Support de Cours Mme ABDI Chimie Organique
Support de Cours Mme ABDI Chimie Organique
POLYCOPIE DE COURS
Présenté par :
Dr. Yamina Abdi
Maitre de Conférences B
à L’ENST
2019-2020
Avant propos
Ce manuel de cours s’adresse initialement aux étudiants de deuxième année des classes
préparatoires en science et technologies. Il convient également aux étudiants en licences (L2)
Science de la matière et science de la nature et de la vie (L1). Il a été préparé et structuré
d’une manière simplifiée afin de faciliter sa compréhension et permettre aux étudiants
d’acquérir les notions fondamentales de la chimie organique générale.
Ce support de cours est organisé en quatre chapitres.
Nous avons jugé utile dans un premier chapitre de donner quelques généralités notamment
sur l’atome de carbone. Par la suite, nous avons abordé la nomenclature des diverses familles
de molécules en nous appuyant sur les règles fixées par l’Union Internationale de Chimie Pure
et Appliquée (IUPAC).
Le second chapitre permettra aux étudiants de se familiariser avec les représentations
planes et spatiales des molécules, avant d’entamer l’isomérie plane, la stéréoisomérie (de
conformation) et la stéréoisomerie configurationnelle (optique et géométrique).
Les effets électroniques (effets inductifs et effets mésomère) feront l’objet d’une étude qui
sera présentée dans le troisième chapitre.
Le dernier chapitre sera enfin consacré à la description des principaux mécanismes
réactionnels (la substitution, l’addition et élimination) pour approcher le grand portail, qui est
celui de la réactivité en chimie organique.
L’auteur remercie par avance les lecteurs qui voudront bien lui faire part des
remarques, critiques et suggestions que leur a inspirés la lecture de ce polycopié et souhaite
que ce dernier puisse fournir à l’étudiant les informations nécessaires pour l’étude de la
chimie organique.
I-1-Atome de carbone …………………………….…..….……………….……………………..2
I-2-Les orbitales atomiques …………………………….………….……..………………….….2
I-3-Les orbitales hybrides du carbone : ………………………………..………………………..3
I-3-a-L’hybridation sp3 …………………………………………………………..………….…..3
I-3-b-L’hybridation « sp2 »………………………………………………………...…………….3
I-3-c-L’hybridation « sp » ……………………………………………..………………………..4
I-4-Détermination de La formule brute …………………………………..……………………..4
I-4-a-L’analyse élémentaire …………………………………………………..…………………5
I-4-b-L’analyse pondérale ou quantitative ……………………………………….……………..5
I-5-Nomenclature ……………………………………………………………...………………..6
I-6-Principe général de la nomenclature systématique …………………………….……………6
I-6-1-Hydrocarbures …………………………………………………………………………….7
I-6-2-Nomenclature des alcanes ……………………………………………………...…………7
I-6-2-a-Alcanes linéaires ………………………………………………………..………………7
I-6-2-b-Alcanes ramifiés ……………………………………………………………..…………9
I-6-4-Alcanes cycliques ………………………….…………………………………………… 14
II-2-ISOMERIE ………………………………………………………………….………….…27
II-2-1-Définition ………………………………………………………………….……………27
II-2-2-Isomérie de constitution ………………………………………………………………..27
a-Isomérie de position ………………………………………………………………………....27
b-Isomérie de chaîne …………………………………………………….……………………..27
c-Isomérie de fonction …………………………………………………………………………28
II-5-Stéréochimie …………………………………………………………………….…….….35
II-5-2-Stéréoisomères de configuration ……………...……………………………………….. 46
II-5-2-1-Chiralité et énantiomérie ………………………………………………………..……46
II-5-2-4-Diastéréoisomèrie …………………………………………………….……..…..……52
II-5-2-5-Configuration relative ……………………………………………….………………..53
b- Nomenclature Méso ………………………………………….…………………….……….55
III-6-b-L’électrophile ………………………………………………………….………….…..73
IV-1-Réactions de substitution …………………………………………………………...……77
b-La Nitration…………………………………………………………………………...……...86
IV-2-3-Compétition SN et E ………………………………………………………..…………93
IV-3-2-Addition nucléophile………………………………………………………….…….….97
Introduction générale
La chimie organique dite aussi « chimie du carbone » est l’étude des composés
renfermant l’élément carbone à l’exception de quelques espèces chimiques (CO 2,
CaCO3, HCN) considérées comme des produits minéraux. L’ensemble de ces produits
peuvent être issus de sources naturelles ou obtenus par synthèse chimique.
FRIEDRICH WOLER réussit en 1828 à synthétiser la première molécule organique,
celle de l’Urée ; par chauffage d’une solution aqueuse de cyanate d’ammonium.
Quelques années plus tard (entre 1850 et 1865) MERCELIN BERTHELOT a réalisé
des synthèses importantes (l’acide acétique, l’éthanol et le méthanol) à partir des
hydrocarbures.
De nombreuses substances, extraites de végétaux ou d’animaux, de structures
complexes, ont pu être reproduites au laboratoire et des dérivés ont été obtenus par
hémisynthèse pour améliorer leurs activités biologiques.
Depuis la chimie organique de synthèse a connu un essor considérable et elle est
omniprésente dans la vie quotidienne.
Actuellement nous comptons des millions de molécules organiques que l’on
retrouve dans :
Les produits alimentaires.
Les matières plastiques et peintures.
Les Parfums et cosmétiques.
Les colorants
Les produits pharmaceutiques.
La pétrochimie.
Les matériaux organiques destinées à l’électronique et l’optoélectronique.
CHAPITRE I
NOMENCLATURE DES COMPOSES
ORGANIQUES
Chapitre I Nomenclature des composes organiques
Le carbone appartient au groupe IVA des éléments. Son numéro atomique, (Z), est 6 ; il
possède donc 6 électrons qui gravitent autour du noyau, lequel est constitué de 6 protons
chargés positivement ce qui confère la neutralité électrique de l’atome. Sa configuration
électronique dans son état fondamental est : 1s2 2s2 2p2 :
Pour expliquer la tétravalence du carbone et l’orientation des liaisons formées par cet
élément avec d’autres atomes, on a introduit le concept d’hybridation des orbitales. Il s’agit
d’hybrider (combiner linéairement) les orbitales s et p d’un atome pour former de nouvelles
orbitales de type spn (avec n = 1, 2 ou 3). Le nombre des orbitales hybrides correspond au
nombre d’orbitales initiales qui ont été hybridées.
1
Chapitre I Nomenclature des composes organiques
L’orbitale d’un électron dans un atome est le lieu géométrique de l’espace où il existe une
très forte probabilité de le trouver. Le carbone et les autres éléments de la seconde période
sont constitués de deux types d’électrons : électrons « s » et électrons « p ». Les orbitales
atomiques des électrons « s » sont décrites par des sphères centrées sur le noyau de l’atome.
Par contre, les orbitales atomiques des électrons « p » sont représentées par deux lobes
symétriques par rapport au noyau de l’atome. Ces électrons « p » ne sont présents qu’à partir
de la couche 2 où ils n’excèdent pas le nombre de 6.
2
Chapitre I Nomenclature des composes organiques
I-3-b-L’hybridation « sp2 » :
Lorsque l’on hybride l’orbitale s avec deux orbitales p, on obtient trois nouvelles orbitales
hybrides sp2 équivalentes, dont les axes des lobes forment entre eux des angles de 120° et sont
orientés selon les trois sommets d’un triangle équilatéral.
Dans ce cas, une orbitale p reste inchangée et son axe est perpendiculaire au plan formé
par les trois orbitales hybrides sp2.
3
Chapitre I Nomenclature des composes organiques
I-3-c-L’hybridation « sp » :
Lorsque le carbone est dans l’état d’hybridation « sp », deux orbitales p pures sont
accompagnées de deux orbitales hybridées « sp » équivalentes et formées à partir de l’orbitale
« s » et de la troisième orbitale « p ».
- Les axes des deux orbitales « sp » sont colinéaires.
- Les axes des deux orbitales « p » pures sont perpendiculaires entre eux et à l’axe
commun des orbitales hybridées « sp ».
4
Chapitre I Nomenclature des composes organiques
5
Chapitre I Nomenclature des composes organiques
outil pour les chimistes partout dans le monde. Le nom systématique d’un composé organique
comprend en général trois parties:
✓ La partie Préfixe regroupe tous les substituants classés par ordre alphabétique et
portant chacun l’indice de son emplacement sur la chaine principale.
✓ La partie Unité Structurale Fondamentale (USF) indique le nombre d’atomes de
carbone dans la chaîne principale la plus longue qui contient le maximum de
groupements fonctionnel et d’insaturations.
✓ La partie Suffixe désigne la fonction prioritaire présente sur l’Unité Structurelle
Fondamentale.
I-6-Principe général de la nomenclature systématique :
1. On établit d’abord le nom de la chaine principale, c’est la chaine carbonée la plus
longue contenant le maximum de groupements fonctionnels et d’insaturation, qui
constitue le nom de base du composé.
2. Le sens de numérotation et choisi de telle sorte que l’indice du carbone porteur du
substituant prioritaire soit minimal.
Un substituant est un atome ou groupe d’atome autre que l’hydrogène. Il peut être :
• Un radical alkyle ou aryle
• Un halogène
• Une fonction
3. Le nom attribué au composé est alors construit en ajoutant au nom de base :
• Des préfixes et/ou des suffixes qui indiquent la nature des substituants.
• Des indices numériques qui indiquent la position des substituants sur la chaine
principale.
4. Les indices numériques sont séparés des noms des substituant, qu’ils précèdent, par
des tirets et sont séparés entre eux par des virgules.
I-6-1-Hydrocarbures :
Les hydrocarbures sont des molécules qui ne contiennent que les éléments hydrogène et
carbone.
6
Chapitre I Nomenclature des composes organiques
I-6-2-a-Alcanes linéaires
Les noms des premiers alcanes linéaires sont donnés dans le tableau 01 :
Un groupe alkyle résulte de l'enlèvement d'un hydrogène à partir d'un alcane. Il est nommé
en remplaçant la terminaison -ane par -yle. La numérotation commence là où se trouve le
radical : CH3– méthyle ; CH3CH2– éthyle.
7
Chapitre I Nomenclature des composes organiques
I-6-2-b-Alcanes ramifiés :
Un alcane est dit ramifié s’il existe dans la chaine carbonée au moins un atome de carbone
lié à trois autres atomes de carbone. Un alcane ramifié est formé d’une chaine principale qui
porte des radicaux alkyles, ce sont les chaines latérales.
Chaines latérales
Chaine principale
Leur nom est construit à partir de celui de l’alcane linéaire le plus lourd (= constitué du
maximum de carbones possible). Le nom de cet alcane linéaire donnera son nom principal au
composé (racine+ane). Les substituants sont nommés à partir du nom de l’alcane leur
correspondant (alcane → alkyle). Leur nom apparaît dans le préfixe.
8
Chapitre I Nomenclature des composes organiques
Il faut numéroter la chaîne principale de carbone d’un bout à l’autre, le sens de numérotation
étant choisi de façon à attribuer le plus petit chiffre possible au carbone portant le substituant.
Dans le nom final, on affectera au substituant son indice de position (= numéro du carbone de
rattachement). Ce numéro sera placé avant le nom du substituant et suivi d’un tiret.
7 5 3 1
6 3 4 5 2
1 7
2 4 6
4-methylheptane 3-ethylheptane
-Cas de plusieurs substituants : La chaîne principale sera numérotée d’un bout à l’autre, et le
sens de numérotation sera choisi de façon à ce que la somme des indices des substituant soit la
plus faible possible, si les deux substituants sont à distance égale entre les deux extrimités de
la chaine, on se base sur l’ordre alphabétique pour décider du sens de la numérotation.
Le nom des substituants sera indiqué dans le préfixe par ordre alphabétique, en éliminant à
chaque fois le « e» final.
7 5 3 1
6 3 4 5 2
1 7 7 1
4 5 3
2 6 6 4 2
1 3 5 7
2 4
6
3-ethyl-4-methylheptane 3-ethyl-5-methylheptane
Les indices de position des substituants sont placés entre deux tirets à l’exception du premier.
Quand le même substituant apparaît plusieurs fois, on place avant le nom du substituant le
multiplicateur correspondant : di (2), tri (3), tétra (4), penta (5), hexa (6), hepta (7), octa
(8), nona (9) etc et les indices de position sont placés à la suite les uns des autres, séparés par
une virgule.
7 5 3 1
7 5 3 1 6 3 4 5 2
1 7
6 3 4 5 2 2 4 6
1 7
2 4
6
3,3-dimethylheptane 2,5,5-trimethylheptane
9
Chapitre I Nomenclature des composes organiques
7 5 3 1
6 3 4 5 2
1 7
2 4 6
4-ethyl-3,3-dimethylheptane
-Cas des ramifications multiples : Les chaines latérales sont numérotées à partir du carbone
lié à la chaine principale, si nécessaire le nom de la chaine secondaire est mis entre
parenthèse.
2
1 3
1 3 5 7 9
2 4 6 8 10
5-(1-méthylpropyl)décane
Note : -Un carbone primaire est un atome de carbone lié à un seul autre atome de carbone.
10
Chapitre I Nomenclature des composes organiques
Leur formule générale est CnH2n, se sont des hydrocarbures éthyléniques appelés aussi
oléfines et caractérisés par la présence de deux atomes de carbones doublement liés.
La chaine principale sera la plus longue chaine contenant la double liaison, cette double
liaison aura le plus petit indice possible.
8 6 4 2
1 7 3 5 5 3 1
7
2 4 6 8
4-ethyl-5,7-dimethyloct-1-ène
8 6 4 2
1 7 3 5 5 3 1
7
2 4 6 8
octa-1,4-diène
Groupements dérivés des alcènes Lorsqu’un groupement possède une double liaison le nom
de ce groupement se termine par ényle précédé du numéro de l’atome de carbone de la chaîne
principale.
11
Chapitre I Nomenclature des composes organiques
Les alcynes sont des hydrocarbures contenant une triple liaison. Le suffixe de la famille
est –yne. Leur nomenclature est calquée sur celle des alcènes (-yne remplaçant –ène).
2,5-dimethylhept-3-yne 2-methylhex-3-yne
Un substituant ayant une triple liaison et qui est sur une chaine carbonée a pour
terminaison : ynyle
I-6-4-Alcanes cycliques :
Les alcanes cycliques sont simplement désignés par le préfixe « cyclo » suivi du nom de
l’alcane linéaire correspondant aux nombres de carbones du cycle : cyclopropane,
cyclobutane, cyclohexane, cycloheptane……
-Cas des cycloalcanes substitués et insaturés : On peut trouver des cycles substitués ou
insaturés, dans ce cas les mêmes règles de nomenclature des hydrocarbures aliphatiques sont
appliquées aux cycles.
12
Chapitre I Nomenclature des composes organiques
La plupart des Hydrocarbures monocycliques aromatiques ont des noms communs qui sont
acceptés par la nomenclature (IUPAC).
13
Chapitre I Nomenclature des composes organiques
- Radicaux aromatiques :
14
Chapitre I Nomenclature des composes organiques
Les acides carboxyliques sont nommés en numérotant la chaîne carbonée la plus longue
contenant le groupe carboxyle COOH, qui portera l’indice le plus faible, Le nom de l’acide
dérive de celui de l’alcane correspondant on remplaçant la terminaison « e » par « –oïque ».
Le terme ainsi obtenu est précédé de « acide » exemple :
Des noms triviaux sont utilisés pour de nombreux acides comme l’acide formique :
HCOOH, et l’acide acétique : CH3COOH, qui devraient être nommés respectivement acide
méthanoïque, et acide éthanoïque.
a.2-En série cycliques : Les acides dont la fonction est directement liée à un cycle sont
nommés en tant qu’acide cycloalcane carboxyliques.
15
Chapitre I Nomenclature des composes organiques
b-Les anhydrides d’acide R-COOCOR’: Ils dérivent des acides carboxyliques par
déshydratation.
Ils sont nommés comme les acides en se faisant précéder par le terme anhydride.
c-Les esters carboxyliques RCOOR’ : Ils dérivent d’acides carboxyliques et d’alcools, ils
seront nommés en remplaçant le suffixe oïque des acides dont ils dérivent par le suffixe oate
suivi du nom du groupe R présent dans l’alcool lors de la formation de l’ester. La chaîne
principale est celle qui porte la fonction dérivée de l’acide.
-carboxylate de R’
O O
O O
16
Chapitre I Nomenclature des composes organiques
17
Chapitre I Nomenclature des composes organiques
- Amide secondaire:
- Amide tertiaire:
18
Chapitre I Nomenclature des composes organiques
COOH
OH
acide 5-oxopentanoique acide 4-formylcyclohexanecarboxylique
19
Chapitre I Nomenclature des composes organiques
R OH HO
R OH R
alcool primaire alcool secondaire alcool tertiaire
OH
OH
OH
ethanol propan-2-ol 2-methylpropan-2-ol
i-Les phénols (ArOH) et polyphénols : terme qui désigne les composés aromatiques
carbonés substitués par un, ou plusieurs groupes OH (polyphénols). Le phénol est un benzène
substitué par un seul groupe OH. Les polyphénols ont souvent des nom triviaux comme les
diphénols : catéchol, résorcinol ou hydroquinone. Les groupes ArO- sont des groupes aryloxy
comme phénoxy pour PhO-.
20
Chapitre I Nomenclature des composes organiques
✓ Amines primaires : Le nom du substituant se termine par amine, alors que les amines
aromatiques portent le nom d’usage.
NH2
NH2
H3C NH2
Amines primaires CH
H3C 2 CH3
methanamine 3 1
propan-2-amine aniline
✓ Amines secondaires : Le substituant le plus grand est choisi pour former le nom de la
chaîne principale. La notation N-placée avant le nom du radical alkyle, permet
d’indiquer la présence d’un substituant sur l’atome d’azote.
✓ Amines tertiaires : Cas où l’amine est substituée par deux groupes identiques on note
la répétition par N, N
21
Chapitre I Nomenclature des composes organiques
Et Et
N
Et
N Et
Amines tertiaires
Et
N,N-diethylethanamine N,N-diethylbenzenamine
ou bien ou bien
triethylamine N,N-diethylaniline
Lorsque d’autres fonctions l’accompagnent, et que le groupe NH2 n’est pas prioritaire, il
devient le groupe « amino» suivi du numéro du carbone qu’il substitue.
NH2 O
OH
acide 3-aminopentanoique
k-Éthers ROR’ : de formule générale R-O-R’ où R et R’ sont des groupes alkyles, aralkyles,
aryles ou hétéroaryles, ils sont considérés comme des dérivés des alcools dans lesquels le
proton hydroxylique du - OH est remplacé par un groupe alkyle -R’. Les éthers ne sont pas un
groupe prioritaire et ils sont toujours désignés par le préfixe : oxy-
- La chaîne la plus longue est le groupe principal R.
- Le radical restant, R’, est dérivé de l’alcool correspondant.
O
O
methoxyethane 3-methoxyprop-1-ene
22
Chapitre I Nomenclature des composes organiques
23
CHAPITRE II
Les isomères sont des espèces chimiques de même formule brute qui différent par :
Isomérie
Position Chaine
Isomérie de Isomérie de
configuration Fonction
conformation
Tautomère
Diastéréoisomères Enantiomères e
Un ou plusieurs C*,
images l’un de l’autre
Isomérie éthylénique Z/E plusieurs C* et non mais non superposables
images l’un de l’autre
et
25
Chapitre II Isomérie de structure et stéréoisomerie
Les molécules organiques peuvent être représentées de différentes façons plus ou moins
détaillées. La formule brute d’une molécule indique simplement la nature et le nombre des
différents atomes présents, sans indiquer l’enchaînement de ces atomes dans la molécule.
Plusieurs composés chimiques différents peuvent répondre à la même formule brute. Ainsi, la
formule brute C4H8O peut correspondre entre autres aux quatre formules semi-développées
planes ci-dessous:
O
OH O
A B C D O
Dans ces représentations où le squelette carboné de la molécule est indiqué par un trait en zig-
zag, chaque pointe du trait correspond à un atome de carbone portant le nombre d’atomes
d’hydrogène nécessaire pour satisfaire sa tétravalence.
26
Chapitre II Isomérie de structure et stéréoisomerie
II-2-ISOMERIE PLANE :
II-2-1-Définition : Deux composés sont dits isomères s’ils ont la même formule brute mais
s’ils différent :
II-2-2-Isomérie de constitution :
Les isomères de constitution sont des isomères dont les molécules diffèrent par l'ordre ou la
nature des liaisons qui relient les atomes entre eux.
Exemple 1 : C3H8O
OH
OH
propan-2-ol propan-1-ol
Un alcool secondaire Un alcool primaire
Exemple 2 : C4H8
CH3-CH=CH-CH3 CH2=CH=CH2-CH3
but-2-ène but-1-ène
butène
b-Isomérie de chaîne : L’enchainement des carbones est différent (la chaîne principale n’est
pas la même).
Exemple : C4H10
2 3
1
2
3 4 1
butane 2-methylpropane
27
Chapitre II Isomérie de structure et stéréoisomerie
Exemple : C3H6O
propan-2-one propanal
Cetone Aldehyde
c-1- La tautomérie :
Dans la plupart des cas la forme cétonique est très largement majoritaire. Cependant avec les
β-dicétones, c'est la forme énolique, stabilisée par la liaison hydrogène, qui est prédominante.
Tautomérie imino-énaminique :
28
Chapitre II Isomérie de structure et stéréoisomerie
Tautomérie lactamo-lactamique :
Ce type de tautomérie se rencontre avec les bases puriques et pyrimidiques des acides
nucléiques ADN et ARN. A pH = 7, c'est la forme lactame qui est présente.
La première étape dans la recherche des isomères de constitution d’une molécule donnée
est la détermination de son indice d’insaturation I.
On retiendra :
29
Chapitre II Isomérie de structure et stéréoisomerie
𝟐𝒏𝑰𝑽 + 𝟐 − 𝒏𝑰 + 𝒏𝑰𝑰𝑰
𝑰=
𝟐
Où :
• nI est le nombre d’atomes monovalents (H, les halogènes :F, Cl, Br, I)
• nIII est le nombre d’atomes trivalents (N, P)
• nIV est le nombre d’atomes tétravalents (C, Si)
Certaines molécules ne différents que par l’arrangement des atomes dans l’espace, il est
donc nécessaire de disposer de représentations rendant compte de la structure spatiale des
molécules. Il existe plusieurs façons pour représenter une molécule dans l’espace.
Cette représentation permet de distinguer entre les liaisons qui sont dans le plan, les liaisons
qui sont en avant du plan et les liaisons qui se trouvent en arrière du plan.
30
Chapitre II Isomérie de structure et stéréoisomerie
H H
H H H
H
H H H H H
H
La conformation éclipsée La conformation décalée
Le carbone C1 est représenté par un point. Le carbone C2 est masqué par le C1, et il est
représenté par un cercle.
Les liaisons du C1 sont représentées par des segments issus du centre du cercle, par contre les
liaisons du C2 sont représentées par des segments qui s’arrêtent à la périphérie du cercle.
31
Chapitre II Isomérie de structure et stéréoisomerie
Exemple :
c)-Représentation de Fischer:
C’est une représentation en deux dimensions, utilisée notamment pour les oses et les acides
aminés, la molécule est représenté par une croix, le carbone central est situé au point
d’intersection, les lignes horizontales pointent vers l’avant les lignes verticales vers l’arrière.
2) Sur un plan horizontal et qui passe par le carbone, on met deux liaisons pointant vers
l’avant (plan bleu).
32
Chapitre II Isomérie de structure et stéréoisomerie
3) Sur un plan vertical et qui traverse le carbone, on met deux liaisons pointant vers l’arrière
(plan rouge), sachant que Les liaisons se trouvant vers l’arrière constituent la chaine carbonée
principale.
Pour représenter une molécule qui possède deux (ou plus) atomes de carbone tétragonaux il
faut suivre les étapes suivantes :
1) Il faut que la molécule doit être en conformation éclipsée et que la liaison C-C appartient
au plan de projection.
2) On prend un plan vertical contenant la chaine principale, celle-ci étant dirigée vers
l’arrière.
3) En haut de la chaine, on place lecarbone portant l’indice le plus petit qui est géneralement
le plus oxydé.
4) Les liaisons latérales des deux (ou plus) atomes de carbones sont alors dirigées vers l’avant
du plan de projection.
33
Chapitre II Isomérie de structure et stéréoisomerie
3)-La forme de la molécule est éclipsée (Si la forme est décalée il faut faire une rotation
autour de la liaison C-C pour passer à la forme éclipsée) « voir ci-dessous les conformères ».
4)-Le C1 porte une fonction aldéhyde et le C4 porte une fonction alcool. Le C1 « fonction
aldéhyde » est plus oxydée (porte l’indice le plus petit) que le C4 « fonction alcool », on
placera le C1 en haut et le carbone 4 en bas.
5)-Les deux groupements hydroxyles portés par les carbones 2 et 3 se situent à gauche et les
hydrogènes se trouvent à droite de la chaine en arriére.
6) La projection de cette forme sur le plan de projection (le plan de la feuille) donne la
représentation de Fischer suivante :
34
Chapitre II Isomérie de structure et stéréoisomerie
On représente les liaisons sur le plan tout en respectant l’hybridation des atomes « la
géométrie » Exemple : la molécule d’éthane C2H6.
La molécule d’éthane peut être représentée en perspective par deux formes : éclipsée et
décalée.
La représentation en perspective est très utile pour étudier les molécules cycliques.
II-5-Stéréochimie :
La stéréochimie étudie l’arrangement des atomes d’une molécule dans l’espace. Les
stéréoisomères sont des composés de même constitution (même formule développée plane)
mais dont la disposition des atomes dans l’espace est différente. On distingue 2 types de
stéréoisomérie : l’isomérie de conformation et l’isomérie de configuration.
35
Chapitre II Isomérie de structure et stéréoisomerie
-Cas de l’éthane :
36
Chapitre II Isomérie de structure et stéréoisomerie
Sur la molécule d’éthane faisons tourner d’un angle θ (angle de torsion) un groupement
méthyle par rapport à l’autre. En conformation éclipsée, les atomes d’hydrogène sont proches,
on a des interactions répulsives de Vander Waals. Lorsque θ augmente les hydrogènes vont
s’éloigner et l’énergie diminuer pour atteindre un minimum à θ = 60˚ (schema-1-) et ainsi de
suite. Les barrières d’énergie entre formes éclipsées et décalées étant faibles (12,5 kJ·mol–1
dans le cas de l’éthane) on a un équilibre rapide entre les différentes formes décalées.
37
Chapitre II Isomérie de structure et stéréoisomerie
-Cas du butane :
Remarque : Dans certains cas, des interactions intramoléculaires entre deux fonctions
peuvent stabiliser des conformations considérées a priori comme instables. C’est le cas des
glycols dont la conformation éclipsée est relativement importante en raison de la création
d’une liaison hydrogène entre le H d’un groupement OH et l’oxygène du groupe OH adjacent.
38
Chapitre II Isomérie de structure et stéréoisomerie
Le cyclohexane C6H12 n’est pas une molécule plane. Sa structure tridimensionnelle la plus
stable correspond à une conformation chaise. Dans cette conformation, tous les atomes de
carbone ont une géométrie tétraédrique et toutes les liaisons C–H sont décalées. Du fait de
cette conformation chaise, il existe deux types d’orientations différentes pour les liaisons C–H
du cyclohexane : les liaisons axiales et les liaisons équatoriales. Les six liaisons C–H axiales
sont perpendiculaires au plan moyen du cycle, alors que les six liaisons C–H équatoriales sont
dans le plan moyen.
Remarque : pour bien représenter le cyclohexane et les liaisons à ces différents substituants
dans la conformation chaise, la plus utilisée, il est important de respecter le parallèlisme de
certaines liaisons figurées par des couleurs identiques.
39
Chapitre II Isomérie de structure et stéréoisomerie
40
Chapitre II Isomérie de structure et stéréoisomerie
Par contre, dans le conformère possédant un –CH3 équatorial, il n’y a pas de telles
interactions. Ce conformère est donc plus stable et majoritaire à l’équilibre. Plus le
substituant du cyclohexane est encombrant et plus la différence d’énergie entre les deux
conformères est grande, l’équilibre est en faveur de celui portant le substituant en position
équatoriale.
41
Chapitre II Isomérie de structure et stéréoisomerie
✓ Cyclohexane disubstitué :
• Si les deux –CH3 sont portés par le même carbone ; il n’ya pas d’isomérie possible.
• Si les deux –CH3 sont portés par 2 carbones différents ; on peut envisager trois
positions : 1,2-, 1,3- et 1,4-diméthylcyclohexanes.
Pour les conformères chaise et chaise inversés, chaque substituant peut être en position
axiale ou équatoriale.
42
Chapitre II Isomérie de structure et stéréoisomerie
Généralisation :
- Cyclohexane 1,2-disubstitué
43
Chapitre II Isomérie de structure et stéréoisomerie
conformation à son inverse nécessite une très faible énergie ce qui conduit à un mélange
constant de 50% de chaque conformation.
- Cyclohexane 1,3-disubstitué
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Chapitre II Isomérie de structure et stéréoisomerie
- Cyclohexane 1,4-disubstitué
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Chapitre II Isomérie de structure et stéréoisomerie
Les ÉNANTIOMÈRES,
Les DIASTÉRÉOISOMÈRES.
II-5-2-1-Chiralité et énantiomérie :
La chiralité d’un objet désigne sa propriété de ne pas être superposable à son image dans un
miroir plan. Plusieurs composes existant dans les organismes vivants sont chiraux.
Un carbone asymétrique (C*) est un carbone tétraédrique hybride (sp3) lié a 4 atomes ou
groupements d’atomes différents :
Comment savoir si une molécule est chirale sans dessiner son image dans un miroir ?
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Chapitre II Isomérie de structure et stéréoisomerie
Pour le bromoéthane, le plan de la feuille est plan de symétrie. En effet, le brome, le carbone
et le méthyle sont dans ce plan, donc se réfléchissent en eux-mêmes et les deux hydrogènes
sont images l’un de l’autre par rapport a ce plan.
Une molécule chirale n’a ni plan, ni centre de symétrie, elle n’est pas
superposable à son image dans un miroir (ex de la main droite et de la main
gauche). Dans le cas contraire, on parle de molécule achirale.
Un carbone asymétrique est un carbone portant quatre substituant différents.
On parle aussi de centre de chiralité ou de stéréocentre il est indiqué par un
asteux.
Ces deux molécule possèdent 1C ⃰ sont images l’une de l’autre et ne sont pas superposables,
elles sont donc chirales.
Certaines molécules possèdent des carbones chiraux, mais sont toutefois superposables à leur
image dans un miroir. Les molécules suivantes possèdent plusieurs carbones asymétriques :
47
Chapitre II Isomérie de structure et stéréoisomerie
Par contre, elles possèdent aussi un centre de symétrie (1) ou un plan de symétrie (2) qui
impliquent qu’elles sont superposables à leurs images dans un miroir plan.
La façon dont les énantiomères s'organisent dans l'espace permet d'attribuer par convention
une configuration dite absolue à chacun d’entre eux. Ces configurations sont dites le plus
souvent R (rectus, latin, droit) qui suit la rotation des aiguilles d’une montre, ou S (sinister,
latin, gauche) suit la rotation inverse des aiguilles d’une montre.
La configuration absolue des carbones asymétriques est déterminée en respectant les règles de
nomenclature de Cahn-Ingold-Prelog (C I P).
Il s’agit de classer par ordre de priorité décroissante les groupes liés à un atome dit central,
atome de carbone asymétrique ou l’un (puis l’autre) des deux atomes liés par une double
liaison. La priorité des atomes diminue quand leur numéro (ou nombre) atomique Z diminue.
Les règles qui permettent de déterminer l'ordre de priorité des quatre substituant sont les
suivantes :
1) Les quatre substituant liés à l'atome de carbone asymétrique (C*) sont classés par
ordre de priorité décroissante : Cl > OH > CH3 > H.
OH
Cl
H3 C
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Chapitre II Isomérie de structure et stéréoisomerie
Si des atomes directement attaches a un centre chiral sont identiques, on compare alors les
atomes de 2eme rang. Si c'est nécessaire, on considérera les atomes en 3 eme, 4eme rang…
Exemples :
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Chapitre II Isomérie de structure et stéréoisomerie
2) Pour obtenir la configuration de c*, on doit regarder la molécule le long de l’axe c*- 4 avec
le substituant 4 en arrière (1>2>3>4), Si l’ordre de priorité des groupes 1 à 2 à 3 suit la
rotation des aiguilles d’une montre, la configuration est R, si l’ordre de priorité suit la rotation
inverse des aiguilles d’une montre la configuration est S.
CH2OH
3 3 CH2OH
* *
NH2 NH2
1 1
4 R
H HOOC
COOH 2 H
2 4
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Chapitre II Isomérie de structure et stéréoisomerie
II-5-2-3-Activité optique
Une molécule possédant un centre d'asymétrie, fait tourner l'angle de vibration de la lumière
polarisée d'un angle α, soit vers la droite, soit vers la gauche. On dit que la molécule est
optiquement active. Pour mesurer cet angle un faisceau de lumière polarisée traverse une cuve
à faces transparentes contenant la substance optiquement active et on observe la lumière
transmise à travers un second polariseur appelé analyseur. Si le réglage du zéro de l'appareil
se fait avec la cuve contenant une substance inactive, il faut tourner l'axe de l'analyseur d'un
angle α pour observer la lumière transmise après introduction de la substance optiquement
active. Deux énantiomères purs font dévier le plan de la lumière polarisée angle α d’une
valeur égale mais en sens oppose. On dit que ces molecules sont optiquement actives ou
douées de pouvoir rotatoire :
Pour chacun des 2 énantiomères d'une molécule chirale, on définit un pouvoir rotatoire
spécifique [α]tλ donné par la loi de BIOT :
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Chapitre II Isomérie de structure et stéréoisomerie
II-5-2-4-Diastéréoisomérie :
Les diastéréoisoméres sont des stéréoisomères de configuration qui ne sont pas image l'un de
l'autre dans un miroir. Les diastéréoisoméres, à la différence des énantiomères, ne possèdent
pas les mêmes propriétés physico-chimiques ; ils peuvent donc être plus facilement séparés
par distillation, recristallisation ou chromatographie.
Si n =1 : 2 stéréoisomères, R et S (2 énantiomères).
Si n =2 : 4 stéréoisomères, RR, SS, RS SR.
- 2 couples d’énantiomères
- 4 couples de diastéréoisomères
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Chapitre II Isomérie de structure et stéréoisomerie
Exemple :
II-5-2-5-Configuration relative :
Le gros problème de la chimie organique ce sont les vielles notations qui ne devraient plus
avoir cours mais qui sont encore largement utilisées. C'est le cas notamment de la
notation thréo, méso et érythro. Un exemple est donné pour chacune de ces notations. Notons
que le composé méso est un cas particulier du composé érythro.
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Chapitre II Isomérie de structure et stéréoisomerie
Elle est utilisée pour les molécules ayant deux C* adjacent qui doivent porter au minimum
deux couples substituants identiques.
Si par contre ces substituants se trouvent de part et d'autre de la chaîne carbonée, ils sont dits
thréo.
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Chapitre II Isomérie de structure et stéréoisomerie
H H H H
CH3 OH
HO COOH HO COOH
HO H3C
érythro thréo
b- Nomenclature Méso :
Un composé méso est un composé qui possède nC* et généralement un plan de symétrie.
Cette molécule est achirale et optiquement inactive.
Dans un composé à 2 carbones asymétriques, les 2 carbones peuvent porter des substituants
identiques, comme dans CH3-CHCl-CHCl-CH3. On obtient alors seulement 3 stéréoisomères
et non pas 4, donc un seul couple d’énantiomères, car deux formes sont en fait équivalentes,
il s’agit des stéréoisomères (R, S) et (S, R).
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Chapitre II Isomérie de structure et stéréoisomerie
II-5-2-6-Isomérie géométrique :
La présence d'une double liaison C=C (éthylénique), C=N (imine…) empêche la rotation
des deux atomes l'un par rapport a l'autre. Par conséquent, si chacun de ces deux atomes porte
2 groupements différents, il peut exister deux configurations « Z » et « E » distinctes appelées
stéréoisomères géométriques ou diastéréoisomères.
Pour les nommer, on utilise les règles (C.I.P) qui permettent de classer les groupements sur
chaque carbone de la double liaison tri ou tétrasubstituée.
La liaison π empêche la libre rotation de la liaison σ à la quelle elle est associée pour
constituer la double liaison.
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Chapitre II Isomérie de structure et stéréoisomerie
Ex : dans le cas d’un alcène disubstitué en 1,2 les deux substituants identiques pouvant être
situés du même côté par rapport à la double liaison on parle d’arrangement cis
Lorsque les deux substituants sont situés de part et d’autre par rapport à la double liaison, il
y a un arrangement trans
Les isomères cis/ trans sont des stéréo-isomères appelés diastéréo-isomères ils ne peuvent être
inter convertis qu’en rompant les liaisons.
Lorsque les deux substituants sont situés du même côté de cycle, ils sont en cis l’un par
rapport à l’autre, et lorsqu’ils sont situés de part et d’autre ils sont en trans.
57
CHAPITRE III
REACTIVITE EN CHIMIE
ORGANIQUE
Chapitre III Réactivité en chimie organique
-Si les deux atomes sont différents (A-B), c’est l’atome le plus électronégatif qui attire le
doublet d’électrons. Le nuage électronique n’est plus symétrique : il est déplacé vers l’atome
le plus électronégatif : on dit que l'atome le plus électronégatif polarise le nuage électronique.
La liaison est alors polarisée Il se crée sur les atomes des charges partielles : δ+ sur l’atome le
moins électronégatif et δ- sur l’atome le plus électronégatif.
III-2-Effet inductif :
Une molécule en chimie organique est constituée d’atomes liés entre eux par une ou
plusieurs liaisons covalentes c’est-à-dire par un ou plusieurs doublets d’électrons.
La polarité d’une liaison est due à une attraction préférentielle exercée sur le doublet
électronique par le noyau de l’un des deux atomes, le plus électronégatif.
L’effet inductif à pour origine la polarisation des liaisons δ qui est due à la différence
d’électronégativité entre deux atomes de la molécule.
58
Chapitre III Réactivité en chimie organique
Les effets inductifs donneurs (notes +I), c'est-a-dire des atomes ou groupements
donneurs (moins electronegatifs que le carbone) qui exercent un effet (+I).
Exemple : les métaux (Na, Mg, …), les groupes alkyles (CH3, C2H5, (CH3)3C…)
les effets inductifs attracteurs (notes -I), c’est-a-dire des atomes ou groupements
attracteurs (plus electronegatifs que le carbone) qui exercent un effet (-I).
Exemples : F-, Cl-, Br-, OH-, NH2-, CN-, NO2-.
59
Chapitre III Réactivité en chimie organique
pKa est faible, plus l’acide est fort, ce qui correspond à une polarisation élevée de la liaison
OH avec libération facilitée en milieu aqueux d’un ion hydroxonium, H3O+, à côté de l’anion
carboxylate, RCOO- , pour un acide organique, RCOOH.
60
Chapitre III Réactivité en chimie organique
61
Chapitre III Réactivité en chimie organique
On remarque que la présence de cet atome de chlore en position α conduit à un acide (acide
2-chloro-butanoïque) dont le pKa de 2,86 diffère de deux unités par rapport à celui de l’acide
butanoïque, avec une nette augmentation du caractère acide. L’influence de l’atome de chlore
en position β (acide 3-chloro-butanoïque) puis γ (acide 4-chloro-butanoïque) diminue jusqu’à
devenir très faible comme l’indiquent les pKa correspondants.
III-3-Effets mésomères :
La mésomérie est une façon qui permet de décrire le déplacement de certains électrons sur
une molécule. Elle concerne :
- les électrons π
- les doublets d'électrons libres (non liants)
- les lacunes électroniques
On indique le passage d'une forme mésomère à une autre par une flèche à double sens (↔).
Les flèches courbes indiquent le sens de déplacement des doublets d'électrons.
62
Chapitre III Réactivité en chimie organique
Exemple 1 : buta-1,3-diène
Ces trois formes mésomères, appelées également formes de résonance ou formes limites
n'existent que sur le papier. Le butadiène n'est pas un mélange de (I), (II) et (III) mais une
molécule unique qu'aucune de ces structures ne peut représenter à elle seule.
La molécule réelle est en fait un hybride de toutes ces structures, c'est-à-dire que sa
structure réelle est une moyenne de toutes ces formes limites : appelée hybride de résonance
Exemple 2 : le benzène C'est une molécule plane
63
Chapitre III Réactivité en chimie organique
Exemple 1 : phénol
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Chapitre III Réactivité en chimie organique
65
Chapitre III Réactivité en chimie organique
Exemples :
-Voici l’exemple de dérivés de l’aniline, substituée par un groupement méthoxy ou nitro en
para (il s’agit du pKa du couple R–NH3+/ R–NH2) :
On voit dans cet exemple que le groupement méthoxy OCH3 (donneur) renforce le
caractère basique du doublet de l’azote, contrairement au groupement nitro NO2 (attracteur).
Par contre, en position méta, le groupement méthoxy abaisse le pKa, comme le nitro, à cause
de son effet inductif attracteur. En effet, dans cette position, il ne peut y avoir de conjugaison
impliquant à la fois le NH2 et le méthoxy avec le benzène et le NH2.
-Dans l’exemple suivant, le pKa de dérivés du phénol est dépendant du caractère attracteur,
stabilisant la base conjuguée (abaissant le pKa), et du caractère donneur, déstabilisant la base
conjuguée :
Le fluor et le groupement –OH en méta possèdent des effets inductifs attracteurs qui
stabilisent la base conjuguée et la déstabilisent lorsque –OH est en para (mésomère donneur).
66
Chapitre III Réactivité en chimie organique
67
Chapitre III Réactivité en chimie organique
Les radicaux sont plans, le carbone qui porte l’électron célibataire possède une hybridation
sp2, en effet l’orbitale pz contient un seul électron.
- chauffage thermiques
- Radiations (UV)
- initiateurs radicalaires
La stabilité : les radicaux sont stabilisés par des groupements à effet inductif donneur.
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Chapitre III Réactivité en chimie organique
b-Les Carbocations :
La stabilité : les carbocations sont stabilisés par des substituants à effet inductif donneur.
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Chapitre III Réactivité en chimie organique
- élimination électrofuge
c-Les Carbanions : Dans le cas où le carbone est lié à un atome moins électronégatif, le
doublet liant (DL) de la liaison reste sur le carbone, la rupture est hétérolytique
70
Chapitre III Réactivité en chimie organique
71
Chapitre III Réactivité en chimie organique
De même la stabilité d’un carbanion est liée à l’hybridation du carbone qui porte la charge. En
effet un carbone sp est plus électronégatif qu’un carbone sp2 ou encore sp3
III-6-Les réactifs :
Les réactifs intervenant dans les réactions chimique ioniques sont des espèces ayant un site
électrophile ou nucléophile
III-6-a-Le nucléophile :
Un nucléophile est une espèce possédant un doublet non liant d’électron (n) et/ou π. c’est une
entité riche électroniquement, qui peut être neutre ou chargée négativement
72
Chapitre III Réactivité en chimie organique
Le nucléophile attaque les sites pauvres électroniquement, c’est les sites électrophile.
III-6-b-L’électrophile :
Un électrophile est une espèce neutre et/ou chargée positivement, possédant une lacune
électronique ou un atome portant une charge partielle positive.
73
Chapitre III Réactivité en chimie organique
Le solvant joue un rôle très important dans une réaction chimique. Il sert à la dissolution
des différents réactifs et produits formés ; d’autre part, il peut favoriser ou inhiber une
réaction. Pour ces raisons, il faut bien choisir le solvant de la réaction. Généralement, on
distingue trois types de solvants : les solvants polaires protiques, les solvants polaires
aprotiques et les solvants apolaires.
Parmi les solvants polaire protique en trouve : les alcools, l’eau, les acides carboxylique,
leur particularité est de pouvoir solvater les cations.
Ils sont constitués de molécules polaires, ils sont polarisés par effet mésomère, mais ils ne
possèdent pas un hydrogène lié à un hétéroatome. Ils solvatent les cations et augmentent ainsi
la réactivité des anions.
c-solvants apolaires : c’est des molécules qui possèdent un moment dipolaire nul.
74
Chapitre III Réactivité en chimie organique
III-8-Notions de la nucléophilie :
Par définition la nucléophilie est l’aptitude d’un atome nucléophile à attaquer un site
électrophile. Le caractère nucléophile est relatif, il est dépendant des conditions de réaction.
Facteurs influant la nucléophilie :
-la solvatation :
Elle influe sur la vitesse de la réaction, un anion solvaté voit son caractère nucléophile
diminuer, pour éviter la solvatation des anions, on emploie des solvants polaires aprotiques.
- l’électronégativité :
Plus un atome est électronégatif, plus il retient ses électrons moins il à tendance à les céder
à un site électrophile, de ce fait un atome très électronégatif est un mouvais nucléophile
-Polarisabilité :
- nucléophiles mous : ce sont des sites avec des atomes de type donneur avec une faible
électronégativité et une polarisabilité importante : R2S, RSH, RS- , I- , R3P, (RO)3P, CN- ,
RCN, CO, H- , R- , C6H6, R-CH=CH-R’.
- nucléophiles durs : ce sont des sites avec des atomes de type donneur avec une
électronégativité importante et une faible polarisabilité H 2O, OH- , F - , Cl- , SO4 2-
, AcO- ,
CO3 2- , ROH, RO- , RCO2 -, NO3 - , NH3, RNH2
75
Chapitre III Réactivité en chimie organique
III-8-Groupement partant: le nucléofuge Pour qu’il soit un bon groupement partant, il faut
que la rupture de la liaison C-X soit facile. Ainsi, moins X est basique, meilleur est X comme
groupement partant. Le classement des halogénures en tant que groupement partant est le
suivant : I>Br > Cl> >F, donc plus l’atome X est électronégatif moins il est bon comme
groupement partant.
76
CHAPITRE IV
NOTIONS DE MECANISMES
REACTIONNELS.
Chapitre IV Notions de mécanismes Réactionnels
IV.1.Réactions de substitution :
Dans les réactions de substitution un atome ou groupe d’atome sera remplacé par un atome ou
groupe d’atome. Selon les entités réactives, nous distinguons trois types de mécanismes de
substitution.
-Définition : Un réactif nucléophile est un réactif qui présente une zone de forte densité
électronique ; il est soit chargé négativement comme Cl-, PhSO3- , OH- , CN- soit neutre, ou
bien il possède au moins un doublet libre comme Et 3N, H2O. Les dérivés halogénés donnent
lieu à des réactions de substitution nucléophile avec des réactifs chargés ou neutres selon les
schémas suivants :
Le mécanisme a été proposé sur des bases principalement cinétiques, suivant les conditions on
observe :
-Mécanisme : Les réactions de substitution nucléophile du premier ordre ont une vitesse qui
obéit à la loi de vitesse : v = k [RX]. C’est une réaction d’ordre 1, nous remarquons que la
vitesse de la réaction est indépendante de la concentration en nucléophile.
La réaction est monomoléculaire, elle se fait en deux étapes avec un carbocation comme
entité intermédiaire :
77
Chapitre IV Notions de mécanismes Réactionnels
78
Chapitre IV Notions de mécanismes Réactionnels
Si le composé de départ possède un seul C* celui sur lequel porte la substitution, alors on
obtient en fin de réaction un mélange racémique.
La réaction est donc fortement accélérée par les solvants protiques polaires.
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Chapitre IV Notions de mécanismes Réactionnels
-Évolution énergétique :
C’est une réaction bimoléculaire qui se déroule en une seule étape (un acte élémentaire) : le
départ de l’atome le plus électronégatif X, et la fixation du nucléophile se font
simultanément.
-Mécanisme :
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Chapitre IV Notions de mécanismes Réactionnels
L’attaque par le nucléophile Y- se fait par le côté opposé à l’halogène, selon un processus de
déplacement concerté (en une seule étape). L’état de transition est un état de « dispersion de
charges » qui met en jeu à la fois le nucléophile et le substrat.
81
Chapitre IV Notions de mécanismes Réactionnels
a-Influence du solvant : les solvants utilisés pour les réactions de SN2 sont aprotiques et
peu polaires.
d-Influence du nucléofuge : il doit pouvoir partir aisément. Dans le cas des halogènes : I >
Br > Cl.
82
Chapitre IV Notions de mécanismes Réactionnels
-Évolution énergétique :
Ces deux réactions vont se répéter un grand nombre de fois jusqu’a l’épuisement du substrat
Terminaison: dans cette étape, il y’aura la disparition de tous les radicaux restants.
Ce type de réaction concerne les composés aromatiques. Nous aborderons dans ce qui va
suivre le cas de la molécule du benzène. La molécule du benzène riche en électrons , elle
sera attiré par des entités pauvres en électrons « des électrophiles ».
Les réactions de substitution électrophiles sont catalysées par des acides tels que : H 2SO4,
H3PO4, AlCl3, FeCl3……
83
Chapitre IV Notions de mécanismes Réactionnels
Formation de l’électrophile :
Départ de H+ :
Pour que le benzène récupère son aromaticité, il va éliminer un proton H +.
Régénération du catalyseur :
Une fois le proton libéré, il va attaquer le complexe [Nu-AlCl3] - pour régénérer le
catalyseur AlCl3.
IV.1.5.1.Réactivité du benzène: Les réactions les plus courantes des composés aromatiques
font intervenir une substitution des atomes d’hydrogènes par d’autres atomes ou groupes
d’atomes, c’est la réaction de substitution électrophile.
84
Chapitre IV Notions de mécanismes Réactionnels
La liaison Cl-Cl est une liaison covalente purement apolaire (∆En=0); le fer possède
un orbital vide dont lequel un doublet libre du chlore va s’occuper.
L’ion Cl+ n’est pas formé. Par contre, le complexe avec le FeCl3 polarise la liaison
Cl-Cl et fait en sorte que le Cl à l’extrémité du complexe est très électrophile.
Étape 2: Substitution électrophile sur le cycle aromatique. À cette étape, le benzène agit
comme un donneur d’électrons π (nucléophile), il attaque le chlore (+δ) pour former une
liaison σ. Un ion benzénium et le complexe FeCl4 - sont obtenus.
Le carbocation qui résulte de cette étape, soit l’ion benzénium, possède une charge
positive délocalisable par effet mésomére.
85
Chapitre IV Notions de mécanismes Réactionnels
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Chapitre IV Notions de mécanismes Réactionnels
a-A partir d’un composé halogéné en présence d’un catalyseur : pour un composé halogéné
primaire.
Dans le cas de l’acylation, l’électrophile est cation acylium provenant d’un dérivé
d’halogénure d’acide.
87
Chapitre IV Notions de mécanismes Réactionnels
88
Chapitre IV Notions de mécanismes Réactionnels
Cette réaction a lieu, sauf exception, s’il y a un hydrogène sur le carbone Cα (carbone voisin
du carbone portant l’halogène). Cette réaction constitue une excellente méthode de
préparation des alcènes.
89
Chapitre IV Notions de mécanismes Réactionnels
IV.2.1.Réaction d’élimination du premier ordre (E1) : Cette réaction est une réaction du
premier ordre cinétique v = k [RX].
Le mécanisme de cette élimination fait intervenir deux étapes avec la formation d’un
carbocation intermédiaire.
Etape 1 : lente le départ de nucléofuge (X-), qui conduit à la formation d’un carbocation.
Etape 2 : rapide départ d’un hydrogène en β sous l’effet d’une base qui conduit à l’alcène .
Comme pour la réaction SN1, l’étape lente de ce processus multiétape est la formation du
carbocation. Les facteurs favorables sont les mêmes que pour la substitution d’ordre 1 (SN1) :
des dérivés tertiaires, des solvants protiques polaires et de bons groupes partants.
90
Chapitre IV Notions de mécanismes Réactionnels
Dans la mesure où deux oléfines peuvent être formées par élimination E 1 en raison de la
présence de deux CβH, celle qui est obtenue majoritairement (oléfine de Saytzev) est la plus
substituées des deux dans la mesure où les substituants sont des groupes alkyles (règle de
Saytzev).
Note : dans la littérature, le nom Saytzev, peut être orthographié de diverses manières en
raison de l’origine russe de ce nom. On trouve en particulier, Zaïtzev et Saytzeff.
Comme pour la réaction de substitution nucléophile d’ordre deux (SN 2), le mécanisme
proposé est concerté. Il y a passage par un état de transition « anti » dans lequel les liaisons
C–H et C–Y sont antiparallèles et ne sont pas totalement rompues lors de l’approche de la
base.
91
Chapitre IV Notions de mécanismes Réactionnels
Dans l’état de transition il y a formation d’une légère conjugaison π due aux doublets de
l’halogène et de la base. Les atomes H, C, C et X seront donc dans un même plan et les
liaisons C–H et C–X en position anti pour diminuer les répulsions. Le mécanisme E 2 sera
toujours favorisé par une base forte quel que soit le dérivé halogéné, mais avec les dérivés
halogénés primaires et secondaires il peut y avoir concurrence avec la réaction SN 2.
Les réactifs peu basiques et très nucléophiles comme les iodures (I −) ou les éthanoates
(CH3COO−) favoriseront la réaction SN2. Enfin, pour des raisons cinétiques, un halogénure
tertiaire ne conduira, en milieu basique, qu'à une élimination E 2.
En résumé le mécanisme E2 sera favorisé dans l’ordre suivant : tertiaire > secondaire >
primaire
Les facteurs favorisant l’élimination de deuxième ordre (E 2) sont les mêmes que ceux
favorisant la substitution d’ordre deux (SN2) à savoir solvant aprotique polaire et un bon
groupe partant (I > Br > Cl > F).
92
Chapitre IV Notions de mécanismes Réactionnels
Exemple 2 :
93
Chapitre IV Notions de mécanismes Réactionnels
- un bon nucléophile qui serait une mauvaise base (exemples : Cl– , Br– , HO– dilué)
- une bonne base qui serait un mauvais nucléophile (en fait ça n’existe pas…), on utilise donc
un chauffage important ou une concentration importante en base (exemple : HO – concentré).
Ce type de réaction concerne les composés insaturés comportant des liaisons multiples, telles
que les alcènes, les alcynes, les carbonyles, les nitriles ou les imines (bases de Schiff).
IV.3.1.Addition électrophile :
La réaction d’addition électrophile est rencontrée généralement dans le cas des alcènes et des
alcynes où une liaison s’ouvre sous l’action d’un réactif E-Nu dans lequel la liaison est
rompue de façon hétérolytique.
Dans tous les cas l’électrophile se fixe sur le carbone de plus forte densité électronique.
94
Chapitre IV Notions de mécanismes Réactionnels
-2eme étape : Le carbocation formé sera attaqué par le nucléophile Nu- provenant de la rupture
H-Nu.
Les deux carbones de la fonction alcène sont hybridé sp2 « plan », donc l’entité nucléophile
Nu- peut attaquer soit au dessus soit en dessous du plan (côté inverse de l’hydrogène).
Exemple1 :
95
Chapitre IV Notions de mécanismes Réactionnels
Exemple2 :
Cas de l’addition d’un dihalogène X2 (Cl2, Br2, I2) Sur un alcène conduit à la formation d’un
dérivé de l’halogène, on observe ainsi une sélectivité de type anti avec la formation d’un
intermédiaire ponté.
La liaison X-X « non polaire » se polarise en présence d’un alcène « liaison » de la façon
suivante : X+ - X-
96
Chapitre IV Notions de mécanismes Réactionnels
Exemple :
-Généralités
97
Chapitre IV Notions de mécanismes Réactionnels
Exemples de nucléophiles :
98
Chapitre IV Notions de mécanismes Réactionnels
IV.3.3.Addition radicalaire : L’addition de HBr sur une double liaison se fait suivant la règle
de Markovnikov dans les conditions usuelles. Néanmoins avant que cette règle ne soit connue,
l’étude de l’addition de HBr sur le 3-bromopropène avait conduit à des résultats
contradictoires.
En fait HBr peut s’additionner suivant deux mécanismes différents. Dans les expériences
précédentes, le 3-bromopropène, extrêmement sensible à l’air, forme des composés de type
R-O-O-R. La liaison O-O est très faible (~ 155 kJ mol-1) et sa coupure dans le mélange
entraîne la formation de radicaux qui catalysent une addition radicalaire de HBr, plutôt qu’une
addition polaire « traditionnelle ». Cette explication a été ensuite confirmée et reproduite avec
des nombreux alcènes, sur lesquels on peut ajouter HBr suivant une orientation anti-
Markovnikov.
99
Chapitre IV Notions de mécanismes Réactionnels
100
Références Bibliographiques
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES