Cours - Meski Samira - Chimie I Chimie II
Cours - Meski Samira - Chimie I Chimie II
COURS DE CHIMIE I
Destiné aux étudiants de 1ère année biologie
Préparé par :
Dr BOUCHACHI-MESKI SAMIRA
Ce cours se décline en six chapitres tels que défini par le programme officiel du socle
commun pour les étudiants de 1ère année LMD Biologie.
Le premier chapitre est consacré aux rappels des notions de base de la chimie.
Le deuxième chapitre se rapporte à la radioactivité et la stabilité des noyaux
d’éléments.
Le troisième chapitre est dédié à l’étude de la structure électronique de l’atome et la
classification périodique.
Le quatrième chapitre est consacré aux liaisons chimiques.
Le cinquième chapitre est consacré à la chimie organique : nomenclature.
Le sixième chapitre est consacré à la chimie organique : la stéréochimie.
J’espère que ce polycopié de cours sera apprécié par mes collègues et par les étudiants et je
serai heureuse de recevoir leurs avis et leurs suggestions afin de l’améliorer.
Unités et constantes fondamentales
Facteurs de conversion
1 joule (J) = 6,242. 1018 électron-volts (eV) = 0,2389 calories (cal)
1 cal = 4,184 J= 2.612. 1019 eV ; 1 eV= 1.602. 10-19 J
R = 8,314 J.K-1.mol-1 = 1,987 cal. K-1.mol-1=0.082 L.atm.K-1.mol-1.
1deby (D) = 3,33564. 10-30 C.m
1L = 1 dm3 = 10-3 m3.
1atm= 1,01 bar= 10,1. 105 Pa = 760 mmHg= 1,03 kg.cm-2.
1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie I - Mme S. MESKI - Sommaire
Sommaire
I.3. 2. Un mélange...................................................................................................... 2
Chapitre II : La radioactivité
II.β.1.β.Rayonnement - ........................................................................................................... 16
Fusion Vaporisation
Solidification Condensation
Sublimation
1
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Matière
I. 3.1. Un corps pur : est une substance qui n’est composée que d’un seul type d’entité
chimique (atome, ion ou molécule). Parmi les corps purs, on peut encore distinguer trois
catégories :
I.3.1.1. Un corps pur élémentaire est un corps pur dont les atomes sont tous identiques, ne
sont pas liés en molécules. (un atome → un élément) (Exemple : Fe, Na, Cu, l’or (Au) ...).
I.3.1.2. Un corps pur simple est un corps pur dont les molécules sont composées d’atomes
identiques. (Exemple : H2, O2, …).
I.3.1.3. Un corps pur composé est un corps pur dont les molécules sont composées d’atomes
différents. (Exemple : NaOH, H2O, CO2,….).
I.3. 2. Un mélange : On parle d’un mélange si au moins deux substances différentes sont
réunies dans le même récipient.
Exemples :
du sable et de l’eau,
de l’huile et du vinaigre
de l’air et de la vapeur d’eau,….etc.
I.3.2.1.Mélange homogène : C’est un mélange dont on ne peut distinguer les différents
constituants à l’œil nu après agitation.
Exemples :
l’eau + alcool
l’eau + le sel ou le sucre
2
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certain gaz peuvent se dissoudre dans l’eau comme le O2 ou le CO2 présent dans les
boissons gazeuses.
I.3.2.2. Mélange hétérogène : Un mélange est dit hétérogène si au moins deux de ses
constituants sont visibles à l’œil nu même après agitation. Ces mélanges peuvent être
constitués :
De deux liquides comme l’eau et l’huile ou l’eau et le pétrole.
D’un liquide et d’un solide comme l’eau et le sable.
Exemple :
3
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I.5.1. Atome
L’atome est une petite particule indivisible. Il existe approximativement 114 espèces
d’atomes (éléments), ceux-ci diffèrent l’un de l’autre par leurs structures et masses ainsi que
par leurs propriétés physico-chimiques.
L’atome est une entité électriquement neutre, constitué essentiellement de trois particules
élémentaires à savoir les protons et les neutrons appelés aussi nucléons (constituants du
noyau), entourés d’électrons. La neutralité électrique est obtenue par l’égalité des charges
entre les protons et les électrons.
Un élément chimique (X) est défini par un nombre de protons Z (Z : numéro atomique, il
varie de 1(H) à 92 (U) dans les éléments naturels). A chaque élément chimique on lui
associe un symbole composé de 1 à 2 lettres.
N : nombre de neutrons
A=Z+N
La charge d’un atome est nulle car il est électriquement neutre donc q=0 mais si q≠0 il s’agit
d’un ion.
+
Si q > 0 on parle de cation (Exp : : l’ion potassium possède 1λ protons et 18 électrons
(n(é)= Z-q= 19-1 = 18).
4
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La charge +e 0 -e
|+ | = |− | = , −
.
I.5.2. Molécules
Une molécule est l’association de deux ou plusieurs atomes (H2, N2, H2O,…).
∑ � = ……………………………………….
Ceci permet d’expliquer que la masse atomique relative n’est généralement pas un nombre
entier.
Exemple :
5
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L’oxygène qu’on respire représente presque β0% de l’air et 7λ% d’azote N2 et le reste sont
d’autres gaz. L’oxygène est un mélange composé de trois isotopes qui sont : (8
neutrons), (9 neutrons), (10 neutrons). Les abondances (ou le pourcentage %) et les
masses des ces isotopes sont différentes (Tableau 2).
Tableau 2 : Les abondances et les masses de différents isotopes d’oxygène.
Isotope
Dans le tableau périodique l’oxygène ne représente qu’une seule case avec une seule valeur
de la masse qui est la moyenne pondérale de tous les isotopes (appelé aussi masse naturelle ou
réelle).
∑ � � . ∗ . + . ∗ . + . ∗ .
= =
= . ≈ /
6
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Exemple : Déterminer le nombre d’atomes contenu dans 1β g de carbone 1β, sachant que la
masse d’un atome de carbone 12 est de 1,9926. 10-26 kg. (Cette masse est déterminée à l’aide
d’un spectromètre de masse).
Solution :
é O �
× −
� = = , .
. .
7
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L’unité de masse atomique est la fraction 1/1β de la masse d’un atome de carbone 1β.la
masse d’une mole de est égale à 12g.
= . ′
′
, .
× −
′ = = , ×
, ×
−
∶ = × , ×
− −
= , × = , ×
8
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� ⁄�
= = ⁄�
⇒ =
�
= =
é
= =
�
I.6.2. La concentration massique (Cm) : c’est la masse du soluté dissoute dans un volume
de solution.
é
=
�
On a aussi :
.
= = = . = .
� � �
I.6.3. La Normalité (la concentration normale (N)) : c’est le nombre d’équivalent gramme
de soluté par unité de volume de la solution.
9
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−� é
=
� �
é é
On a : − = ; é � =
é � é
é é
D’où = . = . = .
� . é �
Ou : Z représente pour:
+ −
Les acides: le nombre de protons H+ libérés (Exp: H2SO4 ; + ; Z = 2) ;
+ −
Les bases : le nombre d’ions OH- libérés (Exp: NaOH ; + Z= 1) ;
Les couples oxydants/ réducteurs : le nombre d’électrons échangés au cours d’une réaction
+
d’oxydo -réduction (Exp : (Fe2+/Fe) + é ; Z= 2) :
I.6.4. La molalité de la solution (m) : C’est le nombre de mole de soluté divisé par la
masse du solvant en kilogramme.
é
=
� ��
I.6.5. Le titre d’une solution : c’est la masse du soluté en grammes sur le volume de la
solution en millilitres (ml).
é
� � =
� �
10
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�
�� % = × = �
∑ �
I.7. La dilution :
La dilution est une opération qui consiste à réduire la concentration d’une solution en
ajoutant du solvant. La quantité de soluté est toujours la même, contrairement au volume qui
va augmenter.
Nous avons :
é
= ⇒ é = . �
�
Avant dilution on a : é
= . �
Après dilution : é
= . �
Sachant que le nombre de mole de soluté reste constant après dilution, on aura alors :
é
= é
⇒ ×� = ×� .
Les différentes relations étudiées sont rassemblées dans le tableau ci-dessous :
11
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Tableau 3: récapitulatif
�
La densité d Cas des liquides : = �
�
�
Cas des gaz : =
La fraction molaire =
�
�
∑ �
La fraction massique �= �
∑ �
Loi de dilution × = ×
12
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Chapitre II : La radioactivité
Dans la nature, la plupart des noyaux des divers atomes sont stables est ne subissent aucune
modification. Cependant, les noyaux de certains atomes sont susceptibles d’être le siège de
transformations, appelées « transmutations » : il y a passage d’un élément donné à un autre
élément, présentant des propriétés physiques et chimiques différentes.
Pourquoi certains noyaux sont ils stables et d’autres sont –ils radioactifs ?
13
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Exemple :
Calculer l’énergie de liaison d’un noyau d’uranium:
Données : ; = , ; = , ;
= , �
∆ = + − −
∆ = + − −
∆ = . , + − , − , = , . . / é
−
On a: . .� = , . ��
− −
�onc ∆� = , × , . = , × K�/ é
L’énergie en joule/nucleon:
−
E = ∆�. c = , × × ×
−
E = , × jo���/n�c�éon
L’énergie en joule/mole de nucléon:
14
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On peut également calculer le défaut de masse par rapport à une mole de nucléons :
−
é , × K�
NA n�c�éon� ∆�
− −
∆ = , × × , . = , . K�/�o��
−
E = ∆�. c = , × × ×
E = , × jo���/�o�� n�c�éon
L’énergie en MeV:
. . ,
= , × , = ,
Remarque
En général le joule est une unité d’énergie inadaptée aux échanges d’énergie à l’échelle
microscopique de la physique nucléaire, il est cependant habituel de convertir �E en électron-
volts, unité d’énergie adaptée à l’échelle élémentaire.
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D’après la courbe on constate que Fe et Cu sont les plus stables, leur ordre de stabilité est
d’environ 8,8 MeV/nucléons
En conclusion, l’examen de la courbe d’Aston indique que l’évolution vers un maximum de
stabilité peut se produire soit par fission de noyaux lourds en noyaux plus petits, soit par
fusion de noyaux légers en noyaux plus volumineux.
Exemple :
+ +
A A
Equation bilan : Z� Z+ � + − �+γ
Exemple :
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− + +
II.2.1.3. Rayonnement + : Les radionucléides avec trop de protons (ou trop peu de
neutrons, donc situés à droite de la courbe de stabilité) émettent un positron qui provient de
la décomposition d’un proton en un positron et un neutron.
� + �+ n+γ
Equation bilan : − ++ +
La particule notée + est un positron (ou positon ou antiélectron): de même masse que
l’électron mais de charge opposée.
Exemple :
+ + +
II.2.1.4. Rayonnement : Après une transformation radioactive du noyau, le noyau fils et
normalement dans un état excité (*) et se désexcite en émettant un (ou plusieurs) photons de
haute énergie gamma ( ). Le rayonnement est un rayonnement électromagnétique pur,
donc sans masse ni charge mais très énergétique et il a un pouvoir pénétrant supérieure à
celui de α et ß et avec un pouvoir ionisant inférieur.
∗
Equation bilan : +
Exemple :
∗
+
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̇′
+ ′ é + é
′
La forme abrégée est : ( , ) ′
Comme pour la radioactivité naturelle, dans les réactions nucléaires, la charge totale et le
nombre total de nucléons se conservent. Ces réactions s’accompagnent également d’une
variation de masse correspondant à la libération (réactions exo énergétiques) ou à
l’absorption (réactions endoénergitiques) d’une grande quantité d’énergie.
Exemple :
N + H� �+ H �,
II.3.2. La fission
Le bombardement d’un atome lourd par des neutrons provoque un véritable éclatement du
noyau ; il se scinde en deux ou plusieurs noyaux de masses voisines qui s’accompagnent de
l’émission de deux ou trois neutrons qui peuvent à leurs tours provoquer de nouvelles
fissions. Cette réaction est accompagnée de la libération d’énergie (figure 3).
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II.3.3. Fusion
C’est l’union de deux ou plusieurs noyaux légers pour donner un noyau plus lourd sous
haute température. Au cours de ce processus, il ya perte de masse accompagnée d’un
dégagement d’énergie (Figure 4).
Exemple :
+ +
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� é é =| � − é � |×
� é é = |∆ | ×
Exemple :
Calcul de l’énergie libérée par la réaction de la fission de l’uranium :
+ + +
Données :
m( = ,
= ,
= ,
= ,
La perte de masse lors de la réaction :
∆ = + � + × −� −
∆ = , + , + × , − , − , =− ,
− −
=− , × , . =− , .
Donc l’énergie libérée lors de la réaction de la fission de l’uranium βγ5 vaut
� é é =− , × . =− ,
On a
−
, .
-179,1244MeV � é é
− −
Donc � é é =− , × , . =− , .
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∫ =− ∫ ⇒[ ] = [− ]
−
=
−
= ×
−
= ×
× −
= ⇒ −
= Donc : =
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La demi vie des noyaux radioactifs peut s’étendre de fractions de secondes jusqu’à des
milliards d’années. Elle est caractéristique d’un nucléide particulier.
Exemples de période :
14 213
C : 5730 ans ; :2.04 min ; Po: 4.2.10-6 s
à ⁄ ⇒ ⁄ = à ⁄ ⇒ ⁄ = à ⁄ ⇒ ⁄ =
à ⁄ ⇒ ⁄ =
� =−
�N
A � = − �� N � = N . �−λ ,
��
−λ −λ
�onc: A � = − = −N = N . �−λ
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Les unités de l’activité radioactive « A » sont : d.p.s ; d.p.m, le Becquerel (Bq) et le Curie
(Ci):
1Bq = 1 d.p.s
= , .
Avec :
NA = 6.023. 1023 noyaux/mol
M : masse molaire en g/mol
m μ masse de l’échantillon en g
Exemple :
Quelle est l’activité d’un g d’iode 1γ1, de période radioactive T = 8,1j ?
. �
On a : = : = = don on aura
⁄
. � . �
= ⇒ = .
⁄
�n × , .
= . ⇒ = , ×
, × ×
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Dès lors, grâce à la loi de décroissance radioactive, si on compare l’activité d’un échantillon
encore en vie à celle d’un échantillon ancien (mort), on peut déterminer l’âge de l’échantillon
ancien (objet en bois, restes humains ou animaux…).
Exemple :
Dans un échantillon de carbone prélevé sur une momie, l’activité du a diminuée à la
valeur 60 % de la valeur initiale. Calculer la date de la mort de la personne.
On a : = , .
− ⁄
= ⇒ = =
= =
,
Remarque:
la datation au Carbone 14, se limite à des matériaux organiques d’âge inférieur à 50
000 ans ; on considère que la méthode est fiable jusqu’à γ0 000 ans.
Ils existent plusieurs d’autres éléments radioactifs qui peuvent être utilisés dans la
datation comme la méthode de Potassium/Argon ou Rubidium/Strontium... qui
permettent de déterminer des âges supérieurs à 50 000ans et également le cas du
plomb qui peut être utilisé pour la datation des roches (domaine de géologie).
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1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie I - Mme S. MESKI - Chapitre III
Au cours de ce chapitre, nous allons présenter un outil très important pour le chimiste car il
lui permet de prévoir le comportement d’un élément chimique au cours d’une réaction. Le
tableau périodique rassemble également les principales informations sur un élément chimique
dont un chimiste peut avoir besoin.
Nous verrons ici comment a été établi le tableau historiquement parlant mais aussi comment
on l’utilise de nos jours.
Dans une couche définie par une valeur de n, on trouve n valeurs de ℓ et donc n sous-
couche.
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Exemple :
1 K 0 (s) 0 1s
2 L 0 (s) 0 2s
1 (p)
-1, 0, 1 2p
3 M 0 (s) 0 3s
2 (p) -1, 0, 1 3p
3 (d)
-2, -1, 0, 1, 2 3d
Remarque : on peut généraliser et dire qu’une couche définie par le nombre « n » possède
« n » sous-couche et contient n2 cases.
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1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie I - Mme S. MESKI - Chapitre III
2 électrons 4 électrons
Appariés Célibataires
Correction
Par convention on met toujours le premier électron dans une case avec un spin +1/2 et le
deuxième avec un spin de signe opposé -1/2.
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1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie I - Mme S. MESKI - Chapitre III
Chaque flèche contient des sous-couches qui ont la même somme (n+1). En descendant de
haut en bas et en suivant le sens des flèches, on retrouvera le classement énergétique des
différentes sous-couches.
1s2/2s22p6/3s23p6/4s23d104p6/5s24d105p6/6s24f145d106p6/7s2….
Exemples :
C�: � � � � � ⋰ � �
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C�: � � � � � ⋰ � �
En effet, une sous-couche 3d pleine ou à moitié remplie associée à une couche 4s à demi
pleine est favorisée devant une sous couche 4s remplie avec une sous-couche 3d comportant 4
électrons de même spin.
C: ⏟
� ⋰ ⏟� �
E E
a
C�: ⏟� � � ⋰ ⏟� �
E E
a
��: ⏟� � � � � ⋰ ⏟� � �
E E
a
29
1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie I - Mme S. MESKI - Chapitre III
Pour simplifier l'écriture des configurations électroniques, on peut remarquer que l'ensemble
des électrons de cœur correspondent à la structure électronique du gaz rare qui précède
l'élément dans la classification électronique.
Exemples :
C: [H�] � �
C�: [N ] � �
��: [A�] � � �
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1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie I - Mme S. MESKI - Chapitre III
III.4.1. La période
C’est une ligne horizontale du tableau périodique. Elle est égale à la valeur du « n » la plus
élevée dans la configuration électronique de l’atome.
Exemple :
C�: � � � � � ⋰ � � La période n = 4.
31
1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie I - Mme S. MESKI - Chapitre III
Exemple :
��: [A�] � � � Groupe : VI, sous groupe : « A » (bloc : p)
C�: � � � � � ⋰ � � Groupe : VI, sous groupe : « B » (bloc : d)
C�: � � � � � ⋰ � � Groupe : I, sous groupe : « B » (bloc : d)
Cas des éléments du bloc S : dans ce bloc on définit deux familles d’éléments chimiques
à savoir les alcalins (éléments du groupe IA) et les alcalino-terreux (groupe IIA). Ces
éléments sont des métaux donc de bons conducteurs d’électricité et de ce fait perdent
facilement leurs électrons pour donner des cations dont sa configuration est celle du gaz
rare qui les précèdent.
Exemple :
Alcalin :
Alcalino-terreux :
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1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie I - Mme S. MESKI - Chapitre III
Les éléments du bloc p : définit 4 familles chimiques à savoir les non métaux), les
chalcogènes, les halogènes et les gaz rares. L’atome de ce bloc soit perd des électrons
pour acquérir la configuration du gaz rare qui le précède en formant un cation ou bien
gagne des électrons pour acquérir la configuration du gaz qui le suit en formant un
anion. La possibilité la plus stable est celle qui présente la charge la plus petite en
valeur absolue.
Les éléments du bloc d : représente la famille des métaux de transition qui
sont de bons conducteurs d’électricité et perdent facilement leurs électrons pour donner
des cations dont la structure est celle d’un gaz rare qui les précède ou qui possèdent la
sous couche « d »stable, c’est-à-dire d5 ou d10.
Ei
Z
Groupe
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1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie I - Mme S. MESKI - Chapitre III
III.7.2. Le rayon atomique : nous assimilons les atomes (X) à des sphères de rayon r. on le
défini également comme la mi-distance entre deux atomes voisins d’un même élément.
�−�
= d
Evolution de rayon atomique selon la même période : le rayon est une fonction décroissante
de Z car quand Z augmente, le nombre de protons augmente et la force d’attraction entre
le noyau et les électrons augmente aussi. Donc, les électrons seront plus attirés vers le noyau
et le nuage électronique va diminuer et donc diminution du rayon atomique.
Evolution de rayon atomique selon la même colonne : quand Z augmente, le nombre de
couche augmente et la force d’attraction noyau-électrons diminue. De ce fait les électrons
sont éloignés du noyau et le nuage électronique va augmenter et donc l’augmentation du
rayon atomique.
Z
Période
Z
R
III.7.3. Electronégativité χ : est une grandeur relative sans dimension qui détermine
l’aptitude d’un atome à attirer à lui le doublet électronique qui le lie à un autre atome. En
excluant la dix-huitième colonne, l’électronégativité augmente de gauche vers la droite et
du bas vers le haut dans le tableau périodique μ le fluor est l’élément le plus électronégatif
avec une valeur égale à 3.98.
Z
Période
Z
χi
Groupe
34
1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie I - Mme S. MESKI - Chapitre III
III.7.4. L’affinité électronique (AE) (énergie d’attraction) : cette énergie est définie par le
processus d’attachement d’un électron à l’atome conduisant à un ion négatif selon cette
réaction :
−
+é
En général l’anion formé est plus stable que l‘atome neutre. L’affinité électronique suit la
même variation que l’énergie d’ionisation et de l’électronégativité dans le tableau
périodique.
Exemple :
Classer ces éléments ( Cl, P, Na et F) par ordre croissant de l’énergie d’ionisation.
C�: � � � � � Groupe : VIIA, période : 3
�: � � � � � Groupe : VA, période : 3
Na: � � � � Groupe : IA, période : 3
F: � � � Groupe : VIIA, période : 2
� < � < �
� < �
35
1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie I - Mme S. MESKI - Chapitre IV
Dans l’univers tous les corps tendent à acquérir un état de stabilité maximale. Les atomes
n’en font pas exception : ils acquièrent cette stabilité par formation de liaisons chimiques avec
d’autres atomes.
À part les gaz inertes (dernière colonne de la classification périodique), qui sont
monoatomiques, tous les atomes sont engagés dans des liaisons chimiques, formant des
molécules et/ou des solides ou des liquides.
IV.1. Définition
La liaison chimique est causée par une force électrostatique d’attraction qui retient un
groupe d’atomes pour former une molécule ou une substance chimique. Cette liaison se
forme entre les électrons de valence des atomes qui se lient dans le but de donner à chaque
atome lié une structure stable tout en respectant la règle de duet (2 électrons sur la couche
externe) et de l’octet (8 électrons sur la couche externe).
Règle de l’Octet : un atome qui présente une structure électronique similaire à celle
des gaz rares, soit 8 électrons, dans la couche de valence, présentera une stabilité
importante (Z>4).
Règle de Duet : les éléments ayant Z≤ 4 évoluent souvent de manière à acquérir la
structure électronique de l’hélium (He). Ils portent alors deux électrons (un duet) sur
leur couche externe.
IV.2.1. Les liaisons fortes : Pour briser les liaisons fortes, il faut fournir des énergies de
dissociation supérieure à 100 kj/mol. On distingue trois types de liaisons fortes dont la nature
de celles-ci dépend de la différence d’électronégativité entre les atomes qui les forme.
36
1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie I - Mme S. MESKI - Chapitre IV
Exemple : la molécule H2
Une liaison covalente à caractère ionique
Les deux atomes qui forment la liaison sont différents et possèdent une faible différence
d’électronégativité (�χ≤1,7).
Exemples :
O-H (�χ = 1,β4), N-H (�χ = 0,84).
Liaison covalente multiple
Il peut se former plusieurs liaisons de covalence entre deux même atomes. On distingue
alors une liaison б (recouvrement axial des deux orbitales atomiques) et une ou deux liaisons
Π (recouvrement latéral de 2 orbitales atomiques). La liaison Π est moins forte qu’une liaison
б.
Exemples :
liaison H H
C C
O C O
H
H
liaison
⇒ −
Exemples :
H3 O+
H + O H H O H
H H
L’ion hydrogène a de la place pour deux électrons sur sa dernière couche. En effet, la dernière
couche de l’ion H+ est vide. On dit que l’ion H+ possède une lacune électronique.
Par contre, l’atome d’oxygène de la molécule d’eau possède deux doublets électroniques sur
sa dernière couche.
NH4+
37
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Exemple : NaCl
+ -
Na Cl Na Cl
Certaines propriétés physiques des métaux peuvent être expliquées par le caractère spécifique
de la liaison métallique. Par exemple :
38
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Les métaux ont tendance à briller car les photons sont plus facilement absorbés par des
électrons libres ;
Le mouvement permanent des électrons explique la bonne conductivité électrique et
thermique des métaux ;
IV.2.2. Les liaisons faibles : ont des énergies de dissociation allant d’environ 1 à 50
kJ·mol−1.Ces liaisons sont dues à des forces de cohésion qui s’exercent entre atomes
incapables de former des liaisons de valence ou entre molécules où les possibilités de liaisons
fortes sont déjà saturées.
a) Les forces de London : correspondent aux interactions entre des molécules apolaires
(par exemple CH4).Ces interactions sont induites par les fluctuations de la densité
d’électrons.
Exemple :
Pour la molécule CH4, la différence d’électronégativité entre le carbone et l’hydrogène et trop
faible et le moment dipolaire de cette molécule est nul. Donc cette molécule est apolaire. Les
électrons de cette molécule sont en mouvement permanent autour des noyaux : les molécules
apolaires peuvent devenir polaires à un instant t (peu de temps) (dipôles instantanés).
-
H - H
H C H
H C H -
- H
H
A l’approche d’un dipôle instantané, une molécule apolaire peut devenir polaire (un dipôle
induit)
-
H
H -
H C H
H C H -
- H
H
intéraction faible entre
ces deux molécules
Les interactions entre dipôles instantanés sont très faibles mais leurs effets sont permanents.
Ces interactions s’appellent les forces de dispersion de London. Leurs températures
d’ébullition sont trop faibles (la température d’ébullition de méthane est de -160°C).
40
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b) Les forces de Keesom : correspondent aux interactions entre des molécules polaires.
L’interaction apparait entre les charges partielles portées par ces molécules. Chaque
molécule est considérée comme un dipôle permanent.
Exemple :
La molécule d’iodure de chlore ICl est polaire, donc elle forme un dipôle avec un pôle
négatif et un pôle positif.
Comme les charges peuvent s’attirer entre elles, la charge négative de chlore d’une molécule
va être ’attiré par la charge positive de l’iode d’une autre molécule, il se forme donc une
interaction électrostatique qui maintient ces deux molécules.
- -
- I Cl I Cl
I Cl intéraction
électrostatique
Ces interactions entre dipôles permanents assurent la cohésion du solide constitué de
molécules polaires.
c) Liaison de debye : La présence d’une molécule polaire (dipôle permanent) devant une
molécule apolaire va influencer sur le nuage électronique de cette dernière et induire ou
créer un dipôle induit(ou non permanent). Dans ce cas on parle d’interaction de type
dipôle permanent-dipôle induit.
=∑ −
Nv : électrons de valence
Z : la charge élémentaire portée par l’atome (Z>0 pour un cation et Z<0 pour un anion).
41
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4. Utiliser les doublets pour former des liaisons simples entre atome central et chacun de leurs
voisins.
5. Compléter l’octet de chaque atome externe en lui rajoutant le nombre de doublets
nécessaires.
6. Envisager une ou plusieurs liaisons multiples s’il manque des électrons pour satisfaire la
règle de l’octet de l’atome central.
7. Respecter l’électronégativité des atomes.
8. Attribuer à chaque atome sa charge formelle.
*Choix de l’atome central A : le choix de l’atome central repose sur trois conditions à savoir :
1-On choisit l’atome dont le coefficient stœchiométrique est le plus petit. Sinon on passe
à la deuxième condition.
2- On choisit l’atome dont le nombre d’électrons célibataires dans la couche de valence
est le plus élevé sinon on passe à la troisième condition.
3- On choisit l’atome dont le numéro atomique Z est le plus élevé.
Exemple :
1) H2O ∶ ⇔ ̇
� �
.+ . . → − −
: ⇔. .
:[ ] :[ ]
42
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2. On réalise des liaisons de covalence simples entre l’atome central et les atomes
périphériques.
O
Cl C Cl
SCl6
: ≡[ ]
S
L’atome de chlore ne peut se lier avec l’atome central que par la formation d’une liaison
simple formée par deux électrons célibataires (S-Cl). Pour que les 6 atomes de chlore se lient
à l’atome du soufre, il faut que ce dernier présente 6 électrons célibataires pour faire 6 liaisons
simples chose que le soufre à son état fondamental ne possède pas ??
Le soufre doit passer à un état excité pour faire apparaitre les 6 électrons célibataires. Cet
atome possède trois couches dont la dernière à trois sous couches :
Remarque :
Dans le cas des oxacides (acides qui possèdent des « O » dans leur formules) de formule
générale HmXOn (HNO3, H2SO4, H3PO4) chaque (hydrogène) « H » doit être lié à un
oxygène (O).
Exemple :
| |
⏞
= − −�
**Doublets liants et non liants : lorsque la liaison est constituée, les électrons de valence
partagés par les atomes constituent les « doublets liants » ou « paires liantes ».
43
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Les doublets non partagés d’électrons de valence sont appelés soit « doublets non liants » ou
« paires non liantes », soit doublets libres (paires libres).
= ∑é ∈ + ∑é ∈
( Parce que chaque électron d’un doublet liant appartient à deux atomes)
Soit : = +
CF : charge formelle : � = × � − (e : est la charge élémentaire)
-δ +δ
�
A d B
= . − = �. . −
44
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% = ×
ℎé
= . − = . . −
ℎé � = � � = .
Si δ = 0, la liaison est purement covalente.
Si δ = 1, la liaison est purement ionique ⇒ % CI = δ . 100.
Exemple 1
Considérons la molécule H2O qui présente un moment dipolaire exp =1.84D. Calculer la
charge portée par chaque atome, sachant que l’angle ̂ (α) =104° et la longueur de la
liaison dO-H= 1 A°
-2q
O
H+q H+q
45
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⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
� = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗� + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗� Par projection vectorielle on obtient :
�� �
� � � .
co� = ⇒ � = � = = .
��
H
H =�×� −H ⇒�=
� −H
. × . × −
−
�= −
⇒�= . × C.
% = × = ×
ℎé � × �H−C
−
. × . .
% = − × . −
×
. . .
% = %
Remarque
La présence de liaisons polarisées n’implique pas l’existence d’un moment global de la
molécule, en effet les moments dipolaires des liaisons peuvent s’annuler les uns les autres
pour des raisons géométriques.
Exemples :
CO2 (géométrie AX2) molécule linéaire donc α= 180°
O C O
AX2 AX3
AX4
46
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CCl4 (géométrie AX4) est une molécule qui possède quatre liaisons polaires car il ya
une très grande différence d’électronégativité entre le chlore et le carbone. Néanmoins la
molécule en elle-même n’est pas polaire car la représentation tridimensionnelle de cette
molécule montre que les quartes liaisons pointent dans quatre directions opposées et elle
s’annule mutuellement.
47
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E
AX3 trigonale X X SO3
A BF3
120°
X
X
AX2E Molécule coudée X H2 S
A SO2
120°
E
AX4 tétraédrique X NH4+
°
9.5
10
A
X
X X
AX3E Molécule pyramide X H3O+
°
9.5
A
X
X E
AX2E2 Molécule coudée X OF2
°
9.5
10
A
E
X E
AX5 Bipyramide à base X PCl5
triangulaire X 90°
120° X
X
X
AX4E Molécule en X SF4
E 90°
bascule
120° X
X
48
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X
AX6 Bipyramide à base X SF6
carrée 90°
X
X
90°
X X
X
AX5E1 Molécule pyramide X BrF5
à base carrée 90°
X
X
90°
X X
E
AX4E2 Molécule carrée E XeF4
90°
X
X
90°
X X
E
Remarque :
Dans cette théorie une liaison multiple (б+Π) est assimilée à une liaison simple mais plus
volumineuse et plus répulsive. Dans ce cas la seule liaison simple « σ » sera
considérée.
Dans la molécule, les doublets d’électrons n’ont pas la même équivalence, un doublet non
liant est plus gênant (occupe plus d’espace) qu’un doublet liant.
Une liaison multiple est plus gênante qu’un doublet liant.
Un atome électronégatif est plus gênant qu’un atome électropositif.
Plus le nombre de doublets libres augmentes, plus la répulsion entre eux augmente, ce qui
entraine la diminution des angles de la forme géométrique considérée, donc il s’ensuit une
déformation de la structure.
49
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⏟ + ⏟ ⏟ + ⏟
ℎ� �
+ +
ns npx sp sp
H
Exemple : la molécule de C2H2 H
C C
H
H
liaison
liaison
H C C H
IV.7.1.2. Hybridation sp2 : elle résulte de la combinaison d’une orbitale atomique s et deux
orbitales atomiques p.
L’hybridation sp2 présente un caractère Partiel s ( de l’orde de γγ%) et un caractère partiel p
(de l’ordre de 67 %).
+ + + +
2 2
ns npx npy sp sp sp2
50
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⏟ + ⏟ ⏟ ⏟ + ⏟
H
H
C
Exemple : éthylène C2H4 C
H H
Energie
2p
2s
1s
liaison
H
H
liaison
C C
H
H
Cette molécule possède 5 liaisons б (recouvrement axiale) et une liaison Π (recouvrement
latérale). C’est cette liaison Π qui empêche la rotation libre de cette molécule.
IV.7.1.3. Hybridation sp3 : elle résulte de la combinaison d’une orbitale atomique s et de 3
orbitales atomiques p.
+ + + + + +
3
ns npx npy npz sp 3 sp sp3 sp3
⏟ + ⏟ ⏟
ℎ� �
51
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: ⏟ ⏟ ⏟
é é � é é ℎ �
Energie
2p
2px 2py 2pz
2s
2s
1s
1s
Donc la représentation de la molécule CH4 qui a une géométrie tétraédrique et quatre liaisons
б est donnée dans la figure suivante :
H
liaison
H C
H
H
IV.7.2. Calcul de l’hybridation d’un atome dans une molécule
Il est possible de connaitre l’hybridation d’une molécule à partir de sa géométrie AXmEn en
suivant la procédure ci-dessous :
Si on trouve m+n =2 alors il s’agit d’une hybridation type sp
Si on trouve m+n =3 alors il s’agit d’une hybridation type sp2
52
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HO plane
CO2 Linéaire sp
O C O
53
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H H H
H C C C H
H H H
V.1.2.2. Formule semi développée : C’est une écriture simplifié de la formule développée,
on représente le squelette carboné sans mentionner les atomes d’hydrogène qui y sont liés :
Exemple :
le propane C3H8 s’écrit : CH3-CH2-CH3
54
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Exemples :
propane propanone
10
9 CH3
CH3
1 2 3 4 11
CH3 C CH2 C CH3
5
H2C
CH3
8
6
H3C CH
12
7 CH3
CH3 HC CH3
CH3 H2C CH2 CH3
CH3
chaine linéaire
Chaine ramifiée chaine cyclique
55
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Exemples :
hexane C6H14
a) Nomenclature des alcanes acycliques non ramifiés (alcanes linéaires) : Les alcanes
portent un nom constitué de la façon suivante :
Préfixe (indiquant le nombre de carbones de la chaine) + suffixe « ane »
Attention ! La nomenclature présente une exception à cette règle pour les chaines de quatre
carbones ou moins. Dans ce cas, il vous faudra utiliser leurs noms familiers indiqués dans le
tableau ci-dessous.
Un alkyle (R-) : c’est un groupement dont la formule générale est de type CnH2n+1 lorsque il
est acyclique et de type CnH2n-1 lorsqu’il est cyclique. Le groupe alkyle est nommé en
remplaçant le suffixe « ane » par « yle ».
Exemples :
Repérer la chaine carbonée la plus longue que l’on puisse trouver au sein de la molécule. Si
une molécule présente deux ou plusieurs chaines de longueur égales, on choisit la chaine qui
porte le plus grand nombre de substituant.
Règle n°2 :
Nommer tous les groupes carbonés greffés sur la plus longue chaine en tant que substituants
alkyles. Si la chaine du substituant est elle-même ramifiée, la même règle s’applique : on
cherche d’abord la chaine la plus longue puis on nomme toutes les annexes.
Règle n°3 :
Numéroter les carbones de la chaine la plus longue en commençant par l’extrémité la
plus proche d’un substituant.
Si deux substituants sont à distance égale des deux extrémités de la chaine, on se base
sur l’ordre alphabétique pour décider le sens du numérotage du substrat. Ce substituant
doit être fixé sur le carbone portant l’indice le plus petit.
Si il ya plus de deux substituants on numérote la chaine dans le sens qui fournit le chiffre
le plus petit au niveau de la première différence entre les deux modes de numérotage
possible. Attention ! il ne faut surtout pas additionner les indices.
Règle n°4 :
Ecrire le nom de l’alcane en arrangeant tout d’abord tous les substituants par ordre
alphabétique (chacun étant précédé d’un tiret, du numéro de l’atome de carbone auquel il
est attaché), puis rajoutant le nom du substrat. Le « e » terminales des ramifications (en-
yle) est alors tronqué.
Si un même groupement alkyl est présent dans plusieurs positions, on utilise les préfixes
di, tri et tétra.
Les ramifications sont nommées par ordre alphabétique en ne tenant pas compte des
préfixes multiplicatifs (di-, tri-, tétra-, etc.) ni des préfixes sec- et tert-.
En joignant toutes ces règles, le nom de l’alcane acyclique ramifié est obtenu en suivant les
instructions présentées ci-dessous :
58
1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie I - Mme S. MESKI - Chapitre V
Exemples :
11 1
10 9 7 6 5 3
12 8 4 2
3,5,6,10-tétraméthyl-7-propyldodécane
( et non3,7,8,10-tétraméthyl-6-propyldodécane)
6
5 3 1 3 4
2
6 4 2 1 5
7
8
2,2,6,6,7-pentaméthyoctane
(et non 2,3,3,7,7-pentaméthyloctane)
3-éthyl-2,4-diméthyllhexane
(et non 3-isopropyl-4-méthylhexane)
Dans cet exemple, il ya plusieurs chaines de même longueur mais notre choix va être
porté sur la chaine qui contient le plus de substituants.
59
1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie I - Mme S. MESKI - Chapitre V
isopropyle
6 8
2 3 5 7
4
1
méthyle tert-butyle
5-tert-butyl-4-isopropyl-3-méthyloctane
60
1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie I - Mme S. MESKI - Chapitre V
3 5
4 2
1 6 4 1
butyne 3 2
hex-2-yne
Exemples :
2 4 2 4 8
3 5 6 3 5 6
1 1 7
Cl Cl
3-chloro-2,5-diméthylhexa-1,4-diène 3-chloro-2,5-diméthylocta-1,4,6-triène
2 1 8
4
1 7
3 5 2 3 4 5 6
4-méthypenta-1,3-diène
octa-3,4-diyne
4) Lorsque des liaisons doubles et triples figurent dans la même molécule, il faut leur
accorder la même priorité et leur attribuer les plus petits indices possible. Pour des
raisons d’euphonie et d’après l’ordre alphabétique, la terminaison de la chaine principale
s’écrit de la façon suivante : -én suivi de –yne (le « è » de l’alcène est devenu « é» et le
« e » terminal est tronqué.
Exemples :
2 4 7 5 3
3 5 2
4
1 6 6
1
hept-1-én-5-yne 7 hept-5-én-1-yne
61
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2 4
3 5
1 6
hex-1-én-5-yne
Dans le dernier exemple, la double et la triple liaison peuvent obtenir le même indice de
position lors de la numérotation de la chaine principale. Dans ce cas on attribue l’indice le
plus petit à l’alcène, puisque le « -èn » arrive en premier dans l’ordre alphabétique par
rapport au« -yne ».
Remarque
Les substituant usuels des hydrocarbures insaturés sont nommés comme suit :
Cas des alcènes :
CH2 CH CH2 CH2 CH2
allyle (prop-2-ényle) Vinyle (au lieu de éthényle)
Cas des alcynes :
CH3 C C CH2
but-2-ynyle
Attention ! La géométrie de la molécule peut varier suivant que l’atome de carbone est
engagé dans une simple, double ou triple liaison.
109° 120°
C 180°
C
C
structure tétraédrique structure plane structure linéaire
62
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CH3
2
3 1
cyclopropène ( indice
de position inutile) 4 6
5
CH3
6 2,5-diméthylcyclohexa-1,3-diène
5
1
4 2
3
1,6-diméthylcyclohex-1-ène
Si la chaine liée au cycle contient plus de carbones que le cycle lui-même, celui-ci
devient alors une ramification. Toutefois, s’il ya présence d’un groupement fonctionnel
de plus haute importance qu’un alcane et que celui-ci ne se retrouve pas sur le cycle, la
chaine non cyclique deviendra la chaine principale, même si celle-ci porte moins de
carbones.
Exemples :
ramification (2-méthylcyclopropyle)
ramification (cyclobutyle) H3C
2 4
2
1 2 4 1 1 3
3 5 3
1-(2-méthylcyclopropyl)butane
1-cyclobutylpentane
cyclohexyle
méthyle
2 4 6
1 3 5 7
méthyle
éthyle
1-cyclohexy-3-éthyl-2,2,3-triméthylheptane
63
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benzène
Si un noyau benzénique est lié à deux substituants on peut utiliser la terminologie ortho
(O : 1, 2), méta (m : 1, 3) et para (p : 1,4) au lieu des deux indices :
CH3
Exemples :
CH3
CH3
CH3
1,3-diméthylbenzène
1,2-diméthylbenzène m-diméthylbenzène
(le 2ème CH3est positionné en méta).
O-diméthylbenzène
m-xylène.
(le 2ème CH3est positionné en ortho).
O-xylène.
CH3
CH3
1,4-diméthylbenzène
p-diméthylbenzène (le 2ème CH3est positionné en para).
p-xylène.
Les radicaux dérivés des hydrocarbures benzéniques, les plus souvent utilisés sont :
CH2
benzyle
phényle (phi)
64
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65
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instaurations, auquel on rajoute des préfixes et/ ou des suffixes. Le nom d’un composé
fonctionnel peut comporter quatre parties :
1) Une zone préfixe : qui contient la ou les fonctions secondaires précédées de leur
position, séparée du nom de la fonction secondaire et des autres fonctions par des tirets.
Dans la zone préfixe, les substituants sont classés par ordre alphabétique.
2) La chaine principale : la chaine principale sera définie en analysant les critères suivant
dans l’ordre, jusqu’à ce qu’il ne subsiste qu’une seule chaine sans ambigüité.
66
1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie I - Mme S. MESKI - Chapitre V
2- Dans le cas d’une chaine latérale, on indique la position de greffage sur la structure de
base , puis on indique les substituants et la structure de base du greffon en numérotant à
partir de la substitution.
3) Suffixe d’insaturation : (la double (=) ou la triple liaison (≡))
4) Une zone suffixe : qui contient la fonction principale précédée de sa position séparée du
nom de la fonction par un tiret.
Si il n’ya pas des instaurations, on enlève le « e » de l’alcane et on ajoute le numéro et le
suffixe de la fonction principale
En présence des instaurations, on enlève le « ane » de l’alcane et on ajoute tiret,
position, « èn » de l’alcène ou « yn » de l’alcyne et fonction principale.
Remarque :
Dans le nom, toute information est séparée par des tirets, à l’exception du nom du
substituant directement accroché à la structure de base.
Exemple :
NH2
2 4 NH2
1 4 3 2 5
5 1
3
pentan-1,4-diamine et non pentan-2,5-diamine
O
V.4.5.1. Les acides carboxylique R C OH
Les acides carboxyliques sont des composés comprenant un hydrogène mobile, le pKa des
acides carboxyliques est compris entre 4 et 5.
L’acide est nommé en remplaçant le « e » final de l’hlydrocarbure correspondant par
« oique » et en faisant précéder le nom ainsi obtenu du mot « acide ».
La chaine principale de l’hydrocarbure est choisie de telle façon qu’elle contienne le groupe
(-COOH), puis d’après les cirières habituels. L’atome de carbone du groupe fonctionnel –
COOH porte toujours le numéro 1.
Exemples :
O
O
4 2
4 2 5 3 1
5 3 1 OH
6 OH
acide 3-méthylpentanoique
acide hexanoique
67
1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie I - Mme S. MESKI - Chapitre V
O
CH2 CH
O
3 1 OH
7 4 2
7 5 3 1 6 5
OH
8 6 4 2
acide octa-2,5-diénoique acide3-vinylhept-4-ynoique
Lorsque deux groupes –COOH sont les groupes principaux d’un composé (diacide),
l’acide est nommé en ajoutant le terme dioïque au nom de l’alcane et en faisant
précéder le nom ainsi obtenu du mot acide.
Exemple :
OH
HO
O O
acide 2-méthylpentanedioique
Lorsque le groupe –COOH est porté par un cycle, le nom de l’acide est obtenu en ajoutant
la terminaison « carboxylique » au nom du composé dans lequel –COOH est remplacé par
H (la structure de base du cycle) et en faisant précéder le nom ainsi obtenu du mot « acide ».
Le carbone du cycle portant le groupe –COOH porte le numéro 1.
CH3 2
COOH COOH
3
1
4
6
5
acide benzoique
acide 3-méthylcyclohexane carboxylique
O O
V.4.5.2. Les anhydrides d’acide R C O C R' :
Les anhydrides symétriques d’acides mono carboxyliques non substitués sont nommés en
remplaçant le mot acide par le mot anhydride. Les anhydrides non symétriques sont
nommés on rappelant les deux acides différents dans la nomenclature:
« acide alcanoïque + alcanoïque » donne « anhydride alcanoïque alcanoïque ».
68
1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie I - Mme S. MESKI - Chapitre V
Exemples
O O
O O
H3C C O C CH3
H3C C O C CH2 CH3
anhydride éthanoique
anhydride acétique anhydride éthanoique propanoique
O O
O O
O
C O C
Exemples :
O
1 2 H2 3 4
O C O CH2 C CH CH3
H3C C O CH2
CH3 CH3
éthanoate d'éthyle cyclopentanecarboxylate de 3 méthylbutyle
Si la chaine principale comporte des groupes ou des instaturations, elle est numérotée on
donnant l’indice n°1 au carbone fonctionnel.
Exemple :
O
6 5 3 1 O
4 2
3-methylhex-3-ènoate de benzyle
69
1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie I - Mme S. MESKI - Chapitre V
O
V.4.5.4. Les aldéhydes ( R C H) :
La fonction aldéhyde est nommée en ajoutant le suffixes « -al » (aldéhyde) à la terminaison
« -ane » de l’alcane pour obtenir « alcanal ».
Exemples :
O O
3 5
1
4 3 1
2
butanal 6 4 2
3-méthylhex- 4 -ènal O
8 O
O
5 3 1 hexanedial
7
6 4 2
3- vinyloct- 4-èn-7-ynal
Lorsque le groupe –COH est porté par un cycle, le nom de l’aldéhyde est obtenu en ajoutant
la terminaison « carbaldéhyde » au nom du composé dans lequel –COH est remplacé par H
(la structure de base du cycle). Le carbone du cycle portant le groupe –COH porte le
numéro 1.
Exemple :
O
C H
cyclohexane carbaldéhyde
Lorsque la fonction aldéhyde se trouve en présence d’un groupement fonctionnel qui lui est
prioritaire, son groupement carbonyle (-C=O), considéré comme un substituant portera le
préfixe –oxo dans le cas où son carbone fait partie de la chaine principale-(C)HO ou-formyl
dans le cas où son carbone ne fait pas partie de la chaine principale.
Exemple : O
O
5
7
3 1
6 4 2 OH
acide 7- oxohept- 4 -ènoique
ou
acide 6-formylhex-4-ènoique
70
1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie I - Mme S. MESKI - Chapitre V
Une molécule portant deux fonctions aldéhyde préservera son « e » final dans les
annotations –ane –ène ou -yne
Exemples :
OH
O
H H
5 4 2 1 H 6 1
3 5 3 H
4 2
O O
4-hydroxypent-2-ènedial O Hexanedial
O
Exemples :
O
O
6
8
7 4 2
3HC C CH2 CH3
5 3 1
butan-2-one oct-5-én-2-one
O
5 3
1
1
4 2
4 2 6
6 5 3
O O O
3-allylhexane-2,5-dione hexane-2,4-dione
5 3
2 1
4
6
O
4 O O
2 hex-5-ène-2,4-dione
1 3
1-cyclohexylbutan- 2-one
71
1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie I - Mme S. MESKI - Chapitre V
Les cétones cycliques sont nommées selon la même méthode que les cétones acycliques.
Exemples :
3 2
1
4 O
O O O
5 6
cyclopentanone
cyclohexane-1,4-dione cycohex-2,5- diènone
Quand la molécule possède une autre fonction prioritaire, on utilise le préfixe « oxo » pour
designer « O= »lié à un carbone.
Exemples :
5 6
O
OH
O
4 1
3 2 O
acide 4-oxocyclohexanecarboxylique 4- oxoheptanal
O
R C OH R C OH R C OH
H H R''
Alcool primaire Alcool secondaire Alcool tertiaire
Exemples :
3 1 2 4
2 HO
OH 4 3
1
propanol OH
butan-2-ol OH
butane-1,3- diol
72
1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie I - Mme S. MESKI - Chapitre V
Remarque :
Si les suffixes-ène et –yne sont situés devant une autre syllabe qui débute par une
voyelle, ils perdent le « e » final, et l’accent grave de « ène » devient un accent aigu
« én ».
Exemples
OH
5
1
2 4 cyclohex-2-énol
3
OH
1-Cyclohexyl-2-méthylpent-4-yn -1-ol
Exemples :
OH OH
6 6
2 4 5 2 4 5
1 3 1 3
OH OH
Hexane-2,5-diol Hex-3-ène-2,5-diol
Lorsque le groupe –OH n’est pas le groupe principal d’un composé, il est nommé comme un
substituant et il est appelé « hydroxy ».
Exemple :
4 2
1 OH
3
5
OH O
acide 3-hydroxypent-4-ènoique
73
1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie I - Mme S. MESKI - Chapitre V
ramification (éthoxy)
O
H3C O CH3
méthoxyméthane
5
1 2
3 4
2-éthoxypentane
Lorsque un alkyle est lié à un oxygène (-oxy), on est en présence d’un alkoxy (exp :
méthoxy, éthoxy, propoxy,butoxy). A partir des chaines de 5 carbones et plus, le « yle » de
l’alkyle » est préservé avant le suffixe « oxy » (exp :pentyloxy, hexyloxy, heptyloxy,..).
Exemple:
chloro
Cl O
pentyloxy
2 4 6
1 3 5 7
2-chlo-4-pentyloxyheptane
Il existe une autre méthode pour nommer les molécules simples renfermant la fonction éther.
On considère l’oxygène comme chaine principale à la quelle les chaines attachées sont les
substituants. Dans cette nomenclature, on donne à l’oxygène le nom « oxyde » qui est écrit
en premier, puis les groupements carbonés sont énumérés selon l’ordre alphabétique.
« Oxyde d’alkyle et d’alkyle » ou bien « alkyl d’alkyl éther »
Pour les éthers cycliques, ils sont nommés avec le préfixe « oxa-» qui indique qu’un
carbone du cycle a été remplacé par un oxygène et le nom du cycloalcane.
74
1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie I - Mme S. MESKI - Chapitre V
Exemples :
H3C O CH3
méthoxyméthane H3C O C2H5
ou diméthyl éther méthoxyéthane
oxyde de méthyle et de méthyle ou éthyl méthyl éther
oxyde d'éthyle et de méthyle
OH : −
O 2
1
2- éthoxyéthanol :é ℎ −
6
O O
4 3
O
1 propoxycyclopentane oxacyclohexane
4-méthyl-3-propoxyhexane
V.4.5.8.Les amines
Les amines se sont les composés de formule générale NRR’R’’, dans lequel les groupes R,
sont soit un atome d’hydrogène, soit un groupe lié à l’atome d’azote par un atome de
carbone.
H R R
R N R' N R' N
H H R''
amine primaire amine secondaire amine tertiaire
Elles sont nommées (de façon analogue aux alcools) en ajoutant le suffixe « amine »
éventuellement précédé du numéro de carbone de la chaine d’hydrocarbure portant la
fonction amine (alcanamine) toute en éliminant le « e » de l’alcane.
Exemples: NH2
NH2
3HC NH2
H2N
NH2
méthanamine éthanamine
propan-2-amine butane-1,4- diamine
3 2
H3C 4 1 NH2
5 6
4-méthylcyclohéxanamine 75
1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie I - Mme S. MESKI - Chapitre V
Dans le cas d’une amine comportant plusieurs groupes alkyles (amine secondaire ou
tertiaire), la chaine principale est celle pour laquelle le groupe alkyle à la plus longue chaine.
Les groupes restant sont traités comme substituants précédés de l’indiceμ
N- dans le cas des amines secondaires
N, N- dans le cas des amines tertiaire à deux substituants identiques.
N-N- dans le cas des amines tertiaires à deux substituants différents.
H3C
Exemples :
N N
N
N-méthyléthanamine H3C
N,N-diméthyléthanamine CH3
N-éthyl -N-méthylpropanamine
CH3
N
CH3
N,N-diméthybenzylamine
Lorsque la fonction amine n’est pas prioritaire elle est nommée comme substituant appelé
« amino ».
Exemple : NH2 O
3 1 OH
4 2
acide 3-aminobutanoique
Lorsqu’un carbone du cycle est remplacé par un azote, le composé est nommé avec le
préfixe « aza » et le non du cycloalcane.
Exemple :
azacyclopentane (pyrrolidine)
76
1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie I - Mme S. MESKI - Chapitre V
Exemples :
O
O O
C
C C 3 1
N
OH H3C NH2 4 2
H3C
acide éthanoique éthanamide (acétamide) N,N diméthylbutanamide
O O
O
OH 1 NH C
1
2 2 NH2
4 4
3 3
Lorsque la fonction amide n’est pas la fonction principale, on la désigne par le préfixe
« carbamoyl ».
Exemples :
77
1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie I - Mme S. MESKI - Chapitre V
COOH
O NH2
C CONH2
O NH2
7 5 3 1
6 4 2
C C
3-méthylpentanenitrile 3-méthylpent-4-ènenitrile
Lorsque la fonction nitrile est lié à un cycle, on joute la terminaison « carbonitrile » au nom
du cycle.
C N
Exemple :
cyclohexane carbonitrile
Lorsque le groupe -C≡N ne consiste pas le groupe fonctionnel principal, il est nommé
comme un substituant appelé « cyano ».
Exemples :
O
4C N O 6
C O CH3
5
1
3 1 OH 4 2
2 C N
3
acide 4-cyano-3-méthylbutanoique 2-cyanobenzoate de méthyle
78
1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie I - Mme S. MESKI - Chapitre V
Br Cl
4 3 2
5 1
2-bromobutane CH3
1-chloro-4-fluoro-2,3-diméthylpentane
79
1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie I - Mme S. MESKI - Chapitre VI
C
H
H
H
Remarque :
L’angle entre les deux traits plein représentant les deux liaisons dans le plan doit être
supérieur à 90° (de l’ordre de 10λ°).
Il ne doit pas y avoir de liaisons vers l’avant ou vers l’arrière dans cet espace (entre
les deux traits pleins.
80
1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie I - Mme S. MESKI - Chapitre VI
H H
H H
H
b a H
H H H
H H
H Cram
Newman
OH CHO CHO
CHO
O
= H OH = H C OH =
2 3 CH3
1 H
2-hydroxypropanal OH
CH3 CH3
81
1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie I - Mme S. MESKI - Chapitre VI
Exemple :
CHO CHO
OH
OH H HO H
3 1
HO 4 2
O = H OH HO H
OH CH2OH
CH2OH
2,3,4-trihydroxybutanal ose de la série D( D-thréose) ose de la série L(L-thréose)
COOH COOH
OH O
NH2 H H NH2
3
4 2
= H OH HO H
1 OH
CH3
NH2 CH3
Acide3-hydroxy-2-aminobutanoique L-théronine D-thréonine
VI.2. L’isomérie
On dit que deux molécules sont en relation d’isomérie, ou bien qu’elles sont isomères,
lorsque ces deux molécules possèdent la même formule brute (la nature et le nombre
d’atomes sont identiques), mais dont la disposition des atomes entre eux est différente.
On distingue deux grands types de relation d’isomérie (selon la figure 1 suivante) :
82
1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie I - Mme S. MESKI - Chapitre VI
Isomères de chaine
(Enchainement des atomes de C
différents)
Isomères de constitution
Enchainement des atomes Isomères de fonction
différents (Groupes fonctionnels différents)
Isomères de position
Isomères
(Position différentes des groupes
(Même formule brute)
fonctionnels)
Conformères ou stéréoisomères de
conformation (structures différentes
d’une même molécule obtenue par
Stéréoisomères rotations autour des liaisons simples
(Même constitution mais C-C)
structures spatiales différentes)
Stéréoisomères Enantiomère
de
configuration
Le passage
d’une structure diastéréoisomères
à l’autre
nécessite la
rupture d’une
liaison
CH3
butane 2-méthylpropane
83
1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie I - Mme S. MESKI - Chapitre VI
VI.2.1.2. Isomérie de position : Dans ce cas, les différents isomères portent la même
fonction mais à des positions différentes.
Exemples :
Cl
Cl
1-chloropropane 2-chloropropane
OH
pentanol OH
pentan-3-ol
O
hexan-3-one hexan-2-one O
Remarque :
Les isomères de chaine et de position présentent les mêmes fonctions, donc des propriétés
chimiques semblables, mais des propriétés physiques différentes.
VI.2.1.3. Isomérie de fonction : Ils possèdent la même formule brute, ils n’appartiennent
pas à la même fonction. Ces composés diffèrent à la fois par leur propriétés physiques
(température de fusion et d’ébullition, densité) et chimiques.
Exemples :
O
1) C3H6O
O
propan-2-one propanal
(fonction cétone) (fonction aldéhyde)
2) C4H8O2
OH O
O
OH
OH HO 3-hydroxybutanal
acide butanoique but-2-èn-1,4-diol (aldéhyde+ alcool)
(fonction acide) (dialcool)
84
1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie I - Mme S. MESKI - Chapitre VI
Tautomérie
C’est un cas particulier de l’isomérie de fonction. Deux composés sont en équilibre
chimique rapide par migration d’un atome d’hydrogène et transformation d’un groupe
fonctionnel.
Exemples :
La tutomérie céto-énolique :
OH
O
VI.2.2. Stéréoisomèries
VI.2.2.1. Stéréoisomèries de conformation : Une conformation est un arrangement possible
obtenu par rotation autour d’une liaison simple б.
H6
H6 H6 H3 H3
H1 rotation de 60° H5 H1 rotation de 60° H5
H5
autour de la liaison autour de la liaison
C-C C-C
H1
H2 H4
(1) H3 H4 (2) H2 (3) H2
H4
Les conformères 1 et 3 sont identiques car pour chaque méthyle les trois H sont
indiscernable.
On peut également représenter ces trois conformations par la projection de Newman.
85
1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie I - Mme S. MESKI - Chapitre VI
H1
60° H3
H5
H6 H5 H3 H1 H6 H5
60° H6
H2 H2 H1
H3 rotation 60° H4
H4 H2 H4
(1) (2) (3)
conformation conformation conformation
décalée eclipsée décalée
On constate d’après ces conformations que dans la deuxième, les atomes d’hydrogènes sont
adjacents donc on parle de conformation éclipsée. Dans les représentations 1 et 3 les
atomes d’hydrogène sont décalés donc on parle de conformation décalées.
Les conformations éclipsée et décalée n’ont pas la même énergie potentielle, en raison de
l’existence de la répulsion entres ces atomes d’hydrogène. Donc plus les atomes de H sont
plus éloignés (forme décalée), plus la structure est stable, la conformation éclipsée est
moins stable.
Exemple 2 : la molécule de butane
H3C CH3 H3C CH3
C2 C3 H C2 H
H H H H
H H
H3C H H3C
H3C CH3 H3C CH3
H
H3C H
H C2 H C2
C2 H C2 H
H H
H H H H
H H H CH3
conformations éclipsées
CH3 CH3
CH3
H CH3 CH3 H
H H
C2 C2
C2
H H H H
H H
H H
CH3
Conformations décalées
86
1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie I - Mme S. MESKI - Chapitre VI
NH2
H C* OH
CH3
H C* OH
CH2OH
87
1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie I - Mme S. MESKI - Chapitre VI
C H
H
C*
H
C H
O H
1er 2ème
rang rang
Le substituant –CH3 ne porte en deuxième position que des atomes d’hydrogènes, alors
que –CH2OH porte des atomes d’hydrogènes et un atome d’oxygène qui est donc
prioritaire. Dou le classement suivant :
-OH > –CH2OH > –CH3 >H
Règle 3 :
Dans le cas des liaisons multiples, une liaison multiple avec un atome est considérée
comme autant de liaisons simples avec cet atome. Par exemple un atome de carbone
doublement lié avec l’oxygène sera considéré comme s’il était lié par deux liaisons
simples à l’oxygène, le seconde oxygène est appelé fantôme et se note entre
parenthèses. On affecte à chaque atome de la double liaison son partenaire (appelé
fantôme).
Exemple :
Soit les deux substituants suivant -COH et -CH2OH
H
H
C* C OH Soit C* C O H
H
H
1er 2ème
rang rang
88
1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie I - Mme S. MESKI - Chapitre VI
(O)
O
C* Soit C* C O (C)
C
H H
1er 2ème
rang rang
Si nous comparons un objet et son image dans un miroir plan, deux cas peuvent se
présenter :
89
1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie I - Mme S. MESKI - Chapitre VI
H3C
CH3
C Cl Cl C
H H
H H
miroir
Cette molécule est achirale car le plan passant par le carbone, le chlore et le groupement
CH3 est un plan de symétrie pour la molécule.
Un objet (ou une molécule dans notre cas) est chirale si il ne possède pas un plan ou un
centre de symétrie.
* *
Cl *
Cl
L’image ne peut être superposée à l’objet : cas d’une chaussure et une molécule de
chloro-2-butane.
C2H5
C2H5 une rotation de180° autour C2H5
C CH3 CH3 C de la liaison C*-C2H5
H H C CH3
Cl
Cl Cl
A* H
A miroir
90
1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie I - Mme S. MESKI - Chapitre VI
a a
*
d c
b b
c d
(S) (R)
Remarque :
Si une molécule possède un unique atome de carbone asymétrique, alors elle est
chirale et possède deux énantiomères. Ces dernières présentent des propriétés
physiques (sauf optiques) et chimiques identiques.
Une molécule qui contient plusieurs carbones asymétriques peut être achirale.
Un mélange équimolaire de deux énantiomères est un mélange racémique.
91
1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie I - Mme S. MESKI - Chapitre VI
Ces molécules :
Ne sont pas identiques.
Ne sont pas images l’une de l’autre dans un miroir.
Ne sont pas superposables.
Donc ces molécules sont diastéréoisomères. Pour passer d’une structure à une autre il faut
rompre la double liaison.
Exemple :
H OH
OH O
* 2 CHO
3 1
4 * CH3
OH OH H
92
1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie I - Mme S. MESKI - Chapitre VI
H OH H
HO OH H H
OH
3 2
C3 CHO OHC C3 OHC C3
C3 COH
C2 C2 CH3 C2 CH3
CH3 CH3
C2
H H OH H
H
1 OH OH OH
CHO
CHO CHO
OH H
CHO
H OH H OH
OH H
OH H
H OH OH H OH
H
CH3
CH3 CH3 CH3
HO H H OH H OH
HO H
HO H OH
H H OH HO H
Enantiomères
(I) (II)
Dia
sté
réo
Diastéréoisomères
Diastéréoisomères
iso Di
mè ast
res éré
ois
om
ère
s
(III) (IV)
Enantiomères
Remarque :
Dans la représentation de Fischer, lorsque le substituant le plus petit est placé
sur le plan horizontal, la configuration absolue est l’inverse de celle qu’on lit.
93
1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie I - Mme S. MESKI - Chapitre VI
A et B ont la même
formule brute
Passe-t-on de A à B par
Non des rotations autour de Oui
liaisons simples ?
A et B sont-ils images
Non l’un de l’autre dans un Oui
miroir ?
94
Références Bibliographiques
Michel Leguyader, Guy Martin, André Tallec. Cours de chimie physique et analytique.
Portier, François Volatron. Chimie générale. Edition Dunod, 2012, Paris France.
Elisabeth Bardez. Chimie générale (exercice et problèmes). Edition Dunod, 2009, Paris
France.
Elisabeth Bardez. Chimie générale (structure de la matière). Edition Dunod, 2007, Paris
France.
France.
COURS DE CHIMIE II
Destiné aux étudiants de 1ère année biologie
Préparé par :
Dr BOUCHACHI-MESKI SAMIRA
Ce cours se décline en cinq chapitres tels que défini par le programme officiel du socle
commun pour les étudiantes de 1ère année LMD Biologie.
J’espère que ce polycopié de cours sera apprécié par mes collègues et par les étudiants et je
serai heureuse de recevoir leurs avis et leurs suggestions afin de l’améliorer.
1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie II - Mme S. MESKI - Sommaire
Sommaire
1
1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie II - Mme S. MESKI - Sommaire
II.3.1. Constante d’acidité : équilibre de dissociation d’un acide dans l’eau ....................................... 16
II.3.2. Constante de basicité: équilibre de dissociation d’une base dans l’eau ..................................... 17
2
1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie II - Mme S. MESKI - Sommaire
Chapitre IV : La thermodynamique
IV.1. Définitions .................................................................................................................................... 45
IV.4.3. Travail d’une détente d’un gaz dans l’atmosphère (transformation irréversible) ..................... 52
IV.5.1. Calcul de la chaleur dans les cas d’une transformation réversible ............................................ 54
3
1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie II - Mme S. MESKI - Sommaire
Chapitre V : La Thermochimie
V.1. Description d’une réaction chimique ............................................................................................. 63
4
1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie II - Mme S. MESKI - Chapitre I
I.1. Introduction
La cinétique chimique a pour objet d’étudier la vitesse à laquelle une réaction
chimique se déroule en utilisant le temps comme variable.
Qualitativement, on remarque qu’il existe :
Des réactions « instantanées » ; par exemple la réaction d’explosion ;
Des réactions « rapides » ; par exemple les dosages acido-basiques ;
Des réactions « lentes » ; par exemple oxydation de la plupart des métaux à
l’air (la formation de la rouille).
Deux motivations principales pour étudier la cinétique (ou la vitesse d’une réaction
chimique) :
De point de vue pratique, la vitesse d’une réaction est une grandeur observable et
mesurable au niveau macroscopique et qu’il est intéressant de pouvoir moduler. En
effet, on peut chercher à l’augmenter pour accélérer la production en industrie. Mais
l’ont peut également chercher à la diminuer, pour ralentir par exemple la corrosion
d’un métal, ou la détérioration d’un aliment.
De point de vue théorique, l’étude de la vitesse d’une réaction constitue un moyen
d’obtenir des informations sur un mécanisme, c’est-à-dire sur tout ce qui se passe au
niveau microscopique pendant la réaction et qui n’est pas observable directement.
1
1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie II - Mme S. MESKI - Chapitre I
Le signe (-) est justifié par le fait que [A] et [B] décroissent tandis que [C] et [D]
augmentent.
Les vitesses de disparition des réactifs A et B sont données par les expressions suivantes :
− [ ] − [ ]
=� et �� =�
= =� = =
2
1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie II - Mme S. MESKI - Chapitre I
Au temps t, l’expression de la vitesse n’est alors rien d’autre que la pente à la courbe.
[ é ]= ou la courbe[ ]= .
A t = tq [ ] =[ ] − X X
[ ] [ ] [ ]
� =�− =�+ = +� ����������������
On a: {
� = ��[�] = �[�] = ������������������������������������
[ ]
(1) = (2) on aura : �[�] = � = −
on sépare les variables avant l’intégration :
[ ]�
[ ]�
− [ ]= . . ⇒∫ [ ]=− . ∫ � ⇒ � [[ ]][ ]
= � [− . . ]
[ ]
[ ] =�[ ] − . .
3
1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie II - Mme S. MESKI - Chapitre I
[ ]
[ ]
La pente = -αk
t
[ ]�� −[ ]
L’unité de la constante de vitesse k correspond à =� mol. l-1.s-1
[ ] [ ] [ ]
� =�− =�+ = +� ����������������
On a: {
� = ��[�] = �[�] = ���[�]�����������������������������
[ ]
(1) = (2) on aura : [ ] =−
�
[ ]� [ ]
[ [ ] ][ ] = [− . . ] � ⇒ � =�− . .
[ ]
[ ] = [ ] −� . .
Le tracé de Ln [A]t en fonction du temps donne une droite d’ordonnée à l’origine
« Ln [A]0 » et de pente « -k.α ».
[ ]
On peut également tracer [ ]�
en fonction du temps et on obtient toujours une
4
1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie II - Mme S. MESKI - Chapitre I
[ ] [ ]
�n
[ ]
Pente = k.α
[ ] La pente = tangente Ѳ = -αk
Ѳ Ѳ
[ ] [ ] [ ]
� =�− =�+ = +� ����������������
On a: {
� = ��[�] = �[�] �������������������������������������������
[ ]
(1) = (2) on aura : �[�] = −
On sépare les variables avant intégration :
[ ]� [ ]�
[ ]
∫ =− . ∫ �� ⇒ [− ] = [− . . ]
[ ] [ ] [ ] [ ]
=� +� . .
[ ] [ ]
pente « k.α »
5
1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie II - Mme S. MESKI - Chapitre I
[ − ]
[ ] [ ] [ ]
Ѳ
Ѳ
[ ]
6
1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie II - Mme S. MESKI - Chapitre I
[ ]
=
. �.
On remarque que pour une réaction d’ordre 0, le temps de demi–réaction ( ) est
� [ ] − [ ] = � − . . ����������� ��
On a: { = �⇒�[ ] =�
[ ]
���������������������
�
=�
.
Pour une réaction d’ordre 1, le temps de demi-vie est indépendant de la concentration
initiale du réactif[ ] .
= �. α. � + �
[�] [�]
=�
. .[ ]
Le est inversement proportionnel avec la concentration initiale[ ] pour une réaction
d’ordre β.
7
1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie II - Mme S. MESKI - Chapitre I
Remarque :
Quand un réactif est introduit en grand excès, sa concentration reste pratiquement constante
et l’ordre partiel par rapport à ce réactif n’intervient plus dans l’ordre global apparent de la
réaction. Il y a dégénérescence de l’ordre par rapport au réactif en excès.
[ ] = [ ] − � s-1
1 Ou �
����� =
[ ] = −�
(temps)-1
t1/2 est indépendant de
[A]0)
l. mol-1.s-1
=� + ���� =�
[ ] [ ] .[ ]
2 (concentration)-
t1/2 est inversement 1
.(temps)-1
proportionnel avec [A]0)
8
1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie II - Mme S. MESKI - Chapitre I
calculer la constante de vitesse K. Si les valeurs ainsi obtenues sont constantes, l’expression
choisie est bien celle qui rend compte du déroulement de la réaction.
Dans le cas contraire, on doit essayer une autre expression.
−
= �
avec :
9
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k :constante de vitesse.
A : est le facteur pré exponentiel d'Arrhénius.
Ea : est l'énergie d'activation, seuil ou barrière d'énergie à franchir pour que les molécules
subissent des chocs entre elles. Ces derniers vont permettre la formation d’un complexe activé
qui va conduire aux produits de la réaction.
L'énergie d'activation est approximativement constante dans un intervalle de température
limité, de sorte que, en mesurant la constante de vitesse à différentes températures et en
portant en graphique Ln k en fonction de 1/T, on obtient une droite répondant à l'équation.
Ln k
Pente = -Ea/R
1/T
I.7.1. Calcul de Ea à partir des constantes de vitesse
Si nous avons les valeurs des constantes de vitesse mesurées : K1 à T1 et K2 à T2, nous
pouvons écrire :
−
= � �������������������
{ −
= � �������������������
On devise l’équation(1) sur l’équation (2) on aura :
−
�
:� =� −
� �����
−
= − =� .
Nous en déduisons :
= .
−
Exercice d’application
Soit la réaction suivante :
10
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Solution :
Première méthode : on suppose l’ordre de la réaction et on calcul la constante de vitesse k par
l’utilisation de l’équation linéaire correspondante à cet ordre.
[ ]
La vitesse de la réaction est donnée par cette expression : =�− = �[ ]
On remarque que k n’est pas constante donc l’ordre de la réaction est différent de 0.
On suppose que l’ordre a=1 :
[ ] − [ ]
[ ] =� [ ] − �� ⇒ � = �
−
[ ] [ ]
=� + �� ⇒ � = �
[ ] [ ]
0,5
0,4
0,3
0,2
0,1
0
0 20 40 70 90 120 240
temps(min)
On remarque que le tracé est une courbe donc l’ordre de la réaction est différent de 0.
On trace ln[A]=f(t)
12
1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie II - Mme S. MESKI - Chapitre I
0
0 20 40 70 90 120 240
-0,5
temps (min)
-1
-1,5
-2
-2,5
-3
-3,5
-4
-4,5
ln[A]
On remarque que le tracé est une courbe donc l’ordre de la réaction est différent de 1.
On trace 1/[A]=f(t)
30
25
20
1/[A]
15
10
0
0 20 40 70 90 120 temps (min)
Le tracé 1/[A]=f(t) est une droite donc l’ordre de la réaction est égal à 2.
La constante de vitesse k est égale à la tangente.
∆ [�] , − , − −
= ��n = =� = . � . .
∆ −
13
1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie II - Mme S. MESKI - Chapitre II
Les réactions acido-basiques sont des réactions importantes aussi bien chez les organismes
vivants où le pH physiologique est contrôlé que dans les processus industriels où les
acides/bases jouent le rôle de catalyseurs de nombreuses réactions.
Le but de ce chapitre est de montrer comment il est possible de donner un ordre de grandeur
du pH d’une solution aqueuse.
Un acide contient donc nécessairement l’élément hydrogène, mais tout composé hydrogéné
n’est pas pour autant un acide (H2 ou CH4). Alors qu’une base est une espèce susceptible de
recevoir un ion H+.
+ +
+� �⇔ � (4)
Un acide peut être une molécule (HCl, CH3COOH) et sa base conjuguée est un anion (Cl-,
CH3COO-). Mais ça peut être aussi un cation (NH4+) et sa base conjuguée est une molécule
(NH3), ou encore un anion (HCO3-) et sa base conjuguée est un autre anion de charge plus
grande (CO32-). Réciproquement, une base peut être une molécule, un anion ou, plus
rarement, un cation.
Certains composés sont à la fois donneurs et accepteurs de protons. Ce sont des composés
amphotères ou ampholytes.
Exemples :
14
1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie II - Mme S. MESKI - Chapitre II
L’exemple le plus connu est celui de l’eau qui cède un proton suivant l’équilibre (5) et
qui en capte un suivant l’équilibre (6)
+ −
� ⇔� +� (5) le couple acide/base : H2O/OH-
+ +
+� ⇔� (6) le couple acide/base : H3O+/H2O
L’ion H3O+ est appelée ion hydroxonium ou hydronium ou plus simplement ion oxonium.
2)Un autre exemple d’amphotère et celui d’hydrogénosulfure HS-1
− − +
�⇔� +� (7) le couple acide/base : HS-/S2-
− +
+� �⇔� (8) le couple acide/base : H2S/HS-
B + A A B
Exemple :
H +
H N H + H+ H N H
H H
Base de acide de
Lewis Lewis
15
1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie II - Mme S. MESKI - Chapitre II
Ces calculs nécessitent généralement le passage par l’utilisation combinée des relations de
conservation de la matière et d’électroneutralité, ainsi que des constantes d’équilibre, dont le
produit ionique de l’eau.
Ka
H3 O+ H2O
A1H A1-
Acides de plus Bases de plus en
en plus forts plus fortes
A2H A2-
H2 O OH-
pKa
16
1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie II - Mme S. MESKI - Chapitre II
D’aprés ce diagramme les acides A1H et A2H sont faibles. Les bases A1- et A2- sont faibles.
L’acide A1H est plus fort que A2H ; la base A2- est plus forte que la base A1-.
Kb : est appelé constante de basicité. Elle est fonction de la température. Les valeurs de
ces constantes sont souvent très faibles, c’est la raison pour laquelle on remplace souvent Kb
par :
=�−
Donc plus la base est forte, plus la valeur de la constante Kb est élevée et plus le pKb est
faible.
Les mesures de conductibilité montrent que la dissociation est très faible et que :
[O� − ] = � [� O+ ] � = � −
�α�. �− � à� �°C�βα����′�����β���
� = � [�O− ][� O+ ] = � −
17
1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie II - Mme S. MESKI - Chapitre II
Ke : est appelé produit ionique de l’eau ; sa valeur ne dépend que de la température car la
dissociation de l’eau augmente avec celle-ci.
On utilise aussi très fréquemment pKe qui correspond au logarithme en base 10 de Ke, changé
de signe :
β� � = −�α��
−
�� °C, β� � = −�α� =
On peut écrire également :
� = � � �. �
[�� + ]. [O� − ]
� ≃�
[�]
On multiplie le numérateur et le dénominateur par la concentration de H3O+, on aura :
[�� + ]. [O� − ]. [� O+ ] �
� ≃� =
[�]. [� O+ ] �
�
β� = −�α�� = −�α�
�
Donc : β� = � β� + � β�
II.4.1. Echelle de pH
Dans l’eau pure, à 25 °C, [O� − ] = � [� O+ ] � = � −
�α�. �− � ⇒ �β� =
18
1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie II - Mme S. MESKI - Chapitre II
pH
0 7 ,0 14,0
[H3O+]
mol/l 1 1.10-7 1. 10-14
[OH-]
1.10-14 1.10-7 1,0 mol/l
[ −] −] −]
=�[ �� � � � � +�[ �′
+] −] −
�[ =�[ =� �
19
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20
1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie II - Mme S. MESKI - Chapitre II
Ke Ke Ke Ke
[� O + ] = � −]
=�[ +]
=� �������Donc β� = − �α�[� O+ ] = −�α�
[
�= +
Dans le cas d’une di-base :
Exemple : Ca(OH)2
+ −
⇒ +�
+ −
� ⇔� +
Approximation :
Le milieu est acide donc : [� O+ ] >> [O� − ] donc de l’équation(1) on trouve que
[� O+ ] ≅ [�− ]
−]
L’acide est faible, on peut appliquer cette simplification : [ << [ ] on trouve
alors : C = � [��]
On remplace les deux approximations dans l’équation de la constante d’acidité Ka on aura
[� O+ ] +]
� =� �� ⇒ � [ =�√ ×
C
Donc β� = − �α� √� × C � , =� � − �
21
1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie II - Mme S. MESKI - Chapitre II
[ −] −]
=�√ × ��� � � �[ =�
[ +]
+]
�√ × �� = � �⇒ [ =�
[ +]
√ × �
Ke
β� = − �α�[� O+ ] = −�α�
√K × �
β� = β� + � �α�C − β�
on trouve :
β� = β� + � �α�C − β� + β�
�= +� +
22
1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie II - Mme S. MESKI - Chapitre II
[� O+ ] × [�− ] � �[��]
� =� �� ⇒ �� [� O+ ] = ����
[��] [�− ]
Le pH d’une solution tampon est donné par la relation d’Henderson :
[����]
β� = β�� + �α�
�c�d�
II.5.6. pH des solutions amphotères
Comme défini précédemment, un ampholyte est une espèce jouant à la fois le rôle d’acide
et de base. Prenons l’exemple de l’hydrogénocarbonate de sodium NaHCO3.
+ −
�� → � +� �
−
L’espèce amphotère est l’anion hydrogénocarbonate , qui joue le rôle de l’acide et de la
base au même temps.
− +
⏟ +� ⇔ +
− + −
����⏟ � +� �⇔ +� �
+ −
� ⇔� +
−
Espèces présentes en solution : OH-, H2CO3, HCO3- , , H3O+, Na+
−] −] +]
Conservation de la matière : [� ] + �� [ + �� [ =�[ =�
+] +] −] −] −]
Electroneutralité de la solution : [ +�[ =�[ +�[ +� [
En remplaçant [Na+] tiré dans l’équation de conservation de la matière dans l’équation de
+] −] −]
neutralité, on obtient : [ + � [� ] =�[ +�[
Les constantes d’acidités de l’acide carbonique sont :
[ − ][ +] [ − ][ +]
=� [� ]
= , =� [ −] �������������� = , �
Le pH de la solution est compris entre pKa1 et pKa2, la solution n’est donc ni très acide ni
+] −] −]
très basique. Donc [� ] >> [ et [ � >> � [
−]
On obtient alors [� ]�≃�[
En reportant dans l’expression du produit Ka1.Ka2 on obtient Ka1.Ka2 = [H3O+]2 et donc le pH
d’un ampholyte est égal :
23
1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie II - Mme S. MESKI - Chapitre II
� =� +�
Application numérique :
� =� . +� . = .
24
1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie II - Mme S. MESKI - Chapitre II
Ke
Donc β� = − �α�[� O+ ] = −�α� ̀ ̀
����� + ����
�= + ̀ + ̀
����� ���� �����
� �
̀ = et ̀ =
� +� � +�
[ + ]×[ − ]
Sa constante d’acidité est la suivante :�� = �
[ ]
L’ajout d’un acide fort (totalement dissocié) à cette solution augmente la concentration de
H3O+. Cependant l’invariabilité de la constante d’acidité Ka doit être respectée. Il faut donc
lorsque [H3O+] augmente, [A2-] diminue et que [HA2] augmente conjointement. Ceci ne peut
être obtenu que par le processus suivant :
+ −
� +� → +� �
On constate donc que l’addition d’un acide fort induit la protonation de la base conjuguée
de l’acide faible. Donc celui-ci est moins ionisé, contrairement si il était seul à cette même
concentration, on parle alors d’un recul d’ionisation de l’acide faible.
C’est dans ce sens qu’on trouve que le pH du mélange est égal à celui de l’acide fort.
[ +]
=� � � = + ≅ =
Donc
[ +]
=− =− � =− =−
+ +
= −�
+
25
1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie II - Mme S. MESKI - Chapitre II
Avec
̀V V
β� = + �α� � avec C ̀ = V +V
V +V
Eléctroneutralité : [ −]
+ � [�− ] + � [�− ] = � [ + ],
milieu acide [ −]
est
négligeable, donc : : [�− ] + � [�− ] = � [ +]
[ +]
= √ ̀ �. + ̀ �. = � −�α�� √ ̀ � . + ̀ �.
= � − �α�� ̀ � . + ̀ �.
�
Avec : ̀ = � +� et ̀ = �
� +�
A t=0 na nb 0 0
A t= teq na-nb 0 nb
26
1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie II - Mme S. MESKI - Chapitre II
Nous remarquons qu’ au temps d’équilibre, il nous reste en solution un excès d’acide
fort et un sel qui n’intervient pas. Donc on se trouve dans les conditions d’une solution
d’acide fort.
n −n C � −C �
β� = −�α� = � −�α� ( )
� � +�
Dans le cas ou nb>na :
+ �→� +�
A t=0 na nb 0 0
A t= teq 0 nb-na na
A d’équilibre, il nous reste en solution un excès de sel et de base forte. Le pH du
mélange est égal donc au pH d’une base forte.
− �− �
Alors�� =� +� = + �α�
�� � +�
A t=0 na nb 0 0
A t= teq 0 0 na
Il s’agit dans ce cas de la neutralisation ou le point d’équivalence. On peut écrire:
= = = = =�
Donc le pH du mélange et celui de l’eau� = =
A t=0 na nb 0 0
A t= teq na-nb 0 nb
Nous remarquons qu’ au temps d’équilibre, il nous reste en solution un excès d’acide faible et
un sel d’acide de base faible conjuguée. Donc on se trouve dans les conditions d’une solution
tampon).
n C �
β� = � β� + ��α� = β�� + �α��
n −n C � −C �
27
1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie II - Mme S. MESKI - Chapitre II
A t=0 na nb 0 0
A t= teq 0 nb-na na
A d’équilibre, il nous reste en solution un excès de sel de base faible et de base
forte. Dans ce cas alors la base forte impose son pH.
− −
=� +� = + �α�
+
Dans le cas ou nb=na :
C� COO� + ��O� ⇔ �C� COO− ��+ + � � O
A t=0 na nb 0 0
A t= teq 0 0 na
Dans ce cas nous parlons de la neutralisation complète ou le point d’équivalence. On peut
alors écrire : = = = =
A l’équilibre le mélange est composé d’un sel qui réagit comme base faible.
C �
β� = β� � i �= + � (β� + �α� )
�
28
1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie II - Mme S. MESKI - Chapitre II
La solution pH de la solution
Solution amphotère
pH = � pKa + �pKa
29
1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie II - Mme S. MESKI - Chapitre II
−
= � 4 + log
+
= =7
−
= 4 + log
+
= 7 +� ( + )
30
1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie II - Mme S. MESKI - Chapitre III
Le concept de réactions redox est applicable aussi bien en chimie minérale qu’en chimie
organique. Par ailleurs, la plupart des synthèses cellulaires reposent sur l’existence des
réactions redox qui ne sont possibles que dans un milieu ayant un potentiel redox bien
déterminé. D’ailleurs, les cellules vivantes affichent une constante remarquable de leur
potentiel grâce à de nombreuses substances jouant le rôle de tampon redox. D’une façon
générale, on peut affirmer que tous les phénomènes de synthèse biochimique sont en réalité
gouvernés par les concepts d’échanges d’électrons et de protons
III.1. Définition
Une réaction d’oxydoréduction est une réaction d’échange d’électrons entre deux
membres d’un couple redox, noté Ox/Red : Ox est l’oxydant du couple, Red en est le
réducteur. D’une manière générale, on peut représenter un couple redox par les réactions
suivantes :
→
� + é� �
←
Un ampholyte : est une espèce pouvant jouer soit le rôle d’oxydant soit le rôle du
réducteur.
Exemple :
Le cation Fe2+ joue le rôle de l’oxydant dans le couple (Fe2+/Fe) et le rôle du réducteur dans
le couple (Fe3+/Fe2+).
31
1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie II - Mme S. MESKI - Chapitre III
� ⇔ � ⏟+ + � é
⏟+ ⇔ +
+� é
é
Exemples :
1) � : �é ���������� = :
� = :�
Electronégativité : χ (O) > χ (H) → les électrons de la liaison O-H sont attribués à
l’atome d’oxygène dans cette molécule :
..
H. .O . .H
..
32
1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie II - Mme S. MESKI - Chapitre III
−
2)
..
..
O
N
−
..
O..
..
..
O..
..
Les électrons des liaisons sont tous attribués aux oxygènes, plus électronégatifs que
l’azote. L’azote perd ainsi tous ses électrons et son n.o. est égal à +V ; chaque oxygène fait
le plein de sa couche externe est possède un n.o. égal à –II.
Il n’est pas toujours nécessaire de connaitre la structure de Lewis des molécules ou des ions.
Si le nombre d’oxydation de l’un entre eu est connu a priori, celui du deuxième peut être
déterminé par simple différence.
le nombre d’oxydation de l’hydrogène n.o.(H) = +I sauf dans le cas des hydrures où
n.o. (H) = -I. Dans ce cas le H est combiné à un atome métallique moins électronégatif
que lui.
Exemples :
NaH : n.o.(Na)=+I et n.o.(H) = -I
LiH : .n.o.(Li)=+I et n.o.(H) = -I
Dans la plupart des composés oxygénés, l’oxygène divalent est lié à des éléments moins
électronégatifs donc son nombre d’oxydation est : n.o. (O) = -II. Des exceptions sont à
noter :
les peroxydes dans lesquels il existe une liaison − , ou n.o. (O) = -I.
Exemple : H2O2 (l’eau oxygéné) : n.o.(H)=+I et n.o.(O) = -I
Dans le cas de la molécule F2O, n.o. (O) = +II. La valeur +II provient du fait que le
fluor est plus électronégatif que l’oxygène.
Dans une molécule la somme algébrique des n.o. de tous les atomes est nulle, et pour
un ion elle est égale à sa charge réelle.
Exemples
−
: 3.n.o.(O)+ n.o (N) = -1 donc 3.(-2) + n.o(N) = -1 d’où n.o.(N) = +V
� ����� : 2.n.o. (H) + n.o.(S) + 4. n.o.(O) = 0 → 2.(+1) + n.o. (S) + 4.(-2) = 0
n.o. (S) = +VI
33
1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie II - Mme S. MESKI - Chapitre III
Dans le cas d’une molécule organique, le nombre d’oxydation se calcule en respectant les
règles citées précédemment.
Exemple : la molécule C2H6O
On a � > � � �� > � �
Le carbone C de l‘alcool possède 5 électrons attribués.
La valence de C à l’état fondamental= 4
Donc n.o du carbone = 4 -5 = -I
H H
3HC C OH 2HC C OH
H H
La détermination du nombre d’oxydation n.o. avant et après réaction, pour les éléments qui
y participent permet d’identifier la réaction d’oxydation et de réduction.
L’oxydation : correspond à une augmentation du degré d’oxydation d’un composé.
La réduction : correspond à une diminution de son degré d’oxydation.
Remarque : Si au cours d’une réaction, aucun élément ne subit une variation de son n.o.,
cette réaction n’est pas une réaction d’oxydoréduction.
Exemples :
�O +
� → � �O+
Pour savoir si cette réaction est une oxydation ou réduction on calcule le n.o. du
vanadium (V) dans les deux ions :
+
�O :�n. α. � + n. α. O = � + ⇒ �n. α. � + � − = � + � ⇒ �n. α. � = � +��
34
1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie II - Mme S. MESKI - Chapitre III
Dans cet exemple on va se focaliser sur l’atome de carbone n°1, car c’est au niveau de ce
dernier qu’il ya différence entre le réactif et le produit.
Le premier carbone dans la molécule butanal forme une liaison double avec l’oxygène, une
liaison simple avec le carbone et une autre avec l’hydrogène. On sait bien que
l’électronégativité de O est supérieure à celle du carbone, donc l’oxygène va attirer tous les
électrons de la double liaison(C=O) vers lui.
Pour la liaison C-C, les deux électrons de la liaison sont partager équitablement (même
électronégativité) alors que pour la liaison C-H, c’est le carbone qui va attirer vers lui les
deux électrons de la liaison (électronégativité du carbone est supérieure à celle de
l’hydrogène).
O O
n.o.(C) donc c'est une oxydation
+1 3+
C C
C C OH
H H H
le carbone C1contient 3 é
le carbone C1contient1 é
n.o(C1) = 4-3 = +I
n.o(C1) = 4-1 = +III
On remarque que le n.o (C1) a augmenté de +I à +III donc la transformation est une réaction
d’oxydation.
O O
+1
3+
C C
+H2O + 2H+ + 2é
C H C
H H OH
En chimie organique, une autre manière pour savoir le type de la réaction redox est de
compter le nombre de liaisons carbone -oxygène ou carbone - hydrogène.
35
1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie II - Mme S. MESKI - Chapitre III
� O
Réduction : ⏟ +� � + + é ⇔ � � O�
− −
Réaction de rétrodismutaion : la réaction iodate-iodure ( , )
�O− + � � − + � + � → � + � � O
−
On remarque que l’état d’oxydation de l’iode passe +V dans l’iodate et –I dans
l’iodure I-, à l’état 0 dans le diode I2. Les deux couples redox impliqués sont :
�O− + � � + + é� ⇔ � + � � O
�− � → � + é
36
1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie II - Mme S. MESKI - Chapitre III
Pour équilibrer, il faut multiplier par 2 l’ion Cr3+pour avoir le même nombre d’atome de
Cr, il faut également faire apparaitre 7H2O dans le coté droit pour satisfaire la
conservation de l’élément oxygène, et compenser l’absence de l’hydrogène dans le coté
gauche par l’ajout de 14H+. on obtient :
− + +
+ �⇔� +
Equilibrer la charge dans les deux coté de la réaction par l’ajout de 6 électrons dans le
coté droit:
− + +
+ + � �é� ⇔ � +
37
1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie II - Mme S. MESKI - Chapitre III
Exemple :
Soit la réaction de réduction suivante :
− + +
+ � �é + ⇔ +�
→
[ −]
− + − +
, +]
,
/ �= / +� [ +
[ +]
38
1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie II - Mme S. MESKI - Chapitre III
[ −]
− + − +
, × +]
,
/ = / − − [ + +]
[
[ −]
− + − +
, × ,
/ = / − +
[ +]
, ×
On peut écrire ̀ −
/ +
= −
/ +
−�
Avec ̀ ( −
/ +
) représente le potentiel apparent. On obtient alors :
[ −]
,
−
/ +
= ̀ −
/ +
+
[ +]
Remarque :
Le potentiel standard apparent est le nouveau potentiel d'un couple redox, recalculé dans
des conditions où un paramètre comme le pH ou un équilibre comme une précipitation ou
une complexation intervient dans l'équilibre du couple. Le potentiel standard étant noté E°,
il est courant de noter le potentiel standard apparent E'°.
Exemple :
+ +
L’équilibre correspondant est le suivant : + é +� →�
[ +]
+ +
, ,
/ �= / �− +
[ ]
̀ + +
, ,
/ �= / −� =�− . − � =− . �
[ +]
+
,
/ �= − . +
[ ]
39
1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie II - Mme S. MESKI - Chapitre III
E° (V)
Ox Red
F2 +2 ,87 F-
Pouvoir oxydant Pouvoir réducteur
croissant croissant
H+ 0 H2
Li+ -3 ,04 Li
En utilisant la règle gamma on peut prévoir le sens d’une réaction. Considérons deux
couples (Ox1/Red1) et (Ox2/Red2) de potentiels respectifs E°1 et E°2, tel que E°1 <E°2, on
utilisant la règle de gamma on peut prévoir le sens de la réaction.
Cette règle consiste à placer les deux couples sur une échelle par potentiel croissant,
l’oxydant le plus fort Ox2 réagira avec le réducteur le plus fort Red1 pour donner Ox1 et
Red2.
40
1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie II - Mme S. MESKI - Chapitre III
E
Ox2 Red2
Ox1 Red1
+ + + +
Exemple : soit les deux couples / � � / �
E
+ + + +
+ ⇔ +
Fe3+ étant la forme oxydée du couple le plus oxydant, il oxydera donc la forme réduite
(Sn2+) du couple le moins oxydant.
41
1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie II - Mme S. MESKI - Chapitre III
Le potentiel de chaque électrode donnée par la loi de Nernst appliqué au couple redox qui
intervient.
é
Courant
Pont salin
Cathode + - Anode
Ox1 Ox2
Red1 Red2
Cations Anions
⇔� + � �é
+ �� �é� ⇔ �
Figure: Schéma d’une pile avec pont salin : dans le cas ou � / �> � / �
Si E°1 < E°2 donc le couple (Ox2/Red2) subira une réaction de réduction et le couple
(Ox1/Red1) subira une réaction d’oxydation.
+� +
Exemple : soit la pile : ��|�� . � , �� . � � ⋮�⋮
�nO− � . �� , �n +
. � , �+ �� |��
+⁄ + − +
= . et / = . �
42
1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie II - Mme S. MESKI - Chapitre III
À la cathode : �nO− + � + + � �é ⇔ �n +
+� � O
Courant
cathode
é
+ - anode
Pt Pt
+⁄ +
, .
�= . +� ( )= . �
.
, [ −] [ + ]8
− + − +
À la cathode : � / �= / +� [ +] [ ]
− +
, .
/ �= . +� = . �
.
Le potentiel de la cellule : = . . =∆ = −
43
1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie II - Mme S. MESKI - Chapitre III
− + +⁄ +
- = / − = . − . = . �
−
à� ′ é :���� = ⇒ / +
= +⁄ +
Pour calculer le potentiel de l’une des électrodes, l’anode par exemple, il faut déterminer les
concentrations en Fe2+ et Fe3+ à l’équilibre chimique ; compte tenu de l’équation globale et
des concentrations initiales.
� +
+ ������nO− + � + ⇔ ������ +
�������� + �����n +
+� � O
+⁄ +
, .
�= . +� ( )= . �
.
− +
,
/ �= . +� = . �
.
44
1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie II - Mme S. MESKI - Chapitre IV
Chapitre IV : La thermodynamique
La thermodynamique est une science qui est naît à la fin du XVIIème siècle. La
thermodynamiqe, du grec thermos (chaud) et dunamikos (puissant), est la science qui étudie
l’énergie, les formes sous la quelles elle se manifeste et ses transformations. Ainsi, elle est
indispensable dans la plupart des domaines scientifiques (chimie, physique, génie chimique,
biologie,………). Elle permet de :
IV.1. Définitions
La thermodynamique utilise un vocabulaire particulier qu’il est nécessaire de définir.
Milieu extérieur
Echange de matière
et d’énergie
Système
45
1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie II - Mme S. MESKI - Chapitre IV
Selon la nature des échanges observés au cours d’une transformation, on distingue trois
types de système :
Un système ouvert : il échange de l’énergie (sous forme de chaleur q et/ou de travail
W) et de la matière avec le milieu extérieur ;
Exemple : en biologie la cellule est un système ouvert. Lors de la respiration cellulaire qui
fournit à la cellule de l’énergie nécessaire à son fonctionnement, celle-ci décompose le
glucose et d’autres molécules organiques en dioxyde de carbone, évacué par la circulation
sanguine, et en eau.
Système homogène : quand il est constitué d’une seule phase, comme un mélange de gaz
seulement, des liquides ou des solides.
Système hétérogène : lorsque il est constitué de plusieurs phases, ou si la phase unique
a des propriétés différentes, comme un mélange de liquides non miscibles.
Par convention, toute énergie apportée au système est comptée positivement et toute
énergie cédée par le système est comptée négativement.
Exemple :
Soit n moles de gaz parfait d’écrit par les variables d’état suivants : P, V, n et T.
46
1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie II - Mme S. MESKI - Chapitre IV
Ces variables sont liées entre elles par l’équation d’état suivante :
�=
Grace à ces relations, il n’est donc pas nécessaire de connaitre toutes les variables d’état
pour décrire un système. On thermodynamique, on distingue deux types de variables d’état :
a) Variables extensives : qui sont proportionnelles à la quantité de la matière présente
dans le système (paramètres de quantité).Ces variables sont définies sur l’ensemble du
système. La valeur d’une variable extensive est la somme des valeurs de cette
variable (elles sont additives).
Exemples :
La masse, le volume, la quantité d’électricité, l’énergie, l’entropie…
b) Variables intensives : ces variables ne dépendent pas de la quantité de la matière
présente dans le système mais de son état. Elles sont définies en tout point du système
Exemples :
La pression, la température, le potentiel électrique, ….
On définit également des variables réduites (rapport entre deux variables extensives.
Exemples :
Le volume molaire, concentration, masse volumique,…..
c) Fonction d’état : une fonction d’état est une grandeur extensive qui ne dépend que des
variables d’état.
La variation d’une fonction d’état ne dépend que de l’état initial et de l’état final
du système.
Elle est indépendante des transformations qui amènent le système de l’état initial à
l’état final. On dit encore qu’elle ne dépend pas du « chemin suivi » pour passer de
l’état initial à l’état final.
47
1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie II - Mme S. MESKI - Chapitre IV
Exemple :
Prenons l’exemple d’une marmite contenant de l’eau chaude, fermée avec un couvercle et
poser sur une table dans une pièce. Intéressons nous à l’eau qu’elle contient.
1. Premièrement on choisit le système à étudier qui est l’eau contenue dans la marmite.
Tout ce qui entoure le système (le « reste de l’univers ») y compris les parois de la
marmite constitue le milieu extérieur.
Pour préciser ceci, imaginons que, la marmite contienne au départ de l’eau chaude (à une
température supérieure à celle de la pièce). Nous savons intuitivement ce qui va se passer :
l’eau va « se refroidir ». Si l’on attend très longtemps, la température de l’eau dans la
marmite sera égale à celle de la pièce. A partir de là, une série de mesures de la
température donnera toujours le même résultat. On a atteint un état d’équilibre du
système. Les mesures effectuées sur le système sont alors indépendantes du temps; le
système se trouve dans une situation particulièrement simple.
L’étape qui a précédé était beaucoup plus complexe. Ainsi, lorsque l’eau « se
refroidit », sa température n’est plus définie. Pour s’en convaincre, on peut plonger un
thermomètre à différents endroits de la marmite (près des parois ou plus au centre) et on
trouvera des valeurs différentes. De plus, la plupart des mesures effectuées sur le système
donne des résultats dépendants du temps. Le système étudié est alors hors d’équilibre
car il subit une transformation.
Exemple :
compression et détente d’une masse de gaz.
Soit un gaz enfermé dans un cylindre qui est muni d’un piston qui coulisse sans frottement.
Ce cylindre est placé dans un environnement de température de 20°C et de pression de 1
atm.
48
1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie II - Mme S. MESKI - Chapitre IV
(1) (4)
Compression
20°C
Pext Pext
(4)
P4
(1)
P1 P1
(1)
V1 V V4 V1
V
A l’état initial (l’état 1), le gaz est à l’état d’équilibre thermodynamique et il est caractérisé
par la pression P1 et le volume V1.
(4) (1)
Détente
20°C
49
1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie II - Mme S. MESKI - Chapitre IV
Pext Pext
(4) (4)
P4 P4
(1)
P1 P1
V4 V1 V V4 V1 V
Pext
(4)
P4
(1)
P1
V4 V1 V
On remarque que les chemins qui représentent les deux transformations (compression et
détente) ne sont pas les mêmes, donc on dit que cette transformation est irréversible.
50
1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie II - Mme S. MESKI - Chapitre IV
On remarque que une fois qu’on pose la première masse, la pression passe de P1 à P2 et le
volume de V1 à V2, c’est –à-dire de l’état d’équilibre 1 à l’état d’équilibre β. De même
aussi lorsqu’on pose la deuxième et la troisième masse. Donc le gaz passe par une
succession d’états d’équilibres très rapprochés les un aux autres.
� = �. �� ��� = ��. �
51
1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie II - Mme S. MESKI - Chapitre IV
Piston
Fext
dl
δ� = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
� . d� ⃗⃗⃗
�
δ� = . �. d� = � � . d�
�
Remarque :
Dans le cas de la compression, le gaz reçoit un travail donc (δW >0). Puisque la pression P
est toujours positif et la variation du volume dV est négatif (car c’est une compression),
donc, on est obliger de rajouter un signe (-) à l’expression du travail.
= −� .
Le travail développé par le système passant d’un état initial 1 à un état final 2 est alors
donné par la formule :
V
� =�− ∫ � . d�
V
IV.4.3. Travail d’une détente d’un gaz dans l’atmosphère (transformation irréversible)
Dans le cas d’une détente dans l’atmosphère la pression Pext = Patm = cste
δ� = � −� . d�
V V
� = � ∫ δ� = ∫ −� . d� = � −� ∫ d�
V V
52
1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie II - Mme S. MESKI - Chapitre IV
On a: δ� = � −� . d� = � −�d�
� d�
⇒ �� = n. �. ⇒ �δ� = � −n. �. �
� �
V
d�
� = � ∫ δ� = � −n. � ∫ �
V �
=�∫ =�− . . ∫
=− . .
V
Sachant que :� � = � � = n�� = c����� ⇒ =V
Donc =− . . = . .
Remarque
On remarque que le travail d’une détente irréversible dans l’atmosphère est égal au
travail d’une transformation réversible isobare. Donc on peut aboutir au même travail en
suivant deux chemins différents.
c) Travail d’une transformation isochore : V= cste
La transformation isochore s’effectue `à volume constant, donc dV = 0, a lors
� = c�� ⇒ �d� = � ⇒ =
53
1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie II - Mme S. MESKI - Chapitre IV
D’où :
V
�i év = � −� ∫ d� = � −� � −�
V
IV.5. La chaleur
La chaleur est une forme d’énergie qui conduit soit à une variation de température soit à
un changement de phase (l’eau et ses états). Tout comme le travail W, la chaleur n’est
pas une fonction d’état et la variation de la chaleur entre les états 1 et 2 dépend du chemin
parcouru. Il y’a en fait un nombre infini de possibilités d’augmenter la température d’un
système d’une même quantité (bec bunsen, résistance électrique, travail mécanique,….) mais
dans chaque cas, la variation de la chaleur est fonction du chemin parcouru.
=�∫
�
Cp : chaleur spécifique à pression constante ; = .
�
�
Cv : chaleur spécifique à volume constant ; =�−
�
c) Transformation adiabatique⇒ �� =
= + +
54
1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie II - Mme S. MESKI - Chapitre IV
Cas particulier
55
1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie II - Mme S. MESKI - Chapitre IV
� = � ⇒ � ∆� = �
�v� = �CV ∆�
∆ = = ∆
V
� = − ∫ � d� = � −� . � − �
V
Chaleur :
δ�� = �C d� + �d�����c�d� = � ⇒ �δ� = �C d�
IV.6.3. Enthalpie H
Les réactions chimiques ou biochimiques ont lieu le plus souvent à pression constante. Dans
ce cas l’énergie n’est pas forcément égale à la quantité de chaleur échangée. Pour cette
raison, on définit une autre grandeur extensive, la fonction d’état appelée enthalpie, notée
H et exprimée en joule, qui est plus spécialement adaptée aux transformations à pression
constante :
H = U + PV
Nous voyons aussi que la chaleur à pression constante est égale à la variation
d’enthalpie
� = � +� � − � +� �
∆�� = = ∆
56
1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie II - Mme S. MESKI - Chapitre IV
= � � � � � :
∆
� �
� = � � � � � :
∆
Les valeurs de ces paramètres sont donn ées dans des tables de constantes physico-
chimiques.
H = U + PV= U + nRT
57
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=
d� = nC d� = d� + n�d� = nCv d� + n�d���
E�����n������ � , � , � → ��E������n��� � , � , �
V
� év = − ∫V � d� = 0
∆� = nCV � − �
∆� = nC � − �
�V = � ∆� = nCv ∆� = nCV � − �
P2 (2)
W=0
58
P1 (1)
V
1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie II - Mme S. MESKI - Chapitre IV
b) Transformation isobare : � = � �⇒ =
E�����n������ � , � , � → ��E������n��� � , � , �
V
� év = − ∫ � d� = � −� . � − �
V
∆� = nCV � − �
∆� = nC � − �
� = � ∆� = nC � − �
P
(1) (2)
P
W<0
V1 V2 V
c)Transformation isotherme = �⇒ = :
E�����n������ � , � , � → ��E������n��� � , � , �
V V V
n�� d�
� év = − ∫ � d� = � − ∫ �d� = −n�� ∫
V V � V �
� �
� év = n�� �n = �n�� �n
� �
∆� = ����∆� = ��� d� =
59
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�
δ� = �δ� + �δ� = ���d′ α���� = −� év = −n�� �n �
�
�� = n�� = cαn���n���� ⇒ �� =
V
W>0
(1)
P1
V
V2 V1
�� = � �
∆� = nC � − � = nγCV � − � = �γ�∆�
CV
� = � ∆� = nCV � − � =� � � −� �
�
� � −� �
�=
γ−
Loi de Laplace : elle n’est valable que pour une transformation adiabatique, réversible,
appliquée à un gaz parfait avec γ = cste. Elle s’exprime indifféremment en fonction des
couples de variable (P, V), (T, V) ou (P, T)
� , : =
−
� , : =
60
1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie II - Mme S. MESKI - Chapitre IV
−
� , : =
P
(2)
P2
W>0
(1)
P1
V
V2 V1
Transformation A→B (détente isotherme) : lorsque le gaz est soumis à une source de
chaleur, il se détente et il passe de VA à VB.
61
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Chapitre V : la Thermochimie
La thermochimie est le domaine de la chimie qui étudie les échanges d’énergie qui
accompagnent les réactions chimiques. Les énergies mises en jeu sont la chaleur et le travail
des forces de pression (ou travail mécanique).
Réaction de dissociation d’une espèce chimique par rupture d’une ou plusieurs liaisons :
∙
⇔
� +�� →� +��
63
1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie II - Mme S. MESKI - Chapitre V
∆ =
° °
∆ =�∆ +�∫ ∆
° °
∆ =�∆ +�∫ ∆
Avec : ∆ = ∑� �� . = � �� � � − �� � é �
∆ = ∑� �� . = � �� � � − �� � é � ,
� : coefficient stœchiométrique
64
1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie II - Mme S. MESKI - Chapitre V
Exemple
On considère la réaction suivante :
� + ⇔ + �
Avec
∆ = � �� � � − �� � é � = . + � � − . � � − � �
− −
∆ = ∗ . + . − ∗ . − . = . �.
° °
∆ =�∆ + �� ∆ − �=�− . + . ∗ − �
° − −
∆ =− �. =− . � �.
° ° °
∆ = ∑ ��, � . (∆ ) − ∑ ��, é � . (∆ )
� é �
� : Coefficients stœchiométriques
°
∆ : � � .
Tous les constituants du système (produits et réactifs) sont dans leur état standard.
Application du premier principe de la thermodynamique pour les réactions
65
1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie II - Mme S. MESKI - Chapitre V
Dans certains cas, l’enthalpie standard d’une réaction n’est pas calculable. Pour la
déterminer on va établir un cycle thermodynamique grâce auquel on pourra calculer
l’enthalpie standard de la réaction en suivant une autre voie fictive ou non. Pour passer de
l’état initial à l’état final, on peut envisager un chemin passant par deux états
intermédiaires. Pour ce chemin les enthalpies standard de réaction sont connues. Le
° ° ° °
premier principe permet alors d’écrire : ∆ =∆ +∆ +∆
H°r (1)
Etat initial Etat final
H°r (2)
H°r (4)
H°r (3)
Etat intermédiaire 1 Etat intermédiaire 2
Exemple :
Déterminer l’enthalpie de la réaction suivante : →� +�
A partir des corps simples O2, H2 et C, il est possible d’obtenir de l’acide formique
HCCOH, de l’eau et du monoxyde de carbone CO, respectivement selon les réactions ci-
dessous :
°
� + + → ����������������∆
°
� + → ����������������∆
°
� + →� ����������������∆ �
H2 + O2 + C
H°2 H°3
(2) (3)
(1)
HCOOH H2O + CO
H°1
° °
∆ : est l’enthalpie de décomposition de l’acide formique (∆ ) qui est égale à l’inverse de
° ° °
l’enthalpie de formation. �∆ =∆ = −∆
66
1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie II - Mme S. MESKI - Chapitre V
° ° °
∆ =∆ +∆
° ° ° °
∆ = −∆ +∆ +∆ �
On remarque que la variation d’enthalpie d’une réaction est égale à la différence entre les
enthalpies de formation des produits et celles des réactifs.
° ° °
∆ = ∑� � . (∆ ) −∑� é � . (∆ )
� é �
° − ° − ° −
∆ = � . ,���∆ = � . ,∆ = � . ,
° − ° −
∆ ( ℎ� )= � . ,∆ = � .
Exemple :
1) =� = � , = °
∆ � =− � /
ℎ� + → �
°
∆ < :� La réaction est exothermique, le composé est plus stable que les éléments
initiaux.
°
2) Calculer l’enthalpie standard ∆ �de la réaction suivante à 298 K :
+� → +
67
1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie II - Mme S. MESKI - Chapitre V
∆ �
+� → +
−∆ ( ) ∆ ( )�
+ +
° ° ° °
∆ = −∆ ( )+∆ ( )+∆ ( )= . − . − . ,
° −
Application numérique : ∆ = . � � .
°
V.4.3. Enthalpie de combustion ∆
Une réaction de combustion est une réaction ou une mole de réactif réagit avec O2(g) pour
produire du CO2(g) et H2O(l).
Exemples :
° −
1) + → + ����������∆ =− � .
° ° ° −
∆ =∆ −∆ =− − − =− .
68
1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie II - Mme S. MESKI - Chapitre V
H°R
CH3CH2OH(l) + O2(g) CH3COOH(l) + H2O(l)
+ +
2 O2 2 O2
H°C(1) - H°C(2)
2CO2(g) + 3 H2O(l)
° ° °
∆ =∆ −∆
� +� → − �
La formation de la liaison A-Bgazeux dégage de très grandes quantités de chaleur (donc < 0),
alors que l’énergie de dissociation de liaison sera toujours positive.
L’énergie de liaison (EA-B) est une énergie interne. Elle peut être assimilée à une enthalpie
compte tenu de la faible différence entre les deux valeurs
°
∆ = −
Exemple :
E − = . ��. �α�−
∆ °R
� +O → � O
∆� ° = E − = − . =− . ��. �α�−
69
1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie II - Mme S. MESKI - Chapitre V
Exemple :
+ → +
H°R
CH4(g) + Cl2(g) CH3Cl(g) + HCl(g)
-EC-Cl
4 EC-H -3 EC-H
-EH-Cl
ECl-Cl
Tous les corps sont à l’état gazeux. Donc pour calculer l’enthalpie de réaction on peut
appliquer la loi de Hess en fonction des énergies de liaison.
∆� ° = [ − − − . −� − �− + − + −� ]
∆� ° = [ − − − �− + − + −� ]
∆� ° = . + . − . − . =− . ��. �α�−
70
1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie II - Mme S. MESKI - Chapitre V
Li
n
io
qu
t
n
a
ifa
io
tio
il m
ct
isa
sa
b
io
Su
en
n
po
nd
V a
Co Fusion
Solidification
Solide → Li uide ∆ °
=�
°
∆ :Eenthalpie molaire standard de fusion
Li uide →Gaz ∆ °
� =� �
°
∆ � :Eenthalpie molaire standard de vaporisation
Solide → Gaz ∆ °
=�
°
∆ � :Eenthalpie molaire standard de sublimation
° ° °
∆ =�∆ � +∆
71
1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie II - Mme S. MESKI - Chapitre V
Pour une transformation réversible, qui fait passer le système de l’état initial A à
l’état final B :
�é�
∆ é =� − =∫
� é : � é� � ℎ �é ℎ é � � � � � � é
�à� � é � .
T : la température du milieu extérieur, dans le cas d’une transformation réversible T est
aussi la température du système.
�é�
Pour une température constante : ∆ é = ����� ⇒ ���� é = .∆ é
S est une fonction d’état, exprimée en J.K-1, S est une grandeur extensive,
S = ΣSi.
L’entropie mesure le désordre du système :
Si le désordre augmente S augmente et �S > 0.
Si le désordre diminue S diminue et �S < 0.
Scr(0K) = 0
72
1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie II - Mme S. MESKI - Chapitre V
Grace aux capacités calorifiques, il devient alors possible de déterminer des entropies
absolues pour n’importe quel corps pur, à toute température (loi de Kirchhoff appliquées à
l’entropie).
é
∆ = � − � � =∫
é
� � = � = � ���� � = � =∫
� ∆ é ∆ é
− = =∫ . + +∫ . + +∫ . �
� é é
�
∫ . : éc��������n��d���α��d��d�� ��à�������βé�������d�� ��F ;
∆ �
:��n������d�� ;
�
é
∫ . : éc��������n��d����γ��d�����γ�′ à�������βé������� ′ é ;
�
∆ é
: �n������d�� ;
é
∫ . : éc��������n��d����γ��d�����γ�′ à ��.
é
La connaissance des variations d’entropie, �S, entre les états initial (I) et final, ou entropie
de la réaction, permet de savoir si la réaction est spontanée à une température donnée ou
non ; les entropies absolues des produits et des réactifs sont connues.
°
∆ = � ∑ � � °�� � − � � °�� é �
∆ > ∶ � é � � é �à� � é � .
′
∆ < ∶ � � .
73
1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie II - Mme S. MESKI - Chapitre V
∆ = ∶ � � � é � � � �à� �é .
Exemple :
°
Calculer l’entropie standard ∆ de la réaction suivante à 298 K
∆ °R
� +O → � O
Données :
− −
°( � )= . � .
− −
°( � )= . � .
− −
°( )=188.7� .
°
�����∆ = � °( �) − °( � )− °( � )
��∆� ° = ∗ . − − ∗ . =− . . − −
Pour prévoir l’évolution d’un système non isolé, il faut utiliser une nouvelle fonction d’état
extensive : l’enthalpie libre G dans le cas d’une transformation à P et T constants (le plus
souvent) ou l’énergie libre F dans le cas d’une transformation à T et V constants :
= − ����� �����������∆ = � ∆ − ∆
= − ������� ��∆ = � ∆ − ∆
G et F sont des fonctions d’états, leur variation �G et �F pour passer d’un état à l’autre ne
dépend que de l’état initial et de l’état final du système et pas du chemin parcouru.
Généralement on utilise plus l’enthalpie libre G car les réactions chimiques se font le plus
souvent à P=ste,
74
1ére Année -LMD Biologie - Cours de Chimie II - Mme S. MESKI - Chapitre V
° ° °
∆ =�∆ − ∆
°
∆ = � ∑ � � °�� � − � � °�� é �
°
Donc le critère d’évolution d’une réaction est ∆ < . Lorsque la réaction n’évolue plus
°
alors∆ = .
75
Références Bibliographiques
France.
Richard Portier, Francois Volatron. Chimie Générale, tous le cours en fiches, Dunod,
Paris France.
Marie Gruia, Michèle Polisset, Chimie Génerale, Cinétique Chimique, Ellipses Edition
http://www.lps.ens.fr/~ebrunet/Thermo.pdf