Faculté de Médecine Dentaire
Cours de Biologie Moléculaire
et de Génétique
Année universitaire 2023 - 2024
Pr. Youness TABOZ
PLAN
La mitose et la méiose
Les acides nucléiques
La transcription et la traduction
Les mutations génétiques
La transmission des maladies héréditaires
Les outils génétiques et moléculaires
Généralités
Classification des organismes
La vie est apparue il y a 3, 8 milliards d’années
On distingue généralement les eucaryotes des procaryotes
Les procaryotes sont unicellulaires, de petite taille (typiquement 1µm), et ont
une structure simple
Les eucaryotes sont uni- ou multicellulaires, plus grands, et ont une structure
plus complexes
Généralités
Organismes et cellules
Tout organisme vivant est composé de cellules
Une cellule est une solution contenant différentes molécules entourée
d’une membrane
Il y a des organismes unicellulaires (bactéries, parasites...) ou
multicellulaires
Exemple: il y a environ 6×1023 cellules chez un humain, de 320 types
différents (peau, muscles, neurones...)
Généralités
Caractéristiques de la cellule
La plupart des cellules sont capables de grossir et de se diviser
(exception: neurones)
Elles ont un métabolisme , elles importent des nutriments et les
convertissent en molécules utiles et énergie
Elles peuvent réagir à leur environnement
Généralités
Généralités
Les niveaux d’organisation structurale du corps humain
Le corps humain est organisé selon plusieurs niveaux de complexité, imbriqués
les uns aux autres.
1. Le niveau chimique
• C’est le niveau le plus élémentaire.
• Il comprend les atomes et molécules indispensables au maintien de la vie.
Généralités
• Atomes : C, H, O , N, P …
• Molécules :
→ Protides : acides aminés, peptides, protéines
→ Glucides : oses, diholosides, polyholosides
→ Lipides : Acides gras, triglycérides, phospholipides,
cholestérol
→ Acides nucléiques : ADN, ARN
→ Vitamines
→ H2O
• Sels minéraux : Na+, K+, Cl-, Ca2+, Mg2+…
Généralités
2. Le niveau cellulaire
La cellule est l’unité structurale et fonctionnelle de l’organisme.
L’organisme est constitué de milliards de cellules. Ex : cellule
musculaire, nerveuse, sanguine…
Généralités
3. Le niveau tissulaire :
Un tissu est un groupe de cellules qui remplissent une même fonction.
Ex : tissu musculaire, nerveux, épithélial…
Généralités
4. Le niveau organique
Un organe est un élément anatomique distinct exerçant une fonction particulière.
Il est composé de 2 ou plusieurs tissus.
Exemples : cœur, poumons, foie, estomac, rein…
Généralités
5. Le niveau systémique
Un système ou un appareil est constitué d’organes qui travaillent de concert pour
accomplir une même fonction.
Ex : le système digestif, urinaire, cardio-vasculaire…
Remarque : un organe peut appartenir à plusieurs systèmes. Ex: Le pancréas
relevant à la fois des systèmes digestif et endocrinien.
Généralités
6. Le niveau de l’organisme
C’est le niveau le plus élevé.
Toutes les parties du corps travaillent en synergie pour assurer le
maintien de la vie.
CONCLUSION : Les 6 niveaux sont interdépendants!!!
Généralités
La génétique est la science qui étudie les gènes, leur transmission de
génération en génération ainsi que leur variation au sein des espèces
ADN Hérédité
Chromosomes
Caryotype ARN
Gènes
Allèles
Génome
Généralités
La biologie moléculaire est une discipline scientifique au croisement de
la génétique, de la biochimie et de la physique, dont l'objet est la compréhension
des mécanismes de fonctionnement de la cellule au niveau moléculaire
Etude des molécules porteuses du message héréditaire
(ADN, ARN), de leur structure, synthèse, altérations (mutations)
Détermination de la structure dans l’espace de macromolécules
biologiques comme les protéines et l’ADN
Généralités
Protéines ADN
Un chromosome
Un chromosome
Un chromosome
Un chromosome est formé de deux brins d'ADN reliés par le centre, ce
qui donne l'apparence d'un X
Un chromosome
Un chromosome est une structure constituée d'ADN
Chacun des chromosomes a une forme différente
Nous en avons 23 paires dans le noyau de chacune de nos cellules, 22 sont
communes aux deux sexes
Un chromosome
Les deux chromosomes restants sont les chromosomes sexuels
Chez la femme, ils forment une paire. On les appelle les chromosomes X
Chez l'homme, ils sont différents, l'un est un chromosome X et l'autre,
beaucoup plus court est appelé chromosome Y
Un chromosome
Les acides nucléiques
Les acides nucléiques sont des polymères dont l’unité de base, ou monomère, est
le nucléotide
Les nucléotides possèdent toujours trois substances fondamentales :
un sucre
un groupe phosphate
une base azotée
+
Les acides nucléiques
Il existe deux types d’acide nucléique :
• Acide désoxyribonucléique (ADN)
• Acide ribonucléique (ARN)
Dans chacune de nos cellules, on retrouve de l’ADN et de l’ARN
Les cellules animales, les cellules végétales, les bactéries et les champignons
contiennent les deux types d’acide nucléique
Les virus peuvent contenir de l’ADN ou de l’ARN, mais jamais les deux en
même temps
La mitose et la méiose
La mitose
La mitose
A l’origine des gamètes . Il s’agit
1. Les cellules germinales
des cellules sexuelles
Toutes les autres cellules formant
2. Les cellules somatiques
un corps multicellulaire
La mitose
La mitose est le phénomène général de la division cellulaire
La mitose se produit dans les cellules somatiques
Division unique, asexuée
Renouvellement des cellules mortes, croissance, cicatrisation, cancer
La mitose
En biologie, la multiplication c’est la même chose que la division
Une cellule mère Deux cellules filles identiques
Au cours de la division cellulaire, chacun des chromosomes est reproduit intégralement
Une copie de chaque chromosome migrera dans chacune des deux cellules obtenues
La mitose
• Chaque chromosome est répliqué en deux copies identiques: les chromatides sœurs.
• Les chromatides demeurent liées par le centromère
• Les copies se séparent
• Chaque copie migre dans une cellule
Chromatides sœurs
Centromère
La mitose
• Chaque chromosome est répliqué en deux copies identiques: les chromatides sœurs.
• Les chromatides demeurent liées par le centromère
• Les copies se séparent
• Chaque copie migre dans une cellule
Cycle cellulaire
o Interphase
o Mitose:
• Prophase
• Métaphase
• Anaphase
• Télophase
Interphase
• Interphase
• Phase G1
• Prophase
• Métaphase Croissance
• Anaphase
• Télophase • Phase S
Croissance
Réplication ADN
• Phase G2
Croissance
Derniers préparatifs avant la division
Prophase
• Interphase • Formation du fuseau
• Prophase • Condensation de la chromatine en chromosomes
• Métaphase
• Fragmentation de la membrane du noyau
• Anaphase
• Télophase • Disparition du nucléole
Les fibres du fuseau permettent une bonne répartition des chromosomes dans les cellules
lors de la division. Donc indispensables à un bon développement cellulaire
Chromatine
Fibres du
fuseau
Chromosomes
Nucléole spiralisés
Interphase Prophase
Métaphase
• Interphase • Les chromatides (copies de chromosomes) se fixent aux
• Prophase
fibres du fuseau.
• Métaphase
• Anaphase • Les chromosomes se rassemblent au centre de la cellule et
• Télophase forment la plaque équatoriale.
Le centrosome
Les centrioles
Les centrioles
Les centrioles
La méiose
Le kinétochore
Le kinétochore
Les types de microtubules
Anaphase
• Interphase
• Prophase
• Métaphase • Les chromatides sœurs (copies de chromosomes) se séparent.
• Anaphase • Les copies sont tirées par les fibres du fuseau et migrent aux
• Télophase
extrémités de la cellule.
Télophase
• Interphase
• Prophase • Les chromosomes se « déroulent » et forment à nouveau de
• Métaphase
• Anaphase la chromatine.
• Télophase • La membrane du noyau et le nucléole se reforment.
• Cytocinèse (cytodiérèse ou cytokinèse):
La membrane cellulaire se contracte à l’équateur de la
cellule pour diviser la cellule en deux (cellules
animales).
Il se forme une membrane cellulaire et une nouvelle
paroi à l’équateur de la cellule (cellules végétales).
Télophase
Ces fibres se contractent. Elles réalisent un sphincter qui resserre le
diamètre de la cellule au niveau de l'équateur
Le processus se poursuit. La cellule se partage en deux progressivement
Télophase
La cellule est presque entièrement partagée. La membrane nucléaire se
reconstitue autour de chaque lot de chromosomes
les chromosomes se décondensent progressivement
Métaphase et anaphase d’une cellule d’oignon
Métaphase Anaphase
Télophase d’une cellule d’oignon
Paroi cellulaire en
formation
Télophase
Observation de la mitose des cellules de la racine d’oignon
Zone d’élongation
Zone de
croissance
Coiffe
Observation de la mitose des cellules de la racine d’oignon
Mitose de la cellule animale
Inter Pro Méta
Ana Télo
Principale anomalie de la division cellulaire: le cancer
Une cellule peut perdre le contrôle de sa division. Elle peut alors former une tumeur
• Tumeur bénigne :
Les cellules demeurent regroupées et ne se séparent pas.
La tumeur demeure bien circonscrite, elle n’envahit pas d’autres tissus.
• Tumeur maligne:
Des cellules se détachent de la tumeur principale et vont former d'autres
tumeurs dans le corps = cancer
Principale anomalie de la division cellulaire: le cancer
• Division anarchique (sans contrôle) et perpétuelle (cellules immortelles).
• Perte d'inhibition de contact.
• Perte de spécialisation.
• Absence de cohésion entre les cellules : formation de métastases
Quand des métastases se disséminent
dans l’organisme, on dit que le
cancer se généralise
Haploïde / Diploïde
Une phase diploïde
Les cellules possèdent des chromosomes en deux exemplaires ;
la formule chromosomique est : 2n= x
x: nombre totale de chromosome / n: nombre de paires de chromosomes
Une phase haploïde
Les cellules ne possèdent qu’un seul exemplaire de chaque chromosome, on ne parle pas de
chromosomes par paires
La formule chromosomique est : n = y avec y = x /2
Pour l’espèce humaine: en phase diploïde la formule chromosomique est 2n=46
en phase haploïde la formule chromosomique est n=23
Haploïde / Diploïde
Le nombre de chromatides par type de chromosome dans une cellule est indiqué par un
chiffre, suivi de la lettre C
Quelques exemples :
Une cellule diploïde à deux chromatides (avant la phase S et en mitose : télophase) sera
donc notée : « 2N-2C »
Une cellule diploïde à quatre chromatides (mitose : prophase à anaphase) : « 2N-4C »
Une cellule haploïde à deux chromatides (méiose : télophase1 à anaphase2) : « 1N-2C »
Une cellule haploïde à une chromatide (méiose : télophase2) : « 1N-1C »
La méiose
La méiose / La mitose
Mitose
1 cellule à 46 chromosomes 2 cellules à 46 chromosomes
Méiose
1 cellule à 46 chromosomes Cellules à 23 chromosomes
La méiose / La mitose
La méiose
Recombinaison génétique
La méiose
Chacun des deux parents ne transmet à son enfant qu'un seul de chacun de
ses chromosomes homologues
Les gamètes, spermatozoïdes ou ovules, ne contiennent qu'un seul
exemplaire de chaque paire d'homologues.
Cellule somatique : 46 chromosomes
Gamètes : 23 chromosomes
La méiose
Les gamètes sont produits par méiose
Cellule germinale à 46 chromosomes
Gamètes à 23 chromosomes
Au cours de la méiose, les chromosomes homologues se séparent
La méiose
Au cours de la méiose, les chromosomes homologues se séparent
Cellule à 5 paires de
chromosomes homologues
Gamètes avec un seul exemplaire de
chaque chromosome
La méiose
À chaque méiose, la séparation des homologues se fait au hasard
Une cellule humaine à 46 chromosomes peut former plus de 8 millions de
gamètes différents selon la façon dont se séparent ses homologues à la méiose
La méiose
À chaque méiose, la séparation des homologues se fait au hasard
x x
x x
xx
ou = 4 cellules = 2n
xx
x x
x x
Paires de chromosomes
n=2
N= 23 223 cellules
Une cellule humaine à 46 chromosomes peut former plus de 8 millions de
gamètes différents selon la façon dont se séparent ses homologues à la méiose
La méiose
Dans la méiose il y’a deux divisions qui permettent d’obtenir des gamètes haploïdes
(23 chromosomes) à partir de cellules diploïdes (46 chromosomes)
La méiose
Un chromosome Son homologue
Cellule à deux chromosomes
Chaque chromosome se dédouble
Les chromosomes se spiralisent
Les homologues (dédoublés) se séparent (première
division méiotique = division réductionnelle)
Les copies se séparent (deuxième division
méiotique = division équationnelle)
4 cellules n, monochromatidiens
4 cellules 1N 1C
La méiose
2 divisions successives
La méiose 1 Prophase 1
Première division méiotique Métaphase 1
(Division réductionnelle)
Anaphase 1
Télophase 1
La méiose 2 Prophase 2
Deuxième division méiotique Métaphase 2
(division équationnelle)
Anaphase 2
Télophase 2
La méiose
Prophase I
• De nombreux phénomènes se produisent pendant cette prophase de la première
division, ce qui explique qu'elle soit si longue
• Elle couvre à elle seule 90% de la durée totale de la méiose
La méiose
Métaphase I
La méiose
Anaphase I
La méiose
Télophase I
La méiose
La méiose
La méiose permet
de réduire de moitié le contenu génétique d'une cellule (2n ==> n)
de brasser l'information génétique
(recombinaisons et répartition au hasard des chromosomes)
et de transmettre l'information génétique à la génération suivante
(2 gamètes à 23 chromosomes reconstituent une cellule à 46 chromosomes)
La méiose
La spermatogenèse
Spermatozoïdes formés
libérés dans la lumière du
Tubule séminifère tubule
Épididyme
Testicule
Cellules en division dans la paroi
du tubule (mitose et méiose)
La méiose
La spermatogenèse
Tubule séminifère
Cellules en méiose
Spermatozoïdes libérés dans la lumière
du tubule
La méiose
La spermatogenèse
Spermatocytes
secondaires
Spermatogonie
Spermatozoïdes
Spermatocyte
primaire
Spermatides
La méiose
La méiose
La méiose
Noyau de la cellule de Sertoli Spermatozoïdes
Cellule de Sertoli
Spermatide
Spermatocyte secondaire
Spermatocyte primaire
spermatogonie
La méiose
La spermatogenèse
Spermatogonies
Spermatides
Spermatozoïdes
Noyau d'une cellule de
Sertoli (reconnaissable par
son nucléole)
Spermatocytes
La méiose
L’ovogenèse
Ovogonie 46
Ovogenèse se produit dans les ovaires à
partir de cellules germinales appelées
ovogonies
Ovocyte primaire 2 x 46
1ere division méiotique
1er globule
polaire
Ovocyte secondaire 46
2e division méiotique
Ovule 23
Les globules polaires 2ème globule polaire
dégénèrent
La méiose
L’ovogenèse
À la naissance, chaque ovaire contient environ 500 000 follicules primordiaux =
ovocytes primaires au stade prophase I
Ovocyte primaire
Cellules folliculaires
• Les follicules primordiaux dégénèrent
tout au long de la vie
• Ils sont 6 à 7 millions vers le 8e mois
de vie fœtale
• Il n'en reste plus qu'environ 1 million
à la naissance et 400 000 à la puberté
• À la ménopause, il n'en reste
pratiquement plus
La méiose
L’ovogenèse
À partir de la puberté, à chaque mois, les follicules primordiaux se transforment
en follicules primaires
Ovocyte primaire
Cellules folliculaires
Noyau de l'ovocyte
primaire (en prophase I)
La méiose
L’ovogenèse
Le follicule primaire devient follicule secondaire:
Ovocyte
Plusieurs épaisseurs de
cellules folliculaires
= granuleuse
La méiose
L’ovogenèse
Le follicule secondaire devient follicule tertiaire
Cavité (ou chambre folliculaire)
Cellules folliculaires
Ovocyte
La méiose
L’ovogenèse
Un des follicules devient beaucoup plus gros que les autres = follicule De Graaf
Le follicule De Graaf fait pression sur la paroi de l'ovaire et éclate en laissant
échapper l'ovocyte = ovulation
Follicule primaire Follicule secondaire
Follicule tertiaire
Follicule De Graaf
Ovocyte entouré de
quelques cellules
folliculaires (corona
radiata)
Les transformations cytologiques lors de la méiose
1ère
division de
Cellule après mitose méiose
Prophase 1 Métaphase 1
1 cellule 2n = 4, bichromatidiens
2nde
Télophase 1 Prophase 2 division de
Anaphase 1 2 cellules n = 2,
méiose
bichromatidiens
Télophase 2: 4 cellules n = 2,
Métaphase 2 Anaphase 2
monochromatidiens
La méiose / La mitose
Mitose Méiose
• Une première division, réductionnelle: sépare les
Division équationnelle qui sépare les chromatides chromosomes homologues
sœurs • Une deuxième division, équationnelle: sépare les
chromatides sœurs
Une division par cycle Deux divisions par cycle
Les chromosomes homologues s'apparient:
Pas d'appariement des chromosomes homologues:
• enjambements
pas d’enjambement, ni échange de matériel
• échange du matériel héréditaire entre chromatides
héréditaire
homologues: c'est la recombinaison génétique
Une cellule-mère produit deux cellules-filles par
Une cellule-mère produit 4 gamètes par cycle
cycle
L'information héréditaire diffère d'un produit à
Tous les produits portent la même information l'autre:
héréditaire • mélange des chromosomes des parents
• recombinaisons génétiques
La méiose / La mitose
Mitose Méiose
Les cellules-filles ont autant de chromosomes que Les cellules-filles ont la moitié de chromosomes que
la cellule-mère la cellule-mère
Les cellules issues de la méiose ne peuvent subir
Les cellules issues de la mitose sont en général
une autre méiose, mais éventuellement bien des
capables de subir de nouvelles mitoses
mitoses
La mitose se produit généralement dans presque La méiose ne se produit que dans les cellules
toutes les cellules somatiques spécialisées de la lignée germinale
La méiose ne se produit qu'à maturité chez les
Les mitoses commencent dès le stade du zygote et organismes supérieurs (animaux, plantes à
continuent tant que l'organisme est en vie fleurs…), mais elle apparaît dans le zygote de
nombreuses algues et champignons
Les acides nucléiques
Les acides nucléiques
Les acides nucléiques
Que représentent les acides nucléiques dans une cellule
Les acides nucléiques
Les acides nucléiques sont les molécules d’hérédité
ils contiennent l’information génétique pour former les protéines dans le corps
Il y a deux types:
• Acide désoxyribonucléique (ADN)
• Acide ribonucléique (ARN)
Les acides nucléiques
Dans chacune de nos cellules, on retrouve de l’ADN et de l’ARN
Les cellules animales, les cellules végétales, les bactéries et les champignons
contiennent les deux types d’acide nucléique
Les virus peuvent contenir de l’ADN ou de l’ARN, mais jamais les deux en
même temps
Les acides nucléiques
Acide désoxyribonucléique (ADN)
L’ADN contient l’information génétique
L’ADN se retrouve strictement dans le noyau cellulaire
Il s’assure également de la préservation de ces précieuses informations en se
dupliquant
L’ADN détermine aussi la nature de l’organisme (plante, grenouille ou humain)
Les acides nucléiques
Acide désoxyribonucléique (ADN)
L’ADN est le constituant principale des gènes
Les gènes donnent les instructions nécessaires à la fabrication des protéines
ADN Gènes Protéines
Les acides nucléiques
L’acide désoxyribonucléique (ADN)
Acide phosphorique
4 bases azotées:
Guanine, Cytosine, Adénine et Thymine
Sucre: Désoxyribose
Les acides nucléiques
L’acide ribonucléique (ARN)
Il y a trois principaux types d’ARN:
• L’ARN messager ARNm
• L’ARN de transfert ARNt
• L’ARN ribosomal ARNr
Les acides nucléiques
L’acide ribonucléique (ARN)
Le ribose remplace le desoxyribose
L’uracile remplace la thymine
U T
Les acides nucléiques
L’acide ribonucléique (ARN)
Acide phosphorique
4 bases azotées:
Guanine, Cytosine, Adénine et Uracile
Sucre: ribose
Les acides nucléiques
La synthèse des protéines
ARNm = information (la recette)
ARNt (ARN de transfert) = molécules qui transportent les acides aminés du
cytoplasme au ribosome où ils sont assemblés en protéine
ARNr : constitue le ribosome après maturation et association à des protéines
Ribosome = machine à assembler les acides aminés et à fabriquer des protéines
Les acides nucléiques
La synthèse des protéines
Information : dans le noyau (sous forme d'ADN)
Synthèse des protéines : dans le cytoplasme (au
niveau des ribosomes du réticulum
endoplasmique)
L'ADN ne sort pas du noyau
L'information passe au cytoplasme sous forme
d'une copie : l'ARN
Les acides nucléiques
La synthèse des protéines
Première étape de la synthèse d'une protéine = copie du gène (ADN) en une
molécule d'ARN = transcription
Ribonucléotides libres
La méiose / La mitose
Copie du gène en ARN = ARNm (ARN messager)
3’ 5’
5’ 3’
5’
3’
L'ARNm se détache et la molécule d'ADN se referme
La méiose / La mitose
La synthèse des protéines
Les acides nucléiques
Que représentent les acides nucléiques dans une cellule?
Les acides nucléiques
Briques élémentaires et polymères
Monosaccharides constituants des Acides gras constituants des
polysaccharides lipides
Les acides nucléiques
Briques élémentaires et polymères
Nucléotides constituants des acides Acides aminés constituants des
nucléiques protéines
Les acides nucléiques
Niveau 3: Niveau 2:
Les complexes Les
supramoléculaires macromolécules
Niveau 4:
La cellule et
ses organites
Niveau 1:
Les unités
monomériques
Les acides nucléiques
Niveau 1: les unités monomériques
Nucléosides et Nucléotides
L’ADN est une très grande molécule composée de sous-
unités s’appellent «nucléotides»
Un nucléotide est une molécule formée de trois parties:
Les acides nucléiques
Il y a quatre sortes de nucléotides:
ADN
Les acides nucléiques
Il y a quatre sortes de nucléotides:
Uracile
ARN
Guanine
Adénine
Cytosine
Les acides nucléiques
Les nucléotides sont liés les uns aux autres par leur désoxyribose
et leur groupement phosphate:
ADN
Guanine, Cytosine, Adénine et Thymine
Les acides nucléiques
Deux chaînes de nucléotides peuvent s'unir l'une à l'autre si leurs bases
sont complémentaires:
ADN
Guanine, Cytosine, Adénine et Thymine
Bases complémentaires: A T et C G
Les acides nucléiques
Groupe phosphate
Le groupe phosphate consiste de
phosphore et d’oxygène (PO4)
La présence du groupe phosphate
dans chaque acide nucléique est
très important pour s’attacher à
un autre acide nucléique
Les acides nucléiques
Les bases d’azote
Les bases d’azote sont classifiées comme
soit purines ou pyrimidines
- Les purines incluent :
• Adénine
• Guanine
- Les pyrimidines incluent :
• Cytosine
• Thymine (seulement ADN)
• Uracile (seulement ARN)
L’identité de la base distingue un
nucléotide d’un autre
Les acides nucléiques
Le sucre
Le sucre à cinq carbones, aussi nommés pentoses, détermine si
l’acide nucléique est ADN ou ARN
L’ADN contient un sucre désoxyribose, tandis que l’ARN contient
un sucre ribose
Les acides nucléiques
Plan de numérotage pour la structure du pentose
Il est conventionnel de numéroter les atomes de carbone du pentose, et d’ensuite
d’utiliser ce nombre pour se référer à un groupe chimique étant attaché à ce carbone
On numérote les carbones comme étant 1’ à 5’, commençant tout juste à la droite de
l’atome d’oxygène
Les acides nucléiques
Les acides nucléiques
2ème Niveau: Les Macromolécules d’Acides Nucléiques
Structure secondaire des Acides Nucléiques:
• Polymérisation des nucléotides (liaison Phosphodiester)
• Liaison hydrogène
• Paires de bases
Structure tertiaire des Acides Nucléiques:
• Double hélice d’ADN (Structure IIIaire)
• Différentes structures IIIaire d’ARN
Les acides nucléiques
Structure secondaire: polymérisation des nucléotides (liaison Phosphodiester)
Le phosphate est attaché à l’atome de carbone 5’ du pentose
La base d’azote est attachée à l’atome de carbone 1’
Il y a un groupe hydroxyle (OH) libre additionnel qui est
attaché au carbone 3’
La présence des groupes phosphate 5’ et hydroxyle 3’ permet
à l’ADN à former une longue chaîne de nucléotides
Ces deux groupes peuvent réagir chimiquement les uns avec
les autres
Les acides nucléiques
Structure secondaire: Polymérisation des nucléotides Liaison Phosphodiester
La réaction chimique entre un groupe phosphate d’un
nucléotide et un groupe hydroxyle d’un autre nucléotide
cause l’élimination d’une molécule d’eau et la formation
d’une liaison covalente qui attache les deux groupes
Cet attachement (ou lien) est connu comme la liaison
phosphodiester
Les acides nucléiques
Structure secondaire: Polymérisation des nucléotides Liaison Phosphodiester
Les acides nucléiques
Structure secondaire : liaison hydrogène
Les acides nucléiques
Structure secondaire : liaison hydrogène
Les acides nucléiques
Structure secondaire: paires de base
Les acides nucléiques
Structure tertiaire des Acides Nucléiques
La méiose / La mitose
Structure tertiaire des Acides Nucléiques
Les acides nucléiques
Structure tertiaire des Acides Nucléiques La double hélice d’ADN
Les acides nucléiques
Structure tertiaire d’ADN
Les acides nucléiques
Différentes structures tertiaire d’ARN
Les acides nucléiques
Différentes structures tertiaires d’ADN et d’ARN
Les acides nucléiques
Directions de l’ADN
N’importe quel brin d’ADN, peu importe la longueur, possède toujours un groupe
phosphate 5’ libre à un bout, et un groupe hydroxyle 3’ à l’autre
Cette différence nous permet de référer sans ambiguïté à un bout particulier de la
molécule; en autres, on peut parler du bout 5’ ou du bout 3’ sans porter de confusion
On dit ainsi que l’ADN possède des directions
La séquence des bases d’ADN est habituellement exprimée dans une direction 5’ à 3’
Les acides nucléiques
Directions de l’ADN
3’
5’
5’
3’
Les acides nucléiques
Différences entre l’ADN et l’ARN
Caractéristique ADN ARN
Structure générale Deux brins tordus en Un brin droit
forme d’une double hélice
Sucre Désoxyribose Ribose
Bases azotées Adénine, thymine, guanine Adénine, uracile, guanine
et cytosine et cytosine
Fonction Le matériel génétique qui Aide à fabriquer les
forme les gènes protéines
Location dans la cellule Dan le noyau Commence dans le noyau
mais il peut se déplacer
dans le cytoplasme
Les acides nucléiques
Comment une cellule transmet-elle ses gènes?
3 éléments interviennent dans la transmission de l’information génétique
La replication ou duplication de l’ADN
2 types de division cellulaire:
La mitose La meiose
La méiose / La mitose
1. La replication
Le support de l’information génétique est la molécule d’ADN
Dans le noyau des cellules, l’ADN se présente :
• soit sous forme peu condensée (chromatine)
• soit sous forme condensée : (chromosomes)
La réplication de la molécule d’ADN est rendue possible par 2 particularités:
• la complémentarité entre ses 2 brins
• l’appariement de ces 2 brins par des liaisons « hydrogène » qui peuvent se
rompre facilement
Les acides nucléiques
1. La replication
Le mécanisme de réplication est le suivant :
Dégrafage des 2 hélices par rupture des
liaisons hydrogène entre les bases azotées
Les acides nucléiques
1. La replication
Chaque brin sert de matrice à la synthèse d’un nouveau filament
les nucléotides libres dans le noyau se fixent sur chaque filament
par complémentarité des bases azotées
Obtention de 2 nouvelles molécules d’ADN identiques
Les acides nucléiques
1. La replication
La réplication ou duplication d’une molécule d’ADN aboutit à la
formation de 2 molécules d’ADN
A la fin de la réplication, la quantité d’ADN présente dans le noyau de la
cellule a donc doublé
Comment cela se déroule-t-il?
Les acides nucléiques
1. La replication
Chaque chromosome est répliqué en 2 copies identiques :
les chromatides sœurs qui restent liées entre elles par le centromère
Chromatides sœurs
Centromère
réplication
1 chromosome 1 chromosome
= Réplication =
1 chromatide 2 chromatides
Les acides nucléiques
1. La replication
1 chromosome 1 chromosome
= =
1 chromatide 2 chromatides
Les acides nucléiques
1. La replication
Les acides nucléiques
Les acides nucléiques
Les acides nucléiques
Les acides nucléiques
Réplication chez les procaryotes
Les acides nucléiques
Les acides nucléiques
Les acides nucléiques
Les acides nucléiques
Les acides nucléiques
Les acides nucléiques
Les acides nucléiques
Les acides nucléiques
Les acides nucléiques
Les acides nucléiques
Les acides nucléiques
Les acides nucléiques
Les acides nucléiques
Les acides nucléiques
Les acides nucléiques
Les acides nucléiques
ADN polymérase II: Réparation de l’ADN
Les acides nucléiques
Les acides nucléiques
Les acides nucléiques
Réplication chez les eucaryotes
• Le mécanisme général est presque de celui des procaryotes
• Présence de nombreuses régions (20 à 30 000 chez l ’homme) et définissant des
unités de réplication d ’ ≈ 100 à 200 kpb: les réplicons.
• La réplication a lieu pendant la phase S du cycle cellulaire
Les acides nucléiques
Réplication chez les eucaryotes
• α (alpha) ou α -primase synthétise de courtes amorces d’ARN sur le brin avancé et
le brin retardé
• δ (delta) principale polymérase qui intervient , avec epsilon, dans la synthèse du
brin avancé et retardé
• γ (gamma) réplique l’ADN mitochondriale
• β (béta) impliquée dans la réparation de l’ADN
Les acides nucléiques
Réplication chez les eucaryotes
• PCNA: Proliferating Cell Nuclear Antigen, une proteine qui augmente la processivité de
l’ADN polymérase delta et epsilon
• RFC: Facteur de réplication C, qui permet le recrutement de la PCNA
• SSB: Single Straded Bindig protein, qui fixe les 2 brins pour ne pas se lier
• RNAse H1: Ribonucléase H1 est une enzyme qui hydrolyse les fragments d’ARN
• ADN ligase 1: lier les fragments d’okazaki
• ADN ligase 2 et 3: réparer les cassures d’ADN
• ADN Topoisomérase I et II: des enzymes qui suppriment les contraintes de torsion
Les acides nucléiques
La synthèse des protéines:
Du gène
La transcription
La traduction
à la protéine
Les acides nucléiques
1. La Transcription
La transcription repose sur la complémentarité des bases nucléiques
Un brin d'ADN sert de matrice
La transcription se déroule dans le noyau
Elle consiste en la copie d'une information codée contenue dans la molécule
d'ADN en information codée contenue dans une molécule d'ARN messager
Les acides nucléiques
1. La Transcription
La transcription commence en un point précis de l'ADN, le site
d'initiation, pour se terminer en un autre point, également précis, le site de
terminaison : l'espace entre les deux constitue une unité de transcription
Les acides nucléiques
1. La transcription
Une opération catalysée par l'ARN-polymérase
La transcription commence par l'ouverture et le déroulement d'une portion de
la molécule en double hélice d'ADN
Au fur et à mesure de sa progression le long de l'ADN, le complexe
enzymatique que constitue l'ARN-polymérase incorpore des nucléotides
présents dans le milieu cellulaire
L'ARN polymérase est un complexe enzymatique
responsable de la synthèse de l'acide ribonucléique,
ou ARN, à partir d'une matrice d'ADN
Les acides nucléiques
1. La transcription
L'ARN-polymérase se déplace toujours dans le même sens sur un brin et dans le sens
opposé sur l'autre brin
Elle se détache sur un site présentant des caractéristiques particulières signalant la fin
du gène
Ensuite, lorsque l'ARN-polymérase s'est détachée, les deux brins d'ADN s'associent de
nouveau au fur et à mesure de l'avancé de l'enzyme, et se retrouvent comme ils étaient
avant la synthèse d'ARN
Les acides nucléiques
1. La transcription
Le brin d'ARN messager ainsi synthétisé est complémentaire du brin d'ADN
transcrit
L'information contenue dans l'ARN messager est identique à celle du brin
d'ADN non transcrit
Le nucléotide uracile (U) occupe dans l'ARN la place du nucléotide thymine
(T) de l'ADN
Les acides nucléiques
1. La transcription
Les acides nucléiques
1. La transcription
Les acides nucléiques
1. La transcription
Les acides nucléiques
1. La transcription
Les acides nucléiques
1. La transcription
La polymérase avance en
dénaturant le duplex et en
ajoutant des rNTP à l’ARN
Les acides nucléiques
1. La transcription
Les acides nucléiques
1. La transcription
Les acides nucléiques
1. La transcription
Un promoteur, ou séquence promotrice, est une région de l'ADN située à proximité
d'un gène et indispensable à la transcription de l'ADN en ARN
C’est est la zone de l'ADN sur laquelle se fixe initialement l'ARN polymérase, avant
de démarrer la synthèse de l'ARN
Le promoteur d'un gène est une courte séquence d'ADN, généralement situé en
amont de celui-ci, il contrôle l'expression, notamment en régulant sa
transrciption (copie de l'ADN en ARN)
Les acides nucléiques
1. La transcription
Les introns: non codants
Les exons: codants
Les acides nucléiques
1. La transcription
L’information contenue sur certaines parties de l’ADN ne se
retrouve pas sur l’ARN
Les acides nucléiques
1. La transcription
Des parties de l’ARN pré-messager sont donc éliminées après
la transcription (splicéosome)
Exon 1 Exon 2 Exon 3 Exon 4 Exon 5
Intron 1 Intron 2 Intron 3 Intron 4
Les introns sont les parties éliminées et les exons les parties
conservées au cours de ces modifications post-
transcriptionnelles
Epissage
Les acides nucléiques
1. La transcription
L’ARN pré-messager subit donc des modifications post-transcriptionnelles et
se transforme en ARN messager
C’est l’épissage : élimination des introns et jonction des exons
Epissage
Pre-ARNm ARNm
Les acides nucléiques
1. La transcription
Les acides nucléiques
1. La transcription
La maturation de l’ARN messager passe par:
1. L’addition d’une coiffe au niveau de l’extrémité 5’
2. L’adition d’une queue poly (A) au niveau de l’extrémité 3’
3. L’épissage: l’élimination des introns et la jonction des exons
( mécanisme = splicéosome)
Les acides nucléiques
1. La transcription
La coiffe
L’addition de la guanosine ( ribose + ribose) au niveau de l’extrémité 5’
Stabilisation : elle protège les ARN messagers pour ne pas se dégrader
Export nucléaire : elle est reconnue dans le noyau par un complexe de fixation de la
coiffe (CBC ou cap-binding complex). Ce complexe intervient en particulier dans
l'export de l'ARNm maturé au niveau du pore nucléaire
Traduction en protéine : Dans le cytoplasme, la coiffe se lie au facteur d'initiation
eIF4E. eIF4E forme un complexe avec eIF4G qui recrute le ribosome via eIF3
Les acides nucléiques
1. La transcription
La queue poly A
La polyadénylation consiste en l'addition d'une queue poly (A), une succession de
nombreux ribonucléotides de type Adénosine (adénine + ribose)) à l'extrémité 3'
des ARNm
La polyadénylation est réalisée par une enzyme spécifique, la poly (A) polymérase
La protection contre la dégradation
Le transport nucléo-cytoplasmique
Le recrutement du ribosome pour permettre sa traduction en protéine
Les acides nucléiques
1. La transcription
Le génome humain compte entre 20 000 et 30 000 gènes
Le protéome correspond à l’ensemble des protéines codées par
l’ensemble des gènes
Le protéome humain compte plus de
100 000 protéines, selon les auteurs
Les acides nucléiques
Les protéines
L’ADN est organisé en gènes
L’ensemble des gènes forme le génome d’un organisme
La discipline qui a comme champ d’action l’étude des gènes est appelée génomique
La plupart des gènes codent pour des protéines
L’ensemble des protéines exprimées par un organisme est appelé son protéome
La discipline qui a comme champ d’action l’étude des protéines est appelée
protéomique
La génomique et la protéomique font partie de la biologie moléculaire
Les acides nucléiques
Les protéines
CCCCTGACGACCGATTCAAAAACCACTTTCCTCTTTTACGGCGCCCTAGCGCTATGGCGGTGAAGACTGCTTGACATTAACATGCCTGTTGAGGCTAGAGAATCCATGCGAAGGCGGTTCGGAAACTGCTTCGAAGGCGTGGGGTGGTGCGGGGGGTGGGATTT
GAACCCACGCAGGCCTACGCCATCGGGTCCTAAGCCCGACCCCTTTGGCCAGGCTCGGGCACCCCCGCACCGTGTAGTCTTTAGGTTTAGCTTTCAGGGTTAAAACGGTTTAACACTCATGAGTATCACTGGGCTGGCTGTGACTGGGCTCTGCATTCCCGAGG
CCATGCTGCCCGTGAGGAATAACGGGTCTGAGGAGCCGTTGACAGGTTGCCATTTGGCCTTGCCCCCAAAAGTGATGCTGTGGATCACGACCTCCTCGGAGGAGGGGAGCCTCAGCATACACTTTATAATGAAGGCTTTAAGGGTTTAGCCGGATAATGTTGTT
GGGGCGTGCAGCGGCAAGTGCTGCAGCTCATGGGTATGGTATGCGGCTTTGCCTGGTGATGCGGTTTGGCCCCCGTTGTCTGCGACGTCTGCGGTGTTAGGAGGGCTGTGGTGCTGCAGCGCCACACGGGAAGGCGGCTCTGCAGGGAGTGCTTTAGGGAGGAT
ATAGTGGGGAGGGTCAGGAGGGAGGTTGAGAGGTGGGGGATGATAGGCCCTGGGGAGACGGTCCTCCTAGGCCTGAGCGGCGGTAAGGACAGCTATGTCCTGCTGGACGCCCTCTCCGAGATAGTCGGGCCCTCGAGGCTGGTGGCGGTGTCTATAGTGGAGGG
CATACCGGGGTACAACAGGGAGGGAGATATCGAGAAGATCAGGAGGGTGGCCGCGGCTAGGGGCGTCGACGTGATAGTGACGAGCATAAGGGAGTACGTGGGGGCCAGCCTCTATGAGATATACTCCAGGGCCCGAGGGAGGGGGGCGGGCCACGCCGCCTGCA
CCTACTGCGGCATAAGCAGGAGGAGGATACTTGCCCTCTACGCCCGCCTCTACGGCGCCCACAAGGTCGCTACGGCCCACAACCTCGACGACGAGGCGCAGACAGCTATAGTGAACTTCCTCAGGGGGGACTGGGTTGGCATGCTGAAAACACACCCCCTCTAC
AGGAGCGGGGGCGAGGACCTGGTTCCAAGGATAAAGCCTCTTAGGAAAGTCTACGAGTGGGAGACGGCCAGCTACGTGGTACTCCACCGCTACCCCATCCAGGAGGCTGAATGCCCCTTCATAAACATGAACCCAACCCTCAGGGCGAGGGTGAGGACGGCCCT
GAGGGTGCTAGAGGAGAGGAGCCCGGGCACCCTGCTCAGGATGATGGAGAGGCTCGACGAGGAGCTGAGGCCGCTGGCCCAGGCCATGAAGCCCTCCTCCCTAGGCAGGTGCGAGAGATGCGGGGAGCCGACCAGCCCGAAGAGGAGGCTCTGCAAGCTCTGCG
AGCTCCTGGAGGAGGCCGGGTTCCAGGAGCCCATCTACGCGATCGCAGGGAGAGGCAAGAGATTAAGGCTTCAGAGCCCCACCGCTAGCCCTGGGTGAACGCGCTATGGCAAAGCCAAAGGTTAGCCTGCCGGAGGATGTGGAGCCCCCCAAGGCTATAGTCAA
GAAGCCTAGGCTAGTGAAGCTAGGCCCCGTAGACCCGGGGGTCAGGAGGGGAAGGGGGTTCAGCCTAGGCGAGCTCGCGGAGGCTGGGCTAGACGCTAAAAAGGCGAGGAAGCTTGGCCTGCACGTGGACACGAGGAGGAGGACGGTCCACCCGTGGAACGTGG
AGGCCCTCAAGAAGTATATAGAGAGGCTTAGAGAGGCGGGCGTAGAGGTCTAGACCCCGGGGCTATATACTACCACTTCGCCCTCCCCATTATACTATCCACATCCACCCTGGCCCTCCCCACCTCCAGGACCTCAATATCCCCCTCAGCCCTGGTGTACACGC
TCAAAGACGGCTCCCTGTAGGAGGCCCTGGTCACCACCCCCACGTGAATCACCCCTCCCGCGTGTACGGCGGCTATAAGCCCCCTCTCCCAGCCCTCCCGGAGGACGCGGAGCCCGGAGCCTACTCCGACCCTACCGCCCCTCCTCGCCACAACCACTATGTCC
CCGTCAACACTCTCACCATAGAGGGCGGCTGGGTGTAGGGCCTTGAGGGCCTCGTGGGCCAGAGGCTCCCCCCGGAATATCGGCGCGCCAACTATCTCGGCCTCGCCGGGCCTGACCCTCCTCTCCCTCCCTCCCGAGGTCCTAAGGGCTATCAGCCTCTCCCT
ATGAAGAGCCCTCTCCCCCCGGCTCTTGCCCGCCTCTCCAGCCAGCCTCTCCACAGACAGAGTGTCAAGCCCCCACACCCTCTCGAGCAGCCTGGCCCGTCGGCTGGCTATGCCCACCGCGACTACAAGCCTTGCTCTAGAGGCTATGGCGAGGGCTGCCTTAG
ACTCGAGCCCCTCCCACAGTGATATCCAGCCATCTGTATCCACTACCACCTGGCTGGCCAGTGAGGCCAATCTAGATGCGCAGGCGAGGTAGCGGGACTCCGACCCCCGGGGGGTGAAGCCGCCGACGAAACACGGCTCGACACTCGAGAACGAGTCGTCTAGG
CCCGGGACGGCCACGCCCTGTGGAGACGCCAGCGCCATAAACCCCGGGGCGAAGACCTCGTTCTGGCCTATATCCGCCGACAGCAGTCTATACCCACCACCGCCCCTGTTAACTATCCAAGCCGCTAGTGTGCTCTTACCGGAGTCGCTCGGCCCCACAATAGC
CACCCTGCCCCGCTGAGAGGCCTCCCTGGCTATGGAGTCGAACCTGTTGTAAGCCTCCTCCACGCCCCCTGTGGAGACTACACCGGACACAATAGCCCTCCCCTCAACCCTGGCGAGCACCGACCTGCCTGCAGGGACCACTAGAGTAGAGCCCTCCCCCAGCC
TTCCACCCAAAACCTCTGCAGCACCCTCTACAACCTCTATCCTCCCCGGGCCGCGGACTAGCGCCGAGCCCCATGCAATCTCCACAGGCAAAGCTTTAAACCCCCAGTGGTAAGATATGTGAACCGGGCCGCGGTAGTATAGCCTGGACTAGTATGCGGGCCTG
TCAAGGGCCCCGCCTCCGCCCCACCCTCATTCTACTACACGCTTATCAGGATAAACAGCCGGGCAAACGTTTTTAACCCCGCCGAAATTCATACTCTTCCCGGGGCGGAGGCGGGCCTGCGGAGAGCCCGTGACCCGGGTTCAAATCCCGGCCGCGGCGCCAAT
AATCCTCGCGGCCCGCCTTCAAGACTCACTAAACCCCGGTTGAGCACCCGCAGCATCGATGCTAAGGCTCGAGCCATGCATAGTGCCCGCGGGGGGTGGGGGGATTTGGCGAGGCCTGTTGAGGCGGTAAAGAGGCTGCTGGAGAGGTGGCTGGAGGGTAGGAG
Le génome humain est 380,000 fois plus long que la
GAGGGGTTATGTCCTTACGCTTGTAGCTCTTAGAAGGCTTGAGGAGAGGGGGGAGGAGGCTACTGTAGAGAGGGTTAGGGAGGAGGGCCTGAGGATTCTGGAGAGGACGGAGGGGAGGATAGACTGGGGTGTTACTAGGGATGAGTACACTGTCAACATGGTCT
CCAGCGTTCTTCGCGAGCTGGCCGAGAGCGGCCTTGTCGAGATGGTGGACGGCGGGAGGAGTATCGTCAGGTACAGGATAGCGAGGGATGCTGAGGAGGAGTTCCTCTCCAGCTTCGGCCACCTCCTGCAGCTTGTGAGGATGCCGAAGTAGCGTTAAAGCCCT
AGGTGCCAGAGGCCGCCGGAGGCTAAGAGGCCGATGAAGGCCTTGAGAGGCTCTGCCGCCAAGCTATCCCTATCCCTGCTGCTCTTTTGGGCTAGCTACTCGATCTACTACACTATAACGAGGCGTGCTGTAGAGGAGGGCCTAGGAGAGGGATCCTACCTCCT
séquence qui est représentée sur cette dia
GGGCGTCTTGATGTCGGGGGCTGAGGAGGCGCCGCTCGCGGCGTCAATAGTCCTTGGCTACCTGGCGGACAGGCTAGGCTACCGCTTACCCCTGGCCCTGGGCCTGTTTGAGGCTGGGCTGGTCGCTGCAATGGCCTTCACCCCCCTAGAGACCTACCCCATAC
TGGCTGGGGCTGCGTCGCTAGTCTACGCCCTCTCATACTCCGCCCTAATGGGCCTCGTCCTGGGTGAGAGCGGGGGGAGCGGCTTCAGGTACAGTGTTATAGCAGCCTTCGGCAGCCTTGGCTGGGCTCTCGGCGGGTTGGCGGGGGGAGCGGCTTACTCCCGC
CTGGGGTCACTGGGGCTCCTAGTGGCCGCAGCCCTCATGGCCGCCTCATACCTAGTCGCCCTCTCAGCCTCGCCCCCCCGCGGCGGCGCGGCGCCCAGTGTGGGGGAGACGATAACCGCTCTGAAGGGGGTTCTGCCCCTATTTGCAAGCCTCTCAACCAGCTG
GGCGGCCTTGGGCTTCTTCTTCGGGGCTGCCAGCATAAGGCTTAGCGAGGCGCTCGAGAGCCCTATCGCCTACGGGCTAGTGCTGACCACCGTCCCCGCACTCCTAGGCTTCCTGGCGAGGCCTGCGGCGGGCAGGCTGGTCGACAAGGCCGGGGCTGTGGCAG
TGCTTGCGTTGTCCAACGCGGCATACTCCCTTCTCGCCCTAGTTTTCGGCCTGCCCACCAGTCCGGCCCTGCTGGCCCTTGCATGGAGCCTGCCCCTATACCCCTTTAGGGATGCCGCCGCGGCCATCGCAGTTAGCAGCAGGCTTGAGAGGAGGCTGCAGGCG
ACGGCCGCGGGGCTGCTCTCAGCGAGCGAGAGCGTCGGCGGCGCTGCAACCCTTGCCCTGGCACTGCTCCTGGATGGGGGGTTTAGGGAGATGATGACGGCTTCAATAGCCCTTATGCTCCTCTCCACCCTACTCCTGGCCGCAGACCACTCTACGGCTCCACG
CCGAGAGCCCTGTCCCCGGCGTCGCCAAGGCCCGGCACTATGAAGTAGTTCTCGTCCAGCTCGGGGTCTAGGGCTAGCGTGTATATGGGGGTGTCGCCGTAGAGGGATGATATGTACTCGACGCCCTGCCTGGACGCTATTATAGAGCCTATAACGACCTTGCT
GGCCCCCCTGTCTCTGGCCAGCCTCACGGCCTCCGCCACAGTCTTGCCCGTGGCCAGCATCGGGTCTAGAACGACGGCGGGGCCGTCGAACATGCGGGGTAGCCTGGAGTAGTAGACCTCTATCTTGAGCCTGCCCGGCTCCTCGACCCTCCTGGCTGCTACGA
GGGCTATCCTCGCCTCCGGCATCATCGAGGCGAAACCCTCTACCATGGGGAGGCTAGCCCCGAGTATCCCTACGAGGTAGACGGGCCCCGCTGGCGCCAGCTCCTTGGCCTTAGCCCCCAGGGGGGTCTCCACCTCCTCCTCCACCCACCCGAGCTCGCCCGCA
ATGTACACCGCCAGTATGGAGCCCGCTATCCTGACGTACCTCCTAAACTCCGGGAACCCGGTTGTCCGGTCCCTGAGAACCTTGAGGACGTAGCGCGCTAGGGGTGTTTCGCCCCCAATAACCCTAACTGCCGCCACCATGGGAACCTCTAGGTAGTGGTTGAG
GCTCCGGAGCTTAAGAGGGTTAAACTCCAGGATGGCCACCTGGGTGCCGCCGGGGATTGGACAGTAGGGTTCTAGAGTCCGCGTTGAGAGCCCTATCCCGCTACCCCCTCTGCGACCGCTGCCTCGGCAGGCTCTTCGCTAGGCTTGGGAGAGGCTGGAGCAAT
AGGGAGCGGGGAGAGGCTGTCAAGAGGGTTCTGGTGATGGAGCTTCACAGGAGGGTCCTCGAGGGGGATGAGGCGGCGTTGAAAACCCTGGTCTCTGCAGCTCCGAACATAGGGGAGGTGGCAAGGGATGTCGTGGAGCACCTCTCCCCAGGTTCCTACAGGGA
GGGCGGCCCATGCGCTGTCTGCGGCGGGCGGCTGGAGAGTGTTATAGCCTCAGCGGTGGAGGAGGGGTACAGGCTGCTAAGGGCTTACGATATCGAGAGGTTCGTAGTCGGGGTCCGGCTAGAGAGAGGTGTTGCCATGGCTGAGGAGGAGGTAAAGCTGGCCG
CCGGCGCCGGGTACGGCGAGTCCATTAAGGCTGAGATCAGGAGGGAGGTGGGCAAGCTCCTGGTGAGCCGGGGTGGAGTGACCGTGGACTTCGACAGCCCTGAAGCGACCCTAATGGTGGAGTTCCCCGGGGGCGGGGTTGACATACAGGTCAACAGCCTGCTC
TACAAGGCTAGGTACTGGAAGCTTGCCAGGAACATAAGCCAGGCATACTGGCCCACGCCAGAGGGGCCGAGGTACTTCAGCGTGGAGCAGGCTCTATGGCCGGTTCTAAAGCTCACTGGGGGGGAGAGGCTGGTTGTACACGCTGCTGGCAGGGAGGATGTAGA
CGCCAGGATGCTGGGCAGCGGGAGGCCCATGATAGTCGAGGTCAAGTCGCCTAGGCGCAGGAGGATCCCGCTTGAGGAGCTGGAGGCGGCCGCCAACGCCGGCGGGAAGGGGCTGGTTAGGTTCAGGTTCGAGACGGCTGCCAAGCGTGCCGAGGTCGCGCTTT
ACAAGGAGGAGACTGCGAGGGTTAGGAAGGTGTACCGCGCCCTGGTAGCGGTGGAGGGTGGTGTTAGTGAGGTGGATGTTGAAGGGTTGAGGAGGGCTCTCGAGGGCGCGGTTATAATGCAGAGGACGCCCTCCAGGGTCCTCCATAGGAGGCCGGATATACTG
AGGAGGCGGAGGCTCTACAGCCTAGACTGCAGCCCCCTGGAGGGGGCGCCTCTGATGGAGTGCATATTGGAGGCGGAAGGGGGTCTCTACATCAAGGAGCTGGTCAGCGGTGATGGCGGGAGAACCAGGCCAAGCTTCGCTGAGGTCCTCGGCAGGGAGGCTGT
GTGTATAGAGCTCGACGTGGTGTGGGTGGAGCATGAAGCTCCAGCCGCACCCGGCTAAAGCTAAATTAAGCTGGGCTGAGCAAAATACCGGGGGGAGCGTAGGTTGGTCAAGGCACCTAGAGGCTATAGGAACAGGACTAGGAGGCTGTTGAGGAAGCCTGTGA
GGGAGAAGGGCAGCATACCCAGGCTCAGCACCTACCTTAGGGAGTACAGGGTGGGCGATAAGGTGGCTATAATCATAAACCCCTCCTTCCCAGACTGGGGCATGCCCCACAGGAGGTTCCACGGGCTGACGGGAACCGTGGTGGGGAAGAGGGGCGAGGCCTAC
GAGGTAGAGGTCTATCTGGGTAGGAAGAGGAAGACCCTCTTCGTCCCCCCCGTGCACCTCAAACCCCTCAGCACAGCCGCCGAGAGGCGGGGCAGCTAGAGCTGTCCCCACGGTTCCACGCTGGAGTAGGGGGTGCTAGTGTTGGAGAGGAGGATCCTAGAGTA
TAAGGCGGTGCCCTACCAGGTAGCCAAGAAGTATATGTACGAGAGGGTTAGGGAGGGCGACATAATATCGATACAGGAGTCGACTTGGGAGTACTTCAGGAAGGTAGTGTTCTGGGACGACCCGGAGGCTGCCTCCGAGCTTGTTGAGGAGATTGTGAAGGAGG
GTGTCAGCCGTGAGGCGCGGCGAACATCGCGAGCATATGCCCCAAGACCGAGGGCGAGCTCAGGAGCATTCTCGAGATGGACAGGAGCATAACCTCCGTACACGAGATGGCTAGCAAACTGTACCCCATAGTTTCCAAATACTGCAAGGACTAGACCCCGCCCC
CCTTCAGCCCGGGGATTAACAGTTTAATCTCCGCGTCCCAACCATATTTATGTTGATAGCGGCTGTACGGAGAGTGTTGAGAAGTGTCTAGACAGCCCCGCCCCCGCGACAGGAAGCCCCCCCACCAGGGGAGGCCGCAGCCCCACATCGCCGCCCTTGAGGTG
GAGGCTATAGTTCTGGACTACATACCCGAGGGCTACCCGAGAGACCCCCACAGGGAGCACCGCAGTAAGCCCGTCGTTCAGGGTCTCGGGGTTAGGAGGCTGCACCTAGTCGACGGTGTCCCCCTCCATGAGGTCGATATACTGGAGCGGGTCACCCTGGCTAG
Les acides nucléiques
1. La transcription
20 000 et 30 000 gènes
plus de 100 000 protéines
Comment expliquer cette différence entre le nombre de
gènes et le nombre de protéines ?
Les acides nucléiques
1. La transcription
Certaines cellules des follicules thyroïdiens sécrètent deux protéines : la
calcitonine et la CGRP (Calcitonine Gene Regulated Peptide)
Ces deux protéines sont déterminées par le même gène (Calc-1)
Les acides nucléiques
1. La transcription
Dans les cellules des follicules thyroïdiens on isole:
- l’ARN pré-messager
- les ARN messagers à l’origine de la synthèse de la calcitonine et de la CGRP
Les acides nucléiques
1. La transcription
L’ARN pré-messager résultant de la transcription du
gène Calc-1 est constitué de:
6 exons et 5 introns
Exon 1 I 1 Exon 2 I 2 Exon 3 I3 Exon 4 I 4 Exon 5 I5 Exon 6
Il est formé de 5 700 nucléotides
Les acides nucléiques
1. La transcription
L’utilisation de sondes spécifiques de chaque intron et exon
permet de connaître la constitution des ARN messagers de
la calcitonine et de la CGRP
Exon 1 I 1 Exon 2 I 2 Exon 3 I3 Exon 4 I 4 Exon 5 I5 Exon 6
Les acides nucléiques
1. La transcription
Le tableau ci-dessous regroupe les résultats obtenus
E1 E2 E3 E4 E5 E6 I1 I2 I3 I4 I5
ARN pm
+ + + + + + + + + + +
ARNm
+ + + + - - - - - - -
Calcitonine
ARNm CGRP
+ + + - + + - - - - -
+ Présence de la sonde
- Absence de la sonde
Les acides nucléiques
1. La transcription
E1 E2 E3 E4 E5 E6 I1 I2 I3 I4 I5
ARN pm
+ + + + + + + + + + +
ARNm
+ + + + - - - - - - -
Calcitonine
ARNm CGRP
+ + + - + + - - - - -
L’ARNm de la calcitonine possède les exons 1, 2, 3 et 4
L’ARNm de la CGRP possède les exons 1, 2, 3, 5 et 6
Les acides nucléiques
1. La transcription
A partir du même ARN pré-messager il y a eu deux ARN
messagers différents
ARN pré-messager
ARN messager ARN messager
Calcitonine CGRP
Il y a eu un épissage alternatif
Les acides nucléiques
1. La transcription
A partir du même ARN pré-messager il y a eu deux ARN
messagers différents
Il y a eu un épissage alternatif
Les acides nucléiques
1. La transcription
Ces deux ARN messagers différents seront à
l’origine de deux protéines différentes
Un même gène peut être à l’origine de protéines
différentes
Les acides nucléiques
1. La transcription
GENE TRANSCRIPTION
ARN pré-messager
Bilan
EPISSAGE ALTERNATIF
ARNm 1 ARNm 2 ARNm 3
TRADUCTION
PROTEINE 1 PROTEINE 2 PROTEINE 3
Les acides nucléiques
2. La traduction
ARN messager mature
Protéines
Les acides nucléiques
2. La traduction
La synthèse de la protéine (assemblage des acides aminés) se fait au
niveau des ribosomes
Les acides nucléiques
2. La traduction
Les ribosomes
Plus petites structures cellulaires : visibles au microscope électronique seulement
Le ribosome est constitué de 2 sous-unités :
la grande sous-unité
la petite sous-unité
Les sous-unités sont constituées :
de protéines ribosomales
d’ARNr synthétisés dans une zone particulière de nucléoplasme : le nucléole
La synthèse des différentes sous-unités se fait dans le noyau, les sous-unités gagnent
ensuite le cytoplasme par les pores nucléaires
Les acides nucléiques
2. La traduction
Les ribosomes
Dans le cytoplasme, les 2 sous-unités vont s’associer à
l’ARNm pour participer à la synthèse protéique
Les ribosomes peuvent être libres dans le cytosol ou lié
au reticulum endoplasmique (REG)
Les acides nucléiques
Les protéines
Les acides aminés sont les constituants des protéines
Il existe en tout 20 acides aminés qui possèdent tous la même structure :
- un carbone asymétrique central
- une fonction acide carboxylique
- une fonction amine primaire
- une chaîne variable R
Les acides nucléiques
• Citrulline
• Pyrrolysine
Les protéines • Taurine
• Sélénocystéine
• Ornithine
Les acides nucléiques
Les acides nucléiques
Les protéines
Les acides aminés sont les éléments de construction des protéines
Il y’a un seul type de liaison utilisé pour relier les acides aminés entre eux:
c'est la liaison peptidique
La liaison peptidique est formée durant l'étape de traduction par une liaison
covalente
Les acides nucléiques
Les protéines
La liaison peptidique se fait entre un groupement aminé d'un acide aminé et le
groupement carboxylique d'un autre acide aminé. Une molécule d'eau est éliminée
Les acides nucléiques
Les protéines
Les protéines sont constituées de séquences de taille variable: de 10 à 10,000 a.a
Structure d’une protéine
Séquence d’une protéine
Les acides nucléiques
La traduction
ARNm
Nucléotides
• Code génétique
Acides aminés
• Expression du génome
Protéines
Les acides nucléiques
Code génétique
Découverte du code
Code déchiffré entre 1961 et 1964
Expériences de Nirenberg et Khorana (Nobel 68)
Uracile
Phénylalanine
Les acides nucléiques
Code génétique
Chaque triplet de nucléotides sur l'ADN
correspond à un codon de l'ARNm
Chaque codon de l'ARNr correspond à un anti-
codon spécifique de l'ARNt
Chaque anti-codon correspond à un acide aminé
spécifique Leucine
Chaque triplet de nucléotides sur l'ADN correspond à un acide aminé
Acides nucléiques
Code génétique
Si on attribue:
Une lettre à chaque acide aminé
Une couleur à chaque nucléotide
On ne peut pas désigner plus de 4 acides aminés
(or il y a 20 acides aminés différents)
Acides nucléiques
Code génétique
Si on regroupe les billes deux à deux
Par exemple :
Dans ce cas on ne peut désigner que 16 lettres (42)
(or il y a 20 acides aminés différents)
Acides nucléiques
Code génétique
Si on regroupe les billes trois à trois
Par exemple :
Il y a 64 (43) possibilités
Dans ce cas les 20 acides aminés peuvent alors être codés
Acides nucléiques
Code génétique
Les acides nucléiques
La traduction
Deux zones importantes sur l'ARNt :
Extrémité 3' (se termine
par CCA) : peut se lier à
un acide aminé
Anticodon = zone formée de
trois nucléotides pouvant se
lier à l'ARNm
Les acides nucléiques
La traduction
Les ARN de transfert (ARN t) sont des molécules qui se placent sur les sites du
ribosome où va être lu l'ARN messager
En effet, il n'existe aucune affinité entre les ARN messagers et les acides aminés, ni in
vivo ni in vitro
La jonction entre le code et ce qu'il spécifie se fait par l'intermédiaire de ces
molécules adaptatrices que sont les ARN de transfert
ARN messagers Aucune affinité Acides aminés
Les acides nucléiques
La traduction
Chaque ARNt est caractérisé par son anticodon
Un ARNt ne transporte pas n'importe quel acide aminé: ça dépend de l'anticodon
Ex:
ARNt AAA transporte toujours l'acide aminé PHE (phénylalanine)
ARNt GAU transporte toujours l'acide aminé LEU (leucine)
L'acide aminé est attaché au bon ARNt par l'enzyme aminoacyl-ARNt synthétase
Les acides nucléiques
La traduction
Le brin d'ARNm s'attache au ribosome (à la petite unité). C’est à ce moment que
la grosse unité vient se fixer
Donc, les deux unités ne s’assemblent que lorsque l’ARNm se fixe à la petite unité
Les acides nucléiques
La traduction
Deux ARNt peuvent se fixer par leur anticodon sur l’ARNm au niveau du
ribosome (un sur la zone appelée site P et l’autre sur la zone appelée site A)
Les acides nucléiques
La traduction
Chaque ARNt se fixe par son anticodon sur trois nucléotides de l’ARNm
qui constituent ce qu’on appelle un codon
Après leur fixation, les acides aminés qu’ils transportent sont reliés entre eux
Les acides nucléiques
La traduction
Le ribosome avance
de trois unités
Le
premier
ARNt est
retiré
Un autre ARNt se
met en place
Les acides nucléiques
La traduction
Le ribosome avance
de trois unités
Le 2 ème
ARNt est
retiré
Un autre ARNt se
met en place
Acides nucléiques
La traduction
La traduction est la séquence nucléotidique de l'ARN messager qui va
déterminer la séquence en acides aminés de la protéine
Ce passage d'un "langage" à un autre est donc bien une traduction qui
obéit à un code :
Le code génétique
Les acides nucléiques
La traduction
Le codon AUG (code pour MET) = codon d'initiation
Tous les gènes commencent par ce codon AUG
Tous les ARNm se terminent par le codon (triplet de bases) UAA, UAG ou
UGA = codons STOP
Lorsque le ribosome atteint un codon STOP, une enzyme (facteurs de
terminaison RF1 – RF2- RF3) s'y fixe et détache l'ARNm du ribosome
Les acides nucléiques
Traduction
L’ARNm migre dans le cytoplasme à travers les pores nucléaires
AUGCUGGAUCAUCGA UUUCGGUAG
Pore
Membrane nucléaire nucléaire
NOYAU
… AUGCUGGAUCAUCGA UUUCGGUAG
…
Les acides nucléiques
Traduction
Un ribosome se fixe sur l’ARNm
Grande sous unité
Site P Site A
du ribosome
Petite sous unité
du ribosome
AUGCUGGAUCAUCGA UUUCGGUAG
Premier codon de
l’ARNm = codon
d’initiation
Les acides nucléiques
Traduction
Correspondance codons acides aminés : le code génétique
Deuxième base du codon
U C A G
UUU phénylanine UCU sérine UAU tyrosine UGU cystéine U
U UUC phénylanine UCC sérine UAC tyrosine UGC cystéine C
UUA leucine UCA sérine UAA stop UGA stop A
Troisième base du codon
Première base du codon
UUG leucine UCG sérine UAG stop UGG tryptophane G
CUU leucine CCU proline CAU histidine CGU arginine U
C CUC leucine CCC proline CAC histidine CGC arginine C
CUA leucine CCA proline CAA glutamine CGA arginine A
CUG leucine CCG proline CAG glutamine CGG arginine G
AUU isoleucine ACU thréonine AAU asparagine AGU sérine U
A AUC isoleucine ACC thréonine AAC asparagine AGC sérine C
AUA isoleucine CAC thréonine AAA lysine AGA arginine A
AUG méthionine ACG thréonine AAG lysine AGG arginine G
GUU valine GCU alanine GAU acide GGU glycine U
G GUC valine GCC alanine GAC aspartique GGC glycine C
GUA valine GCA alanine GAA acide GGA glycine A
GUG valine GCG alanine GAG glutamique GGG glycine G
Les acides nucléiques
Traduction
Initiation de la traduction
Gly
Val Ser
Ala Leu Acides aminés
libres dans le
cytoplasme
Met
AUGCUGGAUCAUCGA UUUCGGUAG
Les acides nucléiques
Traduction
Initiation de la traduction
Gly Ser
Val
Ala Leu Acides aminés
Met libres dans le
cytoplasme
AUGCUGGAUCAUCGA UUUCGGUAG
Deuxième codon
de l’ARNm
Les acides nucléiques
Traduction
Correspondance codons acides aminés : le code génétique
Deuxième base du codon
U C A G
UUU phénylanine UCU sérine UAU tyrosine UGU cystéine U
U UUC phénylanine UCC sérine UAC tyrosine UGC cystéine C
Troisième base du codon
Première base du codon
UUA leucine UCA sérine UAA stop UGA stop A
UUG leucine UCG sérine UAG stop UGG tryptophane G
CUU leucine CCU proline CAU histidine CGU arginine U
C CUC leucine CCC proline CAC histidine CGC arginine C
CUA leucine CCA proline CAA glutamine CGA arginine A
CUG leucine CCG proline CAG glutamine CGG arginine G
AUU isoleucine ACU thréonine AAU asparagine AGU sérine U
A AUC isoleucine ACC thréonine AAC asparagine AGC sérine C
AUA isoleucine CAC thréonine AAA lysine AGA arginine A
AUG méthionine ACG thréonine AAG lysine AGG arginine G
GUU valine GCU alanine GAU acide GGU glycine U
G GUC valine GCC alanine GAC aspartique GGC glycine C
GUA valine GCA alanine GAA acide GGA glycine A
GUG valine GCG alanine GAG glutamique GGG glycine G
Les acides nucléiques
Traduction
Gly Ser
Val
Ala Acides aminés
Leu libres dans le
cytoplasme
Met
Le codon CUG code l’acide aminé Leucine
AUGCUGGAUCAUCGA UUUCGGUAG
Les acides nucléiques
Le codon CUG code l’acide aminé Leucine
Val Gly Ser
Acides aminés
Ala Leu libres dans le
cytoplasme
Met Leu
AUGCUGGAUCAUCGA UUUCGGUAG
Les acides nucléiques
Formation de la liaison peptidique entre les deux acides aminés
(Elongation)
Val Ser
Gly
Acides aminés
Leu libres dans le
Ala cytoplasme
Met Leu
AUGCUGGAUCAUCGA UUUCGGUAG
Les acides nucléiques
Elongation suite : le codon
Déplacement GAU code
du ribosome d’unl’acide
codon aminé acide
aspartique
= translocation
Val Ser
Gly Leu Acides aminés
Ala libres dans le
cytoplasme
Met Leu Asp
AUGCUGGAUCAUCGA UUUCGGUAG
Les acides nucléiques
Correspondance codons acides aminés : le code génétique
Deuxième base du codon
U C A G
UUU phénylanine UCU sérine UAU tyrosine UGU cystéine U
U UUC phénylanine UCC sérine UAC tyrosine UGC cystéine C
Troisième base du codon
Première base du codon
UUA leucine UCA sérine UAA stop UGA stop A
UUG leucine UCG sérine UAG stop UGG tryptophane G
CUU leucine CCU proline CAU histidine CGU arginine U
C CUC leucine CCC proline CAC histidine CGC arginine C
CUA leucine CCA proline CAA glutamine CGA arginine A
CUG leucine CCG proline CAG glutamine CGG arginine G
AUU isoleucine ACU thréonine AAU asparagine AGU sérine U
A AUC isoleucine ACC thréonine AAC asparagine AGC sérine C
AUA isoleucine CAC thréonine AAA lysine AGA arginine A
AUG méthionine ACG thréonine AAG lysine AGG arginine G
GUU valine GCU alanine GAU acide GGU glycine U
G GUC valine GCC alanine GAC aspartique GGC glycine C
GUA valine GCA alanine GAA acide GGA glycine A
GUG valine GCG alanine GAG glutamique GGG glycine G
Les acides nucléiques
Formation de la liaison peptidique
Chaîne d’acides aminés
en formation = protéine
en formation
Met Leu Asp
AUGCUGGAUCAUCGA UUUCGGUAG
Les acides nucléiques
Traduction
L’élongation se poursuit jusqu’à ce que le
ribosome rencontre un
codon STOP = signal de fin de traduction
pour le ribosome
Les acides nucléiques
Correspondance codons acides aminés : le code génétique
Deuxième base du codon
U C A G
UUU phénylanine UCU sérine UAU tyrosine UGU cystéine U
U UUC phénylanine UCC sérine UAC tyrosine UGC cystéine C
UUA leucine UCA sérine UAA stop UGA stop A
Troisième base du codon
Première base du codon
UUG leucine UCG sérine UAG stop UGG tryptophane G
CUU leucine CCU proline CAU histidine CGU arginine U
C CUC leucine CCC proline CAC histidine CGC arginine C
CUA leucine CCA proline CAA glutamine CGA arginine A
CUG leucine CCG proline CAG glutamine CGG arginine G
AUU isoleucine ACU thréonine AAU asparagine AGU sérine U
A AUC isoleucine ACC thréonine AAC asparagine AGC sérine C
AUA isoleucine CAC thréonine AAA lysine AGA arginine A
AUG méthionine ACG thréonine AAG lysine AGG arginine G
GUU valine GCU alanine GAU acide GGU glycine U
G GUC valine GCC alanine GAC aspartique GGC glycine C
GUA valine GCA alanine GAA acide GGA glycine A
GUG valine GCG alanine GAG glutamique GGG glycine G
Les acides nucléiques
Dissociation du ribosome
Chaîne d’acides aminés complète
= protéine brute = polypeptide
Met Leu Asp Arg
AUGCUGGAUCAUCGA UUUCGGUAG
Les acides nucléiques
La traduction
La séquence d’acides aminés de la protéine correspond bien au message initial
contenu dans le gène :
Complémentarité des base azotées lors de la transcription
Correspondance sans ambiguïté entre codon de l’ARNm et acide aminé lors de la
transcription
Les acides nucléiques
1:………….. 2:…………..
TACGACCTAGTAGCT AAAGCCATC
ATGCTGGATCATCGA TTTCGGTAG
3:…………
4:……………..
5:……………..
AUGCUGGAUCAUCGA UUUCGGUAG 6:………
7:……………..
8:…………..
9:……………..
Met Leu Asp Arg
10:………..
Les acides nucléiques
Après la traduction
Chaîne d’acides aminés
complète = protéine brute Coupure = excision du premier
acide aminé Méthionine
Protéine Transport de la protéine =
cytoplasmique adressage à son lieu de
(PAH, fonctionnement dans la cellule
glycogène
phosphorylase)
Acquisition de la structure
spatiale acquisition de la
fonctionnalité
Protéine nucléaire
(ARN polymérase)
Noyau
Protéine membranaire
(récepteur à l’insuline)
Mutations de l’ADN
Les mutations de l’ADN sont des changements permanents dans le
matériel génétique
Mutations dans les cellules Mutations dans les cellules
somatiques germinales
Mutations de l’ADN
Mutations dans les cellules germinales
Ce sont des changements qui affectent l’information génétique contenue dans
les cellules reproductrices d’un organisme, appelés mutations des cellules
germinales, qui vont se transmettre
L'embryon sera porteur de la mutation, L'embryon sera porteur de la mutation,
alors qu'aucun des parents ne la possédait alors que l’un des parents la possédait dans
dans son patrimoine génétique son patrimoine génétique
Ce type de mutation survient lors de la
formation ou de la vie des gamètes d'un des On parle d’une maladie héréditaire
deux parents (ovule ou spermatozoïde)
Mutations de l’ADN
Mutations dans les cellules somatiques
Les mutations qui se produisent dans les autres cellules d’un organisme
pendant la durée de sa vie sont des mutations des cellules somatiques
Les générations futures n’héritent pas de mutations somatiques
Mutations de l’ADN
Une mutation peut être :
Ponctuelle: Chromosomique:
Anomalie dans la séquence Altération d’un chromosome
des nucléotides complet
Mutations de l’ADN
I. Mutations ponctuelles
Changement chimique qui touche seulement un ou quelques nucléotides:
1. Substitution (remplacement) d’un nucléotide à un autre
2. Décalage des nucléotides: insertion ou la suppression (délétion) d’un
ou plusieurs nucléotides
Mutations de l’ADN
1. Substitution de nucléotides (remplacement)
Un nucléotide qui est remplacé par un autre et qui n’a pas d’effet sur le
métabolisme cellulaire est une mutation silencieuse
Les effets sont en général mineurs car on ne change qu’un nucléotide mais
l’acide aminé reste identique
La protéine demeure fonctionnelle
Mutations de l’ADN
1. Substitution de nucléotides (remplacement)
GUU – CAU – UUG – ACU – CCC – GAA – GAA
val his leu thr pro glu glu
La séquence codante normale, avec les codons dans la rangée supérieure et les
acides aminés correspondants au-dessous
GUU – CAU – UUG – ACC – CCC – GAA – GAA
val his leu thr pro glu glu
Cette mutation est silencieuse car le changement apporté à la séquence
nucléotidique n’a pas d’effet sur le produit polypeptidique
Mutations de l’ADN
1. Substitution de nucléotides (remplacement)
Une substitution peut amener la formation d’un produit protéinique
légèrement transformé mais toujours fonctionnel
Les mutations qui donnent ces protéines modifiées s’appellent
mutations à contresens
Cependant, ce genre de mutation peut amener un mauvais fonctionnement de
la protéine
Mutations de l’ADN
1. Substitution de nucléotides (remplacement)
GUU – CAU – UUG – ACU – CCC – GAA – GAA
val his leu thr pro glu glu
GUU – CAU – UUG – ACU – CCC – GUA – GAA
val his leu thr pro val glu
Il s’agit d’une mutation à contresens, car elle entraîne l’insertion dans la
chaîne polypeptidique de l’acide aminé de la valine à la place du glutamate
Mutations de l’ADN
1.Substitution de nucléotides (remplacement)
Val-His-Leu-Thr-Pro-Glu-Lys-Ser-Ala-Val-Thr-Ala-Leu-Try-Gly-Lys-Val-
Asp-Val-Asp-Glu-Val-Gly-Gly-Glu-Ala-Leu-Gly-Arg-Leu-Leu-Val-Val-Tyr-
Pro-Try-Thr-Glu-Arg-Phé-Phé-Glu-Ser-Phé-Gly-Asp-Leu-Ser-Thr-Pro-Asp-
Ala-Val-Met-Gly-Asp-Pro-Lys-Val-Lys-Ala-His-Gly-Lys-Lys-Val-Leu-Gly-
Ala-Phé-Ser-Asp-Gly-Leu-Ala-His-Leu-Asp-Asp-Leu-Lys-Gly-Thr-Phé-Ala-
Thr-Leu-Ser-Glu-Leu-His-Cys-Asp-Lys-Leu-His-Val-Asp-Pro-Glu-Asp-Phé-
Arg-Leu-Leu-Gly-Asp-Val-Leu-Val-Cys-Val-Leu-Ala-His-His-Phé-Gly-Lys-
Glu-Phé-Thr-Pro-Pro-Val-Glu-Ala-Ala-Tyr-Glu-Lys-Val-Val-Ala-Gly-Val-
Ala-Asp-Ala-Leu-Ala-His-Lys-Tyr-His
Anémie falciforme = maladie génétique caractérisée par une hémoglobine anormale
Anomalie dans la chaîne ß de l'hémoglobine : 6e acide aminé = GLUTAMATE VA
ETRE REMPLACEE PAR LA VALINE
Cellule normale
Cellule anormale
Mutations de l’ADN
Mutations de l’ADN
1. Substitution de nucléotides (remplacement)
GUU
GUG
Quels codons codent pour VAL ?
GUC
GUA
Quels codons codent pour GLU ? GAA
GAG
Quelle mutation peut avoir changer Glu par Val?
GAA (CTT dans l’ADN) peut avoir été remplacé par GUA
(CAT dans l’ADN)
ou
GAG (CTC dans l’ADN) peut avoir été remplacé par GUG
(CAC dans l’ADN)
Mutations de l’ADN
1. Substitution de nucléotides (remplacement)
Les effets sont encore plus graves si la mutation est non-sens
Ceci se produit quand un changement de la séquence codante d’un gène
efface un signal initiateur et insère un signal de terminaison
Le polypeptide devient ainsi non fonctionnel
Mutations de l’ADN
1. Substitution de nucléotides (remplacement)
GUU – CAU – UUG – ACU – CCC – GAA – GAA
val his leu thr pro glu glu
GUU – CAU – UAG
val his stop
Cette substitution entraîne une mutation non-sens en changeant le codon
pour l’acide aminé de la leucine pour un codon de terminaison prématuré
Ce gène ne produira pas de polypeptide fonctionnel
Mutations de l’ADN
1. Substitution de nucléotides (remplacement)
La maladie de Pelizaeus-Merzbacher est une condition rare causée par des mutations
du gène responsable de la fabrication de la protéine protéolipide 1 (PLP1), la
protéine principale de la myéline du système nerveux central
Mutations de l’ADN
1. Substitution de nucléotides (remplacement)
Mutations de l’ADN
1. Substitution de nucléotides (remplacement)
Nystagmus Hypotonie
Spasticité Ataxie
Mutations de l’ADN
2. Décalage des nucléotides
Il y a insertion ou suppression d’un ou deux nucléotides. Ceci modifie
toute la séquence des codons
Les effets sont plus graves car cela amène souvent une mutation non-sens,
ce qui empêche le gène de coder un produit polypeptidique fonctionnel
L’insertion ou la suppression de nucléotides modifient l’ensemble du
cadre de lecture du gène
Mutations de l’ADN
2. Décalage des nucléotides
GUU – CAU – UUG – ACU – CCC – GAA – GAA
val his leu thr pro glu glu
La séquence codante normale, avec les codons dans la rangée supérieure et
les acides aminés correspondants au-dessous
GUU – CAU – GUU – GAC – UCC – CGA – AGA A
val his val ala ser arg arg
L’insertion d’un seul nucléotide, dans ce cas la guanine,
entraîne une mutation par décalage de la séquence
Mutations de l’ADN
2. Décalage des nucléotides
GUU – CAU – UUG – ACU – CCC – GAA – GAA
val his leu thr pro glu glu
La séquence codante normale, avec les codons dans la rangée supérieure
et les acides aminés correspondants au-dessous
GUU – CAU – UUG – CUC – CCG – AAG – AA
val his leu leu pro lys
La suppression d’un seul nucléotide, dans ce cas l’adénine,
entraîne aussi une mutation par décalage de séquence
Mutations de l’ADN
Mutation du gène NF1 Altération de la production de neurofibromine.
C'est un gène suppresseur En l’absence de cette protéine, des tumeurs, le
de tumeur. plus souvent bénignes, se développent.
Mutations de l’ADN
Sequence analysis of the patient reveals a novel heterozygous mutation, 1-nucleotide deletion
(c.6533delT) of the NF1 (neurofibromatosis type 1) gene in the case and his two sisters (II2, II4).
Mutations de l’ADN
Mutations de l’ADN
II. Mutations chromosomiques
Les mutations chromosomiques amènent des changements dans la structure ou
le nombre de chromosomes
Elles affectent plusieurs gènes ou même plusieurs chromosomes.
En général, les effets sont plus graves que les autres types de mutations. Elle
peut amener de graves problèmes (p.ex., la trisomie 21…)
Mutations de l’ADN
II. Mutations chromosomiques
Mutation affectant soit la structure d'un ou de plusieurs chromosomes par
délétion, duplication, translocation ou inversion
On parle alors de remaniement chromosomique:
• soit le nombre des chromosomes par aneuploïdie: haploïdie ou polyploïdie
• soit à la fois leur structure et leur nombre par fission ou fusion
Mutations de l’ADN
II. Mutations chromosomiques
En général en ressemble la mutation chromosomique en deux catégories:
Les anomalies de nombre Les anomalies de structure
Mutations de l’ADN
1. Les anomalies de nombre
Elles résultent d'une mauvaise ségrégation (séparation) des chromosomes
au cours de la division cellulaire
Les deux chromosomes d'une même paire migrant tous les deux vers la
même cellule fille
Mutations de l’ADN
1. Les anomalies de nombre
Les conséquences des anomalies de nombre sont:
Des anomalies des Des anomalies des
gonosomes autosomes
Mutations de l’ADN
1. Les anomalies de nombre
Les anomalies des gonosomes (les plus fréquentes ):
Monosomies:le caryotype présente 45 chromosomes (syndrome de Turner)
Disomie: 47, XYY ou 47, XXY ou 47, XXX
Tétrasomies: le caryotype présente 48 chromosomes :48, XXYY, 48, XXXY et 48, XXXX
Pentasomies: le caryotype présente 49 chromosomes: 49, XXXXY et 49, XXXXX
Polyploïdies: - triploïdies: (3 × 23 chromosomes = 69 chromosomes)
- tétraploïdies: (4 × 23 chromosomes = 92 chromosomes)
Mutations de l’ADN
Mutations de l’ADN
1. Les anomalies de nombre
Les anomalies des autosomes :
les trisomies 21, 13, 18 (47 chromosomes)
Trisomie 21 (Le syndrome de Down)
1 cas pour 1000
naissances chez les
mères de 30 ans
1/100 à 40 ans
1/28 à 50 ans
Mutations de l’ADN
1. Les anomalies de nombre
Trisomie 13 ou syndrome de Patau
80 à 90 % des fœtus atteints de trisomie
13 décèdent in utero.
La moitié des enfants aboutissant à terme
décéderont trois mois après leur
naissance.
Mutations de l’ADN
1. Les anomalies de nombre
Trisomie 18 (Le syndrome d’Edwards)
Sa fréquence est de 1/8000 naissances
En moyenne de 2 à 3 mois pour les
garçon et 10 mois pour les filles
Rarement jusqu'à 15 à 19 ans.
Mutations de l’ADN
2. Les anomalies de structure
Elles sont la conséquence d'un réarrangement du matériel chromosomique.
Ces réarrangements peuvent concerner un seul chromosome ou plusieurs.
On a deux catégories :
Réarrangements touchant Réarrangements touchant
un seul chromosome plusieurs chromosomes
Mutations de l’ADN
2. 1. Réarrangements touchant un seul chromosome
• Inversion péricentrique
• Inversion paracentrique
• Délétion :
- interstitielle
- terminale
• Cas particuliers : les microdélétions
• Duplication
• Anneau
Mutations de l’ADN
Inversion péricentrique
Deux cassures sur le chromosome, une de chaque côté du centromère.
recollement après inversion du fragment centromérique
Mutations de l’ADN
Inversion paracentrique
deux cassures sur le même bras chromosomique et recollement après inversion du
fragment
Mutations de l’ADN
Délétion :- interstitielle- terminale
Dans le cas d'une délétion, un fragment de chromosome se perd
Interstitielle
Dans une délétion interstitielle, un
chromosome se scinde en 3 segments et l’un
d’eux se perd , les 2 autres se ressoudent
Mutations de l’ADN
Délétion :- interstitielle- terminale
Terminale
Dans une délétion terminale un chromosome se
scinde en 2 prés d’une des extrémités et celle-ci
se perd
Mutations de l’ADN
Délétion terminale
Syndrome du cri du chat est un syndrome provoqué par une délétion dans le
chromosome 5 induisant une déficience intellectuelle et une malformation du larynx
Mutations de l’ADN
Délétion : terminale
Syndrome du cri du chat est un syndrome provoqué par une délétion dans le
chromosome 5 induisant une déficience intellectuelle et une malformation du larynx
Mutations de l’ADN
•Un faible poids à la naissance
•Une petite tête
•Une face ronde
•Une petite mâchoire inférieure
•Un nez large
•Des yeux très écartés avec un strabisme
•Des oreilles de forme anormale à implantation basse
•Un accolement des doigts des mains et des pieds (syndactylie)
•Des malformations cardiaques sont fréquents
•Un développement mental et physique très limité
•De nombreux enfants souffrant du syndrome du cri du chat
survivent jusqu’à l’âge adulte mais sont généralement
lourdement handicapés
Les acides nucléiques
Cas particuliers : les microdélétions :
Il s'agit, comme leur nom le suggère, d'une catégorie particulière
de délétions de toute petite taille dont la caractéristique principale
est de ne pas être visibles sur le caryotype standard
Mutations de l’ADN
Duplication
Présence en double exemplaire d'une région chromosomique
Mutations de l’ADN
Duplication
Syndrome de duplication du gène MECP2 : une maladie génétique rare (2005)
La région Xq28 contient plusieurs gènes dont le MECP2 et IRAK1, GDI1, FLNA,
L1CAM, IDH3G
Il affecte principalement les garçons
Mutations de l’ADN
Duplication
Syndrome de duplication du gène MECP2 : une maladie génétique rare (2005)
- Une hypotonie infantile et un retard mental sévère
- Un retard moteur important et un retard des acquisitions
- Un développement pauvre du langage, voire absence totale
- Des infections respiratoires récurrentes et des formes d'épilepsies sévères
- Dysfonctionnement gastro-intestinal et comportements autistiques
- Hypersalivation et Ataxie (Incoordination des mouvements)
- Mouvements stéréotypés des mains, grincement des dents
- Retard de la croissance et faible taille des pieds et mains et doigts effilés
- Perte des dents de lait tardive et apnées du sommeil et livido (réseau veineux visible sous une peau fine)
- Résistance à la douleur et strabisme ou amblyopie (différence d'acuité visuelle entre les yeux)
- Hypertension artérielle pulmonaire et carence chronique en fer
Mutations de l’ADN
Anneau
Comme son nom l'indique, il s'agit d'un chromosome de forme circulaire
Mutations de l’ADN
2. 2. Réarrangements touchant plusieurs chromosomes
• Translocation réciproque
• Translocation robertsonienne
• Cas particulier de translocation: Insertion
Mutations de l’ADN
Translocation réciproque
Dans une translocation réciproque, 2 chromosomes échangent des segments
de leurs bras longs ou de leurs bras courts
Il y a 2 chromosome en présence
Chaque chromosome perd un segment qui
va se ressouder sur l’autre chromosome
créant un échange équilibré
Mutations de l’ADN
Translocation robertsonienne
Dans une translocation Robertsonienne, ce sont 2 chromosomes dits acrocentriques qui
fusionnent
l y a 2 chromosomes en présence , tous les
2 perdent leurs bras courts
Puis ils fusionnent pour former un seul super
chromosome
Mutations de l’ADN
Cas particulier de translocation: Insertion
Dans une insertion, un fragment d'un chromosome s'insère dans un autre
chromosome. C'est l'équivalent d'une translocation non réciproque
Il y a deux chromosome en présence , le premier
chromosome se scinde en plusieurs segments, l’un
d’eux se perd et les deux autres se ressoudent
L’autre chromosome se scinde aussi , mais avant
qu’il ne se ressoude le segment perdu du premier
chromosome vient s’intercaler dans celui-ci
Mutations de l’ADN
Translocation réciproque
Leucémie myéloïde chronique
un gène de fusion appelé BCR-ABL qui produit une enzyme tyrosine kinase
Mutations de l’ADN
Un cancer de la moelle et du sang caractérisé par production excessive des
globules blancs (ou leucocytes) anormaux car immatures
Mutations de l’ADN
Mutations de l’ADN
Les causes des mutations
• Toutes les cellules subissent des mutations spontanées. Elles arrivent de
façon naturelle dans le métabolisme de la cellule
• À l’origine de ces mutations, on note le mauvais appariement de bases
pendant le processus de réplication de l’ADN
• Certains facteurs peuvent augmenter le nombre de mutations. On appelle
ces facteurs des mutagènes et ils amènent une mutation induite
• Lorsqu’on dit qu’elle est induite, on veut dire que les mutations sont dues à
des agents extérieurs de la cellule
Mutations de l’ADN
Les causes des mutations
Une mutation s’établit:
Sous l’effet d’agents
Spontanément
mutagènes
Mutations de l’ADN
Les causes des mutations
Spontanément
• Suite à des erreurs de réplication (mésappariements)
• Suite à des changements chimiques spontanés des bases qui favorisent
les mésappariements
Mutations de l’ADN
Les causes des mutations
Spontanément
Mutations de l’ADN
Les causes des mutations
Spontanément
Mutations de l’ADN
Les causes des mutations
Spontanément
Chez l'Homme cette fréquence varie entre 10-4 et 10-8 par gène et par génération,
pour une valeur moyenne de 10-6
La position d'une mutation est aléatoire, elle peut se produire n'importe où et
n'importe quand.
Causes des mutations de l’ADN
Agents mutagènes
Mutagène physique :
Déchire la double hélice d’ADN et cause des changements dans la
séquence des nucléotides (p.ex., rayonnement UV et X). Il faut noter que
la peau claire est plus dangereuse que la peau foncée puisque la
mélanine agit comme protection pour celui-ci.
Mutagène chimique :
Pénètre dans le noyau de la cellule pour réagir chimiquement (car
compatible avec les bases azotées) avec l’ADN (solvants, benzène, fumée
de cigarette)
Causes des mutations de l’ADN
Causes des mutations de l’ADN
Les radiations non ionisantes: les radiations UV
Les radiations UV (UVB de 280 à 315 nm UVA de 315 à 400 nm) sont absorbées par
certaines bases azotées (thymine et cytosine) quand elles sont répétées (1).
Deux thymines (parfois des cytosines) consécutives sur le même brin d'ADN peuvent alors
s'associer par liaison "forte" pour former un dimère (2).
Cela déforme l'ADN et perturbe l'activité de l'ADN polymérase lors de la réplication de
l'ADN. Il en résulte des mutations, des réarrangements chromosomiques voire un blocage
de la division cellulaire.
Causes des mutations de l’ADN
Les radiations non ionisantes
Les radiations UV
Causes des mutations de l’ADN
Les radiations non ionisantes
Cas du rayonnement LASER
Utilisation médicale:
- Ophtalmologie: Chirurgie de la cornée, Prévention du décollement de rétine,
Rétinopathie diabétique, Chirurgie des paupières et des voies lacrymales….
- Cancérologie: Excision des mélanomes
- Neurologie: Coagulation très localisée
- Biologie: Microirradiations pour études fonctionnelles d’organites cellulaires
Causes des mutations de l’ADN
Les radiations non ionisantes
Chirurgie dentaire: Photoablation des caries, détartrage
Dermatologie: Esthétique, traitement des blessures cutanées
Causes des mutations de l’ADN
Les radiations non ionisantes
Cas du rayonnement LASER
Risques et effets biologiques
Ils dépendent de la longueur d’onde, de la durée d’exposition, de l’énergie
déposée, de la nature du tissu exposé, de l’absorption du rayonnement
Les milieux les plus sensibles sont l’eau, la mélanine, l’hémoglobine, des
milieux pour lesquels l’absorption des photons est la plus importante
Les risques sont liés principalement aux effets thermiques
Brulures
Lésions occulaires
Causes des mutations de l’ADN
Les radiations non ionisantes
Cas du rayonnement LASER
Risques et effets biologiques
Ils sont accrus si la longueur d’onde n’est pas dans le spectre visible
Effet thermique le plus fréquent
- 45° : hyperthermie tissulaire - 50° : dénaturation des protéines
- 60° : effet de coagulation - 80° : effet de dessiccation
Effet photochimique (LASER à courte longueur d’onde)
- destruction de certains acides aminé (tyrosine, tryptophane, phénylalanine)
« Tout est toxique, rien n’est toxique, tout est une
question de dose »
Paracelse (1493-1541)
Causes des mutations de l’ADN
Les radiations ionisantes
Les rayons X et gamma (1) sont assez énergétiques pour produire des radicaux libres (ions
possédant électrons non appariés) chimiquement très réactifs notamment avec l'ADN ou
peuvent agir par action directe sur l'ADN
- des altérations ou pertes de bases (2)
- des ruptures dans l'un (3) ou les deux brins (4) qui peuvent conduire à des réarrangements,
délétions, perte de fragments de chromosome, ou la mort de la cellule
Il y a une relation entre la dose de rayonnement et le taux de mutations car
l'effet des radiations est cumulatif
Causes des mutations de l’ADN
Les radiations ionisantes
Un rayonnement ionisant désigne un type de rayonnement qui possède
l’énergie d’arracher un ou plusieurs électrons aux atomes ou aux molécules
du milieu irradié
Les rayons X
Les rayons gamma
Causes des mutations de l’ADN
Les rayonnements ionisants : rayons X
• Les rayons (des photons de haute énergie ou
des électrons) sont émis par une machine
(accélérateur) située à proximité de la personne
malade ; ils traversent la peau pour atteindre la
tumeur
• La radiothérapie peut être associée à d’autres
traitements du cancer, comme la chirurgie et la
chimiothérapie
La radiothérapie consiste à exposer les cellules cancéreuses d’une tumeur à des
rayonnements (aussi rayons ou radiations) qui empêchent la multiplication des
cellules malades et entraînent leur destruction.
Causes des mutations de l’ADN
Les rayonnements ionisants : rayons X
• Comment les rayons peuvent-ils à la fois donner le cancer et le guérir ?
• C’est une question de dose. A faibles doses , les rayons ne peuvent ni causer
le cancer ni le guérir.
• A des doses plus importantes et sur des durées longues, les rayons peuvent
entraîner des cancers.
• Le cas de la radiothérapie est très différent, les doses utilisées sont calculées
pour détruire les cellules cancéreuses et elles le font avec une grande
efficacité.
• Ces mêmes doses ont également une certaine nocivité pour les tissus
normaux au voisinage de la tumeur. Ils sont donc protégés au maximum par
des caches plombés personnalisés.
Causes des mutations de l’ADN
Les radiations ionisantes
Effets biologiques à l’échelle moléculaire
Les RI possèdent 2 particularités:
- efficacité importante pour créer les lésions moléculaires,
- absence de spécificité moléculaire (les lésions dépendent de la
nature des atomes constituant la molécule)
toutes les molécules de l’organisme peuvent être modifiées, 2
sont particulièrement importantes:
- l’eau (70% du poids de l’organisme, siège le plus fréquent des
lésions moléculaires)
- l’ADN (modifications du patrimoine génétique).
Causes des mutations de l’ADN
Les radiations ionisantes
Effets biologiques à l’échelle moléculaire
• Mort cellulaire
• Le retard de mitose
• Syndrome hématopoïétique: chute des cellules sanguines
• Syndrome digestif: ulcères
• Testicules: stérilité
• Les yeux: cataracte, brulures, allergies…
• Les poumons: insuffisance respiratoire
• Des cancers
Causes des mutations de l’ADN
Effet des substances chimiques
Certaines substances chimiques altèrent la structure des bases azotées (1), ce qui
empêche un appariement correct lors de la réplication (2)
Il en résulte une modification de l'information génétique qui se reproduit au cours des
cycles cellulaires suivants (2 et 3)
Causes des mutations de l’ADN
Incorporation d’analogues de bases
Les analogues des bases (X) sont des substances chimiques dont la structure est proche
de celle des bases azotées des nucléotides et qui peuvent être incorporés à l’ADN au
cours d'une réplication (1)
Lors des cycles cellulaires suivants, ils se lient à n'importe quelle base (2) entraînant des
mutations (3). Exemple le 5-bromouracile (ou 5-BU)
Causes des mutations de l’ADN
Agents intercalants
Un agent intercalant (1) se place entre les bases et provoque un étirement de l’ADN (2)
Lors de la réplication, la polymérase insère alors une base surnuméraire en face de la
molécule étrangère (3) ou bien reste bloquée (4)
Mutations de l’ADN
Les causes des mutations
Oxyde nitrique
Superoxyde
Ozone
Mutations génétiques
Hémagglutinines
Neuraminidases
Mutations génétiques
Mutations génétiques
• Au cours des vingt dernières années, les
coronavirus ont été à l’origine de trois épidémies SARS-CoV-2
qui ont causé plus de 2,5 millions de morts à
travers le monde.
• Ces agents pathogènes font partie d’une vaste
famille de virus et sont généralement la cause de
symptômes bénins tels que le rhume
• Certains causent le syndrome respiratoire aigu
sévère (SRAS)
• En 2003, le SARS-CoV a été à l’origine du
syndrome respiratoire aigu sévère en Chine
• Puis en 2012, le MERS-CoV a été la cause du
Représentation schématique du SARS-CoV-2
syndrome respiratoire du Moyen-Orient
avec la couronne caractéristique faite de
• Aujourd’hui, une nouvelle épidémie sévit dans le
trimères de protéine S
monde, et l’agent responsable est à nouveau un
coronavirus le SARS-CoV-2
SARS-CoV-2
Chaque particule virale, ou virion, apparaît avec sa couronne de piques
caractéristiques de la grande famille des coronavirus
SARS-CoV-2
Les protéines de surface (S) qui couronnent l'enveloppe des particules virales
sont celles qui permettent au virus de s'accrocher aux cellules pour les infecter
SARS-CoV-2
Le virus en jaune émerge de la surface des cellules
SARS-CoV-2
Particules virales en bleu à l’assaut d’une cellule
SARS-CoV-2
Les CoV ont un génome d’environ 30 000 nucléotides, ce qui est exceptionnellement long
pour un virus à ARN (le virus du sida comporte 10 000 nucléotides et celui d’Ebola 19 000)
Schematic presentation of the SARS-CoV-2 genome organization, the canonical
subgenomic mRNAs, and the virion structure (Kim et al., 2020)
SARS-CoV-2
ACE2: Enzyme de conversion de l'angiotensine 2
TMPRSS2:Transmembrane Serine Protease 2
Entrée du virus dans la cellule. La maturation et le rejet du génome viral dans le
cytoplasme est inibé par la chloroquine et l’hdroxychloroquine
Mécanisme d’action
S: Protéine Spike
ACE2: Enzyme de conversion de l'angiotensine 2
TMPRSS2:Transmembrane Serine Protease 2
Mécanisme d’action d’un vaccin
Mécanisme d’action d’un vaccin
Les outils en génétique
Les outils en génétique
Introduction
Cytogénétique
Introduction
La cytogénétique est un domaine de la génétique qui
étudie les phénomènes génétiques au niveau des
chromosomes
Plusieurs techniques sont utilisées.
Cytogénétique
Le caryotype
Qu’est-ce qu’un caryotype?
Un caryotype est simplement une photo des chromosomes d’une personne après
qu’ils ont été répliqués. Essentiellement, c’est une photo des dyades
Cytogénétique
Le caryotype
C’est le classement des chromosomes d’une cellule afin d’en vérifier le nombre et
la structure
• Etude morphologique du matériel chromosomique se présentant sous
la forme de chromosomes dans les cellules des eucaryotes
• L’étude du caryotype correspond au dénombrement et à
l ’identification de tous les chromosomes:
- cellules en métaphase (prophase)
- anomalies de nombre et anomalies de structure
Cytogénétique
Le caryotype
Techniques d ’obtention des préparations métaphasiques
Chromosomes visibles que pendant une courte période du cycle cellulaire:
division
Toutes les techniques visent à obtenir un maximum de cellules bloquées à
ce stade
Des cellules en multiplication active soit spontanément soit par une culture
Cytogénétique
Le caryotype
Prélèvements
• Sang
• fibroblastes
• cellules amniotiques
• sang fœtal
• moelle osseuse
• tissu tumoral
Cytogénétique
Le caryotype
SVF
Prélèvements
• Stérilité +++
• Milieu de culture stérile avec des antibiotiques et antifongiques
• Milieu de culture : milieu synthétique enrichi en sels minéraux, glucose
et acides aminés auquel on additionne du sérum de veau fœtal (SVF)
Culture cellulaire
Fragment d’organe Après quelques jours
ou de tissu
Milieu de culture adapté
Dissociation mécanique et enzymatique
Action mécanique (broyer, émincer)
Action d’enzymes protéolytiques Mise en culture
(trypsine, collagénase)
Suspension cellulaire
Cytogénétique
Le caryotype
Matériel du prélèvement
Matériel et instruments
Matériel et instruments
La stérilisation
Autoclaves
Chaleur + Pression
Matériel et instruments
PSM: Poste de Sécurité Microbiologique
Hotte à flux laminaire
Matériel et instruments
Hotte à flux laminaire : Manipulation du matériel animal
ou végétal sous conditions stériles
Matériel et instruments
PSM: Poste de Sécurité Microbiologique
Environnement de culture
Les paramètres à respecter:
Température T= 37°
Hygrométrie de 84 à 85 % d’humidité
pH à 7.4 maintenu avec:
• les tampons du milieu
• l’atmosphère à 5% de CO2 dans l’étuve
d’incubation
Cytogénétique
Le caryotype
Sang : caryotype constitutionnel
• Sang total + milieu de culture phytohémaglutinine
(stimulation des lymphocytes T)
• 72 heures à l ’étuve
Cytogénétique
Le caryotype
Sang et moelle : hémopathies malignes
• Rincer les cellules dans du milieu de culture puis centrifugation
• Récupération des cellules
• Numération cellulaire
• Mise en culture en flacon Falcon
• +/- mitogènes
Cytogénétique
Le caryotype
Cytogénétique
Le caryotype
Tissus solides
• Dilacération du fragment dans une boite stérile avec du milieu de culture
• Numération des cellules dans le surnageant
• Mise en culture en flacon Falcon
• Surveillance quotidienne au microscope
Cytogénétique
Le caryotype
Cultures cellulaires
• Air enrichi en CO2
• pH compris entre 7.2 et 7.4
• Température stable de 37°C
• Temps de culture variable en fonction du
prélèvement
Arrêt de la culture
Agent bloquant du fuseau mitotique (colchicine ou sulfate de vinblastine)
permet de bloquer les cellules en métaphase
Cytogénétique
Le caryotype
Choc hypotonique
Indispensable à l ’obtention d ’un étalement
correct des chromosomes
Utilisation du chlorure de potassium (KCl) ou
chlorure de magnésium (MgCl2 )
Eclatement des membranes cellulaires et
dispersion des chromosomes
Cytogénétique
Le caryotype
Fixation des préparation métaphasiques
3 fixation avec un mélange éthanol/acide acétique
on obtient un culot de cellules fixées que l ’on
remettra en suspension pour l ’étape suivante :
étalement sur lame
Cytogénétique
Le caryotype
Etalement des préparations chromosomiques sur lame
• L ’étalement a pour but d ’obtenir des métaphases avec des chromosomes
bien séparés
• Faire tomber une ou 2 gouttes de suspension cellulaire sur une lame
Cytogénétique
Le caryotype
Analyse des lames
Cytogénétique
Le caryotype
Exploration des chromosomes: le caryotype
• Différentes indications
• Différents tissus : Sang, peau, liquide amniotique…
• Interprétation du caryotype : le nombre de chromosomes, la structure des
chromosomes, le caractère équilibré ou déséquilibré d’un éventuel
remaniement, anomalies…
Cytogénétique
Le caryotype
Caryotype humain d’un mâle normal
Cytogénétique
Le caryotype
Cytogénétique
Le caryotype
Bras court p / Bras long q / Index centromérique: p/p+q
Cytogénétique
Le caryotype
Index centromérique = rapport p/(p+q)
Chromosomes métacentriques
IC=0.5 (chr 1,3,16,19,20)
Chromosomes submétacentriques
IC=0.4 (chr 2,6,7,X,8,9,10,11,12)
Chromosomes subtélocentriques
IC=0.2 (chr 4,5,17,18,Y)
Chromosomes acrocentriques
IC = 0 (chr 13,14,15,21,22)
Cytogénétique
La cytogénétique médicale est en pleine révolution
Le caryotype (cytogénétique conventionnelle) mis au point en 1956, n’est désormais
plus l’examen de première intention pour l’exploration des anomalies
chromosomiques
Aujourd’hui on utilise des techniques plus avancées, on parle de la cytogénétique
moléculaire
Cytogénétique
La technique de FISH (hybridation in situ en fluorescence)
C’est une technique rapide basée sur l'hybridation de l'échantillon
avec une sonde fluorescente spécifique d'une région particulière
d'un chromosome
Elle permet de mettre en évidence des remaniements chromosomiques
sur noyaux au repos (cytogénétique interphasique) ou des
réarrangements de petite taille, non détectables au caryotype standard
Cytogénétique
La technique de FISH (hybridation in situ en fluorescence)
Avec les progrès des techniques, il est possible de générer aujourd’hui des
fragments d’ADN de tailles variées correspondant à différentes parties
d’un chromosome
clivage ADN (découpage) isolement et manipulation de gènes
Un élément fondamental de cette technologie est la capacité à couper une grande
molécule d’ADN en un groupe spécifique et reproductible de fragments par
l’utilisation de nucléases de restriction
Cytogénétique
La technique de FISH (hybridation in situ en fluorescence)
clivage ADN (découpage) isolement et manipulation de gènes
Les nucléases de restriction
Fabriquées par les bactéries.
Reconnaissent des séquences de 4 à 8 nucléotides.
> 100 actuellement utilisable
Cytogénétique
La technique de FISH (hybridation in situ en fluorescence)
séquences nucléotidiques de l ’ADN
reconnues par des nucléases de
restriction couramment employées
Cytogénétique
La technique de FISH (hybridation in situ en fluorescence)
Avec les progrès des techniques, il est possible de générer aujourd’hui des
fragments d’ADN de tailles variées correspondant à différentes parties
d’un chromosome
Pour la FISH, on utilise des sondes spécifiques de régions
chromosomiques ou des sondes capables de s’hybrider sur les bras d’une
paire chromosomique donnée
Cytogénétique
La technique de FISH (hybridation in situ en fluorescence)
Les sondes
Pour les sondes, on distingue:
• Les sondes composées de séquences spécifiques d’ADN. Elles sont
de petite taille et s’hybrident sur des séquences spécifiques
(centromères par exemple)
• Les sondes composées de séquences uniques. On distingue les sondes
spécifiques d’un emplacement très précis et les sondes spécifiques
d’un bras chromosomique ou d’un chromosome entier
Cytogénétique
La technique de FISH (hybridation in situ en fluorescence)
Cytogénétique
La technique de FISH (hybridation in situ en fluorescence)
Le marquage
Pour le marquage, on utilise des
fluorochromes ou fluorophores qui sont des
substances chimiques capables d'émettre de la
lumière de fluorescence après excitation avec un
microscope à fluorescence
On éclaire l'échantillon avec une lumière
ultraviolette, violette ou bleue.
Cytogénétique
La technique de FISH (hybridation in situ en fluorescence)
Les fluorochromes couramment utilisés sont :
• le DAPI (4’,6-diamidino-2-phenylindole) (310nm – 372nm) se fixe sur
les régions riches en AT de l’ADN et est appliqué directement sur les
préparations chromosomiques après l’hybridation pour colorer de façon
aspécifique tous les chromosomes, ce qui permet de les repérer.
• le FITC (Fluorescein isothiocyanate) (exc 495nm – λem 519nm)
fluoresce dans le vert
• La Cyanine 3 (Cy3) (λexc 495nm – λem 519nm) fluoresce dans l’orange
• Le Texas red (λexc 589nm – λem 615nm) fluoresce dans le rouge
• La Cyanine 5 (λexc 650nm – λem670nm) fluoresce dans le rouge
• La Cyanine 5.5 (λexc 675nm – λem 694nm) fluoresce dans le rouge
Cytogénétique
La technique de FISH (hybridation in situ en fluorescence)
Le marquage
Exemples de protéines fluorescentes:
La GFP (green fluorescent protein)
Green Fluorescent Protein : c'est une protéine
fluorescente verte
Elle est issue d'une méduse appelée Aequorea
victoria, qui vit dans les eaux du Nord-Ouest
Pacifique
Cytogénétique
La technique de FISH (hybridation in situ en fluorescence)
Le marquage
Exemples de protéines fluorescentes:
La GFP (green fluorescent protein)
Fluorophore de la GFP
glycine
tyrosine
sérine
Cytogénétique
La technique de FISH (hybridation in situ en fluorescence)
Observation de la dissémination métastatique du cancer
humain du pancréas chez la souris
Aperçu in vivo d'une tumeur du
cancer du colon chez une souris
Cytogénétique
La technique de FISH (hybridation in situ en fluorescence)
Le principe de la technique (FISH) est basé sur le fait que l’ADN est une molécule
double hélice formée de deux brins complémentaires
La technique FISH s’articule autour de trois
étapes:
• Dénaturation
• Hybridation
• Révélation
Cytogénétique
La technique de FISH (hybridation in situ en fluorescence)
Etape de dénaturation
Ces deux brins peuvent être séparés par la chaleur et / ou par un traitement acide ou
alcalin
Etape d’hybridation
Une sonde d’acide nucléique contenant une séquence complémentaire au simple brin
d’ADN, peut alors former un hybride spécifique avec l’ADN simple brin
Etape de révélation
Cette sonde est marquée avec un ou plusieurs fluorochromes, l’hybridation des
séquences nucléiques complémentaires peut être visualisée en fluorescence
(chromosomes ou noyaux)
Cytogénétique
La technique de FISH (hybridation in situ en fluorescence)
SONDE CIBLE
ADN double ADN double
brin marqué brin (mitoses
ou noyaux
interphasiques)
Dénaturation
thermique
TAAGGATA
ATTCCTAT
Hybridation
complémentaire
37°C
Cytogénétique
La technique de FISH (hybridation in situ en fluorescence)
Elimination des
sondes non Lavages
spécifiquement fixées
La sonde moléculaire se Pas de sonde fixée =
fixe sur sa cible délétion
Analyse au microscope en
épifluorescence (filtres adaptés aux
différents fluorochromes)
Cytogénétique
La technique de FISH (hybridation in situ en fluorescence)
Cytogénétique
La technique de FISH (hybridation in situ en fluorescence)
Comment construit-on les sondes d'ADN?
Cytogénétique
La technique de FISH (hybridation in situ en fluorescence)
Cytogénétique
La technique de FISH (hybridation in situ en fluorescence)
Cytogénétique
La technique de FISH (hybridation in situ en fluorescence)
Caractériser une anomalie chromosomique dépistée sur le caryotype:
définir le nombre de chromosomes impliqués dans un réarrangement
Cytogénétique
La technique de FISH (hybridation in situ en fluorescence)
Caractériser une anomalie chromosomique dépistée sur le caryotype:
définir le nombre de chromosomes impliqués dans un réarrangement
Cytogénétique
La technique de FISH (hybridation in situ en fluorescence)
Caractériser une anomalie chromosomique dépistée sur le caryotype:
préciser l’origine d’un chromosome marqueur surnuméraire
Cytogénétique
La technique de FISH (hybridation in situ en fluorescence)
Application
• Confirmation d’anomalies suspectées par le caryotype
• Précision de points de cassure
• Détection des aneuploïdies
• Microdélétions
• Suivi de traitements, recherche de maladie résiduelle
• Suivi d’allogreffe (avec sexe opposé) de moelle
Cytogénétique
La technique de FISH (hybridation in situ en fluorescence)
Avantages
• Technique sensible (noyaux et métaphases)
• Grand choix de sondes commerciales
Inconvénients
• Technique lourde nécessitant des traitements différents selon la nature de
l’échantillon à analyser (métaphases, noyaux, tissus)
• Analyse ciblée : Nécessité d’avoir une idée préalable de la région
chromosomique ou du gène à étudier
• 3 cibles maximum par test
Cytogénétique
CGH array
La CGH array (Comparative Genomic Hybridisation sur réseau d’ADN) est
appelé aussi "caryotype moléculaire" est une nouvelle méthode d’exploration des
chromosomes
La CGH array permet de rechercher des anomalies chromosomiques de petite
taille, difficiles voire impossibles à voir sur un caryotype classique
Grâce à une meilleure résolution, la CGH array permet une analyse plus fine du
patrimoine génétique
Cytogénétique
CGH array
La CGH array détecte des déséquilibres génomiques avec un pouvoir de résolution
de 100 à 1000 fois supérieur à celui des autres techniques
De ce fait, la taille d’un segment chromosomique remanié peut être déterminée avec
précision ce qui permet de connaître son contenu génique et donc de faciliter
l’établissement des corrélations phénotype – génotype
Cytogénétique
CGH array
Pour reprendre l’image de la bibliothèque, cette nouvelle analyse consiste à faire
l’inventaire des livres (gènes) présents dans les bibliothèques, quand le caryotype
standard ne permettait que d’observer grossièrement le nombre de rayonnages
Cytogénétique
CGH array
Cytogénétique
CGH array
Cytogénétique
CGH array
Cytogénétique
CGH array
Cytogénétique
CGH array
Cytogénétique
CGH array
Ces tumeurs procèdent par gains et/ou pertes de fonction:
• La perte de fonction d’un gène suppresseur de tumeurs
est en général associée à la perte du segment chromosomique
où est localisé ce gène
• Le gain de fonction d’un oncogène est associé au gain ou
à l’amplification du segment chromosomique correspondant
Cytogénétique
CGH array
Cytogénétique
CGH array
Un traitement statistique des données est ensuite réalisé grâce à des logiciels
dédiés et les résultats sont donnés sous forme de représentation graphique
L’existence d’un gain ou d’une perte d’un segment génomique du patient
sera détectée par une variation du rapport d’intensité de fluorescence
Autres techniques moléculaires
PCR: polymerase chain reaction ou réaction de polymérisation en chaîne
A la suite d’un prélèvement, pour étudier l’ADN, il faut évidement l’extraire. Cela
se fait principalement grâce à la centrifugation
Après cette opération on obtient un surnageant, une suspension qui représente
l’ADN qui sera étudié. Cependant, cette suspension est en quantité minimale et ne
permet aucune véritable étude
Il faut donc amplifier cet ADN retrouvé par PCR
Autres techniques moléculaires
PCR: polymerase chain reaction ou réaction de polymérisation en chaîne
L’inventeur de cette méthode, le biochimiste américain, Kary Banks Mullis, obtint le prix
Nobel en 1993 pour son invention qui, aujourd’hui s’avère indispensable dans tout
laboratoires de génétique
La méthode PCR a pour but d’amplifier l’ADN
Obtention de plusieurs copies
Cette méthode peut agir même si les quantités d’ADN sont extrêmement petites (de
l’ordre du nano gramme)
Autres techniques moléculaires
PCR: polymerase chain reaction ou réaction de polymérisation en chaîne
A partir d’échantillon peu abondant (ex: goutte de sang), cette technique
permet de copier rapidement des séquences précises d’ADN en de très
nombreux exemplaires
Utilisations de la PCR:
• analyse d’ADN en recherche
• médecine (test diagnostique de maladie génétique, détection virale…)
• juridique (criminalistique, test de paternité)
• agroalimentaire (détection d’ingrédient, d’OGM)
Autres techniques moléculaires
PCR: polymerase chain reaction ou réaction de polymérisation en chaîne
La méthode PCR peut se décomposer en plusieurs phases :
La phase de dénaturation
La phase d'hybridation ou phase d'appariement des amorces
La phase d'élongation
Autres techniques moléculaires
PCR: polymerase chain reaction ou réaction de polymérisation en chaîne
La phase de dénaturation
• Le fragment d’ADN est dénaturé.
C'est-à-dire que les liaisons hydrogènes qui
relient les deux brins d’ADN sont rompus
sous l’action de la chaleur (95°)
• L’ADN double brin est donc transformé en
simple brin
Autres techniques moléculaires
PCR: polymerase chain reaction ou réaction de polymérisation en chaîne
La phase d'hybridation ou phase d'appariement des amorces
A la suite de la dénaturation, on obtient deux brins d’ADN. La température descend à
environ 55-60°C. Sur ces deux brins d’ADN vont se fixer des amorces. Ces amorces sont
des oligonucléotides (un oligonucléotide est une courte séquence de nucléotides simple
brin et long d’environ une dizaine de base). Les amorces introduites jouent le rôle de
« cible » : elles se fixent sur les brin d’ADN
Autres techniques moléculaires
PCR: polymerase chain reaction ou réaction de polymérisation en chaîne
La phase d'élongation
La température remonte à 72°C, température a laquelle l’enzyme ADN polymérase
fonctionne le mieux. La polymérase, partant de l’amorce, synthétise le brin
complémentaire d’ADN
Autres techniques moléculaires
PCR: polymerase chain reaction ou réaction de polymérisation en chaîne
Autres techniques moléculaires
PCR: polymerase chain reaction ou réaction de polymérisation en chaîne
Autres techniques moléculaires
PCR: polymerase chain reaction ou réaction de polymérisation en chaîne
Une PCR est réglée sur un rythme de changement des températures (Thermocycleur)
dénaturation
élongation hybridation
Autres techniques moléculaires
PCR: polymerase chain reaction ou réaction de polymérisation en chaîne
Schéma de la PCR sur plusieurs cycles
On obtient donc deux fragments d’ADN qui vont ensuite être dénaturés, puis des amorces se
fixeront sur les quatre brins d’ADN, et les polymérases synthétiseront les brins
complémentaires. On obtient quatre fragments d’ADN double-brin, etc. …
Autres techniques moléculaires
COVID-19(SARS-CoV-2) : RT-PCR
La RT-PCR est une technique qui permet de faire une PCR (réaction
en chaîne par polymérase) à partir d'un échantillon d'ARN
Pour réaliser une RT-PCR en tube, il faut commencer par extraire les ARN et
les recopier in vitro en ADNc simple brin
Synthèse de l'ADNc
La synthèse d'ADNc est catalysée par des transcriptases inverses (reverse transcriptase RT)
Ces enzymes sont des ADN polymérases ARN dépendantes, capables d'utiliser un brin
d'ARN comme matrice pour catalyser la synthèse du brin d'ADN complémentaire
Cela correspond effectivement à l'«inverse» d'une réaction de transcription de l'ADN en ARN
Autres techniques moléculaires
COVID-19(SARS-CoV-2) : RT-PCR
Autres techniques moléculaires
COVID-19(SARS-CoV-2) : RT-PCR
Le mélange est placé dans un appareil de RT-PCR, où il est chauffé et refroidi suivant
des cycles qui déclenchent des réactions chimiques permettant d’obtenir de nouvelles
copies, identiques, des séquences d’ADN viral cibles
Le processus de RT-PCR en temps réel comprend généralement 35 cycles, ce qui signifie
qu’à la fin du processus environ 35 milliards de nouvelles copies des séquences d’ADN
viral sont produites à partir de chaque brin d’ARN viral présent dans l’échantillon
Transmission des maladies héréditaires
Généralités
Une maladie génétique est une maladie due à une ou plusieurs anomalie
sur un ou plusieurs chromosomes qui entrainent un défaut de fonctionnement de
certaines cellules de l'organisme
L'activité et la structure de chaque protéine est déterminée par l'information
génétique contenue dans un gène
Si le gène est altéré, il entraîne la cellule dans un dysfonctionnement, qui peut se
révéler, à tout âge de la vie, avec l'expression d'une maladie
Lorsque les maladies génétiques touchent les cellules germinales, elles peuvent donc
être transmises des parents aux enfants et constituent ainsi des maladies héréditaires
Transmission des maladies héréditaires
Généralités
Pour l’hérédité, on a:
Hérédité monofactorielle:
Hérédité monogénique, ou hérédité mendélienne: transmission des maladies
génétiques dues à une mutation dans un seul gène
Hérédité multifactorielle:
Une maladie multifactorielle n'est pas mendélienne parce qu'elle dépend à la fois
de plusieurs gènes simultanément et de facteurs de l'environnement
Hérédité mitochondriale :
Les mitochondries sont des organites qui ont leur propre génome. Les maladies
mitochondriales sont des maladies à transmission maternelle exclusive
Transmission des maladies héréditaires
Généralités
Les chromosomes d'une même paire sont
dits homologues
Deux chromosomes homologues sont
presque identiques
La plupart des gènes sont identiques,
mais certains peuvent être légèrement
différents
Ex: Un chromosome peut porter un gène
codant pour les yeux bleus et son
homologue le gène des yeux bruns Ce gène déterminant la couleur des yeux
existe en deux variétés différentes
(notées B et b) appelées allèles
Transmission des maladies héréditaires
Généralités
Les allèles occupent un emplacement précis sur le chromosome = locus
Locus de l'allèle B Locus de l'allèle b
B et b occupent le même locus sur le
chromosome 15
Transmission des maladies héréditaires
Généralités
Généralement un allèle domine l'autre allèle
L'allèle B des yeux bruns domine l'allèle b des yeux bleus
Un individu peut être:
• BB
Yeux bruns On pourrait aussi écrire:
• Bb 15B15B, 15B15b ou 15b15b
• bb Yeux bleus
L'allèle B est dominant sur l'allèle b
L'allèle b est dit récessif par rapport à l'allèle B
Certains allèles ne se dominent pas l'un l'autre. Les deux s'expriment s'ils sont
présents. On les dit alors codominants
Transmission des maladies héréditaires
Généralités
Génotype: type d'allèles portés
Ex. BB ou Bb ou bb
Phénotype: caractère physique déterminé par le génotype
Ex. yeux bruns ou yeux bleus
Quel serait le génotype d'une personne au phénotype yeux bleus?
bb
Quel serait le génotype d'une personne aux yeux bruns?
BB ou Bb
Transmission des maladies héréditaires
Généralités
Un individu portant deux allèles identiques (ex. BB ou bb) est dit
homozygote pour le caractère déterminé par ces allèles
Un individu portant deux allèles différents (Bb par ex.) est dit hétérozygote
Quel serait le génotype d'un hétérozygote aux yeux bruns?
Bb
Transmission des maladies héréditaires
Généralités
Arbres généalogiques
L’arbre généalogique est un élément clé du dossier du patient. Il permet notamment de visualiser
rapidement les antécédents familiaux et de préciser le mode de transmission du phénotype
Symboles utilisés pour construire un arbre
Transmission des maladies héréditaires
Modes de transmission des maladies génétiques
Les maladies génétiques sont dites dominantes ou récessives, si l'allèle
responsable est ou non dominant
On peut aussi les classer en fonction de la position du gène responsable de
l'anomalie:
• S'il est situé sur la paire de chromosomes sexuels, la maladie est dite
gonosomale
(transmission gonosomique)
• s'il est localisé sur un des chromosomes 1 à 22, la maladie est dite
autosomale
(transmission autosomique)
Transmission des maladies héréditaires
Type de transmission des maladies génétiques
Il existe différents types de transmission:
• Transmission autosomique récessive
• Transmission autosomique dominante
• Transmission récessive liée à l’X (ou transmission gonosomique récessive)
• Transmission dominante liée à l’X (ou transmission gonosomique dominante)
Transmission des maladies héréditaires
1. Transmission autosomique récessive
Une maladie génétique est dite de transmission
autosomique récessive quand :
• le gène anormal (version "malade", mutée du gène en
cause) est sur un chromosome non sexuel (ni X, ni Y,
donc sur un des autosomes (chromosomes 1 à 22))
• la présence de deux gènes anormaux est indispensable
pour que la maladie s'exprime (allèle récessif)
A chaque grossesse:
le risque que l'enfant soit malade est de 25%
Transmission des maladies héréditaires
1. Transmission autosomique récessive
Homozygote malade / Homozygote sain
Le plus souvent, un individu malade épouse un homozygote sain
A chaque grossesse, le risque que l'enfant soit malade est de 0% :
Aucun enfant ne sera malade, ils seront tous hétérozygotes, porteurs sains
Transmission des maladies héréditaires
1. Transmission autosomique récessive
Homozygote malade / Hétérozygote
Plus rarement, un individu malade épouse un hétérozygote sain
A chaque grossesse, le risque que l'enfant soit malade est de 50%
Transmission des maladies héréditaires
1. Transmission autosomique récessive
Homozygote malade / Homozygote malade
L'union de deux sujets malades est exceptionnelle mais possible
A chaque grossesse, le risque que l'enfant soit malade est de 100%
Transmission des maladies héréditaires
1. Transmission autosomique récessive
Exemple: la mucoviscidose
Dans la famille ci-dessous, II-2, III-7 et III-8 sont atteints de mucoviscidose, la maladie
autosomique récessive
Ils sont porteurs de deux allèles pathologiques , et leurs parents II-5 et II-6 sont
hétérozygotes porteurs sains
Analyse de l'arbre
• Aucun des parents d'un malade n'est atteint par la maladie.
• Il n'y a pas de personnes malades à toutes les générations.
• Les hommes et les femmes sont également atteints.
• Ces observations sont conformes au mode autosomique récessif
Transmission des maladies héréditaires
1. Transmission autosomique récessive
Exemple: la mucoviscidose
Risques pour la descendance
• Le risque de "transmettre" la maladie pour une personne homozygote malade
(a/a) ou pour une personne apparenté sain hétérozygote (A/a) dépend du statut de
son conjoint.
• Le risque de "transmettre" la maladie pour une personne homozygote saine
(A/A) est nul.
Transmission des maladies héréditaires
2. Transmission autosomique dominante
Une maladie génétique est dite de transmission
autosomique dominante quand :
• l'allèle anormal (version "malade", mutée du gène en
cause) est sur un chromosome non sexuel (ni X, ni Y,
donc sur un des autosomes (chromosomes 1 à 22))
• la présence d'un seul allèle anormal est suffisante
pour que la maladie s'exprime (allèle dominant))
A chaque grossesse:
le risque que l'enfant soit malade est de 50%
Transmission des maladies héréditaires
2. Transmission autosomique dominante
Frères et soeurs non atteints d’un individu malade
A chaque grossesse:
le risque que l'enfant soit malade est de 0%
Transmission des maladies héréditaires
2. Transmission autosomique dominante
Malade avec conjoint sain
Pour les individus malades ayant un conjoint sain:
(ce qui est quasi général)
A chaque grossesse:
le risque que l'enfant soit malade est de 50%
Transmission des maladies héréditaires
2. Transmission autosomique dominante
Malade avec conjoint malade
Situation très rare mais possible, par exemple dans les maladies relativement
fréquentes comme les hypercholestérolémies familiales, si les deux conjoints
malades ont une mutation dans le même gène
A chaque grossesse:
le risque que l'enfant soit malade est de 75%
Transmission des maladies héréditaires
2. Transmission autosomique dominante
Exemple : Diabète familial du jeune adulte (MODY)
Le MODY (Maturity Onset Diabetes of the Young) est une forme de diabète familial,
à transmission autosomique dominante et à début précoce, associé à des anomalies
primaires de l'insulinosécrétion.
Analyse de l'arbre :
• Un des deux parents d'un individu malade est atteint.
• La transmission est verticale (pas de saut de génération). Hommes et femmes sont malades
• La transmission est identique quel que soit le sexe du parent atteint.
•Une personne saine ne peut pas "transmettre" la maladie.
• Ces observations sont conformes au mode autosomique dominant.
Transmission des maladies héréditaires
2. Transmission autosomique dominante
Exemple : Diabète familial du jeune adulte (MODY)
Risques pour la descendance:
• Chacun des individus malades a un risque de 50% de "transmettre" la maladie à chaque
nouvelle grossesse
• Chacun des individus sains a un risque de 0% de "transmettre" la maladie à chaque
nouvelle grossesse
Transmission des maladies héréditaires
3. Transmission récessive liée à l’X
Légende des images : rouge = a la maladie, violet = porteur (porte le gène, mais n’est pas malade)
bleu = sain (n’est pas malade)
Une maladie génétique est dite de transmission
récessive liée à l' X quand :
• le gène anormal est sur le chromosome sexuel X
• la présence d'un seul gène anormal est suffisante
pour que la maladie s'exprime chez un garçon
• la présence des deux gènes est nécessaire pour que
la maladie s'exprime chez une fille.
Transmission des maladies héréditaires
3. Transmission récessive liée à l’X
Les individus de sexe masculin n'ont qu'un seul chromosome X : ils sont hémizygotes et
ne possèdent qu'un seul exemplaire des gènes du chromosome X
Par contre, les femmes possèdent deux chromosome X et deux exemplaires de chacun
des gènes localisés sur le chromosome X
Transmission par la mère
A chaque grossesse, le risque :
• qu'un garçon soit malade est de 50%
• qu'une fille soit conductrice est de 50%
Transmission des maladies héréditaires
3. Transmission récessive liée à l’X
Transmission par le père
• Toutes les filles d'un homme malade sont conductrices car elles reçoivent de leur père
le chromosome X qui porte l'allèle responsable de la maladie
• Aucun des fils d'un homme malade n'est malade, ni ne peut "transmettre" la maladie,
car ils reçoivent de leur père le chromosome Y qui n'est pas impliqué dans la maladie
A chaque grossesse, le risque :
• qu'un garçon soit malade est de 0%
• qu'une fille soit conductrice est de 100%
Transmission des maladies héréditaires
3. Transmission récessive liée à l’X
Exemple : Hémophilie
Quatre membres de la famille suivante sont atteints d'hémophilie, une maladie
caractérisée par une absence de coagulation sanguine due à la mutation d'un gène codant
pour un facteur de coagulation
Analyse de l'arbre
• Dans cette famille, on constate que seuls les hommes sont atteints. Il n'y a aucune
transmission père-fils. Toutes les filles d'un homme malade sont conductrices
• La moitié environ des fils d'une femme conductrice sont malades. Toutes les filles
d'une femme conductrice ne sont pas conductrices
• Ces observations sont conformes au mode récessif lié à l'X.
Transmission des maladies héréditaires
4. Transmission dominante liée à l’X
Légende des images : rouge = a la maladie, violet = porteur (porte le gène, mais n’est pas malade)
bleu = sain (n’est pas malade)
Une maladie génétique est dite de transmission
dominante liée à l'X quand :
• le gène anormal est sur le chromosome sexuel X
• la présence d'un seul gène anormal est suffisante
pour que la maladie s'exprime chez un garçon
• la présence d'un seul gène anormal est suffisante
pour que la maladie s'exprime chez une fille
Maladies génétiques héréditaires
4. Transmission dominante liée à l’X
Les individus de sexe masculin n'ont qu'un seul chromosome X : ils sont hémizygotes et
ne possèdent qu'un seul exemplaire des gènes du chromosome X
Par contre, les femmes possèdent deux chromosome X et deux exemplaires de chacun
des gènes localisés sur le chromosome X
Cas d'une mère malade et d'un père sain
A chaque grossesse, le risque :
• qu'un garçon soit malade est de 50%
• qu'une fille soit malade est de 50%
Maladies génétiques héréditaires
4. Transmission dominante liée à l’X
Cas d'un père malade et d'une mère saine
• Toutes les filles d'un homme malade reçoivent de leur père le chromosome X qui porte
l'allèle pathologique. Etant hétérozygotes elles seront donc malades et pourront "transmettre"
la maladie à leurs enfants
• Aucun des fils d'un homme malade n'est atteint car ils reçoivent de leur père le
chromosome Y qui n'est pas impliqué dans la maladie. Ces garçons n'auront donc aucun
risque de "transmettre" la maladie à leur descendance
A chaque grossesse, le risque :
• qu'un garçon soit malade est de 0%
• qu'une fille soit malade est de 100%
Transmission des maladies héréditaires
4. Transmission dominante liée à l’X
Cas d'un père malade et d'une mère malade
• Chacun des enfants d'une femme malade, garçon ou fille, a un risque de 1/2 de recevoir le
chromosome X muté de sa mère
• Chacun des enfants d'un homme malade, garçon ou fille, a un risque de 1/2 de recevoir le
chromosome X muté de son père
• Toutes les filles auront donc obligatoirement un chromosome X défectueux et seront malades
• Celles qui auront reçu deux exemplaires du chromosome muté "transmettront" la maladie à tous leurs
enfants
A chaque grossesse, le risque :
• qu'un garçon soit malade est de 50%
• qu'une fille soit malade est de 100%
Transmission des maladies héréditaires
4. Transmission dominante liée à l’X
Exemple : Rachitisme vitamino-dépendant
Dans la famille suivante, plusieurs personnes sont atteintes de rachitisme vitamino-
résistant, une maladie qui se traduit par un déficit en phosphate à l'origine de
fragilités osseuses.
Analyse de l'arbre:
• On constate que toutes les filles d'un homme atteint sont atteintes, mais qu'il n'y a pas de
transmission père-fils.
• Par contre, tous les enfants d'une femme atteinte ne sont pas malades. Il y a plus de femmes atteintes
que d'hommes atteints.
• Ces observations sont conformes au mode dominant lié à l'X.
Transmission des maladies héréditaires
4. Transmission dominante liée à l’X
Exemple : Rachitisme vitamino-dépendant
Risques pour la descendance:
• Les hommes atteints "transmettront" la maladie à toutes leurs filles mais à aucun de leurs garçons.
• A chaque grossesse d'une mère atteinte, le risque que l'enfant, fille ou garçon, soit malade est de 50%.
• Les enfants sains ne "transmettent" pas la maladie.
Transmission des maladies héréditaires
Chromosome Y
Transmission des maladies héréditaires
Chromosome Y
En absence de S-R-Y, la testostérone et A-M-H ne sont pas sécrétées : spontanément la
gonade devient un ovaire, les canaux de Müller se développent en vagin, utérus et trompes
utérines, les canaux de Wolff régressent et les organes génitaux externes se transforment
en clitoris et lèvres
Transmission des maladies héréditaires
Chromosome Y
Transmission des maladies héréditaires
Femmes au chromosome Y ?
Gros biceps, cuisses musclées, peu de hanche et voix grave
Leurs performances exceptionnelles n’étaient pas dues au dopage mais à une anomalie
génétique extrêmement rare
Hommes au chromosome X?
Syndrome de la chapelle
Des testicules non descendus. À long terme, des complications consécutives à
l'hypogonadisme masculin sont : une faible libido, un dysfonctionnement érectile, une
régression des caractères sexuels secondaires, l'ostéopénie et la dépression