Ouvrir Bourgeois Gentilhomme 2023 2
Ouvrir Bourgeois Gentilhomme 2023 2
Les « farces » sont des pièces profanes (non religieuses) qui apparaissent au XIII°s. Ce
sont des pièces écrites pour faire rire le public des villes. Elles mettent en scène des
personnages de la vie quotidienne : bourgeois, marchands, maris cocus, femmes aux
mœurs légères. Elles critiquent les mœurs de l’époque.
D) Le lexique
Théâtre: le lexique à connaître
Complétez les définitions suivantes à l’aide de la liste du vocabulaire du théâtre ci-
dessous :
VOUS DEVEZ REGARDER LA VIDÉO DU DIAPORAMA SUR LE LEXIQUE DU
THÉÂTRE:
https://youtu.be/JuXfRNTBh7Q
Et : https://view.genial.ly/5ec225e28e243b0d5a3384dc/game-breakout-bilan-theatre-4e
14° ________________________: pièce dont la fin est malheureuse. La fatalité pèse sur
les hommes et les voue au malheur.
2°intrigue :combinaison de tous les événements qui forment le sujet d’une pièce.
3°exposition :Première scène d’une pièce de théâtre, elle explique la crise en cours,
présente les personnages, les lieux, le contexte, l’époque.
4°réplique :chaque prise de parole, chaque énoncé dit par un personnage aux autres.
6°acte : autrefois il durait le temps qu’il fallait aux chandelles pour se consumer. Cinq ou
trois à l’époque classique.
7° commedia dell’ Arte: Elle se fonde sur l’improvisation et des personnages typiques et
comiques. Cette tradition a nourri le théâtre comique français.
8°comédie: Pièce de théâtre montrant aux spectateurs les aspects ridicules d’une personne
ou d’une société pour le faire rire mais aussi pour le faire réfléchir. Son issue est heureuse.
10°dénouement: il résout le problème majeur de la pièce et ceux des personnages les plus
importants. Dans la scène finale, la plupart des personnages sont rassemblés.
11°didascalies: indications hors dialogue données par l’auteur. Elles concernent les gestes,
les déplacements de l’acteur, les destinataires d’un propos, les sentiments…
12°monologue: les paroles d’un personnage seul en scène. Il permet de connaître ses
pensées, ses sentiments.
14°tragédie: pièce dont la fin est malheureuse. La fatalité pèse sur les hommes et les voue
au malheur.
15°tirade: longue suite de phrases qu’un acteur dit sans interruption. Mais il n’est pas seul
sur scène.
Les mots croisés
Verticale
2. Grande division d’une pièce qui correspond à un moment de l’action présentée.
3. chaque prise de parole, chaque énoncé dit par un personnage aux autres.
5. partie du texte théâtral constituée par tout ce qui n’est pas dit par les acteurs.
Horizontale
1. procédé qui consiste à faire dire par un personnage quelque chose qui
n’est pas destiné aux autres personnages, mais que le public entend.
Phrase n°1: Ecrit pour être représenté, plutôt que pour être lu, le théâtre suppose des
acteurs, des costumes, des décors, un public. La présence du public au théâtre
implique une situation d'énonciation particulière : lorsqu’un personnage s'adresse à
un autre personnage sur la scène, il s’adresse également au public. C’est le principe
de la double énonciation.
Séance n° 2 : M. Molière, qui êtes-vous ?
Objectif : découvrir Molière sous la forme d’une interview
Support : Un musée biographique + des extraits de Molière d’Ariane
Mnouchkine
En vous aidant de
• la biographie ci-dessous
• la vidéo: https://youtu.be/JuXfRNTBh7Q
• l’adresse suivante dans la barre d’adresse : http://www.comedie-francaise.fr/ Cliquez
sur l’onglet « Histoire et patrimoine » à droite puis choisissez l’onglet « Molière ». )
aidez Molière à répondre à ces questions .
1
1) M. Molière, à quelle date êtes-vous né?
2) A quel poste prestigieux votre père accède-t-il en 1631?
3) Quel drame survient dans votre vie en 1632?
4) Quel projet votre père conçoit-il pour vous et que fait-il en ce sens en 1636?
2
1) Quelle personnage, très important pour vous, meurt en 1638?
2) Quelle rencontre fondamentale faites-vous en 1642?
3) A quoi renoncez-vous alors?
4) Que fondez-vous avec Madeleine Béjart et sa troupe?
3
1) Votre nouvelle vie n'est pas couronnée de succès. Quelle conséquence cela a -t-il sur
votre vie en 1645?
2) Vous quittez alors Paris et débutez une tournée en province. Qui vous prend sous sa
protection en 1653?
3) Quel changement ce personnage opère-t-il en 1656?
4) Que se passe-t-il alors pour vous et votre troupe?
4
1) Quel personnage illustre vous offre à son tour sa protection en 1658?
2) Quel événement important se produit alors le 24 octobre 1658?
3) Quelle salle le roi met-il alors à votre disposition en 1660?
4) Où vous installez-vous définitivement en 1661?
5
1) Qui épousez-vous en 1662?
2) Que vous a-t-on alors reproché?
3) Quelle pièce jouez-vous la même année?
4) Quelles questions importantes cette pièce soulève-t-elle?
6
1) Laquelle de vos pièce est interdite en 1664?
2) Qui demande son interdiction?
3) Qui vous prend officiellement sous sa protection en 1665?
4) Pour quelle pièce, créée cette même année, vous accuse-t-on de « prôner »
l’athéisme?
7
1) Dans cette pièce, vous contez les mésaventures d’un personnage d’une loyauté
indéfectible. Quel est son titre?
2) Quand la créez-vous?
3) Quelle autre pièce voit le jour cette même année?
4) Que raconte votre célèbre pièce L’Avare?
8
1) Avec quel artiste créez-vous Le Bourgeois gentilhomme?
2) Quel est le thème de cette pièce?
3) Quand la créez-vous?
4) Dans quelle tradition, votre pièce, Les fourberies de Scapin, s’inscrit-elle?
9
1) Quel est le titre de votre dernière pièce?
2) Que vous arrive-t-il lors de la quatrième représentation?
3) Que deviez-vous faire pour obtenir les derniers sacrements et don être enterré
religieusement?
4) Dans quelles conditions serez-vous enterré?
3
1) Votre nouvelle vie n'est pas couronnée de succès. Quelle conséquence cela a -t-il sur
votre vie en 1645?
Je suis emprisonné pour dette.
2) Vous quittez alors Paris et débutez une tournée en province. Qui vous prend sous sa
protection en 1653?
Le prince de Conti nous prend sous sa protection.
3) Quel changement ce personnage opère-t-il en 1656?
Il devient dévot. Un homme très religieux.
4) Que se passe-t-il alors pour vous et votre troupe?
Il nous retire sa protection. Nous devons quitter son domaine et rentrons à Paris.
4
1) Quel personnage illustre vous offre à son tour sa protection en 1658?
Monsieur frère du Roi nous prend sous sa protection.
2) Quel événement important se produit alors le 24 octobre 1658?
Nous jouons devant le Roi Louis XIV.
3) Quelle salle le roi met-il alors à votre disposition en 1660?
Le Roi met à notre disposition la salle du Petit Bourbon.
4) Où vous installez-vous définitivement en 1661?
Nous nous installons définitivement au Palais Royal.
5
1) Qui épousez-vous en 1662?
J’épouse Armande Béjart, la fille de Madeleine.
2) Que vous a-t-on alors reproché?
On a pensé qu’Armande était ma fille, mais c’est faux.
3) Quelle pièce jouez-vous la même année?
Je joue L’Ecole des femmes.
4) Quelles questions importantes cette pièce soulève-t-elle?
Ma pièce parle de l’institution du mariage et l’éducation des filles.
6
1) Laquelle de vos pièce est interdite en 1664?
Ma pièce Tartuffe est interdite en 1664.
2) Qui demande son interdiction?
La pièce est interdite à la demande de l’archevêque de Paris.
3) Qui vous prend officiellement sous sa protection en 1665?
En 1665, Louis XIV décide de me prendre officiellement sous sa protection.
4) Pour quelle pièce, créée cette même année, vous accuse-t-on de « prôner »
l’athéisme?
Il s’agit de Dom Juan.
7
1) Dans cette pièce, vous contez les mésaventures d’un personnage d’une loyauté
indéfectible. Quel est son titre?
Il s’agit du Misanthrope.
2) Quand la créez-vous?
Je la crée en 1666.
3) Quelle autre pièce voit le jour cette même année?
Je crée la même année Le Médecin malgré lui.
4) Que raconte votre célèbre pièce L’Avare?
Cléante et Elise, les deux enfants d'Harpagon craignent chacun pour leur amours
respectifs. L'avarice de leur père fait obstacle à leur bonheur. Heureusement le vol d'une
cassette viendra bouleverser les plans de l'avide vieillard.
8
1) Avec quel artiste créez-vous Le Bourgeois gentilhomme?
Je collabore avec le musicien Jean-baptiste Lully.
2) Quel est le thème de cette pièce?
Dans cette pièce, je me moque du snobisme de Monsieur Jourdain, un piètre imitateur de
la noblesse.
3) Quand la créez-vous?
Je la crée en 1670.
4) Dans quelle tradition, votre pièce, Les fourberies de Scapin, s’inscrit-elle?
Elle s’inscrit dans la tradition italienne.
9
1) Quel est le titre de votre dernière pièce?
Ma dernière pièce s’intitule Le Malade imaginaire.
2) Que vous arrive-t-il lors de la quatrième représentation?
Je suis pris d'un malaise lors de la quatrième représentation.
3) Que deviez-vous faire pour obtenir les derniers sacrements et don être enterré
religieusement?
Je devais abjurer ma profession de comédien.
4) Dans quelles conditions serez-vous enterré?
Je fus enterré de nuit, suivi dans la brume, par de nombreux amis, sans aucune cérémonie.
Voici sa biographie :
Jean Poquelin succède en 1631, comme valet de chambre-tapissier du Roi, à son frère
cadet Nicolas. La mère de Jean-Baptiste meurt un an plus tard.
Après avoir obtenu à Orléans ou à Bourges une licence de droit en 1641, Jean-Baptiste
accompagne, en qualité de tapissier à la place de son père, Louis XIII en Languedoc en
1642. Au cours de ce voyage, Jean-Baptiste rencontre Madeleine Béjart, alors comédienne
de la troupe de Charles Dufresne.
Un an après, Jean-Baptiste Poquelin renonce à la survivance de la charge paternelle et
reçoit 630 livres de la succession de sa mère. Le 30 juin, il fonde l'Illustre Théâtre avec
neuf autres sociétaires dont Madeleine Béjart. Il prend le nom de Molière. Les raisons qui
l'ont incité à choisir ce pseudonyme n'ont jamais été élucidées.
1644
Ouverture de l'Illustre Théâtre, sous la protection de Gaston Orléans. Les premières
représentations ne rencontrent que très peu de succès. Au printemps, la troupe l’Illustre-
Théâtre fait faillite Emprisonné pour dettes en Août 1945, Molière est libéré deux jours plus
tard, grâce à l'intervention de son père . La même année, il quitte Paris, avec la troupe de
Charles Dufresne. Ils vont parcourir l'ouest et le sud de la France pendant plus de treize
ans.
roi qui accorde à la troupe de Molière le
1652 droit de partager avec les Comédiens-
Création à Lyon de l'Etourdi, première Italiens, la salle du Petit Bourbon.
comédie de Molière.
Le prince de Conti, près de Pézenas,
accorde sa protection à la troupe de Le18 novembre 1659 Molière connaît un
Molière. grand succès avec les Précieuses
ridicules. Cette pièce est créée lors de la
même représentation que Cinna de
Corneille et fait un triomphe.
1656
La conversion du prince de Conti, qui retire
alors sa protection, contraint la troupe à
quitter Pezenas.
En 1661, La troupe de Molière s'installe définitivement au Palais Royal . L’École des maris
et les Fâcheux assoient sa renommée.
Il épouse Armande Béjart, la fille de avec la fille de sa maîtresse, lui vaut d'être
Madeleine Béjart en 1662. Ce mariage accusé de relations incestueuses avec
cette personne qui pourrait être sa fille. Tartuffe, joué à Versailles en 1664,
Il réussit son coup de maître en écrivant provoque un tollé chez les catholiques. La
l'Ecole des femmes, la première des pièce est interdite à la demande de
comédies de la maturité, en cinq actes et l’archevêque de Paris.
en vers. Cette pièce, qui soulève des La bataille de Tartuffe durera près de cinq
questions importantes (l’institution du ans. Remaniée, la pièce sera à nouveau
mariage et l’éducation des filles), tranche interdite en août 1667. Elle sera cependant
nettement avec les thèmes habituels de la jouée, en présence du frère du roi, chez le
farce ou de la comédie à l’italienne. Grand Condé.
Innovation littéraire en même temps que
critique originale de la société du temps,
elle irrite certains auteurs concurrents
autant qu’elle choque les tenants de la
morale traditionnelle.
L'Ecole des femmes connaît un énorme
succès, et vaudra à Molière une longue
polémique. Cette querelle occupera toute
l’actualité littéraire de l’année 1663, avec
ses pamphlets, ses textes satiriques et ses
quolibets.
En 1665, Louis XIV décide de prendre
officiellement Molière sous sa protection. Il
décerne à ses comédiens le titre de troupe
du roi
Dom Juan , pièce dont le personnage
principal se sent " un cœur à aimer toute la
terre". La pièce connaît un succès de cinq
semaines. Puis elle est étouffée avant
Molière répondra à ses adversaires en même que les adversaires de Molière
écrivant, l’année suivante, La Critique de puissent faire paraître leurs pamphlets
l’École des femmes et l’Impromptu de contre cette pièce , qui selon eux, prône
Versailles. Pièces dans lesquelles il tourne l'athéisme.
en dérision ses détracteurs (petits marquis,
faux vertueux, troupe rivale de l'hôtel de
Bourgogne…)
Le Misanthrope est créé en 1666. Cette pièce conte les mésaventures d'Alceste, un
personnage d'une loyauté et d'une probité indéfectibles. Elle connaît un succès mitigé,
mais sa dimension morale lui assurera un prestige qui ne fera que croître les siècles
suivants
Le Médecin malgré lui est crée la même année. Elle est aujourd'hui l'une des plus connues
et des plus jouées des pièces de Molière .
L'Avare, crée en 1668 est aussi une des pièces les plus connues de Molère: Cléante et
Elise, les deux enfants d'Harpagon craignent chacun pour leur amours respectifs. L'avarice
de leur père fait obstacle à leur bonheur. Heureusement le vol d'une cassette viendra
bouleverser les plans de l'avide vieillard.
Les Fourberies de Scapin, une comédie d'intrigue qui s'inscrit dans la tradition italienne que
Molière avait exploité au début de sa carrière, notamment avec l'Etourdi. Molière jouera, lui-
même, le rôle de Scapin, le valet meneur de jeu. Elle voit le jour en 1671.
2)Alceste, idéaliste, prétend se comporter sans hypocrisie. Il clame son intransigeance face
au pouvoir et à ses compromissions, mais il est épris de Célimène, jeune femme mondaine
et coquette. Désireux de fuir cette société, pour laquelle il ne serait pas fait, ce misanthrope
souhaite convaincre sa dulcinée de renoncer à ce monde par amour pour lui.
3)Arnolphe, imbu de l'idée qu'une femme ne peut être vertueuse qu'autant qu'elle est
ignorante, élève dans sa maison, sous la garde d'un valet et d'une servante stupides, une
jeune fille, Agnès, qu'on croit orpheline et dont il veut faire sa femme. Mais la naïveté
d'Agnès ne sert qu'à la faire céder plus facilement et sans remords aux poursuites
amoureuses du jeune Horace. L'école de cette femme n'a donc pas réussi. Elle sait bien lui
faire parvenir une lettre, le faire entrer chez elle, se préparer à fuir avec lui. Horace prend
pour confident Arnolphe lui-même, sans savoir qu'il est le tuteur d'Agnès : il le prévient de
tout ce qu'il tente, et va jusqu'à lui confier la personne d'Agnès, qu'il a fait évader. Par
bonheur, il n'est aucune de ses indiscrétions qui ne se retourne contre Arnolphe. Au
moment où Horace découvre qui est Arnolphe, il apprend qu'Agnès est fille du seigneur
Enrique, ami de son père, et il peut l'épouser.
4)Orgon, qui semble un personnage assez important, est tombé sous la coupe d'un
homme, hypocrite , dont il est le seul (avec sa mère, Madame Pernelle) à être dupe mais
qui singe la dévotion et a réussi à devenir son directeur de conscience. Cet aventurier
essaie de se faire donner en mariage la fille de son bienfaiteur, en même temps qu’il tente
de séduire sa deuxième femme, Elmire, beaucoup plus jeune que son mari. Démasqué
grâce à un piège tendu par Elmire afin de convaincre son mari de l'hypocrisie de ce
Tartuffe, il veut ensuite chasser Orgon de chez lui grâce à une donation inconsidérée que
celui-ci lui a faite de ses biens et, en se servant de papiers compromettant qu’Orgon lui a
remis, il va le dénoncer au roi. Imprudence fatale : le roi a conservé son affection envers
celui qui l’avait jadis bien servi, il lui pardonne et c’est Tartuffe qui est arrêté.
5)Un jeune noble, vivant en Sicile, accumule les conquêtes amoureuses, séduisant les
jeunes filles nobles et les servantes avec le même succès. Seule la conquête l'intéresse et
les jeunes femmes sont abandonnées dès qu'elles sont séduites. Mais l'une d'entre elles,
Done Elvire va lui donner bien du fil à retordre avec entre autre la venue de ses deux frères
en Sicile pour le trouver et le punir de l'affront commis à leur égard : en effet, il a enlevé
Done Elvire d'un couvent avant de l'abandonner. Ses conquêtes lui valent certaines
inimitiés et certains duels auxquels il ne se dérobe pas. Il affiche un certain cynisme dans
les relations avec ses proches, notamment avec son père (Don Louis) et remet en question
les dogmes religieux. Il aime les défis, jusqu'au défi final : le repas avec la Statue du
Commandeur, que Dom Juan avait tué auparavant, qui l'emportera dans l'au-delà.
6)Harpagon est omniprésent dans cette comédie qui traite de sujets qui ne sont guère
amusants : l'avarice en premier lieu, mais aussi la tyrannie domestique, l'égoïsme et ce
qu'aujourd’hui on nomme le sexisme. Le bourgeois qui a réussi dans les affaires d'argent,
pense pouvoir s'acheter une douceur conjugale pour ses vieux jours, au mépris des désirs
des uns et des autres, même de ses propres enfants. Au prix d'un coup de théâtre
molièresque, ses projets sont ruinés et la seule consolation qui lui reste est enfermée dans
une cassette.
7)Argan, un bourgeois, se croit toujours malade ; sa femme lui dispense des soins attentifs,
n'attendant que sa mort pour pouvoir hériter. Il se fait faire des saignées et prend toutes
sortes de remèdes, dispensés par des médecins pédants et soucieux davantage de
complaire à leur patient que de la santé de celui-ci. Pour que son maître mange bien,
Toinette, sa servante se déguise en médecin et dispense à ce malade imaginaire des
conseils plus raisonnables...
Histoire d’un mot: comédie= le mot comédie vient du grec cômè ( = village) et odè
( = chant), parce que les premiers acteurs allaient de village en village; ou de comos
( = procession), parce qu'ils commencèrent leurs plaisanteries en Grèce dans les
processions des fêtes de Dionysos.
A) Le titre
Lire le repère p. 151 et faire les activités 1 et 2 ( questions n°1: a et
b uniquement) p. 150 du manuel
Activité 1: 1.La racine du mot « bourgeois » est bourg, c’est-à-dire la petite ville où est
centralisé le commerce de la région environnante. Si l’on remonte à l’étymologie latine,
burgus désigne le château fort autour duquel s’organise peu à peu le gros village qui
deviendra la petite ville.
4.Gentilis signifie « qui appartient à une famille, à une souche », c’est-à-dire qui est d’une
lignée claire- ment identifiée et qui remonte à un ancêtre (de ceux qui composaient
l’entourage du seigneur ou du roi). On est donc loin du sens actuel de « gentil » qui dérive
de l’idée que si l’on appartient à une noble lignée, on doit avoir la même noblesse morale et
donc « une belle âme ». Être gentil c’est donc, à l’origine, se comporter comme l’exige son
ascendance : avoir la magnanimité d’un grand seigneur.
Activité 2:a. La couleur (couleurs sombres pour le bourgeois, couleurs vives et diverses
pour le gentilhomme) et la sophistication (ou le raffinement) du gentilhomme s'opposent au
côté simplement utilitaire du costume du bourgeois. Celui du noble s’enrichit de détails ou
d’accessoires inutiles).
B) La première de couverture
La famille Jourdain L’amoureux et son Les nobles Les maîtres et leurs les musiciens et
valet élèves danseurs
MONSIEUR CLÉONTE, DORANTE, MAÎTRE DE PLUSIEURS
JOURDAIN, amoureux de comte, amant de MUSIQUE. MUSICIENS,
bourgeois. Lucile. Dorimène. ÉLÈVE DU MUSICIENNES,
MADAME COVIELLE, valet DORIMÈNE, MAÎTRE DE JOUEURS
JOURDAIN, sa de Cléonte. marquise. MUSIQUE. D'INSTRUMENTS
femme. C MAÎTRE À , DANSEURS,
LUCILE, fille de M. DANSER. CUISINIERS,
Jourdain. MAÎTRE GARÇONS
NICOLE, D'ARMES. TAILLEURS, ET
servante. MAÎTRE DE AUTRES
PHILOSOPHIE. PERSONNAGES
MAÎTRE DES
TAILLEUR.GARÇ INTERMÈDES ET
ON TAILLEUR. DU BALLET.
2) Où va se passer la pièce?
La didascalie initiale indique que la scène est à Paris.
3)En observant la fin de la didascalie, définissez ce qu’est une comédie-ballet.
Une comédie-ballet est une pièce de théâtre qui contient également des passages chantés
et dansés comme le montre la présence de nombreux musiciens et danseurs dans la
didascalie initiale.
Histoire d’un mot: Didascalie :Nom formé à partir d'un mot grec " didaskalia" qui signifie
"enseignement, notice, instruction" (sur le verbe didaskô, j'enseigne).
Ce mot est apparu en Français en 1771 soit au 18ème siècle pour désigner les indications
scéniques.
Phrase 3: Le Bourgeois gentilhomme est une comédie-ballet de Molière. Elle même donc
scène de théâtre et intermèdes dansés. Dans cette pièce, Molière se moque d'un riche
bourgeois qui veut imiter le comportement et le genre de vie des nobles.
Séance n° 4 :Où est M. Jourdain?
Objectif : Etudier la scène d’exposition
Support : Acte I, scène 1 p. 152,153 du manuel
Vidéo : https://youtu.be/QL-arVOkIqI
B) Les personnages: 5, 6,
Histoire d’un mot: Hypocrisie: Le mot hypocrisie vient du grec ὑυπόκρισις (hypokrisis), qui
signifie dans cette langue un acteur, la personne qui répond, qui interprète, qui joue, qui
feint. De là, il n’y a qu’un pas pour arriver au sens français moderne de « personne qui
affecte des sentiments, religieux à l’origine, quelconques par la suite ».
Phrase 4: Une scène d’exposition est sensée présenter les personnages principaux et
l’intrigue principal de la pièce. Or, dans cette première scène, le spectateur a devant ses
yeux : une troupe de musiciens et danseurs, deux personnages assez fiers de leur art et un
absent dont on se moque et qui est censé être le héros de la pièce.
Séance n° 5 : L’entrée de M. Jourdain
Objectif :Etudier le portrait au théâtre
Support : Acte I, scène 2 p. 154- 155
3. M. Jourdain est surtout préoccupé de son allure extérieure : costume, laquais, livrée des
laquais... c’est- à-dire tout ce qui lui permet de paraître un gentil- homme : ce qu’on
appellerait les signes extérieurs de richesse.
b. « Drôlerie », « équipé » et « ragaillardir par-ci par-là » sont des mots familiers (l. 2, 17 et
45-46) : ils doivent vexer les deux maîtres car deux de ces mots familiers parlent de leur
création artistique.
6 L’expression « gens de qualité », qui désigne les nobles, revient trois fois : l. 9, 25 et 68.
Un leitmotiv étant une formule qui revient sans cesse dans un discours et qui traduit l’idée
forte, voire l’obsession du personnage, on peut bien parler ici de leitmotiv de M. Jourdain.
En effet, il est obsédé par l’idée de tout faire comme les nobles.
B) Un spectacle:8
8 Les deux morceaux sont des chansons d’amour mais pas de même registre. La sérénade
est en langage soutenu (« languir », « mal extrême", « rigueurs », « ennemis », les vers
longs et le vouvoiement) mais M. Jourdain préfère celle qui est en langage plus commun
(« Janneton" qui est un prénom familier, « mouton » ainsi que les vers plus courts, le vers
sans rime « aux bois" et les comparaisons peu relevées). Cela prouve encore son manque
de goût et d’élévation.
Histoire d’un mot: lugubre: adjectif qui vient du latin lugubris, de lugere :pleurer.Il
qualifie aujourd’hui ce qui inspire une sombre tristesse
Vidéo : https://youtu.be/LblUXhJUmJA
https://youtu.be/jJMuzRxE5sA
C) L’intrigue: 11
M. Jourdain révèle qu’il est amoureux d’une aristocrate (l. 39-40). Cela doit l’encourager à
être plus raffiné mais cela peut avoir des incidences sur ses dépenses, sur son mariage
(même si l’on n’a pas encore entendu parler de Madame Jourdain).
Histoire d’un mot: Passion:Le mot passion vient du latin passio, qui signifie « souffrance »,
lui-même apparenté au grec pathos, de même sens. La passion, c’est donc la souffrance.
Historiquement, le mot a été utilisé d’abord pour désigner la période de souffrances du
Christ. Dans ce sens précis, il s’écrit aujourd’hui avec une majuscule initiale.Le mot passion
est ensuite passé de la souffrance physique à la souffrance psychique causée par
l’expression intense de sentiments, comme l’amour.
Acte III
Scène 1
Vêtu de son nouvel ensemble, Monsieur Jourdain s’apprête à sortir et appelle Nicole, sa
servante.
Scène 2
Cette dernière entre et éclate de rires devant l'accoutrement de son maître. Il là prévient
que si elle continue ses sarcasmes, il la rossera. Une menace qui ne fait qu'amplifier les
ricanements de Nicole.
Monsieur Jourdain lui ordonne de tout mettre en place pour la venue de ses invités de
qualité.
Scène 3
L'épouse du Bourgeois entre et réprimande son mari sur ses vêtements. Elle assure qu'il
sera sujet de moqueries. Son épouse lui livre plusieurs reproches sur sa façon de vivre.
Madame Jourdain préfère qu'il s'occupe du mariage de leur fille.
Nicole renchérit en apprenant à Madame Jourdain que son mari prend des cours de
philosophie. Pour lui montrer l'utilité de cet enseignement, Monsieur Jourdain récite sa
leçon du jour.
Madame Jourdain se moque de lui en le critiquant pour ses prétentions à entrer dans le
monde de la noblesse. Et par ailleurs n’apprécie guère l'un de ses amis, le comte Dorante,
qui lui emprunte d’importantes sommes d’argent.
Son mari répond que celui-ci le lui rend bien, sans en dire plus sur cette contrepartie.
SCÈNE IV
DORANTE, MONSIEUR JOURDAIN, MADAME JOURDAIN, NICOLE.
SCÈNE XII
MONSIEUR JOURDAIN, MADAME JOURDAIN, CLÉONTE, LUCILE, COVIELLE, NICOLE.
CLÉONTE.- Monsieur, je n’ai voulu prendre personne pour vous faire une demande que je
médite il y a longtemps. Elle me touche assez pour m’en charger moi-même ; et sans autre
détour, je vous dirai que l’honneur d’être votre gendre est une faveur glorieuse que je vous
prie de m’accorder.
MONSIEUR JOURDAIN.- Avant que de vous rendre réponse, Monsieur, je vous prie de me
dire, si vous êtes gentilhomme.
CLÉONTE.- Monsieur, la plupart des gens sur cette question, n’hésitent pas beaucoup. On
tranche le mot aisément. Ce nom ne fait aucun scrupule à prendre, et l’usage aujourd’hui
semble en autoriser le vol. Pour moi, je vous l’avoue, j’ai les sentiments sur cette matière
un peu plus délicats. Je trouve que toute imposture est indigne d’un honnête homme, et
qu’il y a de la lâcheté à déguiser ce que le Ciel nous a fait naître ; à se parer aux yeux du
monde d’un titre dérobé, à se vouloir donner pour ce qu’on n’est pas. Je suis né de parents,
sans doute, qui ont tenu des charges honorables. Je me suis acquis dans les armes
l’honneur de six ans de services, et je me trouve assez de bien pour tenir dans le monde un
rang assez passable : mais avec tout cela je ne veux point me donner un nom où d’autres
en ma place croiraient pouvoir prétendre ; et je vous dirai franchement que je ne suis point
gentilhomme.
MONSIEUR JOURDAIN.- Touchez là , Monsieur. Ma fille n’est pas pour vous.
CLÉONTE.- Comment ?
MONSIEUR JOURDAIN.- Vous n’êtes point gentilhomme, vous n’aurez pas ma fille.
MADAME JOURDAIN.- Que voulez-vous donc dire avec votre gentilhomme ? Est-ce que
nous sommes, nous autres, de la côte de saint Louis ?
MONSIEUR JOURDAIN.- Taisez-vous, ma femme, je vous vois venir.
MADAME JOURDAIN.- Descendons-nous tous deux que de bonne bourgeoisie ?
MONSIEUR JOURDAIN.- Voilà pas le coup de langue ?
MADAME JOURDAIN.- Et votre père n’était-il pas marchand aussi bien que le mien ?
MONSIEUR JOURDAIN.- Peste soit de la femme. Elle n’y a jamais manqué. Si votre père
a été marchand, tant pis pour lui ; mais pour le mien, ce sont des malavisés qui disent cela.
Tout ce que j’ai à vous dire, moi, c’est que je veux avoir un gendre gentilhomme.
MADAME JOURDAIN.- Il faut à votre fille un mari qui lui soit propre , et il vaut mieux pour
elle un honnête homme riche et bien fait, qu’un gentilhomme gueux et mal bâti.
NICOLE.- Cela est vrai. Nous avons le fils du gentilhomme de notre village, qui est le plus
grand malitorne et le plus sot dadais que j’aie jamais vu.
MONSIEUR JOURDAIN.- Taisez-vous, impertinente. Vous vous fourrez toujours dans la
conversation ; j’ai du bien assez pour ma fille, je n’ai besoin que d’honneur, et je la veux
faire marquise.
MADAME JOURDAIN.- Marquise !
MONSIEUR JOURDAIN.- Oui, marquise.
MADAME JOURDAIN.- Hélas, Dieu m’en garde.
MONSIEUR JOURDAIN.- C’est une chose que j’ai résolue.
MADAME JOURDAIN.- C’est une chose, moi, où je ne consentirai point. Les alliances
avec plus grand que soi, sont sujettes toujours à de fâcheux inconvénients. Je ne veux
point qu’un gendre puisse à ma fille reprocher ses parents, et qu’elle ait des enfants qui
aient honte de m’appeler leur grand-maman. S’il fallait qu’elle me vînt visiter en équipage
de grand-dame, et qu’elle manquât par mégarde à saluer quelqu’un du quartier, on ne
manquerait pas aussitôt de dire cent sottises. "Voyez-vous , dirait-on, cette Madame la
Marquise qui fait tant la glorieuse ? C’est la fille de Monsieur Jourdain, qui était trop
heureuse, étant petite, de jouer à la Madame avec nous : elle n’a pas toujours été si
relevée que la voilà ; et ses deux grands-pères vendaient du drap auprès de la porte Saint-
Innocent. Ils ont amassé du bien à leurs enfants, qu’ils payent maintenant, peut-être, bien
cher en l’autre monde, et l’on ne devient guère si riches à être honnêtes gens." Je ne veux
point tous ces caquets, et je veux un homme en un mot qui m’ait obligation de ma fille, et à
qui je puisse dire : "Mettez-vous là, mon gendre, et dînez avec moi".
MONSIEUR JOURDAIN.- Voilà bien les sentiments d’un petit esprit, de vouloir demeurer
toujours dans la bassesse. Ne me répliquez pas davantage, ma fille sera marquise en dépit
de tout le monde ; et si vous me mettez en colère, je la ferai duchesse.
MADAME JOURDAIN.- Cléonte, ne perdez point courage encore. Suivez-moi, ma fille, et
venez dire résolument à votre père, que si vous ne l’avez, vous ne voulez épouser
personne.
Scène 13
Covielle reproche son honnêteté à Cléonte. Il invente donc un stratagème pour qu’il
obtienne tout de même la main de sa promise.
Scène 14
Le Bourgeois Gentilhomme se prépare à accueillir son ami Dorante et sa bien-aimée
Dorimène.
Scène 15
Mais on comprend bien assez tôt qu’en réalité Dorante courtise aussi Dorimène et se sert
pour cela des aides financières de Monsieur Jourdain. Dorimène est mal à l’aise vis-à-vis
de cette cour qu’elle juge éhontée.
SCÈNE XVI
MONSIEUR JOURDAIN, DORIMÈNE, DORANTE, LAQUAIS.
MONSIEUR JOURDAIN, après avoir fait deux révérences, se trouvant trop près de
Dorimène.- Un peu plus loin, Madame.
DORIMÈNE.- Comment ?
MONSIEUR JOURDAIN.- Un pas, s’il vous plaît.
DORIMÈNE.- Quoi donc ?
MONSIEUR JOURDAIN.- Reculez un peu, pour la troisième.
DORANTE.- Madame, Monsieur Jourdain sait son monde.
MONSIEUR JOURDAIN.- Madame, ce m’est une gloire bien grande, de me voir assez
fortuné, pour être si heureux, que d’avoir le bonheur, que vous ayez eu la bonté de
m’accorder la grâce, de me faire l’honneur, de m’honorer de la faveur de votre présence : et
si j’avais aussi le mérite, pour mériter un mérite comme le vôtre, et que le Ciel... envieux de
mon bien... m’eût accordé... l’avantage de me voir digne... des...
DORANTE.- Monsieur Jourdain, en voilà assez ; Madame n’aime pas les grands
compliments, et elle sait que vous êtes homme d’esprit. Bas, à Dorimène. C’est un bon
bourgeois assez ridicule, comme vous voyez, dans toutes ses manières.
DORIMÈNE.- Il n’est pas malaisé de s’en apercevoir.
DORANTE.- Madame, voilà le meilleur de mes amis.
MONSIEUR JOURDAIN.- C’est trop d’honneur que vous me faites.
DORANTE.- Galant homme tout à fait.
DORIMÈNE.- J’ai beaucoup d’estime pour lui.
MONSIEUR JOURDAIN.- Je n’ai rien fait encore, Madame, pour mériter cette grâce.
DORANTE, bas, à M. Jourdain.- Prenez bien garde au moins, à ne lui point parler du
diamant que vous lui avez donné.
MONSIEUR JOURDAIN.- Ne pourrais-je pas seulement lui demander comment elle le
trouve ?
DORANTE.- Comment ? gardez-vous-en bien. Cela serait vilain à vous ; et pour agir en
galant homme, il faut que vous fassiez comme si ce n’était pas vous qui lui eussiez fait ce
présent. Monsieur Jourdain, Madame, dit qu’il est ravi de vous voir chez lui.
DORIMÈNE.- Il m’honore beaucoup.
MONSIEUR JOURDAIN.- Que je vous suis obligé, Monsieur, de lui parler ainsi pour moi !
DORANTE.- J’ai eu une peine effroyable à la faire venir ici.
MONSIEUR JOURDAIN.- Je ne sais quelles grâces vous en rendre.
DORANTE.- Il dit, Madame, qu’il vous trouve la plus belle personne du monde.
DORIMÈNE.- C’est bien de la grâce qu’il me fait.
MONSIEUR JOURDAIN.- Madame, c’est vous qui faites les grâces, et...
DORANTE.- Songeons à manger.
LAQUAIS.- Tout est prêt, Monsieur.
DORANTE.- Allons donc nous mettre à table, et qu’on fasse venir les musiciens.
Six cuisiniers, qui ont préparé le festin, dansent ensemble, et font le troisième intermède ;
après quoi, ils apportent une table couverte de plusieurs mets.
SCÈNE III
Le conflit entre Monsieur et Madame Jourdain s’envenime et Monsieur Jourdain s’oppose
au mariage de sa fille avec Cléonte, qui n’est pas noble. Covielle, le domestique de
Cléonte, se déguise en voyageur…
A) Un grand comédien
1) Quelles informations Covielle donne-t-il successivement à Monsieur Jourdain ?
2) Comment le bourgeois réagit-il à chaque information nouvelle ? Précisez les sentiments
que révèlent ses questions et ses exclamations.
3) En quoi peut-on dire que Covielle se comporte, dans cette scène, comme un acteur et
comme un metteur en scène ?
B) le comique de la scène
1) Dans l’échange de répliques des lignes neuf à 12, repérez un procédé qui
déclenche le rire.
2) Pouvez-vous ou non comprendre le sens des répliques supposées être en
turc ? Qu’est-ce qui caractérise cette fausse langue ?
SCÈNE DERNIÈRE
MADAME JOURDAIN, MONSIEUR JOURDAIN, CLÉONTE, etc.
MADAME JOURDAIN.- Comment donc, qu’est-ce que c’est que ceci ? On dit que vous
voulez donner votre fille en mariage à un carême-prenant .
MONSIEUR JOURDAIN.- Voulez-vous vous taire, impertinente ? Vous venez toujours
mêler vos extravagances à toutes choses, et il n’y a pas moyen de vous apprendre à être
raisonnable.
MADAME JOURDAIN.- C’est vous qu’il n’y a pas moyen de rendre sage, et vous allez de
folie en folie. Quel est votre dessein, et que voulez-vous faire avec cet assemblage ?
MONSIEUR JOURDAIN.- Je veux marier notre fille avec le fils du Grand Turc.
MADAME JOURDAIN.- Avec le fils du Grand Turc !
MONSIEUR JOURDAIN.- Oui, faites-lui faire vos compliments par le truchement que voilà.
MADAME JOURDAIN.- Je n’ai que faire du truchement, et je lui dirai bien moi-même à son
nez, qu’il n’aura point ma fille.
MONSIEUR JOURDAIN.- Voulez-vous vous taire, encore une fois ?
DORANTE.- Comment, Madame Jourdain, vous vous opposez à un bonheur comme celui-
là ? Vous refusez Son Altesse Turque pour gendre ?
MADAME JOURDAIN.- Mon Dieu, Monsieur, mêlez-vous de vos affaires.
DORIMÈNE.- C’est une grande gloire, qui n’est pas à rejeter.
MADAME JOURDAIN.- Madame, je vous prie aussi de ne vous point embarrasser de ce
qui ne vous touche pas.
DORANTE.- C’est l’amitié que nous avons pour vous, qui nous fait intéresser dans vos
avantages .
MADAME JOURDAIN.- Je me passerai bien de votre amitié.
DORANTE.- Voilà votre fille qui consent aux volontés de son père.
MADAME JOURDAIN.- Ma fille consent à épouser un Turc ?
DORANTE.- Sans doute.
MADAME JOURDAIN.- Elle peut oublier Cléonte ?
DORANTE.- Que ne fait-on pas pour être grand’dame ?
MADAME JOURDAIN.- Je l’étranglerais de mes mains, si elle avait fait un coup comme
celui-là.
MONSIEUR JOURDAIN.- Voilà bien du caquet. Je vous dis que ce mariage-là se fera.
MADAME JOURDAIN.- Je vous dis, moi, qu’il ne se fera point.
MONSIEUR JOURDAIN.- Ah que de bruit.
LUCILE.- Ma mère.
MADAME JOURDAIN.- Allez, vous êtes une coquine.
MONSIEUR JOURDAIN.- Quoi, vous la querellez, de ce qu’elle m’obéit ?
MADAME JOURDAIN.- Oui, elle est à moi, aussi bien qu’à vous.
COVIELLE.- Madame...
MADAME JOURDAIN.- Que me voulez-vous conter, vous ?
COVIELLE.- Un mot.
MADAME JOURDAIN.- Je n’ai que faire de votre mot.
COVIELLE, à M. Jourdain.- Monsieur, si elle veut écouter une parole en particulier, je vous
promets de la faire consentir à ce que vous voulez.
MADAME JOURDAIN.- Je n’y consentirai point.
COVIELLE.- Écoutez-moi seulement.
MADAME JOURDAIN.- Non.
MONSIEUR JOURDAIN.- Écoutez-le.
MADAME JOURDAIN.- Non, je ne veux pas écouter .
MONSIEUR JOURDAIN.- Il vous dira...
MADAME JOURDAIN.- Je ne veux point qu’il me dise rien.
MONSIEUR JOURDAIN.- Voilà une grande obstination de femme ! Cela vous fera-t-il mal,
de l’entendre ?
COVIELLE.- Ne faites que m’écouter, vous ferez après ce qu’il vous plaira.
MADAME JOURDAIN.- Hé bien, quoi ?
COVIELLE, à part.- Il y a une heure, Madame, que nous vous faisons signe. Ne voyez-
vous pas bien que tout ceci n’est fait que pour nous ajuster aux visions de votre mari, que
nous l’abusons sous ce déguisement, et que c’est Cléonte lui-même qui est le fils du Grand
Turc ?
MADAME JOURDAIN.- Ah, ah.
COVIELLE.- Et moi, Covielle, qui suis le truchement.
MADAME JOURDAIN.- Ah comme cela, je me rends.
COVIELLE.- Ne faites pas semblant de rien.
MADAME JOURDAIN.- Oui, voilà qui est fait, je consens au mariage.
MONSIEUR JOURDAIN.- Ah voilà tout le monde raisonnable. Vous ne vouliez pas
l’écouter. Je savais bien qu’il vous expliquerait ce que c’est que le fils du Grand Turc.
MADAME JOURDAIN.- Il me l’a expliqué comme il faut, et j’en suis satisfaite. Envoyons
quérir un notaire.
DORANTE.- C’est fort bien dit. Et afin, Madame Jourdain, que vous puissiez avoir l’esprit
tout à fait content, et que vous perdiez aujourd’hui toute la jalousie que vous pourriez avoir
conçue de Monsieur votre mari, c’est que nous nous servirons du même notaire pour nous
marier Madame, et moi.
MADAME JOURDAIN.- Je consens aussi à cela.
MONSIEUR JOURDAIN.- C’est pour lui faire accroire.
DORANTE.- Il faut bien l’amuser avec cette feinte.
MONSIEUR JOURDAIN.- Bon, bon. Qu’on aille vite quérir le notaire .
DORANTE.- Tandis qu’il viendra, et qu’il dressera les contrats, voyons notre ballet, et
donnons-en le divertissement à Son Altesse Turque.
MONSIEUR JOURDAIN.- C’est fort bien avisé, allons prendre nos places.
MADAME JOURDAIN.- Et Nicole ?
MONSIEUR JOURDAIN.- Je la donne au truchement ; et ma femme, à qui la voudra.
COVIELLE.- Monsieur, je vous remercie. Si l’on en peut voir un plus fou, je l’irai dire à
Rome .
La comédie finit par un petit ballet qui avait été préparé.
B) un dénouement singulier
1) qui favorise finalement le mariage entre les deux amoureux ? Qui risque de l’empêcher
et pourquoi ?
2) au moment où Madame Jourdain entrer en scène, que c’était du mariage de Clémence
et de Lucile ? Que c’est le spectateur ?
3) Quel plaisir le spectateur retire-t-il de cette dernière scène ?
A) L’intrigue
1-Pourquoi Nicole est-elle prise de fou rire? Comment M. Jourdain tente-t-il de la
faire cesser de rire? Comment y parvient-il?
La cause de son fou rire est le costume de son maître. Il la menace d’un
soufflet, mais rien n’y fait. Elle ne s’arrête que lorsqu’il lui annonce la venue
de toute une “compagnie”, ce qui signifie un surcroît de travail pour elle.
4-III,4: Quels sont les deux personnages qui parlent en aparté? Pourquoi?
M. Et Mme Jourdain parlent en aparté, car ils ne sont pas d’accord sur
Dorante.
Avant la scène 15, nous avions entendu parler de Dorimène. Nous savions que son
titre de noblesse était marquise, que M. Jourdain était amoureux d’elle et qu’il lui
avait offert un diamant par l’intermédiaire de Dorante . A la scène 15, nous
apprenons que Dorante est aussi amoureux d’elle, qu’elle est libre de tout
engagement, car elle est veuve , et qu’elle envisage d’épouser le noble. Elle
s’inquiète néanmoins des dépenses que Dorante fait pour elle, pour deux raisons:
parce que cela l’engage malgré elle et parce qu’ il risque de se ruiner
B) Comment dialoguer?
Voici un corpus de phrases issues de la pièce :
- « ayez soin tous deux de marcher immédiatement sur mes pas afin qu’on voie que vous
êtes à moi »
- « reposez-vous là en attendant qu’il vienne »
- « Que la fièvre quartaine puisse serrer bien fort le bourreau de tailleur ! »
- « nous aurions à souhaiter que tout le monde lui ressemblât »
- « il y a plus de quarante ans que je dis de la prose sans que j’en susse rien »
- « voici pour mon affaire un petit essai des plus belles attitudes dont une danse puisse
être variée »
1) Soulignez les verbes conjugués.
2) Quel mode verbal est présent dans touts les phrases ?
La conjugaison:
Ses terminaisons sont régulières pour tous les verbes sauf être et avoir : e, -es,
-e, -ions, -iez, -ent.
Exemples :que je regarde, que tu regardes, qu’il regarde, que nous regardions,
que vous regardiez, qu’ils regardent que je finisse, que tu finisses, qu’il finisse, que
nous finissions, que vous finissiez, qu’ils finissent
Exceptions :
que j’aie, que tu aies, qu’il ait, que nous ayons, que vous ayez, qu’ils aient
que je sois, que tu sois, qu’il soit, que nous soyons, que vous soyez, qu’ils soient
1.1 que j’appuie, que tu appuies, qu’il appuie, que nous appuyions, que vous
appuyiez, qu’ils appuient. que je dise, que tu dises, qu’il dise, que nous disions,
que vous disiez, qu’ils disent.
que j’assoie, que tu assoies, qu’il assoie, que nous assoyions, que vous assoyiez,
qu’ils assoient ou que j’asseye, que tu asseyes, qu’il asseye, que nous asseyions,
que vous asseyiez, qu’ils asseyent.
2. a.qu’il fasse, que tu aies, que nous soyons, que vous rejetiez, que nous
rappelions, qu’elle dise, que nous criions
b. que tu veuilles, que j’aille, qu’ils permettent, que vous receviez, que je sois, que
je suive, qu’elle puisse
Phrase n°6: Dans l’acte II, Mme Jourdain reproche à son mari de fréquenter les
nobles, et de ne pas s'occuper du mariage de sa fille. Elle invite Cléonte à
demander la main de Lucile à M. Jourdain, qui refuse parce que Cléonte n'est pas
gentilhomme. Covielle propose alors à Cléonte un stratagème.
Leçons Les Modes verbales
Les différents modes
Il existe quatre modes dans la conjugaison française : l’indicatif, l’impératif, le
subjonctif et le conditionnel.
1.• L’indicatif envisage l’action comme réelle et peut donc la situer dans le temps.
(Nous avons vu les principaux temps de l’indicatif : présent, futur, imparfait, passé
composé.)
2• L’impératif a pour but d’obtenir un acte de l’interlocuteur. Il sert à donner des
ordres, des conseils, des interdictions.
Exemple : Ferme cette porte.
3• Le conditionnel peut servir à exprimer une situation imaginaire.
Exemple : Si j’étais riche, je m’achèterais des tas de jouets.
4• Le subjonctif présent exprime l’éventualité sous différentes nuances:
- un souhait ou une prière : Qu’il pleuve.
- Une possibilité : Il est possible qu’il ne vienne pas.
- Une obligation : Il faut qu’elle soit là.
- Le regret : Je regrette qu’il vienne
- Le doute ou l’incertitude : Je doute qu’il arrive à temps.
La conjugaison:
Ses terminaisons sont régulières pour tous les verbes sauf être et avoir : e, -es,
-e, -ions, -iez, -ent.
Exemples :que je regarde, que tu regardes, qu’il regarde, que nous regardions,
que vous regardiez, qu’ils regardent que je finisse, que tu finisses, qu’il finisse, que
nous finissions, que vous finissiez, qu’ils finissent
Exceptions :
que j’aie, que tu aies, qu’il ait, que nous ayons, que vous ayez, qu’ils aient
que je sois, que tu sois, qu’il soit, que nous soyons, que vous soyez, qu’ils soient
4-III,4: Quels sont les deux personnages qui parlent en aparté? Pourquoi?
7-Qu’est-ce qui, en Dorimène, attire surtout M. Jourdain? D’après Dorante, que doit
faire un homme pour conquérir une femme? Partagez-vous cette opinion? Expliquez
pourquoi.
1-IV,3: Comment Covielle se présente-t-il à M.Jourdain? Que lui révèle-t-il, et que lui
annonce-t-il?
1-IV,3: Covielle est déguisé en Turc, en Mufti (= chef de la religion musulmane), et fait
croire à M. Jourdain qu’il était autrefois ami de son père. Il feint de lui révéler que celui-ci
était gentilhomme. Il prétend que le fils du Grand Turc (l’empereur des Turcs) est là, et
qu’il veut devenir son gendre.
2-IV,4: Qui vient rendre visite à M.Jourdain? Qui est-ce en réalité? Dans quelle
intention vient-il le trouver?
2-IV,4: Cléonte vient rendre visite à M. Jourdain, en se faisant passer pour le fils du
Grand Turc. Il lui fait dire qu’il veut voir sa fille et “conclure le mariage”.
3-Quel est le stratagème de Covielle? En quoi consiste-t-il? Quel est son but?
3-Covielle fait passer Cléonte pour un noble de la plus haute importance, afin
d’impressionner M. Jourdain, et de lui faire accepter sans réticence sa demande en
mariage.
4-IV,5: Quel titre Covielle donne-t-il à M.Jourdain? Que ce mot signifie-t-il? En quelle
langue le lui a-t-il annoncé?
4-Covielle nomme M. Jourdain “Mamamouchi”, ce qui signifie “Paladin”, et précise “Il n’y a
rien de plus noble que cela dans le monde”.
7-V,5 et 6: Lucile est-elle aussi docile qu’avant? Pourquoi obéit-elle finalement à son
père? M.Jourdain s’aperçoit-il de ce changement? Est-ce vraisemblable?
7-V,5 et 6: Au début, Lucile s’insurge contre les folies de son père, puis refuse le mariage
trois fois de suite. Elle finit par lui obéir, car elle a reconnu Cléonte, et pris conscience de
la “comédie” que jouaient les deux hommes. M. Jourdain ne s’étonne pas de ce brusque
changement, car il croit que c’est son autorité naturelle qui a suffis à ramener sa fille à la
raison. Il s’exclame: “et voilà qui me plaît, d’avoir une fille obéissante”. Cela n’est pas
vraisemblable, mais nous sommes dans une comédie qui tourne de plus en plus à la
farce.
8-Tout le monde semble heureux à la fin. Expliquez les raisons du bonheur de
chacun.
☺ Lucile et Cléonte, Nicole et Covielle, Dorimène et Dorante sont heureux, car ils vont
conclure le mariage qu’ils espéraient.
☺ Mme Jourdain est heureuse, car sa fille va épouser l’homme qu’elle jugeait conforme
au gendre idéal.
☺ M.Jourdain pense avoir reçu les distinctions suprêmes; de plus, il croit avoir mené
l’action de bout en bout, s’être montré un grand stratège, et avoir vaincu les résistances
de sa femme et de sa fille par sa seule autorité. Mais en réalité, il ne devrait pas ce
réjouir, car il a été la dupe de tout le monde. (Il pense même que l’annonce du mariage
de Dorante et Dorimène n’est qu’un stratagème pour calmer les soupçons de sa femme;
il croit être devenu gentilhomme; et il croit que sa fille va épouser un haut personnage
turc.)
Phrase n°7: Covielle, déguisé en Turc annonce à M. Jourdain que le fils du Grand
Turc (Cléonte également déguisé en Turc) a vu Lucile, s'est épris d'elle et veut
l’épouser. La scène se termine par une cérémonie burlesque d’anoblissement du
bourgeois.
Phrase n°7: Covielle, déguisé en Turc annonce à M. Jourdain que le fils du Grand
Turc (Cléonte également déguisé en Turc) a vu Lucile, s'est épris d'elle et veut
l’épouser. La scène se termine par une cérémonie burlesque d’anoblissement du
bourgeois.
Phrase n°7: Covielle, déguisé en Turc annonce à M. Jourdain que le fils du Grand
Turc (Cléonte également déguisé en Turc) a vu Lucile, s'est épris d'elle et veut
l’épouser. La scène se termine par une cérémonie burlesque d’anoblissement du
bourgeois.
Phrase n°7: Covielle, déguisé en Turc annonce à M. Jourdain que le fils du Grand
Turc (Cléonte également déguisé en Turc) a vu Lucile, s'est épris d'elle et veut
l’épouser. La scène se termine par une cérémonie burlesque d’anoblissement du
bourgeois.
Phrase n°7: Covielle, déguisé en Turc annonce à M. Jourdain que le fils du Grand
Turc (Cléonte également déguisé en Turc) a vu Lucile, s'est épris d'elle et veut
l’épouser. La scène se termine par une cérémonie burlesque d’anoblissement du
bourgeois.
Phrase n°7: Covielle, déguisé en Turc annonce à M. Jourdain que le fils du Grand
Turc (Cléonte également déguisé en Turc) a vu Lucile, s'est épris d'elle et veut
l’épouser. La scène se termine par une cérémonie burlesque d’anoblissement du
bourgeois.
Phrase n°7: Covielle, déguisé en Turc annonce à M. Jourdain que le fils du Grand
Turc (Cléonte également déguisé en Turc) a vu Lucile, s'est épris d'elle et veut
l’épouser. La scène se termine par une cérémonie burlesque d’anoblissement du
bourgeois.
Phrase n°7: Covielle, déguisé en Turc annonce à M. Jourdain que le fils du Grand
Turc (Cléonte également déguisé en Turc) a vu Lucile, s'est épris d'elle et veut
l’épouser. La scène se termine par une cérémonie burlesque d’anoblissement du
bourgeois.
Phrase n°7: Covielle, déguisé en Turc annonce à M. Jourdain que le fils du Grand
Turc (Cléonte également déguisé en Turc) a vu Lucile, s'est épris d'elle et veut
l’épouser. La scène se termine par une cérémonie burlesque d’anoblissement du
bourgeois.
1-IV,3: Comment Covielle se présente-t-il à M.Jourdain? Que lui révèle-t-il, et que lui
annonce-t-il?
2-IV,4: Qui vient rendre visite à M.Jourdain? Qui est-ce en réalité? Dans quelle
intention vient-il le trouver?
3-Quel est le stratagème de Covielle? En quoi consiste-t-il? Quel est son but?
4-IV,5: Quel titre Covielle donne-t-il à M.Jourdain? Que ce mot signifie-t-il? En quelle
langue le lui a-t-il annoncé?
7-V,5 et 6: Lucile est-elle aussi docile qu’avant? Pourquoi obéit-elle finalement à son
père? M.Jourdain s’aperçoit-il de ce changement? Est-ce vraisemblable?
1-IV,3: Comment Covielle se présente-t-il à M.Jourdain? Que lui révèle-t-il, et que lui
annonce-t-il?
2-IV,4: Qui vient rendre visite à M.Jourdain? Qui est-ce en réalité? Dans quelle
intention vient-il le trouver?
3-Quel est le stratagème de Covielle? En quoi consiste-t-il? Quel est son but?
4-IV,5: Quel titre Covielle donne-t-il à M.Jourdain? Que ce mot signifie-t-il? En quelle
langue le lui a-t-il annoncé?
7-V,5 et 6: Lucile est-elle aussi docile qu’avant? Pourquoi obéit-elle finalement à son
père? M.Jourdain s’aperçoit-il de ce changement? Est-ce vraisemblable?