Mon Carnet Ophtalmo
Mon Carnet Ophtalmo
Cours :
1. Anatomie de l’appareil visuel
2. Œil Rouge non douloureux
3. Œil Rouge douloureux
4. Vices de la réfraction
5. Causes de cécité
6. Tumeurs de l’appareil visuel
7. Manifestations oculaires de maladies générales
8. Troubles de la motilité oculaire
9. Traumatismes oculaires
10. Glaucomes
11. Trachome
1. ANATOMIE DE L’APPAREIL VISUEL
I. Œil :
I.A / Cavité orbitaire (Orbite) :
Cavitée profonde située de part et d’autre des fosses nasales. A la forme d’une pyramide quadrangulaire dont la base
est en avant et le sommet en arrière.
→4 parois ou faces
Paroi sup: voute orbitaire (os frontal et petit aile du sphénoïde)
Paroi infer: plancher (os malaire « zygomatique », os maxillaire supérieur et os palatin)
Paroi interne: maxillaire sup, ethmoïde, sphénoïde
Paroi externe: (os malaire « zygomatique », et grand aile du sphénoïde)
→4 angles ou bords
→une base : rebord orbitaire
→un sommet : fente sphénoïde
I.B/ Globe oculaire :
• Irrégulièrement sphérique car sa partie antérieure constituée par la cornée, proémine sous forme d’un segment
de sphère de plus petit rayon que le reste du globe oculaire. Poids 7g.
• Le diamètre antéro-postérieur du globe oculaire mesure entre 23 et 25 mm.
• Le globe oculaire se compose d’une paroi et d’un contenu.
• La paroi est constituée de 3 membranes concentriques:
1. Membrane externe ou fibreuse: Sclérotique/Cornée.
2. Membrane moyenne musculo-vasculaire: Tractus uvéal.
3. Membrane interne ou nerveuse: Rétine.
I.B.1/ La paroi :
1) La membrane fibreuse :
• La sclérotique:
- Constitue les 5/6 postérieurs de la membrane fibreuse.
- Résistante et inextensible, affecte la forme de l’œil,
- surface externe lisse et blanche.
Présente des insertion tendineuses des muscles moteurs de
l’œil et de nombreux orifices destinés au passage des vaisseaux et des nerfs du globe oculaire
• La cornée :
- Placée en avant de la sclérotique, constitue le segment antérieur de la tunique fibreuse.
- Arrondie, transparente, segment de sphère de plus petit diamètre que la sclère.
- Avasculaire mais richement innervée
- Son épaisseur est de 0,7 mm à la périphérie et 0,5 mm au centre.
- Elle est constituée de 3 couches: Epithélium, Stroma, Endothélium.
• Le limbe sclérocornéen :
- Zone par laquelle la cornée s’unit à la sclère et à la membrane musculo-vasculaire.
- Dans la partie profonde de cette zone se trouve un réseau de faisceaux fibrillaires conjonctivo-élastiques,
anastomosés entre eux: système trabéculaire qui fait communiquer avec la chambre antérieure de l’œil et un
canal annulaire qu’on appelle le canal de Schlem.
II. Annexes :
II.A/ Les paupières :
-Se sont deux voiles musculo-membraneux mobiles qui recouvrent et protègent la partie antérieure du GO
-Par leur mouvements elles étalent à la surface des globes oculaires les larmes sécrétées par
les glandes lacrymales. Paupière supérieure et inférieure séparées par la fente palpébrale
- 4 muscles droits
- 2 muscles obliques
- le releveur de la paupière.
II.D/ La conjonctive :
- membrane muqueuse transparente qui recouvre :
la face interne des paupières (conjonctive tarsale = palpébrale)
une partie du globe oculaire (conjonctive bulbaire)
- l’épisclère : fine membrane située sous la conjonctive bulbaire
- Remarque : le cornée n’est pas recouverte par la conjonctive
2. ŒIL ROUGE NON DOULOUREUX
Introduction :
Motif très fréquent de consultation
Souvent bénin : conjonctivites, hémorragies sous conjonctivales non traumatiques, ptérygion.
1/ Hémorragies conjonctivales :
a- Clinique :
• Pas de douleur, acuité visuelle conservée, pas de photophobie ni de larmoiements
• Examen à la lampe à fente : saignement dans l’épaisseur de la conjonctive donnant une rougeur homogène
unilatérale localisée à une zone de la conjonctive
b- Diagnostique étiologique :
1. Fragilité capillaire ++++ , HTA
2. Anomalie de la coagulation, prise antiagrégant plaquettaire /anticoagulant
3. Post traumatique
c- Traitement : PAS DE TRAITEMENT, résorption spontanée en 1-3 semaines
2/ Ptérygion :
- Membrane qui se developpe en triangle à partir de la conjonctive bulbaire
- Souvent bilatérale, prurit, acuité visuelle conservée au début. Il peut
recouvrir la cornée et entrainer des troubles visuels
- Traitement : AINS collyre, exérèse chir (possible récidive après la chir)
3/ Conjonctivites :
- Pas de douleur, acuité visuelle conservée, secrétions collant aux cils, larmoiement, +/- photophobie
- Examen à la lampe à fente :
• Hyperhémie conjonctivale : CDS et conjonctive palpébrale +++
• Cornée, chambre antérieure, iris, et tonus oculaire normaux
• Sécrétion purulente (conj bact) ou séreuse (virale, chlamydia, allergique)
- Examen complémentaires : (en l’absence de guérison sous trt, doute diag..)
• Frottis conjoctival : examen direct, culture, ATBgramme
• Grattage conjonctival avec étalement sur lame : Cellules à inclusions, PNE, PNN
- Dgc étiologique :
3- Conjonctivites allergiques :
- Bilatérales et récidivantes, terrain atopique
- Prurit et Chemosis : gonflement conjonctival secondaire à un œdème inflammatoire formant un bourelet
circulaire autour de la cornée.
4- Conjonctivites mycosiques et parasitaires : exceptionnelle, immunodéprimé+++
Traitement :
1- Conjonct Bactérienne :
- Collyre ATB pendant 7 jrs : rifamycine, aminoside (Tobrex)
- Nettoyage oculaire local : dacryoserum
- Chlamydia : trt local et général par les cyclines pendant 21 jrs
- Gonocoque : pénicilline local et général pendant 21 jrs
2- Conjoct Virale :
- Adénovirus : collyre antiseptique (Vitabact)
- Herpes : Acyclovir pommade pendant 7 jrs. CTC = Contre-indiqué
3- Conjonct Allergique :
- Eviction de l’allergène, désensibilisation
- Cromoglycate de Na, antihistaminique, antidégranulantmastocytaire, CTC : en collyre
4- Conjonctivite lacrymale du N-Né :
- ATB local, lavage de sac lacrymal. Si échec : désobstruction du canal lacrymal par une sonde
3. L’ŒIL ROUGE DOULOUREUX
Mydiriatiques Myotiques
Parasympatholytiques : Atropine, Parasympathomimétique :
tropicamide (Mydriaticum) Pilocarpine
Sympathomimétiques : Sympatholytiques :
NEOSYNEPHRINE
2/ Iridocyclite : Uvéite antérieure aigue
- Définition : inflammation de l’iris et du corps ciliaire (uvée ant)
- S. fonctionnels : douleur et BAV modérées
- S. physiques :
1. Hyperhémie conjonctivale avec CPK
2. Précipités rétro-cornéens : dépôt de cellules inflammatoires à
la face post de la cornée
3. Tyndall: protéines et cellules inflammatoires dans l’humeur
aqueuse flottant dans un rayon de soleil.
4. Myosis serré
5. Le tonus oculaire est en général bas (il existe cependant des
uvéites hypertensives)
- Etiologies :
a) Causes locales : plaie, corps étranger, chir oculaire, brulure
b) Causes focales : à a partir d’un foyer ORL, stomatologique, digestif, génito-urinaire.
c) Causes générales :
Infections : TBK, Syphilis, Lyme.. HSV et VZV +++ Toxoplasmose +++
Rhumato : spondylarthrite ankylosante, arthrites juveniles (cause la plus fréq des uvéites de l’enfant),
Sarcoidose, Behcet, PR et LED (rares, mais à rechercher systématiquement)
- Complications :
Cataracte
Synéchies irido-cristalliniennes
Séclusion pupillaire (adhérence du bord pupillaire de l'iris au cristallin)
Hypertonie oculaire, atrophie irienne
- Traitement : Trt local : Mydriatiques + CTC (association indispensable) + Trt étiologique
3/ Kératite :
- Définition : atteinte inflammatoire de la cornée = perte de substance cornéenne (ulcère de cornée)
- S.F :
• Douleur superficielle et importante, BAV variable
• Larmoiement, Photophobie, Blépharospasme (fermeture réflexe des paupières)
- Examen : Test à fluorescéine
• Principe : instillation de fluo puis lavage au sérum puis examen en lumière bleue
- La perte de substance se colore en vert.
- Etiologie : infectieuse, exposition, traumatisme
a) Kératite herpétique :
- Ulcération typique de forme arborescente (ulcère dendritique) ou en carte géographique
- Récidivante+++ Evolution en profondeur : kératite stromale
- Trt : antiviraux + mydriatique (atropine). CI absolue des CTC locaux et généraux
b) Kératite à adénovirus : Kératite ponctuée superficielle
c) Kératite zoostérienne : Acyclovir
d) Kératite bactérienne : souvent abcès cornéen. A l’examen : infiltration blanchâtre cornéen +pus dans la
chambre ant (hypopion).Trt : ATB
e) Kératite mycosique : port des lentilles+++
- La longueur axiale d’un œil est la distance entre le sommet de la cornée et le plan des cellules visuelles.
- Les éléments permettant une parfaite focalisation rétinienne « émmetropisation » sont :
La longueur axiale de l’œil : 23 mm
La puissance du système convergent (cornée et cristallin)
L’indice de réfraction de l’œil : Fixe dans tous les yeux = 1,34 (celui de l’eau: 1,33)
- Emmétropie : L’œil emmétrope voit de loin sans effort accommodatif. L’image d’un objet se focalise sur la rétine.
- Amétropie : C’est un défaut de mise au point rétinienne de l’image d’un objet situé à l’infini.
- Punctum Remotum (PR) : Point de vision nette le plus éloigné, situé à l’infini. Œil normal emmétrope : 5 mètres
- Punctum Proximum (PP): Point de vision nette le plus rapproché en accommodant au maximum. Normal : 30 cm.
Le PP est vu grâce à l’effort accommodatif maximal de l’œil. Il s’éloigne avec l’âge « presbytie »
- Parcours accommodatif : Parcours entre les 2 points = PR – PP. Il diminue avec l’âge (presbytie)
- Accommodation : capacité des yeux à donner l’image la plus nette possible d’un objet situé entre le PR et le PP.
C’est un phénomène reflexe: Contraction du muscle ciliaire > Modification de la courbure et de l’indice du
cristallin
1/ Myopie :
L’image d’un objet situé à l’infini se forme en avant de la rétine : la vision de loin est floue
L’oeil est trop convergent
PP est plus proche que l’anormale, la vision de près est nette
Clinique : deux types de myopies
Myopie simple bénigne : Inférieure à 6 dioptries, débute à l’âge scolaire
Myopie forte :
- Plus rare, débute plus précocement, souvent héréditaire, augmente progressivement avec l’âge
- Anomalie au FO
- Risque de cpc : cataracte, glaucome, décollement de rétine
Evolution : Tendance à l’aggravation
Complication possibles: Choroïdose myopique, lésions
dégénératives périphériques de la rétine, Dégénérescence
maculaire : néovascularisation, tache de Fuchs
Trt :
- Optique : verres divergents (concaves)
- Physique : laser (lasik, eximer) : L’excimer enlève une épaisseur
du stroma cornéen, le lasik aplatit le stroma après découpage
d’un capot épithélial qui sera refermé par la suite.
- Chirurgical: pour la myopie forte, modification de la courbure
cornéenne : on aplatie la cornée
2/ Hypermétropie :
- L’œil hypermétrope est très court, l’image d’un objet situé à l’infini est localisée en arrière de la rétine
- Le système optique n’est pas assez convergent, le pouvoir réfractif est faible.
- Vision floue de près et nette à distance (Hm faible) ou floue à toutes les distances (Hm forte)
- PR plus éloigné que chez l’emmétrope de même âge.
- Accommodation sollicité en permanence pour ramener l’image sur la rétine et permettre de voir net.
- Classification : H axile, H de courbure, H d’indice
- Clinique :
Céphalées frontales, picotements et rougeur oculaires, fatigue visuelle.
Chez l’enfant : strabisme convergent
- Correction optique : verre convergent (verre convexe)
- Chir réfractive : diminuer le rayon de courbure de la cornée
et à la rendre bombante afin d’augmenter la convergence.
3/ Astigmatisme :
- Un œil est dit stigmate lorsque l’image d’un objet est représentée par un foyer ponctuel sur la rétine
- L’œil astigmate : le point n’est pas ponctiforme mais deux images linéaires parallèles dites focales : antérieure et
postérieure.
- L’astigmatisme est du à un défaut de sphéricité portant sur la cornée (courbure inégale de la face antérieure)
- Clinique :
Vision floue de loin et de près (toutes les distances)
Confusion de lettres : difficultés scolaires
Céphalées et fatigue visuelle
Rougeur oculaire
Diplopie monoculaire
- Etiologie : Origine cornéenne souvent, parfois cristallinienne. Congénitale ou
acquise
- Trt : optique (verres cylindriques, lentilles précornéennes) ou chirurgie réfractive
4/ Presbytie :
- Diminution physiologique du pouvoir de convergence lié au vieillissement
(diminution progressive du pouvoir accommodatif avec l’âge).
- Le PP augmente progressivement, le PR inchangé.
- Age de survenu: 45 ans
- Trt : Verres convexes (augmente la convergence), verres progressifs ou bifocaux
5 / Amblyopie : Diminution de l'acuité visuelle dûe au mauvais fonctionnement d'un œil
- Amblyopie fonctionnelle : les yeux sont intacts, c’est un trouble cortical
- Amblyopie organique : anomalie de l’appareil de perception (dioptrique) ou de transmission (rétine, voies
visuelles, nerf optique)
- Amblyopie mixte : association des deux précédentes
REQ :
Aphakie : perte du cristallin. Causes : Chirurgicale, après intervention de la cataracte ou traumatique.
Psedophakie : le cristallin d’origine a été remplacé partiellement ou totalement par une lentille de même
puissance
5. CAUSES DE CECITE
DEFINITION OMS :
• Cécité : Acuité Visuelle < 0.05 (1/20) du meilleur œil ou incapacité de compter les doigts d’une main
présentée à 3 mètres
• Malvoyance : AV ≤ 3/10 AC
• Amblyopie fonctionnelle : BAV uni ou bilatérale, réversible avant un certain âge.
Adulte Enfant
Cornée - Dystrophies cornéennes: kératocône+++ : - sclérocornée « anomalie congénitale, absence de
acquise, déformation évolutive. différentiation du tissu => cornée opaque ».
- Dégénérescences : Kératites neuro- - Cornée opaque au cours du glaucome congénital,
paralytiques; Kératites par lagophtalmie, avitaminose A, kératites microbiennes.
Kératites sèches
- Kératites infect : Trachome+++ herpès+
Cristallin Cataracte : Opacification du cristallin, cécité Cataractes congénitales : Uni+++ ou bilat Précoce+++
réversible, traumatique, pathologique, sénile ou ou tardive, Totale+++ ou subtotale
compliquée. Trt exclusivement chirurgical
Déplacement du cristallin: Ectopie, Diplopie
monoculaire, Rechercher Sd de Marfan
I/ TUMEURS DE L’ENFANT :
Tumeurs malignes : Tumeurs bénignes :
- Rétinoblastome - Kyste dermoide
- Rhabdomyosarcome - Gliome du nerf optique
- Infiltrat leucémique - Hémangiome capillaire
1.Tumeurs malignes :
1) Rétinoblastome :
- La Tm intra Occulaire la + freq de l’enfant. A caractère génétique.
- Nourrisson, jeune enfant < 2 ans.
- Uni ou bilatéral (souvent).
- Clinique :
• Leucocorie +++ : pupille blanche, classique œil de chat amaurotique
• Strabisme ou nystagmus
• Parfois atteinte du segment ant : cataracte, uvéite, Buphtalmie (augmentation du volume oculaire, avec
proéminence de la cornée)
- FO : sous anesthesie générale
• Tm endophytique : masse blanchâtre, saillante, bords irréguliers, surface bosselée, dilatation des vaisseaux
rétiniens et présence d’une néovascularisation+++
• Tm exophytique : décollement de la rétine
- Radio : calcifications intraoculaires (bon argument diagnostic)
- Bilan d’extension :
Echographie oculaire: masse très échogène + calcifications
TDM, IRM orbitaire et cérébrale : recherche atteinte NO, chiasma optique
- Evolution : atteinte du NO et envahissement choroïdo-scléral, métastases (os, foie) : Pc vital mis en jeu
- Traitement :
Tm unilatérales : énucléation + biopsies du nerf optique
o si le nerf optique n’est pas envahi : abstention thérapeutique + surveillance
o si le nerf optique est envahi : radiothérapie (bétatron ou cobalt)
Tm bilatérales : énucléation de l’œil le plus atteint + Trt conservateur radioactif pour le 2ème œil
2) Rhabdomyosarcome :
- Tumeur mésenchymateuse maligne de l’orbite d’évolution rapide.
- Urgence diagnostique et thérapeutique
- 2 aspects principaux :
Atteinte orbitaire => exophtalmie
Atteinte palpébrale => tuméfaction rouge globulée à cheval sur le rebord orbitaire
- TDM et IRM pour l’extension. La biopsie confirme le diagnostic
- Traitement : chimio 1ère + radiothérapie
2.Tumeurs bénignes :
1) Kyste dermoide :
- Développement tissulaire bénin congénital caractérisé par la présence de follicule pileux, de cheveux …
- C’est le plus fréquent des Tm congénitales
- Tm bénigne mais d’évolution extrêmement grave en cas de développement intra-orbitaire important
- Exophtalmie sans troubles visuels, sans douleurs ni troubles oculomoteurs
- Diagnostic radio : encoche osseuse + réaction périostée caractéristique
- TRT : abstention, si problème esthétique ou retentissement : ablation
1)Mélanome de la choroïde :
- Tm endonucléaire la plus fréquente de l’adulte (âge > 50ans+++)
- Clinique : BAV, amputation progressive du champs visuel, scrotome, métamorphosies
- SA : dilatation des Vx épiscléraux. FO : masse +/- pigmentée noire ou achrome
- Dg: confirmé par l’échographie et l’angiographie en fluorescence. Extension précisée par TDM et IRM
- Trt : chir, radio, chimio
2) LMNH :
- Cancer de système lymphatique. Peut s’associer à une atteinte cérébrale
- SF : BAV, rougeur oculaire
- Examen : exophtalmie indolore irréductible + troubles OM + œdème palpébral, uvéite ant, hyalite
- Dg : cytologie ou histologie. Trt : chimio, radio
4) Tumeur palpébrale :
Carcinome (epithélioma) basocellulaire 80% : aspect typique : nodule perlé + télangiectasie + ulcère central.
Malignité locale, pronostic relativement bon.
Carcinome (epithelioma) spinocellulaire ou épidermoïde 20% : prolifération rapide, pronostic péjoratif.
5) Hémangiome caverneux :
- Femme 50 ans, Tum vasculaire d’évolution lente, progressive et sans involution.
- Exophtalmie : signe le plus fréquent. IRM contributive. Trt : chir
6) Tum nerveuses :
Méningiomes du nerf optique :
- 50 ans, femme++. Exophtalmie axile irréductible
- Radio : hyperostose réactionnelle typique + élargissement du trou optique. Trt neurochirurgical
Gliome périphérique : Prolifération des cellules de Schwann.
- Exophtalmie indolore.Trt exérèse chirurgicale
7. MANIFESTATIONS OCULAIRES DE MALADIES GENERALES
Rappel :
Vascularisation de la rétine :
Artère carotide interne Artère ophtalmique Artère centrale de la rétine (division au niveau de la papille) : 4
branches Division en réseau terminal non anastomotique
Deux particularités :
1. Tight junctions étanches entre les cellules endothéliales vasculaires (BHR)
2. Absence d’innervation sympathique et parasympathique locale
En cas HTA importante / hyperglycémie : système d’auto-régulation local dépassé : Rupture de BHR
I. Œil et HTA :
Généralités :
• FO non systématique : la plupart des patients n’ont pas de signes de rétinopathie hypertensive
• Les modifications liées à l’HTA sont rares et réversibles par le trt de l’HTA
• Les modifications liées à l’artériosclérose sont fréq, irréversibles et peuvent se compliquer d’occlusion artérielle ou
veineuse
Signes d’artériosclérose : FO
1. Accentuation du reflet artériolaire : épaississement pariétal + aspect argenté ou cuivré des artères
2. Signe de croisement artério-veineux:
- Veine écrasée au niveau du croisement av et dilatée en amont.
- Retrécissement du calibre veineux par la paroi de l’artère artérioscléreuse « gaine adventicielle commune »
Classification de la RD :
Classification internationale de la RD (American Academy of Ophthalmology AAO) : 2 stades
1. RD non proliférante(RDNP) : minime, modéré, sévère
2. RD proliférante (RDP)
RD FO
Minime Mico-anévrismes
RDNP Modérée Entre les deux
Un ou plusieurs
• >20 hg rétiniennes par quadrant
Sévère • Veines moniliformes (dilatées) dans > 2 quadrants
• AMIRs > 1 quandrant : anomalies microvasculaires intra-rétiniennes
RDP • Néovascularisation
• Hg intravitréenne ou prététinienne
Traitement :
- Trt par laser : toujours épargner le centre
- Injections intravitréennes d’anti-VEGF ou de corticoïdes
- Trt chirurgical
III. Œil et SEP
• La névrite optique rétro-bulbaire (NORB) est l’une des manifestations les plus fréquentes de la SEP
V. Hypertension intra-cranienne :
- Craniosténoses : exophtalmie bilatérale et hypertélorisme
- HIC : OP bilatéral qui évolue vers une atrophie optique si la cause est non traitée
- Tumeurs cérébrales : OP + Paralysies oculomotrices + troubles du champ visuel
VI. Rhumatismes :
1- Maladie de STILL : Uvéite ant synéchiante+++, kératite en bandelette, cataracte
2- Polyarthrite chronique évolutive : sclérites+++ ou épisclérites, uvéite totale
3- Spondylarthrite ankylosante : iridocyclite synéchiante, récidivante
8. TROUBLES DE LA MOTILITE OCULAIRE
Rappel anatomique :
Les mouvements de l’œil sont assurés par six muscles :
4 muscles droits : droits supérieurs, droit inférieurs, droit externes et droit internes
2 muscles obliques : : l’oblique supérieur (grand oblique), oblique inférieur (petit oblique)
Les muscles ont une double insertion:
Une insertion osseuse fixe, anatomique
Une insertion oculaire sclérale, mobile, physiologique
Rappel physiologique :
Action des muscles en position primaire :
Droit externe: exclusivement abducteur
Droit interne : exclusivement adducteur
Droit superieur: essentiellement elevateur(supraducteur), intorteur et adducteur
Droit inferieur: essentiellement abaisseur(infraducteur), extorteur et adducteur
Oblique superieur (grand oblique): intorteur, abaisseur et abducteur
Oblique inferieur (petit oblique): extorteur, elevateur et et abducteur
Mnémo :
► Les muscles superieurs sont intorteurs (D.S et O.S).
► Les muscles inferieurs sont extorteurs (D.I et O.I)
► Les obliques sont abducteurs.
► Les droits verticaux sont adducteurs
ETUDE CLINIQUE :
Strabismes convergents ou esotropie : les plus fréquents
1) Esotropies accommodatives pures
- Début : 2 à 3 ans
- Liée à une hypermétropie pure non corrigée
- Déviation disparait avec la correction
2) Esotrpies non accommodatives : généralement congénitales, les verres correcteurs ne corrigent pas la
déviation
Strabismes divergents ou exotropies : moins fréquents, de meilleur pronostic
- Début tardif : 7à 8 ans
- Accommodatives, non accommodative, ou secondaires : amblyopie fnclle ou organique
Strabismes verticaux : plus rares
EXAMEN OPHTALMOLOGIQUE :
- Mesure de l’acuité visuelle (réfraction objective+++)
- Reflets cornéens : Tête bien droite, les reflets d’une lumière doivent être symétriques sur les cornées
- Eliminer un strabisme secondaire(causes organiques) : Recherche d’une leucocorie: Ex: Cataracte;
Rétinoblastome; rétinopathie des prématurés
- Fond d’œil :
- Examen de la papille (atrophie optique ou malformation papillaire)
- Examen de la macula (Toxoplasmose)
II. Classification :
Glaucomes primitifs (à angle ouvert/ à angle fermé) : aucune paptho, bilatéraux
Glaucomes secondaires (à angle ouvert/ à angle fermé) : anomalie oculaire ou systémique, unilatéraux
A- Phase pré-périmétrique :
• Symptômes subjectifs : souvent ulèch, parfois : brouillard, halos colorés, maux de tête, larmoiement
• Signes objectifs :
Hypertension oculaire : PIO > à 22 mm Hg + fluctuations nycthémérales : Courbe de tonus oculaire/24hr.
Atteinte des fibres nerveuses rétiniennes : FO avec un filtre vert ou bleu : atrophie en bande ou en secteur
Diminution de la surface de l’anneau neuro-rétinien : amincissement de l’anneau neuro-rétinien ou
augmentation de l’excavation à l’intérieur de l’anneau neuro-rétinien.
Hémorragie papillaire : signe le plus précoce du GPAO et souvent associée à des pertes du champ visuel.
B- Phase d’état :
1/ Atteinte de la papille :
- Asymétrie de la surface de l’anneau neuro-rétinien ou de l’excavation entre les deux yeux
- Amincissement localisé de l’anneau neuro-rétinien
- Hémorragie de la papille
- Stade ultime : l’excavation est complète et atteint la bordure de la papille
2/ Altération du champ visuel : contraction généralisée du CV
- Scotome paracentral
- Scotome arciforme ou de Bjerrum.
6.Traitement :
1. les moyens médicaux : substances hypotonisantes
2. Moyens chirurgicaux :
- La trabéculoplastie au laser : réduit efficacement la PIO : en moyenne de 20 à 25%.
Contre-indications :
- Glaucomes avancés
- PIO élevée : incapable d’atteindre dans ce cas la PIO cible du patient.
- La trabéculectomie (ou chirurgie filtrante) : Réduit la PIO et évite les cpc.
Indications :
- Echec du trt médical maximal avec progression des altérations
- PIO très élevée et lésions avancées du nerf optique
- PIO ne peut être abaissée par le laser
- Patient non observant
2) Glaucome congénital primitif
Définition :
Anomalie du développement de l’angle iridocornéen qui entraine une obstruction à l’écoulement de l’humeur
aqueuse.
Affection grave nécessitant un traitement chirurgical précoce afin d’éviter l’évolution vers la cécité.
3) Glaucomes secondaires
Définition :
Cause anatomique ou systémique conduisant à une obstruction de l’évacuation de l’humeur aqueuse et une élévation
de la PIO. L’angle peut etre ouvert ou fermé
Glaucome pseudo-exfoliatif
à angle ouvert, unilatéral
dépôts de matériel fibrillaire spécifique dans le segment antérieur
Glaucome pigmentaire
à angle ouvert, bilatéral, jeunes entre 20 et 50 ans, myopes
dépôts de pigments sur l’endothélium cornéen (faisceau de Krukenberg) et sur le cristallin
Affections vasculaires :
- Elévation de la pression veineuse épisclérale :Tumeur orbitaire, tum médiastinale comprimant la VCS
- Glaucome néovasculaire (GNV) : Rétinopathie diabétique proliférante, occlusion de la veine centrale de la rétine
Glaucomes cortisoniques : administration au long court de CTC, par voie n’importe quelle voie
11. TRACHOME
I. Introduction :
1ère cause de cécité évitable dans le monde, endémique dans de nombreux pays pauvres
III. Epidémio :
• Tous les continents, pays de la ceinture de pauvreté +++
• 15% d’enfants scolarisés sont touchés dans le Sahara algérien (Adrar, Timimoun, Touggourt)
Transmission :
• Les enfants < 5 ans sont le réservoir
• Directe (œil à œil) et indirecte : mains, mouches (vecteurs passifs), serviettes, toux, éternuements
Bactério : Chlamydia trachomatis
• Petit BGN intracellulaire obligatoire (caractère chronique de l’infection)
• Sérotypes : A , B, C, Ba (D et K lala, ta3 IST)
• Non immunisante : Pas de vaccin à ce jour
IV.Clinique
Stade I : T. Initial = T.incipiens
Sensation de corps étrangers, larmoiement, picotements, photophobie
4. Complications conjonctivales :
- Atrophie et destruction des glandes de meibomius, atrésie des CDS conjonctivaux
CHirurgie de l’Entropion-Trichiasis :
• Le trachome cicatriciel bénin ne nécessite aucun traitement médical.
• L’entropion-trichiasis doit être impérativement opéré.
Qcm :
Stade cicatriciel : pas de follicules (lésion évolutive)
Le trachome ne se complique pas de synéchies irido-cristaliennes