100% ont trouvé ce document utile (1 vote)
272 vues6 pages

Origine Du Mot Dieu Qui Dévoile Le Jeu Des Religions

Le document décrit l'origine du mot Dieu dans différentes langues comme le latin, le grec et les langues germaniques. Il explique que ce mot vient de racines indo-européennes signifiant jour ou lumière, en référence au dieu Soleil des anciens Égyptiens. Il détaille ensuite comment ce dieu Soleil égyptien, appelé Râ ou Amon-Râ, a été adopté par les Grecs sous le nom de Zeus puis par les peuples germaniques.

Transféré par

gabin elouga
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
100% ont trouvé ce document utile (1 vote)
272 vues6 pages

Origine Du Mot Dieu Qui Dévoile Le Jeu Des Religions

Le document décrit l'origine du mot Dieu dans différentes langues comme le latin, le grec et les langues germaniques. Il explique que ce mot vient de racines indo-européennes signifiant jour ou lumière, en référence au dieu Soleil des anciens Égyptiens. Il détaille ensuite comment ce dieu Soleil égyptien, appelé Râ ou Amon-Râ, a été adopté par les Grecs sous le nom de Zeus puis par les peuples germaniques.

Transféré par

gabin elouga
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
Vous êtes sur la page 1/ 6

Origine du mot Dieu qui dévoile le jeu des

religions
Posté le janvier 20, 2016 par ALOBALO — Laissez une réponse
Osiris, Isis et son fils Horus sur les jambes sont la Triade égyptienne, les Dieux nés dans la Vallée du Nil en

Afrique. Osiris est YHWH, l’Éternel, qui porte les attributs de sa puissance.

Origine du mot Dieu qui dévoile le jeu des religions


« Le nom Dieu par lequel on désigne l’Être Suprême en français, a une histoire, et c’est encore
chez les francophones qu’on s’étonne le plus des conclusions auxquelles elle conduit » nous
enseigne Dibombari Mbock.
Origine du mot Dieu dans les langue latines
« D’un point de vue étymologique, le nom Dieu vient du mot latin Deus qui, dans cette langue,
reflète la même idée d’Être Suprême. Ce mot Deus repose sur la racine indo-
européenne Dyew ou Deiwos, c’est-à-dire Jour,Lumière, avec une base linguistique qui est Dei,
qui veut dire Briller. Cette racine donne…le latin Diès qui signifie jour.
En grec, le mot Dyew devient Theos qui, par flexion dialectale devient Zeus. Le mot grec Zeus… à
l’accusatif devient Dia, au génétif Dios… Le sens du mot demeure le même, c’est-à-
dire briller. [Les Espagnols utilisent le mot Dios pour désigner l’Être Suprême.] En grec, on
retrouve la même racine dans le mot endios qui désigne le midi, c’est-à-dire l’apogée de la
journée, le moment où le Soleil est à son zénith.
Le nom latin de Zeus est Jupiter. Il est constitué par la racine Diès (Ju) et le
suffixe Pater (Piter). Diès Pater, c’est-à-dire Jupiter, se traduit en français par Dieu le Père. Or
le mot Dièspiter veut littéralement dire le Père du jour (de la lumière). Voilà pour l’étymologie
latine du mot Dieu. » * 1

Origine du mot Dieu dans les langues germaniques


En langues germaniques, « les mots God ou Gott apparaissent pour la première fois au 6 siècle e

de l’ère européenne dans la Bible Argenteus, l’une des toutes premières Bibles traduites en
langue gothique. Ce mot dérive du proto-germanique Gwodam, Godam ou Woddam. * 2

Pour Tacite, né en 55 en Gaule narbonnaise, Mercure est le premier dieu des Germains. Il écrit :
« Le principal objet de leur culte (des Germains) est Mercure, auquel ils croient devoir, à
certains jours, immoler des victimes humaines… »
Lucain, poète romain né en 39 à Cordoue et mort en 65, écrit au sujet des Germains : « Vous qui
apaisez par le flot de sang humain Teutatès et l’autel horrible de Hésus… ». Or il se trouve que
Mercure et Teutatès désignent un seul et même dieu né sur les rives du fleuve Nil.
C’est avec Jurgis Baltrusaïtis que nous obtenons ces précisions : « Il existe un Mercure égyptien
qui s’appelle Theuth, Toyth, Thoth, un nom singulièrement proche de Teutatès (…) Le souverain
de Cimbres s’appelait de son côté Theuto et il donna le nom de Teutons aux anciens Danois.
Dans les deux cas, il s’agissait, bien entendu, d’un même personnage, et d’un même dieu. Ce dieu
est Theuth dont on trouve l’écho dans toutes les langues, dans tous les dialectes des Celtes et des
Germains. Theath, Theith, Theoth, Theuth, ne sont que des variations du même mot qui mènent
inéluctablement d’une part vers l’Égypte, de l’autre vers l’Allemagne.
Le Zeus et le Theos des Grecs, le Deus des Romains ont la même provenance. Aussi retrouve-t-on
Deus et Theos dans Deutsch et dans Teutsch. L’identité de Teuth et de Mercure ? Celle-ci ne
ressort pas seulement des ressemblances avec Teutatès. Les Anciens l’ont établi directement. Elle
est acquise par Cicéron dans leDe Natura Deorum, pour Platon dans Phèdre et dans Philèbe. Le
dieu possède d’ailleurs un troisième nom. Selon Paul Diacre, moine du Mont-Cassin du XIe siècle
et Godefroy de Viterbe (1120-1191), Mercure est également Wodam, dieu germanique par
excellence. L’adjonction ou la modification d’une lettre en fontGwodam ou Godam, d’où Gott qui
veut dire dieu en langue teutonne. Dans sa transformation allemande, leTheuth–Theos–Deus se
transforme en Wodam.
Le nom de Thot, dieu de la Sagesse, patron des Scribes égyptiens, qui se dit Djehouti dans la
langue égyptienne, fut porté 2000 ans avant par des [pharaons] aussi prestigieux que Thoutmosis
III, que certains auteurs appellent Sésostris, le pharaon qui atteignit les limites des frontières
eurasiatiques avec son armée vers 1490 avant l’ère européenne. » Toute l’Europe et l’Asie furent
sous l’influence directe de l’Égypte des pharaons.
« En dernier ressort, nous pouvons faire la remarque suivante au sujet de l’étymologie du
mot Dimanche, leDiès Solis (le Jour du Soleil) qui deviendra Diès Dominica dans le latin des
prêtres chrétiens, et que l’on traduira par le Jour du Seigneur. Les langues germaniques que sont
l’allemand et l’anglais proposent Sonntaget Sunday, le Jour du Soleil. Il est bien évident que
ce Soleil d’adoration et le Seigneur ne forment qu’un : C’est Zeus ou Dieu. »
Zeus dans l’arène des Dieux

Le Dieu Amon ou Amon-Râ des Égyptiens (g) et Zeus-Amon des Grecs

Les anciens eurasiatiques ou indo-européens appelaient le Soleil, source de la


lumière, Zeus ou Dieu. Tout un système de vie, toute une philosophie avait été construite qui avait
pour fondement la maîtrise des propriétés bénéfiques du Soleil. L’Égypte antique fut la nation, le
peuple, qui édifia cette philosophie des vertus du Soleil qui devint une religion. L’antériorité du
panthéon de l’Égypte antique sur celui de la Grèce antique est attestée par l’historiographie et la
chronologie historique. * 3

Les Égyptiens de la vallée du fleuve Nil furent les premiers à adorer le Soleil qu’ils appelaient
dans leur langueRâ ou Rê ou encore Amon ou Amon-Râ, suivant les époques. L’Allemand Jan
Assman, égyptologue, écrit que selon Jamblique, Ammon est pour les Égyptiens « l’esprit
démiurge et le représentant de la vérité, qui ensemble créent avec sagesse les puissances
invisibles des causes cachées et les révèlent. Cudworth déduit de cette définition que chez les
Égyptiens, Hammon n’était pas seulement le nom de cette divinité suprême, mais aussi celui
d’une divinité qui était cachée, invisible et acorporelle. * »
3

C’est ce Soleil, Râ ou Amon-Râ, que les anciens Grecs allaient adorer sous le nom de Zeus en
langue grecque. Le symbole le plus puissant de Amon-Râ et de Zeus étant le Soleil.
Le dieu « Zeus-Ammon naquit dans la ville égyptienne de Naucratis, là où s’installèrent les
premières communautés grecques vers 500 ans avant notre ère. A cette époque, hormis
l’apparence extérieure, celui-ci ne montrait aucune différence avec Amon, son modèle.
Ce nouveau dieu était représenté par les artistes grecs avec des traits physiques européens et
portait des cornes de bélier, symbole du dieu Amon égyptien. Cette apparence venait satisfaire le
besoin qu’avaient les immigrés Grecs de s’identifier à la religion égyptienne. L’ambition de ce
nouveau culte, tout comme celle des cultes hellénisés qui suivront plus tard, était de donner à la
Grèce des divinités traditionnelles. Celles qui formeront plus tardivement la mythologie grecque.
Cette adaptation progressive de la religion égyptienne dans le monde grec connaîtra une
transformation majeure avec l’arrivée des Lagides au pouvoir en Égypte.
Comme le rappelle Françoise Dunand, « l’arrivée des nombreux Grecs à la suite d’Alexandre et
surtout des premiers Ptolémées, modifie l’équilibre social. Si des Égyptiens appartenant à
l’ancienne classe dirigeante se rallient au nouveau pouvoir et accèdent à d’importantes fonctions,
ce sont très souvent des Grecs qui prennent les leviers de commande dans les divers secteurs
d’activités administratives, économiques, militaires, culturelles. D’autres vont coloniser des
régions récemment gagnées sur le désert comme Fayoum, où toute une série de villages sont créés
pour servir d’habitat à une population de clérouques, ces anciens soldats originaires de Grèce, de
Macédoine ou des cités d’Asie, que les Lagides ont voulu fixer au sol en leur concédant des lots
de terres cultivables…c’est donc une société multiculturelle qui commence à se mettre en place en
Égypte au début du 3 millénaire av. J.-C. * »
e 4

De Zeus-Ammon à Dionysos-Osiris et la naissance des


religions abrahamiques
Le nouveau culte de Zeus-Ammon inventé dans la ville égyptienne de Naucratis par les Grecs fut
adopté par le peuple grec d’Europe. La tradition grecque donnera un fils à Zeus, Dionysos, que
Plutarque identifie àOsiris dans son traité d’Isis et Osiris. Cette filiation est également constatée
par Jean Leclant et Gisèle Clerc lorsqu’ils écrivent : « un des témoignages les plus significatifs
de la culture mixte gréco-égyptienne est l’Erigone d’Eratosthène. Ce poème épique, tout à fait
dans la tradition de la poésie hellénistique, raconte comment le cycle des fêtes annuelles
dionysiaques fut fondé en Attique et comment la tragédie ainsi que la comédie en furent issues.
Pourtant, un examen attentif montre que cette œuvre est autant égyptienne que grecque. L’histoire
se termine par le châtiment des meurtriers d’Icare sur l’île de Cos, marqué par l’apparition de
Sirius, l’étoile du Chien, et l’arrivée des vents étésiens, le 19 juillet. Or, ce sont là en Égypte les
signes qui annonçaient le début de l’inondation du Nil ; le 19 juillet était le jour du Nouvel An
dans le calendrier sacré des Égyptiens.
Cette conclusion semble indiquer que toute l’histoire doit être considérée sous un angle égyptien,
aussi bien que dans une optique grecque. Osiris est Dionysos ; comme lui, il passe pour avoir
créé la vigne et le vin, puis les avoir enseignés aux humains. Le meurtre d’Icare évoque celui
d’Osiris ; Erigone, qui cherche le cadavre de son père et l’enterre là où elle l’a trouvé,
évoque Isis, sa quête et sa découverte d’Osiris. Comme Isis, Erigone coupe une mèche de ses
cheveux à l’annonce de la mort de son père. Le chien d’Icare qui aide Erigone à trouver le corps,
c’est Anubis assistant Isis dans sa triste entreprise. Erigone se pend et Zeus la change en étoile
après sa mort ; elle devient la constellation de la Vierge, qui est précisément celle d’Isis. Le
châtiment des meurtriers d’Icare rappelle celui de Seth, l’assassin d’Osiris. Osiris-Dionysos
ressuscite avec la crue du Nil, dont les signes précurseurs, apparition de Sirius et des vents
étésiens, terminent le récit d’Eratosthène. * »
5

Eratosthène, mathématicien et philosophe Grec, vécut au 3 siècle avant l’ère européenne. Il eut
e

la charge de la fameuse Bibliothèque d’Alexandrie vers 240 avant l’ère européenne sous Ptolémée
III. Le fait qu’un poème traditionnel grec soit directement inspiré d’une histoire traditionnelle
africaine renseigne suffisamment sur le sens de la diffusion de la tradition religieuse dans cette
partie du monde. La même observation sur l’adaptation par les Grecs de la religion égyptienne est
faite par George Lafaye dans Histoire du culte des divinités d’Alexandrie : « Les Grecs en
avaient-ils découvert le principe (de la religion égyptienne), lorsque les Ptolémées fondèrent à
Alexandrie une dynastie nouvelle ? On n’en peut douter, si l’on étudie la formation des légendes
qui se développèrent autour du mythe égyptien, dans un espace de trois siècles, depuis l’an 600
av. J.-C. environ jusqu’à l’an 300. Ni Homère, ni Hésiode, ni Eschyle ne connaissent les dieux de
la Triade ; il n’en est pas question davantage dans les historiens qui ont précédé Hérodote.
Lorsque celui-ci visita l’Égypte vers 450, il y avait deux siècles qu’elle avait été ouverte aux
Grecs, et il y en avait un qu’ils avaient peuplé les villes de Naucratis et d’Abydos.
C’est donc à une époque relativement basse que la légende hellénique est née, et l’on peut sans
peine en suivre dans les auteurs les diverses étapes. Elle devait être de fraîche date
lorsque Hérodote entreprit son voyage. Isis est la divinité que les Grecs appellent Déméter, Osiris
est leur Dionysos ; il a eu d’Isis un fils nommé Horus, qui n’est autre qu’Apollon, et une
fille, Bubastis ou Artémis. Typhon cherche les deux enfants pour les faire périr ; ils sont cachés et
nourris par Latone dans l’île de Chemnis ; enfin, Horus triomphe de Typhon et met fin à sa
puissance. Il est le dernier représentant de la génération des dieux qui régna sur la terre dans
l’enfance de l’humanité. Telle est la légende grécisée, dans son premier âge. Le mythe n’y est pas
envahi par des fables parasites, et il apparaît distinctement sous le voile peu épais qui le
recouvre. Les noms mêmes des dieux de la Triade égyptienne sont respectés. * ». 6

G. Michaïlidis examine le problème de l’interprétatio graeca des dieux égyptiens. Les


ressemblances entre Osiris et Dionysos ne manquent pas. Tous deux sont des divinités de la
végétation et du vin. Les ressemblances persistent entre Horus et Apollon. Pour G. Michaïlidis, la
symbiose de la pensée grecque avec celle de l’Égypte a produit l’éclosion morale et religieuse de
l’ère hellénistique dont l’influence, à travers le christianisme, s’est poursuivie jusqu’à nos jours.
Dans son Dictionnaire de la Fable (1823), F. Noël note : « (…) Isis et Osiris étaient les deux
principaux dieux sur lesquels roulait toute la théologie égyptienne ; et à parler exactement, ils
étaient tous les dieux du paganisme ; toutes les divinités particulières de l’un ou l’autre sexe
n’étaient que des attributs d’Osiris et d’Isis. »
Source : Dibombari Mbock in Le Dieu Noir, Anthologie interdite au moins de 50 000 ans. Pages
201 à 211 – Kiyikaat Edition
Notes :
1. Cité par Jurgis Baltrusaïtis in Les perspectives dépravées (La quête d’Isis) page 197.
2. Lucain in La Guerre Civile ; Livre I, v 445
3. Jan Assman in Moïse l’Égyptien ; p. 146
4. Françoise Dunand in Isis, Mère des Dieux ; page 74
5. Jean Leclant et Gisèle Clerc in Inventaire bibliographique des Isiaca ; pages 108-109
6. George Lafaye in Histoire du culte des divinités d’Alexandrie ; pages 6-7

Vous aimerez peut-être aussi