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Ouvrir Bourgeois Gentilhomme 2023 2

Le document décrit l'histoire du théâtre depuis l'Antiquité grecque jusqu'au XVIIe siècle en France. Il présente les origines religieuses du théâtre grec, son évolution au Moyen-Âge puis à la Renaissance avec l'émergence de la commedia dell'arte. Le texte décrit ensuite l'âge classique français avec l'apparition de la tragédie et de la comédie.

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Le document décrit l'histoire du théâtre depuis l'Antiquité grecque jusqu'au XVIIe siècle en France. Il présente les origines religieuses du théâtre grec, son évolution au Moyen-Âge puis à la Renaissance avec l'émergence de la commedia dell'arte. Le texte décrit ensuite l'âge classique français avec l'apparition de la tragédie et de la comédie.

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Séance n°1: Le théâtre

Objectifs: Découvrir l’histoire du théâtre des origines au XVIIème siècle + le lexique


du théâtre

Support: deux diaporamas et des exercices

A) L’histoire du théâtre des origines à l’âge classique

I. Les origines du théâtre


Dans l’Antiquité grec, dès le V ème siècle av. J.C, le théâtre s’apparente à
…………………………….. en hommage à …………………………….., dieu de l’ivresse.
Les thèmes traités sont empruntés à ……………………………… de façon à ce que le
théâtre soit aussi un outil pédagogique pour le ……………………….…
La tragédie. Les héros des tragédies grecques étaient des rois, des princes ou des
personnages issus de la ……………………… et de …………………….…
La comédie représente surtout les conflits …………………..…
Dans la Poétique, ……………………. (384-322 av. J.-C.) définit la tragédie.
Il y définit la mimêsis : il faut que les personnages soient une ……………………….. des
passions humaines aussi vraisemblable que possible.Aristote voit dans la tragédie un
moyen pour l’homme de purifier l’âme de ses passions. Cette purification, ou
……………………….. vient de la pitié et la crainte qu’éprouvent les spectateurs envers les
personnages de la tragédie.

II. Le Moyen âge


Le théâtre du M-A est également lié au culte ……………………….… La représentation se
faisait en ……………., le plus souvent dans des ………………….. et les religieux faisaient
la plupart du temps office d’acteurs.
Les « ………………………. » sont des pièces d’inspiration religieuse, qui peuvent se
poursuivre jusqu’à quatre jours. Les textes sont composés en vers que jouent parfois plus
de deux cents acteurs.

Les « …………………………. » sont des pièces ……………………….. (non religieuses) qui


apparaissent au XIII°s. Ce sont des pièces écrites pour faire rire le public des villes. Elles
mettent en scène des personnages de la vie quotidienne : bourgeois, marchands, maris
cocus, femmes aux mœurs légères. Elles critiquent les ………………… de l’époque.

III. La Renaissance ( XVI)


Au XVI°s, le théâtre est marqué par les débuts de la tragédie française avec Jodelle.
Le théâtre commence à s’inspirer de la ………………………….., le théâtre
…………………….. né à Bergame au XVI°s. Il s’agit d’un théâtre où ………………………..
prend une grande place (personnages : Arlequin, Polichinelle, Pantalon…).Elle donne une
image de la société dans son ensemble, à travers des types de personnages traditionnels
et …………………….., les ……………… : Polichinelle, Arlequin(les valets rusés), Pedrolino
ou Pierro ( jeune, beau, honnête), Colombine (servante débrouillarde et malicieuse, fille
adoptive de Pantalon, amoureuse d’Arlequin mais que son père veut marier à d’autres plus
riches), Pantalon (le vieillard amoureux), le Docteur Balanzone, professeur, avocat,
médecin (personnage pédant, célèbre par ses discours interminables, remplis de citations
latines) ... Les pièces sont jouées dans les ………………, sur des tréteaux. Les acteurs
improvisent des dialogues ……………… et des farces à partir de « ………………….. »
(scénario fixé d’avance, très court) ; ils laissent libre cours à leurs talents d’acrobates et de
mimes (genre théâtral, excluant tout recours à la parole, fondé sur l’expression corporelle)
en particulier. Les comédiens jouent masqués : généralement en cuir, les masques
épousent la forme du visage, permettent à la peau de respirer et ne couvrent pas la
bouche. S’inspirant des comédies latines ou des farces du Moyen Âge, c’est un théâtre
divertissant, organisé autour du rire. En 1660, Molière partage la scène du Palais Royal
avec une troupe italienne et on retrouve dans son théâtre des caractéristiques de la
commedia dell’arte : personnages « types » et goût pour la farce.

IV. Le siècle classique


Le XVIIème siècle est le ………………… siècle français du théâtre.
La tragédie classique française est inspirée des tragédies antiques …………………….…
Elle respecte la règle des trois ………………….. (unité d’action, unité de lieu et unité
de temps). Elle doit aussi respecter la ……………………….. et la ……………….… Le
dénouement d’une tragédie est généralement tragique (par exemple la …………………….).
Elle est composée de 5 actes.
La comédie cherche à divertir le spectateur, à le faire rire. Contrairement à la tragédie,
dans la comédie, les personnages sont de condition …………………….. ou modeste,
et le dénouement est …………………..… Molière est le plus illustre représentant du
genre, avec des pièces comme Le Misanthrope, L'Avare, Le Malade imaginaire.

I. Les origines du théâtre


Dans l’Antiquité grec, dès le V ème siècle av. J.C, le théâtre s’apparente à un rite religieux
en hommage à Dionysos, dieu de l’ivresse.
Les thèmes traités sont empruntés à l’actualité de façon à ce que le théâtre soit aussi un
outil pédagogique pour le peuple.
La tragédie. Les héros des tragédies grecques étaient des rois, des princes ou des
personnages issus de la légende et de l’épopée.
La comédie représente surtout les conflits familiaux.
Dans la Poétique, Aristote (384-322 av. J.-C.) définit la tragédie.
Il y définit la mimêsis : il faut que les personnages soient une imitation des passions
humaines aussi vraisemblable que possible.Aristote voit dans la tragédie un moyen pour
l’homme de purifier l’âme de ses passions. Cette purification, ou catharsis vient de la pitié
et la crainte qu’éprouvent les spectateurs envers les personnages de la tragédie.

II. Le Moyen âge


Le théâtre du M-A est également lié au culte religieux. La représentation se faisait en latin,
le plus souvent dans des églises et les religieux faisaient la plupart du temps office
d’acteurs.
Les « mystères » sont des pièces d’inspiration religieuse, qui peuvent se poursuivre
jusqu’à quatre jours. Les textes sont composés en vers que jouent parfois plus de deux
cents acteurs.

Les « farces » sont des pièces profanes (non religieuses) qui apparaissent au XIII°s. Ce
sont des pièces écrites pour faire rire le public des villes. Elles mettent en scène des
personnages de la vie quotidienne : bourgeois, marchands, maris cocus, femmes aux
mœurs légères. Elles critiquent les mœurs de l’époque.

III. La Renaissance ( XVI)


Au XVI°s, le théâtre est marqué par les débuts de la tragédie française avec Jodelle.
Le théâtre commence à s’inspirer de la commedia dell’arte, le théâtre italien né à Bergame
au XVI°s. Il s’agit d’un théâtre où l’improvisation prend une grande place (personnages :
Arlequin, Polichinelle, Pantalon…).Elle
donne une image de la société dans son ensemble, à travers des types de personnages
traditionnels et caricaturaux, les zanni : Polichinelle, Arlequin(les valets rusés), Pedrolino ou
Pierro ( jeune, beau, honnête), Colombine (servante débrouillarde et malicieuse, fille
adoptive de Pantalon, amoureuse d’Arlequin mais que son père veut marier à d’autres plus
riches), Pantalon (le vieillard amoureux), le Docteur Balanzone, professeur, avocat,
médecin (personnage pédant, célèbre par ses discours interminables, remplis de citations
latines) ... Les pièces sont jouées dans les rues, sur des tréteaux. Les acteurs improvisent
des dialogues comiques et des farces à partir de « canevas » (scénario fixé d’avance, très
court) ; ils laissent libre cours à leurs talents d’acrobates et de mimes (genre théâtral,
excluant tout recours à la parole, fondé sur l’expression corporelle) en particulier. Les
comédiens jouent masqués : généralement en cuir, les masques épousent la forme du
visage, permettent à la peau de respirer et ne couvrent pas la bouche. S’inspirant des
comédies latines ou des farces du Moyen Âge, c’est un théâtre divertissant, organisé
autour du rire. En 1660, Molière partage la scène du Palais Royal avec une troupe italienne
et on retrouve dans son théâtre des caractéristiques de la commedia dell’arte :
personnages « types » et goût pour la farce.

IV. Le siècle classique


Le XVIIème siècle est le grand siècle français du théâtre.
La tragédie classique française est inspirée des tragédies antiques grecques. Elle
respecte la règle des trois unités (unité d’action, unité de lieu et unité de temps). Elle
doit aussi respecter la vraisemblance et la bienséance. Le dénouement d’une tragédie est
généralement tragique (par exemple la mort).
Elle est composée de 5 actes.
La comédie cherche à divertir le spectateur, à le faire rire. Contrairement à la tragédie,
dans la comédie, les personnages sont de condition moyenne ou modeste, et le
dénouement est heureux. Molière est le plus illustre représentant du genre, avec des
pièces comme Le Misanthrope, L'Avare, Le Malade imaginaire.

B) La vie de comédien à l’âge classique


Au XVIIe siècle, le théâtre est considéré par l’église comme un art dangereux et
condamnable sur le plan moral. Les comédiens sont excommuniés, c’est-à-dire qu’ils sont
exclus de la communauté chrétienne et qu’ils ne peuvent pas être enterrés dans les
cimetières catholiques.
Cependant, la société française s’enthousiasme pour le théâtre, et les comédiens
s’organisent en troupe, sur le modèle des troupes italiennes. Il mène une vie ambulante sur
les routes de Provence, jouant sur les tréteaux installés dans la rue. Quelques troupes
s’installent dans des salles permanentes, notamment à Paris, à l’Hôtel de Bourgogne et au
Théâtre du Marais. Les troupes les plus renommés bénéficient de la protection de riches
seigneurs ou du roi ; sous l’impulsion de son premier ministre le cardinal de Richelieu,
Louis XIII assure un revenu aux troupes de l’Hôtel de Bourgogne et du Théâtre du Marais.
Louis XIV fait du théâtre un divertissement de la noblesse et de la cour et fonde en 1680 la
troupe de la Comédie-Française.
Questions
1) Comment les comédiens étaient-ils considérés par l’église au XVIIe siècle ? Pour quelle
raison ?
Les comédiens sont excommuniés, c’est-à-dire qu’ils sont exclus de la communauté
chrétienne et qu’ils ne peuvent pas être enterrés dans les cimetières catholiques.
2) Où les comédiens jouaient-ils dans la plupart des cas ?
Il mène une vie ambulante sur les routes de Provence, jouant sur les tréteaux installés
dans la rue.
3) De quoi les troupes les plus renommées bénéficiaient-elles?
Les troupes les plus renommés bénéficient de la protection de riches seigneurs ou du roi ;
4) Citez deux théâtres importants.
l’Hôtel de Bourgogne et du Théâtre du Marais.
5) Pourquoi peut-on dire que Louis XIII et Louis XIV ont fait beaucoup pour le théâtre ?
Louis XIII assure un revenu aux troupes de l’Hôtel de Bourgogne et du Théâtre du Marais.
Louis XIV fait du théâtre un divertissement de la noblesse et de la cour et fonde en 1680 la
troupe de la Comédie-Française.

C) Les conditions d’une représentation à l’âge classique


L’architecture théâtrale est renouvelée au XVIIe siècle selon un modèle venu d’Italie. Les
salles sont réaménagées, de nouveaux théâtres fixes sont édifiés : le cardinal de Richelieu
fait construire dans son Palais-Cardinal (devenu plus tard le Palais-Royal) le plus beau
théâtre de Paris. Ces salles nommées « à l’italienne » se caractérisent par une scène en
forme cubique, haute et profonde, séparée de la salle par un rideau. Un système de
trappes, de coulisses et de poulies (les machines) permet des jeux de scène
spectaculaires, notamment l’apparition et la disparition des personnages.
Dans ces salles fermées, l’éclairage est artificiel et ce faite à l’aide de chandelle. Le
découpage des pièces en acte est la fréquence des entractes (toutes les demi-heures
environ) permettent de moucher régulièrement les mèches pour que l’atmosphère très
enfumée ne devienne pas irrespirable et pour remplacer les chandelles consumées. Les
spectateurs, placés face à la scène, se répartissent selon leur rang social : le public
populaire reste debout au parterre, les nobles et le public aisé occupent les loges et les
galeries, qui offrent une meilleure visibilité. À partir du Cid (1637), quelques nobles
s’installent sur la scène même, assis sur des bancs placés sur les côtés. Le public est
turbulent et agité, il n’hésite pas à manifester bruyamment ses émotions, son enthousiasme
ou son mécontentement.
Questions
1) Comment s’appellent les salles qui vont peu à peu remplacer les salles existantes ?
Ces salles sont appelées salle « à l’italienne »
2) Quelles sont leurs caractéristiques ?
Elles se caractérisent par une scène en forme cubique, haute et profonde, séparée de la
salle par un rideau. Un système de trappes, de coulisses et de poulies (les machines)
permet des jeux de scène spectaculaires, notamment l’apparition et la disparition des
personnages.
3) Comment se fait l’éclairage ?
L’éclairage est artificiel et ce faite à l’aide de chandelle.
4) Comment les spectateurs sont-ils placés ?
Les spectateurs, placés face à la scène, se répartissent selon leur rang social : le public
populaire reste debout au parterre, les nobles et le public aisé occupent les loges et les
galeries, qui offrent une meilleure visibilité.
5) À partir de 1637, où les nobles peuvent-ils également s’installer ?
À partir du Cid (1637), quelques nobles s’installent sur la scène même, assis sur des bancs
placés sur les côtés.

D) Le lexique
Théâtre: le lexique à connaître
Complétez les définitions suivantes à l’aide de la liste du vocabulaire du théâtre ci-
dessous :
VOUS DEVEZ REGARDER LA VIDÉO DU DIAPORAMA SUR LE LEXIQUE DU
THÉÂTRE:
https://youtu.be/JuXfRNTBh7Q
Et : https://view.genial.ly/5ec225e28e243b0d5a3384dc/game-breakout-bilan-theatre-4e

Coup de théâtre, aparté, réplique, dénouement, scène, tragédie, tirade, comédie,


exposition, acte, intrigue, didascalies, monologue, quiproquo, commedia dell’ Arte
1°________________________: procédé qui consiste à faire dire par un personnage
quelque chose qui n’est pas destiné aux autres personnages mais que le public entend.

2°________________________ :combinaison de tous les événements qui forment le sujet


d’une pièce.

3°________________________ :Première scène d’une pièce de théâtre, elle explique la


crise en cours, présente les personnages, les lieux, le contexte, l’époque.

4°_________________________ :chaque prise de parole, chaque énoncé dit par un


personnage aux autres.

5°________________________: subdivision de l’acte, quand un personnage entre et sort.

6°_______________________ : autrefois il durait le temps qu’il fallait aux chandelles pour


se consumer. Cinq ou trois à l’époque classique.

7° ______________________________: Elle se fonde sur l’improvisation et des


personnages typiques et comiques. Cette tradition a nourri le théâtre comique français.

8°__________________________: Pièce de théâtre montrant aux spectateurs les aspects


ridicules d’une personne ou d’une société pour le faire rire mais aussi pour le faire réfléchir.
Son issue est heureuse.

9°___________________________: Il introduit un retournement de situation.

10°__________________________: il résout le problème majeur de la pièce et ceux des


personnages les plus importants. Dans la scène finale, la plupart des personnages sont
rassemblés.

11°_________________________: indications hors dialogue données par l’auteur. Elles


concernent les gestes, les déplacements de l’acteur, les destinataires d’un propos, les
sentiments…

12°________________________: les paroles d’un personnage seul en scène. Il permet de


connaître ses pensées, ses sentiments.

13°_________________________: malentendu entre deux personnages qui engendre le


rire le spectateur.

14° ________________________: pièce dont la fin est malheureuse. La fatalité pèse sur
les hommes et les voue au malheur.

15°__________________________: longue suite de phrases qu’un acteur dit sans


interruption. Mais il n’est pas seul sur scène.
1°aparté: procédé qui consiste à faire dire par un personnage quelque chose qui n’est pas
destiné aux autres personnages mais que le public entend.

2°intrigue :combinaison de tous les événements qui forment le sujet d’une pièce.

3°exposition :Première scène d’une pièce de théâtre, elle explique la crise en cours,
présente les personnages, les lieux, le contexte, l’époque.

4°réplique :chaque prise de parole, chaque énoncé dit par un personnage aux autres.

5°scène: subdivision de l’acte, quand un personnage entre et sort.

6°acte : autrefois il durait le temps qu’il fallait aux chandelles pour se consumer. Cinq ou
trois à l’époque classique.

7° commedia dell’ Arte: Elle se fonde sur l’improvisation et des personnages typiques et
comiques. Cette tradition a nourri le théâtre comique français.

8°comédie: Pièce de théâtre montrant aux spectateurs les aspects ridicules d’une personne
ou d’une société pour le faire rire mais aussi pour le faire réfléchir. Son issue est heureuse.

9°coup de théâtre: Il introduit un retournement de situation.

10°dénouement: il résout le problème majeur de la pièce et ceux des personnages les plus
importants. Dans la scène finale, la plupart des personnages sont rassemblés.

11°didascalies: indications hors dialogue données par l’auteur. Elles concernent les gestes,
les déplacements de l’acteur, les destinataires d’un propos, les sentiments…

12°monologue: les paroles d’un personnage seul en scène. Il permet de connaître ses
pensées, ses sentiments.

13°quiproquo: malentendu entre deux personnages qui engendre le rire le spectateur.

14°tragédie: pièce dont la fin est malheureuse. La fatalité pèse sur les hommes et les voue
au malheur.

15°tirade: longue suite de phrases qu’un acteur dit sans interruption. Mais il n’est pas seul
sur scène.
Les mots croisés

Verticale
2. Grande division d’une pièce qui correspond à un moment de l’action présentée.

3. chaque prise de parole, chaque énoncé dit par un personnage aux autres.

5. partie du texte théâtral constituée par tout ce qui n’est pas dit par les acteurs.

6. moment où la pièce s’achève.

7. pièce de théâtre où il est question de vie ou de mort pour émouvoir le spectateur.

9. Première scène d’une pièce.


Horizontale
1. procédé qui consiste à faire dire par un personnage quelque chose qui
n’est pas destiné aux autres personnages, mais que le public entend.

4. longue suite de phrases qu’un acteur dit sans interruption.


6. Auteur de pièce de théâtre.
8. malentendu entre deux personnages qui provoque le rire de spectateurs.
10 combinaison de tous les événements qui forment le sujet d’une pièce.
.
11 discours qu’un personnage se tient à lui-même, seul en scène.
.
12 pièce de théâtre qui montre aux spectateurs les aspects ridicules d’une
. personne ou d’une société pour amuser mais aussi pour faire réfléchir.

13 subdivision de l’acte, quand un personnage entre et sort.


.

Horizontale
1. procédé qui consiste à faire dire par un personnage quelque chose qui
n’est pas destiné aux autres personnages, mais que le public entend.

4. longue suite de phrases qu’un acteur dit sans interruption.


6. Auteur de pièce de théâtre.
8. malentendu entre deux personnages qui provoque le rire de spectateurs.
10 combinaison de tous les événements qui forment le sujet d’une pièce.
.
11 discours qu’un personnage se tient à lui-même, seul en scène.
.
12 pièce de théâtre qui montre aux spectateurs les aspects ridicules d’une
. personne ou d’une société pour amuser mais aussi pour faire réfléchir.

13 subdivision de l’acte, quand un personnage entre et sort.


.
Histoire d’un mot: Théâtre:Nom qui vient du grec theatron qui signifie "regarder,
contempler"
D'après son étymologie, ce mot signifie donc " théâtre,<lieu> où l'on regarde ".
Le mot est utilisé dans le langage courant avec de nombreux sens parmi lesquels :
1) scène, lieu destiné aux représentations d'œuvres théâtrales
2) art dramatique considéré comme un genre ("faire du théâtre")
3) ensemble des écrits pour le théâtre ("le théâtre de Molière")
4) lieu où se produisent certains faits ("le théâtre des événements")

Phrase n°1: Ecrit pour être représenté, plutôt que pour être lu, le théâtre suppose des
acteurs, des costumes, des décors, un public. La présence du public au théâtre
implique une situation d'énonciation particulière : lorsqu’un personnage s'adresse à
un autre personnage sur la scène, il s’adresse également au public. C’est le principe
de la double énonciation.
Séance n° 2 : M. Molière, qui êtes-vous ?
Objectif : découvrir Molière sous la forme d’une interview
Support : Un musée biographique + des extraits de Molière d’Ariane
Mnouchkine

A)Rencontre avec l'un des plus grands dramaturges français.

En vous aidant de
• la biographie ci-dessous
• la vidéo: https://youtu.be/JuXfRNTBh7Q
• l’adresse suivante dans la barre d’adresse : http://www.comedie-francaise.fr/ Cliquez
sur l’onglet « Histoire et patrimoine » à droite puis choisissez l’onglet « Molière ». )
aidez Molière à répondre à ces questions .
1
1) M. Molière, à quelle date êtes-vous né?
2) A quel poste prestigieux votre père accède-t-il en 1631?
3) Quel drame survient dans votre vie en 1632?
4) Quel projet votre père conçoit-il pour vous et que fait-il en ce sens en 1636?

2
1) Quelle personnage, très important pour vous, meurt en 1638?
2) Quelle rencontre fondamentale faites-vous en 1642?
3) A quoi renoncez-vous alors?
4) Que fondez-vous avec Madeleine Béjart et sa troupe?

3
1) Votre nouvelle vie n'est pas couronnée de succès. Quelle conséquence cela a -t-il sur
votre vie en 1645?
2) Vous quittez alors Paris et débutez une tournée en province. Qui vous prend sous sa
protection en 1653?
3) Quel changement ce personnage opère-t-il en 1656?
4) Que se passe-t-il alors pour vous et votre troupe?

4
1) Quel personnage illustre vous offre à son tour sa protection en 1658?
2) Quel événement important se produit alors le 24 octobre 1658?
3) Quelle salle le roi met-il alors à votre disposition en 1660?
4) Où vous installez-vous définitivement en 1661?

5
1) Qui épousez-vous en 1662?
2) Que vous a-t-on alors reproché?
3) Quelle pièce jouez-vous la même année?
4) Quelles questions importantes cette pièce soulève-t-elle?

6
1) Laquelle de vos pièce est interdite en 1664?
2) Qui demande son interdiction?
3) Qui vous prend officiellement sous sa protection en 1665?
4) Pour quelle pièce, créée cette même année, vous accuse-t-on de « prôner »
l’athéisme?

7
1) Dans cette pièce, vous contez les mésaventures d’un personnage d’une loyauté
indéfectible. Quel est son titre?
2) Quand la créez-vous?
3) Quelle autre pièce voit le jour cette même année?
4) Que raconte votre célèbre pièce L’Avare?

8
1) Avec quel artiste créez-vous Le Bourgeois gentilhomme?
2) Quel est le thème de cette pièce?
3) Quand la créez-vous?
4) Dans quelle tradition, votre pièce, Les fourberies de Scapin, s’inscrit-elle?

9
1) Quel est le titre de votre dernière pièce?
2) Que vous arrive-t-il lors de la quatrième représentation?
3) Que deviez-vous faire pour obtenir les derniers sacrements et don être enterré
religieusement?
4) Dans quelles conditions serez-vous enterré?

1) M. Molière, à quelle date êtes-vous né?


Je suis né le 15 janvier 1622.
2) A quel poste prestigieux votre père accède-t-il en 1631?
Mon père succède en 1631, comme valet de chambre-tapissier du Roi, à son frère cadet
Nicolas.
3) Quel drame survient dans votre vie en 1632?
Ma mère meurt.
4) Quel projet votre père conçoit-il pour vous et que fait-il en ce sens en 1636?
Mon père obtient pour moi la survivance de la charge de tapissier du roi en 1636.
2
1) Quelle personnage, très important pour vous, meurt en 1638?
Mon grand-père maternel meurt.
2) Quelle rencontre fondamentale faites-vous en 1642?
Je rencontre la famille Béjart.
3) A quoi renoncez-vous alors?
Je renonce à mes études et à la charge de tapissier du Roi.
4) Que fondez-vous avec Madeleine Béjart et sa troupe?
Je fonde L’Illustre Théâtre.

3
1) Votre nouvelle vie n'est pas couronnée de succès. Quelle conséquence cela a -t-il sur
votre vie en 1645?
Je suis emprisonné pour dette.
2) Vous quittez alors Paris et débutez une tournée en province. Qui vous prend sous sa
protection en 1653?
Le prince de Conti nous prend sous sa protection.
3) Quel changement ce personnage opère-t-il en 1656?
Il devient dévot. Un homme très religieux.
4) Que se passe-t-il alors pour vous et votre troupe?
Il nous retire sa protection. Nous devons quitter son domaine et rentrons à Paris.

4
1) Quel personnage illustre vous offre à son tour sa protection en 1658?
Monsieur frère du Roi nous prend sous sa protection.
2) Quel événement important se produit alors le 24 octobre 1658?
Nous jouons devant le Roi Louis XIV.
3) Quelle salle le roi met-il alors à votre disposition en 1660?
Le Roi met à notre disposition la salle du Petit Bourbon.
4) Où vous installez-vous définitivement en 1661?
Nous nous installons définitivement au Palais Royal.

5
1) Qui épousez-vous en 1662?
J’épouse Armande Béjart, la fille de Madeleine.
2) Que vous a-t-on alors reproché?
On a pensé qu’Armande était ma fille, mais c’est faux.
3) Quelle pièce jouez-vous la même année?
Je joue L’Ecole des femmes.
4) Quelles questions importantes cette pièce soulève-t-elle?
Ma pièce parle de l’institution du mariage et l’éducation des filles.

6
1) Laquelle de vos pièce est interdite en 1664?
Ma pièce Tartuffe est interdite en 1664.
2) Qui demande son interdiction?
La pièce est interdite à la demande de l’archevêque de Paris.
3) Qui vous prend officiellement sous sa protection en 1665?
En 1665, Louis XIV décide de me prendre officiellement sous sa protection.
4) Pour quelle pièce, créée cette même année, vous accuse-t-on de « prôner »
l’athéisme?
Il s’agit de Dom Juan.

7
1) Dans cette pièce, vous contez les mésaventures d’un personnage d’une loyauté
indéfectible. Quel est son titre?
Il s’agit du Misanthrope.
2) Quand la créez-vous?
Je la crée en 1666.
3) Quelle autre pièce voit le jour cette même année?
Je crée la même année Le Médecin malgré lui.
4) Que raconte votre célèbre pièce L’Avare?
Cléante et Elise, les deux enfants d'Harpagon craignent chacun pour leur amours
respectifs. L'avarice de leur père fait obstacle à leur bonheur. Heureusement le vol d'une
cassette viendra bouleverser les plans de l'avide vieillard.

8
1) Avec quel artiste créez-vous Le Bourgeois gentilhomme?
Je collabore avec le musicien Jean-baptiste Lully.
2) Quel est le thème de cette pièce?
Dans cette pièce, je me moque du snobisme de Monsieur Jourdain, un piètre imitateur de
la noblesse.
3) Quand la créez-vous?
Je la crée en 1670.
4) Dans quelle tradition, votre pièce, Les fourberies de Scapin, s’inscrit-elle?
Elle s’inscrit dans la tradition italienne.

9
1) Quel est le titre de votre dernière pièce?
Ma dernière pièce s’intitule Le Malade imaginaire.
2) Que vous arrive-t-il lors de la quatrième représentation?
Je suis pris d'un malaise lors de la quatrième représentation.
3) Que deviez-vous faire pour obtenir les derniers sacrements et don être enterré
religieusement?
Je devais abjurer ma profession de comédien.
4) Dans quelles conditions serez-vous enterré?
Je fus enterré de nuit, suivi dans la brume, par de nombreux amis, sans aucune cérémonie.

Voici sa biographie :

15 janvier 1622 : baptême, à Saint-Eustache, de Jean, premier enfant de Jean Poquelin,


tapissier et de Marie Cressé, demeurant rue Saint-Honoré.Cinq autres enfants naîtront
encore, dont deux mourront en bas-âge. A la naissance d'un autre Jean, on ajoute Baptiste
au prénom de l'aîné.

Jean Poquelin succède en 1631, comme valet de chambre-tapissier du Roi, à son frère
cadet Nicolas. La mère de Jean-Baptiste meurt un an plus tard.

En1635, Jean-Baptiste commence ses études au collège de Clermont (lycée Louis-le-


Grand). Il a pour condisciple le prince de Conti, qui deviendra l'un de ses protecteurs
Jean Poquelin obtient pour son fils Jean-Baptiste la survivance de la charge de tapissier du
roi en 1636. Deux ans plus tard son grand-père, Louis Cressé, meurt.

Après avoir obtenu à Orléans ou à Bourges une licence de droit en 1641, Jean-Baptiste
accompagne, en qualité de tapissier à la place de son père, Louis XIII en Languedoc en
1642. Au cours de ce voyage, Jean-Baptiste rencontre Madeleine Béjart, alors comédienne
de la troupe de Charles Dufresne.
Un an après, Jean-Baptiste Poquelin renonce à la survivance de la charge paternelle et
reçoit 630 livres de la succession de sa mère. Le 30 juin, il fonde l'Illustre Théâtre avec
neuf autres sociétaires dont Madeleine Béjart. Il prend le nom de Molière. Les raisons qui
l'ont incité à choisir ce pseudonyme n'ont jamais été élucidées.

1644
Ouverture de l'Illustre Théâtre, sous la protection de Gaston Orléans. Les premières
représentations ne rencontrent que très peu de succès. Au printemps, la troupe l’Illustre-
Théâtre fait faillite Emprisonné pour dettes en Août 1945, Molière est libéré deux jours plus
tard, grâce à l'intervention de son père . La même année, il quitte Paris, avec la troupe de
Charles Dufresne. Ils vont parcourir l'ouest et le sud de la France pendant plus de treize
ans.
roi qui accorde à la troupe de Molière le
1652 droit de partager avec les Comédiens-
Création à Lyon de l'Etourdi, première Italiens, la salle du Petit Bourbon.
comédie de Molière.
Le prince de Conti, près de Pézenas,
accorde sa protection à la troupe de Le18 novembre 1659 Molière connaît un
Molière. grand succès avec les Précieuses
ridicules. Cette pièce est créée lors de la
même représentation que Cinna de
Corneille et fait un triomphe.

1656
La conversion du prince de Conti, qui retire
alors sa protection, contraint la troupe à
quitter Pezenas.

Molière a trente six ans. Il rentre à Paris 1660


fort d'une double expérience d'acteur Création de Sganarelle ou le Cocu
comique et d'auteur dramatique. Il reçoit la imaginaire. Nouveau grand succès pour
protection de Monsieur, le frère du roi. Il Molière qui trouve dans Sgnarelle l'un de
joue devant le jeune Louis XIV, au Louvre, ses rôles fétiches
le Docteur Amoureux. Cette pièce plaît au

En 1661, La troupe de Molière s'installe définitivement au Palais Royal . L’École des maris
et les Fâcheux assoient sa renommée.

Il épouse Armande Béjart, la fille de avec la fille de sa maîtresse, lui vaut d'être
Madeleine Béjart en 1662. Ce mariage accusé de relations incestueuses avec
cette personne qui pourrait être sa fille. Tartuffe, joué à Versailles en 1664,
Il réussit son coup de maître en écrivant provoque un tollé chez les catholiques. La
l'Ecole des femmes, la première des pièce est interdite à la demande de
comédies de la maturité, en cinq actes et l’archevêque de Paris.
en vers. Cette pièce, qui soulève des La bataille de Tartuffe durera près de cinq
questions importantes (l’institution du ans. Remaniée, la pièce sera à nouveau
mariage et l’éducation des filles), tranche interdite en août 1667. Elle sera cependant
nettement avec les thèmes habituels de la jouée, en présence du frère du roi, chez le
farce ou de la comédie à l’italienne. Grand Condé.
Innovation littéraire en même temps que
critique originale de la société du temps,
elle irrite certains auteurs concurrents
autant qu’elle choque les tenants de la
morale traditionnelle.
L'Ecole des femmes connaît un énorme
succès, et vaudra à Molière une longue
polémique. Cette querelle occupera toute
l’actualité littéraire de l’année 1663, avec
ses pamphlets, ses textes satiriques et ses
quolibets.
En 1665, Louis XIV décide de prendre
officiellement Molière sous sa protection. Il
décerne à ses comédiens le titre de troupe
du roi
Dom Juan , pièce dont le personnage
principal se sent " un cœur à aimer toute la
terre". La pièce connaît un succès de cinq
semaines. Puis elle est étouffée avant
Molière répondra à ses adversaires en même que les adversaires de Molière
écrivant, l’année suivante, La Critique de puissent faire paraître leurs pamphlets
l’École des femmes et l’Impromptu de contre cette pièce , qui selon eux, prône
Versailles. Pièces dans lesquelles il tourne l'athéisme.
en dérision ses détracteurs (petits marquis,
faux vertueux, troupe rivale de l'hôtel de
Bourgogne…)

Le Misanthrope est créé en 1666. Cette pièce conte les mésaventures d'Alceste, un
personnage d'une loyauté et d'une probité indéfectibles. Elle connaît un succès mitigé,
mais sa dimension morale lui assurera un prestige qui ne fera que croître les siècles
suivants
Le Médecin malgré lui est crée la même année. Elle est aujourd'hui l'une des plus connues
et des plus jouées des pièces de Molière .

L'Avare, crée en 1668 est aussi une des pièces les plus connues de Molère: Cléante et
Elise, les deux enfants d'Harpagon craignent chacun pour leur amours respectifs. L'avarice
de leur père fait obstacle à leur bonheur. Heureusement le vol d'une cassette viendra
bouleverser les plans de l'avide vieillard.

Tartuffe est enfin autorisé en 1669 et connaît un triomphe.


Le Bourgeois gentilhomme est une comédie-ballet dont Lully compose la musique et qui
fustige le snobisme de Monsieur Jourdain, un piètre imitateur de la noblesse. Elle est créée
en 1670.

Les Fourberies de Scapin, une comédie d'intrigue qui s'inscrit dans la tradition italienne que
Molière avait exploité au début de sa carrière, notamment avec l'Etourdi. Molière jouera, lui-
même, le rôle de Scapin, le valet meneur de jeu. Elle voit le jour en 1671.

Les Femmes savantes (1 672) est une sévère condamnation du pédantisme


Cette année-là, Molière est supplanté par Lully, promoteur de l’opéra en France, qui obtient
le privilège royal lui accordant l’exclusivité de la représentation des œuvres chantées et
dansées.
Par faveur spéciale, le roi autorise toutefois Molière à intégrer des scènes musicales et
chorégraphiques dans le Malade imaginaire.

Création du Malade imaginaire, au Palais-


Royal, le 10 février 1673.
Molière tient le rôle d'Argan. Il est pris d'un
malaise lors de la quatrième
représentation. Il est transporté chez lui,
rue de Richelieu . Il meurt d'une Résumés de ses principales pièces:
hémorragie. N'ayant pas abjuré sa
profession de comédien, il ne pourra, 1)En l'absence de leurs parents respectifs,
malgré son désir, recevoir les derniers Octave s'est marié en secret avec
sacrements. Hyacinte, jeune fille pauvre au passé
Molière échappe de peu à la fosse mystérieux, et Léandre est tombé
commune. Il ne put être inhumé que grâce amoureux d'une Egyptienne, Zerbinette.
à l’intercession d’Armande Béjart auprès Mais voici que les pères, Argante et
de Louis XIV. Il fut enterré de nuit, suivi Géronte, rentrent de voyage avec des
dans la brume, par de nombreux amis, projets de mariage pour leurs enfants. Les
sans aucune cérémonie. fils ne savent plus à qui se confier pour
résoudre leurs problèmes. Scapin, le valet
de Léandre, s'engage à tout arranger par
ses mensonges et ses manigances (ses
fourberies), il imagine de soutirer aux deux
pères l'argent nécessaire pour faire
triompher l'amour et la jeunesse. Mais qui
sont en réalité Hyacinte et Zerbinette ?

2)Alceste, idéaliste, prétend se comporter sans hypocrisie. Il clame son intransigeance face
au pouvoir et à ses compromissions, mais il est épris de Célimène, jeune femme mondaine
et coquette. Désireux de fuir cette société, pour laquelle il ne serait pas fait, ce misanthrope
souhaite convaincre sa dulcinée de renoncer à ce monde par amour pour lui.

3)Arnolphe, imbu de l'idée qu'une femme ne peut être vertueuse qu'autant qu'elle est
ignorante, élève dans sa maison, sous la garde d'un valet et d'une servante stupides, une
jeune fille, Agnès, qu'on croit orpheline et dont il veut faire sa femme. Mais la naïveté
d'Agnès ne sert qu'à la faire céder plus facilement et sans remords aux poursuites
amoureuses du jeune Horace. L'école de cette femme n'a donc pas réussi. Elle sait bien lui
faire parvenir une lettre, le faire entrer chez elle, se préparer à fuir avec lui. Horace prend
pour confident Arnolphe lui-même, sans savoir qu'il est le tuteur d'Agnès : il le prévient de
tout ce qu'il tente, et va jusqu'à lui confier la personne d'Agnès, qu'il a fait évader. Par
bonheur, il n'est aucune de ses indiscrétions qui ne se retourne contre Arnolphe. Au
moment où Horace découvre qui est Arnolphe, il apprend qu'Agnès est fille du seigneur
Enrique, ami de son père, et il peut l'épouser.

4)Orgon, qui semble un personnage assez important, est tombé sous la coupe d'un
homme, hypocrite , dont il est le seul (avec sa mère, Madame Pernelle) à être dupe mais
qui singe la dévotion et a réussi à devenir son directeur de conscience. Cet aventurier
essaie de se faire donner en mariage la fille de son bienfaiteur, en même temps qu’il tente
de séduire sa deuxième femme, Elmire, beaucoup plus jeune que son mari. Démasqué
grâce à un piège tendu par Elmire afin de convaincre son mari de l'hypocrisie de ce
Tartuffe, il veut ensuite chasser Orgon de chez lui grâce à une donation inconsidérée que
celui-ci lui a faite de ses biens et, en se servant de papiers compromettant qu’Orgon lui a
remis, il va le dénoncer au roi. Imprudence fatale : le roi a conservé son affection envers
celui qui l’avait jadis bien servi, il lui pardonne et c’est Tartuffe qui est arrêté.

5)Un jeune noble, vivant en Sicile, accumule les conquêtes amoureuses, séduisant les
jeunes filles nobles et les servantes avec le même succès. Seule la conquête l'intéresse et
les jeunes femmes sont abandonnées dès qu'elles sont séduites. Mais l'une d'entre elles,
Done Elvire va lui donner bien du fil à retordre avec entre autre la venue de ses deux frères
en Sicile pour le trouver et le punir de l'affront commis à leur égard : en effet, il a enlevé
Done Elvire d'un couvent avant de l'abandonner. Ses conquêtes lui valent certaines
inimitiés et certains duels auxquels il ne se dérobe pas. Il affiche un certain cynisme dans
les relations avec ses proches, notamment avec son père (Don Louis) et remet en question
les dogmes religieux. Il aime les défis, jusqu'au défi final : le repas avec la Statue du
Commandeur, que Dom Juan avait tué auparavant, qui l'emportera dans l'au-delà.

6)Harpagon est omniprésent dans cette comédie qui traite de sujets qui ne sont guère
amusants : l'avarice en premier lieu, mais aussi la tyrannie domestique, l'égoïsme et ce
qu'aujourd’hui on nomme le sexisme. Le bourgeois qui a réussi dans les affaires d'argent,
pense pouvoir s'acheter une douceur conjugale pour ses vieux jours, au mépris des désirs
des uns et des autres, même de ses propres enfants. Au prix d'un coup de théâtre
molièresque, ses projets sont ruinés et la seule consolation qui lui reste est enfermée dans
une cassette.

7)Argan, un bourgeois, se croit toujours malade ; sa femme lui dispense des soins attentifs,
n'attendant que sa mort pour pouvoir hériter. Il se fait faire des saignées et prend toutes
sortes de remèdes, dispensés par des médecins pédants et soucieux davantage de
complaire à leur patient que de la santé de celui-ci. Pour que son maître mange bien,
Toinette, sa servante se déguise en médecin et dispense à ce malade imaginaire des
conseils plus raisonnables...

B) Ses principales oeuvres


Trouvez la date de création de ces pièces et associez-les ensuite au bon résumé situé
sous la biographie de Molière
a)L'Ecole des femmes:............................................
b)Le Tartuffe ou l'imposteur:....................................
c)Dom Juan ou le festin de Pierre:...........................
d)le Misanthrope:.......................................
e)le Bourgeois gentilhomme:................................
f)les Fourberies de Scapin:.................................
g)Le Malade imaginaire:............................

Histoire d’un mot: comédie= le mot comédie vient du grec cômè ( = village) et odè
( = chant), parce que les premiers acteurs allaient de village en village; ou de comos
( = procession), parce qu'ils commencèrent leurs plaisanteries en Grèce dans les
processions des fêtes de Dionysos.

Phrase n° 2: Molière, auteur dramatique du 17ème siècle, a marqué l'histoire du


théâtre et de la comédie. Il s'est distingué par des pièces à la fois comiques et
critiques, faisant du rire une arme pour combattre les mœurs et les contraintes de
son époque.

Séance n°2 : Première rencontre avec la pièce


Objectif : Construire les premières hypothèses de lecture
Support : Le titre, la première de couverture + la didascalie initiale

A) Le titre
Lire le repère p. 151 et faire les activités 1 et 2 ( questions n°1: a et
b uniquement) p. 150 du manuel

Activité 1: 1.La racine du mot « bourgeois » est bourg, c’est-à-dire la petite ville où est
centralisé le commerce de la région environnante. Si l’on remonte à l’étymologie latine,
burgus désigne le château fort autour duquel s’organise peu à peu le gros village qui
deviendra la petite ville.

2.Ce bourg centralise donc le commerce.

3.Gentilhomme est composé de gentil et de homme.

4.Gentilis signifie « qui appartient à une famille, à une souche », c’est-à-dire qui est d’une
lignée claire- ment identifiée et qui remonte à un ancêtre (de ceux qui composaient
l’entourage du seigneur ou du roi). On est donc loin du sens actuel de « gentil » qui dérive
de l’idée que si l’on appartient à une noble lignée, on doit avoir la même noblesse morale et
donc « une belle âme ». Être gentil c’est donc, à l’origine, se comporter comme l’exige son
ascendance : avoir la magnanimité d’un grand seigneur.

5.Les gentilshommes appartiennent à la noblesse alors que les bourgeois appartiennent au


tiers état (cf. « Repères »). Il y a donc une opposition de classe entre les deux, même si on
peut acheter un titre de noblesse ou se faire anoblir (usage plus fréquent en Grande-
Bretagne).

Activité 2:a. La couleur (couleurs sombres pour le bourgeois, couleurs vives et diverses
pour le gentilhomme) et la sophistication (ou le raffinement) du gentilhomme s'opposent au
côté simplement utilitaire du costume du bourgeois. Celui du noble s’enrichit de détails ou
d’accessoires inutiles).

b. On comprend aisément que le personnage de gauche se contente d’un vêtement utile


alors que celui de droite vit dans le « paraître » et est donc censé avoir les moyens de
s’offrir tout le superflu. Le costume est un affichage social, un message à l’égard de ses
pairs : « Je m’habille ainsi parce que j’appartiens à telle classe, tel groupe, telle
tendance... »

B) La première de couverture

1) Décrivez physiquement le personnage principal.


On aperçoit un homme habillé de façon très sophistiquée. On observe de nombreuses
broderies sur ses vêtements.Il porte une très longue perruque assez volumineuse.
2) Quelle est son attitude?
Le personnage semble très content de lui. Il regarde au loin avec hauteur.
3) Que font les autres personnages présents?
Certains l’habillent, d’autres semblent émerveillés par le personnage principal..
4) Après l’étude sur le titre, pensez-vous que cette image vienne confirmer vos hypothèses
de lecture? Expliquez pourquoi.
Après l’étude du titre, nous avons compris que la pièce allait mettre en scène un homme
qui est à la fois un bourgeois et un gentilhomme. Or, ce sont deux classes de la société très
différentes qui en peuvent se mélanger. Après l’observation de cette image, on peut
imaginer que cet homme est un bourgeois qui cherche, en revêtant notamment le costume
de la noblesse, à devenir un gentilhomme.
C) La didascalie
initiale
LE BOURGEOIS GENTILHOMME
COMÉDIE-BALLET
MONSIEUR JOURDAIN, bourgeois.
MADAME JOURDAIN, sa femme.
LUCILE, fille de M. Jourdain.
NICOLE, servante.
CLÉONTE, amoureux de Lucile.
COVIELLE, valet de Cléonte.
DORANTE, comte, amant de Dorimène.
DORIMÈNE, marquise.
MAÎTRE DE MUSIQUE.
ÉLÈVE DU MAÎTRE DE MUSIQUE. MAÎTRE À DANSER. MAÎTRE D'ARMES.
MAÎTRE DE PHILOSOPHIE. MAÎTRE TAILLEUR.
GARÇON TAILLEUR.
DEUX LAQUAIS.
PLUSIEURS MUSICIENS, MUSICIENNES, JOUEURS D'INSTRUMENTS, DANSEURS,
CUISINIERS, GARÇONS TAILLEURS, ET AUTRES PERSONNAGES DES INTERMÈDES
ET DU BALLET.
La scène est à Paris.
1)Recopiez le tableau ci-dessous. Regroupez les personnages ( à l’exception des deux
laquais) en cinq ensembles et distribuez-les dans le tableau Appuyez-vous pour cela sur ce
qui est dit sur les personnages.
La famille L’amoureux Les nobles Les maîtres les
Jourdain et son valet et leurs musiciens et
élèves danseurs

La famille Jourdain L’amoureux et son Les nobles Les maîtres et leurs les musiciens et
valet élèves danseurs
MONSIEUR CLÉONTE, DORANTE, MAÎTRE DE PLUSIEURS
JOURDAIN, amoureux de comte, amant de MUSIQUE. MUSICIENS,
bourgeois. Lucile. Dorimène. ÉLÈVE DU MUSICIENNES,
MADAME COVIELLE, valet DORIMÈNE, MAÎTRE DE JOUEURS
JOURDAIN, sa de Cléonte. marquise. MUSIQUE. D'INSTRUMENTS
femme. C MAÎTRE À , DANSEURS,
LUCILE, fille de M. DANSER. CUISINIERS,
Jourdain. MAÎTRE GARÇONS
NICOLE, D'ARMES. TAILLEURS, ET
servante. MAÎTRE DE AUTRES
PHILOSOPHIE. PERSONNAGES
MAÎTRE DES
TAILLEUR.GARÇ INTERMÈDES ET
ON TAILLEUR. DU BALLET.

2) Où va se passer la pièce?
La didascalie initiale indique que la scène est à Paris.
3)En observant la fin de la didascalie, définissez ce qu’est une comédie-ballet.
Une comédie-ballet est une pièce de théâtre qui contient également des passages chantés
et dansés comme le montre la présence de nombreux musiciens et danseurs dans la
didascalie initiale.

Histoire d’un mot: Didascalie :Nom formé à partir d'un mot grec " didaskalia" qui signifie
"enseignement, notice, instruction" (sur le verbe didaskô, j'enseigne).
Ce mot est apparu en Français en 1771 soit au 18ème siècle pour désigner les indications
scéniques.

Phrase 3: Le Bourgeois gentilhomme est une comédie-ballet de Molière. Elle même donc
scène de théâtre et intermèdes dansés. Dans cette pièce, Molière se moque d'un riche
bourgeois qui veut imiter le comportement et le genre de vie des nobles.
Séance n° 4 :Où est M. Jourdain?
Objectif : Etudier la scène d’exposition
Support : Acte I, scène 1 p. 152,153 du manuel

Vidéo : https://youtu.be/QL-arVOkIqI

A) Un sujet de discussion : 2, 3 et 4p.153


2. Les maîtres parlent d’abord de l’œuvre que le maître de musique présente, puis, dès la
ligne 6, la conversation porte sur leur « employeur », celui qui les fait travailler, ce M.
Jourdain. La présentation tourne vite à la caricature : « ce nous est une douce rente » (l.
10). L’expression réduit M. Jourdain à n’être qu’un porte-monnaie.
D’ailleurs la réplique des lignes 7-8 sous-entend que les deux maîtres étaient désœuvrés
avant, ce qui laisse planer un doute sur leur talent.
Leur discussion tourne ensuite autour de la récompense à attendre de son talent : l’argent
ou les applaudissements.

3.Champ lexical de la gloire : applaudissements – sentir les délicatesses – doux accueil –


chatouillantes approbations – connues – caressées d’un applaudissement – honorer –
louanges éclairées – encens – louer.
C’est ce que prétend préférer le maître à danser qui, néanmoins, est bien content de
toucher de l’argent (l. 52-53).
Champ lexical de l’argent : douce rente – payer – aise – du solide – louer avec les mains –
bourse – monnayer – intérêt.
C’est ce que préfère le maître de musique

4.a. Gloire : renom, célébrité, notoriété, éclat, réputation.


argent : ressources, richesse, prospérité, aisance.
b. Mécène était un ministre de l’empereur romain Auguste. Il encouragea les lettres et les
arts en accueillant dans sa maison des poètes comme Virgile, Horace, Properce.
Un mécène est une personne qui protège les artistes et les aide financièrement.
M. Jourdain peut passer pour un mécène puisque c’est lui qui finance la création artistique
de ces deux maîtres. Mais sa générosité n’est pas désintéressée puisque c’est à son usage
qu’il entretient les maîtres et non pour la culture de tout le monde.
c. Ignorant et sot sont synonymes. Autres mots du texte : visions, barbarie, stupide,
lumières petites, parler à tort et à travers, à contresens, ces mots s’appliquent au bourgeois
(M. Jourdain).
Les différents termes sont antonymes des synonymes suivants : éclairé, discernement.
Autres mots du texte : (se) connaître, capables de sentir les délicatesses, lumières,
redresser les jugements. Ces mots semblent qualifier le grand seigneur (Dorante).

B) Les personnages: 5, 6,

5.M. Jourdain et Dorante sont les absents évoqués.


M. Jourdain est qualifié de « notre homme », « un homme comme il nous le faut à tous
deux », « une douce rente », « un homme dont les lumières sont petites, qui parle à tort et
à travers de toutes choses et n’applaudit qu’à contresens », « bourgeois ignorant ». On
peut ajouter « stupide » (l. 26).
On apprend donc que ce M. Jourdain est un riche bourgeois qui s’est mis en tête de faire
comme les nobles, en se payant les prestations d’un maître de musique et d’un maître à
danser. Mais il ne comprend rien aux arts.
Dorante, lui, est qualifié de « grand seigneur éclairé » (l. 47) : il est donc de haute noblesse
et paraît, lui au contraire, cultivé.
6 Le jugement porté par les deux maîtres sur leur élève est très méprisant : il est juste bon
à payer mais il est trop inculte pour qu’ils aient le moindre respect à son égard. Ils sont
cependant bien contents de toucher son argent et semblent donc entretenir l’hypocrisie
d’une situation qui leur rapporte.

Histoire d’un mot: Hypocrisie: Le mot hypocrisie vient du grec ὑυπόκρισις (hypokrisis), qui
signifie dans cette langue un acteur, la personne qui répond, qui interprète, qui joue, qui
feint. De là, il n’y a qu’un pas pour arriver au sens français moderne de « personne qui
affecte des sentiments, religieux à l’origine, quelconques par la suite ».

Phrase 4: Une scène d’exposition est sensée présenter les personnages principaux et
l’intrigue principal de la pièce. Or, dans cette première scène, le spectateur a devant ses
yeux : une troupe de musiciens et danseurs, deux personnages assez fiers de leur art et un
absent dont on se moque et qui est censé être le héros de la pièce.
Séance n° 5 : L’entrée de M. Jourdain
Objectif :Etudier le portrait au théâtre
Support : Acte I, scène 2 p. 154- 155

A) M. Jourdain et les deux maîtres: 2,3,4,5,6,


2. Les deux maîtres réagissent avec soumission et flatterie alors qu’ils doivent être
exaspérés par l’attitude de leur « patron ». On retrouve la même hypocrisie dans les
répliques des l. 19-20, 26-27, 34, 60, 61. On laisse de côté la réplique, l. 23, car on peut
penser que M. Jourdain s’y connaît en tissu puisque, dans le texte 4 « Monsieur Jourdain
s’habille » (p. 159), il remarque que son tailleur a prélevé de la pièce de son client un
morceau pour lui-même.
On peut donc parler de flatterie, flagornerie, hypocrisie, duplicité (on ne se contentera pas
de « politesse », en référence à la scène 1).

3. M. Jourdain est surtout préoccupé de son allure extérieure : costume, laquais, livrée des
laquais... c’est- à-dire tout ce qui lui permet de paraître un gentil- homme : ce qu’on
appellerait les signes extérieurs de richesse.

4. Il trouve la sérénade un peu lugubre et endormante et souhaite qu’on la ragaillardisse (l.


44-45). Il n’apprécie pas ce qui passe pourtant pour une création de qualité. Cependant M.
Jourdain veut apprendre la musique pour faire comme les gens de qualité (l. 68-69) : il y a
un écart entre ce qu’il veut être et ce qu’il apprécie.

5 a. Les phrases de M. Jourdain sont de forme affirmative la plupart du temps. Il emploie


des phrases de type injonctif: « Donnez-moi ma robe », « Attendez, je crois que je serai
mieux sans »…Cela révèle une personnalité assez extravertie et forte : c’est un homme
autoritaire.

b. « Drôlerie », « équipé » et « ragaillardir par-ci par-là » sont des mots familiers (l. 2, 17 et
45-46) : ils doivent vexer les deux maîtres car deux de ces mots familiers parlent de leur
création artistique.

6 L’expression « gens de qualité », qui désigne les nobles, revient trois fois : l. 9, 25 et 68.
Un leitmotiv étant une formule qui revient sans cesse dans un discours et qui traduit l’idée
forte, voire l’obsession du personnage, on peut bien parler ici de leitmotiv de M. Jourdain.
En effet, il est obsédé par l’idée de tout faire comme les nobles.

B) Un spectacle:8

8 Les deux morceaux sont des chansons d’amour mais pas de même registre. La sérénade
est en langage soutenu (« languir », « mal extrême", « rigueurs », « ennemis », les vers
longs et le vouvoiement) mais M. Jourdain préfère celle qui est en langage plus commun
(« Janneton" qui est un prénom familier, « mouton » ainsi que les vers plus courts, le vers
sans rime « aux bois" et les comparaisons peu relevées). Cela prouve encore son manque
de goût et d’élévation.

Histoire d’un mot: lugubre: adjectif qui vient du latin lugubris, de lugere :pleurer.Il
qualifie aujourd’hui ce qui inspire une sombre tristesse

Phrase 5: Dans ce premier portrait, M. Jourdain apparaît comme un personnage aux


vaniteux, vulgaire et snobe. Mais, en même temps, Il montre une volonté apparente
d’apprendre qui le rend plutôt sympathique.
Séance n° 6 : Une drôle de leçon
Objectif :Etudier une scène comique
Support : Acte II, scène 4 p. 156- 158

Vidéo : https://youtu.be/LblUXhJUmJA
https://youtu.be/jJMuzRxE5sA

A) Cultiver son esprit: 3,4,5


3. Le philosophe propose d’enseigner la morale, puis la physique, et M. Jourdain lui
demande l’orthographe.
4. M. Jourdain refuse la morale car il ne veut pas avoir à faire d’efforts pour se corriger. Il
refuse la physique sous prétexte qu’il y a trop de tintamarre et de brouillamini (l. 20-21), en
quelque sorte trop de choses qu’il ne comprend pas.
5. À la fin de la scène, il a appris les voyelles et la différence entre prose et vers, ce qui
paraît bien réduit comparé au programme ambitieux de morale et de physique. Cela traduit
soit l’ignorance grave de M. Jourdain, soit son manque d’appétit réel pour la culture.

B) Le portrait de M. Jourdain: 8, 9,10


8. M. Jourdain se dit bilieux, c’est-à-dire prompt à se mettre en colère, et il n’entend pas
être raisonné. On peut supposer qu’il est paresseux et qu’il manque de curiosité sur le plan
intellectuel : faire des efforts pour apprendre et s’ouvrir à des domaines qu’il ne connaît pas
ne le tentent guère.
9. Le déterminant cette est ici dans un emploi familier, légèrement péjoratif.
- De nombreux points d’exclamation ponctuent son dis- cours et les adjectifs employés sont
laudatifs : beau, vrai. De plus il termine par un cri d’admiration : Vive la science !

10. M. Jourdain manifeste un enthousiasme sympathique : il donne l’impression, à ce


moment-là, d’avoir envie d’apprendre et devient l’élève parfait.

C) L’intrigue: 11
M. Jourdain révèle qu’il est amoureux d’une aristocrate (l. 39-40). Cela doit l’encourager à
être plus raffiné mais cela peut avoir des incidences sur ses dépenses, sur son mariage
(même si l’on n’a pas encore entendu parler de Madame Jourdain).

Histoire d’un mot: Passion:Le mot passion vient du latin passio, qui signifie « souffrance »,
lui-même apparenté au grec pathos, de même sens. La passion, c’est donc la souffrance.
Historiquement, le mot a été utilisé d’abord pour désigner la période de souffrances du
Christ. Dans ce sens précis, il s’écrit aujourd’hui avec une majuscule initiale.Le mot passion
est ensuite passé de la souffrance physique à la souffrance psychique causée par
l’expression intense de sentiments, comme l’amour.

Phrase 6:M. Jourdain apparaît comme un ignorant et un paresseux. En effet, il semble


découvrir des choses aussi simples que l’alphabet et refuse d’apprendre certaines
disciplines qui lui paraissent trop compliquées. Mais il fait aussi preuve de curiosité et
manifeste un enthousiasme qui le rendent attachant.

Séance n° 7 : Une drôle de leçon


Objectif :Etudier une scène comique
Support : Acte III, scène 4

Résumé des scènes précédentes:


Scène 5
Monsieur Jourdain est en colère. Le tailleur qu'il attend est en retard.
Le couturier finit par arriver, accompagné d’un garçon tailleur, qui porte l’habit confectionné
pour Monsieur Jourdain. Mais l'ensemble n'est pas du coût du Bourgeois. Le tailleur
réplique que c’est ainsi que s’habillent les personnes de la noblesse, ce qui apaise
automatiquement monsieur Jourdain.
Quatre garçons tailleurs font leur entrée pour mettre l’habit au Bourgeois Gentilhomme.
Les garçons tailleurs l’appellent « Monseigneur » et « Votre Grandeur » et le Bourgeois
Gentilhomme les récompense chacun de pièces de monnaie. Les quatre dansent.

Acte III
Scène 1
Vêtu de son nouvel ensemble, Monsieur Jourdain s’apprête à sortir et appelle Nicole, sa
servante.
Scène 2
Cette dernière entre et éclate de rires devant l'accoutrement de son maître. Il là prévient
que si elle continue ses sarcasmes, il la rossera. Une menace qui ne fait qu'amplifier les
ricanements de Nicole.
Monsieur Jourdain lui ordonne de tout mettre en place pour la venue de ses invités de
qualité.
Scène 3
L'épouse du Bourgeois entre et réprimande son mari sur ses vêtements. Elle assure qu'il
sera sujet de moqueries. Son épouse lui livre plusieurs reproches sur sa façon de vivre.
Madame Jourdain préfère qu'il s'occupe du mariage de leur fille.
Nicole renchérit en apprenant à Madame Jourdain que son mari prend des cours de
philosophie. Pour lui montrer l'utilité de cet enseignement, Monsieur Jourdain récite sa
leçon du jour.
Madame Jourdain se moque de lui en le critiquant pour ses prétentions à entrer dans le
monde de la noblesse. Et par ailleurs n’apprécie guère l'un de ses amis, le comte Dorante,
qui lui emprunte d’importantes sommes d’argent.
Son mari répond que celui-ci le lui rend bien, sans en dire plus sur cette contrepartie.

SCÈNE IV
DORANTE, MONSIEUR JOURDAIN, MADAME JOURDAIN, NICOLE.

DORANTE.- Mon cher ami, Monsieur Jourdain, comment vous portez-vous ?


MONSIEUR JOURDAIN.- Fort bien, Monsieur, pour vous rendre mes petits services.
DORANTE.- Et Madame Jourdain que voilà, comment se porte-t-elle ?
MADAME JOURDAIN.- Madame Jourdain se porte comme elle peut.
DORANTE.- Comment, Monsieur Jourdain, vous voilà le plus propre du monde !
MONSIEUR JOURDAIN.- Vous voyez.
DORANTE.- Vous avez tout à fait bon air avec cet habit, et nous n’avons point de jeunes
gens à la cour qui soient mieux faits que vous.
MONSIEUR JOURDAIN.- Hay, hay.
MADAME JOURDAIN.- Il le gratte par où il se démange .
DORANTE.- Tournez-vous. Cela est tout à fait galant.
MADAME JOURDAIN.- Oui, aussi sot par derrière que par devant.
DORANTE.- Ma foi, Monsieur Jourdain, j’avais une impatience étrange de vous voir. Vous
êtes l’homme du monde que j’estime le plus, et je parlais de vous encore ce matin dans la
chambre du Roi.
MONSIEUR JOURDAIN.- Vous me faites beaucoup d’honneur, Monsieur. À Madame
Jourdain. Dans la chambre du Roi !
DORANTE.- Allons, mettez ...
MONSIEUR JOURDAIN.- Monsieur, je sais le respect que je vous dois.
DORANTE.- Mon Dieu, mettez ; point de cérémonie entre nous, je vous prie.
MONSIEUR JOURDAIN.- Monsieur...
DORANTE.- Mettez, vous dis-je, Monsieur Jourdain,vous êtes mon ami.
MONSIEUR JOURDAIN.- Monsieur, je suis votre serviteur.
DORANTE.- Je ne me couvrirai point, si vous ne vous couvrez.
MONSIEUR JOURDAIN.- J’aime mieux être incivil, qu’importun .
DORANTE.- Je suis votre débiteur, comme vous le savez.
MADAME JOURDAIN.- Oui, nous ne le savons que trop.
DORANTE.- Vous m’avez généreusement prêté de l’argent en plusieurs occasions, et
m’avez obligé de la meilleure grâce du monde, assurément.
MONSIEUR JOURDAIN.- Monsieur, vous vous moquez.
DORANTE.- Mais je sais rendre ce qu’on me prête, et reconnaître les plaisirs qu’on me fait.
MONSIEUR JOURDAIN.- Je n’en doute point, Monsieur.
DORANTE.- Je veux sortir d’affaire avec vous, et je viens ici pour faire nos comptes
ensemble.
MONSIEUR JOURDAIN.- Hé bien, vous voyez votre impertinence, ma femme.
DORANTE.- Je suis homme qui aime à m’acquitter le plus tôt que je puis.
MONSIEUR JOURDAIN.- Je vous le disais bien.
DORANTE.- Voyons un peu ce que je vous dois.
MONSIEUR JOURDAIN.- Vous voilà, avec vos soupçons ridicules.
DORANTE.- Vous souvenez-vous bien de tout l’argent que vous m’avez prêté ?
MONSIEUR JOURDAIN.- Je crois que oui. J’en ai fait un petit mémoire. Le voici. Donné à
vous une fois deux cents louis.
DORANTE.- Cela est vrai.
MONSIEUR JOURDAIN.- Une autre fois, six-vingts.
DORANTE.- Oui.
MONSIEUR JOURDAIN.- Et une autre fois, cent quarante.
DORANTE.- Vous avez raison.
MONSIEUR JOURDAIN.- Ces trois articles font quatre cent soixante louis, qui valent cinq
mille soixante livres.
DORANTE.- Le compte est fort bon. Cinq mille soixante livres.
MONSIEUR JOURDAIN.- Mille huit cent trente-deux livres à votre plumassier .
DORANTE.- Justement.
MONSIEUR JOURDAIN.- Deux mille sept cent quatre-vingts livres à votre tailleur.
DORANTE.- Il est vrai.
MONSIEUR JOURDAIN.- Quatre mille trois cent septante-neuf livres douze sols huit
deniers à votre marchand .
DORANTE.- Fort bien. Douze sols huit deniers ; le compte est juste.
MONSIEUR JOURDAIN.- Et mille sept cent quarante-huit livres sept sols quatre deniers à
votre sellier.
DORANTE.- Tout cela est véritable. Qu’est-ce que cela fait ?
MONSIEUR JOURDAIN.- Somme totale, quinze mille huit cents livres.
DORANTE.- Somme totale est juste ; quinze mille huit cents livres. Mettez encore deux
cents pistoles que vous m’allez donner, cela fera justement dix-huit mille francs, que je
vous payerai au premier jour.
MADAME JOURDAIN.- Hé bien, ne l’avais-je pas bien deviné ?
MONSIEUR JOURDAIN.- Paix.
DORANTE.- Cela vous incommodera-t-il, de me donner ce que je vous dis ?
MONSIEUR JOURDAIN.- Eh non.
MADAME JOURDAIN.- Cet homme-là fait de vous une vache à lait.
MONSIEUR JOURDAIN.- Taisez-vous.
DORANTE.- Si cela vous incommode, j’en irai chercher ailleurs.
MONSIEUR JOURDAIN.- Non, Monsieur.
MADAME JOURDAIN.- Il ne sera pas content, qu’il ne vous ait ruiné.
MONSIEUR JOURDAIN.- Taisez-vous, vous dis-je.
DORANTE.- Vous n’avez qu’à me dire si cela vous embarrasse.
MONSIEUR JOURDAIN.- Point, Monsieur.
MADAME JOURDAIN.- C’est un vrai enjôleux.
MONSIEUR JOURDAIN.- Taisez-vous donc.
MADAME JOURDAIN.- Il vous sucera jusqu’au dernier sou.
MONSIEUR JOURDAIN.- Vous tairez-vous ?
DORANTE.- J’ai force gens qui m’en prêteraient avec joie : mais comme vous êtes mon
meilleur ami, j’ai cru que je vous ferais tort, si j’en demandais à quelque autre.
MONSIEUR JOURDAIN.- C’est trop d’honneur, Monsieur, que vous me faites. Je vais
quérir votre affaire.
MADAME JOURDAIN.- Quoi ? vous allez encore lui donner cela ?
MONSIEUR JOURDAIN.- Que faire ? voulez-vous que je refuse un homme de cette
condition-là, qui a parlé de moi ce matin dans la chambre du Roi ?
MADAME JOURDAIN.- Allez, vous êtes une vraie dupe.

Séance n° 8 : Une drôle de leçon


Objectif :Etudier une scène comique
Support : Acte III, scène 12

Résumé des scènes précédentes


Scène 5
Monsieur Jourdain est parti chercher quelques pièces pour Dorante. Ce dernier tente de
calmer le courroux de Madame Jourdain.
Scène 6
Le Bourgeois Gentilhomme est de retour avec l’aide financière qu'il a promis à Dorante en
mains. Ce dernier prend monsieur Jourdain à l’abri des regards, pour lui confirmer qu’il a
bien transmis son cadeau à une certaine Dorimène. Et cette marquise se rendra bien au
repas et au ballet organisé par monsieur Jourdain.
Dorimène se montre très affable en se posant comme un médiateur dévoué entre le
Bourgeois et la marquise.
Scène 7
Madame Jourdain et Nicole ont eu vent de cet aparté. Elles savent que quelque chose se
prépare. Mais la maîtresse de maison préfère s’occuper de sa fille. Elle veut aider Cléonte
à l’épouser. La servante Nicole voit cette union d’un très bon œil car elle-même est
amoureuse du valet de Cléonte. Madame Jourdain l’envoie chercher Cléonte pour qu’il
avoue son inclination.
Scène 8
Mais lorsqu’elle rencontre les deux hommes, ceux-ci la congédient brutalement.
Scène 9
Seuls, Cléonte et son valet Covielle expliquent que Lucile Jourdain a fait mine de ne pas
reconnaître Cléonte lors d’une rencontre impromptue quelques jours plus tôt. L’amant se
sentant éconduit veut donc rompre et demande à Covielle de lui livrer des critiques acerbes
sur la personnalité de Lucile. En vain, à mesure que Covielle insiste sur un point négatif,
Cléonte lui trouve une qualité.
Scène 10
Lucile et sa servante les retrouvent. La première explique à Cléonte qu’elle ne pouvait
saluer son bien-aimé devant son accompagnatrice, une vieille tante qui l’aurait vécu
comme une provocation. Les explications convainquent les deux hommes.
Scène 11
Madame Jourdain presse ensuite Cléonte de faire sa demande.

SCÈNE XII
MONSIEUR JOURDAIN, MADAME JOURDAIN, CLÉONTE, LUCILE, COVIELLE, NICOLE.
CLÉONTE.- Monsieur, je n’ai voulu prendre personne pour vous faire une demande que je
médite il y a longtemps. Elle me touche assez pour m’en charger moi-même ; et sans autre
détour, je vous dirai que l’honneur d’être votre gendre est une faveur glorieuse que je vous
prie de m’accorder.
MONSIEUR JOURDAIN.- Avant que de vous rendre réponse, Monsieur, je vous prie de me
dire, si vous êtes gentilhomme.
CLÉONTE.- Monsieur, la plupart des gens sur cette question, n’hésitent pas beaucoup. On
tranche le mot aisément. Ce nom ne fait aucun scrupule à prendre, et l’usage aujourd’hui
semble en autoriser le vol. Pour moi, je vous l’avoue, j’ai les sentiments sur cette matière
un peu plus délicats. Je trouve que toute imposture est indigne d’un honnête homme, et
qu’il y a de la lâcheté à déguiser ce que le Ciel nous a fait naître ; à se parer aux yeux du
monde d’un titre dérobé, à se vouloir donner pour ce qu’on n’est pas. Je suis né de parents,
sans doute, qui ont tenu des charges honorables. Je me suis acquis dans les armes
l’honneur de six ans de services, et je me trouve assez de bien pour tenir dans le monde un
rang assez passable : mais avec tout cela je ne veux point me donner un nom où d’autres
en ma place croiraient pouvoir prétendre ; et je vous dirai franchement que je ne suis point
gentilhomme.
MONSIEUR JOURDAIN.- Touchez là , Monsieur. Ma fille n’est pas pour vous.
CLÉONTE.- Comment ?
MONSIEUR JOURDAIN.- Vous n’êtes point gentilhomme, vous n’aurez pas ma fille.
MADAME JOURDAIN.- Que voulez-vous donc dire avec votre gentilhomme ? Est-ce que
nous sommes, nous autres, de la côte de saint Louis ?
MONSIEUR JOURDAIN.- Taisez-vous, ma femme, je vous vois venir.
MADAME JOURDAIN.- Descendons-nous tous deux que de bonne bourgeoisie ?
MONSIEUR JOURDAIN.- Voilà pas le coup de langue ?
MADAME JOURDAIN.- Et votre père n’était-il pas marchand aussi bien que le mien ?
MONSIEUR JOURDAIN.- Peste soit de la femme. Elle n’y a jamais manqué. Si votre père
a été marchand, tant pis pour lui ; mais pour le mien, ce sont des malavisés qui disent cela.
Tout ce que j’ai à vous dire, moi, c’est que je veux avoir un gendre gentilhomme.
MADAME JOURDAIN.- Il faut à votre fille un mari qui lui soit propre , et il vaut mieux pour
elle un honnête homme riche et bien fait, qu’un gentilhomme gueux et mal bâti.
NICOLE.- Cela est vrai. Nous avons le fils du gentilhomme de notre village, qui est le plus
grand malitorne et le plus sot dadais que j’aie jamais vu.
MONSIEUR JOURDAIN.- Taisez-vous, impertinente. Vous vous fourrez toujours dans la
conversation ; j’ai du bien assez pour ma fille, je n’ai besoin que d’honneur, et je la veux
faire marquise.
MADAME JOURDAIN.- Marquise !
MONSIEUR JOURDAIN.- Oui, marquise.
MADAME JOURDAIN.- Hélas, Dieu m’en garde.
MONSIEUR JOURDAIN.- C’est une chose que j’ai résolue.
MADAME JOURDAIN.- C’est une chose, moi, où je ne consentirai point. Les alliances
avec plus grand que soi, sont sujettes toujours à de fâcheux inconvénients. Je ne veux
point qu’un gendre puisse à ma fille reprocher ses parents, et qu’elle ait des enfants qui
aient honte de m’appeler leur grand-maman. S’il fallait qu’elle me vînt visiter en équipage
de grand-dame, et qu’elle manquât par mégarde à saluer quelqu’un du quartier, on ne
manquerait pas aussitôt de dire cent sottises. "Voyez-vous , dirait-on, cette Madame la
Marquise qui fait tant la glorieuse ? C’est la fille de Monsieur Jourdain, qui était trop
heureuse, étant petite, de jouer à la Madame avec nous : elle n’a pas toujours été si
relevée que la voilà ; et ses deux grands-pères vendaient du drap auprès de la porte Saint-
Innocent. Ils ont amassé du bien à leurs enfants, qu’ils payent maintenant, peut-être, bien
cher en l’autre monde, et l’on ne devient guère si riches à être honnêtes gens." Je ne veux
point tous ces caquets, et je veux un homme en un mot qui m’ait obligation de ma fille, et à
qui je puisse dire : "Mettez-vous là, mon gendre, et dînez avec moi".
MONSIEUR JOURDAIN.- Voilà bien les sentiments d’un petit esprit, de vouloir demeurer
toujours dans la bassesse. Ne me répliquez pas davantage, ma fille sera marquise en dépit
de tout le monde ; et si vous me mettez en colère, je la ferai duchesse.
MADAME JOURDAIN.- Cléonte, ne perdez point courage encore. Suivez-moi, ma fille, et
venez dire résolument à votre père, que si vous ne l’avez, vous ne voulez épouser
personne.

Séance n° 7 : Une drôle de leçon


Objectif :Etudier une scène comique
Support : Acte III, scène 16

Scène 13
Covielle reproche son honnêteté à Cléonte. Il invente donc un stratagème pour qu’il
obtienne tout de même la main de sa promise.
Scène 14
Le Bourgeois Gentilhomme se prépare à accueillir son ami Dorante et sa bien-aimée
Dorimène.
Scène 15
Mais on comprend bien assez tôt qu’en réalité Dorante courtise aussi Dorimène et se sert
pour cela des aides financières de Monsieur Jourdain. Dorimène est mal à l’aise vis-à-vis
de cette cour qu’elle juge éhontée.

SCÈNE XVI
MONSIEUR JOURDAIN, DORIMÈNE, DORANTE, LAQUAIS.
MONSIEUR JOURDAIN, après avoir fait deux révérences, se trouvant trop près de
Dorimène.- Un peu plus loin, Madame.
DORIMÈNE.- Comment ?
MONSIEUR JOURDAIN.- Un pas, s’il vous plaît.
DORIMÈNE.- Quoi donc ?
MONSIEUR JOURDAIN.- Reculez un peu, pour la troisième.
DORANTE.- Madame, Monsieur Jourdain sait son monde.
MONSIEUR JOURDAIN.- Madame, ce m’est une gloire bien grande, de me voir assez
fortuné, pour être si heureux, que d’avoir le bonheur, que vous ayez eu la bonté de
m’accorder la grâce, de me faire l’honneur, de m’honorer de la faveur de votre présence : et
si j’avais aussi le mérite, pour mériter un mérite comme le vôtre, et que le Ciel... envieux de
mon bien... m’eût accordé... l’avantage de me voir digne... des...
DORANTE.- Monsieur Jourdain, en voilà assez ; Madame n’aime pas les grands
compliments, et elle sait que vous êtes homme d’esprit. Bas, à Dorimène. C’est un bon
bourgeois assez ridicule, comme vous voyez, dans toutes ses manières.
DORIMÈNE.- Il n’est pas malaisé de s’en apercevoir.
DORANTE.- Madame, voilà le meilleur de mes amis.
MONSIEUR JOURDAIN.- C’est trop d’honneur que vous me faites.
DORANTE.- Galant homme tout à fait.
DORIMÈNE.- J’ai beaucoup d’estime pour lui.
MONSIEUR JOURDAIN.- Je n’ai rien fait encore, Madame, pour mériter cette grâce.
DORANTE, bas, à M. Jourdain.- Prenez bien garde au moins, à ne lui point parler du
diamant que vous lui avez donné.
MONSIEUR JOURDAIN.- Ne pourrais-je pas seulement lui demander comment elle le
trouve ?
DORANTE.- Comment ? gardez-vous-en bien. Cela serait vilain à vous ; et pour agir en
galant homme, il faut que vous fassiez comme si ce n’était pas vous qui lui eussiez fait ce
présent. Monsieur Jourdain, Madame, dit qu’il est ravi de vous voir chez lui.
DORIMÈNE.- Il m’honore beaucoup.
MONSIEUR JOURDAIN.- Que je vous suis obligé, Monsieur, de lui parler ainsi pour moi !
DORANTE.- J’ai eu une peine effroyable à la faire venir ici.
MONSIEUR JOURDAIN.- Je ne sais quelles grâces vous en rendre.
DORANTE.- Il dit, Madame, qu’il vous trouve la plus belle personne du monde.
DORIMÈNE.- C’est bien de la grâce qu’il me fait.
MONSIEUR JOURDAIN.- Madame, c’est vous qui faites les grâces, et...
DORANTE.- Songeons à manger.
LAQUAIS.- Tout est prêt, Monsieur.
DORANTE.- Allons donc nous mettre à table, et qu’on fasse venir les musiciens.
Six cuisiniers, qui ont préparé le festin, dansent ensemble, et font le troisième intermède ;
après quoi, ils apportent une table couverte de plusieurs mets.

Séance n° 7 : Une drôle de leçon


Objectif :Etudier une scène comique
Support : Acte IV, scène 3

Résumé des scènes précédentes


Acte IV
Scène 1
Dorimène est enthousiasmé par le repas. Monsieur Jourdain et Dorante flattent la
marquise. Mais Dorante prend toujours soin d’avoir un temps d’avance sur son rival.
Scène 2
Madame Jourdain arrive sur ces entrefaites et reproche à son mari de courtiser une autre
femme. Dorante saute sur cette occasion en déclarant devant tous que le repas a été
organisé par ses soins et que monsieur Jourdain ne fait que prêter sa demeure. Madame
Jourdain se tourne vers Dorimène en lui reprochant de vouloir briser son mariage. La
marquise est offusquée et quitte la table, suivie par Dorante.
Monsieur Jourdain reproche à son épouse de l’avoir ridiculisé devant ses invités, des
personnes, selon lui, « de qualité ». Madame Jourdain sort et ils se quittent en colère.

SCÈNE III
Le conflit entre Monsieur et Madame Jourdain s’envenime et Monsieur Jourdain s’oppose
au mariage de sa fille avec Cléonte, qui n’est pas noble. Covielle, le domestique de
Cléonte, se déguise en voyageur…

COVIELLE, déguisé en voyageur, MONSIEUR JOURDAIN, LAQUAIS.


COVIELLE.- Monsieur, je ne sais pas si j’ai l’honneur d’être connu de vous.
MONSIEUR JOURDAIN.- Non, Monsieur.
COVIELLE.- Je vous ai vu que vous n’étiez pas plus grand que cela.
MONSIEUR JOURDAIN.- Moi !
COVIELLE.- Oui, vous étiez le plus bel enfant du monde, et toutes les dames vous
prenaient dans leurs bras pour vous baiser.
MONSIEUR JOURDAIN.- Pour me baiser !
COVIELLE.- Oui. J’étais grand ami de feu Monsieur votre père.
MONSIEUR JOURDAIN.- De feu Monsieur mon père !
COVIELLE.- Oui. C’était un fort honnête gentilhomme.
MONSIEUR JOURDAIN.- Comment dites-vous ?
COVIELLE.- Je dis que c’était un fort honnête gentilhomme.
MONSIEUR JOURDAIN.- Mon père !
COVIELLE.- Oui.
MONSIEUR JOURDAIN.- Vous l’avez fort connu ?
COVIELLE.- Assurément.
MONSIEUR JOURDAIN.- Et vous l’avez connu pour gentilhomme ?
COVIELLE.- Sans doute.
MONSIEUR JOURDAIN.- Je ne sais donc pas comment le monde est fait.
COVIELLE.- Comment ?
MONSIEUR JOURDAIN.- Il y a de sottes gens qui me veulent dire qu’il a été marchand.
COVIELLE.- Lui marchand ! C’est pure médisance, il ne l’a jamais été. Tout ce qu’il faisait,
c’est qu’il était fort obligeant, fort officieux ; et comme il se connaissait fort bien en étoffes, il
en allait choisir de tous les côtés, les faisait apporter chez lui, et en donnait à ses amis pour
de l’argent.
MONSIEUR JOURDAIN.- Je suis ravi de vous connaître, afin que vous rendiez ce
témoignage-là que mon père était gentilhomme.
COVIELLE.- Je le soutiendrai devant tout le monde.
MONSIEUR JOURDAIN.- Vous m’obligerez. Quel sujet vous amène ?
COVIELLE.- Depuis avoir connu feu Monsieur votre père honnête gentilhomme, comme je
vous ai dit, j’ai voyagé par tout le monde.
MONSIEUR JOURDAIN.- Par tout le monde !
COVIELLE.- Oui.
MONSIEUR JOURDAIN.- Je pense qu’il y a bien loin en ce pays-là.
COVIELLE.- Assurément. Je ne suis revenu de tous mes longs voyages que depuis quatre
jours ; et par l’intérêt que je prends à tout ce qui vous touche, je viens vous annoncer la
meilleure nouvelle du monde.
MONSIEUR JOURDAIN.- Quelle ?
COVIELLE.- Vous savez que le fils du Grand Turc est ici ?
MONSIEUR JOURDAIN.- Moi ? Non.
COVIELLE.- Comment ! Il a un train tout à fait magnifique ; tout le monde le va voir, et il a
été reçu en ce pays comme un seigneur d’importance.
MONSIEUR JOURDAIN.- Par ma foi, je ne savais pas cela.
COVIELLE.- Ce qu’il y a d’avantageux pour vous, c’est qu’il est amoureux de votre fille.
MONSIEUR JOURDAIN.- Le fils du Grand Turc ?
COVIELLE.- Oui ; et il veut être votre gendre.
MONSIEUR JOURDAIN.- Mon gendre, le fils du Grand Turc !
COVIELLE.- Le fils du Grand Turc votre gendre. Comme je le fus voir, et que j’entends
parfaitement sa langue, il s’entretint avec moi ; et après quelques autres discours, il me dit.
Acciam croc soler ouch alla moustaph gidelum amanahem varahini oussere carbulath,
c’est-à-dire ; "N’as-tu point vu une jeune belle personne, qui est la fille de Monsieur
Jourdain, gentilhomme parisien [9] ?"
MONSIEUR JOURDAIN.- Le fils du Grand Turc dit cela de moi ?
COVIELLE.- Oui. Comme je lui eus répondu que je vous connaissais particulièrement, et
que j’avais vu votre fille : "Ah, me dit-il, marababa sahem" ; c’est-à-dire, "Ah que je suis
amoureux d’elle !"
MONSIEUR JOURDAIN.- Marababa sahem veut dire "Ah que je suis amoureux d’elle" ?
COVIELLE.- Oui.
MONSIEUR JOURDAIN.- Par ma foi, vous faites bien de me le dire, car pour moi je
n’aurais jamais cru que marababa sahem eût voulu dire, "Ah que je suis amoureux d’elle !"
Voilà une langue admirable, que ce turc !
COVIELLE.- Plus admirable qu’on ne peut croire. Savez-vous bien ce que veut dire
cacaracamouchen ?
MONSIEUR JOURDAIN.- Cacaracamouchen ? Non.
COVIELLE.- C’est-à-dire, "Ma chère âme."
MONSIEUR JOURDAIN.- Cacaracamouchen veut dire, "ma chère âme" ?
COVIELLE.- Oui.
MONSIEUR JOURDAIN.- Voilà qui est merveilleux ! Cacaracamouchen, "Ma chère âme."
Dirait-on jamais cela ? Voilà qui me confond.
COVIELLE.- Enfin, pour achever mon ambassade, il vient vous demander votre fille en
mariage ; et pour avoir un beau-père qui soit digne de lui, il veut vous faire mamamouchi,
qui est une certaine grande dignité de son pays.
MONSIEUR JOURDAIN.- Mamamouchi ?
COVIELLE.- Oui, Mamamouchi : c’est-à-dire en notre langue, paladin [10] . Paladin, ce sont
de ces anciens... Paladin enfin. Il n’y a rien de plus noble que cela dans le monde ; et vous
irez de pair avec les plus grands seigneurs de la terre.
MONSIEUR JOURDAIN.- Le fils du Grand Turc m’honore beaucoup, et je vous prie de me
mener chez lui, pour lui en faire [11] mes remerciements.
COVIELLE.- Comment ? le voilà qui va venir ici.
MONSIEUR JOURDAIN.- Il va venir ici ?
COVIELLE.- Oui ; et il amène toutes choses pour la cérémonie de votre dignité.
MONSIEUR JOURDAIN.- Voilà qui est bien prompt.
COVIELLE.- Son amour ne peut souffrir aucun retardement.
MONSIEUR JOURDAIN.- Tout ce qui m’embarrasse ici, c’est que ma fille est une opiniâtre,
qui s’est allée mettre dans la tête un certain Cléonte, et elle jure de n’épouser personne
que celui-là.
COVIELLE.- Elle changera de sentiment, quand elle verra le fils du Grand Turc ; et puis il
se rencontre ici une aventure merveilleuse, c’est que le fils du Grand Turc ressemble à ce
Cléonte, à peu de chose près. Je viens de le voir, on me l’a montré ; et l’amour qu’elle a
pour l’un, pourra passer aisément à l’autre, et... Je l’entends venir ; le voilà.

A) Un grand comédien
1) Quelles informations Covielle donne-t-il successivement à Monsieur Jourdain ?
2) Comment le bourgeois réagit-il à chaque information nouvelle ? Précisez les sentiments
que révèlent ses questions et ses exclamations.
3) En quoi peut-on dire que Covielle se comporte, dans cette scène, comme un acteur et
comme un metteur en scène ?

B) le comique de la scène
1) Dans l’échange de répliques des lignes neuf à 12, repérez un procédé qui
déclenche le rire.
2) Pouvez-vous ou non comprendre le sens des répliques supposées être en
turc ? Qu’est-ce qui caractérise cette fausse langue ?

Séance n° 11 : Une drôle de leçon


Objectif :Etudier une scène comique
Support : Acte V, scène 6

Résumé des scène précédentes


Scène 4
Cléonte entre dans la pièce, grimé en turc, accompagné de trois pages. Il baragouine
quelques mots en turc, censés être des formules de politesse et Covielle fait mine d’assurer
la traduction. Cléonte assure à Monsieur Jourdain qu’il va se plier à une cérémonie
d’ennoblissement et le prit de le suivre.
Scène 5
Le valet Covielle rencontre Dorante et lui explique la machination mise au point pour faire
épouser Cléonte à Lucile. Il lui demande son aide.
La cérémonie commence en danse et en musique. Le mufti, des danseurs et des musiciens
turcs font leur entrée. Monsieur Jourdain suit le caravansérail, il est lui-même vêtu à la
turque. La cérémonie est dite dans une langue imaginaire, censée être turque et les
convives répètent ses paroles. Le mufti invoque le prophète Mahomet et offre un turban et
un sabre au Bourgeois et lui fait donner des coups de bâton, censés être un rite d’initiation.
Le mufti sort avec tous les Turcs en dansant et en chantant.

SCÈNE DERNIÈRE
MADAME JOURDAIN, MONSIEUR JOURDAIN, CLÉONTE, etc.
MADAME JOURDAIN.- Comment donc, qu’est-ce que c’est que ceci ? On dit que vous
voulez donner votre fille en mariage à un carême-prenant .
MONSIEUR JOURDAIN.- Voulez-vous vous taire, impertinente ? Vous venez toujours
mêler vos extravagances à toutes choses, et il n’y a pas moyen de vous apprendre à être
raisonnable.
MADAME JOURDAIN.- C’est vous qu’il n’y a pas moyen de rendre sage, et vous allez de
folie en folie. Quel est votre dessein, et que voulez-vous faire avec cet assemblage ?
MONSIEUR JOURDAIN.- Je veux marier notre fille avec le fils du Grand Turc.
MADAME JOURDAIN.- Avec le fils du Grand Turc !
MONSIEUR JOURDAIN.- Oui, faites-lui faire vos compliments par le truchement que voilà.
MADAME JOURDAIN.- Je n’ai que faire du truchement, et je lui dirai bien moi-même à son
nez, qu’il n’aura point ma fille.
MONSIEUR JOURDAIN.- Voulez-vous vous taire, encore une fois ?
DORANTE.- Comment, Madame Jourdain, vous vous opposez à un bonheur comme celui-
là ? Vous refusez Son Altesse Turque pour gendre ?
MADAME JOURDAIN.- Mon Dieu, Monsieur, mêlez-vous de vos affaires.
DORIMÈNE.- C’est une grande gloire, qui n’est pas à rejeter.
MADAME JOURDAIN.- Madame, je vous prie aussi de ne vous point embarrasser de ce
qui ne vous touche pas.
DORANTE.- C’est l’amitié que nous avons pour vous, qui nous fait intéresser dans vos
avantages .
MADAME JOURDAIN.- Je me passerai bien de votre amitié.
DORANTE.- Voilà votre fille qui consent aux volontés de son père.
MADAME JOURDAIN.- Ma fille consent à épouser un Turc ?
DORANTE.- Sans doute.
MADAME JOURDAIN.- Elle peut oublier Cléonte ?
DORANTE.- Que ne fait-on pas pour être grand’dame ?
MADAME JOURDAIN.- Je l’étranglerais de mes mains, si elle avait fait un coup comme
celui-là.
MONSIEUR JOURDAIN.- Voilà bien du caquet. Je vous dis que ce mariage-là se fera.
MADAME JOURDAIN.- Je vous dis, moi, qu’il ne se fera point.
MONSIEUR JOURDAIN.- Ah que de bruit.
LUCILE.- Ma mère.
MADAME JOURDAIN.- Allez, vous êtes une coquine.
MONSIEUR JOURDAIN.- Quoi, vous la querellez, de ce qu’elle m’obéit ?
MADAME JOURDAIN.- Oui, elle est à moi, aussi bien qu’à vous.
COVIELLE.- Madame...
MADAME JOURDAIN.- Que me voulez-vous conter, vous ?
COVIELLE.- Un mot.
MADAME JOURDAIN.- Je n’ai que faire de votre mot.
COVIELLE, à M. Jourdain.- Monsieur, si elle veut écouter une parole en particulier, je vous
promets de la faire consentir à ce que vous voulez.
MADAME JOURDAIN.- Je n’y consentirai point.
COVIELLE.- Écoutez-moi seulement.
MADAME JOURDAIN.- Non.
MONSIEUR JOURDAIN.- Écoutez-le.
MADAME JOURDAIN.- Non, je ne veux pas écouter .
MONSIEUR JOURDAIN.- Il vous dira...
MADAME JOURDAIN.- Je ne veux point qu’il me dise rien.
MONSIEUR JOURDAIN.- Voilà une grande obstination de femme ! Cela vous fera-t-il mal,
de l’entendre ?
COVIELLE.- Ne faites que m’écouter, vous ferez après ce qu’il vous plaira.
MADAME JOURDAIN.- Hé bien, quoi ?
COVIELLE, à part.- Il y a une heure, Madame, que nous vous faisons signe. Ne voyez-
vous pas bien que tout ceci n’est fait que pour nous ajuster aux visions de votre mari, que
nous l’abusons sous ce déguisement, et que c’est Cléonte lui-même qui est le fils du Grand
Turc ?
MADAME JOURDAIN.- Ah, ah.
COVIELLE.- Et moi, Covielle, qui suis le truchement.
MADAME JOURDAIN.- Ah comme cela, je me rends.
COVIELLE.- Ne faites pas semblant de rien.
MADAME JOURDAIN.- Oui, voilà qui est fait, je consens au mariage.
MONSIEUR JOURDAIN.- Ah voilà tout le monde raisonnable. Vous ne vouliez pas
l’écouter. Je savais bien qu’il vous expliquerait ce que c’est que le fils du Grand Turc.
MADAME JOURDAIN.- Il me l’a expliqué comme il faut, et j’en suis satisfaite. Envoyons
quérir un notaire.
DORANTE.- C’est fort bien dit. Et afin, Madame Jourdain, que vous puissiez avoir l’esprit
tout à fait content, et que vous perdiez aujourd’hui toute la jalousie que vous pourriez avoir
conçue de Monsieur votre mari, c’est que nous nous servirons du même notaire pour nous
marier Madame, et moi.
MADAME JOURDAIN.- Je consens aussi à cela.
MONSIEUR JOURDAIN.- C’est pour lui faire accroire.
DORANTE.- Il faut bien l’amuser avec cette feinte.
MONSIEUR JOURDAIN.- Bon, bon. Qu’on aille vite quérir le notaire .
DORANTE.- Tandis qu’il viendra, et qu’il dressera les contrats, voyons notre ballet, et
donnons-en le divertissement à Son Altesse Turque.
MONSIEUR JOURDAIN.- C’est fort bien avisé, allons prendre nos places.
MADAME JOURDAIN.- Et Nicole ?
MONSIEUR JOURDAIN.- Je la donne au truchement ; et ma femme, à qui la voudra.
COVIELLE.- Monsieur, je vous remercie. Si l’on en peut voir un plus fou, je l’irai dire à
Rome .
La comédie finit par un petit ballet qui avait été préparé.

A) Une mère indignée


1)Relevez les passages qui révèlent la colère de Madame Jourdain. Pourquoi est-elle
indignée ?
2) Quels arguments Monsieur Jourdain et Dorante tentent-ils de lui opposer ? Y
parviennent-ils ?

B) un dénouement singulier
1) qui favorise finalement le mariage entre les deux amoureux ? Qui risque de l’empêcher
et pourquoi ?
2) au moment où Madame Jourdain entrer en scène, que c’était du mariage de Clémence
et de Lucile ? Que c’est le spectateur ?
3) Quel plaisir le spectateur retire-t-il de cette dernière scène ?

Séance n° 6 : Une relation à trois?


Objectif :Etudier l’acte III
Support : Acte II

A) L’intrigue
1-Pourquoi Nicole est-elle prise de fou rire? Comment M. Jourdain tente-t-il de la
faire cesser de rire? Comment y parvient-il?
La cause de son fou rire est le costume de son maître. Il la menace d’un
soufflet, mais rien n’y fait. Elle ne s’arrête que lorsqu’il lui annonce la venue
de toute une “compagnie”, ce qui signifie un surcroît de travail pour elle.

2-III,3: Pour quelles raisons Mme Jourdain est-elle mécontente?


Elle condamne toutes ses occupations et préoccupations: il est ridicule et
s’intéresse au superflu, et néglige ses devoirs fondamentaux. De plus, elle
considère Dorante comme un imposteur.

3-Lorsque M. Jourdain veut transmettre ses nouvelles connaissances à son


auditoire, réussit-il à se faire comprendre? Expliquez ce qui se passe.
Non. Il explique mal les données des problèmes qu’il pose et se trompe dans
les vérités qu’il assène. Il n’impressionne pas les deux femmes.

4-III,4: Quels sont les deux personnages qui parlent en aparté? Pourquoi?
M. Et Mme Jourdain parlent en aparté, car ils ne sont pas d’accord sur
Dorante.

5-Complétez le texte suivant:

Un nouveau personnage apparaît à la scène 4: il se nomme Dorante . Son titre de


noblesse est comte . M. Jourdain lui est reconnaissant, car il a parlé de lui le
matin même dans la chambre du roi et que, plus généralement, il l’introduit
dans la haute société. Le noble, lui, a besoin de lui car il est désargenté. Il prétend
être venu pour s’acquitter de ses dettes ; en fait, le but de sa visite est d’en
contracter de nouvelle .

6-III,7: Mme Jourdain résume les deux intrigues de la pièce. Reformulez-les.


Il s’agit de deux intrigues amoureuses:
- Mme Jourdain sait que son mari la trompe, ou envisage de le faire, et elle
entend le démasquer.
-Elle veut que sa fille épouse l’homme qu’elle aime: Cléonte.
7-Qu’est-ce qui, en Dorimène, attire surtout M. Jourdain? D’après Dorante, que doit
faire un homme pour conquérir une femme? Partagez-vous cette opinion? Expliquez
pourquoi.
Le fait qu’elle soit marquise. D’après Dorante, une femme “s’achète” par des
cadeaux, par les dépenses que l’on fait pour elle. (l.46-53)
8-Comment Mme Jourdain conçoit-elle le gendre idéal? Et M. Jourdain?
Mme Jourdain pense qu’il doit être du même niveau social que sa belle famille.
Il doit pouvoir entretenir avec ses beaux-parents des relations simples et
cordiales.
M.Jourdain n’a pas de réelle opinion. Comme il rêve de noblesse, c’est tout ce
qu’il souhaite de son futur gendre: “Vous n’êtes point gentilhomme, vous
n’aurez pas ma fille.”

9-Complétez le texte suivant:

Avant la scène 15, nous avions entendu parler de Dorimène. Nous savions que son
titre de noblesse était marquise, que M. Jourdain était amoureux d’elle et qu’il lui
avait offert un diamant par l’intermédiaire de Dorante . A la scène 15, nous
apprenons que Dorante est aussi amoureux d’elle, qu’elle est libre de tout
engagement, car elle est veuve , et qu’elle envisage d’épouser le noble. Elle
s’inquiète néanmoins des dépenses que Dorante fait pour elle, pour deux raisons:
parce que cela l’engage malgré elle et parce qu’ il risque de se ruiner

B) Comment dialoguer?
Voici un corpus de phrases issues de la pièce :
- « ayez soin tous deux de marcher immédiatement sur mes pas afin qu’on voie que vous
êtes à moi »
- « reposez-vous là en attendant qu’il vienne »
- « Que la fièvre quartaine puisse serrer bien fort le bourreau de tailleur ! »
- « nous aurions à souhaiter que tout le monde lui ressemblât »
- « il y a plus de quarante ans que je dis de la prose sans que j’en susse rien »
- « voici pour mon affaire un petit essai des plus belles attitudes dont une danse puisse
être variée »
1) Soulignez les verbes conjugués.
2) Quel mode verbal est présent dans touts les phrases ?

Leçons Les Modes verbales


Il existe quatre modes dans la conjugaison française : l’indicatif, l’impératif, le
subjonctif et le conditionnel.
1.• L’indicatif envisage l’action comme réelle et peut donc la situer dans le temps.
(Nous avons vu les principaux temps de l’indicatif : présent, futur, imparfait, passé
composé.)
2• L’impératif a pour but d’obtenir un acte de l’interlocuteur. Il sert à donner des
ordres, des conseils, des interdictions.
Exemple : Ferme cette porte.
3• Le conditionnel peut servir à exprimer une situation imaginaire.
Exemple : Si j’étais riche, je m’achèterais des tas de jouets.
4• Le subjonctif présent exprime l’éventualité sous différentes nuances:
- un souhait ou une prière : Qu’il pleuve.
- Une possibilité : Il est possible qu’il ne vienne pas.
- Une obligation : Il faut qu’elle soit là.
- Le regret : Je regrette qu’il vienne
- Le doute ou l’incertitude : Je doute qu’il arrive à temps.
Il peut exprimer aussi un ordre indirect à la 3° personne : Qu’il se tienne prêt !

La conjugaison:
Ses terminaisons sont régulières pour tous les verbes sauf être et avoir : e, -es,
-e, -ions, -iez, -ent.
Exemples :que je regarde, que tu regardes, qu’il regarde, que nous regardions,
que vous regardiez, qu’ils regardent que je finisse, que tu finisses, qu’il finisse, que
nous finissions, que vous finissiez, qu’ils finissent

Exceptions :
que j’aie, que tu aies, qu’il ait, que nous ayons, que vous ayez, qu’ils aient
que je sois, que tu sois, qu’il soit, que nous soyons, que vous soyez, qu’ils soient

Quelques verbes ont un radical particulier au subjonctif, mais leurs terminaisons


sont régulières. Voici les plus fréquents :

Aller: que j’aille que tu ailles qu’il aille


que nous allions que vous alliez qu’ils aillent
Savoir: que je sache que tu saches qu’il sache que nous sachions que vous
sachiez qu’ils sachent
Vouloir: que je veuille, que tu veuilles qu’il veuille
que nous voulions que vous vouliez qu’ils veuillent
Faire: que je fasse que tu fasses qu’il fasse que nous fassions que vous fassiez
qu’ils fassent

Exercices 1,2,3,4 p. 289

1.1 que j’appuie, que tu appuies, qu’il appuie, que nous appuyions, que vous
appuyiez, qu’ils appuient. que je dise, que tu dises, qu’il dise, que nous disions,
que vous disiez, qu’ils disent.

que j’assoie, que tu assoies, qu’il assoie, que nous assoyions, que vous assoyiez,
qu’ils assoient ou que j’asseye, que tu asseyes, qu’il asseye, que nous asseyions,
que vous asseyiez, qu’ils asseyent.

2. a.qu’il fasse, que tu aies, que nous soyons, que vous rejetiez, que nous
rappelions, qu’elle dise, que nous criions
b. que tu veuilles, que j’aille, qu’ils permettent, que vous receviez, que je sois, que
je suive, qu’elle puisse

3.3 1. La classe se tait dès que le spectacle commence.

(mode indicatif) 2. Que chacun prenne sa place ! (mode subjonctif) 3. Le cours


qu’ils écoutent paraît intéressant. (mode indicatif) 4. Il faut qu’ils écoutent
attentivement. (mode subjonctif ) 5. Veux-tu qu’ils rangent leur chambre ?
(mode subjonctif) 6. Elle a peur qu’il rentre trop tard. (mode subjonctif) 7. Tu
sais qu’elle rêve d’une nouvelle tenue. (mode indicatif )
4.4 1. Il voulait que nous poursuivions l’exercice. (pré- sent du subjonctif ) 2. Le
propriétaire a exigé que vous passiez demain. (présent du subjonctif) 3. Elle a su
que vous finissiez plus tôt. (imparfait de l’indicatif) 4. L’élève a lu son devoir
avant que nous le corrigions. (présent du subjonctif ) 5. Quand vous présentiez
votre recherche, la classe était particulièrement attentive. (imparfait de l’indicatif
) 6. Il fallait que vous alliez rendre visite à votre tante. (présent du subjonctif)

Phrase n°6: Dans l’acte II, Mme Jourdain reproche à son mari de fréquenter les
nobles, et de ne pas s'occuper du mariage de sa fille. Elle invite Cléonte à
demander la main de Lucile à M. Jourdain, qui refuse parce que Cléonte n'est pas
gentilhomme. Covielle propose alors à Cléonte un stratagème.
Leçons Les Modes verbales
Les différents modes
Il existe quatre modes dans la conjugaison française : l’indicatif, l’impératif, le
subjonctif et le conditionnel.
1.• L’indicatif envisage l’action comme réelle et peut donc la situer dans le temps.
(Nous avons vu les principaux temps de l’indicatif : présent, futur, imparfait, passé
composé.)
2• L’impératif a pour but d’obtenir un acte de l’interlocuteur. Il sert à donner des
ordres, des conseils, des interdictions.
Exemple : Ferme cette porte.
3• Le conditionnel peut servir à exprimer une situation imaginaire.
Exemple : Si j’étais riche, je m’achèterais des tas de jouets.
4• Le subjonctif présent exprime l’éventualité sous différentes nuances:
- un souhait ou une prière : Qu’il pleuve.
- Une possibilité : Il est possible qu’il ne vienne pas.
- Une obligation : Il faut qu’elle soit là.
- Le regret : Je regrette qu’il vienne
- Le doute ou l’incertitude : Je doute qu’il arrive à temps.

Il peut exprimer aussi un ordre indirect à la 3° personne : Qu’il se tienne prêt !

La conjugaison:
Ses terminaisons sont régulières pour tous les verbes sauf être et avoir : e, -es,
-e, -ions, -iez, -ent.
Exemples :que je regarde, que tu regardes, qu’il regarde, que nous regardions,
que vous regardiez, qu’ils regardent que je finisse, que tu finisses, qu’il finisse, que
nous finissions, que vous finissiez, qu’ils finissent

Exceptions :
que j’aie, que tu aies, qu’il ait, que nous ayons, que vous ayez, qu’ils aient
que je sois, que tu sois, qu’il soit, que nous soyons, que vous soyez, qu’ils soient

Quelques verbes ont un radical particulier au subjonctif, mais leurs terminaisons


sont régulières. Voici les plus fréquents :

Aller: que j’aille que tu ailles qu’il aille


que nous allions que vous alliez qu’ils aillent
Savoir: que je sache que tu saches qu’il sache que nous sachions que vous
sachiez qu’ils sachent
Vouloir: que je veuille, que tu veuilles qu’il veuille
que nous voulions que vous vouliez qu’ils veuillent
Faire: que je fasse que tu fasses qu’il fasse que nous fassions que vous fassiez
qu’ils fassent
1-Pourquoi Nicole est-elle prise de fou rire? Comment M. Jourdain tente-t-il de la
faire cesser de rire? Comment y parvient-il?

2-III,3: Pour quelles raisons Mme Jourdain est-elle mécontente?

3-Lorsque M. Jourdain veut transmettre ses nouvelles connaissances à son


auditoire, réussit-il à se faire comprendre? Expliquez ce qui se passe.

4-III,4: Quels sont les deux personnages qui parlent en aparté? Pourquoi?

5-Complétez le texte suivant:

Un nouveau personnage apparaît à la scène 4: il se nomme ................... . Son titre


de noblesse est ................................M. Jourdain lui est reconnaissant,
car ..................................................................... ..........................................................
..........................................................................................................
............................... . Le noble, lui, a besoin de lui car il est ............................ . Il
prétend être venu pour .................................................. ; en fait, le but de sa visite
est d’............................................. .

6-III,7: Mme Jourdain résume les deux intrigues de la pièce. Reformulez-les.

7-Qu’est-ce qui, en Dorimène, attire surtout M. Jourdain? D’après Dorante, que doit
faire un homme pour conquérir une femme? Partagez-vous cette opinion? Expliquez
pourquoi.

8-Comment Mme Jourdain conçoit-elle le gendre idéal? Et M. Jourdain?

9-Complétez le texte suivant:


Avant la scène 15, nous avions
entendu parler de Dorimène. Nous savions que son titre de noblesse
était ......................, que .............................. était amoureux d’elle et qu’il lui avait
offert un .......................... par l’intermédiaire de .................................. . A la scène
15, nous apprenons que .......................... est aussi amoureux d’elle, qu’elle est libre
de tout engagement, car elle est ............... et qu’elle envisage
d’épouser ........................ . Elle s’inquiète néanmoins des ........................ que Dorante fait
pour elle, pour deux raisons: parce que .......................................................... et parce
qu’ ................................................................................. .
Séance n° 7 : Un drôle de dénouement
Objectif :Etudier l’acte IV et V
Support : Acte IV et V

1-IV,3: Comment Covielle se présente-t-il à M.Jourdain? Que lui révèle-t-il, et que lui
annonce-t-il?
1-IV,3: Covielle est déguisé en Turc, en Mufti (= chef de la religion musulmane), et fait
croire à M. Jourdain qu’il était autrefois ami de son père. Il feint de lui révéler que celui-ci
était gentilhomme. Il prétend que le fils du Grand Turc (l’empereur des Turcs) est là, et
qu’il veut devenir son gendre.

2-IV,4: Qui vient rendre visite à M.Jourdain? Qui est-ce en réalité? Dans quelle
intention vient-il le trouver?
2-IV,4: Cléonte vient rendre visite à M. Jourdain, en se faisant passer pour le fils du
Grand Turc. Il lui fait dire qu’il veut voir sa fille et “conclure le mariage”.

3-Quel est le stratagème de Covielle? En quoi consiste-t-il? Quel est son but?
3-Covielle fait passer Cléonte pour un noble de la plus haute importance, afin
d’impressionner M. Jourdain, et de lui faire accepter sans réticence sa demande en
mariage.

4-IV,5: Quel titre Covielle donne-t-il à M.Jourdain? Que ce mot signifie-t-il? En quelle
langue le lui a-t-il annoncé?
4-Covielle nomme M. Jourdain “Mamamouchi”, ce qui signifie “Paladin”, et précise “Il n’y a
rien de plus noble que cela dans le monde”.

5-Au cours de la cérémonie turque, quel plaisir Covielle s’est-il offert?


5-Sous le déguisement du Mufti, Covielle s’offre le plaisir de donner des coups de bâton
à son maître, en faisant chanter aux Turcs: “Dara, dara, Bastonnara, bastonnara.”, au
cours de la cérémonie turque.

6-V,1: Par quels termes successifs M.Jourdain apostrophe-t-il sa femme? Pourquoi


reprend-il des phrases turques? Qu’en pense-t-elle?
6-V,1: Il la traite d’ “impertinente”, d’ “ignorante”, et d’ “insolente”. Il reprend les phrases
turques afin d’impressionner sa femme en étalant sa science toute fraîche. Elle ne
comprend rien à son accoutrement de son mari, car elle ignore tout de la comédie, de la
mascarade: l’existence du fils du Grand Turc, les sentiments que celui-ci éprouve pour sa
fille, l’accession de son mari à la dignité de Mamamouchi.

7-V,5 et 6: Lucile est-elle aussi docile qu’avant? Pourquoi obéit-elle finalement à son
père? M.Jourdain s’aperçoit-il de ce changement? Est-ce vraisemblable?
7-V,5 et 6: Au début, Lucile s’insurge contre les folies de son père, puis refuse le mariage
trois fois de suite. Elle finit par lui obéir, car elle a reconnu Cléonte, et pris conscience de
la “comédie” que jouaient les deux hommes. M. Jourdain ne s’étonne pas de ce brusque
changement, car il croit que c’est son autorité naturelle qui a suffis à ramener sa fille à la
raison. Il s’exclame: “et voilà qui me plaît, d’avoir une fille obéissante”. Cela n’est pas
vraisemblable, mais nous sommes dans une comédie qui tourne de plus en plus à la
farce.
8-Tout le monde semble heureux à la fin. Expliquez les raisons du bonheur de
chacun.
☺ Lucile et Cléonte, Nicole et Covielle, Dorimène et Dorante sont heureux, car ils vont
conclure le mariage qu’ils espéraient.
☺ Mme Jourdain est heureuse, car sa fille va épouser l’homme qu’elle jugeait conforme
au gendre idéal.
☺ M.Jourdain pense avoir reçu les distinctions suprêmes; de plus, il croit avoir mené
l’action de bout en bout, s’être montré un grand stratège, et avoir vaincu les résistances
de sa femme et de sa fille par sa seule autorité. Mais en réalité, il ne devrait pas ce
réjouir, car il a été la dupe de tout le monde. (Il pense même que l’annonce du mariage
de Dorante et Dorimène n’est qu’un stratagème pour calmer les soupçons de sa femme;
il croit être devenu gentilhomme; et il croit que sa fille va épouser un haut personnage
turc.)

Phrase n°7: Covielle, déguisé en Turc annonce à M. Jourdain que le fils du Grand
Turc (Cléonte également déguisé en Turc) a vu Lucile, s'est épris d'elle et veut
l’épouser. La scène se termine par une cérémonie burlesque d’anoblissement du
bourgeois.
Phrase n°7: Covielle, déguisé en Turc annonce à M. Jourdain que le fils du Grand
Turc (Cléonte également déguisé en Turc) a vu Lucile, s'est épris d'elle et veut
l’épouser. La scène se termine par une cérémonie burlesque d’anoblissement du
bourgeois.

Phrase n°7: Covielle, déguisé en Turc annonce à M. Jourdain que le fils du Grand
Turc (Cléonte également déguisé en Turc) a vu Lucile, s'est épris d'elle et veut
l’épouser. La scène se termine par une cérémonie burlesque d’anoblissement du
bourgeois.

Phrase n°7: Covielle, déguisé en Turc annonce à M. Jourdain que le fils du Grand
Turc (Cléonte également déguisé en Turc) a vu Lucile, s'est épris d'elle et veut
l’épouser. La scène se termine par une cérémonie burlesque d’anoblissement du
bourgeois.

Phrase n°7: Covielle, déguisé en Turc annonce à M. Jourdain que le fils du Grand
Turc (Cléonte également déguisé en Turc) a vu Lucile, s'est épris d'elle et veut
l’épouser. La scène se termine par une cérémonie burlesque d’anoblissement du
bourgeois.

Phrase n°7: Covielle, déguisé en Turc annonce à M. Jourdain que le fils du Grand
Turc (Cléonte également déguisé en Turc) a vu Lucile, s'est épris d'elle et veut
l’épouser. La scène se termine par une cérémonie burlesque d’anoblissement du
bourgeois.

Phrase n°7: Covielle, déguisé en Turc annonce à M. Jourdain que le fils du Grand
Turc (Cléonte également déguisé en Turc) a vu Lucile, s'est épris d'elle et veut
l’épouser. La scène se termine par une cérémonie burlesque d’anoblissement du
bourgeois.

Phrase n°7: Covielle, déguisé en Turc annonce à M. Jourdain que le fils du Grand
Turc (Cléonte également déguisé en Turc) a vu Lucile, s'est épris d'elle et veut
l’épouser. La scène se termine par une cérémonie burlesque d’anoblissement du
bourgeois.

Phrase n°7: Covielle, déguisé en Turc annonce à M. Jourdain que le fils du Grand
Turc (Cléonte également déguisé en Turc) a vu Lucile, s'est épris d'elle et veut
l’épouser. La scène se termine par une cérémonie burlesque d’anoblissement du
bourgeois.
1-IV,3: Comment Covielle se présente-t-il à M.Jourdain? Que lui révèle-t-il, et que lui
annonce-t-il?

2-IV,4: Qui vient rendre visite à M.Jourdain? Qui est-ce en réalité? Dans quelle
intention vient-il le trouver?

3-Quel est le stratagème de Covielle? En quoi consiste-t-il? Quel est son but?

4-IV,5: Quel titre Covielle donne-t-il à M.Jourdain? Que ce mot signifie-t-il? En quelle
langue le lui a-t-il annoncé?

5-Au cours de la cérémonie turque, quel plaisir Covielle s’est-il offert?

6-V,1: Par quels termes successifs M.Jourdain apostrophe-t-il sa femme? Pourquoi


reprend-il des phrases turques? Qu’en pense-t-elle?

7-V,5 et 6: Lucile est-elle aussi docile qu’avant? Pourquoi obéit-elle finalement à son
père? M.Jourdain s’aperçoit-il de ce changement? Est-ce vraisemblable?

8-Tout le monde semble heureux à la fin. Expliquez les raisons du bonheur de


chacun.

1-IV,3: Comment Covielle se présente-t-il à M.Jourdain? Que lui révèle-t-il, et que lui
annonce-t-il?

2-IV,4: Qui vient rendre visite à M.Jourdain? Qui est-ce en réalité? Dans quelle
intention vient-il le trouver?

3-Quel est le stratagème de Covielle? En quoi consiste-t-il? Quel est son but?

4-IV,5: Quel titre Covielle donne-t-il à M.Jourdain? Que ce mot signifie-t-il? En quelle
langue le lui a-t-il annoncé?

5-Au cours de la cérémonie turque, quel plaisir Covielle s’est-il offert?

6-V,1: Par quels termes successifs M.Jourdain apostrophe-t-il sa femme? Pourquoi


reprend-il des phrases turques? Qu’en pense-t-elle?

7-V,5 et 6: Lucile est-elle aussi docile qu’avant? Pourquoi obéit-elle finalement à son
père? M.Jourdain s’aperçoit-il de ce changement? Est-ce vraisemblable?

8-Tout le monde semble heureux à la fin. Expliquez les raisons du bonheur de


chacun.
06-82-78-6. -

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