Etude de Certaines Activités Biologiques
Etude de Certaines Activités Biologiques
Mémoire
En vue de l’obtention du diplôme de Magister
En Sciences Alimentaires
Option : Sciences Alimentaires
Présenté par :
Melle MEKHOUKHE AIDA
Thème
Devant le jury :
Année 2008
Sommaire
Introduction ............................................................................................................................1
Aperçu bibliographique
Matériel et méthodes
Résultats et discussions
Glossaire
Annexes
Liste des abréviations
DO : Densité Optique
DPPH : 2,2-Diphényl-1-PicrylHydrazyle
EQ : Equivalent Quercétine
MH : Mueller Hinton
MS : Matière Sèche
TEA : TriEthAnolamine
Figures
Les plantes médicinales constituent depuis toujours une alternative idéale à travers
leurs emplois dans plusieurs secteurs y compris le domaine médical et
pharmaceutique. À cet égard, plusieurs résolutions ont été adoptées afin de répondre
au regain d'intérêt suscité par leurs usages et comprendre ainsi certaines propriétés
préconisées par nos ancêtres (Nostro et al., 2002 ; Djeridane et al., 2005). Avec le
progrès de la biochimie et l'analyse organique et pharmacologique ainsi que la
physiologie végétale, un tri rationnel dans la masse des actions attribuées aux plantes a
été entamé pour comprendre certaines activités tributaires aux molécules bioactives
présentes dans les végétaux (Nascimento et al., 2000).
La plupart des matrices naturelles sont des molécules biologiquement actives qui
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Afin de mieux situer le contexte dans lequel s'inscrit cette étude, une revue de
littérature est présentée sur les plantes étudiées décrivant leurs principales
caractéristiques, leurs différentes utilisations ainsi qu’une synthèse des principaux
résultats phytochimiques antérieurs relatifs aux espèces sélectionnées.
Le deuxième volet est voué aux résultats phytochimiques obtenus à partir des plantes
sélectionnées. Cette partie décrit les étapes substantielles suivis au cours de cette étude
(prétraitements, extraction et quantification des composés phénoliques).
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Aperçu bibliographique
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Aperçu bibliographique
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Aperçu bibliographique
estivales et à des pluies irrégulières mais ne tolère pas le froid (Morton, 1987) il
s’adapte à plusieurs types de sols à l’exception des sols hydro morphes et salés (Rejeb,
1995 ; Bures et al., 2004).
I.1. 2. Utilisation
C’est une plante mellifère et pastorale très intéressante en égard de ces particularités
biologiques, écologiques éventuellement socioéconomique indéniable (Lizardo et al.,
2002). Tous ces composants étant utilisés il ne génère pratiquement pas de déchets, ses
feuilles et la pulpe des ses fruits sont riches en unités fourragères, son bois est très
apprécié en ébénisterie ainsi que la fabrication du charbon, quant à l’écorce et ses
racines, ils sont employés dans le tannage (Rejeb, 1995).
L’arbre peut contribuer à l’amélioration des ressources pastorales du pays, il peut être
cultivé en arbre ornemental (Morton, 1987) compte tenu de sa couronne sphérique et
son feuillage persistant (Rejeb et al., 1991 ; Rejeb, 1995) et on tire à partir de cette
plante deux produits très différents utilisés par les industries agroalimentaires la farine
(poudre) et la gomme (Batlle et Tous, 1997)
I.1. 3. Drogue
C’est le fruit et la graine qui sont utilisés, les fruits sont récoltés en fin d’été jusqu'à la
moitié de l’automne et ils sont généralement employés dans le traitement des diarrhées
(Paris et Hurabielle, 1988).
L’espèce C. siliqua est connu par sa constitution en tanin (Mangan, 1988 ; Lambraki et
al., 1994). On a pu identifier plusieurs principes actifs à partir du caroube ; on retrouve
par exemple de l’arginine qui lui procure une propriété aphrodisiaque, on décèle
également de l’acide gallique, glutamate de l’acide linoléique (Duke et al., 2003) et au
niveau de la pulpe des proportion assez élevées en oses principalement glucose,
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Aperçu bibliographique
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Aperçu bibliographique
I.2.1.2. Classification
La classification selon Guignard (1989) de C. monogyna, est comme suit :
Règne : Végétal
Embranchement : Spermatophytes
Sous embranchement : Angiospermes
Classe : Dicotylédones
Ordre : Rosales
Famille : Rosaceae
Genre: Crataegus
Espèce: Crataegus monogyna. L
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Aperçu bibliographique
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Aperçu bibliographique
I.2.2. Utilisation
Son utilisation est variée, c’est un arbuste d'ornement mellifère très apprécié utilisé isolé,
en groupe, en alignement massif, haies naturelles ou taillées (Messegue, 1975).
I.2.3. Drogue
La feuille et la fleur séchée (rameaux florifères séchés entiers ou coupés) sont deux
drogues fournies par l’aubepine (Bruneton, 2002). Les fruits sont également cueillies en
début de floraison séchés à l’ombre et utilisés en infusion contre les diarrhées, la goutte
et autre ; il en est de même pour l’écorce qui est récolté avec la monté de la sève et peu
être utilisé frais ou séché (Messegue, 1975 ; Bruneton, 2002 ; Djerroumi et Nacef, 2004).
Les feuilles et les fleurs peuvent être administrées par voie orale, en infusion (tisane) ou
décoction (infusion froide) mais également par voie externe on effectuant des bains de
main et des pieds. Actuellement, des préparations à base d’aubépine occupent une place
prépondérante dans le domaine de la pharmacothérapie, ces préparations renferment des
extraits secs, fluides, des teintures (préparer avec 40 à 50% d’alcool) (Messegue, 1975 ;
Bruneton, 1999 ; Wichtl et Anton, 2003)
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Aperçu bibliographique
(Wichtl et Anton, 2003 ; Cui et al., 2006), des acides phénoliques (acide chlorogenique,
caféique), des polysaccharides neutres (Cui et al., 2006), des tri terpènes pentacycliques
(oleanolique, ursolique), de faibles quantités d’amines biogènes (Khosh et Khosh, 2001),
des stérols, des traces d’huiles essentiels (Chang et al., 2002 ; Zhang, 2002).
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Aperçu bibliographique
I. 3.1. 2. Classification
Selon Guignard et Dupont (2004), la classification de F. excélsior est comme suit :
Règne : Végétal
Embranchement : Spermatophytes
Sous embranchement : Angiospermes
Classe : Dicotylédones
Ordre : Oleales
Famille : Oleaceae
Genre: Fraxinus
Espèce: Fraxinus excélsior. L
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Aperçu bibliographique
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Aperçu bibliographique
I. 3.2. Utilisation
Les nombreuses qualités technologiques du frêne font de son bois un produit très adulé. Il
est très résistant, se rétracte peu et se prête bien au façonnage manuel ou mécanique. En
aménagement intérieur ses abondantes régénérations naturelles, son fort potentiel de
croissance et sa qualité font de cette plante une essence sylvicole importante en forêt. Le
frêne contribue à la stabilisation de pentes menacées par des mouvements de terrain. Son
réseau racinaire étendu et dense fixe les talus de rives et permet ainsi d'éviter qu'elles ne
soient érodées et emportées par l'eau (Percivala et al., 2006). On les utilise en infusion
comme préparation laxative et diurétique (Messegue, 1975 ; Djerroumi et Nacef, 2004)
I. 3.3. Drogue
La partie aérienne utilisée est la feuille grâce sa teneur élevée en composés actifs,
flavonoides, coumarines, tanins et autre, procure au F. excélsior, des vertus très attrayant
(Bruneton, 1999 ; Bézanger-Beauquesne et al., 1990).
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Aperçu bibliographique
I.4.1.2.Classification
La classification selon Gaussen et al. (1982) de Q. coccifera, est comme suit :
Règne : Végétal
Embranchement : Spermatophytes
Sous embranchement : Angiospermes
Classe : Dicotylédones
Ordre : Fagales
Famille : Fagaceae
Genre: Quercus
Espèce: Quercus coccifera. L
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Aperçu bibliographique
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Aperçu bibliographique
I.4.2.Utilisation
L’extension actuelle de Q. coccifera résulte d’un long passé de valorisation
économique, auquel a succédé un siècle d’abandon de toute activité d’exploitation. Ce
qui témoigne des multiples intérêts qu’elle a suscités par le passé (Dureau et al., 2003).
La plupart des chênes sont appréciés pour leur bois, qui est dur et dense, cette qualité,
alliée à la forme courbe de ses branches, était mise à profit en construction navale, le
chauffage domestique, mais il existe bien d'autres utilisations, selon la partie de l'arbre
employée. On en fait également des tonneaux du fait de la présence de tanin. Il est
parasité par le kermès, ou cochenille, un insecte dont les oeufs séchés et traités
servaient à confectionner une teinture de couleur écarlate. Son écorce est utilisée pour
tanner le cuir (car elle contient du tanin). Enfin, son gland, riche en amidon, servait à
engraisser les porcs ; torréfié, il constituait un substitut de café (Laaidi, 1997).
I.4.3. drogue
Les feuilles sont cueillies en été, utilisés en infusion pour soigner les saignement, les
diarrhées, l’écorce récolté en automne et utilisé en compresse, contre les gerçures et
les dermatoses. Les glandes sont cueillies quand ils sont bien mures, ils sont
employées contre les maux digestifs (Djerroumi et Nacef, 2004).
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Aperçu bibliographique
I.4.5. Données thérapeutiques et pharmacologiques
Les chênes, par leur richesse en tanins, sont essentiellement antidiarrhéiques
(Boullard, 2001), d’arrêter le sang, resserrer les tissus trop agressés par les
traumatismes ou les infections, dans tous les cas d’hémorragies d’ulcères, de
crachement de sang, on peut également l’utilisé pour soigner les diarrhées, des varices
et d’eczémas (Messegue, 1975). Khennouf et al. (2003), ont montré que des extraits
acetoniques de feuilles de Q. coccifera, presentent des effets gastroprotecteurs sur des
lapins.
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Aperçu bibliographique
I.5. Urtica dioica. L
I.5.1. Données botaniques
I.5.1.1. Description de la plante
La famille des Urticacées est présente partout dans le monde mais la grande ortie ou
ortie dioïque (Urtica dioica. L) est la plus commune de toute (Bruneton, 1999).
C’est une plante herbacée, vivace, vigoureuse, d’un vert sombre, pourvue de tiges
robustes, dressées, quadrangulaires, non ramifiée (Messegue, 1975 ; Beloued, 1998).
Des feuilles ovoïdes, opposées, pétiolées et dentés recouvertes de poils hérissés
urticants appelés « cytolithes » (Zhang, 2002) ils se brisent facilement injectant des
substances telles : histamine, l’acétylcholine, acide formique (Messegue, 1975 ;
Gaussen et al., 1992 ; Bruneton, 1999). Les fleurs sont verdâtres portées par des pieds
différents forment de longues grappes dressées, rameuses plus longues que les
pétioles, réunies en inflorescences (Bezanger-Beauquesne et al., 1990 ; Wichtel et
Anton, 2003) quand aux fruits appelés « akène » enfermés dans un calice persistant,
rempli de minuscule graines brunâtre à noirâtre (Gaussen et al., 1992).
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Aperçu bibliographique
I.5. 1.4. Nom vernaculaire
Français : Ortie, grande ortie, ortie
piquante, dioïque (Valent, 2003)
Anglais : Nettele, common nettele,
greater nettele (Caldecott, 2002)
Arabe: Horeig, bent anar (Beloued,
1998)
Berbère : Azegdouf, rimezrit (Beloued,
1998)
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Aperçu bibliographique
I.5. 2. Utilisation
L’utilisation de l’ortie est multiple dans le domaine alimentaire elle perd son caractère
urticant au séchage ou à la cuisson mais elle est surtout consommée cuite en soupe
(Bnouham, et al., 2003 ; Guil-Guerrero et al., 2003). Elle très usitée en médecine
traditionnelle en infusion ou décoction contre plusieurs maladies telles la jaunisse, les
règles abondantes, l'urticaire, l'anémie et également pour le traitement du cuir chevelu
(Messegue, 1975 ; Rioux et al., 2005), la liste de son utilisation demeure non
exhaustive, sa richesse en sels minéraux et oligo-éléments contribue à son utilisation
en purin (macération, filtration) et très employée comme en activateur de croissance
(Bruneton, 2002).
I.5. 3.Drogue
Ce sont les parties aériennes notamment les feuilles qui sont utilisées dans la majorité
des préparations médicinales. Ces dernières sont récoltées au printemps puis sont
utilisées soit fraîches soit séchées. Les racines sont également utilisées chez l’homme
pour leurs propriétés diurétiques en cas d’hypertrophie de la prostate (Bruneton, 1999 ;
Wichtl et Anton, 2003).
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Aperçu bibliographique
linoléique, le scopoletine, le p-hydroxybenzaldehyde, l'alcool de homovanillyl
(annexe8) (Zhang , 2002). On retrouve aussi des traces de nicotine, de faibles quantités
d’acétylcholine, d’histamine, de sérotonine, de l’acide formique et des huiles essentiels
(Özen et Korkmaz, 2003).
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Aperçu bibliographique Etude de certaines activités biologiques des polyphénols
Introduction
A l’heure actuelle, plus de 8000 composés naturels satisfaisant à ces critères ont été isolés
et identifiés leur point commun, présence dans leur structure d’au moins un cycle
aromatique à 6 carbones, lui-même porteur d’un nombre variable de fonctions hydroxyles
(OH) (Hennebelle et al., 2004) issues du métabolisme de l’acide shikimique et ou de celui
d’un polyacétate (Ribereau-Gayon, 1968)
Classe Structure
Phénols simples, benzoquinones C6
Acides hydroxybenzoiques C 6-C1
Acethophenones, acides phénylacétique C 6-C2
Acides hydroxycinnamiques, phénylpropanoides (coumarines, isocoumarines, chromones, C 6-C3
chromenes)
Naptoquinones C 6-C4
Xanthones C 6-C1 - C 6
Stilbènes, anthraquinones C 6-C2 - C 6
Flavonoïdes, isoflavonoides C 6-C3 - C 6
Lignanes, néolignanes (C6-C 3) 2
Biflavonoides (C6-C 3- C6) 2
Lignines (C6-C 3) n
Tannins condensés (proanthocyanidines) (C6-C 3- C6) n
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Aperçu bibliographique Etude de certaines activités biologiques des polyphénols
Plusieurs classifications des polyphénols ont été avancées, Ribereau-Gayon, (1968) les a
classé comme suit qui est :
Acides benzoïques, acides cinnamiques et coumarines
Flavones, flavanols et dérivés
Chalcones, déhydrochalcones et aurones
Anthocyanes
Rodriguez Vaquero et al. (2007) (figure 6) les ont subdivisés en flavonoïdes et en non
flavonoïdes
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Aperçu bibliographique Etude de certaines activités biologiques des polyphénols
Non flavonoïdes
Acide hydroxybenzoique et dérivés
Acide caféique
Flavonoïdes
Flavonols
Rutine Quercetine
Flavanols
Catéchine
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Aperçu bibliographique Etude de certaines activités biologiques des polyphénols
II.1.1 Flavonoïdes
Les flavonoïdes constituent un groupe de composés naturels quasiment universels chez
les plantes vasculaires (Harborne et Sherratt, 1961 ; Hasten, 1983) ils forment des
pigments responsables de colorations jaune, orange et rouge de différents organes
végétaux (Harborne et Sherratt, 1961 ; Middleton et al., 2000). On les rencontre assez
souvent dans les fruits, les légumes mais également dans plusieurs plantes médicinales
(Cooray et al., 2004).
Ils ont une origine biosynthétique et structurale commune et par conséquent possèdent
tous un squelette de base à quinze atomes de carbones constitué de deux unités
aromatiques, deux cycles en C6 (A et B) reliés par une chaîne en C3 (Pietta, 2000 ;
Manach et al., 2004). Ils se répartissent en plusieurs classes de molécules dont les plus
importantes les flavones (Chrysine, apigénine, lutéoline), les flavonols (Kaempférol,
quercétine, myricétine), les flavanones (naringénine). Ces diverses substances se
rencontrent à la fois sous forme libre ou glycosylée (Bruneton, 1999 ; Puupponen-Pimiä
et al., 2001).
Les flavonoïdes peuvent être divisés en plusieurs classes selon leur degré
d’hydroxylation, methylation et glycosylation (Harborne et Sherratt, 1961).
Des travaux relatifs aux flavonoïdes se sont multipliés depuis la découverte du « French
paradox » correspondant à un taux de mortalité cardiovasculaire faible observé chez des
populations méditerranéennes associant une consommation de vin rouge à une prise
importante de graisses saturées (Nijveldt et al., 2001). Leur propriété antioxydante (Van
Acker et al., 1996 ; Harder et al., 1998) ainsi que d'autres effets physiologiques
potentiellement intéressants expliquent l'intérêt accru que suscitent ces composés et qui a
pris un essor non négligeable ces dernières années (Scalbert et Williamson, 2000).
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Aperçu bibliographique Etude de certaines activités biologiques des polyphénols
II.1. 2Tanins
Les tanins sont des polyphenols à haut poids moléculaire présents dans les fruits, l’écorce,
les feuilles et les racines de nombreux arbres et arbustes (MC Arthur et Sanson, 1993).
Leur structure chimique leur confère une habilité très développée à se complexer avec
toutes sortes de polymères naturels essentiellement les protéines (Mangan, 1988). Martin
et al. (1991) les ont subdivisés en deux grands groupes ; les tanins condensés et les tanins
hydrolysables.
Il existe une toute autre classe de tanins ; les phlorotanins, c’est des polymères d’unités
phloroglucinol (1, 3, 5-trihydroxybenzene) liées via des ponts C-C ou C-O (Stern et al.,
1996) rencontrés pour la plus grande proportion dans les algues brunes (Stern et al.,
1996 ; Hagerman et al., 1998).
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Aperçu bibliographique Etude de certaines activités biologiques des polyphénols
Cet aperçu volontairement succinct évoque des composés actifs présentant des propriétés
biologiques bénéfiques à l’homme, démontrés grâce à de nombreuses études
épidémiologiques laborieuses.
L’une des propriétés la plus déterminante des tanins est leur capacité à former des
complexes très stables avec les protéines (Haslem, 1974 ; Ramachandra et al., 1977) ainsi
que les glycoprotéines salivaires responsables de la sensation d’astringence (Baxter et al.,
1997 ; Haslem, 1998). Plusieurs auteurs rapportent que les polyphénols présentent une
affinité beaucoup plus marquée avec les protéines et peptides ayant une proportion élevée
en résidus proline (Hagerman, 1980 ; Hagerman et Butler, 1981). Mais depuis quelque
années, une autre protéine suscite l’intérêt de plusieurs études ; la sérum albumine bovine
(SAB) ou (BSA) (Haslem, 1998 ; Mateus et al., 2004 b).
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Aperçu bibliographique Etude de certaines activités biologiques des polyphénols
Les protéines Riches en Proline (PRPs) sont classées en trois groupes selon leur nature
chimique et leur charge caractéristique qui leur attribuent des propriétés basiques ou
acides plus ou moins phosphorylées, ou encore glycosylées émanant de leur aptitude à
fixer covalemment un groupement carbohydrate (Mehansho et al., 1992 ; Bennick, 2002).
Les protéines basiques ont une très forte capacité à fixer les polyphénols (Charlton et al.,
1996), cette caractéristique constitue une protection contre le potentiel toxique et
carcinogénique des tanins alimentaires (Charlton et al., 2002 ; Simon et al., 2003).
Les protéines Riches en Histidines (HRPs) sont des protéines cationiques riches en
histidine avec une proportion moins élevée en résidus lysine et arginine (Wroablewski et
al., 2001). Elles ont également l’aptitude à se complexer avec les polyphénols (Baxter et
al., 1997 ; Bennick, 2002).
L’interaction est telle qu’un ou plusieurs tanins fixent la protéine formant une mono
couche réduisant son caractère hydrophile. À faible concentration en protéine, les tanins
se fixe sur un ou plusieurs sites à la surface de la protéine (interaction multi site) ce qui
permet la formation d’une monocouche moins hydrophile induisant l’apparition
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Aperçu bibliographique Etude de certaines activités biologiques des polyphénols
d’agrégats (figure 7), en revanche avec une concentration plus élevée les polyphénols
acquièrent le rôle d’agents de pontage.
D’après Bennick (2002) à partir d’un certain poids moléculaire ces complexes deviennent
trop hydrophobes ce qui peut mené à une précipitation.
Cette réaction peut être réversible par l’adjonction de protéines ou d’autres molécules
telles les polysaccharides (Haslam, 1998)
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Aperçu bibliographique Etude de certaines activités biologiques des polyphénols
2003). Selon certains auteurs, ces deux forces auraient un rôle dans l’interaction
polyphénols protéines (Jöbstl et al., 2004). Hagerman et Butler (1981) rapportent que les
liaisons hydrogène seraient fournies par les fonctions hydroxyles des polyphénols qui
forment des liaisons avec les groupements carbonyles des protéines. Richard et al. (2001)
énoncent que l’empilement hydrophobe des polyphénols sur la proline serait le mode
d’interaction majeur.
R N NH C H3
N N
H H
O+ O+
H3 N +
+
OH -
HO + O
HO
In tér a ctio n
hyd ro pho be
H O L ia is on ion iqu e
H O
HO
HO
HO
HO
OH
OH
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Aperçu bibliographique Etude de certaines activités biologiques des polyphénols
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Aperçu bibliographique Etude de certaines activités biologiques des polyphénols
La liste des facteurs influençant l’interaction polyphenols protéine reste non exhaustive ;
la quantité et la taille des complexes polyphénols-protéines dépendent des concentrations
de protéines, de polyphénols et du rapport entre les deux molécules (Siebert, 2006). La
force ionique du milieu (Bennik, 2002) l’adjonction d’un solvant peut jouer un rôle dans
la solubilité des polyphénols (Oh et al., 1980) le solvant agit sur l’association de ces
molécules avec les protéines une faible solubilité favorise la fixation des tanins (Simon,
2003). La présence et la nature d’ions (organiques et/ou inorganiques) présente également
un effet sur le complexe tannins-protéines de sorte que la présence d’ions inorganiques
(K +, Na+) favorise la précipitation de ce complexe (Simon, 2003).
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Aperçu bibliographique Etude de certaines activités biologiques des polyphénols
Ils ont une valeur commerciale très importante surtout dans le domaine agroalimentaire
et pharmaceutique en tant que puissants antioxydants naturels (Mompon et al., 1998)
particulièrement les flavonoïdes qui sont des piégeurs efficaces de radicaux libres les plus
prooxydants (Meddleton et al., 2000).
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Aperçu bibliographique Etude de certaines activités biologiques des polyphénols
(O2 ·-) et hydroxyles (HO· ) ils peuvent attaquer des cibles bioactives telles les protéines
(altérant ainsi les récepteurs cellulaires et les enzymes) glucides, lipides et les acides
nucléiques favorisant la survenue de mutations délétères à l’origine de divers cancers
(Ames et al., 1993 ; Lee et al., 2004). Ces derniers peuvent apparaître lors du
métabolisme oxydatif de l’oxygène, l’anoxie, l’inflammation et l’auto oxydation des
lipides (Aurousseau, 2002).
L’interaction des flavonoïdes avec de nombreux radicaux a été employée dans plusieurs
études afin de déterminer les éléments majeurs de cette activité antioxydante, ils
inactivent et stabilisent les radicaux libres grâce aux groupements hydroxyles fortement
réactifs selon la réaction suivante (Nijveldt et al., 2001).
Fl- OH + R. Fl – O. + RH
Les radicaux flavonoxy (Fl –O .) produits peuvent interagir avec d’autres radicaux pour
former des structures plus stables (Marfak, 2003).
D’après des études réalisées par Van Acker et al. (1996) la contribution principale à la
chélation des ions métalliques figure (12) est due au noyau catéchol sur le cycle B, les
groupes 3-hydroxyle et 4-oxo de hétérocyclique C, et les groupes 4-oxo et 5-hydroxyle
entre l'hétérocyclique C et A et on considère la quercétine la plus active des flavonoïdes
grâce aux 3 sites de complextation qu’elle possède et qui lui permet de chélater les
métaux
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Aperçu bibliographique Etude de certaines activités biologiques des polyphénols
En effet, les flavonoïdes peuvent agir sur l’activité de cette enzyme et par conséquent
peuvent faire régresser la maladie de la goutte en réduisant à la fois les concentrations en
acide urique et celles du radical superoxyde dans les tissus humains (Hansaki, 1994).
D’autres études ont établies que les polyphénols sont habiles à inactiver entre autre
l’histidine décarboxylase, l’aldose réductase, la NADPH oxydase, la protéine kinase C,
des enzymes de l’inflammation telles la cyclooxygénase, la lipooxygénase, et la
phospholipase A2 (Middleton et al., 2000 ; Derbel et Ghedira, 2005)
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Aperçu bibliographique Etude de certaines activités biologiques des polyphénols
Le premier mode nécessite une connaissance préalable des composés issus de l’oxydation
tels les hydroperoxydes et les peroxydes et leur quantification s’effectue par des
techniques photométriques plus ou moins directes. Ou bien par l’incorporation d’un
antioxydant à une huile, lipide ou un modèle de substrat tel que l’acide linoléique ou le
linoléate de méthyle, après incubation l’activité antioxydante s’exprime par le taux
d’inhibition de la formation des hydro peroxydes (Miller, 1971 ; Manian et al., 2008).
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Aperçu bibliographique Etude de certaines activités biologiques des polyphénols
radical cationique DMPD•+ coloré (Fogliano et al., 1999). La présence d’un antioxydant
habile à transférer un atome d’hydrogène au radical DMPD •+ entraîne la décoloration de
la solution de façon proportionnelle à la concentration et à la capacité de l’antioxydant. Il
existe un autre test mesurant la capacité d’un antioxydant à piéger les radicaux libres en
utilisant le radical stable DPPH • (2,2-diphenyl-1-picrylhydrazyl) qui est réduit en son
hydrazine correspondant lorsqu’il réagit avec un donneur d’hydrogène (Marc et al.,
2004).
Autres méthodes peuvent être citées telles la mesure du pouvoir réducteur qui met en
avant la capacité d’une molécule à réduire un oxydant en lui cédant un électron. Le test
de la chélation des ions Fe2+ quand à lui met en avant la capacité d’une molécule à fixer
les ions Fe 2+. Les ions Fe 2+ jouent un rôle important lors de la production des radicaux
libres notamment lors de la réaction de Fenton qui survient à chaque fois qu’une
molécule d’H2O2 est en contact avec les ions Fe2+ et qui est à l’origine de la production
des radicaux hydroxyl (OH) un des radicaux les plus réactifs. Le fer joue aussi un rôle
dans la phase de propagation de la lipoperoxydation ainsi que dans la formation du
radical O 2-(Huang, et al., 2005).
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Aperçu bibliographique Etude de certaines activités biologiques des polyphénols
L'organisation mondiale de la santé « OMS » certifie que les plantes médicinales sont
constituées d’une panoplie de molécules caractérisées par des structures riches,
complexes et variées par conséquent elles devraient être étudiées intensivement afin de
mieux comprendre leurs propriétés et leurs efficacités (Nascimento et al., 2000).
Parallèlement l’intérêt est de plus en plus affirmé pour l’utilisation des plantes dans des
domaines non alimentaires, et le fait que les antibiotiques traditionnels sont devenus
inopérants (Hernandez et al., 2004 ; Zampini et al., 2005) a ouvert une porte à de
nouveaux débouchés et axes de recherches sur des antimicrobiens et d'autres remèdes
dérivants des plantes (Papadopoulou et al., 2004 ; El- Fatimi et al., 2007).
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Aperçu bibliographique Etude de certaines activités biologiques des polyphénols
Choi et al. (2006) signalent que les composés phénoliques sont même habillent à
neutraliser des toxines bactériennes grâce à plusieurs travaux entrepris ces dernières
années.
D’après Cowan (1999) les acides caféique et cinnamique sont très efficients contres les
virus, les bactéries et les champignons. Les propriétés antibactériennes des flavonoïdes
vis-à-vis de différentes souches bactériennes ont été mises en évidence (Miller et al.,
1995 ; Puupponen-Pimiä et al., 2001) ils atténuent le pouvoir infectieux ou affectent la
réplication intracellulaire de plusieurs virus tels que le virus respiratoire syncytial (VRS),
l’herpès simplex virus (HSV) et les adénovirus (Middleton et al., 2000). Quant aux tanins
plusieurs travaux ont démontré leurs toxicités vis à vis des champignons filamenteux,
levures et bactéries et certains d’entres eux sont même capables d’inhiber la réplication de
quelques virus (Henis et al., 1964 ; Scalbert, 1991).
40
Aperçu bibliographique Etude de certaines activités biologiques des polyphénols
Plusieurs études rapportent que les flavonoïdes lipophiles sont à l’origine de la rupture de
la membrane bactérienne ce qui confirme l’idée que leur cible est bien la membrane
bactérienne (Cowan, 1999). Tsuchiya et Iinuma (2000) restituent que la sophoraflavanone
G isolée d’une plante médicinale réduit la fluidité de la membrane cellulaire bactérienne.
Tout comme les tanins condensés les tanins hydrolysables ont la capacité de se complexer
avec les protéines. Ce processus peut inhiber et/ou immobiliser les enzymes microbiennes
extracellulaires (Maie et al., 2003). Ohemeng et al. (1993) ont pu identifier 14 composés
flavonoique de structure variable capable d’inhiber in vitro l'ADN gyrase d'Escherichia
coli. Jones et al. (1994) signalent que les tanins condensés inhibant l’activité enzymatique
des protéases.
Daud et al. (2005) dénotent que la présence des ions Mg 2+dans le milieu, diminue la
sensibilité de Pseudomonas aeruginosa contre l’extrait de Phrygilanthus acutifolius qui
est d’après eux, est liée à la capacité des cations bivalents à stabiliser la membrane
externe des bactéries à gram négative.
41
Aperçu bibliographique Etude de certaines activités biologiques des polyphénols
42
Matériel et méthodes
Objectifs de l’étude
Un des objectifs spécifique de cette étude est de tester certaines activités biologiques
des extraits phénoliques (activité antioxydante, antibactérienne et l’interaction
polyphénols- protéines) à cet égard des prétraitements préalables ont été effectués sur
les feuilles des différentes plantes sélectionnées avant de procéder aux analyses. Nous
présentons ci-après les principales étapes établies depuis la récolte jusqu'à l’obtention
d’un extrait aqueux.
I. Matériel Végétal
Dans ce présent travail cinq plantes ont été soigneusement choisies d’après des
enquêtes ethnobotaniques, établies auprès des personnes ayant certaines connaissances
en médecines traditionnelles ainsi qu’a leurs traditions et croyances et on s’est
éventuellement basé sur la littérature comme il est important qu’avant d’entreprendre
une quelconque investigation phytochimique d’une espèce végétale donnée d’effectuer
des recherches approfondies.
43
Matériel et méthodes
Afin de déterminer la teneur en humidité des différentes plantes étudiées, un test a été
réalisé selon la norme Française (NF V04 - 407), sur des échantillons représentatifs de
1g (10fois) 10g et 100g, portés à l’étuve à une température de 103°C pendant 4heures,
et la teneur en eau a été déterminée comme suit :
III.2. Extraction
Afin d’extraire les principes actifs des plantes testées, une extraction de type solide
liquide (Macération) a été utilisée avec un solvant polaire méthanol pur à (99%) à
température ambiante selon le protocoles décrit par Owen et Johns, (1999) avec
quelques modification :
200 mg de poudre des différentes plantes ont été dissous dans 500 ml méthanol pur à
(99%), le mélange à été soumis à une agitation mécanique durant une semaine à
température ambiante et à l’abris de la lumière.
Apres filtration, le filtrat obtenue est concentré au rota vapor à 40°C, l’extrait obtenu
est quantifié comme suit :
44
Matériel et méthodes
IV. Etude phytochimique
IV.1. Dosage des polyphénols totaux
Le réactif Folin Ciocalteu, consiste en une solution jaune acide contenant un complexe
polymérique d'ions formés à partir d'hétéropolyacides phosphomolybdiques
(H3 PW12 O40 ) et phosphotungstiques (H3PMo 12O 40). Ce dernier oxyde les phénols en
ions phénolates en milieu alcalin et réduit partiellement ces hétéropolyacides d'où la
formation d'un complexe molybdotungstique bleu (Wen Rehaba, 2001).
La coloration bleuâtre obtenue est proportionnelle à la quantité de phénols présents
(Ribéreau-Gayon, 1968).
Solution d’essai : Un aliquote d’extrait aqueux de plante est dilué dans le
méthanol
Mode opératoire
La détermination de ces composés est réalisée selon la méthode décrite par Owen et
Johns (1999) avec quelques modifications :
Un volume d’extrait aqueux est porté au bain marrie pendant 5 à 10mn à 50°C, un
volume de cette solution préalablement filtrée est additionné de 11,25ml d’H2 O
distillée et 0,25ml de Folin Ciocalteu à (1N), ajouté Na CO3 ( 200g/l) après agitation de
3mn. Après incubation à l’abris de la lumière pendant 1heure, la lecture est réalisée au
moyen d’un spectrophotomètre (UV-Visible) à une longueur d’onde de 740 nm après
avoir réaliser un balayage de 800 -400 nm.
Les concentration en composées phénoliques sont déterminées en se referant à une
courbe d’étalonnage réalisée avec de l’acide gallique
Mode opératoire
La méthode utilisée est celle Owen et Johns, (1999) avec quelques modifications :
Un volume d’extrait de plante est centrifugé à 3500 t/m pendant 15 mn, incubé
pendant 24h à température ambiante.
45
Matériel et méthodes
1,25 ml du surnagent est additionné à 0,25ml Folin Ciocalteu (2N) ajouté 0,75ml de
Na CO3 (200g/l) après 5 mn. Incubé à l’obscurité pendant 2h et à température ambiante
et réalisé une deuxième centrifugation à 6000t/mn pendant 15mn.
La quantité en composées phénoliques polaires est déterminée selon une courbe
d’étalonnage réalisée avec de l’acide gallique à une longueur d’onde de 750nm.
La protéine utilisée dans cette méthode; la sérum albumine bovine (SAB) qui réagit
avec les tanins en milieu acide et en présence de chlorure ferrique (FeCl3 ) (en milieu
alcalin : SDS/TEA) formant des chélates de couleur violette (Hagerman et Butler,
1989 ; Hagerman et al., 1992).
46
Matériel et méthodes
Mode opératoire
La quantification des tannins est déterminée selon le protocole décrit par Hagerman et
Butler, (1978) avec quelques modifications :
Un volume d’extrait aqueux de plante est additionné à 1ml de la solution BSA
(1mg/ml), agité et incubé pendant 24h à 4C°.
Après centrifugation à 14000t/mn pendant 15mn le précipite récupéré est ajouté à 2ml
de la solution de sodium dodecyl sulfate/ triethanolamine (SDS /TEA), effectué une
première lecture à 510 nm (A1) agité et additionné FeCl 3 (1ml). La deuxième (A 2)
lecture est effectuée à une longueur d’onde à 510 nm. La lecture finale due aux tanins
est calculée comme suit : A tanins= A2 - A 1
La teneur en tannin est déterminée selon une courbe établie avec de l’acide tannique
47
Matériel et méthodes
49
Matériel et méthodes
10%. Centrifugé à 3000t/mn pendant 10mn et prélevé 2,5ml du surnagent puis ajouté
2,5ml d’H2O distillée et 0,5ml de Chlorure ferrique (0,1%). Le mélange homogénéisé
préalablement est incubé pendant 10mn à l’abri de la lumière l’absorbance est lue à
700nm.
50
Matériel et méthodes
51
Résultats et discussions
Résultats et discussions
I. Traitement des échantillons
I.1.Teneur en humidité séchage des feuilles
Les résultats de la teneur en humidité des plantes étudiées sont regroupés dans le
tableau ci après :
Tableau II. Tableau représentant la teneur en eau des différentes plantes étudiées
1g 10g 100g
C. siliqua d d’ d’’
53,63±0,44 54±0,816 53±0,816
C. monogyna c c’ c’’
58,2±0,86 59±0,816 57±0,816
F. excélsior b b’ b’’
72±0,816 73±1,08 71±2,09
Q. coccifera e e’ e’’
44,43±1,67 42,9±0,94 46,9±0,37
U. dioica a a’ a’’
78,1±1,49 77±1,22 79,4±1,25
* les valeurs portant les mêmes lettres ne présentent aucune différence significative (p<0,001)
* Chaque valeur représente la moyenne± écart type (n = 3)
Les teneurs en eau oscillent d’une plante à une autre de 44 à 78% ce qui montre le
caractère hygroscopique des plantes étudiées.
Le taux le plus élevé en humidité est observé chez les espèces U. dioica et F. excelsior
78,1± 1,4988, 72±0,816 respectivement et diffèrent significativement des trois autres
plantes qui sont moins riches en eau. L’analyse statistique effectuée indique qu’il
n’existe aucune différence significative (p<0,001) concernant la variation de la teneur
en humidité des plantes à 1g, 10g et 100g.
Les résultats obtenus pour l’espèce U. dioica sont en accord avec ceux établies par
Guil-Guerrero et al. (2003) qui confirment la richesse de cette plante en eau. Makkar
et Singh (1991) retrouvent une teneur en humidité au niveau des feuilles de Quercus
incana plante de la même espèce que Q. coccifera un résultat similaire.
52
Résultats et discussions
Certains auteurs rapportent que les cellules végétales renferment des enzymes
susceptibles de modifier les composés phénoliques, en particulier les polyphénols
oxydases et les glycosidases via des réactions (brunissements enzymatiques) qui
conduisent à la transformation importante des composés natifs tels les hétérosides
complexes et l’apparition de nouvelles structures (hétérosides plus simples). Le
séchage contribue ainsi à la conservation de la plante en préservant son intégrité
biochimique sans modification importante en inhibant certaines activités enzymatiques
(Ribéreau-Gayon, 1968 ; Chang et al., 2000 ; Fintelmann et Weiss, 2004).
Les résultats du rendement en extrait sec sont regroupés dans le tableau ci-dessous :
Tableau III. Rendement en extrait sec des différentes plantes étudiées
Rendement en extraction
Plantes Extrait sec (%) m/m
C. siliqua 47,5
Cr. monogyna 42,5
F. excelsior 45
Q. coccifera 32,5
U .dioica 34
53
Résultats et discussions
Très peu de travaux sont entrepris sur les feuilles de l’espèce C. siliqua, toutefois
d’après une étude effectuée par Balaban (2004) sur le bois de cette plante révèle un
taux de 15,41% utilisant méthanol-eau comme solvant pour l’extraction. Skerget et
al. (2005) obtient 28% utilisant le méthanol pour l’extraction des polyphénols au
niveau Crataegus laevigata plante de la meme espece Cr monogyna.
Hayouni et al., (2007) retrouvent un rendement beaucoup plus faible au niveau des
feuilles de l’espèce Q. coccifera utilisant l’eau, chloroforme et l’acétone comme
solvant d’extraction.
Les rendements en extrait sec obtenus sont dans l’ensemble élevés et varient d’une
plante à une autre, cette variation émane probablement du degré de polymérisation des
polyphénols ainsi qu’à leur tendance à se combiné avec des macromolécules tels les
protéines, polysaccharides et autres molécules qui rendent l’extraction délicate
(Mompon et al., 1996 ; Naczk et Shahidi, 2006).
300 288,76 b
258,63 b
T e n e u r e n m g /g M S
250 220,51c
200 180,85 d
150
100
50
0
Plantes
Ceratonia. S Crataegus.M Fraxinus.E Quercus .C Urtica.D
54
Résultats et discussions
Les résultats obtenus indiquent, que l’espèce C. siliqua représente la plante avec le
taux le plus important en polyphénols totaux avec 369,76 ± 1,3183mg d’EAG/g MS,
suivit par les espèces Q. coccifera, Cr. monogyna et U. dioica avec (288,76 ±1,1269
mg d’EAG/g MS); (258,63 ±2,5983 mg d’EAG /g MS); (220,51 ±5,8407 d’EAG mg/g
MS) respectivement et enfin l’espèce F. excélsior avec 180,85 ±3,4042 mg d’EAG /g
MS. L’analyse statistique révèle l’existence de différence significative entre les plantes
(p<0,001) quant à leurs teneurs en polyphénols totaux à l’exception des deux plantes
Q. coccifera, Cr. Monogyna
Bahourn (1997) obtient au niveau des feuilles et les boutons floraux de l’espèce Cr.
monogyna un taux plus important en polyphénols par rapport aux autres parties de la
plante. Boullard (2001) et Egan et al. (2004) rapportent que les feuilles de F. excélsior
sont d’excellentes sources de polyphénols ce qui confirme les résultats obtenus dans
cette présente étude.
Les plantes étudiées diffèrent quand à leurs teneurs en composés phénoliques, cette
divergence de résultats est probablement tributaire au matériel végétal utilisé dérivant
de la grande diversité structurale des composés phénoliques, conduisant à la variabilité
des propriétés physicochimiques rendant impossible une présentation unique et
générale d’une technique d’extraction et de quantification des polyphénols (Mompon
et al., 1996) elle peut être également liée aux solvants employés, aux conditions
climatiques, phases végétatives et même aux surfaces de cultivations (Farrukh et al.,
2006).
55
Résultats et discussions
140 128,23
116,53e
120
100,38
100
80
64,74
60
40
20
0
C.siliqua Cr.monogyna F.excelsior Q .coccifera U.dioica
Plantes
Très peu de travaux sont réalisés concernant la détermination des polyphénols polaires
et apolaires des feuilles des plantes étudiées. Owen et Johns, (1999) retrouvent au
niveau des feuilles de plantes de la même famille que l’espèce C. siliqua et F.
excélsior des teneurs en polyphénols polaires plus importante que celle des
polyphénols apolaires.
56
Résultats et discussions
60
49,73a 50,56a
50
Teneur enmg/g MS
40 36,35b
32,01c
30 25,6d
20
10
0
Plantes
C. silqua Cr.monogyna F.excelsior Q .coccifera U.dioica
L’espèce U. dioica et F. excélsior représentent les deux plantes avec la teneur la plus
importante 50,56± 0, 4189 mg EQ /g MS et 49,73±0,1963 mg EQ /g MS alors que
l’espèce Q. coccifera présente la plante avec le taux le plus faible 25,6±0,3138 mg
EQ/g MS. L’analyse statistique révèle l’existence de différence significative entre les
plantes (p<0,001).
À l’image des travaux effectués sur l’espèce Cr. monogyna in vivo et in vitro, il est
avéré qu’elle soit très intéressante tenant compte de ses propriétés biologiques
(Fintelmann et Weiss, 2004 ; Sokol-Letowska et al., 2006). Les résultats obtenus dans
57
Résultats et discussions
cette étude sont en corrélation avec ceux établies par Jakstas et al. (2004) qui
reconnaissent la richesse de l’espèce Cr. monogyna en flavonoides. L’analyse du profil
qualitative des feuilles de cette espèce révèle la présence principalement de
l'hyperoside (galactoside du quercétol) ainsi que des flavones glycosylés (vitexine,
vitexine-2 rhamnoside, et son dérivé, le 4-acétyl du rutoside et du piréoside et de
proanthocyanidols (Skerget et al., 2005 ; Svedstrom et al., 2006).
El Allagui et al. (2006) ont obtenus à partir d’un extrait méthanolique des feuilles de
l’espèce C. siliqua un taux de 9,8mg/g de flavonoïdes. Pourmorad et al. (2006)
obtiennent une teneur plus élevée (57±5,4mg/g) dans un extrait méthanolique d’une
espèce appartenant à la même famille que cette plante.
Cette différence dans la quantification des flavonoïdes est probablement liée à leur
diversité structurale (Bahorun et al., 2004). Où ils se rencontrent à la fois sous forme
libre ou sous forme de glycosides (Pietta, 2000 ; Heim et al., 2002).
La protéine utilisée dans cette étude est la sérum albumine bovine (SAB) protéine de
référence souvent employée pour mesurer la réactivité des tanins (Mateus et al., 2004
b). Sa dissolution dans un tampon phosphate à pH 4,9 permet une meilleure
précipitation de la protéine, sachant que sa solubilité diminue quand elle se rapproche
de son point isoélectrique (BSA pHi= 4,9 à 5) (Haslam, 1998)
58
Résultats et discussions
Les résultats de la quantification des tanins sont représentés dans la figure ci après :
45
40 36,05a
35
26,95b
Teneur mg/g MS
30
25
20
15 10,73c
10 6,06d 6,44d
0
C. siliqua C.monoguna F.excelsior Q .coccifera U.dioica
Plantes
Silanikove et al. (1994) authentifient la présence de tanins dans les feuilles de l’espèce
C. siliqua. Owen et johns (1999) en étudiant les composés bioactifs de certaines
plantes médicinales décèlent la présence de 14,64mg/g chez l’espèce U. dioica, et
retrouvent au niveau d’une plante de la même espèce que F. excélsior un taux très
importante en tanin dont les teneurs différent largement à celles obtenus dans cette
étude.
59
Résultats et discussions
Les résultats de la quantification des tanins varient d’une plante à une autre cette
fluctuation diffèrent selon l’espèce, l’âge de la plante, la saison et le climat.
Mole et Waterman (1988) suggèrent que la synthèse des polyphénols induite par la
lumière conduit à une plus grande capacité à précipiter les protéines. En examinant le
feuillage du chêne Makkar et al. (1991) constatent que le contenu des polyphénols et
leur capacité à précipiter les protéines sont beaucoup plus importants chez le jeune
feuillage et que la teneur en tanins condensés augmente avec la maturation des feuilles.
Makkar et Becker (1998) retrouvent une teneur plus élevé en tanins au niveau des
plantes Africaine par rapport à celles des collines de l’Himalaya et d’après ces auteurs
la disponibilité de l'eau et d'autres facteurs tels la maturité des feuilles sont à l’origine
de cette divergence.
60
Résultats et discussions
C. siliqua C. monogyna
F. excélsior Q. coccifera
3,5 U. dioica
3
DO à 420 nm 2,5
2
1,5
1
0,5
0
0 0,5 1 1,5 2 2,5
Concentration des extraits (mg/ml)
Les courbes obtenues montrent que la densité optique (DO) est proportionnelle aux
concentrations des extraits de plante et présente une allure hyperbolique ressemblant à
l’isotherme de Langmuir.
D’après la figure (14) la densité optique des espèces C. siliqua, Q. coccifera et Cr.
monogyna augmente jusqu'à 1mg/ml ou elle tend à se stabilisé, alors que pour les
espèces U. dioica et F. excelsior s’accroît légèrement puis elle tend à partir de
0,75mg/ml à stabiliser.
Charlton et al. (2002) expliquent que lorsque il y’a adjonction de polyphénols dans le
milieu il y a formation de liaisons hydrophobes réversibles, en augmentant la
concentration en polyphénols le complexe devient insoluble induisant l’apparition
d’agrégats et par voie de conséquence une précipitation (Mateus et al., 2004 a).
61
Résultats et discussions
III.1.2. Mesure de la densité optique en fonction de la concentration en NaCl
Les résultats de l’influence de la force ionique sur la formation du complexe protéines
polyphénols, sont illustrés dans la figure ci après
3,5
2,5
DO 240 nm
1,5
C.siliqua C.monogyna
1
F.excélsior Q.coccifera
U.dioica
0,5
0
0 0,02 0,04 0,06 0,08 0,1 0,12
Conce ntration NaCl (M)
62
Résultats et discussions
2,5
DO 240 nm
1,5
0,5
0 pH
0 2 4 6 8
D’après la figure (16), à faible pH (< 3,5) la DO ne varie presque pas pour les plantes
étudiées, à pH >3,5 on décèle une augmentation de la DO à l’exception pour l’espèce
C. siliqua et l’espece Cr. monogyna ou l’élévation débute à partir de 4,5. La DO est
maximum à 5,5 ou l’on observe un pic pour toutes les plantes et elle diminue à partir
de 6,5 à l’exception pour l’espèce U. dioica ou on remarque une légère augmentation.
Hagerman et al. (1981) suggèrent que la SAB, le collagène et la pepsine, sont des
protéines globulaires précipitant à des pH allant de 3 à 5 alors qu’elle est maximale à
des pH supérieur à 8 pour le lysozyme.
63
Résultats et discussions
Tableau IV. Tableau résumant les résultats du test d’inhibition du radical DPPH
Cr.monogyna c
37,06±0,15
F.excelsior b
60,91±0,55
Q.coccifera e
26,47±0,63
U.dioica b
61,04±0,86
Acide ascorbique a
63,02±1,51
Quercetine d
61,67±0,1
* les valeurs portantes les mêmes lettres ne présentent aucune différence significative (p<0,001)
* Chaque valeur représente la moyenne± écart type (n = 3)
Le pouvoir antiradicalaire des extraits phénoliques des plantes étudiées varis entre
26,47±0,63 à 61,04±0,86%, néanmoins toute les plantes présente la capacité à piéger
le radical DPPH et différent significativement (p<0,001) d’une plante à une autre.
L’acide ascorbique et la quercetine présente les antioxydants synthétique avec les taux
les plus forts à piéger le radical DPPH ils sont suivis par l’espèce U.dioica et l’espèce
64
Résultats et discussions
F.excelsior en suite et l’espèce Cr.monogyna et enfin les espèces C. siliqua et
Q.coccifera.
60
Po uvoir d'inhibition %
50
40
30
20
10
0
87 91 94 97 100
Concentration ug/ml
Dans cette étude, l’espèce U. dioica possède le pouvoir inhibiteur au radical DPPH• le
plus fort par rapport aux autres plantes étudiées mais moins important comparant à la
quercetine et l’acide ascorbique. Ce qui est en accord avec des résultats obtenus par
Gulçin et al. (2004 a) et Pourmorad et al. (2006) sur des études effectuées dans cette
optique ceci reflète une activité antioxydante très attrayante liée éventuellement
d’après ces auteurs aux composés polyphénoliques présents dans cette plante. Des
65
Résultats et discussions
D’après les résultats obtenus ce n’est pas forcement la plante qui dispose d’une
quantité importante en polyphénols totaux qui détient le pouvoir antioxydant le plus
fort. La corrélation entre les teneurs en polyphénols totaux et le pouvoir antiradicalaire
est présentée en figure 18.
66
Résultats et discussions
70
p< 0,05
40
30
20
10
0
0 50 100 150 200 250 300 350 400
Polyphénols totaux mg/g MS
D’après la figure ci-dessus un facteur de corrélation négatif est obtenu (r= -0,863). De
nombreux chercheurs soutiennent l’hypothèse d’une éventuelle relation entre l’activité
antioxydante et les composés phénoliques, décrivant ainsi le rapport probable
structure-activité entre eux (Velioglu et al., 1998 ; Pulido, et al., 2000 ; Katalinic et al.,
2006) alors que certains auteurs avancent d’autres hypothèses (Heinonen et al., 1998 ;
Javanmardi et al., 2003 ; Matkowski et Piotrowska, 2006).
0,4
0,3
0,2
0,1
0
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90
Concentration ug/ml
L’analyse de la figure indique que le pouvoir réducteur des extraits de plantes suit
l’ordre croissant suivant : Q.coccifer < C. siliqua < Cr.monogyna < F.excelsior <
U.dioica.
68
Résultats et discussions
0,3
0,25
0,2
0,15
0,1
0,05
0
0 50 100 150 200 250 300 350 400
Polyphénols totaux mg/g MS
Certains auteurs signalent qu’un pouvoir réducteur accru émane d’autres composés
n’appartenant pas à la classe des polyphénols pouvant eux aussi contribuer à
l’augmentation de cette activité tels l’acide ascorbique, les tocophérols, les vitamines,
(Pulido et al., 2000 ; Javanmardi et al., 2003) ainsi que les groupements glycosylés
substantiels des flavonoides qui eux en revanche détiennent un potentiel antioxydant
moins important comparé aux aglycones (Kahkonen et al., 1999 ; Heim et al., 2002 ;
Cai et al., 2006)
Plusieurs techniques ont été répertoriées afin d’évaluer cette activité elles sont fondées
sur la détermination des produits résultant de l’oxydation, ou au contraire par la
69
Résultats et discussions
mesure de l’efficacité d’une substance à piéger les radicaux, souvent en donnant une
forme H• (Kahkonen et al., 1999 ; Marc et al., 2004 ).
Une corrélation significative (r= 0,94) figure (21) est obtenu entre le procède de
l’inhibition du radical DPPH et celui du pouvoir réducteur ce qui peut s’expliqué par la
présence d’antioxydants putatifs ayant à la fois un potentiel réducteur et une activité
antiradicalaire.
0,5
Pouvoir réducteur(700 nm)
p<0,05
0,4 r = 0,949
0,3
0,2
0,1
0
0 10 20 30 40 50 60 70
70
Résultats et discussions
E. coli : Escherichia coli, S. aureus : Staphylococcus aureus, K. pneumoniae : Klebsiella pneumoniae, P. aeruginosa : Pseudomonas
aeruginosa
c a c c a
P. aeruginosa 0,66±0,235 5,66±0,471 2,66±0,471 0,83±0,235 6±0,408
* les valeurs portantes les mêmes lettres ne présentent aucune différence significative (p<0,05) *
* Chaque valeur représente la moyenne± écart type (n = 3) *
a : Le diamètre d’inhibition obtenu (à 2mg/ml) sans inclure celui du disque en papier (6mm)
La sensibilité des souches varie d’une plante à une autre et les proportions des
diamètres d’inhibitions oscillent entre 0,5 et 6mm.
D’prés les résultats les plantes étudiées présentent toutes un effet inhibiteur vis-à-vis
d’E. Coli, et K. pneumoniae, en revanche l’inhibition contre S.aureus et P.aerugenosa
n’est observé que chez Cr.monogyna, F. excelsior et U. dioica, et l’analyse statistique
révèle une différence significative (p<0,05).
Les travaux menés par Gulçin et al. (2004a) concordent avec les résultats obtenus dans
cette étude indiquant que, l’extrait methanolique de l’espèce U. dioica possède une
activité antibactérienne vis-à-vis de Staphylococcus aureus et E. coli, en revanche peu
de travaux ont été réalisés concernant son activité contre Klebsiela pneumoniae,
Pseudomonas aerugenosa, dont l’activité est non négligeable.
La majorité des travaux réalisés sur cette plante indiquent qu’elle est très riche en
flavonoides (quercétine, rutine) (Konrad et al., 2000 ; Chrubasic et al., 2007) et
71
Résultats et discussions
d’après certains auteurs ces composés interviennent généralement pour protéger les
plantes vis-à-vis de nombreux parasites et microorganismes pathogènes (Cushnie et
al., 2003 ; Kintzios et Barberaki, 2004).
Les résultats obtenus concernant l’espèce C. siliqua sont en parfait accord avec ceux
obtenus par Kivakc et al. (2002) ces auteurs avaient montré que l’extrait méthanolique
de cette plante ne possède pas une activité antibactérienne importante vis-à-vis de E.
coli alors qu’elle est presque absente chez Pseudomonas aeruginosa et Staphylococcus
aureus. Très peu de travaux sont réalisés concernant l’activité antibactérienne de Cr.
monogyna, F. excelsior et Q. coccifera.
La sensibilisation des bactéries vis-à-vis des plantes dans cette étude varie d’une
souche à une autre et d’une plante à une autre, la variation de la composition chimique
des plantes étudiées explique probablement les fluctuations observées concernant cette
activité.
72
Conclusion
Les plantes sont depuis toujours une source essentielle de substances naturelles
plantes fraîches sont constituées par l’eau. Les rendements en extraction sont assez
élevés pour toutes les plantes et varient de 32 à 47%.
L’étude phytochimique indique la richesse des feuilles des espèces Ceratonia siliqua
et Quercus coccifera en composés phénoliques totaux par rapport aux autres plantes
étudiées. La teneur en polyphénols polaires est plus importante que la teneur des
polyphénols apolaires. Les espèces Urtica dioica et Fraxinus excelsior possèdent un
taux appréciable en flavonoide et les résultats de la quantification des tanins révèlent
une teneur plus élevée au niveau des feuilles des espèces Quercus coccifera et
Ceratonia siliqua.
Le test biologique réalisé sur les cinq extraits de plantes en vue d’évaluer leur activité
antioxydante par la méthode DPPH indique la capacité des plantes étudiées à piéger le
radical dont les pourcentages d’inhibition oscillent de 26 à 61 %. L’espèce Urtica
dioica détient le pouvoir inhibiteur le plus important similaire à celui de la quercétine
et l’acide ascorbique. Les plantes étudiées présentent toutes un pouvoir réducteur
appréciable, ce potentiel s’élevé avec l’augmentation des concentrations des extraits de
plantes ce qui peut refléter la quantité d’antioxydants présents dans les différents
échantillons. L’analyse des résultats de l’évaluation de l’activité antioxydante on fait
ressortir dans un ordre croissant les plantes possédant une meilleure activité :
Q.coccifer < C. siliqua < Cr.monogyna < F.excelsior < U.dioica.
73
Un cœfficient de corrélation négative est obtenu entre la teneur en composés
phénoliques totaux des plantes et leur activité antiradicalaire (r= -0,863) ainsi que leur
pouvoir réducteur (r=-0,816). Ce qui indique que ce n’est pas forcement l’échantillon
qui détient une teneur importante en polyphénols qui présente une activité
antioxydante meilleur.
L’ensemble des résultats obtenus dans cette étude in vitro ne constitue qu’une
74
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Glossaire
Accoutumance: Phénomène au cours duquel un organisme s'habitue progressivement
à un médicament, une drogue.
Akène: Fruit sec indéhiscent contenant qu’une graine
Analgésique: Antidouleur
Anémie: Etat caractérisé par une baisse d’hémoglobine
Astringent: Qui resserre et raffermit les tissus
Corolle: Ensemble des pétales d’une fleur.
Créatinine: Constituant azoté dont la teneur est très fixe dans le sang, résultant d'un
effort musculaire.
Décoction: Mettre la plante dans de l’eau (froide, tiède, ou déjà bouillante selon les
cas) pendant un certain temps.
Dépurative : Tous ce qui purifie l’organisme, éliminer les toxines
Diurétique : Substance qui a pour effet d’augmenter la production d’urine
Énurésie : Incontinence d’urine (en général nocturne) qui fait que les enfants
mouillent leur lit
Eczéma: Dermatose allergique très fréquente, accompagnée le plus souvent par une
rougeur et des démangeaisons.
Gastro-entérite: Infection inflammatoire caractérisée par l'émission brutale et
fréquente de selles liquides et abondantes
Goutte : Inflammation articulaire très douloureuses siégeant au niveau du g
Hémostatique : Qui a la vertu d’arrêter les hémorragies
Histamine: Médiateur chimique libéré lors des réactions d’hypersensibilité.
Inflammation: ensemble de phénomènes réactionnels se produisant
Infusion: Méthode d'extraction des principes actifs d'une préparation végétale par
dissolution dans un liquide initialement bouillant.
Laxatif: Accélère l’évacuation intestinale, purgatif léger.
Lithiase: Affection caractérisée par l'apparition dans un conduit de l'organisme d'une
masse minérale.
Macération : Mise en contact des parties actives, avec des solvants pendant un
certain temps, à température ambiante, et sous agitation.
Névralgie: Douleur spontanée ou provoquée (par une lésion ou une irritation)
localisée sur le trajet d'un nerf.
Œdème: Hyperhydratation extracellulaire provoquée par une rétention de sodium et
l’eau dans les espaces interstitiels.
Périarthrite: Affection s'exprimant par une douleur des tissus péri- articulaires,
comprenant les muscles, les tendons, les ligaments, etc.
Pharmacopée: Recueil à caractère officiel et réglementaire des matières premières
autorisées dans un pays pour la fabrication des médicaments.
Pharmacothérapie: Correspond à l'utilisation optimale des médicaments qui sont
reconnus comme efficaces dans le traitement ou la prévention d’une maladie.
Phyto oestrogène: Substance naturellement présente dans les plantes, possédant une
structure chimique proche de l'oestradiol, principales hormones sexuelles de la femme.
Phytostérol: Analogues structuraux du cholestérol, permettant, la diminution de
l'absorption du cholestérol alimentaire.
Radical libre: Espèce chimique possédant un électron non apparié.
Scavenger : Terme anglais signifiant piégeur.
Stress oxydant: Situation où la cellule ne contrôle plus la présence excessive de
radicaux oxygénés toxiques.
Urémie: Accumulation de substance toxique dans le sang.
Urticaire: Eruption cutané mobile et fugace.
Vasoconstricteur: Toute substance qui agit de façon à rétrécir les vaisseaux
sanguins.
Matériel végétal utilisé
0,7 1,2
0,6
y = 0,0048x + 0,0111 y = 0,0129x + 0,0158
0,4
0,6
0,3
0,2 0,3
0,1
0
0
0 20 40 60 80
0 20 40 60 80 100 120 140
Concentration en acide gallique ug/ml
Concentration acide gallique ug/ml
1) 2)
1
0,7
0,5 R2 = 0,999
0,6
0,4
0,4 0,3
0,2
0,2
0,1
0 0
0 5 10 15 20 25 0 20 40 60
Concentration en quercetine ug/ml C o nc e nt ra t i o n e n a c i d e t a nni q ue ug / ml
3) 4)
*Les valeurs portant les mêmes lettres ne présentent aucune différence significative (p<0,001)
* Chaque valeur représente la moyenne± écart type (n = 3)
Activité antibactérienne des extraits phénoliques de plantes étudiées
b)
a)
c) d)
B) Réactifs
Acide acétique glacial (PROLABO)
Acide ascorbique (PROLABO)
Acide gallique (PROLABO)
Acide tannique (SIGMA)
Acide trichloracétique (PROLABO)
Carbonate de sodium (PROLABO)
Chlorure ferrique FeCl3 (SIGMA)
DPPH (SIGMA)
Ferricyanure de potassium [K3Fe (CN) 6] (PROLABO)
Folin- Ciocalteu (2N) (PROLABO)
HCl 36% (PROLABO)
Méthanol pur (PROLABO)
Na Cl (PROLABO)
NaH2PO4 (PROLABO)
Na2HPO4 (PROLABO)
Na OH (PROLABO)
Quercetine (SIGMA)
Sérum Albumine Bovine (FISHER LABOSI)
SDS (PROLABO)
Trichlorure d’aluminium (PROLABO)
Triéthanolamine (PROLABO)
Rutine Vitexine R= H
Vitexine2-rhanoside R=Rha
Procyanidine Isoquercétine
Coumarines Secoiridoides
R1: OH
R2: H,
R3: Rha
R4: Caff
R5: H
Phenylethanoides glucosides
Flavonoïdes
Catéchine Epicatechine
Acide α-dimorphénolique
Scopolétine
Β-sitosterole R= H
Acide linoléique Daucosterle R= Glc
Glc= Β-D-glucopyranosyle
Résumé
L’intérêt grandissant porté pour les plantes provient du fait de la présence de substances actives
présentant de nombreuses actions biologiques bénéfiques. Dans la présente étude cinq plantes (C.
siliqua, Cr. monogyna, F. excelsior, Q. coccifera et U. dioica) ont été utilisées afin d’extraire les
composés phénoliques et tester certaines de leurs activités biologique (antioxydante, antibactérienne et
interaction avec les protéines). Les résultats de l’étude phytochimique révèlent la richesse de ces
plantes en polyphénols totaux, une teneur plus au moins importante en flavonoides et en tanins.
Plusieurs facteurs semblent gouverner l’interaction polyphénols protéines, à savoir le pH du milieu, la
force ionique et la concentration des polyphénols. L’activité antioxydante totale des cinq plantes a été
estimée par la mesure de l’activité antiradicalaire par et par le pouvoir réducteur du fer. Les résultats
obtenus indiquent que dans l’ensemble, les plantes présentent un fort pouvoir réducteur mais
également une capacité à inhiber activité le radical DPPH. L’évaluation de l’activité antibactérienne
indique que les plantes étudiées sont habiles à inhiber les bactéries et cette inhibition varie selon la
plante et la souche bactérienne.
Abstract
The growing interest related to the plants comes because the presence from active substances
presenting from many beneficial biological actions. In the present study five plants (C siliqua, Cr
monogyna, F excelsior, Q will coccifera and U dioica) were used in order to extract the phenolic
compounds and to test some their activities biological (antioxydant, antibacterial activity, and
interaction with proteins). The results of phytochemical study reveal the richness of these total
polyphenol plants, a content at least important of flavonoides and tanins. Several factors seem to
control interaction polyphenols proteins, namely the pH medium, the ionic force and the concentration
of polyphenols. The total antioxydant activity of the five plants was estimated by the measurement of
DPPH free radical scavenging effect and the reducing power. The results obtained indicate that in the
unit, the plants present a strong reduction but also appreciable free radical scavenging. Evaluation of
the antibacterial activity indicates plants are skilful to inhibit growth of bacteria and this inhibition
varies according to the plant and the bacterial.
Key words: polyphenols,antioxydant activity, antibacterial activity, interaction polyphenols proteins
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