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Informer Les Personnes Sourdes Et Malentendantes-2

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RÉFÉRENTIELS DE COMMUNICATION EN SANTÉ PUBLIQUE

Informer les personnes


sourdes ou malentendantes
Partage d’expériences

Sous la direction de CÉCILE ALLAIRE


Informer les personnes
sourdes ou malentendantes
Informer les personnes
sourdes ou malentendantes
Partage d’expériences

Sous la direction de CÉCILE ALLAIRE


Direction de la collection : Thanh Le Luong
Édition : Gaëlle Calvez

Institut national de prévention et d’éducation pour la santé


42, boulevard de la Libération
93203 Saint-Denis Cedex - France

L’Inpes autorise l’utilisation et la reproduction des données de ce document sous la


réserve de la mention des sources.
Pour nous citer : Allaire C., dir. Informer les personnes sourdes ou malentendantes.
Partage d’expériences. Saint-Denis : Inpes, coll. Référentiels de communication en santé
publique, 2012 : 58 p.

ISBN : 978-2-9161-9237-6
Les auteurs

Groupe de travail réuni par l’Inpes sous la direction de Cécile Allaire :

Mylène Badoux, Association les Bruno Moncelle, comédien


Mains pour le dire Denis Planchon, Réseau sourds et
Josette Bouchauveau, Fédération santé de Lille
nationale des sourds de France - Annie Sidier, Caisse nationale de
FNSF solidarité pour l’autonomie - CNSA
Jean-François Burtin, Fédération Nicole Tagger, Association Action
nationale des sourds de France - connaissance formations pour la
FNSF surdité – Acfos, inspecteur honoraire
Jacky Correia, Union nationale pour à la Direction générale de l’action
l’insertion sociale des déficients sociale – DGAS
auditifs – Unisda et Mouvement des Mylène Thourot-Duchamp,
sourds de France - MDSF Institut national des jeunes sourds –
Dr Benoît Drion, Réseau sourds et INJS
santé de Lille
Michel Girod, Association Aides
sourds

Remerciements
Pour leurs relecture et conseils :

Florence Condroyer, Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie – CNSA


Claire Garguier, Cité de la santé, Cité des sciences et de l’industrie – Universcience
Cédric Lorant, Union nationale pour l’insertion sociale des déficients auditifs –
Unisda
Élodie Aïna, Gaëlle Calvez, Philippe Cornet, Félicie David, Euloge Foly,
Vincent Fournier, Annick Gardies, David Heard, Emmanuelle Le Lay,
Olivier Mayer, Claire Méheust, Anne-Sophie Mélard, Jean-Marc Piton,
Audrey Sitbon, Institut national de prévention et d’éducation pour la santé – Inpes

Pour l’évaluation des outils créés et la recherche d’expériences internationales :

Anthony Lacouture
Un engagement
en faveur de l’accessibilité

Le nombre de Français concernés par un handicap


auditif est estimé à plus de cinq millions, soit environ
8 % de la population, chiffre qui progresse parallèle-
ment à l’allongement de la durée de vie du fait de la
presbyacousie liée à l’âge [1, 2]. L’accès à la santé au
sens large, demeure pour ces personnes une difficulté
au quotidien. L’accès aux soins, la participation aux
études sur la santé, la formation des professionnels de
santé, les actions de sensibilisation et l’information sur
tous les sujets qui touchent à la santé sont à améliorer.
Les initiatives relatives à l’information en santé
publique, en France ou à l’étranger, sont trop ponc-
tuelles et peu valorisées.
La loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et
des chances, la participation et la citoyenneté des
personnes handicapées [22] pose pourtant le principe
d’accessibilité pour tous les espaces de la vie publique.
Elle reconnaît aussi la langue des signes comme une
langue à part entière. La Haute Autorité de santé
(HAS) a quant à elle, proposé un état des lieux et
des préconisations pour réduire les inégalités d’accès
aux soins [3]. Parallèlement, l’Institut national de pré-
vention et d’éducation pour la santé (Inpes), avec le
soutien de la Caisse nationale de solidarité pour l’au-
tonomie (CNSA), s’est engagé dans une démarche
visant à améliorer l’accessibilité des messages de
santé publique diffusés auprès des personnes défi-
cientes auditives et visuelles. Cette démarche met en
avant la notion de conception universelle qui permet
de s’adresser à tous les publics [14].
Ce travail a associé des experts issus de secteurs
variés : associatif, médical, médico-social, éducatif,
pour la majorité sourds ou malentendants. Il a aussi
associé des professionnels de l’édition et de la com-
munication.
La méthode s’est voulue pragmatique. Des documents
d’information conçus par l’Inpes pour le grand public
ont été testés auprès de personnes sourdes et de per-
sonnes malentendantes, en veillant à leur diversité en
termes d’âge, de mode privilégié de communication,
d'aisance en français et en langue des signes. Ces
documents ont été adaptés sur différents supports
(papier, web, vidéo), puis testés par les futurs utili-
sateurs tout au long du processus. L’accueil a été très
favorable.
L’expérience acquise depuis trois ans est aujourd’hui
mise à disposition des acteurs de santé publique, des
responsables et professionnels de la communication
qui souhaitent développer cette démarche de mise en
accessibilité de l’information. C’est l’objet de ce guide
complété par un second à l’intention des personnes
aveugles ou malvoyantes [4]. Puissent ces recom-
mandations aider à mieux comprendre et intégrer les
attentes des personnes en situation de handicap.

Thanh LE LUONG Luc ALLAIRE


Directrice générale Directeur
de l’Institut national de prévention de la Caisse nationale
et d’éducation pour la santé de solidarité pour l’autonomie
Sommaire

11 Partie 1 - L’accessibilité de l’information, un enjeu de santé publique


12 Les déficiences auditives
15 Les besoins en matière de santé
17 L’accès à l’information
19 La stratégie de communication

23 Partie 2 - Réaliser des contenus accessibles aux personnes sourdes


24 Le contenu textuel
27 Les couleurs
28 Les illustrations
31 Les vidéos

35 Partie 3 - Choisir des médias accessibles aux publics sourds


ou malentendants
36 Réaliser des sites web accessibles
38 Réaliser des émissions ou spots télévisuels accessibles
41 Réaliser des documents imprimés accessibles

43 Partie 4 - Organiser des séances de travail, rencontres


et colloques accessibles aux publics sourds
ou malentendants
44 L’échange et la communication
46 Organiser une rencontre accessible

49 Partie 5 - Annexes
50 Pour aller plus loin
55 Expériences étrangères
L’accessibilité

1 de l’information,
un enjeu de santé
publique
Les déficiences
auditives

La déficience
auditive renvoie à
Selon les dernières enquêtes, plus de cinq millions de
des situations très Français sont concernés par une déficience auditive. Ce
différentes. chiffre englobe les personnes sourdes et les personnes
malentendantes [1, 2], dont les situations individuelles
sont très différentes les unes des autres. Ainsi, la situa-
tion d’un jeune, né sourd, scolarisé dans une école
spécialisée, qui utilise la langue des signes au quo-
tidien est différente de celle d’un jeune qui a suivi
une scolarité en français ou de celle d’une personne
qui devient peu à peu malentendante à un âge plus
avancé. Chaque situation est singulière et dépend :
du degré de la perte auditive ;
 e l’âge de survenue de la surdité : apparue à la nais-
d
sance ou très tôt dès la petite enfance, elle n’a pas
le même impact que lorsqu'elle s’installe progressi-
vement au cours de la vie (le nombre de personnes
devenues sourdes ou malentendantes progresse
parallèlement au vieillissement de la population) ;
 e la langue que la personne utilise plus facile-
d
ment pour communiquer : le français ou la langue
des signes française (LSF). La distinction est ainsi
souvent faite entre les « sourds oralistes » et les
« sourds signants ». Parmi les sourds oralistes, cer-
tains s’appuient sur le code LPC (langue française
parlée complétée). Cette méthode permet de com-
prendre sans ambigüité le français lu sur les lèvres
grâce à des mouvements de la main effectués près
du visage [5] ;
 u fait que les personnes se reconnaissent sur un
d
plan identitaire et culturel comme appartenant à la
communauté sourde. La « culture sourde » renvoie à
la façon, commune aux sourds signants, d’échanger,
de se nommer, de se retrouver, de faire de l’humour,
etc. [6].

12
© Jean-Michel Tixier
PAIN MAIN BAIN

Code LPC : le mouvement des lèvres est le même


lorsqu’on prononce les mots pain, main et bain.
Le geste de la main effectué près du visage permet
d’éviter les ambiguités liées à la lecture labiale.

Langue des signes : la confi-


guration des mains, leur place
et leur mouvement forment
© Jean-Michel Tixier

des signes. L’expression du


visage et du corps joue aussi
PAIN un rôle très important dans
la transmission du message.

Un certain nombre de personnes sourdes de naissance


a des difficultés de compréhension de l’écrit, et cer-
taines sont illettrées : l’apprentissage d’une langue
que l’on n’entend pas, ou mal, requiert en effet une
pédagogie adaptée. Or, les projets éducatifs permet-
tant l’apprentissage parallèle du français et de la LSF
sont rares en France.

Par ailleurs, les personnes qui apprennent tardivement


la LSF maîtrisent généralement imparfaitement cette
langue, même si elle est utilisée de façon privilégiée
au sein de leur réseau relationnel.

13
Cette appropriation imparfaite des subtilités de la
langue française peut être source de malentendus,
incompréhensions ou mauvaises interprétations.

Exemples d’incompréhensions relevées au cours


de consultations médicales

Ce qui est parfois


Ce qui est dit
compris

Vous êtes séropositif  C’est positif,


c’est une bonne
nouvelle

Fumer nuit Il ne faut surtout pas


gravement à votre fumer la nuit
santé et à celle
de votre entourage

Je ne reste pas Qu’est-ce qu’un soleil


en plein soleil plein ?

Comment gérer Que veut dire gérer ?


la prise de poids ? Comme une
entreprise ?
Et prise de poids ?
Comme une prise de
courant ?

La nuit, vous avez Une idée n’a pas de


des idées noires ? couleur

14
Les besoins
en matière de santé

Un manque
d’accès à
Certaines personnes sourdes ou malentendantes
l’information, rencontrent des difficultés dans le milieu du travail,
aux soins et vivent des situations d’exclusion et d’isolement social,
à la prévention. déplorent un manque d’accès aux soins et à la préven-
tion, une absence de réponse sur des préoccupations
de santé mentale, et relatent des échanges diffi-
ciles avec les professionnels de santé. Ces situations
peuvent être à l’origine d’une plus grande fragilité.

En outre, le déficit d’information et de connaissances


sur les thèmes de santé peut jouer en défaveur d’un
dépistage et d’une prise en charge précoce [7, 8, 9].
En effet, les connaissances en matière de santé sont
le fruit d’une imprégnation progressive et récurrente
par des messages éducatifs répétés tout au long de
la vie. Tous les messages transmis depuis la petite
enfance par les parents, les enseignants, l’entourage…
permettent aux « entendants » de se forger un socle
de connaissances de façon presque passive. Or, les
sourds ne profitent pas de cet effet de répétition de
l’information.

Depuis la fin des années 1990, des progrès ont tou-


tefois été réalisés en France concernant l’accès aux
soins. Dans certaines régions, des équipes bilingues
français/LSF accueillent des patients sourds au sein
d'hôpitaux [23] ou dans le cadre de réseaux de santé
[24]. Parallèlement, les personnes peuvent faire appel
à des interprètes pour les accompagner chez le médecin
de leur choix. D’autres acteurs de la prévention se sont
mobilisés et méritent d’être mentionnés. C’est le cas de
l’association Aides, avec la création d’un groupe Aides

15
sourds dès la fin des années 80, ou de la Cité de la san-
té, qui organise des conférences en langue des signes
[10].

Faciliter l’accès à l’information, comme l’accès aux


soins et à la prévention, fait partie des actions à mener
pour réduire les inégalités de santé.

16
L’accès
à l’information

Les informations
visuelles sont
L’accès à la télévision est possible si les émissions
à privilégier. sont sous-titrées. Le Conseil supérieur de l’audiovisuel
(CSA) est sensibilisé à l’accessibilité des programmes
aux téléspectateurs sourds, malentendants, aveugles
ou malvoyants et veille à ce que les programmes télé-
visés s’adaptent à leurs besoins [11, 25]. Le nombre
des émissions sous-titrées a d’ailleurs progressé ces
dernières années. Quand il est prévu, le sous-titrage
est mentionné sur les programmes. Pour en profiter,
chaque téléspectateur doit programmer son poste de
télévision. En revanche, rares sont les émissions tra-
duites en langue des signes française (LSF).

Les documents imprimés sont des médias à privilégier


pour transmettre une information courte ou pour qui
maîtrise bien l’écrit.

Internet représente une bouffée d’oxygène pour toutes


les personnes déficientes auditives. Elles consultent et
s’échangent facilement des vidéos sur les sites web
et les réseaux sociaux. C’est donc un média qu’il est
important d’investir, bien qu’il repose souvent sur la
maîtrise de la langue écrite. Afin de ne pas laisser de
côté une partie des internautes sourds, il convient de
concevoir des sites très visuels avec notamment des
vidéos en LSF.

Dernier vecteur d’information à ne pas sous-estimer :


le bouche-à-oreille (ou « mains à yeux »). Dans la
communauté sourde, le réseau amical et associa-
tif est particulièrement actif. Les sourds échangent
beaucoup entre eux, de façon informelle ou lors
de séances d’information. Il faut savoir profiter de

17
cette dynamique pour faire circuler l’information, en
veillant à sa qualité car, mal comprise, elle circulera
tout autant. Par exemple, au début de l’épidémie de
sida, les campagnes de communication représentaient
le virus par un rond orange avec des piquants. Certains
sourds ont pensé à l’époque que le soleil était respon-
sable de la transmission du virus. Cette croyance a
rapidement circulé au sein de la communauté sourde,
retardant l’adoption des mesures préventives [12].

Enfin, il ne faut pas oublier que les personnes sourdes


isolées, vivant en milieu rural ou urbain, sont particu-
lièrement exclues de l’information.

18
La stratégie
de communication

Des choix à opérer


dès la conception
Par quels médias les publics concernés recevront-ils le
du dispositif de message ? Selon le projet, le sujet traité, les moyens
communication. humains, techniques et financiers alloués, le temps
imparti, plusieurs solutions peuvent être choisies.
Internet : donner accès aux ressources disponibles
sur le web est la première démarche à engager du
fait de la souplesse de l’outil. L’option optimale est
la mise à disposition de vidéos avec sous-titrage et
LSF. Ces informations s’échangent ainsi facilement
via les sites de partages de vidéos ou les réseaux
sociaux (voir pages 31 et 36).
Documents imprimés (brochures, dépliants, affiches) :
rendre accessible ces supports nécessite générale-
ment de concevoir des supports dédiés aux lecteurs
sourds signants. Cette démarche requiert donc plus
de temps (voir page 41).
TV : pour les organismes qui conçoivent des émis-
sions ou spots télévisuels, ce média présente l’intérêt
de toucher toutes les classes d’âge et notamment
les personnes âgées. Il doit être rendu accessible
par la mise en place du sous-titrage (voir page 38).
Radio : il n’y a pas d’adaptation à faire pour ce
média, inaccessible aux personnes sourdes, comme
tous les vecteurs d’information qui reposent sur le
son (CD, MP3, etc.).

Depuis 2008, l’Inpes a fait le choix de travailler sur


des sujets qui présentaient un réel intérêt pour les
publics visés, en proposant des supports différents.
Par exemple, l’affiche sur les gestes à adopter en cas
de grippe a été adaptée et proposée en version impri-
mée et en version filmée (avec voix off, sous-titrage
Source > Affiche Grippe publics sourds, Inpes. et LSF).

19
Cette démarche a permis de tirer quelques enseigne-
ments. L’accès à l’information passe pour partie par la
réalisation de documents spécifiquement conçus pour
les publics sourds ou malentendants, mais les outils
réalisés pour le grand public peuvent aussi convenir à
un plus grand nombre s’ils intègrent certains critères
d’accessibilité dès la conception. Cette démarche dite
de « conception universelle » répond aux besoins de
tous les utilisateurs, dont les personnes en situation
de handicap (visuel, auditif, intellectuel ou physique)
[4, 13].

« La conception universelle est une stratégie qui vise


à concevoir et à composer différents produits et envi-
ronnements qui soient, autant que faire se peut et de
la manière la plus indépendante et naturelle possible,
accessibles, compréhensibles et utilisables par tous,
sans devoir recourir à des solutions nécessitant une
adaptation ou une conception spéciale. » Assurer la
pleine participation grâce à la conception universelle.
Conseil de l’Europe, 2009 [14].

D’un point de vue opérationnel, concevoir un docu-


ment d’information unique selon ce principe est
difficile à mettre en œuvre, tant les besoins sont
divers. Cependant, inclure les besoins particuliers de
certains utilisateurs dès le début de la conception du
projet permet de trouver une solution satisfaisante
pour tous.

Par exemple, traduire les résultats d’une étude scien-


tifique en langue des signes est peu réaliste, mais
intégrer les recommandations faites pour les publics
sourds lors de l’élaboration d’une affiche ou d’un
dépliant d’information l’est beaucoup plus. Le résul-
tat obtenu séduit souvent un public plus large que
celui pour lequel il était destiné : les personnes avec
des difficultés de lecture ou d’écriture du fait d’une
dyslexie, d’une faible scolarisation, d’un handicap
intellectuel ou d’une éducation reçue dans une autre
langue, ainsi que, par extension, les personnes âgées
en perte d’acuité visuelle et auditive, voire cognitive.

20
Exemple de deux campagnes espagnoles conçues
selon ce principe de la conception universelle
Campagne sur la prévention des grossesses non
désirées chez les jeunes, et la prévention du VIH/sida
et des infections sexuellement transmissibles (IST).
Ce spot transmet l’ensemble des informations
par le son, le sous-titrage et la langue des signes.

Y no valen excusas que si corta el rollo…

Source > ministère espagnol de la Santé, des Services sociaux et de l'Égalité.


http://www.embarazoescosade2.es/index.jsp

Campagne sur les troubles musculo-squelettiques. Ce


spot sans parole est très explicite, facile à comprendre
et ainsi accessible au plus grand nombre. Une version
textuelle est proposée pour les personnes malvoyantes
ou aveugles.

Source > ministère espagnol de la Santé, des Services sociaux et de l'Égalité, et


Vodafone Espagne.
http://www.youtube.com/watch?v=jbV5dGvJWyo

21
2
Réaliser des contenus
accessibles aux personnes
sourdes
Le contenu
textuel

Prendre en compte
les difficultés d’accès
Les recommandations suivantes permettent d’être
à l’écrit, le manque compréhensibles pour les lecteurs les plus en difficulté.
de connaissances
 uand on travaille à partir d’un document conçu pour
Q
en santé, la culture
le grand public, il faut s’interroger sur les connais-
sourde et la langue
sances des personnes sourdes sur ce thème. Est-ce
des signes.
un sujet d’actualité ? Y a-t-il de fausses informations
qui circulent ? Ont-ils accès à d’autres informations
accessibles ? Il est souvent nécessaire d’adapter le
contenu par rapport au document d’origine, comme
s’il n’y avait pas de connaissance préalable sur le
sujet : rappeler le contexte, donner des définitions
simples aux termes médicaux ou techniques, préci-
ser les notions complexes. Par exemple, les principes
de la transpiration, de la circulation sanguine, la
famille des légumes ou des laitages doivent être
expliqués ou illustrés à l’aide de dessins.
es informations doivent être courtes et précises,
L
aller à l’essentiel : l’objectif est de transmettre une
information utile.
 e français employé doit être fonctionnel et facile à
L
comprendre. Il faut privilégier une structure gram-
maticale simple, en évitant les figures de style,
les anglicismes et les jeux de mots. Attention aux
termes ou aux tournures de phrase qui peuvent
générer des contresens, comme la forme passive ou
la forme négative.

24
L Ne pas omettre d’utiliser un préservatif.

J Mettez un préservatif.

L Je ne reste pas en plein soleil.

J Quand il fait chaud, je vais à l’ombre.

L Comment gérer la prise de poids ?

J Que faire quand on grossit ?

L La nuit, vous avez des idées noires ?

J La nuit quand vous ne dormez pas, pensez-vous


à des choses tristes ?

Les
 exemples sont utiles : les situations concrètes
aident à comprendre des informations plus générales.

L En cas de canicule, je passe plusieurs heures


dans un endroit frais ou climatisé.

J En cas de canicule, je passe plusieurs heures


dans un endroit frais ou climatisé (musée, ci-
néma, centre commercial, etc.).

L Il est recommandé de réduire la sédentarité


de votre enfant.

J Faites bouger votre enfant (aller à l’école à



pied, sortir le chien, jouer au foot, danser,
etc.).

25
O
 pposer « bonne » et « mauvaise » attitude est sou-
vent apprécié. On peut le faire à partir de dessins,
en caricaturant et en utilisant des couleurs qui ont
du sens.

Source > Affiche Grippe : pour réduire les risques de transmission, Inpes.

Source > Dépliant Manger bouger c’est la santé !, Inpes.

C
 ompléter les contacts et adresses utiles par des
services spécialisés dans l’accueil de personnes
sourdes.
V
 érifier enfin l’accessibilité des références ou sites
Internet cités, en mentionnant de préférence les
liens qui renvoient vers des versions accessibles.
Pour enrichir ces recommandations, d’autres travaux
peuvent être consultés parallèlement, comme ceux
relatifs à la démarche « facile à lire » [13].

26
Les couleurs

Les couleurs sont


importantes
C’est le cas des couleurs des feux tricolores, universels.
parce qu’elles On peut les utiliser facilement :
attirent l’œil
mais surtout parce Vert : autorisé, recommandé, oui, OK ;
qu’elles véhiculent Rouge : interdit, danger, non ;
du sens. Orange : attention (son utilisation est plus subtile).
D’autres couleurs transmettent du sens, variable selon
le contexte : le noir (mort), le bleu (froid, eau, laitages),
le vert (nature, légumes), etc. Pour utiliser la couleur
comme vecteur d’information, il faut éviter d’associer
trop de couleurs différentes dans un même document.

Exemple d’un dépliant mal compris par certains


lecteurs : la couleur bleue du fond, purement
décorative, a parfois été assimilée au froid, en
opposition au jaune et au thème du dépliant.


Source > Dépliant La canicule et nous, Inpes.

27
Les illustrations

Les illustrations
doivent être testées
Les illustrations et les pictogrammes sont essentiels. Ils
pour éviter toute rendent le document attractif et doivent permettre, à
ambiguïté. eux seuls, de transmettre l’information aux personnes
les moins à l’aise avec l’écrit.
I l faut veiller à la qualité et au sens du dessin qui sera
toujours testé pour en vérifier la compréhension. Un
dessin ou un pictogramme efficace doit être compris
par tous, quels que soient le contexte, la langue et la
culture de la personne à laquelle il s’adresse. Il doit se
suffire à lui-même.

Source > Brochure Protégez votre enfant des accidents domestiques, Inpes.

Dans le dessin ci-contre qui déconseille la


consommation d’alcool en cas de forte chaleur,
plusieurs boissons alcoolisées sont représentées
dont la bière souvent considérée à tort comme
une boisson désaltérante.
Source > Dépliant La canicule
et nous, Inpes.

28
Pour expliquer les repères nutritionnels, les dessins
ci-dessous illustrent la notion de portion individuelle.

Source > Dépliant Manger bouger c’est la santé !, Inpes.

 es dessins simplifiés, comme les pictogrammes,


L
présentent un réel intérêt. Certaines associations
proposent des banques de pictogrammes [15].

Modèle de fax à renseigner dans le cadre du dispositif


d’urgence pour les sourds

© Delphine Grinberg

Source > http://www.social-sante.gouv.fr/espaces,770/handicap-exclusion,775/dossiers,806/


le-114,2039/le-114-les-documents-a-telecharger,13441.html

29
Transmettre un seul message par illustration.

Exemple d’un dessin mal interprété parce qu’il


contient trop d’informations.
Messages transmis dans le dessin : en cas de cani-
cule, je fais attention à moi-même, à mes collègues ;
de façon implicite, cette situation touche notamment
les professionnels du BTP.
L’image a été interprétée de différentes façons par
ceux qui n’ont pas accès à l’écrit : il faut porter une
casquette pour être moins fatigué ; quand on est seul,
il faut éviter de porter les choses soi-même ; il ne faut
pas travailler.
Source > Dépliant La canicule et nous,
Inpes.
Il est possible d’illustrer la langue des signes pour
donner une information courte, comme le titre d’un
document, mais il faut bien veiller au choix des signes
qui devront être partagés par le plus grand nombre
(il existe des variantes régionales et des mots nou-
veaux, qui ne sont pas connus de tous, comme le
signe « canicule » né au cours de l’été 2003). Une
équipe compétente sur les sujets de santé et en LSF,
ainsi qu’un dictionnaire en langue des signes peuvent
aider à choisir le signe le plus largement partagé.
 ’utilisation de personnages expressifs ou de smileys
L
permet d’exprimer des recommandations, des sen-
timents, une atmosphère.

Représentation de la
canicule avec un soleil
personnifié, l’air agressif.
Source > Dépliant La canicule et
nous, Inpes.
30
Les vidéos

La réalisation
de vidéos est
Les vidéos permettent d’expliquer en LSF un ques-
un très bon moyen tionnaire, une enquête, une procédure administrative
pour rendre complexe, ou de réaliser un outil pédagogique (sur la
des informations santé, l’histoire, la culture, etc.). Les sites de partage de
accessibles. vidéos comme Youtube ou Dailymotion constituent de
très bons vecteurs d’information et rencontrent beaucoup
de succès auprès des publics sourds ou malentendants.

Enquête sur la santé menée auprès de personnes


déficientes auditives. Le questionnaire a été
proposé en gros caractères et en LSF.

Source > Baromètre santé sourds et malentendants (BSSM), Inpes, 2011.

31
Site proposé par la Direction générale des
finances publiques pour aider les personnes
sourdes dans leurs démarches comme la
déclaration de revenus. Un lexique propose
des définitions simplifiées accompagnées de
vidéos en LSF.

© Direction générale des finances publiques


Source > http://impotslsf.websourd.org/

Vidéo sur le numéro d’urgence 114 pour les


personnes sourdes ou malentendantes. Elle
propose LSF et sous-titrage.

Source > www.handicap.gouv.fr/114

32
Élaborer le contenu de ces outils ne consiste pas en une
simple traduction du français vers la LSF. Il faut prendre
en compte la spécificité de la langue et être attentif au
choix des signes, afin que tous les sourds y aient accès.
 e script doit être conçu à plusieurs, avec une per-
L
sonne responsable du contenu scientifique, des
personnes sourdes, des experts linguistiques et des
interprètes. Le choix des signes, notamment pour
les termes scientifiques, devra être réfléchi.
Il est préférable de choisir une équipe de tournage,
spécialisée dans ce travail, qui a l’habitude de travail-
ler avec des équipes bilingues et des interprètes.
 ieux vaut aussi choisir un comédien sourd avec
M
une langue des signes partagée par le plus grand
nombre. Des automates de communication en LSF,
appelés aussi « avatars signants » commencent à
se développer, mais ce procédé ne permet pas d'en-
visager à court terme une traduction automatique
exhaustive dans tous les domaines (insuffisance
lexicale et grammaticale, absence d’expression du
visage pourtant essentielle).
I l faut veiller aux contrastes entre l’image de fond et la
personne qui signe : les couleurs doivent permettre à
l’œil de se concentrer sur la gestuelle et le sous-titrage.
La tenue vestimentaire doit aussi y contribuer (éviter
les lunettes à reflet, les bijoux et choisir une couleur
de vêtement sobre et contrastée avec la couleur de la
peau pour que les mains soient bien visibles).

33
Vidéo sur les gestes préventifs à adopter en cas
d’épidémie de grippe. Elle propose LSF, sous-
titrage et voix off.

Source > Grippe, pour réduire les risques de transmission. Inpes, 2010.
http://www.inpes.sante.fr/lsf/grippe-a/grippe.asp?vid=7

 a vidéo devra comporter langue des signes, sous-


L
titrage et voix off, pour que le film soit suivi par
tous, y compris les « entendants ». En fonction du
projet, le code LPC (voir page 12) peut être ajouté,
notamment pour les vidéos pédagogiques destinées
aux enfants.
Le sous-titrage et la voix doivent être synchronisés.

Site éducatif pour les enseignants et les élèves.


Les vidéos sont synchronisées avec, au choix,
la LSF, le code LPC, le sous-titrage.
La taille de la personne qui signe (LSF), qui
code (LPC) et le sous-titrage sont ajustables.

Source > Lesite.tv. France 5 et Scéren-Centre national de documentation pédagogique


(CNDP)
http://pourtous.lesite.tv/

34
3
Choisir des médias
accessibles aux publics
sourds ou malentendants
Réaliser
des sites web accessibles

Un site web
accessible permet
Les évolutions technologiques ont considérablement
une consultation amélioré la qualité de vie des personnes sourdes ou
facile de malentendantes. Elles sont une formidable opportuni-
ses contenus. té pour s’informer (sites web, moteurs de recherche,
etc.), pour faciliter les démarches de la vie quotidienne
(gestion de compte bancaire, achat et impression de
billet de train, etc.), pour communiquer et exprimer
ses opinions (mail, chat, SMS, webcam, etc.).

Cependant, l’intérêt du numérique est souvent contre-


carré par le manque d’accessibilité des sites web. Les
sites web dits « accessibles » intègrent plus souvent
les recommandations élaborées pour les internautes
déficients visuels, mais moins celles pour les publics
sourds ou malentendants.

Les services publics ont désormais pour obligation de


rendre leurs sites accessibles, en se conformant au
référentiel général d’accessibilité pour les adminis-
trations (RGAA). Ce référentiel français s’appuie sur
les recommandations internationales, éditées par le
World Wide Web Consortium (W3C) qui promeut des
contenus web « perceptibles, utilisables, compréhen-
sibles et robustes » et souhaite favoriser des pratiques
plus rigoureuses [26, 27]. Ces recommandations
techniques s’adressent notamment aux développeurs
et intégrateurs informatiques. Quelques-unes ciblent
plus particulièrement les internautes sourds ou malen-
tendants.
C
 hoisir un vocabulaire et des phrases simples,
compréhensibles par tous, éviter la surabondance
d’informations et fournir des exemples.
F
 aciliter la compréhension des procédures pour par-
ticiper à une enquête, s’inscrire en ligne ou passer
une commande.

36
Éviter de demander à l’internaute l'installation de
logiciels dont la procédure est complexe.
P
 our chaque objet multimédia, proposer un lecteur
et un format accessibles à tous les internautes.
P
 our les supports vidéo et audio, proposer une alter-
native textuelle et en LSF.
E
 nfin, si des documents ou des vidéos ont été spéci-
fiquement conçus pour les visiteurs sourds, penser
à le signaler sur la page d’accueil de votre site, avec
un logo et un lien direct. Les chemins pour y parve-
nir sont parfois trop longs et dissuasifs.
Pour enrichir ces recommandations, on peut se référer
au RGAA ou au W3C [27].

37
Réaliser des émissions
ou spots télévisuels accessibles

Sous-titrage
synchronisé et LSF
Le sous-titrage
sont nécessaires
Il faut prévoir un sous-titrage, que le programme soit dif-
pour rendre fusé en direct ou en différé. Dans les deux cas, il requiert
un spot TV une réelle compétence. On peut se référer au référentiel
accessible. de qualité élaboré par le CSA et les associations [11, 25].
Il y a deux méthodes de sous-titrage :
l e DVB-subtitling, appelé télétexte avant le passage
de l’analogique au numérique. Ce sous-titrage est
spécialement dédié aux téléspectateurs sourds et
malentendants. Il permet de diffuser à l’écran une
retranscription des propos tenus par les interlocu-
teurs, mais aussi d’autres indications sonores, grâce
à un code couleurs : blanc pour un personnage
visible à l’écran, jaune pour un personnage non
visible à l’écran, rouge pour une indication sonore,
magenta pour une indication musicale, cyan pour
une pensée, vert pour une langue étrangère. Ce
sous-titrage est activé par chaque utilisateur, il est
donc invisible pour le grand public.
Cette méthode présente l’avantage de transmettre
l’ensemble de l’information, mais elle reste peu
connue et est assez difficile à mettre en place, notam-
ment pour un public âgé : différentes méthodes selon
l’opérateur, difficultés pour enregistrer ou regarder la
télévision sur d’autres supports comme le web ;

Spot sans dialogue ni voix off avec une bande son


signalée en magenta sur fond noir

(  M u s i q u e d o u c e   )

Source > extrait spot tabac, Inpes, 2012.

38
l’incrustation directe sur le film. Ce procédé, visible
par tous, ne permet pas l’apport d’informations
complémentaires puisque seule la voix est retrans-
crite. Cependant, il présente d’autres avantages :
l’incrustation est conservée lors d’un enregistre-
ment (cela permet d’envisager une projection dans
un lieu public) et ne nécessite pas de programmation
préalable du poste de télévision.

L’interprétation en LSF
Elle est envisageable pour les émissions en direct ou
en différé.
 vec la présence d’un interprète en LSF ou d’un pré-
A
sentateur sourd pour une émission préenregistrée.
C’est le cas de l’émission L’Œil et la Main dédiée aux
publics sourds qui propose sous-titrage incrusté et
LSF. Les téléspectateurs apprécient la bonne visibi-
lité de l’intervenant qui signe à l’écran. Cette option
permet d’envisager des sujets qui prennent en
compte les problématiques spécifiques aux sourds.

Émission en langue des signes


© France 5 / Point du Jour / 2012

Source > L’Œil et la Main, magazine hebdomadaire en langue des signes


http://www.france5.fr/oeil-et-la-main/

39
 vec la présence d’un interprète en LSF, en direct,
A
pour une émission grand public, comme le font cer-
tains journaux télévisés (LCI, i>télé, etc.). Dans ce
cas, il faut veiller à la bonne visibilité de l’interprète.

Journal télévisé en langue des signes

Source > i>télé

40
Réaliser des documents
imprimés accessibles

Veiller à
l’organisation
Les recommandations faites pour l’élaboration des
du document contenus (voir page 23) sont essentielles pour réa-
en évitant ce qui liser des documents imprimés, tels qu’une brochure
peut perturber ou un dépliant qui restent « statiques » (impossibilité
la lecture et donc d’agrandir le texte à l’écran ou de visualiser directe-
la compréhension. ment une vidéo complémentaire en LSF).

Pour aider le lecteur sourd à s’approprier un document


imprimé, il faut éviter ce qui peut perturber la lecture
et la compréhension :
 référer des documents courts, avec peu de pages
p
et peu de textes ;
éviter les pages surchargées d’informations ;
simplifier les formulaires ;
 pter pour une police de caractère facile d’accès,
o
par exemple les caractères sans empattement, dits
« bâton » :

J Arial L Times New Roman


Verdana Garamond
Helvetica Lucida Calligraphy

 hoisir un corps de police suffisamment gros (12, 14


c
voire 16 ou 18 si l’on s’adresse à un public plus âgé
ou à des personnes malvoyantes concernées par le
syndrome de Usher) [4, 16] ;
 entionner si possible des documents, des sites ou
m
des vidéos accessibles pour compléter l’information.

41
Organiser des séances

4
de travail, rencontres
et colloques accessibles
aux publics sourds
ou malentendants
L’échange
et la communication

Pour instaurer
des échanges de
Même lorsque les échanges sont informels ou de
bonne qualité, courte durée, une aide technique ou humaine est
il est important parfois nécessaire. L’erreur est souvent faite de se
de s’adapter à reposer sur des échanges écrits classiques ou sur la
son interlocuteur : lecture sur les lèvres qui ne conviennent pas à tous et/
prendre en compte ou demandent un effort de concentration trop impor-
sa surdité et tant pour suivre une conversation.
son mode de
communication. Il est utile de connaître quelques règles de savoir-être
pour échanger avec un interlocuteur sourd ou malen-
tendant. Par exemple, il n'est pas nécessaire de crier
ou d’exagérer les mimiques. En revanche, il est capital
de s’adresser directement à lui et non à l’interprète,
et de lui parler en face, distinctement. Enfin, de façon
générale, il est indispensable de prévoir un temps de
travail plus long pour être certain de bien se com-
prendre. Certaines associations ont résumé les bonnes
attitudes sous la forme de brochures ou affiches. Par
exemple : les documents du Bucodes-SurdiFrance
(Bureau de coordination des associations de per-
sonnes malentendantes) accessibles depuis le site
http://www.surdifrance.org/index.php/nos-publications/
affiches-depliants ou l'affiche ci-contre.

44
Source > Le groupe de travail Voir pour comprendre, comment bien communiquer avec les personnes sourdes et malentendantes ?
www.voirpourcomprendre.ch
Organiser
une rencontre accessible

Avant toute rencontre,


recueillir les besoins
Pour organiser une rencontre, qu’il s’agisse d’une réu-
des participants. nion de travail ou d’un colloque, il est important de
demander aux participants quels sont leurs besoins au
moment de la prise de rendez-vous ou de l’inscription.
Ils sont généralement de plusieurs ordres.
 ur place, les personnels d’accueil doivent être sensi-
S
bilisés pour faciliter la qualité des échanges (voir page
44).
 ne signalétique peut faciliter l’orientation et rempla-
U
cer des messages sonores.
’espace de travail est important : il faut choisir une
L
salle calme, avec une bonne acoustique et une bonne
luminosité, une table ronde ou hexagonale pour que
tous les participants se voient [17].
Pour travailler ensemble, les supports utiles à la réu-
nion (ordre du jour, programme, compte-rendu, etc.),
doivent suivre les règles énoncées précédemment
(voir page 41). Une lecture de ces documents le jour
de la réunion, avec la présence d’interprètes, permet
à chacun de partager les mêmes informations.
Il faut également sensibiliser les intervenants à la
prise de parole à tour de rôle, sans couper la parole.
Pour être bien identifié, chaque participant doit se
signaler lorsqu’il souhaite intervenir, par exemple en
levant la main. Cela permet aux participants sourds de
savoir plus facilement qui intervient, surtout lorsqu’ils
concentrent leur regard sur l’interprète.
Par ailleurs, plusieurs aides humaines et techniques sont
à prévoir.

La boucle magnétique
Ce système, utile pour les personnes équipées d’un
appareil auditif, permet de mieux capter le son de la
voix tout en supprimant les bruits environnants (grin-
cements de chaise, chuchotements, etc.). L’installation

46
peut être temporaire ou s’inscrire sur la durée (elle
nécessite dans ce cas quelques travaux). Sa présence
n’est pas visible, il est donc important de la signaler (on
utilise généralement le pictogramme  ). Enfin, il est
vivement recommandé de tester l’efficacité de la boucle
avec des personnes appareillées au moment de son
installation et de former les équipes qui seront régu-
lièrement chargées des branchements. De nombreuses
boucles magnétiques sont installées dans des espaces
professionnels ou des lieux publics sans être pleinement
exploitées (mal identifiées, pas de maintenance, etc.).

La transcription écrite des échanges


en temps réel
Différents systèmes sont désormais proposés pour
retranscrire la parole simultanément et projeter le conte-
nu des échanges sur un écran (plus ou moins grand).
Ce procédé permet de suivre l’intégralité des débats et
d’interagir. Autre avantage pour l’organisateur : il est
souvent possible de demander la restitution écrite des
échanges.

Les interprètes en français/langue


des signes française (LSF)
Comme les interprètes en langue étrangère, les inter-
prètes en français/LSF permettent à des personnes de
langues différentes de communiquer ensemble. Ce sont
des professionnels formés et diplômés qui exercent leur
métier dans le cadre d’un code éthique et déontologique
(secret professionnel, neutralité, restitution du message
le plus fidèlement possible, etc.).

En fonction du format de la réunion ou de la rencontre


(durée et nombre de participants), deux interprètes ou
plus se relaieront. Il est important de travailler avec les
interprètes en amont sur le contexte (thème, partici-
pants), sur le contenu (transmission des ordres du jour,

47
présentations, discours) et sur l’organisation (choisir les
meilleurs emplacements par exemple).

Nota bene : il existe d’autres professionnels (interface,


éducateur bilingue, etc.) qui ne peuvent pas remplacer
les interprètes diplômés. Les services d’interprétariat
sont généralement affiliés à l’Association française des
interprètes et traducteurs en langue des signes [18].

Les codeurs LPC


Ces professionnels utilisent le code LPC (voir page 12)
pour permettre à un sourd s’exprimant oralement de
comprendre sans ambiguïté la totalité d’un message
avec la main près du visage qui complète syllabe par
syllabe tout ce qui est dit [5].
L’ensemble de ces dispositifs cohabite souvent, les parti-
cipants se reposant sur un ou deux d’entre eux.

Enfin, pour être certain que les sourds soient informés


de l’organisation d’une rencontre ou d’un colloque acces-
sible, il est préférable de travailler en partenariat avec
les associations et les institutions, afin qu’elles diffusent
l’information auprès de leur réseau.

Pour l’organisation de ces événements et l’accueil de


participants ou intervenants en situation de handicap,
il existe un guide complet : Toutes les clés de l’acces-
sibilité événementielle [19]. Un autre ouvrage relatif à
l’accès à l’environnement et aux équipements culturels
peut être consulté : Culture et handicap, guide pratique
de l’accessibilité [20].

48
5 Annexes
Pour aller
plus loin

Références bibliographiques, sites web


 1] Sander M-S., Lelievre F., Tallec A., Dubin J., Legent
[
F., Danet S., et al. Le handicap auditif en France :
apports de l'enquête Handicap, incapacités, dépen-
dance. Études et résultats, août 2007, n° 589 : 8 p.
http://www.drees.sante.gouv.fr/IMG/pdf/er589.pdf
Les enquêtes Handicap-Santé (2008-2009) et Handi-
caps-Incapacités-Dépendance (1998-1999), menées
en logement ordinaire et en institution, réalisées par
l’Insee et la Direction de la recherche, des études, de
l’évaluation et des statistiques (Drees) sont à l’origine
d’un grand nombre de publications.
http://www.insee.fr ou http://www.drees.sante.gouv.fr
 2] Cuenot M., Roussel P. Difficultés auditives et com-
[
munication. Exploitation des données de l’enquête
Handicap-santé-ménage 2008. Étude réalisée par le
CTNERHI pour l’Inpes, août 2010.
 3] Haute Autorité de santé (HAS). Accès aux soins des
[
personnes en situation de handicap. Audition publique
22-23 octobre 2008.
http://www.has-sante.fr/portail/jcms/c_736311/
acces-aux-soins-des-personnes-en-situation-de-
handicap-rapport-de-la-commission-d-audition-
publique
[4] Allaire C., dir. Informer les personnes aveugles
ou malvoyantes. Partage d’expériences. Saint-Denis :
Inpes, coll. Référentiels de communication en santé
publique, 2012 : 57 p.
http://www.inpes.sante.fr/CFESBases/catalogue/
detaildoc.asp?numfiche=1415
 5] Code LPC sur le site de l’association nationale pour la
[
promotion et le développement de la Langue française
Parlée Complétée :
http://www.alpc.asso.fr

50
[6] Visucom (toutes les références bibliographiques
sur la surdité, langue, culture) :
http://www.visucom.fr
[7] Allaire C., Sitbon A. Promouvoir la santé des per-
sonnes en situation de handicap. La Santé de l’homme,
mars-avril 2011, n° 412 : p. 8-47.
http://www.inpes.sante.fr/slh/pdf/sante-homme-412.
pdf
[8] Sitbon A. Le rapport à la santé des personnes
sourdes, malentendantes ou ayant des troubles de
l’audition : résultats d’une étude qualitative. Inpes,
avec le soutien de la CNSA, 2012 : 47 p.
http://www.inpes.sante.fr/lsf/pdf/rapport-a-la-sante-
surdite-resultats-etude-qualitative.pdf
[9] Sitbon A. Le rapport à la santé des personnes
sourdes et malentendantes, résultats d’une étude qua-
litative. Saint-Denis : Inpes, coll. Evolution, 2012 : 6 p.
http://www.inpes.sante.fr/CFESBases/catalogue/
pdf/1399.pdf
[10] Cité de la santé, Cité des sciences et de l’indus-
trie (Universcience) :
http://www.universcience.fr/fr/cite-de-la-sante/
contenu/c/1248125084197/la-sante-en-langue-des-
signes/
[11] Média sous-titrés :
http://www.medias-soustitres.com
[12] Laborit E. Le cri de la mouette. Paris : Robert Laf-
font, 1994.
[13] L’information pour tous, règles européennes pour
une information facile à lire et à comprendre. Union
nationale des associations de parents, de personnes
handicapées mentales et de leurs amis (Unapei), Nous
Aussi et Inclusion Europe, 2009 : 50 p.
http://www.unapei.org/IMG/pdf/GuidePathways.pdf

51
L’Unapei propose aussi un guide plus général sur l’ac-
cueil des personnes handicapées mentales : Guide
pratique de l’accessibilité, 2010 : 70 p.
h t t p : / / w w w. u n a p e i . o r g / G u i d e - p ra t i q u e - d e - l -
accessibilite.html
[14] Observatoire interministériel de l’accessibilité et
de la conception universelle :
h t t p : / / w w w. d e ve l o p p e m e n t- d u ra b l e . g o u v. f r / -
Observatoire-interministeriel-de-l,2954-.html
[15] Association internationale pour la communication
améliorée et alternative. Banque de pictogrammes et
liens vers des sites partenaires :
h t t p : / / w w w. i s a a c - f r. o r g / o l d / p i c t o g r a m m e s /
pictogrammes.html
[16] S’adapter au syndrome d’Usher [livret]. Institut
national de jeunes sourds de Paris, 2011.
[17] Renard M. Les sourds dans la ville : surdités et
accessibilité. Paris : Éditions du Fox, 2008 : 574 p.
[18] Association française des interprètes et traducteurs
en langue des signes (Afils) :
http://www.afils.fr
[19] Toutes les clés de l’accessibilité événementielle.
Association Aditus, 2011 : 67 p.
http://www.aditus.fr/cles-accessibilite-evenementielle.
pdf
[20] Ministère de la culture et de la communication.
Culture et handicap, guide pratique de l’accessibilité.
Paris, 2007 : 246 p.
http://www.culture.gouv.fr/handicap/pdf/guide.pdf

Références législatives, chartes


[22] Loi n° 2005-102 du 11 février 2005 pour l’éga-
lité des droits et des chances, la participation et la
citoyenneté des personnes handicapées :
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=
JORFTEXT000000809647&dateTexte

52
[23] Les unités d’accueil et de soins en langue des
signes comprennent des médecins généralistes, des
infirmières, des psychologues, des travailleurs sociaux,
des intermédiateurs et des interprètes. Tous ces pro-
fessionnels sont bilingues et certains sont sourds.
Ministère chargé de la santé :
http://www.sante.gouv.fr/qualite-de-la-prise-en-
charge-des-usagers-dans-les-etablissements-de-
sante-prise-en-charge-des-patients-sourds.html
[24] Informations sur les réseaux de santé :
http://www.sante.gouv.fr/les-reseaux-de-sante.html
Réseaux de santé à destination de patients sourds en
2012 : http://rssb.fr et http://sourds-sante.fr
[25] Charte relative à la qualité du sous-titrage à des-
tination des personnes sourdes ou malentendantes.
Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), décembre
2011.
http://www.csa.fr/content/download/20043/334122/
file/Chartesoustitrage122011.pdf
[26] Décret n° 2009-546 du 14 mai 2009 pris en appli-
cation de l'article 47 de la loi n° 2005-102 du 11 février
2005 sur l'égalité des droits et des chances, la parti-
cipation et la citoyenneté des personnes handicapées
et créant un référentiel d'accessibilité des services de
communication publique en ligne :
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?
dateTexte=&categorieLien=id&cidTexte=JORFTE
XT000020616980
[27] Le RGAA pour le web est le référentiel de mise en
conformité aux recommandations internationales d'ac-
cessibilité, issues du W3C avec la WAI qui définit les
guides d'accessibilité des sites web, les « WCAG ».
http://references.modernisation.gouv.fr/rgaa-
accessibilite

53
Les documents de l’Inpes présentés dans ce guide
sont disponibles sur le site :
http://www.inpes.sante.fr

Les outils adaptés sont réunis dans l’espace du site


consacré aux publics sourds, identifié par ce logo

La canicule et nous [dépliant]. Inpes, 2009.


http://www.inpes.sante.fr/CFESBases/catalogue/
pdf/1204.pdf

Grippe : pour réduire les risques de transmission


[affiche]. Inpes, 2009.
http://www.inpes.sante.fr/grippeAH1N1/pdf/grippe-
affiche-surdite.pdf

Manger bouger c’est la santé ! [dépliant]. Inpes, 2011.


http://www.inpes.sante.fr/CFESBases/catalogue/
pdf/1366.pdf

54
Expériences
étrangères

Qu’en est-il dans d'autres pays du monde, avec un


contexte politique, culturel, social et linguistique dif-
férent vis-à-vis du handicap et de la promotion de la
santé ?

Dans une majorité de pays, l’attention portée aux


personnes en situation de handicap est croissante. La
convention relative aux droits des personnes handi-
capées de l’Organisation des Nations unies, signée en
2006 par 153 pays, présente l’accès à l’information, la
communication et la santé comme un droit universel.

Pour autant, les décideurs politiques tiennent rare-


ment compte de ces problématiques au moment de la
formulation de leurs plans stratégiques de promotion
et de prévention de la santé.

Des initiatives novatrices et créatives sont menées


pour les personnes sourdes ou malentendantes par
des acteurs locaux ou nationaux. La majorité d’entre
elles concerne le VIH/sida, mais certains pays ont
élargi les thèmes traités : cancers, santé sexuelle,
grippe, contraception, sevrage tabagique, diabète, ali-
mentation, violence, troubles psychologiques, respect
d'autrui et estime de soi.

Les principales actions mises en place visent à résorber


les carences en matière d’information de ces publics.
Parmi les initiatives recensées, deux approches se
dégagent : la conception universelle avec la production
d'un support d'information unique accessible à tous
(c'est le cas des sites web suivant les recommandations
du W3C et de certaines campagnes télévisuelles) et la
conception de supports adaptés pour un public spéci-
fique dans le cadre d'une campagne de prévention.

55
Certaines initiatives à portée nationale méritent d’être
citées.
lusieurs pays suivent les recommandations du
P
W3C (voir page 36) afin de rendre leurs sites Inter-
net publics accessibles. Il s’agit, entre autre, des
États-Unis, du Canada, du Brésil, de l’Espagne, du
Royaume-Uni, du Portugal, de la Finlande, de l’Aus-
tralie et du Japon.
’Espagne s’est engagée dans une démarche d’ac-
L
cessibilité universelle depuis 2004. Les campagnes
d’information grand public sur les thèmes de san-
té sont proposées dans des formats accessibles à
tous : voix-off ou descriptif pour les personnes défi-
cientes visuelles, sous-titrage et langue des signes
espagnole pour les personnes déficientes auditives.

Campagne 2011 sur la prévention du VIH/sida


à destination des hommes homosexuels : De
Hombre a hombre, habla del VIH. Porque el
silencio no puede ser un síntoma más.

De hombre a hombre, habia del VIH.

Source > ministère espagnol de la Santé, des Services sociaux et de l'Égalité.


http://www.msc.es/campannas/campanas11/homeHSH2011.htm

56
 es États-Unis sont particulièrement actifs en matière
L
d’éducation à la santé pour les publics déficients
auditifs. On recense des actions de terrain, des pro-
jets de recherche et l’adaptation d’un grand nombre
de supports d’information.

Deux sites généralistes sur l’éducation pour la


santé, spécifiquement dédiés à ces publics

Source > http://www.deafmd.org

Source > http://deafdoc.org

57
 a Suisse a soutenu une association qui a porté de
L
multiples actions, et notamment le site Pisourd,
riches en informations sur tous les thèmes de santé.

Source > http://www.pisourd.ch

e Royaume-Uni propose aussi un site accessible


L
aux personnes sourdes avec un chapitre sur la santé
mentale souvent cité en référence.

Source > http://www.deafinfo.org.uk

Pour en savoir plus sur les initiatives menées à l’étran-


ger, vous pouvez consulter le résultat de l’état des
lieux réalisé pour l’Inpes :
http://www.inpes.sante.fr/lsf/accessibilite-
internationale.pdf

58
Conception graphique originale, maquette et réalisation :
TBWA\CORPORATE - 50/54 rue de Silly - 92513 Boulogne-Billancourt Cedex
Impression : Fabrègue - Bois Joly - BP 10 - 87500 Saint-Yrieix-la-Perche

Dépôt légal décembre 2012

60
61
ISBN 978-2-9161-9237-6 / 4110-95212-L
L’accès à l’information pour les personnes en situation
de handicap est un enjeu de santé publique. Plus de
cinq millions de Français sont concernés par une défi-
cience auditive. Ces personnes peuvent être gênées
pour accéder à l’information pourtant nécessaire pour
s’impliquer, comme tout un chacun, dans sa propre
santé.

Ce guide est le fruit de l’expérience menée par l’Inpes,


avec le soutien de la CNSA et des professionnels de
terrain, pendant trois ans. En s’appuyant sur diverses
expériences et travaux, sans prétendre à l’exhausti-
vité, il apporte des réponses pratiques à tous ceux qui
ont une activité liée à la communication et qui sou-
haitent concevoir une information accessible au plus
grand nombre.

Ce guide est consultable en ligne sur le site de l'Inpes, en


version accessible aux formats PDF et HTML. Un second
guide Informer les personnes aveugles ou malvoyantes
est également mis à disposition.

Pour toute question sur ce projet ou pour nous faire


part de vos remarques ou suggestions d’améliora-
tion, merci de nous contacter à l’adresse suivante :
[email protected].

Ouvrage édité et diffusé gratuitement par l’Inpes


ou ses partenaires. Ne peut être vendu.

www.cnsa.fr

Institut national de prévention et d’éducation pour la santé


42, boulevard de la Libération
93203 Saint-Denis cedex – France

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