Rakotomanananathalie GES M2 13
Rakotomanananathalie GES M2 13
DEPARTEMENT GESTION
INDUSTRIELLE « EPM »
Sous l’encadrement de :
30 Aout 2013
Je remercie Dieu pour m’avoir octroyé sa grâce, son pardon et la santé. Sans lui, ce mémoire
n’a pas pu être réalisé.
Ma reconnaissance s’adresse particulièrementà mon mari et mon fils qui m’ont encouragé
durant la préparation de ce diplôme et aussi à toute ma famille et aux amis qui m’ont soutenu
pour la finalisation de ce travail.
AVANT-PROPOS
Après l’admission au volet théorique, il est nécessaire pour chaque étudiant de réaliser un
mémoire de fin d’année d’étude afin d’obtenir le diplôme d’études supérieures spécialisées
(DESS) en Audit et Contrôle (il est à préciser que le cursus au niveau du DESS dure un an
incluant un stage minimum de six mois). Pour ce faire, une insertion dans le monde
professionnel par le biais de stages ou d’emplois est nécessaire. Le but d’une telle insertion
est de produire une étude de cas concernant un thème particulier.
Ainsi, une mission d’audit d’une société commerciale « TMS » et d’une société industrielle
« EPM », dans le cadre de notre fonction au sein du cabinet nous a permis d’élaborer le
présent ouvrage après approfondissement des recherches face aux informations recueillies.
Nous tenons à préciser que les dénominations de société « TMS » et « EPM » ont été
adoptées pour raison de confidentialité et que les chiffres inclus dans les diverses analyses
effectuées ont fait l’objet d’approximation.
Une étude de cas est généralement conçue pour développer chez les étudiants, leur capacité à
traiter des situations concrètes et/ou pour valider, à travers une application pratique, les
acquisitions théoriques et conceptuelles.
Traiter une étude de cas revient souvent à faire un diagnostic qui visera à identifier et à
formuler le ou les problèmes à résoudre par l’organisation (entreprise, association,
administration publique, etc.) Le diagnostic débouche sur les recommandations qui peuvent
être ponctuelles ou stratégiques.
Pour récapituler, l’étude de cas se résume en trois étapes : d’abord une présentation de l’étude
en s’efforçant de donner la finalité du cas, ensuite analyser le ou les problèmes, analyse qui
débouchera enfin sur une série de recommandations ou de conseils. La conclusion peut porter
sur les résultats attendus, sur les prolongements à donner aux problèmes ou sur les limites de
recommandation.
ABSTRACT
Inventories are often an important part of the mass balance sheet of a company and
its value directly affects the performance of the entity. Then, the audit of the
inventory cycle takes a delicate and must be given special attention by the auditor
during the approval of the financial statements because of its significance. The
intervention of the auditor is also an essential and effective contribution to the
company that the recommendations made by the auditor can be exploited to
optimize inventory management. The management of inventory are often minimized
or ignored by the company and the permanent inventory method neglects most of
the time the effective execution of the physical inventory while it allows to correct
errors and interference occurred for a given period.
MP : Matières premières
Dans le présent mémoire, nous étudierons le cycle « stocks ». Le stock est l'un des éléments
majeur du bon fonctionnement des entreprises de production, mais aussi de celles intervenant
dans le négoce et la distribution. Une logistique adaptée, une gestion des approvisionnements
optimale concourent au succès de la société. Pour l'auditeur légal, les stocks et les en cours de
production constituent également un enjeu lors du contrôle des compte ; la valeur des stocks,
leurs variations et les provisions afférentes sont très souvent significatives. Toute organisation
a intérêt à gérer ses stocks de la manière la plus optimale. Une gestion adaptée permet d'éviter
les vols, les ruptures de stocks et les coûts liés à des stocks trop importants et par conséquent
optimise la rentabilité. Mais une bonne gestion des stocks permet, au niveau comptable, une
évaluation des stocks nécessaire à la construction des états financiers.
L'audit du cycle « stocks » s'inscrit dans une démarche globale du Commissaire aux Comptes,
visant à s'assurer que les comptes annuels répondent aux critères qui permettent d’émettre une
opinion sur la régularité, la sincérité et de l’image fidèle des états financiers.
La justification de l’exactitude de stocks constituera probablement la plus grande difficulté
particulière rencontrée par l’auditeur qui procède à l’examen des documents financiers d’une
entreprise industrielle ou commerciale. Ils représentent une part assez importante du bilan de
l’entreprise et ont une incidence fondamentale sur la position financière aussi une influence
directe sur la détermination du résultat. Le contrôle de la valorisation des stocks s’avère donc
1
très important et une attention particulière doit être prêtée à la méthode de gestion des stocks
d’une société. Ainsi, pour assurer le bon fonctionnement du processus stockage et déceler les
anomalies ou faiblesses liées à ce processus, la plupart des entreprises font souvent recours à
leurs auditeurs internes ou externes dans le cadre de missions d'audits opérationnels. Ceci
permet de déterminer les risques liés à ce processus et de proposer des recommandations
visant à améliorer les procédures de stockages, de contrôle, et de suivi des stocks.
Partant des exigences fixées par la législation, et pour mener à bien sa mission, les auditeurs
établiront un programme de travail pour chaque poste pour servir de base à sa vérification.
A Madagascar, le PCG 2005 a été établi pour régir l’établissement des états financiers. La
conception du PCG 2005 se référencie aux normes comptables internationales (IAS/IFRS).
Par conséquent, les principes de base de ces deux référentiels comptables se convergent.
Néanmoins, l’interprétation de ces normes diffère d’un utilisateur à un autre. Concernant le
compte « stock », nous avons constaté que les points de vue se rapprochent tant au niveau de
la définition, de l’évaluation que de la valorisation. Toutefois, nous allons analyser si le
programme de vérification par l’auditeur permet de dégager des informations fiables quel que
soit le type de société auditée.
Pour ce faire, l’auditeur doit préalablement avoir une connaissance générale des stocks de la
société qu'il audite, grâce aux travaux effectués lors des exercices précédents et aux
connaissances acquises lors de l'exercice. Il doit connaître l'organisation interne des stocks,
c'est-à- dire l'organisation du service logistique, les lieux de stockage (et si des tiers
détiennent des stocks), le type d'inventaire en place (permanent, périodiques...), le niveau
normal des stocks, les modes d'approvisionnement (informations sur les fournisseurs, les flux)
et le processus de production.
L'auditeur doit également s'informer des contraintes externes telles les réglementations et des
contraintes spécifiques aux produits stockés (exemple : la péremption). Au niveau comptable,
le commissaire aux comptes a connaissance des méthodes comptables de valorisation des
stocks, soit le mode de détermination du coût de revient ou du coût standard, et des méthodes
de dépréciation, cela afin de vérifier la conformité de ces méthodes avec les principes
comptables (permanence des méthodes notamment) et la règlementation. Enfin, à part
l’inventaire physique, l'auditeur peut acquérir de l'information par une revue analytique des
2
stocks et en-cours : analyse de ratios et d'indicateurs (rotation des stocks, nombre de jours de
production...), analyse d'un état des stocks (par nature, lieu de stockage, antériorité...), et des
entretiens avec des membres de lasociété.
L’auditeur peut s'appuyer aussi sur son analyse du contrôle interne. Cette étude permet de
déceler si les risques potentiels associés au processus de production/stockage (qualité des
produits, anomalie de production, existence de débouchés des biens stockés...) font l'objet de
procédures pour être évités ou couverts (assertions d'audit : existence et évaluation) : étude
des procédures concernant la détermination des besoins de la société la qualité des stocks
(mode de conservation des stocks, contrôle qualité de la production), vérification de
l'existence et du fonctionnement de la comptabilité analytique (souvent nécessaire pour
déterminer les coûts de production, connaître les quantitéspar produit, par nature...).
L'étude du contrôle interne permet également d'avoir connaissance des procédures de suivi
des quantités stockées et de leur protection physique : autorisation et justification des
mouvements de stocks, correcte séparation des exercices et caractéristiques des inventaires,
cela afin d'éviter l'absence d'enregistrement des mouvements, les vols... Le commissaire aux
comptes s'intéressera donc particulièrement aux procédures d'inventaire, aux procédures et
systèmes d'enregistrement des entrées et sorties de stocks (existence de bons, fiabilité du
système informatique), correspondance entre bons et mouvements (éviter tout décalage entre
les exercices et tout écart de quantité).
Enfin, l'auditeur s'assure, par l'étude du contrôle interne, de l'application des politiques
comptables de valorisation et de dépréciation des stocks (assertion d'audit : évaluation), cela
afin de déterminer s'il y a risque que des procédures anormales ou générant des anomalies
affectent la valorisation et la dépréciation des stocks(l'auditeur procédera principalement par
sondage). A part cela, l’auditeur vérifie aussi les assertions suivantes afin d’assurer la fiabilité
des informations financières concernant les stocks : la réalité (les opérations et sorties en
stock se rapporte à l’entité) ; l’exhaustivité (les entrées et sorties de stocks ont été
enregistrées) ; la mesure (les stocks ont été correctement évalués) ; le cut-off (les opérations
sont enregistrées dans la bonne période) et l’existence (les stocks ne sont pas fictifs mais
existent vraiment)
3
La problématique étant de situer si la vérification du cycle « stock » effectuée par
lesauditeurs contribuerait à l’amélioration la gestion de stock de la société auditée ?
Notre étude présentera deux cas différents pour pouvoir détecter différents problèmes reliés
au cycle « stock ». D’où le choix du thèmerevue de la pratique d’audit du cycle stocks: cas
d’une société commerciale « TMS» et d’une société industrielle « EPM ».
La finalité de l’étude étant de renforcer le contrôle interne des sociétés auditées, contribuer à
l’amélioration de l’organisation et de la gestion de stock des sociétés concernées
(commerciale et industrielle) et enfin assurer la fiabilité des informations.
Pour ce faire, le recueil des informations se présente sous différentes facettes : par une prise
de connaissance du domaine à étudier : considération de l’environnement interne et externe de
la société, par la capitalisation des acquis dans les cours théoriques : la connaissance générale
en matière d’audit, des recherches au moyen des ouvrages spécialisés liés au domaine étudié
et des recherches sur internet.
Le résultat attendu de ce mémoire, s’il arrive à bon terme, est d’améliorer les procédures de
gestion des stocks et la qualité des informations sur les stocks par le biais des travaux du
commissaire aux comptes.
Cet ouvrage se présentera en trois parties :
- enfin la troisième partie récapitulera les problèmes décelés pour déboucher vers les
solutions et recommandations appropriée sa fin d’améliorer la gestion de stock des
sociétés concernées.
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PREMIERE PARTIE : CONTEXTE GENERAL
Face à une mission bien précise, l’auditeur se fixe un objectif bien déterminé à atteindre.
Ainsi, le recueil de toutes les informations nécessaires est son priorité. Pour se faire, il se
documente sur les principaux points de contrôle à prendre en compte, prend connaissance des
lois, principes, référentiels relatifs à son domaine d’étude et les rassemble pour être en mesure
de traiter et de vérifier le ou les postes du bilan ou du compte de résultats de la société à
auditer. Cette première partie servira d’outil d’information pour pouvoir traiter le sujet qu’est
le stock. Ainsi, elle sera scindée en deux chapitres. Le premier chapitre mettra en évidence le
contexte général de l’étude, la description des sociétés étudiées, la spécificité du cas ainsi que
son intérêt. Le deuxième chapitre se focalisera sur l’approche théorique de l’audit de stock :
les démarches d’audit à suivre par l’auditeur lors de sa vérification et les normes de base
nécessaires pour pouvoir effectuer l’analyse.
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CHAPITRE I: PRESENTATION DE L’ETUDE ET DESCRIPTION
DE L’EXISTANT DE LA SOCIETE « TMS » ET « EPM »
I- PRESENTATION DE L’ETUDE
L’ISA 200.21 énonce que l’objectif d’un audit d’états financiers est de permettre à l’auditeur
d’exprimer une opinion selon laquelle les états financiers ont été établis dans tous leurs
aspects significatifs, conformément à un référentiel comptable applicable.
L’objectif de l’auditeur est d’obtenir une assurance raisonnable que les états financiers ne
contiennent pas d’anomalies significatives. Ceci implique la réalisation de trois étapes
fondamentales :
I- une étape d’évaluation des risques d’anomalies significatives dans les états
financiers ;
II- une étape de conception et d’exécution de procédures d’audit qui répondent aux
risques estimés et réduisent les anomalies significatives dans les états financiers, à
un niveau acceptable et
III- une étape de rédaction appropriée du rapport d’audit basé sur les résultats du
travail d’audit mené.
L’ISA 3002 paragraphe 13,16 énonce que l’auditeur doit développer dans sa démarche un
programme de travail pour la mission afin de réduire le risque d’audit à un niveau faible
acceptable.
Après développement de ce programme de travail, la vérification peut alors s’opérer. Mais
comment apprécier qu’un programme de travail réponde aux attentes requises par les
normes ? Comment savoir si le programme de travail établi détectera toutes les anomalies
significatives d’une poste quelconque ? C’est sans nul doute dans la pratique que nous
pourrons tirer une conclusion. Ainsi, notre étude se focalisera sur l’analyse de la fiabilité et de
l’efficacité du programme de travail préétabli. Pour spécifier l’analyse, le cycle « stock » a été
choisi car ils se trouvent au centre du processus de création de richesse par l'entreprise tant
commerciale qu’industrielle. Le choix de l’entreprise commerciale et industrielle s’est opté
1
Normes Internationales d’audit, p.37
2
Normes Internationales d’audit, p. 96
7
sur la diversité du processus, sur la spécificité du traitement et sur la difficulté de gestion de
stock au niveau de ses entités.
La présentation se fera au moyen d’un cas concret d’une société commerciale et d’une société
industrielle. Ces cas seront traités de façon à dégager tant les points forts que les failles du
programme de travail préétabli dans le but de contribuer à une amélioration des démarches de
vérification.
Notre étude se focalisera sur le cycle « stock » vu son importance tant dans les sociétés
commerciales qu’industrielles.
L'intérêt de cette recherche est de connaitre les fondements du cycle « stock », les essentiels à
savoir pour une bonne gestion de stock et les moyens de vérification nécessaires pour une
qualité d’information financière satisfaisante.
De l’approvisionnement vers la sortie des stocks, les employés visent à respecter le processus
de stockage, le suivi des contrôles pour maintenir un niveau de sécurité exigé en matière de
stock tout cela dans le but de rentabiliser l’activité et de favoriser l’opportunité d’atteindre un
niveau de performance visé. L’œil externe de l’auditeur contribuerait à aboutir à ces objectifs.
L’auditeur dans sa mission prendra en compte l’organisation interne de la société, le circuit
des informations afin d’évaluer les risques potentiels et apporter des recommandations
adéquates. La finalité étant d’établir des états financiers reflétant la réalité et d’assurer la
fiabilité des informations pour rassurer les utilisateurs de ces états.
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En matière de stock, il est à préciser que l’audit d’une société diffère en fonction de sa nature
et c’est ce que nous essayerons de dégager dans cet ouvrage. Détecter les anomalies relève de
l’efficacité de l’auditeur à établir un programme de travail pertinente : un programme de
vérification dans les normes. Une bonne vérification des comptes assurera la protection du
patrimoine de l’entreprise, la fiabilité des informations fournies aux utilisateurs et une base
d’orientation stratégique pour les dirigeants. La combinaison d’une bonne analyse de contrôle
interne et d’un programme de travail minutieusement étudié nous conduira vers une bonne
gestion du cycle « stock ».
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Partant des législations qui régissent la tenue des comptes et des états financiers, des
vérifications s’estiment fondamentales pour s’assurer de la fiabilité des informations
financières. Ce contrôle non exhaustif est le rôle de l’auditeur dans l’exercice de ses
fonctions. Il s’assure que les états financiers présentés par la société reflètent une image fidèle
de sa situation à la fin de l’exercice. Ainsi dans ce second chapitre, nous allons voir la partie
théorique à connaître pour pouvoir procéder à la vérification du cycle « stock ». Nous
évoquerons dans un premier lieu les principes comptables de base, les objectifs de l’audit de
stock, la démarche d’audit suivi par l’auditeur lors de sa descente sur terrain, en deuxième
lieu, les normes comptables relatifs au cycle « stock » (les méthodes d’inventaires, les
méthodes de comptabilisation, les méthodes de valorisations, les différents services
concernées, …) tant au niveau national qu’au niveau international. Ces référentiels nous
serviront de référence dans notre analyse.
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CHAPITRE II : APPROCHE THEORIQUE D’AUDIT DU CYCLE
STOCKS
Le chapitre suivant est destiné à présenter les éléments à connaître lorsqu’on effectue un audit
de stock. Avant d’accéder aux démarches c’est-à-dire les étapes à suivre pour une vérification
du cycle « stock », il est nécessaire d’avoir une notion de base sur le cycle « stock »
1-1- Définition
Selon la norme IAS 23, les stocks se présentent comme des actifs qui sont soit détenus en vue
de la vente dans le cours normal de l’activité, soit en cours de production pour une telle vente,
ou encore sous forme de matières premières ou de fournitures devant être consommées dans
le processus de production ou de prestation de services (même définition pour le PCG 2005).
En d’autres termes, il s’agit des biens ou services entrant dans le cycle d’exploitation de
l’entreprise pour être vendus en l’état ou après production ou transformation, ou pour être
consommés à la première utilisation. Ils doivent appartenir à l’entreprise, et celle-ci doit être
propriétaire au moment de l’inventaire, ce qui signifie en particulier que doivent être compris
dans les stocks les produits en cours d’acheminement ou reçus, mais dont la facture n’a pas
encore été comptabilisée, à l’inverse, doivent être exclus les produits qui ont été livrés aux
clients mais non encore facturés.
1-2- Typologie
Les stocks sont constitués par les marchandises, matières ou fournitures, produits
intermédiaires, produits résiduels, produits finis, produits en cours et les emballages, qui sont
la propriété de l’entreprise.
Les éléments qui doivent paraître dans les stocks de l’entreprise sont :
3
Normes consolidées (Journal Officiel de l’Union Européenne), p.22
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Les biens dont l’entreprise est propriétaire y compris ceux qui sont en consignation ou
en dépôt chez les tiers, (sauf les biens qui sont la propriété des tiers, mais qui sont en
dépôt ou en consignation chez l’entreprise).
Les marchandises, matières et fournitures réceptionnées, mais dont la facture n’a pas
été reçue car la livraison emporte transfert de propriété.
Les biens acquis avec clause de réserve de propriété
Les stocks et en-cours dans le cadre des contrats à long terme.
Principe de prudence
Les actifs et les produits ne doivent pas être surévalués et les passifs et les charges ne doivent
pas être sous-évalués. Toutefois, l’application du principe de prudence ne doit pas conduire à
la création de réserves occultes ou de provisions excessives.
Outre ces principes les informations comptables doivent posséder les caractéristiques
qualitatives suivantes : la fiabilité, la pertinence, la significativité et la comparabilité. Les
conventions comptables de base : convention de l’entité, convention de l’unité monétaire,
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la comptabilité d’exercice et la continuité de l’exploitation, doivent également être pris en
compte
- FIFO : Le premier entre premier sorti laisse subsister un stock final évalue au cout le
plus élevé d’où majoration des stocks de clôture et minoration de résultat.
- LIFO: La dernière entrée dernière sortie produit un effet inverse: les stocks de clôture
sontchiffrés au coût le plus faible et le résultat est majoré.
- CMUP: Les mouvements sont chiffres au prix de revient moyen pondéré ce qui
atténue les variations des couts d’achat et tend à éviter les distorsions du résultat.
- Coût standard : Le stock est chiffré à un coût prédéterminé. Si l’écart avec la réalité
n’est pas trop grand, le résultat ne subit pas de distorsion sensible.
- Cours du jour : La méthode est retenue en présence de matières avec une variation de
cours rapide (étain, cuivre, métaux précieux), c’est-à-dire réévaluer les stocks à
chaque fluctuation de leur prix sur le marché. Le résultat accuse ainsi des pertes ou des
profits exceptionnels.
- Prix de vente réduit du taux de marque : La méthode est adoptée par les grands
magasins pour qui, eu égard des méthodes précédentes serait trop compliquées ou trop
coûteuse. On essaie de cette façon de se rapprocher du coût historique et de dégager
un résultat normal.
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II - Définitions et objectifs d’audit de stock
Pour se forger une opinion, l’auditeur rassemble des éléments probants nécessaires pour tirer
des conclusions sur lesquelles se fonde son opinion.
L’opinion de l’auditeur renforce la crédibilité des états financiers, en fournissant une
assurance élevée, mais non absolue. L’assurance absolue en audit ne peut exister, en raison de
nombreux facteurs, tels que le recours au jugement, l’utilisation de technique des sondages,
les limites inhérentes à tout système comptable et de contrôle interne, le fait que la plupart des
informations probantes à la disposition de l’auditeur conduisent, par nature, davantage à des
déductions qu’à des certitudes».
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2-3 Préalable pour la vérification
Une prise de connaissance générale complète et mis à jour des informations à caractère
permanent collectées, soit lors de la mise en place de la mission de l’exercice, soit lors des
contrôles mises en œuvre au cours des exercices précédents doit se faire. Elle porte sur les
opérations, l’environnement externe, l’organisation interne et les méthodes de principes
comptables de l’entité contrôlée.
Les opérations
L’environnement externe
L’organisation interne
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Méthodes et principes comptables
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Il ne permet pas de valider la valorisation mais participe au processus de validation de la
dépréciation.
b) L’obligation de l’inventaire
Il permet de satisfaire aux obligations légales en matière comptable, fiscale et du droit des
sociétés, et également de mieux saisir la réalité des opérations qui se trouvent derrière les
chiffres et assure une meilleure compréhension des enregistrements comptables.
L'entreprise est tenue de contrôler par inventaire, au moins une fois tous les douze mois,
l'existence et la valeur des éléments actifs et passifs de son patrimoine.
En conséquence, l'obligation posée par la loi porte sur la périodicité de l'inventaire physique
et non sur sa date.
Lorsque l'entreprise n'a pas mis en place un système d'inventaire permanent, l'inventaire doit
normalement être réalisé à la date de clôture. Toutefois, il est admis que l'inventaire puisse
être réalisé, pour des raisons pratiques, quelques jours avant ou après la date de clôture de
l'exercice. Dans ce cas, il appartient à l'entreprise de recenser précisément les mouvements de
ses stocks entre les dates d'inventaire et de clôture afin de déterminer le niveau de ceux-ci à la
date de clôture.
a) Objectifs
Le contrôle des comptes de stock a pour objectifs de :
S'assurer que ces produits sont évalués au plus bas du prix de revient ou de la valeur du
marché.
S'assurer que les différences constatées entre l'inventaire permanent d'une part et l'inventaire
physique d'autre part, ont été expliquées, portées à l'attention de la Direction et ajustées dans
les comptes du grand livre, dans l'inventaire permanent et sur les fiches de stocks.
b) Valorisation de l’inventaire
Les stocks doivent être évalués au plus faible du coût et de la valeur nette de réalisation. La
fixation de prix applicables aux quantités d’articles de l’inventaire résultant du comptage
physique est usuellement désignée comme la « valorisation » de l’inventaire.
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Détermination du prix de revient
Le premier chiffre à déterminer sera usuellement le prix de revient, et l’auditeur doit s’assurer
que les chiffres de coût résultent d’une méthode acceptable qui a été appliquée de manière
constante.
La première opération de l’auditeur est d’examiner quelle méthode de détermination des coûts
a été utilisée, c’est-à-dire FIFO, CMUP, LIFO… et si les achats sont enregistrés au prix total
de facturation ou nets d’escompte.
Si la méthode utilisée en valorisant l’inventaire de l’exercice examiné diffère de celle qui a été
utilisée pour l’inventaire précédent, ce fait important doit être noté.
Après que les chiffres de coût ont été déterminés, l’attention doit se porter sur l’utilisation
éventuelle de prix de marché, s’ils sont inférieurs au coût.
L’emploi du prix de revient pour valoriser les inventaires doit être abandonné quand l’utilité
des marchandises n’apparaît plus aussi grande que leur prix de revient. Quand il y a des
indications que l’utilité des marchandises, lors de leur cession dans le cadre des opérations
ordinaires de l’entreprise, sera inférieure au prix de revient, soit du fait de détérioration
physique, de vieillissement, de changement dans le niveau des prix, ou pour toute autre cause,
la différence doit être constatée comme une perte de la période. Cela est généralement réalisé
en présentant de telles marchandises à une valeur moindre communément désignée comme
celle du marché.
La règle du prix de revient ou du prix du marché en retenant celui qui est le plus bas, est
destinée à fournir un moyen de mesurer l’utilité résiduelle d’un élément en inventaire.
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déclarations du client, qu’il entreprendra de faire une vérification extensive de la valorisation
de l’inventaire.
c) La revue analytique
• Rapprocher les feuilles d'inventaire physique des stocks MP et PF avec l’état des
stocks et la comptabilité
Dans ce test on :
Examine les différences significatives entre l'état des stocks et les comptages, ensuite
on devrait obtenir des justifications sur les écarts
Vérifie que l'état de synthèse de l'inventaire reprend l'ensemble des feuilles de
comptages et des confirmations des tiers détenant des stocks de l’entreprise
• Vérification par test de vraisemblance de l’égalité entre les stocks initiaux plus les
achats de la période par rapport aux stocks finaux et du coût d’achat des marchandises
vendues.
Stocks initiaux + Achats = Stocks finaux + Coût d’achat des marchandises vendues
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2.4.5- La phase de conclusion de la mission d’audit
Cette phase exige une grande faculté de synthèse et une aptitude certaines à la rédaction.
L’auditeur va élaborer et présenter son produit après avoir rassembler les éléments de sa
récolte. Dans cette phase, l’auditeur exprime une opinion et certifie ou non la sincérité, la
régularité et la fiabilité des informations financières ;il informe aussi l’entreprise des erreurs
et les corrections éventuelles de ces anomalies, il peut également proposer des améliorations.
1-1- Evaluation
Les stocks doivent être évalués au plus faible du coût et de la valeur nette de réalisation.La
valeur nette de réalisation est le prix de vente estimé dans le cours normal de l’activité,
diminué des coûts estimés pour l’achèvement des coûts estimés nécessaires pour réaliser la
vente.
Les stocks4 sont comptabilisés aux coûts encourus pour les amener à l’endroit et dans l’état où
ils se trouvent.
Les coûts que l’on utilise peuvent être soit des coûts réels, soit des coûts standards
régulièrement révisés en fonction des coûts réels.
1-2- Inventaire
En vertu du principe de prudence, à la clôture de chaque période, l’entité devra effectuer une
revue des articles en stock et comparer les coûts avec la valeur nette de réalisation. La valeur
du stock sera ajustée à celle de la valeur nette de réalisation au cas où celle-ci est inférieure au
coût. La différence sera comptabilisée en charge comme dotation pour perte de valeur sur
stocks et en cours (avec contrepartie le compte 39. et ses subdivisions).
4
Guide annoté PCG 2005, p.60
20
Les pertes de valeur sur stocks sont déterminées article par article ou, dans le cas d’actifs
fongibles (interchangeables), catégorie par catégorie. Les pertes de valeur seront réajustées à
la fin de chaque période.
Les méthodes d’évaluation recommandées par le Plan Comptable Général 2005 sont comme
suit :
Biens identifiables Coût distinct d’entrée (article par article)
Biens Interchangeables Premier entrée, premier sorti (PEPS/FIFO)
Coût unitaire moyen pondéré (CUMP)
1-3- Comptabilisation
Le choix entre inventaire permanent et inventaire intermittent relève d’une décision de
gestion.
Méthode de l’inventaire intermittent : dans cette organisation comptable, c’est seulement en
fin de période que sont inscrits dans les comptes de la comptabilité générale les existants
chiffrés en valeur.
Comptabilisation des variations de stocks : on procède à l’annulation des stocks initiaux
(603 Variation de stocks / 3 Stock (31 : matières premières ; 32 : autres approvisionnements ;
37 : marchandises) pour annulation du stock initial) et constatation des stocks finaux (3 Stock
/ 603 Variation de stocks pour constatation du stock final).
• A la clôture de la période
Comptabilisation des éventuels écarts, négatifs ou positifs, entre le stock physique (obtenus à
partir des états extracomptable) et celui théorique dans le débit ou le crédit des comptes 31, 32
et 37. Le stock théorique doit être ramené au stock constaté c'est-à-dire à l’existant.
603 Variation de stock / 31, 32, 37 Stocks si écart négatif (Théorique supérieur au stock
physique) ;
31, 32, 37 Stocks / 603 Variation de stock si écart positif (Théorique inférieur au stock
physique)
N.B. Il faut noter que le compte « 603 : variation de stock » est utilisé pour les produits
achetés. C’est le compte « 71. Production stocké ou déstockage » qui sera utilisé dans le cas
des produits fabriqués.
Pertes de valeur
Les pertes de valeur sont comptabilisées selon le schéma d’écriture suivant :
685 Dotations – actifs courants X
39 Pertes de valeur sur stocks et en cours X
22
II - Norme comptable internationale relatif au stock : IAS 2
2-1- Objectifs
L’objectif de la présente norme est de prescrire le traitement comptable des stocks. Une des
questions fondamentales de la comptabilisation des stocks est celle du montant des coûts à
comptabiliser en tant qu’actif et à différer jusqu’à la comptabilisation des produits
correspondants. La présente norme donne des commentaires sur la détermination du coût et sa
comptabilisation ultérieure en charges, y compris toute dépréciation jusqu’à la valeur nette de
réalisation.
Elle donne également des commentaires sur les méthodes de détermination du coût qui sont
utilisées pour imputer les coûts aux stocks.
2-3- Evaluation
Les stocks doivent être évalués au plus faible du coût et de la valeur nette de réalisation.
Le coût des stocks doit comprendre tous les coûts d’acquisition, coûts de transformation et
autres coûts encourus pour amener les stocks à l’endroit et dans l’état où ils se trouvent.
Les coûts d’acquisition des stocks comprennent le prix d’achat, les droits de douane et autres
taxes autres que les taxes ultérieurement récupérables par l’entité auprès des administrations
fiscales), ainsi que les frais de transport, de manutention et autres coûts directement
attribuables à l’acquisition des produits finis, des matières premières et des services.
Les rabais commerciaux, remises et autres éléments similaires sont déduits pour déterminer
les coûts d’acquisition.
23
Les éléments de stocks identifiables (stocks non fongibles, approvisionnements spécifiques à
une commande et stocks gérés par lots) sont évalués à leur coût individuel ou réel. Le coût des
éléments de stocks interchangeables (fongibles) doit être déterminé en utilisant la méthode du
coût moyen pondéré ou la méthode du premier entré premier sorti (FIFO) selon celle qui
permet le meilleur rattachement des charges aux produits. La méthode du dernier entrée,
premier sorti (LIFO).n’est plus permis.
Les éléments de stocks qui ne sont pas ordinairement fongibles et les produits fabriqués et
services affectés à des projets spécifiques font l'objet d'une identification spécifique de leurs
coûts individuels déterminés article par article ou catégorie par catégorie. Dans ce cas, c'est la
méthode du coût individuel qui est pratiquée et qui conduit à déterminer les coûts spécifiques
imputables aux éléments ou catégories d'éléments existants en stock.
La méthode du coût moyen pondéré conduit à déterminer le coût des stocks comme étant la
moyenne pondérée du coût des éléments existants en début de période et du coût des éléments
achetés ou produits au cours de la période. Le coût moyen pondéré est normalement calculé à
chaque nouvelle réception (coût moyen pondéré mobile). Il peut être calculé une seule fois en
fin d'exercice ou périodiquement en cours d'année, selon les conditions particulières de
l'entreprise.
La méthode du premier entré, premier sorti conduit à affecter aux éléments de stock vendus
ou consommés le coût des plus anciens éléments en stock.
Par conséquent, le coût des stocks à la clôture de l'exercice correspond à celui des plus
récents articles achetés ou produits.
Décote directe
Pour les activités commerciales, il peut être approprié d'évaluer les stocks à la valeur de
réalisation nette, réduite de la marge bénéficiaire normale.
24
Soit la formule :
Formules de secours
Lorsqu'il n'est pas possible de déterminer leur coût d'acquisition, les stocks sont évalués :
a) soit au coût d'acquisition de biens équivalents constaté ou estimé à la date la plus proche
de l'acquisition,
c) soit au coût standard dans la mesure où le coût global standard des stocks ne s'écarte pas
de manière significative du coût global réel des stocks pendant la période considérée.
Lorsqu'il n'est pas possible de déterminer le coût de production réel, les stocks de produits
sont évalués :
• soit au coût de production de biens équivalents constaté ou estimé à la date la plus proche
de la production,
• les produits résiduels, notamment les déchets et sous-produits, sont évalués à leur valeur
de réalisation nette ; cette valeur est déduite du coût de production du produit principal,
• les coûts de production peuvent être déterminés sur la base de coût standard dans la
mesure où le coût global standard des stocks ne s'écarte pas de manière significative du coût
global réel des stocks pendant la période considérée.
25
- Les frais généraux administratifs qui ne contribuent pas à mettre les stocks à l’endroit
et dans l’état où ils se trouvent ;
- Les frais de commercialisation.
2-4- Comptabilisation
L'enregistrement des quantités entrées et des quantités sorties ne présente généralement pas de
difficultés. La constatation des valeurs d'entrée et des valeurs de sortie est effectuée suivant
les modalités suivantes :
Valeur des entrées en stocks : Au regard de l'inventaire permanent tenu pour une période de
calcul déterminée, les entrées sont représentées par les reports de stocks provenant de la
période antérieure et par les entrées en stock réalisées au cours de la période. La valeur des
stocks reportés est celle qui figurait aux comptes d'inventaire permanent à la clôture de la
période antérieure.
En ce qui concerne les entrées réalisées au cours de la période, les valeurs à retenir sont :
- pour les produits intermédiaires, les produits finis et les emballages commerciaux créés
ou transformés par l'entreprise : le "coût de production", c'est-à-dire la somme du coût
d'achat des matières, fournitures et services consommés et des autres coûts engagés
par l'entreprise au cours des opérations de production ;
- pour les produits résiduels : le cours du marché (pour les produits résiduels qui ont un
marché) ou la valeur probable de réalisation (pour les produits résiduels qui n'ont pas
de marché), nets des frais restant à supporter pour parvenir à réalisation.
26
Valeur des sorties de stocks : La valeur des sorties de stocks constatées au cours d'une
période déterminée est, généralement, obtenue en appliquant la méthode "première entrée -
première sortie" ou la méthode du coût moyen pondéré.
Dans la méthode d'inventaire permanent, les produits achetés ou fabriqués sont portés dans
les comptes de stocks au moment de leur acquisition ou de leur production. Leurs sorties pour
être utilisés dans la production ou pour être vendus constituent des charges de l'exercice et
sont portées, de ce fait, dans l'état de résultat.
A l'exception des productions en cours dont le montant résulte directement des comptes de
coûts, tous les autres éléments de stocks peuvent aisément faire l'objet de comptes d'inventaire
permanent.
Dans la méthode d'inventaire intermittent, tous les achats sont considérés provisoirement
comme des charges de l'exercice et les stocks sont déterminés de manière extracomptable à la
date de l'arrêté de la situation comptable et portés, après valorisation, dans les comptes de
situation et de résultat. Les stocks correspondent ainsi aux charges préalablement
comptabilisées et non consommées à la date d'arrêté de la situation comptable.
Lorsque les stocks sont vendus, la valeur comptable de ces stocks doit être comptabilisée en
charges de la période au cours de laquelle les produits correspondants sont comptabilisés.
Le montant de toute dépréciation de stocks pour les ramener à leur valeur nette de réalisation
et toutes les pertes de stocks doivent être comptabilisées en charge de la période au cours de
laquelle la dépréciation ou la perte se produit ;
Le montant de toute reprise d’une dépréciation des stocks résultant d’une augmentation de la
valeur de réalisation doit être comptabilisé comme une réduction du montant des stocks
comptabilisé en charges dans la période au cours de laquelle la reprise intervient.
3-1- Objectif
Le principal objectif de la comptabilité des stocks est la détermination correcte de leur valeur
en tant que produit et ce, à travers le processus d’affectation de coûts appropriés
correspondant.
(FOB lieu d’embarquement : transfert de propriété lorsque les marchandises quittent le lieu
d’embarquement donc les marchandises en transit sont la propriété de l'acheteur ;
FOB destination : transfert de propriété lorsque les marchandises arrivent à destination).
Sont exclus:
Les produits consignés car ils représentent la propriété du fournisseur même s'ils sont
physiquement à l'emplacement du consignataire.
28
3-3- Evaluation
Le PCGR (Plan Comptable Généralement Reconnu) américains exigent que les stocks soient
comptabilisés au plus faible du coût et de la valeur de marché (coût de remplacement actuel).
Si la valeur de réalisation nette (NRV) est plus faible que le coût de remplacement actuel, la
valeur du marché sera la valeur nette de remplacement. Le coût de remplacement actuel
s’obtient par la différence de la valeur nette de réalisation et de la marge bénéficiaire normale.
La méthode du prix de détail est une technique acceptable pour évaluer le coût des stocks,
lorsqu’elle donne des résultats proches du coût.
Les stocks sont évalués initialement à leur coût (les coûts incluent tous les coûts encourus
pour amener les marchandises à la condition et le lieu de stockage actuel)
Si les coûts d'achat changent avec le temps pour des produits identiques, les coûts des stocks
de marchandises vendu ou restant variera selon l’estimation de vente en premier des articles.
La norme précise qu’il n’est pas exceptionnel qu’une entreprise emploie plus d’une méthode
pour évaluer ses stocks.
3-4- Comptabilisation
Pas de méthode imposée. Il faut choisir la méthode qui fournit la meilleure information.
On inscrit dans les stocks toutes les charges qui s’y rapportent dont les coûts de manutention,
les salaires des manutentionnaires de l’entrepôt, le loyer de l’entrepôt.
29
IV - Norme d’audit sur le stock : ISA 5015
4-1- Objectifs
L’objectif de l’auditeur est d’obtenir des éléments probants suffisants et appropriés
concernant :
a) l’existence et l’état des stocks;
b) la présentation et la communication d’informations sectorielles conformément au
référentiel d’information financière applicable.
4-3- Exigences
Si les stocks sont significatifs au regard des états financiers, l’auditeur doit obtenir des
éléments probants suffisants et appropriés concernant leur existence et leur état :
a) en étant présent à la prise d’inventaire physique des stocks, à moins que cela ne soit pas
faisable en pratique, afin :
- d’évaluer les instructions et les procédures établies par la direction pour l’enregistrement et
le contrôle des résultats de la prise d’inventaire physique de l’entité,
- d’observer l’application des procédures de comptage établies par la direction,
- d’inspecter les stocks,
- d’effectuer des comptages par sondages;
b) en soumettant les comptes de stocks définitifs de l’entité à des procédures d’audit pour
déterminer s’ils reflètent avec exactitude les résultats réels du comptage des stocks.
Si la prise d’inventaire physique se fait à une date autre que la date de clôture, l’auditeur doit,
mettre en œuvre des procédures d’audit pour obtenir des éléments probants attestant que les
variations des stocks entre la date du comptage et la date de clôture ont été correctement
enregistrées.
5
Normes internationales d’audit, p.146
6
Normes internationales d’audit, p.140
30
Si, en raison de circonstances imprévues, l’auditeur ne peut pas être présent à la prise
d’inventaire physique, il doit effectuer ou observer des comptages à une autre date, et mettre
en œuvre des procédures d’audit pour vérifier les mouvements de stocks survenus entre les
deux dates.
S’il n’est pas faisable en pratique d’être présent à la prise d’inventaire physique, l’auditeur
doit mettre en œuvre des procédures d’audit de remplacement pour obtenir des éléments
probants suffisants et appropriés concernant l’existence et l’état des stocks.
La direction établit habituellement des procédures pour le comptage des stocks au moins une
fois par an, afin que les résultats de ce comptage servent de base pour la préparation des états
financiers et, le cas échéant, permettent de vérifier la fiabilité du système d’inventaire
permanent de l’entité.
La présence à la prise d’inventaire physique implique :
• d’inspecter les stocks pour s’assurer de leur existence et en évaluer l’état, et de vérifier les
comptages au moyen de sondages;
• d’observer la conformité aux instructions de la direction et l’application des procédures
d’enregistrement et de contrôle des résultats de la prise d’inventaire physique;
• d’obtenir des éléments probants concernant la fiabilité des procédures de comptage établies
par la direction.
Ces procédures peuvent servir de tests des contrôles ou de procédures de corroboration, selon
l’évaluation des risques faite par l’auditeur, la stratégie prévue et les procédures spécifiques
mises en œuvre.
31
place. En outre, l’auditeur peut obtenir des copies des informations relatives à la séparation
des exercices, par exemple le détail des mouvements de stocks, pour faciliter ultérieurement la
mise en œuvre de procédures d’audit en vue de vérifier le traitement comptable de ces
mouvements.
L’inspection des stocks lors de la prise d’inventaire physique aide l’auditeur à s’assurer de
leur existence et à identifier, par exemple, les stocks obsolètes, endommagés ou vieillissants.
Les comptages par sondages, qui consistent entre autres à sélectionner des éléments sur les
feuilles de comptage de la direction et à s’assurer qu’ils existent bien physiquement, et à
sélectionner des éléments sur les aires de stockage et à s’assurer qu’ils sont correctement
recensés sur les feuilles de comptage de la direction, fournissent des éléments probants quant
à l’exhaustivité et à l’exactitude du contenu de ces feuilles.
Outre la consignation des résultats des comptages par sondages de l’auditeur, l’obtention de
copies des feuilles de comptage de la direction, dûment remplies, aide l’auditeur à mettre
ultérieurement en œuvre des procédures d’audit lui permettant de déterminer si les comptes
de stocks définitifs de l’entité reflètent avec exactitude les résultats réels du comptage des
stocks.
Pour des raisons d’ordre pratique, la prise d’inventaire physique peut être effectuée à une date
ou à des dates autres que la date de clôture, peu importe que la direction détermine les
quantités en stock au moyen d’une prise d’inventaire physique annuelle ou au moyen d’un
système d’inventaire permanent. Dans un cas comme dans l’autre, l’efficacité de la
conception, de la mise en place et du maintien des contrôles sur les mouvements des stocks
détermine si la prise d’inventaire physique à une ou à des dates autres que la date de clôture
est appropriée du point de vue de l’audit. La norme ISA 330 définit des exigences et
fournitdes indications concernant la mise en œuvre de procédures de corroboration à une date
intermédiaire (Norme ISA 330, paragraphes 22 et 23).
32
Lorsqu’il existe un système d’inventaire permanent, la direction peut effectuer des comptages
physiques ou d’autres tests pour vérifier la fiabilité des informations sur les quantités en stock
inscrites dans les fichiers de l’inventaire permanent de l’entité. Dans certains cas, il arrive que
la direction ou l’auditeur relève des écarts entre les fichiers de l’inventaire permanent et les
quantités recensées lors du comptage physique; cela peut indiquer que les contrôles sur les
mouvements des stocks ne fonctionnent pas efficacement.
Parmi les points à prendre en considération lors de la conception de procédures d’audit en vue
d’obtenir des éléments probants attestant que les variations entre les quantités de stocks
recensées à la ou aux dates de comptage et les quantités inscrites sur l’état définitif des stocks
ont été correctement enregistrées, il y a entre autres :
• le fait que les fichiers de l’inventaire permanent fassent l’objet ou non d’ajustements
appropriés;
• la fiabilité des fichiers de l’inventaire permanent de l’entité;
• les raisons des écarts importants entre les informations recueillies lors de la prise
d’inventaire physique et celles figurant dans les fichiers de l’inventaire permanent.
La norme ISA 505.9 définit des exigences et fournit des indications concernant la mise en
œuvre des procédures de confirmation externe.
Selon les circonstances, par exemple lorsque les informations obtenues soulèvent un doute sur
l’intégrité et l’objectivité du tiers, l’auditeur peut considérer comme approprié de mettre en
œuvre d’autres procédures d’audit au lieu, ou en complément, d’une demande de
confirmation par le tiers.
33
En résumé, cette partie s’est axée sur la partie théorique nécessaire pour une bonne analyse su
cycle « stock ». Nous avons pu voir la démarche d’audit : la prise de connaissance,
l’évaluation du contrôle interne et enfin la revue analytique ainsi que les normes de référence
pour son application : méthode de valorisation, méthode de comptabilisation, les éléments
nécessaires à mettre en évidence dans les états financiers en matière de stock. Ce qui nous
amène vers la deuxième partie de cet ouvrage concentré sur l’analyse de cas.
34
DEUXIEME PARTIE : PRATIQUE DE L’AUDIT DU
CYCLE «STOCK »
Dans cette deuxième partie, nous allons procéder à l’étude de cas concrets d’audit de stock.
L’audit du cycle stock diffère d’une société à l’autre. L’approche verra également une
différence en fonction de la personne qui intervient. Les sociétés industrielles se spécifient par
exemple par la transformation de ses matières premières en produits finis alors que les
sociétés commerciales achètent seulement des produits pour ensuite les revendre à ses clients
majorant un pourcentage de marge fixé par la direction. Nous analyserons ainsi en premier
lieu l’audit de stock d’une société commerciale « TMS » et en second lieu, celui d’une société
industrielle « EPM ». Pour chaque de société, nous allons faire une description des existants
tant en matière de système de contrôle interne que sur la gestion de stock en général. De cette
description, nous effectuerons une analyse afin de dégager les points forts et les points faibles
du système ainsi que les différents problèmes relatifs à la gestion de stock.
36
CHAPITRE III : AUDIT DU CYCLE STOCK DE LA SOCIETE
COMMERCIALE « TMS »
Elle présente une gamme très large de pièces de rechange pour voitures particulières
européennes et japonaises, voitures utilitaires, poids lourds, machines industrielles et de
travaux publics.
La société « TMS » ne dispose pas de manuel de procédure aussi nous avons entrepris des
interviews des responsables concernés et de la pratique existante pour nous enquérir des
informations nécessaires à notre mission. D'après l'observation ainsi que les informations
recueillies auprès du responsable des achats, on a pu relever les démarches ci-dessous :
a) Expression du besoin :
Le besoin est exprimé oralement par l'ensemble des magasiniers, s'il s'agit des achats de
`'dépannage`', au responsable d'achats. Sinon, le besoin est exprimé par le responsable
d'achats lui-même (des achats pour le stock).
37
b) Choix de fournisseurs :
L'entreprise consulte au minimum trois fournisseurs, et sélectionne parmi eux celui qui
présente le meilleur rapport qualité prix, modalité de paiement, condition de livraison ...
c) Commande :
Les commandes doivent obligatoirement passer par le service achat qui établit les bons de
commandes pré numérotés en quatre exemplaires :
Tous les bons de commandes dépassant deux millions d’ariary (2 000 000 Ariary) doivent être
signés par le directeur général.
d) Réception de la marchandise :
Le réceptionnaire crée alors un bon de réception, qui est établi en quatre exemplaires :
38
e) Entrée en stock :
Les pièces reçues sont directement entrées en stock, celles concernant les achats de dépannage
sont rangées dans des casiers propres à chaque magasinier. Les pièces destinées au stockage
sont directement rangées dans des casiers correspondant à la nature de la pièce.
Le magasinier qui s'occupe des entrées physiques en stock met à jour l'inventaire permanent à
la fin de chaque journée.
Celui-ci classe les factures par ordre d'arrivée et par fournisseurs puis recherche le bon de
réception et le bon de commande correspondants.
39
Lorsque le service livraison reçoit les trois exemplaires avec les marchandises : il vérifie en
présence du client la conformité des articles achetés par ce dernier. Si les marchandises ne
sont pas conformes, il procède à une demande de remplacement auprès du magasinier.
Dans le cas contraire, il :
i. Appose le cachet « LIVRE » sur les trois exemplaires ;
ii. Remet la facture originale et les marchandises au client ;
iii. Transmet un exemplaire au service comptabilité ;
iv. Conserve le dernier pour classement.
- les stocks de la société sont comptabilisés au coût moyen unitaire pondéré (CMUP) ;
- La fixation des prix de vente de la société dépend de son coût de revient majorant en
moyenne trente-cinq à soixante pourcent de marge. Le coût de revient est obtenu à
partir des différents dépenses engagés pour l’achat des marchandises. Il s’obtient en
additionnant le coût d’achat de marchandises, le droit de douane, le frêt et le transport
terrestre. Les responsables ont précisé que la commande de marchandises se fait tous
les deux mois et que leur livraison s’opère un mois après l’envoi de bon de commande
soit un approvisionnement tous les trois mois.
40
III- Comptabilisation
La société adopte la méthode d’inventaire permanent. Chaque magasinier étant responsable de
ses marchandises, il doit connaître en permanence la situation de son stock. La valorisation et
comptabilisation global des mouvements de stocks relève par contre de la responsabilité du
service « comptabilité ». Les achats de marchandises sont directement comptabilisés au
niveau des comptes de charges (compte 603). La sortie des marchandises sera ensuite déduite
proportionnellement à la vente effectuée.
Le schéma d’écriture employé se présente comme suit :
Lors de l’achat des marchandises :
6037 Variation de stock de marchandises X
401 ou 5. Fournisseurs/Trésorerie X
Lors de la vente
603 Variation de stock de marchandises X
37 Stock de marchandises X
Pour ce faire, nous avons donc essayé d’analyser si le cycle « stocks » de la société « TMS »
était adéquat pour assurer la fiabilité des informations financières relatives aux stocks dans les
états financiers pour réduire les risques reliés aux stocks.
41
Le cadre de contrôle réalisé s’est alors porté sur le contrôle interne des stocks, sur leur
méthode de gestion et la revue analytique des comptes y afférents.
I- Analyses
Les outils d'interrogation : moyens qui aident l'auditeur à formuler des questions ou à
répondre à des questions qu'il se pose. Dans cette catégorie, il y a les interviews et les
questionnaires.
Les outils de description : aident l'auditeur à mettre en relief les spécificités des situations
rencontrées.
Sont qualifiés dans les outils de description : l'observation physique, la narration, et la grille
d'analyse des tâches.
Lors de notre intervention, l'observation physique lors de la réception d'une livraison d’un
fournisseur ainsi que la grille d'analyse des tâches (annexe I) nous a ainsi permis de relever les
anomalies suivantes :
- Lorsque les marchandises sont livrées par le fournisseur, le préposé au niveau du service
réception effectue le contrôle du bon de livraison et des marchandises reçues. Sa vérification
se limite au rapprochement de l’inscription dans le bon de livraison avec les inscriptions des
42
noms d’article et de la quantité sur les emballages (généralement en carton) sans en faire un
contrôle de sondage sur le contenu.
- Lors de notre sondage, la majeure partie des bons de commande de la société sont inférieure
à deux millions d’ariary ce qui relève de l’initiative seule du responsable d’achat.
- La société ne dispose pas d'un fichier fournisseur regroupant l'ensemble des informations les
concernant (produits offerts, capacité de production du fournisseur, prix, délai de livraison,
renseignements divers, fichier croisé produit/fournisseurs `'permettant de connaître pour un
même fournisseur tous ses produits, et pour un même produit tous ses fournisseurs `').
D'après le flow chart (annexe II) et le QCI (annexe III), on a pu soulever la défaillance
suivante :
L'expression du besoin n'est pas formalisée par l'établissement d'une demande d'achat.
L'inventaire extra comptable a permis de constater l'existence des écarts entre le stock réel
et le stock comptable.
En ce qui concerne les sorties de marchandises, nous n’avons relevé aucune observation
particulière sur le procédé pratiqué par contre nous avons constaté qu’aucune confrontation
périodique n’est effectuée sur les factures bon de livraison détenus par chaque service
concerné.
des marchandises de même nature se disperse par conséquent leur disposition ne permet
pas le suivi des existants et peut fausser l’inventaire physique effectuée ;
43
une partie de l’entrepôt n’est pas bien éclairé, ce qui favorise l’humidification de l’endroit
et entraîne la rouillure des pièces. Lors de notre descente, un carton de pièces évalué à un
million d’Ariary est défectueux.
En ce qui concerne la valorisation des stocks, notre analyse s’est porté sur le calcul du coût de
revient des marchandises. Pour ce faire, nous avons effectué une vérification par sondage.
Total en valeur des marchandises : 74 723 740 Ariary (26 000 Euros * 2873,99 cours du 13
Juin 2013)
Après calcul, le coût total d’achat de marchandises du mois de juin s’élève à 80 704 487
Ariary
Ce coût comporte des coûts variables et coûts fixes et sera réparti en fonction de la nature, du
coût d’achat unitaire des marchandises.
Notre évaluation s’est portée sur la valeur globale. On a constaté que le résultat du calcul de coût
que nous avons effectué est différent de celui présenté par la société, par conséquent nous avons
confronté les résultats afin de détecter la différence.
Après confrontation, nous avons remarqué que la société incorporait dans son calcul de coût
le loyer de magasin de stockage du mois concerné soit deux million d’Ariary (2.000.000
Ariary) or ce loyer ne devrait pas faire partie de la composante des coûts de revient. Cette
incorporation du loyer peut influer sur l’optimisation des coûts voire même la fixation de prix
des marchandises.
Pour la vérification des marges appliquées, nous avons effectué l’analyse sur deux articles :
44
TABLEAU I : TABLEAU DE VERIFICATION DES MARGES APPLIQUEES
ALTERNATEUR MARQUE BOSCH 480 000 800 000 320 000 40%
PLATEAU D'EMBRAYAGE MARQUE
SACHS 75 000 150 000 75 000 50%
La marge appliquée respecte le taux qui nous a été communiquée car elle est comprise entre 35 et 60%
1-3- Comptabilisation
La méthode d’inventaire permanent adoptée par la société devrait refléter la situation réelle de
son stock à tout moment et les informations comptables doivent y correspondre. Après
vérification de l’exhaustivité de la comptabilisation, nous avons constaté qu’après clôture de
l’exercice comptable, certaines sorties de marchandises n’ont pas encore été comptabilisées,
ce qui fausse la valeur finale des stocks.
La dépréciation de marchandises constatées précédemment n’a pas encore été enregistrée car
le magasinier responsable n’a pas transmis les informations à son hiérarchie et ce dernier ne
pouvait les communiquer au service comptable. La somme étant important, un ajustement
devrait se faire pour y remédier.
II- Constatations
Après les analyses effectuées, les faiblesses du système de contrôle interne que nous avons
relevé sont récapitulées comme suit :
45
TABLEAU II : FAIBLESSES ET RISQUES DU SYSTEME DE CONTROLE INTERNE
DE LA SOCIETE COMMERCIALE « TMS »
FAIBLESSES RISQUES
Absence d'un contrôle physique de la Risque de non-conformité avec la commande
marchandise reçue établie
Non vérification des encours de stocks avant Risque élevé d’existence de stock superflu ou
passation de nouvelle commande de rupture de stock qui peut nuire à la
société
Non contrôle ni passage des commandes Risque d’achat intempestif par le responsable
inférieur à deux million d’ariary au niveau du du service « ACHAT » ;
directeur général
FAIBLESSES RISQUES
46
traitement des opérations
Manque des tableaux de bord Risque de gestion de stocks et
d’approvisionnement au « coup par coup »
pouvant engendrer des surcoûts pour la
société
Absence de cartographie des risques Risque d’erreur dans le pilotage des
politiques et stratégies financières et
commerciales
Source : Société « TMS »
- Fausse évaluation du coût de revient : la société incorporait dans son calcul de coût le
loyer de magasin de stockage du mois concerné soit deux million d’Ariary
2-3- Comptabilisation
En matière de comptabilisation, nous pouvons dire que :
- le suivi comptable des stocks n’est pas à jour : quelques entrées et sorties n’ont pas
encore constatées au niveau du service comptabilité.
47
En guise de conclusion, nous pouvons dire qu’après analyse, les problèmes de la société
commerciale « TMS » résident en grande partie dans son système de contrôle interne car
n’ayant pas de manuel de procédure, les membres du personnel effectuent leur tâches comme
ils estiment être juste alors que des points essentiels à exécuter ont été omis. La société
commerciale « TMS» présente donc des anomalies tant au niveau de son système de contrôle
interne qu’au niveau de sa gestion de stock elle-même qui requiert des recommandations
venant des auditeurs.
48
CHAPITRE IV : AUDIT DU CYCLE STOCK DE LA SOCIETE
INDUSTRIELLE «EPM»
La société « EPM » est une société anonyme à responsabilité limitée (SARL) à caractère
industriel opérant dans la production des produits en plastique. La société a pour clients des
entreprises opérant dans la production de boissons hygiéniques, d’huiles essentielles et
alimentaires, des industries pharmaceutiques, des hôtels et de produits de nettoyage.
Les matières premières sont importés directement par la société mais les autres produits de
fabrication et consommables utilisés (granulé, colorants, …) dans le procédé de fabrication
sont achetés localement.
49
- aux états financiers de 2012, le bilan de la société « EPM » inclut un montant
d’environ 176 millions Ariary en stocks dont 74 millions Ariary de matières premières
et consommables et 102 millions Ariary de produits finis.
- les stocks de la société sont comptabilisés au coût moyen unitaire pondéré (CMUP).
- les composantes utilisées par la société dans la fixation des coûts des divers stocks
sont détaillées ci-après.
Coût d’achat = Prix d’achat FOB (« Free On Board » ou « Franco A Bord ») + Frêt +
Assurance transport maritime + Droit de douane + Droit d’accise + Amende retard de
paiement + Transport terrestre + Frais de manutention + Frais du responsable achat
(dédouanement)
Coût d’achat = Prix d’achat hors TVA + Frais de transport + Manutention en cas de
non livraison
Coût des produits finis = Coût d’achat des matières premières + Main d’œuvre directe
du personnel de production + Frais généraux de fabrication + Salaire du responsable
achat.
III- Comptabilisation
La société adopte le système d’inventaire intermittent. Ainsi après la finalisation des
inventaires de fin d’exercice, la société a procédé à la comptabilisation des stocks finaux en
constatant les écritures ci-après :
50
31 Stock matières premières 74 000 000
Pour ce faire, nous avons donc tenté d’évaluer si le cycle « stocks » de la société « EPM »
était adéquat pour assurer la fiabilité des informations financières relatives aux stocks dans les
états financiers conformément aux objectifs des dirigeants de réduire les risques reliés aux
stocks.
Le cadre de contrôle réalisé s’est alors porté sur le contrôle interne des stocks, sur leur
méthode de gestion, leur procédé de valorisation et la revue analytique des comptes y
afférents.
Notre vérification du cycle « stocks » visait à déterminer si :
- le cadre de contrôle des stocks est adéquat et approprié;
51
- les contrôles existants sont correctement mis en œuvre;
- les rôles et responsabilités appropriés, y compris la séparation des tâches, sont
respectés;
- les procédures pour assurer l’exactitude de l’information dans le système financier snt
adéquates.
I- Analyses
Nous avons ainsi mené des entrevues avec la direction de la société et avec les personnes clés
reliées aux stocks. Par la suite, nous avons identifié et documenté les activités de contrôle clés
reliées aux processus identifiés et les objectifs de contrôle pour ces activités. Nous avons
également identifié les entités propriétaires des processus ainsi que les personnes chargées de
l’exécution des contrôles clés. Nous avons évalué la conception et la pertinence de tous les
contrôles des stocks et nous assurer qu’ils étaient mis en œuvre. En effet, des contrôles mal
conçus peuvent représenter une faiblesse importante pour le système de contrôle interne de la
société.
Pour évaluer la conception de chaque contrôle, nous avons étudié si le contrôle, considéré
individuellement ou en association avec d’autres, permettait de prévenir ou de détecter les
inexactitudes éventuelles et de les corriger efficacement en temps opportun.
Notre analyse a couvert la gestion des stocks, la réception, l’expédition, l’entreposage et enfin
les rapports financiers.
52
Nous avons obtenu le manuel de procédures incluant les descriptions pour chaque activité
reliée aux stocks, soit la réception matières premières et fournitures, l’entreposage, et
l’expédition. Ces descriptions énumèrent les étapes à suivre pour chaque activité, mais elles
n’indiquent pas les contrôles internes clés. Le manuel n’étant pas à jour, nous avons donc
recueillie une description des différentes étapes du processus, en signalant les contrôles
existants ainsi que les contrôles manquants. La direction devrait mettre cette description à jour
au moins une fois par année et faire un suivi régulier afin de s’assurer que les contrôles sont
réellement effectués et sont efficaces. De plus, les rôles et responsabilités des divers
intervenants dans le processus devraient y être clairement documentés.
Nous avons ainsi vérifié au niveau du processus de réception, lorsque des matières premières
et autres produits sont livrés par les fournisseurs, si le Chef magasinier s’assure que :
a) les fournitures livrées appartiennent bien à la société « EPM »;
b) les articles reçus sont bien ceux que la société avait commandés;
c) la quantité reçue est bien la quantité commandée;
d) les articles ne sont pas endommagés;
e) la réception est comptabilisée correctement dans les fiches de stocks.
- Par la suite, il s’assure que les produits reçus ne sont pas endommagés. S’ils sont
endommagés, ils sont retournés au fournisseur.
Un contrôle relatif à la quantité reçue est ensuite effectué, pour s’assurer que la quantité
reçue est conforme à celle inscrite sur l’exemplaire du bon de commande y afférent qui lui
a été transmis par le responsable des achats lors de la passation de ladite commande.
Il établit ensuite un bon de réception des produits en cinq exemplaires qu’il signe avec le
bon de livraison du fournisseur :
a) le premier bon de réception est remis au fournisseur,
b) le second exemplaire est attaché avec le bon de commande y afférent et
le bon de livraison, puis transmis au service en charge de la comptabilité
c) le troisième bon de réception est envoyé au responsable des achats
d) le quatrième exemplaire est transféré à l’entité demandeur des produits
53
e) le dernier bon de réception sert pour la mise à jour des fiches de stocks
concernées puis est classé par à son niveau.
Nous avons apparemment constaté un bon contrôle en ce qui concerne la saisie de la réception
dans les fiches de stocks tenues par le Chef magasinier, avec preuve d’exécution et de
supervision inscrite sur le bon de livraison. Cependant, au cours de notre vérification des
contrôles pour la réception, nous avons remarqué que les documents ne contenaient pas
systématiquement de preuve qu’ils avaient été révisés (par exemple : absence d’un
commentaire inscrit manuellement) :
a) sur le bon de livraison, on trouve la signature du Chef magasinier qui s’est occupée de
la réception, mais aucune mention des contrôles effectués et aucune apposition n’est
faite sur la copie du bon de commande correspondant.
- Lors d’une vente directe ou à présentation d’un bon de commande, le client reçoit une
facture B/L en 04 exemplaires éditée lors du paiement auprès de la caisse puis apposée
d’un cachet « PAYE » et d’une signature par le caissier. Ces exemplaires se
répartissent comme suit :
54
transmet ensuite le dernier exemplaire au client de la société accompagnant la
livraison des produits.
De façon générale, nous avons constaté que de bons contrôles sont en place pour l’expédition
des produits vendus mais par contre, leurs enregistrements dans les fiches de stocks ne sont
pas adéquats. En effet, lors de notre vérification, nous avons constaté, d’une part, des factures
clients livrées à une date donnée mais dont la sortie des marchandises n’a été retracée que le
lendemain dans les registres de stocks, et d’autre part, la sortie des marchandises d’un client
n’a pas été retracée dans les registres de stocks.
Les procédures devraient cependant assurer que les livraisons sont comptabilisées dans les
fiches de stocks lorsqu’elles sont retirées de l’inventaire.
En résumé, l’examen des points essentiels du contrôle interne nous ont permis de relever les
analyses ci-après :
Consultation des manuels de procédures : après lecture desdits manuels, nous avons relevé
des incohérences avec la pratique du fait qu’ils ne sont pas à jour. Cependant, il est nécessaire
de préciser que lorsque les contrôles ne sont pas correctement documentés, le risque augmente
qu’ils ne soient pas connus ou qu’ils soient appliqués incorrectement, compromettant ainsi la
qualité de l’information financière et de gestion concernant les stocks.
- Nous avons relevé que le bon de commande original provenant du service achat n’est
pas comparé systématiquement au bon de livraison des fournisseurs pour confirmer
que les quantités reçues pour chaque article sont les mêmes que celles commandées.
Ce contrôle devrait être effectué, et le Chef magasinier, en charge de la réception,
devrait apposer ses initiales sur la copie du bon de commande. De plus, le bon de
commande devrait être systématiquement attaché avec la copie du bon de livraison
avant leur enregistrement. Nous avons ainsi identifié quelques bons de livraison dont
le nom des articles livrés n’est pas exactement conforme à celui des bons de
commande correspondants mais qui ont toutefois été réceptionnés par le Chef
magasinier.
55
- Existence de bons de livraison avec absence de cachet de réception et d’apposition
matérialisant le contrôle effectif de la conformité des matières et articles reçus par le
Chef magasinier.
- Existence d’incohérence au niveau des documents de suivi des stocks lors des
livraisons de produits vendus ;
- Insuffisance de sécurité au niveau de l’accès aux magasins de stockage : inexistence
de contrôle stricte des personnes accédant aux magasins de stockage.
Afin que les matières et produits commandés soient enregistrés conformément aux normes
comptables, nous nous sommes assurés que les contrôles étaient conçus pour permettre de
respecter les assertions suivantes et cela pour toutes les activités relatives aux stocks :
La réalité : les opérations et les événements qui ont été enregistrés se sont produits et se
rapportent à la société.
L’exhaustivité : toutes les opérations et tous les événements qui auraient dû être enregistrés
l’ont bien été.
L’exactitude : les montants et autres données qui se rapportent à ces opérations et
événements ont été enregistrés de façon appropriée par la société.
La séparation des périodes: les opérations et les événements ont été enregistrés dans la bonne
période.
Le classement : les opérations et les événements ont été enregistrés dans les comptes
adéquats.
En matière de gestion de stock, nous avons noté que le système de gestion des stocks est
formé en majeure partie de composantes manuelles et ne permet pas l’obtention en temps réel
d’une situation fiable des stocks malgré les décomptes partiels cycliques effectués par la
direction.
Pour évaluer l’exactitude des informations financières sur l’inventaire, nous avons vérifié les
composantes des coûts des matières premières et produits finis. Pour les besoins de notre
vérification, nous avons ainsi effectué des sondages pour nous enquérir du coût d’achat des
matières premières et produits de fabrication. Pour ce faire, nous avons identifié l’architecture
56
du coût d’achat et du coût de production. Le résultat de notre analyse se résume dans le
tableau suivant comme suit :
Coût d'achat
Matières premières
Prix d'achat FOB X
Frêt X
Assurance transport maritime X
droit de douane X
droit d'accise X
Amende retard de paiement X
Transport terrestre X
Frais de manutention X
Frais responsable "achat" (dédouanement) X
Produits de fabrication
Prix d'achat hors taxe X
Frais de transport X
Manutention X
Source : Société « EPM »
D’après ce tableau, la société a incorporé tous les coûts qui nous ont été communiqué (la croix
matérialise cette vérification). D’après la norme IAS 2, « Le coût des stocks doit comprendre
tous les coûts d’acquisition, coûts de transformation Les autres coûts ne sont inclus dans le
coût des stocks que dans la mesure où ils sont encourus pour amener les stocks à l’endroit et
dans l’état où ils se trouvent ». Nous pouvons donc dire que l’amende de retard de paiement
et les frais du responsable « achat » sont à déduire du calcul de coût pour les matières
premières. En ce qui concerne les produits de fabrication, aucune remarque particulière car
ces coûts doivent être inclus.
Pour les cas des produits finis, la structuration de leur coût d’après les sondages effectués est
détaillée ci-après :
57
TABLEAU IV : COMPOSANTS DU COÛT DE PRODUCTION
Ce récapitulatif nous indique que la société incorpore dans leur coût de produits finis le
salaire du responsable achat alors que ces coût doit être exclu.
Outre les composantes des coûts, une étude des existants en stock s’estime également
nécessaire. Nous tenons à préciser que notre équipe n’a pas pu assister à l’inventaire physique
de fin d’exercice. Ainsi, notre analyse se basera sur la confrontation par sondage des stocks
théoriques et stocks physiques.
Partant de la fiche d’inventaire valorisé effectuée par la société, nous avons premièrement
effectué un contre inventaire des articles ayant une valeur importante, ensuite nous avons
vérifié la valorisation de ces articles si elle respecte la méthode adoptée par la société (coût
moyen unitaire pondéré).
58
Pour les matières premières
14 822 910,32
Source : Société « EPM »
MP « B »
Prix
Designation Quantité en unité unitaire TOTAL
Produit 14 85 000 105,00 8 925 000,00
Produit 15 33 000 106,25 3 506 250,00
Produit 16 23 700 107,10 2 538 270,00
Produit 17 30 230 106,15 3 208 914,50
Produit 18 30 230 106,15 3 208 914,50
21 387 349,00
Source : Société « EPM »
Une fois le sondage déterminé, nous avons procédé à la vérification. Pour ce faire, nous avons
effectué le comptage physique des produits en stock, ensuite nous avons recueilli les
59
mouvements des stocks (entrée et sortie) entre la date d’inventaire et la date de notre
vérification physique, après nous avons calculé la quantité après roll back au 31/12/12 et la
différence avec l’inventaire constituera l’écart à ajuster.
Le tableau ci-dessous récapitulera les écarts constatés après roll back des quantités trouvées à
la date de contre inventaire
60
TABLEAU VI : TABLEAU DE VERIFICATION FAISANT RESSORTIR LES ECARTS DE MATIERES PREMIERES
61
Nous pouvons remarquer donc dans ce tableau qu’un écart a été constaté après comptage des
matières et produits de fabrication. La valeur totale des écarts s’élève à 1 534 057,42 Ariary,
l’écriture de régularisation sera proposée dans la troisième partie de cet ouvrage
Pour poursuivre, voyons le résultat de la vérification des produits finis. Nous allons l’effectuer
de la même manière que celle des matières premières.
Le tableau ci-dessous récapitulera les écarts constatés après roll back des quantités trouvées à
la date de contre inventaire.
62
TABLEAU VIII: TABLEAU DE VERIFICATION FAISANT RESSORTIR LES ECARTS DE PRODUITS FINIS
CONTRE INVENTAIRE du
INVENTAIRE AU 31/12/12 10/01/13 En Ariary
QUANTITE QUANTITE
APRES AU 31/12/12 ECART ECART
Quantité APRES ROLL
DESIGNATION en UNITE P.U TOTAL COMPTAGE ENTREE SORTIE BACK PU TOTAL QUANTITE VALEUR
PF 1 4 775 450,00 2 148 750,00 4 205 1000 1230 4 435 450,00 1 995 750,00 340 153 000,00
PF 2 98 000 191,48 18 764 550,00 73 000 0 25000 98 000 191,48 18 764 550,00 0 -
PF 3 43 000 32,50 1 397 500,00 29 800 0 13200 43 000 32,50 1 397 500,00 0 -
PF 4 46 300 29,30 1 356 590,00 35 900 500 1400 36 800 29,30 1 078 240,00 9 500 278 350,00
PF 5 11 283 186,00 2 098 638,00 8 783 0 2500 11 283 186,00 2 098 638,00 0 -
PF 6 8 380 200,00 1 676 000,00 8 880 2000 1500 8 380 200,00 1 676 000,00 0 -
PF 7 21 600 125,00 2 700 000,00 18 600 2000 5000 21 600 125,00 2 700 000,00 0 -
PF 8 101 250 55,00 5 568 750,00 88 595 0 9300 97 895 55,00 5 384 225,00 3 355 184 525,00
PF 9 153 400 55,00 8 437 000,00 142 420 0 10000 152 420 55,00 8 383 100,00 980 53 900,00
PF 10 44 000 55,00 2 420 000,00 38 100 600 6500 44 000 55,00 2 420 000,00 0 -
PF 11 44 250 55,00 2 433 750,00 43 020 1200 2430 44 250 55,00 2 433 750,00 0 -
PF 12 32 750 55,00 1 801 250,00 29 750 1000 4000 32 750 55,00 1 801 250,00 0 -
PF 13 20 084 120,00 2 410 080,00 20084 120,00 2 410 080,00 0 -
53 212 858,00 52 543 083,00 669 775,00
Source : Société « EPM »
Dans ce tableau, nous pouvons voir qu’il existe quelques écarts après vérification des produits finis stockés. L’écart total est de 669 775 Ar. L’écriture de
régularisation sera proposée dans la troisième partie.
63
1-3- Comptabilisation
Après analyse de l’enregistrement comptable des stocks, nous avons observé que :
En ce qui concerne la variation de stocks, nous avons observé pour l’année 2012 une nette
augmentation par rapport à l’exercice précédent, respectivement de 7,46% pour les matières
premières et 14,88% pour les produits finis.
1-4- Constatations
Certaines lacunes ont cependant été observées lors de notre mission. Les observations clés à
cet égard sont les suivantes :
La méthode des coûts moyens unitaires pondérés ont vraiment été appliqué, aucune
constatation particulière n’est à émettre à ce propos.
2-2- Comptabilisation
En ce qui concerne les écritures comptables passées, l’annulation des stocks initiaux et la
constatation des stocks finaux correspondent aux exigences requises pour l’adoption
d’inventaire intermittente néanmoins la valeur doit être revue après vérification des
composants des coûts de chaque matière et produit.
Des écarts ont été détectés lors de la vérification des inventaires, ce qui aura des répercussions
sur les montants comptabilisés.
Nous avons ainsi procédé dans cette deuxième partie à l’audit du cycle « stock » des deux de
cas de société : l’une commerciale et l’autre industrielle. La vérification effectuée le contrôle
interne de la société « TMS » et « EPM » mérite d’être révisé, que la gestion et la valorisation
des stocks nécessite des améliorations sur quelques points et enfin la comptabilisation doit
refléter la situation exacte des stocks.
65
TROISIEME PARTIE : RECOMMANDATIONS,
RESULTATS ATTENDUS ET LIMITES
Dans la deuxième partie, nous avons effectué une analyse approfondie concernant le cycle
stock de la société commerciale « TMS » et la société industrielle « EPM ». Ces analyses ont
abouti à des constatations. Cette troisième partie sera consacrée aux recommandations :
quelles peuvent être les solutions adéquates à chaque problème détecté, aux résultats
attendus : quelles sont les finalités des recommandations si elles seront mises en œuvre et aux
éventuelles limites des recommandations et de l’approche de l’audit de stock : quels sont les
facteurs qui influeraient sur la réalisation des solutions émises. Nous allons également aborder
dans cette troisième partie un chapitre consacré à l’amélioration de la vérification effectuée
par l’auditeur donc les points clés dont l’auditeur doit prendre en considération lors de
l’analyse du cycle « stock » d’une société tant commerciale qu’industrielle.
67
CHAPITRE V- RECOMMANDATIONS ET RESULTATS ATTENDUS
POUR LES DEUX CAS D’ENTREPRISES ETUDIEES
Pour remédier aux différents problèmes rencontrés après l’analyse du cycle stock de la société
commerciale « TMS », nous tenons à apporter les recommandations suivantes.
Manuel de procédure
Procéder à la rédaction d'un manuel de procédure des stocks, veiller à son application et aussi
à le mettre à jour régulièrement. La mise en place d'un manuel de procédures relève des
obligations légales soumises à l'entreprise et qu'en tant qu'outil de contrôle interne, son
élaboration doit obéir à un certain nombre de règles et respecter une méthodologie bien
précise.
Résultats attendus : la présence d’un manuel de procédure décrira les tâches et responsabilité
de chaque employé, ainsi il n’aura pas de conflit sur les fonctions. Le manuel éclaircira
également les points de contrôle. Les activités de contrôle sont déterminées par les
responsables hiérarchiques afin de s’assurer l’ensemble des risques puisse être traité
correctement et dans des délais raisonnables. Les contrôles peuvent être préventifs ou
correctifs, opérés manuellement ou automatisés. Les activités de contrôle peuvent également
être regroupées par objectif de contrôle (par exemple garantir l’exhaustivité et l’exactitude du
traitement des données). L’existence du manuel favoriserait par conséquent l’amélioration de
la gestion des différents cycles en général et du cycle « stock » en particulier. La rédaction
d’un manuel de procédure et son suivi serait donc un document de base pour mener à bien
l’exécution des tâches et donne une assurance à la fiabilité des informations.
68
Tableaux de bord
Un tableau de bord est l’ensemble d’indicateurs qui donne une vue de la situation et de son
évolution probable par rapport aux objectifs. Il permet aux responsables, quel que soit leur
niveau hiérarchique, de savoir rapidement quels écarts de la situation qu’ils pilotent
demandent décision. Il permet de vérifier ensuite si les actions prévues sont effectuées et les
objectifs atteints. Les indicateurs du tableau de bord provoquent ainsi une action correctrice
concertée, et permettent d’en suivre l’application; c’est le support pratique de la direction par
les objectifs.
Un tableau de bord contient des indicateurs, des résultats réels (mensuels, cumulés, etc.), les
références (objectifs, autres entités similaires, résultats précédents, etc.), des prévisions. Selon
les besoins, il peut également contenir des commentaires qui permettent d'orienter
l'interprétation des résultats présentés.
En matière de stock, les éléments du tableau de bord peuvent être classifiés soit en nature soit
par fonction.
69
• La productivité des facteurs d’exploitations (indicateurs d’exploitation) : ils sont
mensuels et s’intéresse d’avantage à des problèmes de rendement. Ainsi, on mesure la
qualité du service (taux de rupture), la fiabilité des délais fournisseurs.
La classification par fonction répartit les informations du tableau de bord selon les fonctions
concernées. Il faut indiquer :
Cartographie
La cartographie des processus est une manière graphique de représenter l'activité d'une
entreprise, d'une partie d'une entreprise ou de tout type d'organisation une fois que l'on est en
mesure d'identifier le client.
70
Pour établir la cartographie du processus considéré, la première opération sera d'identifier le
ou les déclencheurs. Par exemple, l'arrivée d'une commande client est un déclencheur.
Ensuite, il est nécessaire de préciser la fonction du processus. Pour ce faire, il est recommandé
de garder en ligne de mire la notion de création de valeur pour le client. C'est bien là quelque
part la finalité de la démarche. Puis, au sein même du processus identifié globalement, les
activités seront repérées. Enfin, chaque activité est réceptrice du résultat délivré par une
activité, un "fournisseur". Elle-même fournit après transformation d’un produit à une activité,
un "client". L'identification de la chaîne client fournisseur au niveau de l'activité permet de
représenter le processus en totalité.
En ce qui concerne l’établissement de la cartographie des risques il est possible d’analyser les
risques métier et fonction sous l’angle des trois grandes catégories d'objectifs (opérationnel,
financier ou de conformité).
Résultats attendus : l’établissement d’un tableau de bord servira de guide pour la fixation des
objectifs opérationnels (à court et moyen terme) et les objectifs stratégiques (long terme). Le
tableau de bord est également un outil pour mesurer la performance. La cartographie des
risques est l’outil nécessaire pour la société afin de jongler la chaine « client-fournisseur ».
Documentation
Formaliser l'expression du besoin d'achat par une demande d'achat, qui devra être
obligatoirement visé par le responsable des achats.
Résultats attendus : la demande d’achat permet le suivi des achats : le nom des articles, les
personnes demandeurs, et la fréquence des commandes.
71
Faire une revue des commandes inférieures au seuil de 2 000 000 d’Ariary soit par sondage
(tirage au hasard) ou encore de manière périodique. La revue de ces petits achats permet de
détecter si les achats effectués sont fondés ;
Contrôler physiquement la quantité ainsi que la qualité de la marchandise reçue, pour s'assurer
de la conformité réelle de la livraison avec ce qui est commandé. Ce contrôle permet d’éviter
des pertes (défaut) de tout genre qui pourrait nuire à la rentabilité de la société ;
Créer des fichiers fournisseurs pour faire visualiser quelques critères qui faciliteront la
présélection. Les fichiers fournisseurs doivent inclure le nom des fournisseurs, leurs adresses,
les articles mises à dispositions ainsi que leur prix. Ces fichiers précisent également les
conditions de vente en fonction des commandes effectuées.
Procéder à la mise à jour des bases comptables du système pour éviter des problèmes futures
avec les clients : lettrer les paiements déjà encaissés, faire un suivi extra comptable des ventes
à crédit et relancer les clients si leur paiement ne s’opère à échéance.
Résultats attendus : le suivi et contrôle des stocks améliorent le système de contrôle interne au
sein de la société et favorisentainsi la fiabilité des informations relatives au stock dans les
états financiers. Ils contribuent également à affiner la gestion de stock de la société et
réduisent les risques.
- Prix d’achat hors taxes déductibles (net des rabais, remises, ristournes sur factures) des
marchandises
- Droits et taxes non récupérables (droit de douane, taxes d’importation,…)
72
- Frais de transport, de manutention et autres coûts directement attribuables à
l’acquisition des marchandises (commissions, frais de transit,…)
Résultats attendus : l’exactitude du calcul de coût permet d’assurer la fiabilité des données sur
les valeurs des stocks. Le calcul de la masse globale de stock à partir de l’inventaire effectué
reflètera une image fidèle de la situation de stock.
Organisation de l’entreposage
Résultats attendus : un bon emplacement des articles permet leur bonne gestion car les
mouvements, le stockage, et le niveau de stock est facilement identifiable. Il permet
également de détecter les éventuelles détériorations et par conséquent évite les pertes
colossales à la société.
Entretien de l’entrepôt
Un renforcement de l’entretien de l’entrepôt est nécessaire pour garantir d’une part des
conditions optimales de stockage et d’autre part la sécurité des marchandises entreposées.
Cela permettrait à la société de se prémunir contre les pertes pour détérioration anormale des
articles et des risques éventuels inhérents à l’entrepôt même (ex : court-circuit électrique
pouvant entraîner l’incendie du magasin de stockage, etc.).
Nous préconisons ainsi l’adoption d’un système de maintenance régulière des infrastructures
de stockage.
73
III - Ajustement comptable
La constatation des sorties de marchandises doivent être exhaustivement comptabilisés.
Renforcer le contrôle de l’effectivité de la comptabilisation de toutes les sorties de stock.
Les écritures d’ajustement de la provision pour dépréciation des marchandises rouillées doit
être passée.
Proposition d’écritures
En Ariary
74
SECTION II- CAS DE LA SOCIETE INDUSTRIELLE « EPM»
- la documentation
- les ajustements aux contrôles (opérationnels et à court terme);
- le développement et
- l’analyse stratégique.
- s’assurer que les documents utilisés pour gérer les stocks sont adéquats : les
documents doivent être mise à jour afin de suivre l’évolution des traitements et
d’assurer un meilleur traitement des opérations
- s’assurer que les articles reçus sont bien ceux qui ont été commandés (quantité
commandée et exactitude des articles reçus), en comparant systématiquement le bon
de livraison avec le bon de commande original.
- revoir l’application effective de certains points de contrôles pour s’assurer qu’ils sont
bien exécutés
75
- Les documents utilisés pour gérer les stocks devraient inclure une preuve (signature,
initiales, date, explication de l’analyse, etc.) montrant que les contrôles ont été
exécutés.
- s’assurer que les matières premières et les produits finis sont retirés de l’inventaire
seulement au moment où elles sont utilisées ou vendues
- s’assurer que les commandes des clients externes et internes sont retirées des fiches de
stocks y afférentes seulement lorsque les matières ou produits sont expédiées
76
- établir une politique pour les décomptes cycliques et périodiques, et faire le suivi des
résultats des décomptes. Même si la société adopte la méthode d’inventaire
intermittent, un contrôle inopiné ou périodique des en stock serait toujours utile pour
détecter à temps les erreurs.
- améliorer les procédures de traitement des éventuels retours de produit. Etablir une
fiche de suivi des produits retournés. Le fiche doit figurer le nom des produits, leur
nombre ainsi que le motif du retour.
- renforcer la séparation des tâches relatives aux stocks : la description des tâches de
chaque membre du personnel doit être figurée dans le manuel de procédure. Ainsi, le
personnel sera astreint à suivre ce manuel.
- Les contrôles internes devraient faire l’objet d’une surveillance active : l’existence et
l’application des procédures de contrôle interne représente un point fort pour la société
et réduira les risques de non contrôle et les risques inhérents. Un bon contrôle interne
permet à l’auditeur de limiter sa vérification et de fixer son seuil de signification à un
degré raisonnable.
77
- Les activités de surveillance devraient être documentées, et les rôles et responsabilités
définis. La surveillance d’un magasin de stockage pose souvent problème car la
sécurité des produits nécessite une attention particulière.
- faire un suivi de tout problème sans tarder et tout risque repéré doit être communiqué
en temps opportun : chaque problème à sa solution. Lors de la détection des
anomalies, la direction doit être mise au courant et prendra à son tour des décisions
pour y remédier. Chaque décision influe la gestion en général et mérite une longue
réflexion sur l’impact tant à court qu’à long terme.
- développer le cadre de contrôle des stocks afin de s’assurer que le système en place
permet de signaler en temps opportun les problèmes et les risques identifiés. Effectuer
des tests pour s’assurer de l’efficacité des contrôles mis en place.
78
III -Ajustement comptable
Après analyse des inventaires effectuées au 31 décembre 2012, nous avons constaté des écarts
sur les quantités et auront des conséquences sur la valeur des matières premières et produits
finis. Ces valeurs sont respectivement de 1 534 057,42 Ariary et 669 775 Ariary et devraient
être régularisées pour rectifier le stock final.
Proposition d’écritures
6031 Variation stock matières premières 1 535 057,42
Telles sont nos recommandations suite aux missions d’audit du cycle stock de la société
commerciale « TMS » et de la société industrielle « EPM ». Nous allons maintenant voir dans
le dernier chapitre de notre étude les limites des recommandations du cycle « stock ».
Ainsi, nous avons développé dans le chapitre V, nos recommandations sur les constatations
relevées lors de l’audit du cycle stocks de société « TMS » et « EPM » ainsi que les résultats
attendus. Ces recommandations sont des points d’amélioration exprimées en faveur des
dirigeants de ces sociétés pour l’optimisation de leur système de gestion, de contrôle et de
comptabilisation des opérations relatives aux stocks de leurs sociétés.
79
CHAPITRE VI : POINTS CLES DE LA VERIFICATION DU CYCLE
« STOCK »
La séquence des analyses idéales cohérentes et concises à la vérification du cycle stock sera
clarifiée dans ce chapitre pour y présenter des éléments essentiels. Ainsi, elle représentera un
guide pour le cabinet afin de mener à bien sa vérification du cycle stock.
S’assurer que les stocks font l’objet d’un contrôle comptable adéquat
• Tester les procédures d’enregistrement des mouvements de stocks :
- Des bons de réception ou de livraison aux fiches de stock et listings de
stock,
- Des fiches de stocks et listings de stock aux bons de réception et de
livraison ;
• Vérifier par sondage de l’exactitude arithmétique des fiches de stock et listings de
stock ;
• Tester les procédures d’enregistrement et du contrôle des :
- Emballages consignés,
- Emballages à rendre,
- Stocks laissés en dépôt par les fournisseurs ou clients,
- Stocks chez les fournisseurs et sous-traitants ou envoyés en réparation,
- Stocks détenus pour réparation ou sous-traitance,
- Stocks en magasin généraux.
• Rechercher dans les fiches d’inventaire des stocks périmés ou à rotation lente.
• Vérifier l’exactitude et la fiabilité des enregistrements relatives à l’inventaire
permanent des stocks par :
- Sondage appropriées, comptages et observation d’un ou plusieurs
inventaires physiques au cours de la période d’exercice,
- Examen des états des inventaires physiques et vérifier la périodicité des
inventaires,
- Rapprochement d’un certain nombre d’articles inscrits dans le livre
d’inventaire à leurs quantités physiquement détenues par la société,
80
- L’assurance que la clôture des mouvements ne soit enregistrée qu’après
préparation du listing final du stock.
Vérifier que la clôture des achats en fin de période est correcte : le Contrôle de
rattachement ou « cut-off » :
• Pour les séparations des fonctions au niveau des achats :
81
dossiers de dédouanement pour déterminer la date de transfert de propriété ;
- Utiliser les résultats des confirmations fournisseurs.
• Pour les séparations des fonctions au niveau des ventes :
- obtenir une liste complète des entrepôts et lieux de stockage ; et obtenir un plan
détaillé de l’usine, entrepôt et autres dépôts.
- choisir ceux où l’on doit assister à l’inventaire physique en tenant compte des
volumes et des valeurs en stock, de la qualité du contrôle interne et des
inventaires tournants ;
- participer en cours d’année aux inventaires tournants ; s’assure que l’inventaire
permanent est dûment ajusté des quantités réellement comptées. Remplir le
82
questionnaire relatif aux inventaires physiques ;
- vérifier l’exactitude arithmétique de l’inventaire permanent ;
- pointer les mouvements d’inventaire permanent aux documents d’origine pour
l’ensemble de la période examinée (c’est-à-dire avant les inventaires tournants
et après) ;
- Demander des confirmations directes des stocks entreposés dans les magasins
ou dans les entrepôts de consignation.
- s’assurer qu’au moment du comptage, les problèmes de « cut-off » ont été
correctement traités ;
- revoir en détail l’inventaire permanent en vue d’identifier les articles obsolètes
ou à rotation lente.
- obtenir une liste des entrepôts et lieux de stockage. Choisir ceux où l’on doit
assister à l’inventaire physique en tenant compte des volumes et valeurs en
stock et des caractéristiques du système de contrôle interne ;
- observer l’inventaire physique et, pour chaque lieu, remplir le questionnaire
d’inventaire physique ; pointer tous les éléments ayant fait l’objet du contrôle
physique.
- vérifier que les comptages de l’audit sont conformes à ceux de l’entreprise et
obtenir son accord ;
- vérifier les calculs (multiplication, addition, etc) ;
- s’assurer, le cas échéant, que les étiquettes ou feuilles de comptage vierges,
inutilisées, ou annulées, ne sont pas reprises avec des quantités sur l’état final
d’inventaire ;
- contrôler l’exploitation correcte de l’état final d’inventaire.
• si le client a des stocks à l’extérieur :
83
Vérifier que les stocks sont correctement valorisés
- pour chaque catégorie de stock, déterminer la base de valorisation (coût de revient,
valeur de réalisation, FIFO, prix moyen pondéré, etc) et la méthode de
détermination du prix du marché (prix de remplacement, valeur réalisable, dernière
facture, etc).
- s’assurer que les prix utilisés pour valoriser le stock sont conformes aux méthodes
de valorisation retenues ;
- vérifier les prix utilisés (pour le FIFO, reprendre les factures correspondantes et
pointer aux états de stock ; pour la moyenne pondérée, vérifier la dernière entrée au
prix, puis l’avant dernière entrée à l’avant dernier prix, et ainsi de suite) ;
- vérifier l’exactitude des calculs (additions et multiplications). Pour le coût moyen,
pondéré, en particulier, vérifier soigneusement les calculs :
• si le client utilise un système de coûts standard, le coût unitaire apparaissant
sur l’état final d’inventaire doit être pointé au coût apparaissant sur les
fiches de coût standard. Ces coûts doivent être comparés aux coûts réel ; les
écarts importants doivent être analysés, de même que la réincorporation des
écarts constatés sur la période de production des stocks existant à la clôture
pour s’assurer que les coûts standards sont proches des coûts réels ;
• pour les travaux à la commande, pointer les coûts de revient utilisés dans la
valorisation finale des stocks avec les fiches de revient par commande,
vérifier par sondage les éléments des fiches de fabrication avec les feuilles
de temps, bons des sortie matières, factures d’achat, etc., vérifier les calculs
arithmétiques et l’imputation d’une quote-part de frais généraux ;
• pour les marchandises et matières premières, pointer le prix unitaire aux
factures d’achat, de douanes, de transport, transit, assurance, etc., et
contrôler l’incidence des rabais, remises et ristournes ;
• si le stock est évalué à partir de la dernière facture, revoir la valorisation
pour s’assurer que la méthode n’entraîne pas d’erreur (par exemple au cas
où les achats des 6 derniers mois seraient valorisés au prix de la facture du
dernier mois) ;
• si les achats en devises sont convertis un taux fixe, évaluer l’impact
éventuel des différences de change ;
• pour s’assurer que le coût de revient n’excède pas la valeur de réalisation
84
nette:
- revoir les derniers tarifs connus et s’assurer que les prix de vente ne
dépassent pas le prix de revient majoré des frais de distribution ;
- examiner en détail les fiches et listings de stock en vue d’identifier les
articles à rotation lente, obsolètes, en surstock, endommagés, etc. ;
- comparer les détails de stock d’une année sur l’autre, enquêter sur les
fluctuations importantes ;
- revoir les travaux en cours et s’assurer que les dépassements de prix
constatés sont refacturés aux termes du contrat. S’assurer également
pour les travaux de longue durée que le client a passé suffisamment de
commandes à prix ferme pour ne pas dépasser son devis de façon
significative.
- Dans les groupes de sociétés ou sociétés ayant plusieurs départements et
divisions qui vendent entre elles en réalisant une marge, éliminer les
profits internes non réalisés à la clôture.
- S’assurer que la totalité des stocks a été séparés dans l’inventaire final par gammes
d’articles ou de produits :
• En vérifiant l’évaluation des stocks périmés, excessifs ou endommagés
relevés lors de l’inventaire physique,
• En examinant les journaux d’achat, les bordereaux de production et les
journaux de ventes dans le cas où l’inventaire permanent est inexistant pour
déterminer les articles périmés ou à rotation lente.
• Vérifier que les stocks obsolètes, périmés ou endommagés ont été
correctement valorisés.
85
Dans le chapitre VI, les points clés de la vérification du cycle « stock » ont été établis pour
pouvoir améliorer le programme de vérification de l’auditeur lors de son intervention. De
ce fait, le résultat du contrôle effectué se base sur la capacité de l’auditeur à jongler sur les
points essentiels à contrôler et les résultats attendus. Le but de l’audit n’étant pas de
rechercher les fraudes et les détournements mais de les appréhender au moyen du contrôle
interne donc des points de contrôle à asseoir au niveau de la société auditée.
86
CHAPITRE VII : LIMITES DES RECOMMANDATIONS ET DE
L’APPROCHE D’AUDIT DE STOCK
Nous avons développé dans le chapitre V, nos recommandations sur les constatations relevées
lors de l’audit du cycle stocks de société « TMS » et « EPM » ainsi que les résultats attendus.
Ces recommandations sont des points d’amélioration exprimées en faveur des dirigeants de
ces sociétés pour l’optimisation de leur système de gestion, de contrôle et de comptabilisation
des opérations relatives aux stocks de leurs sociétés. Leurs suivis devraient ainsi permettre
d’assurer une meilleure efficacité des systèmes comptables et de contrôle interne de chaque
société. Néanmoins, l’application de certaines recommandations pourrait ne pas encore être
réalisable par chaque société du fait des contraintes qui peuvent y être liées (exemple :
contraintes de coûts et moyens) ou bien les recommandations peuvent être immédiatement
appliquées par les dirigeants mais malgré leur application et leur efficacité, des risques
importants peuvent toujours subvenir. Nous allons donc voir dans ce chapitre les limites
possibles des recommandations que nous avons émises ainsi que les limites de l’approche
d’audit de stock.
La défaillance humaine et les défaillances techniques sont ainsi autant de limites qui viennent
influencer le système de contrôle interne. En effet, la collusion entre deux ou plusieurs
personnes peut mettre en péril le système de contrôle interne. Des individus agissant
collectivement pour perpétrer ou dissimuler une action peuvent altérer les informations
financières ou de gestion, sans qu’ils puissent être détectés par le système de contrôle interne.
De plus, les entreprises doivent retenir le principe de proportionnalité (les coûts ne doivent
pas dépasser les avantages attendus) et donc l’idée du ratio coût/bénéfice pour apprécier
l’opportunité d’un nouveau contrôle. Il est donc nécessaire d’étudier non seulement le risque
87
de défaillance et l’impact possible sur l’organisation, mais aussi les coûts associés à la mise
en place de ce contrôle interne.
L’existence de manuel de procédures bien élaboré ne garantit pas par ailleurs une efficacité
du contrôle interne s’y rattachant sans la participation active et soutenue des dirigeants dans le
contrôle de son application.
Le signalement en temps opportun des problèmes et des risques identifiés relatifs à la gestion
des stocks relève surtout de la fluidité et de la souplesse du système de communication au sein
de la société. Dans ce cas, l’adoption d’un système de signalement via le système de
procédures formelles peut s’avérer lourd et donc non immédiat.
Enfin, l’existence de tableaux de bord n’est rentable que si les indicateurs et informations qui
y sont contenus sont fiables et exploités à bon escient. Ce qui nécessite un système
d’information bien élaboré et efficace, soit des investissements significatifs.
88
SECTION II- LIMITES DE L’APPROCHE D’AUDIT DE STOCK
Nous avons ainsi pu procéder à l’audit du cycle « stock » des sociétés « TMS » et « EPM».
Malgré la détection des anomalies significatives, l’approche adoptée présente des limites sur
les points suivants : la revue de vraisemblance, les comparaisons de données absolues, les
comparaisons de données relatives (ratios).
I - La revue de vraisemblance
En effet, ce n’est pas parce qu’il n’y a pas d’anomalie qu’il n’en existe pas de cachées. De
plus, un tel examen suppose, de la part du réviseur, une bonne connaissance des mécanismes
comptables de l’entreprise pour pouvoir détecter non seulement les anomalies par rapport à la
technique comptable en général, mais aussi par rapport à l’activité propre de l’entreprise.
Des données absolues sont des données considérées pour elles-mêmes et non par rapport à
d’autres éléments de référence.
Ces données, prises en tant que telles, peuvent faire l’objet de diverses analyses :
- par rapport à un budget, pour savoir si les objectifs fixés ont été atteints,
- par rapport aux mêmes données dans des entreprises comparables, pour identifier les
particularités de l’entreprise,
Ces comparaisons de données absolues doivent être utilisées avec précaution car :
- elles supposent qu’il existe effectivement une logique dans l’évolution d’un compte
d’une période à l’autre ;
89
- la cohérence de la variation suppose qu’il n’y a aucune modification dans les
composantes du montant considéré ;
- la fiabilité de la comparaison avec un budget suppose que le budget soit réaliste et que les
chiffres n’aient pas été modifiés pour respecter les prévisions (exemple : immobilisations
passés en charges pour éviter les autorisations de budget d’investissement) ;
- les chiffres des entreprises similaires ne sont pas nécessairement établis sur la base des
mêmes principes comptables ;
Les conclusions tirées de telles comparaisons ne sont fiables que si plusieurs d’entre elles
confirment la même présomption.
Les données relatives supposent qu’il existe une relation directe entre une donnée et un
élément de référence et que cette relation reste fixe. Cette relation est généralement calculée
sous forme de pourcentage. La technique des ratios est relativement plus précise que la
technique précédente dans la mesure où elle fait référence à plusieurs données obtenues de
façon indépendante. Toutefois, elle a ses propres limites qui tiennent à :
- la difficulté de définir les relations réelles qui existent entre deux données (plus
l’entreprise est complexe, plus les facteurs susceptibles de modifier cette relation sont
nombreux) ;
- l’impossibilité devant laquelle peut se trouver le réviseur pour expliquer les causes d’une
variation anormale si les termes du ratio sont trop larges ;
Nous avons ainsi vu dans cette troisième partie les recommandations par rapport aux
anomalies détectées puis les limites des recommandations ainsi que celles du processus
d’approche d’audit de stock. Les recommandations telles la mise en place des procédures, la
matérialisation des contrôles, l’éclaircissement des points de contrôle, la séparation des tâches
contribueraient à l’amélioration du contrôle interne de la société « TMS » et de la société «
EPM ». La gestion de stock de ces sociétés s’optimisera après revue des coûts, l’adoption
d’un système d’information permettant le traitement et la sécurisation des informations
90
relatifs aux stocks tout en respectant le rapport d’efficacité et d’efficience. Toutefois, ces
recommandations possèdent des limites à prendre en compte : l’interdépendance de plusieurs
facteurs, la difficulté de mise en œuvre, la volonté de la direction et le financier. L’approche
d’audit entrepris présente également des limites sur la revue de vraisemblance, la comparaison
des données relatives et la comparaison des données absolues. Ces limites nous mènent au
terme de cet ouvrage.
91
CONCLUSION
Les états financiers d'une entreprise ou d'une organisation sont en général le document de base
à partir duquel d'importantes décisions financières sont prises (évaluation de l'action, octroi de
crédit et concours financiers, rachat, etc.). Ils doivent donc refléter autant que faire se peut la
situation financière, patrimoniale ainsi que le résultat de l'entreprise à une date donnée. C’est
pourquoi ils sont préalablement soumis à l'examen d'un auditeur qui doit exprimer une
opinion selon laquelle ceux-ci ont été établis dans tous leurs aspects significatifs,
conformément à un référentiel comptable identifié.
Les divers contrôles mises en œuvre par l'auditeur lui permettent d'atteindre l'objectif fixé à
savoir exprimer une opinion sur la qualité des comptes soumis à son examen. En élaborant
une stratégie d'audit l’auditeur détermine la nature des contrôles à effectuer, l'échelonnement
des travaux à réaliser, la répartition des travaux entre l'auditeur et ses collaborateurs, les délais
à respecter. Le plan de mission de l’auditeur lui permet d’identifier les points forts et les
points faibles du contrôle interne ainsi que les problèmes relatifs à sa vérification.
Pour notre part, notre étude s’est focalisée sur l’analyse de la pratique de l’audit des stocks par
les auditeurs externes. Par définition, le stock est constitué par l'ensemble des marchandises,
des matières premières, des matières et fournitures consommables, des productions en cours,
des produits intermédiaires, des produits finis, des produits résiduels et des emballages non
destinés à être récupérés, qui sont la propriété de l'entreprise à la date de l'inventaire et dont la
vente en l'état ou au terme d'un processus de production à venir ou en cours permet la
réalisation d'un bénéfice d'exploitation.
Dans le cadre de notre mission d’audit des stocks d’une société commerciale que nous avons
dénommée « TMS » et d’une société industrielle « EPM », nous avons ainsi adopté une
stratégie d’audit orientée tout d’abord sur la prise de connaissance et l’évaluation du système
de contrôle interne existant de chaque société pour en évaluer l’efficacité, les forces et
faiblesses, et par conséquent, les risques qui peuvent en découler.
Nous avons après cela réalisé des sondages de contrôle de vraisemblance et des
rapprochements de la compilation des fiches de stocks, des fiches d’inventaire et des données
comptables.
92
Nous avons par la suite procédé à la vérification des méthodes de gestion de stocks pratiquées
par chaque société, puis au contrôle de l’exactitude de la valorisation de leurs stocks. Pour
cela, nous avons procédé à diverses revues analytiques telles que des comparaisons de
données (coûts par rapport au prix de vente, …), des analyses détaillées des diverses frais
d’approche lors de l’achat de marchandises ou de matières premières, pour en dégager si les
composantes de coûts prises dans la détermination de la valeur des stocks y afférents sont
adéquates sinon il y a un risque de sous-évaluation ou de surévaluation desdits stocks. Il est à
rappeler que les stocks sont évalués à leur coût de revient et non à leur prix de vente. Pour les
marchandises, matières, consommables, l'évaluation des stocks se fait au prix d'achat
augmenté des frais accessoires. Pour les produits intermédiaires, les produits finis et les
produits en cours, elle se fait au coût d'achat des matières et fournitures consommées, des
charges directes et des charges indirectes de production. Si à la clôture de l'exercice, la valeur
estimée d'une référence est inférieure au coût décrit précédemment, une provision pour
dépréciation égale à cette différence doit être constatée.
Après cette étape de vérification de la valorisation des stocks, nous avons vérifié l’exactitude
de leur comptabilisation (utilisation des comptes adéquats selon le système d’inventaire
utilisé, exactitude des comptes de comptabilisation, …).
La mise en place d'un manuel de procédure est fondamentale pour la société car elle constitue
une barrière de conscience pour les employés.
93
Pour assurer la livraison des commandes urgentes et pour éviter la fluctuation et l’instabilité
des marchandises achetées, la société devrait monter un fichier fournisseur récapitulant le
nom, l’adresse, les articles disponibles et le prix des articles.
Pour le cas de la société industrielle « EPM », l’audit de son cycle stock nous a permis de
dégager les recommandations suivantes :
Un bon contrôle interne nécessite la mise à jour des documentations et la matérialisation des
preuves de contrôle.
Une bonne gestion des stocks demande l’optimisation de la gestion physique des stocks, la
considération des nouvelles options technologiques en terme de rapport coûts/bénéfices et une
bonne analyse stratégique (capacité du système en place de signaler en temps opportun les
problèmes et les risques identifiés).
94
accru avec l'utilisation des moyens informatiques et plus particulièrement dans un environnement de
micro-ordinateurs autonomes où les utilisateurs ont l'habitude d'exécuter deux fonctions ou plus dans
le système comptable.L’existence de manuel de procédures bien élaboré ne garantit pas par ailleurs
une efficacité du contrôle interne s’y rattachant sans la participation active et soutenue des dirigeants
dans le contrôle de son application.
Enfin, l’existence de tableaux de bord n’est rentable que si les indicateurs et informations qui
y sont contenus sont fiables et exploités à bon escient. Ce qui nécessite un système
d’information bien élaboré et efficace, soit des investissements significatifs
L’approche d’audit orientée en premier lieu vers l’analyse du contrôle interne lui permet alors
d’appréhender le niveau de risques auquel le système qu’il vérifie est sujet et de déterminer
l’étendue des vérifications à faire pour obtenir des comptes significatifs. Toutefois il présente
des limites : la revue de vraisemblance permet aux auditeurs d’expliciter les anomalies
flagrantes, mais il n’est en aucun cas suffisant à lui seul pour prouver qu’un compte ou un
document comptable ne contient pas d’anomalies ; les conclusions tirées à partir des
comparaisons des données absolues ne sont fiables que si plusieurs d’entre elles confirment la
même présomption et enfin les comparaisons de données relatives résident dans le fait que le
réviseur peut être dans l’impossibilité à expliquer les causes de certaines variations anormales.
Pour conclure, toute société a intérêt à gérer ses stocks de la manière la plus optimale car sa
bonne gestion permet, au niveau comptable, une évaluation des stocks nécessaire à la
construction des états financiers. Les recommandations émises contribuent, en effet, à
l’atteinte de cette bonne gestion.Mais est ce que la démarche que nous avons adoptée peut
aussi être valable et utilisée pour l’audit des autres cycles.
95
BIBLIOGRAPHIE
- MIKOL ALAIN, Contrôle Interne, PUF Collection Que sais-je ? 1997, 127 pages
WEBOGRAPHIE
- http ://www.csc.mg
- http://www.ifac.org
ANNEXES
ANNEXE I : GRILLE D’ANALYSE DES TÂCHES
I
ANNEXE II: FLOW CHART
ACTEURS
DESIGNATION DE L'OPERATION SERVICE VENTE SERVICE ACHAT SERVICE STOCK SERVICE COMPTABILITE
BC
3- PASSATION DE LA COMMANDE LE BON DE COMMANDE EST ETABLI EN QUATRE
BC EXEMPLAIRES
BC
6- ORDONNANCEMENT PAIEMENT
ENREGISTREMENT
II
ANNEXE III : QUESTIONNAIRE DE CONTRÔLE INTERNE
QUESTIONS OUI NON OBSERVATION
SYSTEME COMPTABLE ET INFORMATIQUE
La comptabilité est-elle tenue à jour ? X
Le personnel comptable a-t-il une formation adaptée ? X
Est-ce que vous disposez d’un système d’information ? X
CYCLE STOCK
L’accès aux stocks est-il suffisamment règlementé? X
La protection physique des stocks est-elle suffisante ? X
Les stocks sont-ils suffisamment assurés ? X
Les bons de sortie comporte t-ils une signature autorisée ? X
Existence t-il un inventaire permanent ? X A la fin de chaque journée
Si l’inventaire existe rapproche t-on les résultats de l’inventaire ? X
Les écarts sont-ils examinés ? X
L’importance du stock fait-il l’objet d’un suivi régulier en quantité ? X
L’importance du stock fait-il l’objet d’un suivi régulier en valeur? X
CYCLE ACHAT-FOURNISSEUR
Est-ce-que vous avez un organigramme détaillé et mis à jour du X
service achat ?
Est-ce que les besoins est-elle formalisée en demande d’achat ? X
Avez-vous une cartographie des risques ? X
Est-ce que vous avez des tableaux de bord ? X
Faites vous un suivi de processus d’achat ? X
Quel est le nombre minimum de fournisseurs que vous consulter ? 03 fournisseurs
Existe-t-il des clauses de contrat avec vos fournisseurs ? X
Quels son les critères sur lesquels vous vous basez pour les choix des Prix, qualité, délai de livraison
fournisseurs ? Réduction, modalité de paiement
La livraison fait-elle l’objet d’un contrôle qualitatif ?
La livraison fait-elle l’objet d’un contrôle quantitatif ? X
Lors de la réception des factures, est-il apposé un cachet original sur X X
l’un des factures ?
Détruit-on les exemplaires excédentaires ? X
Les factures sont-elles rapprochées des bons de réception (BL) ? X
Les factures comportent-elles les références du règlement? X
La comptabilité fournisseurs est-elle à jour ? x
III
Table des matières
REMERCIEMENT
AVANT-PROPOS
RESUME/ABSTRATCT
LISTE DES ABREVIATIONS
TABLEAUX
SOMMAIRE
INTRODUCTION ................................................................................................................................... 1