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Philosophie Lauriane

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PHILOSOPHIE

Sciences du langage

Lauriane Marlin
[Titre du cours]
Introduction
Qu’est-ce que la philo ?
o Grèce antique, philo = manière de vivre  servait à acquérir la sagesse
o Pas de définition arbitraire
o Hegel : ce qui caractérise la philo est as démarche  réflexion
o Réflexion : démarche de la pensée avec un retour sur elle-même
o Ex : « la vérité réside dans ce qui est objectif »  on interroge notre pensée  « pourquoi penser que la
vérité….. » questionnement = réflexion
o Etape suivante : répondre à ce questionnement  argumenter le pk, le comment

Pourquoi la philo ?
o Réflexion vient durant les moments de crise BUT : supprimer et se
o Aide à être plus libre  remet en question les préjugés libérer des préjugés

Quel cours de philo ?


o Démarche historique : construction des ≠ thématiques
o Dimension scientifique, de l’humain (anthropologique)

Les présocratiques
o Les premiers philosophes (VIème siècle av. JC)
o Monde = un tout ordonné et harmonieux  chaque chose à la bonne place
o Recours à des mythes traditionnels (polythéistes + anthropomorphiques)
o Démarche des mythes (récits imaginaires) : ambivalente  mélange d’éléments contraires
(ex : mélange naturel/surnaturel ; humain/divin)
o Démarche des présocratiques : critique + sépare éléments (sans explication surnaturelle)
 Découverte d’un paradoxe : rangement = RAISON  on peut alors comprendre ce qu’il se
passe à l’échelle du monde
 RAISON = discours rationnel, argumenté

Les courants présocratiques


o Tous en commun la recherche de « l’Arché »  principe premier de toute chose

Ecoles Philo ionienne Philo pythagoricienne Philo atomiste


Réalité immuable/identique à
Le devenir en perpétuel Réalité en
soi
Réalité changement (cyclique) perpétuel
Ce qui ne change pas
 idée de progrès changement
régularité
Entité matérielle (4 Entité matérielle
Arché Entité immatérielle (nombres)
éléments) (atomes)
Observations, Analyse théorique (maths) 
Raison, pas de
Méthode expérimentations  sens raison uniquement, le corps est
sens
+ raison de trop
Tempérance,
Ethique Le salut Tempérance
modération

1
Conséquence de la pensée présocratique : exemple de la médecine
o Tradition : maladie  résulte de l’intervention divine
o Présocratiques : maladie phénomène naturel Philosophes à retenir pas lié
à une action divine (démarche ambivalente) Anaximéne et Héraclite
o La plupart des philosophes étaient médecins (ionien)

Platon Hippocrate (pythagoricien)

Démocrite (atomiste)
o Période classique de la Grèce antique
o Réformes de point de vue politique

La démocratie et les sophistes


o Présocratiques (rappel) : la vérité est absolue
o Sophistes : ils se contredisent. Pour eux la vérité est relative (à celui qui l’énonce, le sujet)
 « l’homme est la mesure de toute chose »
 Relativisme dépend des sensations (différentes pour chaque Sophiste :
individu) Protagoras
 Sensation : seule chose dont on est certain
o ≠ Platon : comment peut-on se considérer comme savant si on pense que toute vérité est
relative ?
o Contexte aristocratique (honneur, force, devoir) ≠ régime démocratique (éloquence)
o Sophistes se considèrent comme des maitres de la rhétorique argumentation, conviction +
ne croient pas à la connaissance désintéressée
o Platon critique la démocratie

Lois humaines (principes moraux, conventionnels)


Etique sophiste
Lois de la nature (sensations)

Conventionnalistes : respect des conventions


(Protagoras), démocratie

Sophistes
Naturalistes

 Modérés : lois humaines utiles mais lois de la nature


plus importantes
 Radicaux : aucune valeur des lois humaines qui sont
des constructions pour protéger les faibles
o Point de départ de la philo de Platon  rencontre avec Socrate (devient disciple)
o Socrate prétend n’avoir aucun savoir, erre et observe + questionne interlocuteurs
o Démarche socratique : faire reconnaitre à son interlocuteur qu’il ne sait pas répondre à la
question  ironie socratique
o BUT : se débarrasser des faux savoirs pour se mettre en quête des vrais savoirs = philo
o Socrate : savoir issu de la raison/logos  condamnation à mort, selon Platon la démocratie est
incapable de reconnaitre le bien et le juste

La théorie des Idées


o C’est une reconstruction théorique  n’existe dans aucune des œuvres de Platon
o Réponse pour définir le véritable bien, prouvé de manière absolue  ambition des
présocratiques

2
Idée homme = modèle Pierre, Paul et Jack = atomes formant H
Réalités immatérielles Réalités matérielles
 Immuables  instables
 Universelles  particulières
 parfaites  imparfaites
Connaissance intelligible = science  Connaissance sensible = opinion  monde
monde intelligible sensible
2 parties réalités immatérielles : 2 parties réalités matérielles
 ++ les Idées : dialectique = philo  les images : illusion
 - -les objets mathématiques1 :  les êtres vivants et les objets :
pensée discursive (raison logique) croyances
o Axiome : proposition qui semble évidente mais incapable de démontrer
o la dialectique intéresse Platon  Idées sont hiérarchisées
 But : retrouver les idées absolues, les principes premiers de toute chose càd l’idée de bien qui
est au sommet du monde des Idées
o Homme fait partie du monde sensible (corps) mais a accès au monde intelligible (âme)
o Ame > corps = barrière pour la connaissance (s’en séparer par renoncement)

« Partie désirante » : « bas ventre » boisson, nourriture,


Aphrodite  « les amis du profit »

Ame «Partie ardente » : « cœur » pouvoir, victoire, réputation,


honneur « les amis de la victoire »

« Partie rationnelle » : « tête » calcul, raisonnement, logos


« les amis du savoir »
o Selon Platon, si le monde est fondamentalement bon, le mal est un accident, pas volontaire,
fait par ignorance
o L’éthique est une question alors de savoir, de connaissance
o La cité idéale prendrait compte des ≠ types d’individus (3 classes)
 Amis du profit  classe des producteurs
 Amis de la victoire  guerriers
 Amis du savoir  dirigeants
o Aristocratie devrait être basée sur le mérite intellectuel et non par le sang
o Platon s’oppose à la démocratie car c’est pour des intérêts personnels + se transforme en
tyrannie

Médecine & langage


o Médecins ≠ sophistes
o Médecine = art = mise en œuvre de savoir en vue d’une certaine fin
o Sophistes contestent l’idée de savoir  guérison = hasard
o En contradiction, Platon dit que la rhétorique n’est pas un art mais une pratique

o Médecine & philo apparentées


ART PRATIQUE
 La philo est à l’âme ce qu’est la
médecine pour le corps Nécessite un savoir Ne nécessite pas un savoir
 Corps  maladie Authentique Trompeur
 Ame  ignorance Apport le bien Apport du plaisir
o Soulager le corps n’a d’intérêt que
dans l’accès aux Idées par l’âme

1 Les maths restent liés au monde sensible car repose sur axiomes

3
o Selon Platon, la rectitude des noms, du langage est en adéquation avec la réalité
o 2 thèses :
 Sophistes : les mots sont hérités de l’usage, c’est conventionnel et arbitraire
 Thèse opposée : lien naturel entre les noms et ce qu’ils désignent  pb des synonymes, de la
pluralité des langues

L’allégorie de la caverne

o Intro : décor (ci-dessus) : les hommes sont prisonniers


o Action : sortie de force de la caverne par le philosophe
o Acquisition de la véritable connaissance
o Retour dans la caverne

Aristote
La vie et l’œuvre
o Va à l’Académie suivre les enseignements de Platon
o Précepteur d’Alexandre Legrand
o Fondation de sa propre école : le Lycée

Critique de la théorie platonicienne des Idées : l’argument du 3ème


homme
o Selon Platon, Pierre et Paul sont ≠ mais des hommes car ce sont des copies de « Idée homme »
o Selon Aristote, si on part de ce principe, il faudrait un 2ème Idée homme pour « relier » l’homme
du monde sensible et l’Idée

4
Idée homme Troisième homme

? o De la même manière qu’il nous a fallu l’Idée


Homme pour rendre compte du lien entre Pierre
et Paul, il nous faudrait une nouvelle Idée Homme
(3ème homme) pour rendre compte du lien entre
les hommes du monde sensible et l’Idée Homme
?
o Pour Aristote, monde des Idées = doublure inutile
et encombrante du monde sensible

Pierre et Paul

Une science de la nature


o Aristote va revaloriser le monde sensible  Réalités particulières = « substances »
o Ambition scientifique : ambition d’un savoir dont la validité serait universelle
o Démarche scientifique : partir du particulier pour trouver l’universel (grâce à la raison)

L’hylémorphisme
o Toute substance (naturelle ou artificielle) est composée de matière  hylémorphisme
o La forme : identité de la substance. Ex : forme du bois pour faire une table
o La matière ≠forme : principe d’indétermination. Ex : le bois qui forme la table
o Matière et forme indissociable dans le monde

Le changement
o = réalité qui adopte une forme dont elle était initialement privée. Ex : tronc devient table
o Réalité peut changer car contient une certaine part d’indétermination
o Toute réalité matérielle est soumise au changement Acte > puissance
o La puissance : renvoie à tout ce qu’une réalité est susceptible d’être
o L’acte : lorsque ce qui n’était présent qu’à titre de potentialité s’est réalisé
o Changement = passage de la puissance à l’acte

La théorie des 4 causes


o Le changement provient de 4 causes

La cause La cause La cause finale La cause efficiente


matérielle formelle but ou fin en vue de laquelle « l’auteur » du
ce dont est fait une la forme la chose est engendrée ou changement
chose Ex : bois est la produite. Ex : menuisier est la cause
Ex : table faite de bois table Ex : table pour prendre un repas efficiente de la table

La cosmologie
o Cosmologie d’Aristote  chaque corps tend vers son milieu naturel
 Mouvement dit « naturel » : corps rejoint son lieu naturel
 Mouvement dit « violent » : corps détourné de son lieu naturel
o Chez les Grecs, 3ème type de mouvement : circulaire (astres)jugé supérieur
o Aristote : cosmos constitué de 2 régions :
 Le monde sublunaire/terrestre
 Le monde supralunaire/sidéral

5
L’éthique et la santé
o Vie conforme à la raison = vie intellectuelle  vie du philosophe qui se consacre à la science,
à la recherche de la vérité par l’emploi de la raison
o Mener une vie qui vise un juste milieu entre les extrêmes
o Quête de la vie bonne nécessite d’avoir la santé
o Santé = équilibre, harmonie / maladie = déséquilibre, rupture de l’harmonie

La logique
o Langage postérieur à la pensée  défini comme un ensemble de signes de nos états d’esprit
o Arbitraire du signe linguistique : aucun lien entre mots et choses qu’ils désignent
o Logique = instrument permettant à la science de s’énoncer et de raisonner correctement
o Logique ≠ science  ne produit à elle seule aucune information
o Ex de logique : le syllogisme (tout homme est mortel, Socrate est mortel, Socrate est un homme)

Conclusion
o Deux démarches d’Aristote : l’induction et la déduction

La philosophie hellénistique
La poursuite du projet socratique
o Ces philos sont inspirées par des disciples de Socrate
o But : définir ce qu’est la vie bonne + s’y confirmer meilleure manière de mener une vie
heureuse
o Ataraxie = absence de trouble, tranquillité de l’âme
o Trois écoles : le scepticisme, l’épicurisme et le stoïcisme

Le scepticisme
o L’être humain ne peut atteindre aucune certitudeil nous faut suspendre notre jugement et
s’abstenir de tout choix
o Le sceptique prétend ne rien affirmer sur quoi que ce soit ni ne rien nier non plus
o Cette indifférence permet d’atteindre le bonheur stable (ataraxie)
o Arguments justifiant la suspension de tout jugement :
 Le désaccord : toute affirmation peut faire l’objet d’un désaccord qu’on ne peut trancher
 La régression : toute affirmation exige une preuve, celle-ci une autre, etc. jusqu’à l’infini
 La relativité : toute perception est relative à celui qui la perçoit
 Le postulat : si on veut échapper à la régression à l’infini, il faut s’en remettre à un postulat,
lequel n’est jamais prouvé
 Le diallèle (cercle vicieux) : justifier une hypothèse avec les conséquences de cette
hypothèse

L’épicurisme
o Eviter la souffrance + aspirer à la jouissance
o Certaines souffrances sont évitables condamner tout plaisir qui entre en contradiction avec
son autre recommandation (celle d’éviter la souffrance)
Caractérisés par
Désirs naturels et non nécessaires l’excitation violente :
renouent avec la
Plaisirs en mouvement
souffrance et
Désirs non naturels et non nécessaires provoquent de la
lassitude, du manque et
de la dépendance
Plaisirs en repos Désirs naturels et nécessaires

6
Le stoïcisme
o Les stoïciens radicalisent l’idée selon laquelle le monde est un tout bien ordonné et que rien
n’échappe à ce bon ordre
o Chaque humain doit cependant garder une part de liberté
o Il faut distinguer :
 Les choses qui dépendent de nous (actions, opinions, désirs, aversions)
 Les choses qui ne dépendent pas de nous (corps, réputation, honneurs)
o Souffrances proviennent de la confusion entre ces deux catégories
o Il s’agit d’accepter la souffrance avec indifférence  morale de l’acceptation
o Exercices pour mieux accepter la souffrance (abstinence de choses agréables…)
o L’être humain doit faire entièrement gouverner sa raison et se libérer des passions susceptibles
de venir la troubler

Le christianisme
L’importance du christianisme
o Religion ≠ doctrine  se constitue autour d’un dogme = ensemble de croyances jugées
incontestables
o Christianisme né d’un conflit au sein du judaïsme, origine juive
o Retour au premier plan de la philo platonicienne  le « néoplatonisme »

Le néoplatonisme chrétien
o Textes grecs : peuple juif = « peuple de philosophes nés »
o Juifs : grecs incapables de reconnaitre le vrai Dieu philo grecque pas atteint leur perfection
o Philon d’Alexandrie : juif contemporain pensant que la philo grecque provient de Moïse
 Premier écrit de la création : nombreuses similitudes avec la philo grecque :

Genèse (Torah) Philosophie grecque


Recherche principe premier de toute chose 
« Au commencement »  Arché
Arché
Création  mise en ordre du chaos Monde = ordre (cosmos  bon ordre)
« Dieu dit »  création par la parole  sépare
Parole = logos = raison
démarche critique (raison)
Ethique grecque : reproduire dans notre vie
Correspondance entre sphère éthique et
(microcosme) l’ordre du monde
sphère cosmique
(macrocosme)
o Augustin d’Hippone : philosophe chrétien connu pour ses Confessions
 Avant : adepte du manichéisme (principe du bien et du mal)
 Platonisme le convainc que le principe fondamental de toute chose est le bien
 Succès du christianisme par l’Incarnation du Verbe : « le Verbe s’est fait chair »
(verbe=logos ; chair = Christ)  la vérité s’est incarnée en Jésus
o Christianisme passe de religion persécutée à religion officielle (conversion de Constantin 1 er)
o Anselme de Canterbury : célèbre pour avoir proposé une démonstration supposée prouver
l’existence de Dieu en s’appuyant seulement sur la logique
o Thomas d’Aquin : science et philosophie relèvent entièrement de la raison lui permettant
d’accéder à certaines vérités :
 Les « vérités de la raison »
 Les « vérités de la foi » : dépassent l’intelligence humaine, reposent sur la Révélation
o Selon Thomas d’Aquin, 2 conséquences :
 toute tentative visant à comprendre les vérités de la foi par la raison est condamnée à
échouer
 il ne peut y avoir de contradiction entre les vérités de la raison et les vérités de la foi

7
Le christianisme et la médecine
o Infirmitas : condition de l’être humain après le Péché Originel  maladie entrée dans la
condition humaine depuis le péché d’Adam et Eve
o Paradoxalement, la maladie rapproche du Christ  occasion de sauver son âme
o Sanitas corporis : santé promise par les médecins  tentatives incertaines et hésitantes
o Aspiration à la salus animae (salut de l’âme) + interventions miraculeuses de Dieu  tentatives
foudroyantes et sûres
o Par la suite, médecine revalorisée  don de Dieu

Descartes
L’importance de la Renaissance
o Descartes = 1er plus grand philosophe de l’époque moderne (selon francophones)
o Renaissance = mouvement culturel faire renaitre les valeurs de l’Antiquité
o Volonté de libérer la raison de l’autorité religieuse  revalorisation de la raison dans la science

La révolution galiléenne
o Galilée perfectionne le modèle de la cosmologie chrétienne (géocentrisme)  héliocentrisme
o Il apporte des nouveaux éléments par rapport à Copernic (fabrication d’une lunette
astronomique)
o Les mathématiques sont le meilleur moyen pour comprendre le monde : « le grand livre de la
nature est écrit en langage mathématiques »
o Ecritures contredites
o Distinguer les « vérités spirituelles » des Ecritures et les « vérités scientifiques » des savants

Le rationalisme cartésien
o Le discours de la méthode : le bon sens et les quatre préceptes de la raison
o Premier ouvrage : Les Essais (Descartes est philosophe mais aussi scientifique)
o Le bon sens : entendre la raison naturellement égal en tout homme
o Les quatre préceptes

1 L’évidence 2 L’analyse 3 L’ordre 4Le dénombrement


Il s’agit de tenir pour Face à un problème, Il s’agit de tout
C’est la logique
certain ce qui se présente il faut distinguer les ≠ liant lespasser en revue
comme totalement éléments qui le éléments pour vérifier que
évident à notre raison constituent rien n’a été omis
o Descartes : le modèle des mathématiques  seule discipline dans laquelle la raison parvient à
obtenir des certitudes  mathesis universalis
o Les méditations métaphysiques : but  démontrer que la raison est capable de fournir de
véritables connaissances
o Première méditation : le doute systématique et hyperbolique (le moindre doute au sujet d’un
type de connaissance suffira à le discréditer entièrement)
 La connaissance sensible (+rêve) : on ne peut pas s’appuyer dessus pour la véritable
connaissance ni sur le produit de l’imagination
 La connaissance rationnelle : Le Dieu trompeur = le malin génie  Dieu fait en sorte que l’on
se trompe là même où on est persuadé d’avoir raison
o Deuxième méditation : le cogito « je pense donc je suis »  chose pensante
o Troisième méditation : la 1ère preuve de l’existence de Dieu  malin génie
 Connaissance rationnelle : « claires et distinctes »  INNEISME
 Toutes nos connaissances certaines proviennent uniquement de la raison : Dieu garantit ces
connaissances  RATIONNALISME

8
o Quatrième méditation : la validité de la connaissance rationnelle  Dieu être parfait ne peut
vouloir nous tromper mais être source de vérité et garantie la valeur de tout ce qui parait
évident à notre raison
o Cinquième méditation : la 2nde preuve de l’existence de Dieu  Si Dieu a toutes les qualités
alors il ne peut pas avoir le défaut de ne pas exister
o Sixième méditation : les réalités matérielles  existence évidente mais uniquement connue via
la connaissance sensible « obscure et confuse »  « chose étendue » (CF 4ème MEDITATION)

Pour Types de connaissances Types de réalités


faire  Chose étendue (corps)
 Rationnelle : « claire et distincte »
simple  Chose pensante (âme)
 Sensible : « obscure et confuse »
Crées et infinies ≠ Dieu incréé et infini
La pensée médicale de Descartes
o Distinction âme et corps (âme pas besoin du corps pour exister et réciproquement)
o Cette union est qqchose qui se vit et s’éprouve (ne s’explique pas)

Le langage chez Descartes


o Selon Descartes, la chose que l’on voit et la chose que l’on se représente dans son esprit est
différente  Dieu assure la véracité de tout ce qui parait évident à notre raison
o Les mathématiques d’une part, les réalités matérielles d’une autre part  langage maths est
en adéquation avec la réalité
Ce qu’il faut retenir :

 Descartes est un héritier de la Renaissances


 Sa philosophie a un caractère novateur et optimiste (l’humanité disposerait de pouvoirs infinis)
 Il passe par l’intermédiaire de Dieu pour garantir l’existence des réalités matérielles

L’empirisme anglais
Philosophie continentale et philosophie anglo-saxonne
o Distinguer dans la philosophie occidentale : « la philosophie continentale » et « la philosophie
anglo-saxonne »
o La philosophie anglo-saxonne attache plus d’importance que la philosophie continentale à
l’expérience  l’empirisme : doctrine philosophique d’après laquelle toute connaissance
provient de l’expérience

John Locke
o =fondateur de l’empirisme  l’âme est à l’origine une feuille blanche dépourvue de caractère
qui se remplit avec l’expérience (pas besoin d’un Dieu)
o ≠ rationalisme de Descartes
Sensations
Reçues
Réflexion (désir, croyance..)

Idées
Combiner (idées complexes)
3 activités
Créées Joindre (idées de relation)
principales
Séparer (idées générales)

9
David Hume
o Toutes nos idées sont des copies de nos impressions (comme le pensait aussi Locke)
o Impressions = tout ce que nous percevons
o Lorsque notre raison œuvre, nous pouvons distinguer selon Hume 2 types d’opérations :
 Les relations d’idées : ne dépendent pas de l’expérience, elles sont « a priori » nous
pouvons les découvrir par le seul exercice de notre raison, indépendamment de toute
relation avec le monde extérieur
 Les faits : établir des relations de cause à effetproviennent toujours de l’expérience, on dira
qu’elles sont à postériori
o Le problème de l’induction : Ce n’est pas parce qu’une expérience a toujours donné le même
résultat jusqu’à présent qu’elle doit donner ce résultat à l’avenir
o L’expérience à elle seule ne permet d’établir aucun lien universel et nécessaire, aucune loi
scientifique entre les phénomènes  lois = simples croyances, « la coutume », l’habitude
 Il appelle ceci une conjonction constante

Ce qu’il faut retenir :

 Les empiristes anglais partagent la même ambition que le rationalisme cartésien : fonder
philosophiquement l’activité scientifique et la libérer de toute autorité extérieure
 C’est en s’opposant à la démarche de Descartes que va se construire l’empirisme
 Les empiristes vont considérer que notre esprit est parfaitement vierge à l’origine et que seules
nos expériences viennent le remplir
 L’empiriste Hume tirera lui-même les conséquences inattendues de l’empirisme en en
poussant la logique le plus loin possible : les lois scientifiques qui reposent sur l’expérience ne
sont que de simples croyances

Kant
Le criticisme
o Critique de la raison pure  instituer un tribunal devant permettre à la raison de s’examiner
librement, de prendre conscience de sa nature et de ses pouvoirs, et de distinguer ce à quoi
elle peut légitimement prétendre.
o =distinguer, séparer, juger
o les philosophes s’opposent et se contredisent les uns les autres sans jamais parvenir au moindre
résultat stable et définitif

Les jugements scientifiques


o Pour comprendre pourquoi la science réussit là où la philosophie échoue, Kant va chercher à
déterminer ce qui caractérise les lois scientifiques  les jugements de la science
 Les jugements analytiques : les prédicats que l’on attribue au sujet sont inclus dans ce sujet,
pas besoin de l’expérience pour être établis et ces jugements n’enrichissent pas notre
connaissance. Ex : « Un triangle a trois angles » : jugement analytique car le fait d’avoir trois angles est
inclus dans la notion de triangle il suffit d’analyser le concept de triangle pour découvrir que celui-ci a
trois angles
 Les jugements synthétiques : reposent sur l’expérience et accroissent notre connaissance car
on y joint au sujet de ces jugements un prédicat qui n’est pas inclus dans le sujet. Ex : « ce chat
est noir » opère une liaison entre la notion de chat et une autre notion qui lui est extérieure, car le fait
d’être noir ne fait nullement partie de la définition du chat
 Les jugements synthétiques à priori : toute véritable connaissance doit pouvoir faire l’objet
d’une expérience ≠ Descartes  JUGEMENT SCIENTIFIQUE

10
La structure du pouvoir de connaître : la sensibilité et l’entendement
o Pour Kant, tout objet de connaissance doit faire l’objet d’une expérience rendue possible
grâce à notre « sensibilité »
o Intervention d’une autre faculté : l’ « entendement »  fait le lien entre les réalités étrangères
o L’entendement lie les multiples données que nous fournit notre sensibilité
o Le caractère a priori réside dans la manière avec laquelle notre entendement opère ces
liaisons recourt à des règles, à des « catégories » présentes a priori dans notre entendement
(ces catégories ne proviennent pas de l’expérience mais elles sont propres à la structure
même de notre entendement)
o Kant ≠ empiristes, soutient que notre entendement n’est pas comme une simple feuille
blanche  nous établissons des liens de causalité
o connaissance = collaboration de ces deux facultés

Conséquences de la Critique de la raison pure


o Dans la connaissance, pas le sujet qui se soumet aux données de l’expérience, c’est les
données de l’expérience qui sont soumises au sujet
o Accès à la réalité jamais immédiat mais toujours médiatisé par les catégories de notre
entendementnous n’accédons jamais à la réalité telle qu’elle est en elle-même, juste des
représentations à l’aide des catégories de notre entendement
o Mais comment une science est-elle possible dès lors que notre subjectivité est première ? Cela
s’explique tout simplement par le fait que, selon Kant, ces structures présentes a priori dans
notre entendement sont identiques chez l’ensemble des sujets

Ce qu’il faut retenir :

 Le criticisme kantien propose une synthèse des deux principaux courants philosophiques de
son temps : le rationalisme cartésien et l’empirisme anglais
 Kant considère que notre entendement n’est pas initialement qu’une feuille blanche que
viendraient remplir nos expériences. Notre entendement possèderait au contraire des
catégories présentes a priori qui expliqueraient nos jugements scientifiques

La pensée généalogique
o = démarche apparue au XIXe siècle et proposant une rupture complète avec la tradition
philosophique
o Selon les généalogistes, le sens des idées se révèle dans l’analyse de leur provenance
o Nietzsche met en évidence le rôle du ressentiment dans la morale chrétienne
o Marx, le rôle des conditions de vie dans les idéologies
o Freud, le rôle des pulsions refoulées dans les symptômes névrotiques

Arthur Schopenhauer
o Avant les 3 autres grands philosophes

L’héritage de Kant : la distinction entre chose en soi et représentation


o point de départ de Schopenhauer  philosophie kantienne
o Rappel : Kant enseigne que nous ne pouvons jamais prétendre accéder à la chose en-soi,
càd à la réalité telle qu’elle est en elle-même, mais uniquement à des représentions de celle-ci
à travers les structures de notre entendement
o Schopenhauer : expérience pas limitée par ce que nous faisons par l’intermédiaire de nos sens
o à côté de nos expériences sensibles, autre type d’expérience : l’expérience de soi. Ex : de
l’expérience de la joie, de la tristesse, de l’enthousiasme
o objet de ces expériences = nous-même  nous sommes animés par la volonté

11
o volonté ≠ simple souhait posé librement par le sujet  force qui s’impose au sujet (chose qui
manquait à Kant)
o expérience immédiate qui ne laisse aucune place pour le doute. Ex : fatigue
o volonté = chose en soi  notre intellect, rationnel, entièrement subordonné à la volonté

Volonté et souffrance
o volonté  réalité qui veut
o Essence intime = volonté insatiable, ne cesse de nous soumettre et faire souffrir  le désir
o Désir provient d’un manque  satisfaction ne peut offrir que des biens que nous ne désirons
plus
o La souffrance de ne pas posséder l’objet de notre désir  l’ennui ≠ indifférence
o le désir est la manifestation de ce qui nous définit, à savoir : la volonté
o Mais lorsque désir perd son objet, l’énergie qui le caractérise ne sait plus comment se
réaliserennui = malaise résultant de cette énergie inemployée et qui reste bloquée en nous
« La vie oscille comme un pendule, de gauche à droite, de la souffrance à l’ennui. »

o Conclusion : si volonté = essence intime + volonté insatiable  erreur de croire que nous
existons pour être heureux

La négation de la volonté
o Suicide = acte libérateur de la volonté ?  NON car on reste soumis à la volonté
o Schopenhauer proteste contre la vie qu’il doit subir au nom d’une vie meilleure, possible mais
interdite pour des raisons accidentelles
o contemplation esthétique  pouvoir de transformer objets de nos désirs en plaisir désintéressé
 ne consiste pas dans la satisfaction, toujours décevante, de notre volonté, mais dans
l’apaisement momentané de cette dernière. Ex : Ecouter une symphonie, lire un roman…
o l’ascétisme : voie ultime et radicale, pour nous libérer du vouloir  ne plus vouloir, se libérer de
tout désir par un renoncement aux plaisirs
o selon l’ascète, pas un processus d’autodestruction mais de libération

Friedrich Nietzsche
o la négation de la vie : volonté entendue comme l’expérience que nous ne cessons de faire de
nous-mêmes que Nietzsche rebaptise « volonté de puissance »
o les idoles (Idées) et les arrière-mondes (monde intelligible) = réalités idéales qui n’existent que
dans la pensée  s’inspire de Platon
o Nietzsche : la vie (entendue comme l’expérience que nous ne cessons de faire de nous-
mêmes) est une expérience corporelle  Nier cette expérience = nier la vie
o Christianisme : la vie « terrestre » est niée au profit d’une idole, Dieu
o Nouvelle étape dans la négation de la vie : notre modernité il ne s’agit que d’un simple « je
pense », autrement dit, d’une subjectivité abstraite
o même lorsque notre modernité s’affirme laïque fonctionne encore comme une religion
o sujet = être rationnel - application de cette rationalité à l’ensemble de la réalité va engendrer
un progrès  modernité ne fait que de nier la vie au nom d’un arrière-monde : un prétendu
monde meilleur à venir sur terre
o critique nietzschéenne des idoles : critique philosophie, religion, science, les idéaux politiques
 tout ce qui nous amène à mépriser la réalité actuelle au nom d’une réalité abstraite à venir
o Le nihilisme : le fait de ne plus croire en rien, tout est vain
 Si la vie est notre essence intime, il est à la fois vain et absurde d’espérer s’en défaire
 vouloir ne plus vouloir (Schopenhauer)  reste vouloir pas la fin de la volonté, « une
volonté de néant » (Nietzche)
o la démarche généalogique :

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 cherche à identifier ce qui a pu motiver et motive encore cette négation de la vie la vie
est première, si véritable réalité  elle est à l’origine de cette négation
 pourquoi la vie en est-elle venue à se nier elle-même ? l’origine des idoles et des arrière-
mondes se trouve dans l’expérience de la souffrance
o le perspectivisme : toute pensée est relative aux déterminations affectives de la subjectivité
particulière qui l’exprime pensée = perspective  rend ainsi impossible la prétention de
définir une réalité de manière absolue
o le renversement des valeurs : évaluation de la vie par la vie elle-même  la vertu consiste à
une acceptation, une affirmation joyeuse de la vie et de sa toute puissance
 force active : intensifie la vie, augmente l’épreuve de moi-même que j’en fais
 force réactive : diminue et affaiblit la vie
o depuis Platon : cesse de nier la vie  triomphe forces réactives  affaiblissement de la vie
o Nietzsche ne nie pas la souffrance  c’est un stimulant, le lieu où la vie intensifie l’épreuve
qu’elle fait d’elle-même et de sa toute puissance
Ce qu’il faut retenir :

 Rupture introduite par la démarche généalogique dans la pensée occidentale : la vie détermine
l’ensemble de nos idées (rationnelles) refuse de définir l’être humain par la raison + refuse à la
raison sa prétention à dire la vérité
 Schopenhauer et Nietzsche : 2 grands artisans de cette rupture mais regard sur la vie opposé
 Schopenhauer : vie est une force aveugle, absurde et tyrannique  le mieux à faire est de tenter
de se libérer de ses impératifs
 affaiblissement de la vie aboutit au nihilisme
 Nietzsche : Sans nier le caractère tragique de la vie, il considère qu’il est vain d’espérer y
échapper
 Milite pour un renversement des valeurs dans lequel la vie renouerait avec l’affirmation
joyeuse d’elle-même

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