M12 Cours Colles Et Adhésifs VF
M12 Cours Colles Et Adhésifs VF
ROYAUME DU MAROC
RESUME THEORIQUE
SECTEUR : AGROALIMENTAIRE
Révision linguistique
Ø
Ø
Ø
Validation :
Ø
Ø
Ø
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2
Code : Théorie : 18 H
Durée : 20 h Évaluation : 2H
COMPORTEMENT ATTENDU
CODITIONS D’EVALUATION
• Travail individuel
• A partir de :
− Cas réels
− Plan de croquis
− Recherches
− Directives et consignes
• A l’aide de :
− Une documentation pertinente (visuels et audiovisuels)
• Avec des :
− Echantillons
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B. Enumérer les principales colles utilisées - Justesse dans la distinction entre les différents
dans le domaine de l’emballage types de colles
- Détermination pertinente des propriétés et du
domaine d’utilisation de chaque type de colles
C. Déterminer les critères techniques de choix - Désignation pertinente des critères de choix des
des différentes colles différentes colles
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Sommaire
Introduction ..................................................................................................................................... 7
I. Phénomène d’adhésion et de prise de colle ................................................................................... 8
1. Colles et adhésifs ..................................................................................................................... 8
2. Adhésion .................................................................................................................................. 8
a. Le mouillage ........................................................................................................................ 8
b. Pénétration ........................................................................................................................... 9
c. Adsorption physique ........................................................................................................... 9
d. Liaisons chimiques ............................................................................................................. 9
3. Développement de la cohésion : prise de la colle ...................................................................... 9
II. Matériaux utilisés ..................................................................................................................... 11
1. Papiers et cartons : Caractéristiques..................................................................................... 11
a. Papiers : .............................................................................................................................. 11
b. Cartons : ............................................................................................................................. 11
c. Aptitude au collage des papiers et cartons : ...................................................................... 11
d. Compatibilité des colles et adhésifs avec les papiers et cartons : ..................................... 12
2. Plastique ................................................................................................................................ 12
a. Fabrication des complexes d’emballages .......................................................................... 12
b. Fabrication des emballages mixtes ................................................................................... 12
c. Étiquetage sur bouteille plastique ou autres conteneurs en plastique ............................ 12
d. Rubans et étiquetage autoadhésives sur supports plastique .......................................... 13
3. Verre ....................................................................................................................................... 13
4. Métaux ................................................................................................................................... 13
III. Caractéristiques des colles et adhésifs .................................................................................... 14
1. Compatibilité avec les matériaux à coller.............................................................................. 14
a. Papiers et cartons ............................................................................................................... 14
b. Plastiques .......................................................................................................................... 14
c. Verre .................................................................................................................................... 14
d. Métaux ............................................................................................................................... 14
2. Caractéristiques de mise en œuvre ....................................................................................... 14
a. Préparation de la colle / durée de vie colle bicomposants ................................................. 17
b. Viscosité ............................................................................................................................. 17
c. Mouillage des matériaux ................................................................................................... 17
d. Consommation ou grammage .......................................................................................... 18
e. Temps ouvert....................................................................................................................... 19
f. Temps d’assemblage fermé ................................................................................................ 19
g. Tack ou adhérence immédiate .......................................................................................... 19
h. Extrait sec .......................................................................................................................... 20
i. Mode de prise ....................................................................................................................... 20
3. Performances ......................................................................................................................... 21 Page
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Introduction
Source: FIPEC (fédération des industries des peintures, des encres, couleurs, colles et
adhésifs)
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1. Colles et adhésifs
Définitions
Une colle est un produit chimique destine à l’assemblage de deux matériaux. Liquide ou
solide, on l’applique à l’état fluide sur le ou les matériaux à assembler sur lesquels, elle doit
donc d’abord s’accrocher par divers phénomènes d’adhérence.
Puis, on assemble les matériaux et la colle durcit ou sèche par divers phénomène d’adhérence ;
physique ou chimiques, c’est ce que l’on appelle le durcissement ou le séchage ou la prise de la
colle.
Les colles et adhésifs se caractérisent donc par deux éléments essentiels : l’adhérence et la
cohésion finale.
On appelle Colles, les colles plutôt traditionnelles tels que colle à base d’amidon, de dextrines,
les colles animales (caséine, gélatine) et aussi des colles synthétiques classiques telles que les
colles vinyliques à base de caoutchouc ou de latex.
En tend de plus en plus à appeler adhésifs, les colles modernes et synthétiques telles que les
acryliques, les polyréthannes, les thermofusibles (hot-melt) mais il y a alors risque de confusion
avec les adhésifs permanents, c'est-à-dire enductions qui restent adhésives de façon
permanente, telle les rubans et étiquettes adhésifs.
2. Adhésion
L’adhérence est une liaison inter faciale et les forces de la liaison peuvent être soit physiques,
soit chimiques. Le phénomène d’adhérence fait intervenir plusieurs facteurs :
¾ La mouillabilité de la surface,
¾ La pénétration,
¾ Adsorption physique,
¾ Les liaisons chimiques,
a. Le mouillage
Le mouillage se définit par le contact intime entre la colle et les matériaux à assembler. Pour
que les liaisons puissent se faire, il faut d’abord un contact très rapproché entre la colle et les
matériaux.
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b. Pénétration
Dans le cas des matériaux fibreux et très poreux comme le papier et le carton, les colles, si elles
sont fluides, peuvent pénétrer de quelques centièmes de millimètre de profondeur entre les
fibres et rester ainsi accrochées mécaniquement lors du séchage ultérieur, ce qui augmente
sensiblement l’adhérence.
Les molécules des polymères qui constituent les colles sont cependant grosses, aussi leur
pénétration entre les fibres du papier est limitée, surtout le papier couché, enduit ou vernis.
c. Adsorption physique
Dans ce cas, ce sont les forces intermoléculaires, qui n’agissent qu’à très faible distance, de
l’ordre de nanomètre, qui sont la cause de l’adhésion. Ces forces dites de Van der Waals jouent
surtout pour le collage des métaux.
d. Liaisons chimiques
Liaisons hydrogène : se développent entre un atome d’hydrogène électropositif et un atone
électronégatif tel que l’oxygène, le chlore. (Cas PU et films plastiques PVC, polyamides..)
Liaisons chimique véritables : réactions parfois entre le polymère de la colle et le substrat. ( cas
du PU contenant des groupement actif –NCO qui réagissent avec groupement –OH de
certains substrats. Ce qui explique l’adhérence forte du PU avec certains substrats.
L’effet des lisons dans le phénomène du collage dépend de la distance entre les molécules de la
colle et des substrats.
Les collages les plus efficace sont obtenus pour des distances très faible (10-10m). D’où l’intérêt
d’un bon mouillage et pressage au moment de l’assemblage.
Tableau 1 : Modes de prise des colles et adhésifs pour les emballages et leurs paramètres de
prise
Les papiers traités seront plus difficiles à mouiller par les colles et les adhésifs. En revanche, les
papiers ordinaires absorbants, seront faciles à mouiller et à coller mais moins stable. Ils
peuvent s’allonger après avoir absorber l’eau de la colle donc friser ou se gondoler.
b. Cartons :
Le carton plat comporte trois couches :
ª La couche extérieures, ou recto, dont la surface est traité pour recevoir les impressions
(apprêts physiques, couchages.. etc.)
ª L’intérieur, qui confère la rigidité,
ª La face intérieure, ou verso, traiter ou non.
Lors de la fabrication et de la fermeture des emballages en carton plats (étuis, boites), on colle
toujours recto sur verso et les faces jouent donc chacune leur rôle.
2. Plastique
Dans plusieurs situations et applications, on est réalise le collage des films plastiques.
Pour obtenir une adhérence suffisante sur ces films plastiques, on a recours en général à des
adhésifs polyuréthanes (PU) de divers types (bicomposant ou monocomposant, le plus souvent
en milieu solvant, mais parfois aussi à 100 % d’extrait sec).
Les colles traditionnelles d’étiquetage (à base de caséine ou vinyliques) n’adhérent pas ces
plastiques, il est donc nécessaire d’utiliser :
ª Soit des colles émulsions aqueuse copolymères (acryliques, VAC/E/ : acétate de vinyle /
éthylène) ;
ª Soit des adhésifs thermo fusibles autoadhésifs.
3. Verre
Les bouteilles de verres peuvent être traités ou non avec des enductions de cires, de
polyéthylène, etc. Les colles à utiliser sur ces traitements de surface seront différentes de celles
à utiliser sur le verre nu.
L’adhérence sur le verre demande également des polymères adaptés : caséines, acryliques,
VAC/E, dextrines. De plus le verre étant imperméable, si on désire utiliser une colle aqueuse,
l’autre matériau à coller doit être absorbants.
Les bouteilles de verre sont souvent revêtues d’enductions spéciales destinées à éviter l’usure du
verre lors du recyclage des bouteilles. Ainsi, les adhésifs utilisés doivent donc être compatibles
avec ces enductions.
4. Métaux
Les boites de conserves en fer blanc ou en aluminium, etc. peuvent être humides et chaudes à
la sortie des étuves de stérilisation ; cet état de surface exige un choix approprié de l’adhésif.
Les colles classiques (colles aqueuses) n’adhèrent pas bien sur les métaux et il faut donc
d’autres colles (thermofusibles).
Cependant pour des collages légers de feuilles d’aluminium minces sur papier, on utilise des
colles caséine-latex ou VAE émulsions.
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b. Plastiques
Les plastiques n’autorisent pour leur collage que des adhésifs bien
spécifiques : certains thermofusibles à base de SBS, SIS, les polyuréthanes,quelques adhésifs en
émulsion très adhérents (VAC/E, acryliques).
c. Verre
L’adhérence sur le verre demande également des polymères adaptés : caséines, acryliques,
VAC/E, dextrines. De plus le verre étant imperméable, si l’on désire utiliser une colle aqueuse,
l’autre matériau à coller doit être absorbant.
d. Métaux
Les caractéristiques des colles conditionnent leur mise en oeuvre sur les systèmes d’application.
L’emballage justifie l’utilisation de machines à grandes cadences qui nécessitent une parfaite
adaptation des colles aux points de vue viscosité, tack, vitesse de prise.
Toutes les machines d’emballages comportent les étapes suivantes (voir figure) :
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À ce moment, le poids des produits contenus dans l’emballage peut agir sur les rabats ou les
parties collées et solliciter plus ou moins les collages pour les faire s’ouvrir. Il faut donc qu’une
prise suffisante de la colle ait eu lieu. Les colles doivent d’abord être compatibles avec les
divers types de machines et d’application.
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Le tableau 2 suivant : indique selon les opérations de collage quelles sont les exigences et les
caractéristiques des colles à considérer.
Opérations de Exigences pour les Caractéristiques de la colle à
collages colles et adhésifs connaître
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Le dosage peut être réalisé automatiquement avec une pompe ou un système de dosage et il
peut être effectué seulement juste avant l’opération d’encollage, afin que les deux composants
ne commencent pas à réagir ensemble de façon prématuré.
b. Viscosité
La viscosité d’un adhésif renseigne sur la manière dont il s’écoule lorsqu’il est soumis à la
pesanteur et/ou à des forces de cisaillement. La viscosité se mesure en mPa · s (millipascal-
seconde) à l’aide d’un viscosimètre.
La viscosité doit être adaptée à l’applicateur :
Type d’applicateur utilisé : comme nous le verrons, certains applicateurs exigent des
colles très fluides (applicateurs à buse, à bille), d’autres des colles plus épaisses
(Applicateurs à rouleau vertical des étiqueteuses).
Difficulté de mouillage : si un matériau est difficile à mouiller, on utilisera une colle plus
fluide.
Consommation de colle : la viscosité, la consommation, la vitesse de chaîne sont liées
entres elles ; si la colle est épaisse, elle est plus difficile à appliquer, la vitesse de chaîne
est donc plus faible et l’on consomme plus de colle.
Viscosité et température de la colle : Pour toutes les colles, la viscosité diminue quand
la température de la colle augmente. C’est le cas des adhésifs quelles qu’elles soient :
vinyliques, dextrine, gélatine.
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¾ Soit parce que ce second matériau est difficile à mouiller (traité, enduit, etc.) ;
¾ Soit parce que l’adhésif est trop visqueux ou à un mauvais pouvoir mouillant vis-à-vis
du second matériau ;
¾ Soit parce que le temps ouvert de l’adhésif est dépassé.
Seul le collage de La fig a donnera satisfaction puisque les surfaces réellement collées, dans le
cas figb et figc ne représentent qu’une petite surface de la surface totale.
d. Consommation ou grammage
La valeur du grammage correspond à la quantité de colle appliquée sur une surface donnée.
On la mesure en grammes par mètre carré (ou en grammes par mètre linéaire si on applique
un cordon de colle).
Pour obtenir un bon collage, il faut déposer une quantité optimale d’adhésif, c’est à dire ni
trop ni trop peu :
ª Si l’on ne met pas assez de colle, la force de collage est insuffisantes, car la surface de
contact entre la colle et les matériaux est trop faible, de plus, pour des matériaux
poreux et absorbants, une colle fluide risque d’être absorbée en laissant alors une
couche insuffisante pour assurer un bon contact.
ª Inversement si le film de colle est trop épais, il sèche trop lentement : le durcissement
insuffisant de colle expose à des risques d’ouverture et de relâchement des collages.
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e. Temps ouvert
Parfois appelé temps d’assemblage ouvert, le temps ouvert correspond au temps qui s’écoule
entre le moment où la colle a été étalée et celui où elle a perdu son pouvoir collant parce
qu’elle a commencé à sécher, ou à s’épaissir, ou à se refroidir dans le cas d’un adhésif
thermofusible.
Exemples
Adhésifs thermofusibles temps ouverts très courts (quelques secondes).
Sur les machines d’emballage, il est, en général, très court, de l’ordre de la seconde, voire
moins. Il faut effectuer le pressage tant que la colle est encore collante.
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h. Extrait sec
Beaucoup d’adhésifs pour emballages sont des dispersions ou des solutions de polymères dans
un liquide porteur qui est le plus souvent de l’eau (rarement du solvant).
L’extrait sec (ES) est la teneur en matières actives de la colle, c’est-à-dire un rapport de
masses m (exprimé en %) :
En général, les colles et les adhésifs pour emballages ne contiennent pas de charges minérales,
comme c’est le cas avec d’autres adhésifs. Leur extrait sec est donc constitué uniquement de
matières actives.
ª L’extrait sec conditionne le prix de revient de la colle mais aussi son efficacité
car, s’il est trop faible, on risque d’avoir trop peu de matières actives dans le
joint de colle.
ª L’extrait sec conditionne également la prise de la colle et il doit être choisi en
fonction du pouvoir d’absorption des matériaux.
h. Extrait sec
L’extrait sec des colles doit toujours être indiqué par les fabricants. Il peut être calculé à partir
de la pesée d’une certaine quantité d’adhésif, avant et après séchage complet. Les valeurs
mhumide et
msec obtenues permettent d’effectuer le rapport qui donne la valeur
msec
ES :
mhumide
i. Mode de prise
Lors du pressage, la colle doit faire sa prise. Elle n’acquiert toutes ses propriétés (mécaniques,
physiques, chimiques) que lorsqu’elle est parvenue à l’état solide et cela peut se produire selon
les différents modes de prise indiqués au tableau 1. La durée de la prise dépend des paramètres
notés dans ce même tableau.
La vitesse de prise est très importante car les chaînes de conditionnement vont de plus en plus
vite en raison de la concentration des productions dans un petit nombre de grosses usines.
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3. Performances
a. Résistance au fluage
Le fluage est la déformation lente et irréversible de la colle sous l’action de sollicitations
extérieures : chaleur, poids des matériaux, effet ressort des rabats d’un emballage, etc.
Pour la mesurer (figure 3), on suspend un poids P à l’assemblage collé, on met éventuellement
l’ensemble dans une étuve chauffée à la température que devra supporter l’adhésif, et on
mesure le déplacement en fonction du temps (et de la température).
L’adhérence est le plus souvent mesurée, dans les industries de l’emballage, au moyen d’un
essai de pelage (figure 4).
On pèle un des matériaux à assembler, collé avec l’adhésif à tester sur un support adéquat
(carton épais, verre, etc.), ou bien on sépare les deux matériaux collés.
La machine de traction doit exercer une force
constante ainsi qu’un déplacement des
mâchoires à vitesse constante et déterminée par
la norme.
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Selon les cas, on peut souhaiter avoir une force élevée ou moyenne, voire même faible si l’on
désire fabriquer par exemple des étiquettes pelables. Les forces de pelage dans l’emballage
sont donc comprises entre 1 et 10 N/cm de largeur.
L’adhérence dépend du couple colle-matériau. Une colle doit donc être formulée avec des
matières de base qui accrochent sur les matériaux à coller.
Par exemple, sur un plastique (PE, polypropylène, PP, PVC), les émulsions vinyliques ou les
colles végétales n’adhèrent pas et il faut avoir recours, selon les cas, soit à des adhésifs
thermofusibles, soit à des émulsions spéciales (acryliques, VAC/E), soit à des adhésifs
polyuréthanes, ou même enfin à des autoadhésifs qui, par nature même, adhèrent sur tout
(mais avec des forces d’adhérence modestes).
Les fabricants de colles et adhésifs doivent indiquer, dans leurs notices techniques, sur quels
matériaux l’adhésif considéré peut adhérer.
Remarque :
Les emballages collés peuvent aussi être sollicités autrement qu’en pelage, par exemple en
clivage (cas des rabats d’une caisse carton ou d’un plateau carton) ou en cisaillement.
La norme NF EN1896 permet de mesurer la résistance à la traction et à l’allongement des
adhésifs pour papier, carton, emballages.
ª Lavabilité
Les étiquettes des bouteilles de verre consignées (recyclables) doivent pouvoir être éliminées
facilement lors du lavage au retour à l’usine d’embouteillage. On utilise alors des colles
végétales, caséine, ou vinyliques spéciales qui résistent peu à l’eau chaude en milieu alcalin.
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e. Classement alimentaire
Un grand nombre de produits emballés ou conditionnés sont alimentaires et leurs emballages
sont donc soumis à diverses législations concernant le contact avec des denrées alimentaires
thermiques.
Réglementation européenne
Directives : matériaux en contact des denrées alimentaires, contrôle et vérification de la
migration….
Réglementation française
Décrets et arrêtés : matériaux en contact des denrées alimentaires, composition des matériaux,
liste positive, principe d’inertie (essais migration)
Autres réglementation (FDA, BGA allemand) listes des constituants positives ou
négatives
4. Caractéristiques économiques
Pour le calcul des prix de revient du collage, il faut tenir compte de toutes les caractéristiques :
Consommation
Prix de la colle
Vitesse de chaîne et cadence de production
Temps de nettoyage des applicateurs
Conditionnement e la colle
4. Caractéristiques économiques
Pour le calcul des prix de revient du collage, il faut tenir compte de toutes les caractéristiques :
Consommation : exprimée en grammes par mètre carré (g/m2) ou en grammes par mètre
linéaire (g/m).
1. Colles végétales
a. Colles d’amidon
Elles sont constitués d’amidon de pommes de terres , de mais ou de blé gonflé et éclaté dans
l’eau chaude .
ª Caractéristiques :
¾ Extrait sec : 18 à 20%
¾ Viscosité : 500 mPas.s.
¾ Très bon marché (coût faible)
¾ Tack faible et prise lente (teneur en eau 80%)
¾ Bonne adhérence sur le papier et le carton et des performances faibles avec
une teneur à l’eau médiocre.
¾ Sensibles à la biodégradation par les microorganismes et leur viscosité évolue
dans le temps.
¾ Faible conservation à l’état de pâte prête à l’emploi et sont donc fabriqués
dans l’atelier d’emballage et utilisées immédiatement.
¾ Solubles dans l’eau chaude additionnée de soude (recyclage).
ª Utilisations :
Les colles d’amidon sont utilisées principalement pour la fabrication du carton ondulé en raison
des prix bas, de la bonne adhérence sur le carton et de la possibilité de recyclage des
emballages.
ª Utilisations :
¾ Étiquetage de bouteilles en verre : le bon tack autorise des collages corrects à
des cadences moyennes à lentes (20000 unités par heures maximum),
¾ Fabrication de sacs et sachets de papier : la colle amidon épaisse garnit bien le
joint entre les deux feuilles ou plis de papier, est incolore après séchage et ne
tâche pas.
¾ Contre collage papier décor / Carton : le faible extrait sec des colles amidon
est un inconvénient en raison de la forte teneur en eau. En effet, de l’humidité Page
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peut rester dans l’épaisseur des plaques. Ces colles sont néanmoins utilisées dans
ce domaine compte tenu de leur bas prix.
c. Colles dextrine
En grillant des amidons dans des conditions de température définies et dans un milieu
favorisant certaines réactions chimiques, on prépare des dextrines de couleur plus ou moins
foncée et de viscosité variables. Leur prise est, en général, lente et leurs coûts bas.
ª Caractéristiques :
Le latex naturel est une émulsion blanche, très liquide (viscosité de 300 à 600 mPa.s), à 60 %
d’extrait sec, qui peut être utilisée presque telle quelle, avec simplement une addition de
stabilisant pour éviter une coagulation prématurée lors du stockage. bonne résistance à l’eau
et à l’humidité et offre une bonne adhérence sur le papier, les films cellulosiques et le
polypropylène biorienté (OPP) avec une faible consommation.
ª Applications :
¾ enduction des rabats d’enveloppes autocollantes ;
¾ scellage immédiat à froid de sachets papiers ou plastique pour le
conditionnement de produits sensibles à la chaleur (chocolat).
2. Colles animales
a. Caséine
Cette protéine du lait solubilisée en milieu alcalin donne des colles à haute viscosité, de 30 000
à 60 000 mPa·s, à tack très élevé, résistantes à l’eau et à la chaleur, à prise lente et qui
adhèrent sur de nombreux supports : papier, verre, acier galvanisé, bois, etc. Extraits secs de
l’ordre de 40 %.
ª Utilisations : étiquetage des bouteilles et pots en verre Page
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À grandes cadences (jusqu’à 50 000 bouteilles par heure), les colles de caséine adhèrent bien
sur les bouteilles traitées.
Utilisés à 25 à 30°C pour faciliter l’alimentation des encolleurs et régulariser la viscosité. Leur
résistance à l’humidité est suffisante pour résister à l’eau froide du seau à glace ou à la
condensation qui se pose sur les bouteilles sortant du réfrigérateur, mais elle n’est pas
cependant trop forte pour ne pas gêner le lavage et l’élimination des étiquettes des bouteilles
consignées.
b. Gélatine
Les colles de gélatine ne sont pratiquement plus utilisées en raison de leurs performances
médiocres (tenue à l’eau faible par exemple). Leur seul intérêt était qu’elles étaient
totalement comestibles ce qui est intéressant pour le conditionnement de produits alimentaires.
On en fait par exemple des gélules pharmaceutiques.
b. Alcool polyvinylique
Ce produit est soluble dans l’eau et sert à formuler des colles réactivables à l’eau, pour
l’assemblage des timbres des rabats d’enveloppes...
4. Adhésifs VAC/E
Avec les copolymères VAC/E (acétate de vinyle/éthylène), on obtient une plastification interne
de l’acétate de vinyle par l’éthylène qui donne des polymères plus mous, plus souples et aussi
plus collants. Page
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5. Adhésifs Acryliques
Ces homopolymères ou copolymères acryliques sont présentés sous deux formes :
émulsions aqueuses ;
solutions dans des mélanges de solvants (cétones et esters en général).
Les polymères acryliques adhèrent sur toutes sortes de matériaux : papier ; tous cartons (même
vernis, enduits, imprimés) ; tous films plastiques ; feuilles d’aluminium.
ª Propriétés
ª Utilisations :
ª Étiquettes et rubans autoadhésifs;
ª Enductions thermocollantes en solution permettent de réaliser des enductions
réactivables à chaud (à une température de 60 à 80oC);
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6. Adhésifs Polyuréthane
a. Définition et chimie
Les polyuréthanes sont des produits contenant des groupements uréthanes qui résultent de la
réaction d’isocyanates (-NCO) et de produits hydroxylés (polyol, polyester, polyéther…).
Exemple : PU linéaire
Isocyanate utilisé : di-isocyanate d’hexaméthylène
OCN-(CH2)6-OCN
Glycols utilisé : propane diol (1-3), butane diol (1-4), pentane diol (1-5), etc.
(-O-R2-O-OC-NH-R1-NH-CO-O-R2-O-)n
Les adhésifs polyuréthanes peuvent être en milieu solvanté ou en milieu aqueux ou à 100 %
d’extrait sec.
La chimie des polyuréthanes est très complexe et variée et permet de préparer des produits
très divers aux applications multiples.
ª Propriétés et caractéristiques
¾ Températures d’application : le plus souvent comprises entre
¾ 150 et 180 oC, pour obtenir des viscosités basses (de l’ordre de 600 à 1500 mPa · s).
¾ Temps ouvert : 1 à 10 s, selon les formules.
¾ Vitesse de prise : elle est très grande (quelques secondes)
¾ Point de ramollissement : 70 à 110 oC selon les formules.
¾ Fluage et tenue à la chaleur : leur résistance à la chaleur et au
¾ fluage sont modestes (entreposage à des températures supérieures à 50 ou 60 oC.
¾ Résistance à l’eau, à la dégradation bactérienne : bonne.
¾ Adhérence : bonne sur papier et carton et modérée à faible sur les plastiques.
¾ Stabilité à la chaleur dans les bacs de fusion : le maintien de l’adhésif à une
température supérieure à son point de fusion peut être la cause de dégradation.
L’utilisateur doit donc effectuer un nettoyage périodique des bacs de fusion et
renouveler fréquemment l’adhésif : le brunissement est le signe d’une dégradation.
¾ Il faut veiller à respecter strictement les températures d’application indiquées par les
fabricants et contrôler régulièrement les thermostats, afin d’éviter les surchauffes.
ª Utilisations
¾ fermeture des caisses carton, des caisses américaines et des étuis
¾ carton (tels que les étuis de pâtes, riz, etc.). Ils permettent des cadences très élevées
grâce à leur prise quasi immédiate (160 étuis/min par exemple).
ª Utilisations :
¾ fabrication d’étiquettes et de rubans autoadhésifs,
¾ collage d’étiquettes papier ou plastique sur bouteilles plastiques (en PVC ou PET) ;
¾ collage de protections en polystyrène expansé sur carton
¾ (pour l’emballage isotherme de glaces et surgelés) ;
¾ collage de cartonnages devant résister à des très basses températures (surgelés), car
ces autoadhésifs thermofusibles restent souples et collants même à – 40 oC.
¾
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Un rouleau tourne dans le bac rempli de colle. Le grammage de colle déposée peut être
contrôlé par divers systèmes :
— un deuxième rouleau ;
— une lame ou un couteau racleur qui retirent l’excès de colle entraînée par le rouleau (figures
5 a et 5 b) ;
— une lame doseuse, une lame d’air (figures 5 f et 5 i), etc.
Le plus souvent le rouleau tourne dans le même sens que le matériau à enduire : dans ces
conditions le dépôt de colle n’est pas lisse. Si l’on veut un dépôt parfaitement lisse, il faut utiliser
un système Reverse Roll dans lequel le deuxième rouleau, applicateur, tourne en sens inverse
du matériau à enduire en raclant ainsi la colle (figures 1 b et 1 h).
b. Système à bille
L’adhésif contenu dans un réservoir situé au-dessus de l’applicateur (figure 6) s’écoule, par
gravité en général, lorsque la bille remonte lors du passage d’une pièce à encoller. Il est étalé
par la partie plane située à la base de l’applicateur et la largeur encollée est comprise entre 2
et 15 mm; La quantité d’adhésif déposée est déterminée par la pression d’alimentation et par
la taille de la bille et de l’applicateur.
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b. Applicateurs à rouleaux
C’est le système utilisé par les étiqueteuses de bouteilles Krones (figure).
Le rouleau dépose l’adhésif sur des palettes oscillantes fixées sur un barillet. Les palettes ont la
forme des étiquettes à coller mais sont très légèrement plus petites pour éviter les
débordements de colle. Les palettes encollées saisissent chacune une étiquette en passant
devant le magasin d’étiquettes. ces étiquettes sont ensuite plaquées par dépression sur le
tambour qui les transfère sur les bouteilles qui défilent. Ainsi, plusieurs étiquettes peuvent être
appliquées en un passage
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Fig 9. Différents types de buses pour hot-melts : standards ou spéciales, diamètres multiples,
mono ou multiorifices
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Fig 10. Contrecollage sur microcannelure Fig 11. Chaîne de fabrication de microcannelé et
contrecollagede papier décor imprimé
c. Encaissage
ª Wrap around
Cette technique de suremballage consiste à entourer un groupe de plusieurs emballages
(bouteilles, boîtes de conserves, etc.) avec une feuille de carton, compact ou ondulé, qui est
repliée sous l’action d’arceaux métalliques et collée immédiatement par des traits d’adhésif
thermofusible (figure 12).
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