Rapport Fiscalité Au Maroc Bouzoubaa Et Saber
Rapport Fiscalité Au Maroc Bouzoubaa Et Saber
Theme :
LA FISCALITE AU
MAROC
ANNEE :2021/20222
SABER JIHANE
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Remerciements
Nous tenons a exprimer nos vifs, sinceres et profonds remerciements a tous ceux et
celles qui ont contribue a notre formation, ainsi a la realisation de ce travail
Nous remercions Mr Abdelkrim LABADAL pour son orientation, son suivi et conseils
reguliers, qui nous ont permis de developper commodement notre sujet de recherche.
SOMMAIRE
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Introduction……………………………………………………………………………………….5
Partie1 :Concepts liés à la fiscalité au Maroc
Chapitre1 :Généralité sur la fiscalité au Maroc
Section 1:Histoire de la fiscalité………………………………………………………….7
Section2:Liste de différents impôts et taxes ……………………………………….8
Section3:Structure des recettes fiscales au Maroc……………………………..22
Chapitre 2 L’impact théorique de la fiscalité sur l’économie
Section 1:L’impact de la fiscalité sur l’état ………………………………………..26
Section 2:L’impact de la fiscalité sur les citoyens ………………………………28
Section 3:Les risques fiscaux ……………………………………………………………29
Partie2:Analyse de l’évolution des statistiques fiscales
Chapitre1 :les recettes
Section 1:Statistiques……………………………………………………………………….39
Section 2:Analyses……………………………………………………………………………42
Chapitre2:Les dépenses
Section 1:Statistiques……………………………………………………………………….45
Section 2: Analyses …………………………………………………………………………..41
Conclusion………………………………………………………………………………………..48
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Introduction
En adequation avec les orientations economiques, sociales et societales conduites par
le Maroc au cours de ces dernieres annees, la fiscalite a fait l’objet de plusieurs reformes; c’est
le cas notamment de la reforme fiscale de 2006, qui a donne lieu a l’elaboration du livre
d’assiette et de recouvrement et de la reforme fiscale de 2007 qui a donne lieu a l’elaboration
du code general des impots. Ces differentes actions ont permis une amelioration et un
changement important dans l’environnement fiscal marocain. Cote entreprises marocaines,
les preoccupations fiscales occupent une place importante dans la gestion des flux tout au
long de la chaine logistique ; la variable fiscale exerce, en permanence, une pression sur leur
tresorerie, ce qui necessite une attention et un traitement particuliers. Traditionnellement, la
litterature a considere la fiscalite comme une contrainte et ponction lourde pour les
entreprises qu’elles devaient subir. Selon (Chadefaux,1987), elle « apparait comme une
contrainte financiere et risquee pour l’entreprise ». Cela dit, avec le temps, la fiscalite est «
devenue un parametre a gerer dans toutes les organisations » (Rossignol, 2010).
C’est dans ce sens que les entreprises marocaines ont cherche, sans relache, a lui faire
face en recourant, parfois, a des pratiques deloyales. Face a cette situation, les controles
fiscaux ont connu de l’accroissement considerable au cours de ces dernieres annees, stimules,
notamment, par l’utilisation des nouvelles technologies d’information. En effet, l’annee 2016
a connu l’emergence de nouveaux outils informatiques preparatoires aux controles fiscaux
permettant ainsi a l’administration fiscale la realisation de plusieurs avancees en matiere de
programmation des controles et de data mining. En outre, la generalisation de la tele-
declaration a facilite l’accessibilite a l’information fiscale, et les controles fiscaux sont
devenus plus nombreux et plus frequents. Ainsi les mesures de dematerialisation des
procedures de declaration ont contribue a l’amelioration des paiements des contribuables.
Selon le rapport d’activite de la Direction Generale des Impots en 2017, les recettes nettes
issues des actions de controle fiscal en temoignent, ils s’elevent 128 565 MDH en 2017 contre
120 921 MDH en 2016 soit une augmentation de 6,3%. Au niveau metier, le nombre de
dossiers verifies a augmente de 22% comparativement a 2016, passant de 3258 a 3977
dossiers verifies. Les entreprises marocaines se sont engagees dans cette nouvelle ere de
digitalisation avec un bord de 76% du nombre des adherents au service electronique SIMPL,
se traduisant par l’accroissement du nombre des operations de telepaiement de 253 556
adherents en 2016 aux teleservices a 1 554 422 adherents en 2017 soit une progression de
513%. Pour faire face a cette situation, les entreprises marocaines ont deploye des efforts
pour mettre en place des strategies de gestion et de suivi de risque fiscal. Toutefois, la
complexite de la reglementation en vigueur et l’ambiguïte de certains textes relatifs a ce
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domaine, ont amene ces entreprises a apprehender differemment les aspects financiers dans
le cadre de leurs activites industrielles et commerciales
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Histoire de la fiscalité
Les institutions fiscales de l’Etat marocain, et les regles juridiques qui regissent le
domaine des finances publiques sont le couronnement d’une longue evolution historique.
Avant, pendant ou apres le protectorat, cette evolution avait toujours comme principal
objectif, voire l’unique objectif, de repondre aux pressions budgetaires. Il faut dire que comme
partout dans le monde, le systeme fiscal marocain avait comme unique vocation de trouver
encore plus de sources de financement. Ainsi, les problematiques de justice sociale sont
relativement absentes notamment au debut de la genese du systeme fiscal moderne
Trois periodes historiques cles ont marque la naissance du systeme fiscal marocain tel
qu’on le connait aujourd’hui : D’abord, la periode precedant le protectorat. La degradation
des finances publiques en raison essentiellement de la baisse des recettes avait pousse les
pouvoirs publics a puiser dans la religion musulmane et dans la tradition marocaine pour
mettre en place un certain nombre d’impots et prelevements. A cette epoque on distinguait
donc entre les impots et prelevements a caractere religieux (la Zakat, l’Achour, la Jezya, le
Kharaj ) et ceux qui ne le sont pas (la Hedya, la Harka, la Mouna, la Sokhra, la Ghorama et la
Touiza, le Meks et le Tertib). Ensuite, le regime fiscal pendant le protectorat. Le traite conclu
entre le Maroc et la France le 30 Mars 1912 pour l’organisation du protectorat français stipule
dans son 7e article que la France se reserve le droit de fixer les bases d’une reorganisation
financiere du Maroc. C’est sur cette base juridique que l’impot a constitue le principal
instrument d’intervention economique du protectorat, une intervention qui s’est traduite par
la mise en place d’un systeme fiscal inspire du systeme français. Ainsi, en plus du Tertib, le
protectorat a institue des impots (essentiellement indirects) tels que la patente, la taxe
urbaine, les impots sur les salaires (a partir de 1948). Et enfin, le regime fiscal apres
l’independance. Cette periode a ete marquee par la mise en place de la premiere constitution
du Royaume, une constitution qui a apporte une sorte de« legitimite » au systeme fiscal en
place. De meme, cette periode a connu la mise en œuvre d’un certain nombre de modifications
sur le systeme fiscal herite du protectorat (abandon de certains droits estimes trop faibles,
modification de taux etc.) et ce toujours dans l’unique objectif de recolter les ressources
necessaires pour la marche de l’appareil etatique.
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Liste des differents impots au maroc
L'impot sur le revenu au Maroc
Dans la serie "Impôt sur le revenu à l'étranger" : aujourd'hui, le Maroc ! On ne parle plus
d'impot general sur le revenu (IGR) au Maroc en 2021, mais d'impot sur le revenu. Chaque
annee, les contribuables marocains doivent s'acquitter d'un impôt sur le revenu. Pour les
revenus salariaux, l’impot sur le revenu (IR) est prélevé à la source par l’employeur et figure
sur le bulletin de paie. Des deductions sociales et fiscales sont appliquees sur le revenu brut
imposable pour calculer un revenu net imposable (RNI). Les revenus categoriels concernes
par cet impot sont les suivants :
Les contribuables marocains qui perçoivent des revenus professionnels peuvent choisir entre
3 regimes d'imposition :
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Qui paye l'impôt sur le revenu au Maroc ?
Au Maroc, sont considerees comme contribuables :
Les agents de l’État qui exercent leurs fonctions ou sont charges de mission a l’etranger
lorsqu’ils sont exoneres de l’impot personnel sur le revenu dans le pays etranger ou ils
resident sont imposes au Maroc.
Comme partout ailleurs, le systeme fiscal marocain prevoit des exonerations d'impot,
notamment pour certains revenus a caractère social ou indemnites. En bref, la liste ci-
dessous detaille tout ce qui au Maroc n'est pas impose a l'IR :
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indemnites journalieres de maladie, d’accident et de maternité et des allocations
décès ;
indemnites de licenciement, de départ volontaire et de toutes autres
indemnités pour dommages et interets accordees par les tribunaux ou resultantes
d’une procedure de conciliation
pensions d’invalidité
retraites complémentaires
prestations servies au titre des contrats d’assurance sur la vie et des contrats de
capitalisation dont la duree est au moins egale a 10 ans et a 8 ans pour les contrats
conclus a partir de janvier 2009 ;
bourses d’études ;
indemnites de stage brutes mensuelles plafonnees a 6,000 DH, versees par les
entreprises privees aux stagiaires laureats de l’enseignement superieur ou de la
formation professionnelle ;
prix littéraires et artistiques dont le montant ne depasse pas annuellement cent mille
(100 000) dirhams ;
Outre les exonerations sur les revenus a caractere social, le Maroc dispense d'imposition tout
salarie dont le salaire mensuel brut ne depasse pas 10 000 dirhams (944 € environ),
pendant 2 ans (a compter de la date de recrutement) si :
Les etudiants en doctorat qui exercent une activite professionnelle en parallele de leur cursus
sont egalement exoneres d'IR si le montant de leurs revenus ne depasse pas 6 000 dirhams
(566 € environ), pour une periode de 2 ans a compter de la date de conclusion du contrat
de recherches. Autre categorie de personnes exonerees : les salaries ayant perdu leur emploi
entre le 1er mars et le 30 septembre 2020 a cause du Covid-19 ont ete exoneres pendant 12
mois s'ils retrouvaient un emploi dont le salaire mensuel n'excede pas 10 000 dirhams (944 €
environ).
Enfin, dans le cadre d'un plan epargne retraite mis en place par l'entreprise, le montant de
l’abondement verse, dans la limite de 10 % est exonere du montant annuel du revenu
salarial imposable.
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Les taux, tranches et baremes de l'impot sur le revenu au Maroc
Le barème de l’impôt sur le revenu sert a calculer le montant de l’impot a payer a partir de
l’impot brut. Il est compose de 6 tranches du revenu net imposable, d’un pourcentage
d’imposition pour chacune de ces tranches d’impot et la deduction a appliquer.
Concretement, il suffit de comparer le revenu net imposable (RNI) aux tableaux ci-dessous
pour deduire et calculer l’impôt sur le revenu à payer.
Moins de 30 000 0%
De 30 0001 a 50 000 10 %
De 50 001 a 60 000 20 %
De 60 001 a 80 000 30 %
Pour les contribuables assujettis au regime des auto-entrepreneurs, les taux sont differents.
Avec le versement liberatoire, l'administration fiscale preleve un pourcentage sur le chiffre
d'affaires encaisse, correspondant a l'impot sur le revenu. Ce pourcentage s'eleve a :
1 % si montant ne depasse pas 500 000 DH pour les activites commerciales, industrielles
et artisanales ;
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2 % si le montant ne depasse pas 200 000 DH pour les prestataires de services.
10 %
Montant hors taxe sur la valeur ajoutee des produits bruts perçus par les personnes
physiques ou morales non residentes.
15 %
Les profits nets résultants :
Les produits des actions, parts sociales et revenus assimilés énumérés par l’article 13
du CGI.
17 %
Enseignants vacataires ou remplaçants.
20 %
Les revenus des entreprises d'exportation.
30 %
les remunerations, les indemnites occasionnelles ou non, si elles sont versees a des
personnes ne faisant pas partie du personnel permanent de l’employeur autre que les
etablissements publics ou prives d’enseignement ou de formation professionnelle ;
les medecins non soumis a la taxe professionnelle qui effectuent des actes chirurgicaux
dans les cliniques et etablissements assimiles ;
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les produits des placements a revenu
fixe, en ce qui concerne les beneficiaires personnes physiques ;
les artistes exerçant a titre individuel ou constitues en troupes ;
les voyageurs, representants et placiers de commerce ou d’industrie qui ne font aucune
operation pour leur compte ;
les profits nets realises ou constates a l’occasion de la premiere cession a titre onereux
d’immeubles non batis ;
les cessions d’immeubles urbains non batis ou de la cession de droits reels immobiliers
portant sur de tels immeubles.
Il s’agit d’un impot etabli sur une base declarative. Ceci signifie que chaque societe doit
deposer chaque annee une declaration de resultat fiscal et payer spontanement l’impot sur
les societes (I.S.)
Quel est le champ d’application de l’I.S. (impot sur les societes) au Maroc
Territorialite
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Tout d’abord en matiere de territoires, cet impot s’applique obligatoirement aux societes dont
le siege social est au Maroc. Par ailleurs, il peut s’appliquer a des societes qui n’ont pas leurs
sieges au Maroc dans les cas suivants :
Si une societe n’a pas son siege au Maroc mais y possede un etablissement dit stable (par
exemple, exerce une activite sous forme de succursale) ;
Si une societe exerce une activite lucrative au Maroc dont l’imposition est accordee au Maroc
en vertu d’une convention de non double imposition.
En outre, il est a noter qu’en vertu des dispositions de la circulaire 717 (qui porte
interpretation de l’Administration fiscale Marocaine des dispositions du Code General des
Impots), sont reputes etablissements stables les cas suivants :
Et enfin, les bureaux ou comptoirs d’achats exploites au Maroc par une societe non residente
qui y procede a l’achat de marchandises en vue de leur revente en l’etat.
Personnes imposables
Le code general des impots (CGI) stipule que l’I.S. s’applique obligatoirement aux produits,
benefices et revenus des :
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Dans certaines formes de societes de personnes (par exemple, societes en noms collectifs, …),
l’I.S. peut etre du sur option irrevocable par le contribuable.
L’I.S. est assis sur le resultat fiscal de l’entreprise qui doit etre determine selon les regles
comptables en vigueur au Maroc.
En vertu des dispositions de l’article 8-I du C.G.I., le resultat fiscal de chaque exercice
comptable est l’excedent des produits sur les charges de l’exercice.
Sont considerees comme charges deductibles, les charges engagees ou supportees pour les
besoins de l’activite imposable.
Liberalites
Certaines charges dont la deductibilite est consideree comme limitee, par exemple :
les dotations d’amortissement des vehicules de tourisme sont acceptees dans la limite d’un
montant total de 300.000 MAD par vehicule sur une duree de 5 ans)
Limitation du montant deductible a 50% pour certaines charges lorsqu’elles sont reglees en
espece ;
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En cas d’exercice deficitaire, les pertes fiscales sont reportees sur quatre exercices, a
l’exception de celles relatives aux amortissements qui sont reportables sans limitation dans
le temps.
Quel est le taux d’I.S. (impot sur les societes) applicable au Maroc ?
L’impot sur les societes s’applique a des taux progressifs comme suit :
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(*) L’activite industrielle s’entend de toute activite qui consiste a fabriquer ou a transformer
directement des biens meubles corporels moyennant des installations techniques, materiels
et outillages dont le role est preponderant.
Il est a noter aussi que certains taux specifiques sont prevus dans certains cas :
Toutefois, est fixe a 20% le taux applique a la tranche dont le montant du benefice net est
superieur a 1 000 000 de dirhams, pour certaines activites (notamment) :
entreprises artisanales
exploitations agricoles
Le code general prevoit aussi des regimes specifiques pour certains types de societes :
Ces societes beneficient d’une exoneration de 5 ans puis d’un taux de 15% au-dela.
Ces societes beneficient de l’exoneration pendant une duree de 5 ans puis d’un taux de 20%
au-dela.
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Cotisation minimale
Ainsi, la cotisation minimale a l’IS est due meme en cas d’exercice deficitaire. Par contre, en
cas d’exercice beneficiaire, elle s’impute sur l’IS. Toutefois, la part de cotisation minimale
excedant l’IS peut etre imputee sur le montant d’IS sur les 3 exercices suivants.
En principe, une exoneration de la cotisation minimale est applicable durant les trois
exercices suivant la creation d’une societe. Cependant, cette exoneration n’est pas applicable
lorsqu’il s’agit d’une entite concessionnaire de service public (article 144 C 1° du CGI Maroc).
Premierement, lorsque le montant definitif de l’I.S. au titre d’une annee est superieur aux
acomptes verses, l’entreprise effectue la regularisation. Cette regularisation correspond au
paiement spontane du reliquat par la societe.
Deuxiemement, en cas d’excedent d’impot, l’entreprise doit l’imputer d’office sur les
acomptes provisionnels au titre des exercices suivants.
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Taxe sur la valeur ajoutée (TVA)
La TVA (Taxe sur la Valeur Ajoutee) est une contribution visant les differentes operations
economiques (livraisons de biens et prestations de services) realisees par des assujettis. Les
redevables peuvent deduire la taxe qui leur a ete facturee dans le cadre de leur activite. Le
taux normal de la TVA est fixe a 20% mais il existe egalement un taux intermediaire (10%) et
reduit (5,5%). La TVA concerne egalement les operations internationales, soumises a des
regles specifiques en la matiere.
D’après l’article 256 du code général des impôts, "sont soumises à la TVA les livraisons de
biens et les prestations de services effectuées à titre onéreux par un assujetti agissant en tant
que tel".
L’assujetti exerce une activité économique à titre indépendant. A contrario, les opérations
réalisées par les particuliers (ventes de biens d’occasion par exemple) ne sont pas imposées,
sauf exceptions.
Sont exoneres par la taxe sur la valeur ajoutee, dans le cadre d’une convention
prealablement conclue avec l’Etat marocain, tous les biens d’equipement, les materiaux, les
outils (pieces detachees, accessoires importes …) utilises pour la realisation de projets
d’investissement dont le montant global est egal ou superieur a 100 million de dirhams. A
noter que ces projets d’investissement doivent etre acquis par les concernes sur une
periode n’excedant pas 36 mois, a compter de la date de demarrage de l’activite.
LES TAUX DE TVA
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Un taux normal de 20 % : Ce taux est communément utilisé et le plus répandu dans
nos transactions quotidiennes en entreprise. Ce taux concerne toutes les opérations
imposables pour lesquelles aucun autre taux n’a été prévu.
Trois taux réduits : un taux de 14 %, un taux de 10 % et un taux de 7 %
Un taux de 14 % :
Un taux de 10% :
Avec droit à déduction, le taux de 10 % est relatif à certains produits alimentaires, boissons,
au secteur de l’hôtellerie, du tourisme, des établissements touristiques ou encore
d’opérations financières…
Taxes d’habitations :
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Revenu Brut Imposable (RBI) :
Tout comme en France, les impots au Maroc dependent aussi du revenu brut imposable.
Effectivement, etant forme du montant total des traitements et salaires perçus, ainsi que de
tous les avantages en argent ou en nature accordes en plus du traitement.
Le revenu net imposable (RNI) s’obtient par deduction du revenu brut imposable (RBI) :
D’une somme forfaitaire pour frais inherents a la profession. Cette somme s’eleve a 20% du
revenu brut imposable (sauf cas particuliers, tels que les journalistes, les ouvriers mineurs,
le personnel navigant de la marine marchande, etc.) avec plafonnement a 30 000 MAD.
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Recettes fiscales en % du PIB, 2019 Le ratio impots/PIB au Maroc a augmente de 0.2 points
de pourcentage entre 2018 et 2019, passant de 28.2 % en 2018 a 28.4 % en 2019. En
comparaison, la moyenne* des 30 pays africains figurant dans la publication a augmente de
0.3 point de pourcentage sur la meme periode, et s’elevait a 16.3 % en 2019. Depuis 2010, la
moyenne des 30 pays africains a augmente de 1.8 point de pourcentage entre 2010 et 2019,
passant de 14.8 % en 2010 a 16.6 % en 2019. Au cours de la meme periode, le ratio
impots/PIB au Maroc a augmente de 0.8 point de pourcentage de 27.6 % a 28.4 %. Le ratio
impots/PIB le plus eleve au Maroc etait de 31.1 % en 2008, et le ratio le plus bas etait de 22.0
% en 2000.
Le ratio impots/PIB au Maroc en 2019 (28.4 %) etait superieur de 11.7 points de pourcentage
a la moyenne des 30 pays d'Afrique figurant dans la publication 2021 (16.6 %).
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Dans la classification de l'OCDE, le terme « impots » se limite aux versements obligatoires
sans contrepartie aux administrations publiques. Les impots sont sans contrepartie car les
prestations fournies par les administrations aux contribuables ne sont pas normalement
proportionnelles a leurs paiements. Les recettes non fiscales incluent toutes les autres
recettes qui ne sont pas classifiees en tant qu'impots.
http://www.oecd.org/fr/fiscalite/politiques-fiscales/ocde-classification-impots-guide-
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La structure fiscale est mesuree par la part des principales categories d'impot dans le total
des recettes fiscales. La principale source des recettes fiscales au Maroc en 2019 provenait
des taxes sur la valeur ajoutee (TVA) (26 %). La deuxieme plus importante source des recettes
fiscales en 2019 provenait des cotisations de securite sociale (22 %).
En 2019, les recettes non fiscales du Maroc representaient 4.3 % du PIB et elles etaient
inferieures a la moyenne des 30 pays africains (6.3 % du PIB). Les ventes de biens et de
services representaient la plus grande part des recettes non fiscales au Maroc en 2019,
s'elevant a 1.8 % du PIB et 42.4 % des recettes non fiscales
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L’impact de la fiscalité sur l’économie:
Les systemes fiscaux different suivant les pays de l’OCDE et ces variations contribuent a des
divergences des performances economiques. En effet, la fiscalite influe sur les decisions des
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individus concernant l’epargne, le travail et l’amelioration du niveau d’instruction ; les
decisions des entreprises en matiere de production, de creation d’emplois, d’investissement
et d’innovation ; ainsi que le choix des instruments d’epargne et des actifs par les
investisseurs. Ces decisions sont affectees non seulement par le niveau des impots mais aussi
par la maniere dont les differents instruments fiscaux sont conçus et combines pour gene rer
les recettes publiques (voir ci-apres le paragraphe structures de la fiscalite).
2Face a cette situation, nombre de pays de l’OCDE ont engage au cours des dernieres
decennies des reformes visant a alleger le poids des structures fiscales qui grevaient la
croissance economique. Ces reformes ont generalement cherche a creer un environnement
fiscal encourageant l’epargne, l’investissement, l’entrepreneuriat et le travail. En meme
temps, il est a souligner que les revenus fiscaux sont utilises en grande partie pour financer
des depenses telles que les infrastructures, l’education, la sante, des instances juridiques
stables et coherentes, depenses qui augmentent la productivite et promeuvent
l’investissement en capital physique et en capital humain. Ainsi, la question n’est pas tant de
reduire la charge fiscale globale (bien que cela soit souhaitable dans certains pays) mais
plutot de redefinir la structure fiscale qui minimiserait l’impact negatif des impots sur la
croissance tout en preservant les recettes budgetaires. Fideles a cette philosophie, de
nombreuses reformes ont introduit des diminutions des taux d’imposition tout en elargissant
les assiettes des impots. Toutefois, d’autres objectifs que la croissance, en particulier le souci
d’equite, influencent egalement les politiques d’imposition. En reponse a la crise financiere
actuelle, de nombreux pays ont utilise leur systeme fiscal pour stimuler la demande agre gee,
mais dans la plupart des cas sans inscrire de modification durable dans les structures fiscales.
Dans la mesure ou des impots plus eleves seront necessaires dans le futur pour corriger les
augmentations de la dette publique qui ont resulte de la crise, il sera primordial d’obvier les
externalites negatives de la fiscalite sur la croissance economique (voir le chapitre 1).
3Ce chapitre etudie les structures de la fiscalite les plus a meme de contribuer a la croissance
du PIB par habitant [1][1]Le present chapitre est fonde sur les analyses empiriques de…. Il
n’examine pas la façon dont les modifications de la pression fiscale globale, qui sont
indissociables des modifications des depenses publiques qu’elles financent, peuvent influer
sur la croissance. Les principales conclusions sont les suivantes :
L’analyse empirique prete a penser que les impots sur les societes sont le type d’impot
le plus nuisible a la croissance, suivis des impots sur le revenu des personnes
physiques et des impots a la consommation, alors que les impots recurrents sur la
propriete immobiliere sont les moins nocifs.
26
Les impots sur la propriete immobiliere ont une incidence relativement faible sur les
decisions des menages et des entreprises concernant l’offre de main-d’œuvre,
l’investissement dans l’education, les niveaux de production et d’investissement et
l’innovation ; ils peuvent meme renforcer la croissance s’ils reduisent les avantages
fiscaux de l’investissement immobilier par rapport a d’autres formes
d’investissement.
Les impots sur la consommation peuvent attenuer les incitations au travail mais
n’affectent pas les incitations a l’epargne ; c’est lorsque le principal impot sur la
consommation est fixe a un taux unique pour l’ensemble des biens et des services que
la croissance sera la moins affectee. Cependant, des impots specifiques sur la
consommation peuvent etre utilises de façon additionnelle pour reduire la
consommation de produits generant des externalites negatives, comme la pollution.
Les impots sur le revenu des personnes physiques reduisent l’emploi, l’investissement
en capital humain, et diminue la productivite de diverses manieres, notamment en
pesant sur l’activite entrepreneuriale. Certaines desincitations specifiques a l’exercice
d’un travail faiblement remunere peuvent etre reduites par des prestations adaptees,
liees a l’exercice d’un emploi; l’activite entrepreneuriale peut etre stimulee par la
reduction de la progressivite du regime fiscal, mais cela peut etre contradictoire avec
les objectifs d’equite.
Les impots sur les benefices des societes affaiblissent l’incitation qu’ont les
entreprises a produire et a creer de l’emploi, de meme qu’ils freinent l’investissement
national et etranger ainsi que les incitations des entreprises a investir dans des
activites novatrices ; un soutien a la recherche et au developpement par le biais du
regime fiscal peut contribuer a accroïtre les depenses privees jusqu’au niveau
socialement souhaitable dans ce domaine, alors que l’alignement des taux
d’imposition sur ceux appliques a l’etranger limite l’incidence que les impots sur les
benefices des societes ont sur les decisions de localisation des entreprises
internationales.
Au XVIIIe siecle, les projets de creation d’un impot universel, paye par tous, se sont
systematiquement heurtes a l’hostilite des beneficiaires de privileges fiscaux (notamment la
noblesse). Ces privileges, sur fond d’inegalites insupportables, ont ete a la source d’une
revolution qui aura notamment pose le principe du consentement a l’impot, erige dans la
Declaration des droits de l’Homme et du citoyen en principe fondateur du pacte social. Le
consentement a l’impot suppose, par construction, une organisation democratique de la vie
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en societe, qui doit notamment faire respecter l’egalite devant l’impot. Il n’y a donc pas de
societe ni de democratie sans consentement a l’impot. Les termes de la declaration des droits
de l’Homme et du citoyen demeurent d’une pertinence eclairee. Ils posent le principe selon
lequel la contribution commune, autrement dit (mais mieux dit) l’impot, constitue le lien
citoyen entre la societe et l’individu. Ces principes fondateurs sont aujourd’hui affaiblis : ils
sont ronges par l’ideologie neoliberale pour qui, a l’instar de Margaret Thatcher, il n’y a pas
de societe mais seulement des individus. Il n’est donc guere surprenant que l’ideologie
neoliberale se soit attaquee a l’impot, a l’Etat, aux services publics et, plus largement, a ce qui
s’apparente a des mecanismes collectifs. Cette offensive s’est, de plus, appuyee sur une vision
de la politique economique quasi exclusivement tournee vers une vision particuliere des
politiques de l’offre : les « facilites » (permises par les dereglementations, la liberte de
circulation des capitaux…) et les allegements fiscaux, dont ont largement beneficie les plus
aises depuis une trentaine d’annee, etaient supposes irriguer l’ensemble de l’economie et
profiter a l’ensemble de la population.
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disposition favorable qui peut generer un manque a gagner important ; elle est associee a un
risque de perte d’opportunite lie a une ignorance des regles en vigueur qui peuvent generer
des gains d’impots. »
Il en resulte que le risque fiscal peut se manifester sous forme d’une charge fiscale superieure
a celle que le contribuable devrait normalement payer pour une raison ou pour une autre,
comme il peut se manifester sous forme de pertes de gains resultant des avantages fiscaux
non exploites ou de la negligence des pratiques, a caractere loyal, permettant de realiser des
economies reelles d’impots. Afin de cerner le risque fiscal, l’entreprise doit deployer tous les
moyens necessaires qui permettront de constater les eventuelles erreurs organisationnelles
et manageriales pouvant etre source de risque fiscal. Il s’agira de classer les risques selon
leurs consequences, sources et moyens de controle afin de mieux gerer le risque. Au Maroc,
une attention particuliere au risque fiscal commence a se developper. Les dirigeants
marocains commencent a prendre conscience de l’importance de ce risque dans la gestion
organisationnelle de leur entreprise et sa continuite d’exploitation. Toute erreur
organisationnelle ou manageriale peut induire a une surcharge fiscale pour l’entreprise. C’est
ainsi qu’il est necessaire a toute entreprise marocaine de cerner ses risques fiscaux et
d’essayer de les evaluer et analyser afin de dresser une matrice claire et utile des actions a
entreprendre pour s’affranchir legalement du surplus d’impot. Concernant les categories de
risques fiscaux, La litterature fait ressortir plusieurs typologies. Bien que les auteurs ne
soient pas unanimes sur une classification determinee, il en ressort deux principales
categories qui permettent d’englober les risques fiscaux dans une entreprise. C’est dans ce
sens que (Rossignol,2002) fait la distinction entre deux principaux types de risque fiscal : Un
risque de non-conformite et un risque d’opportunite
Ce type de risque est lie au non-respect de la reglementation fiscale en vigueur. Il peut emaner
d’un acte volontaire ou involontaire. Lorsqu’il s’agit d’un acte volontaire, il se traduit par la
volonte de l’entreprise de s’affranchir de la reglementation fiscale. Les origines de ce risque
sont nombreuses et variees dont les principales sont : - Ce risque peut etre du a l’ambiguïte
des textes reglementaires en vigueur. Les lois, telles qu’elles sont ecrites, peuvent conduire a
des interpretations diverses ce qui mene le contribuable a l’erreur. La mauvaise
interpretation, volontaire ou pas, conduit l’entreprise au non-respect des regles fiscales en
vigueur. - Ce risque peut trouver aussi son origine dans l’incompetence du personnel en
charge du suivi des operations routinieres de l’entreprise, generatrices d’impots. Toute
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entreprise doit disposer de ressources competentes et bien informees sur l’environnement
fiscal. - La tenue de la comptabilite represente aussi une principale source de risque fiscal.
Selon (Yaïch,2007) : « La comptabilite apparaït donc a la fois comme etant la premiere source
de menace fiscale mais aussi l’outil de formalisation des options jugees offrir une opportunite
pour l’entreprise. ». En effet, la comptabilite represente la base qui genere les indicateurs
assujettis a l’impot de toute entreprise. Elle se doit ainsi de s’assurer du bon verrouillage de
son systeme comptable et de s’assurer ainsi de la conformite, sincerite et regularite de ses
informations financieres. - Ce risque peut trouver egalement son origine dans l’incompetence
de l’administration fiscale durant ses controles. En effet, detecter le non-respect des regles
fiscales, suppose la presence de controleurs competents disposant de qualifications
techniques necessaires pour mener a bien la mission de controle fiscal. - Et enfin,
l’internationalisation de l’entreprise represente aussi une source majeure du risque fiscal.
Selon une etude menee par (l’OCDE,2004), « Le transfert incorrect de benefices dans un
contexte multinational afin d’en retirer un avantage fiscal est un risque d’indiscipline fiscale
qui doit etre traite via la procedure de gestion de ce risque. » Au Maroc, le niveau de risque
de non-conformite est assez eleve ; les entreprises ne disposent pas, dans la plupart des cas,
d’un systeme integre de gestion du risque fiscal pour faire face a l’environnement fiscal
relativement defavorable
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recherche d’opportunites d’economie d’impot ainsi que les risques de sanctions et d’agence.
Ainsi, le risque de perte d’opportunite se rapporte a trois principaux facteurs : - Le non
benefice d’un avantage fiscal, - La conduite d’operations incompatibles avec la politique
economique de l’entreprise, - La conduite d’operations a but exclusivement fiscal.
La reglementation fiscale
- L’organisation de l’entreprise
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conformite trouve ainsi son origine dans la non actualisation des bases de calcul de la prime
d’anciennete ; ces banques ont utilise le bareme de la convention collective du secteur
bancaire qui date de 1956 au lieu de celui du code de travail. En consequence, et pour
regulariser leur situation, ces banques seront amenees a payer des indemnites dont les
montants sont relativement eleves. Ainsi, d’apres l’ancien responsable du pole risques de
marche du Credit Du Maroc, Reda El Ouardi : « Au total, si la CDM devait regulariser sa
situation, cela pourrait lui couter entre 175 et 292 millions de dirhams ». Source : Magazine
Telquel, n° 12 decembre 2017.
. Cette deuxieme source de risque fiscal porte sur la structure meme de l’entreprise. Il est
important de mettre en valeur la taille de l’entreprise, ses orientations (nationales et
internationales), ses investissements et ses activites. En effet, tous ces parametres influent
directement le niveau de risque fiscal. Une grande entreprise est susceptible d’etre plus
agressive sur le plan fiscal en raison du pouvoir economique qu’elle detient par rapport a une
petite entreprise. De plus, il existe d’autres operations specifiques qui engendrent un risque
fiscal telles que les operations de fusions acquisitions ou les operations entre les actionnaires.
Ce type d’operations engendre des risques fiscaux plus eleves que ceux lies aux operations
habituelles de l’entreprise. L’entreprise s’expose davantage au risque de non-conformite a
defaut de bien documenter ce type d’operations et de mettre en œuvre toutes les ressources
organisationnelles necessaires pour mener a bien ces operations. L’internationalisation
constitue aussi une source de risque fiscal. L’entreprise se trouve confrontee a plusieurs
regles fiscales qu’elle doit maïtriser et respecter dont, principalement, celle des prix de
transfert.
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innover en matiere de centralisation des donnees a travers la mise en place du systeme
declaratif qui donne aux verificateurs un acces periodique et facile a toutes les donnees.
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president directeur general, du directeur financier, du conseil d’administration et du comite
d’audit
- Recruter une equipe fiscale. L’equipe fiscale doit etre composee du directeur financier, du «
tax manager », d’un representant de chaque division operationnelle de l’entreprise, d’un
conseiller independant, des comptables et d’une equipe juridique competente fournissant la
protection juridique necessaire ; - Constituer une structure de reporting au comite d’audit ; -
Communiquer avec un representant de l’administration fiscale ; - Determiner les questions
fiscales non connues par l’administration fiscale ; - Collecter tous les faits pertinents ; -
Analyser tous les faits ; - Obtenir des conseils techniques aupres d’un specialiste ; -
Determiner le meilleur chemin pour resoudre le probleme, y compris une resolution logique
des problemes a travers une decision prise par le representant de l’administration fiscale. » (
) Ainsi, l’impot ne doit pas etre perçu comme un evenement qui necessite un processus reactif.
Celui-ci doit etre pris en compte lors du commencement des transactions et operations
induisant le calcul d’un impot.
La gestion du risque fiscal comporte globalement deux etapes : celle de la detection des
risques fiscaux potentiels et celle de traitement et controle de ces risques.
Dans cette premiere etape, il s’agira de determiner les domaines d’activites et operations qui
peuvent declencher un risque fiscal. Ceci permettra ensuite de documenter les risques et
determiner ceux qui doivent etre eradiques ou maïtrises. Plusieurs approches peuvent etre
utilisees, a ce niveau, pour identifier les risques : Conception et communication d’une
strategie de gestion du risque fiscal Toute gestion proactive repose sur une documentation
claire des actions a entreprendre pour l’atteinte d’un objectif defini. En effet, il s’agit
d’anticiper toutes les orientations de l’entreprise et les traduire en actions a mener pour
atteindre des finalites. En matiere de gestion du risque fiscal, il s’agira de fixer les objectifs
strategiques et operationnels du risque fiscal et d’evaluer ses impacts sur l’activite de
l’entreprise.
Ensuite, une communication de cette strategie doit s’operer aupres des responsables et
partenaires concernes. Elle doit faire l’objet d’une approbation commune des differentes
parties concernees afin de s’assurer de sa conformite aux orientations strategiques de
l’entreprise.
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Recours a un conseil externe en matiere de fiscalite
Le recours a un cabinet de conseil ou d’audit fiscal permet d’aider les entreprises a identifier
les risques fiscaux. L’equipe de conseil ou d’audit est constituee d’experts qui permettent
d’identifier clairement les risques et d’aider l’entreprise a faire les choix optimaux pour une
bonne gestion fiscale. De plus, le recours a une mission de conseil fiscal permettra a
l’entreprise de dresser une cartographie claire de ses risques ayant pour origine des
operations recurrentes ou non recurrentes conduites par l’entreprise. Elle pourra ainsi
definir une strategie claire par rapport a ses orientations fiscale et identifier les points de
controles a mettre en place dans ses procedes afin d’atteindre ses orientions et objectifs.
Afin de mener une gestion proactive et preventive du risque fiscal, l’entreprise doit mettre a
sa disposition les ressources humaines necessaires. En effet, la creation d’une equipe
competente permettra d’identifier les risques d’une maniere plus rapide et d’evaluer les
consequences fiscales des operations courantes de l’entreprise en temps reel. Toute
entreprise doit s’assurer que le personnel en charge du volet fiscal est bien forme et informe
pour executer cette tache. Elle doit s’assurer que ses ressources ont une connaissance des
exigences procedurales a suivre pour une regularite et conformite fiscale. Ceci suppose une
mise a jour continue des procedes et manieres de faire en adequation avec les nouveautes
reglementaires et orientations de l’entreprise. Cette mise a jour permettra a l’entreprise
d’eviter des manques a gagner en matiere d’impot a payer et reduire l’incidence fiscale de
certaines operations
Une fois que les risques fiscaux sont identifies, evalues et hierarchises, l’entreprise doit
mettre en place des moyens adequats pour les traiter. Selon (Elgood,2004), ce traitement des
risques peut prendre plusieurs formes :
• Evitement du risque :
L’evitement consiste a abandonner l’operation qui est a l’origine du risque fiscal et de la
remplacer par une action alternative qui permettra d’eradiquer le risque.
Partage du risque
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Le partage consiste a reduire l’impact ou la probabilite du risque en transferant le risque. Ce
traitement se fait a travers l’intervention d’acteurs externes experts en fiscalite ayant une idee
sur les differentes methodes et moyens d’assouplissement du risque. Reduction du risque
La reduction du risque repose sur la conduite d’une planification fiscale adequate, et la
restructuration de ses operations pour lui donner un traitement plus favorable. Ceci
permettra de reduire l’impact negatif du risque ou de detecter un manque a gagner en
matiere d’imposition fiscale.
Acceptation du risque
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- TVA a l’importation (-11,9%), compte tenu de remboursements de 15 MDH a fin novembre
2020 contre 11 MDH un an auparavant;
- Taxe interieure de consommation (TIC) sur les produits energetiques (-14,8%), compte tenu
de remboursements, degrevements et restitutions fiscaux qui ont ete de 62 MDH a fin
novembre 2020 contre 27 MDH un an auparavant;
2- La baisse de la TIC sur les tabacs manufactures (-6,3%) et des autres TIC (-3,5%) ;
- l’IS a enregistre une hausse de 0,6%, compte tenu de restitutions qui ont ete de 450 MDH
a fin novembre 2020 contre 346 MDH un an auparavant, etant precise qu’a fin decembre
2019, les demandes de restitution de l’IS ont ete de 4,1 MMDH. A fin novembre 2019, l’IS avait
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enregistre une baisse de 3,5% par rapport a son niveau a fin novembre 2018, soit -1.403 MDH
(38.948 MDH contre 40.351 MDH) ;
- l’IR (-4,8%), compte tenu de restitutions qui ont ete de 100 MDH a fin novembre 2020
contre 82 MDH un an auparavant. Les recettes de l’IR sur profits immobiliers ont connu une
diminution de 28,6% par rapport a leur niveau de fin novembre 2019.
Les recettes de l’IR preleve par la Direction des Depenses de Personnel (DDP) relevant de la
Tresorerie Generale du Royaume ont enregistre une hausse de 1,5%.
- les recettes de la contribution sociale de solidarite sur les benefices ont ete de 2.146 MDH
contre 2.022 MDH a fin novembre 2019, en hausse de 6,1% ;
- la TVA a l’interieur (-1,2%), compte tenu des remboursements supportes par le budget
general qui ont ete de 6.409 MDH a fin novembre 2020 contre 6.568 MDH un an auparavant,
etant precise qu’a fin decembre 2019, les arrieres de remboursement de TVA ont ete de 41,2
MMDH.
A fin novembre 2020, les remboursements de TVA a l’interieur (y compris la part supportee
par les collectivites territoriales) ont ete de 9.157 MDH contre 9.395 MDH un an auparavant.
- Les majorations de retard (-43%), resultant de recettes brutes de 1.036 MDH contre 1.802
MDH et de degrevements de 75 MDH a fin novembre 2020 contre 115 MDH un an auparavant.
4- La hausse des recettes non fiscales de 35,1% en raison notamment de l’augmentation des
versements des comptes speciaux du Tresor au profit du budget general (19,2 MMDH contre
5,6 MMDH) et des fonds de concours (5.262 MDH contre 699 MDH), conjuguee a la baisse des
recettes de monopoles (8.486 MDH contre 9.119 MDH), des recettes de privatisation, des
recettes en attenuation de depenses de la dette (1.475 MDH contre 2.772 MDH) et de la
redevance gazoduc (399 MDH contre 901 MDH).
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Les dépenses fiscales
Un taux d’engagement global des depenses de 76% et un taux d’emission sur engagements
de 90% contre respectivement 77% et 89% un an auparavant ;
- Des depenses d’investissement emises en hausse de 7,1%, passant de 56,2 MMDH a fin
novembre 2019 a 60,2 MMDH a fin novembre 2020, en raison de la hausse de 36,4% des
depenses des charges communes et de la baisse de 9,6% des depenses des ministeres.
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Soldes du Tresor
Sur la base des recettes encaissees et des depenses emises, l’execution de la loi de finances
fait ressortir :
- Un solde ordinaire negatif de 2,5 MMDH contre un solde ordinaire positif de 8,2 MMDH un
an auparavant ;
- Un deficit du Tresor de 57,7 MMDH, compte tenu d’un solde positif de 5 MMDH degage par
les comptes speciaux du Tresor (CST) et les services de l’Etat geres de maniere autonome
(SEGMA), contre un deficit du Tresor de 43 MMDH a fin novembre 2019 compte tenu d’un
solde positif de 5,1 MMDH degage par les CST et les SEGMA.
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Conclusion:
Certes, au cours de la dernière décennie de grands efforts ont été déployés pour mettre à jour
le système fiscal marocain, néanmoins des zones d'ombres subsistent encore et qui
nécessitent de sérieuses réformes pour pouvoir :
Premièrement, consolider les acquis de la mise en place du « code général des impôts », qui
vient couronner le long processus de simplification, de modernisation et d'harmonisation
que la DGI avait entrepris depuis les « assises nationales sur la fiscalité au Maroc ».
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