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CM5 - Le Monde Grec Archaique Colonisation Et Tyrannie

Ce document décrit l'époque archaïque grecque, y compris la colonisation grecque et les tyrannies. Il explique la structure des cités grecques, les raisons de la colonisation, le processus de fondation des colonies, et les liens entre les métropoles et les colonies. Il décrit également les troubles sociaux et politiques dans les cités grecques qui ont mené à l'émergence de législateurs et de tyrans.

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CM5 - Le Monde Grec Archaique Colonisation Et Tyrannie

Ce document décrit l'époque archaïque grecque, y compris la colonisation grecque et les tyrannies. Il explique la structure des cités grecques, les raisons de la colonisation, le processus de fondation des colonies, et les liens entre les métropoles et les colonies. Il décrit également les troubles sociaux et politiques dans les cités grecques qui ont mené à l'émergence de législateurs et de tyrans.

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Séance 5 : Le monde grec archaïque : colonisation et tyrannie.

L’époque archaïque est une période assez vaste qui s’écoule de la fin du VIIIe siècle au début du Ve
siècle.

La cité : questions de vocabulaire :


La cité est définit par une population, un territoire et un projet politique des cultes communs avec un
idéale de participation. La cité est donc un territoire mais il ne faut pas imaginer ce territoire comme
quelque chose de très vaste. La taille des territoires des cités peut être très variable. Athènes et
Sparte sont des exceptions. La plupart des cités grecques ont un territoire qui ne dépasse guère la
centaine voir parfois la dizaine de kilomètre carré.

Ce territoire se compose de plusieurs noyaux :


 Un noyau urbain « asty ».
 Ces noyaux urbains sont entourés de campagne, la chôra
 Pour les cités qui ont des cotes, la paralia.

C’est sur ces cotes (paralia) que sont installés les ports. Le Pirée est le port d’Athènes, situé sur la
paralia du territoire.

La cité n’existe pas sans une communauté d’habitants (citoyens). Dans l’antiquité il n’y a pas de mot
pour parler des cités comme Athènes ou Sparte. Les grecs disent, les athéniens ou les spartes. On ne
considère pas les états sans leurs citoyens.

Ces citoyens sont répartis dans des cadres plus ou moins nombreux en fonction de la taille de la cité.
Ces subdivisons civique sont de nature différentes. L y a d’abord des subdivisions politiques, les
tributs (trois ou quatre au début par cité). Il existe des regroupements lié aux regroupements de
parenté. Des gens qui prétendent avoir un ancêtre commun, ce qu’on appel une fratrie (fonction plus
religieuse que politique). Ils considèrent avoir un ancêtre commun, lorsque cet ancêtre commun
appartient à une grande famille aristocratique on ne parle plus de patrie mais de « génos » et au
pluriel de « gené ».

Deux phénomènes majeurs :


1. La façon dont les grecs ont essaimé un peu partout dans le bassin méditerranéen. Ce
phénomène est appelé la « colonisation grec archaïque » (terme impropre).
2. L’histoire politique intérieure des cités ont connut de grave crises sociales et politiques. Elles
ont entrainé le recours à des arbitres qui ont joué un rôle important pour fixer des cadres
politiques dans lesquels le monde grec et les cités ont évolué.
I) Le mouvement de « colonisation » à l’époque archaïque :
Un phénomène d’une ampleur considérable :
Tout au long de l’époque archaïque les grecs vont quitter la péninsule balkanique pour fonder de
nouvelles cités, communauté un peu partout en méditerranée. Un certain nombre de grecs avait déjà
traversé la mer Egée pour allé s’installer sur les cotes de l’Asie mineur. Or cela se faisait par petits
groupes familiaux et avait peu d’ampleur. Il ne s’agissait pas de fonder des états. La différence avec
la colonisation grec archaïque c’est qu’il s’agit d’allé fonder des états indépendants.

C’est un phénomène qui dans l’espace est assez impressionnant. Le monde grec au début de
l’époque archaïque se limite à la péninsule grecque. La marque de l’influence grec de la fin du VIe
siècle recouvre les cotes de la mer noire.

Dans le temps le phénomène colonial prend une ampleur considérable car il commence au début du
VIIIe siècle, avec la fondation de Pithécusses (Ischia) en 775 av. J-C et se termine à la fin du VIe siècle.
La fondation de Pithécusse se fait dans la même période, à quelques années près que les premiers
concours d’Olympie.

Traditionnellement on considère qu’il y a 2 phases dans la colonisation :


 Début du VIIIe siècle à 675 av. J-C. Cette colonisation concerne essentiellement la région du
sud de l’Italie. La colonisation de l’occident méditerranéen est du notamment à une région
de Grèce, l’Eubée. La cité de Chalcis (en Eubée) est particulièrement dynamique dans ce
processus de colonisation.
 Deuxième phase a lieu en 675 av. J-C.Deux caractéristiques principales, le mouvement de
population ne concerne plus seulement la grande Grèce mais l’ensemble du bassin
méditerranéen. Développement de la colonisation du Pont Euxin (mer noire). La seconde
phase de colonisation s’effectue dans toutes les directions, la provenance des colons est
éclatée de même que les directions. La région de L’Ionie est la plus dynamique autour des
cités de Phocée et de Milet. Le phénomène que l’on voit est un phénomène d’essaimage au
sens ou les colonie deviennent à leur tourdes métropoles et vont fonder de nouvelles cités.
Exemple très célèbre de la cité de Phocée qui est à l’origine une colonie d’Athènes. Puis
Phocée a fondé Marseille à son tour. Formation de comptoirs (ex : Théliné).

Pourquoi la colonisation ?
Dans l’Antiquité on voyage par cabotage (le long des cotes), la mer est considéré comme dangereuse
à l’Antiquité. Les grecs n’aiment donc pas partir très loin. Récits de fondations (doc 3-4) donnent
quelques pistes aux raisons de la colonisation. Or ils sont apostériorie et sont souvent la pour justifier
une situation antérieure.

Piste des récits :


Des luttes politiques très dure à l’intérieur des cités de Grèce occidentale. Les familles aristocratiques
se querellent pour le pouvoir. Lorsqu’une des familles perd elle est exilée.

La seconde raison le mode grec a connue à la fin des âges obscurs de sérieux problèmes
économiques en raison d’une explosion démographique à la fin des âges obscure. Deux problèmes se
posent.
1) La nourriture et alimentation de cette population vient à manquer. L’agriculture
méditerranéenne est limité, à la fois dans ses ressources naturel que dans l’exploitation des sols.

2) Problème de partage des terres suite à l’augmentation de la population. Phénomène de


morcèlement des propriétés qui entraine le fait que ces propriétés ne sont plus viables.
Tentation d’aller voir ailleurs pour de nouvelles terres.

Stenochoria : l’étroitesse des terres.

Il n’est pas exclu que les grecs ait eu envie d’aller voir ailleurs pour découvrir des mondes. Les grecs
sont dans une phase d’expansion et leur commerce les a amener à rencontrer d’autres peuples.

Une hypothèse n’apparait pas, celle de la recherche du débouché économique.

Le processus de fondation :
Les récits de fondations nous aident à comprendre comment les choses se passent :

1) désigné un chef (oikos). L’oikos est à l’origine le chef de la maison.


2) Ce chef va consulter l’oracle de Delphes pour avoir une caution religieux. Apollon doit donner son
autorisation.
3) Le départ. Les grecs vont surtout dans les endroits qu’ils connaissent.

Des peuples vivent déjà sur les nouveaux territoires explorés par les grecs. Les récits de fondation
enjolivent le tout en disant que les locaux accueillent les grecs à bras ouvert. Méfiance des
populations locale, les grecs ont du s’imposer. A Marseille les grecs ont construit des murailles à leur
arrivé, ce qui montre une certaine hostilité. Une fois que les grecs se sont imposés, la cité est placé
sous la protection d’une divinité (souvent la même de celle de la métropole). Le temple est installé
au centre de l’espace. Les terres sont répartit dans des espaces en damiers. Généralement le partage
des terres est équitable.

Les liens entre métropoles et colonies :


Le lien qu’il y a entre la métropole et la colonie est caractéristique de la colonisation grecs archaïque.
Ce lien est à la fois lâche et très fort. Il est fort car la colonie a tendance à reprendre les cultes de sa
métropole. Au début de son histoire la colonie reprend le même type d’institution que la métropole.
A travers l’Histoire il y a des liens qui restent extrêmement important entre métropole et colonie. On
voit parfois des alliances se créer et qui se justifie par son passé. Il ne faut jamais oublier que dans le
monde colonial, les colonies sont totalement indépendantes de la métropole, politiquement et
militairement. Elles se gèrent toutes seules. Elles n’ont donc aucune obligation économique à l’égard
de la métropole. Les colons qui ont quitté leur métropole perdent leurs citoyenneté et en prennent
une nouvelle. Le mot « colonisation » n’est pas vraiment actuel car il se rapproche trop de la vision
des colonies européennes plus récentes.

On n’utilise plus le terme de colonisation, il existe deux termes. L’essaimage et la diaspora.


La diaspora est un terme grec qui signifie littéralement la dispersion. Si la « colonisation » s’est si
bien passée c’est grâce à la souplesse de la diaspora.
II) L’évolution politique : législateurs et tyrans.
Le contexte : troubles sociaux et réformes hoplitique :
Les jeunes cités qui sont né des mouvements diasporites et les plus anciennes ont été traversées par
de profondes modifications, des bouleversements politiques très importants.

Le phénomène diasporique est à la fois une cause et une conséquence de cette tempête politique qui
a soufflé sur la Grèce à l’époque archaïque. Troubles politiques et sociaux dont on a du mal à
déterminer l’origine pourtant bien perceptible dans ce monde : Sténoporia.

Les petits et moyens propriétaires sont tombés dans la dépendance des plu riches suite à de
mauvaises récoltes. Le paysan lors des mauvaises récoltes est amené à consommer pour survivre les
semailles de l’année suivante. Il empreinte à celui qui a un peu plus de terre et de production dans
l’idée qu’il pourra rembourser l’année suivante. Quand on ne peut pas rembourser ses dettes ont
hypothèques les terres, puis on perd ses terres. La solution finale est de vendre ses enfants ou de se
vendre soi-même comme esclave. Situation conflictuels qui a été aggravé par les élites sociales qui se
sont ouvertement querellé pour le pouvoir. De plus il n’y a pas de roi écrit dans le monde grec.

=> Crise extrêmement grave, « la Stasis » (guerre civile).

L’idée commence à émerger qu’un arbitre mette de l’ordre. Cette idée est du à l’émergence des
commerçants et des soldats. A cause du mouvement diasporique le commerce en méditerranée a
pris un essor considérable. Ampurias était ce que les grecs appelaient un « emporium » (comptoir
commerçant). Une partie de la population s’enrichie et demande plus de stabilité et un accès plus
important au pouvoir. Le second groupe qui émerge est le groupe des soldats, les hoplites. Ce nom
vient de l’hoplon. Entre l’époque homérique et le milieu de l’époque archaïque est apparut une
grande réforme sur la manière dont on fait la guerre. Dans Homère les combats se font au corps à
corps sans armée mais avec deux chefs. Le soldat normal était un figurant. A l’époque archaïque on
combat en groupe, ceux qui s’affrontent : la phalange. Les hoplites composent cette phalange car ils
ont les moyens de se payer leur armement. Ces citoyens qui participent à l’effort de guerre
demandent à participer au pouvoir. Un besoin de renouveau politique se fait sentir.

Les législateurs :
Le point commun entre tyrans et législateur est qu’ils ont contribué à mettre en place un cadre
politique et juridique dans la cité. Les grecs utilisent des termes varier pour désigner les législateurs.
Sous sont terme générique cela désigne des arbitres qui se sont affirmé dans les cités et qui règles les
problèmes. En général il arrive par consensus ou élections. Ils se maintiennent au pouvoir le temps
des réformes puis se retire.

Trois directions principales :


1) Régler le problème des dettes dont l’esclavage pour dette. Ils ont imposé l’interdiction de
l’esclavage pour dette assortie d’un moratoire pour dette. Les grecs ont donné un nom assez
imagé à cette opération, « sei sachtheia » qui signifie la levé de fardeau.
2) Ils ont contribué à placer un cadre politique qui était jusqu’alors réservé à l’aristocratie. On
leur attribue donc une série de mesure institutionnelle et la répartition des citoyens dans des
classes. La définition de modalité réglementaire. Le monde grec entre dans un cadre plus
juridique que par le passé.

3) Le droit écrit. Ils ont imposé les débuts d’une législation écrite. La loi est maintenant écrite et
exposé aux yeux de tous sous la forme de stèle de pierre. La première de ces grandes lois que
l’on connaisse on le doit à Dracon en 620 av. J-C. Elle porte sur l’homicide.

Solon :
Il réforme entre 594 et 592 av. J-C, d’un coté on voit dans ses réforme un progrès mais le vrai
problème est toujours la. Les codes de lois sont toujours favorables à l’aristocratie. Seules les classes
censitaires on accès au gouvernement. Le bilan de ces législateurs est très mitigé.

La tyrannie grecque archaïque :


La tyrannie a touché un nombre considérable de cités. On prenait ce régime, très bien car par la suite
ce fut le pire des régimes. Les sources qui nous parlent de tyrannie sont extrêmement hostile aux
tyrans (ex : Hérodote, Aristote).
Il y a une légende noir qui entour les tyrans en fait des hommes cruel, violent, méchant. On les
accuse d’avoir une garde trop musclé et de s’en prendre aux jeunes filles, garçon. On les accuse
d’être cupide, d’être fourbe (pour les grecs l’arme du faible).
Un tyran est un aristocrate qui prend le pouvoir par la force en s’appuyant sur le peuple (démos)
pour exercé le pouvoir de manière autoritaire et de s’y maintenir.
Les tyrans se transmettent parfois le pouvoir entre générations.

Ils ont pris toute une série de mesure économique et sociale extrêmement radicale qui a contribué à
réduire les écarts de revenue entre riche et pauvre. Il confisque des terres aux aristocrates, il prélève
une dime qui est réinvestie dans une politique de grand travaux (ex : Pisistrate, fait des travaux sur
l’Acropole à Athènes, Périandre qui mets en place un réseau routier sur Corinthe). Des travaux qui
créent du travail et une redistribution matérielle et financière aux plus pauvres. Mesures efficace car
il s’appuie sur la démo. Ils ont également mis en place une série d’innovation : la monnaie par les fils
de Pisistrate. La politique des tyrans a aussi consisté à essayer de renforcé la cohésion civique avec
des fêtes religieuses (Pisistrate qui invente les grandes Panathénées).

Ils ont aussi mené une politique internationale active. Ils ont entretenue beaucoup de relation les uns
avec les autres et ont renforcé le sentiment d’appartenance de cette manière (panhellénisme). Un
bilan qui n’est pas totalement négatif mais la tyrannie reste le règne de l’arbitraire. La plupart des
cités grecques ont connue la tyrannie.
Conclusion : Diversité des cités grecques.
L’exemple athénien :
Le règne des tyrans à Athènes s’est terminé par un désordre. Hippias et Hipparque les fils de
Pisistrate. L’un des deux meurt d’un attentat. Alcméonides chasse le tyran en 510 av. J-C mené par
Clisthène.
A Athènes se met en place un régime nouveau. Défense du démos et jette les bases d’un nouveau
régime = la démocratie athénienne. Tous cela à lieu après une grande réforme de 508 à 507 qui est à
l’initiative de Clisthène. Division de territoire en trois grandes zones : voir fascicule. Ces zones sont
divisées en dème. L’idée de Clisthène est de mélanger administrativement les athéniens pour les
obliger à vivre ensemble et à partager cet idéal commun. Il a divisé ces trois grandes zones en 10, des
trittyes. Il a créé en même temps un cadre politique qui repose sur 10 tributs.
Réforme politique, toutes les institutions d’Athènes ont été redéfinit. Très révolutionnaire car c’est
se qui a jeté les bases de la démocratie. Athènes à la fin de l’époque archaïque serai en marche de
l’époque archaïque.

Sparte n’a pas connue du tout la tyrannie car à Sparte on a fait le choix d’un repli de la cité sur elle-
même dans le cadre d’un régime extrêmement rigoureux.

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