Les Routes-Matériaux de Chaussées Souples Et Semi-Rigides
Les Routes-Matériaux de Chaussées Souples Et Semi-Rigides
: C4314 V1
Mots-clés Résumé C'est sur la base des matières premières que sont fabriqués les matériaux
fissuration | norme constituant les différentes couches de la chaussée. L'objectif est, par des conditions de
européenne | couche de forme
| couche de base | couche de fabrication et de mise en oeuvre appropriées, de répondre au mieux aux exigences de
surface | grave non traitée | dimensionnement des chaussées routières. Les couches constitutives de la chaussée
matériau hydrocarboné
doivent, tout d'abord, résister aux actions répétées des charges roulantes, et plus
particulièrement des poids lourds (usure superficielle de la couche de roulement,
formation d'ornières par fluage du matériau, fatigue des couches traitées, etc.). Elles
doivent, d'autre part, assurer à l'automobiliste un bon niveau de service (adhérence, bruit
de roulement, fréquence des interventions d'entretien). […]
Keywords Abstract Materials constituting the various layers of the road are manufactured on the
cracking | european standard | basis of raw materials. The objective is to better respond to the design requirements of
improved formation | sub-base
| surface course | untreated roads through manufacturing conditions and appropriate implementation. The layers that
graded aggregate | constitute the road must, first of all, withstand the repeated actions of traffic loads and in
hydrocarbon material
particular heavy goods vehicles (surface wear of the road surface, creep induced rut
formation, fatigue of the treated layers etc.). They must also provide the motorist with a
good standard of service (adhesion, rolling noise, frequency of maintenance operations).
Standardization plays an increasingly important role, as it covers all product applications
previously enumerated, and also reconciles points of views that are rarely consistent
within the different European countries.
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Les routes
Matériaux de chaussées souples
et semi-rigides
par Jean BERTHIER
Ingénieur général des Ponts et Chaussées
Professeur honoraire de l’École Nationale des Ponts et Chaussées
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support de chaussée homogène et performante et contribuant, contre les intempéries et de leur donner une résistance suffisante
le cas échéant, à la protection de la chaussée contre le gel. aux efforts tangentiels créés par les pneumatiques des engins.
Elle peut être constituée d’une seule couche de matériaux ou,
au contraire, de couches successives répondant à des fonctions Dans le cas des matériaux traités à la chaux ou aux liants
distinctes, pouvant inclure un géotextile, et se terminer par un hydrauliques, elle a aussi comme but très important de mainte-
enduit gravillonné ou un film de protection. nir leur teneur en eau constante pendant la période de prise et
de durcissement.
La couche de forme assure, de fait, une transition entre le sol en
place, ou rapporté, et la chaussée. Elle tend à devenir un des élé- Cette protection est généralement réalisée sous forme d’un
ments de la chaussée, tout autant qu’une partie des terrassements ; enduit de cure à l’émulsion de bitume, éventuellement gravillonné
un effet significatif ne pouvant cependant être obtenu que si ou clouté.
l’épaisseur de la couche de forme est suffisante.
2.3 Traitement à la chaux et aux liants
2.1 Critères à satisfaire par les matériaux hydrauliques
Dans tous les cas, un matériau ne pourra être employé en couche La mise au point des techniques de traitement à la chaux et au
de forme que s’il est (ou s’il a été) rendu : ciment a considérablement élargi la gamme des sols réutilisables
– insensible à l’eau ; en plate-forme de chaussée et en couche de forme.
– non gélif ; Le traitement peut être réalisé :
– d’une résistance mécanique en rapport avec la circulation de
chantier. – à la chaux seule, pour les sols argileux et très argileux ;
– au ciment seul, ou autre liant hydraulique, pour les sols peu (ou
La dimension des plus gros éléments doit être compatible avec pas) argileux ;
le réglage recherché (tolérance de +/- 3 cm). – à la chaux et au ciment dans le cas des sols moyennement
Le module E déterminé à la plaque au moment de la mise en argileux.
œuvre des couches de chaussée doit être supérieur à 50 MPa.
2.3.1 Chaux
2.2 Amélioration des matériaux Ainsi que le précisent les articles [C 923] et [C 5 445], l’addition
de chaux a pour effet, à la fois de modifier la teneur en eau, de
On peut ne pas trouver sur le chantier, ou à proximité, des maté- transformer les argiles potassiques ou sodiques en argiles calci-
riaux qui conviennent naturellement à un emploi en couches de ques beaucoup moins plastiques, et de produire, par dissolution
forme.Il faut alors s’efforcer d’améliorer les sols disponibles par et recristallisation, des aluminates et silicates qui constituent une
une des techniques suivantes. trame résistante.
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En fait, si les ciments courants ont été utilisés majoritairement un échantillon du sol à étudier et à déterminer la teneur en eau
jusqu’aux années 1980, ils ont par la suite été progressivement du sol et sa densité sèche après le compactage.
remplacés par les liants hydrauliques routiers et ne sont pratique-
ment plus utilisés pour les traitements de sols. L’essai est répété plusieurs fois de suite sur des échantillons
portés à des teneurs en eau croissantes. On détermine ainsi plu-
sieurs points de la courbe représentative des densités sèches en
2.3.3 Liants hydrauliques routiers fonction des teneurs en eau. On trace alors la courbe en interpolant
entre les points expérimentaux. Elle présente un maximum dont
Selon les articles [C 921] et [C 5 362], les LHR, comme les l’abscisse est la teneur en eau de l’optimum Proctor, et l’ordonnée
ciments, confèrent aux matériaux traités une cohésion permanente la densité sèche Proctor.
dénommée « prise hydraulique » qui améliore leurs caractéristi-
ques mécaniques de façon pérenne. Deux variantes de l’essai Proctor sont pratiquées :
– essai Proctor normal, qui rend assez bien compte des énergies
Ils présentent de plus par rapport aux ciments, les avantages
de compactage pratiquées pour les remblais ;
suivants : – essai Proctor modifié, dans lequel le compactage est beaucoup
– une meilleure adaptation aux particularités des chantiers ; plus poussé et correspond aux énergies mises en œuvre pour les
– un délai de maniabilité plus long, grâce à une prise plus lente, couches de forme et les couches de chaussée.
qui rend leur utilisation plus souple ; & C’est bien entendu l’essai Proctor modifié qui doit être utilisé
– une plus faible fissuration des matériaux traités et des chaus- pour les matériaux qui font l’objet de ce chapitre. Suivant la granu-
sées qu’ils supportent. lométrie du terrain étudié, l’essai s’effectue dans un moule de
faible section, dit « moule Proctor » (101,6 mm de diamètre,
Les dosages préconisés, exprimés par rapport au poids du sol
sec à traiter, varient entre 4 et 10 % selon la nature du sol et du
liant.
Couche Couche de roulement
de surface Couche de liaison
2.3.4 Mixte chaux – LHR
Corps Couche de base
Selon l’article [C 5 362], un tel traitement s’applique à des maté- de chaussée
Couche de fondation
riaux argileux pour lesquels il est nécessaire de floculer préalable-
ment la fraction argileuse par l’action de la chaux, pour favoriser Sous-couche (éventuellement)
ensuite la prise avec le liant hydraulique, et plus rarement pour Couche de forme (éventuellement)
abaisser préalablement la teneur en eau du matériau.
L’opération de traitement mixte comporte un prétraitement à la
chaux, réalisé avant le traitement aux liants hydrauliques. Figure 1 – Coupe type d’une chaussée
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4.1 Granularité
du sol sec pd (en kg/m3)
Figure 2 – Exemple de courbes Proctor normal et modifié & La grave étant par définition un mélange 0/D, d étant supérieur à
6,3 mm, sa granularité est caractérisée par :
117 mm de hauteur) pour les terrains qui ne contiennent pas d’élé-
ments de dimension supérieure à 5 mm, dans un moule de large – la dimension D des plus gros éléments. Une réduction de D
section, dit « moule CBR » (152 mm de diamètre, 127 mm de hau- diminue la ségrégation à la mise en œuvre et améliore l’uni. On
teur) pour les terrains dont les plus gros éléments ont des dimen- admet généralement que, pour le domaine routier, D doit être limi-
sions comprises entre 5 et 20 mm. Dans le cas de matériaux de tée à 14 ou 20 mm, pour les couches de base, et à 20 ou 31,5 mm
dimension maximale supérieure à 20 mm, on remplace poids par pour la couche de fondation. Les seuils retenus dans l’avant-propos
poids la fraction supérieure à 20 mm par du 5/20 mm venant du national de la norme NF EN 13285 (tous domaines confondus) sont
même matériau. les suivants : 14 mm – 20 mm – 31,5 mm – 63 mm ;
– la courbe granulométrique. Celle-ci joue un rôle fondamental,
On compacte le matériau ainsi préparé aux chocs répétés d’une
car elle conditionne la possibilité d’obtenir un bon arrangement
dame qui, dans l’essai Proctor modifié, pèse 4,535 kg et tombe
des grains sous l’effet de compactage, donc une compacité élevée,
d’une hauteur de 45,7 cm.
qui :
Toujours dans l’essai Proctor modifié, le sol est mis en place en
assure une bonne stabilité et une bonne résistance à l’ornié-
5 couches auxquelles on applique :
rage sous charges répétées,
– 25 coups de dame dans le moule Proctor ;
limite l’attrition des grains,
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Une grave non traitée est un mélange à granularité continue de 4.2 Angularité et forme
cailloux, de graviers et de sable, avec généralement une certaine
proportion de particules plus fines. La forme, l’angularité et la texture superficielle des granulats
C’est le plus ancien des matériaux modernes. Depuis qu’elle s’est concourent à une bonne stabilité. À ce titre, les graves entièrement
substituée au macadam, dans les années 1950, le progrès des roulées ne peuvent convenir que pour les chaussées à très faible
méthodes de fabrication a permis d’en faire un matériau de qualité trafic.
sans cesse améliorée, l’expression la plus achevée de cette tech- Ainsi que l’indique l’article [C 902], ces caractéristiques sont
nique étant la « grave recomposée humidifiée » ou GRH. appréciées par l’aplatissement d’une part, par l’angularité d’autre
Pour pouvoir être mise en œuvre dans de bonnes conditions et part, l’un et l’autre définis par des normes européennes.
jouer correctement son rôle dans la chaussée, la grave non traitée
doit répondre à un certain nombre de conditions, définies dans les
norme européenne NF EN 13285 « graves non traitées, spécifica- 4.3 Propreté
tions », qui traite des mélanges non traités utilisés pour la construc-
tion et l’entretien des routes, aérodromes et autres aires de trafic. C’est un élément essentiel de la stabilité par temps humide. Il se
Comme il est prévu par le dispositif européen de normalisation, définit par la teneur en fines, déjà évoquée, et par la nocivité de ces
un avant-propos national, intégrée dans la norme française NF EN, fines.
complète le texte de la norme européenne. Ainsi que le spécifie la norme EN 13242, la nocivité des fines est
Les principales caractéristiques à considérer pour les graves non appréciée par l’essai d’équivalent de sable ou par l’essai au bleu de
traitées sont abordées des § 4.1 au § 4.7. méthylène, l’un et l’autre définis dans les normes européennes.
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4.4 Dureté des granulats roulés. Leur teneur en fines et leur propreté sont, de
plus, souvent erratiques et peuvent conduire à des déboires, même
Par suite de l’absence de liant, les efforts de fragmentation et pour des routes peu circulées.
d’attrition supportés par les granulats sont nettement plus intenses
que pour une assise traitée. La dureté est donc un élément essen- & Au sens de la norme (caduque) NF 98-129, ils rentraient, comme
tiel pour la permanence des qualités de l’assise sous l’effet du les matériaux issus des carrières de roches massives et obtenus en
trafic. une seule fraction, sans mélange, sans ajouts d’eau, tels que sortis
du crible de la carrière, dans la catégorie des « GNT de type A », qui
On se base sur l’« essai Los Angeles » pour évaluer la résistance n’est pas distinguée de la suivante par la norme NF EN 13285.
à la fragmentation et sur l’« essai Microdeval » en présence d’eau
pour la résistance à l’attrition, l’un et l’autre étant définis dans des Dès que le trafic devient plus élevé, on a intérêt à faire subir au
normes européennes et décrits dans l’article [C 902]. matériau un minimum d’élaboration par criblage, concassage et
recomposition.
4.5 Comportement mécanique & Le produit le plus élaboré fabriqué suivant cette méthode est la
GRH, Grave recomposée humidifiée, dont on maı̂trise, non seule-
Une annexe informative traite de la détermination mécanique ment la granularité, grâce à une recomposition en « centrale de
globale d’un mélange non traitée. grave », mais également la teneur en eau par un dispositif appro-
prié d’humidification.
La méthode préconisée est celle de l’« essai triaxial à charge-
ments répétés », défini dans la norme NF EN 13286-7. Cet essai per- La GRH étant normalement destinée à une utilisation immédiate,
met d’apprécier notamment : l’humidification a pour avantage de réduire la ségrégation et de
– la rigidité (comportement réversible) du mélange, mesurée par permettre le compactage dans des conditions optimales de teneur
le module d’Young et calculé pour un niveau de contrainte en eau.
conventionnel ;
– sa sensibilité aux déformations permanentes. Les GRH étaient classées par la norme NF 98-129 dans la caté-
gorie des « GNT de type B ».
L’annexe précise que « L’utilisation de la méthode d’essai per- Si la norme NF 98-129 est devenue caduque, il faut noter que
mettra d’accumuler de l’expérience et des connaissances relatives l’avant propos national à la norme NF EN 13285 cite, mais sans
aux spécifications pouvant être inclus dans les révisions ultérieures s’y étendre, ces deux catégories A et B de GNT.
de la norme ».
Il existe dans la nature des gisements alluvionnaires dont la Les premiers développements ont porté sur l’utilisation de
courbe granulométrique est à peu près satisfaisante, après éven- ciment.
tuellement élimination des plus gros éléments. On peut alors utili- On a ensuite expérimenté, puis généralisé, l’utilisation de diffé-
ser les matériaux qui en proviennent tels quels, mais seulement rents liants à caractéristiques hydrauliques ou pouzzolaniques, ter-
pour les chaussées à faible trafic car ils comportent essentiellement mes qui vont être définis ci-après.
GNT4 14 ł 40 ł 40 – liants hydrauliques au sens strict qui forment, par réaction avec
l’eau, des composés hydratés stables présentant entre eux et avec
GNT5 31,5 LA > 40 ou MDE > 35 les granulats une forte adhérence. Ce sont les ciments et les cen-
dres volantes hydrauliques. Ces dernières proviennent de la com-
GNT6 20 LA > 40 ou MDE > 35 bustion de lignite dans les centrales thermiques ; c’est le cas, en
France, des cendres de Gardanne ;
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& Laitiers de haut-fourneau Celles qui proviennent de la combustion du lignite ont des
teneurs en silice et alumine plus faibles et des teneurs en chaux et
Le laitier de haut-fourneau est la scorie en fusion provenant du en SO3 nettement plus élevées. Ce sont des « cendres volantes
traitement des minerais de fer. La température de sortie du creuset sulfocalciques ».
va de 1 450 à 1 600 C. Les premières doivent être additionnées de chaux pour faire
Laissé à l’air libre, le laitier se refroidit lentement en donnant un prise, les secondes font prise naturellement, comme de véritables
produit cristallisé inerte qui, concassé, est utilisé comme granulat. ciments.
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Les cendres volantes sont des matériaux très friables, très fins
(dimension maximale 0,2 mm), elles sont légères (1,2 à 1,4 g/cm3 Tableau 3 – Ordre de grandeur des dosages généralement
à sec après compactage), elles sont très hydrophiles, pouvant utilisés dans les mélanges traités aux liants hydrauliques
absorber 20 à 25 % d’eau sans perdre leur stabilité.
& Pouzzolanes 8 à 20 % suivant réactivité
Laitier granulé des laitiers et nature de
Ce sont les scories de certains types d’éruption volcanique. À l’activant de prise
l’état naturel, il s’agit de roches poreuses, légères, friables, dont la
granularité est de l’ordre de 2 à 20 mm, avec une couleur variable Laitier prébroyé et bouleté 8 à 15 %
(du rouge au gris et au noir).
Leurs propriétés pouzzolaniques sont connues depuis l’époque Ciments 3 à 5 %
des Romains, qui, en les mélangeant avec de la chaux, en faisaient
un liant utilisé dans la construction. Liants hydrauliques routiers 3 à 5 %
Pour l’emploi en traitement d’assises de chaussée, elles sont Cendres volantes calciques 3,5 à 4 %
broyées en usine pour obtenir un sable de 0/3 à 0,5 mm, avec une
moyenne de 12 % de fines. Mélangées avec de la chaux, elles don- Cendres volantes siliceuses -chaux 10 à 15 %
nent lieu à un phénomène de prise, d’autant plus marquée que la
teneur en fines est plus élevée. 15 à 25 % suivant la classe
Pouzzolanes-chaux des pouzzolanes et la nature
Les contraintes d’environnement qui s’imposent aux carrières
pétrographique de la grave
de pouzzolanes sont désormais telles que cette technique est plutôt
citée ici à titre historique, en tout cas pour le territoire français.
& Liants hydrauliques routiers
10
Grave-laitier et
5.2 Conditions d’utilisation grave-pouzzolane
0
Toutes ces techniques de traitement ont maintenant fait l’objet de 1 2 7 14 28 60 90 180 360
normes européennes, qui portent, à la fois sur les liants et sur les Âge (en jours)
mélanges, ces derniers ayant fait l’objet d’une norme globale,
GC Grave-ciment GL Grave-laitier
transposée dans la normalisation française sous l’intitulé
GCV Grave-cendres volantes GPz Grave-pouzzolane
NF EN 14227 « mélanges traités aux liants hydrauliques, spécifica-
tions », se déclinant elle-même suivant les normes :
– NF EN 14227-1, mélanges granulaires traités au ciment ; Figure 4 – Exemples de fuseaux d’évolution dans le temps du module
d’élasticité E de graves traitées aux liants hydrauliques
– NF EN 14227-2, mélanges traités au laitier ;
– NF EN 14227-3, mélange traité à la cendre volante ;
– NF EN 14227-5, mélange traite au liant hydraulique routier. Précisons enfin que la prise des graves traitées au liant hydrau-
lique est toujours progressive, et continue à se développer long-
Cette série de normes relatives au matériau traité étant complé- temps après que la chaussée ait été mise en circulation. La figure 4
tée par une norme relative à un liant particulier, la cendre volante : donne à titre d’illustration des exemples de plages d’évolution des
NF EN 14227-4, cendre volante pour mélanges traités aux liants modules. La résistance à la traction ou la résistance à la compres-
hydrauliques. sion suivent des courbes analogues.
Comme l’indique CFTR-info n 13 [4], ces normes examinés plus La progressivité de la prise est bien entendu un avantage dans la
en détail ci-après, n’apportent en fait pas de changements notables mesure où elle allonge les délais acceptables de mise en œuvre et
dans les caractéristiques des graves et sables traités aux liants où elle permet un post-compactage dû au trafic qui améliore la
hydrauliques utilisés en France, telles que décrites dans 2 normes compacité. Les liants friables tels que le laitier subissent de plus,
françaises annulées par les normes européennes, mais qu’il n’est pendant toute cette période, une attrition qui accroı̂t la surface spé-
néanmoins pas inutile de citer : cifique et permet un développement plus complet de la prise.
– NF P 98-113, assises de chaussées, sables traités aux liants C’est enfin un argument qui plaide, comme on l’a vu, en faveur
hydrauliques et pouzzolaniques, définition – composition – de l’utilisation des liants hydrauliques routiers
classification ;
– NF P 98-116, assises de chaussées, graves traitées aux liants
hydrauliques, définition-composition-classification. 5.3 Caractéristiques de la grave
Il a paru utile de donner dans le tableau 3 un ordre de grandeur ou du sable à traiter
des dosages utilisés dans les différentes techniques de traitement,
le dosage le plus approprié ne pouvant résulter, comme on le verra, Du fait du développement progressif de la prise, le comporte-
que d’une étude de laboratoire approfondie. ment du matériau immédiatement après sa mise en œuvre est
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T3 0,52 0,73 0,90 1,05 1,20 Le rôle du dispositif anti-fissure est triple :
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CFL
caractérisée par le coefficient de polissage accéléré (PSV).
La capacité de drainage superficiel du revêtement a longtemps 0,56
été obtenue par le seul relief des gravillons caractérisés par la hau-
teur au sable. Pour le choix de la hauteur au sable la plus adaptée, Enduits
on peut retenir le classement donné par la circulaire de 1988 rela- superficiels
0,48
tive à l’adhérence des couches de roulement neuves [8] dont le
tableau 7 donne une présentation simplifiée. Enrobés
drainants
Les enrobés drainants ont apporté une solution nouvelle au pro- 0,39 Enrobés Bétons
blème de l’évacuation de l’eau puisqu’elle pénètre à l’intérieur du à froid de ciment
revêtement avant de cheminer transversalement jusqu’à l’accote-
ment. L’adhérence à grande vitesse est nettement améliorée, les 0,31
projections d’eau sont pratiquement supprimées et, de plus, le
bruit de roulement est fortement réduit.
0,22 Enrobés fins
6.2 Bruit de roulement
Plusieurs causes sont à l’origine du bruit de roulement : 0,14
– déformation du pneumatique ; 69 72 75 77 80 83
– impact des pavés de caoutchouc sur la chaussée ;
Niveau sonore (en dB (A))
– microglissements dans l’aire de contact ;
– compression, puis détente, de l’air piégé dans les alvéoles non
communicantes. Figure 5 – Niveaux sonores selon la procédure LCPC et coefficient
de frottement longitudinal à 80 km/h pour différentes techniques
On le mesure, suivant une procédure normalisée, en plaçant un
microphone à 7,50 m de l’axe de passage d’un véhicule roulant, 6.3 Optimisation du choix
moteur coupé, à la vitesse choisie.
Le spectre en fréquence du bruit émis et son intensité dépendent Le choix du revêtement est toujours le résultat d’un compromis
des caractéristiques du revêtement. En ce qui concerne l’intensité, entre des exigences contradictoires. La recherche d’une bonne
la figure 5 montre qu’on peut avoir des écarts importants entre les adhérence conduirait à retenir plutôt des revêtements dont la sur-
différents types de revêtement. face est très rugueuse, mais ils sont alors plus bruyants, comme
le montre la figure 5.
Dans le cas des enrobés drainants, le mécanisme compression
détente disparaı̂t car les pores communiquent, le bruit est forte- Cette figure montre également que les enrobés drainants échap-
ment réduit (de 3 à 5 dB(A)). pent à la règle générale et ont à la fois une adhérence élevée et un
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niveau sonore réduit. Par contre, ils sont plus coûteux et, comme Afin d’obtenir une bonne mosaı̈que, il est nécessaire d’utiliser
nous le verrons, demandent des précautions spéciales en période des granulats présentant une granulométrie la plus serrée possible.
hivernale, car ils réduisent l’efficacité des sels de déverglaçage uti- Les granularités les plus employées en France sont :
lisés en traitement préventif. – 2/4 mm ;
– 4/6 mm ;
– 6/10 mm ;
– 10/14 mm.
7. Enduits superficiels Les granulats doivent posséder les caractéristiques suivantes :
– résister à la fragmentation et à l’usure, car ils sont directement
& La norme NFP 98-160 définit les « enduits superficiels d’usure » au contact des pneumatiques, leurs performances dans ces deux
comme « une couche de roulement réalisée en place et constituée domaines étant appréciées par l’« essai Los Angeles », d’une part,
de couches de liant et de granulats répandues successivement », par l’« essai micro-Deval », d’autre part ;
leur structure étant définie par « le nombre et l’arrangement des – leur résistance au polissage, appréciée par l’« essai PSV »
couches de liant et de granulats d’une part, la (ou les) classe(s) gra- (Polished Stone Value), doit être suffisante ;
nulaire(s) des couches de granulats, d’autre part… ». – ils doivent avoir une bonne forme, caractérisée par le coeffi-
cient d’aplatissement, pour ne pas se coucher à plat ;
Héritière des goudronnages évoqués précédemment, la tech-
– ils doivent être suffisamment anguleux, car les arêtes vives
nique des enduits superficiels est ancienne, mais reste la technique
contribuent à l’adhérence. Les catégories définies à ce point de
la plus utilisée pour l’entretien de surface des réseaux à faible et
vue par la norme sont basées sur la teneur en grains entièrement,
moyen trafic, et est encore très évolutive. Les enduits superficiels
ou partiellement, concassés ;
permettent, pour un faible coût, de régénérer les caractéristiques
de surface d’une chaussée usée et d’en améliorer l’étanchéité. – la propreté est une qualité tout à fait essentielle des granulats
pour enduits. Compte tenu, en effet, des conditions de mise en
& La norme NF EN 12271, qui se substitue depuis le 1er janvier 2011 œuvre, la présence de fines peut gêner l’adhérence du liant sur les
à la norme précédente, revient à l’ancienne terminologie des gravillons qui sont alors chassés par le trafic. Cette propreté doit
« enduits superficiels », mais les documents techniques ultérieurs être évaluée, selon la norme européenne :
utilisent à la fois les deux termes. Par souci de simplicité, c’est le – par la teneur en fines, caractérisée par le pourcentage d’élé-
terme « enduits superficiels » qui sera retenu dans la suite du texte. ments passant au tamis de 0,063 mm ;
Précisons également que cette norme ne s’applique, ni aux – par la qualité des fines, déterminée par l’essai au bleu de
enduits réalisés dans les tunnels ou autres zones concernées par méthylène.
des réglementation sur l’incendie, ni aux revêtements pour chaus- C’est en fonction de ces deux grandeurs que la norme classe les
sées aéronautiques. granulats en classes de qualité du point de vue de la propreté.
& Plusieurs formules d’enduits superficiels sont utilisées, chacune Si les exigences de propreté ne sont pas remplies, il faut procé-
der, soit à un dépoussiérage à sec, soit à un lavage, soit à un préen-
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& Pour les émulsions, il préconise les émulsions cationiques à rup- élastomère, plastomère ou mélange des deux – il souligne qu’ils
ture rapide, en soulignant que les émulsions anioniques – qui n’ont pas, à la date de publication du guide, fait l’objet d’une clas-
furent les premières utilisées en France, et ceci dès l’aube du sification particulière, cette lacune étant maintenant comblée par la
XXe siècle – ne sont quasiment plus utilisées en France dans le normalisation européenne (cf. [C 904]).
domaine routier, pour des problèmes de rupture. Les liants bitumi-
neux utilisés pour la fabrication des émulsions utilisées en enduits & Il rappelle enfin que certains produits commerciaux font l’objet
superficiels sont généralement des bitumes purs (70/100 ou 160/ d’un avis technique du CFTR, Comité français pour les techniques
220), ou modifiés. routières, intégré depuis dans l’IDRRIM, Institut des routes, des
rues et des infrastructures pour la mobilité [7]. Ces avis techniques
& En ce qui concerne les liants dont les caractéristiques rhéologi- concernent des produits bien identifiés, fabriqués et mis en œuvre
ques ont été modifiés par ajout au bitume d’un polymère – par une entreprise donnée ; ils renseignent l’utilisateur sur les per-
formances atteintes, les domaines, conditions et précautions
d’emploi.
Tableau 8 – Choix des catégories de liant (d’après le guide
Le tableau 8, extrait du guide technique, propose certains princi-
technique) pes à retenir pour le choix de la catégorie de liant.
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8. Enrobés bitumineux Dans l’une et l’autre tendance, les entreprises en sont assez lar-
gement au stade de l’innovation, ou des avis techniques pour les
à chaud plus avancées d’entre elles, mais pas encore à celui de la codifica-
tion ; pour cette raison, elles ne seront pas davantage développées
dans cet article.
Ce sont des mélanges de granulats et de bitume pur ou modifié, On constate donc que la variété des types et formules d’enro-
réalisés à chaud en centrale de fabrication et mis en place par un bés s’est considérablement accrue au fil des années, d’autant plus
matériel spécifique appelé « finisseur ». vite que chaque entreprise, encouragée par la politique de soutien
Pour bien comprendre les problèmes auxquels les enrobés bitu- à l’innovation des pouvoirs publics, a mis au point ses propres for-
mineux à chaud sont confrontés, il est utile de faire un bref histo- mules, intégrées dans le champ des techniques disponibles par la
rique de leur développement en France, très largement inspiré du procédure des avis techniques déjà évoquée [7].
document « les enrobés bitumineux » [13], et de distinguer 4 gran-
des périodes. Ces évolutions se sont accompagnées, depuis les années 1990,
d’un très important effort de normalisation, d’abord dans un
& Enrobés denses (1950-1965) cadre français, puis dans celui de la normalisation européenne.
Conçus à partir d’enrobés utilisés aux États-Unis après la Il a permis d’officialiser à ce jour, sous le sigle NF EN :
Seconde Guerre mondiale, ils ont donné lieu à d’importants phéno- – 43 normes d’essai ;
mènes de fluage et d’orniérage lors de l’été très chaud de 1965. Les – 8 normes « produit » ;
analyses réalisées ont conduit à les expliquer par : – 2 normes en relation avec le marquage CE, rendu obliga-
toire depuis le 1er mars 2008 pour tous les enrobés bitumineux
– l’utilisation de bitumes trop mous ;
à chaud mis sur le marché.
– la présence de granulats roulés ;
– l’emploi de formules trop riches en sable, des dosages en
bitume trop élevés. La « coexistence » dans les textes de référence à l’ancienne nor-
& Enrobés grenus (1966-1968) malisation française et à la nouvelle normalisation européenne rend
le « paysage » très touffu. Le CFTR, maintenant relayé par l’IDRRIM,
Pour tenir compte des désordres constatés, de nouvelles formu- s’est efforcé d’en faciliter la lecture grâce au guide technique « utilisa-
les sont mises au point, se caractérisant notamment par : tion des normes enrobés à chaud » [14] et au CFTR-info 17 [15].
– le remplacement des matériaux roulés par des matériaux entiè- C’est du 2e de ces documents qu’est extrait le tableau 10 qui
rement concassés ; définit la correspondance entre les nouvelles et les anciennes nor-
– une diminution du pourcentage de sable ; mes produits pour les enrobés routiers couramment utilisés en
– l’emploi de bitumes plus durs. France (y compris les graves bitume traités au § 10).
Les caractéristiques d’adhérence et la résistance à l’orniérage de
ces enrobés étaient bonnes, mais leur « raideur » en rendait difficile Tableau 10 – Correspondance entre les nouvelles
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Simultanément, l’apparition des bitumes modifiés et les progrès Enrobés à module élevé
NF P 98-140
dans la maı̂trise de leur rhéologie ont permis de développer (EME)
d’autres solutions d’enrobés « épais » pour réaliser des compromis Béton bitumineux à
intéressants entre les exigences contradictoires évoquées NF P 98-141 module élevé
précédemment. (BBME)
Deux autres tendances, encore plus actuelles, motivées l’une NF EN 13108-2 Bétons bitumineux très
et l’autre par des raisons d’environnement, doivent être signalées : Béton bitumineux XP P 98-137 minces
– l’utilisation de liants de nature végétale en lieu et place du très minces (BBTM)
bitume ; NF EN 13108-7 Bétons bitumineux
– la réalisation de formules d’enrobés « tièdes », fabriqués et mis Béton bitumineux NF P 98-134 drainants
en œuvre à des températures sensiblement inférieures à celles des drainant (BBDr)
enrobés traditionnels.
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Ce dispositif normatif est complété par la norme NF P 98-150-1 Cette étude est basée sur un ensemble d’essais très complète-
(enrobés hydrocarbonés à chaud – constituants, formulation, fabri- ment définis par des normes qui sont toutes, maintenant, des nor-
cation, transport, mise en œuvre et contrôle sur chantier). mes européennes, le choix des essais à mettre en œuvre étant
Avant commentaires sur les différentes catégories d’enrobés uti- fonction du type d’enrobé considéré.
lisés en France, les paragraphes 8.1, 8.2, 8.3, 8.4, 8.5, et 8.6 abor- Ne seront considérés ici que ceux qui portent sur l’enrobé lui-
dent certains aspects qui leur sont communs. même, les essais relatifs aux granulats étant traités dans l’arti-
cle [C 902] et ceux relatifs au liant dans l’article [C 904]. Les princi-
paux sont les suivants.
8.1 Granulats
Comme celles des granulats pour enduits superficiels, les pres- & Essai à la presse à cisaillement giratoire
criptions relatives aux granulats pour enrobés sont définies dans la Il permet de déterminer la composition granulométrique opti-
norme européenne NF EN 13043 « granulats pour mélanges hydro- male, en tenant compte de la nature et de l’angularité des granulats
carbonés et pour enduits superficiels utilisés dans la construction (figures 6 et 7).
des chaussées, aérodromes et d’autres zones de circulation ».
Partant d’une idée avancée, dans les années 1940, par les ingé-
Comme ceux des enduits superficiels, les granulats pour enrobés nieurs du Texas Highway Department comme mode de compac-
sont directement au contact des pneumatiques et doivent résister à tage des éprouvettes en laboratoire, cet essai a été développé en
l’usure et au polissage. France à partir des années 1960. Codifié par la norme NF EN 12-
Ils sont, de plus, soumis à des mécanismes d’interaction entre 697.31, il constitue maintenant en France la base des études de
grains et doivent donc répondre à la fois à des exigences de stabi- formulation.
lité du mélange et de résistance à l’attrition, qui imposent des Il consiste à compacter l’enrobé à une température constante,
conditions très strictes relatives à : correspondant à celle de la mise en œuvre sur chantier, dans un
– la courbe granulométrique du mélange ; moule cylindrique tournant avec un certain angle par rapport à la
– l’angularité des grains ; verticale en créant un effet de pétrissage simulant l’effet des com-
– leur forme ; pacteurs sur le chantier.
– leur résistance à la fragmentation.
La propreté est une qualité tout à fait essentielle des granulats ρ = 0,6 MPa
pour enrobés, la présence de fines pouvant en effet gêner l’adhé-
rence du liant sur les gravillons. Comme pour les granulats pour
enduits, elle est évaluée, selon la norme européenne, par la teneur
en fines et par leur nocivité.
8.2 Liant
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8.5 Enrobés minces pour couches Les domaines d’emploi privilégiés sont pour les BBUM 0/6 celui
des revêtements urbains, et pour les BBUM 0/10 l’entretien des rou-
de surface tes secondaires.
Apparus dans le milieu des années 1970, les enrobés « minces »
sont aujourd’hui largement utilisés pour la réalisation de couches 8.6 Bétons bitumineux drainants
de roulement sur chaussée neuve ou en entretien de chaussées.
Ils n’ont pas d’effet structurel, leur rôle étant essentiellement « Inventés » au Royaume-Uni, les « enrobés drainants » se sont
d’apporter, ou de restaurer, les caractéristiques de surface de la développés en France à partir de 1984, après une expertise interna-
chaussée. C’est la raison pour laquelle les normes relatives aux tionale du LCPC diligentée par la Direction des Routes.
enrobés minces ne comportent pas de spécifications relatives au Ils se caractérisent par un pourcentage élevé de vides communi-
module et à la résistance à la fatigue. cants, obtenu par une granularité adaptée du squelette minéral, la
teneur en sable 0/2 étant réduite à 10 ou 14 %, et la teneur en fines
Compte tenu de leur faible épaisseur, les formulations ont du à 3 ou 4 %.
être adaptées pour obtenir une maniabilité suffisante lors de la
mise en œuvre, essentiellement par l’introduction d’une disconti- Du fait de ce pourcentage élevé de vides, un revêtement en BBDr
nuité dans la courbe granulométrique. Ainsi les 0/10, formulation présente la particularité d’être perméable à l’eau, qui traverse le
la plus utilisée, présentent une discontinuité de type 2/6, et les 0/6 revêtement et s’écoule à la base de la couche pour ressortir sur le
une discontinuité de type 2/4. côté de la chaussée. Cette perméabilité :
Ces formulations discontinues conduisent à des enrobés à tex- – lui confère des qualités exceptionnelles d’adhérence à grande
vitesse ;
ture ouverte nécessitant la réalisation d’une couche d’accrochage
– réduit considérablement les projections d’eau (la chaussée
légèrement surdosée pour assurer l’imperméabilisation de la cou-
parait sèche) ;
che de roulement.
– réduit de façon sensible le bruit de roulement [17].
La famille des enrobés minces se décline en trois catégories.
Ils sont codifiés dès 1991 dans la norme NF P 98-134, mise à jour
en 2000, puis intégrée dans la norme européenne NF EN 13108-7.
8.5.1 Bétons bitumineux très minces
On distingue 2 types de BBDr en fonction de leur granularité, le
Codifiés par la norme Française NF P 98-132, maintenant intégrée BBDr 0/6 et le BBDr 0/10, et 2 classes de performances suivant le
dans la norme européenne NF EN 13108-1, ils représentent 22 % pourcentage de vide obtenu par compactage à la presse à cisaille-
des techniques d’entretien de surface des routes nationales et 5 % ment giratoire :
de celles des autoroutes. – classe 1 : de 20 à 25 % de vides ;
Leurs épaisseurs moyennes varient de 3 à 4 cm pour les 0/10 et – classe 2 : de 25 à 30 % de vides.
de 3,5 à 5 cm pour les 0/14, les épaisseurs minimales en tout point Le liant est un bitume fortement modifié par des polymères, à
correspondantes étant de 2,5 ou 3 cm. raison de 4,4 à 4,8 % de liant, voire 5,2 % (avec un liant fortement
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Les liants utilisés sont essentiellement des bitumes purs dosés modifié et ajout de fibres).
de 5,4 à 5,8 %, mais aussi, pour les chaussées à fort trafic, des liants Les épaisseurs habituelles sont de 3 à 4 cm pour les BBDr 0/6 et
spéciaux ou modifiés. de 4 à 5 cm pour les BBDR 0/10.
Développée à partir de 1984, cette technique est maintenant codi- Le pourcentage de vide et leur caractère plus ou moins commu-
fiée dans la norme NF EN 13108-2. nicant sont des caractéristiques importantes de ce type d’enrobé,
car ils conditionnent le niveau d’absorption acoustique, qui peut
Les granularités d’origine étaient essentiellement des 0/14 ou 0/
aller jusqu’à 4 et même 5 DBA.
10, plus rarement des 0/6, mais les 0/14 ont été rapidement aban-
donnés en raison de leur sensibilité à la ségrégation et aux arrache- En contrepartie de leurs avantages, les enrobés drainants néces-
ments, à un niveau sonore plus élevé et à des performances moin- sitent des précautions particulières en matière de viabilité hiver-
dres en matière d’adhérence. nale [18]. Les fondants chimiques utilisés pour le déverglaçage de
la chaussée ont en effet tendance à pénétrer à l’intérieur du revête-
Le liant est généralement un bitume modifié par des polymères, ment et à ne plus être disponibles pour éliminer la glace et la neige
ou un bitume pur, avec ajout de fibres pour augmenter la quantité interposée entre le revêtement et le pneumatique.
et la résistance du mastic. Les épaisseurs utilisées sont de l’ordre
de 2 à 2,5 cm.
L’expérience montre que les performances des BBTM en matière
de conservation de la structure, et surtout du profil, sont excellen- 9. Enrobés à froid
tes, et que leur niveau d’adhérence se situe parmi les plus élevées
parmi toutes les couches de roulement en enrobés.
Sous le vocable « enrobés à froid », sont rassemblés plusieurs
8.5.2 Bétons bitumineux ultra-minces types de mélanges bitumineux dont le point commun est d’être
constitués de granulats et d’émulsion de bitume, et principalement
Les BBUM ne sont pas encore codifiés et relèvent donc de la pro- les enrobés coulés à froid et les enrobés à froid stockables.
cédure des avis techniques.
L’intérêt pour les techniques à froid s’est accru dans les années
Ce sont les derniers-nés de la famille des enrobés à chaud ; ils 1990 pour des raisons d’économie d’énergie et de protection de
dérivent à la fois de la technique des BBTM pour la composition l’environnement.
de l’enrobé et des enduits superficiels par la faible épaisseur mise
en œuvre (inférieure à 2 cm).
9.1 Enrobés coulés à froid
Les fonctions de collage et d’imperméabilisation sont assurées
simultanément par le répandage d’une couche de liant au dosage Ce sont les lointains descendants des Slurry Seal américains,
élevé de 500 g/m2, ajusté suivant l’état du support, ce qui a conduit constitués de sable 0/3 ou 0/5 et d’émulsion. Importés en France
à la mise au point de matériels spécifiques pour l’application simul- dans les années 1960, ils sont rapidement abandonnés en raison
tanée de la couche d’accrochage et de la couche de BBUM. d’une rugosité tout à fait insuffisante.
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GB 0/14 8 à 14 6
9.3 Enrobés à froid stockables
GB 0/20 10 à 16 8
Ce sont des enrobés hydrocarbonés à froid, pouvant être stockés
pendant plusieurs semaines ou plusieurs mois, destinés à l’entre-
tien courant des chaussées : réparations localisées, déflachage, etc. Tableau 13 – Performances mécaniques suivant
Les enrobés stockables traditionnels sont des matériaux mono- les classes
granulaires 2/4, 4/6 ou 6/10 enrobés à l’émulsion d’un bitume fluxé
ou fluidifié. Essais sur GB 0/14 ou 0/20 Classe 2 Classe 3 Classe 4
Les enrobés denses, obtenus par enrobage d’un squelette miné-
ral 0/6 ou 0/10 à granularité continue, sont une nouvelle génération Essai Duriez, valeur de r/R ø 0,65 ø 0,70 ø 0,70
d’enrobés stockables apparue plus récemment. Leur domaine
d’emploi privilégié est le reprofilage de chaussées bombées ou Module à 15 C (en MPa) ø 9 000 ø 9 000 ø 11 000
déformées avant application d’un enduit ou autre revêtement de
surface. Essai de fatigue, déformation
relative à 106 cycles, 10 C et ø 80 ø 90 ø 100
Ce sont les uns et les autres des produits d’entreprise, livrés froid 25 Hz
en vrac, en sacs ou en seaux.
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10.2 Graves-émulsion 0/14 ou 0/20. Après rupture de l’émulsion, le bitume est fixé préfé-
rentiellement sur les éléments fins avec lesquels il forme un
& La norme expérimentale XP P 98-121 de février 2005 définit la mélange très riche en liant souple et autoréparable qui enchâsse
grave-émulsion de la façon suivante : matériaux préparés à partir les gros grains et les scelle entre eux. Le mélange est ainsi doté
d’un mélange d’émulsion de bitume, de granulats et d’eau, dosés d’un frottement interne élevé. Cette morphologie est donc assez
et malaxés à froid soit dans : différente de celle des enrobés à chaud traditionnels où le bitume
– un appareil de type « malaxeur et finisseur associé ». Dans ce est ajouté de façon homogène autour des granulats…
cas le matériau est fabriqué et mis en œuvre simultanément ; Elle présente un certain nombre de particularités :
– une installation appelée « centrale ». Dans ce cas, la grave- C’est un matériau évolutif, qui n’atteint ses propriétés définiti-
émulsion est transportée de la centrale à la chaussée où elle est ves qu’après un temps de murissement de plusieurs mois,
mise en œuvre. voire une année ou plus…
& La norme distingue d’autre part les graves-émulsion : La morphologie du mélange permet d’exploiter au mieux le
– de type R, de granularité 0/6, 0/10 ou 0/14, utilisées pour les tra- squelette minéral. Il en résulte une résistance à l’ornièrage
vaux de reprofilage ou réparations localisées ; particulièrement élevée par rapport à celle qui serait atteinte
– de type S, dites structurantes, de granularité 0/10, 0/14 ou 0/20, pour des enrobés à chaud au bitume 180/220 ou 80/100 ».
utilisées pour les couches d’assise (ce sont les seules qui intéres- & Le liant de l’émulsion est, en général, un 180/220 pour les routes
sent ce chapitre). à trafic moyen ou faible, un 80/100 pour les trafics plus élevés, plus
& Le document [14] fait de la grave-émulsion la description rarement un bitume plus dur. Les pourcentages de bitume résiduel
suivante : sont généralement de 3,9 à 4,6 pour les graves-émulsion 0/14 et de
3,7 à 4,4 pour les graves-émulsion 0/20.
« Elle est obtenue par dispersion et malaxage d’une émulsion
cationique de bitume à rupture lente au sein d’une grave 0/6, 0/10, & Les granulats sont d’origine alluvionnaire ou de roche massive.
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P
O
U
Les routes R
Matériaux de chaussées souples
et semi-rigides E
N
par Jean BERTHIER
Ingénieur général des Ponts et Chaussées
Professeur honoraire de l’École Nationale des Ponts et Chaussées
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NFP 98-086 1992 Chaussées, terrassements, dimensionnement des NF EN 13242 2003 Granulats pour graves traitées aux liants hydrauli-
chaussées routières, éléments à prendre en ques et graves non traitées utilisés pour les travaux
compte pour le calcul de dimensionnement. de génie civil et pour la construction des
chaussées.
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O
U NF EN 13286-2 2010 Mélanges traités et mélanges non traités aux liants NFP 98-160 1994 Enduit superficiel d’usure, spécifications.
hydrauliques, partie 2, méthodes d’essai de déter-
R mination en laboratoire pour la masse volumique
de référence et la teneur en eau, compactage
NF EN 13043 2003 Granulats pour mélanges hydrocarbonés et pour
enduits superficiels utilisés dans la construction
des chaussées, aérodromes et d’autres zones de
Proctor.
circulation.
NF EN 13285 2004 Graves non traitées, spécifications.
NF P 98-150-1 2010 Enrobés hydrocarbonés à chaud – constituants, for-
XP P 18-545 2004 Granulats, éléments de définition, conformité et
E NF EN 13286-7 2004
codification.
Essai triaxial sous charge cyclique pour mélanges NF EN 12697-312007
mulation, fabrication, transport, mise en œuvre et
contrôle sur chantier.
Méthodes d’essai pour mélange hydrocarbonés à
N NF EN 14227
sans liant hydraulique.
Mélanges traités
spécifications
aux liants hydrauliques,
chaud, confection d’éprouvettes à la presse à com-
pactage giratoire.
NF EN 12697-122008 Méthodes d’essai pour mélange hydrocarboné à
Partie 1 : mélanges granulaires traités au ciment. chaud, détermination de la sensibilité à l’eau des
Partie 2 : mélanges traités au laitier. éprouvettes bitumineuses.
L
U
S
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