Informer Les Personnes Sourdes Et Malentendantes-2
Informer Les Personnes Sourdes Et Malentendantes-2
ISBN : 978-2-9161-9237-6
Les auteurs
Remerciements
Pour leurs relecture et conseils :
Anthony Lacouture
Un engagement
en faveur de l’accessibilité
49 Partie 5 - Annexes
50 Pour aller plus loin
55 Expériences étrangères
L’accessibilité
1 de l’information,
un enjeu de santé
publique
Les déficiences
auditives
La déficience
auditive renvoie à
Selon les dernières enquêtes, plus de cinq millions de
des situations très Français sont concernés par une déficience auditive. Ce
différentes. chiffre englobe les personnes sourdes et les personnes
malentendantes [1, 2], dont les situations individuelles
sont très différentes les unes des autres. Ainsi, la situa-
tion d’un jeune, né sourd, scolarisé dans une école
spécialisée, qui utilise la langue des signes au quo-
tidien est différente de celle d’un jeune qui a suivi
une scolarité en français ou de celle d’une personne
qui devient peu à peu malentendante à un âge plus
avancé. Chaque situation est singulière et dépend :
du degré de la perte auditive ;
e l’âge de survenue de la surdité : apparue à la nais-
d
sance ou très tôt dès la petite enfance, elle n’a pas
le même impact que lorsqu'elle s’installe progressi-
vement au cours de la vie (le nombre de personnes
devenues sourdes ou malentendantes progresse
parallèlement au vieillissement de la population) ;
e la langue que la personne utilise plus facile-
d
ment pour communiquer : le français ou la langue
des signes française (LSF). La distinction est ainsi
souvent faite entre les « sourds oralistes » et les
« sourds signants ». Parmi les sourds oralistes, cer-
tains s’appuient sur le code LPC (langue française
parlée complétée). Cette méthode permet de com-
prendre sans ambigüité le français lu sur les lèvres
grâce à des mouvements de la main effectués près
du visage [5] ;
u fait que les personnes se reconnaissent sur un
d
plan identitaire et culturel comme appartenant à la
communauté sourde. La « culture sourde » renvoie à
la façon, commune aux sourds signants, d’échanger,
de se nommer, de se retrouver, de faire de l’humour,
etc. [6].
12
© Jean-Michel Tixier
PAIN MAIN BAIN
13
Cette appropriation imparfaite des subtilités de la
langue française peut être source de malentendus,
incompréhensions ou mauvaises interprétations.
14
Les besoins
en matière de santé
Un manque
d’accès à
Certaines personnes sourdes ou malentendantes
l’information, rencontrent des difficultés dans le milieu du travail,
aux soins et vivent des situations d’exclusion et d’isolement social,
à la prévention. déplorent un manque d’accès aux soins et à la préven-
tion, une absence de réponse sur des préoccupations
de santé mentale, et relatent des échanges diffi-
ciles avec les professionnels de santé. Ces situations
peuvent être à l’origine d’une plus grande fragilité.
15
sourds dès la fin des années 80, ou de la Cité de la san-
té, qui organise des conférences en langue des signes
[10].
16
L’accès
à l’information
Les informations
visuelles sont
L’accès à la télévision est possible si les émissions
à privilégier. sont sous-titrées. Le Conseil supérieur de l’audiovisuel
(CSA) est sensibilisé à l’accessibilité des programmes
aux téléspectateurs sourds, malentendants, aveugles
ou malvoyants et veille à ce que les programmes télé-
visés s’adaptent à leurs besoins [11, 25]. Le nombre
des émissions sous-titrées a d’ailleurs progressé ces
dernières années. Quand il est prévu, le sous-titrage
est mentionné sur les programmes. Pour en profiter,
chaque téléspectateur doit programmer son poste de
télévision. En revanche, rares sont les émissions tra-
duites en langue des signes française (LSF).
17
cette dynamique pour faire circuler l’information, en
veillant à sa qualité car, mal comprise, elle circulera
tout autant. Par exemple, au début de l’épidémie de
sida, les campagnes de communication représentaient
le virus par un rond orange avec des piquants. Certains
sourds ont pensé à l’époque que le soleil était respon-
sable de la transmission du virus. Cette croyance a
rapidement circulé au sein de la communauté sourde,
retardant l’adoption des mesures préventives [12].
18
La stratégie
de communication
19
Cette démarche a permis de tirer quelques enseigne-
ments. L’accès à l’information passe pour partie par la
réalisation de documents spécifiquement conçus pour
les publics sourds ou malentendants, mais les outils
réalisés pour le grand public peuvent aussi convenir à
un plus grand nombre s’ils intègrent certains critères
d’accessibilité dès la conception. Cette démarche dite
de « conception universelle » répond aux besoins de
tous les utilisateurs, dont les personnes en situation
de handicap (visuel, auditif, intellectuel ou physique)
[4, 13].
20
Exemple de deux campagnes espagnoles conçues
selon ce principe de la conception universelle
Campagne sur la prévention des grossesses non
désirées chez les jeunes, et la prévention du VIH/sida
et des infections sexuellement transmissibles (IST).
Ce spot transmet l’ensemble des informations
par le son, le sous-titrage et la langue des signes.
21
2
Réaliser des contenus
accessibles aux personnes
sourdes
Le contenu
textuel
Prendre en compte
les difficultés d’accès
Les recommandations suivantes permettent d’être
à l’écrit, le manque compréhensibles pour les lecteurs les plus en difficulté.
de connaissances
uand on travaille à partir d’un document conçu pour
Q
en santé, la culture
le grand public, il faut s’interroger sur les connais-
sourde et la langue
sances des personnes sourdes sur ce thème. Est-ce
des signes.
un sujet d’actualité ? Y a-t-il de fausses informations
qui circulent ? Ont-ils accès à d’autres informations
accessibles ? Il est souvent nécessaire d’adapter le
contenu par rapport au document d’origine, comme
s’il n’y avait pas de connaissance préalable sur le
sujet : rappeler le contexte, donner des définitions
simples aux termes médicaux ou techniques, préci-
ser les notions complexes. Par exemple, les principes
de la transpiration, de la circulation sanguine, la
famille des légumes ou des laitages doivent être
expliqués ou illustrés à l’aide de dessins.
es informations doivent être courtes et précises,
L
aller à l’essentiel : l’objectif est de transmettre une
information utile.
e français employé doit être fonctionnel et facile à
L
comprendre. Il faut privilégier une structure gram-
maticale simple, en évitant les figures de style,
les anglicismes et les jeux de mots. Attention aux
termes ou aux tournures de phrase qui peuvent
générer des contresens, comme la forme passive ou
la forme négative.
24
L Ne pas omettre d’utiliser un préservatif.
J Mettez un préservatif.
Les
exemples sont utiles : les situations concrètes
aident à comprendre des informations plus générales.
25
O
pposer « bonne » et « mauvaise » attitude est sou-
vent apprécié. On peut le faire à partir de dessins,
en caricaturant et en utilisant des couleurs qui ont
du sens.
Source > Affiche Grippe : pour réduire les risques de transmission, Inpes.
C
ompléter les contacts et adresses utiles par des
services spécialisés dans l’accueil de personnes
sourdes.
V
érifier enfin l’accessibilité des références ou sites
Internet cités, en mentionnant de préférence les
liens qui renvoient vers des versions accessibles.
Pour enrichir ces recommandations, d’autres travaux
peuvent être consultés parallèlement, comme ceux
relatifs à la démarche « facile à lire » [13].
26
Les couleurs
Source > Dépliant La canicule et nous, Inpes.
27
Les illustrations
Les illustrations
doivent être testées
Les illustrations et les pictogrammes sont essentiels. Ils
pour éviter toute rendent le document attractif et doivent permettre, à
ambiguïté. eux seuls, de transmettre l’information aux personnes
les moins à l’aise avec l’écrit.
I l faut veiller à la qualité et au sens du dessin qui sera
toujours testé pour en vérifier la compréhension. Un
dessin ou un pictogramme efficace doit être compris
par tous, quels que soient le contexte, la langue et la
culture de la personne à laquelle il s’adresse. Il doit se
suffire à lui-même.
Source > Brochure Protégez votre enfant des accidents domestiques, Inpes.
28
Pour expliquer les repères nutritionnels, les dessins
ci-dessous illustrent la notion de portion individuelle.
© Delphine Grinberg
29
Transmettre un seul message par illustration.
Représentation de la
canicule avec un soleil
personnifié, l’air agressif.
Source > Dépliant La canicule et
nous, Inpes.
30
Les vidéos
La réalisation
de vidéos est
Les vidéos permettent d’expliquer en LSF un ques-
un très bon moyen tionnaire, une enquête, une procédure administrative
pour rendre complexe, ou de réaliser un outil pédagogique (sur la
des informations santé, l’histoire, la culture, etc.). Les sites de partage de
accessibles. vidéos comme Youtube ou Dailymotion constituent de
très bons vecteurs d’information et rencontrent beaucoup
de succès auprès des publics sourds ou malentendants.
31
Site proposé par la Direction générale des
finances publiques pour aider les personnes
sourdes dans leurs démarches comme la
déclaration de revenus. Un lexique propose
des définitions simplifiées accompagnées de
vidéos en LSF.
32
Élaborer le contenu de ces outils ne consiste pas en une
simple traduction du français vers la LSF. Il faut prendre
en compte la spécificité de la langue et être attentif au
choix des signes, afin que tous les sourds y aient accès.
e script doit être conçu à plusieurs, avec une per-
L
sonne responsable du contenu scientifique, des
personnes sourdes, des experts linguistiques et des
interprètes. Le choix des signes, notamment pour
les termes scientifiques, devra être réfléchi.
Il est préférable de choisir une équipe de tournage,
spécialisée dans ce travail, qui a l’habitude de travail-
ler avec des équipes bilingues et des interprètes.
ieux vaut aussi choisir un comédien sourd avec
M
une langue des signes partagée par le plus grand
nombre. Des automates de communication en LSF,
appelés aussi « avatars signants » commencent à
se développer, mais ce procédé ne permet pas d'en-
visager à court terme une traduction automatique
exhaustive dans tous les domaines (insuffisance
lexicale et grammaticale, absence d’expression du
visage pourtant essentielle).
I l faut veiller aux contrastes entre l’image de fond et la
personne qui signe : les couleurs doivent permettre à
l’œil de se concentrer sur la gestuelle et le sous-titrage.
La tenue vestimentaire doit aussi y contribuer (éviter
les lunettes à reflet, les bijoux et choisir une couleur
de vêtement sobre et contrastée avec la couleur de la
peau pour que les mains soient bien visibles).
33
Vidéo sur les gestes préventifs à adopter en cas
d’épidémie de grippe. Elle propose LSF, sous-
titrage et voix off.
Source > Grippe, pour réduire les risques de transmission. Inpes, 2010.
http://www.inpes.sante.fr/lsf/grippe-a/grippe.asp?vid=7
34
3
Choisir des médias
accessibles aux publics
sourds ou malentendants
Réaliser
des sites web accessibles
Un site web
accessible permet
Les évolutions technologiques ont considérablement
une consultation amélioré la qualité de vie des personnes sourdes ou
facile de malentendantes. Elles sont une formidable opportuni-
ses contenus. té pour s’informer (sites web, moteurs de recherche,
etc.), pour faciliter les démarches de la vie quotidienne
(gestion de compte bancaire, achat et impression de
billet de train, etc.), pour communiquer et exprimer
ses opinions (mail, chat, SMS, webcam, etc.).
36
Éviter de demander à l’internaute l'installation de
logiciels dont la procédure est complexe.
P
our chaque objet multimédia, proposer un lecteur
et un format accessibles à tous les internautes.
P
our les supports vidéo et audio, proposer une alter-
native textuelle et en LSF.
E
nfin, si des documents ou des vidéos ont été spéci-
fiquement conçus pour les visiteurs sourds, penser
à le signaler sur la page d’accueil de votre site, avec
un logo et un lien direct. Les chemins pour y parve-
nir sont parfois trop longs et dissuasifs.
Pour enrichir ces recommandations, on peut se référer
au RGAA ou au W3C [27].
37
Réaliser des émissions
ou spots télévisuels accessibles
Sous-titrage
synchronisé et LSF
Le sous-titrage
sont nécessaires
Il faut prévoir un sous-titrage, que le programme soit dif-
pour rendre fusé en direct ou en différé. Dans les deux cas, il requiert
un spot TV une réelle compétence. On peut se référer au référentiel
accessible. de qualité élaboré par le CSA et les associations [11, 25].
Il y a deux méthodes de sous-titrage :
l e DVB-subtitling, appelé télétexte avant le passage
de l’analogique au numérique. Ce sous-titrage est
spécialement dédié aux téléspectateurs sourds et
malentendants. Il permet de diffuser à l’écran une
retranscription des propos tenus par les interlocu-
teurs, mais aussi d’autres indications sonores, grâce
à un code couleurs : blanc pour un personnage
visible à l’écran, jaune pour un personnage non
visible à l’écran, rouge pour une indication sonore,
magenta pour une indication musicale, cyan pour
une pensée, vert pour une langue étrangère. Ce
sous-titrage est activé par chaque utilisateur, il est
donc invisible pour le grand public.
Cette méthode présente l’avantage de transmettre
l’ensemble de l’information, mais elle reste peu
connue et est assez difficile à mettre en place, notam-
ment pour un public âgé : différentes méthodes selon
l’opérateur, difficultés pour enregistrer ou regarder la
télévision sur d’autres supports comme le web ;
( M u s i q u e d o u c e )
38
l’incrustation directe sur le film. Ce procédé, visible
par tous, ne permet pas l’apport d’informations
complémentaires puisque seule la voix est retrans-
crite. Cependant, il présente d’autres avantages :
l’incrustation est conservée lors d’un enregistre-
ment (cela permet d’envisager une projection dans
un lieu public) et ne nécessite pas de programmation
préalable du poste de télévision.
L’interprétation en LSF
Elle est envisageable pour les émissions en direct ou
en différé.
vec la présence d’un interprète en LSF ou d’un pré-
A
sentateur sourd pour une émission préenregistrée.
C’est le cas de l’émission L’Œil et la Main dédiée aux
publics sourds qui propose sous-titrage incrusté et
LSF. Les téléspectateurs apprécient la bonne visibi-
lité de l’intervenant qui signe à l’écran. Cette option
permet d’envisager des sujets qui prennent en
compte les problématiques spécifiques aux sourds.
39
vec la présence d’un interprète en LSF, en direct,
A
pour une émission grand public, comme le font cer-
tains journaux télévisés (LCI, i>télé, etc.). Dans ce
cas, il faut veiller à la bonne visibilité de l’interprète.
40
Réaliser des documents
imprimés accessibles
Veiller à
l’organisation
Les recommandations faites pour l’élaboration des
du document contenus (voir page 23) sont essentielles pour réa-
en évitant ce qui liser des documents imprimés, tels qu’une brochure
peut perturber ou un dépliant qui restent « statiques » (impossibilité
la lecture et donc d’agrandir le texte à l’écran ou de visualiser directe-
la compréhension. ment une vidéo complémentaire en LSF).
41
Organiser des séances
4
de travail, rencontres
et colloques accessibles
aux publics sourds
ou malentendants
L’échange
et la communication
Pour instaurer
des échanges de
Même lorsque les échanges sont informels ou de
bonne qualité, courte durée, une aide technique ou humaine est
il est important parfois nécessaire. L’erreur est souvent faite de se
de s’adapter à reposer sur des échanges écrits classiques ou sur la
son interlocuteur : lecture sur les lèvres qui ne conviennent pas à tous et/
prendre en compte ou demandent un effort de concentration trop impor-
sa surdité et tant pour suivre une conversation.
son mode de
communication. Il est utile de connaître quelques règles de savoir-être
pour échanger avec un interlocuteur sourd ou malen-
tendant. Par exemple, il n'est pas nécessaire de crier
ou d’exagérer les mimiques. En revanche, il est capital
de s’adresser directement à lui et non à l’interprète,
et de lui parler en face, distinctement. Enfin, de façon
générale, il est indispensable de prévoir un temps de
travail plus long pour être certain de bien se com-
prendre. Certaines associations ont résumé les bonnes
attitudes sous la forme de brochures ou affiches. Par
exemple : les documents du Bucodes-SurdiFrance
(Bureau de coordination des associations de per-
sonnes malentendantes) accessibles depuis le site
http://www.surdifrance.org/index.php/nos-publications/
affiches-depliants ou l'affiche ci-contre.
44
Source > Le groupe de travail Voir pour comprendre, comment bien communiquer avec les personnes sourdes et malentendantes ?
www.voirpourcomprendre.ch
Organiser
une rencontre accessible
La boucle magnétique
Ce système, utile pour les personnes équipées d’un
appareil auditif, permet de mieux capter le son de la
voix tout en supprimant les bruits environnants (grin-
cements de chaise, chuchotements, etc.). L’installation
46
peut être temporaire ou s’inscrire sur la durée (elle
nécessite dans ce cas quelques travaux). Sa présence
n’est pas visible, il est donc important de la signaler (on
utilise généralement le pictogramme ). Enfin, il est
vivement recommandé de tester l’efficacité de la boucle
avec des personnes appareillées au moment de son
installation et de former les équipes qui seront régu-
lièrement chargées des branchements. De nombreuses
boucles magnétiques sont installées dans des espaces
professionnels ou des lieux publics sans être pleinement
exploitées (mal identifiées, pas de maintenance, etc.).
47
présentations, discours) et sur l’organisation (choisir les
meilleurs emplacements par exemple).
48
5 Annexes
Pour aller
plus loin
50
[6] Visucom (toutes les références bibliographiques
sur la surdité, langue, culture) :
http://www.visucom.fr
[7] Allaire C., Sitbon A. Promouvoir la santé des per-
sonnes en situation de handicap. La Santé de l’homme,
mars-avril 2011, n° 412 : p. 8-47.
http://www.inpes.sante.fr/slh/pdf/sante-homme-412.
pdf
[8] Sitbon A. Le rapport à la santé des personnes
sourdes, malentendantes ou ayant des troubles de
l’audition : résultats d’une étude qualitative. Inpes,
avec le soutien de la CNSA, 2012 : 47 p.
http://www.inpes.sante.fr/lsf/pdf/rapport-a-la-sante-
surdite-resultats-etude-qualitative.pdf
[9] Sitbon A. Le rapport à la santé des personnes
sourdes et malentendantes, résultats d’une étude qua-
litative. Saint-Denis : Inpes, coll. Evolution, 2012 : 6 p.
http://www.inpes.sante.fr/CFESBases/catalogue/
pdf/1399.pdf
[10] Cité de la santé, Cité des sciences et de l’indus-
trie (Universcience) :
http://www.universcience.fr/fr/cite-de-la-sante/
contenu/c/1248125084197/la-sante-en-langue-des-
signes/
[11] Média sous-titrés :
http://www.medias-soustitres.com
[12] Laborit E. Le cri de la mouette. Paris : Robert Laf-
font, 1994.
[13] L’information pour tous, règles européennes pour
une information facile à lire et à comprendre. Union
nationale des associations de parents, de personnes
handicapées mentales et de leurs amis (Unapei), Nous
Aussi et Inclusion Europe, 2009 : 50 p.
http://www.unapei.org/IMG/pdf/GuidePathways.pdf
51
L’Unapei propose aussi un guide plus général sur l’ac-
cueil des personnes handicapées mentales : Guide
pratique de l’accessibilité, 2010 : 70 p.
h t t p : / / w w w. u n a p e i . o r g / G u i d e - p ra t i q u e - d e - l -
accessibilite.html
[14] Observatoire interministériel de l’accessibilité et
de la conception universelle :
h t t p : / / w w w. d e ve l o p p e m e n t- d u ra b l e . g o u v. f r / -
Observatoire-interministeriel-de-l,2954-.html
[15] Association internationale pour la communication
améliorée et alternative. Banque de pictogrammes et
liens vers des sites partenaires :
h t t p : / / w w w. i s a a c - f r. o r g / o l d / p i c t o g r a m m e s /
pictogrammes.html
[16] S’adapter au syndrome d’Usher [livret]. Institut
national de jeunes sourds de Paris, 2011.
[17] Renard M. Les sourds dans la ville : surdités et
accessibilité. Paris : Éditions du Fox, 2008 : 574 p.
[18] Association française des interprètes et traducteurs
en langue des signes (Afils) :
http://www.afils.fr
[19] Toutes les clés de l’accessibilité événementielle.
Association Aditus, 2011 : 67 p.
http://www.aditus.fr/cles-accessibilite-evenementielle.
pdf
[20] Ministère de la culture et de la communication.
Culture et handicap, guide pratique de l’accessibilité.
Paris, 2007 : 246 p.
http://www.culture.gouv.fr/handicap/pdf/guide.pdf
52
[23] Les unités d’accueil et de soins en langue des
signes comprennent des médecins généralistes, des
infirmières, des psychologues, des travailleurs sociaux,
des intermédiateurs et des interprètes. Tous ces pro-
fessionnels sont bilingues et certains sont sourds.
Ministère chargé de la santé :
http://www.sante.gouv.fr/qualite-de-la-prise-en-
charge-des-usagers-dans-les-etablissements-de-
sante-prise-en-charge-des-patients-sourds.html
[24] Informations sur les réseaux de santé :
http://www.sante.gouv.fr/les-reseaux-de-sante.html
Réseaux de santé à destination de patients sourds en
2012 : http://rssb.fr et http://sourds-sante.fr
[25] Charte relative à la qualité du sous-titrage à des-
tination des personnes sourdes ou malentendantes.
Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), décembre
2011.
http://www.csa.fr/content/download/20043/334122/
file/Chartesoustitrage122011.pdf
[26] Décret n° 2009-546 du 14 mai 2009 pris en appli-
cation de l'article 47 de la loi n° 2005-102 du 11 février
2005 sur l'égalité des droits et des chances, la parti-
cipation et la citoyenneté des personnes handicapées
et créant un référentiel d'accessibilité des services de
communication publique en ligne :
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?
dateTexte=&categorieLien=id&cidTexte=JORFTE
XT000020616980
[27] Le RGAA pour le web est le référentiel de mise en
conformité aux recommandations internationales d'ac-
cessibilité, issues du W3C avec la WAI qui définit les
guides d'accessibilité des sites web, les « WCAG ».
http://references.modernisation.gouv.fr/rgaa-
accessibilite
53
Les documents de l’Inpes présentés dans ce guide
sont disponibles sur le site :
http://www.inpes.sante.fr
54
Expériences
étrangères
55
Certaines initiatives à portée nationale méritent d’être
citées.
lusieurs pays suivent les recommandations du
P
W3C (voir page 36) afin de rendre leurs sites Inter-
net publics accessibles. Il s’agit, entre autre, des
États-Unis, du Canada, du Brésil, de l’Espagne, du
Royaume-Uni, du Portugal, de la Finlande, de l’Aus-
tralie et du Japon.
’Espagne s’est engagée dans une démarche d’ac-
L
cessibilité universelle depuis 2004. Les campagnes
d’information grand public sur les thèmes de san-
té sont proposées dans des formats accessibles à
tous : voix-off ou descriptif pour les personnes défi-
cientes visuelles, sous-titrage et langue des signes
espagnole pour les personnes déficientes auditives.
56
es États-Unis sont particulièrement actifs en matière
L
d’éducation à la santé pour les publics déficients
auditifs. On recense des actions de terrain, des pro-
jets de recherche et l’adaptation d’un grand nombre
de supports d’information.
57
a Suisse a soutenu une association qui a porté de
L
multiples actions, et notamment le site Pisourd,
riches en informations sur tous les thèmes de santé.
58
Conception graphique originale, maquette et réalisation :
TBWA\CORPORATE - 50/54 rue de Silly - 92513 Boulogne-Billancourt Cedex
Impression : Fabrègue - Bois Joly - BP 10 - 87500 Saint-Yrieix-la-Perche
60
61
ISBN 978-2-9161-9237-6 / 4110-95212-L
L’accès à l’information pour les personnes en situation
de handicap est un enjeu de santé publique. Plus de
cinq millions de Français sont concernés par une défi-
cience auditive. Ces personnes peuvent être gênées
pour accéder à l’information pourtant nécessaire pour
s’impliquer, comme tout un chacun, dans sa propre
santé.
www.cnsa.fr