La Martingale Dermatologie Entraînement EDN
La Martingale Dermatologie Entraînement EDN
LA
DERMATOLOGIE
ENTRAÎNEMENT
ERWIN BENASSAÏA
llipse
Il a été diffusé exclusivement sur la libairie SM-librairiepdf.com le forum © SBA-MEDECINE ,
pour plus des livres médicaux gratuits, préparation ECNi R2C,.... visitez: www.sba-medecine.com depuis 2009
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À retrouver dans la collection
Le constat qu'a fait Amélie Robinet, 3 aux ECNi 2021, est que les étudiants
manquent cruellement de dossiers d'entraînements conformes à l'esprit
du concours. En dehors de ceux des Collèges et des annales récentes que
tout étudiant fait au moins une fois au cours de son externat, Il n'existe pas
d'autres dossiers rédigés par les Professeurs d'Université. C'est pourquoi
Amélie a décidé d'adapter les annales d'avant 2014 à la réforme de VEDN
pour vous permettre d'acquérir des réflexes qui seront discriminants le
jour du concours.
CoHection dirigée
ALEXANDRE LEFÈVRE
236 ECN1 2021
magtin&ale *
L'imagerie représente 10% des questions à l'ECNi. Alexandre, jeune
interne de radiologie, a travaillé avec le Dr Aymeric Rauch (Tuto Radio) ECNi EDH
BENOiTP^ANE^
MAtfTMALE
Rappels de
a*K explications, pièges
et astuces d'apprentissage mais aussi pour ancrer ses connaissances en fin de 2 cycle.
DES UNIVERSITE -y
rllipses'
Section
A- Charon et Dr N.
LMBtîOlV|f2
^•VERSlfts
DOSSIERS TRANSVERS
INDISPENSABLES
de Thomas et Maïlys DOSSIERS TRANSVER!
* Méthodologie complète
INDISPENSABLES
À Corrections détaillées avec explications, pièges « de Tristan et Clément
DOSSIERS TRANSVERSAUX
* Rappels de cours (tableaux et schémas)
* Méthodologie complète INDISPENSABLES
A Corrections détaillées avec explications, pièges
de Pierre-Olivier et Léo
• Rappels de cours (tableaux et schémas)
ellipses
Méthodologie complète
EDN LA
*
RÉFÉRENT'EL DE FICHES
Medicales
VOLUME 1
ClaSsement des
Dr. A-CHARON
Dr. N.METON
EDN LA —
MAieTTW^ALÊ
RÉFÉRENTIEL DE FICHES
En 3 ans, les fiches La Martingale se sont imposées comme
MÉDICALES le support de référence à la préparation des ECNi avec plus
VOLUME 2 de 30 000 exemplaires vendus depuis sa première édition.
Classement des connaissances en rang A et B
QR CODE des recommandations à connaître Cette 3e édition, adaptée à l'EDN, contient les tableaux,
VERSION NUMÉRIQUE R2C algorithmes, recommandations des sociétés savantes, astuce
Accessible chez Conférence Hermès
de transversalité et illustrations indispensables à l'intégration
• Actualisation continue des fiches
• Notifications à chaque recommandation efficace des informations éligibles pour le concours. Toutes les
connaissances sont classées en rangs A et B conformément
au nouveau programme.
L'entraînement sur plusieurs pathologies dermatologiques avec une correction détaillée vous permettra
de mieux compartimenter le collège et de comprendre les subtilités de cette spécialité.
Dans ce livre d'exercices, j'ai essayé d'imaginer des situations cliniques, des questions de la pratique
courante en rapport uniquement avec des connaissances du rang A et du rang B.
Il existe des iconographies pour lesquelles vous devez faire un diagnostic avec une seule image, des QROC
pour lesquels la réponse doit être très limitée, des zones à pointer, des questions à réponse unique et
des questions à réponses multiples.
En la choisissant, vous pouvez rencontrer des pathologies propres à la dermatologie (psoriasis, dermatite
atypique, vitiligo, hidradénite suppurée...), celles des muqueuses (lichen, dermatose bulleuse, oncologie...),
des phanères (pelade...) de la médecine interne pour laquelle vous serez souvent en première ligne, pour
le diagnostic (lupus, sclérodermie, dermatomyosite, sarcoïdose...), infectieux (fasciite nécrosante, gale,
herpès, zona, varicelle, exanthèmes viraux ou bactériens, méningite, mycobactérie, parasite, retour de
voyage de pays tropical...), vasculaire (ulcères, nécroses cutanées...), prise en charge des plaies, hémato
logie (dermatose neutrophilique, lymphome T cutané, métastases cutanées d'un cancer hématologique,
purpura et thrombopénie, neutropénie et aphtes buccaux...), digestives (MICI et psoriasis...), complica
tions cutanées des chimiothérapies, toxidermie...
Il s'agit d'une des seules spécialités pour lesquelles vous faites le diagnostic du cancer, la chirurgie et
vous gérez la surveillance et le traitement du début à la fin.
Les oncologues ne gèrent généralement pas les cancers cutanés en France.
Vous pouvez faire de la chirurgie cutanée de tout niveau y compris des lambeaux en locale.
Une autre notion sympathique en dermatologie sont les staffs anatomocliniques dans lesquels derma
tologues et anapath discutent autour d'un cas pour poser un diagnostic.
Enfin bref, vous l'avez compris, la dermatologie est une très belle spécialité, et c'est pourquoi elle est
choisie parmi les premières à l'EDN.
Je remercie Anne pour sa confiance à la rédaction de ce livre. Bon courage, vous verrez qu'en étant
interne, on oublie quasiment toutes les souffrances de l'externat ! Vous faites un super métier et des
magnifiques expériences vous attendent (coucou Kelly :)).
PRÉFACE
Les questions sont rédigées selon les nouvelles modalités de l'EDN : QROC, zone à pointer, QRU, QRM.
Toutes les questions ont été imaginées par rapport à des cas fréquents pour un dermatologue dans la
pratique courante.
Vous pouvez commencer ce livre d'entraînement soit après un premier tour global ou après la lecture
d'un item pour comprendre l'ambiance du cours ou également avant de refaire un tour de révision pour
cibler vos faiblesses.
De nombreux rappels de cours vous permettent de comprendre les éléments les plus importants.
Faire des exercices est indispensable à la compréhension. Je vous conseille de très rapidement en faire.
C'est plus rentable que rester des heures sur une notion d'un cours que vous ne comprenez pas. Un jour,
vous tomberez sur l'exercice qui vous fera comprendre cette fameuse partie du cours incompréhensible.
Gardez en tête que la peau est un organe précieux pour les raisons suivantes :
ÏÔMMAItS
sommaire cliquable
■ Mot de l'auteur................................................................................................. 7
■ Préface............................................................................................................. 9
Dossiers progressifs
Dossier progressif n° 1 15
■ ■ Correction dossier progressif n° 1.............................................................................. 19
Dossier progressif n° 2 31
■ ■ Correction dossier progressif n° 2.............................................................................. 35
Dossier progressif n° 3 45
■ ■ Correction dossier progressif n° 3.............................................................................. 48
Dossier progressif n° 4 55
■ n Correction dossier progressif n° 4............................................................................... 59
Dossier progressif n° 5 69
m Correction dossier progressif n° 5....................................................................................73
Dossier progressif n° 6 83
■ ■ Correction dossier progressif n° 6............................................................................... 86
Dossier progressif n° 7 95
■ i Correction dossier progressif n° 7............................................................................... 98
Questions isolées
■ Préface............................................................................................................. 9
Dossiers progressifs
Dossier progressif n° 1 15
■ ■ Correction dossier progressif n° 1............................................................................... 19
Dossier progressif n° 2 31
■ ■ Correction dossier progressif n° 2............................................................................... 35
Dossier progressif n° 3 45
■ i Correction dossier progressif n° 3............................................................................... 48
Dossier progressif n° 4 55
■ ■ Correction dossier progressif n° 4............................................................................... 59
Dossier progressif n° 5 69
■ ■ Correction dossier progressif n° 5............................................................................... 73
Dossier progressif n° 6 83
■ ■ Correction dossier progressif n° 6............................................................................... 86
Dossier progressif n° 7 95
■ ■ Correction dossier progressif n° 7............................................................................... 98
Questions isolées
Vous recevez en consultation monsieur V, 35 ans, pour des lésions cutanées au niveau du nombril,
des coudes, du cuir chevelu et des jambes dont les aspects sont superposables à la photo ci-dessous.
Elles sont présentes depuis 3 semaines.
Vous posez le diagnostic de psoriasis.
Il aurait déjà eu des poussées de ce type lors de son adolescence.
■ QRM 2 : Quel(s) est ou sont le(s) facteur(s) pouvant déclencher une poussée de psoriasis ?
A. Rhinopharyngite virale
B. Bêta-bloquants
C. Stress
D. Macération
E. Atopie
QRM 4 : Concernant l'atteinte du cuir chevelu dans le psoriasis, quelles sont la ou les
proposition(s) exacte(s) ?
A. Le principal diagnostic différentiel est la dermatite séborrhéique
Il s'agit d'une cause classique d'alopécie cicatricielle du cuir chevelu
C. Une chute de cheveux temporaire est possible
D. L'atteinte en couronne (occipitale, liseré du cuir chevelu) est évocatrice de psoriasis
E. Est associée au rhumatisme psoriasique
■ QRM 7 : Quelles sont la ou les affirmation(s) exacte(s) par rapport au(x) pathologie(s) associées
au psoriasis ?
A. Syndrome dépressif
Conduites addictives
C. Surrisque de MICI
D. Surrisque de leucémie
E. Syndrome métabolique
Vous avez pu faire le point sur votre patient. Il est fumeur à 30 PA et boit environ 5 bières par jour.
La rechute du psoriasis a été provoquée quelques jours après le décès de son meilleur ami. Il a un
IMC à 35 kg/m2, il se sent triste.
Il n'a pas de douleurs articulaires. Vous n'avez pas d'argument pour une MICI.
Il vous demande les évolutions et complications possibles du psoriasis.
■ QRM 10 : Vous décidez dans un premier temps d'introduire un traitement local car le DLQI
et le PASI sont < 10. Cochez la ou les proposition(s) exacte(s).
A. Le traitement local cutané repose sur l'association de dermocorticoïdes et de dérivés
de la vitamine A
B. Les pommades ont une meilleure pénétration cutanée que les crèmes
C. Plus la couche cornée est épaissie, plus il faut appliquer les dermocorticoïdes plusieurs fois
par jour
D. En cas de couche cornée épaissie, l'acide salicylique peut permettre de décaper les squames
E. Il vaut mieux utiliser une crème pour les cheveux
Vous revoyez le patient 8 mois plus tard. Il était satisfait du traitement les 3 premiers mois, mais
par la suite les poussées étaient de plus en plus rapprochées à l'arrêt du traitement local. Il se lasse
d'appliquer des crèmes tous les soirs.
Ses habitudes de vie sont les mêmes.
■ QRM 13 : Quelles sont le ou les affirmation(s) exacte(s) concernant les effets indésirables
de la photothérapie ?
A. Brûlure
B. Vieillissement prématuré de la peau
C. Zona
D. Lupus
E. Mycosis fongoïde
■ QRM 14 : Le patient ne souhaite pas se rendre plusieurs fois par semaine dans une cabine
de photothérapie. Quel(s) médicament(s) pouvez-vous lui proposer ?
A. Anti-TNFa
B. Méthotrexate
C. Ciclosporine
D. AntilL-12/23
E. Acitrétine
■ QRM 15 : Après discussion avec le patient, vous optez pour le méthotrexate. Quel(s) est ou sont
le(s) effet(s) indésirables possibles ?
A. Cytopénie
B. Hypertrichose
C. Hyperplasie gingivale
D. Sécheresse cutanéo-muqueuse
E. Pneumopathie d'hypersensibilité
■ Zone à pointer 1
► Correction
À noter des squames très importantes peuvent donner l'aspect d'une carapace.
Sur peau noire, l'érythème est moins fréquent et il faut rechercher une peau plus foncée que
O
d'habitude.
Dossier progressif n'
Astuce du dermatologue
Il ne faut pas hésiter à demander aux patients avec une peau pigmentée si leur peau est plus
foncée que d'habitude et s'ils ont une photo pour comparer.
■ QRM 2
► Correction: ABC
A. Rhinopharyngite virale
B. Bêta-bloquants
C. Stress
D. Macération
E. Atopie
■ QRM 3
► Correction:ABCDE
A. VIH
B. Alcool
C. Obésité
D. Tabac
E. Corticothérapie générale
L'alcool, le tabac et la surcharge pondérale sont des facteurs reconnus de gravité et de résis
Correction • Dossier progressif n
Astuce du dermatologue
En dermatologie, la corticothérapie générale entraîne souvent des rebonds très importants
notamment dans la dermatite atopique, le psoriasis, l'urticaire...
Il y a très peu d'indications pour les EDN à une corticothérapie générale en dermatologie (PB
pauci-bulleuse).
■ QRM 4
► Correction : ACDE
A. Le principal diagnostic différentiel est la dermatite séborrhéique
B. Il s'agit d'une cause classique d'alopécie cicatricielle du cuir chevelu
C. Une chute de cheveux temporaire est possible
D. L'atteinte en couronne (occipitale, liseré du cuir chevelu) est évocatrice de psoriasis
E. Est associée au rhumatisme psoriasique
Astuce du dermatologue
En dermatologie, en cas de doute diagnostique, il faut rechercher d'autres lésions qui pour
raient orienter votre diagnostic.
Pour distinguer une dermatite séborrhéique d'un psoriasis du cuir chevelu et vice-versa, il faut
rechercher des lésions de psoriasis sur les autres zones du corps ou une dermatite sébor
rhéique du visage, car le psoriasis du visage est rare.
Vous comprendrez l'importance d'examiner les patients complètement déshabillés quel que
soit le motif de consultation.
■ QR0C5
► Correction Rhumatisme psoriasique (Rang B)
Très rapidement, au cours d'une consultation pour psoriasis, il faut demander aux patients s'ils
ont des douleurs articulaires inflammatoires.
Il faut également rechercher cliniquement des signes de maladies inflammatoires chroniques
de l'intestin en recherchant des diarrhées, des douleurs abdominales...
Astuce du dermatologue
Petite check-list devant un psoriasis qui est semblable au fil directeur de ce DP :
• Diagnostic clinique
• Maladies associées : Rhumatisme psoriasique ? MICI ? Comorbidités cardiovasculaires ?
• Tabac, alcool, obésité ?
• Sévérité : PASI, DLQI, surface corporelle atteinte
• Traitement local ou systémique (si oui lequel, attention aux contre-indications et aux
effets secondaires)
■ QRM 6
► Correction: ACE
A. 25 % des patients atteints de psoriasis ont un rhumatisme psoriasique.
B. Les douleurs articulaires évoluent parallèlement à l'atteinte cutanée.
C. Vous recherchez également une inflammation des enthèses.
D. L'atteinte est seulement périphérique.
E. Les IPD sont souvent atteintes contrairement à la polyarthrite rhumatoïde.
A. L'atteinte articulaire est préexistante dans environ 75 % des cas ; synchrone des manifes
tations articulaires dans 10 à 15 % des cas ; et chez 10 à 15 % des malades, les signes
articulaires précèdent les signes cutanés.
Il faut savoir rechercher des antécédents familiaux de psoriasis. Cf. collège de rhumatologie.
B. La sévérité de l'atteinte cutanée est non corrélée à la présence d'une atteinte articulaire.
(Rang B)
C. Les enthèses sont les insertions osseuses des tendons, des ligaments et des capsules.
(Rang B)
D. L'atteinte peut être périphérique ou axiale. (Rang B)
E. Le rhumatisme psoriasique a une présentation proche de la polyarthrite rhumatoïde, et se
Correction • Dossier progressif ri
■ QRM7
► Correction : ABCE
A. Syndrome dépressif
B. Conduites addictives
C. Surrisque de MICI
D. Surrisque de leucémie
E. Syndrome métabolique
Il faut rechercher :
• Addictions : alcool, tabac.
• Syndrome métabolique : obésité abdominale, diabète, HTA, dyslipémie, risque accru
de mortalité précoce pour le psoriasis sévère.
• Pathologies cardiovasculaires : risque accru dès le plus jeune âge.
• Maladies inflammatoires du tube digestif (Rang A)
Astuce du dermatologue
La peau peut être le reflet d'une maladie systémique.
Tout l'enjeu est de la dépister de manière précoce (syndrome paranéoplasique, maladie méta
bolique, maladie hématologique...).
■ QRM 8
Correction: ACE
A. PASI
B. Phénomène de Koebner
ection • Dossier progressif n'
C. DLQI
D. Surinfection cutanée
E. Surface corporelle atteinte
Astuce du dermatologue
Un patient par exemple peut avoir une atteinte des mains uniquement donc le PASI et la sur
face corporelle seront < 10.
Cependant, s'il est très gêné (patient pianiste...), le DLQI sera > 10, il faudra mettre en place
rapidement un traitement systémique.
■ QRM 9
► Correction : ABCD
A. Les psoriasis de début précoce sont plus sévères que les psoriasis débutant après 50 ans
B. Rémissions plus fréquentes en été
C. Pas de guérison définitive grâce aux traitements
D. Surinfection cutanée
rrection • Dossier progressif n
E. Cancérisation
A. Les psoriasis de début précoce sont plus souvent associés à des psoriasis sévères que les
psoriasis débutant après la cinquantaine. (Rang B)
B. Les rémissions sont plus fréquentes en été du fait de l'effet bénéfique des rayons
ultraviolets.
La photothérapie mime l'effet photo-immunosuppresseur des rayons UV.
On retrouve également cette notion dans la dermatite atopique. (Rang B)
■ QRM 10
► Correction: BD
A. Le traitement local cutané repose sur l'association de dermocorticoïdes et de dérivés de la
vitamine A.
B. Les pommades ont une meilleure pénétration cutanée que les crèmes.
C. Plus la couche cornée est épaissie, plus il faut appliquer les dermocorticoïdes plusieurs fois
par jour.
D. En cas de squames épaisses, l'acide salicylique peut permettre de décaper les squames.
E. Il vaut mieux utiliser une crème pour les cheveux.
Astuce du dermatologue
En hospitalisation, dans un service de dermatologie, les bains (d'amidon) et les émollients
peuvent permettre de décaper les lésions et de soulager le prurit.
■ QRM 11
► Correction: BD
A. La photothérapie UVB spectre étroit est associée à un psoralène.
B. Il faut en moyenne 20 à 30 séances à raison de 2 à 3 séances par semaine.
C. La PUVA thérapie est moins carcinogène que la photothérapie à UVB spectre étroit.
D. Il faut recueillir les médicaments que prend le patient avant chaque séance.
E. Le méthotrexate et la photothérapie sont synergiques.
Astuce du dermatologue
Avant une séance de photothérapie, il faut interroger le patient pour savoir s'il prend des
médicaments photo-sensibilisants. Il faut également protéger les yeux et les organes génitaux
externes !
■ QROC12
► Correction
La photothérapie mime les effets des UV, le risque est donc le même : les cancers cutanés.
Il ne faut pas dépasser les 200 séances, et tout patient ayant eu de la photothérapie doit être
suivi régulièrement pour le dépistage des cancers cutanés. (Rang B).
■ QRM 13
► Correction: AB
A. Brûlure
B. Vieillissement prématuré de la peau
C. Zona
D. Lupus
E. Mycosis fongoïde
Correction • Dossier progressif n
■ QRM 14
► Correction: BCE
A. Anti-TNFa
B. Méthotrexate
C. Ciclosporine
D. Anti-IL-12/23
E. Acitrétine
• Anti-IL-17
• Allaitement • Anomalie
Hémogramme
• Insuffisance rénale
• Infection évolutive
Astuce du dermatologue
Toujours bien connaître les avantages et inconvénients de chaque molécule.
Par exemple : ne pas donner de ciclosporine si le patient est hypertendu ou de méthotrexate
chez un patient suivi pour une cirrhose.
Nous avons la chance en dermatologie d'avoir plusieurs molécules disponibles. On peut donc
faire des traitements adaptés pour les patients en fonction des avantages et inconvénients de
chacune des molécules.
Correction • Dossier progressif n
■ QRM 15
► Correction: AE
A. Cytopénie
B. Hypertrichose
C. Hyperplasie gingivale
D. Sécheresse cutanéo-muqueuse
D. Pneumopathie d'hypersensibilité
Le méthotrexate est un médicament très utilisé dans les maladies inflammatoires. Il faut bien
connaître ses effets indésirables. (Rang B)
■ QRM 2 : Quelle(s) est ou sont la ou les proposition(s) exacte(s) en faveur d'une pemphigoïde
bulleuse ?
A. Âge du patient
B. Le prurit
C. Le sexe masculin
D. L'antécédent d'AVC
E. L'hypertension artérielle
QRM 3 : Quelle(s) est ou sont la ou les proposition(s) exacte(s) concernant la suite de la prise en
charge ?
A. Retour au domicile
B. Biopsie cutanée pour histologie standard
C. Biopsie cutanée pour immunofluorescence directe
D. Voie veineuse systématique
E. Recherche d'anticorps anti-nucléaires
■ QRU 5 : Parmi les propositions suivantes, lequel de ces résultats confirmera votre diagnostic de
pemphigoïde bulleuse ?
A. Hyperéosinophilie
Histologie standard : bulle sous-épidermique avec des éosinophiles, sans acantholyse
ni nécrose des kératinocytes, associée à un infiltrat inflammatoire dermique riche en
éosinophiles
C. Immunofluorescence directe : dépôts linéaires d'IgG et de C3 le long de la jonction
dermo-épidermique
D. Anticorps anti-membrane basale positif
E. Le diagnostic clinique suffit
■ QRU 6 : Quelle est la proposition exacte concernant la prise en charge de cette pemphigoïde
bulleuse ?
A. Identification de cas dans l'EHPAD
Bains antiseptiques
C. Pansement collant sur les lésions bulleuses
D Dermocorticoïdes d'activité forte
E. Corticothérapie générale
■ QRM 8 : Quelle(s) est ou sont la ou les proposition(s) exacte(s) concernant les risques de la
pemphigoïde bulleuse ?
A Déshydratation et pertes hydroélectrolytiques
B. Dénutrition
C. Septicémie
D. Cécité
E. Mortalité à 1 an de 10 %
■ QRM 9 : Le patient est traité par dermocorticoïdes d'activité très forte. La principale
complication possible est l'atrophie cutanée. Quelle(s) est ou sont la ou les proposition(s)
exacte(s) qui peuvent concerner l'atrophie cutanée ?
A. Peau en papier à cigarette
B. Vergetures
C. Télangiectasies
D. Purpura
E. Cancérisation
QRM 12 : La fille de monsieur G, vous pose des questions concernant cette maladie
auto-immune. Quelle(s) est ou sont la ou les proposition(s) exacte(s) concernant la pemphigoïde
bulleuse ?
A. Auto-anticorps dirigés contre des protéines des desmosomes
B. Auto-anticorps dirigés contre les protéines de la jonction dermo-épidermique
C. Auto-anticorps dirigés contre le noyau des cellules
D. Auto-anticorps dirigés contre les mélanocytes
E. Auto-anticorps dirigés contre les cellules nerveuses
QROC 13 : Le patient sort d'hospitalisation et retourne à l'EPHAD avec des soins infirmiers par
dermocorticoïdes. Le médecin de l'EHPAD vous envoie un mail avec cette lésion évoluant depuis
48 heures. Quel est votre diagnostic ?
■ QRM 14 : Quelle(s) est ou sont la ou les proposition(s) exacte(s) concernant la prise en charge ?
A. Il faut idéalement débuter le traitement du zona dans les 5 jours
B. Arrêt des dermocorticoïdes
C. Prélèvement du liquide d'une vésicule pour recherche de VZV
D. Désinfection antiseptique
E. Traitement par aciclovir IV pendant 7 jours
■ Zone à pointer 1
Sur cette photo, vous voyez des lésions bulleuses tendues, des érosions post-bulleuses
(lésions érosives ± annulaires) et des lésions croûteuses sur un fond inflammatoire.
Les lésions post-vésiculeuses sont de plus petites tailles.
Il existe un aspect eczématiforme par cet érythème sec en dehors des bulles (discutable ;)).
Sur la photo :
La lésion élémentaire est la bulle (flèche noire).
Les érosions post-bulleuses (lésions érosives superficielles plutôt annulaires) sont des lésions
rection • Dossier progressif n'
Dans un pemphigus vulgaire, les bulles sont flasques et reposent sur une peau saine. (Rang A).
Un autre exemple de pemphigoïde bulleuse avec le même aspect que la photo précédente.
Astuce du dermatologue
Il faut toujours chercher la lésion élémentaire en dermatologie : macule, papule, bulle, vési-
cule, pustule !
■ QRM 2
► Correction: ABD
A. Âge du patient
B. Le prurit
C. Le sexe masculin
D. L'antécédent d'AVC
E. L'hypertension artérielle
E. L'hypertension artérielle n'est pas en lien avec la pemphigoïde bulleuse. (Rang A).
Par contre les diurétiques épargneurs de potassium sont pourvoyeuses de pemphigoïdes
bulleuses. (Rang C).
■ QRM 3
► Correction: BC
A. Retour au domicile
B. Biopsie cutanée pour histologie standard
C. Biopsie cutanée pour immunofluorescence directe
D. Voie veineuse systématique
E. Recherche d'anticorps anti-nucléaires
A. Le patient est grabataire avec une atteinte cutanée importante, l'hospitalisation est indis
pensable. Toute forme étendue ou rapidement évolutive impose une hospitalisation en
service spécialisé. (Rang A).
Un service de dermatologie aura pour particularité unique des infirmiers formés et expérimen
tés pour l'application du traitement local (désinfection, pansement, application des crèmes...).
L'hospitalisation est quasi systématique dans le cadre d'une pemphigoïde bulleuse.
B. La biopsie cutanée pour histologie standard fait partie du diagnostic.
Elle permet de mettre en évidence le niveau de clivage : on s'attend à une bulle sous épi
dermique contenant des éosinophiles, sans acantholyse (pemphigus vulgaire) ni nécrose
des kératinocytes (NET), associée à un infiltrat inflammatoire dermique en éosinophiles.
(Rang A).
C. L'immunofluorescence directe est indispensable au diagnostic. En immunofluorescence
directe : on retrouvera des dépôts linéaires d'IgE et/ou de C3 à la jonction dermo-
épidermique. (Rang A).
D. Il faut absolument réhydrater les patients pour couvrir les pertes cutanées mais il faut
éviter la voie veineuse compte tenu du risque infectieux. (Rang A).
E. En immunofluorescence indirecte : on recherche les anticorps anti-membrane basale en
IFI ou les anticorps anti-BP230 ou 180 en ELISA. (Rang B).
■ QROC4
Sur une bulle cutanée intacte et récente. (Rang A).
Cette histologie permet de faire la distinction entre un clivage sous-épidermique et un clivage
intra-épidermique.
Pour rappel :
La biopsie cutanée pour l'immunofluorescence directe se réalise en peau péri-bulleuse
(rond).
Correction • Dossier progressif ri
La biopsie cutanée pour l'histologie standard se réalise au niveau d'une bulle (triangle).
A. Hyperéosinophilie
B. Histologie standard : Bulle sous-épidermique avec des éosinophiles, sans acantholyse ni
nécrose des kératinocytes, associée à un infiltrat inflammatoire dermique riche en
éosinophiles
C. Immunofluorescence directe : dépôts linéaires d'IgG et de C3 le long de la jonction
dermo-épidermique
D. Anticorps anti-membrane basale positif
E. Le diagnostic clinique suffit
Les autres propositions sont des arguments en faveur du diagnostic de pemphigoïde bulleuse.
■ QRU 6
► Correction: B
A. Identification de cas dans l'EHPAD
B. Bains antiseptiques
C. Pansement collant sur les lésions bulleuses
D. Dermocorticoïdes d'activité forte
E. Corticothérapie générale
rrection • Dossier progressif n'
A. Ce n'est pas une maladie contagieuse mais une maladie auto-immune. Les cas sont fré
quents en EHPAD car le terrain est commun (sujet âgé, troubles neurocognitifs...).
(Rang A).
B. Pour éviter la surinfection des lésions bulleuses et post-bulleuses. (Rang A).
C. La peau est fragile, il faut éviter les pansements collants qui peuvent arracher la peau.
On favorise les bandes et les pansements qui se collent sur eux-mêmes. (Rang A).
D. Le traitement repose sur des dermocorticoïdes d'activité très forte (Rang A).
E. La prednisone à 0,5-0,75 mg/kg est proposée en cas de pemphigoïde pauci-bulleuse
(< 10 bulles). (Rang A).
Astuce du dermatologue
En France on préfère les dermocorticoïdes plutôt que la corticothérapie générale car l'effica
cité est la même avec moins d'effets secondaires chez des patients avec un terrain fragile.
L'inconvénient est la lourdeur des soins, il faut qu'une infirmière passe 3 tubes sur tout le
corps tous les jours !
■ QROC7
► Correction , Dermocorticoïdes d'activité très forte. (Rang A)
Ce sont des soins infirmiers lourds et complexes :
Désinfection cutanée
Compter et percer les bulles
Dermocorticoïdes d'activité très forte 3 tubes par jour sur tout le corps tous les jours pendant
1 mois, puis tous les 2 jours pendant 1 mois, puis 2 fois par semaine pendant 1 mois puis 1 fois
par semaine pendant 1 mois théoriquement
Pansements non collants sur les lésions érosives post-bulleuses
Les dermocorticoïdes d'activité fortes introduits par le médecin traitant ne sont pas suffisants
■ QRM 8
► Correction: ABC
A. Déshydratation et pertes hydroélectrolytiques
B. Dénutrition
C. Septicémie
D. Cécité
E. Mortalité à 1 an de 10 %
A. B. C. Une maladie bulleuse auto-immune entraîne une destruction de la peau et les risques
sont les mêmes que chez les grands brûlés.
La peau permet de conserver l'homéostasie hydroélectrolytique (risque de déshydrata
tion et troubles hydroélectrolytiques), la température (risque d'hypothermie), un rôle
dans l'immunité innée et constitue une barrière contre le milieu extérieur (septicémie).
(Rang A).
D. L'atteinte des muqueuses n'est pas la règle dans une pemphigoïde bulleuse.
Le risque d'atteinte des muqueuses est dans le pemphigus vulgaire ou la pemphigoïde c
cicatricielle. (Rang A).
n'
rrection • Dossier progressif
E. La mortalité à 1 an est de 30-40 %. Cette mortalité est liée à la maladie, aux traitements
par corticoïdes et les comorbidités souvent associées chez ces patients. (Rang A)
Astuce du dermatologue
Toujours avoir en tête ces complications en cas de maladie dermatologique : septicémie,
dénutrition, déshydratation, hypothermie, risques cicatriciels/esthétiques.
■ QRM 9
Correction: ABCD
A. Peau en papier à cigarette
B. Vergetures
C. Télangiectasies
D. Purpura
E. Cancérisation
Astuce du dermatologue
Je vous donne quelques noms de dermocorticoïdes pour que vous compreniez mieux en stage :
Dermocorticoïdes d'activité très forte : dermoval (clarelux)
Dermocorticoïdes d'activité forte : diprosone, nerisone
Dermocortcoides d'activité modérée : tridésonit (visage ++)
Dermocorticoïdes d'activité faible : hydrocortisone crème (non utilisé par les dermatologues,
vendu en grande surface pour soulager le prurit en cas de piqûre de moustique)
■ QROC10
Astuce du dermatologue
Les cancers cutanés sont les cancers les plus fréquents, il faut savoir les reconnaître et les
prendre en charge !
■ QRM 11
► Correction : AB
A. Cryothérapie
B. Photothérapie dynamique
C. Photothérapie par UVA
D. Chimiothérapie
E. Pas de traitement d'emblée sans la réalisation d'une biopsie au préalable
A. B : Plusieurs moyens existent pour détruire des lésions de kératoses actiniques (Rang B) :
- Physique : cryothérapie ou azote liquide, laser CO2, électrocoagulation, en étant un n
peu large si champ de cancérisation. O
Correction • Dossier progressif n'
■ QRU 12
■ QROC 13
► Correction
Vous décrivez des lésions vésiculeuses coalescentes, parfois nécrotiques de disposition
métamérique. C'est la description typique d'un zona. (Rang A). Ce ne sont pas des bulles de
rechute d'une pemphigoïde bulleuse. La téléconsultation est très fréquente en dermatologie.
Il faut savoir faire le diagnostic seulement avec une photo qui est souvent de piètre qualité.
■ QRM 14
► Correction : BCDE
A. Il faut idéalement débuter le traitement du zona dans les 5 jours
B. Arrêt des dermocorticoïdes
C. Prélèvement du liquide d'une vésicule pour recherche de VZV
Correction • Dossier progressif n
D. Désinfection antiseptique
E. Traitement par aciclovir IV pendant 7 jours
Généralement à l'EDN, il n'y aura pas sujet à discussion. C'est un raisonnement que vous aurez
lorsque vous serez interne avec l'aide de votre chef.
A. Le traitement antiviral en cas de zona est indiqué en cas d'immunodépression, à partir
de 50 ans ou en cas de zona ophtalmique. Il faut idéalement le débuter dans les 72 heures
suivant le début de l'éruption. (Rang A).
B. Le risque est l'aggravation très rapide du zona sous dermocorticoïdes, il faut arrêter les
dermocorticoïdes le temps du traitement. (Rang A).
C. Le diagnostic est clinique. Le prélèvement biologique est indiqué en cas de formes
sévères, compliquées ou atypiques ou de nécessité de diagnostic de certitude (femme
enceinte). (Rang B). En cas d'hospitalisation du patient, un prélèvement sera réalisé car le
zona est considéré comme sévère.
D. La désinfection antiseptique en cas de zona permet de prévenir la surinfection. (Rang A).
E. Le patient est considéré comme immunodéprimé, il est hospitalisé, l'aciclovir IV est le
traitement (attention aux reins, hydrater le patient ++) pendant 7 à 10 jours. (Rang A).
■ QRM 15
Correction : ABCD
A. Peut-être secondaire à la corticothérapie locale
B. Le principal risque sont les algies post-zostériennes
C. La lésion élémentaire est une vésicule
D. La cicatrisation est attendue au bout d'environ 10 jours
E. Le but du valaciclovir est de diminuer la durée de la cicatrisation spontanée
Item 112 - Dermatose bulleuse touchant la peau et/ou les muqueuses externes
Collège de dermatologie, Elsevier-Masson
Item 330 - Prescription et surveillance des classes de médicaments les plus courantes
chez l'adulte et chez l'enfant, hors anti-infectieux
Collège de dermatologie, Elsevier-Masson
n
O
Correction • Dossier progressif n
Vous recevez en première consultation monsieur A, 25 ans pour une lésion du pli inguinal droit
persistante depuis 1 mois malgré plusieurs traitements par dermocorticoïdes 2 jours initialement
puis antifongique local pendant 1 semaine, huile lavante, baume de Pérou, émollient... Il a pour
antécédent une dermatite atopique qu'il traite régulièrement par dermocorticoïdes.
Il est tabagique, il ne boit pas d'alcool. Il a un IMC à 32. Il va souvent à la salle de sport.
QRM 2 : Vous posez le diagnostic d'intertrigo des grands plis. Quelle(s) est ou sont
la ou les affirmation(s) exacte(s) de votre prise en charge ?
A. Prélèvement mycologique
Vous demandez une sérologie VIH
Vous proposez un traitement antifongique par voie orale
D. Vous proposez un traitement antifongique sous forme de crème
E. Vous évoquez une candidose
Il revient vous voir quelques mois plus tard pour des lésions des deux plis des coudes, des flancs
du cou et autour des yeux. Le prurit est féroce.
■ QRM 4 : Vous diagnostiquez une rechute de sa dermatite atopique connue depuis l'enfance.
Quel(s) est ou sont le ou les argument(s) en faveur d'un terrain atopique que vous allez
rechercher à l'interrogatoire ?
A. Antécédent familial au premier degré d'allergie alimentaire
B. Antécédent familial au premier degré d'urticaire
C. Une hyperéosinophilie
D. Antécédent familial au premier degré d'otites à répétition
E. Antécédent personnel de douleurs articulaires d'horaires inflammatoires
■ QRM 6 : Le patient vous demande s'il existe d'autres traitements dans la dermatite atopique
car il se lasse de l'application des crèmes. Que pouvez-vous lui répondre ?
A. Méthotrexate
B. Dupilimumab
C. Azathioprine
D. Inhibiteur de JAK
E. Corticothérapie générale
■ QRM 7 : Il vous demande les risques d'une dermatite atopique. Que pouvez-vous lui répondre ?
A. Sensibilisation plus importante
B. Arrêt de travail
C. Infections secondaires fréquentes aux champignons
D. Éviter la consommation d'alcool pour ne pas aggraver la dermatite atopique
E. Érythrodermie
■ QRU 1
JEHEEE»
A. Dermatite atopique
B. Psoriasis
C. Urticaire
D. Zona
E. Dermatophytose
Ici par exemple vous décrivez une lésion annulaire, avec une bordure qui paraît plus infiltrée
que le centre.
Les pustules sont surtout concentrées sur la périphérie (flèches blanches).
Vous évoquez une dermatophytose.
Les candidoses de la peau glabre sont quasiment inexistantes (immunodéprimés...)
■ QRM 2
► Correction: AD
A. Prélèvement mycologique
B. Vous demandez une sérologie VIH
C. Vous proposez un traitement antifongique par voie orale
D. Vous proposez un traitement antifongique sous forme de crème
E. Vous évoquez une candidose
en
‘
Correction • Dossier progressif n
Notez l'aspect crémeux (flèche rouge) à l'intérieur de la lésion qui vous fait évoquer une can
didose des grands plis.
—__________________________________
DERMATOPHYTE CANDIDA
Érythème centrifuge avec guérison Intertrigo des grands plis, fissuraire avec
centrale, fond propre non fissuraire des dépôts blanchâtres
■ QRU 3
Correction • Dossier progressif n'
A. Dermatite atopique
B. Psoriasis
C. Urticaire
D. Zona
E. Dermatophytose
Il s'agit d'une lésion érythémateuse légèrement suintante d'un pli du coude (flèche rouge).
Elle est très évocatrice de dermatite atopique notamment avec l'atteinte du visage et du cou.
Noter par la flèche noire une zone lichénifiée : peau épaissie avec accentuation des plis qui est
le signe d'un prurit important et chronique (Rang A). La lésion est mal limitée. On dit que les
bords sont émiettés.
■ QRM 4
► Correction : AC
A. Antécédent familial au premier degré d'allergie alimentaire
B. Antécédent familial au premier degré d'urticaire
C. Une hyperéosinophilie
D. Antécédent familial au premier degré d'otites à répétition
E. Antécédent personnel de douleurs articulaires d'horaires inflammatoires
La dermatite atopique est une maladie polygénique avec des antécédents familiaux dans
plus de 50 % des cas.
L'atopie est une prédisposition à produire des anticorps IgE lors de l'exposition à des aller
gènes de l'environnement.
Il existe une hyper-exposition cutanée, car il existe un défaut de barrière cutanée responsable
de la xérose, des poussées inflammatoires et des surinfections à Stg^hyloçogue Aureus.
Il faut rechercher des antécédents personnels et familiaux au premier degré d'atopie : der
matite atopique, allergie alimentaire (œuf, arachide, lait de vache), asthme ou bronchiolite,
rhinite ou rhino-conjonctivite allergique. C'est la marche atopique.
1
La présence d'une hyperéosinophilie et une augmentation des IgE totaux sont également des
Correction • Dossier progressif n
■ QRM 5
► Correction : BCD
A. Émollient uniquement sur les plaques
B. Vous favorisez sur les plis des dermocorticoïdes en crème
C. La prescription de tacrolimus topique doit se faire sur une ordonnance d'exception
D. Vous prescrivez pour les lésions de dermatite atopique autour des yeux du tacrolimus
0,1 % topique crème deux fois par jour
E. Le principal risque du tacrolimus topique est le risque de cancérisation en cas d'applica
tions répétées
A. L'émollient permet de restaurer la barrière cutanée et de lutter contre la xérose (et même
la surinfection d'après certaines études). Il faut la mettre sur tout le corps car le défaut de
barrière cutanée est général. (Rang A).
B. Il faut favoriser les crèmes dans les plis et les lésions suintantes et la pommade sur les
lésions sèches et lichénifiées (plus la pommade est grasse, moins elle est agréable à appli
quer). (Rang A).
C. Le tacrolimus topique se prescrit sur ordonnance d'exception. Cette prescription est
réservée aux dermatologues et pédiatres. (Rang A). Le remboursement est uniquement
pour la forme à 0,1 % chez l'adulte. (Rang A).
D. Il faut favoriser le tacrolimus topique sur le visage et le cou pour éviter les effets indési
rables des dermocorticoïdes sur le visage : rosacée, acné, atrophie cutanée, hypertrichose...
Sinon il faut prescrire des dermocorticoïdes d'activité modérée sur le visage (tridésonit).
(Rang A).
E. Le principal risque du tacrolimus est la brûlure et une mauvaise tolérance qui nécessitera
un espacement des doses. (Rang A).
■ QRM 6
► Correction: BD
A. Méthotrexate
B. Dupilimumab
C. Azathioprine
D. Inhibiteur de JAK
E. Corticothérapie générale
A. Le méthotrexate est utilisé en pratique mais il n'a pas l'AMM. Il n'est pas cité dans le col
Correction • Dossier progressif n'
■ QRM 7
► Correction : ABE
A. Sensibilisation plus importante
B. Arrêt de travail
C. Infections secondaires fréquentes aux champignons
D. Éviter la consommation d'alcool pour ne pas aggraver la dermatite atopique
E. Érythrodermie
en
Correction • Dossier progressif n
- 1--------- —------
Vous recevez dans votre cabinet de médecine générale, monsieur V, 25 ans pour une lésion du
gland. Il n'a pas d'antécédents médicaux particuliers. Il ne prend aucun traitement. Cette lésion du
gland est présente depuis une semaine et ne fait que progresser. Elle n'est pas douloureuse mais
indurée. Il n'a pas d'allergie connue. Vous pensez que le patient est plutôt observant.
■ QRM 2 : Vous posez le diagnostic de syphilis primaire. Quelle(s) est ou sont la ou les
affirmation(s) exacte(s) concernant le chancre ?
A. En cas de chancre syphilitique typique il n'est pas nécessaire de réaliser un dépistage
tréponémique
B. Il est très contagieux
C. La durée d'incubation est d'environ 21 jours
D. L'évolution est cicatricielle
E. Il peut être accompagné d'une adénopathie satellite non inflammatoire
QRM 3 : Le reste de l'examen clinique est sans particularité. Quelle(s) est ou sont la ou les
affirmation(s) exacte(s) concernant votre interrogatoire ?
A. S'agit-il du premier épisode de chancre ?
B. Vous demandez des précisions concernant les rapports sexuels
C. Utilisation de drogues ?
D. Écoulement rectal purulent ?
E. Antécédent familial d'allergie ?
■ QRM 4 : Il participe souvent à des chemsex (pratique sexuelle combinée à de la drogue lors de
rendez-vous festifs) avec parfois des relations homosexuelles. Les rapports anaux sont insertifs
et réceptifs. Il pratique également des fellations. Le dernier chemsex remonte il y a environ
deux semaines. Il présente un écoulement urétral avec brûlures mictionnelles. Quel(s) est
ou sont les éléments spécifiques du diagnostic concernant cet écoulement urétral ?
A. Vous demandez une PCR biplex sur l'écoulement urétral
B. Vous demandez une PCR biplex sur le 1er jet urinaire
C. Vous demandez une PCR biplex endo-urétral
D. Vous réalisez une PCR biplex pharyngée
E. La mise en culture sur gélose de sang cuit est systématique en cas de Chlamydia trachomatis
■ QRM 9 : Quelle(s) est ou sont la ou les proposition(s) exacte(s) qui justifie(nt) le dépistage
de Chlamydia trachomatis ?
A. Risque de stérilité chez l'homme
B. Risque d'orchite chronique
C. Diminution du risque des autres infections sexuellement transmissibles
D. Risque de grossesse extra-utérine
E. 70 % des stérilités tubaires
■ QRM 10 : Vous avez proposé comme prise en charge de l'urétrite : PCR Neisseria gonorrhoeae
et Chlamydia trachomatis sur 1er jet urinaire et traitement par ceftriaxone 1 000 mg IM
au cabinet et traitement par doxycycline 7 jours. Que proposez-vous concernant votre suspicion
de chancre syphilitique ?
A. Prélèvement du chancre pour examen du tréponème au microscope à fond noir
B. Biopsie cutanée pour immunohistochimie
C. Vous prescrivez un TT par ELISA à réaliser en ville
D. Le traitement est le même que pour Chlamydia trachomatis
E. Vous réalisez au cabinet une injection de 2,4 MU de Benzathine-Benzylpénicilline.
QRM 12 : Il vous dit que parmi les participants du chemsex, il en connaît un avec qui il a eu
des relations. Il a amené avec lui, il attend dans la salle d'attente. Que faites-vous ?
A. Vous remettez au patient une ordonnance avec le traitement de la syphilis à remettre
à son copain
B. Vous demandez à examiner le patient
C. Vous réalisez une sérologie syphilis par test tréponémique et test non tréponémique
D. Vous le traitez immédiatement au cabinet par 2,4 MU de benzathine-benzylpénicilline
E. Vous attendez les résultats de la sérologie syphilis avant de le traiter
QRM 14 : Vous le revoyez en consultation à J7. Il n'a plus d'urétrite et le chancre a disparu. Vous
lui annoncez les résultats : PCR Chlamydia trachomatis PCR Neisseria gonorrhoeae sur 1er jet
urinaire positifs, PCR pharyngée Chlamydia trachomatis positive, TT et TNT positifs, patient
vacciné contre le VHB de manière insuffisante, sérologie VIH négative. Que faites-vous ?
A. Contrôle bactériologique urinaire ce jour
B. Vous prescrivez un contrôle PCR Chlamydia trachomatis des sites atteints dans 3 semaines
C. Vous prescrivez un TT dans 3 mois
D. Vous prescrivez un TNT dans 3 mois
E. Vous prescrivez un contrôle PCR Neisseria gonorrhoeae sur 1er jet urinaire dans 3 mois
■ Zone à pointer 15 : La patiente revient vous voir 8 mois plus tard, pointez les zones les plus
évocatrices de syphilides ?
■ QRU 1
A. Herpès
B. Carcinome épidermoïde
C. Syphilis
D. Maladie de Behçet
E. Maladie de Crohn
A. Un herpès est d'évolution aiguë mais les lésions sont douloureuses et prennent la forme
d'ulcérations superficielles à contours polycycliques (rang A).
B. Un carcinome épidermoïde du gland est possible (post-HPV), mais la lésion n'est présente
que depuis une semaine. Ce n'est pas le premier diagnostic à évoquer. L'âge ne rend pas
le diagnostic impossible (CE post-HPV), car cela peut exister chez les sujets jeunes.
(Rang A).
C. Vous décrivez une perte de substance superficielle, unique, un fond propre, rosé, indurée
et indolore. (Rang A).
D. À évoquer devant une aphtose bipolaire et par ailleurs il faut évoquer les maladies
fréquentes avant les maladies rares. (Rang A).
E. Donne surtout des lésions granulomatoses de la bouche à l'anus et le patient n'a pas de
symptomatologie digestive. (Rang A).
Pour rappel, lorsqu'on est dermatologue, on est également vénérologue !
Astuce du dermatologue
Vous devez hiérarchiser vos diagnostics pour commencer votre raisonnement étiologique :
En ce qui me concerne, j'évoque en premier lieu les urgences vitales (thrombopénie,
fasciite nécrosante, méningite...) ou sociétales (infectieux par exemple la gale, la rougeole,
MST...).
Une fois que les urgences sont écartées, j'évoque les maladies fréquentes en raison de
manifestation typique, ensuite les manifestations atypiques d'une maladie fréquente puis les
manifestations typiques des maladies rares et en dernier les manifestations atypiques des
maladies rares.
______________________________
Correction • Dossier progressif n
■ QRM 2
Correction : BCE
A. En cas de chancre syphilitique typique, il n'est pas nécessaire de réaliser un dépistage
tréponémique
B. Il est très contagieux
C. La durée d'incubation est d'environ 21 jours
D. L'évolution est cicatricielle
E. Il peut être accompagné d'une adénopathie satellite non inflammatoire
Astuce du dermatologue
Un chancre syphilitique est une érosion superficielle plus rarement une ulcération d'une
muqueuse (le plus souvent génital), d'environ 5 à 15 mm de diamètre, le plus souvent unique,
à fond propre rosé et induré (évocateur, impossible de plisser le fond de l'ulcération entre ses
deux doigts) et indolore (différent de l'herpès). Il est très contagieux (porter des gants ;)).
Cependant, tous les chancres ne répondent pas à ces critères et finalement tout trou (ulcéra-
tion/érosion) dans une muqueuse est une syphilis jusqu'à preuve du contraire.
■ QRM 3
Correction : ABCD
A. S'agit-il du premier épisode de chancre ?
B. Vous demandez des précisions concernant les rapports sexuels
C. Utilisation de drogues ?
D. Écoulement rectal purulent ?
E. Antécédent familial d'allergie ?
A. Cette question peut être importante pour savoir si le patient a déjà eu un épisode du style.
On ne s'immunise pas si on a déjà eu la syphilis. (Rang A).
B. Très important pour connaître les risques sexuels et d'orienter les prélèvements bactério
Correction • Dossier progressif n'
■ QRM 4
► Correction : AD
A. Vous demandez une PCR biplex sur l'écoulement urétral
B. Vous demandez une PCR biplex sur le 1er jet urinaire
C. Vous demandez une PCR biplex endo-urétral
D. Vous réalisez une PCR biplex pharyngée
E. La mise en culture sur gélose de sang cuit est systématique en cas de Chlamydia
trachomatis
Souvent, il s'agit d'une PCR biplex recherchant à la fois Chlamydia trachomatis et Neisseria
gonorrhoeae.
Astuce du dermatologue
On peut résumer les prélèvements de la manière suivante :
HOMME FEMME
A.B.C II faut d'emblée traiter le patient sans attendre la réalisation des prélèvements bacté
riologiques et encore moins les résultats. Pas besoin de réaliser une prise de sang avant
une injection intra-musculaire si pas de notion de troubles de la coagulation. (Rang A).
D.E. Notre patient présente un écoulement urétral et n'a pas d'antécédents médicaux et il ne
prend pas d'anticoagulant. Le traitement de première attention pour un écoulement uré
tral est la ceftriaxone 1 000 mg en IM unique au cabinet (traite Neisseria gonorrhoeae)
+ doxycycline (traite Chlamydia trachomatis) 7 jours à privilégier.
Si vous suspectez votre patient d'une mauvaise observance, proposez de l'azithromycine
1 g dose unique. On traite systématiquement les deux bactéries, car les urétrites mixtes
concernent 15 % des patients. (Rang A).
■ QRU 6
AMJM4IM.il:»
A. C'est un diplocoque gram +
B. L'atteinte pharyngée est le plus souvent asymptomatique
C. L'incidence est plus élevée dans le Sud de la France
D. L'incidence est plus élevée chez la femme
E. L'identification d'une forme extracellulaire à l'examen direct pose le diagnostic
A. Il s'agit d'un diplocoque encapsulé à Gram négatif, intra ou extracellulaire. (Rang A).
B. L'atteinte pharyngée est le plus souvent asymptomatique.
La mauvaise diffusion des antibiotiques dans cette localisation est responsable de por
tage persistant après traitement et de maintien de la chaîne de consommation. (Rang A).
C. L'incidence est plus élevée en Ile-de-France qu'ailleurs en France métropolitaine. (Rang B).
D. L'incidence est plus élevée chez les hommes que chez les femmes. (Rang B).
Correction • Dossier progressif n
■ QRM 7
Correction: ACD
A. C'est la première cause d'IST dans les pays industrialisés
B. Le portage est le plus souvent symptomatique
C. C'est un bacille gram négatif
D. Les sérotypes L1 L2 L3 sont responsables de la lymphogranulomatose vénérienne
E. Le dépistage chez l'homme se réalise sur un prélèvement endo-urétral
A. C'est la première cause d'IST bactérienne dans les pays industrialisés (prévalence estimée de
10 %), elle est 50 fois plus fréquente que la gonococcie. Elle est plus souvent asymptomatique
mais elle reste la première cause identifiée d'urétrite aiguë suivie par le gonocoque. (Rang B).
B. Chez l'homme le tableau est souvent moins bruyant que pour le gonocoque et est souvent
asymptomatique. Chez la femme la cervicite est la forme la plus fréquente mais elle est
asymptomatique dans 50 à 90 % des cas. (Rang A).
C. C'est un bacille à gram négatif, intracellulaire obligatoire, immobile. (Rang A).
D. Les sérotypes D à K sont responsables d'infections uro-génitales alors que les sérotypes
L1 L2 et L3 sont responsables de lymphogranulomatose vénérienne (terrain africain,
homosexuels, anorectite, ulcérations anogénitales et diarrhées). On note une résurgence
de lymphogranulomatose vénérienne chez les hommes ayant des relations sexuelles avec
des hommes avec une forte proportion VIH.
E. Chlamydia trachomatis est le plus souvent asymptomatique mais son dépistage est
indispensable car les conséquences peuvent être désastreuses (question 9). Généralement,
il n'y a pas d'écoulement.
- Chez l'homme symptomatique ou non : 1er jet urinaire.
- Chez la femme : auto-écouvillonnage vaginal ou vulvovaginal si asymptomatique.
La sérologie n'a pas d'intérêt. En cas d'écoulement, on suspecte un Neisseria gonorrhoea,
mais on recherche également Chlamydia trachomatis par PCR biplex car la coexistence
existe dans 15 % des cas. (Rang A).
- Hommes avec des rapports sexuels à risque quel que soit l'âge
Correction • Dossier progressif
■ QRM 9
Correction: DE
Les complications concernent principalement le haut appareil génital chez la femme : (Rang B).
• 50 % des salpingites de la femme jeune
• 70 % des stérilités tubaires
• Risque d'algies pelviennes inflammatoires
• Risque de grossesse extra-utérine
Vous comprenez l'importance d'un dépistage des IST notamment de Chlamydia.
■ QRM 10
► Correction: CE
A. Prélèvement du chancre pour examen du tréponème au microscope à fond noir
B. Biopsie cutanée pour immunohistochimie
C. Vous prescrivez un TT par ELISA à réaliser en ville
D. Le traitement est le même que pour Chlamydia trachomatis
E. Vous réalisez au cabinet une injection de 2,4 MU de Benzathine-Benzylpénicilline
A. Le microscope à fond noir est une technique abandonnée, mais il permet de se rappeler
que c'est très contagieux ! (Rang A). Le tréponème ne se cultive pas in vitro.
B. L'immunohistochimie sur une biopsie cutanée peut être réalisée, mais elle n'est pas uti
lisée de manière courante. (Rang A).
C. On commence dorénavant toujours par un TT (Test Tréponémique) et seulement s'il est
positif on réalise un TNT (Test Non Tréponémique).
En pratique :
1. Je suspecte cliniquement une syphilis.
2. Je prescris uniquement un TT dorénavant, il s'agit d'un test qualitatif.
3. En ELISA, il y aura des anticorps IgM et IgG et par TPHA une dilution.
4. Le TT se positive entre le 7e et 10e jour du chancre.
5. Si et seulement si le TT est positif, le laboratoire réalisera un TNT (VDRL et RPR) qui se
positive entre le 10e et 15e jour du chancre. C'est un test quantitatif quipermettra de
suivre biologiquement l'efficacité du traitement.
6. Le seul moment où cette technique peut donner un faux négatif, c'est dans les 7 premiers
jours du chancre, en cas de forte suspicion de syphilis, il faudra refaire les tests.
Astuce du dermatologue
La clinique définit le stade de l'infection !
■ QRM 11
Correction : BCDE
A. Contre-indication absolue aux relations sexuelles pendant 7 jours
B. Sérologie VIH
C. Sérologie hépatite B
D. Vous lui proposez une Prophylaxie Pré-exposition contre le VIH
E. Vous lui demandez de tenir au courant les derniers partenaires sexuels
A. Ne pas dire contre-indication absolue mais expliquer au patient qu'il faut éviter les rela
tions sexuelles ou se protéger pendant au moins 7 jours. (Rang A).
B.C On propose systématiquement devant des rapports sexuels à risque :
- VIH
- VHB
- TT
- PCR biplex sur premier jet urinaire
- Le VHC peut être proposé aussi en cas de rapports sexuels avec saignements. (Rang A).
D. Proposez une prophylaxie contre le VIH en cas de rapports sexuels à risque réguliers
(PreP). (Rang A).
E. Le dépistage et le traitement des partenaires sont systématiques.
Le médecin est tenu au secret médical. C'est le patient qui avertit ses partenaires. (Rang A)
■ QRM 12
► Correction: BD
A. Vous remettez au patient une ordonnance avec le traitement de la syphilis à remettre à
son copain.
"T
B. Vous demandez à examiner le patient.
Correction • Dossier progressif n
C. Vous réalisez une sérologie syphilis par test tréponémique et test non tréponémique.
D. Vous le traitez immédiatement au cabinet par 2,4 MU de benzathine-benzylpénicilline.
E. Vous attendez les résultats de la sérologie syphilis avant de le traiter.
A. B. Le traitement des partenaires est systématique, mais il faut examiner le patient et ne pas
seulement lui remettre une ordonnance. Vous en profiterez pour réaliser une éducation
thérapeutique au partenaire sexuel et évaluez ses propres facteurs de risques... (Rang A).
C. Toujours un TT dans un premier temps et faire également le même dépistage que chez le
cas source : VIH/VHB/TT/dépistage Chlamydia trachomatis sur premier jet urinaire.
Ilfaut reconstituer la chaîne pour éviter la diffusion, c'est un rôle de santé publique. (Rang A).
D. Si la syphilis est certaine chez le sujet source (comme dans ce DP), la prise en charge des
partenaires repose sur la logique suivante :
- Si le contact est > 6 semaines ou que la syphilis est douteuse chez le sujet source on
traitera seulement si la sérologie syphilis est positive. Il ne faut pas hésiter à refaire à
3 mois un TT pour être sûr de ne pas passer à côté d'un faux négatif.
- Si le contact est < 6 semaines, on traite d'emblée le patient et on réalise une sérologie
syphilis. (Rang A).
Si la syphilis est douteuse chez le sujet source, il faut faire une sérologie syphilis chez le/les
cas contacts :
- Si TT + : traitement du patient
- Si TT - : refaire à 3 mois le TT
E. Ici le diagnostic de syphilis chez le sujet source est certain et le rapport est < 6 semaines :
on traite d'emblée le patient par une injection IM de benzathine-benzylpénicilline.
■ QROC13
► Correction
Un contrôle clinique est systématique à J7 pour évaluer la tolérance et l'efficacité du traite
ment (disparition du chancre/urétrite), adapter le traitement en fonction des résultats bac
tériologiques et donner les résultats aux patients. On en profitera pour ajouter une couche
sur l'éducation thérapeutique.
■ QRM 14
■ Zone à pointer 15
► Correction
Il s'agit de syphilides palmo-plantaires. Elles sont évocatrices de syphilis secondaires (30 % des
cas), notamment par la collerette desquamative et elles siègent électivement à cheval sur les
plis palmaires (± cuivrées). (Rang B). N'oubliez pas de mettre des gants pour les examiner !
Elles sont souvent discrètes.
^3^
Accessoirement on aurait pu proposer comme vaccination :
Hépatite A : A proposer systématiquement aux hommes ayant des rapports sexuels avec des
hommes, et en cas de rapports bucco-anaux. (Rang A).
HPV : Recommandé chez les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes et ayant
moins de 26 ans. (Rang A).
Hépatite B : Le patient n'est pas suffisamment protégé, lui refaire un vaccin. (Rang A).
La vaccination contre le pneumocoque ou la grippe n'est pas obligatoire car le patient n'est pas
1
Astuce du dermatologue
Voici quelques signes trompeurs de la syphilis secondaire : (Rang B)
• Fausse perlèche
• Lésions d'allure séborrhéique des sillons nasogéniens
• Papules acnéiformes du menton (absence de lésions rétentionnelles !)
• Dépapillation en aires de la langue (plaques fauchées)
• Dépilation des sourcils
• Alopécie récente sur un cuir chevelu intact
Astuce du dermatologue
Et les signes généraux de la syphilis secondaire : (Rang B)
• Fébricule
• Céphalées (micro-abcès périostés)
• Syndrome méningé
• Raucité de la voix
• Poly-adénopathies
• Hépatosplénomégalie avec cytolyse ou cholestase
• Polyarthralgies
• Douleurs osseuses lancinantes
• Altération de l'état général
• Manifestations ophtalmiques (uvéite antérieure, postérieure, papillite, névrite optique) :
à considérer comme une neurosyphilis précoce : ponction lombaire + traitement par
pénicilline G pendant 14 jours
• Atteinte d'une paire crânienne (hypoacousie, acouphènes, paralysie faciale) : neuro
syphilis précoce
QRM 3 : Vous suspectez donc une insuffisance veineuse chronique. Comment complétez-vous
votre interrogatoire et votre examen clinique en rapport direct avec la suite de la prise en
charge ? Cochez la ou les proposition(s) exacte(s).
A, Antécédents familiaux de varices
B. Recherche d'un intertrigo des membres inférieurs
C. Recherche d'un diabète
D. Prise de la tension artérielle seulement aux deux membres inférieurs
E. Recherche d'une exposition au tabac
À l'examen clinique il présente une dermite ocre avec des varices sans ulcères.
Les pouls sont présents aux 4 membres, sans souffle. Il n'a pas de crampes à l'effort.
■ QROC 4 : Quel examen complémentaire allez-vous prescrire pour confirmer votre diagnostic ?
L'échographie doppler veineuse des membres inférieurs a été réalisée et elle retrouvait une insuf
fisance veineuse chronique avec reflux veineux profond axial à droite avec un IPS à 1,1.
■ QROC 7 : Que devez-vous regarder sur les résultats de l'échographie doppler veineuse avant de
proposer un traitement par éveinage ?
Vous revoyez le patient 2 ans plus tard. Il n'a pas réalisé les compressions.
Il est adressé par son médecin traitant pour la lésion suivante
Cette lésion est apparue il y a 14 mois et évolue progressivement. La douleur est modérée.
Les pouls sont présents aux 4 membres. Il a un IMC à 35 kg/mz, il fume toujours et vous remarquez
que sur son ordonnance qu'il est dorénavant sous insuline.
Une échographie doppler veineuse des membres inférieurs avait été réalisée et les résultats sont
superposables à ceux obtenus il y a deux ans.
L'ulcère est unique. Il mesure 12 cm. La peau est lisse et dépilée.
QRU 8 : Quel(s) est (sont) le(s) argument(s) pour une éventuelle cause artérielle à cet ulcère ?
A. IPSàO,9
B. Ulcère unique
C. Douleurs modérées
D. Siège péri-malléolaire
E. Peau lisse et dépilée
Le patient dans votre box de consultation se cogne une varice contre le lit. L'hémorragie est
impressionnante.
En tant que dermatologue, vous avez encore sauvé une vie aujourd'hui.
Ils vous demandent ce qui pourrait lui arriver d'autres avec cette insuffisance veineuse chronique.
Il vous demande quelle est l'évolution attendue et les facteurs qui peuvent être associés à la
cicatrisation.
■ Zone à pointer 1
► Correction
Il s'agit d'une dermite ocre typique (flèches rouges, zones brunâtres) avec des varices (flèches
noires). La dermite ocre ne peut guérir malgré la compression. (Rang A).
Je vous évoque d'autres diagnostics différentiels :
• Un érythème noueux (infections streptococciques, sarcoïdose principalement) est une
nouure (nodules hypodermiques), fermes, non fluctuantes, douloureuses/sensibles,
chaudes, adhérentes, aiguës, siégeant le plus souvent de façon bilatérale et symétrique
aux genoux, aux tibias principalement. La régression spontanée est attendue en 2 à
3 semaines en passant par les stades de la biligénie. (Rang A).
• La nécrobiose lipoïdique est une dermatose rare que l'on retrouve le plus fréquemment
chez les diabétiques qui correspondent à des plaques érythémateuses avec une dépres
sion centrale. La localisation principale sont les jambes.
• Une dermohypodermite bactérienne non nécrosante est une grosse jambe rouge aiguë
fébrile. (Rang A).
Les autres signes cliniques d'insuffisance veineuse chronique sont :
Lésions
prurigineuses débutant initialement au niveau de la malléole
dermo-épidermiques
interne mais peut s'étendre à tout le reste du corps
ARTÉRIOPATHIE
■ QRM 2
Correction: BDE
A. Crampes aux mollets à l'effort
B. Œdème des membres inférieurs vespéral
C. Paresthésies des extrémités
D. Lourdeur de jambes
E. Phlébalgies
O
Correction • Dossier progressif n'
■ QRM 3
Correction: ABCE
A. Antécédents familiaux de varices
B. Recherche d'un intertrigo des membres inférieurs
C. Recherche d'un diabète
D. Prise de la tension artérielle seulement aux deux membres inférieurs
E. Recherche d'une exposition au tabac
Astuce du dermatologue
Pour tout patient, il faut rechercher tous les antécédents mais toujours orienter son interro
gatoire en fonction du patient.
■ QROC 4
► Correction Échographie doppler veineuse des membres inférieurs
avec mesure des IPS
Chaque mot est important, le mot échographie seul ne suffit pas.
Il faut prescrire également un doppler. Le praticien ne fera ici que les veines, l'analyse des
artères n'étant pas systématique tout comme la mesure des IPS si vous ne la prescrivez pas.
La localisation est également importante, il s'agit des membres inférieurs.
Cette prescription est systématique en cas de suspicion d'insuffisance veineuse des membres
inférieurs.
Non écrit dans le collège mais dans la HAS, les indications à compléter par une échographie
doppler artériel sont :
• IPS <0,7
• Signes cliniques AOMI
• Pouls absents
■ QROC 5 m
O
‘
Correction • Dossier progressif n
► Correction Compression
La compression est systématique pour lutter contre l'œdème et diminuer le reflux par un
effet mécanique. Il faut faire attention à l'état artériel.
• Si IPS normal : on comprime autant que possible
• Entre 0,7 et 1 : il faut adapter la compression en diminuant la pression sous 30 mmHg
et en utilisant des bandes à étirement court, sous surveillance médicale
• < 0,7 : plutôt contre-indiqué. (Rang A).
On pourra également demander au patient de surélever les jambes et de faire des exercices
pour que le mollet retrouve sa fonction de pompe musculaire. En pratique, si les pouls sont
présents et qu'il n'y a pas de signes cliniques d'AOMI on peut prescrire les compressions
facilement.
Correction : ACE
A. Favoriser les compressions multicouches
B. Favoriser les compressions monocouches
C. Porter la compression toute la journée
D. Porter la compression toute la nuit
E. Indispensable au traitement de l'insuffisance veineuse chronique
Il faudra insister auprès du patient que la compression est le seul traitement de l'insuffisance
veineuse chronique. L'IPS est normal chez notre patient.
Il faudra proposer une compression à haut niveau de pression (30 à 40 mmHg) avec une com
pression multicouche pendant toute la journée avant même de poser le pied par terre au
réveil (Rang A).
■ QROC 7
■ QRM 8
WM*
A. I PS 0,9
B. Ulcère unique
C. Douleurs modérées
D. Siège péri-malléolaire
E. Peau lisse et dépilée
■ QROC 9
► Correction , Compression + élévation du membre
À savoir prendre en charge pour ne pas paniquer et ne pas embêter le chirurgien pour rien.
(Rang A).
■ QRM 10
Correction : BCDE
A. Psoriasis variqueux
B. Surinfection microbienne
C. Ankylosé de cheville
D. Carcinome épidermoïde
‘
Correction • Dossier progressif n
E. Dermatite de contact
A.E. Le psoriasis variqueux n'existe pas. L'eczéma variqueux est classique et peut s'étendre au
reste du corps. Il faut traiter la cause par la compression + traitement par dermocorti
coïdes et émollient. Il est parfois difficile de faire la part des choses avec une dermatite de
contact qui sont fréquentes en raison du grand nombre de produits topiques utilisés sur
une barrière cutanée altérée.
Les tests épicutanés peuvent aider à faire la part des choses.
Une sensibilisation aux dermocorticoïdes existe, ne pas hésiter à changer de dermo
corticoïdes et de prescrire des tests épicutanés. (Rang A)
B. Cependant, il ne faut pas faire systématiquement de prélèvement bactériologique, ni
faire de soins antiseptiques et encore moins prescrire des antibiotiques.
Astuce du dermatologue
Ne pas hésiter à répéter les biopsies et en faire plusieurs en cas de doutes avec une cause
carcinomateuse.
Ici devant l'étendue de la plaie et l'infiltration des berges, cela aurait pu être largement indiqué.
■ QROC11
Correction
Devant toute plaie cutanée y compris en cas d'ulcère. Il faut y penser également lors d'une
DHBNN. (Rang A).
Astuce du dermatologue
Aux urgences, il faudra réaliser un Tetaquick en cas de doute sur la vaccination. Ce n'est pas
une technique réalisée de manière courante.
■ QRM 12
► Correction: BD
A. Nettoyage de l'ulcère à l'aide d'un antiseptique
B. Hydrogel pour favoriser la détersion à laisser en place 48-72 heures
O
C. Pansement à l'argent
Correction • Dossier progressif n
A. On lave une plaie avec de l'eau et du savon sans savon, pas avec des antiseptiques.
(Rang A).
B. Cf. tableau (Rang A).
C. Les pansements à l'argent contiennent un antibiotique local (sulfadiazine). Ils peuvent être
utilisés en cas d'érythème péri-lésionnel de plaie malodorante ou d'exsudat abondant.
(Rang A).
D. Cf. tableau (Rang A).
E. Seulement si eczéma variqueux/dermatite de contact ou plaie hyper-bourgeonnante.
PANSEMENTS
Hyperbourgeonnement • Dermocorticoïdes
Eczéma
■ QRM 13
* Correction : BCDE
A. Cicatrisation en 1 an si traitement étiologique et local bien conduit
B. Reflux veineux profond axial
C. Équilibre du diabète
D. Évaluation du statut nutritionnel
E. Traitement de l'HTA
A. Un ulcère veineux cicatrise en 3 à 6 mois si le traitement local est bien conduit. La récidive
et la chronicité sont fréquentes. (Rang A).
B. L'ulcère post-thrombotique est plus difficile à guérir : troubles péri-ulcéreux souvent plus
importants, perturbations hémodynamiques, causes plus profondes. (Rang A).
CDE. Il faut prendre en charge le patient dans son ensemble car tous les facteurs rentrent en
jeu dans la cicatrisation : antalgique, hygiène, prise en charge HTA, diabète, dyslipidémie,
activité physique, nutrition...
■ QROC 14
► Correction „ Greffe en pastille
La technique est réalisée par les dermatologues ou les médecins vasculaires et consiste à
déposer des petits morceaux d'épiderme (par biopsie cutanée superficielle par exemple) sur
l'ulcère, mettre un pansement puis bien serrer le pansement pour favoriser le contact et éviter
le déplacement des greffons. Un début de re-épidermisation est souhaité à l'ouverture du
pansement à J3-J5.
Correction • Dossier progressif n
■ QRU 15
AUJMUM.IE»
A. Taille > 10 cm
B. Effet antalgique
C. Ulcère évoluant depuis 3 mois
D. Obésité
E. Patient diabétique
m
O
n'
Correction • Dossier progressif
Vous recevez en première consultation madame W 26 ans pour des lésions du cuir chevelu qui
l'inquiète énormément. Elles sont présentes depuis 6 mois et elle a déjà vu plusieurs médecins.
QRM 2 : Quel(s) est (sont) le(s) symptôme(s) que vous allez particulièrement rechercher ?
A. Douleurs articulaires inflammatoires
Ascite
C Photosensibilité
D Œdème des membres inférieurs
E. Épisode délirant
QRM 3 : Quel(s) est (sont) les facteurs déclenchants que vous allez rechercher ?
A. Alcool
Tabac
C Stress
D Médicaments inducteurs
E. Exposition solaire
■ QRM 4 : La patiente ne se plaint pas d'autres symptômes. Elle avait été licenciée quelques
jours avant le début des plaques du cuir chevelu. Elle n'a pas d'enfants, elle n'est pas en couple
et ne prend aucun moyen de contraception. Elle fume 1 paquet par jour depuis 10 ans. Vous lui
annoncez le diagnostic de lupus discoïde. Quelle(s) est (sont) la ou les propositions qui peuvent
accompagner l'explication de la maladie.
A. Forme de lupus chronique
B. La prévalence du lupus en général est d'environ 47/100 000 habitants
C. Risque cicatriciel
D. Fréquence plus élevée chez les sujets blancs
E. Le sex-ratio est de 5 femmes pour 1 homme
■ QROC 5 : Dans combien de % des cas un lupus discoïde s'accompagne d'une atteinte systémique
de lupus ?
■ QROC 10 : Dans combien de % des cas les anticorps anti-nucléaires sont positifs dans un lupus
discoïde ?
Vous êtes appelé en avis en réanimation pour madame W 46 ans qui a été hospitalisée pour un
AVC ischémique. Elle présente au niveau des jambes des lésions dermatologiques. Elle a également
une insuffisance rénale.
■ QROC 13 : Vous réalisez une biopsie cutanée large et profonde au milieu d'une maille.
Qu'attendez-vous comme résultat histologique pour conforter votre diagnostic ?
■ QRU 1
A. Lupus discoïde
B. Psoriasis
C. Carcinome épidermoïde
D. Sarcoïdose
E. Syphilis
A. Il s'agit d'un lupus discoïde typique du cuir chevelu avec un érythème, de l'hyperkératose,
de l'atrophie et de la dyschromie. On aurait pu également voir des télangiectasies et
une dilatation des orifices pilaires. Il s'agit d'une alopécie cicatricielle. On parle de
poïkilodermie. (Rang A).
B. Le psoriasis donne des lésions érythémato-squameuses du cuir chevelu avec un aspect
non cicatriciel. (Rang A).
C. Le carcinome épidermoïde donne des lésions ulcérées, croûteuses. (Rang A).
D. La sarcoïdose donne plutôt des nodules de couleur jaunâtre. Les alopécies cicatricielles
sont rares. (Rang A).
E. La syphilis donne des alopécies mais plutôt sous forme de pseudo-pelade. (Rang A).
■ QRM 2
► Cor rection : ACDE
A. Douleurs articulaires inflammatoires
B. Ascite
C. Photosensibilité
D. Œdème des membres inférieurs
E. Épisode délirant
Le lupus est une maladie systémique qui peut toucher tous les organes.
Vous allez rechercher particulièrement les signes cliniques suivants qui sont les critères ACR/
SLICC. (Rang B).
Dans la pratique clinique, ils sont moyennement utiles mais ils permettent de retenir les signes
cliniques principaux.
B. On recherche plutôt une pleurésie ou une péricardite. (Rang B).
D. Les œdèmes des membres peuvent évoquer un syndrome néphrotique. (Rang B).
■ QRM 3
Correction : BCDE
A. Alcool
B. Tabac
C. Stress
D. Médicaments inducteurs
E. Exposition solaire
■ QRM 4
Correction: ABC
A. Forme de lupus chronique
B. La prévalence est d'environ 47/100 000 habitants
C. Risque cicatriciel
D. Fréquence plus élevée chez les sujets blancs
E. Le sex-ratio est de 5 femmes pour 1 homme
■ QROC5
KO
O
► Correction 15%
rrection • Dossier progressif n
Le risque d'atteinte systémique de lupus est de 15 % des cas dans le lupus discoïde, 50 %
pour le subaigu et 90 % pour le lupus aigu. (Rang B)
Astuce du dermatologue
Très important pour estimer à partir de l'atteinte cutanée la probabilité d'une atteinte
systémique.
■ QRM 6
Correction :CDE
A. Scanner du thorax
B. EFR
C. protéinurie/créatininurie
D. Histologie standard
E. Immunofluorescence directe
A.B Le scanner du thorax et les EFR ne sont pas à réaliser en première attention dans le lupus.
On les réalise plus facilement dans la sarcoïdose et la sclérodermie. (Rang B).
■ QROC7
► Correction , Dermite d'interface
La dermite d'interface correspond à une nécrose des kératinocytes de la couche basale
épidermique avec infiltrat lymphocytaire. Les autres signes sont : atrophie épidermique,
hyperkératose, infiltrat lymphocytaire dermique (périvasculaire et annexiel), dépôts de
mucine et œdème dermique. (Rang B).
Cette histologie est retrouvée uniquement sur les lésions spécifiques de lupus.
L'histologie est semblable dans la dermatomyosite et dans les lichens.
■ QROC8
► Correction . Dépôts granuleux d'IgG et de C3 à la jonction dermo-épidermique
Dans 90 % des lupus aigus et chroniques et 60 % des lupus subaigus. (Rang B).
■ QRM 9
__________________ O
Correction: AD
rection • Dossier progressif n
A. Anticorps anti-nucléaires
B. FR
C. Dosage Clq
D. Anticorps anti-SAPL
E. Bilan hépatique
A. Les AAN seront positifs dans 100 % des lupus aigus, 50 % des subaigus et 20 % des lupus
discoïdes. Les anti-ADN natifs permettent le suivi de la maladie. (Rang B)
B. Inutile en l'absence de douleurs articulaires. (Rang B)
C. Le déficit en Clq (C2 et C4) est recherché uniquement en cas de lupus génétique chez
l'enfant.
On dosera C3 C4 CH50 qui permettront le suivi de la maladie avec les anti-ADN natifs. (Rang B)
E. Inutile, c'est le rein qui est à traquer. (Rang B)
■ QROC 10
► Correction
Tableau récapitulatif des atteintes dermatologiques spécifiques du lupus
Astuce du dermatologue
Petit mot sur le lupus induit.
En médecine, devant toute pathologie, il faut TOUJOURS rechercher une cause iatrogène.
De nombreux médicaments peuvent induire un lupus (IPP, anti-TNFa), les anticorps seront
généralement des anti-histones et anti-ADN dénaturé, les anti-ADN natif et anti-ENA sont
moins fréquents.
L'arrêt du médicament inducteur entraîne une normalisation des signes cliniques en quelques
semaines. (Rang B).
■ QRU 11
A. Maximum 6,5 mg/kg/j soit 400 mg/j (2 cp par jour) en général. (Rang B). Généralement,
les patients lupiques ne prennent pas le traitement, l'observance est mauvaise. On peut
doser ce médicament dans le sang pour déterminer l'observance ou une mauvaise réponse
thérapeutique en cas de taux sanguin satisfaisant. Lupus = Plaquenil.
B. On reverra la patiente à 1 mois mais l'efficacité du traitement sera jugée après 3 mois.
(Rang B).
C. Risque de rétinopathie avec atteinte de la macula. (Rang B).
D. Consultation ophtalmologique avant traitement (ou dans l'année) puis à 5 ans (risque de
rétinopathie à long terme) puis tous les ans en l'absence de facteur de risque de
rétinopathie et de rétinopathie préexistante et pour des doses <= 6,5 mg/kg/j. (Rang B).
E. La surveillance ophtalmologique comporte : fond d'œil, champ visuel automatisé et
électrorétinogramme multifocal ou tomographie par cohérence optique ou clichés en
auto-fluorescence du fond d'œil. (Rang B).
Tout patient lupique doit avoir de l'hydroxychloroquine (du patient avec atteinte dermato
logique seule au patient avec une insuffisance rénale chronique terminale)
En dermatologie, le but du traitement est de réduire rapidement les lésions inflammatoires
rrection • Dossier progressif n
Astuce du dermatologue
Comme toujours en médecine, ne pas oublier la prise en charge générale : arrêt du tabac,
photoprotection, minimiser les œstrogènes (contraception non œstrogénique et projet de
grossesse sous contrôle médical). (Rang B).
QROC12
SAPL associé au lupus/syndrome catastrophique
des anti-phospholipides
Il s'agit d'une livedo pathologique, non infiltré avec des grandes mailles ouvertes,
asymétriques.
Les autres signes du SAPL sont :
• Nécroses cutanées,
• Ulcérations,
• Hémorragies en flammèches sous-unguéales,
• Anétodermie (peau fripée par destruction du tissu élastique).
Les signes dermatologiques du CAPS sont :
• Livedo,
• Nécrose cutanée,
• Gangrène,
• Purpura nécrotique,
• Hémorragies sous-unguéales en flammèches. (Rang B).
Le syndrome catastrophique des anti-phospholipides (CAPS) est une apparition rapide de
thromboses multiples entraînant une défaillance multiviscérale (cutanée, rein, HTA sévère,
atteinte neurologique centrale...) avec une mortalité de 30 %. (Rang B).
AVC ischémique + livedo = syndrome de Sneddon.
■ QROC 13
► Correction . Vasculopathie thrombosante
Prélèvement cutané au centre d'une maille en réalisant un fuseau pour trouver la thrombose
dans l'hypoderme.
C'est important pour confirmer le diagnostic même si ici l'imagerie d'AVC ischémique suffit.
Il faut un critère clinique + un critère biologique.
• Morbidité obstétricale
• Une ou plusieurs morts inexpliquées
d'un fœtus normal au-delà
de 10 semaines de gestation
Anti-B-2GP1 présents au moins
• Trois fausses couches consécutives
à deux examens séparés au minimum
spontanées inexpliquées
de 12 semaines
• Une ou plusieurs naissances prématurées
d'un nouveau-né normal à la 34e SA dues
à une éclampsie, retard de croissance
intra-utérin ou décollement placentaire
■ QRM 14
► Correction: BCDE
A. Anti-centromère
B. Anti-ADN natifs
C. Anticorps anti-cardiolipides
D. Anti-B-2GP1
E. Anticoagulant circulant de type lupique
rection • Dossier progressif n
■ QRU15
A. Aspirine seule
B. Anticoagulation efficace seule
C. Corticoïdes seuls
D. Anticoagulation efficace + corticoïdes + immunoglobuline IV
E. Cyclophosphamides IV
A. Prévention primaire des thromboses en cas d'anticorps en faveur d'un SAPL mais
asymptomatique (rang B).
B. Prévention secondaire des thromboses en cas de SAPL (Rang B).
C. Atteinte systémique du lupus par exemple.
D. Vrai. (Rang B).
E. Seulement en cas de formes réfractaires. (Rang B).
O
O
Correction • Dossier progressif n
Vous recevez en consultation monsieur R, 77 ans, en excellent état général, ne prenant aucun
traitement. Il n'a aucun antécédent particulier. Il est adressé par son médecin traitant pour des
lésions suspectes.
La pr emière lésion est sus-sourcilière droite, elle mesure 3x2 cm, elle est présente depuis 8 mois.
La seconde lésion est au niveau du bras gauche, elle mesure 5x2 cm, elle est présente depuis 6 mois
et évolue également progressivement.
■ QROC 3 : Monsieur R bronze difficilement et a souvent des coups de soleil. Il a la peau très
claire, il était blond plus jeune. Quel est son phototype ?
■ QRU 4 : Quelle est la partie de l'examen clinique la plus importante après l'examen
de l'ensemble du tégument cutané ?
A. Palpation de l'aire ganglionnaire axillaire gauche
B. Examen neurologique
C. Examen cardio-pulmonaire
D. Examen de la parotide droite
E. Palpation des aires ganglionnaires cervicales
■ QRU 5 : Votre examen clinique est normal par ailleurs. Concernant la lésion sus-sourcilière
droite, que proposez-vous comme prise en charge initiale ? Cochez la proposition exacte.
A. Exérèse d'emblée avec marge de 5 mm
B. Biopsie cutanée
C. Surveillance rapprochée seule
D. Prescription d'un TDM TAP et cérébrale
E. Traitement par cryothérapie
■ QRU 6 : Concernant la lésion du bras gauche, que proposez-vous comme prise en charge
initiale ? Cochez la proposition exacte.
A. Exérèse d'emblée avec des marges millimétriques
B. Biopsie cutanée
C. Surveillance rapprochée seule
D. Prescription d'un TDM TAP et cérébrale
E. Traitement par cryothérapie
■ QRU 7 : Quel est parmi les résultats histologiques suivant celui qui présente le moins bon
pronostic ?
A. Mélanome nodulaire, Breslow 5 mm, ulcéré
B. Mélanome superficiel extensif, Breslow 6 mm, non ulcéré
C. Mélanome nodulaire, 5,5 mm non ulcéré
D. Mélanome acral, ulcéré, Breslow 4 mm
E. Mélanome de Dubreuilh nodulaire avec un Breslow de 8 mm, non ulcéré
■ QROC 8 : Quelle est la profondeur à atteindre lors de l'exérèse initiale d'une suspicion
de mélanome ?
■ QRM 9 : Quel(s) est ou sont les marqueurs immunohistochimiques qui peuvent vous aider
à affirmer la nature mélanocytaire de la lésion ?
Cochez la ou les proposition(s) exacte(s).
A. Chromogranine A
B. Protéine S100
C. HHV8
D. HMB45
E. Melan-A
Vous revoyez le patient 2 semaines plus tard avec les résultats histologiques :
Lésion sus-sourcilière gauche : carcinome basocellulaire infiltrant.
■ QRU 12 : Quelle sera selon vous la décision de RCP concernant la prise en charge
de ce mélanome stade lla-llb. L'échographie ganglionnaire de l'aire axillaire gauche étant
normale.
Cochez la ou les proposition(s) exacte(s).
A. Surveillance clinique seule
B. Surveillance clinique + surveillance par échographie ganglionnaire seulement
C. Reprise de la cicatrice avec marges comprises entre 1 et 2 cm seulement
D. Technique du ganglion sentinelle seulement
E. Reprise de la cicatrice avec marges comprises entre 1 et 2 cm + technique du ganglion
sentinelle
■ QRU 13 : Votre reprise locale du mélanome devra aller jusqu'à quelle structure anatomique ?
Cochez la proposition exacte.
A. Épiderme
B. Derme
C. Hypoderme
D. Fascia
E. Muscle
La chirurgie se déroule correctement. Le ganglion sentinelle est envahi de métastases. Il s'agit donc
finalement d'un stade 11IA.
QROC 14 : Quelle mutation allez-vous rechercher dans le ganglion en vue d'un traitement ?
QROC 15 : Vous retrouvez la mutation dans le ganglion. Quelle est votre prise en charge ?
■ QROC 1
► Correction , Carcinome basocellulaire
Il s'agit d'une lésion infiltrée, perlée en périphérie avec des télangiectasies qui évolue pro
gressivement depuis plusieurs mois chez une personne âgée.
Il ne peut s'agir qu'un carcinome basocellulaire.
La forme superficielle est plane et la forme nodulaire est plus en relief. Ici c’est difficile à dire
mais il s'agit probablement d'une forme nodulaire.
La forme sclérodermiforme a un aspect blanchâtre, dure, mal limitée, parfois atrophique un
peu comme une cicatrice. (Rang A).
Les flèches EUES montrent les télangiectasies.
La flèche ROUGE montre l'aspect perlé de la lésion.
■ QROC2
► Correction , Mélanome
Devant ce type de lésion, il faut obligatoirement évoquer un mélanome même si vous n'êtes
pas spécialiste grâce aux critères ABCDE (technique analytique). Cette lésion remplit tous les
critères de malignité.
Les signes en faveurd'un mélanome sont :
A : Asymétrique
B : Bords irréguliers
C : Couleur inhomogène
Dossier progressif n
D: Diamètre >$ mm
E t Évolution récente qui est le critère le plus important.
La règle du « vilain petit canard » (cognitif) doit aussi être connue. (Rang A).
Autre exemple :
Dossier progressif n
Pour rappel, 80 % des mélanomes sont détectés par le patient ou son entourage.
Le prurit ou le saignement ne sont pas des signes en faveur d'un mélanome mais peuvent
être un argument pour le patient qui consulte et constituent des signes cliniques tardifs.
Il faut examiner le patient tout nu ! Les facteurs de risque sont communs.
• Âge avancé
• Expositions solaires :
- Chroniques et cumulées : carcinome épidermoïde et carcinome basocellulaire
- Intenses et intermittentes (coups de soleil, sujet jeune) : mélanome et carcinome
basocellulaire
- Phototype l/ll
Astuce du dermatologue
Il ne faut pas hésiter à prendre des photos en dermatologie pour comparer les nævus à diffé
rents moments. Le photo Finder permet de prendre en photo les nævus mais aussi les images
en dermatoscopie. On pourra alors comparer à deux moments distincts l'évolution des nævus.
C'est surtout utile chez les patients avec plein de nævus bizarres (syndrome des nævus
atypiques). Il faut également examiner entre les orteils, derrière les oreilles, au niveau du cuir
chevelu, dans les plis... Il y a parfois de mauvaises surprises.
Tout patient avec un cancer cutané peut faire tous les autres cancers cutanés (facteurs de
risque communs).
■ QROC3
n'
► Correction Phototype II
Correction • Dossier progressif
■ QRU 4
^GHEŒ>
A. Palpation de l'aire ganglionnaire axillaire gauche
B. Examen neurologique
C. Examen cardio-pulmonaire
D. Examen de la parotide droite
E. Palpation des aires ganglionnaires cervicales
Le patient a une lésion suspecte de mélanome sur le bras gauche, la première question à se
poser comme dans tout cancer est : « Est-ce qu'il y a une extension métastatique ? »
Dans le mélanome, généralement, la première atteinte est le ganglion, il faudra évidemment
1
rrection • Dossier progressif n
examiner toutes les aires ganglionnaires comme toujours en dermatologie mais principalement
l'aire axillaire gauche, car il s'agit de l'aire de drainage concerné par un mélanome du bras gauche.
Les métastases cérébrales sont fréquentes mais elles sont souvent très symptomatiques et
sont un motif de consultation aux urgences.
Le carcinome basocellulaire ne métastase pas, par contre si cela avait été un carcinome
épidermoïde l'examen de la parotide droite aurait été très utile. (Rang A).
■ QRU 5
AMJM.UM.U»
A. Exérèse d'emblée avec marge de 5 mm
B. Biopsie cutanée
c. Surveillance rapprochée seule
D. Prescription d'un TDM TAP et cérébrale
E. Traitement par cryothérapie
A. C'est vrai qu'en onco-dermatologie, enlever d'emblée une lésion se fait surtout si le
diagnostic clinique est quasi certain. Ici la tumeur est très évocatrice.
Cependant, chez ce patient, elle est de grosse taille (> 2 cm) et au-dessus du sourcil, l'exé
rèse n'est pas simple avec un risque d'élévation du sourcil. (Rang A).
Cette question est difficile et peu tombale, car il faut savoir que ce n'est pas une chirurgie
si simple à réaliser en consultation. Si cela avait été sur le bras par exemple, il aurait fallu
proposer d'emblée l'exérèse.
Par ailleurs, une exérèse sans marge est réalisée initialement. Une reprise sera faite dans
un second temps.
B. La chirurgie étant difficile, une biopsie est réalisée pour confirmer le diagnostic puis le
patient est présenté en RCP pour voir avec les chirurgiens les possibilités chirurgicales
(greffe, cicatrisation dirigée, lambeau).
Si la chirurgie est impossible (ce n'est pas le cas ici) pour des raisons cicatricielles trop
importantes ou mauvais état général du patient, un traitement systémique est proposé
par inhibiteur de la voie Hedgehog (vismodegib, sonidegib). (Rang A).
C. La lésion est suspecte, il faut faire une analyse histologique. Seules les kératoses actiniques
n'ont pas besoin d'histologie. (Rang A).
D. Vous suspectez cliniquement un carcinome basocellulaire, les métastases sont
exceptionnelles.
En cas de tumeur de carcinome basocellulaire invasive, une imagerie locale peut être
proposée (Rang A).
E. Tout traitement destructeur pour un carcinome basocellulaire superficiel ou carcinome
épidermoïde in situ doit être précédé d'une biopsie. Seules les kératoses actiniques
peuvent être détruites sans biopsie au préalable. (Rang A).
n'est pas à proposer (peu de marges cliniques, pas d'analyse histologique possible, traitement
en profondeur peu satisfaisant).
■ QRM 6
CANCER = HISTOLOGIE
L'exérèse initiale emporte uniquement la lésion tout entière sans marges cliniques (ou 2 mm
max pour être sûr d'enlever toute la lésion).
Astuce du dermatologue
La dermatologie est une des seules spécialités pour laquelle le dermatologue devra faire te
diagnostic, parfois la chirurgie, la RCP, le traitement et le suivi.
Il n'y a pas généralement d'oncologue en France qui prend en charge les cancers cutanés
■ QRU 7
Correction • Dossier progressif n
Lorsque l'indice de Breslow est identique (épaisseur tumorale), toutes les formes ana
tomocliniques ont un pronostic comparable. Autrement formulé, au stade localisé,
le pronostic dépend quasiment uniquement du Breslow (et non de l'ulcération, type histo
logique...). (Rang A).
■ QROC8
► Correction Hypoderme
Pour la première exérèse, le but n'est pas d'être « sain carcinologiquement » mais d'avoir le
diagnostic, mais aussi le vrai Breslow en prenant toute la lésion. (Rang A).
■ QRM 9
► Correction: BDE
A. Chromogranine A
B. Protéine S100
Correction • Dossier progressif n
C. HHV8
D. HMB45
E. Melan-A
■ QRU 10
XŒ»»
A. Inscription en RCP spécifiquement pour cette indication
B. Carcinome basocellulaire sans critère agressif
C. Bilan d'extension par TDM TAP
D. Technique du ganglion sentinelle
E. Traitement par imiquimod
A. Le carcinome basocellulaire présente des facteurs de mauvais pronostic. Tout cancer doit
être présenté en RCP sauf les CBC sans critères agressifs. (Rang A).
B. Il présente trois critères de mauvais pronostic : > 2 cm, infiltrant et zones péri-orificielles.
Les critères d'agressivité d'un carcinome basocellulaire sont :
- Localisation à l'extrémité céphalique : nez et zones péri-orificielles
- Mal limitées : sclérodermiforme, infiltrant
- > 2 cm ou > 1 cm si nez ou zones péri orificielles
- Caractère récidivant (Rang B).
C. Malgré la confirmation histologique, pas de bilan d’extension dans un carcinome basocellulaire
quel que soit son pronostic. Une imagerie locale pourra être éventuellement réalisée. (Rang A).
D. La technique du ganglion sentinelle ne concerne ni le carcinome épidermoïde ni le
carcinome basocellulaire.
E. Les traitements destructeurs concernent uniquement les carcinomes basocellulaires super
ficiels ou carcinome épidermoïde in situ (il faut faire une biopsie au préalable II). (Rang B).
■ QROC 11
► Correction , Stade lla-llb
C'est du rang B !
Stade II
Correction • Dossier progressif n
Tout mélanome de > 1-2 mm avec ulcération ou > 2 mm doit avoir au minimum une
échographie ganglionnaire de l'aire de drainage.
■ QRU 12
► Correction
A. Surveillance clinique seule
B. Surveillance clinique + surveillance par échographie ganglionnaire seulement
C. Reprise de la cicatrice avec marges comprises entre 1 et 2 cm seulement
D. Technique du ganglion sentinelle seulement
E. Reprise de la cicatrice avec marges comprises entre 1 et 2 cm + technique du ganglion
sentinelle
■ QROC 13
A. Épiderme
B. Derme
C. Hypoderme
D. Fascia
E. Muscle
Lors de la reprise d'exérèse, il faut faire les marges cutanées en fonction du Breslow et aller
jusqu'au fascia en profondeur.
1
Le but est d'avoir des marges latérales et profondes saines pour éviter la récidive locale.
Correction • Dossier progressif n
Attention, l'exérèse doit aller jusqu'au fascia mais il ne faut pas l'enlever. (Rang A).
Typiquement, lors de la première exérèse, le résultat histologique sera :
• La confirmation du mélanome
• Exérèse complète ou non
• Le Breslow
• Ulcération ou non.
Normalement, lors de la reprise on obtiendra : absence de cellules tumorales mélanocytaires
(car tout a été retiré lors de l'exérèse initiale) et des marges histologiques de x cm.
À t/tre dninformatiorp ce sont les marges cliniques gu[ comptent et non les marges hjsto^
logiques car i[ y a une rétractation naturelle avec le formol.
Par exemple si le chirurgien a bien fait des marges cliniques de 2 cm mais sur les résultats
histologiques est marqué que les marges sont de 1,4 cm, ce sont les marges cliniques qui sont
à prendre en compte, donc on est bon !
Intra-épidermique 0,5 cm
0,1-1 mm 1 cm
1-2 mm 1-2 cm
2 mm 2 cm
Visualisez la cicatrice au centre avec un trait horizontal, le rond autour correspond aux marges
selon le Breslow. Les petites ailes autour permettent de fermer plus facilement.
Ce geste peut être facilement réalisé par un dermatologue au cabinet. rrection • Dossier progressif n
■ QROC 14
► Correction
La mutation BRAF v600 E/K est à rechercher systématiquement en cas de mélanome avec
nécessité de traitement. (Rang B).
À titre djinformatign, en cas de mélanome métastatique on propose
1. Essai clinique si possible comme dans tous les cancers (pas de perte de chance car il s'agit
toujours du gold standard vs gold standard + nouvelle molécule)
2. Immunothérapie : prends du temps à marcher mais fonctionne longtemps
3. Phénomène ON/OFF : marche très rapidement mais en général 1 an
Astuce du dermatologue
Le dermatologue gère les cancers cutanés avec l'aide du radiothérapeute, des radiologues,
chirurgiens (neurochirurgien). Les oncologues ne font pas généralement partie de la prise en
charge.
Il faut également gérer les complications de l'immunothérapie.
En salle d'hospitalisation de dermatologie, on aura toutes les complications immuno-induites
de l'immunothérapie : colite, Guillain-Barré, myocardite...
On retrouve beaucoup plus rarement les complications des chimiothérapies en salle de
dermatologie : agranulocyte fébrile...
■ QROC 15
► Correction , Traitement adjuvant pendant 1 an
Un traitement adjuvant signifie qu'il n'y a pas de cellules cancéreuses visibles cliniquement
ou par les examens d'imagerie réalisés.
La présence de micro-métastases dans le ganglion sentinelle suggère des cellules indétectables
qui se baladent dans le corps.
Un traitement adjuvant pendant 1 an permet de diminuer drastiquement (50 %) le risque de
récidive en cas de ganglion sentinelle positif. (Rang A).
rrection • Dossier progressif n
■ QRM 6 : Le prurit est présent depuis 2 mois, il est insomniant et altère sa qualité de vie
personnelle et professionnelle. Il n'a aucun antécédent particulier. Il ne prend aucun
médicament. Il a des rapports sexuels avec la même personne. Que comporte votre examen
clinique ? Cochez la ou les proposition(s) exacte(s).
A. Auscultation cardio-pulmonaire
B. Palpation de l'abdomen
C. Examen des muqueuses
D. Examen corps complet, patient déshabillé
E. Palpation des aires ganglionnaires
■ QROC 7 : Le reste de l'examen clinique est strictement normal. Comment décrivez-vous cette
lésion ?
—----------------------------------------
Que proposez-vous comme traitement ?
■ QRM 14 : Quelle(s) est ou sont la ou les proposition(s) exacte(s) concernant l'association prurit
et lymphome de Hodgkin ?
A. Prurit fréquent
B. Pronostic favorable
C. Prurit indépendant de l'évolution de la maladie
D. Prurit survenant après contact avec l'eau
E. Efficacité des dermocorticoïdes contre le prurit
QROC 15 : L'hématologue vous demande les médicaments qu'il pourrait proposer à un patient
en cas de cholestase avec prurit féroce. Que pouvez-vous lui répondre ?
■ QRM 1
► Correction: ABCDE
A. Le caractère localisé ou diffus
B. Les horaires de survenue
C. Existence de signes généraux
D. Facteurs favorisants
E. Prises médicamenteuses
Astuce du dermatologue
Le prurit peut paraître cliniquement anodin, mais il peut amener à beaucoup de diagnostics
même sans lésions apparentes ! Il faut donc toujours être systématique.
■ QRM 2
► Correction: ABC
A. Trouble du sommeil
B. Gêne dans le travail
C. Altération de l'état général
D. Surface corporelle atteinte
1
E. Score PASI
rrection • Dossier progressif n
Astuce du dermatologue
Devant toute pathologie, il faut évaluer la gravité.
Un prurit n'est pas un signe fonctionnel « attrayant » mais il peut être extrêmement invalidant
et handicapant. Il peut être la porte d'entrée de plusieurs maladies systémiques.
■ QROC 3
► Correction
L'index de Qualité de Vie (ou DLQI) est un questionnaire simple et pratique dont le but est
d'évaluer l'impact d'une maladie de peau sur la qualité de vie des personnes atteintes par
une maladie dermatologique. Il peut permettre également d'évaluer l'efficacité d'un
traitement. Les items à recueillir (difficulté habillement, vie sexuelle, travail...) sont ceux
présents au cours des 7 derniers jours. Le score est compris entre 0 et 30.
■ QRM 4
* Correction: ABCD
A. Rapports sexuels à risque
B. Prurit insomniant
C. Prurit collectif
D. Situation du patient précaire
E. Animaux à la maison
A. La gale doit faire rechercher des rapports sexuels à risque car il s'agit d'une IST. (Rang B).
B. Il s'agit d'un prurit à recrudescence nocturne. (Rang A).
C. Il existe souvent un caractère conjugal ou familial. (Rang A).
D. La gale peut survenir par épidémies dans les collectivités médicalisées et foyers de
personnes âgées, dans les milieux sociaux défavorisés ou chez les immunodéprimés.
(Rang B).
E. La transmission est interhumaine directe par des contacts intimes et prolongés (IST).
La transmission indirecte par les vêtements ou la literie est beaucoup plus rare sauf dans
les formes profuses et hyperkératosiques. (Rang B).
Astuce du dermatologue
Devant tout prurit, il faut évoquer une gale car les lésions peuvent être polymorphes. Il faut
quasiment toujours l'évoquer pour la rechercher particulièrement (entre les doigts par
exemple...)
■ QRM 5
► Correction : BC
A. Prurit insomniant
rrection • Dossier progressif n
Il existe un prurit physiologique qui est discret, plus important le soir et/ou au
déshabillement.
Un individu peut se gratter plusieurs fois par jour sans qu'il le remarque.
Le prurit devient pathologique lorsqu'il induit des lésions de grattage ou lorsqu'il retentit sur
les activités quotidiennes ou sur le sommeil. (Rang A).
■ QRM 6
► Correction: BCDE
A. Auscultation cardio-pulmonaire
B. Palpation de l'abdomen
C. Examen des muqueuses
D. Examen corps complet, patient déshabillé
E. Palpation des aires ganglionnaires
Devant un prurit, il faut rechercher des lésions spécifiques qui orienteront votre diagnostic.
Il faut palper les aires ganglionnaires (rate et foie aussi) en vue d'un éventuel lymphome.
Il faut rechercher un dermographisme, car les lésions urticariennes ne se voient pas forcément
en consultation car elles sont fugaces et migratrices. (Rang A).
Astuce du dermatologue
En dermatologie, il faut examiner systématiquement le patient dans son entièreté, nu.
L'examen clinique comprend les muqueuses (œil, bouche, narines, anus, parties génitales)
et les aires ganglionnaires.
■ QROC 7
quadrillage.
• Une impétiginisation secondaire peut aussi être une conséquence.
Ces lésions non spécifiques marquent la sévérité du grattage. (Rang A).
■ QRM 8
► Correction: ABDE
A. Gale
B. Prurit psychologique
C. VIH
D. Lichen plan
E. Mastocytose cutané
Le patient ne présente aucune lésion spécifique, vous pouvez éliminer les causes de prurit avec
lésions cutanées spécifiques : la gale, le lichen, mastocytose cutanée, psoriasis... (Rang A).
Le prurit psychologique ne donne pas de lésions de grattage ni d'altération du sommeil.
(Rang A).
La mastocytose cutanée est plus fréquente chez l'enfant et correspond à une urticaire
pigmentaire (macules ou papules pigmentées). (Rang B).
■ QROC9
■ QROC 10
Correction Lymphome
1
Astuce du dermatologue
Correction • Dossier progressif n
Tout prurit nu et chronique doit faire évoquer chez un adulte jeune un lymphome hodgkinien
ou non hodgkinien.
Cela doit être votre obsession chez un jeune qui se gratte.
Chez un sujet âgé, il faut penser à une dermatose pré-bulleuse auto-immune et discuter après
le premier bilan biologique (vérifier hyperéosinophilie) à réaliser les anticorps spécifiques et
une immunofluorescence directe. (Rang A).
■ QRM 11
► Correction: AD
A. NFS
B. Sérologie toxocarose
C. Sérologie Syphilis
D. EPP
E. PTH
■ QROC 12
■ QRM 13
► Correction: ABC
A. Émollients
B. Savon surgras et syndet pour la toilette
C. Dermocorticoïdes
D. Photothérapie
E. Antihistaminique anti-Hl de seconde génération
n'
A. il n'est jamais faux de cocher émollients dans un dossier de dermatologie. Un émollient est
Correction • Dossier progressif
gras (cérat de Galien ou cold cream) et permet de reformer la barrière cutanée. (Rang B)
B. De même pour le savon surgras et syndet lors de la toilette, toujours vrai en dermatologie.
Il faut éviter antiseptiques, savons parfumés, vêtements serrés et rêches et il faut se
couper les ongles courts. (Rang B).
C. Vous pouvez mettre les dermocorticoïdes éventuellement sur les lésions provoquées par
le grattage, mais excepté ce cas-là ce n'est pas recommandé dans le prurit sine materia.
Notre patient a des lésions non spécifiques de grattage. (Rang B).
D. La photothérapie n'est pas discutée en première attention. Elle peut être une solution en
cas de persistance d'un prurit invalidant sans cause retrouvée.
■ QRM 14
► Correction: ABC
A. Prurit fréquent
B. Pronostic favorable
C. Prurit indépendant de l'évolution de la maladie
D. Prurit survenant après contact avec l'eau
E. Efficacité des dermocorticoïdes contre le prurit
Astuce du dermatologue
Les dermatologues sont souvent confrontés à des pathologies hématologiques.
Dermatose neutrophilique, syndrome auto-inflammatoire, lymphomes T et B cutanés (primi
tifs ou métastases), gammapathie monoclonale de signification cutanée, syndrome
hyperéosinophilique...
■ QROC 15
Correction Cholestyramine ou Rifampicine
Ces médicaments peuvent être utiles en cas de cholestase.
La cholestase à bilirubine conjuguée provoque des prurits féroces. (Rang A).
Item 116-Prurit 00
‘
Correction • Dossier progressif n
Vous recevez en consultation monsieur U., 82 ans, car depuis environ un mois et demi, il est rouge
et se gratte beaucoup. C'est son médecin traitant qui insiste pour que ce patient consulte un derma
tologue en urgence. Il paraît assez altéré. Il présente pour antécédent une hypertension artérielle
sous thiazidique depuis plusieurs années. Il est tabagique actif.
■ QRM 2 : Quelle(s) est ou sont la ou les proposition(s) qui vous permettent de poser
ce diagnostic ?
A. Antécédent du patient
B. Surface corporelle atteinte
C. Altération de l'état général
D. Évolution prolongée
E. Atteinte des muqueuses
■ QROC 5 : Vous interrogez le patient pour rechercher un médicament pris par voie orale
inducteur de cette toxidermie. Quel est le délai habituel entre le début du traitement inducteur
et l'apparition des premiers signes cutanés dans un DRESS syndrome ?
■ QRM 6 : Vous ne trouvez aucun médicament inducteur par voie orale. Comment allez-vous
compléter votre interrogatoire policier ?
A. Vous recherchez la réalisation d'un scanner injecté
B. Vous recherchez une prise de collyre
C. Vous recherchez une prise d'un complément alimentaire
D. Vous recherchez l'application d'un topique
E. Vous recherchez la prise d'un inhalateur
Finalement, vous apprenez que le patient a eu un scanner injecté au produit de contraste iodé 3 jours
avant le début de l'éruption pour « recherche néoplasie pulmonaire ». Votre principale hypothèse
est un DRESS syndrome sous forme érythrodermique. Vous hospitalisez le patient.
■ QROC 7 : Quelle sera la particularité de la chambre dans laquelle vous allez hospitaliser le
patient ?
Le patient est fébrile à 38,4 °C, les autres constantes sont normales.
QRM 10 : Quel(s) est ou sont le(s) élément(s) biologique(s) que vous allez demander de manière
indispensable ?
A. NFS
B. Bilan rénal
C. CRP
D. Électrophorèse des protéines sériques
E. Bilan hépatique
■ QROC 13 : Quel traitement allez-vous introduire dès le début de l'hospitalisation pour soulager
le patient ?
Le lendemain, le biologiste vous appelle pour vous dire qu'au frottis sanguin les lymphocytes T
ont un noyau irrégulier à un taux > 1 000/mm3. Il existe une hyperéosinophilie à 0,9 G/L. Le bilan
hépatique et rénal sont normaux.
■ QRM 15 : Vous avez redressé le diagnostic. Quel(s) est ou sont les autres éléments qui vous
permettent de confirmer le diagnostic de Syndrome de Sézary ?
A. CD4/CD8 > 10
B. Clone T identique peau et sang
C. Cellules de Sézary dans les ganglions
D. Résolution totale de l'érythrodermie sous dermocorticoïdes
E. Immunomarquage : CD3+ CD4+ CD8-
■ QROC 1
► Corred
Astuce du dermatologue
À connaître par cœur.
Il s'agit d'une urgence dermatologique et l'hospitalisation dans un service spécialisé est
obligatoire. De ce diagnostic découle une multitude d'étiologies. (Rang A).
■ QRM 2
► Correction: BD
A. Antécédent du patient
B. Surface corporelle atteinte
C. Altération de l'état général
D. Évolution prolongée
E. Atteinte des muqueuses
L'érythrodermie est un syndrome rare dont le diagnostic est clinique et repose sur deux
conditions :
• Érythème confluant associé à une desquamation touchant l'ensemble des téguments
(plus de 90 % de la surface corporelle)
• Évolution prolongée depuis au moins 6 semaines
Une éruption érythémato-squameuse avec des intervalles de peau saine ou une évolution
aiguë n'est pas une érythrodermie. (Rang A).
■ QRM 3
► Correction: BCE
A. Dermatite séborrhéique
B. Psoriasis
C. Dermatite atopique
D. Dermatose bulleuse auto-immune
E. Lichen
Correction • Dossier progressif n'
■ QROC4
► Correction DRESS syndrome
Le DRESS syndrome est une toxidermie rare, grave, qui peut se manifester sous une forme
d'emblée érythrodermique.
Astuce du dermatologue
Il faudra toujours rechercher une iatrogénie à l'EDN et dans la vraie vie. (Rang A).
■ QROC5
► Correction . 2-6 semaines
Le délai habituel entre le début du traitement inducteur et l'apparition des premiers signes
est de 2 à 6 semaines dans le DRESS syndrome.
Le délai peut être plus court pour les antibiotiques et les produits de contraste iodés.
(Rang A).
La particularité du DRESS syndrome est la régression lente. L'éruption peut durer plusieurs
semaines.
Malgré l'arrêt du traitement, plusieurs poussées cutanées et/ou viscérales peuvent être
constatées au cours des semaines/mois qui suivent.
Les réactivations virales peuvent être annonciatrices d'une poussée cutanée et
systémique.
La corticothérapie peut être prolongée. (Rang A).
■ QRM 6
► Correction: ABCDE
1
Correction • Dossier progressif n
Il est important de retenir que TOUT peut donner une toxidermie et parfois une forme très
grave. Les injections des produits de contrastes iodés, lors des scanners sont souvent oubliées.
Elles peuvent donner des toxidermies, parfois de manière précoce.
Il faut rechercher les « médecines parallèles », édulcorants de synthèse, les produits de
synthèses, compléments alimentaires, homéopathie...
Astuce du dermatologue
En cas de suspicion de toxidermie, on recherche l'imputabilité intrinsèque et extrinsèque
Intrinsèque :
• Imputabilité chronologique
- Les délais selon la toxidermie suspectée
- Amélioration après arrêt du médicament. Aggravation si poursuite.
- Réapparition de la toxidermie en cas de réintroduction du médicament.
• Imputabilité sémiologique
- Déterminer si la clinique est caractéristique d'un accident médicamenteux.
- Érythème pigmenté fixe (toujours évocatrice d'une cause médicamenteuse), NET et
PEAG sont évocateurs.
• Facteurs favorisants
- Mononucléose infectieuse et pénicilline
- VIH
- Réactivation de virus du groupe herpès (HHV6, HHV7, EBV, CMV)
- Facteurs génériques (Rang C) : HLA B*5701 est associé au DRESS dans l'abacavir.
• Tests allergologiques
Extrinsèque
• Il est important de déclarer les toxidermies à la pharmacovigilance pour augmenter les
connaissances concernant les médicaments les plus inducteurs d'une toxidermie d'un
type donné. (Rang A).
■ QROC7
Astuce du dermatologue
Comme les grands brûlés, il faut garder la chambre chauffée, car le patient n'a « plus de peau »
il ne peut pas conserver la chaleur.
Un grand brûlé meurt d'hypothermie !
Gardez bien en tête ces complications dans un dossier de dermatologie : dénutrition,
septicémie, pertes hydroélectrolytiques, complications décubitus...
Correction: ACDE
A. Desquamation
B. Vasoconstriction cutanée
C. Suintement
D. Fièvre
E. Œdème
■ QRM 9
► Correction: BCD
A. Atteinte des muqueuses
B. Adénopathies diffuses
C. Œdème du visage
D. Œdème des extrémités
E. Fièvre modérée
■ QRM 10
► Correction: ABE
rrection • Dossier progressif n
A. NFS
B. Bilan rénal
C. CRP
D. Électrophorèse des protéines sériques
E. Bilan hépatique
■ QRM 11
► Correction : AD
A. Hyperéosinophilie
B. Monocytose
C. Neutropénie
D. Lymphocytose avec syndrome mononucléosique
E. Anémie
On recherche une éosinophilie, souvent importante > 1 500/mm3 mais elle peut parfois être
retardée ou abâtardie par des corticoïdes (ou dermocorticoïdes I) et/ou une lymphocytose
avec syndrome mononucléosique. (Rang A).
■ QRM 12
► Correction: ABDE
A. HHV6
B. CMV
C. Parvovirus B19
D. EBV
E. HHV7
Les réactivations de virus du groupe herpès HHV6 surtout mais aussi HHV7, EBV, CMV sont des
arguments diagnostics mais sont aussi annonciatrices de rechute de DRESS. (Rang B).
■ QROC 13
► Correction , Dermocorticoïdes d'activité très forte
Devant une érythrodermie, la corticothérapie locale très forte entraîne une amélioration
rapide des symptômes. Les bains d'amidon permettent également de soulager le prurit
(Rang A).
■ QRU 14
► Correction
A. DRESS
B. Dermatite atopique
C. Syndrome de Sézary
1
O
Correction • Dossier progressif n
D. Gale
E. Mycosis fongoïde
■ QRM 15
► Correction
A. CD4/CD8 > 10
B. Clone T identique peau et sang
C. Cellules de Sézary dans les ganglions
D. Résolution totale de l'érythrodermie sous dermocorticoïdes
E. Immunomarquage : CD3+ CD4+ CD8-
Item 115-Toxidermies
-► Collège de dermatologie, EIsévier-Masson
o
n'
Correction • Dossier progressif
Vous recevez en consultation monsieur V 45 ans pour de la fièvre à 39 °C et une jambe droite
douloureuse. La jambe commençait à devenir rouge la veille et la fièvre est apparue le matin de la
consultation.
QRM 4 : Vous écartez tout signe de dermohypodermite nécrosante. Quels facteurs favorisant de
dermohypodermite non nécrosante recherchez-vous ?
A. Diabète
B. Obésité
C. Intertrigos du pli inguinal homolatéral
D. Plaie sous le pansement
E. Insuffisance lymphatique
Le patient est sportif et fait de la piscine. Le seul facteur favorisant que vous retrouvez est le suivant.
■ QRM 12 : Quelle(s) est ou sont la ou les atteinte(s) viscérale(s) possible(s) directement en lien
avec un syndrome de Lyell. Cochez la ou les réponse(s) exacte(s).
A. Néphropathie interstitielle
B. Nécrose de l'épithélium bronchique
C. Colite
D. Hépatite interstitielle
E. Myocardite
QRM 15 : Quelle(s) est ou sont la ou les proposition(s) exacte(s) concernant les signes cliniques
prodromiques d'une nécrolyse épidermique toxique ?
A. Fièvre
Picotement pharyngé
C. Diarrhée
D. Éruption cutanée prurigineuse
E. Picotement oculaire
■ QROC 1
► Correction , Dermohypodermite infectieuse bactérienne non nécrosante
(érysipèle)
Toute grosse jambe rouge aiguë fébrile est un érysipèle jusqu'à preuve du contraire. (Rang A).
Les autres diagnostics différentiels à éventuellement évoquer sont (Rang B) :
• Dermohypodermite inflammatoire sur insuffisance veineuse : Insuffisance veineuse
chronique, subaiguë ou chronique, peu ou pas fébriles.
• Eczéma : prurit, placard érythémateux avec vésicule, œdème, bords émiettés, pas de
fièvre
• Dermohypodermite sur pied diabétique : subaiguë, torpide, plus profonde, moins bien
limitée, terrain diabétique, douleur modérée, fièvre souvent absente
• Autres dermohypodermites bactériennes aiguës : morsure animale
• Syndrome des loges : peut simuler un érysipèle
Astuce du dermatologue
Devant un érysipèle, il faut avoir le réflexe de faire les contours de la lésion au feutre pour
évaluer l'évolution d'une éventuelle extension.
Il faut également prendre des photos dans les dermatoses inflammatoires/infectieuses pour
avoir une évaluation objective de l'efficacité ou non d'un traitement (et demander de l'aide
aux co-internes/chefs)
■ QRM 2
► Correction: CE
A. Décollement bulleux superficiel
B. Purpura
C. Hypoesthésie
D. Fièvre élevée
E. Crépitation
Une fois le diagnostic d'un érysipèle établi, il faut se poser la question : N'est-ce pas plutôt une
fasciite nécrosante ? (Rang A)
Correction • Dossier progressif n° 10
• Nécrose
• Hypoesthésie
• Livedo
• Crépitation
Nécroses cutanées
Le décollement bulleux superficiel est retrouvé dans les érysipèles (exemple photo ci-dessus),
c'est la conséquence d'un oedème dermique. Le purpura lorsque l'inflammation est intense est
un également un signe classique d'érisypèle sans être un signe de gravité.
Astuce du dermatologue
Devant toute pathologie, toujours se demander s'il n'existe pas de signes de gravité.
En pratique, l'état général donne des indications très fortes sur la gravité.
Correction: ABC
A. Diabète
B. Obésité
C. État de précarité
D. Âge du patient
E. Insuffisance rénale chronique
Correction • Dossier progressif n° 10
■ QRM 4
► Correction: BDE
A. Diabète
B. Obésité
C. Intertrigos du pli inguinal homolatéral
D. Plaie sous le pansement
E. Insuffisance lymphatique
Une fois que tout signe de gravité est écarté, il faut se poser la question : pourquoi le patient
a-t-il fait un érysipèle ?
Il faut rechercher les facteurs favorisants : (Rang A).
• Toute plaie y compris les ulcères de jambe
• Intertrigos inter-orteils
• Lymphœdème
• Obésité
• Insuffisance veineuse
Il faudra absolument prendre en charge les facteurs favorisants pour éviter les récidives.
Pour ce DP, je n'ai pris que les critères du collège de dermatologie.
Il existe des recommandations de la Haute Autorité de Santé.
■ QRM 5
Correction: BD
A. Transmission le plus probablement directe
B. Favorisée par la macération
C. Intertrigo candidosique
D. Bien se sécher entre les orteils
E. Prélèvement mycologique
rrection • Dossier progressif n° 10
Chez tous les patients, il faut bien traiter les intertrigos, car il s'agit d'un facteur favorisant
d'érysipèle notamment chez les patients obèses ou avec une insuffisance veineuse ou
lymphatique...
Ici il s'agit d'une simple desquamation sèche qui est plutôt évocatrice d'un intertrigo dermato-
phytique. Un intertrigo candidosique touche plutôt les mains.
La contamination est le plus souvent indirecte par les sols par exemple à la piscine (squames).
La macération favorise cette infection. Il faut s'habituer à sécher entre les orteils et tous les
autres plis après le sport, la douche... si possible à l'aide d'un sèche-cheveux. (Rang A).
Le prélèvement est indispensable en cas d'infection dermatophytique sauf en cas d'intertrigos
interorteils comme ici. (Rang B)
Astuce du dermatologue
Toujours regarder entre les orteils des patients pour éviter qu'il développe un érysipèle sur un
intertrigo.
■ QROC6
► Correction , Streptocoque P-hémolytique A
L'érysipèle se localise à la jambe dans le plus de 80 % des cas.
Par définition un érysipèle est lié à ce germe. (Rang A) sinon on parle de dermohypodermite
à X germe (Pasteurella multocida par exemple) (Rang B)
■ QRU 7
A. Hospitalisation
B. Hémoculture
C. Bilan biologique NFS CRP
D. Prélèvement bactériologique par une ponction sous cutanée
E. Antifongique local pendant 2 à 3 semaines
■ QROC8
► Correction , Amoxicilline 50 mg/kg (3 à 4,5 g/j) pendant 7 jours
En cas d'allergie à la pénicilline, on proposera de la pristinamycine 3 g/j en 3 prises ou de la
clindamycine pendant 7 jours.
En hospitalisation le traitement sera IV jusqu'à l'apyrexie. (Rang A et B pour les posologies).
Un traitement contre la douleur sera également prescrit en évitant bien évidemment les
AINS. (Rang A).
Les bas de contention sont systématiques après un érysipèle.
■ QROC9
► Correction
____ > Apyrexie en 48-72 heures de traitement
C'est super important à connaître, le critère d'efficacité est celui-ci. (Rang A).
Les signes locaux (rougeur) prennent plus de temps à répondre, environ 1 semaine voire plus.
L'œdème peut persister. Il faut porter systématiquement des bas de contention après un
érysipèle.
Astuce du dermatologue
L'érysipèle est une infection bactérienne fréquente, pris en charge par les médecins généralistes
et les urgentistes. Souvent, les patients se retrouvent avec des antibiotiques pendant des
mois, le mauvais antibiotique (augmentin) ou des durées d'antibiotiques allongées.
■ QROC10
► Correction > Syndrome de Lyell
La peau se décolle, il s'agit d'un syndrome de Lyell (Rang A) à J8 de la pyostacine.
Le syndrome de Lyell se développe 4 à 28 jours après le début du traitement inducteur.
L'évolution vers la phase d'état est rapide :
• Érosions des muqueuses multifocales, bulles > évolution cicatricielle des muqueuses
pouvant être catastrophiques (cécité, synéchies vaginales...)
atteinte // Syndrome de Lyell > 30 % de surface atteinte. Entre les deux = formes
frontières.
Le traitement est seulement symptomatique, la ré-épidermisation a lieu entre 10 et 30 jours
après l'arrêt du traitement. (Rang B)
La photo dans le DP souhaite montrer le signe de la pince, c'est-à-dire une muqueuse buccale
très friable qui se décolle facilement avec une pince.
Astuce du dermatologue
Le message à retenir par cette maladie est qu'aucun médicament n'est anodin. Plusieurs
études ont montré que finalement les nécrolyses épidermiques toxiques étaient secondaires
à des médicaments qui n'auraient pas dû être prescrits initialement.
Prescrire un simple IPP ou paracétamol n'est pas banal et peut entraîner ce genre de patho
logies (heureusement rare). Il faut savoir justifier sa prescription en cas de pépins.
■ QROC 11
► Correction „ Signe de Nikolsk
La peau se détache dans des zones non décollées ou saines.
Il faut réaliser ce geste devant toute toxidermie, on a parfois des surprises. (Rang A).
■ QRM 12
► Correction: BC
A. Néphropathie interstitielle
B. Nécrose de l'épithélium bronchique
C. Colite
D. Hépatite interstitielle
E. Myocardite
Les atteintes viscérales possibles directement liées à la nécrolyse épidermique toxique sont la
nécrose de l'épithélium bronchique (alerte si polypnée, hypoxémie, grésillement laryngé,
toux...). La colite liée à une nécrose de l'épithélium colique (alerte si diarrhées, douleurs
abdominales, sang dans les selles...). (Rang A)
Il n'y a pas de traitement spécifique.
Les néphropathies, pneumopathie, hépatite interstitielle, myocardite, syndrome d'activation
macrophagique sont associés au DRESS syndrome. Le traitement repose sur la corticothérapie
par voie générale.
■ QROC 13
” Correction , Épiderme nécrosé sur toute son épaisseur se détachant d'un derme
peu modifié
Rang A.
■ QRU 14
A. 5%
B. 15%
C. 25%
D. 50%
rection • Dossier progressif n° 10
E. 75%
Ne pas hésiter à orienter vers un centre de référence pour une prise en charge optimale d'un
point de vue dermatologique et réanimatoire.
■ QRM 15
► Correction : BC
A. Fièvre
B. Picotement pharyngé
C. Diarrhée
D. Éruption cutanée prurigineuse
E. Picotement oculaire
Astuce du dermatologue
Un patient rouge, suspect de toxidermie, avec les yeux qui piquent, la peau qui fait mal,
une douleur à la gorge... doit vous faire réagir.
Item 115-Toxidermies
-► Collège de dermatologie, Elsevier-Masson
Vous recevez en consultation madame X, 45 ans avec des doigts qui deviennent blancs au froid et au
chaud. Aucun membre de sa famille présente les mêmes symptômes. Les pouces souvent atteints,
le plus souvent la main droite. Les symptômes sont présents depuis 1 an.
■ QRM 6 : La capillaroscopie que vous réalisez est anormale. Vous savez que les Raynaud
secondaires sont souvent associés à la sclérodermie. Quel(s) sont le(s) signe(s) cutané(s)
à rechercher en faveur d'une sclérodermie ?
A. Dactylite
B. Doigts boudinés
C. Calcinose
D. Télangiectasies
E. Évolution de la sclérose descendante
■ QROC1
► Correction , Phénomène de Raynaud secondaire
Chez cette patiente, le Raynaud survient au chaud, il est asymétrique et elle a une atteinte des
pouces. (Rang A)
■ QRM 2
► Correction: BE
A. Survenue chez une femme
B. Atteinte des pouces
C. Atteinte au froid
D. Absence d'antécédents familiaux
E. Asymétrie
Astuce du dermatologue
11
myosite... !
Il faut deux ans de recul pour vraiment classer un phénomène de Raynaud comme primaire.
■ QROC3
► Correction , Manœuvre Allen
Il s'agit de la compression des artères radiale et cubitale en faisant exercer au patient des
mouvements de flexion et d'extension de la main. Lors de la levée de la compression,
on regarde la revascularisation de la main et de la paume.
Revascularisation rapide et homogène : manœuvre négative.
Revascularisation retardée et hétérogène : manœuvre positive. (Rang B)
■ QRM 4
► Correction: CE
A. Aucun examen complémentaire
B. NFS
C. Capillaroscopie péri-unguéale
D. Électrophorèse des protéines sériques
E. Anticorps antinucléaires
Ce bilan a pour but de dépister une sclérodermie a minima car le Raynaud est le signe souvent
révélateur des sclérodermies (90 %). (Rang B)
Le bilan minimal comporte des anticorps antinucléaires pour rechercher surtout des anticorps
anti-centromère et anti-Scl-70 et la capillaroscopie péri-unguéale. (Rang B).
■ QROC5
► Correction , Méga-capillaires et raréfaction des anses capillaires
Dans plus de 90 % des cas, les anomalies capillaroscopiques sont isolées.
Cet aspect capillaroscopique motive une surveillance clinique et biologique très rapprochée.
(Rang B)
■ QRM 6
► Correction: BCD
A. Dactylite
B. Doigts boudinés
C. Calcinose
D. Télangiectasies
E. Évolution de la sclérose descendante
■ QRM 7
Correction: BCD
A. Pneumopathie interstitielle diffuse
B. Hépatite
C. Cytopénie
D. Hypertension artérielle pulmonaire
E. Troubles digestifs moteurs
Le dépistage et le suivi précoce sont importants, car l'atteinte pulmonaire peut être fulminante.
(Rang B).
Astuce du dermatologue
Il est classique d'avoir un Raynaud secondaire non inquiétant avec juste des anticorps en
faveur d'une sclérodermie puis lors de l'hôpital de jour de prise en charge d'une sclérodermie,
vous pouvez mettre en évidence une pneumopathie interstitielle diffuse au scanner qui va
nécessiter un traitement très agressif.
D'où l'intérêt d'un diagnostic précoce !
Ce DP contient ce qu'il faut savoir sur la sclérodermie pour l'EDN en dermatologie.
■ QRM 2 : Quel(s) est (sont) le(s) élément(s) clinique(s) des dermatoses faciales ?
A. L'absence de comédons permet d'écarter le diagnostic d'acné
La peau grasse est un signe clinique de la rosacée
C. Des pustules peuvent se retrouver dans la dermatite séborrhéique
D. Des papules peuvent se retrouver dans l'acné et dans la rosacée
E. L'acné et la dermatite séborrhéique peuvent donner des atteintes de la région thoracique
antérieure
QRM 4 : Quelle(s) est (sont) la ou les dermatose(s) qui peut(vent) entraîner une atteinte oculaire ?
A. Zona
B. Acné
C Dermatite séborrhéique
D. Rosacée
E. Dermatite atopique
■ QRU 5 : Quelle est la proposition exacte concernant les conseils hygiéno-diététiques à prescrire
à un patient acnéique ?
A. Régime alimentaire avec éviction du chocolat et du lait
Antiseptique sur les lésions pustuleuses
C. Exposition solaire encouragée
D. Appliquer le traitement topique sur tout le visage
E. Presser les comédons pour les évacuer dès que possible
■ QRU 6 : Qu'est-ce qui permet d'affirmer le caractère auto-immun d'une maladie bulleuse ?
A. Une symptomatologie clinique typique d'une dermatose bulleuse auto-immune
B. L'histologie standard
C. L'immunofluorescence directe
D. L'immunofluorescence indirecte
E. La bonne réponse clinique aux dermocorticoïdes
QROC 9 : Lorsque vous faites une biopsie cutanée pour une suspicion de dermatose bulleuse
auto-immune ou réalisez-vous l'immunofluorescence directe ?
QRM 10 : Quelle(s) est (sont) la ou les dermatose(s) qui ont pour lésion élémentaire possible
une bulle ?
A Érythème polymorphe
B. Herpès
C. Dermatite atopique
D. Vascularite
E. Pustulose exanthématique aiguë généralisée
QRM 12 : Devant un exanthème chez une femme enceinte quel qu'il soit et quel que soit
le stade de la grossesse, quelle(s) est (sont) la ou les infection(s) à rechercher car il existe
une toxicité directe possible sur le fœtus ?
A. Rubéole
B. VIH
C. Toxoplasmose
D. Listéria
E. Hépatite B
■ QROC 15 : Quelles sont les 3 causes principales d'éruption scarlatiniforme chez un enfant ?
■ QRM 16 : Quelle(s) est (sont) la ou les caractéristique(s) clinique(s) d'un angiome plan ?
A. Lésions infiltrées
Pas de souffle ni de frémissement ni de battement
C. Toujours présentes à la naissance
D. Reste stable au cours du temps au cours de la croissance de l'enfant
E. Persiste toute la vie
■ QRM 18 : Parmi les propositions suivantes, quelle(s) est (sont) la ou les proposition(s) exacte(s)
concernant l'histoire naturelle des hémangiomes ?
A. Phase d'involution spontanée dans les 5 premières années de la vie (entre 2 et 10 ans)
B. Prolifération de cellules endothéliales
C. Absente à la naissance
D. Régression systématique sans séquelles
E. Touche environ 1 % des nourrissons
■ QRM 19 : Parmi les propositions suivantes, quelle(s) est (sont) la ou les proposition(s) exacte(s)
concernant les complications des hémangiomes ?
A. Environ 10 % des hémangiomes se compliquent
B. Les localisations à risque d'ulcère sont : le siège, les lèvres et les plis
C. Séquelles esthétiques
D. Un hémangiome cutané « en barbe » impose une endoscopie ORL
E. Le traitement de première intention en cas d'hémangiome à risque est le bisoprolol
QRM 20 : Parmi les propositions suivantes, quelle(s) est (sont) la ou les proposition(s) exacte(s)
concernant les malformations veineuses ?
A Tuméfactions bleutées sous-cutanées ou veines dilatées superficielles semblables
à des varices
B. Lésions molles, dépressibles
C. Pas d'augmentation de la chaleur locale, ni battement, ni souffle
D. Extension aux organes profonds possibles
E. La principale complication sont les hémorragies spontanées
QRM 21 : Parmi les propositions suivantes, quelle(s) est (sont) la ou les proposition(s) exacte(s)
concernant les toxidermies ?
A. Dans le cadre d'une phototoxicité, l'éruption survient dans les heures suivant l'exposition
au médicament et dépend à la fois des doses de médicament et des doses d'UVA
B. Dans le cadre d'une photo-allergie l'éruption survenant après un délai de 7 à 21 jours suivant
l'exposition au médicament et peut-être déclenchée par des expositions solaires minimes
débute aux zones exposées et peut s'étendre en dehors de ces zones
C. Une toxidermie d'origine non immunologique, est un effet direct du médicament,
dose-dépendant et prévisible
D. Une toxidermie d'origine immunologique est peu fréquente et non dose dépendante
E. Une toxidermie d'origine immunologique est forcément une toxidermie d'hypersensibilité
retardée
QRM 22 : Parmi les propositions suivantes, quelle(s) est (sont) la ou les proposition(s) exacte(s)
concernant les toxidermies ?
A. La prévalence des toxidermies en milieu hospitalier est d'environ 30 % des patients exposés
à un médicament
B. Plus de 90 % des toxidermies sont bénignes
C. Les urticaires sont les toxidermies les plus fréquentes
D. Un patient VIH a plus de risque d'avoir une toxidermie
E. L'imputabilité intrinsèque nécessite de trouver dans la littérature des connaissances
d'accidents identiques pour le médicament imputé
QRM 23 : Parmi les propositions suivantes, quelle(s) est (sont) la ou les proposition(s) exacte(s)
concernant le délai des toxidermies en cas de première exposition ?
A. Un exanthème maculo-papuleux survient dans les 4 premiers jours
B. Une urticaire survient dans les premiers jours de l'introduction d'un nouveau médicament
C. Une photo-allergie survient dans les 7 à 21 jours de l'introduction d'un nouveau médicament
D. La nécrolyse épidermique toxique est la toxidermie dont la survenue après l'introduction
d'un médicament peut être la plus longue
E. Un collyre peut donner une toxidermie grave
■ QRM 24 : Parmi les propositions suivantes, quelle(s) est (sont) la ou les proposition(s) exacte(s)
concernant l'érythème pigmenté fixe ?
A. Peut être lié à un virus
Délai de survenue entre 4 et 14 jours
C. Lésions cutanées prurigineuses
D Évolution bulleuse généralisée possible
Laisse de manière inconstante des tâches pigmentées
■ QRM 25 : Parmi les propositions suivantes, quelle(s) est (sont) la ou les proposition(s) exacte(s)
qui vous feront évoquer une toxidermie grave ?
A. Énanthème
B. Douleurs cutanées
C. Fièvre élevées
D. Adénopathies diffuses
E. Exanthème généralisé
■ QRM 26 : Parmi les propositions suivantes, quelle(s) est (sont) la ou les cause(s) de prurit sine
materia ?
A. Médicaments
B. Diabète
C. Hémochromatose
D. Hépatite B
E. Leucémie
■ QRM 27 : Parmi les propositions suivantes, quel(s) est ou sont le(s) examen(s) à réaliser
en première intention en cas de prurit sine materia ?
A. Bilan hépatique complet
B. Radio du thorax
C. Échographie abdominale
D. Électrophorèse des protéines sériques
E. Anti-BP 180 et anti-BP 230
■ QRU 29 : Parmi les propositions suivantes, laquelle de ces pathologies a pour traitement
spécifique les anti-Hl de seconde génération ?
A. Dermatite atopique
B. Psoriasis
C. Prurit sine materia
D. Acné
E. Urticaire
■ QRM 30 : Parmi les propositions suivantes, quel(s) est (sont) la (les) lésion(s) élémentaire(s)
du prurigo ?
A. Papules
B. Nodules
C. Excoriations
D. Vésicule
E. Pustules
■ QRM 31 : Parmi les propositions suivantes, quel(s) est ou sont le(s) diagnostic(s) différentiel(s)
du psoriasis ?
A. Pytiriasis rosé de Gibert
B. Dermatophytie
C. Mycosis fongoïde
D. Urticaire
E. Dermite séborrhéique
■ QRM 32 : Parmi les propositions suivantes, quelle(s) est (sont) la ou les formes de psoriasis
chez l'enfant et le nourrisson ?
A. Lésion érythémato-squameuse du siège
B. Forme en goutte
C. Poussées souvent précédées d'un épisode infectieux
D. Squames importantes
E. Le napkin psoriasis concerne les enfants
■ QRU 33 : Parmi les propositions suivantes, quelle est la proposition exacte concernant
les psoriasis graves ?
A. Les squames sont systématiques dans les formes érythrodermiques du psoriasis
B. L'atteinte rénale est possible en cas de psoriasis pustuleux
C. Un patient présentant une poussée de psoriasis pustuleux fera toujours des poussées
pustuleuses de psoriasis
D. Le rhumatisme psoriasis concerne plus de 50 % des psoriasis
E. Toutes les formes pustuleuses de psoriasis doivent être hospitalisées
QRM 35 : Parmi les propositions suivantes, quelle(s) est (sont) la ou les proposition(s) exacte(s)
concernant les psoriasis ?
A. Dermatose inflammatoire chronique fréquente qui concerne 2-4 % de la population française
B. Voies TH1 et TH17 impliquées
C. Les bêta-bloquants peuvent déclencher ou aggraver un psoriasis
D. Prédisposition familiale possible
E. Production accrue de cytokines inflammatoires induisant : prolifération accrue et troubles
de la différentiation des kératinocytes, néo-angiogenèse, recrutement de polynucléaires
éosinophiles
QRU 36 : Parmi les propositions suivantes, quelle est la proposition exacte concernant
les dermatophytes et les levures ?
A. Les dermatophytes sont des champignons kératinophiles et filamenteux
B. Les dermatophytes sont commensaux de la peau et des muqueuses
C. Les dermatophytes donnent des atteintes des muqueuses
D. Le candida donne souvent des atteintes cutanées
E. Les dermatophytes peuvent donner des atteintes vaginales
QRM 37 : Parmi les propositions suivantes, quel(s) est (sont) la (les) proposition(s) exacte(s)
concernant les dermatophytes et les levures ?
A. Le prélèvement mycologique en cas de dermatophytose de la peau glabre est systématique
B. Toute vulvo-vaginite suspecte candidosique cliniquement doit être documentée
microbiologiquement
C. Les médicaments et l'immunosuppression favorisent les dermatophytoses
D. La perte de poids fait partie du traitement des dermatophytoses
E. Le traitement cutané limité des dermatophytoses est entre 2 et 3 semaines
■ QRM 39 : Parmi les propositions suivantes, quelle(s) est (sont) la ou les proposition(s) exacte(s)
concernant les furoncles ?
A. L'évolution naturelle du furoncle est vers la nécrose folliculaire
B. En général le traitement d'un furoncle repose sur l'application d'antiseptique
C. En cas de traitement systémique un prélèvement bactériologique est systématiquement
nécessaire
D. En cas de furonculose il faut rechercher un VIH ou un diabète
E. Le furoncle peut être une porte d'entrée à une dermo-hypodermite bactérienne
péri-lésionnelle
QRM 40 : Parmi les propositions suivantes, quelle(s) est (sont) la ou les proposition(s) exacte(s)
concernant les impétigos ?
A L'impétigo est une infection folliculaire
B. Les impétigos prédominent en été
C. Le traitement d'un impétigo localisé repose sur l'acide fucidique
D II est nécessaire d'appliquer localement un antiseptique
E. Éviction de la collectivité si les lésions sont non couvrables par un pansement pendant 3 jours
après le début du traitement
QRU 41 : Parmi les propositions suivantes, quelle(s) est (sont) la ou les proposition(s) exacte(s)
concernant les mesures préventives des IST ?
A Vaccination de l'hépatite A chez les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes
B. Vaccination HPV uniquement pour les femmes
C. PCR anale et pharyngée à la recherche Neisseria gonorrhoeae systématique
D. Sérologie TPHA-VDRL d'emblée en cas de rapports sexuels à risque
E. Traitement préventif contre la syphilis en cas de rapports sexuels à risque réguliers
QRM 42 : Parmi les propositions suivantes, quelle(s) est (sont) la (les) proposition(s) exacte(s)
concernant les traitements après documentation microbiologique des IST ?
A. Le traitement des urétrites à gonoccocie est la ceftriaxone dose unique IM ou IV 1 000 mg
Le traitement des urétrites à chlamydiae est la doxycycline PO 200 mg pendant 7 jours
C. Le traitement des urétrites à chlamydia peut être un traitement à dose unique
D. Le traitement des trichomonoses repose sur le Bactrim
E. Le traitement antibiotique de la syphilis précoce repose sur un traitement per os
QRM 43 : Une femme de 25 ans vous consulte car depuis 2 ans, elle a des furoncles et des abcès
tous les deux mois environ dans les zones suivantes : plis axillaires et sous mammaires.
Quelle est votre hypothèse diagnostique ?
QRM 44 : Parmi les propositions suivantes, quel(s) est (sont) le(s) parasite(s) considéré(s)
comme des IST ?
A Sarcoptes scabiei hominis
B. Trichomonas vaginalis
C. Phtirius inguinalis
D. Ténia
E. Oxyure
QRM 45 : Parmi les propositions suivantes, quelle(s) est (sont) la ou les proposition(s) exacte(s)
concernant les ulcérations génitales ?
A L'herpès génital donne des ulcérations superficielles douloureuses
B. Le chancre mou donne des adénopathies inflammatoires
C. La donovanose est peu douloureuse
D Le psoriasis peut donner des ulcérations génitales
E. Les toxidermies peuvent donner des ulcérations génitales
QRM 46 : Parmi les propositions suivantes, quelle(s) est (sont) la ou les proposition(s) exacte(s)
concernant la dermatite atopique ?
A. Il s'agit d'une réactivité immunologique anormale IgE médiée, vis-à-vis de certains antigènes
environnementaux (allergènes)
La dermatite atopique est la plus fréquente et la plus précoce des manifestations cliniques
associées à l'atopie
C. C'est une maladie monogénique
D. Atteinte des gènes de la barrière épidermique (fillagrine)
E. Le système immunitaire inné est concerné
■ QRM 47 : Parmi les propositions suivantes, quelle(s) est (sont) la ou les proposition(s) exacte(s)
concernant la clinique de la dermatite atopique ?
A. L'eczéma aigu comporte des lésions squameuses principalement
L'atteinte de la couche est fréquente chez les nourrissons
C. La localisation tête et cou est la plus fréquente chez l'adulte
D. La dermatite atopique débute le plus souvent après deux années de vie
E. 3-5 % des dermatites atopique persistent à l'âge adulte
■ QRM 48 : Parmi les propositions suivantes, quelle(s) est (sont) la ou les proposition(s) exacte(s)
concernant la clinique des surinfections à S. Aureus en cas de dermatite atopique ?
A. Écoulement purulent
B. Suintement jaune
C. Croûte mélicérique
D. Lésions vésiculo-bulleuses
E. Odeur nauséabonde
■ QRM 49 : Parmi les propositions suivantes, quelle(s) est (sont) la ou les proposition(s) exacte(s)
concernant les règles hygiéno-diététiques de la dermatite atopique ?
A. Douche avec du savon sans savon
Réduire la fréquence des lavages à 1 fois par jour ou tous les deux jours
C. Émollient à volonté
D. Douche à l'eau tiède
E. Température élevée au domicile
■ QROC 50 : Quel topique choisissez-vous en cas de dermatite atopique du visage chez un patient
de 17 ans ?
■ QRM 51 : Parmi les propositions suivantes, quelle(s) est ou sont la ou les proposition(s)
exacte(s) concernant l'urticaire ?
A- Dermatose inflammatoire qui touche 15-20 % de la population dans sa forme aiguë
B. L'urticaire est le plus souvent non allergique
C Le principal médiateur sont les leucotriènes
D. Le mécanisme immunologique peut faire intervenir des auto-anticorps anti-IgG
E. Les urticaires aux AINS sont d'origines immunologiques
QRU 52 : Parmi les propositions suivantes, laquelle des propositions est exacte concernant
la clinique de l'urticaire ?
A. La bordure est nette
B. Les lésions sont squameuses
C. L'urticaire profonde est prurigineuse
D. L'urticaire profonde régresse en 24 heures
E. L'association urticaire profonde et urticaire superficielle n'est pas fréquente
QRM 53 : Parmi les propositions suivantes, quelle(s) est ou sont la ou les proposition(s)
exacte(s) concernant les principales causes d'urticaire ?
A. Dans la majorité des cas, une cause est retrouvée
B. Peut être provoquée par une infection
C. Peut être provoquée par un vaccin
D. Un patient présentant une allergie au latex est à risque d'anaphylaxie en cas de contact
avec des protéines de latex
E. Une urticaire aux orties peut provoquer un choc anaphylactique
QRM 54 : Parmi les propositions suivantes, quelle(s) est ou sont la ou les proposition(s)
exacte(s) concernant les urticaires alimentaires ?
A. Les urticaires alimentaires sont rares
B. Le diagnostic d'anaphylaxie doit être évoqué si le délai entre l'ingestion de l'aliment incriminé
et le début des signes est de moins de 24 heures
C. La résolution des symptômes se fait en moins de 24 heures après arrêt de l'ingestion
de l'aliment
D. La récidive à chaque prise de l'aliment est généralement plus sévère
E. La sévérité de l'allergie alimentaire dépend de la quantité ingérée
QRM 55 : Parmi les propositions suivantes, quelle(s) est ou sont la ou les proposition(s)
exacte(s) concernant l'épidémiologie des carcinomes cutanés ?
A. Le carcinome épidermoïde est le cancer le plus fréquent, tout cancer confondu
B. Les expositions solaires intenses et intermittentes augmentent le risque de carcinome
basocellulaire
C. L'immunodépression est un facteur de risque de cancers cutanés
D. Le mélanome n'existe pas chez les phototypes de type VI
E. Les fesses sont souvent atteintes par des cancers cutanés
QRM 56 : Parmi les propositions suivantes quelle(s) est ou sont la ou les proposition(s) exacte(s)
concernant les carcinomes basocellulaires ?
A. Il n'existe pas de lésion précancéreuse
B. La pigmentation écarte le diagnostic de carcinome basocellulaire
C. Le carcinome basocellulaire sclérodermiforme est mal limité
D. Les formes métastatiques sont exceptionnelles
E. L'extension le long des gaines nerveuses est une évolution classique
■ QRM 58 : Parmi les propositions suivantes, quelle(s) est ou sont la ou les proposition(s)
exacte(s) concernant les carcinomes épidermoïdes ?
A. L'atteinte des muqueuses et semi-muqueuses est possible
Les kératoses actiniques peuvent régresser spontanément après arrêt de l'exposition solaire
C. Des lésions chroniques de psoriasis peuvent se transformer en carcinome cutané
D. Les lésions de carcinome épidermoïde in situ (maladie de Bowen) sont souvent multiples
et confluentes
E. Les carcinomes épidermoïdes ont une évolution ulcéro-végétante indolore
■ QRM 59 : Parmi les propositions suivantes, quelle(s) est ou sont la ou les proposition(s)
exacte(s) concernant les facteurs de mauvais pronostic des carcinomes épidermoïdes ?
A. Zones photo-exposées
B. Envahissement péri-nerveux
C. Épaisseur tumorale histologique > 3 mm
D. Développement du carcinome épidermoïde sur une plaie chronique
E. Degré de différenciation cellulaire en histologie élevé
■ QRM 60 : Parmi les propositions suivantes, quelle(s) est ou sont la ou les proposition(s)
exacte(s) concernant l'histologie du carcinome basocellulaire ?
A. Kératinocytes de grande taille, en lobules ou en travées, mal limitées, disposition anarchique
B. Invasion dermohypodermique
C. Fentes de rétraction autour des lobules
D. Disposition périphérique palissadique
E. Mitoses et atypies cytonucléaires
■ QRM 61 : Parmi les propositions suivantes, quelle(s) est ou sont la ou les proposition(s)
exacte(s) concernant l'épidémiologie des mélanomes ?
A. 10 % des mélanomes peuvent être considérés comme secondaire à une prédisposition
familiale
B. L'âge médian de survenue est de 30 ans
C. Le taux d'incidence intermédiaire est d'environ 15 000 nouveaux cas par an
D. La majorité des mélanomes se développent sur une lésion pré-cancéreuse
E. Le mélanome des muqueuses n'existe pas
■ QRU 62 : Pourquoi dans la majorité des cas, il ne faut pas réaliser une biopsie en cas
de suspicion de mélanome ?
A. Diagnostic impossible sur un échantillon
B. Risque de propagation de la maladie
C. Mesure du Breslow impossible
D. Mesure du vrai Breslow maximal incertain
E. La mutation BRAF ne peut être recherchée.
QRM 63 : Parmi les propositions suivantes, quelle(s) est ou sont la ou les proposition(s)
exacte(s) concernant les facteurs pronostics du mélanome au stade III ?
A. Indice de Breslow
B. Nombre de ganglions métastatiques
C. Taille des ganglions métastatiques
D. Présence d'une ulcération dans le mélanome primitif
E. Présence d'une mutation BRAF dans le ganglion métastatique
QRU 64 : Parmi les propositions suivantes, quelle est la proposition exacte concernant
les nævus ?
A. Les microtraumatismes répétés peuvent induire une transformation des nævus en mélanome
B. Les nævus congénitaux sont des précurseurs potentiels de mélanome
C. Le phénomène de Sutton n'est jamais suspect
D. Un nævus bleu est suspect à partir de 50 ans
E. Les nævus communs régressent progressivement et deviennent rares après l'âge de 60 ans
QRM 65 : Parmi les propositions suivantes, quelle(s) est ou sont la ou les proposition(s)
exacte(s) concernant l'herpès ?
A. Il s'agit d'un virus à ADN
B. L'HSV-2 est une IST
C. L'HSV-l est responsable de 50 % des primo-infections herpétiques génitales
D. Au cours d'une primo-infection, l'excrétion virale dure entre 2 et 4 jours
E. Une infection préalable par l'un des deux types d'herpès protège d'une infection initiale
primaire par l'autre type
QRM 67 : Parmi les propositions suivantes, quelle(s) est ou sont la ou les proposition(s)
exacte(s) concernant les atteintes de l'herpès ?
A. La lésion primaire d'un herpès est une vésicule
B. La différence entre un chancre syphilitique et une érosion herpétique est principalement
la présence d'une lésion pustuleuse avant l'érosion
C. L'herpès chez un patient immunocompétent est de résolution spontanément favorable
D, La principale complication des primo-infections herpétiques génitales est le risque
d'une atteinte cicatricielle des muqueuses (synéchies vaginales...)
E. Toute gingivostomatite herpétique doit être hospitalisée
QRM 68 : Parmi les propositions suivantes, quelle(s) est ou sont la ou les proposition(s)
exacte(s) concernant l'herpès ?
A. Le syndrome de Kaposi-Juliusberg est une surinfection herpétique sur des lésions de dermatite
atopique
B. Les récurrences herpétiques chez une femme enceinte sont à risque d'hépatite fulminante
C. Les atteintes viscérales sont possibles chez l'immunodéprimé
D. Le principal risque de l'atteinte ophtalmique est une atteinte de la rétine
E. Les prodromes sont caractéristiques d'une atteinte de récurrence herpétique
■ QRM 69 : Parmi les propositions suivantes, quelle(s) est ou sont la ou les proposition(s)
exacte(s) concernant la gale ?
A. La mise en évidence de l'acarien par examen parasitologique est obligatoire
B. Le dos est la localisation classique de la gale commune
C. Les nodules scabieux se situent principalement aux extrémités des doigts chez l'adulte
D. L'atteinte du visage est possible lors d'une gale chez le nourrisson
E. Dans la gale hyperkératosique le prurit est discret
■ QRM 70 : Parmi les propositions suivantes, quelle(s) est ou sont la ou les proposition(s)
exacte(s) concernant la gale ?
A. L'acarien femelle est responsable de la maladie
B. L'incubation en cas de première infestation est d'environ 10 jours
C. La gale est généralement transmise au moindre contact physique avec une personne infestée
D. La transmission par les vêtements est fréquente
E. L'acarien peut se déplacer de plusieurs centimètres par heure
■ QRM 71 : Parmi les propositions suivantes, quelle(s) est ou sont la ou les proposition(s)
exacte(s) concernant le traitement de la gale ?
A. Le traitement repose sur l'ivermectine 200 ug/mg PO en prise unique à répéter 7 à 14 jours
plus tard
B. Il faut systématiquement associer le traitement local et le traitement per os
C. En cas de nodules post-scabieux, il faut prescrire de nouveau le traitement PO contre la gale
D. La désinfection de l'environnement est systématique
E. Il faut bien se laver après avoir appliqué le traitement local contre la gale
■ QRM 73 : Parmi les propositions suivantes, quelle(s) est ou sont la ou les proposition(s)
exacte(s) concernant le traitement de la pédiculose du cuir chevelu ?
A. Il faut traiter tous les cas contacts
B. En cas de poux vivant à J2 du traitement il faut refaire le produit initial
C. L'éviction scolaire n'est pas systématique
D. En cas d'échec du traitement local, on peut utiliser l'ivermectine 400 ug/kg en prise unique
répétée à 7 jours
E. Il faut prévenir les parents de la collectivité de l'enfant atteint par écrit
QRU 74 : Parmi les propositions suivantes, quelle est la proposition exacte concernant
l'érythème noueux ?
A. Est retrouvé dans plus de 50 % des cas de sarcoïdose
B. Il s'agit d'une lésion spécifique de la sarcoïdose
C. Il s'agit d'un nodule dermo-hypodermique
D. Souvent asymptomatique
E. La sarcoïdose est la deuxième cause d'érythème noueux en France
QRM 75 : Parmi les propositions suivantes, quelle(s) est ou sont la ou les proposition(s)
exacte(s) concernant le lupus ?
A. Le lupus érythémateux cutané aigu est associé dans 15 % des cas à un lupus érythémateux
systémique
B. Il n'y a pas d'atteinte des muqueuses dans un lupus
C. La vascularite urticarienne est souvent associée au lupus
D. Les lésions spécifiques de lupus correspondent histologiquement à une dermite d'interface
E. Les alopécies non cicatricielles sont des lésions non spécifiques
QRM 76 : Parmi les propositions suivantes, quelle(s) est ou sont la ou les proposition(s)
exacte(s) concernant les atteintes cutanées du lupus ?
A. Les atteintes cutanées du lupus aigu évoluent parallèlement à l'atteinte systémique
B. Le lupus subaigu peut prendre une forme psoriasiforme
C. Les lupus induits par un médicament prennent le plus souvent la forme d'un lupus chronique
D. Le lupus pernio est un lupus chronique
E. Le principal risque du lupus discoïde est esthétique
QRM 77 : Parmi les propositions suivantes, quelle(s) est ou sont la ou les proposition(s)
exacte(s) concernant les phénomènes de Raynaud primitif ?
A. Les pouces sont souvent épargnés
B. La phase syncopale est obligatoire
C, Ulcérations digitales pulpaires possibles
D. Il s'agit d'un diagnostic d'élimination
E. Il faut un recul d'un an pour porter ce diagnostic
QRM 78 : Parmi les propositions suivantes, quelle(s) est ou sont la ou les proposition(s)
exacte(s) concernant les engelures ?
A. Les lésions sont souvent uniques
B. Les lésions surviennent en cas de froid intense
C. La régression est spontanée en deux à trois semaines
D. Le signe fonctionnel majeur est le prurit
E. La régression sans séquelle est la règle
QRM 79 : Parmi les propositions suivantes, quelle(s) est ou sont la ou les proposition(s)
exacte(s) concernant le syndrome de Sézary ?
A. Les cellules de Sézary sont des lymphocytes B à noyau irrégulier
B. On retrouve systématiquement un clone T identique dans le sang et dans la peau
C. Le taux de cellules de Sézary est > 1 000/mm3
D. Les adénopathies sont possibles
E. Le rapport CD4/CD8 est > 10
■ QRM 80 : Parmi les propositions suivantes, quelle(s) est ou sont la ou les dermatose(s)
qui vous feront proposer une sérologie VIH ?
A. Pédiculose du pubis
B. Dermatophytose floride
C. Zona chez un patient de plus de 60 ans
D. Carcinome de Merkel
E. Rosacée résistante à un traitement adapté
■ QRU 81 : Parmi les propositions suivantes, lequel de ces signes cliniques accompagnant
un purpura vous fait évoquer une grande urgence vitale ?
A. Douleur abdominale
B. Raynaud
C. Organomégalie
D. Altération de l'état général
E. Purpura nécrotique stable depuis plusieurs jours
■ QRM 82 : Parmi les propositions suivantes, laquelle ou lesquels vous fait (font)
évoquer un purpura d'origine thrombopénique ?
A. Infiltré
B. Déclive
C. Nécrotique
D. Bulle hémorragique intrabuccale
E. Lésions monomorphes
■ QRM 83 : Parmi les propositions suivantes, laquelle ou lesquels vous fait (font) évoquer
des ulcères de causes non vasculaires ?
A. Lésion initiale pustuleuse
B. Évolution ulcérante rapide
C. Sujet jeune
D. Mollet dur avec peau scléreuse
E. Lésion au niveau de la plante du pied
Une patiente de 26 ans, anorexique mentale se présente aux urgences générales pour une asthénie
générale et des douleurs musculaires. Vous notez une muqueuse gingivale hémorragique et un
purpura périfolliculaire. La biologie retrouve une anémie microcytaire.
Un patient de 54 ans se présente aux urgences dermatologiques pour une douleur au niveau de
l'index droit.
■ QROC 88 : Un patient de 22 ans se présente aux urgences générales pour une lésion
dans la bouche. Quel examen biologique réalisez-vous en urgence ?
■ QROC 89 : Une patiente de 85 ans est hospitalisée en médecine interne pour une maladie
de Horton réfractaire aux corticoïdes. L'interniste vous appelle pour des lésions au niveau
des bras ? Quel est votre diagnostic ?
■ QROC 90 : Une patiente de 36 ans se présente en consultation pour des lésions au niveau
des joues depuis quelques semaines. Quel est votre diagnostic ?
■ QROC 91 : Un patient de 76 ans se présente en consultation pour une lésion du dos présente
depuis plus d'un an. Quel est votre diagnostic ?
Un patient de 92 ans se présente en consultation pour une lésion de la plante du pied évoluant
depuis quelques années.
■ QROC 95 : Une patiente de 82 ans est hospitalisée en chirurgie digestive pour sigmoïdectomie
post-diverticulite. On vous demande votre avis concernant cette lésion sous-mammaire.
Quel est votre diagnostic ?
■ QROC 96 : Un patient de 84 ans est hospitalisé en dermatologie pour cette lésion du vertex.
Quel est votre diagnostic ?
■ QROC 97 : Un patient de 88 ans présente les lésions suivantes à 10 jours d'une coronarographie
pour un infarctus du myocarde. Quel est le diagnostic le plus probable ?
■ QROC 98 : Une patiente de 26 ans consulte pour cette lésion sur la nuque quelques jours après
être allée chez le coiffeur du coin. Quel est votre diagnostic ?
■ QROC 100 : Une patiente de 36 ans vous consulte pour des lésions apparues sur un tatouage.
Quel est le diagnostic le plus probable ?
■ QRM 1
Correction: BCDE
A. Taux élevés d'androgènes circulants.
B. Implication de Cutibacterium acnés
C. Hyperprolifération des kératinocytes au sein de l'infundibulum pilaire
D. Stimulation excessive de la production de sébum par les glandes sébacées entraînant une
hyperséborrhée
E. Anomalies de la différenciation des kératinocytes au sein de l'infundibulum pilaire
A. Dans l'acné, le taux d'androgènes circulant est normal, il s'agit d'une hyperandrogénie
périphérique par hypersensibilité des récepteurs aux androgènes présents sur les sébo-
cytes et les kératinocytes (rang B).
B. Implication du microbiome notamment de Cutibacterium acnés (anciennement nommé
Propionibacterium Acnés). Il s'agit d'un bacille Gram + sécrétant des facteurs pro
inflammatoires. Cette inflammation du follicule pilo-sébacé explique les lésions inflamma
toires de l'acné : papules, pustules, nodules. (Rang B).
C et E. Il existe à la fois une hyperprolifération ET une anomalie de différenciation des kéra
tinocytes. Ce phénomène entraîne une kératinisation du follicule pilo-sébacé à l'origine
des comédons. (Rang B).
D. Cette hyperséborrhée est à l'origine de la peau grasse. Cette sécrétion de sébum est entre
tenue par la dihydrotestostérone produite par les cellules sébacées par la 5a-réductase de
type I à partir de la testostérone libre qui se fixe sur les récepteurs aux androgènes situés
sur le sébocyte. (Rang B).
En comprenant cette physiopathologie, vous comprenez la clinique de l'acné :
- Hyperséborrhée
- Lésions rétentionnelles (comédons ouverts et fermés)
- Les lésions inflammatoires (papules, pustules, nodules)
- Évolutions cicatricielles possibles
Astuce du dermatologue
L'acné n'est pas une maladie infectieuse mais une maladie inflammatoire du follicule pilo-
sébacé ! La virulence des souches de Cutibacterium acnés est différente entre sujet sain et un
patient acnéique. (Rang B).
Correction • Questions isolées
■ QRM 2
Correction: ADE
A. L'absence de comédons permet d'écarter le diagnostic d'acné
B. La peau grasse est un signe clinique de la rosacée
C. Des pustules peuvent se retrouver dans la dermatite séborrhéique
D. Des papules peuvent se retrouver dans l'acné et dans la rosacée
E. L'acné et la dermatite séborrhéique peuvent donner des atteintes de la région thoracique
antérieure
Astuce du dermatologue
Tableau récapitulatif pour synthétiser la clinique des dermatoses faciales :
DERMATITE
ACNÉ ROSACÉE
SÉBORRHÉIQUE
Hyperséborrhée X X
Lésions rétentionnelles X
(comédons) Critère obligatoire
Phénomènes vasculaires X
(flush, lésions
érythémato-télangiectasiques)
Il est très important de reconnaître les lésions élémentaires en dermatologie. Par exemple la
présence de pustules peut éliminer le diagnostic de lupus et de sarcoïdose dans une derma
tose faciale.
Par exemple ici, l'atteinte des sillons nasogéniens est plutôt en faveur d'une dermatite sébor
rhéique. Cependant, la présence de pustules (flèches noires), vous ferez évoquer plutôt une
rosacée.
■ QRM 3
► Correction : ACD
A. La dose cible cumulée est de 120-150 mg/kg
B. Contre-indication absolue avec les macrolides
C. Photoprotection nécessaire
D. Nécessite un consentement écrit chez les filles
E. L'efficacité du traitement est rapide
A. On estime qu'à partir d'une dose cumulée de 120-150 mg/kg la quasi-totalité des sébo-
cytes est détruite. (Rang B).
B. Contre-indication absolue avec les cyclines (doxycycline, lymécycline) car risque d'hyper
tension intracrânienne. (Rang A).
C. La photoprotection est nécessaire avec l'isotrétinoïne, car la sécheresse cutanée induite
par le traitement peut être aggravée par l'exposition solaire. (Rang B).
D. Il faut un consentement écrit signé par la patiente. Le praticien doit également signer
dans un carnet commun avec le pharmacien qu'il a bien vu le taux de B-HCG mensuel
négatif et noter la contraception utilisée pour que le pharmacien puisse délivrer tous les
mois le traitement. (Rang B).
E. L'efficacité du traitement est longue, il faut attendre entre 2 et 3 mois pour voir les pre
miers effets. (Rang B).
Astuce du dermatologue
L'isotrétinoïne est un médicament important à connaître. C'est un inhibiteur non hormonal de
la sécrétion sébacée. C'est le plus puissant des médicaments sébostatiques et des médica
ments anti-acnéiques, car il peut permettre la guérison. C'est le seul traitement curatif de
l'acné :
• Dose cible cumulée 120 et 150 mg/kg (en moyenne entre 4 et 6 mois de traitement)
• Effets secondaires :
- Risque tératogène -* contraception efficace obligatoire, notifié par le médecin dans
le carnet
- Sécheresse cutanéo-muqueuse dose-dépendante : chéilite, xérose cutanée, conjonc
tivite rhinite sèche (présence de croûtes) -♦ pas de lentilles, émollient, stick à lèvres,
photoprotection, augmentation progressive des doses
- Exacerbation de l'acné pendant les quatre premières semaines de traitement ;
- Risque d'hypertension intracrânienne en association avec les cyclines (contre-
rrection • Questions isolées
indication absolue)
- Élévation des transaminases et hyperlipidémie -* Surveillance avant traitement puis
tous les 3 mois
- Le risque suicidaire est discuté. Il faut proposer une consultation psychiatrique en
cas d'humeur triste ou de pensées suicidaires.
• Règles de prescription :
- Prescription initiale réservée aux dermatologues, le renouvellement est possible par
tout médecin.
- Consentement écrit et carnet de surveillance pour les femmes pour s'assurer d'une
contraception efficace et d'un dosage des B-HCG négatif avant remise par le phar
macien du traitement.
- Contraception en favorisant si possible un contraceptif progestatif à faible activité
androgénique qui doit être débutée 1 mois avant le début du traitement et être
poursuivie pendant toute la durée du traitement et 1 mois après son arrêt avec des
contrôles mensuels des B-HCG plasmatiques, le dernier ayant lieu 5 semaines après
l'arrêt de l'isotrétinoïne.
- Ce traitement nécessite un dosage initial et une surveillance périodique tous les
3 mois du cholestérol total, des triglycérides et des transaminases.
■ QRM 4
► Correction: ACDE
A. Zona
B. Acné
C. Dermatite séborrhéique
D. Rosacée
E. Dermatite atopique
A. Un zona du VI doit faire rechercher une atteinte oculaire qui est un signe de gravité cli
nique majeur. (Rang A).
B. L'acné ne donne pas d'atteinte oculaire. Le traitement par isotrétinoïne peut donner une
sécheresse oculaire, c'est pourquoi les lentilles sont contre-indiquées, il est parfois néces
saire de mettre des collyres hydratants. (Rang A).
C. Dans les formes étendues, il peut y avoir une atteinte du menton et des bords ciliaires des
paupières : blépharite séborrhéique (rang A).
D. La rosacée peut donner des atteintes oculaires sans lien avec la gravité cutanée : blépha
rite sécheresse oculaire qui peut se compliquer de conjonctivite et de kératite. (Rang B).
E. L'atteinte des paupières est classique dans la dermatite atopique. La conjonctivite ato
pique est souvent associée avec pour complication possible une kérato-conjonctivite
sévère. Le kératocône est également possible (Rang B).
B. Pas d'antiseptique. Ils ne sont pas efficaces et peuvent entraîner une irritation impor
tante. (Rang B)
C. L'exposition solaire améliore les lésions d'acnés mais l'effet rebond à l'automne peut
être important. Il est nécessaire de mettre une photoprotection. (Rang B).
D. Oui, il faut appliquer le traitement sur tout le visage et pas uniquement sur les lésions.
(Rang B).
E. Il ne faut pas manipuler le visage que ce soit les pustules ou les comédons qui peuvent
entraîner une inflammation importante. (Rang B).
Astuce du dermatologue
Les règles hygiéno-diététiques sont indispensables : (Rang B)
• Ne pas manipuler les lésions
• Appliquer le traitement local sur tout le visage et pas uniquement sur les lésions
• Crème hydratante le matin + protection solaire (amélioration au soleil mais recrudes
cence en automne)
• Pas d'antiseptique, pas de toilette énergique
• Pas de régime alimentaire
• Attendre 2-3 mois avant de juger de l'efficacité du traitement
■ QRU 6
tose bulleuse. Si l'immunofluorescence directe est négative, on ne peut pas porter le dia
gnostic de dermatose bulleuse auto-immune et il faut s'orienter vers d'autres étiologies de
lésions bulleuses. (Rang A)
D. Il existe de nombreux faux positifs (anti-substance intercellulaire positifs dans les mucites
chimio-toxiques par exemple) et des faux négatifs avec les anticorps circulants. (Rang A)
E. La bonne réponse aux corticoïdes ne fait pas partie des critères diagnostiques des maladies
bulleuses auto-immunes. (Rang A)
Astuce du dermatologue
La cause principale de faux négatif à l'immunofluorescence directe d'une dermatose bulleuse
auto-immune est le traitement par dermocorticoïdes ou corticothérapie générale. C'est un
classique.
Par exemple, un patient de 80 ans avec un prurit féroce avec des bulles, qui a été traité par son
médecin traitant par des dermocorticoïdes. L'immunofluorescence sera faussement négative.
Il faudra répéter les examens après une fenêtre thérapeutique d'environ 1 semaine.
Noter que l'IF indirecte, c'est-à-dire la recherche des anti-membrane basale dans les maladies
bulleuses de la jonction dermoépidermique et les anti-substances intercellulaires dans les
pemphigus sont réalisés en complément à l'IF directe.
■ QRM 7
► Correction: BCDE
A. Sujet d'âge moyen
B. Lésions urticariennes et eczématiformes
C. Clivage sous-épidermique
D. Dépôt d'IgG et de C3 le long de la membrane basale
E. Épargne le plus souvent la tête, le cou et les muqueuses
A. La pemphigoïde bulleuse touche les sujets âgés de plus de 70 ans. C'est une maladie du
sujet âgé (Rang A).
B. Les lésions sont polymorphes, c'est-à-dire qu'autour des bulles, la peau est érythéma
teuse et parfois urticarienne et eczématiforme. Il existe des pemphigoïdes pré-bulleuses
ou il n'y a pas encore de bulles mais seulement des lésions urticariennes et eczématiformes
très prurigineuses. (Rang A)
C. Le clivage est sous épidermique, la bulle est donc tendue. On retrouve des polynucléaires
éosinophiles à la biopsie cutanée. (Rang A).
D. Le dépôt d'IgG et de C3 est le long de la membrane basale dans la PB. (Rang A).
E. La pemphigoïde bulleuse épargne la tête, le cou et les muqueuses. Les lésions sont symé
triques avec une prédilection pour les faces de flexion et la racine des membres, la face
antéro-interne des cuisses et l'abdomen. (Rang A).
Astuce du dermatologue
Une étude française a validé les critères cliniques suivants pour le diagnostic de PB, et aide à
retenir les caractéristiques de cette maladie : âge > 70 ans, pas d'atteinte des muqueuses,
absence de cicatrices atrophiques (en faveur d'une pemphigoïde cicatricielle), absence
Correction • Questions isolées
■ QRM 8
► Correction : BCE
A. Sujet âgé
B. Érosions douloureuses des muqueuses
C. Bulles intra-épidermiques avec acantholyse
D. Dépôt d'IgA et de C3 à la surface des kératinocytes
E. Bulles flasques sur une peau non inflammatoire
A. Le pemphigus vulgaire concerne surtout les sujets d'âges moyens (environ 40-50 ans).
(Rang A)
B. Le pemphigus vulgaire notamment profond avec anti-desmogléine 3 touche les muqueuses
et en particulier la bouche. Les conséquences peuvent être désastreuses avec des cica
trices très invalidantes (cécité, dysphagie, synéchies anales/vaginales). (Rang A). Si on
vous parle de pemphigus sans préciser superficiel ou profond considérez l'atteinte des
muqueuses possibles.
C L'acantholyse correspond à une rupture de la liaison des kératinocytes entre eux. (Rang A)
D. On retrouve un dépôt d'IgG et de C3 en résille (ou en mailles de filet) à la surface des kéra
tinocytes (intra-épidermique). Les IgA se retrouvent dans d'autres dermatoses bulleuses
plus rares (dermatose à IgA linéaire, dermatite herpétiforme). (Rang B)
E. La bulle est flasque, car le niveau de clivage est intra-épidermique donc superficiel et repose
sur une peau non inflammatoire. (Rang B)
BIOLOGIE Hyperéosinophilie —
■ QROC 9 : Lorsque vous faites une biopsie cutanée pour une suspicion de dermatose bulleuse
auto-immune ou réalisez-vous l'immunofluorescence directe ?
► Correction . En peau péri-bulleuse
L'immunofluorescence directe est le seul examen permettant d'affirmer le caractère auto
immun d'une dermatose bulleuse. C'est un examen extrêmement important et il doit être
bien réalisé. (Rang A).
Il faut le réaliser en peau péri-bulleuse pour voir la fixation des anticorps IgG et C3 le long de
la membrane basale (pemphigoïde bulleuse) ou dans l'épiderme (pemphigus vulgaire).
rrection • Questions isolées
L'immunofluorescence directe en pleine bulle ne permet pas de voir cette fixation, car les
dommages seront déjà faits au stade de bulle. L'épiderme aura été détruit dans le pemphigus
vulgaire et la jonction dermo-épidermique le sera également dans la pemphigoïde bulleuse.
L'histologie standard sera réalisée en pleine bulle pour rechercher le niveau de clivage
(épidermique ou sous épidermique). Cf. QROC 4 DP2
■ QRM 10
► Correction: AD
A. Érythème polymorphe
B. Herpes
C. Dermatite atopique
D. Vascularite
E. Pustulose exanthématique aiguë généralisée
A. L'érythème polymorphe donne des lésions en cocardes (flèches noires, trois cercles
= cocardes) avec parfois une bulle au centre.
La disposition est acrale avec une atteinte possible des muqueuses. (Rang B).
Correction • Questions isolées
Ce sont souvent des pustules millimétriques qui siègent au niveau des plis qui apparaissent de
manière brutale dans un contexte fébrile. Le principal diagnostic différentiel est le psoriasis
pustuleux. Dans les deux cas, les pustules sont non folliculaires et stériles. (Rang A)
Les arguments en faveur d'un psoriasis sont :
• Les antécédents de psoriasis
• L'évolution non pas brutale mais subaiguë
• Une évolution plus prolongée. (Rang B).
Les autres étiologies des maladies bulleuses sont les suivantes (liste non exhaustive) :
• Toxidermie bulleuse (syndrome de Lyell, DRESS)
• Bulles d'origine thermique (apparition de bulles après une exposition au froid, à une
source de chaleur ou après frottement)
• Bulles d'origine caustique (apparition de bulles après une exposition à une substance
chimique)
• Phytophotodermatose (apparition d'un érythème dans les heures qui suivent une expo
sition solaire puis qui se recouvre de bulles)
• Piqûre d'insecte (apparition de bulles localisées au centre de lésions souvent violacées,
en particulier sur les membres inférieurs)
• Porphyrie cutanée tardive
• Épidermolyse staphylococcie maligne
• Lupus bulleux...
Astuce du dermatologue
En dermatologie, il faut toujours partir de la lésion élémentaire pour raisonner : macule/
Correction • Questions isolées
papule/vésicule/bulle/pustule.
■ QRM 11
► Correction : ACD
A. Un purpura est une microhémorragie cutanée qui ne s'efface pas à la vitropression
B. Une érythrodermie est un exanthème qui concerne au moins 90 % de la surface corporelle
et qui s'installe en une semaine
C. Les éruptions scarlatiniformes sont des nappes diffuses rouges vives ou plus sombres,
parfois légèrement granitées à la palpation sans intervalle de peau saine
D. Les éruptions morbilliformes sont des lésions érythémateuses maculeuses ou surtout
maculo-papuleuses pouvant confluer en plaques plus larges mais toujours en principe
séparées par des zones de peau saine
E. Les éruptions roséoliformes ou rubéoliformes sont des petites macules rose pâle, bien
séparées, souvent infiltrées
Astuce du dermatologue
Il est extrêmement important de connaître les définitions car les causes d'éruption cutanées
sont quasi illimitées. Bien définir l'exanthème permet de restreindre les choix et rechercher les
causes principales.
■ QRM 12
► Correction : AC
A. Rubéole.
B. VIH.
C. Toxoplasmose.
D. Listéria.
E. Hépatite B.
A. Chez les femmes enceintes non immunisées, il existe un risque de mort fœtal et de mal
formations. (Rang B.)
B. Le VIH est à rechercher chez une femme enceinte avec un exanthème maculo-papuleux
mais le risque est une transmission à la naissance. Il n'existe pas de risque pour le fœtus.
(Rang B).
C. Risque de toxoplasmose congénitale chez les femmes enceintes non immunisées. (Rang B.)
D. La listéria ne donne pas d'éruption cutanée. (Rang B).
E. Il n'existe pas de risque fœtal durant la grossesse en cas d'infection à l'hépatite B. Les
atteintes cutanées de l'hépatite B sont surtout l'urticaire et les complications de la cirrhose
(angiomes stellaires, ictère). (Rang B).
Les 4 principales causes d'exanthèmes de la femme enceinte associées à un risque fœtal sont
les suivantes :
• Rubéole
• Toxoplasmose
• Parvovirus B19
• Syphilis
■ QRM 13
► Correction : BC
A. Prise d'un complément alimentaire ou d'un médicament homéopathique
B. Contage infectieux
C. Relations sexuelles à risque
D. Prurit dans l'entourage familial
E. Présence d'animaux dans la maison
Correction • Questions isolées
Astuce du dermatologue
Les dermatologues sont souvent appelés pour donner des avis pour des boutons qui grattent
de partout sur le corps.
Votre premier rôle est de définir l'éruption : exanthème maculeux ± papuleux/infiItré, morbil-
liforme/roséoliforme/scarlatiniforme, la gravité de l'éruption ainsi que la cause.
Les deux causes à évoquer systématiquement sont :
• Cause médicamenteuse : rechercher une nouvelle introduction médicamenteuse dans
les 4-14 derniers jours en prenant également en compte l'homéopathie, les complé
ments alimentaires, les vitamines... Vous devez rechercher les signes de gravité de
toxidermie.
• Cause infectieuse : contage infectieux, syndrome pseudo-grippal.
• Évoquer toujours avec le patient le VIH et la syphilis en recherchant des relations
sexuelles à risque.
■ QROC 14
► Correction
rrection • Questions isolées
■ QROC 15
► Correction
La scarlatine (infection streptococcique) et le syndrome de Kawasaki.
L'épidermolyse staphylococcique est également une cause classique d'exanthème scarlatini
forme avant l'âge de 5 ans.
■ QRM 16
► Correction: BCE
A. Lésions infiltrées.
B. Pas de souffle, ni de frémissement ni de battement
C. Toujours présente à la naissance.
D. Reste stable au cours du temps au cours de la croissance de l'enfant.
E. Persiste toute la vie.
A. Un angiome est une macule rouge congénitale de même température que la peau
normale s'effaçant à la vitropression. (Rang B).
B. Un angiome ne présente pas de souffle, pas de frémissement ni de battement, contraire
ment à une malformation artério-veineuse. (Rang B).
C. Un angiome est présent dès la naissance, contrairement aux hémangiomes pour lesquels
il existe un intervalle libre. (Rang B).
D. L'angiome grossit proportionnellement à la croissance de l'enfant, puis se stabilise à
l'arrêt de la croissance. (Rang B)
E. Contrairement à l'hémangiome, l'angiome persiste toute la vie. (Rang B).
w
a»
k.
O
HÉMANGIOME ANGIOME
■ QRU 17
■ QRM 18
Correction: AB
A. Phase d'involution spontanée dans les 5 premières années de la vie (entre 2 et 10 ans).
B. Prolifération de cellules endothéliales.
C. Absente à la naissance.
D. Régression systématique sans séquelles.
E. Touche environ 1 % des nourrissons.
O
■ QRM 19
► Correction : ABCD
A. Environ 10 % des hémangiomes se compliquent
B. Les localisations à risque d'ulcère sont : le siège, les lèvres et les plis
C. Séquelles esthétiques
D. Un hémangiome cutané « en barbe » impose une endoscopie ORL
E. Le traitement de première intention en cas d'hémangiome à risque est le bisoprolol
Astuce du dermatologue
Les 6 complications possibles d'un hémangiome sont :
• Ulcération. (Cf. question B).
• Hémangiomes orbito-palpébraux : risque d'amblyopie fonctionnelle par : occlusion
précoce de la fente palpébrale, astigmatisme par compression du globe et déformation
de la cornée et un déplacement du globe oculaire.
• Esthétique (cf. question C).
• Hémangiomes sous-glottiques : cf. question D
• Hémangiomatose miliaire : Multiples petits hémangiomes disséminés de quelques mil
limètres à 1 cm de diamètre qui peuvent être associés à des hémangiomes hépatiques
parfois volumineux. Il faut les rechercher par échographie. (Rang B)
• Hémangiomes segmentaires associés à des malformations. (Rang C)
■ QRM 20
► Correction: ABCD
A. Tuméfactions bleutées sous-cutanées ou veines dilatées superficielles semblables à des
varices
B. Lésions molles, dépressibles
C. Pas d'augmentation de la chaleur locale, ni battement, ni souffle
D. Évolution lente
E. La principale complication sont les hémorragies spontanées
Astuce du dermatologue
MALFORMATION
HÉMANGIOME ANGIOME VEINEUX
ARTÉRIO-VEINEUSE
Pas à la naissance À la naissance
1. Croissance jusqu'à max 5 mois Endothélium quiescent Peut se révéler tardivement Macules rouges simulant
à l'occasion d'une poussée un angiome plan mais
2. Régression à 2 à 10 ans commençant par un blanchiment Croissance proportionnelle à
la croissance de l'enfant. évolutive survenant après un chaudes, extensives et
en surface.
traumatisme, une infection, battantes, évoluant vers
Puis stable.
3. Disparition spontanée dont 50 % avec des séquelles. à la puberté, lors d'une une tuméfaction ou une
Pas de régression spontanée.
grossesse. déformation localisée.
Non battante Non battante Non battante BATTANTE
Non frémissante Non frémissante Non frémissante Frémissement
Non soufflante Non soufflante Non soufflante Souffle
Dépressible Tache rouge plane Tuméfactions bleutées
Élastique Disparaît +/~ vitropression sous-cutanées ou veines
dilatées superficielles
Même température que peau
semblables à des varices
normale
• Molle
Isolé (attention à l'atteinte
supérieure du visage, risque • Se vide à la pression,
complication oculaire et surélévation des membres
neurologique). • Chaleur normale
Hémangiome superficiel : nodule ou une plaque rouge N'importe quel territoire Oreille
vif, en relief, à surface tendue ou mamelonnée, sans cutané Cuir chevelu
vidange ni disparition complète à la pression Évolution avec la croissance Extrémités des membres
Hémangiome profond (ou sous-cutané) = tuméfaction HT des parties molles
bleutée ou de la couleur de la peau normale (imagerie
parfois nécessaire : l'échographie-Doppler montre une
tumeur richement vascularisée à flux rapide).
Hémangiome mixte associe les composantes
superficielle et profonde.
MALFORMATION
HÉMANGIOME ANGIOME VEINEUX
ARTÉRIO-VEINEUSE
Très vascularisée, rapide Flux lent Absence de flux, Lacis de Flux rapide & Haut débit
veines dilatées superficielles
189
Correction • Questions isolées
190
■ QRM 21
Correction: ABCD
A. Dans le cadre d'une phototoxicité, l'éruption survient dans les heures suivant l'exposition
au médicament et dépend à la fois des doses de médicament et des doses d'UVA
B. Dans le cadre d'une photo-allergie l'éruption survenant après un délai de 7 à 21 jours sui
vant l'exposition au médicament et peut-être déclenchée par des expositions solaires
minimes débute aux zones exposées et peut s'étendre en dehors de ces zones.
C. Une toxidermie d'origine non immunologique, est un effet direct du médicament, dose-
dépendant et prévisible.
D. Une toxidermie d'origine immunologique est peu fréquente et non dose dépendante.
E. Une toxidermie d'origine immunologique est forcément une toxidermie d'hypersensibilité
retardée.
A. Une éruption photo-toxique est directement liée aux propriétés du médicament ayant
un effet photo-sensibilisant et survient donc dans les heures suivant l'exposition solaire
en fonction du médicament et des UVA. (Rang B).
B. Une photo-allergie survient dans les 7 à 21 jours de l'introduction du médicament, c'est
un effet immuno-allergique. (Rang B).
C. Une toxidermie d'origine non immunologique est un effet pharmacodynamique du
médicament (le médicament agit directement sur le corps), fréquent, dose-dépendant,
dont la mortalité est faible, la survenue dépend de la dose. C'est l'effet direct du médica
ment lié à son fonctionnement.
Par exemple la sécheresse cutanée due à l'isotrétinoïne est directement liée aux proprié
tés pharmacodynamiques du médicament. Les effets indésirables sont doses dépendants,
il suffit de baisser (ou d'arrêter) le médicament. (Rang B).
D. Une toxidermie d'origine immunologique est un effet immuno-allergique (le corps réagit
au médicament), peu fréquent, non dose-dépendant, parfois mortel (DRESS/nécrolyse
épidermique toxique), qui survient selon les délais de survenue de la toxidermie. L'effet
n'est pas lié au mécanisme direct du médicament. Par exemple, la prise d'un IPP quelle que
soit la dose peut donner au bout de deux semaines une nécrolyse épidermique toxique par
la production d'anticorps dirigés contre les épithéliums (peau, poumon, digestif). (Rang B)
E. L'urticaire est une hypersensibilité immédiate Ig-E. (Rang B)
Astuce du dermatologue
Savoir si l'effet indésirable du médicament est immunologique ou non immunologique.
S'il est non immunologique, il suffit de baisser la dose pour diminuer les effets indésirables.
Correction • Questions isolées
■ QRM 22
► Correction: BD
A. La prévalence des toxidermies en milieu hospitalier est d'environ 30 % des patients exposés
à un médicament
B. Plus de 90 % des toxidermies sont bénignes
C. Les urticaires sont les toxidermies les plus fréquentes.
D. Un patient VIH a plus de risque d'avoir une toxidermie
E. L'imputabilité intrinsèque nécessite de trouver dans la littérature des connaissances
d'accidents identiques pour le médicament imputé
D. Certaines infections virales sont des facteurs favorisants de toxidermies : l'infection par
le VIH augmente le risque de toxidermies. L'immunosuppression quelle que soit sa cause
est un facteur favorisant de toxidermies. (Rang B).
E. Le score d'imputabilité permet de discuter du rôle potentiel d'un médicament.
- Imputabilité extrinsèque : c'est la notoriété du médicament comprenant la connais
sance d'accidents identiques. On recherche dans la littérature des cas semblables.
C'est pour cette qu'il est important de déclarer les événements indésirables à la
pharmacovigilance.
■ QRM 23
► Correction:BDE
A. Un exanthème maculo-papuleux survient dans les 4 premiers jours
B. Une urticaire survient dans les premiers jours de l'introduction d'un nouveau
médicament
C. Une photo-allergie survient dans les 7 à 21 jours de l'introduction d'un nouveau
médicament
D. La nécrolyse épidermique toxique est la toxidermie dont la survenue après l'introduction
d'un médicament peut être la plus longue
E. Un collyre peut donner une toxidermie grave
Photo-allergie 7 à 21 jours
rrection • Questions isolées
■ QRM 24
► Correction : DE
A. Peut être lié à un virus
B. Délai de survenue entre 4 et 14 jours
C. Lésions cutanées prurigineuses
D. Évolution bulleuse généralisée possible
E. Laisse de manière inconstante des tâches pigmentées
A. L'érythème pigmenté fixe est pathognomonique d'une toxidermie. C'est la seule derma
tose de cause médicamenteuse de manière quasi-exclusive (Rang A).
B. L'érythème pigmenté fixe débute rapidement dans les heures ou les 48 premières heures.
Les AINS et le paracétamol sont souvent responsables. (Rang A).
C. La clinique de l'érythème pigmenté fixe est :
- Quelques macules (1 à 10)
- Infiltrées, douloureuses
- Évolution en plaques.
- Atteinte des muqueuses possible (organes génitaux ou lèvres) mais rarement multi
focale. (Rang A)
D. On parle d'érythème pigmenté fixe bulleux généralisé.
E. La guérison à l'arrêt du médicament laisse de manière inconstante des taches pigmen
tées, brunes ou ardoisées. En cas de réintroduction du médicament inducteur, la récidive
peut être rapide sur les mêmes sites.
■ QRM 25
► Correction : BCDE
A. Énanthème
B. Douleurs cutanées
C. Fièvre élevées
D. Adénopathies diffuses
E. Exanthème généralisé
A . Un énanthème est une éruption érythémateuse sur les muqueuses évocatrices d'infec
tions virales. (Rang A). C'est l'érosion des muqueuses qui est un signe de toxidermie grave.
Correction • Questions isolées
Astuce du dermatologue
En dermatologie, un exanthème maculo-papuleux est fréquent.
Les deux causes principales sont les toxidermies et les éruptions virales.
Les arguments en faveur d'une éruption virale sont :
• Le contage
• Le syndrome infectieux
• L'énanthème
• Le caractère monomorphe de l'exanthème.
Les toxidermies sont le plus souvent bénignes.
Le but est de chercher les signes de gravité pour savoir s'il y a une indication à une hospitalisa-
tion/arrêt du médicament.
Les toxidermies sont très fréquentes, il faut réfléchir à la contre-indication absolue d'un
médicament parfois très important (par exemple anti-cancéreux) et des patients nécessitant
une hospitalisation.
Les signes de gravité d'une toxidermie à rechercher systématiquement sont : (Rang A)
• Étendue de l'éruption : exanthème généralisé, scarlatiniforme (sans intervalle de peau
saine), extension très rapide
• Infiltration des lésions, en particulier œdème du visage
• Présence de vésico-bulles, présence de pustules,
• Fièvre élevée
• Mauvaise tolérance hémodynamique
• Poly-adénopathies
• Douleurs cutanées ou muqueuses intenses
• Érosions muqueuses
• Apparition d'un signe de Nikolsky (décollement cutané provoqué par un frottement
appuyé en peau saine) ;
• Purpura infiltré ou nécrose, aspect grisâtre de la peau témoignant d'une souffrance
épidermique importante.
• L'apparition de l'un ou l'autre de ces marqueurs de gravité impose une hospitalisation.
■ QRM 26
► Correction: AD
A. Médicaments
B. Diabète
C. Hémochromatose
D. Hépatite B
E. Leucémie
A. Beaucoup de médicaments peuvent donner un prurit sine materia, par exemple les
morphiniques. (Rang A). Il faut toujours rechercher une iatrogénie !
B. Le diabète n'est pas une cause de prurit sine materia mais de paresthésies, qui est un
diagnostic différentiel. (Rang A).
C. La carence martiale est une cause connue de prurit. (Rang A).
D. L'hépatite B, C et VIH sont des causes connues de prurit sine materia. (Rang A).
Correction • Questions isolées
• Les médicaments
• Les causes psychogènes
■ QRM 27
► Correction: BD
A. Bilan hépatique complet
B. Radio du thorax
C. Échographie abdominale
D. Électrophorèse des protéines sériques
E. Anti-BP 180 et anti-BP 230
A. Il n'est pas nécessaire de faire un bilan hépatique complet, on recherche uniquement une
cholestase (Y-GT et phosphatases alcalines). Pour rappel en cas de traitement par iso-
trétinoïne dans l'acné, on fait seulement les transaminases. (Rang A).
B. La radio du thorax permet de rechercher une masse évocatrice de lymphome. (Rang A).
C. Devant la faible rentabilité de l'échographie abdominale, il a été retiré du bilan systéma
tique de prurit sine materia. (Rang A).
D. L'électrophorèse des protéines sériques a été ajouté pour rechercher une cause hémato
logique malgré qu'il n'a pas été rapporté de prurit sine materia en cas de gammapathies
monoclonales. (Rang A).
E. Il n'est pas nécessaire de réaliser les anticorps de la PB devant un prurit sine materia.
On pourra se poser la question en seconde intention. (Rang A).
■ QROC28
► Correction , Polyglobulie de Vaquez
■ QRU 29
A. Dermatite atopique
B. Psoriasis
C. Prurit sine materia
D. Acné
E. Urticaire
Astuce du dermatologue
C'est une notion très importante à connaître.
On distingue les anti-histaminiques anti H1 de première et de seconde génération et les
anti-H2.
Les anti-H2 sont utilisés en gastro-entérologie dans les reflux gastro-œsophagiens car ils
agissent sur l'acidité des cellules pariétales gastriques (cimétidine).
Les anti-Hl de première génération sont sédatifs. On les utilise en cas de prurit non pas pour
traiter la cause, mais seulement pour aider les patients à dormir le temps que le traitement
spécifique contre le prurit fasse effet (atarax, polaramine...).
Les anti-Hl de seconde génération (desloratadine, bilaska...) agissent directement sur l'hista
mine qui est le médiateur principal de l'urticaire (et de la mastocytose accessoirement) et
constitue donc le traitement spécifique. L'effet sédatif est faible.
■ QRM 30
► Correction : ABC
A. Papules
B. Nodules
C. Excoriations
D. Vésicule
E. Pustules
■ QRM 31
Correction: ABCE
A. Pytiriasis rosé de Gibert
B. Dermatophytie
C. Mycosis fongoïde
D. Urticaire
E. Dermite séborrhéique
Le pytiriasis rosé de Gibert est une éruption probablement d'origine virale, souvent saisonnière.
• Débute par un médaillon isolé 10-15 jours avant le début de l'éruption.
• La phase d'état comporte des macules rosées finement squameuses et des lésions
annulaires en médaillons.
• Disposition caractéristique en « arbre de Noël » sur le tronc. Les autres localisations
classiques sont le tronc et la racine des membres.
• L'évolution spontanée est la guérison en 6-8 semaines.
• De principe il faut toujours évoquer la syphilis et le VIH. (Rang B).
Le pytiriasis versicolor est dû à malassezia furfur et donne de multiples lésions squameuses
mais brunes, saumon/rose ou blanche (non érythémateuse) sur le tronc le cou, l'abdomen
et parfois le visage. Ce n'est pas un diagnostic différentiel du psoriasis.
B. Les dermatophytoses de la peau glabre donnent des lésions érythémato squameuses
annulaires possiblement évocatrices de psoriasis mais le prurit est plus sévère, les lésions
s'aggravent sous dermocorticoides. Il existe un aspect de guérison centrale. (Rang B).
C. Le mycosis fongoïde est le lymphome cutané le plus fréquent et prend initialement la
forme de macules érythémateuses et squameuses, non infiltrées, de plusieurs centi
mètres, prédominant sur les zones photo-protégées. La fixité, la délimitation nette et
l'aspect figuré et le prurit sont évocateurs. Par la suite, les lésions s'infiltrent. Il faut réali
ser une biopsie cutanée au moindre doute (Rang B).
D. Dans l'urticaire les papules sont œdémateuses, migratrices et fugaces et prurigineuses.
Elles ne sont pas squameuses. (Rang A).
E. Dans la dermatite séborrhéique les lésions sont érythémateuses, squameuses, localisées
dans les zones médianes du visage, des sillons nasogéniens et du front. Les squames sont
plus grasses que dans le psoriasis. (Rang B).
On peut également citer l'eczéma chronique notamment nummulaire qui prend la forme
d'une lésion érythémato-squameuse annulaire.
■ QRM 32
► Correction:ABC
A. Lésion érythémato-squameuse du siège
B. Forme en goutte
C. Poussées souvent précédées d'un épisode infectieux
D. Squames importantes
E. Le Napkin psoriasis concerne les enfants
Correction • Questions isolées
■ QRU 33
■ QROC 34
■ QRM 35
► Correction: ABCD
A. Dermatose inflammatoire chronique fréquente qui concerne 2-4 % de la population française
B. Voies TH1 et TH17 impliquées
C. Les bêta-bloquants peuvent déclencher ou aggraver un psoriasis
D. Prédisposition familiale possible
E. Production accrue de cytokines inflammatoires induisant prolifération accrue et troubles
de la différentiation des kératinocytes, néo-angiogenèse, recrutement de polynucléaires
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199
A. Le psoriasis est une dermatose inflammatoire chronique fréquente, qui concerne envi
ron 2 à 4 % de la population française adulte avec deux pics de survenue vers l'âge de
20 ans et de 60 ans. Le psoriasis peut concerner les enfants. (Rang B). Tout médecin quelle
que soit la spécialité sera confronté à un patient avec un psoriasis.
B. Les voies de signalisations immunologiques des différentes pathologies en dermatologie
sont :
Thl Thl7 : psoriasis. (Rang B).
Th2 : dermatite atopique.
Thl : Eczéma de contact.
Notion très importante à connaître car des voies de signalisation découlent toutes les thé
rapeutiques : anti-IL 12/23/17/TNF-alpha pour le psoriasis anti-IIL4/13 pour la dermatite
atopique.
C. Il existe de multiples facteurs déclenchants ou aggravants :
- Traumatismes cutanés (phénomène de Koebner),
- Prise de médicaments (bêta-bloquants principalement, les autres médicaments sont
plus sujets à discussion),
- Épisodes infectieux liés à des agents pathogènes (streptocoques, VIH),
- Stress affectifs. (Rang B).
D. Multiples gènes de susceptibilité (groupe HLA, immunité innée, immunité acquise) avec
des prédispositions familiales possibles.
E. Recrutement de polynucléaires neutrophiles et non de polynucléaires éosinophiles
(dermatite atopique)
■ QRU 36
A. Les dermatophytes sont des champignons kératinophiles et filamenteux tandis que les
levures sont des champignons microscopiques unicellulaires de forme ovoïde ou sphé
rique. (Rang A).
Correction • Questions isolées
B. Les candida sont commensaux de la peau et des muqueuses. Les dermatophytes sont
toujours pathogènes. (Rang A).
C. Les candida donnent une atteinte des muqueuses pas les dermatophytes. (Rang A).
D. L'atteinte cutanée des candida est exceptionnel. On peut retrouver cette atteinte seule
ment chez le nouveau-né et l'immunodéprimé. (Rang A).
E. Les candidoses donnent des atteintes vaginales. Les dermatophytes ne donnent pas
d'atteinte des muqueuses. (Rang A)
Astuce du dermatologue
Perlèche (intertrigo de la
commissure labiale, uni-
ou bilatéral, où le fond
du pli est érythémateux,
fissuraire, voire macéré)
Stomatite (xérostomie ;
dysgueusie ; muqueuse
Muqueuse Pas d'atteinte des muqueuses brillante, rouge, vernissée
et douloureuse)
Glossîte (langue rouge
dépapillée)
Muguet (érythème diffus
de la muqueuse buccale,
petits dépôts blanchâtres
adhérents)
Plaques arrondies
ou polycycliques
(coalescentes), avec une
Peau
bordure érythémateuse
vésiculeuse et/ou
squameuse/pustuleuse ;
t M Exceptionnel (chez
le nouveau-né ou
l'immunodéprimé)
évolution centrifuge
ion • Questions isolées
tu
Suite :
des petits
parfois vésiculo-bulles sur la face
plis
interne des orteils, 4 et 5e orteils
■ QRM 37
► Correction: ADE
A. Le prélèvement mycologique en cas de dermatophytose de la peau glabre est systématique
B. Toute vulvo-vaginite suspecte candidosique cliniquement doit être documentée
microbiologiquement
C. Les médicaments et l'immunosuppression favorisent les dermatophytoses
D. La perte de poids fait partie du traitement des dermatophytoses
E. Le traitement cutané limité des dermatophytoses est entre 2 et 3 semaines
Astuce du dermatologue
DERMATOPHYTOSE LEVURE
Indispensable avant Pas de prélèvement systématique
tout traitement topique Prélèvement devant : - une atypie
ou systémique à l'exception clinique, un doute diagnostique
PRÉLÈVEMENT
de l'intertrigo inter-orteils ou diagnostic alternatif fréquent
MYCOLOGIQUE
(périonyxis) - des lésions chroniques
récidivantes - une résistance à un
traitement adapté et bien observé
• Prise en charge des facteurs • Prise en charge des facteurs
Correction • Questions isolées
favorisants favorisants
• Traitements topiques • Traitements topiques pour
pour des atteintes cutanées des atteintes cutanées limitées
limitées pour une durée de pour une durée de 1 à 3 semaines
2 à 3 semaines • Traitements antifongiques par
TRAITEMENTS • Traitements antifongiques voie systémique pour les atteintes
par voie systémique pour les diffuses, l'atteinte unguéale,
atteintes diffuses, les teignes une atteinte non accessible
(associés à un traitement à un traitement topique (muqueuse
local), l'atteinte unguéale œsophagienne) les patients
pour une durée de quelques immunodéprimés, pour une durée de
semaines à plusieurs mois quelques semaines à plusieurs mois.
■ QROC 38
Notez un probable point noir évocateur d'un kyste (flèche noire) et le point blanc qui montre
une consistance purulente (flèche bleue).
Attention, c'est rarement réalisé en pratique mais le prélèvement bactériologique est systé
matique. (Rang B).
■ QRM 39
* Correction : ACDE
A. L'évolution naturelle du furoncle est vers la nécrose folliculaire.
B. En général le traitement d'un furoncle repose sur l'application d'antiseptique.
C. En cas de traitement systémique un prélèvement bactériologique est systématiquement
nécessaire.
D. En cas de furonculose il faut rechercher un VIH ou un diabète.
E. Le furoncle peut être une porte d'entrée à une dermo-hypodermite bactérienne
péri-lésionnelle.
A. Un furoncle est une lésion papulo-nodulaire très inflammatoire qui évolue en 5 à 10 jours
vers la nécrose folliculaire avec élimination du follicule pileux (bourbillon). (Rang A).
B. Le traitement en cas de furoncle non compliqué repose sur un changement de linge et une
toilette à l'eau et au savon sans savon tous les jours sans antiseptique. Il faut protéger la
ion • Questions isolées
■ QRM 40
► Correction: ADE
A. L'impétigo est une infection folliculaire.
B. Les impétigos prédominent en été.
C. Le traitement d'un impétigo localisé repose sur l'acide fucidique.
D. Il est nécessaire d'appliquer localement un antiseptique.
E. Éviction de la collectivité si les lésions sont non couvrables par un pansement pendant
3 jours après le début du traitement.
rrection • Questions isolées
(Rang B).
Astuce du dermatologue
Les antiseptiques locaux sont rarement utilisés en dermatologie. On les utilise pour éviter une
surinfection bactérienne en cas d'infection virale par exemple dans le zona.
■ QRU 41
A. Vaccination de l'hépatite A chez les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes
B. Vaccination HPV uniquement pour les femmes
C. PCR anale et pharyngée à la recherche Neisseria gonorrhoeae systématique
D. Sérologie TPHA-VDRL d'emblée en cas de rapports sexuels à risque
E. Traitement préventif contre la syphilis en cas de rapports sexuels à risque réguliers
A. Les vaccinations font partie des mesures préventives : vaccination pour l'HPV, l'hépatite B
(et l'hépatite A chez les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes). (Rang A).
B. Depuis le 01/01/2021, la vaccination contre l'HPV a été étendue :
La vaccination contre les infections à Papillomavirus humains (HPV) est recommandée
pour les filles et les garçons âgés de 11 à 14 ans avec un schéma à 2 doses (M0-M6). Par
ailleurs, dans le cadre du rattrapage vaccinal, la vaccination est recommandée pour les
jeunes femmes et les jeunes hommes entre 15 et 19 ans révolus selon un schéma à 3 doses.
Toute nouvelle vaccination doit être initiée avec le vaccin Gardasil 9®. Les vaccins ne sont
pas interchangeables et toute vaccination initiée avec le Cervarix® doit être menée à son
terme avec le même vaccin. La recommandation est applicable depuis le 1er janvier 2021.
Jusqu'à l'âge de 26 ans, chez les hommes ayant ou ayant eu des relations sexuelles avec
d'autres hommes.
C. Selon les pratiques sexuelles (rapport oral, rapport anal). (Rang A).
D. Depuis le 29/06/2018, la sérologie de dépistage quel que soit le contexte ne comprend
que la réalisation d'un test à base d'antigènes tréponémiques (TT) par technique immu
noenzymatique (EIA). En cas de positivité du TT, un test à base d'antigènes cardio
lipidiques ou test non tréponémique (TNT) est réalisé. (Rang A).
E. Envisager un traitement de type PrEP (Prophylaxie Pré-Exposition) contre le VIH en cas
de prise de risque trop régulière. (Rang A).
Pour toute IST, il faut chez le sujet index et les partenaires sexuels :
• Protection des rapports sexuels par l'usage de préservatifs.
• Vaccination préventive pour l'HPV, l'hépatite B (et l'hépatite A chez les hommes ayant
Correction • Questions isolées
■ QRM 42
► Correction: ABC
A. Le traitement des urétrites à gonococcie est la ceftriaxone dose unique IM ou IV 1 000 mg
B. Le traitement des urétrites à Chlamydia est la doxycycline PO 200 mg pendant 7 jours
C. Le traitement des urétrites à Chlamydia peut être un traitement à dose unique
D. Le traitement des trichomonoses repose sur le bactrim
E. Le traitement antibiotique de la syphilis précoce repose sur un traitement per os
Astuce du dermatologue
Il n'est pas nécessaire d'attendre les résultats microbiologiques pour traiter un patient. En cas
de suspicion d'IST le traitement est probabiliste :
• Devant une urétrite un traitement probabiliste par Doxycycline 200 mg/J pendant
7 jours + Ceftriaxone 1 g en dose unique peut être proposé.
• Devant un chancre un traitement probabiliste par Benzathine pénicilline G DU IM
2,4 millions d'unités peut être proposé.
rrection • Questions isolées
■ QROC 43
► Correction , Hidradénite suppurée (maladie de Verneuil)
Tout abcès ou furoncle récidivant (> 2 en < 6 mois) au niveau d'une zone riche en glande
apocrine (plis axillaires, sous-mammaires et anopérinéaux) est une hidradénite suppurée
(maladie de Verneuil). (Rang B)
■ QRM 44
► Correction: ABC
A. Sarcoptes scabiei hominis
B. Trichomonas vaginalis
C. Phtirius inguinalis
D. Ténia
E. Oxyure
A. Par contact physique direct (peau contre peau) ou par le toucher (contact direct et pro
longé avec du linge ou des objets personnels d'une personne atteinte). (Rang B).
B. Majoritairement par voie sexuelle, mais elle peut aussi se transmettre par le partage de
gants de toilette, de serviettes de toilette et de sous-vêtements. (Rang B).
C. Lors de rapports sexuels : par contact direct avec les poils infectés (poils pubiens et
autour de l'anus’poils au niveau des aisselles ou poils pectoraux, barbe, cils, etc.). Lors
d'échange de serviettes, de vêtements ou linges de lit. (Rang B)
D. Transmission par l'alimentation. (Rang A).
E. Transmission par l'alimentation. (Rang A).
Ce sont les 3 parasites à risque d'IST et qui doivent donc faire rechercher les autres IST.
■ QRM 45
► Correction : ABCE
A. L'herpès génital donne des ulcérations superficielles douloureuses
B. Le chancre mou donne des adénopathies inflammatoires
C. La donovanose est peu douloureuse
D. Le psoriasis peut donner des ulcérations génitales
E. Les toxidermies peuvent donner des ulcérations génitales
Astuce du dermatologue
On se répète mais toute ulcération d'une muqueuse quelle qu'elle soit doit faire évoquer en
premier lieu une syphilis.
Une ulcération d'une muqueuse douloureuse fera évoquer facilement un herpès.
Par ailleurs, les autres causes d'ulcérations génitales d'origines infectieuses (donovanose,
chancre mou, lymphogranulomatose vénérienne) sont rares en France, il faudra se rattacher
à la clinique (douleur/adénopathie inflammatoire/fond sale...) et aussi le terrain (Afrique
Amérique du Sud et Asie).
Il faut également avoir en tête qu'il y a d'autres causes d'ulcérations génitales : traumatique,
caustique, mécanique, dermatose bulleuse (pemphigus vulgaire), toxidermie...
■ QRM 46
Correction: ABDE
A. Il s'agit d'une réactivité immunologique anormale IgE médiée, vis-à-vis de certains anti
gènes environnementaux (allergènes)
B. La dermatite atopique est la plus fréquente et la plus précoce des manifestations cliniques
associées à l'atopie
C. C'est une maladie monogénique
D. Atteinte des gènes de la barrière épidermique (fillagrine)
E. Le système immunitaire inné est concerné
E. Le système immunitaires est atteint c'est pourquoi les surinfections à S. Aureus sont plus
fréquentes. (Rang B).
■ QRM 47
► Correction: CE
A. L'eczéma aigu comporte des lésions squameuses principalement
B. L'atteinte de la couche est fréquente chez les nourrissons
C. La localisation tête et cou est la plus fréquente chez l'adulte
D. La dermatite atopique débute le plus souvent après deux années de vie
E. 3-5 % des dermatites atopique persistent à l'âge adulte
A. Eczéma aigu : érythème, œdème, vésicules dont la rupture induit un suintement puis des
croûtes. Le prurit est important et les contours sont mal limités (bords émiettés).
Eczéma chronique : lésions érythémato-squameuses et/ou lichénification (épaississe
ment de la peau-aspect quadrillé irrégulier). (Rang A).
B. Nourrisson : début au visage et au cuir chevelu et extension sur les faces d'extension des
membres et le tronc ; région sous la couche et zone médio-faciale (nez) épargnées.
Petite enfance : localisation aux plis de flexion des membres (genoux, coudes principale
ment) et souvent aux chevilles. (Rang A).
C. Adulte : Visage et cou principalement avec localisations rares mais typiques : lèvres
(chéilite atopique), paupières avec parfois complications ophtalmologiques (kératites,
kérato-conjonctivites), membres inférieurs (lichénification, prurigo). (Rang A).
D. La DA débute le plus souvent dans les 12 premiers mois de vie avec souvent des poussées
hivernales. (Rang A).
E. L'amélioration voire la « guérison » survient dans l'enfance mais 3 à 5 % des enfants
évoluent vers une forme de l'adulte, surtout ceux présentant une forme sévère. (Rang A).
■ QRM 48
► Correction : ACD
A. Écoulement purulent
B. Suintement jaune
C. Croûte mélicérique
D. Lésions vésiculo-bulleuses
E. Odeur nauséabonde
■ QRM 49
► Correction: ABCD
A. Douche avec du savon sans savon
Correction • Questions isolées
B. Réduire la fréquence des lavages à 1 fois par jour ou tous les deux jours.
C. Émollient à volonté.
D. Douche à l'eau tiède.
E. Température élevée au domicile.
C. Pour restaurer la barrière cutanée. De manière imagée, on colmate les brèches entre les
kératinocytes qui sont trop écartées entre eux (mutation de la fillagrine) dans la dermatite
atopique par du gras qui est présent dans les émollients. (Rang A).
D. L'eau chaude déshydrate la peau et l'eau froide est agressive. (Rang A).
E. Ne pas surchauffer l'habitation et ne pas « sur couvrir » les enfants (rôle aggravant pro
bable du chauffage domestique). La température dans la chambre de l'enfant doit être
d'environ 19 °C. (Rang A).
Astuce du dermatologue
Les règles hygiéniques sont indispensables dans la dermatite atopique. Encore une fois, dans
la dermatite atopique il faut restaurer la barrière cutanée et éviter d'aggraver la xérose
cutanée :
• Éviter le savon mais utiliser un savon sans savon doux non parfumé
• Réduire la fréquence des lavages de la peau (1 fois tous les 2 jours ou une fois par jour)
• Éviter les bains chauds prolongés
• Utiliser un émollient après la toilette sur une peau non inflammatoire permet d'amé
liorer les signes fonctionnels dus à la sécheresse cutanée et restaure transitoirement la
fonction de la barrière cutanée. L'utilisation des émollients est recommandée dès les
premiers symptômes de sécheresse cutanée et en traitement de maintenance pendant
toute la durée de la DA quelle que soit sa gravité.
• Privilégier les textiles vestimentaires doux (éviter la laine)
• Ne pas surchauffer l'habitation et ne pas « sur couvrir » les enfants (rôle aggravant
probable du chauffage domestique).
• Pas de régime alimentaire particulier en l'absence d'allergie alimentaire associée.
• L'utilisation d'émollient dès la naissance chez les enfants à risque d'atopie n'est pas una
nime dans les études
■ QROC 50
► Correction , Tacrolimus pommade 0,1 % 2 fois par jour jusqu'à disparition des lésions.
Les dermocorticoïdes sont à risque d'atrophie, d'acné et de rosacée sur le visage.
On privilégiera donc le tacrolimus pommade 0,03 % avant 16 ans et 0,1 % après 16 ans, deux
fois par jour. (Rang A).
Sinon vous pouvez prescrire un dermocorticoïde d'activité modéré (tridésonit)
■ QRM 51
Correction: ABD
Correction • Questions isolées
A. C'est une dermatose inflammatoire très fréquente, inquiétante pour les patients et les
médecins. Il faut la connaître car tout le monde dans sa pratique la rencontrera y compris
aux urgences générales. (Rang A).
B. C'est une notion très importante, les urticaires sont le plus souvent non allergiques.
Les patients sont très inquiets et pensent être allergiques à quelque chose et il est difficile
de les convaincre.
Les urgentistes/médecins y voient souvent les prémisses d'une réaction allergique grave
avec pour conséquence un traitement agressif par corticoïdes pouvant entraîner un rebond
important de l'urticaire. (Rang A).
C. Le principal médiateur est l'histamine d'où le traitement par antihistaminique anti-Hl de
seconde génération. (Rang B).
D. Immunologiques : via les IgE ou des auto-anticorps de type IgG (Rang B).
E. Les AINS par leurs propriétés pharmacodynamiques peuvent entraîner une dégranula
tion des mastocytes et la libération d'histamine (rang B). En effet, de nombreux médica
ments appelés « histamino-libérateurs » favorisent l'activation mastocytaire non
immunologique, ainsi que des antibiotiques, en particulier ceux de la famille des bêta
lactamines, des dérivés morphiniques ou des produits de contraste iodés. Ces urticaires
aiguës sont non allergiques et surviennent plusieurs jours après le début de la prise
médicamenteuse. Certains aliments provoquent aussi une urticaire non pas parce que
les patients sont allergiques mais parce que les aliments sont riches en histamine
(huître...).
Astuce du dermatologue
L'urticaire est très fréquente, le plus souvent non allergique et bénigne. Les médecins
donnent souvent des corticoïdes pensant à l'allergie grave ou un anti-histaminique anti-Hl de
première génération, sédatif par exemple la polaramine.
Une urticaire allergique survient dans les minutes ou les premières heures suivant l'adminis
tration du médicament/aliments... Dans ces cas-là, ce médicament est formellement contre-
indiqué car le risque anaphylactique est important.
■ QRU 52
A. La forme et la taille des papules peuvent varier. Il peut exister des lésions annulaires ou
rrection • Questions isolées
C. Un angio-oedème est un œdème blanc rosé, ferme, non prurigineux avec sensation de
tension ou de douleur. (Rang A).
D. L'angîo-oedème est transitoire et régresse en 72 heures sans lésion cicatricielle, et siège
le plus souvent sur les zones riches en mastocytes : le visage, les extrémités et les organes
génitaux externes. (Rang A).
E. L'urticaire superficielle est isolée dans 50 % des cas. L'urticaire superficielle est associée
à un angio-œdème dans 40 % des cas. L'angio-oedème est isolée dans 10 % des cas et
correspond à un autre cadre nosologique (IEC, angio-œdème chronique récidivant,
déficit en Cl inhibiteur...). (Rang A).
Astuce du dermatologue
Un patient présentant une urticaire aiguë non allergique avec une atteinte des muqueuses
(hors pharyngo-laryngée, hors allergie) y compris la lèvre, les paupières, le scrotum... n'est
pas un signe de gravité et fait partie naturellement du tableau de la maladie (40 % des cas).
En cas de mécanisme allergique suspecté, il faudra rechercher une atteinte de la luette ou
du larynx (dyspnée), une atteinte digestive (nausée, vomissement, diarrhée), cardiovasculaires
(tachycardie, bradycardie, hypotension), neurologiques (céphalées, convulsions) qui seront
alors, eux, des vrais signes de gravité avec nécessité de corticoïdes voire d'adrénaline.
L'urticaire chronique n'est jamais allergique.
Correction • Questions isolées
■ QRM 53
► Correction : BCD
A. Dans la majorité des cas, une cause est retrouvée
B. Peut être provoquée par une infection
C. Peut être provoquée par un vaccin
D. Un patient présentant une allergie au latex est à risque d'anaphylaxie en cas de contact
avec des protéines de latex
E. Une urticaire aux orties peut provoquer un choc anaphylactique
A. Dans la grande majorité des cas l'urticaire aiguë et chronique sont idiopathiques. Parfois
certains facteurs favorisants ou déclenchants peuvent être retrouvés comme par exemple
les urticaires inductibles (dermographisme, froid, cholinergique, retardée à la pression,
solaire, aquagénique, vibratoire). (Rang A).
B. Les infections peuvent déclencher une urticaire de manière satellite.
Une infection peut induire sur un terrain génétique prédisposé une dermatose inflammatoire
(psoriasis, eczéma) (Rang A).
C. Idem et ce n'est pas une allergie si l'urticaire survient plusieurs heures après ! (Rang A).
D. En cas d'urticaire de contact immunologique, un choc anaphylactique est possible.
(Rang A).
E. Parfois les urticaires de contact ne sont pas immunologiques, l'urticaire de contact aux
orties qui contient des substances urticantes est une urticaire de contact non immuno
logique uniquement localisée à la zone de contact cutané sans risque d'anaphylaxie.
(Rang A).
■ QRM 54
Correction: AD
A. Les urticaires alimentaires sont rares
B. Le diagnostic d'anaphylaxie doit être évoqué si le délai entre l'ingestion de l'aliment incri
miné et le début des signes est de moins de 24 heures
C. La résolution des symptômes se fait en moins de 24 heures après arrêt de l'ingestion de
l'aliment
D. La récidive à chaque prise de l'aliment est généralement plus sévère
E. La sévérité de l'allergie alimentaire dépend de la quantité ingérée
A. Les aliments sont très souvent incriminés dans l'urticaire mais les urticaires alimentaires
allergiques, de mécanisme IgE dépendants, sont rares. Le plus souvent c'est de l'urticaire
liée à des aliments riches en histamines : fruits de mer, tomate, poissons... (Rang A).
B. Le délai entre l'ingestion de l'aliment incriminé et le début des signes est de quelques
minutes à moins de 2 heures. (Rang A).
C. La résolution des symptômes se fait en moins de 12 heures. (Rang A).
D. Il faut donc faire le diagnostic tôt. (Rang A).
E. La sévérité est indépendante de la quantité ingérée (comme pour les toxidermies de
mécanisme immunologique). (Rang A).
rrection • Questions isolées
En résumé : C'est les mêmes règles avec les allergies médicamenteuses d'origine immuno
logique (toxidermie bénigne en général, 40 % des toxidermies)
• Le délai entre l'ingestion de l'aliment/médicaments incriminé et le début des signes
est de quelques minutes à moins de 2 heures ;
• Il existe des manifestations associées (douleurs abdominales, vomissement, malaise...)
témoignant de la sévérité ;
• La résolution des symptômes se fait en moins de 12 heures ;
• La récidive à chaque prise de l'aliment/médicament, généralement plus sévère, quelle
qu'en soit la quantité d'aliment ingéré.
■ QRM 55
► Correction : BC
A. Le carcinome épidermoïde est le cancer le plus fréquent, tout cancer confondu
B. Les expositions solaires intenses et intermittentes augmentent le risque de carcinome
basocellulaire
C. L'immunodépression est un facteur de risque de cancers cutanés
D. Le mélanome n'existe pas chez les phototypes de type VI
E. Les fesses sont souvent atteintes par des cancers cutanés
A. Le carcinome basocellulaire est le plus fréquent des cancers cutanés et même le plus fré
quent de tous les cancers, avec une incidence d'environ 150 nouveaux cas pour
100 000 habitants par an en France. Le carcinome épidermoïde est moins fréquent
(30 cas/100 000 habitants par an).
Le carcinome épidermoïde est 2 à 3 fois plus fréquent chez les hommes que chez les
femmes. (Rang B).
B. L'exposition solaire est le principal facteur favorisant les carcinomes, à la fois les exposi
tions chroniques et cumulées (CE et CBC) et les expositions solaires intenses et intermit
tentes. On dit de manière grossière que les carcinomes épidermoïdes sont pour les patients
exposés de manière chronique au soleil (paysan, camionneur, jardinier...) et que les CBC
concernent plus les « personnes aisées » car c'est un coup de soleil intense, intermittent,
comme lors des vacances (croisière par exemple). (Rang B).
C. Le risque est fortement augmenté notamment en cas d'immunosuppression pour une
transplantation d'organe. (Rang B).
D. Le mélanome existe chez les phototypes de type VI, il s'agira d'un mélanome acral qui est
indépendant de l'exposition solaire (cf. Bob Marley). Les mélanomes du tégument cutané
seront quasiment inexistants chez les phototypes de type VI en raison de la photoprotec
tion naturelle. (Rang B).
E. Les zones photos exposées sont atteintes donc particulièrement le visage et le dos des
mains (d'où la localisation des kératoses actiniques). (Rang B).
■ QRM 56
► Correction: ACDE
A. Il n'existe pas de lésion précancéreuse
B. La pigmentation écarte le diagnostic de carcinome basocellulaire
C. Le carcinome basocellulaire sclérodermiforme est mal limité
Correction • Questions isolées
■ QROC 57
► Correction , Biopsie cutanée/exérèse d'emblée
Toute lésion persistante est une lésion cancéreuse jusqu'à preuve du contraire surtout après
application de diprosone. Cette lésion érythémato squameuse persistante pouvait faire
évoquer initialement par exemple un psoriasis. Si elle persiste malgré un traitement adapté il
faudra alors évoquer un cancer cutané comme un CBC superficiel même en l'absence de
télangiectasie ou une maladie de Bowen par exemple ou un mycosis fongoïde (Rang A).
■ QRM 58
► Correction : AE
A. L'atteinte des muqueuses et semi-muqueuses est possible
B. Les kératoses actiniques peuvent régresser spontanément après arrêt de l'exposition
solaire
C. Des lésions chroniques de psoriasis peuvent se transformer en carcinome cutané
D. Les lésions de carcinome épidermoïde in situ ou maladie de Bowen sont souvent multiples
et confluentes
E. Les carcinomes épidermoïdes ont une évolution ulcéro-végétante indolore
A. Le CE peut siéger sur la peau mais aussi sur les muqueuses et semi-muqueuses. Il n'y a
pas d'atteinte des muqueuses pour les carcinomes basocellulaires. (Rang A).
B. Les kératoses actiniques sont des taches rouges, kératosiques, rugueuses, saignotantes
après arrachement. Elles sont multiples sur les zones photo-exposées et parfois
confluentes. On peut alors parler de champs de cancérisation. Elles ne guérissent pas
spontanément. (Rang A).
Correction • Questions isolées
Champs de cancérisation avec plusieurs kératoses actiniques (flèches noires) et une lésion
suspecte de carcinome basocellulaire ou de carcinome épidermoïde (flèche rouge).
■ QRM 59
Correction: BCD
A. Zones photo-exposées
B. Envahissement péri-nerveux
C. Épaisseur tumorale histologique > 3 mm
D. Développement du carcinome épidermoïde sur une plaie chronique
E. Degré de différenciation cellulaire en histologie élevé
A. Il ne s'agit pas d'un facteur pronostic mais d'un facteur de risque. (Rang B).
B. Pour rappel, un carcinome épidermoïde qui fait mal avec notamment des douleurs neuro
pathiques peut faire évoquer un envahissement péri nerveux. (Rang B).
C. Vrai. (Rang B).
D. Vrai. (Rang B).
E. Les cellules cancéreuses bien différenciées ont une apparence et un comportement
proches de ceux des cellules normales du tissu dans lequel elles ont commencé à se déve
rection • Questions isolées
■ QRM 60
► Correction: CD
A. Kératinocytes de grande taille, en lobules ou en travées, mal limitées, disposition anarchique
B. Invasion dermo-hypodermique
C. Fentes de rétraction autour des lobules
D. Disposition périphérique palissadique
E. Mitoses et atypies cytonucléaires
Cette question mélange l'histologie des carcinomes épidermoïdes et des carcinomes baso
cellulaires. C'est une question de rang B !
Histologie du carcinome épidermoïde cutané invasif :
• Kératinocytes de grande taille, en lobules ou en travées, mal limitées ; disposition
anarchique.
• Invasion dermo-hypodermique, stroma inflammatoire.
• Différenciation kératinisante (globes cornés).
• Mitoses et atypies cytonucléaires.
■ QRM 61
► Correction : AC
A. 10 % des mélanomes peuvent être considérés comme secondaire à une prédisposition
familiale
B. L'âge médian de survenue est de 30 ans
C. Le taux d'incidence intermédiaire est d'environ 15 000 nouveaux cas par an
D. La majorité des mélanomes se développent sur une lésion pré-cancéreuse
E. Le mélanome des muqueuses n'existe pas
■ QRM 62
► Correction: AC
A. Diagnostic impossible sur un échantillon
B. Risque de propagation de la maladie
C. Mesure du Breslow impossible
D. Mesure du vrai Breslow maximale incertain
E. La mutation BRAF ne peut être recherchée
Le facteur (histo)pronostic principal du mélanome lorsqu'il est localisé est l'indice de Breslow.
Au stade localisé, il va classifier le mélanome, motiver la réalisation d'un bilan d'extension et
d'un suivi plus ou moins rapproché avec des examens d'imagerie. Sur une biopsie (donc un
ion • Questions isolées
échantillon), on peut avoir un indice de Breslow mais ça ne sera pas forcément le maximum. Il
pourra être sur notre biopsie à 1 mm alors qu'à un autre endroit il sera à 8 mm ! (Rang A). Les
autres facteurs pronostics au stade localisés sont : l'ulcération et l'index mitotique. L'indice de
Clark n'est plus dans le collège car il n'est plus du tout utilisé.
L'indice de Breslow dans le mélanome correspond à l'épaisseur tumorale maximale d'un
mélanome, c'est-à-dire l'épaisseur entre la partie supérieure de la granuleuse épidermique
et la cellule tumorale la plus profonde.
U
o
La flèche bleue correspond au vrai Breslow de ce mélanome qui sera déterminé lors d'une
exérèse complète.
L'ellipse est une biopsie cutanée, on aura donc un faux Breslow, de plus faible épaisseur par
rapport à la réalité.
■ QRM 63
► Correction : BCD
A. Indice de Breslow
B. Nombre de ganglions métastatiques
C. Taille des ganglions métastatiques
D. Présence d'une ulcération dans le mélanome primitif
E. Présence d'une mutation BRAF dans le ganglion métastatique
A. L'indice de Breslow est un facteur pronostic au stade localisé. À partir du stade III, il n'a
plus d'importance. (Rang B).
B. C. D. L'ulcération du mélanome primitif est un facteur de mauvais pronostic au stade loca
lisé mais aussi au stade III. (Rang B).
E. La présence d'une mutation BRAF donnera une option thérapeutique supplémentaire en
plus de l'immunothérapie avec les thérapies ciblées mais n'est pas un facteur pronos
tique. (Rang B-C).
■ QRU 64
A. Les microtraumatismes répétés peuvent induire une transformation des nævus en mélanome
B. Les naevus congénitaux sont des précurseurs potentiels de mélanome
C. Le phénomène de Sutton n'est jamais suspect
D. Un nævus bleu est suspect à partir de 50 ans
E. Les nævus communs régressent progressivement et deviennent rares après l'âge de 60 ans
D. Un nævus bleu est toujours bénin. Il peut être confondu avec un mélanome/métastase de
mélanome et dans ces cas-là la dermoscopie est d'une grande aide. (Rang A).
E. Les nævus communs sont présents chez tous les individus, ils commencent à apparaître
dès l'âge de 4-5 ans, plateau vers la quatrième décennie puis régressent progressive
ment et deviennent rares après l'âge de 60 ans.
■ QRM 65
► Correction: ABC
A. Il s'agit d'un virus à ADN
B. L'HSV-2 est une IST
C. L'HSV-1 est responsable de 50 % des primo-infections herpétiques génitales
D. Au cours d'une primo-infection, l'excrétion virale dure entre 2 et 4 jours
E. Une infection préalable par l'un des deux types d'herpès protège d'une infection initiale
primaire par l'autre type
A. Il s'agit d'un virus à ADN de la famille Herpesviridae, il en existe deux types HSV-1 et 2
rection • Questions isolées
E. Une infection préalable par l'un des deux types d'HSV ne protège pas d'une infection
initiale primaire par l'autre type, mais les signes cliniques sont généralement moins
sévères. (Rang A).
■ QROC 66
► Correction
L'effet cytopathogène est une ballonisation des kératinocytes caractéristiques des infections
à herpès virus. La conséquence clinique est la formation d'une vésicule intra-épithéliale.
(Rang A).
■ QRM 67
► Correction : AC
A. La lésion primaire d'un herpès est une vésicule
B. La différence entre un chancre syphilitique et une érosion herpétique est principalement
la présence d'une lésion pustuleuse avant l'érosion
C. L'herpès chez un patient immunocompétent est de résolution spontanément favorable
D. La principale complication des primo-infections herpétiques génitales est le risque d'une
atteinte cicatricielle des muqueuses (synéchies vaginales...)
E. Toute gingivostomatite herpétique doit être hospitalisée
A. La lésion primaire d'un herpès est une vésicule unique ou multiple en « bouquet ». Elles
évoluent vers des érosions post-vésiculeuses recouvertes de croûtes. (Rang A).
B. Sur les muqueuses c'est une vésicule, très fragile, qui se voit rarement. Elle laisse place à
Correction • Questions isolées
E. Seulement les formes avec dysphagie ou douleur intense car dans ces cas-là l'alimenta
tion et la prise des médicaments sont impossibles. (Rang A).
■ QRM 68
► Correction : ACE
A. Le syndrome de Kaposi-Juliusberg est une surinfection herpétique sur des lésions de
dermatite atopique
B. Les récurrences herpétiques chez une femme enceinte sont à risque d'hépatite fulminante
C. Les atteintes viscérales sont possibles chez l'immunodéprimé
D. Le principal risque de l'atteinte ophtalmique est une atteinte de la rétine
E. Les prodromes sont caractéristiques d'une atteinte récurrence herpétique
(Rang A).
■ QRM 69
► Correction: DE
A. La mise en évidence de l'acarien par examen parasitologique est obligatoire
B. Le dos est la localisation classique de la gale commune
C. Les nodules scabieux se situent principalement aux extrémités des doigts chez l'adulte
D. L'atteinte du visage est possible lors d'une gale chez le nourrisson
E. Dans la gale hyperkératosique le prurit est discret
A. Le diagnostic est clinique par l'anamnèse (prurit à renforcement nocturne, contage fami
lial) et l'éruption cutanée évocatrice (Rang A). L'examen parasitologique (mise en évi
dence au microscope des œufs ou l'acarien) et la dermatoscopie (signe du deltaplane,
flèches blanches) sont difficiles sauf dans les formes hyperkératosiques et profuses sont
optionnels. (Rang B).
Correction • Questions isolées
Astuce du dermatologue
Il faut toujours avoir en tête la gale en dermatologie.
Il s'agit d'une grande simulatrice qui peut avoir un aspect eczématiforme. Il faut donc rechercher
les informations suivantes : prurit à recrudescence nocturne, contage familial/rapports sexuels à
risques et bien vérifier les topographies évocatrices (entre les doigts face antérieure des poignets
principalement).
■ QRM 70
► Correction : AE
A. L'acarien femelle est responsable de la maladie
B. L'incubation en cas de première infestation est d'environ 10 jours
C. La gale est généralement transmise au moindre contact physique avec une personne infestée
D. La transmission par les vêtements est fréquente
E. L'acarien peut se déplacer de plusieurs centimètres par heure
■ QRM 71
A. Le traitement repose sur l'ivermectine 200 ug/mg PO en prise unique à répéter 7 à 14 jours
plus tard
B. Il faut systématiquement associer le traitement local et le traitement per os
C. En cas de nodules post-scabieux, il faut prescrire de nouveau le traitement PO contre la gale
D. La désinfection de l'environnement est systématique
Correction • Questions isolées
E. Il faut bien se laver après avoir appliqué le traitement local contre la gale
E. Concernant les traitements locaux, il faut les appliquer après une douche tiède sur la tota
lité du corps y compris le visage, le cuir chevelu et les organes génitaux externes. Il faut
laisser sécher quelques minutes puis mettre des sous-vêtements propres, ne pas se laver
pendant 24 heures, puis prendre une douche à l'eau et au savon. La peau peut être sèche,
il faut donc appliquer des émollients. L'application doit être répétée 8 jours plus tard. Chez
l'enfant entre 1 mois et 2 ans, l'application sera de 12 heures au lieu de 24 heures. (Rang A).
■ QRU 72
A. Le pou adulte est hématophage. La femelle adulte pond 10 à 20 œufs par jour environ à
proximité de l'émergence des cheveux. L'éclosion est rapide en 1 semaine. Une lente
située à plus de 1 cm de l'émergence est considérée comme non viable. La transmission
interhumaine est directe plus rarement indirecte. (Rang B).
B. Tout impétigo de la nuque ou du cuir chevelu doit faire rechercher une pédiculose.
Il s'agit d'un prurit du cuir chevelu, diffus ou à prédominance rétro-auriculaire pouvant
s'étendre vers la nuque. Il peut également y avoir des adénopathies cervicales. (Rang A).
C. La présence de lentes vivantes oriente seulement le diagnostic. Le diagnostic de certi
tude repose sur la découverte des poux vivants (visibles à l'œil nu et très mobile). (Rang A).
D. Les lentes sont des œufs visibles à l'œil nu, collées aux cheveux qui ne coulissent pas le
long de la tige pilaire. (Rang A).
rection • Questions isolées
E. Les lentes sont plus faciles à mettre en évidence au niveau de la région rétro-auriculaire.
(Rang A).
■ QRM 73
► Correction: CDE
A. Il faut traiter tous les cas contacts
B. En cas de poux vivant à J2 du traitement il faut refaire le produit initial
C. L'éviction scolaire n'est pas systématique
D. En cas d'échec du traitement local, on peut utiliser l'ivermectine 400 ug/kg en prise unique
répétée à 7 jours
E. Il faut prévenir les parents de la collectivité de l'enfant atteint par écrit
A. Pas de traitement présomptif. Il faut seulement traiter les personnes parasitées vivant
dans le foyer du cas index. (Rang A).
B. En cas d'examen de contrôle positif à J2 il faut changer de classe pharmacologique (pro
bable résistance des poux aux insecticides).
En cas d'examen de contrôle positif à J12, il faut refaire le produit initial (mauvais effet
lenticide).
Le mauvais effet lenticide des produits explique qu'il faut prescrire systématiquement un
second traitement 7 à 10 jours plus tard. Il faut utiliser des solutions, lotions ou crèmes
(et pas les shampoings et les poudres) à base de diméticone ou oxyphtirine entraînant une
destruction mécanique du pou. (Rang A).
C. L'éviction scolaire n'est pas systématique. (Rang A).
D. Il n'y a pas d'AMM mais on peut le faire. (Rang A).
E. Il faut faire pratiquer un examen du groupe par une personne formée et prévenir les
parents par écrit (examen des membres de la famille, parents compris). En réalité, la
collectivité remet une fiche information à tous les parents sans dire qui est l'enfant index.
(Rang A).
■ QRU74
A. L'érythème noueux est inaugural dans 20 % des cas de Sarcoïdose. (Rang A).
B. Il ne s'agit pas d'une lésion spécifique c'est-à-dire qu'en cas de biopsie cutanée, il ne sera
pas retrouvé d'argument histologique évocatrice de sarcoïdose : granulome épithélioïde
et gigantocellulaire (cellules dérivées des monocytes/macrophages), sans nécrose
caséeuse, entouré d'une couronne lymphocytaire ne sera pas mis en évidence. On ne
biopsie pas un érythème noueux. Le diagnostic d'érythème noueux est clinique, l'anapath
n'est pas une aide pour trouver la cause un érythème noueux (Rang A).
C. Il s'agit d'une nouure :
- Nodule hypodermique.
- Fermes, non fluctuantes.
- En relief.
- Surface érythémateuse ou de couleur normale.
- Chaudes.
- Adhérentes aux plans superficiels et profond.
- Apparition aiguë.
- Siégeant le plus souvent de façon bilatérale symétrique ou non dans les régions
prétibiales et aux genoux, parfois aux mollets, aux cuisses aux fesses et plus rarement
aux membres supérieurs.
- La régression est spontanée en 2 à 3 semaines en passant par les stades de la biligé-
nie. (Rang A).
Correction • Questions isolées
D. Elle est douloureuse ou sensible à la palpation. Il peut y avoir des symptômes associés :
fièvre modérée, asthénie, rhyno-pharyngite, arthralgie. (Rang A).
E. La première cause est le streptocoque et la seconde est la sarcoïdose. (Rang A).
■ QRM 75
► Correction: ACDE
A. Le lupus érythémateux cutané aigu est associé dans 15 % des cas à un lupus érythémateux
systémique
B. Il n'y a pas d'atteinte des muqueuses dans un lupus
C. La vascularite urticarienne est souvent associée au lupus
D. Les lésions spécifiques de lupus correspondent histologiquement à une dermite
d'interface
E. Les alopécies non cicatricielles sont des lésions non spécifiques
Astuce du dermatologue
Il faut bien distinguer dans toutes les maladies inflammatoires cutanées les lésions spécifiques
et non spécifiques, c'est-à-dire les lésions qui, en cas de biopsie donneront des arguments en
faveur de la maladie.
ion • Questions isolées
■ QRM 76
► Correction: ABE
A. Les atteintes cutanées du lupus aigu évoluent parallèlement à l'atteinte systémique
B. Le lupus subaigu peut prendre une forme psoriasiforme
C. Les lupus induits par un médicament prennent le plus souvent la forme d'un lupus
chronique
D. Le lupus pernio est un lupus chronique
E. Le principal risque du lupus discoïde est esthétique
A. Bien connaître les atteintes cutanées qui peuvent les premiers signes d'une atteinte rénale
lupique par exemple. L'argument biologique est une diminution du C3 et/ou du C4 et des
taux significatifs d'anticorps anti-ADN natifs. (Rang A).
B. Le lupus subaigu peut prendre une forme annulaire ou psoriasiforme. La photosensibilité
est marquée comme dans le lupus aigu, moins importante dans le lupus chronique. Il y
aura des anticorps anti-SSA/SSB. Il faudra être attentif en cas de présence d'anticorps
anti-SSA ou anti-SSB car le risque de bloc atrio-ventriculaire est important et définitif alors
que l'atteinte cutanée dans les 3 premiers mois de vie est régressive en 3 mois. (Rang A).
C. Les lupus médicamenteux (IPP, anti-TNF-alpha...) prennent la forme d'un lupus subaigu.
D. Le lupus pernio est une atteinte spécifique de la sarcoïdose avec des papules et nodules
violacés des extrémités (nez, oreilles, pommettes, doigts et orteils) avec risque de des
truction osseuse et cartilagineuse qui peut être grave notamment au niveau ORL.
(Rang B).
E. Le lupus discoïde est systémique dans seulement 15 % des cas. L'importance des traite
ments se justifie du fait du préjudice esthétique provoquant des séquelles définitives.
Astuce du dermatologue
En dermatologie, l'aspect esthétique est très important.
Une atteinte de lupus discoïde, c'est-à-dire des lésions cicatricielles du visage, peut justifier un
traitement très agressif pour éviter au maximum les séquelles.
■ QRM 77
Correction: ABD
A. Les pouces sont souvent épargnés
B. La phase syncopale est obligatoire
C. Ulcérations digitales pulpaires possibles
D. Il s'agit d'un diagnostic d'élimination
E. Il faut un recul d'un an pour porter ce diagnostic
ion • Questions isolées
A. Dans le Raynaud primitif, l'atteinte des mains est bilatérale et symétrique avec un respect
des pouces. (Rang A).
B. La succession des 3 phases est possible avec la phase syncopale obligatoire. La phase
hyperhémique n'est pas présente en cas de Raynaud secondaire. (Rang A).
C. Jamais d'ulcérations digitales pulpaires ou de nécrose (ou cicatrices pulpaires++) ni de
signes de connectivité (doigts boudinés, sclérosés, calcinoses sous-cutanés, télangiecta
sies pathologiques). Dans un phénome de Raynaud primaires (Rang A). Ce sont des REDS
FLAGS
Ô)
k.
O
■ QRM 78
► Correction: CD
A. Les lésions sont souvent uniques
B. Les lésions surviennent en cas de froid intense
C. Les régressions sont spontanées en deux à trois semaines
D. Le signe fonctionnel majeur est le prurit
E. La régression sans séquelle est la règle
A. Les lésions sont souvent multiples. Les engelures touchent les femmes jeunes (± ano
rexique, dénutrie), les antécédents familiaux sont fréquents. (Rang A).
B. Ce sont des lésions inflammatoires acrales survenant quelques heures (12 à 24 heures)
après une exposition prolongée à un froid modéré (8 à 10°) mais humide (automne,
hiver). Le caractère est récidivant et saisonnier. En cas de froid intense, il faudra évoquer
des gelures. (Rang A).
C. Les lésions persistent 2 à 3 semaines. (Rang A).
D. Il s'agit de macules érythémateuses initialement puis de papules violacées, le polymor
phisme clinique est possible (vésicule, bulle, ulcération...). La face dorsale des doigts est
le plus souvent touchée mais toutes les extrémités peuvent être atteintes. Le prurit est
le signe fonctionnel majeur bien plus que la douleur qui survient lors du réchauffement
(Rang A).
E. Il peut exister une dyschromie séquellaire. (Rang A).
Le traitement comporte le réchauffement des mains, la prévention par le port de gants et les
dermocorticoïdes pour soulager le prurit.
■ QRM 79
rection • Questions isolées
► Correction :BCDE
A. Les cellules de Sézary sont des lymphocytes B à noyau irrégulier
B. On retrouve systématiquement un clone T identique dans le sang et dans la peau
C. Le taux de cellules de Sézary est > 1 000/mm3
D. Les adénopathies sont possibles
E. Le rapport CD4CD8 est > 10
A. Les cellules de Sézary sont des lymphocytes T à noyau irrégulier. Le syndrome de Sézary
fait partie des lymphomes T cutanés c'est-à-dire des proliférations lymphocytaires
malignes à point de départ cutané, sans atteinte extra-cutanée au moment du diagnostic.
(Rang A).
B. De façon constante, dans le syndrome de Sézary, il y a un réarrangement clonal T iden
tique dans le sang et dans la peau. (Rang B). Dans le mycosis fongoïde, il y a un clone T
dans les lésions cutanées et l'absence de clone T circulant (dans le sang).
C. Les ganglions seront dans ce cas-là non dermopathiques (c'est-à-dire réactionnel comme
dans les érythrodermies) mais pathologiques avec des cellules de Sézary dans les ganglions
en cas de biopsie. (Rang A).
D. Le syndrome de Sézary est souvent cliniquement une érythrodermie associée à un prurit
sévère. Il existe une kératodermie palmo-plantaire avec des anomalies unguéales, une
alopécie, un ectropion des paupières et des adénopathies. (Rang A).
E. Vrai.
Astuce du dermatologue
Deux lymphomes T cutanés à bien connaître.
Le mycosis fongoïde a un pronostic très bon. Le risque est la transformation en MF transformé
lorsque la lésion devient tumorale. Les lymphocytes sont alors de grandes tailles avec un noyau
cérébriforme. Le syndrome de Sézary est beaucoup plus rare, le pronostic est plus sombre.
■ QRM 80
► Correction: AB
A. Pédiculose du pubis
B. Dermatophytose floride
C. Zona chez un patient de plus de 60 ans
D. Carcinome de Merkel
E. Rosacée résistante à un traitement adapté
A. La pédiculose du pubis est considérée comme une IST, tout comme la gale et l'herpès
génital. (Rang A).
Correction • Questions isolées
■ QRU 81
A. Douleur abdominale
B. Raynaud
C. Organomégalie
D. Altération de l'état général
E. Purpura nécrotique stable depuis plusieurs jours
En cas de purpura, on doit rechercher de prime abord les signes de grandes urgences vitales
nécessitant une prise en charge immédiate. (Rang A).
Ces signes sont les suivants et évoqueront une thrombopénie mettant en jeu le pronostic vital,
une vascularite avec atteinte d'organe grave (douleur abdominale qui peut faire penser à une
perforation digestive) ou une infection avec le purpura fulminans :
• Purpura + sepsis/choc
• Purpura extensif/nécrotique
• Purpura + hémorragie/atteinte des muqueuses : douleur abdominale, hématurie.
• Confusion, raideur méningée, coma
• Purpura nécrotique EXTENSIF
• Dyspnée/désaturation
Les autres signes sont très importants à rechercher : un Raynaud, une sinusite, des manifesta
tions respiratoires, des éléments nécrotiques stables pouvant faire évoquer une vascularite.
La prise en charge sera hospitalière, mais il n'y a pas d'urgence vitale absolue.
Idem pour le syndrome tumoral et l'altération de l'état général évoquant une pathologie
hématologique/oncologique mais la prise en charge ne sera pas une urgence immédiate.
■ QRM 82
► Correction : DE
A. Infiltré
B. Déclive
C. Nécrotique
D. Bulle hémorragique intrabuccale
E. Lésions monomorphes
à la Ql 81 et on réalisera une NFS pour écarter une thrombopénie. Des lésions polymorphes
signifient qu'en plus du purpura, il y aura d'autres lésions dermatologiques comme des bulles,
des pustules, des vésicules.
L'aspect déclive signifie que les lésions sont plus importantes à l'orthostatisme sur les membres
inférieurs, l'infiltration signifie que lorsque vous passez votre main vous sentez un relief (lésion
non maculeuse mais plutôt papuleuse). (Rang A).
PURPURA PURPURA
VASCULITIQUE THROMBOTIQUE
PURPURA (vascularite (SAPL, CIVD,
THROMBOPÉNIQUE à ANCA, purpura Emboles
rhumatoïde...) des cristaux
de cholestérol...)
Monomorphe Polymorphes
Non infiltré Infiltré Infiltré
Aspect clinique
du purpura Non déclive, diffus Déclive, prédomine Nécrotique
aux membres
inférieurs
■ QRM 83
► Correction: ABCE
A. Lésion initiale pustuleuse
B. Évolution ulcérante rapide
C. Sujet jeune
D. Mollet dur avec peau scléreuse
E. Lésion au niveau de la plante du pied
A. Une lésion initiale pustuleuse peut faire évoquer un pyoderma gangrenosum. Il s'agit
d'une dermatose neutrophilique, donc la lésion élémentaire est une pustule qui rapide
ment laisse place à une ulcération douloureuse avec une extension rapide. L'ulcération est
constituée de clapiers purulents au centre avec un bourrelet périphérique violacé caracté
ristique. Il faut rechercher une hémopathie (syndrome myéloprolifératif, myélodysplasie)
ou une MICI. (Rang B).
B. Les arguments en faveur d'une cause non vasculaire en cas d'ulcère sont :
- Une évolution ulcérante rapide
- Des examens artériel et veineux normaux
- L'absence d'évolution favorable vers la cicatrisation après 2 à 3 mois de traitement
rrection • Questions isolées
bien conduit
- Des anomalies du fond, du bord ou de la périphérie et/ou un siège atypique (bras,
au-dessus des genoux) font évoquer une cause non vasculaire. (Rang B).
C. Une ulcération d'origine vasculaire chez un sujet jeune est quand même très rare. Il faudra
évoquer en premier lieu une cause non vasculaire comme une infection (mycobactérie,
mycoses profondes, parasitoses), une cause hématologique (syndrome myéloprofilifératif,
dysglobulinémie, drépanocytose) ou une pathomimie. (Rang B).
D. Cela fait évoquer une lipodermatosclérose (hypodermite scléreuse) dans le cadre d'une
insuffisance veineuse chronique. (Rang A).
E. Pour rappel, un ulcère d'origine vasculaire se trouve entre les malléoles et en dessous du
genou. Une localisation plantaire peut faire évoquer un mal perforation plantaire (ori
gine neurologique) surtout en l'absence de douleur et sur un point d'appui. Un mal perfo
rant plantaire débute par une hyperkératose qui s'ulcère. (Rang B).
■ QRM 84
► Correction: AE
A. Artériosclérose des vaisseaux du derme
B. Prédominance masculine
C. Début progressif
D. Ulcération profonde
E. Localisation suspendue à la face antéro-externe des jambes
A. L'angiodermite nécrotique est définie par un infarctus cutané secondaire à une occlusion
artériolaire (artériosclérose des vaisseaux du derme) ce qui explique la normalité des
grands axes vasculaires artériels et veineux à l'échographie-doppler. (Rang B).
B. Le terrain est :
- Femme > 60 ans,
- HTA,
- Diabète. (Rang B).
C. Le début est brutal avec pour lésion initiale une plaque purpurique ou livédoïde extensive
qui évolue rapidement vers une nécrose noirâtre. (Rang B).
D. Cette nécrose laisse place à une ulcération superficielle à bords irréguliers en « carte de
géographie ». Les douleurs sont insomniantes. (Rang B).
E. Vrai. (Rang B).
■ QROC 85
■ QROC 86
► Correction „ Panaris
Il s'agit d'un panaris c'est-à-dire une infection du repli unguéal qui est érythémateux, œdé
mateux et douloureux (rang A). Ici, il est collecté, comme vous pouvez le voir avec le pus sous
l'ongle. Il faut adresser le patient à un chirurgien pour incision et drainage (rang B).
■ QROC 87
► Correction Lichen plan
Il s'agit de papules de couleur brunâtres ou violines (comme ici), recouvertes de petites stries
blanchâtres en réseau. La localisation à la face antérieure des poignets est classique. Les
autres localisations typiques sont les coudes, les genoux et la région lombaire de disposition
généralement symétrique. La biopsie n'est pas systématique. Un infiltrat cellulaire dermique
superficiel en bande à l'histologie est évocateur. (Rang B).
Notez que sur une peau noire, la lésion n'est pas violine. Les stries blanchâtres en réseau et la
localisation lombaire ont aidé au diagnostic.
■ QROC88
Correction NFS-plaquettes
Il s'agit d'une bulle hémorragique intrabuccale. Il faut rechercher en urgence une thrombopénie.
Cliniquement, on recherche une atteinte d'autres organes en urgence : signes neurologiques/
digestives/oculaires/urinaires... (Rang A).
■ QROC89
► Correction „ Purpura de Bateman
Cela paraît classique mais si vous devenez dermatologue vous serez souvent appelé pour ce
genre de lésions. Il s'agit d'un purpura de Bateman, ce sont des tâches ecchymotiques de
taille variable au niveau des avant-bras et des mains principalement (jambes possibles).
Ces tâches seront accompagnées d'une peau atrophique et ridée et des pseudo-cicatrices en
Correction • Questions isolées
■ QROC 90
Correction
Il s'agit d'une rosacée typique avec des papules, des pustules, des télangiectasies sur un fond
érythémateux. Il faudra rechercher une atteinte oculaire. Il n'y a pas de lésions rétention-
nelles pour une acné ou de squames pour une dermatite séborrhéique (Rang A).
Vous décrivez sur les joues un fond érythémateux avec des télangiectasies (flèches noires)
évocatrice d'une rosacée érythémato-télangiectasique ou couperose.
■ QROC 91
■ Zone à pointer 92
► Correction
Observez une lésion nodulaire sur la plante du pied avec au pourtour des macules mélano
cytaires, évocatrices d'un mélanome nodulaire acral lentigineux. (Rang B).
rrection • Questions isolées
De même sur cette photo c'est la partie noire (flèche noire) qui évoque un mélanome car la
partie nodulaire au centre est moins évocatrice.
■ QROC93
Les squames (flèche noire) sur les sillons naso-géniens et l'hyperséborrhée (flèche rouge,
aspect brillant de la peau) sont très évocatrices du diagnostic.
Il faut penser devant une dermatite séborrhéique sévère et étendue :
• Maladie de Parkinson et syndromes extrapyramidaux iatrogènes
• Alcoolisme chronique
• Patients traités pour un carcinome des voies aériennes digestives supérieures
• VIH
■ QROC 94
Folliculite
Il s'agit de lésions pustuleuses centrées par un poil. Il s'agit donc d'une folliculite. (Rang A).
■ QROC 95
F Correction J Intertrigos des grands plis à candida
Il s'agit d'une lésion érythémateuse, crémeuse, érosive avec des rares pustules en périphérie.
Il s'agit donc d'un intertrigo à candida. Un intertrigo dermatophytique donne des lésions
sèches, annulaires avec un aspect de guérison centrale. (Rang A).
ion • Questions isolées
■ QROC 96
► Correction „ Zona V1
Il s'agit d'un zona du VI. Vous décrivez des lésions pustuleuses coalescentes, nécrotiques sur
un fond érythémateux avec une disposition métamérique. Il faut rechercher une atteinte
oculaire. Le risque d'atteinte oculaire est particulièrement important en cas d'atteinte nari-
naire ou de la cloison par atteinte du rameau nasal interne. (Rang A).
Rappel clinique du zona : (Rang A)
• Atteinte d'un dermatome, le plus souvent intercostal ou dorsolombaire (50 % des cas).
• Douleurs prodromiques pendant 3 ou 4 jours, parfois jusqu'à 2 semaines : unilatérales,
à type de brûlure.
• Puis survient un placard érythémateux, œdémateux secondairement recouvert de vési
cules plus ou moins purulentes, regroupées en bouquet, parfois formant des bulles par
coalescence.
• L'éruption est unilatérale, en bande, s'arrêtant à la ligne médiane.
• Puis assèchement des lésions formant des croûtes au bout de 10 jours.
• Cicatrices séquellaires (hypo/hyperchromiques) possibles.
• Les douleurs radiculaires sont fréquentes, intenses, neuropathiques et peuvent précéder,
accompagner ou suivre (algies post-zostériennes) l'éruption cutanée.
■ QROC 97
► Correction , Maladie des emboles des cristaux de cholestérol
Un purpura des extrémités doit faire rechercher une cause emboligène :
Sujets polytraumatisés : embolies graisseuses
Sujets avec athéroscléroses + geste de revascularisation/antiagrégant/anticoagulant :
embolies de cristaux de cholestérol
Sujets avec cardiopathie emboligène (myxome par exemple) ou atteinte artérielle : embo
lies cruoriques distales
■ QROC98
► Correction Dermatophytose
Il s'agit d'une lésion annulaire érythémateuse, sèche avec un aspect de guérison centrale.
Il s'agit d'une dermatophytose (Rang A).
Probablement, les instruments du coiffeur étaient contaminés.
■ QROC 99
Correction • Questions isolées
■ QROC 100
Correction Sarcoïdose
Les sarcoides sur cicatrice sont une infiltration et une inflammation d'anciennes cicatrices
post-traumatiques ou chirurgicales ou après un tatouage permanent. (Rang B).