CHAPITRE 2
: LA PHILOSOPHIE ANTIQUE
LEÇONS 1 : LA PHILOSOPHIE DE LA PERIODE
PHARAONIQUE
Justification : Permettre à l’apprenant de comprendre les principes de la philosophie
Egyptienne et identifier quelques penseurs de cette période.
INTRODUCTION
La philosophie de la période pharaonique est l’ensemble des productions philosophiques
observées en Egypte 300 ans avant notre ère. Cette période fut fortement marquée par les
travaux des prêtres, et même de certains cadres administratifs et gouvernementaux Egyptiens.
L’Egypte Pharaonique est un territoire qui s’étend le long de la vallée du Nil. Elle se situe
entre 2 déserts : le désert de Lybie à gauche et le désert Arabie à droite. Il faut dire que
l’Egypte antique est surtout reconnue par l’existence de pharaons. On se demande donc à quoi
sert-il aujourd’hui de faire une étude sur l’Egypte pharaonique ? Quel intérêt révèle une telle
étude ? Qu’est-ce qui fait sur le plan de la connaissance la spécificité de l’Egypte ?
I. Les grandes écoles Egyptiennes
Pendant le nouvel empire, la civilisation Egyptienne va se développer. Ce fut la création
de l’écriture appelée Hiéroglyphes, et la fondation des écoles sous la direction des grands
prêtres Egyptiens qui étaient des grands maitres à penser. Ces écoles connaissent un essor
considérable, au point où plusieurs savants de la Grèce vont y séjourner pour apprendre la
science. On aura donc par exemple Thalès, Pythagore et même Socrate, qui iront là-bas
pour la même finalité. Tout ceci concourt à montrer que l’Egypte est le berceau de la
civilisation. Les écoles de pensée de cette période sont :
L’école philosophique Thébaine, Qui passe pour avoir inventé la philosophie.
L’école Saïte, ayant pour maitre SONCHIS
L’école Memphite, ayant pour maitre KRUFIS et PAMENES
L’école Héliopolitaire, ayant pour maitre SEKNUPHIS ; PSENOPIS
II. Les enseignements des écoles Egyptiennes
1. La Maât
C’est un ensemble de lois qui régissaient la vie des anciens Khamites (noir). Il est une entité
symbolisant l’équilibre établi par le créateur, la justice qui permet d’agir selon le droit ; l’ordre
qui fait conformer les actes de chacun aux lois, à la vérité, à la droiture et à la confiance. La
Maât est une loi morale.
Après avoir étudié et découvert l’existence de Dieu, les Egyptiens ont émis un ensemble de lois
chargés d’appliquer cette philosophie et de garantir l’ordre et l’harmonie dans la société. La Maât est
toujours anthropomorphique, c'est-à-dire centrée sur l’Homme. Elle est une institution pharaonique. Le
premier devoir du pharaon est de faire respecter la Maât dans toute l’Egypte. En outre, elle a une
dimension divine. Tout être humain à le devoir de mettre l’ordre à la place du désordre, le bien à la
place du mal, la vérité à la place du mensonge. Le contraire de la Maât est appelé Infet. La Maât
comptait 42 lois. Celui qui est juste et qui vit selon la Maât c'est-à-dire dans la constante application de
ces lois est appelé Maakhemou.
2. Le NOUN
Dans la mythologie Egyptienne, le Noun est l’océan primordial de qui tout provient.
On peut considérer le Noun comme un concept plutôt qu’un dieu, il est l’océan qui a fait la
vie et qui fera la mort. Il s’étend autour du monde. Ce Noun est le lieu où s’acquiert Dieu
créateur et les autres dieux. Le Noun est représenté pour montrer la genèse du monde. Ce
concept désigne l’origine de toute chose.
Conclusion
En définitive, les études faites sur l’Egypte pharaonique nous révèlent que plusieurs
grands philosophes Grecques ont étudiés en Egypte. Ceux-ci ont apprit un code moral (la
Maât) ; et que le monde ne provient pas d’une génération spontanée, il est issu d’un océan qui
est à l’origine de Dieu et serait le créateur (le Noun). Il y a donc lieu de conclure que l’Egypte
est le berceau de la civilisation.