoin est exprimé par le responsable
d'achats lui-même (des achats pour le stock).

37
b) Choix de fournisseurs :

L'entreprise consulte au minimum trois fournisseurs, et sélectionne parmi eux celui qui
présente le meilleur rapport qualité prix, modalité de paiement, condition de livraison ...

c) Commande :

Les commandes doivent obligatoirement passer par le service achat qui établit les bons de
commandes pré numérotés en quatre exemplaires :

 1er exemplaire pour le fournisseur ;


 2ème exemplaire pour le service achat ;
 3éme exemplaire pour le chef magasinier ;
 Et le 4ème pour la comptabilité fournisseur.

Tous les bons de commandes dépassant deux millions d’ariary (2 000 000 Ariary) doivent être
signés par le directeur général.

d) Réception de la marchandise :

Le service réception se situe à l'entrée de l'entrepôt. Lorsque les camions livrent la


marchandise le réceptionnaire signe le bon de livraison du fournisseur en deux exemplaires :

 Le 1er reste à la réception pour archivage


 Le 2ème remis au livreur.

Le réceptionnaire crée alors un bon de réception, qui est établi en quatre exemplaires :

 Le premier est envoyé au service achat


 le second accompagne la marchandise reçue pour son stockage dans le magasin
 le troisième est conservé par le service réception et est rattaché avec le bon de livraison
correspondant avant d’être classés
 le quatrième est adressé au service comptable.

38
e) Entrée en stock :

Les pièces reçues sont directement entrées en stock, celles concernant les achats de dépannage
sont rangées dans des casiers propres à chaque magasinier. Les pièces destinées au stockage
sont directement rangées dans des casiers correspondant à la nature de la pièce.

Le magasinier qui s'occupe des entrées physiques en stock met à jour l'inventaire permanent à
la fin de chaque journée.

f) Enregistrement des factures fournisseurs

Les factures provenant des fournisseurs sont transmises au service comptabilité.

Celui-ci classe les factures par ordre d'arrivée et par fournisseurs puis recherche le bon de
réception et le bon de commande correspondants.

Il effectue alors la vérification de la facture (quantité, prix unitaire, conditions, règlement...).


On appose un cachet avec l'imputation comptable, la date de vérification, et sa signature sur
ligne « bon à payer ».

g) Processus de sortie des marchandises


Les sorties de marchandises correspondent à des ventes au comptoir. Nous tenons à préciser
que la société commerciale « TMS » ne procède qu’à des ventes directes mais n’effectue pas
de livraison.
Lorsqu’une vente s’opère, le commercial reçoit la commande et demande auprès du
magasinier concerné si les articles sont disponibles en stock. Après confirmation positive, il
établit une facture pré numérotée autocopiante en cinq exemplaires, les quatre derniers
feuillets étant des factures/bons de livraison :
 la facture originale et trois exemplaires sont envoyés au magasinier
 le dernier exemplaire reste au niveau du vendeur pour classement
A réception des quatre exemplaires de facture, le magasinier :
 vérifie la facture,
 sort les articles y afférents,
 appose son paraphe ainsi que la date sur les quatre documents,
 garde un exemplaire pour classement et mis à jour des fiches de stocks en fin de journée
 envoi les trois factures restantes avec les articles au service livraison

39
Lorsque le service livraison reçoit les trois exemplaires avec les marchandises : il vérifie en
présence du client la conformité des articles achetés par ce dernier. Si les marchandises ne
sont pas conformes, il procède à une demande de remplacement auprès du magasinier.
Dans le cas contraire, il :
i. Appose le cachet « LIVRE » sur les trois exemplaires ;
ii. Remet la facture originale et les marchandises au client ;
iii. Transmet un exemplaire au service comptabilité ;
iv. Conserve le dernier pour classement.

II- Méthode de gestion et valorisation des stocks


La société « TMS » dispose d’un grand entrepôt pour le stockage de ses marchandises. Cet
entrepôt se subdivise en plusieurs compartiments selon la nature des produits. Chaque
compartiment est géré par un magasinier. Chaque magasinier est responsable de ses propres
produits tant en matière d’approvisionnement que de vente. L’enceinte de la société est
entièrement clôturée et l’accès est protégé par des agents de sécurité employés de la société. Il
est à noter que l’entrepôt est à la disposition de la société moyennant un loyer mensuel.

En matière de valorisation de stocks, la société adopte la méthode CMUP (Coût Moyen


Unitaire Pondéré). Le coût est basé sur le prix de revient de la marchandise.

Les renseignements suivants nous ont été fournis :

- aux états financiers de 2012, le bilan de la société « TMS » inclut un montant


d’environ cent douze million Ariary en stocks de marchandises ;

- les stocks de la société sont comptabilisés au coût moyen unitaire pondéré (CMUP) ;
- La fixation des prix de vente de la société dépend de son coût de revient majorant en
moyenne trente-cinq à soixante pourcent de marge. Le coût de revient est obtenu à
partir des différents dépenses engagés pour l’achat des marchandises. Il s’obtient en
additionnant le coût d’achat de marchandises, le droit de douane, le frêt et le transport
terrestre. Les responsables ont précisé que la commande de marchandises se fait tous
les deux mois et que leur livraison s’opère un mois après l’envoi de bon de commande
soit un approvisionnement tous les trois mois.

40
III- Comptabilisation
La société adopte la méthode d’inventaire permanent. Chaque magasinier étant responsable de
ses marchandises, il doit connaître en permanence la situation de son stock. La valorisation et
comptabilisation global des mouvements de stocks relève par contre de la responsabilité du
service « comptabilité ». Les achats de marchandises sont directement comptabilisés au
niveau des comptes de charges (compte 603). La sortie des marchandises sera ensuite déduite
proportionnellement à la vente effectuée.
Le schéma d’écriture employé se présente comme suit :
Lors de l’achat des marchandises :
6037 Variation de stock de marchandises X
401 ou 5. Fournisseurs/Trésorerie X

Ces achats seront transférés au compte de stock


37 Stock de marchandises X
603 Variation de stock de marchandises X

Lors de la vente
603 Variation de stock de marchandises X
37 Stock de marchandises X

IV- Etendue de la mission d’audit


Les dirigeants de la société « TMS » ont sollicité le cabinet W de procéder à la certification de
leurs comptes annuels au titre de l’année 2012. La vérification des « stocks » fait ainsi partie
des domaines à vérifier par l’auditeur.

Pour ce faire, nous avons donc essayé d’analyser si le cycle « stocks » de la société « TMS »
était adéquat pour assurer la fiabilité des informations financières relatives aux stocks dans les
états financiers pour réduire les risques reliés aux stocks.

41
Le cadre de contrôle réalisé s’est alors porté sur le contrôle interne des stocks, sur leur
méthode de gestion et la revue analytique des comptes y afférents.

Notre vérification du cycle « stocks » permet de :


- Evaluer le système de contrôle interne relatif au « stock »
- Vérifier le stock physique par rapport au stock théorique ;
- S’assurer de la vraisemblance des soldes comptables;
- Déterminer que les éléments en stock ont été correctement évalués.

SECTION I- ANALYSE ET CONSTATATIONS DU CYCLE STOCK


DE LA SOCIETE « TMS »

I- Analyses

1-1- Le système de contrôle interne du cycle « stocks »

Les outils que nous avons utilisés se défalquent en deux catégories :

Les outils d'interrogation : moyens qui aident l'auditeur à formuler des questions ou à
répondre à des questions qu'il se pose. Dans cette catégorie, il y a les interviews et les
questionnaires.

Les outils de description : aident l'auditeur à mettre en relief les spécificités des situations
rencontrées.
Sont qualifiés dans les outils de description : l'observation physique, la narration, et la grille
d'analyse des tâches.

Lors de notre intervention, l'observation physique lors de la réception d'une livraison d’un
fournisseur ainsi que la grille d'analyse des tâches (annexe I) nous a ainsi permis de relever les
anomalies suivantes :

- Lorsque les marchandises sont livrées par le fournisseur, le préposé au niveau du service
réception effectue le contrôle du bon de livraison et des marchandises reçues. Sa vérification
se limite au rapprochement de l’inscription dans le bon de livraison avec les inscriptions des

42
noms d’article et de la quantité sur les emballages (généralement en carton) sans en faire un
contrôle de sondage sur le contenu.

- L’établissement de bon de commande par le responsable du service achat se fait


régulièrement et pour des quantités identiques. Il n’y a pas ainsi de consultation du chef
magasinier sauf pour le cas des achats de dépannage réclamés verbalement par les
magasiniers eux-mêmes.

- Lors de notre sondage, la majeure partie des bons de commande de la société sont inférieure
à deux millions d’ariary ce qui relève de l’initiative seule du responsable d’achat.

- La société ne dispose pas d'un fichier fournisseur regroupant l'ensemble des informations les
concernant (produits offerts, capacité de production du fournisseur, prix, délai de livraison,
renseignements divers, fichier croisé produit/fournisseurs `'permettant de connaître pour un
même fournisseur tous ses produits, et pour un même produit tous ses fournisseurs `').

D'après le flow chart (annexe II) et le QCI (annexe III), on a pu soulever la défaillance
suivante :

 L'expression du besoin n'est pas formalisée par l'établissement d'une demande d'achat.
 L'inventaire extra comptable a permis de constater l'existence des écarts entre le stock réel
et le stock comptable.

En ce qui concerne les sorties de marchandises, nous n’avons relevé aucune observation
particulière sur le procédé pratiqué par contre nous avons constaté qu’aucune confrontation
périodique n’est effectuée sur les factures bon de livraison détenus par chaque service
concerné.

1-2- Méthode de gestion et valorisation des stocks


En matière de gestion de stock, nous avons constaté que :

 des marchandises de même nature se disperse par conséquent leur disposition ne permet
pas le suivi des existants et peut fausser l’inventaire physique effectuée ;

43
 une partie de l’entrepôt n’est pas bien éclairé, ce qui favorise l’humidification de l’endroit
et entraîne la rouillure des pièces. Lors de notre descente, un carton de pièces évalué à un
million d’Ariary est défectueux.

En ce qui concerne la valorisation des stocks, notre analyse s’est porté sur le calcul du coût de
revient des marchandises. Pour ce faire, nous avons effectué une vérification par sondage.

Puisque l’approvisionnement des stocks se fait trimestriellement, notre vérification va se


porter sur l’arrivée des marchandises du mois de juin. Ainsi nous avons relevé les
renseignements suivants sur les factures concernées :

Total en valeur des marchandises : 74 723 740 Ariary (26 000 Euros * 2873,99 cours du 13
Juin 2013)

Frêt : 3 448 788 Ariary (1200 Euros * 2873,99)

Droit de douane : 1 381 959 Ariary

Frais de transport du port vers l’entrepôt : 1 150 000 Ariary

Après calcul, le coût total d’achat de marchandises du mois de juin s’élève à 80 704 487
Ariary

Ce coût comporte des coûts variables et coûts fixes et sera réparti en fonction de la nature, du
coût d’achat unitaire des marchandises.

Notre évaluation s’est portée sur la valeur globale. On a constaté que le résultat du calcul de coût
que nous avons effectué est différent de celui présenté par la société, par conséquent nous avons
confronté les résultats afin de détecter la différence.

Chiffres présentés par la société pour ce mois : 82 704 487 Ariary.

Après confrontation, nous avons remarqué que la société incorporait dans son calcul de coût
le loyer de magasin de stockage du mois concerné soit deux million d’Ariary (2.000.000
Ariary) or ce loyer ne devrait pas faire partie de la composante des coûts de revient. Cette
incorporation du loyer peut influer sur l’optimisation des coûts voire même la fixation de prix
des marchandises.

Pour la vérification des marges appliquées, nous avons effectué l’analyse sur deux articles :

44
TABLEAU I : TABLEAU DE VERIFICATION DES MARGES APPLIQUEES

DESIGNATION PRIX DE REVIENT PRIX DE VENTE MARGE Pourcentage

ALTERNATEUR MARQUE BOSCH 480 000 800 000 320 000 40%
PLATEAU D'EMBRAYAGE MARQUE
SACHS 75 000 150 000 75 000 50%

Source : Société « TMS »

La marge appliquée respecte le taux qui nous a été communiquée car elle est comprise entre 35 et 60%

1-3- Comptabilisation
La méthode d’inventaire permanent adoptée par la société devrait refléter la situation réelle de
son stock à tout moment et les informations comptables doivent y correspondre. Après
vérification de l’exhaustivité de la comptabilisation, nous avons constaté qu’après clôture de
l’exercice comptable, certaines sorties de marchandises n’ont pas encore été comptabilisées,
ce qui fausse la valeur finale des stocks.

La dépréciation de marchandises constatées précédemment n’a pas encore été enregistrée car
le magasinier responsable n’a pas transmis les informations à son hiérarchie et ce dernier ne
pouvait les communiquer au service comptable. La somme étant important, un ajustement
devrait se faire pour y remédier.

II- Constatations

2-1- Le système de contrôle interne du cycle « stocks »

Après les analyses effectuées, les faiblesses du système de contrôle interne que nous avons
relevé sont récapitulées comme suit :

45
TABLEAU II : FAIBLESSES ET RISQUES DU SYSTEME DE CONTROLE INTERNE
DE LA SOCIETE COMMERCIALE « TMS »

FAIBLESSES RISQUES
Absence d'un contrôle physique de la Risque de non-conformité avec la commande
marchandise reçue établie
Non vérification des encours de stocks avant Risque élevé d’existence de stock superflu ou
passation de nouvelle commande de rupture de stock qui peut nuire à la
société
Non contrôle ni passage des commandes Risque d’achat intempestif par le responsable
inférieur à deux million d’ariary au niveau du du service « ACHAT » ;
directeur général

Insuffisance de séparation des tâches et des Risque de connivence entre le responsable


fonctions pour les commandes inférieures à des achats et certains fournisseurs
deux millions d’ariary

FAIBLESSES RISQUES

Absence de fichier fournisseur Risque de non satisfaction des commandes


urgentes en cas d’incapacité de livraison
Risque de fluctuation et d’instabilité des
coûts des marchandises achetées ;

Existence d’opération traitée verbalement Risque opérationnel dans le traitement des


non matérialisée par des justificatifs instructions transmises verbalement

Risque de non détection des erreurs au


Absence de confrontation entre les factures niveau de l’inventaire
détenues par les différents services concernés
lors de la vente
Inexistence d'un manuel de procédure Risque d’omission des étapes à suivre lors de

46
traitement des opérations
Manque des tableaux de bord Risque de gestion de stocks et
d’approvisionnement au « coup par coup »
pouvant engendrer des surcoûts pour la
société
Absence de cartographie des risques Risque d’erreur dans le pilotage des
politiques et stratégies financières et
commerciales
Source : Société « TMS »

2-2- Méthode de gestion et valorisation des stocks


Après analyse nous pouvons résumer en quelques points les remarques constatées :

- Fausse évaluation du coût de revient : la société incorporait dans son calcul de coût le
loyer de magasin de stockage du mois concerné soit deux million d’Ariary

 Emplacement des marchandises non adéquat : la disposition des marchandises ne permet


pas le suivi des existants et peut fausser l’inventaire physique effectuée ;

- Conditionnement des marchandises défavorable : une partie de l’entrepôt n’est pas


bien éclairé entraîne la rouillure des pièces

2-3- Comptabilisation
En matière de comptabilisation, nous pouvons dire que :

- la dépréciation des marchandises ne s’est pas opérée durant l’exercice : non


constatation des marchandises rouillée ;

- le suivi comptable des stocks n’est pas à jour : quelques entrées et sorties n’ont pas
encore constatées au niveau du service comptabilité.

47
En guise de conclusion, nous pouvons dire qu’après analyse, les problèmes de la société
commerciale « TMS » résident en grande partie dans son système de contrôle interne car
n’ayant pas de manuel de procédure, les membres du personnel effectuent leur tâches comme
ils estiment être juste alors que des points essentiels à exécuter ont été omis. La société
commerciale « TMS» présente donc des anomalies tant au niveau de son système de contrôle
interne qu’au niveau de sa gestion de stock elle-même qui requiert des recommandations
venant des auditeurs.

48
CHAPITRE IV : AUDIT DU CYCLE STOCK DE LA SOCIETE
INDUSTRIELLE «EPM»

SECTION I : DESCRIPTION DE L’EXISTANT DE LA SOCIETE EPM

La société « EPM » est une société anonyme à responsabilité limitée (SARL) à caractère
industriel opérant dans la production des produits en plastique. La société a pour clients des
entreprises opérant dans la production de boissons hygiéniques, d’huiles essentielles et
alimentaires, des industries pharmaceutiques, des hôtels et de produits de nettoyage.

Les matières premières sont importés directement par la société mais les autres produits de
fabrication et consommables utilisés (granulé, colorants, …) dans le procédé de fabrication
sont achetés localement.

I- Le système de contrôle interne du cycle « stocks »


La société « EPM » possède un manuel de procédure. D’après le responsable, ce manuel n’est
plus d’usage car beaucoup de changement s’est manifesté dans la pratique. Nous n’allons
donc pas présenter dans cet ouvrage le contenu du manuel de procédure en matière de stock
car il n’est pas à jour par contre dans l’analyse, nous essayerons de décrire le circuit des
documents ainsi que la responsabilité des intervenants dans les opérations d’achat pour le
stockage et le stock pour la mise en vente.

II- Méthode de gestion et valorisation des stocks


La société « EPM » possède deux grands bâtiments au sein du site où est implantée la société.
L’un des bâtiments abrite les bureaux et l’usine de production de la société et l’autre est un
grand entrepôt de stockage. L’enceinte de la société est entièrement clôturée et l’accès est
protégé par des agents de sécurité employés de la société. L’entrepôt sert à la fois de stockage
des matières premières, des consommables et divers fournitures nécessaires à la production, et
des produits finis. Pour cela, l’entrepôt est divisé en deux parties, l’une servant pour
l’emplacement de toutes les matières premières (y compris les fournitures de fabrication), et
l’autre, pour le stockage des bouteilles produites destinées à la vente.
Les renseignements suivants nous ont été fournis :

49
- aux états financiers de 2012, le bilan de la société « EPM » inclut un montant
d’environ 176 millions Ariary en stocks dont 74 millions Ariary de matières premières
et consommables et 102 millions Ariary de produits finis.
- les stocks de la société sont comptabilisés au coût moyen unitaire pondéré (CMUP).
- les composantes utilisées par la société dans la fixation des coûts des divers stocks
sont détaillées ci-après.

Pour les matières premières importées :

Coût d’achat = Prix d’achat FOB (« Free On Board » ou « Franco A Bord ») + Frêt +
Assurance transport maritime + Droit de douane + Droit d’accise + Amende retard de
paiement + Transport terrestre + Frais de manutention + Frais du responsable achat
(dédouanement)

Pour les fournitures de fabrication et consommables:

Coût d’achat = Prix d’achat hors TVA + Frais de transport + Manutention en cas de
non livraison

Pour les produits finis :

Coût des produits finis = Coût d’achat des matières premières + Main d’œuvre directe
du personnel de production + Frais généraux de fabrication + Salaire du responsable
achat.

III- Comptabilisation
La société adopte le système d’inventaire intermittent. Ainsi après la finalisation des
inventaires de fin d’exercice, la société a procédé à la comptabilisation des stocks finaux en
constatant les écritures ci-après :

Pour les matières premières :

6031 Variation stock matières premières 68 000 000

31 Stock matières premières 68 000 000

(Annulation de stock initial)

50
31 Stock matières premières 74 000 000

6031 Variation stock matières premières 74 000 000

(Constatation de stock final)

Pour les produits finis :

71 Production stockée 89 000 000

35 Stock de produits finis 89 000 000

(Annulation stock initial)

35 Stock de produits finis 102 000 000

71 Production stockée 102 000 000

(Constatation stock final)

IV- Etendue de la mission d’audit

Les dirigeants de la société « EPM » ont sollicité le cabinet W de procéder à la certification de


leurs comptes annuels au titre de l’année 2012. La vérification des « stocks » fait ainsi partie
des domaines à vérifier par l’auditeur.

Pour ce faire, nous avons donc tenté d’évaluer si le cycle « stocks » de la société « EPM »
était adéquat pour assurer la fiabilité des informations financières relatives aux stocks dans les
états financiers conformément aux objectifs des dirigeants de réduire les risques reliés aux
stocks.
Le cadre de contrôle réalisé s’est alors porté sur le contrôle interne des stocks, sur leur
méthode de gestion, leur procédé de valorisation et la revue analytique des comptes y
afférents.
Notre vérification du cycle « stocks » visait à déterminer si :
- le cadre de contrôle des stocks est adéquat et approprié;

51
- les contrôles existants sont correctement mis en œuvre;
- les rôles et responsabilités appropriés, y compris la séparation des tâches, sont
respectés;
- les procédures pour assurer l’exactitude de l’information dans le système financier snt
adéquates.

SECTION II- ANALYSE ET CONSTATATION DE LA SOCIETE « EPM »

I- Analyses

1-1- Le système de contrôle interne du cycle « stocks »


Nous avons évalué le système de contrôle des stocks de la société « EPM ». La vérification a
couvert principalement les matières premières, les fournitures de fabrication et les produits
finis destinés à la vente.

Nous avons ainsi mené des entrevues avec la direction de la société et avec les personnes clés
reliées aux stocks. Par la suite, nous avons identifié et documenté les activités de contrôle clés
reliées aux processus identifiés et les objectifs de contrôle pour ces activités. Nous avons
également identifié les entités propriétaires des processus ainsi que les personnes chargées de
l’exécution des contrôles clés. Nous avons évalué la conception et la pertinence de tous les
contrôles des stocks et nous assurer qu’ils étaient mis en œuvre. En effet, des contrôles mal
conçus peuvent représenter une faiblesse importante pour le système de contrôle interne de la
société.

Pour évaluer la conception de chaque contrôle, nous avons étudié si le contrôle, considéré
individuellement ou en association avec d’autres, permettait de prévenir ou de détecter les
inexactitudes éventuelles et de les corriger efficacement en temps opportun.
Notre analyse a couvert la gestion des stocks, la réception, l’expédition, l’entreposage et enfin
les rapports financiers.

52
Nous avons obtenu le manuel de procédures incluant les descriptions pour chaque activité
reliée aux stocks, soit la réception matières premières et fournitures, l’entreposage, et
l’expédition. Ces descriptions énumèrent les étapes à suivre pour chaque activité, mais elles
n’indiquent pas les contrôles internes clés. Le manuel n’étant pas à jour, nous avons donc
recueillie une description des différentes étapes du processus, en signalant les contrôles
existants ainsi que les contrôles manquants. La direction devrait mettre cette description à jour
au moins une fois par année et faire un suivi régulier afin de s’assurer que les contrôles sont
réellement effectués et sont efficaces. De plus, les rôles et responsabilités des divers
intervenants dans le processus devraient y être clairement documentés.

Nous avons ainsi vérifié au niveau du processus de réception, lorsque des matières premières
et autres produits sont livrés par les fournisseurs, si le Chef magasinier s’assure que :
a) les fournitures livrées appartiennent bien à la société « EPM »;
b) les articles reçus sont bien ceux que la société avait commandés;
c) la quantité reçue est bien la quantité commandée;
d) les articles ne sont pas endommagés;
e) la réception est comptabilisée correctement dans les fiches de stocks.

- A réception du bon de livraison et des produits provenant du fournisseur, le Chef


magasinier s’assure que les articles reçus appartiennent bien à la société Y en vérifiant
le nom du destinataire.

- Par la suite, il s’assure que les produits reçus ne sont pas endommagés. S’ils sont
endommagés, ils sont retournés au fournisseur.
Un contrôle relatif à la quantité reçue est ensuite effectué, pour s’assurer que la quantité
reçue est conforme à celle inscrite sur l’exemplaire du bon de commande y afférent qui lui
a été transmis par le responsable des achats lors de la passation de ladite commande.
Il établit ensuite un bon de réception des produits en cinq exemplaires qu’il signe avec le
bon de livraison du fournisseur :
a) le premier bon de réception est remis au fournisseur,
b) le second exemplaire est attaché avec le bon de commande y afférent et
le bon de livraison, puis transmis au service en charge de la comptabilité
c) le troisième bon de réception est envoyé au responsable des achats
d) le quatrième exemplaire est transféré à l’entité demandeur des produits

53
e) le dernier bon de réception sert pour la mise à jour des fiches de stocks
concernées puis est classé par à son niveau.

Nous avons apparemment constaté un bon contrôle en ce qui concerne la saisie de la réception
dans les fiches de stocks tenues par le Chef magasinier, avec preuve d’exécution et de
supervision inscrite sur le bon de livraison. Cependant, au cours de notre vérification des
contrôles pour la réception, nous avons remarqué que les documents ne contenaient pas
systématiquement de preuve qu’ils avaient été révisés (par exemple : absence d’un
commentaire inscrit manuellement) :

a) sur le bon de livraison, on trouve la signature du Chef magasinier qui s’est occupée de
la réception, mais aucune mention des contrôles effectués et aucune apposition n’est
faite sur la copie du bon de commande correspondant.

b) existence de noms d’articles non exactement conformes entre le bon de livraison et le


bon de réception avec le bon de commande correspondant.

c) existence de bons de livraison sans le cachet de réception ni de la date de réception


d) En ce qui concerne les sorties de produits, il existe deux grandes catégories
d’expédition :
e) la vente de produits finis aux clients de la société
f) les commandes en interne (matières premières) de l’usine de production.
La société n’effectue pas de livraison vers les clients, ces derniers devant assurer la
récupération de leurs bouteilles auprès de la société « EPM » même.

- Lors d’une vente directe ou à présentation d’un bon de commande, le client reçoit une
facture B/L en 04 exemplaires éditée lors du paiement auprès de la caisse puis apposée
d’un cachet « PAYE » et d’une signature par le caissier. Ces exemplaires se
répartissent comme suit :

a) un exemplaire pour le classement temporaire du service commercial,


b) un autre réservé pour le service comptabilité,
c) les deux restants seront transmis au chef magasinier qui y appose un
cachet « LIVRE » et en garde un exemplaire pour classement temporaire. Il

54
transmet ensuite le dernier exemplaire au client de la société accompagnant la
livraison des produits.

De façon générale, nous avons constaté que de bons contrôles sont en place pour l’expédition
des produits vendus mais par contre, leurs enregistrements dans les fiches de stocks ne sont
pas adéquats. En effet, lors de notre vérification, nous avons constaté, d’une part, des factures
clients livrées à une date donnée mais dont la sortie des marchandises n’a été retracée que le
lendemain dans les registres de stocks, et d’autre part, la sortie des marchandises d’un client
n’a pas été retracée dans les registres de stocks.

Les procédures devraient cependant assurer que les livraisons sont comptabilisées dans les
fiches de stocks lorsqu’elles sont retirées de l’inventaire.

En résumé, l’examen des points essentiels du contrôle interne nous ont permis de relever les
analyses ci-après :

Consultation des manuels de procédures : après lecture desdits manuels, nous avons relevé
des incohérences avec la pratique du fait qu’ils ne sont pas à jour. Cependant, il est nécessaire
de préciser que lorsque les contrôles ne sont pas correctement documentés, le risque augmente
qu’ils ne soient pas connus ou qu’ils soient appliqués incorrectement, compromettant ainsi la
qualité de l’information financière et de gestion concernant les stocks.

Vérification des points de contrôle et leur matérialisation :

- Nous avons relevé que le bon de commande original provenant du service achat n’est
pas comparé systématiquement au bon de livraison des fournisseurs pour confirmer
que les quantités reçues pour chaque article sont les mêmes que celles commandées.
Ce contrôle devrait être effectué, et le Chef magasinier, en charge de la réception,
devrait apposer ses initiales sur la copie du bon de commande. De plus, le bon de
commande devrait être systématiquement attaché avec la copie du bon de livraison
avant leur enregistrement. Nous avons ainsi identifié quelques bons de livraison dont
le nom des articles livrés n’est pas exactement conforme à celui des bons de
commande correspondants mais qui ont toutefois été réceptionnés par le Chef
magasinier.

55
- Existence de bons de livraison avec absence de cachet de réception et d’apposition
matérialisant le contrôle effectif de la conformité des matières et articles reçus par le
Chef magasinier.
- Existence d’incohérence au niveau des documents de suivi des stocks lors des
livraisons de produits vendus ;
- Insuffisance de sécurité au niveau de l’accès aux magasins de stockage : inexistence
de contrôle stricte des personnes accédant aux magasins de stockage.

1-2- Méthode de gestion et valorisation des stocks


Pour que les réceptions de matières premières et de produits de fabrication soient enregistrées
intégralement dans le système d’inventaire, il faut que les articles reçus soient exactement
ceux que la société a commandés et qu’ils soient bien inscrits dans les fiches de stocks.

Afin que les matières et produits commandés soient enregistrés conformément aux normes
comptables, nous nous sommes assurés que les contrôles étaient conçus pour permettre de
respecter les assertions suivantes et cela pour toutes les activités relatives aux stocks :
La réalité : les opérations et les événements qui ont été enregistrés se sont produits et se
rapportent à la société.
L’exhaustivité : toutes les opérations et tous les événements qui auraient dû être enregistrés
l’ont bien été.
L’exactitude : les montants et autres données qui se rapportent à ces opérations et
événements ont été enregistrés de façon appropriée par la société.
La séparation des périodes: les opérations et les événements ont été enregistrés dans la bonne
période.
Le classement : les opérations et les événements ont été enregistrés dans les comptes
adéquats.
En matière de gestion de stock, nous avons noté que le système de gestion des stocks est
formé en majeure partie de composantes manuelles et ne permet pas l’obtention en temps réel
d’une situation fiable des stocks malgré les décomptes partiels cycliques effectués par la
direction.
Pour évaluer l’exactitude des informations financières sur l’inventaire, nous avons vérifié les
composantes des coûts des matières premières et produits finis. Pour les besoins de notre
vérification, nous avons ainsi effectué des sondages pour nous enquérir du coût d’achat des
matières premières et produits de fabrication. Pour ce faire, nous avons identifié l’architecture
56
du coût d’achat et du coût de production. Le résultat de notre analyse se résume dans le
tableau suivant comme suit :

TABLEAU III : COMPOSANTES DU COÛT D’ACHAT

Coût d'achat
Matières premières
Prix d'achat FOB X
Frêt X
Assurance transport maritime X
droit de douane X
droit d'accise X
Amende retard de paiement X
Transport terrestre X
Frais de manutention X
Frais responsable "achat" (dédouanement) X
Produits de fabrication
Prix d'achat hors taxe X
Frais de transport X
Manutention X
Source : Société « EPM »

D’après ce tableau, la société a incorporé tous les coûts qui nous ont été communiqué (la croix
matérialise cette vérification). D’après la norme IAS 2, « Le coût des stocks doit comprendre
tous les coûts d’acquisition, coûts de transformation Les autres coûts ne sont inclus dans le
coût des stocks que dans la mesure où ils sont encourus pour amener les stocks à l’endroit et
dans l’état où ils se trouvent ». Nous pouvons donc dire que l’amende de retard de paiement
et les frais du responsable « achat » sont à déduire du calcul de coût pour les matières
premières. En ce qui concerne les produits de fabrication, aucune remarque particulière car
ces coûts doivent être inclus.

Pour les cas des produits finis, la structuration de leur coût d’après les sondages effectués est
détaillée ci-après :

57
TABLEAU IV : COMPOSANTS DU COÛT DE PRODUCTION

Coût de produits finis


Coût d'achat de matières premières X
Main d'œuvre directe du personnel de production X
Frais généraux de fabrication X
Salaire du responsable achat X

Source : Société EPM

Ce récapitulatif nous indique que la société incorpore dans leur coût de produits finis le
salaire du responsable achat alors que ces coût doit être exclu.

Outre les composantes des coûts, une étude des existants en stock s’estime également
nécessaire. Nous tenons à préciser que notre équipe n’a pas pu assister à l’inventaire physique
de fin d’exercice. Ainsi, notre analyse se basera sur la confrontation par sondage des stocks
théoriques et stocks physiques.

Partant de la fiche d’inventaire valorisé effectuée par la société, nous avons premièrement
effectué un contre inventaire des articles ayant une valeur importante, ensuite nous avons
vérifié la valorisation de ces articles si elle respecte la méthode adoptée par la société (coût
moyen unitaire pondéré).

Le sondage choisi est présenté dans les tableaux suivants :

58
Pour les matières premières

TABLEAU V : SONDAGE DE VERIFICATION DES MATIERES PREMIERES


MP « A »
DESIGNATION Quantité EN KG Prix unitaire TOTAL
Produit 1 85 11 918,92 1 013 108,11
Produit 2 28 39 980,95 1 119 466,67
Produit 3 25 22 464,29 561 607,14
Produit 4 50 21 994,30 1 099 715,18
Produit 5 50 18 361,70 918 085,11
Produit 6 68 10 602,69 720 983,07
Produit 7 64,5 20 644,11 1 331 545,04
Produit 8 2 944 1 450,00 4 268 800,00
Produit 9 412 1 450,00 597 400,00
Produit 10 611 1 450,00 885 950,00
Produit 11 473 1 300,00 614 900,00

Produit 12 789 1450 1 144 050


Produit 13 421 1300 547 300

14 822 910,32
Source : Société « EPM »

MP « B »
Prix
Designation Quantité en unité unitaire TOTAL
Produit 14 85 000 105,00 8 925 000,00
Produit 15 33 000 106,25 3 506 250,00
Produit 16 23 700 107,10 2 538 270,00
Produit 17 30 230 106,15 3 208 914,50
Produit 18 30 230 106,15 3 208 914,50
21 387 349,00
Source : Société « EPM »

VERIFICATION MATIERES PREMIERES EFFECTUEE : 36 210 259,31 soit 49,15%

Une fois le sondage déterminé, nous avons procédé à la vérification. Pour ce faire, nous avons
effectué le comptage physique des produits en stock, ensuite nous avons recueilli les

59
mouvements des stocks (entrée et sortie) entre la date d’inventaire et la date de notre
vérification physique, après nous avons calculé la quantité après roll back au 31/12/12 et la
différence avec l’inventaire constituera l’écart à ajuster.

Le tableau ci-dessous récapitulera les écarts constatés après roll back des quantités trouvées à
la date de contre inventaire

60
TABLEAU VI : TABLEAU DE VERIFICATION FAISANT RESSORTIR LES ECARTS DE MATIERES PREMIERES

INVENTAIRE AU 31/12/12 CONTRE INVENTAIRE du 10/01/13


DESIGNATION Prix TOTAL ENTREE SORTIE QUANTITE PU TOTAL ECART ECART
Quantité unitaire AU 31/12/12 QTTE VALEUR
en QUANTITE EN APRES ROLL
KG KG BACK
Produit 1 85 11 918,92 1 013 108,11 82 50 40 72 11 918,92 858 162,16 13 154 945,95
Produit 2 28 39 980,95 1 119 466,67 30 30 23 23 39 980,95 919 561,90 5 199 904,76
Produit 3 25 22 464,29 561 607,14 42 35 18 25 22 464,29 561 607,14 0 0,00
Produit 4 50 21 994,30 1 099 715,18 28 20 40 48 21 994,30 1 055 726,57 2 43 988,61
Produit 5 50 18 361,70 918 085,11 78 40 12 50 18 361,70 918 085,11 0 0,00
Produit 6 68 10 602,69 720 983,07 91 50 27 68 10 602,69 720 983,07 0 0,00
Produit 7 65 20 644,11 1 331 545,04 83 40 16 59 20 644,11 1 218 002,44 6 113 542,60
Produit 8 2 944 1 450,00 4 268 800,00 3 087 1300 1105 2 892 1 450,00 4 193 400,00 52 75 400,00
Produit 9 412 1 450,00 597 400,00 458 100 54 412 1 450,00 597 400,00 0 0,00
Produit 10 611 1 450,00 885 950,00 585 100 126 611 1 450,00 885 950,00 0 0,00
Produit 11 473 1 300,00 614 900,00 500 100 73 473 1 300,00 614 900,00 0 0,00
Produit 12 789 1 450,00 1 144 050,00 704 100 175 779 1 450,00 1 129 550,00 10 14 500,00
Produit 13 421 1 300,00 547 300,00 389 100 132 421 1 300,00 547 300,00 0 0,00
Produit 14 85 000,00 105,00 8 925 000,00 68 000 5000 13500 76 500 105,00 8 032 500,00 8 500 892 500,00
Produit 15 33 000,00 106,25 3 506 250,00 28 130 5000 9870 33 000 106,25 3 506 250,00 0 0,00
Produit 16 23 700,00 107,10 2 538 270,00 24 050 2000 1650 23 700 107,10 2 538 270,00 0 0,00
Produit 17 30 230,00 106,15 3 208 914,50 29 930 2000 2300 30 230 106,15 3 208 914,50 0 0,00
Produit 18 30 230,00 106,15 3 208 914,50 30 130 2000 1730 29 860 106,15 3 169 639,00 370 39 275,50
36 210 259,32 34 676 201,90 1 534 057,42
Source : Société « EPM »

61
Nous pouvons remarquer donc dans ce tableau qu’un écart a été constaté après comptage des
matières et produits de fabrication. La valeur totale des écarts s’élève à 1 534 057,42 Ariary,
l’écriture de régularisation sera proposée dans la troisième partie de cet ouvrage

Pour poursuivre, voyons le résultat de la vérification des produits finis. Nous allons l’effectuer
de la même manière que celle des matières premières.

Le sondage choisi est présenté dans les tableaux suivants :

TABLEAU VII : SONDAGE DE VERIFICATION DES PRODUITS FINIS

Désignation Quantité (Unité) Prix Unitaire Total


PF 1 4 775 450,00 2 148 750,00
PF 2 98 000 191,48 18 764 550,00
PF 3 43 000 32,50 1 397 500,00
PF 4 46 300 29,30 1 356 590,00
PF 5 11 283 186,00 2 098 638,00
PF 6 8 380 200,00 1 676 000,00
PF 7 21 600 125,00 2 700 000,00
PF 8 101 250 55,00 5 568 750,00
PF 9 153 400 55,00 8 437 000,00
PF 10 44 000 55,00 2 420 000,00
PF 11 44 250 55,00 2 433 750,00
PF 12 32 750 55,00 1 801 250,00
PF 13 20 084 120,00 2 410 080,00
53 212 858,00
Source : Société « EPM »

VERIFICATION MATIERES PRODUITS FINIS EFFECTUEE 53 212 858 Ar soit 51,91 %


Une fois le sondage déterminé, nous avons effectué le comptage physique des produits en
stock, ensuite nous avons recueilli les entrées et sorties des produits entre la date d’inventaire
et la date de notre vérification physique, après nous avons calculé la quantité après roll back
au 31/12/12 et la différence avec l’inventaire constituera l’écart à ajuster.

Le tableau ci-dessous récapitulera les écarts constatés après roll back des quantités trouvées à
la date de contre inventaire.

62
TABLEAU VIII: TABLEAU DE VERIFICATION FAISANT RESSORTIR LES ECARTS DE PRODUITS FINIS

CONTRE INVENTAIRE du
INVENTAIRE AU 31/12/12 10/01/13 En Ariary
QUANTITE QUANTITE
APRES AU 31/12/12 ECART ECART
Quantité APRES ROLL
DESIGNATION en UNITE P.U TOTAL COMPTAGE ENTREE SORTIE BACK PU TOTAL QUANTITE VALEUR
PF 1 4 775 450,00 2 148 750,00 4 205 1000 1230 4 435 450,00 1 995 750,00 340 153 000,00
PF 2 98 000 191,48 18 764 550,00 73 000 0 25000 98 000 191,48 18 764 550,00 0 -
PF 3 43 000 32,50 1 397 500,00 29 800 0 13200 43 000 32,50 1 397 500,00 0 -
PF 4 46 300 29,30 1 356 590,00 35 900 500 1400 36 800 29,30 1 078 240,00 9 500 278 350,00
PF 5 11 283 186,00 2 098 638,00 8 783 0 2500 11 283 186,00 2 098 638,00 0 -
PF 6 8 380 200,00 1 676 000,00 8 880 2000 1500 8 380 200,00 1 676 000,00 0 -
PF 7 21 600 125,00 2 700 000,00 18 600 2000 5000 21 600 125,00 2 700 000,00 0 -
PF 8 101 250 55,00 5 568 750,00 88 595 0 9300 97 895 55,00 5 384 225,00 3 355 184 525,00
PF 9 153 400 55,00 8 437 000,00 142 420 0 10000 152 420 55,00 8 383 100,00 980 53 900,00
PF 10 44 000 55,00 2 420 000,00 38 100 600 6500 44 000 55,00 2 420 000,00 0 -
PF 11 44 250 55,00 2 433 750,00 43 020 1200 2430 44 250 55,00 2 433 750,00 0 -
PF 12 32 750 55,00 1 801 250,00 29 750 1000 4000 32 750 55,00 1 801 250,00 0 -
PF 13 20 084 120,00 2 410 080,00 20084 120,00 2 410 080,00 0 -
53 212 858,00 52 543 083,00 669 775,00
Source : Société « EPM »

Dans ce tableau, nous pouvons voir qu’il existe quelques écarts après vérification des produits finis stockés. L’écart total est de 669 775 Ar. L’écriture de
régularisation sera proposée dans la troisième partie.

63
1-3- Comptabilisation
Après analyse de l’enregistrement comptable des stocks, nous avons observé que :

a) Les stocks comptabilisés sont relatifs à l’exercice 2012 ;


b) Les comptes utilisés lors de l’annulation des stocks initiaux sont
exactes ;
c) Les comptes utilisés lors la constatation des stocks finaux sont
correctes ;
d) La valeur globale de certains articles vérifié requiert des
modifications car une erreur de comptage a été constatée ce qui aura
pour conséquence une incidence sur la valeur comptable des stocks.

En ce qui concerne la variation de stocks, nous avons observé pour l’année 2012 une nette
augmentation par rapport à l’exercice précédent, respectivement de 7,46% pour les matières
premières et 14,88% pour les produits finis.

1-4- Constatations

II- Le système de contrôle interne du cycle « stocks »


De façon générale, notre vérification a démontré que la société « EPM » dispose de processus,
pratiques, procédures et contrôles appropriés pour gérer leurs marchandises. En effet, il existe
un cadre de contrôle des stocks qui a pu être observé lors de la vérification.

Certaines lacunes ont cependant été observées lors de notre mission. Les observations clés à
cet égard sont les suivantes :

a) la documentation du cadre de contrôle des stocks de matières premières et de


produits finis est inadéquate.
b) les documents et pièces justificatives ne contiennent pas toujours de preuves que les
contrôles ont été exécutés. Cela augmente le risque qu’un contrôle ne soit pas
effectué correctement.
c) certains mouvements de stocks ne sont pas comptabilisés en temps opportun. Le fait
que certaines opérations de retrait d’inventaire ne soient pas inscrites au moment
approprié peut fausser la séparation des périodes et le classement des opérations. Ce
qui peut entraîner des erreurs dans l’information financière et de gestion concernant
les stocks.
64
d) La séparation des tâches n’est pas toujours adéquate : le Chef magasinier étant à la
fois responsable de la réception des matières achetées, de la sortie des matières
commandées par l’usine de production et enfin de l’expédition des produits vendus.
e) La surveillance de la direction sur les activités et l’efficacité des contrôles en place
relatifs aux stocks est insuffisante.

2-1- Méthode de gestion et valorisation des stocks


Après vérification, nous avons observé quelques erreurs sur la formulation des coûts d’achat
des matières premières ainsi que des produits finis. Cela peut fausser la valorisation des stocks
en général.

La méthode des coûts moyens unitaires pondérés ont vraiment été appliqué, aucune
constatation particulière n’est à émettre à ce propos.

2-2- Comptabilisation
En ce qui concerne les écritures comptables passées, l’annulation des stocks initiaux et la
constatation des stocks finaux correspondent aux exigences requises pour l’adoption
d’inventaire intermittente néanmoins la valeur doit être revue après vérification des
composants des coûts de chaque matière et produit.

Des écarts ont été détectés lors de la vérification des inventaires, ce qui aura des répercussions
sur les montants comptabilisés.

Nous avons ainsi procédé dans cette deuxième partie à l’audit du cycle « stock » des deux de
cas de société : l’une commerciale et l’autre industrielle. La vérification effectuée le contrôle
interne de la société « TMS » et « EPM » mérite d’être révisé, que la gestion et la valorisation
des stocks nécessite des améliorations sur quelques points et enfin la comptabilisation doit
refléter la situation exacte des stocks.

65
TROISIEME PARTIE : RECOMMANDATIONS,
RESULTATS ATTENDUS ET LIMITES
Dans la deuxième partie, nous avons effectué une analyse approfondie concernant le cycle
stock de la société commerciale « TMS » et la société industrielle « EPM ». Ces analyses ont
abouti à des constatations. Cette troisième partie sera consacrée aux recommandations :
quelles peuvent être les solutions adéquates à chaque problème détecté, aux résultats
attendus : quelles sont les finalités des recommandations si elles seront mises en œuvre et aux
éventuelles limites des recommandations et de l’approche de l’audit de stock : quels sont les
facteurs qui influeraient sur la réalisation des solutions émises. Nous allons également aborder
dans cette troisième partie un chapitre consacré à l’amélioration de la vérification effectuée
par l’auditeur donc les points clés dont l’auditeur doit prendre en considération lors de
l’analyse du cycle « stock » d’une société tant commerciale qu’industrielle.

67
CHAPITRE V- RECOMMANDATIONS ET RESULTATS ATTENDUS
POUR LES DEUX CAS D’ENTREPRISES ETUDIEES

SECTION I- CAS DE LA SOCIETE COMMERCIALE « TMS»

I- Amélioration du système de contrôle interne

Pour remédier aux différents problèmes rencontrés après l’analyse du cycle stock de la société
commerciale « TMS », nous tenons à apporter les recommandations suivantes.

Manuel de procédure

Procéder à la rédaction d'un manuel de procédure des stocks, veiller à son application et aussi
à le mettre à jour régulièrement. La mise en place d'un manuel de procédures relève des
obligations légales soumises à l'entreprise et qu'en tant qu'outil de contrôle interne, son
élaboration doit obéir à un certain nombre de règles et respecter une méthodologie bien
précise.

Rédiger et diffuser un code de déontologie à l'ensemble des personnes intervenant dans le


processus achat ;

Résultats attendus : la présence d’un manuel de procédure décrira les tâches et responsabilité
de chaque employé, ainsi il n’aura pas de conflit sur les fonctions. Le manuel éclaircira
également les points de contrôle. Les activités de contrôle sont déterminées par les
responsables hiérarchiques afin de s’assurer l’ensemble des risques puisse être traité
correctement et dans des délais raisonnables. Les contrôles peuvent être préventifs ou
correctifs, opérés manuellement ou automatisés. Les activités de contrôle peuvent également
être regroupées par objectif de contrôle (par exemple garantir l’exhaustivité et l’exactitude du
traitement des données). L’existence du manuel favoriserait par conséquent l’amélioration de
la gestion des différents cycles en général et du cycle « stock » en particulier. La rédaction
d’un manuel de procédure et son suivi serait donc un document de base pour mener à bien
l’exécution des tâches et donne une assurance à la fiabilité des informations.

68
Tableaux de bord

Un tableau de bord est l’ensemble d’indicateurs qui donne une vue de la situation et de son
évolution probable par rapport aux objectifs. Il permet aux responsables, quel que soit leur
niveau hiérarchique, de savoir rapidement quels écarts de la situation qu’ils pilotent
demandent décision. Il permet de vérifier ensuite si les actions prévues sont effectuées et les
objectifs atteints. Les indicateurs du tableau de bord provoquent ainsi une action correctrice
concertée, et permettent d’en suivre l’application; c’est le support pratique de la direction par
les objectifs.

Un tableau de bord contient des indicateurs, des résultats réels (mensuels, cumulés, etc.), les
références (objectifs, autres entités similaires, résultats précédents, etc.), des prévisions. Selon
les besoins, il peut également contenir des commentaires qui permettent d'orienter
l'interprétation des résultats présentés.

En matière de stock, les éléments du tableau de bord peuvent être classifiés soit en nature soit
par fonction.

La classification par nature se traduit par l’ensemble d’éléments qui représentent :

• Le poids relatif de la fonction de gestion de stock (indicateurs de structure) : ils ont


une périodicité essentiellement annuelle et concernent le poids des achats dans le
chiffres d’affaires développé et leur répartition ;

• La rentabilité et le coût de la fonction gestion de stock (indicateurs de gestion) : ils


sont généralement trimestriels et parfois mensuels et indiquent le coût des moyens mis
en œuvre et les éléments clés de la politique de gestion. Certains permettent une
gestion par exception des fournisseurs et portent sur des priorités d’examen, d’autres
concernent les conditions financières des relations avec les fournisseurs et les résultats
de gestion de stock elle-même (rotation, stock moyen global, stock moyen par famille
d’article. Enfin, certains éléments indiquent les coûts de fonctionnement (coût de
passation,…) ;

69
• La productivité des facteurs d’exploitations (indicateurs d’exploitation) : ils sont
mensuels et s’intéresse d’avantage à des problèmes de rendement. Ainsi, on mesure la
qualité du service (taux de rupture), la fiabilité des délais fournisseurs.

La classification par fonction répartit les informations du tableau de bord selon les fonctions
concernées. Il faut indiquer :

- A la direction générale : les investissements, le coût global des différentes fonctions, le


degré de réalisation des objectifs ;
- Au marketing : l’évolution de l’exécution des divers objectifs ;
- A la production : les ruptures de stocks en cours, l’évolution des stocks de produits
finis
- Aux acheteurs : le suivi des fournisseurs, l’évolution probable de demande
- Au magasin : la structure analytique des mouvements et les niveaux de performance
atteints ;
- Au gestionnaire de stock : le suivi des objectifs par article, par famille, par fournisseur,
les coûts de passation de commande et de possession de stock ;
- Aux services financiers et comptables : les analyses des coûts, les budgets engagés, les
crédits fournisseurs, les immobilisations détenues…

Un tableau de bord doit être synthétique et explicite et permettre d’identifier rapidement le


niveau de risque et les données sous-jacentes y relatives. Un tableau de bord doit être succinct
et se limiter à l'essentiel. Il doit permettre de suivre les risques majeurs et/ou les objectifs
prioritaires. Lorsqu'une entité a des projets en cours, ces derniers doivent également faire
l'objet d'un suivi adéquat. Des indicateurs peuvent être ajoutés dans le tableau de bord suivant
l'importance du projet. Un tableau de bord contient des informations pertinentes pour l'entité
elle-même (pilotage de l'entité) ainsi que des informations destinées au dialogue avec les
échelons supérieurs de la hiérarchie ainsi qu'au dialogue transversal.

Cartographie
La cartographie des processus est une manière graphique de représenter l'activité d'une
entreprise, d'une partie d'une entreprise ou de tout type d'organisation une fois que l'on est en
mesure d'identifier le client.

70
Pour établir la cartographie du processus considéré, la première opération sera d'identifier le
ou les déclencheurs. Par exemple, l'arrivée d'une commande client est un déclencheur.
Ensuite, il est nécessaire de préciser la fonction du processus. Pour ce faire, il est recommandé
de garder en ligne de mire la notion de création de valeur pour le client. C'est bien là quelque
part la finalité de la démarche. Puis, au sein même du processus identifié globalement, les
activités seront repérées. Enfin, chaque activité est réceptrice du résultat délivré par une
activité, un "fournisseur". Elle-même fournit après transformation d’un produit à une activité,
un "client". L'identification de la chaîne client fournisseur au niveau de l'activité permet de
représenter le processus en totalité.

En ce qui concerne l’établissement de la cartographie des risques il est possible d’analyser les
risques métier et fonction sous l’angle des trois grandes catégories d'objectifs (opérationnel,
financier ou de conformité).

Résultats attendus : l’établissement d’un tableau de bord servira de guide pour la fixation des
objectifs opérationnels (à court et moyen terme) et les objectifs stratégiques (long terme). Le
tableau de bord est également un outil pour mesurer la performance. La cartographie des
risques est l’outil nécessaire pour la société afin de jongler la chaine « client-fournisseur ».

Documentation

Formaliser l'expression du besoin d'achat par une demande d'achat, qui devra être
obligatoirement visé par le responsable des achats.

Résultats attendus : la demande d’achat permet le suivi des achats : le nom des articles, les
personnes demandeurs, et la fréquence des commandes.

Suivi et contrôle des stocks

Vérifier obligatoirement l'existence des articles en stock avant de procéder au remplissage


d'un bon de commande, une fois que la demande d'achat est visée par le responsable. Cette
vérification permet d’éviter la rupture de stock et le sur stockage. Elle permet donc
d’optimiser la gestion de stock ;

71
Faire une revue des commandes inférieures au seuil de 2 000 000 d’Ariary soit par sondage
(tirage au hasard) ou encore de manière périodique. La revue de ces petits achats permet de
détecter si les achats effectués sont fondés ;

Contrôler physiquement la quantité ainsi que la qualité de la marchandise reçue, pour s'assurer
de la conformité réelle de la livraison avec ce qui est commandé. Ce contrôle permet d’éviter
des pertes (défaut) de tout genre qui pourrait nuire à la rentabilité de la société ;

Créer des fichiers fournisseurs pour faire visualiser quelques critères qui faciliteront la
présélection. Les fichiers fournisseurs doivent inclure le nom des fournisseurs, leurs adresses,
les articles mises à dispositions ainsi que leur prix. Ces fichiers précisent également les
conditions de vente en fonction des commandes effectuées.

Procéder à la mise à jour des bases comptables du système pour éviter des problèmes futures
avec les clients : lettrer les paiements déjà encaissés, faire un suivi extra comptable des ventes
à crédit et relancer les clients si leur paiement ne s’opère à échéance.

Résultats attendus : le suivi et contrôle des stocks améliorent le système de contrôle interne au
sein de la société et favorisentainsi la fiabilité des informations relatives au stock dans les
états financiers. Ils contribuent également à affiner la gestion de stock de la société et
réduisent les risques.

II - Recommandations sur la méthode de gestion et


valorisation
Calcul du coût de revient

Revoir et corriger la méthode de détermination du coût de revient : la prise en compte du


loyer de l’entrepôt de stockage parmi les éléments constitutifs du coût de revient des
marchandises entraîne une surévaluation du coût des marchandises et par conséquent de la
valeur des stocks. En effet, le coût de revient des marchandises ne devrait inclure que les
éléments ci-après :

- Prix d’achat hors taxes déductibles (net des rabais, remises, ristournes sur factures) des
marchandises
- Droits et taxes non récupérables (droit de douane, taxes d’importation,…)

72
- Frais de transport, de manutention et autres coûts directement attribuables à
l’acquisition des marchandises (commissions, frais de transit,…)

Résultats attendus : l’exactitude du calcul de coût permet d’assurer la fiabilité des données sur
les valeurs des stocks. Le calcul de la masse globale de stock à partir de l’inventaire effectué
reflètera une image fidèle de la situation de stock.

Organisation de l’entreposage

Améliorer l’organisation de l’emplacement des divers articles dans le magasin de stockage. A


titre indicatif, nous proposons une organisation par marque puis par type de pièces. Une
codification bien claire et facilement repérable et compréhensible devrait par ailleurs être
adoptée pour faciliter l’identification et la localisation de chaque article.

Résultats attendus : un bon emplacement des articles permet leur bonne gestion car les
mouvements, le stockage, et le niveau de stock est facilement identifiable. Il permet
également de détecter les éventuelles détériorations et par conséquent évite les pertes
colossales à la société.

Entretien de l’entrepôt

Un renforcement de l’entretien de l’entrepôt est nécessaire pour garantir d’une part des
conditions optimales de stockage et d’autre part la sécurité des marchandises entreposées.
Cela permettrait à la société de se prémunir contre les pertes pour détérioration anormale des
articles et des risques éventuels inhérents à l’entrepôt même (ex : court-circuit électrique
pouvant entraîner l’incendie du magasin de stockage, etc.).

Nous préconisons ainsi l’adoption d’un système de maintenance régulière des infrastructures
de stockage.

Résultats attendus : l’entretien de l’entrepôt assure la sécurité des marchandises et minimisera


ainsi le coût des services après ventes si la société adopte cette option. Elle permet également
aux responsables d’effectuer des commandes en fonction de leurs besoins.

73
III - Ajustement comptable
La constatation des sorties de marchandises doivent être exhaustivement comptabilisés.
Renforcer le contrôle de l’effectivité de la comptabilisation de toutes les sorties de stock.

Les écritures d’ajustement de la provision pour dépréciation des marchandises rouillées doit
être passée.

Proposition d’écritures
En Ariary

685 Dotation actifs courants 1 000 000

397 Provision sur stocks de marchandises 1 000 000

(Provision pour dépréciation de stock)

La société adopte la méthode d’inventaire permanent néanmoins, un comptage physique ne


devrait être délaissé car il permet de corriger les éventuelles erreurs survenues durant toute
l’année. Ces erreurs peuvent être en matière de comptage, des erreurs de calculs, des
confusions entre items similaires, des erreurs au niveau des entrées et sorties.

74
SECTION II- CAS DE LA SOCIETE INDUSTRIELLE « EPM»

I - Amélioration du système de contrôle interne


Les recommandations issues de notre mission de vérification du cadre de contrôle des stocks
de la société « EPM » peuvent être regroupées en 4 catégories :

- la documentation
- les ajustements aux contrôles (opérationnels et à court terme);
- le développement et
- l’analyse stratégique.

Recommandations relatives à la documentation


Pour que les contrôles soient adéquats et fonctionnent correctement, il importe de :

- revoir et faire en sorte que la documentation du cadre de contrôle des stocks, y


compris les rôles et responsabilités des intervenants dans le processus de contrôles,
soit à jour et communiqués aux employés.

- s’assurer que les documents utilisés pour gérer les stocks sont adéquats : les
documents doivent être mise à jour afin de suivre l’évolution des traitements et
d’assurer un meilleur traitement des opérations

Recommandations relatives aux ajustements

- s’assurer que les articles reçus sont bien ceux qui ont été commandés (quantité
commandée et exactitude des articles reçus), en comparant systématiquement le bon
de livraison avec le bon de commande original.

- revoir l’application effective de certains points de contrôles pour s’assurer qu’ils sont
bien exécutés

75
- Les documents utilisés pour gérer les stocks devraient inclure une preuve (signature,
initiales, date, explication de l’analyse, etc.) montrant que les contrôles ont été
exécutés.

- revoir les procédures de comptabilisation des mouvements de stocks de manière à les


comptabiliser au moment opportun (changement d’inventaire) et d’assurer l’exactitude
de l’information financière sur les stocks

- s’assurer que les matières premières et les produits finis sont retirés de l’inventaire
seulement au moment où elles sont utilisées ou vendues

- s’assurer que les commandes des clients externes et internes sont retirées des fiches de
stocks y afférentes seulement lorsque les matières ou produits sont expédiées

- effectuer immédiatement tous les ajustements et constatations nécessaires à la suite de


modifications (désuétude, retour) et ne pas attendre le décompte de fin d’année

Recommandations relatives au développement du cadre de contrôle des stocks

- Le cadre de contrôle devrait être revu pour assurer l’existence, l’exhaustivité et


l’exactitude de l’information financière et de gestion des stocks. Les responsables
devraient donc préciser aux membres du personnel les différents niveaux de contrôle à
exécuter obligatoirement afin de sécuriser le stock tant lors de l’approvisionnement
que lors de la distribution. La société étant industrielle, le contrôle au niveau de la
transformation des matières premières en produits finis doit également être prise en
considération.

- Renforcer la sécurité au niveau de l’accès aux entrepôts et évaluer le risque associé au


fait que des employés autres que ceux de la société y ont accès il est donc primordiale
de restreindre l’accès aux seuls membres du personnel désignés. Fermer à clé et
limiter le nombre de clés fabriqués.

76
- établir une politique pour les décomptes cycliques et périodiques, et faire le suivi des
résultats des décomptes. Même si la société adopte la méthode d’inventaire
intermittent, un contrôle inopiné ou périodique des en stock serait toujours utile pour
détecter à temps les erreurs.

- effectuer systématiquement un décompte annuel complet en fin d’année financière.


L’inventaire de fin d’exercice doit préalablement être organisé afin d’assurer sa
fiabilité et éviter les erreurs qui peuvent survenir. Prévoir l’arrêt des mouvements de
stock lors de l’inventaire afin d’obtenir un degré d’exactitude élevé. Prévenir le
commissaire aux comptes pour son assistance à l’inventaire.

- optimiser la gestion physique des stocks et s’assurer que le système d’information de


la société permet d’identifier l’emplacement pour chaque article en stock. Gérer
l’entrepôt de manière à faciliter le contrôle des produits stockés.

- améliorer les procédures de traitement des éventuels retours de produit. Etablir une
fiche de suivi des produits retournés. Le fiche doit figurer le nom des produits, leur
nombre ainsi que le motif du retour.

- renforcer la séparation des tâches relatives aux stocks : la description des tâches de
chaque membre du personnel doit être figurée dans le manuel de procédure. Ainsi, le
personnel sera astreint à suivre ce manuel.

Recommandations relatives à l’analyse stratégique

- Les contrôles internes devraient faire l’objet d’une surveillance active : l’existence et
l’application des procédures de contrôle interne représente un point fort pour la société
et réduira les risques de non contrôle et les risques inhérents. Un bon contrôle interne
permet à l’auditeur de limiter sa vérification et de fixer son seuil de signification à un
degré raisonnable.

77
- Les activités de surveillance devraient être documentées, et les rôles et responsabilités
définis. La surveillance d’un magasin de stockage pose souvent problème car la
sécurité des produits nécessite une attention particulière.

- faire un suivi de tout problème sans tarder et tout risque repéré doit être communiqué
en temps opportun : chaque problème à sa solution. Lors de la détection des
anomalies, la direction doit être mise au courant et prendra à son tour des décisions
pour y remédier. Chaque décision influe la gestion en général et mérite une longue
réflexion sur l’impact tant à court qu’à long terme.

- développer le cadre de contrôle des stocks afin de s’assurer que le système en place
permet de signaler en temps opportun les problèmes et les risques identifiés. Effectuer
des tests pour s’assurer de l’efficacité des contrôles mis en place.

- analyser les nouvelles options technologiques actuellement disponibles pour le


système de gestion des stocks en termes de rapport coûts/bénéfices et voir la
possibilité d’amélioration par l’adoption d’options technologiques modernes

La correction de ces lacunes permettrait d’améliorer la gestion des stocks de marchandises de


la société et améliorerait la qualité de l’information financière et de gestion concernant les
stocks. Elle faciliterait également la vérification de l’inventaire pour les états financiers de la
société.

II - Recommandations sur la méthode de gestion et valorisation


Calcul du coût d’achat et du coût de production

Rectifier la méthode de détermination du coût d’achat des matières premières : la prise en


compte des amendes de retard de paiement ainsi que des frais du responsable
« achat »entraîne une surévaluation du coût des matières premières et par conséquent de la
valeur des stocks. De même pour le coût de production, le salaire du responsable achat ne
devrait pas être incorporé dans le calcul.

78
III -Ajustement comptable
Après analyse des inventaires effectuées au 31 décembre 2012, nous avons constaté des écarts
sur les quantités et auront des conséquences sur la valeur des matières premières et produits
finis. Ces valeurs sont respectivement de 1 534 057,42 Ariary et 669 775 Ariary et devraient
être régularisées pour rectifier le stock final.

Proposition d’écritures
6031 Variation stock matières premières 1 535 057,42

31 Stock matières premières 1 535 057,42

(Régularisation du stock final)

71 Production stockée 669 775

35 Stock de produits finis 669 775

(Régularisation du stock final)

Telles sont nos recommandations suite aux missions d’audit du cycle stock de la société
commerciale « TMS » et de la société industrielle « EPM ». Nous allons maintenant voir dans
le dernier chapitre de notre étude les limites des recommandations du cycle « stock ».

Ainsi, nous avons développé dans le chapitre V, nos recommandations sur les constatations
relevées lors de l’audit du cycle stocks de société « TMS » et « EPM » ainsi que les résultats
attendus. Ces recommandations sont des points d’amélioration exprimées en faveur des
dirigeants de ces sociétés pour l’optimisation de leur système de gestion, de contrôle et de
comptabilisation des opérations relatives aux stocks de leurs sociétés.

79
CHAPITRE VI : POINTS CLES DE LA VERIFICATION DU CYCLE
« STOCK »

La séquence des analyses idéales cohérentes et concises à la vérification du cycle stock sera
clarifiée dans ce chapitre pour y présenter des éléments essentiels. Ainsi, elle représentera un
guide pour le cabinet afin de mener à bien sa vérification du cycle stock.

Ci-après les étapes à effectuer lors de la vérification du cycle « stock » :

S’assurer que les stocks font l’objet d’un contrôle comptable adéquat
• Tester les procédures d’enregistrement des mouvements de stocks :
- Des bons de réception ou de livraison aux fiches de stock et listings de
stock,
- Des fiches de stocks et listings de stock aux bons de réception et de
livraison ;
• Vérifier par sondage de l’exactitude arithmétique des fiches de stock et listings de
stock ;
• Tester les procédures d’enregistrement et du contrôle des :
- Emballages consignés,
- Emballages à rendre,
- Stocks laissés en dépôt par les fournisseurs ou clients,
- Stocks chez les fournisseurs et sous-traitants ou envoyés en réparation,
- Stocks détenus pour réparation ou sous-traitance,
- Stocks en magasin généraux.
• Rechercher dans les fiches d’inventaire des stocks périmés ou à rotation lente.
• Vérifier l’exactitude et la fiabilité des enregistrements relatives à l’inventaire
permanent des stocks par :
- Sondage appropriées, comptages et observation d’un ou plusieurs
inventaires physiques au cours de la période d’exercice,
- Examen des états des inventaires physiques et vérifier la périodicité des
inventaires,
- Rapprochement d’un certain nombre d’articles inscrits dans le livre
d’inventaire à leurs quantités physiquement détenues par la société,

80
- L’assurance que la clôture des mouvements ne soit enregistrée qu’après
préparation du listing final du stock.

Vérifier que la clôture des achats en fin de période est correcte : le Contrôle de
rattachement ou « cut-off » :
• Pour les séparations des fonctions au niveau des achats :

- Contrôler les rapports de réception en suspens, les factures en suspens et les


factures ayant fait l’objet de paiement par avance (factures qui ont été payées
avant que les marchandises aient été reçues). Vérifier que les enregistrements
sont faits dans le bon exercice.
- Vérifier que les marchandises pour lesquelles les achats ont été enregistrés, sont
bien incluses dans l’inventaire physique. Pratiquement, il faut prendre les
dernières factures d’achat enregistrées sur l’exercice et s’assurer qu’elles sont
comprises s dans le stock.
- Vérifier si l’achat a bien été enregistré, pour les dernières marchandises
réceptionnées et enregistrées dans le stock. En pratique donc, il faut prendre
les derniers bons de réception relevés lors de l’inventaire physique et s’assurer
que les marchandises sont bien incluses dans le stock et enfin que les comptes
fournisseurs correspondants ont bien été crédités sur le même exercice.
- Prendre les derniers bons de réception relevés lors de l’inventaire physique et
s’assurer que les marchandises ont été incluses dans l’inventaire et que les
comptes fournisseurs correspondants ont été crédités sur le même exercice ;
- Prendre les dernières factures d’achat enregistrées sur l’exercice et s’assurer
que les achats correspondants sont compris dans le stock ;
- Comparer le registre des commandes en cours au registre des bons de réception
sans facture ;
- S’assurer que les bons de réception sans facture sont provisionnés ;
- Pour les quelques jours suivants la clôture, pointer les factures d’achat aux bons
de réception (et vice-versa) et les avoirs aux bons de retour (et vice-versa),
s’assurer de l’enregistrement sur le bon exercice ;
- Si durant l’inventaire, des marchandises en transit ont été signalées, s’assurer
que la dette envers les fournisseurs est correctement enregistrée à la clôture ;
- Pour les importations, analyser soigneusement les achats FOB et suivre les

81
dossiers de dédouanement pour déterminer la date de transfert de propriété ;
- Utiliser les résultats des confirmations fournisseurs.
• Pour les séparations des fonctions au niveau des ventes :

- S’assurer que les mouvements de sortie des marchandises, et les


enregistrements des ventes et du coût des ventes correspondant, sont passés
dans la même période.
- L’enregistrement des ventes et des créances doit être fait en accord avec la date
à laquelle les marchandises ont été expédiées.
- Prendre les derniers bons de livraison de l’exercice relevés lors de l’inventaire
physique. S’assurer que les articles correspondants ont été exclus du stock et
que les ventes ont été enregistrées sur le bon exercice ;
- Prendre les dernières factures de vente de l’exercice. S’assurer que les articles
correspondants sont exclus des stocks ;
- S’assurer que les bons de livraison en attente de facturation à la date de clôture
ont bien donné lieu à un enregistrement en vente sur le bon exercice ;
- Pour les quelques jours suivant la clôture, pointer les factures de vente aux bons
de livraison (et vice-versa) et leurs avoirs aux bons de réception (et vice-versa).
S’assurer de leur enregistrement sur le bon exercice ;
- Analyser soigneusement les conditions de vente pour déterminer la date exacte
de transfert de propriété.
Certifier que tous les stocks sont identifiés et bien protégés
• si le client a un inventaire permanent contrôlé par des comptages cycliques ou
inventaires tournants en cours d’année, ou si le client a un inventaire permanent et
fait un inventaire physique peu avant ou après la date de clôture :

- obtenir une liste complète des entrepôts et lieux de stockage ; et obtenir un plan
détaillé de l’usine, entrepôt et autres dépôts.
- choisir ceux où l’on doit assister à l’inventaire physique en tenant compte des
volumes et des valeurs en stock, de la qualité du contrôle interne et des
inventaires tournants ;
- participer en cours d’année aux inventaires tournants ; s’assure que l’inventaire
permanent est dûment ajusté des quantités réellement comptées. Remplir le

82
questionnaire relatif aux inventaires physiques ;
- vérifier l’exactitude arithmétique de l’inventaire permanent ;
- pointer les mouvements d’inventaire permanent aux documents d’origine pour
l’ensemble de la période examinée (c’est-à-dire avant les inventaires tournants
et après) ;
- Demander des confirmations directes des stocks entreposés dans les magasins
ou dans les entrepôts de consignation.
- s’assurer qu’au moment du comptage, les problèmes de « cut-off » ont été
correctement traités ;
- revoir en détail l’inventaire permanent en vue d’identifier les articles obsolètes
ou à rotation lente.

• si le client procède à un inventaire physique de fin d’année :

- obtenir une liste des entrepôts et lieux de stockage. Choisir ceux où l’on doit
assister à l’inventaire physique en tenant compte des volumes et valeurs en
stock et des caractéristiques du système de contrôle interne ;
- observer l’inventaire physique et, pour chaque lieu, remplir le questionnaire
d’inventaire physique ; pointer tous les éléments ayant fait l’objet du contrôle
physique.
- vérifier que les comptages de l’audit sont conformes à ceux de l’entreprise et
obtenir son accord ;
- vérifier les calculs (multiplication, addition, etc) ;
- s’assurer, le cas échéant, que les étiquettes ou feuilles de comptage vierges,
inutilisées, ou annulées, ne sont pas reprises avec des quantités sur l’état final
d’inventaire ;
- contrôler l’exploitation correcte de l’état final d’inventaire.
• si le client a des stocks à l’extérieur :

- obtenir confirmation des dites quantités en tenant compte des significations


(qualité, dimensions, etc) ;
- si les montants en cause sont importants, procéder à des tests complémentaires.
Vérifier tous les coûts de production adéquats et eux seuls sont imputés aux stocks
- vérifier la qualité du système de détermination des prix de revient.

83
Vérifier que les stocks sont correctement valorisés
- pour chaque catégorie de stock, déterminer la base de valorisation (coût de revient,
valeur de réalisation, FIFO, prix moyen pondéré, etc) et la méthode de
détermination du prix du marché (prix de remplacement, valeur réalisable, dernière
facture, etc).
- s’assurer que les prix utilisés pour valoriser le stock sont conformes aux méthodes
de valorisation retenues ;
- vérifier les prix utilisés (pour le FIFO, reprendre les factures correspondantes et
pointer aux états de stock ; pour la moyenne pondérée, vérifier la dernière entrée au
prix, puis l’avant dernière entrée à l’avant dernier prix, et ainsi de suite) ;
- vérifier l’exactitude des calculs (additions et multiplications). Pour le coût moyen,
pondéré, en particulier, vérifier soigneusement les calculs :
• si le client utilise un système de coûts standard, le coût unitaire apparaissant
sur l’état final d’inventaire doit être pointé au coût apparaissant sur les
fiches de coût standard. Ces coûts doivent être comparés aux coûts réel ; les
écarts importants doivent être analysés, de même que la réincorporation des
écarts constatés sur la période de production des stocks existant à la clôture
pour s’assurer que les coûts standards sont proches des coûts réels ;
• pour les travaux à la commande, pointer les coûts de revient utilisés dans la
valorisation finale des stocks avec les fiches de revient par commande,
vérifier par sondage les éléments des fiches de fabrication avec les feuilles
de temps, bons des sortie matières, factures d’achat, etc., vérifier les calculs
arithmétiques et l’imputation d’une quote-part de frais généraux ;
• pour les marchandises et matières premières, pointer le prix unitaire aux
factures d’achat, de douanes, de transport, transit, assurance, etc., et
contrôler l’incidence des rabais, remises et ristournes ;
• si le stock est évalué à partir de la dernière facture, revoir la valorisation
pour s’assurer que la méthode n’entraîne pas d’erreur (par exemple au cas
où les achats des 6 derniers mois seraient valorisés au prix de la facture du
dernier mois) ;
• si les achats en devises sont convertis un taux fixe, évaluer l’impact
éventuel des différences de change ;
• pour s’assurer que le coût de revient n’excède pas la valeur de réalisation

84
nette:
- revoir les derniers tarifs connus et s’assurer que les prix de vente ne
dépassent pas le prix de revient majoré des frais de distribution ;
- examiner en détail les fiches et listings de stock en vue d’identifier les
articles à rotation lente, obsolètes, en surstock, endommagés, etc. ;
- comparer les détails de stock d’une année sur l’autre, enquêter sur les
fluctuations importantes ;
- revoir les travaux en cours et s’assurer que les dépassements de prix
constatés sont refacturés aux termes du contrat. S’assurer également
pour les travaux de longue durée que le client a passé suffisamment de
commandes à prix ferme pour ne pas dépasser son devis de façon
significative.
- Dans les groupes de sociétés ou sociétés ayant plusieurs départements et
divisions qui vendent entre elles en réalisant une marge, éliminer les
profits internes non réalisés à la clôture.
- S’assurer que la totalité des stocks a été séparés dans l’inventaire final par gammes
d’articles ou de produits :
• En vérifiant l’évaluation des stocks périmés, excessifs ou endommagés
relevés lors de l’inventaire physique,
• En examinant les journaux d’achat, les bordereaux de production et les
journaux de ventes dans le cas où l’inventaire permanent est inexistant pour
déterminer les articles périmés ou à rotation lente.
• Vérifier que les stocks obsolètes, périmés ou endommagés ont été
correctement valorisés.

S’assurer que les stocks font l’objet de contrôles globaux de vraisemblance


- procéder à une revue analytique et à des recoupements et contrôles indiciaires en
calculant et comparant des ratios significatifs pour noter toute relation inhabituelle
(par exemple, augmentation des stocks sans augmentation correspondante des
ventes ; importantes variations des ratios de marge brute ou de rotation ; fluctuation
des prix unitaires d’un exercice sur l’autre, etc.) ;
- tenir compte, pour évaluer un possible sur-stockage, des statistiques de vente,carnet
de commandes, etc.

85
Dans le chapitre VI, les points clés de la vérification du cycle « stock » ont été établis pour
pouvoir améliorer le programme de vérification de l’auditeur lors de son intervention. De
ce fait, le résultat du contrôle effectué se base sur la capacité de l’auditeur à jongler sur les
points essentiels à contrôler et les résultats attendus. Le but de l’audit n’étant pas de
rechercher les fraudes et les détournements mais de les appréhender au moyen du contrôle
interne donc des points de contrôle à asseoir au niveau de la société auditée.

86
CHAPITRE VII : LIMITES DES RECOMMANDATIONS ET DE
L’APPROCHE D’AUDIT DE STOCK

Nous avons développé dans le chapitre V, nos recommandations sur les constatations relevées
lors de l’audit du cycle stocks de société « TMS » et « EPM » ainsi que les résultats attendus.
Ces recommandations sont des points d’amélioration exprimées en faveur des dirigeants de
ces sociétés pour l’optimisation de leur système de gestion, de contrôle et de comptabilisation
des opérations relatives aux stocks de leurs sociétés. Leurs suivis devraient ainsi permettre
d’assurer une meilleure efficacité des systèmes comptables et de contrôle interne de chaque
société. Néanmoins, l’application de certaines recommandations pourrait ne pas encore être
réalisable par chaque société du fait des contraintes qui peuvent y être liées (exemple :
contraintes de coûts et moyens) ou bien les recommandations peuvent être immédiatement
appliquées par les dirigeants mais malgré leur application et leur efficacité, des risques
importants peuvent toujours subvenir. Nous allons donc voir dans ce chapitre les limites
possibles des recommandations que nous avons émises ainsi que les limites de l’approche
d’audit de stock.

SECTION I- LIMITES DES RECOMMANDATIONS EMISES

I- Limites du contrôle interne


Le contrôle interne offre une assurance raisonnable et non une assurance absolue.

La défaillance humaine et les défaillances techniques sont ainsi autant de limites qui viennent
influencer le système de contrôle interne. En effet, la collusion entre deux ou plusieurs
personnes peut mettre en péril le système de contrôle interne. Des individus agissant
collectivement pour perpétrer ou dissimuler une action peuvent altérer les informations
financières ou de gestion, sans qu’ils puissent être détectés par le système de contrôle interne.

De plus, les entreprises doivent retenir le principe de proportionnalité (les coûts ne doivent
pas dépasser les avantages attendus) et donc l’idée du ratio coût/bénéfice pour apprécier
l’opportunité d’un nouveau contrôle. Il est donc nécessaire d’étudier non seulement le risque

87
de défaillance et l’impact possible sur l’organisation, mais aussi les coûts associés à la mise
en place de ce contrôle interne.

L’envergure de la société peut aussi limiter l’efficacité du système de contrôle interne. En


effet, pour la plupart des petites ou moyennes sociétés, leur structure même ne permet pas une
séparation adéquate des tâches incompatibles et l’on assiste habituellement à des cumuls de
fonctions rattachées. La séparation des tâches étant limitée, il n'est pas toujours possible
d'établir un système de vérification indépendant de leur travail avec pour conséquence un
risque accru de non détection des erreurs ou fraudes. Ce risque est accru avec l'utilisation des
moyens informatiques et plus particulièrement dans un environnement de micro-ordinateurs
autonomes où les utilisateurs ont l'habitude d'exécuter deux fonctions ou plus dans le système
comptable.

L’existence de manuel de procédures bien élaboré ne garantit pas par ailleurs une efficacité
du contrôle interne s’y rattachant sans la participation active et soutenue des dirigeants dans le
contrôle de son application.

II - Limites des recommandations sur la gestion de stock

Pour la maintenance des conditions d’entreposage, l’adoption d’un système d’entretien


périodique et régulière des entrepôts nécessite souvent des moyens financiers coûteux, ce qui
oblige les dirigeants à ne réaliser que des entretiens « au coup par coup » et uniquement en
cas d’existence de pannes et de réparation à faire.

Le signalement en temps opportun des problèmes et des risques identifiés relatifs à la gestion
des stocks relève surtout de la fluidité et de la souplesse du système de communication au sein
de la société. Dans ce cas, l’adoption d’un système de signalement via le système de
procédures formelles peut s’avérer lourd et donc non immédiat.

Enfin, l’existence de tableaux de bord n’est rentable que si les indicateurs et informations qui
y sont contenus sont fiables et exploités à bon escient. Ce qui nécessite un système
d’information bien élaboré et efficace, soit des investissements significatifs.

88
SECTION II- LIMITES DE L’APPROCHE D’AUDIT DE STOCK

Nous avons ainsi pu procéder à l’audit du cycle « stock » des sociétés « TMS » et « EPM».
Malgré la détection des anomalies significatives, l’approche adoptée présente des limites sur
les points suivants : la revue de vraisemblance, les comparaisons de données absolues, les
comparaisons de données relatives (ratios).

I - La revue de vraisemblance

La revue de vraisemblance consistant à procéder à un examen critique des composantes d’un


solde (ou d’un journal…) pour identifier celles qui sont à priori anormales, permet à l’auditeur
d’expliciter les anomalies flagrantes, mais il n’est en aucun cas suffisant à lui seul pour
prouver qu’un compte ou un document comptable ne contient pas d’anomalies.

En effet, ce n’est pas parce qu’il n’y a pas d’anomalie qu’il n’en existe pas de cachées. De
plus, un tel examen suppose, de la part du réviseur, une bonne connaissance des mécanismes
comptables de l’entreprise pour pouvoir détecter non seulement les anomalies par rapport à la
technique comptable en général, mais aussi par rapport à l’activité propre de l’entreprise.

II - Les comparaisons de données absolues

Des données absolues sont des données considérées pour elles-mêmes et non par rapport à
d’autres éléments de référence.

Ces données, prises en tant que telles, peuvent faire l’objet de diverses analyses :

- par rapport à la période antérieure, pour déterminer si l’évolution est cohérente,

- par rapport à un budget, pour savoir si les objectifs fixés ont été atteints,

- par rapport aux mêmes données dans des entreprises comparables, pour identifier les
particularités de l’entreprise,

Ces comparaisons de données absolues doivent être utilisées avec précaution car :

- elles supposent qu’il existe effectivement une logique dans l’évolution d’un compte
d’une période à l’autre ;

89
- la cohérence de la variation suppose qu’il n’y a aucune modification dans les
composantes du montant considéré ;

- la fiabilité de la comparaison avec un budget suppose que le budget soit réaliste et que les
chiffres n’aient pas été modifiés pour respecter les prévisions (exemple : immobilisations
passés en charges pour éviter les autorisations de budget d’investissement) ;

- les chiffres des entreprises similaires ne sont pas nécessairement établis sur la base des
mêmes principes comptables ;

Les conclusions tirées de telles comparaisons ne sont fiables que si plusieurs d’entre elles
confirment la même présomption.

III -Les comparaisons de données relatives

Les données relatives supposent qu’il existe une relation directe entre une donnée et un
élément de référence et que cette relation reste fixe. Cette relation est généralement calculée
sous forme de pourcentage. La technique des ratios est relativement plus précise que la
technique précédente dans la mesure où elle fait référence à plusieurs données obtenues de
façon indépendante. Toutefois, elle a ses propres limites qui tiennent à :

- la difficulté de définir les relations réelles qui existent entre deux données (plus
l’entreprise est complexe, plus les facteurs susceptibles de modifier cette relation sont
nombreux) ;

- l’impossibilité devant laquelle peut se trouver le réviseur pour expliquer les causes d’une
variation anormale si les termes du ratio sont trop larges ;

Nous avons ainsi vu dans cette troisième partie les recommandations par rapport aux
anomalies détectées puis les limites des recommandations ainsi que celles du processus
d’approche d’audit de stock. Les recommandations telles la mise en place des procédures, la
matérialisation des contrôles, l’éclaircissement des points de contrôle, la séparation des tâches
contribueraient à l’amélioration du contrôle interne de la société « TMS » et de la société «
EPM ». La gestion de stock de ces sociétés s’optimisera après revue des coûts, l’adoption
d’un système d’information permettant le traitement et la sécurisation des informations

90
relatifs aux stocks tout en respectant le rapport d’efficacité et d’efficience. Toutefois, ces
recommandations possèdent des limites à prendre en compte : l’interdépendance de plusieurs
facteurs, la difficulté de mise en œuvre, la volonté de la direction et le financier. L’approche
d’audit entrepris présente également des limites sur la revue de vraisemblance, la comparaison
des données relatives et la comparaison des données absolues. Ces limites nous mènent au
terme de cet ouvrage.

91
CONCLUSION
Les états financiers d'une entreprise ou d'une organisation sont en général le document de base
à partir duquel d'importantes décisions financières sont prises (évaluation de l'action, octroi de
crédit et concours financiers, rachat, etc.). Ils doivent donc refléter autant que faire se peut la
situation financière, patrimoniale ainsi que le résultat de l'entreprise à une date donnée. C’est
pourquoi ils sont préalablement soumis à l'examen d'un auditeur qui doit exprimer une
opinion selon laquelle ceux-ci ont été établis dans tous leurs aspects significatifs,
conformément à un référentiel comptable identifié.

Les divers contrôles mises en œuvre par l'auditeur lui permettent d'atteindre l'objectif fixé à
savoir exprimer une opinion sur la qualité des comptes soumis à son examen. En élaborant
une stratégie d'audit l’auditeur détermine la nature des contrôles à effectuer, l'échelonnement
des travaux à réaliser, la répartition des travaux entre l'auditeur et ses collaborateurs, les délais
à respecter. Le plan de mission de l’auditeur lui permet d’identifier les points forts et les
points faibles du contrôle interne ainsi que les problèmes relatifs à sa vérification.

Pour notre part, notre étude s’est focalisée sur l’analyse de la pratique de l’audit des stocks par
les auditeurs externes. Par définition, le stock est constitué par l'ensemble des marchandises,
des matières premières, des matières et fournitures consommables, des productions en cours,
des produits intermédiaires, des produits finis, des produits résiduels et des emballages non
destinés à être récupérés, qui sont la propriété de l'entreprise à la date de l'inventaire et dont la
vente en l'état ou au terme d'un processus de production à venir ou en cours permet la
réalisation d'un bénéfice d'exploitation.

Dans le cadre de notre mission d’audit des stocks d’une société commerciale que nous avons
dénommée « TMS » et d’une société industrielle « EPM », nous avons ainsi adopté une
stratégie d’audit orientée tout d’abord sur la prise de connaissance et l’évaluation du système
de contrôle interne existant de chaque société pour en évaluer l’efficacité, les forces et
faiblesses, et par conséquent, les risques qui peuvent en découler.

Nous avons après cela réalisé des sondages de contrôle de vraisemblance et des
rapprochements de la compilation des fiches de stocks, des fiches d’inventaire et des données
comptables.

92
Nous avons par la suite procédé à la vérification des méthodes de gestion de stocks pratiquées
par chaque société, puis au contrôle de l’exactitude de la valorisation de leurs stocks. Pour
cela, nous avons procédé à diverses revues analytiques telles que des comparaisons de
données (coûts par rapport au prix de vente, …), des analyses détaillées des diverses frais
d’approche lors de l’achat de marchandises ou de matières premières, pour en dégager si les
composantes de coûts prises dans la détermination de la valeur des stocks y afférents sont
adéquates sinon il y a un risque de sous-évaluation ou de surévaluation desdits stocks. Il est à
rappeler que les stocks sont évalués à leur coût de revient et non à leur prix de vente. Pour les
marchandises, matières, consommables, l'évaluation des stocks se fait au prix d'achat
augmenté des frais accessoires. Pour les produits intermédiaires, les produits finis et les
produits en cours, elle se fait au coût d'achat des matières et fournitures consommées, des
charges directes et des charges indirectes de production. Si à la clôture de l'exercice, la valeur
estimée d'une référence est inférieure au coût décrit précédemment, une provision pour
dépréciation égale à cette différence doit être constatée.
Après cette étape de vérification de la valorisation des stocks, nous avons vérifié l’exactitude
de leur comptabilisation (utilisation des comptes adéquats selon le système d’inventaire
utilisé, exactitude des comptes de comptabilisation, …).

L’audit du cycle stock de la société commerciale « TMS», a permis dégager les


recommandations ci-après :
Un bon contrôle interne exige que la passation de nouvelle commande nécessite la vérification
du niveau de stock pour éviter l’existence de stock superflu ou de rupture de stock ;
Une saine gestion de stock nécessite le regroupement des achats de manière à ce que les petits
achats (commande inférieur à deux millions d’Ariary) ne soient intempestifs car on peut
toujours éclater un achat de valeur en petit achat pour que les commandes ne passent pas au
niveau de la direction générale.

La mise en place d'un manuel de procédure est fondamentale pour la société car elle constitue
une barrière de conscience pour les employés.

L’existence de tableaux de bord et de cartographie des risques permettrait d’améliorer la


performance de l’entreprise.

93
Pour assurer la livraison des commandes urgentes et pour éviter la fluctuation et l’instabilité
des marchandises achetées, la société devrait monter un fichier fournisseur récapitulant le
nom, l’adresse, les articles disponibles et le prix des articles.

Une bonne détermination des coûts, l’exactitude de l’enregistrement comptable, un bon


emplacement des marchandises ainsi que la maintenance des entrepôts reflèteraient la bonne
gestion de stock.

Pour le cas de la société industrielle « EPM », l’audit de son cycle stock nous a permis de
dégager les recommandations suivantes :

Un bon contrôle interne nécessite la mise à jour des documentations et la matérialisation des
preuves de contrôle.

Une bonne gestion des stocks demande l’optimisation de la gestion physique des stocks, la
considération des nouvelles options technologiques en terme de rapport coûts/bénéfices et une
bonne analyse stratégique (capacité du système en place de signaler en temps opportun les
problèmes et les risques identifiés).

Les recommandations émises sont destinées à optimiser le système de gestion, de contrôle et


de comptabilisation des opérations du cycle stock.Toutefois leur application peut-être
soumises à des contraintesne permettant pas leur réalisation immédiate ou bien malgré leur
suivi, leur efficacité peut présenter des limites. En effet, un système de contrôle interne
adéquat offre une assurance raisonnable et non une assurance absolue. Ainsi, même si toutes
les recommandations sont appliquées, l’apparition de risques importants n’est pas à exclure.
La défaillance humaine et les défaillances techniques constituent ainsi autant de limites qui
viennent influencer le système de contrôle interne. A part cela, les entreprises doivent retenir
le principe de proportionnalité (les coûts ne doivent pas dépasser les avantages attendus) et
donc l’idée du ratio coût/bénéfice pour apprécier l’opportunité d’un nouveau contrôle n’est
pas toujours respectée. Il est donc nécessaire d’étudier non seulement le risque de défaillance
et l’impact possible sur l’organisation, mais aussi les coûts associés à la mise en place de ce
contrôle interne. L’envergure de la société peut aussi limiter l’efficacité du système de contrôle
interne. En effet, pour les petites ou moyennes sociétés, leur structure même ne permet pas une
adéquate séparation des tâches incompatibles et l’on assiste habituellement à des cumuls de fonctions
rattachéesavec pour conséquence un risque accru de non détection des erreurs ou fraudes. Ce risque est

94
accru avec l'utilisation des moyens informatiques et plus particulièrement dans un environnement de
micro-ordinateurs autonomes où les utilisateurs ont l'habitude d'exécuter deux fonctions ou plus dans
le système comptable.L’existence de manuel de procédures bien élaboré ne garantit pas par ailleurs
une efficacité du contrôle interne s’y rattachant sans la participation active et soutenue des dirigeants
dans le contrôle de son application.

Pour la maintenance des conditions d’entreposage, l’adoption d’un système d’entretien


périodique et régulière des entrepôts nécessite souvent des moyens financiers coûteux, ce qui
oblige les dirigeants à ne réaliser que des entretiens « au coup par coup » et uniquement en
cas d’existence de pannes et de réparation à faire.

Enfin, l’existence de tableaux de bord n’est rentable que si les indicateurs et informations qui
y sont contenus sont fiables et exploités à bon escient. Ce qui nécessite un système
d’information bien élaboré et efficace, soit des investissements significatifs

L’approche d’audit orientée en premier lieu vers l’analyse du contrôle interne lui permet alors
d’appréhender le niveau de risques auquel le système qu’il vérifie est sujet et de déterminer
l’étendue des vérifications à faire pour obtenir des comptes significatifs. Toutefois il présente
des limites : la revue de vraisemblance permet aux auditeurs d’expliciter les anomalies
flagrantes, mais il n’est en aucun cas suffisant à lui seul pour prouver qu’un compte ou un
document comptable ne contient pas d’anomalies ; les conclusions tirées à partir des
comparaisons des données absolues ne sont fiables que si plusieurs d’entre elles confirment la
même présomption et enfin les comparaisons de données relatives résident dans le fait que le
réviseur peut être dans l’impossibilité à expliquer les causes de certaines variations anormales.

Pour conclure, toute société a intérêt à gérer ses stocks de la manière la plus optimale car sa
bonne gestion permet, au niveau comptable, une évaluation des stocks nécessaire à la
construction des états financiers. Les recommandations émises contribuent, en effet, à
l’atteinte de cette bonne gestion.Mais est ce que la démarche que nous avons adoptée peut
aussi être valable et utilisée pour l’audit des autres cycles.

95
BIBLIOGRAPHIE

- FERNAND SYLVAIN, Comptabilité intermédiaire : Théorie comptable et modalité


d’application, Walter B,McGraw Hill éditeurs, 1101 pages

- HORNGREN, Comptabilité analytique de gestion, , Les éditions HRW, 579 pages

- LEFEBVRE FRANCIS, Audit et commissariat aux comptes 2003-2004, MEMENTO


PRATIQUE, 1195 pages

- LEFEBVRE FRANCIS Sociétés commerciales, MEMENTO PRATIQUE, 1342 pages

- MIKOL ALAIN, Contrôle Interne, PUF Collection Que sais-je ? 1997, 127 pages

- OECFM et INSTAT, Guide annoté du plan comptable général 2005, Jurid’ika,


163 pages

- OBERT ROBERT, DECF Epreuve n°6 Comptabilité approfondie et révision,


DUNOD, 445 pages

- La nouvelle pratique du contrôle interne, Edition d’Organisation IFACI, 1994,


378 pages

- Normes Internationales d’Audit, IFAC HANDBOOK (1996), traduction française,


CNCC Edition, 479 pages

- Normes consolidés, journal officiel de l’Union Européenne, 536 pages

WEBOGRAPHIE

- http ://www.csc.mg
- http://www.ifac.org
ANNEXES
ANNEXE I : GRILLE D’ANALYSE DES TÂCHES

LA GRILLE D’ANALYSE DES TÂCHES


Responsables Responsable Responsable Saisie Saisie Contrôle Non
Achat Stock BC facture sortie réalisé
Tâches M ……… M ……… M …. M …… stock
M ….
1- Etablissement
de la demande X
2- Validation de la
DApar une personne X
autorisée
3- Vérification du
stock X
4- Consultation au
minimum de 3 X
fournisseurs
5- Négociation
avec fournisseurs X
6- Etablissement
de bon de commande X
7- Réception de la
marchandise X
8- Vérification de
la marchandise X
9- Placement en
stock X
10- Emission de bon
de réception X
11- Rapprochement
BC/BR X
12- Réception
facture X
13- Rapprochement
BC/BR/Facture X
14- Saisie de
la facture X

I
ANNEXE II: FLOW CHART
ACTEURS
DESIGNATION DE L'OPERATION SERVICE VENTE SERVICE ACHAT SERVICE STOCK SERVICE COMPTABILITE

1- EXPRESSION DU BESOIN LES VENDEURS EXPRIMENT LEUR BESOIN PAR


TELEPHONE S'AGISSANT D'ACHAT DE DEPANNAGE
SINON PAR LE RESPONSABLE D'ACHAT

2- RECHERCHE FOURNISSEURS CONSULTATION ET NEGOCIATION AVEC LES


FOURNISSEURS

BC
3- PASSATION DE LA COMMANDE LE BON DE COMMANDE EST ETABLI EN QUATRE
BC EXEMPLAIRES
BC

4- RECEPTION DE LA MARCHANDISE LE RECEPTIONNAIRE SIGNE UN BON DE LIVRAISON


BR BR EN DEUX EXEMPLAIRES ET EN GARDE UN
ENSUITE IL ETABLIT UN BON DE RECEPTION EN
BR
QUATRE EXEMPLAIRE

5- ACCORD POUR PAIEMENT FACTURE LE SERVICE COMPTABILITE RECOIT LA FACTURE

6- ORDONNANCEMENT PAIEMENT
ENREGISTREMENT

II
ANNEXE III : QUESTIONNAIRE DE CONTRÔLE INTERNE
QUESTIONS OUI NON OBSERVATION
SYSTEME COMPTABLE ET INFORMATIQUE
La comptabilité est-elle tenue à jour ? X
Le personnel comptable a-t-il une formation adaptée ? X
Est-ce que vous disposez d’un système d’information ? X

CYCLE STOCK
L’accès aux stocks est-il suffisamment règlementé? X
La protection physique des stocks est-elle suffisante ? X
Les stocks sont-ils suffisamment assurés ? X
Les bons de sortie comporte t-ils une signature autorisée ? X
Existence t-il un inventaire permanent ? X A la fin de chaque journée
Si l’inventaire existe rapproche t-on les résultats de l’inventaire ? X
Les écarts sont-ils examinés ? X
L’importance du stock fait-il l’objet d’un suivi régulier en quantité ? X
L’importance du stock fait-il l’objet d’un suivi régulier en valeur? X

CYCLE ACHAT-FOURNISSEUR
Est-ce-que vous avez un organigramme détaillé et mis à jour du X
service achat ?
Est-ce que les besoins est-elle formalisée en demande d’achat ? X
Avez-vous une cartographie des risques ? X
Est-ce que vous avez des tableaux de bord ? X
Faites vous un suivi de processus d’achat ? X
Quel est le nombre minimum de fournisseurs que vous consulter ? 03 fournisseurs
Existe-t-il des clauses de contrat avec vos fournisseurs ? X
Quels son les critères sur lesquels vous vous basez pour les choix des Prix, qualité, délai de livraison
fournisseurs ? Réduction, modalité de paiement
La livraison fait-elle l’objet d’un contrôle qualitatif ?
La livraison fait-elle l’objet d’un contrôle quantitatif ? X
Lors de la réception des factures, est-il apposé un cachet original sur X X
l’un des factures ?
Détruit-on les exemplaires excédentaires ? X
Les factures sont-elles rapprochées des bons de réception (BL) ? X
Les factures comportent-elles les références du règlement? X
La comptabilité fournisseurs est-elle à jour ? x

III
Table des matières
REMERCIEMENT
AVANT-PROPOS

RESUME/ABSTRATCT
LISTE DES ABREVIATIONS
TABLEAUX
SOMMAIRE

INTRODUCTION ................................................................................................................................... 1

PREMIERE PARTIE : CONTEXTE GENERAL ................................................................................................ 5


CHAPITRE I: PRESENTATION DE L’ETUDE ET DESCRIPTION DE L’EXISTANT DE LA SOCIETE « TMS » ET
« EPM » 7
SECTION I- PRESENTATION GENERALE ET INTERET DE L’ETUDE ......................................................... 7
I- PRESENTATION DE L’ETUDE ............................................................................................................ 7
II- INTERET DE L’ETUDE........................................................................................................................ 8
CHAPITRE II : APPROCHE THEORIQUE D’AUDIT DU CYCLE STOCKS ...................................................... 11
SECTION I- DEMARCHE D’AUDIT DE STOCK................................................................................. 11
I- Généralités sur les stocks ...................................................................................................... 11
1-1- Définition ........................................................................................................................... 11
1-2- Typologie ........................................................................................................................... 11
1-3- Principes comptables de base ........................................................................................... 12
1-4- Base d’évaluation des stocks ............................................................................................. 13
II - Définitions et objectifs d’audit de stock............................................................................ 14
2-1 Définition d’audit............................................................................................................... 14
2-2 Objectifs d’audit de stock .................................................................................................. 14
2-3 Préalable pour la vérification ............................................................................................ 15
2-4 Démarches d’audit ............................................................................................................ 16
SECTION II- REFERENTIELS ............................................................................................................ 20
I- Plan comptable général 2005 ................................................................................................ 20
1-1- Evaluation .......................................................................................................................... 20
1-2- Inventaire .......................................................................................................................... 20
1-3- Comptabilisation ............................................................................................................... 21
II - Norme comptable internationale relatif au stock : IAS 2 .................................................. 23
2-1- Objectifs............................................................................................................................. 23
2-2- Champs d’application ........................................................................................................ 23
2-3- Evaluation .......................................................................................................................... 23
2-4- Comptabilisation ............................................................................................................... 26
2-5- Informations à fournir ....................................................................................................... 27
III - Norme américaine (US GAAP) sur le stock : ARB 43 ......................................................... 28
3-1- Objectif .............................................................................................................................. 28
3-2- Champs d’application ........................................................................................................ 28
3-3- Evaluation .......................................................................................................................... 29
3-4- Comptabilisation ............................................................................................................... 29
3-5- Informations à fournir ....................................................................................................... 29
IV - Norme d’audit sur le stock : ISA 501 ................................................................................. 30
4-1- Objectifs............................................................................................................................. 30
4-2- Champs d’application ........................................................................................................ 30
4-3- Exigences ........................................................................................................................... 30
4-4- Modalités d’application ..................................................................................................... 31

DEUXIEME PARTIE : PRATIQUE DE L’AUDIT DU CYCLE «STOCK » ......................................................... 42


CHAPITRE III : AUDIT DU CYCLE STOCK DE LA SOCIETE COMMERCIALE « TMS » ................................. 37
SECTION I : DESCRIPTION DE L’EXISTANT DE LA SOCIETE « TMS » ................................................... 37
I- Le système de contrôle interne du cycle « stocks » .............................................................. 37
II- Méthode de gestion et valorisation des stocks..................................................................... 40
III- Comptabilisation ............................................................................................................... 41
IV- Etendue de la mission d’audit ........................................................................................... 41
SECTION I- ANALYSE ET CONSTATATIONS DU CYCLE STOCK DE LA SOCIETE « TMS » ................ 42
I- Analyses ................................................................................................................................. 42
1-1- Le système de contrôle interne du cycle « stocks » .......................................................... 42
1-2- Méthode de gestion et valorisation des stocks................................................................. 43
1-3- Comptabilisation ............................................................................................................... 45
II- Constatations ........................................................................................................................ 45
2-1- Le système de contrôle interne du cycle « stocks » .......................................................... 45
2-2- Méthode de gestion et valorisation des stocks................................................................. 47
2-3- Comptabilisation ............................................................................................................... 47
CHAPITRE IV : AUDIT DU CYCLE STOCK DE LA SOCIETE INDUSTRIELLE «EPM» ..................................... 49
SECTION I : DESCRIPTION DE L’EXISTANT DE LA SOCIETE EPM ......................................................... 49
I- Le système de contrôle interne du cycle « stocks » .............................................................. 49
II- Méthode de gestion et valorisation des stocks..................................................................... 49
III- Comptabilisation ............................................................................................................... 50
IV- Etendue de la mission d’audit ........................................................................................... 51
SECTION II- ANALYSE ET CONSTATATION DE LA SOCIETE « EPM » ................................................... 52
I- Analyses ................................................................................................................................. 52
1-1- Le système de contrôle interne du cycle « stocks » .......................................................... 52
1-2- Méthode de gestion et valorisation des stocks................................................................. 56
1-3- Comptabilisation ............................................................................................................... 64
1-4- Constatations..................................................................................................................... 64
II- Le système de contrôle interne du cycle « stocks » .............................................................. 64
2-1- Méthode de gestion et valorisation des stocks................................................................. 65
2-2- Comptabilisation ............................................................................................................... 65

TROISIEME PARTIE : RECOMMANDATIONS, RESULTATS ATTENDUS ET LIMITES ......... 63


CHAPITRE V- RECOMMANDATIONS ET RESULTATS ATTENDUS POUR LES DEUX CAS D’ENTREPRISES
ETUDIEES ............................................................................................................................................... 68
SECTION I- CAS DE LA SOCIETE COMMERCIALE « TMS» ............................................................. 68
I- Amélioration du système de contrôle interne ...................................................................... 68
II - Recommandations sur la méthode de gestion et valorisation......................................... 72
III - Ajustement comptable ...................................................................................................... 74
SECTION II- CAS DE LA SOCIETE INDUSTRIELLE « EPM» ............................................................... 75
I- Amélioration du système de contrôle interne ...................................................................... 75
II - Recommandations sur la méthode de gestion et valorisation......................................... 78
III - Ajustement comptable ...................................................................................................... 79
CHAPITRE VI : POINTS CLES DE LA VERIFICATION DU CYCLE « STOCK » ............................................... 80
CHAPITRE VII : LIMITES DES RECOMMANDATIONS ET DE L’APPROCHE D’AUDIT DE STOCK ............... 87
SECTION I- LIMITES DES RECOMMANDATIONS EMISES .............................................................. 87
I- Limites du contrôle interne ................................................................................................... 87
II - Limites des recommandations sur la gestion de stock...................................................... 88
SECTION II- LIMITES DE L’APPROCHE D’AUDIT DE STOCK ............................................................ 89
I- La revue de vraisemblance .................................................................................................... 89
II - Les comparaisons de données absolues ........................................................................... 89
III - Les comparaisons de données relatives ............................................................................ 90
CONCLUSION ..................................................................................................................................... 92
BIBLIOGRAPHIE ...................................................................................................................................... 96
ANNEXES ............................................................................................................................................ 97

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