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UN SUPPLEMENT POUR LE JEU DE ROLE
JAMES BOND 007
ade
Un supplément pour
Avec l'autorisation de : soe ates de jeuADVERSAIRES
Une Aventure pour
CANES HUD OOF
Créée par
Conception : Neil Randall
“Forteresse Sous-Marine” congue par : Paul W. Riley
Créations additionnelles : Greg Gorden, Robert Kern, Gerard C. Klug, William Simon
Conception du Systéme de Jeu : Gerard Christopher Klug
Développement et Rédaction : Robert Kern
EDITION ORIGINALE : VERSION FRANCAISE :
Graphismes : Ted Koller ‘Traduction/Adaptation : Michel Serrat
Plans : Rosaria Baldari ‘Avec le concours de : Manuel Dessis
Illustrations : James Talbot Relecture : LizKer et Dominique Balczesak
‘Supervision du Projet : W. Bill Réalisation Technique, Maquette : Guillaume Rohmer
Coordination Département Photo : Elaine M. Adkins ‘Avec le concours de : S.A.R.L. IN EDIT
Production : Rosaria Baldari, Ted Koller, Collection Dirigée par : Henri Balczesak
Colonial Composition, Monarch Services Inc.
Imprimé au Portugal par SIG, 2685 Camarate. Edition et dép6t légal Mai 1992 ; ISBN : 2-7408-0037-1
Pour toute question concermant ce livre, adressez votre courrier &
Jeux Descartes (James Bond 007), 1, rue du Colonel Pierre Avia, 75503 Paris, Cédex 15
A exception de certaines pages précisément indiquées dans le texte, ce livre ne peut étre reproduit, en lotalité ou en partie
‘et par quelque mayen que ce soit, sans autorisation préalable.
Danjaq $.A,(1961), © Eon Productions Limited/Giidrose Publications Limited (1984), © Jeux Descartes 1992.
eee eee n eee esee ease eee see eeeSOMMAIRE
3
Organisation.
Campagne ..
Aventures ..
La Forteresse de ee
Structure ....
Séourités structurelles
Equipements externes.
Sabords d'acces 14
Sas de corridors ... 14
Alimentation de Survie
Contréle et Commandement
Laboratoires
Quartiers d’Habitation
Les Défenses 4
Taser... 22
Les défenses biologiques. 22
Défenses mécaniques 23
Equipement... 24
Considérations Hyperbares. a
Etienne Buonvisi
Background....
Les racines
Aversion pour la
Les sociétés quill détient. 30
Le maillon fragie...... 3f
Le véritable héritage des Buonvisi.......31
Personnalité
Objects...
Armement....
Organisation.
Forteresse.
Campagn
Une partie diechecs...-
Aventures. 7
Féolina Vandemere.
Background.
‘Une mort tragique
Lafaille...
De essence de l'amour.
Personnalité ..
Organisation.
Forteresse.
‘Campagne .
Aventures.
Lyndon Parkhurst.
Background
Pauvres bétes.
Tueur de dames.
Pour arrondir les angies
Personnalité
Objectits
Armement
Organisation
Forteresse.
Campagne ...
Aventures.
Franz Kleiner
Background....
Resurgence.
Les loups-garous
Personnalité ...
Objectif.
‘Armement
Organisation.
Forteresse.
Campagne
Aventures...
Octavia Prosinski ..
Background
Lamour conquiert tout
Le réveil
Le choix
Personnalité
Objectits
‘Armement
Organisation.
Forteresse.
Campagne .
Aventures
Pierre Larose....
Background. ao
‘Ambitions politiques...
La diSQrACE seer
Le point de rupture.
Personnalit...
Organisation. =
Forteresse....
Campagne
Aventures...
ByxveseVVsee eaaegeesrsee eee
Annexe:JAMES BOND
UN all
Adversaires est un supplément qui vous propose sept
nouveaux Méchants Principaux a introduire dans vos cam-
pagnes, plus organisation du SMERSH.
Les sept adversaires qui vous sont présentés ont des
méthodes et des buts différents qui vont vous permettre
d'animer vos seénarios. Chacun de ces ennemis a un profil
Unique, il vous faudra done lire attentivement tout ce qui
conceme un méchant avant de Tintroduire dans votre cam-
pagne, Cependant, pour vous aider & retrouver les informa-
tions le plus aisément possible, les descriptions sont organi-
'sées de manire identique pour chacun. Voici comment es
divers aspects de chaque Méchant Principal et de son orga-
risation sont présentés dans les chapitres,
BACKGROUND
LLhistoire et les antSoSdents de chaque patron dorgani-
sation comprennent les événements qui ont modelé ses
désirs et son point de vue général. Grace a ces informations,
‘vous pourrez fagonner les aventures et action pour qu’elles,
sladaptent au mieux & ses particularités. Vous y trouverez
également toutes les explications des faiblesses et idiosyn-
crasies qui peuvent le caractériser
PERSONNALITE
Cette rubrique résume la psychologie du Méchant et la
‘maniére dont il réagit dans diverses situations. Elle est destinée
€ vous servir de point de référence pour que vous puissiez rapi
‘dement vous rappeler les traits de caractére du méchant en
Cours de partie ou lorsque vous entamez une nouvelle venture,
OBJECTIFS
Les désirs et les objects de certains de ces Méchants
Principaux sont plus ou moins paralléles (domination du
monde, exclusivité scientifique, etc.) mais d'autres ont des
buts plus spécifiques et plus détailiés. C'est tout spéciale-
ment vrai lorsque le méchant est destiné & jouer le role
ennemi personnel des Pu.
‘ARMEMENT
ertaines armes apparaissent ici pour la premiére fois,
dans le Jou et ses suppléments. C'est aussi dans cette
rubrique que l'on trouve les équipements spéciaux que le
Méchant peut employer.
ORGANISATION
Le Méchant Principal a parfois besoin dune vaste orga-
risation, avec ses sociétés écrans et sa hiérarchie. Les
XS Introduction
méchants isolés disposeront évidemment d'organisations
‘beaucoup plus schématiques ou méme n’en auront pas du
tout, alors que les adversaires riches et ambitieux peuvent
isposer de réseaux a échelle planétaire. C’est également
dans cette rubrique qu’apparaitront les éventuels lioute-
nants et complices du Méchant.
FORTERESSE
‘Les Méchants riches et ambitieux ont souvent jugé bon
de disposer de quarriers généraux ou de bases d'opérations.
Crest depuis ces endroits sirs qu'ls congoivent et dirigent
leurs infames opérations. Cette section décrit les bases des
méchants, ainsi que leurs localisations, systémes de sécuri-
16, effects et la description générale de leurs plans. La base
sous-marine de Cartésia est présentée avec plus de détails,
Y compris ses plans et diagrammes.
CAMPAGNE
Cette rubrique indique le ton et la saveur des aventures
‘que vous devriez présenter en relation avec chacun des
Méchants. Elle contient aussi des indications sur les types
de mission dans lesquelles le Méchant peut intervenir et
calles quil faut évter afin de conserver son intégrité en tant
que personage récurent.
AVENTURES
‘A pattr de ces courtes trames de soénario, vous pourrez
développer des aventures qui introduiront le méchant dans
vos campagnes.
DOSSIERS M.L6
Les Annexes rassemblent des extraits des dossiers du
MAL. Ce sont des circulaires qui sont remises & tous les
agents du service afin quils maintiennent leur information &
jour. Cing documents sont des compilations des renseigne-
ments que le service détiant au sujet de Etienne Buonvisi
Cartésia, Pierre Larose, Octavia Prozinski et Féolina Vande-
mere. Plusieurs photos sont également disponibles, que
‘yous pourrez découper et attacher aux dossiers correspon-
dants.
AUTRES ANNEXES
Les documents et plans utilisés dans l'aventure
LHomme Marqué figurent en fin de volume.
Adversaires - IntroductionAdversaires - Cartésia
JAMES BOND
FOR:7 DEX:9 © VOL: 12 PER: 14 INT: 15
Conpérences (Nveau/Cuance De BASE) :
Agiité (8/16), Charisme (11/23), Combat au Corps & corps
(6/13), Combat Distance (8/19), Conduite Auto (6/17),
Cryptographie (7/22), Démolition (8/23), Electronique
(19/80), Interrogation (8/23), Science (15/30), Torture (7/20),
Usages Locaux (9/28).
‘TALENTS : Connaisseur, Photographie.
Tame : 1,83m Pows :77 kg
Age: 49 ans ‘AppaRENce : Attirante
Powrs oe CELEBRITE : 85 Points 0 SURVIE : 9
\Viresse : 2 EnoURANCE : 30 heures
Cuasse DE Décars A Mans Nues : A Cap. CHARGE : 46-70 kg
Cap. Counse/Nact
‘0 mn ‘Anwes : Néant
Cuaups o'ExPERIENcE : Astronautique, Biologie/Biochimie,
Botanique, Chimie, Economie/Afiaires, Génie Mécanique,
Informatique, Médecine/Physiologi, Wargames.
Fauouesses : Néant
lovosyacaases: Il pale és lentement et trés dstinclement
Face a queiqu'un quiluge intellectuellementinférieu i
30 montre spécialement condescendant. Ses discours sont
émaillés de termes scientifiques et d expressions philoso-
phiques.
Mooiricereuns o'InreRacron : Réaction (6), Persuasion (2),
Séduction (-2), Interrogation (0), Torture (+1)
Descrierion : Cheveux : gris ; Yeux : bleu ; Cicatrices :
néant ; Signes Distncifs: néant.
« Depuis lo début de la révolution industrielle, rhumanité
s'est trouvée plongée dans un tourbillon de technologie. Les
découvertes et les améliorations se succédent & un rythme trop
important pour que les hommes puissent en assimilerrutiisa-
tion et les potentiaités. Des machines deviennent obsolétes,
avant méme de quitter le bureau d'études. Les recherches
scientfiques se poursuivent & une vitesse fole qui nest tempé-
rée que par les nécessités d'approbations qu‘imposent des
bureaucrates bomés, incapables de considérer favenir. »
Ce paragraphe, extrait des mémoires de Johann Friedri-
ch Heligmann, comporte les prémices de la pensée qui allait
amener & batir un empire scientfico-criminel sous le pseu-
donyme de Cartésia
Cartésia n'est pas tout fait comme les autres méchants du
mythe de Bond. Les autres Méchants Principeux qui disposentAdversaires - Cartésia
de la technologie n'utiisent les merveiles de la scionce et
de la mécanique que comme un moyen d'acoéder au pou-
Voir. Stromberg, par exemple, dans L'ESPION Qui Mama,
ra fait construe le supertanker Liparus que pour voler des
‘sous-marins et acquérir le pouvoir nuciéaire. Le Dr No, de
‘son c6t8, appliquait son génio scientifique & détourer dos
missles amércains, mais seulement dans le but dexacer-
ber les tensions entre Cuba et les U.S.A. Enfin, Scaraman-
(ga, gui disposait de l'arme a alimentalion solaire, ne com
prenait pas le moindre de ses mécanismes, pas plus que
ses applications potentielle.
Cariésia est différent de tous ces méchants, car il consi-
dare que le contrdle dela science et de la technologie repré-
sent le pouvoir ultime. Sa vénération de la technologie est
plus grande encore que celle de Karl Ferenc Skorpios qui,
lu, ne la considre que comme un outi
Cartésia est le Méchant Technocrate par excellence,
celui qui veut contréler toutes les recherches scientifiques,
dans le monde entier. A moins quil ne soit payé ou quil ne
donne son accord, toute percée scientifique cessera.
Cartésia est né A Bonn (R.FA). Pour l'état civil, il est
Johann Friedrich Heligmann. II devint orphelin & I'age de
sept ans, quand ses parents moururent lors d'une explosion
dans leur laboratoire de physique & Tuniversité de Heidel-
berg.
En absence de tout parent, cest le plus proche ami de
son pére — le professeur Petar Neufeld — qui le prit en
charge. Petar Neufeld état professeur de philosophie a l'uni-
vorsité mais consacrait la plus grande part de son temps &
donner des conférences et a assister a des congrés. Ainsi,
bien quil ait assuré tout le confort souhaitable au jeune
‘Johann et méme un enseignement privé, le Professeur Neu-
feld était bien incapable de four son pupile attention
dont il avait besoin.
Livré 8 luiméme et sans camarades de son age, Johann
‘commenca a lire les nombreux ouvrages de phiiosophie qui
ggamissaient les murs de la bibliotheque de son tuteur Tres
{ot, il fut accaparé par la philosophie de Platon et par sa
République mais, alors quil approchait de ge universitaire,
il commenga & s‘absorber dans les théories de Hegel et de
Nietzsche. Lidée du surhomme, en tant que personne & la
supérioritéinhérente, Fintriguait
Sa véritabe idole, cependent, était Descartes ot plus par-
ticuliérement en raison de la célébre phrase du philosophe :
Cogito ergo sum (je pense, donc je suis) dont Johann adop-
{a immédiatement la philosophie. Le déroulement de ses
études prouvait sa capacité a penser. En effet, Johann
avait jamais été un genie intuitf mais il excellat en classe
en travaillant énormément pour maintenir ses résultats bien
‘u-dessus de la moyenne. Ii congut alors une veritable fasci-
nation pour la capacié de son esprit & surmonter les dificul
16s des sujets.
En entrant & luniversité, il découvrit quill y avait des
éleves pour qui apprendre était trés facile. Alors que ces
"éponges A connaissances” étaient envides de tous leurs
camarades de classe, Johann se contentait de hocher triste-
ment la téte, Dans Ses mémoires, il écrivit & ce sujet :
« Comment ces gens peuvent-ils se considérer comme
supérieurs ? Quand quelque chose vous échoit aussi facile-
ment, il n'y a aucun challenge, rien & surmonter et, par
‘conséquent, rien a conquérr. Un véritable surhomme rest
'pas un individu qui obtient tout facilement ; c'est un homme
‘qui domine toujours malgré les obstacles et les blocages
quilrencontre. »
En dépit de ses intéréts personnels, Johann ne concen-
tua pas ses éludes universitaires sur la philosophie, C'est
ssans doute en souvenir de ses parents qu'l s‘inscrivt aux
cours de physique. Bien entendu, il avait aussi des cours de
philosophie qui lui fournissaient roccasion de presser ses
professeurs de questions concernant les théories et les
méthodes destinées a accroftre la puissance de esprit. I
souscrivait a la théorie traditionnelle selon laquelle un
homme qui pourrait éveiler les neuf dixiémes dormant de
son cerveau serait en mesure d'accomplir des miracles.
La philosophie ne détenant pas les réponses a ses ques-
tions, i commenca a sinscrire aux cours de biologie et de
rneurdlogie, Il explora la stimulation du cerveau par Félectrici-
16. Il passa des nuits blanches a dévorer les études sur les
‘drogues susceptibles daccrotre ou de retarder la mémoire.
De hypnose & la méditation, i essaya toutes les techniques
qui pourraiant éveiler la partie en sommell de son cerveau.
‘mais r’en obtint jamais les suocés qu'il recherchat.
Il comprit quil ne pourrait jamais atteindre son but en se
limitant a des théories et des abstractions; lu fallait procé-
der & des expériences scientifiquement observées et mesu-
rées.
li consacra beaucoup de temps & concevoir un program
me dexpériences gréce augue! il pourrait tester toutes ses
théories abstraites. Sa premisre expérience consistat a sti
ruler le cerveau d'un autre étudlant pour “activer les cellules,
dormantes’. Il parvint & convainare un de ses camarades de
classe de lui laisser brancher des électrodes afin, sail, de
“cartographier’ les circonvolutions oérébrales a divers
niveaux de stimulations émotives.
Johann avait sous-estimé les effets de ses courants élec-
trques et son sujet fut électrocuté au cours de Fexpérience.
| ramena discratement le corps de Fétuciant trop confiant
dans la chambre de ce demier et c'est la quil fut découvert
ie lendemain. Les médecins conciurent & une hémorragie
céxébrale massive et & une défallance cardiaque. Ils nima-
ginérent pas quilat pu y avoir d'autres causes.
Johann réalisa & cette occasion que ses expériences ris-
quaient de lui valoir des ennuis avec les autorités trop bor-
rnées pour comprendre importance de son but. Il s’était
aussi apercu qu'l allt avoir besoin de fonds pour continuer
88 expériences et qu'aucune université, aucune fondation,
naccepterait jamais de subventionner les procédures
expérimentations quill avalt en téte.
LA SOLUTION “CARTESIENNE”
Grace a ses parents et & son tuteur, Johann connaissait
quelques-uns des scientifiques les plus éminents de la pla-
néte. Le type de personne vers qui las gouvernements se
tournent pour obtenir de Taide ou lancer des recherches ;
des gens qui plaisantent souvent au sujet de impossibilité
dans laquelle is se trouvent de parier de leurs projets.
Invité dans la demeure de l'une de ces personnes,
Johann surprit une conversation dans laquelle il était ques-
tion de la valeur que son héte pourrait bien avoir aupres do
certains pays. L'objet de la discussion était un certain Dr.
Jonas Wiley qui conduisait, au bénéfice du gouvernement
britannique, des recherches sur le développement de
‘membres bioniques. Jusqu’a présent, le Dr. Wiley avait pro-
{gressé au point de construire un bras capable de répondre
‘aux impulsions nerveuses jusqu’a pouvoir salsir un objet,
mais il n'avait toujours pas réussi a obtenir la machinerie
{rs sophistiquée quil visait a produireAdversaires - Cartésia
Le Docteur avait réuni quelques collegues a Foccasion
un week-end ot Johann Heligmann était également invité
Les conversations allaient bon train entre les savants, dont
plusieurs étaient, comme Wiley, plongés dans des
recherches Top Secret sur divers projets. Ils plaisantaient au
sujet des valeurs relatives qu'on pourrait leur accorder sur le
marché. Wiley spécifia méme comment on lui avait déj pro-
posé une trés forte somme pour partager le fruit de ses
recherches.
Johann en déduist la facon dont il allait pouvoir financer
ses recherches. Il deviendrait un trafiquant de connais-
ssances. Les intérdts privés et les gouvernements étaient tou-
Jours impliqués dans Yespionnage industriel et scientifique.
Depuis la seconde guerre mondiale, ou peu eprés, les Ser-
vices Secrets japonais en avaient méme fait lune de leurs
principales préoccupations.
Le probleme consistant alors a lancer son “entrepris
Johann décida que son héte serait la premiére victime. Mais,
‘colui-ci était bien gardé ; des agents du M..5 surveilaient la
maison nuit t jour. Impossible dans ces conditions de faire
disparaitre Wiley. Johann savait pourtant que rien n’était
impossible sil décidait o'appliquer sa réflexion a la décou-
verte d'une solution. i! examina le probléme pendant une
grande partie de la nuit, jusqu’ ce quil ait sa solution. Elle
tat si simple quil avait d'emblée éliminée de son esprit
En fait, il n'état pas indispensable de faire sortir Wiley de la
‘maison puisqu'aprés tout il niavait besoin que des informa:
tions que ce demier détenait.
Le lendemain, Johann passa beaucoup de temps dans le
laboratoire de Wiley et il y composa ce qui lui était indispen-
sable. Le soir, il s'assura de servr lurméme des boissons
‘aux gardes qui surveilaiont la chambre de Wiley. Peu apres
que la maisonnée se fut retirée pour la nuit, le somnitére prit
effet.
Johann se glissa dans la chambre de Wiley et lui injecta
un dérivé rafiné de scopolamine. Aprés un interrogatoire
prolongé, le savant drogué lui avait lvré toutes les informa:
tions-clé' dont il avait besoin. Ses connaissances person.
nelles allaient lui permetire de compléter les informations
rmineures qui n‘avait pas le temps de prélever.
Juste avant Faube, II egagna sa propre chambre. Tout le
monde s‘éveila et, comme il Tavait espéré, les gardes ne
mentionnérent pas leur assoupissement, par crainte de
réprimandes de la part de leurs supérieurs. Aprés le week-
end, il rassembla ses notes, rédigea un mémo au propre et
en fit deux copies. Lune delles était destinée a étre vendue,
autre allait inaugurer les archives de Cartésia car ces
recherches lintéressaient aussi
Dans los deux semaines, et sous le nom de code de Car-
‘sia (d'aprés Descartes), il avait russia trouver une soci
16 privée américaine qui accepta de payer une somme
considérable pour obtenir ce que Cartésia appelait “les
Papiers de Wiley’
Cartésia ne savait absolument pas jusqu’oU cette entre-
prise allait le mener. Il ne cherchaiten fait qu’a rassembler
assez d'argent pour mener ses expériences. Toutefois, peu
de temps aprés la vente des Papiers de Wiley, une société
américaine lui fit savoir qu'elle serait préte & payer une
forte somme a la personne qui pourrait lui faire savoir &
quel point en étaient les recherches de son concurrent
japonais.
Cartésia fut un peu surpris de s'apercevoir que les Amé-
Ficains le croyaient capable d'avoir accés aux résultats des
recherches japonaises. II ne réalisat pas quis pensaient
voir affaire & un espion industriel free-lance. Il se contenta
de hausser les épaules et se mit & rechercher l'information.
Il pantt en vacances & Tokyo oi il réussit & décrocher une
invitation pour une visite du centre de recherches en ques-
tion
LE VOL DE TOKYO
Lopération état sensiblement plus délicate. Cartésia ne
se trouvait plus dans atmosphere détendue et sympathique
dun week-end entre amis. Il passa deux journées entiéres &
écouter les explications de son guide et A évaluer la situa
tion, Le troisiéme jour, i agit ;
‘Aprés avoir soigneusement ‘perdu’ son guide, il entreprt
d'acoéder briévement aux mémoires de Fordinateur principal
du centre et transféra les données dont il avait besoin sur
lune disquette. Il glissa la disquette dans un étui de plastique
et rejoigit son guide. La partie la plus délicate consistait &
passer le portal de la séourité. Le détecteur de métaux qui y
était installé aurait risqué d'ettacer ou de brouiller les,
données enregistrées sur la dsquette
Sa solution fut élégante. Il avait, pendant sa visite,
remarqué que les techniciens passaient chaque jour
quelques temps a prendre air dans un par, & Vintérieur de
Fenceinte du centre. Pour compenser le stress souvent
intense des heures de travail la société mere avait congu ce
are pour qu'l soit le plus relaxant possible pour les
employés. Pendant les pauses, ceux-ci pouvaient courir ou
se promener, certains manipulaient des avions télécomman-
ds ou se livaient a la pratique du frisbee.
Aprés avoir enregistré sa disquette, Cartésia déjeuna
avec les techniciens et se joignit & ceux qui manifestérent,
Fintention de jouer au frisbee. Il avait congu Fétul de sa dis
quette avec une face autocollante. I manqua “accidentele-
ment" de rattraper le frisbee et, en allant le rechercher, colla,
Tetui sous fengin
Dun mouvement du poignet auguel il s’était soigneuse-
ment entrainé pendant fa nuit précédente, respion langa le
frisbee selon une trajectoire qui passait bien au-dessus de la
‘te de son partenaire et la soucoupe atterrit au-dela de la
cléture du centre. Un passant complice renvoya le frisbee
dans Venceinte, non sans en avoir décollé Fétui de la dis-
‘quette.
Un peu plus tard, Cartésia retrouva son complice et
réoupéra la disquette. Celui-ci — un malfrat local — se
imontra vivement impressionné par le plan du jeune euro-
péen. Mais Cartésia ny attachait pas autant d'importance.
Le probleme et sa solution conséquente n‘avaient pour lui
rien d'extraordinaires, la soule chose qui importait & ses
yeux était la somme d'argent quil alait recevoir et qui lui
ppermettrait de poursuivre ses expériences un peu plus loin
encore.
LES AFFAIRES DEMARRENT
Cartésia ne poursuivit jamais activement sa carriére
@'espion industriel et politique. II ne voyait en elle qu'un
moyen de continuer 59s recherches. Liargent lui servait &
acheter des drogues, des équipements et occasionnellement
des sujets pour ses expériences. II rechercha les sujets,
«expérimentations tracitionnels : clochards, laissés-pour-
compte, gens de passage. Ceux dont fabsence n’alarmerait
Personne. Il eut parfois recours aux réseaux de “traite des
blanches” pour s'approvisionner. Ges cisparitons furent trop
peu nombreuses pour que quiconque s'en inquiéte.
Un jour, il réalisa que les vols dinformations empiétaient
trop sur le temps quil voulat consacrer & ses recherches. I
recruta donc des assistants. Avec cet embryon dorganisa-
lion, la destinée de Cartésia était scellée. Ses recherchesallaient graduellement céder le pas a son organisation
despionnage.
Une de ses priortés consistait & retraiter les informa-
tions quil rassemblait pour les collationner sous une
forme utilisable, Ses fichiers avaient enflé de fagon spec
taculaire car il était trés réticant a Vidée de jeter quoi que
ce soit. Il conservait encore les livres de classe de son
enfance a Heidelberg et, dans le méme esprit, le
moindre fragment de connaissance qui lui passait entre
les mains.
Léte de linformatique est venue résoudre ses pro-
blémes de stockage. Lui et son équipe ont transféré tous
les fichiers sur des disques informatiques. Ce fut un pro-
‘cossus long et fastidieux mais qui leur permet désormais
de disposer de toutes les informations sous forme de don-
nées informatiques et de sauvegardes de tous leurs
fichiers.
Dans la méme période, un autre changement important
fest survenu, Au début de sa carriére dans la clandestinté,
Cariésia avait da sfentourer de malfrats et autres criminets.
Bien que leur utiité alt été certaine, rien ne permettait de
dire quils étaient intellectuellement stimulants. Cartésia se
pencha sur ce probléme et sa solution tint compte de
diverses considérations.
il savait que le monde universitaire est plein de per
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