Cours Les Neuroleptiques Faculté de Pharmacie
Cours Les Neuroleptiques Faculté de Pharmacie
Médicaments du système
nerveux central
Les neuroleptiques
Dr. F.REBBAH
I. Introduction
a. Psychotrope :
On appelle psychotrope toute substance qui modifie l'activité mentale. Si les modes
d’action des psychotrope dépend de leurs types, ils convergent ceci dit sur leur
action au niveau du système nerveux central et sur les neuromédiateurs qui
modifient chimiquement le psychisme.
Les psycholeptiques :
Il peut agir sur l’humeur ainsi que sur les délires, les hallucinations et les
confusions; il est dit neuroleptiqus à l’image des phénothiazines et des
butyrophénones
Les psychoanaleptiques :
Il peut agir sur l’humeur, il est dit antidépresseur à l’image des inhibiteurs
de la monoamine oxydase (IMAO), des inhibiteurs de la recapture de la
sérotonine (IRS) et de la noradréanline (IRNA).
Les psychorégulateurs :
Les psychodysleptiques :
1
b. Psychose :
Un symptôme positif dit aussi productif est un fait absent chez une personne dite
« normale » mais présent chez un sujet soufrant de psychose tel que délires et
hallucinations.
Un symptôme négatif dit aussi déficitaire est une fonction psychique présente chez
une personne dite « normale » mais absente chez un sujet soufrant de pathologie
psychotique telle que l’apathie et le retrait social.
Psychose
a. Définition :
Un neuroleptique est un produit psychotrope, qui agit sur le système nerveux central,
utilisé dans le traitement des psychoses caractérisées par l’agitation et l’excitation.
Son action est plus soutenue au niveau des centres sympathiques
Un neuroleptique est dit également un antipsychotique ou encore un tranquillisant
majeur par opposition à un tranquillisant mineur qui est un anxiolytique.
Le terme neuroleptique est plutôt une terminologie française alors que les américains
lui préfèrent le terme antipsychotique.
2
L’action des neuroleptiques est diverse, ils ont
L’action sur les récepteurs D3 (antagonisme mixte avec D2) pourrait expliquer
l’activité de nouvelles molécules telles que l’amisulpride;
b. Classification :
Les neuroleptiques peuvent êtres classés de différentes manières selon les critères
prédéfinis:
Selon la structure chimique tel est les cas des butyrophénones et des
benzamide substitués;
3
Selon l’effet pharmacologique; c’est ainsi que les neuroleptiques peuvent être
distingués:
en monopolaires ou bipolaires;
en calmant ou stimulant
En raison de leurs modes d’action originaux: de façon non exhaustive est citée
l’antagonisme des récepteurs sérotoninergique exclusivement ou en
combinaison avec les récepteurs dopaminergique (D2), l’antagonisme des
récepteurs D3 (amisulpride) , D4 (clozapine) et l’agonisme partiel des
récepteur D2 présynaptique (aripiprazole);
En raison de leur profil des effets secondaires modifié voir même différent de
celui des neuroleptiques classiques. Différent ne veut pas dire forcément
meilleur.
4
Procaïnamide Orthopramide (OCH2R)
Orthobenzamide(OCH3)
e. Recherches et développement :
Neuroleptiques tricycliques :
Il était déjà utilisé comme colorant mais un intérêt particulier lui a été accordé suite à
2 observations:
La première était son affinité pour le tissu nerveux d’où l’idée de l’administrer
aux malades souffrant de douleurs neurologiques ou arthritiques. Ceci s’est
avéré très intéressant avec des résultats concluants mais son administration
répétée provoquait des lésions rénales.
Quant à la deuxième observation à l’égard du bleu de méthylène, elle
concernait un parasite du genre Plasmodium, responsable de la malaria, qui
fixait le colorant d’où l’espoir de l’utiliser comme traitement alternatif de cette
maladie. Les premiers résultats de son administration à des impaludés étaient
prometteurs et aussitôt désillusionnés avec le P.falciparum qui est l’espèce la
plus redoutable et est responsable d’accès pernicieux (dit aussi
neuropaludisme, regroupe toutes les manifestations neurologiques
conséquence de l’atteinte cérébrale au cours de l’accès palustre : troubles de
la conscience, prostration et convulsions.)
5
Les tests ont malheureusement montrés l’absence d’activité antiparasitaire mais la
similitude structurale de la fénéthiazine avec la phenbenzamine déjà connue pour
ses propriétés antihistaminiques allait donner un tout autre tournant à cette
recherche
Analogie structurale S
Q: Propriété antihistaminique ?
N N
R: oui, surtout pour le dérivé R
méthylé
N N
H3C CH3 H3C CH3
Ainsi donc la recherche initiale d’une molécule antipaludéenne a débouché sur une
molécule antihistaminique.
6
S
N
H3C
N
H3C CH3
Prométhazine (structure tricylique phénothiazine)
R X Dénomination
H Cl chlorpromazine
CH3 CN cyamémazine
7
Le R est un hydrogène dans la chlorpromazine mais s’il est un radical méthyle avec
un reste nitrile en C2, il s’agira dans ce cas de la cyamémazine.
Mais si le radical méthyle est accompagné d’un reste « métoxy » en C2, il s’agira
alors de la lévomépromazine où le prefixe « lévo » renvoie au stéréoisomère
lévogyre et la syllabe « mé » au reste méthyle.
Par ailleurs, en plus de l’action ataraxique des phénothiazine il a été relevé que
leur effet sur les récepteurs dopaminergique de la trigger zone conduisait à un effet
anti émétique plutôt qu’à un effet anti psychotique.
C’est ainsi que l’inclusion du reste N,N-diméthyle amine dans un cycle pipéridinique
a permis la préparation de la métopimazine, la périciazine et la pipotiazine.
R X Dénomination
OH CN périciazine
À partir des structures des trois molécules ci-dessus (la métopimazine, la périciazine
et la pipotiazine). Il est constaté des parties communes et particulières :
8
Pour les parties particulières, c’est plutôt la nature de X et la nature de R qui la
traduisent:
X Dénomination
X= Cl perphénazine
X= CF3 fluphénazine
Par la suite les changements structuraux sont devenus plus étendus; s’ils se
limitaient initialement à la nature de X et celle de R ainsi qu’à de légères
modifications au niveau de l’azote terminal de la chaine latérale; Ils concernaient
dans un second temps le noyau phénothiazine. Ce dernier est considéré comme une
structure charnière et sa modification conduirait à des structures qui s’éloignent des
molécules de départ.
9
L’étude de l’impact de la substitution du noyau aromatique sur les propriétés
pharmacologiques ainsi que la recherche de nouvelles structures bio-isostères ont
conduit à plusieurs testes et tentatives dont certains ont été concluants:
X Dénomination
X= Cl zuclopenthixol
X= CF3 flupentixol
N C
CH3 CH3
N N
CH3 CH3
imipramine amitryptiline
Cette fois-ci le remplacement du soufre cyclique par une chaîne dicarbonée saturée
(C-C) a permis le passage d’un hexagone vers un heptagone. À coté de ce
changement majeur et en s’inspirant des molécules neuroleptiques déjà
synthétisées, plusieurs nouveaux produits ont été mis au point notamment:
10
L’imipramine qui garde dans sa structure un reste rappelant la
chlorpromazine, il s’agit de la chaine latérale à trois atomes de carbones avec
un reste terminal N, N-diméthylamine. Contrairement à la chlorpromazine,
l’imipramine n’est pas neuroleptique, elle est plutôt psychoanaleptique ; il
s’agit d’un antidépresseur.
N
NH2
O
carbamazépine
11
O
Cl
N
N
N
CH3
Loxapine
Le choix porté sur l’oxygène est justifié par son appartenance au même groupe que
le soufre, il est supposé avoir le même comportement chimique et de ce fait,
éventuellement, des effets pharmacologiques similaires.
12
H H3C H
N S N
Cl
N N
N N
N N
CH3 CH3
Clozapine Olanzapine
COOEt
Péthidine
(analgésique centrale)
N
CH3
Cet analgésique central a fait l’objet de pharmacomodulation par modification
des substituants de l’azote de la pipéridine par des chaines arylalkyl de
longueurs variables. Il en a résulté l’obtention du produit R1187 dont les
propriétés sédatives voisinent celles de la chlorpromazine.
R1187
13
Le R1187 possède un reste butyrophénone à l’origine du nom de cette classe. Le
remplacement de la fonction ester dans le R1187 par une fonction alcool a conduit à
l’obtention de l’halopéridol :
Cl
OH
Halopéridol :
Neuroleptique antipsychotique
plus puissant que la chlorpromazine
F
N
Dropéridol
(neuroleptique antiémétique)
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Pimozide :
Antipsychotique a durée d’action
prolongée
Dompéridone :
Antiémétique non
neuroleptique
L’attention est attirée par la présence d’un cycle tétrahydropyridine dans le dropéridol
et le rétablissement du noyau pipéridinique dans les deux structures sou jacentes
(pimozide et dompéridone).
o Rispéridone :
m
Action sur les récepteurs
sérotoninergiques
p (Neuroleptique atypique)
15
Aripipazole
(neuroleptique atypique)
L’aripipazole est un dérivé de la pipérazine mais il reste classé dans le groupe des
butyrophénones pipéridinés. Il s’agit d’un agoniste partiel des récepteurs
présynaptiques D2.
O O
substitution en ortho
NH R NH R
OCH2R
benzamide orthopramide
R=H : orthobenzamide
H2N
Procaïnamide :
- Anesthésique local
NH - Antiarythmique
O
N Et
Et
16
H2N Cl
Métoclopramide
H3CO NH
O
N Et
Et
Le métoclopramide est actif sur le système nerveux central, il est doté d’effet
antinauséeux et anxiolytique.
Par la suite, plusieurs dérivés ont été synthétisés par l’introduction de la fonction
sulfone (-SO2) ou sulfonamide (-SO2NH2) en méta de la fonction amide. Ces dérivés
ont des propriétés antipsychotiques par action sur les récepteurs dopaminergiques
D2 :
H3CO NH
O
sulpiride
(antipsychotique)
17
la quasi-totalité des dérivés n’est pas substituée en position para de la
benzamide. Dans le cas contraire c’est une amine primaire qui est retrouvé ce
qui rappel la procaïnamide;
Tous les dérivés possèdent un segment dicarboné qui sépare l’azote terminal
de la chaine latérale de celui de la benzamide
Tous les dérivés possèdent un azote terminal type diéthyle amine ou inclus
dans une structure éthylpyrrolidine.
6 5 4
S S
7 3
8 2
9 10N 1 N
H H
10H-phenothiazine 1,4- Thiazine
Remarque : un angle dièdre est l’angle de plissage qui est formé par
l’intersection des plans contenant les cycles benzéniques adjacents. Cet angle
est supérieur à 55° dans les antidépresseurs tricycliques.
18
b. Numérotation :
Il est à préciser que les atome impliqués dans la fusion des cycles ne sont pas
comptabilisés. Et ce pour les 2 numérotations
8 1
S
7 2
6 3
5 10N 4
H
Numérotation de Bernstein
6 5 4
S
7 3
8 2
10N 1
9 H
IUPAC
Suivant l’un ou l’autre système, les dérivés les plus souvent utilisés en
thérapeutique sont substitués en 3 (selon la numérotation de Bernstein) ou en
2 (conformément à la numérotation de l’UIPAC ).
19
Une substitution sur l’atome d’azote est en position 10 quelque soit le mode
de numérotation adopté.
c. Nomenclature :
Cette DCI n’est pas spécifique des phénothiazines neuroleptiques, l’exemple est
donné pour :
d. Classification:
20
Phénothiazine neuroleptique
aliphatique pipéridinée pipérazinée
chlorpromazine (largactil®) pipotiazine (piportil®) perphénazine (trilifan®)
H3C
N
H3C
N Cl
H3C H3C
N
H3C
N O
CH3
S
40
e. Synthèse chimique :
21
se présenter, soit il s’agit d’une diphénylamine non substitué ou il s’agit d’une
diphénylamine substituée en méta.
H
NH N
S
chauffage
S
diphénylamine non sunstituée phénothiazine non substituée
9 H 1
NH R N R
m 8 10
+S 2
trace d'iode 7 3
m 6 S 4
5
diphénylamine méta sunstituée phénothiazine substituée en C2
isomère majoritaire
9 H 1
NH N
8 10 2
m +S
trace d'iode 7 3
m 6 S 4
5 R
R
22
Cyclisation d’un sulfure de diphényle :
S
S O
base +
O 50°-80°C N
+ H N
-
+ O
N
R
- HN
O O
R
O
L’atome de soufre est lié à deux cycles benzènes, afin de faire la distinction entre les
deux phényles l’un d’eux sera annoté prime (‘).
Ainsi, le premier phényle aura 5 sommets, à savoir : 2 sommets ortho, 2 sommets
méta et 1 sommet para.
Quant au deuxième phényle, il aura 5 sommets, à savoir : 2 sommets o’, 2 sommets
m’ et 1 sommet p’.
S S
o o' o'
m m m'
m'
O p O p'
p o N+ o' p' o N+ o'
m m' m m'
- HN - HN
O O
R H
O O
sulfure de diphényl O-nitré et O’- acylamidé sulfure de diphényl O-nitré et O’- acylaminé
23
X2 S S
X2
-H+
+
N X +
X
- - N
O O N O - N
O
H COR R = Hydrogène COR
ou radical nitronate spiranique
Par la suite le doublet non liant (dnl) de l’azote en position O’ se rabat pour former
une liaison π avec le carbone voisin de l’autre cycle phényle. Afin de respecter la
tétravalence du carbone, il y a une rupture simultanée de la liaison covalente C-S. le
soufre établit de suite une nouvelle liaison σ avec le carbone éthylénique de la
fonction nitronate conduisant ainsi le doublet π à se rabattre sur l’azote sous forme
de dnl. Les liaisons ainsi formées créent une torsion importante.
X2 S
X2
S
+
N X
- - N X
O O N - - +
O O N
COR
COR
X2
S X2
S
-NO2-
N X
- - + X
O O N
N
COR
COR
réarrangement de la structure
24
Lors de ce réarrangement il y a pivotement d’un seul noyau phényle, c’est celui qui
porte le substituant nitreux (-NO2) et dont le substituant X2 qui devrait se trouver en
position 7 de la phénothiazine, se retrouve en fait en position 8. Par contre, la
position du substituant X reste inchangée.
La chaine latérale est préparée sous forme d’aminoalcools de différents types. 2 cas
peuvent se présenter: Soit c’est une chaine latérale substituée soit elle ne l’est pas.
Une chaine latérale non substituée est synonyme d’absence de ramifications sur la
chaine latérale. Sa synthèse consiste à faire réagir une amine secondaire sur le
prop-2-én-1-ol. L’obtention de la β-aminopropanol se fait comme suite :
1. L’attaque nucléophile de l’azote via son doublet non liant s’effectue sur le
carbone le moins substitué de la double liaison, il s’agit du C3 ;
2. Une liaison covalente est établie entre l’azote et le C3 et la double liaison se
rabat sur le C2 formant ainsi un carbanion ;
3. Le carbanion arrache un proton à l’ammonium. Ce dernier peut alors
récupérer son doublet non liant initial.
1. L’attaque nucléophile de l’azote via son doublet non liant s’effectue sur le
carbone le moins substitué de la double liaison, il s’agit du C3 ;
2. Une liaison covalente est établie entre l’azote et le C3 et la double liaison se
rabat sur le C2 formant ainsi un carbanion ;
3. Le carbanion arrache un proton à l’ammonium. Ce dernier peut alors
récupérer son doublet non liant initial ;
25
4. L’ester β-aminé obtenu est réduit en alcool β-aminé par l’action de l’hydrure
de lithium et d’aluminium (AlLiH4) suivit d’une hydrolyse
CH3 R CH3
R H 2C
O
N O
2 R
H N + O H
R 3 O
CH3 CH3
2-méthylprop-2-énoate de méthyle
R CH3
1.AlLiH4/Et2O OH
N
R
2. H2O/ H+ H
-amino --méthylpropan-1-ol
Pour se faire, il est nécessaire d’obtenir en premier lieu l’amine chlorée, Puis il est
procédé à la condensation de cette amine chlorée avec la phénothiazine par
ébullition dans un solvant (benzène, toluène, xylène…,etc.) et en présence d’
amidure de sodium
Le passage d’un aminoalcool à une amine chloré est assuré par le chlorure de
thionyle (SOCl2) en suivant le principe de la substitution nucléophile. De ce fait, le
chlore du thionyle se substitue à l’hydroxyde de l’amino alcool donnant ainsi une
amine chloré.
HO R Cl R
O
N + Cl
S
Cl
N
R R
Amino alcool Chlorure de thionyle Amine chlorée
H
HO
+
O
R Cl
O S
N + Cl
S
Cl
-
O
Cl
N R
R
R
26
Cl R
Cl
S R + - - Cl N
O O N + H Cl S O + R + H
+
O
R sulfurochloridoite
Cl
Cl
R
S OH +
N
O
sulfurochloridous acid amine chloréee R
Na
H
N N
Na NH2
+ NH3
S S
sodium phenothiazin-10-ide
R
N
R
Na Cl
N N
+ N R Na Cl +
S S
R
phénothiazine N10
alkylée par une
chaine latérale à 3C
27
f. Réactivité chimique :
Oxydation photochimique
S
S
h
N X
+
S
N X CH
R
N X
L’oxydation en milieu aqueux acide porte sur l’azote (coupure de la chaine latérale)
et les cycles benzéniques (en C3 et C7). Elle conduit à des produits différents que
ceux engendrés pas photochimie ; il s’agit de dérivés type thionol. La terminologie
thionol s’explique comme suite :
28
Oxydation en milieu aqueux acide
Ceci dit, un motif structural commun entre les neuroleptiques (à quelques rares
exceptions) a été défini; il s’agit du cycle phényle relié, par un enchainement
29
diatomique à un autre segment dicarboné . Ce segment dicarboné est lui même en
liaison avec un atome d’azote disubstitué.
L’enchainement diatomique comporte 2 atomes et peut renfermer le C, N, O ou S,
quant au segment dicarboné, il est exclusivement formé d’atomes de carbones.
Il est signalé que ce motif structural commun est absent dans quelques rares
antagonistes dopaminergiques neuroleptiques. Il est aussi présent dans certains
agonistes dopaminergiques antidépresseurs.
La double action, diamétralement opposée, du même enchainement atomique
(même configuration) s’explique par la possibilité d’adoption de plusieurs
conformations tridimensionnelles et à chaque conformation correspond un effet
pharmacologique spécifique en fonction des interaction qu’elle engendre avec le
récepteur ; c’est la notion de pharmacophore où chaque effet pharmacologique est
induit par une conformation qui offre une distance « d » spécifique entre le noyau
benzénique et l’azote terminal de la chaine latérale comme cela est représenté ci -
après :
30
La chaine latérale :
La nature de la ramification R’ ;
une bonne activité neuroleptique est associée à un hydrogène
(R’=H) ;
la présence d’un radical non encombrant (de petite taille) type
méthyle (-CH3) est associée à une accentuation de l’effet
antihistaminique, mais l’activité neuroleptique est variable car elle
est influencée par d’autres substituants (nature et position) ;
la présence d’un radical encombrant (ex: phényle) diminue
fortement l’activité neuroleptique. Il en est de même lors du
Blocage de la chaîne latérale dans un cycle aliphatique.
La longueur de la chaine :
Une chaîne latérale à 3 atomes de carbones est nécessaire à
l’activité neuroleptique;
Une chaîne latérale à 2 atomes de carbones est inductive de
l’activité antihistaminique.
31
Les substituants de l’azote terminal :
plus la taille des substituants augmente, moins l’activité
neuroleptique est importante ;
Le noyau phénothiazine :
32
même manière. Certains la diminue comme les restes hydroxyle (-OH) et
méthoxy (-OCH3) et d’autres l’augmentent, comme les restes chloro (-Cl),
acétyle (-COCH3), trifluorométhyle (-CF3), diméthylsulfonamide (-
SO2N(CH3)2 ).
L’augmentation de l’activité antipsychotique est d’intensité différente selon
le substituant. Il est ainsi possible de les classer par ordre décroissant de
l’effet antipsychotique où le reste diméthylsulfonamide offre la meilleure
activité, secondé par le trifluorométhyle, puis l’acétyle et enfin le reste
chloro qui correspond à la plus faible augmentation de l’effet
antipsychotique.
33