Le Plan Marketing DUNOD
Le Plan Marketing DUNOD
N. VAN LAETHEM
L. BODY
PERFORMANCE
INDUSTRIELLE
ANIMATION
Plan
DES HOMMES • RH
VENTE
DISTRIBUTION
Le
GESTION
FINANCE
DIRECTION
Nathalie Van Laethem • Laurence Body CONSEIL
2e édition
LE PLAN MARKETING
marketing
LE PLAN MARKETING
NATHALIE VAN LAETHEM
• stratégique • opérationnel
• client • de crise
6641153
ISBN 978-2-10-050884-6 www.dunod.com
lim_Van-Laethem.fm Page I Mardi, 8. janvier 2008 12:11 12
Le plan
marketing
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lim_Van-Laethem.fm Page III Mardi, 8. janvier 2008 12:11 12
Le plan
marketing
Plan stratégique
Plan opérationnel
Plan marketing client
Plan de crise
Nathalie VAN LAETHEM
Laurence BODY
2e édition
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Avant-propos 3
V
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LE PLAN MARKETING
VI
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VII
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LE PLAN MARKETING
VIII
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Conclusion 289
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit
Annexes
IX
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LE PLAN MARKETING
Bibliographie 333
X
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Remerciements
À – Gaspard et Pénélope.
– Callista, Robin et Dominique.
À tous les consultants avec qui nous travaillons en réseau.
À la Cegos.
À nos clients et stagiaires à qui cet ouvrage est spécifiquement dédié.
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Avant-propos
Avant-propos
L
E PLAN MARKETING est l’exercice annuel des chefs de produit, des
directeurs marketing et des comités de direction des entreprises. Le
chef de produit le réalise pour la gamme de produits ou services
dont il a la charge, le directeur marketing pour les marchés ou secteurs
qu’il manage et le comité de direction pour les DAS (Domaines d’Acti-
vité Stratégique) sur lesquels l’entreprise est active.
Il est la clé de voûte des constructions marketing : lancement de
nouveaux produits, maintien ou développement d’une gamme de produits
ou de services, diversification d’activités, renouvellement d’une marque,
stratégies de conquête, de développement ou d’abandon.
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LE PLAN MARKETING
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AVANT-PROPOS
car le principe et les contours sont les mêmes. Ce qui diffère, c’est
l’amplitude des informations à collecter, la pertinence des outils à utili-
ser dans certains cas plutôt que dans d’autres.
Dans le plan marketing stratégique, nous trouverons la synthèse des
informations à prendre en compte, un diagnostic de situation, la vision
et les orientations à moyen terme, comme le positionnement, les objec-
tifs et les stratégies retenus.
Dans le plan marketing opérationnel, nous trouverons les recom-
mandations d’actions et de moyens les plus appropriées pour atteindre
les objectifs fixés. Notamment :
– Les recommandations sur les produits ou services eux-mêmes ou sur
les prestations périphériques.
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LE PLAN MARKETING
1. Source : « Des marches transactionnels aux marchés relationnels » CREDOC, Nov. 2005.
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AVANT-PROPOS
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LE PLAN MARKETING
Bien entendu, le marketing à lui seul ne peut résoudre toutes les crises
que vit une entreprise, notamment les crises d’ordre social ou juridique.
Quels sont les types de crise que le marketing peut anticiper ? Quels
outils permettent au marketing d’anticiper et de réduire les risques ?
Comment intégrer dans son plan marketing stratégique la notion de
crise et comment tester la robustesse de son analyse marketing ?
Telles sont les questions que nous nous sommes posées et auxquelles
nous répondons dans la quatrième partie de l’ouvrage :
– Identifier les types de crises auxquelles l’entreprise et ses marchés
peuvent être confrontés.
– Vérifier la vulnérabilité et les atouts de l’entreprise face aux risques
entrevus.
– Préparer un plan de gestion de crise permettant d’être plus réactif.
– Trouver de nouvelles stratégies marketing et soigner sa communica-
tion de crise.
Ainsi, le plan marketing de crise recouvre deux notions : d’une part,
évaluer les risques potentiels et la vulnérabilité de son entreprise ou de
ses gammes de produits; d’autre part, décider de nouvelles stratégies à
mettre en place pour réorienter tout ou partie de son mix-marketing
(produits, services, prix, distribution, communication, clients).
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AVANT-PROPOS
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PREMIÈRE PARTIE
Le plan marketing
stratégique
L
E PLAN MARKETING stratégique est pour l’entreprise ou pour une
gamme de produit, l’outil qui permet de répondre de la manière la
plus claire et la plus précise à ces trois questions :
– Qui sommes-nous ?
– D’où venons-nous ?
– Où allons-nous ?
Le plan marketing stratégique s’élabore en amont des plans marke-
ting opérationnels. Il donne des directions à long ou moyen terme, il
comprend :
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LE PLAN MARKETING
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CHAPITRE 1
1
Analyser l’entreprise
dans son environnement
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LE PLAN MARKETING
que les décisions budgétaires, visant l’équilibre financier entre les diffé-
rentes activités, agissent sur le court terme.
Le plan marketing stratégique d’entreprise a comme objectif de répon-
dre à cinq questions clès :
– Quelle est la mission de mon entreprise ?
– Quels sont ses domaines d’activités stratégiques ?
– Comment gérer mon portefeuille d’activités ?
– Quels sont mes objectifs d’entreprise pour chacune des activités ?
– Quelles stratégies mettre en place dans chaque activité ?
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taille, de moyens;
– ses valeurs éthiques et morales, vis-à-vis des clients mais aussi de ses
partenaires externes et de ses collaborateurs.
• Ses choix stratégiques :
– caractériser l’ambition globale de l’entreprise, par exemple rester
leader ou le devenir, passer de concurrent no 3 à no 2, conserver une
stratégie de suiveur…;
– définir son positionnement concurrentiel.
Les réponses aux quatre autres questions sont traitées ci-après et au
chapitre 2, car elles concernent, à un niveau plus détaillé, le plan marke-
ting de l’offre.
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LE PLAN MARKETING
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➤ L’entreprise
Il convient d’analyser tout particulièrement :
– Sa taille, son capital, sa structure, sa situation géographique.
– L’historique, l’évolution au cours des dix dernières années, les faits
marquants jusqu’à aujourd’hui.
– Ses relations avec les acteurs du marché, partenaires et autres, tels que :
presse, organismes d’état, syndicats professionnels, fournisseurs, centra-
les d’achat…
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit
➤ Les hommes
L’audit abordera notamment les points suivants :
– Le climat social interne et la motivation des hommes à tous les niveaux
de la hiérarchie : haut management, cadres, employés, ouvriers, mais
aussi celui des prestataires externes.
– L’effectif total de groupe, des filiales, et sa répartition par agence,
régions, directions et services.
– L’évolution de l’effectif et de la pyramide des âges, de l’âge moyen, du
taux de turn over.
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LE PLAN MARKETING
➤ Les moyens
Les données suivantes seront plus spécialement prises en compte :
– L’état des outils de production industrielle, usine, laboratoire…
– Les systèmes d’informations, moyens informatiques, Bases De Données,
logiciels et systèmes de CRM…
– Les moyens budgétaires et financiers, cash-flow…
L’évaluation en forces et faiblesses de ces données se fera en confron-
tant des données identiques sur la concurrence directe ou indirecte, les
informations sur le marché et son environnement.
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– Le positionnement :
• 1 = Produit « moi aussi », aucun « + » distinct.
• 2 = Produit classé dans les 10 premiers de la profession.
• 3 = Produit classé dans les 5 premiers de la profession.
• 4 = Produit leader de la profession.
– La part de marché détenue :
• 1 = Inférieure à 5 %.
• 2 = Comprise entre 5 et 10 %.
• 3 = Comprise entre 10 et 15 %.
• 4 = Supérieure à 15 %.
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LE PLAN MARKETING
Cas d’entreprise
Prenons le cas de cette société commercialisant quatre produits et les ayant
scorés sur les quatre premiers critères :
– le produit A obtient un score de 3,2 (marge : 4; évol. ventes : 2; position-
nement : 3; PdM : 4);
– le produit B, un score de 2,2 (marge : 2; évol. ventes : 4; positionnement : 1;
PdM : 2);
– le produit C, un score de 2,2 (marge : 3; évol. ventes : 3; positionnement : 2;
PdM : 1);
– le produit D, un score de 3 (marge : 4; évol. ventes : 1; positionnement : 3;
PdM : 4).
FORCES FORCES
secondaires
A
D
FAIBLESSES FAIBLESSES
C B
secondaires prioritaires
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LE PLAN MARKETING
➤ Le système de distribution
L’audit de sa position vis-à-vis des différents circuits de distribution doit
amener le responsable marketing à orienter sa stratégie de distribution,
définir de nouveaux partenariats ou des programmes de trade marketing
et envisager des augmentations de parts de marché, DV ou DN.
Toutefois, la distribution est un partenaire incontournable dans le
processus de commercialisation en contrôlant parfois fortement l’accès
au marché. Elle peut, de ce fait représenter une menace pour l’entreprise
en détenant un fort pouvoir de négociation, ce dont il faut tenir compte.
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Environnement
économique
Prescripteurs
Actionnaires
Distributeurs
Environnement
Environnement
ENTREPRISE institutionnel
technologique
et politique
Partenaires
Clients
Concurrents
Environnement Environnement
démographique social, culturel
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LE PLAN MARKETING
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Les montures
Les lunettes Les lentilles
La chirurgie Les verres
de vue de contact
Les opticiens
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LE PLAN MARKETING
☞
; Quelle est sa taille en valeur ? C’est-à-dire en terme de chiffre d’affaires
réalisé.
; Quelle est sa taille en nombre de consommateurs ? C’est-à-dire en unités
de consommation. Par exemple, un nombre d’individus, de ménages,
d’animaux de compagnies, de copropriétés, de flotte de véhicules d’entre-
prises…
; Quel est le taux de marge moyen réalisé sur ce marché ?
; Quelle est l’évolution des prix sur ce marché ? Quelle est la tendance,
hausse, stagnation ou régression ?
; Quelle est la progression du marché ? Y a-t-il croissance, stagnation ou
déclin ? Et de combien ?
; Est-ce un marché en démarrage, en expansion ou en maturité ?
; Quel est le taux d’équipement actuel des consommateurs (en B to C) ou
des entreprises (en B to B) ?
; Quel est le taux d’équipement potentiel des consommateurs (en B to C) ou
des entreprises (en B to B) ?
; Quelle est la durée de vie moyenne des produits ou des services sur ce
marché ?
; Quelle est la saisonnalité du marché ?
; Peut-on, d’après la saisonnalité et la durée du cycle de vie produit/
services, déterminer le cycle d’atteinte du seuil de rentabilité d’un
produit ou service ?
; Quelles innovations sont apparues sur le marché ? Quel avantage
compétitif donnent-elles aux entreprises ? En quoi changent-elles les
données du marché ?
; Quelles sont les caractéristiques de la communication sur ce marché ?
Publicité dans les grands médias, marketing direct, e-marketing, salons,
sponsoring…
; Quelles sont les dépenses moyennes faites en communication ?
; Quelles caractéristiques propres à ce marché doivent être mentionnées ?
Par exemple : grande dispersion des fabricants ou au contraire, groupe
restreint d’acteurs.
Mais il est aussi important d’avoir une estimation des marchés indi-
rects et génériques afin d’apporter une vision globale de la situation de
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LE PLAN MARKETING
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☞
; Quel est le panier moyen du consommateur ?
; Quels sont les mobiles les plus déterminants dans leur prise de décision ?
; Quelles sont les principales causes de satisfaction ou d’insatisfaction ?
; La sensibilité au prix est-elle déterminante ?
; La sensibilité à la marque est-elle forte ?
; Parmi les leviers du marketing opérationnel, que sont le packaging, la
publicité, les offres promotionnelles…, quels sont ceux qui ont le plus
d’impact auprès du consommateur ?
; Pour quel type de service ou d’offre, un client se tournerait-il vers la
concurrence ?
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LE PLAN MARKETING
➤ Analyser la distribution
Cette analyse est très importante dans les secteurs de grande consom-
mation, où la grande distribution joue un rôle notable. Cette analyse
revêt une moindre attention dans les secteurs industriels où la vente
directe est privilégiée.
L’objectif de cette étude est de détecter les évolutions à venir des
circuits de distribution et de comprendre la motivation des distribu-
teurs à vendre vos produits; elle permet aussi d’estimer le niveau d’inter-
dépendance de son entreprise vis-à-vis des circuits de distribution.
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– Économique.
– Sociologique.
– Technologique.
– Environnemental et écologique.
– Législatif et réglementaire.
Dans certains secteurs d’activité, on doit prendre en compte certains
facteurs, tels que : l’environnement météorologique, par exemple pour
des sociétés de services d’activité sportive, l’environnement écologique
dans les secteurs à forte tendance à la protection de l’environnement;
l’environnement socio-culturel avec l’avènement du consommateur
citoyen, qui permet le développement du commerce équitable.
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LE PLAN MARKETING
Économiques
Pouvoir d’achat
Politiques Croissance économique Sociologique et
Stabilité Taux d’inflation culturel
gouvernementale Démographie
Orientations politiques Tendance de
Protection des consommation
consommateurs Mouvement sociaux
Climat social
Le marché
Légales Technologiques
Lois Internet
Règlements Innovation
Droit d’auteur Télécommunications
NTIC
Jurisprudences Ecologique et Brevets
Droit coutumier environnemental
Catastrophes naturelles
Météorologie
Modifications climatiques
Rareté des ressources
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une influence sur plusieurs secteurs, notamment dans le tourisme avec des
propositions de voyages adaptées, mais aussi dans le secteur des assurances.
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LE PLAN MARKETING
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LE PLAN MARKETING
– Quel est le régime à l’importation pour notre produit : une licence est-elle
exigée ? À quelles conditions est-elle délivrée ? Quelles sont les taxes à
l’importation ? Les taxes extérieures ?
– Quelle fraction du marché pouvons-nous espérer acquérir, à très court
terme et à long terme ?
– Le produit correspond-il tel quel aux goûts et besoins du marché ? Néces-
site-t-il des adaptations ?
– Le produit doit-il se conformer à des normes techniques particulières ?
– Dans un avenir plus ou moins rapproché, faudra-t-il se décider à fabri-
quer le produit dans le pays prospecté ou y aura-t-il lieu d’envisager une
cession de licence de fabrication à une entreprise locale ?
Informations sur la distribution :
– Comment s’effectue la distribution des produits concurrents ?
– Existe-t-il une organisation de la distribution, importateurs, agents ?
– Quelles sont les conditions de stockage, de livraison, de service après-vente ?
– Nos prix pourront-ils supporter les commissions et autres rémunérations
qu’il est d’usage de concéder aux intermédiaires dans ce pays ?
Les modes de communication :
– Quels sont les supports existant dans le pays pour faire connaître nos
produits aux acheteurs potentiels ? Foires ou expositions commerciales,
presse spécialisée, médias ?
– Quelle est l’ampleur de la communication des concurrents ? Qui s’occupe
de leur communication ?
– Quelles agences sur place pourraient se charger de la publicité, des rela-
tions presse, du marketing direct, des relations publiques ?
– Doit-on revoir nos prospectus et brochures commerciales en fonction de
la culture du pays ? Tabous locaux, croyances religieuses, interdits politi-
ques, normes particulières, codes couleurs…
– Quelle documentation devons-nous prévoir ?
– Devons-nous revoir le packaging ?
Le plan marketing international doit apporter à l’entreprise les réponses sur ces points :
– Comment développer un produit pour le marché mondial ?
– Faut-il lancer simultanément sur tous les marchés (arrosage) ou de façon
séquentielle (cascade) ?
– Si une entreprise défend l’approche de la standardisation (théorie de
Théodore Levitt), jusqu’à quel point faut-il standardiser ou adapter ?
– Si une entreprise souhaite adapter son offre : comment éviter les hétérogénéi-
tés entre les marchés ? Cela risque-t-il de devenir un obstacle pour la marque ?
Où trouver des sources d’informations pour l’international ? Voir en
annexe 1, une liste d’organismes et sociétés d’études.
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État, ministères
Associations et syndicats professionnels
Données
Périodiques, journaux, revues, livres
secondaires
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit
Enquêtes
Données
Observation
primaires
Expérimentation
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LE PLAN MARKETING
Les études
Les études en marketing sont destinées à aider la prise de décision. Elles
ont pour but d’obtenir, d’analyser et d’interpréter des données de façon
formelle et objective, afin de procurer au décideur les informations lui
permettant d’agir en connaissance de cause.
Les études doivent donc aider à :
– Éviter les a priori.
– Réduire les risques.
– Prendre des décisions.
Avant d’engager un budget important pour la réalisation d’une étude,
il convient de vérifier s’il n’existe pas déjà des éléments de réponses, soit
dans l’entreprise, soit à l’extérieur. Il convient alors de mener une recher-
che parmi les différentes sources de données secondaires. On appelle
« données secondaires » des informations déjà analysées, regroupées,
quantifiées pour les opposer aux « données primaires » issues des enquêtes
et études de consommateurs. Généralement, nous trouvons des données
secondaires dans les études de marché sectorielles, au sein de cabinets
d’études ou d’instituts spécialisés (cf. annexe 1).
Lorsque nous décidons d’entreprendre une étude, car nous n’avons
pas d’élément nous permettant de prendre des décisions ou parce que
l’enjeu est de taille, et que nous devons étudier nos clients ou les acteurs
du marché, nous pouvons engager deux grands types d’études : les études
qualitatives ou les études quantitatives.
L’étude de marché proprement dite se réalise lorsque nous devons
analyser un marché ou un segment ou un domaine d’activité stratégique
dans sa globalité.
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– Le volume des ventes total, par produit, par région et par segment
de client.
– La rentabilité par produit, par région et par segment de clientèle.
– Les évolutions du chiffre d’affaires, des quantités vendues et de la
rentabilité sur les deux ou trois années précédentes, par type de produit,
par zone géographique ou commerciale et par segment de clients.
– Les résultats des campagnes de promotions, de marketing direct, etc.
– Les indices de satisfaction client.
– Les indices de qualité.
Ces données secondaires internes sont précieuses pour l’audit interne
sur les produits et les marques.
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LE PLAN MARKETING
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– La concurrence directe :
• stratégie des concurrents : positionnement, objectifs et moyens pour
les atteindre, communication institutionnelle;
• analyse de leur mix-marketing : innovation produits, politique prix,
moyens et budget de communication, politique de distribution;
• parts de marchés respectives et évolution;
• analyse de leurs forces et faiblesses.
– La concurrence élargie :
• les produits de substitution;
• la concurrence indirecte : produits, prix, communication, degré
d’attractivité pour nos clients;
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LE PLAN MARKETING
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LE PLAN MARKETING
Les panels
Les panels sont des échantillons statistiques permanents représentatifs
d’un univers à un moment donné. Ils permettent de mesurer en continu
les comportements d’achat à l’égard d’une marque ou d’une catégorie
de produits.
Ce sont des outils indispensables pour le pilotage des variables du
mix-marketing.
Ils fournissent des informations descriptives sur les volumes vendus
par catégorie, segment, famille et marque (panels de distributeurs) et
explicatives sur les quantités achetées par type d’acheteur (panel de
consommateurs).
L’analyse des données de panels permet une gestion très réactive des
leviers d’action du marketing opérationnel tels que la promotion, le
merchandising, le prix, le packaging, etc.
➤ Le panel distributeur
La source d’information est le point de vente. Il peut s’agir de grandes
surfaces alimentaires ou spécialisées. Le rôle de ce panel est de mesurer
sur une période donnée (la semaine, le bimestre…) les ventes en volume
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➤ Le panel consommateurs
La source d’information est l’acheteur lui-même. Il s’agit de ménages
ou individus représentatifs de la population française qui relèvent à
l’issue de chacun de leurs actes d’achat les informations relatives aux
produits La saisie est automatique pour les produits équipés d’un code
barre, ou manuelle pour les autres. Les panélistes instruisent également
le lieu d’achat du produit, la présence ou non de promotion on pack, la
quantité achetée et le prix payé.
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LE PLAN MARKETING
La veille marketing
La veille a pour finalité de recueillir, d’analyser, d’enregistrer, puis de
diffuser les informations pertinentes qui environnent l’entreprise, afin
d’optimiser la prise de décision. C’est une « écoute active » qui se diffé-
rencie des études marketing, car elle est un système permanent d’écoute
et nécessite la collaboration de plusieurs services dans l’entreprise, notam-
ment le commercial, le marketing, le technique et le juridique.
Son champ d’étude est très large, d’où la difficulté de trouver la bonne
information juste à temps. À la limite du domaine des Études Marke-
ting, la Veille a pour finalité de formaliser les informations qui environ-
nent l’entreprise pour organiser un « observatoire ».
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LE PLAN MARKETING
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Entre les deux systèmes, les différences sont importantes dans la façon
d’organiser la veille.
Dans le cas d’un service dédié à la veille, on doit déjà savoir sur quel
thème on fait une recherche : soit on part d’un a priori, soit on cherche
à creuser une information ou une idée. Les informations recherchées
sont déjà cernées et la requête est formalisée, de manière plus ou moins
précise.
Dans le cas où le responsable marketing est veilleur, on est dans un
état d’esprit d’ouverture globale sur son marché : on ne sait pas encore
sur quel thème faire la recherche. C’est le rôle du responsable marketing
d’être à l’écoute, il doit être aussi pro-actif. Il est « multicapteurs » : son
écoute couvre tous les domaines. C’est pourquoi, seul, il ne peut faire sa
veille, il a besoin de s’appuyer sur les autres services de l’entreprise (sans
lien hiérarchique). La veille du responsable marketing est donc « infor-
melle et permanente » : il ne connaît ni le thème, ni les informations, ni
la source, ni le moment.
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LE PLAN MARKETING
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Innovations en cours
Clients communs
Évolution des marchés
Tendances de consommation clients
Modification des processus de décision
Veille commerciale La relation client/entreprise
Les relations entreprises/fournisseurs
La solvabilité des acteurs du marché
La main d’œuvre : évolution des compétences
Les évolutions sociologiques
L’environnement politique
Veille environnementale
Les influences culturelles
Etc.
57
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LE PLAN MARKETING
Le SIM
Pour construire un Système d’Information Marketing adapté à son
contexte, les questions de la check-list suivante sont utiles pour identi-
fier ses besoins en informations.
58
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; Quels sont les types de décisions que vous êtes amenés à prendre ?
; De quels types d’informations avez-vous besoin pour prendre ces décisions ?
; Quelles sont les informations auxquelles vous avez accès facilement?
; Quelles études spécifiques demandez-vous périodiquement ou occasionnel-
lement ?
; De quelles informations auriez-vous besoin de façon récurrente et que
vous n’obtenez pas aujourd’hui ?
; Quelles sont les informations que vous souhaiteriez obtenir quotidien-
nement, hebdomadairement, mensuellement, trimestriellement ou annuel-
lement ?
; Quels sont les sujets sur lesquels vous souhaitez une surveillance régulière ?
; Quel type d’analyse de données aimeriez-vous obtenir de façon régulière
et automatique ?
; Quelles seraient les trois améliorations les plus utiles pour rendre
l’actuel Système d’Informations Marketing plus performant ?
Une chose à ne pas oublier est que le S.I.M est au service de l’analyse
stratégique et doit permettre d’obtenir les bonnes informations au bon
moment. En aucun cas il ne doit se transformer en une immense banque
de données redondantes et inutilisées. On représente le processus de
décision marketing de la manière suivante : (figure 1.5)
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LE PLAN MARKETING
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CHAPITRE 2
2
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LE PLAN MARKETING
Segmentation
Stratégique Marketing
Concerne les métiers ou les domaines
Concerne un métier ou un secteur
stratégiques de l’entreprise dans son
d’activité de l’entreprise.
ensemble.
Vise à diviser ces métiers en groupes Vise à diviser les clients en groupes
homogènes relevant des mêmes caractérisés par les mêmes besoins
Facteurs Clés de Succès et univers. ou comportements d’achat.
Permet d’identifier des opportunités Permet d’adapter l’offre aux clients,
de diversification, de développement de sélectionner des cibles et affiner
ou d’abandon d’activités actuelles. le mix.
A une portée à moyen et long termes. A une portée à court et moyen termes.
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Point conseil
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LE PLAN MARKETING
L’arbre de segmentation
L’exemple de l’entreprise Virgin permet de comprendre la stratégie de
segmentation dans son ensemble : l’entreprise agit sur trois domaines
d’activités stratégiques : le transport aérien, les boissons avec le Virgin
Cola et la distribution de produits culturels.
C’est le niveau de segmentation de l’entreprise en DAS.
Chaque DAS est segmenté en marché : la segmentation du DAS distri-
bution de produit culturel fait apparaître deux marchés : la distribution
d’une offre physique en magasin (on achète un produit-livre ou un
produit-disque…) et la distribution d’une offre dématérialisée, par télé-
chargement (on loue ou on achète un titre ou une sonnerie…)
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VIRGIN
MARCHÉ 1 MARCHÉ 2
Offre physique Offre dématérialisée
en magasin par téléchargement
Sous-segment Sous-segment
1 2
Logos Titres
et sonneries
67
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LE PLAN MARKETING
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➤ Le mapping « attentes-satisfaction »
Que pensent nos clients de notre offre ou de notre entreprise ? Quelles
sont leurs attentes et quelle est leur satisfaction vis-à-vis de nos services ?
Comment tirer parti de ces informations ? Et, de façon plus générale,
comment tirer parti de deux informations complémentaires que l’on
souhaite croiser ?
Le mapping ou carte à deux axes permet non seulement de visualiser
des données mais aussi de préparer les pistes d’actions de par les quatre
quadrants générés par les axes.
• Comment procéder ?
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit
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LE PLAN MARKETING
Attentes
10 Le plus important
➢ Conseil
et information 9
par les services
commerciaux Procédure de montage des dossiers de prêt
8 Modalités de versement des fonds
➢ Analyse
financière Disponibilité du correspondant Habitat
7
6
Satisfaction
0 2 4 6 8 10
5
Modalités de : ➢ Contrats
➢ Remboursement
➢ Documentation 4
Procédures de :
➢ Modification Point
3
des prêts de satisfaction
➢ Rapidité et facilité
à régler les litiges 2
administratifs
1 Le moins important
Points
à améliorer
secondairement
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ser ce qui pourrait être de moindre qualité sans incidence sur les
clients, car il y a certainement aussi un « surcoût ».
– Faible satisfaction et faible attente : ce sont les points à envisager
secondairement.
– Faible satisfaction et forte attente; ce sont les points faibles. Ce sont
les actions prioritaires. Il y a de fortes chances que l’on se retrouve en
position de faiblesse vis-à-vis des concurrents sur ces mêmes points. Il
serait intéressant, pour approfondir l’analyse, de visualiser la position
concurrentielle sur ces mêmes critères, en utilisant la visualisation
suivante.
➤ Le positionnement concurrentiel
Positionner son entreprise ou son offre face à la concurrence nécessite
de croiser des informations externes sur l’analyse des concurrents avec
nos propres informations. Cette visualisation peut être réalisée pour le
positionnement de l’entreprise vis-à-vis de ses principaux concurrents
directs, ou bien pour le positionnement de sa gamme de produit, de sa
marque ou encore d’un type de prestations particulier.
• Comment procéder ?
Tout d’abord, on doit lister les cinq à sept critères les plus importants
pour ses clients ou ses consommateurs. On représente alors une
« araignée » à cinq ou sept branches en partant du centre. Chacune de
ces branches représentera un critère que l’on notera de 0 à 10, 0 étant la
plus mauvaise note, placée au centre de l’« araignée », 10 étant la
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit
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LE PLAN MARKETING
Délais de livraison
Disponibilité Service
en stocks après vente
Innovation technologique
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après-vente et les délais de livraison, que la qualité de son offre est parmi
les meilleures. Son point fort est la qualité de service par la disponibilité
et la rapidité des délais.
Par contre, un concurrent bénéficie d’une forte image de marque liée
à son historique. Deux pistes d’actions s’imposent : consolider ses points
forts qui sont une vraie différenciation concurrentielle, communiquer
plus pour créer une image et un positionnement clairs.
Point conseil
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LE PLAN MARKETING
Cas d’entreprise
Prenons le cas de cette entreprise, présente sur quatre secteurs de ventes, avec
quatre produits principaux. Le responsable marketing souhaite analyser la
pénétration de chacun de ces produits dans les secteurs régionaux (figure 2.4).
100 % du CA
P4 : 4,5 %
P4 : 15,8 % P4 : 17,2 %
P2 : 15,8 % P3 : 14,8 %
P4 :
70,5 %
P3 : 76,3 %
P2 : 30,5 %
P1 : 68,4 %
P3 :
2,4 %
P2 :
P1 : 37,5 %
12,9 %
P2 : 9,7 %
P1
P1 : 9,5 % 14,2 % CA
3 300 K€
S1 S2 S3 S4
28,7 % 30,3 % 29,5 % 11,5 %
74
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LE PLAN MARKETING
Enjeux
Maintenir une croissance identique à celle des années précédentes
Se développer à l’international, notamment dans les pays de l’Europe de l’Est
Garantir une rentabilité globale de x %
Menaces Opportunités
Faibles barrières à l’entrée du pays Développement de la demande chez
Nouvelle réglementation sanitaire les seniors (+ 13 %)
sévère Concurrent Y est en difficulté
Arrivée du concurrent X sur le marché financière
Notre principal segment de clientèle Développement de la structure
est sur un marché en forte érosion de distribution en Pologne
(– 3 % par an) Dépôt du brevet T
Forces Faiblesses
Leadership technologique
Notoriété importante Irrégularité de la qualité produit
(80 % en spontanée) Faible rapport qualité/prix
Image de qualité Coûts en dérapage
Réseau de distribution national Détérioration de la relation
Taux de satisfaction service le meilleur distribution
(96 %)
• Comment procéder ?
– Listez et placez dans chaque rubrique les faits les plus marquants, par
ordre d’importance et d’influence sur le devenir de votre entreprise
ou de vos gammes.
– Surtout, ayez de la rigueur : les menaces et opportunités concernent
tous les faits et tendances externes à votre entreprise, c’est ce qui conti-
nuerait d’exister, même si votre entreprise n’existait pas. Les forces et
faiblesses concernent votre entreprise et ses produits ainsi que sa rela-
tion avec vos clients.
– Triez l’information et faites ressortir les faits majeurs. Si votre tableau
synthétique doit faire deux pages : il y a un problème ! Faites-le tenir
sur une page et allez à l’essentiel, faites ressortir ce qui aura vraiment
de l’impact sur vos décisions. C’est un véritable travail de synthèse et
d’acuité forte, vous devez détecter ce qui mérite d’être retenu au détri-
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LE PLAN MARKETING
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• Comment procéder ?
– Commencez après avoir réalisé le diagnostic EMOFF et en parallèle
avec le choix des segments cibles (étape 5 de la démarche de segmen-
tation), car, sinon, vous n’aurez pas tous les éléments permettant une
analyse factuelle et sans interprétation.
– Identifiez vos forces et vos compétences différenciante de la concur-
rence, à l’aide de votre diagnostic, de la visualisation « positionnement
concurrentiel », du mapping « attentes – satisfaction » et de vos résul-
tats d’enquêtes ou d’études.
– Vérifiez que ces forces et ces compétences sont des facteurs clés de
succès ou des valeurs fortes pour vos segments cibles.
– Identifiez, en une phrase courte, ces compétences; validez-en la compré-
hension et l’identification à votre entreprise ou à votre marque auprès
de votre marché cible.
– Cette étape du positionnement est une phase créative, mais dans laquelle
il vous faut beaucoup de rigueur et vous appuyer sur du factuel et du
réel. N’inventez pas un positionnement parce qu’il vous plaît et n’en
changez pas sans continuité.
• Comment l’utiliser ?
– Dans la continuité d’un plan marketing stratégique d’entreprise, vous
allez décliner votre positionnement dans votre communication insti-
tutionnelle, votre management et chaque direction fonctionnelle orien-
tera ses objectifs, ses moyens et son budget dans cette « empreinte ».
– Dans la continuité d’un plan marketing stratégique produits, ce sont
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LE PLAN MARKETING
s’est retrouvée, au milieu des années 90, avec une image de « ringard »
auprès des distributeurs. En analysant ses forces et ses faiblesses, à la
suite d’un diagnostic de situation, elle a mis en évidence son atout
vraiment différenciant pour lequel elle était reconnue : « la qualité du
haut de gamme ». Cette entreprise a ensuite engagé un effort de
communication dans la presse et auprès des distributeurs, elle a travaillé
avec de nouveaux stylistes sur des gammes renouvelées chaque année
et s’est développée sur le marché des jeunes.
Point conseil
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LE PLAN MARKETING
➤ La matrice BCG
La matrice BCG retient deux variables fondamentales (figure 2.5) :
– Le taux de croissance du segment analysé, qui indique la potentialité
du marché, ainsi que les besoins de financement nécessaire au finan-
cement de la croissance.
– La part de marché de l’entreprise, qui se calcule selon le ratio : part
de marché de l’entreprise/part de marché du concurrent principal.
Elle indique un avantage concurrentiel qui se fonde sur l’hypothèse que
le volume est source d’économie d’échelle et d’effet d’expérience.
L’objectif principal de cette matrice est d’analyser l’équilibre de son
portefeuille d’activités, en liaison avec le cycle de vie du produit ou des
besoins, elle s’analyse donc en dynamique.
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Taux
de croissance
du segment
d’activité
Vedettes Dilemmes
Élevé Désinvestir
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Faible
Désinvestir
1
Élevée Faible
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LE PLAN MARKETING
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➤ La matrice RCA
Cette matrice RCA (Rentabilité, Chiffre d’Affaires) est une alternative
à la matrice du Boston Consulting Group. Elle est plus particulière-
ment indiquée pour les PME, les secteurs B to B ou les services. Elle est
recommandée dans deux cas :
– En l’absence de données extérieures sur la croissance de son marché,
ou en l’absence de données précises sur les parts de marché respecti-
ves des concurrents, cette matrice permet de valider l’équilibre de son
portefeuille de produits avec des données internes à l’entreprise.
– En cas d’activités où le volume n’est pas un facteur clef de succès (la
création de valeur pour le consommateur tient moins au prix qu’à des
notions d’image, de service…).
Les deux axes présentent, l’un la croissance du CA des produits ou
des activités, l’autre leur rentabilité.
L’objectif de cette matrice est le même que celui de la matrice BCG.
Les recommandations qui en découlent et les trajectoires également
(figure 2.6).
Nouveaux Produits
produits en croissance
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Chiffre
d’affaires
Produits en voie Produits
de déclin à maturité
– Rentabilité +
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LE PLAN MARKETING
Point conseil
Valeur du secteur
Forte Moyenne Faible
Position
concurrentielle Maintenir
Maintenir Tirer
la position
Forte le leadership le maximum
Suivre
coûte que coûte de profits
le développement
Doubler Se retirer
Faible la mise ou progressivement Désinvestir
abandonner et sélectivement
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Point conseil
➤ La matrice ADL
La matrice ADL retient deux variables fondamentales (figure 2.8) :
– Le degré de maturité de l’activité, fondé sur le cycle de vie du produit
ou de l’activité : démarrage, croissance, maturité, déclin.
– La position concurrentielle de l’entreprise, qui mesure la force rela-
tive de l’entreprise par rapport à ses concurrents selon divers facteurs
clés de réussite, comme : état de la production, capacité d’innovation,
force commerciale, image…
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit
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LE PLAN MARKETING
Maturité de l’activité
Démarrage Croissance Maturité Déclin
Dominante Succès
Forte
Position
Favorable
concurrentielle
Défavorable
Échec
Marginale
Point conseil
Cette matrice est très intéressante pour des produits à renouvellement long
ou à fort investissement, par exemple pour du matériel de laboratoire, dont
le renouvellement est d’une dizaine d’années.
C’est une matrice à utiliser en prospective par rapport à un concurrent et
non seulement par rapport à un marché.
Elle permet également de se situer par rapport à ses principaux concurrents
tout au long du cycle de vie produit, d’évaluer la trajectoire et de l’anticiper.
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LE PLAN MARKETING
Point conseil
Attention, il ne peut exister qu’une seule entreprise dominante par les coûts.
Une bataille de domination par les coûts peut avoir des conséquences catas-
trophiques pour la rentabilité générale d’un secteur.
➤ La stratégie de différenciation
➤ La stratégie de concentration
L’entreprise sélectionne une cible étroite et taille sur mesure son offre
pour la servir à l’exclusion de toutes les autres cibles. Elle cherche à être
le leader de ce segment spécifique.
Cette stratégie a deux variantes selon que l’avantage de l’entreprise se
fonde sur les coûts ou sur une différenciation. Le choix entre ces deux
variantes dépendra des attentes de la cible visée par l’entreprise.
Point conseil
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LE PLAN MARKETING
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LE PLAN MARKETING
➤ Stratégies du challenger
Point conseil
➤ Stratégies du suiveur
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➤ Stratégies du spécialiste
Cette stratégie rejoint la stratégie de concentration définie par Porter.
Le spécialiste se concentre sur un créneau étroit et y acquiert la place de
choix.
La sélection du créneau peut se faire selon le type de client, une carac-
téristique technique, une qualité distinctive…
Ce créneau doit être rentable et durable et donc, dans l’idéal, il doit :
– Présenter un potentiel de profit suffisant.
– Détenir un potentiel de croissance attractif.
– Avoir peu d’intérêt pour la concurrence.
– Posséder une barrière à l’entrée.
– Correspondre à une valeur distincte de celles de la concurrence.
La stratégie de globalisation
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LE PLAN MARKETING
Point conseil
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DEUXIÈME PARTIE
Le plan marketing
opérationnel
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LE PLAN MARKETING
100
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CHAPITRE 3
3
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LE PLAN MARKETING
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LE PLAN MARKETING
Cas d’entreprise1
Voici les indicateurs de planification adoptés, à 1 an, pour une petite voiture
d’une grande marque sur le marché français.
– Ventes : 150 000 unités
– Part de marché : 7,5 %
– Part de segment : 25 %
– Part du segment dans le marché : 30 %
– Marge unitaire nette : 382 euros
– Prix relatif : 1,04
– Différenciation produit (comparatif concurrence) :
– habitabilité : 1,02
– économie de consommation : 0,98
– qualités routières : 1,04
– Profil clientèle : – femmes : 38 %; moins de 35 ans : 28 %
– utilisation principalement urbaine : 58 %
– moins de 15 000 km/an : 67 %
– Points forts : – esthétique : 8,5/10
– fonctionnalité : 7,5/10
– fiabilité : 7/10
– Image : – modernisme : 67 %
– jeunesse : 55 %
– féminité : 79 %
– Notoriété spontanée : 89 %
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LE PLAN MARKETING
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LE PLAN MARKETING
Objectifs quantitatifs
Stratégies Objectifs stratégiques
généraux
Exploiter le potentiel Augmenter les volumes
Stratégie
commercial des activités de 5 % au cours du prochain
de pénétration
existantes exercice
Augmenter les volumes
Stratégie de Créer un ou plusieurs de 5 %, en favorisant l’accès
développement marchés nouveaux pour au produit à plus de
de marché des produits existants consommateurs grâce à une
re-segmentation des marchés
10 % des volumes
du prochain exercice
Stratégie de Créer des nouveaux marchés
proviendront de produits
diversification avec des produits innovants
qui n’existaient pas l’année
dernière
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Objectif
Exploiter le potentiel commercial des activités existantes
stratégique
Objectif général
Augmenter les volumes de 5 % au cours du prochain exercice
du plan
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LE PLAN MARKETING
Point conseil
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LE PLAN MARKETING
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LE PLAN MARKETING
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PDM Volume
Gagner 10 points
de PDM Volume
sur le prochain exercice
% pénétration
DN/DV
Faire passer
Gagner 5 points
notre taux de pénétration
de DN/DV
de 40 à 50 %
115
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LE PLAN MARKETING
Indice
de PdM
= 0,076
Achat (0,65)
Indisponibilité (0,43)
Intention d’Achat (0,63)
Rejet (0,54)
Connaissance (0,71)
Ignorance (0,29)
116
2426 001-334.fm Page 117 Jeudi, 3. janvier 2008 1:40 13
Les liens entre ces différents indicateurs ont été mis en évidence
par des études du PIMS (Profit Impact of Marketing Strategy) et révè-
lent que :
– Le niveau de profit dépend de la part de marché, or celle-ci est direc-
tement liée au niveau de qualité perçue qui conditionne l’achat puis
la satisfaction.
– La satisfaction engendre le réachat, donc la fidélité qui elle-même
maximise le profit.
Dans notre contexte de rédaction d’un plan marketing, l’indicateur
le plus pertinent compte tenu des décisions qui devront être prises reste
la part de marché : c’est un indicateur synthétique qui est construit à
partir d’hypothèses de connaissance, d’intention d’achat, d’essai et de
réachat. Rendue conceptuelle et complexe du fait de la multiplicité des
déterminants qui la composent, la part de marché nécessite que l’on
s’interroge avant toute chose sur la définition du marché de référence,
c’est-à-dire le groupe de marques ou de produits auxquels l’entreprise
est confrontée sur le plan concurrentiel.
Exemple1
Procter & Gamble a changé sa manière de considérer le marché du lavage
en redéfinissant le secteur et en prenant une plus large perspective. P & G
commercialise des détergents utilisés par un foyer sur deux aux États-Unis.
Cependant, non contente de laver les vêtements dans des machines à laver,
la Société a aussi décidé de s’attaquer au nettoyage des manteaux, des rideaux,
et de l’ameublement. En 1998, P & G a lancé « Febreze », un « produit rafraî-
chissant pour textiles », et a testé un kit de nettoyage à sec pour la maison.
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit
117
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LE PLAN MARKETING
➤ La part de marché
À l’entreprise ensuite de choisir l’indicateur de part de marché qui
convient le mieux à sa situation1 :
– Part de marché en volume : part de marché calculée par rapport aux
ventes totales en volume du marché de référence.
– Part de marché en valeur : se calcule sur la base du CA.
– Part du marché desservi : ne se détermine pas par rapport aux ventes de
l’ensemble du marché mais par rapport aux ventes du ou des segments
de marché auxquels l’entreprise s’adresse dans le marché de référence.
Cet indicateur est propre à chaque entreprise.
– Part de marché relative : compare les ventes de l’entreprise à celle des
concurrents (ventes de l’entreprise non comprises). Si l’entreprise
étudiée détient 30 % du marché, ses trois concurrents principaux
respectivement 20 %, 15 % et 10 % et le groupe des autres 25 %, la
part de marché relative de cette entreprise sera donc de 43 %
(30 %/70 %). Si la part de marché relative se définit par rapport aux
trois concurrents principaux, la part de marché relative sera de 67 %
(30 %/45 %). En général, on considère qu’une part de marché rela-
tive supérieure à 33 % est forte.
– Part de marché relative au leader : se calcule par rapport à l’entre-
prise la plus importante. La part de marché du concurrent principal
est obtenue en divisant sa part de marché absolue par celle de son
suivant immédiat (1,5 dans l’exemple 30 %/20 %); la part de
marché des suivants est obtenue en divisant leur part absolue par celle
du concurrent principal (0,67; 0,50 et 0,33 respectivement dans
l’exemple). Cet indicateur constitue l’abscisse pour l’élaboration de la
matrice BCG.
118
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119
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LE PLAN MARKETING
Point conseil
120
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☞
Mais ce n’est qu’après analyse que l’on constate que telle ou telle variable est
plus efficace qu’une autre. Voici cependant les variables les plus utilisées :
• le prix;
• la DN de la marque;
• la communication promotionnelle avec recherche de fidélisation;
• les données merchandising telles que la surface – ou longueur – d’exposition
de la catégorie de produit en linéaire.
– réachat.
En conséquence, les déterminants de la part de marché vont jouer
un rôle différent selon l’étape du processus de diffusion dans laquelle
se situe le produit. Il est intéressant de noter l’importance de la préfé-
rence dans le choix d’une marque, tant au niveau de l’essai que du
réachat. Cette préférence ne peut s’exprimer que s’il y a un choix à
opérer entre plusieurs marques. Or, cette phase importante dans le
comportement qu’est l’évaluation des alternatives tend à être simpli-
fiée par le recours à des comparateurs – sur Internet entre autres –
qui ont tendance à homogénéiser la perception dans la notion de
« valeur perçue ». Dans la figure 3.4, les deux premières étapes ont
été regroupées.
121
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LE PLAN MARKETING
Publicité Connaissance
Bénéfices consommateur et Intention d’achat
Disposition en linéaire
Longueur d’exposition en linéaire Part de Marché
Facteurs d’ambiance
Facteurs situationnels Essai
Packaging
Promotion
Positionnement
Fidélité à la marque
Fréquence d’achat Réachat
Disponibilité
La connaissance du produit
La connaissance du produit est très sensible à l’influence de l’action publi-
citaire pour son effet de type pull. Il est très rare en effet qu’un consom-
mateur adopte une attitude favorable d’emblée à l’égard d’une marque
dont il n’a jamais entendu parler. De même, la manière dont le position-
nement du produit est traduit, et surtout le lien entre l’avantage concur-
rentiel et les bénéfices consommateurs sont cruciaux en phase d’essai.
L’intention d’achat
Elle est liée à l’attitude vis-à-vis du produit. Elle précède le comportement
et se caractérise par une prédisposition favorable vis-à-vis de la marque
compte tenu de la perception qu’aura le consommateur des variables du
mix-marketing et de leur environnement de vente.
La disponibilité
Elle est le lien entre les préférences et la part de marché : en effet, il ne
suffit pas qu’un produit soit connu pour être acheté, encore faut-il qu’il
soit disponible – présent dans les surfaces de vente – donc référencé par
122
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123
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LE PLAN MARKETING
124
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Cas d’entreprise1
Castorama, société spécialisée dans la distribution des articles de bricolage
et de jardin, évalue la zone de chalandise d’un nouveau magasin de la façon
suivante : on commence par faire la liste des communes situées à moins de
5 minutes en voiture (zone 1), entre 5 et 10 minutes (zone 2) et entre 10 et
20 minutes (zone 3). On recense ensuite, d’après les statistiques officielles,
le nombre d’habitants et le nombre de foyers correspondants. Les dépenses
moyennes annuelles de bricolage pour chaque zone sont ensuite estimées à
125
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LE PLAN MARKETING
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127
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LE PLAN MARKETING
Parmi les évolutions reconnues pour avoir une influence sur la part
de marché, en voici quelques-unes identifiées par le PIMS :
• Facteurs de marché et d’environnement
Variables de marché
– Croissance du marché.
– Variabilité de la demande.
Variables consommateur
– Source de la croissance du marché : nouveaux usages, clients…
– Nature de la demande : concentration sur un petit nombre ou non.
– Sensibilité du consommateur aux efforts marketing :
• facilité de transfert de la marque;
• importance du produit pour le consommateur;
• intensité promotionnelle de la classe de produit.
– Structure des canaux de distribution :
• nombre de canaux disponibles;
• changement dans le nombre de canaux.
Turbulence de l’environnement
– Changement technologique :
• processus de produits et/ou recherche et développement de produits;
• temps de développement de nouveaux produits.
– Changement économique.
– Changement politique.
128
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ces derniers étant pour la plupart saturés. Le choix des sources de volume
est complémentaire au choix des cibles et du positionnement et consiste
à se demander quel produit existant va être remplacé par celui que nous
allons lancer. Il s’agit d’identifier la nature et l’objet des arbitrages qui
vont être opérés par les consommateurs. Cette démarche nécessite de
connaître précisément les comportements d’achat des acheteurs de la
catégorie de produits à laquelle notre marque appartient. L’identification
des sources de volume et leur prise en compte dans la fixation des prévi-
sions sont une étape incontournable dans la planification d’un marke-
ting orienté client.
On distingue trois sources de volume possibles avec pour chacune
d’entre elles une stratégie correspondante :
129
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LE PLAN MARKETING
– Pour les autres, il s’agit d’augmenter les achats de la marque par rapport
à ceux de son concurrent direct – augmentation de la part relative –
à l’occasion par exemple d’une absence du produit concurrent en
magasin (rupture). Les stratégies de transfert peuvent cependant être
délibérément orchestrées au travers d’actions de marketing relation-
nel très efficaces.
130
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du dispositif marketing sur lequel ils pourront compter pour évaluer les
ventes futures. Une fois les estimations recueillies pour chaque vendeur,
une estimation globale est faite en additionnant l’ensemble des prévisions,
corrigées d’une marge d’erreur constatée sur les prévisions passées.
Cette méthode est particulièrement intéressante pour obtenir des prévi-
sions fines : par zone, par région, par type de client…
131
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LE PLAN MARKETING
132
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit
Tableau 3.7 – Synthèse des avantages et inconvénients des méthodes de prévision des ventes
Méthode de prévision
Avantages Inconvénients
des ventes
1. Les estimations de prévision viennent 1. L’échantillon d’acheteurs potentiels doit être
directement des acheteurs restreint et bien défini
2. L’information sur l’usage futur du produit 2. Dépend de la pertinence des estimations
peut être très détaillée 3. Coûteux, long et laborieux
3. Méthode en profondeur qui facilite 4. Inadapté pour les biens de consommation
Intentions la planification marketing courante
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d’acheteurs 4. Utile pour la prévision de lancement 5. Les achats importants sont soumis aux aléas de
de nouveaux produits la conjoncture
5. Intéressant pour les biens d’équipement dont 6. Plus fiable quand il s’agit d’une catégorie de
133
l’achat est planifié produits que d’une marque en particulier
6. En général les intentions d’achats importantes
sont suivies d’effet
1. Implique la force de vente qui sera rendue 1. Comporte un biais lié à l’intérêt du vendeur à
LE PLAN MARKETING OPÉRATIONNEL
Méthode de prévision
Avantages Inconvénients
des ventes
1. Facile à faire, très rapide 1. Les prévisions sont agrégées
Opinion 2. Ne nécessite pas de statistiques élaborées 2. Dilue la responsabilité des décisions
des dirigeants 3. Sollicite la « sagesse collective » des dirigeants de prévisions
4. Utile pour les produits nouveaux ou innovants 3. Met en œuvre une dynamique de groupe
1. Minimise les effets de dynamique de groupe 1. Peut être coûteux et long
et de querelle d’experts 2. Au maximum 20
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2. Au minimum 5 experts
3. L’objet de la prévision doit être très structuré
afin de tirer le meilleur parti des connaissances
134
de l’expert
Méthode Delphi
4. Le problème doit être formulé par écrit
5. Les conditions d’objectivité maximale doivent
LE PLAN MARKETING
être maintenues
6. Chaque expert doit proposer sa propre prévision
7. Permet d’évaluer différents scénarii en fonction
des hypothèses à tester
1. Fournit la mesure réelle des réactions 1. Alerte les concurrents sur ce que fait l’entreprise
des consommateurs 2. Favorise les réactions concurrentes
2. Permet de valider l’efficacité du plan marketing 3. Coûteux et long à mettre en œuvre
Marché test
3. Utile pour les produits nouveaux et innovants 4. Demande souvent un délai supplémentaire
pour évaluer le niveau de demande initiale
et de réachat
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit
Méthode de prévision
Avantages Inconvénients
des ventes
1. Utilise des données historiques 1. Utile pour les produits nouveaux
Analyse 2. Méthode objective et peu coûteuse ou innovants
des historiques 3. De bonnes compétences techniques 2. Les facteurs de tendances, de cycles,
et de jugement sont nécessaires de saisonnalité ou de phase de cycle
de ventes
de vie doivent être clairement identifiés
et intégrés
1. Importance intéressante de l’intuition 1. Les facteurs d’influence des ventes doivent
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135
de la demande les résultats 2. De bonnes compétences techniques
4. Peut révéler des facteurs d’influence cachés et de jugement sont nécessaires
5. Méthode objective 3. Méthode parfois délaissée par les responsables
car trop sophistiquée
LE PLAN MARKETING OPÉRATIONNEL
2426 001-334.fm Page 136 Jeudi, 3. janvier 2008 1:40 13
LE PLAN MARKETING
La détermination du budget
Pour établir un budget marketing, le responsable a le choix entre trois
méthodes (tableau 3.8) :
– En pourcentage du CA : par exemple, le budget consacré à la recher-
che et développement.
– Par tâche : par exemple, le budget nécessaire aux études marketing,
aux actions de marketing opérationnel, aux actions de promotion
interne.
– En fonction des pratiques concurrentielles : par exemple, le budget
publicitaire pour les produits grand public.
Les trois approches méritent d’être combinées entre elles, les résultats
pouvant ainsi être croisés et relativisés et donnent lieu à un tableau
budgétaire (tableau 3.9).
136
2426 001-334.fm Page 137 Jeudi, 3. janvier 2008 1:40 13
En pourcentage En fonction
Par tâche
du CA de la concurrence
Connaître les pratiques Le budget est calculé Évaluation du CA
du marché pour fournir et des budgets
Appliquer des ressources des principaux
Principe
137
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LE PLAN MARKETING
Budget
des dépenses 2000 2001 2002 2003 2004
marketing
Publicité 150 000 € 250 000 € 225 000 € 200 000 € 200 000 €
Catalogues 25 000 € 28 000 € 31 000 € 34 000 € 37 000 €
Sites Internet 113 300 € 125 000 € 138 000 € 152 000 € 167 000 €
Promotions 16 000 € 18 000 € 20 000 € 22 000 € 24 000 €
Salons 20 200 € 22 000 € 24 000 € 26 000 € 29 000 €
Documentation 7 000 € 8 000 € 9 000 € 10 000 € 11 000 €
Relations
1 000 € 1 000 € 1 000 € 1 000 € 1 000 €
Publiques
Séminaires 31 000 € 34 000 € 37 000 € 41 000 € 45 000 €
Service 10 250 € 11 000 € 12 000 € 13 000 € 14 000 €
Formation 60 000 € 66 000 € 73 000 € 80 000 € 88 000 €
Autres 12 000 € 15 000 € 20 000 € 25 000 € 30 000 €
------------ ------------ ------------ ------------ ------------
Total des
445 750 € 578 000 € 590 000 € 604 000 € 646 000 €
dépenses
En pourcentage
des ventes
Marge
Marge/ventes
138
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CHAPITRE 4
4
Recommander
le mix-marketing
A
PRÈS AVOIR DÉFINI les grands axes de la stratégie marketing en
termes de segmentation, de ciblage, de positionnement et de sources
de volumes, il convient pour le responsable marketing de définir la
manière dont ces décisions vont être mises en œuvre. Le plan marketing
opérationnel, toute stratégie marketing aussi brillante soit-elle, n’aura
d’efficacité que par sa mise en œuvre.
Avec la stratégie, les questions que l’on se pose sont « Pourquoi ? »,
« Quoi ? », « Combien ? », avec le mix-marketing elles deviennent « Où ? »,
« Quand ? » et « Comment ? ».
139
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LE PLAN MARKETING
☞
; La coordination avec les Ventes est-elle bonne ?
; L’organisation du service marketing permet-elle une bonne affectation
des ressources ?
; Le budget permet-il l’application de l’ensemble des actions du plan ?
; Le processus de suivi et de mesure des résultats permet-il une évaluation
efficace des actions ?
La définition de l’offre
Relier stratégies, objectifs et actions marketing
Dans le précédent chapitre, nous avons démontré comment s’articulait
la stratégie avec les différents niveaux d’objectifs. S’il est relativement
facile de définir des objectifs à partir de décisions stratégiques d’orien-
tation marketing, la difficulté survient quand il s’agit de choisir les
moyens pour les atteindre.
À ce propos, il est important de souligner à quel point la logique et
un certain sens de la rigueur sont indispensables pour maintenir une
bonne cohérence de l’ensemble du plan (voir en annexe 4 une structure
de plan marketing).
Voici une méthode qui par sa rigueur, confère au plan solidité et force
de conviction.
Le principe en est simple : il consiste à partir des objectifs spécifiques
autrement appelés « stratégies du mix » et d’y associer des actions à entre-
prendre. C’est en respectant scrupuleusement la hiérarchie des diffé-
rents niveaux du Plan que le responsable marketing évitera de mettre en
place des programmes qui ne permettent pas d’atteindre les objectifs
marketing et ira dans le sens de la Stratégie Générale de l’Entreprise.
Reprenons l’exemple que nous avons déjà utilisé pour illustrer le chemin
stratégique (tableau 4.1).
Voici quatre stratégies de mix (liées aux objectifs spécifiques du plan
marketing opérationnel) qui correspondent à une décision stratégique
de pénétration.
– Objectif spécifique 1 : Action correspondante : référencer nos produits
dans la chaîne Superstore => Mix distribution.
140
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141
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LE PLAN MARKETING
1. M. Porter, 2003.
142
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; Quels produits trouve-t-on sur le marché, à quel prix et pour quels segments
de clientèle ?
; Comment le CA, les volumes – et le profit – de ces produits ont-ils évolué
au cours des dernières années ?
; Depuis combien de temps ces produits existent-ils ? Comment se situent
les produits les plus récents ?
; Quelle est la part de marché de chaque produit ou ligne ?
; Quelle est la contribution de chaque produit aux ventes de l’ensemble ?
Certains produits dépendent-ils d’autres ?
; Quelle est la contribution de chaque produit à la performance de l’entre-
prise et à sa stratégie ?
; Quels produits représentent la plus grande partie des ventes et du profit ?
; Les ventes varient-elles en fonction de la zone géographique ?
; Les ventes varient-elles en fonction du circuit de distribution ?
; Quelles sont les forces et les faiblesses des offres actuelles ?
; De quelle manière le produit contribue-t-il aux objectifs et à l’orienta-
tion stratégique de l’entreprise ?
; Dans chaque segment, quelles opportunités de création de valeur sont
disponibles au travers de la modification de produits existants ou de la
création de nouveaux produits ?
; Quelles forces et savoir-faire de base s’appliquent à la stratégie produit ?
; Quelles faiblesses et menaces constituent des risques pour la stratégie
produit ? Comment peuvent-ils être surmontés ou minimisés ?
; Comment les attributs et bénéfices, la qualité, l’emballage, les services et la
marque de votre produit génèrent-ils de la valeur pour le consommateur ?
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit
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LE PLAN MARKETING
L’accès au marché
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rence et valeur – c’est cette dernière que nous développerons dans une
perspective orientée client avec comme principal outil l’analyse conjointe.
La raison de ce choix s’explique par le contexte quasi généralisé de guerre
des prix dans lequel se sont enfermés la quasi-totalité des secteurs. Les
méthodes de compréhension et de mesure de la valeur étant en voie de
généralisation, elles constituent aujourd’hui un axe de développement
majeur des stratégies de prix.
Les postulats de base de l’analyse conjointe sont les suivants :
– L’acheteur perçoit un produit ou un service comme un ensemble
d’attributs générateurs d’avantages recherchés par lui : c’est le concept
de panier d’attributs.
– Lorsqu’il évalue un produit, il associe mentalement des valeurs subjec-
tives à chacun des attributs; ces valeurs appelées utilités partielles, sont
l’expression de son système de valeurs.
– Pour déterminer la valeur d’utilité totale d’un produit, l’acheteur
fait mentalement la somme des utilités partielles associées à chaque
attribut.
Le modèle sous-jacent est un modèle compensatoire ce qui signifie
que l’acheteur compense de faibles scores sur un attribut par de bons
scores sur d’autres attributs.
La méthode s’appuie sur le principe du compromis qui détermine
quel sacrifice l’acheteur est prêt à consentir sur un attribut – le prix en
faisant partie – pour bénéficier d’une satisfaction sur un autre attribut.
Ainsi, le choix d’une politique de prix bas comme facteur clé de succès
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit
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LE PLAN MARKETING
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☞
; Sera-t-il facile de se faire référencer par les distributeurs du circuit envisagé ?
; Quels sont leurs critères de référencement ? Y aura-t-il un coût ? Lequel ?
Le choix de la logistique
; Quelles fonctions logistiques doivent être mises en œuvre et par qui ?
; Qui transportera et stockera les matières premières, les pièces détachées
et les produits finis – et comment et quand ?
; Comment seront gérés les niveaux d’inventaire et par qui ?
; Qui va recueillir, analyser et échanger les informations relatives aux
commandes, à la facturation et au règlement – et comment et quand – ?
; En quoi les objectifs associés à la production et à la vente affectent-ils
l’organisation logistique ?
; En quoi la logistique est-elle affectée par les préférences et les attentes des
consommateurs, le choix des circuits, l’organisation de l’entreprise et la
politique de prix ?
; L’entreprise pourra-t-elle gérer elle-même sa logistique ou devra-t-elle la
sous-traiter ?
147
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LE PLAN MARKETING
148
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☞
Validez l’impact
de la mise en place en magasin sur le taux d’essai
; Les objectifs merchandising s’intègrent-ils aux objectifs des ventes (les
vendeurs sont-ils intéressés à la mise en place) ?
; Le matériel promotionnel est-il suffisant ?
; Est-il facile à installer ?
; Le personnel des points de vente est-il intéressé à la mise en place du maté-
riel promotionnel ?
; Le programme promotionnel a-t-il été présenté aux bonnes personnes au
bon moment ?
; La force de vente a-t-elle présenté correctement le programme aux magasins,
si oui, le matériel promotionnel est-il approprié pour la surface de
vente ?
utilisations du produit;
– augmenter les quantités consommées par les acheteurs actuels;
– allonger la saison de consommation;
– rajeunir une marque vieillissante et recruter de jeunes consommateurs;
– faciliter le référencement d’un produit par la distribution;
– etc.
Ces actions pour être mesurables doivent être reformulées en objec-
tifs quantifiables et s’inscrire dans des délais qui sont en général ceux du
plan marketing opérationnel.
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LE PLAN MARKETING
Stade cognitif
Créer et développer la notoriété marque et produit Faire savoir
Créer et renforcer les associations
Stade affectif
Susciter l’émotion
Faire aimer
Favoriser la préférence pour la marque
Générer la satisfaction
Stade conatif
Intention d’achat Faire agir
Achat
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LE PLAN MARKETING
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– le taux de nourriture;
– le nombre de visites au point de vente;
– le nombre d’essayeurs;
– le nombre de demandes d’information.
Le tableau 4.3 offre quelques techniques de promotion destinées à
remplir les objectifs marketing en fonction du cycle de vente.
Après
Faire consommer plus et plus cumulative
la vente
souvent Coupon à-valoir
Faire ouvrir l’emballage
153
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LE PLAN MARKETING
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LE PLAN MARKETING
– un rappel des objectifs qui ont nécessité les moyens mis en œuvre;
– la notion de budget.
Voici un exemple pour un produit à réactualiser (tableau 4.9).
Produit
Nouveau Relancer 200 K€, Obtenir une Panels
packaging le produit dont : 95 K€ part de marché distributeurs
Création en lui insufflant en packaging de + 20 % Panels
d’une gamme un nouveau et 105 K€ en 3 ans consommateurs
dynamisme en extension Gagner une Enquêtes
Proposer une de gamme nouvelle cible de
gamme consommateurs
complète pour Rajeunir l’image
faire face à la de la marque
concurrence
Politique prix
Maintenir le Garantir 4 K€ Maintien Tableaux
prix actuel la marge de la marge de bords de suivi
2 offres Pulser actuelle de la marge
promotionnelle les ventes aux sur ce produit Panels
s dans l’année moments clés
de l’année
Distribution
Campagne Agencer 200 95 K€, dont : Augmenter Analyse Nielsen
merchandising nouveaux 25 K€ la visibilité Retour
sur 200 points de vente en PLV de la gamme de la part
nouveaux en fonction : 60 K€ de produits des distributeurs
points de vente Du potentiel en service Augmenter
des secteurs et 10 K€ la visibilité
De notre part autres des nouveautés
de marché dans Augmenter
ces secteurs notre part
Du nombre de marché
d’unités déjà volume à 35 %
vendues dans à fin 2004
ces points de
vente
156
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Communi-
cation
Insertion pub + Élargir la cible 100 K€, Gain Enquête
échantillon en actuelle dont : 60 K€ de notoriété notoriété
presse GP Essai immédiat en insertion Gain de volume Panels
Plan média et échantillon consommateurs
de 4 mois pour et 40 K€
le lancement en communi-
de la gamme cation média
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit
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CHAPITRE 5
5
P
OUR RÉALISER AU MIEUX vos tableaux de bord de suivi et de contrôle,
il est important que vous puissiez les relier aux objectifs à atteindre,
aux priorités stratégiques pour l’entreprise, les gammes de produits
ou les marques. Il est également nécessaire d’identifier les indicateurs de
mesure liés à chaque objectif.
Pour cela, repérez-vous à l’aide de la check-list 5.1.
159
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LE PLAN MARKETING
☞
; Disposez-vous d’un Système d’Information Marketing permettant une
évaluation au minimum hebdomadaire de votre activité ?
; Les circuits de diffusion de l’information permettent-ils aux personnes
concernées d’être rapidement informées ?
; Quels indicateurs de mesure vous aideront à évaluer la capacité des
actions du mix-marketing à atteindre leurs objectifs ?
; Quels indicateurs de mesure vous aideront à évaluer la prédisposition
des consommateurs à acheter ?
; Quels indicateurs de mesure vous aideront à évaluer comment les actions
marketing influencent le consommateur en terme d’essai, de satisfaction
et de réachat ?
; Quels indicateurs de mesure vous aideront à mesurer l’évolution des
ventes dans les différents circuits ?
; Quels indicateurs de mesure supplémentaires sont utiles pour identifier
dans les activités et les perspectives de l’entreprise des éléments de progrès
importants ?
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LE PLAN MARKETING
Qu’attendent Perspective
de nous nos clients ? financière
162
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1. On consultera notamment l’ouvrage suivant, très complet sur le sujet : Carla Mendoza, Marie-Hélène
Delmond, Françoise Giraud, Hélène Löning, Tableaux de bord et balanced scorecards, Guide de gestion RF,
Groupe Revue Fiduciaire, 2002.
163
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LE PLAN MARKETING
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CLIENTS CATALOGUE
140 35
CLUBS ASSOCIATIONS
120 30
Objectif
100 25
80 20
60 15
40 Répondants 10
20 5
- -
14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26
2,500 1,400
CLUBS ASSOCIATIONS
1,200
2,000
Objectif
1,000
1,500 0,800
1,000 0,600
Réel 0,400
0,500
0,200
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit
- -
14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26
2 000 600
SUBSTITUT JUS
1 800 Objectifs
1 600 Qv 500
1 400
400
1 200 Total Qv
1 000 300
800 Qv clubs
600 200
400
100
200 Qv asso
- -
14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26
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LE PLAN MARKETING
ACTION COMMERCIALE-MARKETING
200 160
CLUBS ASSOCIATIONS
180 140
160 Envois
Mailings 120
140
120 100
100 Appels 80
80 Phoning
60
60
40
40
Actions PLV
20 20
- -
14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26
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LE PLAN MARKETING
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LE PLAN MARKETING
– Augmenter le profit :
• Mesurer la marge nette ou brute par produit, par gamme, par circuit,
par produit en promotion, par segment ou par client par semaine,
par mois, par trimestre ou par an.
– Atteindre le point mort :
• Mesurer le nombre de semaines ou de mois nécessaires pour que le
profit atteigne et commence à dépasser les coûts.
170
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• National.
• Régional.
• Secteur de vente.
• Département.
• Zone Nielsen ou IRI.
– Définir le découpage :
• Par segment.
• Par circuit de distribution.
• Par taille de surface de point de vente.
• …
171
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LE PLAN MARKETING
➤ Le chiffre d’affaires
L’analyse du chiffre d’affaires permet de calculer les bénéfices et de savoir
quelle part des ventes est liée aux activités marketing. Les niveaux d’analyse
sont plus ou moins les mêmes que pour la part de marché.
– Définir la fréquence :
• Hebdomadaire (parfois disponible).
• Mensuelle.
• Trimestrielle.
• Annuelle.
– Définir le thème :
• Par marque.
• Par référence.
• Par gamme.
• National.
• Régional.
• Secteur de vente.
• Département.
• Zone Nielsen ou IRI.
– Définir le découpage :
• Par segment.
• Par circuit de distribution.
• Par taille de surface de point de vente.
• Par commercial.
• Par client.
• Par typologie de client.
• …
➤ L’efficacité publicitaire
Les indicateurs de mesure de l’efficacité publicitaire concernent essen-
tiellement l’image, la notoriété et la pression : ils n’ont de valeur que
relative.
• Nombre de GRP.
• Coût du GRP.
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• Notoriété spontanée.
• Notoriété assistée.
• Score d’impact.
• Score de mémorisation.
• Score d’attribution.
• Score d’agrément.
• …
Point conseil
Enfin, n’oubliez pas que les indicateurs et les tableaux de bord de suivi
doivent être en corrélation avec :
• vos objectifs marketing, qu’ils soient généraux ou spécifiques;
• les actions mises en œuvre.
Voici quelques conseils de bon sens qui vous permettront d’avoir un plan
marketing cohérent jusqu’à la mise en place des tableaux de bord :
• Ne vous contentez pas d’évaluer vos résultats annuels agrégés. Autant que
faire se peut, mesurez la réussite des actions séparément (campagne de
publicité, vague promotionnelle…).
• Avant d’entreprendre une action, mettez en place un dispositif d’évaluation
accepté par tous.
• Utilisez vos bilans d’évaluation pour nourrir le diagnostic du plan de
l’année prochaine.
• Rappelez-vous qu’un tableau de bord de suivi remplit deux missions :
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit
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TR O I S I È M E PARTIE
Le plan marketing
client
175
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LE PLAN MARKETING
OBJECTIFS A 1 AN OBJECTIFS À 1 AN
PLAN D’ACTIONS SUR LE MIX- PROGRAMMES DE CONQUÊTE
MARKETING ET FIDÉLISATION
SUIVI ET CONTRÔLE SUIVI ET CONTRÔLE
– Parts de marché
– Volume des ventes –Taux de nourriture
– Distribution Numérique / – Scoring
Distribution Valeur implantation / – Taux de fidélisation
part de marché par canal – Taux de churn
– Rentabilité par produit et par – Life Time Value / marge
famille de produits
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CHAPITRE 6
6
177
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LE PLAN MARKETING
La segmentation client
Il est important de préciser à ce stade que cette partie ne concerne pas
les prospects, c’est-à-dire les individus de la cible non convertis à la
marque par les leviers du mix-marketing, et en particulier la communication.
Petits clients
80 %
Dynamique
L’homme
d’affaires VIP
La segmentation comportementale :
Le novateur - peut être vue comme une
L’opportuniste rusé segmentation multi-critères
L’affectif permettant des analyses
sympathique Éthique minutieuse du comportement
- ces critères peuvent être :
Coût
- la situation d’achat
- les avantages dans le produit
L’éthique - le statut d’utilisateur
tranquille - le statut de fidélité
Le besogneux - le niveau d’utilisation
tatillon
Suiveur
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179
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LE PLAN MARKETING
180
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A 6 3 1
IPR : Indice
de probabilité B 8 4 2
d’atteindre la cible
C 9 7 5
C B A
• Comment l’utiliser ?
Une première étape est de définir le segment sur lequel vous allez utili-
ser cette matrice. Car on ne choisit pas les mêmes critères d’accessibilité
selon les segments et les potentiels ne sont pas toujours comparables.
La deuxième étape consiste à identifier le critère qui définit le mieux
dans le segment choisi l’accessibilité d’un client et quel critère on prend
en compte pour évaluer le potentiel d’un client. Bien entendu, on peut
retenir deux ou trois critères et faire une moyenne. Dans le cas d’une
entreprise industrielle en B to B, prenons par exemple pour l’accessibilité :
Fidélité du client + proximité géographique; et pour le potentiel :
Potentiel du CA + Croissance du secteur d’activité.
181
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LE PLAN MARKETING
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Est-ce un critère qui peut être pallié par une organisation spécifique
(proximité géographique, complexité des processus…) ? Dans ce cas,
mesurez l’aspect rentabilité de la mise en œuvre de cette organisation
au regard de l’espérance de gains et mettez en place des indicateurs de
résultats. Autre cas : est-ce un critère qui ne peut être ni modifié ni
compensé (coûts logistiques, nombre de concurrents…) ? Dans une
logique de résultats pour l’entreprise, il vous faut mesurer également
l’aspect rentabilité des clients qui entrent dans ce cas. Dans une logi-
que de positionnement de l’entreprise, il vous faut choisir ou non ces
cibles.
– Concernant la priorité 6, l’accessibilité est forte, mais le potentiel est
au contraire faible. Le bon sens est de recueillir le fruit de ses actions,
continuer à fournir une prestation et des produits de qualité, éviter
les relances et les canaux de vente coûteux.
Les priorités 7, 8, et 9 sont à traiter secondairement, voire à abandon-
ner. Il vaut mieux vous concentrer sur les autres clients.
Cette matrice a comme avantage de mettre en évidence le Potentiel
du client conjointement avec la facilité (ou non) d’atteindre le client
commercialement (Accessibilité). Elle permet donc, dans un plan
marketing orienté client de ne pas se focaliser sur une seule donnée qui
serait le potentiel. Par contre, elle ne tient pas compte, de manière expli-
cite de la rentabilité du client, celle-ci est induite dans l’accessibilité.
183
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LE PLAN MARKETING
– Les autres clients difficiles : un type de client dont la relation n’est pas
aisée et qui offre peu d’intérêt stratégique pour l’entreprise. Pour ce type
de client, on serait tenté de ne pas les retenir, mais avec une analyse un peu
plus poussée, nous pouvons nuancer notre stratégie selon plusieurs cas.
Difficulté
de la relation
Importance
Élevée Faible stratégique
du client
• Comment l’utiliser ?
La première étape consiste dans le choix des critères d’importance du
client et de difficulté de la relation :
184
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185
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LE PLAN MARKETING
186
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– Les critères qui tendent vers une relation plutôt facile : ainsi le client
A ne met pas en concurrence l’entreprise de façon systématique, c’est
plutôt en sa faveur.
On le voit, cette matrice d’analyse client est très intéressante du fait
qu’on peut mixer plusieurs critères et établir des seuils minimum et
maximum pour nuancer les scores. Elle est également d’une application
directement opérationnelle : il ne reste qu’à définir les moyens d’actions
correspondant aux orientations retenues.
Rentabilité
potentielle
Clients Clients
Élevée désirables inexploités
B A
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit
Clients Clients
Faible mûrs indésirables
C D
Rentabilité
Élevée Faible
actuelle
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LE PLAN MARKETING
de la rentabilité par client, toutes les entreprises n’ont pas mis en place
ce type de mesure. Si l’entreprise n’a pas de mesure fine de la rentabilité
par client, on utilise des approches telles que :
– Nombre de lignes par commande.
– Achats groupés ou étalés.
– Choix du canal de vente (le web est le moins cher, mais il est néces-
saire de fiabiliser le e-procurement, le face à face est le plus cher).
– Le mode de relation commerciale.
– Le taux de remises, ristournes et rabais accordés.
– Les types de produits achetés (à plus ou moins fortes marges).
Les critères choisis doivent être pertinents pour l’activité, identifia-
bles facilement par client et mesurables.
La deuxième étape consiste, dans le cas d’une analyse fine de la
rentabilité par client, à établir une grille en « rentable » / « non
rentable ». Pour cela, on peut fixer l’objectif de rentabilité à attein-
dre, par exemple un taux de rentabilité supérieur à 0, ou bien un taux
de rentabilité supérieur à 3, 5 ou 10, selon les variables du secteur
d’activité.
Si cette analyse de rentabilité par client n’est pas en place dans l’entre-
prise, on peut attribuer une note à ses clients sur un ou plusieurs des
critères cités plus haut. Par exemple, cette entreprise de services a retenu
le taux de remises accordées et établi une notation de 1 à 6, 1 étant une
faible rentabilité et 6 une forte rentabilité. Les notes 1, 2 et 3 seront
dans les quadrants « faibles » et les notes 4, 5 et 6 dans les quadrants
élevés.
À la troisième étape, on attribue à chacun des clients une note en
fonction de sa position sur le critère retenu. Ainsi, l’entreprise de servi-
ces a donné à son client A, une note de rentabilité actuelle de 2, et de
rentabilité potentielle de 4; elle a également donné à son client B une
note de rentabilité actuelle de 5 et de rentabilité potentielle de 6.
Le positionnement des clients sur la matrice permet de visualiser
quatre groupes de clients et des priorités d’actions à envisager pour
chacun d’eux. Notre entreprise de services a donc son client A dans le
quadrant « clients inexploités » et son client B dans le quadrant « clients
désirables ».
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LE PLAN MARKETING
Faible Forte
pénétration pénétration
• Comment l’utiliser ?
La première étape est d’identifier ou d’évaluer le potentiel des clients. Si
on ne le connaît pas, il est possible de l’évaluer. Selon votre secteur
d’activité, on peut choisir :
– La masse salariale.
– Le nombre de salariés.
– La taille de la flotte de véhicule.
– Le nombre de lignes téléphoniques.
– Le panier moyen observé.
– La composition du foyer.
– Etc.
Deuxième étape : définir un seuil de potentiel, au-dessus duquel on
qualifie le potentiel de fort et en dessous duquel on le qualifie de faible.
Généralement, on choisit le potentiel moyen du secteur. Plus particu-
lièrement, si l’entreprise a plutôt ciblé un segment dont le potentiel est
supérieur à la moyenne du marché total, la référence sera alors la
moyenne de potentiel du marché cible ou segment.
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LE PLAN MARKETING
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Actions
Objectifs
Cibles marketing Offres
relationnels
et commerciales
ACCOMPAGNER
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LE PLAN MARKETING
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Clients
Valeur à potentiel
client
Prospects
195
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LE PLAN MARKETING
Clients
Valeur à potentiel
client
Prospects
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LE PLAN MARKETING
198
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• Achat de la fidélité
Il s’agit de récompenser la fidélité du client au fur et à mesure de ses
achats (cf. « Miles » des compagnies aériennes). L’objectif est d’apporter
des offres de services reposant sur une bonne connaissance des goûts et
attentes de chaque client.
• Qualité des produits et satisfaction de la clientèle
Il s’agit de s’assurer de la qualité des produits pour générer la satisfaction
du client, condition nécessaire mais non suffisante à sa fidélité et de
comparer la satisfaction du client vs les produits et ceux de la concur-
rence. Les niveaux de satisfaction varient car la pression de la concur-
rence va faire évoluer les attentes des consommateurs et dynamiser en
permanence le processus.
• Personnalisation et échange
Il s’agit de mettre en place et utiliser les bases de données pour person-
naliser l’approche client et créer un lien durable, capable de résister aux
offensives de la concurrence. L’objectif est de créer l’attachement du
client à l’entreprise (cf. opérateur téléphone).
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LE PLAN MARKETING
Ancienneté du client,
Nombre d’années, de mois
Durée d’abonnement
Taux dutilisation Nombres de passage en magasin (déterminé
du produit, service par un badge), Taux de lecture (par enquête)
Certaines questions sont parfois révélatrices d’un
Types de réclamation souhait d’abandon (ex pour une mutuelle : demande
de solde, demandes de documents)
Sources : Cegos.
200
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201
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LE PLAN MARKETING
Coût message
Point Mort
Marge brute par commande
Taux de croissance du CA
Sensibilité au contact
Taux de croissance des contacts
Sources : Cegos.
La stratégie de reconquête
Les principales stratégies de reconquête sont :
– l’enquête de satisfaction avec le motif exprimé,
– l’offre promotionnelle, l’offre nouveauté et l’offre nouveau service.
Les supports associés sont le mailing (ou e-mailing sortant) et la visite
face à face.
Tableau 6.7 – Les indicateurs de la fidélité
202
2426 001-334.fm Page 203 Jeudi, 3. janvier 2008 1:40 13
CHAPITRE 7
7
203
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LE PLAN MARKETING
Objectif général
Stratégie Objectif stratégique du plan marketing
client
Atteindre au minimum
95 % de satisfaction
Stratégie d’orientation Fidéliser les meilleurs
sur l’ensemble
client clients
des enquêtes clients
du prochain exercice
204
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205
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LE PLAN MARKETING
Objectif général
Stratégie Objectif stratégique du plan marketing
client
Atteindre au minimum
Développer la part de
Stratégie d’orientation 70 % de taux nourriture
marché sur segments de
client sur l’ensemble des clients
marché actuels
en portefeuille
206
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207
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LE PLAN MARKETING
208
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209
2426 001-334.fm Page 210 Jeudi, 3. janvier 2008 1:40 13
LE PLAN MARKETING
Une fois que ces variables ont été sélectionnées, on classe les données
de la BDD selon sa segmentation de base (entreprise ou consommateur
final, revendeur ou distributeur, etc.) et pour chacun des segments :
– On les regroupe en 5 catégories de même effectif (ou quintiles).
– On calcule le pourcentage de profit que représente chaque quintile
pour l’entreprise.
– On se concentre sur le premier quintile et on imagine tous les
moyens pour augmenter leur fidélité.
210
2426 001-334.fm Page 211 Jeudi, 3. janvier 2008 1:40 13
100 % fait ;
75 % fait ;
Déterminer si la priorisation des efforts marketing
et commerciaux faits par l’entreprise permet
de comprendre à la fois la valeur actuelle
et la valeur potentielle des différents types de clients
Recenser les méthodes opérationnelles qui existent
dans l’entreprise pour classer les clients par valeur actuelle
ou valeur potentielle
Faire la liste des possibilités de ventes croisées
ou de montée en gamme
Mesurer la LTV dans différents départements
de votre entreprise afin qu’elles affectent votre conduite
envers les clients
Engager des démarches pour améliorer la fidélité client
Recenser les informations qui permettent de prévoir
l’attrition et/ou la fidélité des clients ?
Analyser les plus anciens clients et lister leurs différences
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit
211
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LE PLAN MARKETING
Le but de ce tableau est d’identifier les CPP (Clients les Plus Profita-
bles), les CCM (Clients à Croissance Maximum), et les CNR (Clients
Non Rentables). Une précision extrême n’est pas indispensable, il
s’agit surtout de raisonner en termes de classement des clients par
valeur.
100 % Fait ;
Pour quand ?
75 % Fait ;
Classer les clients en fonction des critères
de segmentation les plus pertinents (par ex : Entreprise
ou Consommateur final, grossiste ou distributeur etc.)
Effectuer ce classement pour chaque groupe de client.
Pour exemple, quelques critères qu’il est possible
de rencontrer dans une base client :
–grands comptes ou comptes stratégiques,
–grandes entreprises,
–moyennes ou petites entreprises,
–régions géographiques,
–consommateur final,
–gros utilisateurs ou utilisateur occasionnel,
–autres…
Ou classer les clients selon leur importance
pour l’entreprise.
On peut y trouver des critères comme :
–leur influence sur les autres,
–leur valeur « collaborative »,
–leur notoriété,
–leur Prestige.
Action court terme : à partir de l’information
acquise aujourd’hui, quel serait votre classement
client ?
212
2426 001-334.fm Page 213 Jeudi, 3. janvier 2008 1:40 13
Qui va le faire ?
100 % Fait ;
Pour quand ?
75 % Fait ;
Action long terme : Commencez à planifier le calcul
de la valeur de vos clients selon ce programme :
L’équipe a-t-elle décidé des variables qui doivent être
introduites dans le programme et la pondération
de chacune d’entre elle ?
Demander aux clients le chiffre d’affaire qu’ils font
avec les concurrents
Calculez la part de client pour chacun d’entre eux
Imaginer des algorithmes de classement de la base,
des questions qu’il serait souhaitable de poser à un client dans
une procédure d’Écoute client, des mesures pratiques de
la valeur d’un client, et les moyens de la suivre dans le temps
Déterminer qui sont les CPP :
–en % par rapport au total des clients,
–en % par rapport à votre CA total.
Déterminer qui sont les CCM :
– en % par rapport au total des clients
– en % par rapport à votre CA total.
Déterminer qui sont les CNR :
– en % par rapport au total des clients ?
– en % par rapport à votre CA total ?
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit
213
2426 001-334.fm Page 214 Jeudi, 3. janvier 2008 1:40 13
LE PLAN MARKETING
– On doit d’abord déterminer ce qui différencie les clients pour tous les
critères cités ci-dessus.
– Puis on valide si on dispose aujourd’hui d’une quelconque stratégie
de segmentation ou de niche qui prendrait en compte les différences
des clients pour satisfaire leurs besoins.
– En faisant appel aux études disponibles, on liste toutes les informa-
tions concernant les différents besoins des clients, notamment pour
répondre à ces questions :
• Un client a-t-il déjà participé à l’élaboration d’un produit dans
votre entreprise.
• Si oui, comment la collaboration s’est-elle déroulée ?
• Sinon, quel type de collaboration pourrait être envisagé pour
élaborer des produits ou services en commun ?
– Ensuite on doit lister toutes les informations personnelles les concer-
nant qui pourraient être utiles au marketing client ou à l’entreprise
(exemple : âge des enfants, sport pratiqué, hobbies…)
214
2426 001-334.fm Page 215 Jeudi, 3. janvier 2008 1:40 13
– Il est important de bien vérifier si les clients ont accès aux informa-
tions personnelles les concernant.
– Il est important d’envisager un processus qui empêche les clients de
s’emparer de cette information et de la livrer à un concurrent, ou de
faire en sorte qu’ils n’aient pas envie de le faire.
– Tous les groupes de clients doivent être décrits, notamment ceux qui
ont des relations suivies avec l’entreprise et comment ces relations
sont maintenues (exemple : services supplémentaires, achats succes-
sifs, amélioration et développement de nouveaux produits…)
– On doit enfin décrire comment ces groupes de consommateurs
évoluent en termes de besoins et quelle est la capacité des produits à
les satisfaire.
– Bretagne.
– Sud-Ouest.
– Sud-Est.
12 délégués commerciaux les visitent et les suivent régulièrement.
Il n’existe pas de segmentation formalisée et les actions ne sont pas ou
peu différenciées selon la valeur du client. Quand les délégués commer-
ciaux évaluent un client, ils le font tous par rapport à son CA et à son
évolution, ils privilégient leurs plus gros clients, ceux à fort CA. On
pourrait parler de segmentation sur la valeur actuelle, mais des ques-
tions se posent :
– Un client à fort CA actuellement peut-il encore progresser demain ?
215
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LE PLAN MARKETING
216
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217
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LE PLAN MARKETING
➤ Critères retenus
218
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Les quatre critères retenus n’ont pas le même poids ni la même valeur
prédictive de l’activité potentielle d’un client. C’est pourquoi, le
responsable marketing a piloté un groupe de travail comprenant des
délégués commerciaux et un consultant externe pour garantir l’objecti-
vité des choix, la vision client et le respect de la méthodologie. Les délé-
gués commerciaux ont apporté leur connaissance des clients pour
guider l’interprétation de la grille.
➤ Construction de la grille
219
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LE PLAN MARKETING
1 2 3 4
Impact
prédictif
-5 % 0% +5% +10 %
sur le
développement
Implantation
en quartier
ou centre ville
Implantation
dans
Implantation Implantation en centre ville
département
Éléments pris en zone rurale en quartier ou centre
en faible
en compte dans dans commercial
croissance;
pour la département à département dans
Implantation
notation faible en fort département
en zone rurale
développement développement en fort
dans
développement
département
à fort
développement
1 2 3 4
Impact
prédictif
–2,5 % + 1,5 % +3% +5%
sur le
développement
Vitrine et PLV
des
Vitrine et PLV laboratoires à
Vitrine et PLV
Éléments pris des fréquence de
Aucune des laboratoires
en compte laboratoires renouvellement
communi- Fréquence de
pour la Fréquence de supérieure +
cation renouvellement
notation renouvellement Fiches conseils
inférieure
supérieure et
communication
personnalisée
220
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1 2 3 4
Impact
prédictif
–2,5 % + 1,5 % +3% +5%
sur le
développement
Bon relationnel
+
Bon relationnel
implication
+
Éléments pris occasionnelle
Bon ou très implication
en compte ou
Pas d’action bon extra-
pour la implication
relationnel professionnelle
notation extra-
depuis plus de
professionnelle
3 ans
depuis moins
de 3 ans
1 2 3 4
Impact
prédictif
0% +5% + 10 % + 20 %
sur le
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit
développement
Éléments pris
Depuis
en compte Depuis plus de Depuis moins Depuis moins
moins de 2
pour la 2 ans d’1 an de 6 mois
ans
notation
➤ Interprétation de la grille
En prenant le critère d’implantation géographique, on attribue à un
client situé en centre ville dans un département à forte croissance la
note de 4. Ce qui induit que ce client a un potentiel de croissance
de + 10 %. Inversement, le client qui est situé dans une zone rurale
d’un département en forte croissance verra son CA stable.
221
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LE PLAN MARKETING
Cas
Prenons le cas du client M. Dubois :
– Son officine est implantée dans un quartier d’une ville moyenne d’un
département en fort développement. La note attribuée est 4, soit un
impact prédictif de +10 %.
– La communication de son officine est faite par les vitrines et PLV des
laboratoires, la fréquence est plutôt supérieure à la moyenne. La note
attribuée est 3, soit un impact prédictif de +3 %.
– Le pharmacien n’est pas engagé dans des activités extra-professionnelles
mais a un très bon relationnel avec sa clientèle. La note attribuée est 2,
soit un impact prédictif de +1,5 %.
– Le dernier réaménagement de l’officine date d’il y a 2 mois. La note attri-
buée est 4, soit un impact prédictif de +20 %.
Cas
Prenons le cas de M. Dubois, le coefficient de développement = (× 10 %
implantation géographique) + (× 3 % communication de l’officine) +
(× 1,5 % engagement du pharmacien) + (× 20 % récence de réaménage-
ment) = 34,5 %.
La valeur potentielle de sa pharmacie se mesure ainsi : VP = VA × 34,5 %.
222
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Développement de la
Développement de part de client sur
Cibler les clients à plus
l’activité portefeuille clients
forte valeur potentielle
parapharmaceutique actuel : atteindre 75 % à
3 ans
223
2426 001-334.fm Page 224 Jeudi, 3. janvier 2008 1:40 13
LE PLAN MARKETING
Cibler
+ Développer Développer
en priorité
Valeur
potentielle Optimiser Optimiser Fidéliser
– Autres comptes
Fidéliser Fidéliser
« faciles»
– Part de client +
224
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225
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QUATRIÈME PARTIE
Le plan
marketing
de crise
Q
UE PEUVENT LES RESPONSABLES marketing lorsque la crise est là ?
Ils ont peu de solutions, si ce n’est une forte réactivité pour main-
tenir la marge et le chiffre d’affaires.
Pourtant, les situations de rupture se multiplient et peuvent écla-
ter à tous moments. C’est pourquoi, les responsables marketing doivent
les anticiper, en mesurer l’impact potentiel et bâtir des stratégies de
secours.
227
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LE PLAN MARKETING
228
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CHAPITRE 8
1. N.R. Augustine, « Managing the Crisis you Tried to Prevent », Harvard Business Review, vol 73, no 6, p. 151.
229
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LE PLAN MARKETING
Cas
« Le 11 septembre 2001 restera à jamais gravé dans les mémoires. Les États-
Unis ont été atteints sur leur propre territoire et ont été victimes d’une terrible
catastrophe : une attaque terroriste contre les tours jumelles du Word Trade
230
2426 001-334.fm Page 231 Jeudi, 3. janvier 2008 1:40 13
Cas
« Après avoir réduit leurs coûts de toutes les manières possibles, les entrepri-
ses doivent faire face à une crise qui dure. Certaines font mieux que résister,
parvenant à trouver de nouvelles opportunités liées à ce contexte incertain.
Diminuer ses coûts, geler les recrutements, faire le gros dos en attendant des
jours meilleurs… La réaction de début de crise, qu’ont eue la majorité des
entreprises, ne peut longtemps tenir lieu de stratégie. Surtout lorsque ladite
crise semble se prolonger. C’est pourquoi, lorsqu’on examine de plus près les
entreprises qui, aujourd’hui, tirent leur épingle du jeu, on constate qu’elles
n’ont pas justement « fait le gros dos » : elles ont cherché à savoir ce qui,
dans la période actuelle, pouvait constituer de nouvelles opportunités. »2
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit
231
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LE PLAN MARKETING
232
2426 001-334.fm Page 233 Jeudi, 3. janvier 2008 1:40 13
de transports…)
sont décelées dans des bouteilles de Perrier. Le
groupe retirera 160 millions de bouteilles du marché
Eurotunnel (novembre 1996) : incendie dans
letunnel qui paralysera le trafic pour une longue
Catastrophes naturelles
durée
(incendies, inondations,
Hydro-Québec (janvier 1998) : tempête de
tremblements de terre…)
verglas au Québec. Un million de clients sont
privés d’électricité
Défaillances de sites Mercedes (1997) : critique de la fiabilité de son
de production (pannes nouveau modèle, la classe A, coût évalué à plus
informatiques, défectuosité de 150 millions d’euros
de produits, destruction AZF-Total (21 septembre 2001) : explosion de
de site, déménagements…) l’usine Grande-Paroisse de Toulouse. 29 morts
233
2426 001-334.fm Page 234 Jeudi, 3. janvier 2008 1:40 13
LE PLAN MARKETING
Souvent, une crise ne relève pas que d’une seule cause. L’événement
déclencheur induit une réaction en chaîne de multiples événements qui
prolongent ainsi la crise initiale de nouveaux déséquilibres. Ainsi l’acci-
dent du bateau Erika de Total a entraîné un boycott des produits Total,
créant ainsi une autre forme de crise à gérer.
Parmi ces onze familles de crises, certaines touchent plus particuliè-
rement les directions marketing. Pour qu’elles puissent être anticipées,
il est important que les responsables marketing se demandent, compte
234
2426 001-334.fm Page 235 Jeudi, 3. janvier 2008 1:40 13
; Quelle(s) décision(s) est-on amené à prendre, qui pourrait avoir des consé-
quences auprès de nos consommateurs citoyens ou bien de nos clients ?
; De quel acteur du marché (concurrent, ex-salariés…) peut-on craindre
une rumeur néfaste ou de fausses informations ?
; Sommes-nous tributaires de la météorologie ou de catastrophes naturelles ?
; Quelle nouvelle réglementation ou disposition légale est de nature à créer
une véritable crise pour l’entreprise ? C’est-à-dire face à quelle réglemen-
tation notre entreprise n’a pas de solution d’adaptation ?
; Quels sont les risques de santé ou de contamination de personnes auxquels
notre entreprise pourrait être confrontée, malgré toutes les sécurités mises
en place ?
; Quelles sont les évolutions de notre environnement qui peuvent nous
faire craindre, à plus ou moins brève échéance, une forte crise ?
235
2426 001-334.fm Page 236 Jeudi, 3. janvier 2008 1:40 13
LE PLAN MARKETING
Les crises « produits » : elles sont les plus courantes dans les secteurs de
la santé, de la chimie, de l’agroalimentaire : ruptures de stocks de produits
de consommation courante, produits défectueux ou potentiellement
dangereux, rappels de produits par application d’un principe de précau-
tion. Dans l’esprit du public l’événement pourra être associé à une crise
alors qu’en réalité aucune victime n’aura été constatée voire, nul n’aura
jamais été concerné de près par l’événement.
Les crises « financières » : elles sont très visibles : il s’agit de chute de
cours de Bourse par exemple, ou de détournement de fonds, de malver-
sations financières dans une entreprise. Les patrons sont mis en cause.
La confiance des salariés est anéantie et bien souvent celle des actionnaires
aussi. L’impact est important même si la nature de la crise peut sembler
moindre au regard de la nature des victimes.
Nulle entreprise n’est à l’abri : en regardant ces quatre grandes natu-
res de crise on constate alors que, en réalité, aucune structure ne peut se
dire à l’abri. La difficulté est de prévenir pour guérir, donc, comme un
voyageur se fait vacciner avant son tour du monde, de mettre en place
les hommes, les outils, les méthodes et les procédures… au cas où.
236
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Technique
Interne Externe
Humain
• Comment procéder ?
Après avoir listé les causes possibles de crises et les avoir classées dans la
matrice ci-dessus, vous allez vous intéresser plus particulièrement à celles
pour lesquelles vous avez un pouvoir d’action :
1. Centrez-vous en priorité sur les origines internes des crises, car vous
avez plus de possibilités d’agir au sein de l’entreprise qu’à l’extérieur
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit
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LE PLAN MARKETING
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239
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LE PLAN MARKETING
Produits
Marchés
Concurrents
Environnement
Client
Autre
240
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241
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LE PLAN MARKETING
– Les marchés
242
2426 001-334.fm Page 243 Jeudi, 3. janvier 2008 1:40 13
– Les concurrents
– Les clients
243
2426 001-334.fm Page 244 Jeudi, 3. janvier 2008 1:40 13
LE PLAN MARKETING
L’analyse de vulnérabilité
L’environnement est incertain, la vitesse des évolutions et des change-
ments s’accélère, les causes peuvent venir de toutes parts (environnement
international, culturel, géopolitique, météorologique, etc.) et les consé-
quences peuvent toucher n’importe quel secteur (tourisme, conseil, agro-
alimentaire, etc.). C’est pourquoi, il est intéressant d’identifier grâce à
un tableau d’analyse de vulnérabilité, l’ensemble des facteurs de vulné-
rabilité et de stabilité pour l’entreprise (tableaux 8.3 et 8.4).
Comment procéder ?
1. Vous venez d’identifier l’ensemble des risques potentiels pour votre
entreprise ou votre gamme de produits. Vous venez également, grâce
aux sept questions clés et à l’audit des facteurs de vulnérabilité, d’évaluer
vos faiblesses les plus importantes.
2. Heureusement, tout n’est pas noir ou gris, il y a aussi des facteurs de
stabilité ou de solidité sur lesquels vous pouvez vous appuyer. Cette
étape va consister à lister vos facteurs de stabilité, les points de soli-
dité de votre entreprise ou de votre gamme de produits.
3. Pour une plus grande pertinence, rapprochez chaque point de vulné-
rabilité des facteurs de stabilité qui les compensent. Prenons le cas de
cette entreprise de communication : elle a identifié comme source de
vulnérabilité ses liens avec le Moyen Orient. Elle est donc très sensible
aux mouvements politiques, aux changements de régime et à l’insta-
bilité de certains pays. Par contre, elle détient des ressources qui lui
permettront, dans une certaine mesure, de faire face à ces risques,
notamment : une image et un réseau solides, une activité en France
qui représente 65 % de son activité globale.
244
2426 001-334.fm Page 245 Jeudi, 3. janvier 2008 1:40 13
de perte
de gros Activité Fidéliser les clients
Développer l’activité
budgets. majoritaire actuels
en prévision de pertes
en France Développer de
sur le Moyen-Orient
(65 %) nouveaux contacts
Nota : Ce tableau doit être complété, si possible, d’une colonne « budget » et d’une
colonne « planning », afin d’être encore plus opérationnel.
4. Pour aller plus loin et réfléchir en termes d’actions, envisagez les moyens
à mettre en œuvre pour pallier à la crise lorsqu’elle surviendra. Ainsi,
l’entreprise de communication a décidé de consolider son image et
son réseau auprès de tous les acteurs dans les pays à risques : clients,
245
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LE PLAN MARKETING
Importance du risque
élevé
Facteurs
Zone
d’importance
de vulnérabilité
stratégique
Degré
de contrôle
faible élevé
Hypothèse Problèmes
vraisemblable opérationnels
faible
• Comment procéder ?
1. Dans une première étape, positionnez sur l’axe « importance du risque »,
les possibilités de crise que vous avez déjà identifiées, selon leur degré
d’importance.
246
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247
2426 001-334.fm Page 248 Jeudi, 3. janvier 2008 1:40 13
LE PLAN MARKETING
zone que cette analyse est importante. Nous trouverons dans cette
zone les menaces et faiblesses identifiées dans le tableau EMOFF,
mais pour lesquels il n’est pas prévu de contrôle spécifique. Citons,
par exemple : un risque de changement de réglementation en défa-
veur de l’entreprise, mais sans mise en place d’un contrôle de l’avan-
cée de la réglementation ou sans mise en place d’une réorientation de
l’entreprise. Citons également la moindre maîtrise des fournisseurs
ou des réseaux d’acheminement et de distribution.
– Risque faible et contrôle élevé. On trouve ici les problèmes opéra-
tionnels, qui, généralement, ne demandent pas de procédures excep-
tionnelles. Ce sont principalement des risques moindres et cantonnés
précisément, ce qui fait que leur portée provoque moins d’enjeux néga-
tifs pour l’entreprise : les procédures qualité, par exemple, le respect
de la charte graphique, tant dans le discours que dans l’image.
– Risque et contrôle faibles. Ici, il est suffisant de formuler plusieurs
possibilités et de n’en retenir que les hypothèses vraisemblables.
Nous trouverons dans cette zone, plutôt des menaces externes; elles
sont citées dans l’analyse EMOFF, mais non retenues comme impor-
tantes ou considérées comme peu probables.
248
2426 001-334.fm Page 249 Jeudi, 3. janvier 2008 1:40 13
Degré
de gravité III
II
Degré de probabilité
Gravité forte
Priorité 1
Priorité 2
Zone de danger
Priorité 4 Priorité 3
Gravité faible
249
2426 001-334.fm Page 250 Jeudi, 3. janvier 2008 1:40 13
LE PLAN MARKETING
créer des critères ou des sources de contrôle plus précis. Préparez dès à
présent des stratégies et des actions opérationnelles rapidement.
En zone 2 : la probabilité étant faible, mais néanmoins possible, vous
devez vous assurer de posséder de bons outils de contrôle pour rester en
alerte. Préparez également des stratégies et des moyens d’actions.
En zone 3 : la gravité étant faible, assurez-vous que les moyens de réac-
tions et de communication sont en place et bien préparés.
En zone 4 : ce n’est sans doute pas nécessaire de mettre en place un
plan de gestion de crise, ne perdez pas de temps sur ce type de situation.
250
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CHAPITRE 9
Stratégies
et plan marketing
de crise
L
ORSQUE LES SITUATIONS de rupture ou de crise sont identifiées, on
aperçoit mieux l’importance de stratégies de rechange. Nous trou-
verons facilement des stratégies à court terme, plus apparentées à
des tactiques dont le principal atout est la réactivité. Ces tactiques
visent essentiellement à maintenir la marge et limiter l’érosion du chif-
fre d’affaires.
L’intérêt de pouvoir anticiper la situation de crise est de voir un peu
plus loin, de ne plus « piloter à vue », mais de prévoir de vraies stratégies
de secours, notamment :
– sur le mix-marketing;
– pendant la gestion de crise.
251
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LE PLAN MARKETING
252
2426 001-334.fm Page 253 Jeudi, 3. janvier 2008 1:40 13
➤ Pistes d’actions
– Proposer une offre promotionnelle (réduction de prix, offre couplée…),
soit :
– limitée dans le temps pour booster les ventes à une période donnée;
– réservée à un segment de clientèle, pour le conquérir, le fidéliser ou
développer sa consommation.
– L’offre promotionnelle reste une tactique ponctuelle; elle permet une
prompte réactivité lors d’une crise, mais elle doit être couplée à une
stratégie à moyen terme, si la situation perdure.
253
2426 001-334.fm Page 254 Jeudi, 3. janvier 2008 1:40 13
LE PLAN MARKETING
lisme, précise-t-on chez Michelin. Soit le pneu est réparé gratuitement, soit
il est remplacé par un pneu neuf avec une indemnisation calculée en fonc-
tion de l’usure. »
➤ Pistes d’actions
– Éduquer ses clients ou futurs clients : en leur proposant une forma-
tion, comme par exemple le Palais des thés à Paris qui a compté
2 500 élèves en 2002 et une progression de son CA de 20 %; en leur
proposant un guide de recettes. Comme par exemple Quaker Oats
dont la progression jusqu’alors en baisse a repris de + 14,8 % sur les
six premiers mois de l’année.
– Proposer des services personnalisés, selon son secteur d’activité : par
exemple, Dell a mis des sites Internet privatifs pour chaque entreprise
cliente qui sont les pages « Premiers » et, au contraire de ses concur-
rents qui fabriquent des PC en grandes séries, construit ses ordina-
teurs sur mesure, une fois la commande enregistrée.
– Mesurer régulièrement la satisfaction client sur les composants de
votre offre et leur degré d’importance pour le client.
– Créer un groupe de consommateurs ou de clients témoins : écouter
leurs réclamations, leurs suggestions; les faire réagir sur de nouvelles
propositions.
➤ Pistes d’actions
Les responsables marketing doivent passer d’un marketing centre de coût
à un marketing centre de profit (tableau 9.1).
1. Source : Interview de Bernard Liautaud, président de Business Object, Management no 103, novem-
bre 2003.
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La gestion de crise
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit
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LE PLAN MARKETING
Un plan de gestion de crise doit être mis en place pour prévenir les
crises, y réagir et capitaliser sur l’expérience. Plusieurs périodes sont à
prendre en compte : avant la crise (plan de gestion), pendant la crise
(réactions) et après la crise (capitalisation sur expérience).
La soudaineté de l’événement et les perspectives de pertes importan-
tes créent un risque de péril pour toute entreprise qui ne s’y préparerait
pas. C’est pourquoi, un système de gestion de l’imprévu permettrait de
préparer un plan de redressement ou de réorientation pour les situa-
tions de plus grande vulnérabilité. Ce système permettrait également
une réaction plus rapide. Il vaut mieux préparer ce système de gestion
de crise avant la crise. Il implique les démarches suivantes :
– Identifier les points sensibles et les zones de danger, grâce à une analyse
de vulnérabilité.
– Organiser une surveillance active avec des signaux d’alarme basés sur
des indicateurs prospectifs, fiables et facilement repérables.
– Préparer un plan d’actions ou de réorientation opérationnel, s’appuyant
sur une stratégie de rechange préalablement identifiée.
– Appliquer cette procédure pour les risques majeurs.
Les travaux d’Ansoff (1984) et de Lagadec (1991) mettent en évidence
les quatre caractéristiques d’un plan de gestion de crise :
– Un système de communication d’urgence qui dépasse les limites habi-
tuelles, qui filtre l’information et communique très rapidement avec
l’ensemble des acteurs.
– Un partage des responsabilités de la direction générale en trois groupes :
un groupe chargé de surveiller et d’entretenir le moral des membres
de l’organisation; un groupe chargé de la gestion journalière; un groupe
chargé de réagir aux événements.
– Un groupe interfonctionnel (task force) chargé de faire face à la globa-
lité de l’événement.
– Une préparation et un entraînement de ce groupe et du réseau de
communication dans des conditions normales.
Il est évident que ce système n’empêchera pas l’arrivée d’incidents
imprévisibles, mais il permettra certainement d’en réduire la portée et
d’en minimiser les conséquences négatives. Beaucoup de risques restent
identifiables.
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LE PLAN MARKETING
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Technique
+
Stratégique Humain
et Économique et Social
+ +
Éthique Information
+ +
Légal Politique
+ +
À retenir
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LE PLAN MARKETING
pour mener les entreprises et les directions marketing vers leurs objectifs,
lorsqu’une (ou plusieurs) de leurs stratégies initialement prévues est inter-
rompue par des facteurs environnementaux incontrôlables.
Cas d’entreprise
Les sociétés de services financiers doivent continuer à opérer sans interruption
et sont particulièrement scrupuleuses sur la planification de rechange. Ainsi,
la société de courtage Merryl Lynch, comme d’autres, s’est rapidement remise
après l’attaque terroriste du 11 septembre. Merryl Lynch, par exemple a
immédiatement déménagé ses bureaux vers son site du New Jersey, où le
personnel a pu accéder aux informations de l’entreprise et continuer à servir
les consommateurs. En dépit de sa bonne anticipation, la société – comme
beaucoup d’autres qui avaient leurs bureaux dans les tours jumelles – a vu ses
performances financières s’effondrer quand il a fallu faire face aux dépenses de
remplacement des équipements, déprécier ses bâtiments et reloger ses employés
dans des bureaux en dehors du district financier.
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LE PLAN MARKETING
Et utilisez les leçons apprises des cas où vous avez eu à traiter des
urgences comme autant d’informations pour analyser la situation présente
quand vous préparerez le plan marketing de l’année prochaine.
Utilisez les différentes analyses proposées en chapitre 8 et inspirez-
vous des questions de la check-list 9.1.
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CINQUIÈME PARTIE
Piloter
le plan marketing
L
E PLAN MARKETING n’est pas un document destiné à être rangé dans
un tiroir ou une armoire. Il doit pouvoir être diffusé, si ce n’est en
totalité, au moins en partie aux directions opérationnelles concer-
nées par ses applications.
Les options retenues dans le plan marketing doivent donc être décli-
nées en objectifs commerciaux et en plan d’actions commerciales. La
méthode de la « cascade » est la plus opérationnelle qui soit : elle permet
de confirmer à chaque étape des objectifs réalistes et cohérents.
D’autre part, la réalisation du plan marketing est un processus itératif
qui se mène comme un projet. Certains outils et méthodologies permet-
tent d’en formaliser le pilotage.
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CHAPITRE 10
Traduire
le plan marketing
en plan d’actions
commerciales
T
RADUIRE LE PLAN MARKETING en plan d’actions commerciales,
c’est pouvoir répondre aux questions des dirigeants commerciaux
et marketing :
– Comment donner aux prévisions du plan marketing toutes leurs
chances de réussir dans chaque secteur de vente ? Comment assurer
le lien entre les décisions marketing et la mise en application par la
force commerciale ? Comment traduire des objectifs marketing de
parts de marché, de croissance ou de notoriété en objectifs de volume
de vente par secteur commercial ?
– Comment faire des plans d’actions commerciales réalistes en tenant
compte des actions marketing, de la saisonnalité et des performances
de chaque secteur commercial ? Comment suivre sur le terrain l’atteinte
des objectifs de vente et de parts de marché ?
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LE PLAN MARKETING
Appliquer
la méthodologie de la « cascade »
La méthodologie de la « cascade » permet d’appliquer concrètement sur
le terrain les objectifs marketing en objectifs commerciaux.
La première étape consiste à définir, à partir des prévisions de vente
établies dans le plan marketing opérationnel, un plan réaliste de progres-
sion, trimestre par trimestre ou mois par mois. Cette étape se réalise
conjointement par les directions marketing et commerciales. Le cumul
en fin d’année correspond à l’objectif prévisionnel du plan marketing.
Afin que cette progression soit la plus réaliste possible, plusieurs
éléments entrent en jeu :
– La saisonnalité des ventes.
– Le plan média ou plan d’actions opérationnelles.
– Les opérations de promotion saisonnières.
– Les campagnes ciblées sur certaines zones géographiques ou certains
segments de clients.
– Le cas du lancement d’un nouveau produit ou services.
– Les opérations de motivation ou de stimulation des forces de vente.
– L’évolution de l’univers concurrentiel.
– Les tendances de croissance de la consommation.
– L’évolution des prix et des pratiques concurrentielles.
– La fréquence d’utilisation ou de renouvellement.
– La maturité des produits ou services.
Les objectifs marketing de parts de marché ou de croissance de chiffre
d’affaires sont traduits en volumes de vente. À partir de cette progres-
sion, plusieurs cascades vont s’effectuer.
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Prévisions de volume
567 591 615
du marché
Évolution prévisionnelle
+ 4,4 % + 4,2 % +4 %
du marché
Évolution prévisionnelle
+ 8,8 % + 8,5 % + 8,5 %
des ventes
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LE PLAN MARKETING
Année
Trim.
Trim.
Trim.
Trim.
2004
1
4
Objectif en volume 35 60 63 40 198
Objectif région A 9 13 14 9 45
Objectif région B 5 8 9 6 28
Objectif région C 6 10 11 7 34
Objectif région D 10 16 17 12 55
Objectif région E 6 11 12 7 36
Mois 10
Mois 11
Mois 12
Mois 1
Mois 2
Mois 3
Mois 4
Mois 5
Mois 6
Mois 7
Mois 8
Mois 9
Formation
Challenge
Commerciaux Seg. B Seg. A Distr.
Salon
« meilleures ventes »
PLV
PLV
PLV
PLV
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Novembre
Décembre
Octobre
Janvier
Février
Juilluit
Mois
2004
Mars
Août
Avril
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit
Juin
Mai
Région A 2 3 4 4 4 5 6 3 5 4 3 2 45
Région C 1 2 3 3 3 4 5 2 4 3 2 2 34
Région D 3 3 4 3 4 5 7 3 7 5 4 3 55
Région E 1 2 3 3 4 4 5 3 4 3 2 2 36
Après cette étape, il nous reste à décliner les objectifs commerciaux au niveau
des agences commerciales de chaque région : c’est la deuxième cascade.
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LE PLAN MARKETING
Cas d’entreprise
Cette cascade a été réalisée sur deux points :
– la répartition des objectifs commerciaux dans chacune des régions par
secteurs;
– la déclinaison des actions publi-promotionnelles dans chaque région puis
secteur.
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P* R* E* P R E P R E P R E
Ventes totales
10 16 17 12
Région D
Ventes totales
cumulées 10 26 43 55
Région D
Secteur Centre 1,5 2,5 2,5 2
Cumulé 1,5 4 6,5 8,5
Secteur Sud 1 2 2 1,5
Cumulé 1 3 5 6,5
Secteur Nord 2 3 3 2,5
Cumulé 2 5 8 10,5
Secteur Est 2,5 3,5 4 2,5
Cumulé 2,5 6 10 12,5
Secteur Ouest 3 5 5,5 3,5
Cumulé 3 8 13,5 17
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit
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LE PLAN MARKETING
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Commercial 2 2 3 3 2 10
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit
Sept.
Août
Févr.
Janv.
Avril
Déc.
Nov.
Oct.
Juin
Juil.
Mai
Secteur
0,5 1 1,5 1,5 1,5 2 2,5 1 2 2 1 0,5 17
Ouest
Com-
0,25 0,25 0,5 0,5 0,5 1 1 0,5 1 1 0,25 0,25 7
mercial 1
Com-
0,25 0,75 1 1 1 1 1,5 0,5 1 1 0,75 0,25 10
mercial 2
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LE PLAN MARKETING
1. Les tableaux de bords permettant de piloter l’activité des commerciaux n’entrent pas en compte dans
cette analyse.
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277
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LE PLAN MARKETING
➤ Indicateurs qualitatifs
Certains éléments ne sont pas vraiment quantifiables mais ils permet-
tent de déceler des tendances et viennent renforcer ou nuancer les résultats
chiffrés. Citons :
– Le nombre de rédactionnels presse.
– L’évolution de l’image de la société, de l’agence, des produits, de la
communication…
– L’évolution de l’affinité des distributeurs pour la marque, les produits…
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CHAPITRE 11
Conduire le processus
d’élaboration du plan
L
A RÉALISATION DU PLAN MARKETING, stratégique et opérationnel,
se manage comme un projet et, comme tel, utilise les mêmes prin-
cipes et outils.
Le plan marketing
est un projet à manager
Qu’entend-on par projet, lorsqu’on parle de gestion de projet ? Un projet
est unique, car il ne se répète pas à l’identique d’une fois sur l’autre; il
est multi-expertises car il nécessite plusieurs experts dans des domaines
différents; et il a une fin, c’est-à-dire qu’il est limité dans le temps, on
peut le clore.
Unique : même si sa réalisation revient chaque année, les enjeux peuvent
être différents d’une année sur l’autre, les acteurs impliqués peuvent
changer, les outils et les méthodes également. Mais surtout, la réflexion,
les idées et les stratégies sont en constante évolution et de ce fait, nous
ne pouvons pas dire que c’est une tâche répétitive.
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LE PLAN MARKETING
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Le planning de Gantt
Il permet de rentrer plus dans le détail de chaque tâche et de suivre
précisément l’avancée de la réalisation. Pour le réaliser, plusieurs phases
sont nécessaires.
– Tout d’abord : découper le projet en « tâches indépendantes ». Une
tâche est une activité qu’on ne peut pas subdiviser une nouvelle fois.
Elle nécessite un seul acteur dont la responsabilité doit être identifiée
précisément. Cette tâche doit être mesurée en durée, le plus souvent
en journée ou en « jour/homme ».
281
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LE PLAN MARKETING
– Ensuite : définir l’enchaînement des tâches, les unes par rapport aux
autres. On arrive ainsi au tableau 11.1.
Délais Anté-
Tâches
(en jours) cédents
A Définir l’objectif et la cible du mailing 1 –
Définir l’offre, l’offre accélératrice
B 2 A
et les arguments principaux
Prévoir la logistique : le codage, le planning
C 2 B–D
et la gestion de l’après-mailing
Sélectionner les composants du mailing
D 5 A
et les concevoir
E Choix de l’imprimeur 2 –
H Choix du routeur 2 C
J Acheminement postal 4 I
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© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit
Tâches 14 15 16 17 18 21 22 23 24 25 28 29 30 31 01 04 05 06 07 08 11 12 13 14 15 18 19 20 21 22 25 26 27 28 01
Jan Fev Ma
F
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283
I
J
PILOTER LE PLAN MARKETING
LE PLAN MARKETING
mailing doit être chez notre cible : nous aurons les dates de début de fin
des tâches « au plus tard ».
Ceci nous permettra de visualiser notre « chemin critique » : l’ordon-
nancement des tâches pour lequel il n’y a pas de marge de sécurité en
terme de timing (tâches dont les dates « au plus tôt » et « au plus tard »
coïncident).
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285
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LE PLAN MARKETING
286
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Identification
cible/objectif/
canal
Définition
de l’offre
Évaluation
financière
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit
de l’opération
Recommandation
et approbation
direction
Développement
logistique
Lancement
opération
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Conclusion
M
AINTENANT VOUS SAVEZ comment réaliser votre plan marketing,
stratégique et opérationnel; comment anticiper et pallier aux crises
et comment le piloter jusqu’au plan d’actions commerciales.
289
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LE PLAN MARKETING
290
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Annexes
291
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2426 001-334.fm Page 293 Jeudi, 3. janvier 2008 1:40 13
ANNEXE 1
9
Sources d’informations
293
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LE PLAN MARKETING
Organismes
Adresse Téléphone
professionnels et privés
Pôle universitaire Léonard de Vinci
Esplanade Mona Lisa
ADETEM 2, avenue Léonard de Vinci 01 41 16 76 50
92400 Courbevoie
www.adetem.org
79, avenue de la République
AFM (ESCP-EAP) 75543 Paris CEDEX 11 01 49 23 20 36
www.afm-marketing.org
27, avenue de Friedland
Chambre de
75382 Paris CEDEX 08 0 820 012 112
Commerce de Paris
www.ccip.fr
55, avenue Bosquet
MEDEF 75330 Paris CEDEX 07 01 53 59 19 19
www.medef.fr
Le Vivaldi – 11/13, rue René Jacques
BIPE Conseil F92138 Issy-les-Moulineaux CEDEX 01 70 37 23 23
www.bipe.com
16, rue du Quatre Septembre
EUROSTAF 75112 PARIS CEDEX 02 01 49 53 89 10
www.eurostaf.fr
19, rue Frédéric Lemaitre
PROSCOP 75 020 PARIS 01 42 96 28 28
www.proscop.net
Organisations
Adresse Téléphone
Internationales
« Le Descartes I »
29, promenade Michel Simon
CEE (Paris) 01 45 92 68 00
93166 Noisy-le-Grand CEDEX
www.cee-recherche.fr
64-66, avenue d’lena
FMI 75116 Paris, France 01 40 69 30 70
www.imf.org
2, rue André-Pascal
OCDE 75775 Paris CEDEX 16 01 45 24 82 00
www.oecd.org
294
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ANNEXES
Organisations
Adresse Téléphone
Internationales
1, rue Miollis
ONU 75732 Paris CEDEX 15 01 45 68 48 76
www.onu.fr
Panels Adresse Téléphone
2, rue Francis-Pedron
TNS
78241 Chambourcy CEDEX 01 30 74 80 80
WORLDPANEL
www.tns-worldpanel.com
138, avenue Marx Dormoy
SOFRES 92129 Montrouge CEDEX 01 40 92 66 66
www.tns-sofres.com
9, avenue des Trois-Fontaines
NIELSEN 95000 Cergy Pontoise 01 34 41 44 44
www.acnielsen.fr
10, rue Lionel Terray
GFK 92508 Rueil-Malmaison 01 47 14 44 00
www.gfk.fr
52, rue Marcel Dassault
BVA 92100 Boulogne-Billancourt 01 71 16 88 00
www.bva.fr
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit
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10 ANNEXE 2
297
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LE PLAN MARKETING
MANAGEMENT PRODIMARQUES
15 rue Galvani LA REVUE DES MARQUES
75809 Paris Cedex 17 71 avenue Victor Hugo
08.25.89.60.40 Paris 75116
www.management.fr 01.45.00.00.37
www.prodimarques.com
LSA
12-14 rue Médéric STRATÉGIES
75815 Paris Cedex 2 rue Maurice Hartmann
01.56.79.41.00 92133 Issy les Moulineaux Cedex
www.lsa.fr 01.46.29.46.54
www.strategies.fr
LINEAIRES.COM
ÉDITIONS DU BOISBAUDRY COM&COM FACTORY
13 square du chêne germain – CS 77711 CB NEWS SERVICE ABONNEMENTS
35577 Cesson-Sévigné Cedex 90 boulevard National
02.99.32.21.21 92258 La Garenne Colombes Cedex
www.editionsduboisbaudry.fr 01.46.35.48.41
www.cbnews.fr
POINTS DE VENTE
84 bd de Sébastopol
75003 Paris
01.42.74.28.00
www.pointsdevente.fr
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11 ANNEXE 3
Sites marketing
299
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2426 001-334.fm Page 301 Jeudi, 3. janvier 2008 1:40 13
12 ANNEXE 4
Enjeux de survivance
Exemples :
Assurer la pérennité de l’entreprise
Transmettre un patrimoine
Maintenir sa position sur son marché
Dégager un Besoin en Fond de roulement nécessaire
Entretenir ou développer le potentiel créatif
Enjeux de consolidation
Exemples :
Consolider sa position de leader
Faire partie des acteurs incontournables sur le marché
(image, notoriété, Parts de marché…)
Renforcer ses positions en termes d’image, de proximité clients…)
Maintenir ses parts de marchés actuelles
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LE PLAN MARKETING
Enjeux de développement
Exemples :
Pénétrer sur un nouveau segment de clients
Élargir sa présence en distribution
Pénétrer sur un nouveau marché (zone géographique, savoir-faire technique…)
Passer de no 2 à no 1 sur son marché
Créer de nouvelles gammes de produits
➤ Principes clés
– Dans le plan marketing stratégique d’entreprise :
• Noter les grandes orientations stratégiques de l’entreprise à moyen
et long terme.
• Rappeler les faits marquants du contexte de l’entreprise : environ-
nement, marché, concurrence.
• Indiquer les choix de l’entreprise en terme de positionnement ou
d’image.
– Dans le plan marketing stratégique produits :
• Rappeler les principaux enjeux pour l’entreprise.
• Noter les orientations stratégiques et les objectifs Marketing (cf. plan
marketing stratégique).
• Préciser les marchés cibles retenus.
Menaces Opportunités
– –
– –
– –
– –
Forces Faiblesses
– –
– –
– –
– –
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ANNEXES
➤ Principes clés
– L’objectif :
• Réaliser une synthèse des principaux faits à prendre en compte.
• Réunir en une même lecture, l’analyse interne et l’analyse externe.
– Privilégier 2 à 3 faits marquants :
• Ceux qui ont le plus d’impact.
• Une liste trop longue risque de « noyer » les priorités.
– Être factuel et précis :
• Citer le nom du (des) concurrent(s).
• Écrire les principaux chiffres.
• Identifier les segments du marché.
• Identifier les produits ou les gammes.
– Menaces/Opportunités : faits externes à l’entreprise :
• Réglementation.
• Concurrence.
• Segment de marché.
• Tendance de consommation.
• Données sur le marché.
– Forces/Faiblesses : faits internes à l’entreprise et aux gammes :
• Image, notoriété.
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit
• Qualité.
• Force d’innovation.
• Services associés.
303
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LE PLAN MARKETING
– Utiliser notamment :
• Tous les outils de visualisation.
• Les matrices d’aide à la décision.
• Des synthèses courtes de résultats d’études.
– Attention !
• Ces compléments d’analyse étoffent le diagnostic : éviter les infor-
mations secondaires ou sans rapport avec les faits marquants.
Positionnement
concurrentiel Matrice RCA
– Conseil de présentation :
• De préférence après le diagnostic en lecture approfondie.
• Possibilité de les inclure dans une annexe au plan marketing, si les
informations sont très denses.
304
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ANNEXES
➤ Principes clés
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit
– Orientations marketing :
• Dans le plan marketing stratégique.
• Vision à 3 ans.
• 3 axes stratégiques en liaison avec le diagnostic.
• Sécuriser les faiblesses et les menaces.
• Consolider les forces.
• Développer sur les opportunités.
– Objectifs marketing :
• Dans le plan marketing opérationnel.
• Vision à 3 ans ou à 1 an en cohérence avec les orientations stratégiques.
305
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LE PLAN MARKETING
Clients
Valeur
à potentiel
Domaine client
Clients fidèles Clients
technique Clients
et à forte à forte
en baisse
valeur valeur
Domaine d’activité
économique Prospects
Domaine
commercial Cycle de vie client
➤ Principes clés
– Objectifs :
• Préciser la ou les cibles à qui l’on s’adresse :
• Cœur de cible et cible élargie.
• Cible actuelle ou cible potentielle.
– Valider le choix de la cible
• Intérêt de la cible :
• Croissance.
• Potentiel.
• Marge.
• Image de marque.
• Accessibilité de la cible :
• Ticket d’entrée financier.
• Concurrence en place.
306
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ANNEXES
• Normes et réglementation.
• Circuits de distribution.
• Affinité avec nos produits.
• Capacité de l’entreprise à l’atteindre :
• Capacité financière.
• Moyens techniques.
• Force commerciale.
• Atouts marketing : innovation, image, positionnement…
Exemple :
Le mapping de positionnement
➤ Principes clés
– Objectifs :
• Rappeler le positionnement retenu, suite au diagnostic
– Le positionnement :
• « Choisir le terrain de jeu sur lequel nous sommes le premier dans
l’esprit de nos clients ».
• Une compétence distincte de la concurrence et reconnue par le
marché.
• Un positionnement évolue dans le temps selon les besoins et les muta-
tions du marché.
307
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LE PLAN MARKETING
Hors produit
Produit
Écrémage Pénétration
Consommateur
Objectif
Supports
Chaland Acheteur
308
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ANNEXES
➤ Principes clés
– Objectifs :
• Concrétiser le positionnement par les 4 principaux éléments de
l’offre : Produit (service); Prix; Distribution; Communication.
– Le mix-marketing : respecter les trois principes de base
• Principe de cohérence entre tous les composants de l’offre.
• Principe d’adéquation à la cible (cf. positionnement).
• Principe de réalisme économique.
➤ Principes clés
– Business plan marketing :
• À 3 ans ou plus.
• Budget marketing global tous produits ou services.
• Gains prévisionnels.
• Évaluation de la rentabilité et du projet.
• Faisabilité financière du plan marketing stratégique d’entreprise.
– Compte d’exploitation prévisionnel :
• À 3 ans ou à 1 an.
309
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LE PLAN MARKETING
Exemples :
Parts de marché
Chiffre d’affaires
Volume des ventes
Rentabilité
Les indices de suivi du plan marketing opérationnel
Exemples :
Taux de remontées sur actions de Marketing Direct
Indicateurs de résultats sur actions de communication
Retour sur investissement sur actions de promotions ou marketing Direct
Nombre de nouveaux clients acquis
DN-DV (Distribution Numérique – Distribution Valeur : en grande
distribution)
➤ Principes clés
– Objectifs :
• Suivre et mesurer la réalisation du Plan Marketing.
• Prévoir les indices de suivi.
– Les incontournables :
• CA, volume, marge : par produit, par secteur géographique, par
segment de marché.
• Les parts de marché, DV et DN.
– Suivre :
• Le Prévisionnel.
310
2426 001-334.fm Page 311 Jeudi, 3. janvier 2008 1:40 13
ANNEXES
• Le Réalisé.
• Les Écarts.
– Prévoir :
• Les actions correctrices :
• MD pour « booster » les ventes.
• Sous-traitance pour faire face au succès.
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit
311
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13 ANNEXE 5
Mission
313
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2426 001-334.fm Page 315 Jeudi, 3. janvier 2008 1:40 13
14 ANNEXE 6
Les rubriques
du plan marketing
opérationnel
&
publi-promotionnel
315
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LE PLAN MARKETING
➤ Rappel du plan N – 1
Principaux axes du plan marketing opérationnel N – 1.
Atteinte des objectifs : totale, partielle (chiffres).
Analyse de l’échec ou du semi succès.
Analyse des réussites.
➤ Budget
Allocation de moyens.
➤ Copy-strategie pub
Positionnement de l’offre.
Cibles de communication.
Bénéfices clients.
Preuves.
Ton et style.
➤ Plan d’actions
1- Plan média.
a.Plutôt en grande consommation, luxe.
2- Plan d’actions par produit.
a.Plutôt en marketing industriel.
b.Dans le cas de renouvellement rapide de produit (cosmétiques).
3- Plan d’actions par cible.
a.Plutôt en marketing des services ou en B to B.
b.Amène au marketing relationnel.
316
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ANNEXES
Septembre
Novembre
Décembre
Planning
Octobre
Janvier
Février
Mars
Août
Avril
Juin
Juil.
Mai
Cibles
Prescripteurs
Distributeurs
Cible 1
Cible 2
Force de vente
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit
Personnel
317
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LE PLAN MARKETING
Septembre
Novembre
Décembre
Planning
Octobre
Février
Janvier
Mars
Août
Avril
Juin
Juil.
Mai
Cibles
Produit
en lancement
Produit
en croissance
Produit
en maturité
Produit
en déclin
Novembre
Décembre
Planning
Octobre
Janvier
Février
Mars
Août
Avril
Juin
Juil.
Mai
Actions
Publicité
Promotions
Événementiel
Marketing
direct
Internet
Trade
Marketing
Source : « Toute la fonction marketing » de Nathalie Van Laethem. Octobre 2005.
318
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ANNEXE 7
Le plan marketing
opérationnel de marque
Note de l’auteur
Cette trame de plan marketing opérationnel reprend les principales
étapes de la démarche marketing. Elle ne constitue en aucune manière
un plan standard – il n’y en a pas – et ne saurait interdire d’être créatif.
319
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LE PLAN MARKETING
• Cadre de référence :
– Zone concernée
– Définition du marché
– Stratégie corporate
– Année
Key learnings
320
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ANNEXES
Key learnings
Quels facteurs/éléments de la
communication concurrente sont
susceptibles d’influencer l’efficacité
de notre communication ?
Quel est le niveau minimum de GRP
requis par mois/an et à quel prix ?
Etc.
Key learnings
321
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LE PLAN MARKETING
Key learnings
Key learnings
322
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ANNEXES
Key learnings
Produit
Distribution
Prix
Communication
Promotion
Relations publiques
Etc.
Key learnings
323
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LE PLAN MARKETING
Key learnings
Key learnings
324
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ANNEXES
Conclusions
Key learnings
Autres médias
Budget 2007
Volume (tonnes)
GRP’s
Dépenses TV
Autres médias
Réel 2007
Volume (tonnes)
GRP’s
Dépenses TV
Autres médias
Conclusions
Key learnings
325
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LE PLAN MARKETING
Le diagnostic SWOT
Objectifs spécifiques
Objectifs spécifiques
Objectifs spécifiques
326
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ANNEXES
Le plan Produit
Citer un ou deux mots clés issus
de la stratégie moyen terme pour
mettre en évidence la cohérence
des choix
Objectifs produit :
Assortiment
– Longueur
– Profondeur
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit
– Etc.
1.
2.
3.
4.
5.
6.
327
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LE PLAN MARKETING
Le plan Distribution
Citer un ou deux mots clés issus
de la stratégie moyen terme pour
mettre en évidence la cohérence
des choix
Objectifs produit :
– Disponibilité
– Visibilité
– Etc.
1.
2.
3.
4.
5.
6.
Le plan Pricing
Citer un ou deux mots clés issus
de la stratégie moyen terme pour
mettre en évidence la cohérence
des choix
Objectifs pricing :
– Prix de vente conso.
– Marge trade
– Etc.
1.
2.
3.
4.
328
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ANNEXES
1.
2.
3.
4.
5.
6.
La mesure
Les indicateurs de mesure
2005 2006 2007 2007 Commentaires
prévu réalisé
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit
Pdm Volume
– Référence A
– Référence B
Pénétration
– Référence A
– Référence B
Distribution
– Référence A
– Référence B
Ventes Volumes
Etc.
329
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LE PLAN MARKETING
Volume
2007 2007
2002 2003 2004 2005 2006
prévu réalisé
Total Marque
Référence A
Référence B
Référence C
Référence D
Référence E
Etc.
330
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ANNEXES
Compte d’exploitation
AR P&L
CHIFFRE D’AFFAIRES BRUT GROSS SALES
Remise sur factures Sales Discount
CHIFFRE D’AFFAIRES FACTURE INVOICES SALES
Ristournes différées Deferred Rebates
CHIFFRE D’AFFAIRES NET NET SALES (CAN)
Prestations commerciales Trades support
CHIFFRE D’AFFAIRES NET NET NET SALES
Coûts matières Material costs
MARGE SUR COÛTS MATIÈRES MARGIN ON MATERIAL COSTS
Coût main-d’œuvre industrielle Manfacturing labour costs
Coûts directs de production Direct product costs
Frais de structure usine Manufacturing overheads
Coûts logistiques Logistic costs
CONTRIBUTION DES OPÉRATIONS MARGIN ON OPERATIONS
Communication publicitaire Publicity
Promotions consommateurs Consumer promotions
Autres coûts marketing Other marketing costs
CONTRIBUTION NETTE PRODUITS NET PRODUCT CONTRIBUTION
Frais de structure force de vente Sales forces
CONTRIBUTION NETTE RÉSEAUX NET CHANNELS CONTRIBUTION
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15
Bibliographie
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Amine A. Le comportement du consommateur face aux variables d’action marketing,
Ed Management Société 1999
Ansoff H.I. Implanting Strategic Management, Englewood Cliffs, New-Jersey,
Prentice hall 1984
Best R.J. Implanting Stratégic management, Englewood Cliffs, New-Jersey, Prentice
Hall 2000
Bozzo Cécile. Le marketing industriel. Dunod 2007
Burk Wood M., The Marketing Plan : a handbook, New-Jersey, Prentice Hall 2002
Callot Philippe. Marketing des services. Vuibert 2007
Chirouze Y. Boyer, Nefzi, Nicolas Décisions et stratégies marketing, Paris, Ed Eska, 2007
Chirouze Yves. Applications sectorielles du marketing. Ed Eska 2007
Carton Francine. Trouver ses clients. Eyrolles, 2e éd., 2007
Cravens D. & Piercy N. Strategic Marketing, Mc Graw Hill 2003
Day G.S. Tough Questions for developing Stratégies, The journal of business strategy,
vol. 6, no 3. 1986
Gaujour Virginie. Gestion de crise et plan marketing, cas du 11 septembre 2001 sur
le secteur du tourisme. Mémoire de 3e année, groupe ESCEM. 2002
Gilbreath R.D. Planning for the unexpected, the journal of business strategy.
Vol. 8, no 2. 1987
Kotler, Keller, Dubois, Manceau. Marketing management. Pearson education. 12e éd.
333
2426 001-334.fm Page 334 Jeudi, 3. janvier 2008 1:40 13
LE PLAN MARKETING
334
FONCTIONS DE L’ENTREPRISE
N. VAN LAETHEM
L. BODY
PERFORMANCE
INDUSTRIELLE
ANIMATION
Plan
DES HOMMES • RH
VENTE
DISTRIBUTION
Le
GESTION
FINANCE
DIRECTION
Nathalie Van Laethem • Laurence Body CONSEIL
2e édition
LE PLAN MARKETING
marketing
LE PLAN MARKETING
NATHALIE VAN LAETHEM
• stratégique • opérationnel
• client • de crise