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French Plantation Crop Production

Ce document présente des directives environnementales, sanitaires et sécuritaires pour la production commerciale à grande échelle de cultures de plantation comme la banane, les agrumes, la canne à sucre, l'olive, l'huile de palme, le café et le cacao. Il aborde la gestion de l'eau, les déchets, les émissions atmosphériques et autres questions environnementales, sanitaires et de sécurité liées à ces activités.

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French Plantation Crop Production

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Directives environnementales,sanitaires et sécuritaires

pour la production de cultures de plantation

Introduction d’objectifs spécifiques à chaque site et l’établissement d’un


calendrier adapté pour atteindre ces objectifs.
Les Directives environnementales, sanitaires et sécuritaires
(Directives EHS) sont des documents de références techniques Le champ d’application des Directives EHS doit être fonction
qui présentent des exemples de bonnes pratiques des aléas et des risques identifiés pour chaque projet sur la
internationales, de portée générale ou concernant une branche base des résultats d’une évaluation environnementale qui
d’activité particulière. 1 Lorsqu’un ou plusieurs États membres prend en compte des éléments spécifiques au projet, comme
participent à un projet du Groupe de la Banque mondiale, les les conditions en vigueur dans le pays dans lequel le projet est
Directives EHS doivent être suivies conformément aux réalisé, la capacité d’ assimilation de l’environnement, et
politiques et normes de ces pays. Les Directives EHS établies d’autres facteurs propres au projet. La mise en oeuvre de
pour les différentes branches d’activité sont conçues pour être recommandations techniques particulières doit être établie sur
utilisées conjointement avec les Directives EHS générales, qui base de l’opinion professionnelle des personnes ayant les
présentent des principes directeurs environnementaux, qualifications et l’expérience nécessaires.
sanitaires et sécuritaires applicables dans tous les domaines.
Si les seuils et normes stipulés dans les réglementations du
Les projets complexes peuvent exiger l’application de plusieurs
pays d’accueil diffèrent de celles indiquées dans les Directives
directives couvrant des branches d’activité différentes. La liste
EHS, les normes les plus rigoureuses seront retenues pour les
complète de ces directives figure à l’adresse suivante :
projets menés dans ce pays. Si des niveaux moins
http://www.ifc.org/ifcext/sustainability.nsf/Content/Environmental
contraignants que ceux des Directives EHS peuvent être
Guidelines
retenus pour des raisons particulières dans le contexte du
Les Directives EHS indiquent les mesures et les niveaux de projet, une justification détaillée pour chacune de ces
performances qui sont généralement considérés réalisables alternatives doit être présentée dans le cadre de l’évaluation
dans de nouvelles installations avec les technologies existantes environnementale du site considéré. Cette justification devra
à un coût raisonnable. L’application des Directives EHS dans montrer que les niveaux de performance proposés permettent
des installations existantes peut nécessiter la définition de protéger la santé de la population humaine et
l’environnement.

1 C’est-à-dire les pratiques que l’on peut raisonnablement attendre de

professionnels qualifiés et chevronnés faisant preuve de compétence


professionnelle, de diligence, de prudence et de prévoyance dans le cadre de la
Champ d’application
poursuite d’activités du même type dans des circonstances identiques ou
similaires partout dans le monde. Les circonstances que des professionnels Le présent document comporte des informations relatives à la
qualifiés et chevronnés peuvent rencontrer lorsqu’ils évaluent toute la gamme
des techniques de prévention de la pollution et de dépollution applicables dans production commerciale à grande échelle de cultures de
le cadre d’un projet peuvent inclure, sans toutefois s’y limiter, divers degrés de
dégradation environnementale et de capacité d’assimilation de l’environnement plantation, notamment la banane, les agrumes, la canne à
ainsi que différents niveaux de faisabilité financière et technique.

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Directives environnementales, sanitaires et sécuritaires
PRODUCTION DE CULTURES DE PLANTATION
GROUPE
BANQUE MONDIALE

sucre, l’olive, l’huile de palme, le café et le cacao, dans les  Résidus des cultures et autres déchets solides
régions tempérées et dans les régions tropicales. Il ne traite pas  Émissions atmosphériques
de la transformation de la matière première en produit semi-fini
ou fini. La production des cultures annuelles fait l’objet des
Pressions exercées sur les ressources en
Directives EHS pour la production de cultures annuelles. La eau/stress hydrique
description complète de cette branche d’activité fait l’objet de La gestion de l’eau dans le cadre de la production de cultures
l’annexe A. Ce document se compose des sections ci-après : de plantation doit viser à optimiser le rendement agricole tout en
préservant la quantité et la qualité des ressources en eau. Les
Section 1.0 — Description et gestion des impacts propres aux activités ressources en eaux de surface ou souterraines destinées à
considérées
Section 2.0 — Indicateurs de performance et suivi des résultats l’irrigation doivent être gérées selon les principes de Gestion
Section 3.0 — Bibliographie et sources d’information supplémentaires Intégrée des Ressources en Eaux, conformément aux
Annexe A — Description générale de la branche d’activité
recommandations ci-après 2 , qui consistent à :
1.0 Description et gestion des
 déterminer la quantité et la qualité de l’eau requise pour la
impacts propres aux activités
production de cultures ;
considérées
 évaluer les ressources en eaux de surface et souterraines
et s’assurer, notamment en collaborant avec les institutions
Cette section résume les questions environnementales,
nationales ou régionales que le projet prend en compte les
sanitaires et sécuritaires liés à la production de cultures de
plans, existants ou en cours, de gestion et de suivi des
plantation et présente des recommandations pour leur gestion.
ressources en eau;
Des recommandations supplémentaires portant sur la gestion
 sélectionner les cultures en fonction des disponibilités en
des questions EHS qui peuvent être communes aux différentes
eau ;
branches d’activité sont données dans les Directives EHS
générales.  récolter au maximum, lorsque cela est possible, l’eau de
pluie (« Rain Harvesting »), , comme suit :
1.1 Environnement o limiter le ruissellement des eaux en adoptant des
méthodes de cultures antiérosives, et en aménageant
Les problèmes environnementaux associés à la production de
des terrasses et des billons qui suivent les courbes de
cultures de plantation rentrent essentiellement dans les
niveau et le contour du terrain;
catégories suivantes :
o dévier les eaux du bassin hydrographique vers les
cultures elles-mêmes en détournant les eaux de crue
 Pressions exercées sur les ressources en eau / stress
des oueds, en orientant les écoulements de surface
hydrique
grâce à des murets, et en déviant les eaux tombées
 Érosion du sol et perte de capacité de production
sur les routes et les chemins vers les zones de culture
 Utilisation de pesticides pour permettre de conserver l’eau dans le sol et
 Eutrophisation du milieu aquatique
 Impacts sur la biodiversité
2 FAO (2002a).

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atténuer les effets des périodes sèches de courte sédiments constituent une source de pollution non négligeable
durée ; en fonction de leurs propriétés physiques, des risques
o conserver les eaux de ruissellement collectées durant d’interaction chimique qu’ils posent et de leur charge totale. Les
les périodes pluvieuses dans des réservoirs, des sédiments en suspension, qui comportent des agents polluants
bassins, des citernes et au moyen de barrages de comme les pesticides, des nutriments et les métaux lourds qui
terre pour les utiliser pendant les périodes sèches ; ont un impact négatif sur la qualité de l'eau, se détériorent en
 conserver les eaux d’irrigation en appliquant les méthodes outre chimiquement et physiquement ce qui nuit encore plus à
suivantes : la qualité de l’eau, et qui par conséquent ne peut être utilisée
o réduire l’évaporation en évitant d’irriguer en milieu de que dans une moindre mesure. Le dépôt des sédiments en
journée et en pratiquant une irrigation au goutte-à- suspension réduit les capacités de stockage et d’écoulement
goutte ou localisée (si cela est possible), ou en des rivières, des lacs et des réservoirs, ce qui a un effet négatif
procédant à un arrosage sous le couvert végétal au sur l’approvisionnement en eau et accroît les risques
lieu d’un arrosage par aspersion ; d’inondation. Les méthodes de prévention de l’érosion des sols
o réduire les pertes d’eau par infiltration dans les consistent notamment à 3 :
canaux en les recouvrant ou en utilisant des conduits
 assurer une gestion intégrée des éléments nutritifs (voir ci-
fermés ;
dessous) pour éviter leur épuisement ou leur
o désherber et tenir secs les espaces compris entre les
accumulation ;
rangées de cultures ;
o éviter d’irriguer trop ou trop peu pour réduire le risque  cultiver des plantes adaptées au climat local et aux

de salinisation du sol ; conditions édaphiques ;

o entretenir la végétation au bord des canaux et des  dans les régions très pentues, choisir attentivement et

systèmes de drainage ; prudemment les zones de plantation et l’orientation des

o tenir un registre de gestion de l’eau avec les cultures par rapport aux dénivellations du terrain pour

informations sur les précipitations, la pluviosité et prévenir l’’érosion due aux précipitations ou à l’irrigation ;

l’évaporation, ainsi que la durée et les volumes d’eau  mettre en place des murets de pierres, des barrières

utilisés, pour mieux comprendre comme l’utilisation de végétales transversales, des terrasses ou des canaux de

l’eau évolue sur une longue période. drainage ou de dérivation pour prévenir l’érosion éolienne
ou hydrique ;
 utiliser des machines appropriées pour éviter le
Érosion du sol et perte de capacité de production
compactage du sol par des matériels excessivement
La dégradation du sol peut provenir d’une mauvaise gestion due
lourds ;
notamment à une mécanisation excessive et à des pratiques
 éviter d’utiliser une eau trop salée à des fins d’irrigation
agricoles surintensives. L’érosion du sol peut être aggravée par
pour éviter la salinisation 4 ;
de fortes chutes de pluie des tempêtes et par des pentes raides
ou longues, et elle peut, à terme, contribuer à la sédimentation 3 FAO (2002)
des plans d’eaux de surface. La gestion des sols doit être 4 Se référer à FAO (1992), chapitre 4 du de l’ouvrage intitulé « The Use of
Saline Waters for Crop Production » pour un examen des caractéristiques de
assurée de sorte à prévenir la formation de sédiments. Les l’eau adaptées à l'irrigation.

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 recourir à un couvert végétal ou à des cultures intercalaires Options autres que l’épandage de pesticides
ou mettre en place des coupe-vents pour réduire l’action
Lorsque cela est possible, les options recommandées pour
érosive du vent ou des pluies fortes ;
éviter l’utilisation de pesticides, sont les suivantes:
 augmenter la teneur du sol en matières organiques en
utilisant des matières comme les résidus de cultures, le  donner aux personnes responsables des décisions
compost et le fumier pour protéger le sol contre le soleil, la relatives à l’épandage de pesticides, une formation sur
pluie et le vent, et pour nourrir le biote qu’il abrite. À cet l’identification des ravageurs, l’identification des mauvaises
effet, il faut au préalable examiner le risque de propagation herbes et la reconnaissance sur le terrain ;
des ennemis des cultures ;  procéder à la rotation des cultures pour limiter la présence
 envisager des apports en hydrate de calcium pour de ravageurs et de mauvaises herbes sur le sol concerné ;
compenser l’acidification du sol causée par les dépôts  cultiver des variétés résistant aux ennemis des cultures ;
d’acide et les engrais, et pour maintenir des niveaux  procéder au désherbage par des moyens mécaniques
stables de pH ; et/ou thermiques ;
 évaluer la qualité des boues pour en déterminer les  utiliser des organismes à impacts bénéfiques comme les
contaminants (comme les métaux lourds) avant de les insectes, les oiseaux, les acariens et les agents microbiens
utiliser pour améliorer le sol. pour lutter contre les ravageurs par des moyens
biologiques ;
Utilisation de pesticides  protéger les ennemis naturels des ravageurs en leur
L’objectif premier de la lutte contre les ennemis des cultures ne assurant un habitat qui leur est propice, comme les
doit pas être d’éradiquer tous les organismes, mais de les gérer buissons pour abriter les sites de nidification et autres
ainsi que les maladies pour que les impacts économiques et végétations autochtones pouvant servir d’habitat aux
environnementaux qui y sont liés demeurent en-dessous du prédateurs des ravageurs ;
seuil d’acceptabilité. Il importe de gérer les pesticides pour  mettre des animaux en pâture dans les zones considérées
éviter qu’ils se propagent dans les milieux terrestre et aquatique pour pouvoir gérer le couvert végétal ;
hors du site considéré. Leur utilisation doit par conséquent  utiliser des moyens de lutte de type mécanique tels que
s’inscrire dans le cadre d’une stratégie de lutte intégrée contre des pièges, barrières, lumière et son pour éliminer,
les ennemis des cultures, dans un plan de gestion des déplacer ou repousser les ennemis des cultures.
pesticides. Il est conseillé de suivre la démarche ci-après dans
le cadre de la conception et de la mise en place de cette
Épandage de pesticides
stratégie, en privilégiant des options autres que l’épandage de
Si le plan de lutte contre les ennemis des cultures prévoit
pesticides, et en n'utilisant qu’en tout dernier recours des
l’application de pesticides, les utilisateurs doivent prendre les
pesticides chimiques synthétiques.
précautions ci-après pour réduire la probabilité d’impact négatif
sur l’environnement :

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 former le personnel sur l’application de pesticides et veiller  éviter d’utiliser les pesticides énumérés dans les annexes
à ce qu’il ait reçu des certificats adéquats ou des A et B de la Convention de Stockholm, sauf dans les
formations équivalentes si de tels certificats ne sont pas conditions qui y sont définies 6 ;
requis 5 ;  utiliser uniquement des pesticides fabriqués sous licence,
 consulter les instructions du fabricant concernant le dosage enregistrés, et agréés par l’autorité compétente et
maximal ou le traitement recommandé, de même que les conformément au Code international de conduite pour la
rapports publiés sur la réduction du taux d’application des distribution et l’utilisation des pesticides de l’Organisation
pesticides sans perte d’effet (comme le rapport du DAAS des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture
2000), et appliquer la dose minimale efficace ; (FAO) 7 ;
 procéder à l’épandage des pesticides en prenant en  utiliser uniquement des pesticides étiquetés conformément
compte des éléments comme les observations sur le aux normes et standards internationaux, tels que les
terrain, les données météorologiques, le moment auquel le Directives révisées de la FAO pour un bon étiquetage des
traitement intervient et le dosage, et tenir un registre dans pesticides 8 ;
lequel ces informations sont consignées ;  opter pour des technologies et méthodes d’application
 éviter d’utiliser les pesticides figurant dans les catégories conçues pour réduire les risques de dérives involontaires
1a et 1b des Lignes directrices pour la classification des ou les écoulements accidentels, uniquement comme
pesticides par degré de toxicité de l’Organisation mondiale indiqué dans un programme de lutte intégrée contre les
de la santé ; ennemis des cultures, et ne les employer que dans des
 éviter d’utiliser les pesticides figurant dans la catégorie II conditions bien définies ;
des Lignes directrices pour la classification des pesticides  entretenir et calibrer les matériels d’application des
par risque, recommandées par l’Organisation mondiale de pesticides conformément aux recommandations des
la santé, si le pays dans lequel se déroule le projet fabricants ;
n’impose pas de restrictions sur la distribution et l’utilisation  établir des zones tampons non traitées autour et le long
des substances chimiques visées, ou s’il est probable que des sources d’eau, fleuves, étangs, lacs et rigoles pour
celles-ci seront accessibles à des personnes n’ayant pas la protéger les ressources hydriques ;
formation, les matériels et les installations requises pour  Éviter d’utiliser des pesticides associés à des problèmes et
manipuler, stocker, appliquer et éliminer ces produits de à des risques environnementaux au niveau local.
manière appropriée ;
Manutention et entreposage des pesticides
Pour prévenir, réduire ou limiter les possibilités de
contamination des sols et celle des eaux de surface et
souterraines par des déversements accidentels lors du transfert,
5 Quelques exemples de programmes de certificat sont fournis par l’Agence de la préparation et de l’entreposage des pesticides, il importe
américaine pour la protection de l’environnement (US EPA) (2006), qui distingue
deux catégories de pesticides (« non classé » et « à usage restreint »), et exige
que les applicateurs de pesticides reçoivent une formation à cet effet 6 Convention de Stockholm sur les polluants organiques persistants (2001).
conformément au Worker Protection Standard (40 CFR Part 170) for Agricultural
7 FAO (2002c)
Pesticides. EPA exige en outre que les pesticides à usage restreint soient
appliqués par un épandeur certifié ou en sa présence. 8 FAO (2002c)

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d’entreposer et de manipuler ces produits conformément aux confinement, d’entreposage et de destruction finale de tous
recommandations pour la gestion de matières dangereuses les stocks obsolètes doit être élaboré conformément aux
figurant dans les Guidelines EHS générales. Il est par ailleurs directives de la FAO et en application des engagements
recommandé de prendre des mesures qui consistent à : nationaux pris dans le contexte des Conventions de
Stockholm, de Rotterdam et de Bâle ;
 entreposer les pesticides dans leur emballage d’origine,
 recueillir et réutiliser les eaux de rinçage des matériels
dans un local réservé à cet effet, sec, frais, à l’épreuve du
après leur nettoyage (par exemple pour diluer des
givre et bien ventilé ; ledit local, dont l’usage doit être
pesticides identiques afin d’obtenir les concentrations
clairement indiqué, doit pouvoir être fermé à clé et n’être
auxquelles ils sont appliqués) ;
accessible qu’au personnel autorisé 9 . Aucun aliment
 veiller à ce que les vêtements de protection utilisés
destiné à la consommation humaine ou animale ne doit
pendant l’épandage soient nettoyés ou éliminés d’une
être entreposé dans ce local. Celui-ci doit aussi être équipé
façon écologiquement responsable ;
de dispositifs de confinement des déversements et son
 mettre en place/respecter des zones de prévention de
emplacement doit être choisi compte tenu des risques de
captage/de protection/respecter les normes d’éloignement
contamination du sol et des ressources en eau ;
des puits pour les eaux souterraines pour l’épandage et le
 confier la préparation et le transfert des pesticides à un
stockage de pesticides ;
personnel formé à cet effet dans des zones ventilées et
 tenir à jour des registres quant à l’utilisation et de
bien éclairées, dans des conteneurs conçus et réservés à
l’efficacité des pesticides.
cet usage ;
 n’utiliser les conteneurs à aucune autre fin (par exemple
pour l’eau potable). Les conteneurs contaminés doivent Eutrophisation du milieu aquatique
être manipulés comme des déchets dangereux et traités Les stratégies de gestion des éléments nutritifs 13 doivent
comme tels. L’élimination des conteneurs contaminés par maximiser le rendement des cultures tout en maintenant et en
des pesticides doit se faire conformément aux directives de améliorant la teneur du sol en éléments nutritifs sans provoquer
la FAO 10 et aux instructions des fabricants ; des problèmes environnementaux en dehors du site. Ces

 n’acheter et ne stocker que la quantité de pesticides stratégies doivent être mises en œuvre dans le cadre d’une

nécessaire et gérer les stocks suivant le principe du gestion intégrée des éléments nutritifs visant à prévenir, limiter

« premier entré, premier sorti » afin de les utiliser avant ou contrôler la contamination des ressources en eau souterraine

qu’ils ne deviennent obsolètes 11 . Éviter d’utiliser des et l’eutrophisation des eaux de surface due à l’écoulement et au

pesticides obsolètes en quelques circonstances que ce lessivage des nutriments culturaux excédentaires. Les risques

soit 12 ; un plan de gestion comprenant des mesures de d’écoulement et de lessivage atteignent leur maximum durant
les opérations d'épandage ou immédiatement après lorsque les
éléments nutritifs ne sont pas assimilés par le sol, et lorsque
9 FAO (2002c)
10 Se référer aux Directives de la FAO concernant l'élimination des déchets de des pluies torrentielles causent un écoulement rapide.
pesticides et des conteneurs de pesticides.
11 Se référer à FAO (1996).
12 Se référer au manuel de la FAO sur le stockage des pesticides et le contrôle

des stocks. Série n°3 des publications de la FAO sur l’élimination des pesticides
(1996). 13 Roy et al. (2006)

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Différents points doivent être considérés pendant la conception principes établis et les manuels de pratique agricole
et la mise en œuvre de la stratégie de gestion intégrée des publiés 14 .
éléments nutritifs : la nécessité d’un apport d’éléments nutritifs,
l’adoption d’un plan pour et après l'épandage d'éléments Épandage d’éléments nutritifs
nutritifs, et la manutention et le stockage des éléments nutritifs. Si l’épandage d’éléments nutritifs est justifié, il est recommandé
de prendre des mesures pour atténuer leurs effets sur
Evaluation de la nécessité d’apports en éléments
l’environnement, qui consistent à :
nutritifs
Pour déterminer s’il est nécessaire d’utiliser des éléments  utiliser dans la mesure du possible des matières
nutritifs et, le cas échéant, pour en réduire les quantités, les organiques, comme le fumier, au lieu d’engrais chimiques ;
recommandations suivantes doivent être prises en compte:  incorporer le fumier dans la terre ou l’épandre entre des
cultures en végétation pour améliorer l’utilisation par les
 doser les éléments nutritifs comme recommandé dans le plantes des éléments nutritifs et, par conséquent, réduire la
cadre d’une gestion intégrée des éléments nutritifs, perte de ces éléments et leur effet de contamination. Ne
notamment en pratiquant des cultures sans labour ou avec pas épandre de fumier ou de purin directement sur les
un travail réduit du sol, le recyclage des éléments nutritifs, zones de pâturage ou sur les cultures comestibles. Dans
la préparation du sol et l’ensemencement en une seule les zones d’élevage intensif, il faut savoir que les éleveurs
étape, en tenant compte du risque d’une utilisation accrue évacuent souvent leur fumier en le déposant sur les terres
de pesticides ; agricoles cultivées, au risque de provoquer leur
 pratiquer la rotation des cultures pour pouvoir cultiver des surfertilisation ;
légumineuses capables de fixer l’azote ;  pratiquer la « fertirrigation » des cultures horticoles, qui
 utiliser des plantes pour couvrir le sol, surtout en période consiste à ajouter de faibles quantités d’engrais liquide à
de jachère et dans les régions humides, afin de limiter les l’eau d’irrigation. Cette technique implique une gestion
pertes d’éléments nutritifs ; minutieuse et ne doit être employée que dans les
 incorporer les déchets organiques au sol au lieu de les plantations dotées de dispositifs de gestion des eaux
brûler ; permettant de contrôler le déroulement et le volume des
 éviter d’utiliser des quantités d’engrais excessives en débits en colature ;
analysant le sol avant la période végétative pour estimer la  programmer les périodes d’épandage des éléments
quantité d’éléments nutritifs supplémentaires nécessaires nutritifs en fonction des données météorologiques afin
aux cultures qui seront faites. Évaluer la nécessité d’éviter, le cas échéant, de procéder à cette opération lors
d’appliquer des éléments nutritifs en s'appuyant sur de précipitations ou à l’annonce de celles-ci ;
l'observation de parcelles expérimentales ;  utiliser les matériels appropriés pour épandre le fumier ;
 évaluer l’acidité du sol pour assurer une assimilation  établir des zones tampons ou d’autres zones non traitées
maximale des phosphates ; le long des sources d’eau, fleuves, rivières, étangs, lacs et
 donner aux exploitants agricoles une formation en matière
de gestion intégrée des éléments nutritifs basée sur
14 Se référer à FAO (2000).

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rigoles pour servir de filtre et capter les écoulements Dégradation des ressources génétiques et perte de
pouvant provenir du sol ; la variabilité
 planifier et mentionner par écrit les activités de gestion Le personnel responsable des opérations de production des
intégrée des éléments nutritifs ; à cet effet, un registre des cultures de plantations doit être conscient des questions de
engrais peut être tenu dans lequel on retrouve les biodiversité à l’échelle de l’exploitation agricole (également
informations suivantes: appelée biodiversité agricole), mais également à une échelle
o dates d’achat et d’utilisation, quantité d’engrais utilisée plus vaste, au niveau de la région dans laquelle se trouve
par parcelle/hectare, raisons de l’utilisation et l’exploitation agricole. Différentes mesures doivent être prises
conditions météorologiques prévalant pendant pour préserver la biodiversité à l’échelle de l’exploitation
l’épandage ; agricole, qui consistent notamment à :
o taux d’application des éléments nutritifs pendant la
période végétative ;  réutiliser dans la mesure du possible les résidus des
o programme d’entretien des matériels d’épandage pour cultures antérieures sur la surface du sol. Il importe
assurer un dosage efficace. toutefois, à cet égard, de déterminer au préalable le risque
de propagation des ennemis des cultures ;
 limiter les activités de préparation du sol pour préserver la
Manutention et stockage des éléments nutritifs
structure de ses écosystèmes (par exemple, privilégier des
Pour prévenir, limiter ou combattre la contamination éventuelle méthodes de culture sans labour ou avec un travail réduit
des sols et des ressources en eaux de surface et souterraines du sol) ;
par des déversements accidentels lors du transport, de la  laisser les abords des parcelles cultivées à l’état sauvage
préparation et du stockage des éléments nutritifs, ces derniers pour constituer un couloir naturel pour de la faune ;
doivent être entreposés et manipulés conformément aux  prévoir des zones tampons entre les terres agricoles et les
recommandations pour la gestion de matières dangereuses espaces naturels présentant un intérêt particulier pour
figurant dans les Guidelines EHS générales. En outre, les l’’environnement et la recherche ;
engrais doivent être stockés dans leur emballage d’origine, dans
 vérifier régulièrement l’état de santé du sol, par exemple en
un emplacement prévu à cet effet et pouvant être verrouillé et
déterminant la population d’espèces bioindicatrices de la
bien identifié par des panneaux, et dont l’accès est limité à un
macrofaune du sol, comme les lombrics ;
personnel autorisé.
 utiliser des semences certifiées ne comprenant aucune
espèce exogène envahissante et correspondant aux
Impacts sur la biodiversité
indications de taille et d’espèce figurant sur l’emballage ;
Lorsqu’elles ne sont pas gérées comme il se doit, les
 protéger les ennemis naturels des ravageurs en leur
techniques culturales modernes, intensives et conventionnelles
assurant des habitats propices, tels que haies, sites de
peuvent avoir des effets défavorables sur la biodiversité. Les
nidification et végétation autochtone ; et
principales menaces pesant sur les écosystèmes au niveau de
l’exploitation agricole sont les suivantes :

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 promouvoir le recours à des pratiques agricoles l’absence de loi et de règlement, il est nécessaire d’évaluer les
biologiques dans la mesure du possible 15 . conséquences et les risques qui peuvent résulter de
l’introduction d’OGM en accordant une attention particulière sur
Différentes mesures doivent être prises pour préserver la le comportement invasif potentiel et en identifiant les mesures
biodiversité à l’échelle régionale, qui consistent notamment à : d’atténuation qui peuvent être indiquées 16 .

 étudier la zone du projet avant de convertir les terres pour Résidus des cultures et autres déchets solides
la production de cultures de plantation, afin de recenser, Les résidus des cultures représentent le volume le plus
classer et délimiter les types d’habitats naturels ou important des résidus issus de la production de cultures de
modifiés et de s’assurer de leur valeur au niveau de la plantation, bien que les déchets les plus dangereux proviennent
biodiversité sur le plan régional ou national ; souvent des conteneurs de pesticides et des pesticides
 s’assurer qu’aucun habitat naturel ou modifié devant être obsolètes et périmés. Les mesures pour prévenir et limiter les
affecté à la production de cultures de plantation n’est un impacts que peuvent avoir la production de ces déchets
habitat d’importance critique, dû à des espèces menacées consistent à :
ou gravement menacées d’extinction, ou des sites
importants de reproduction, de nourrissage ou de repos de  recycler les résidus des cultures et autres matières
la faune ; organiques en les laissant dans les champs, en les
 rester conscient de la présence d’espèces menacées ou enfouissant dans le sol, en procédant au labourage ou en
gravement menacées d’extinction dans les zones déjà les transformant en compost. Il importe d’examiner au
utilisées pour la production de cultures de plantation et en préalable le risque de propagation des ennemis des
tenir compte dans les processus de gestion ; cultures avant de procéder à ce recyclage ;
 éviter de perturber, autant que possible, les zones  utiliser les résidus des cultures comme combustible dans
environnantes lors de la récolte ou de la collecte des les installations de production d’énergie thermique
cultures. provenant de la biomasse et comme matière première
dans les opérations de bioraffinage ;
 laver (par exemple par la méthode du triple rinçage ou du
Organismes génétiquement modifiés (OGM)
lavage sous pression) et mettre au rebut (par exemple par
Au nombre des préoccupations environnementales liées à le broyage, le déchiquetage ou le renvoi au fournisseur) les
l’introduction de cultures OGM figurent la transmission à emballages et les conteneurs de pesticides pour s’assurer
d’autres espèces (éventuellement envahissantes) des gènes qu’ils ne serviront pas de conteneurs pour des aliments ou
inoculés, les effets inattendus sur les insectes utiles, ou le de l’eau potable 17 ; les eaux de rinçage doivent être
renforcement de la résistance des ennemis des cultures. Il est récupérées et réutilisées comme diluants ou stockées en
nécessaire de s’assurer que l’introduction de cultures OGM est
conforme avec les lois et règlements du pays d’accueil. En
16 L’introduction d’OGM doit être envisagée en tenant compte des principes
énoncés dans le cadre de la Convention sur la diversité biologique qui peuvent
15 Se référer à IFOAM (2005) pour de plus amples informations sur l’agriculture être consultés à l’adresse : http://www.biodiv.org/default.shtml.
biologique. 17 Cf. note de bas de page 8.

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vue de leur élimination, conformément aux directives de la  utiliser dans la mesure du possible des biocombustibles
FAO ; plutôt que des énergies fossiles pour réduire les émissions
 traiter les pesticides périmés et indésirables comme des nettes de GES ;
déchets dangereux conformément aux Directives EHS  privilégier dans la mesure du possible le séchage solaire
générales et à celles de la FAO pour la gestion des des cultures concernées ;
pesticides indésirables et périmés 18 , 19 .  réduire les émissions de matières particulaires en évitant
de brûler la paille et d’autres matières organiques

Émissions atmosphériques présentes sur le terrain, et en conservant les matières

Les émissions atmosphériques sont principalement associées organiques pour protéger le sol contre l’érosion éolienne

aux émissions des produits dérivés de la combustion de pendant et après les activités de préparation du sol ;

combustibles comme le dioxyde de carbone (CO2), le dioxyde  éviter des pratiques susceptibles de provoquer des

de souffre (SO2), et l’oxyde d’azote (NOx), et des particules en émissions involontaires de polluants organiques

suspension, résultant de l’utilisation de matériels motorisés ou persistants (POP) comme le brûlage en plein air de résidus

de la combustion de produits dérivés de l’élimination ou de la agricoles traités au moyen de pesticides ;

destruction de résidus des cultures. Ces derniers peuvent  réduire les émissions d’ammoniac et d’oxyde de diazote
contenir des dioxines et des furanes si les cultures ont été comme suit 20 :
traitées avec des pesticides chlorés. Les émissions de gaz à o réduire les concentrations d’ammoniac et de nitrate
effet de serre (GES), dont l’oxyde de diazote (N2O), le méthane dans le sol ;
(CH4) et l’ammoniac (NH3), peuvent provenir de l’utilisation o appliquer des inhibiteurs dénitrifiants ;
d’engrais ou des conditions édaphiques associées à certaines o améliorer l’aération du sol ; et
cultures comme le riz. L’ammoniac et l’oxyde de diazote se o accroître l’assimilation par le sol de l’ammoniac, des
volatilisent sous l’effet de vents forts et à des températures engrais à base d’urée et du fumier en utilisant des
élevées. techniques comme l’injection de fumier,
Les mesures recommandées pour prévenir ou lutter contre ce l’enfouissement d’engrais à profondeur adéquate,
phénomène consistent, notamment, à : l’utilisation de supergranules dans les rizières
inondées, etc.
 gérer les émissions des matériels agricoles motorisés
conformément aux recommandations figurant dans les 1.2 Hygiène et sécurité au travail
Directives EHS générales concernant les sources
Les risques relatifs à l’hygiène et à la sécurité au travail liés à la
d’émission mobiles et fixes ;
production de cultures de plantation rentrent dans les catégories
 pratiquer la méthode de travail réduit du sol pour accroître
suivantes :
la capacité de ce dernier à stocker le carbone ;
 Risques corporels ;
 Entrée dans les espaces confinés ;
18 FAO (1999).
19Au cas où l’élimination des pesticides implique un transport outre-mer, dans le
cadre du projet on doit veiller au respect des engagements pris par le pays
concerné au titre des Conventions de Stockholm, Rotterdam et Bâle. 20 Roy et al. (2006)

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 Risques chimiques. l’épandage. Les effets d’une telle exposition peuvent être
aggravés par les conditions météorologiques ; par exemple, le
vent peut augmenter les risques de façon non intentionnelle et
Risques corporels
des températures très élevées peuvent inciter l’opérateur à ne
Machines et véhicules
pas utiliser son équipement de protection individuelle (EPI). Il
Les accidents surviennent lors de l’utilisation d’engins et de est recommandé, dans le cas spécifique des cultures de
véhicules comme les tracteurs, les matériels de récolte et une plantation, de :
gamme d’autres machines agricoles. En outre, les opérateurs
s’exposent aux effets du bruit des machines, surtout dans les  former le personnel à l’épandage de pesticides et veiller à
espaces confinés des bâtiments d’exploitations agricoles, ou à ce qu’il reçoive les certificats nécessaires 21 ou, à défaut,
l’effort, qui peut être physiquement éprouvant et souvent une formation équivalente ;
exacerbé par des mouvements à répétition. Les impacts de  respecter les délais de sécurité après chaque traitement
l’exploitation et de la réparation des matériels et véhicules sur la pour éviter qu’à la reprise des activités l’opérateur ne
sécurité et l’hygiène professionnelles et les mesures à prendre s’expose à des cultures comportant encore des résidus de
pour y faire face sont exposés dans les Directives EHS pesticides ;
générales.  respecter les délais de sécurité avant la récolte pour éviter
que pendant la récolte l’opérateur ne s’expose à des
Espaces confinés résidus de pesticides encore présents sur les cultures ;

Les risques posés sur le plan de l’hygiène et de la sécurité au  veiller au respect des mesures d’hygiène (conformément

travail par les espaces confinés des exploitations agricoles aux directives de la FAO et au plan de gestion des

(fosses à purin, silos, cellules à grains, réservoirs d’eau ou ennemis des cultures) pour éviter que les membres de la

bâtiments mal ventilés, etc.) incluent l’asphyxie, qui est famille de l’opérateur ne soient exposés aux résidus de

principalement due à l’accumulation de méthane. L’accès à tous pesticides.

les espaces confinés doit être restreint, supervisés par des


personnes autorisées et ayant reçu la formation nécessaire
1.3 Santé et sécurité de la population
comme indiqué dans les Directives EHS générales. Les risques que peut poser la production de cultures de
plantation pour la santé et la sécurité de la population
Risques chimiques comprennent :
Exposition aux pesticides
 le risque d’exposition aux pesticides dû à la dispersion des
Les effets des pesticides sur l’hygiène et la sécurité au travail
produits pulvérisés, là a mise au rebut et l’utilisation
sont similaires à ceux d’autres substances dangereuses. Les
inappropriées des emballages et des conteneurs, et à la
mesures à prendre pour les prévenir et les limiter sont
présentées dans les Directives EHS générales. Une exposition 21L’Agence américaine de protection de l’environnement (US EPA) distingue
deux catégories de pesticides (« non classé » et « à usage restreint »), et exige
aux pesticides peut survenir, notamment, par contact avec la que les applicateurs de pesticides reçoivent une formation adaptée
conformément au Worker Protection Standard (40 CFR Part 170) for Agricultural
peau (par exemple dans les entrepôts ou par suite d’une fuite Pesticides. EPA exige en outre que les pesticides à usage restreint soient
appliqués par un épandeur certifié ou en sa présence..Pour de plus amples
d’un conteneur) et par inhalation durant la préparation et informations, consulter http://www.epa.gov/pesticides/health/worker.htm

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présence de pesticides à des concentrations les produits, en se conformant par ailleurs à tout critère
potentiellement dangereuses dans les produits récoltés ; applicable en matière de tolérance aux pesticides 22 ;
 le risque d’exposition à des agents pathogènes et à des  ne pas stocker ou transporter les pesticides et les engrais
odeurs néfastes par suite de l’utilisation de fumier ; avec les aliments ou les boissons (notamment l’eau
 le risque d’exposition aux émissions atmosphériques potable) ;
produites par le brûlage en plein air des résidus des  veiller à ce que les animaux et les personnes non
cultures. autorisées ne se trouvent pas dans les endroits où les
pesticides sont manipulés ou appliqués ;
Les pesticides peuvent avoir un impact aussi bien au niveau de  stocker le fumier le plus loin possible des habitations et
la santé de la population locale que sur celle des opérateurs, prendre des mesures, par exemple en couvrant le fumier,
par contact avec la peau ou par inhalation de ces substances pour réduire les odeurs et les émissions atmosphériques ;
chimiques par suite d’un épandage. Le risque d’exposition de la  ne pas épandre le fumier si le vent souffle dans la direction
population à des pesticides présents dans l’environnement des habitations voisines ;
dépend en grande partie des conditions météorologiques, telles
 laver (par exemple par la méthode du triple rinçage ou du
que la vitesse du vent, tandis que le risque d’exposition à des
lavage sous pression) et mettre au rebut (par exemple par
niveaux résiduels de pesticides dans les produits des récoltes
le broyage, le déchiquetage ou le renvoi au fournisseur) les
peut dépendre du respect des instructions concernant
emballages et les conteneurs de pesticides pour s’assurer
l’utilisation des pesticides. La population peut aussi courir le
qu’ils ne serviront pas de conteneurs pour des aliments ou
risque d’un contact avec la peau de résidus présents dans les
de l’eau potable ;
conteneurs, les emballages, etc. S’il est vrai que, en général, les
 éviter de brûler en plein air les déchets organiques
odeurs émanant du fumier, surtout pendant l’épandage, ne sont
agricoles. Les résidus des cultures doivent être réutilisés
pas dangereuses, elles peuvent néanmoins être
pour la plantation pour accroître la teneur du sol en
considérablement gênantes pour la population. Le brûlage en
éléments nutritifs. Envisager la possibilité d’utiliser les
plein air de déchets agricoles organiques peut entraîner des
résidus de récolte à la production d’énergie, lorsque cela
émissions atmosphériques nuisibles pour les riverains.
est possible, en procédant par exemple au compostage
pour la production de biogaz.
Il est spécifiquement recommandé de prendre des mesures qui
consistent, notamment, à :

 éviter, dans la mesure du possible, de procéder à un


épandage aérien des pesticides ;
 utiliser des produits biologiques ou sans risques dans la
mesure du possible ;

respecter les délais de sécurité avant la récolte pour éviter 22 Parmi les critères de tolérance aux pesticides pouvant être appliqués, on
des niveaux inacceptables de résidus de pesticides dans citera les limites maximales de résidus de pesticides dans les aliments fixées
dans le Codex Alimentarius de la FAO/OMS (1962–2005) et la disposition 40
CRF Partie180 du Code américain des règlementations fédérales intitulée
« Tolerances for Pesticide Chemicals in Food », cette dernière s’appliquant aux
produits agricoles vendus aux États-Unis.

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des effluents applicables figurent dans les Directives EHS


2.0 Indicateurs de performance générales.
et suivi des résultats
Tableau 1. Directives concernant la qualité de
2.1 Environnement l’eau, du sol et des produits
Les directives environnementales figurant au tableau 1 ci-après Paramètre Objet Valeur préconisée

doivent être suivies lors de l’utilisation de pesticides et de Pesticides, Les concentrations ne doivent pas
nitrates, excéder les normes nationales de
nutriments afin d’éviter ou de réduire le lessivage dans les eaux coliformes ou qualité de l’eau d’irrigation ou, à
Eau pour défaut, des directives reconnues au
autres irrigation
souterraines ou de surface, l’écoulement vers les eaux de contaminants plan international (par exemple les
agricoles Directives de qualité de l’OMS pour
surface, les émissions atmosphériques et d’autres pertes en l’eau d’irrigation)a
potentiels
dehors du système de la production de culture. Des
Les concentrations ne doivent pas
informations sur les paramètres quantitatifs pouvant servir à excéder les normes nationales de
Pesticides, qualité de l’eau potable ou, à défaut,
déterminer la consommation d’eau d’un projet figurent à nitrates, des directives reconnues au plan
coliformes ou international (par exemple les
l’annexe B. Eau sur Directives de qualité de l’OMS pour
autres site
contaminants l’eau d’irrigation ou l’eau potable
agricoles concernant les composés qui peuvent
Suivi des impacts environnementaux potentiels
être présents dans les puits d’eau ou
dans les eaux de surface se trouvant
Des programmes de suivi des impacts environnementaux sur le site) a

doivent être mis en place de manière à couvrir toutes les Les excédents d’éléments nutritifs
Bilan des doivent rester stables ; les excédents
Sols du
activités susceptibles d’avoir des impacts environnementaux éléments site d’azote doivent de préférence être
nutritifs inférieurs à 25kg/ha/an c
significatifs dans des conditions normales ou anormales
d’exploitation. Les activités de suivi des impacts Sols du Valeur Inférieure aux niveaux de
site et tolérance applicables d
environnementaux doivent se fonder sur des indicateurs directs Pesticides produits
végétaux
ou indirects des émissions, des effluents et de l’utilisation des
NOTES :
ressources applicables au projet considéré. a WHO Guidelines for the Safe Use of Wastewater, Excreta and Greywater.
Volume 2: Wastewater Use in Agriculture
http://www.who.int/water_sanitation_health/wastewater/gsuweg2/en/index.html
Les activités de suivi doivent être suffisamment fréquentes pour bWHO Guidelines for Drinking Water Quality
http://www.who.int/water_sanitation_health/dwq/en/
fournir des données représentatives sur les paramètres c Agriculture Indicator Fact Sheet, European Environment Agency, Nitrogen

considérés. Elles doivent être menées par des personnes ayant surplus from agricultural land, 2001.
http://themes.eea.europa.eu/Sectors_and_activities/agriculture/indicators
reçu la formation nécessaire à cet effet, suivant des procédures /nutrients/nutrients.pdf

de suivi et de tenue des statistiques et utilisant des instruments Lire également Roy et al. (2006) Plant nutrition for food security, a guide for
integrated nutrient management.
bien calibrés et entretenus. Les données fournies doivent être
Parmi les critères de tolérance aux pesticides pouvant être appliqués, on citera
analysées et examinées à intervalles réguliers et comparées les limites maximales de résidus de pesticides dans les aliments fixées dans le
Codex Alimentarius de la FAO/OMS (1962–2005) et la disposition 40 CRF
aux normes d’exploitation afin de permettre l’adoption de toute Partie 180 du Code américain des règlementations fédérales intitulée
« Tolerances and Exemptions from Tolerances for Pesticide Chemicals in
mesure corrective nécessaire. De plus amples informations sur Food », cette dernière s’appliquant aux produits agricoles vendus aux États-
les méthodes d’échantillonnage et d’analyse des émissions et Unis.

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2.2 Hygiène et sécurité au travail Suivi de l’hygiène et de la sécurité au travail

Directives sur l’hygiène et la sécurité au travail Il est nécessaire d’assurer le suivi des risques professionnels

Les résultats obtenus dans le domaine de l’hygiène et de la liés aux conditions de travail spécifiques au projet considéré.

sécurité au travail doivent être évalués par rapport aux valeurs Ces activités doivent être conçues et poursuivies par des

limites d’exposition professionnelle publiées à l’échelle experts agréés 28 dans le contexte d’un programme de suivi de

internationale, comme les directives sur les valeurs limites l’hygiène et de la sécurité au travail. Les installations doivent par

d’exposition (TLV®) et les indices d’exposition à des agents ailleurs tenir un registre des accidents du travail, des maladies,

biologiques (BEIs®) publiés par American Conference of des évènements dangereux et autres incidents. De plus amples

Governmental Industrial Hygienists (ACGIH) 23 , Pocket Guide informations sur les programmes de suivi de l’hygiène et de la
sécurité au travail sont données dans les Directives EHS
to Chemical Hazards publié par United States National
générales.
Institute for Occupational Health and Safety (NIOSH) 24 ,
valeurs plafonds autorisées (PELs) publiées par Occupational
Safety and Health Administration of the United States
(OSHA) 25 , les valeurs limites d’exposition professionnelle de
caractère indicatif publiées par les États membres de l’Union
européenne 26 , ou d’autres sources similaires.

Fréquence des accidents mortels et non mortels


Il faut s’efforcer de ramener à zéro le nombre d’accidents du
travail dont peuvent être victimes les travailleurs (employés et
sous-traitants) dans le cadre d’un projet, en particulier les
accidents qui peuvent entraîner des jours de travail perdus, des
lésions d’une gravité plus ou moins grande, ou qui peuvent être
mortels. Les chiffres enregistrés pour le projet concerné peuvent
être comparés à ceux des installations de pays développés
opérant dans la même branche d’activité, présentés dans des
publications statistiques (par exemple US Bureau of Labor
Statistics et UK Health and Safety Executive) 27 .

23 Consulter http://www.acgih.org/TLV/ et http://www.acgih.org/store/


24 Consulter http://www.cdc.gov/niosh/npg/
25 Consulter

http://www.osha.gov/pls/oshaweb/owadisp.show_document?p_table=STANDAR
DS&p_id=9992
26 Consulter http://europe.osha.eu.int/good_practice/risks/ds/oel/ 28 Les professionnels agréés peuvent être des hygiénistes industriels diplômés,
27 Consulter http://www.bls.gov/iif/ and des hygiénistes du travail diplômés, des professionnels de la sécurité brevetés
http://www.hse.gov.uk/statistics/index.htm ou tout titulaire de qualifications équivalentes.

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3.0 Bibliographie et sources d’information supplémentaires


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Annexe A : Description générale de la branche d’activité


La production de cultures de plantation consiste à planter des Comme l’indique le diagramme de la figure A-1, les opérations
cultures utiles et à modifier l’environnement afin de créer les agricoles dans le cadre des cultures de plantation englobent la
conditions optimales nécessaires à leur croissance. Le cycle de préparation du sol, la plantation ou le semis, la croissance et, en
vie d’une plantation agricole est normalement plus long qu’une général, plusieurs phases de récolte.
période de pousse. Les oliviers par exemple peuvent produire
des fruits durant des siècles, même s’il est vrai que certaines
cultures de plantation comme la canne à sucre ne sont plantées Figure A.1 : Cycle de production des cultures de plantation
que pour une saison. La plupart des exploitations sont le
résultat de plantations réalisées par l’homme, bien que Préparation du sol

certaines puissent l’être à partir d'espèces naturellement


présentes, comme les mangueraies.
Plantation ou semis
Les cultures de plantation appartiennent à différentes classes et
familles. Les produits provenant d’arbres incluent l’huile de
palme, les agrumes et le cacao ; ceux provenant d’arbustes Phase végétative
incluent le café et le thé ; ceux issus de plantes herbacées avant le 1er cycle de
production
incluent la banane, tandis que la canne à sucre appartient à la
famille des graminées. Les conditions optimales de végétation
(éléments nutritifs, eau, etc.) et les menaces pesant sur les
plantes (maladies, insectes, etc.) diffèrent selon les cultures. Il
Préparation
en va de même pour les produits de culture, qui peut aller de la du sol Culture
consommation humaine à des usages industriels.

L’agriculture de plantation fait intervenir une large gamme de


cultures, de types de sols et de conditions météorologiques. La
mesure dans laquelle elle modifie l’environnement est fonction
Activité post- Récolte
du type de culture, des conditions de culture (nature du sol, récolte
climat, maladies, mauvaises herbes et insectes), du mode de
gestion et des méthodes adoptées. La superficie de la zone
cultivée et le volume de production déterminent les éléments Transport
précédents, de même que l’utilisation d’engrais, d’eau et de sur le site

pesticides. C’est la gestion de ces derniers facteurs qui revêt


une importance particulière pour la protection de
l’environnement et pour l’hygiène et la sécurité des travailleurs
et des populations locales.

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Préparation du sol Récolte, transport et activités post-récolte


La préparation du sol consiste à mettre en condition et à Une fois que la plante atteint le stade voulu de croissance, elle
améliorer celui-ci, ainsi que le pourtour des zones devant être est récoltée avec le soin requis. La récolte de cultures de
consacrées à la production de cultures de plantation. Les plantation peut impliquer de creuser, couper, cueillir ou de
opérations effectuées à ce titre consistent à enlever les plantes recourir à toute autre méthode pour enlever les plantes du sol,
indésirables, à améliorer les systèmes d’approvisionnement en de la tige, de la vigne, de l’arbuste ou de l’arbre. Les fruits de
eau et de drainage, à enrichir le sol d’éléments nutritifs et à en petite taille et d’autres cultures vivrières (comme la fraise) sont
réguler le pH, et à prendre diverses mesures d’atténuation des généralement récoltés manuellement, bien qu’il soit possible
risques d’inondation, d’écoulement et d’érosion. Les terrains d’employer des machines pour ce faire. Pour certaines cultures
peuvent être débroussaillés au moyen d’herses tractées et de comme la canne à sucre, le brûlage préalable des feuilles
bouteurs. La végétation arrachée peut être laissée sur le sol sèches facilite l’accès à la plante.
comme paillis pour en améliorer la qualité. Après le
Après la récolte, les produits récoltés sont entreposés sur place,
débroussaillage des terres, il faut attendre 6 à 8 semaines avant
dans des conditions contrôlées, et ils peuvent faire l’objet
d’épandre les herbicides et procéder au semis ou à la
d’activités de prétransformation, telles que le lavage, pour
plantation.
éliminer les résidus de pesticides, et le séchage. Les
Plantation ou semis productions végétales destinées à la transformation alimentaire
Les outils et les équipements utilisés doivent être adaptés au (comme les olives) sont généralement lavées avec grand soin et
type de culture et à la nature du sol pour assurer une bonne transformées à l’usine. Les produits comme le café et le cacao
récolte avec un impact minimum sur l’environnement local. Les doivent être séchés sur place avant d’être transportés vers
semis peuvent se faire au moyen d’outils tractés tandis que la l’usine de transformation. Les cultures sont ensuite emballées
plantation se fait généralement manuellement en creusant des dans divers matériaux (carton ondulé, papier, et emballages en
trous dans le sol et en y enfouissant un jeune plant (gaulis). plastique ou en tissu) avant d’être transportées vers l’usine de
transformation. Les risques de pollution liés aux activités de
Phase végétative et premier cycle de production récolte et d’après récolte englobent les émissions
Durant le premier cycle végétatif de la plante, la végétation non atmosphériques provenant des matériels de récolte et de la
désirée est enlevée ; il est toutefois souhaitable de maintenir combustion de résidus des cultures, les eaux usées qui peuvent
une certaine couverture végétale au sol pour en prévenir être contaminées par des déchets organiques et des pesticides
l’érosion. Les autres activités menées pendant cette phase sont lors du lavage des produits, les eaux usées et les déchets
l’élagage (consistant à couper les branches pour donner la provenant des activités de transformation, et les matériels
forme voulue aux arbres ou aux arbustes), l’irrigation et d’emballage détériorés.
l’application de pesticides et d’éléments nutritifs, si nécessaire.
Certaines plantations pratiquent une culture intercalaire pour Préparation du sol
maximiser la récolte. Par exemple, dans les oliveraies, il est La plantation est ensuite préparée pour la phase végétative
possible de cultiver des plantes comme la tomate et la pomme suivante. Les activités menées à cet effet sont l’élagage des
de terre entre les rangées d’oliviers. plantes existantes, l’application d’éléments nutritifs, la lutte

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contre les plantes et les insectes nuisibles, si nécessaire, la


replantation ou la propagation à partir de porte-greffe et la
remise en état des systèmes d’irrigation. Lorsque la culture de
plantation devient la plante dominante, sa couverture peut
suffire à limiter la pousse de mauvaises herbes, auquel cas les
activités de désherbage peuvent ne pas être nécessaires.

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Annexe B : Consommation d’eau


La consommation d’eau nécessaires aux cultures de plantation
peut être calculée et comparée à une valeur théorique
(eau/rendement). En pratique, les quantités d’eau d’irrigation à
apporter dépendent de l’espèce cultivée, de la nature du sol, de
l’évaporation et des méthodes de conservation de l’eau. Les
besoins en eau d’irrigation dépendent également des éléments
nutritifs disponibles et de la présence ou non de maladies et de
plantes et insectes nuisibles. L’Organisation des Nations Unies
pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) ont des quides
méthodologiques sur la gestion de l’eau expliquant comment
calculer les apports en eau d’irrigation nécessaires. Le
tableau B-1 présente les besoins en eau, le rendement et
l’efficacité de certaines cultures.

Tableau B-1. Consommation d’eau pour différentes cultures


Culture Besoins en eau(1) Rendements types dans de bonne conditions d’utilisation de l’eau
Banane 200 à 220 mm Un bon rendement commercial se situe dans la fourchette de 40 à 60 tonnes/ha (2)
Plante
herbacée
Agrumes 900 à 1 200 mm par an Bons rendements : orange : 25 à 40 tonnes par ha par an ; pamplemousse : 40 à 60 tonnes par ha ; citron : 30 à 45 tonnes
Arbres par ha par an ; mandarine : 20 à 30 tonnes par ha par an (2)
Canne à 1 500 à 2 500 mm par an Sont considérés comme de bons rendements : 70 à 100 tonnes/ha de canne en zone tropicale humide pour une
sucre exploitation non irriguée, et 110 à 150 tonnes/ha canne en zone tropicale sèche et subtropicale irriguée. La teneur en sucre
Graminé à la récolte représente habituellement entre 10 et 12 % du poids frais de la canne (2)
e
Olive 600 à 800 mm par an Un bon rendement commercial sous irrigation se situe entre 50 et 65 kg/olivier, le rendement maximum pouvant atteindre
Arbre 100 kg/olivier. La teneur en huile du fruit frais se situe entre 20 et 25 % (2)
Huile de 1 600 à 5 000 mm par an Les variétés modernes à haut rendement peuvent produire plus de 20 tonnes de régimes par ha par an, avec une teneur en
palme huile de 25 % par régime(3)
Palmier à
huile
Café 1 500 à 2 500 mm par an Moyenne de 1 100 kg/ha, certaines variétés atteignant 2 400 kg/ha dans de bonnes conditions de culture (2)
Arbrissea
u
Cacao 1 500 à 2 500 mm Moyenne de 346 kg/ha cacao, certaines variétés atteignant 2 000 kg/ha dans de bonnes conditions de culture (4)
Arbre
(1) FAO AGL (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, Division de la mise en valeur des terres et des eaux). 1991. Water Harvesting – A Manual
for the Design and Construction of Water Harvesting. Training Manual No. 3 publié dans “Water Harvesting” (AGL/MISC/17/91). Rome. FAO.
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(2) FAO AGL (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, Division de la mise en valeur des terres et des eaux). 2002a. Crop Water Information. Crop
Water Information. Rome. FAO. Site web avec bases de données :
http://www.fao.org/ag/AGL/AGLW/cropwater/cwinform.stm Crop Water Information.
(3)FAO. 2002. Small-Scale Palm Oil Processing In Africa. FAO Agricultural Services Bulletin 148. http://www.fao.org/documents/show_cdr.asp?url_file=/
DOCREP/005/Y4355E/y4355e03.htm
(4) Purdue University. 1983. Centre for New Crops and Plant Products. Handbook of Energy Crops. Theobroma cacao L. cf. “Yields and Economics”.
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