LISA 113AK Fiche Entite
LISA 113AK Fiche Entite
1. Bibliographie
Thème
Code Libellé 113AK 113AK01 113AK03 113AK05
1 Alluvial
2 Sédimentaire x x x x
3 Socle
4 Intensément plissés de montagne
5 Volcanisme
Nature
Code Libellé 113AK 113AK01 113AK03 113AK05
3 Système aquifère x
4 Domaine hydrogéologique
5 Unité aquifère
6 Unité semi-perméable x x x
7 Unité imperméable
Unité Aquifère à l’affleurement,
8
inconnu en profondeur
Milieu
Code Libellé 113AK 113AK01 113AK03 113AK05
1 Milieu poreux x x x x
2 Milieu fissuré
3 Milieu karstique
Milieu de double porosité : matricielle
4
et de fissure
Milieu de double porosité : karstique
5
et de fissure
Double porosité : de fractures et/ou
6
de fissures
Double porosité : matricielle et de
7
fractures
Double porosité : matricielle et
8
karstique
Etat
Code Libellé 113AK 113AK01 113AK03 113AK05
0
Entité hydrogéologique à nappe
1
captive
2 Entité hydrogéologique à nappe libre
Entité hydrogéologique à parties
3 x x x x
libres et captives
FICHE ENTITE BD-LISA NV2 113AK
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Les Sables de Cresnes sont limités à une partie du Vexin. La formation est composée de
sables grossiers contenant de nombreux galets formés à partir des formations antérieures
auversiennes, lutétiennes et crétacées.
Dans la région de Marines, les sables de Cresnes, encore très épais, prennent un faciès plus
fin de sables quartzeux verts qui annoncent les Sables de Monceau : Sables d’Argenteuil,
Sables verts infragypseux.
Les Sables de Marines : dans certaines localités du Vexin, les Sables de Cresnes sont
surmontés par des sables quartzeux verts, fins, avec intercalations de petits niveaux argileux
verts. Dans la zone d’extension des Sables de Monceau, au nord-est de la région parisienne
et dans la vallée de la Marne, ces derniers sont surmontés par un ensemble peu épais (2
mètres au maximum) de couches alternantes de calcaire et d’argiles admettant en son sein
des intercalations gypseuses, la Quatrième masse du gypse.
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Par ailleurs, le Marinésien se termine par un calcaire lacustre à Bithinelles, dit Calcaire de
Noisy-le-sec, équivalent de la Quatrième masse du gypse de la région Parisienne. Il est
connu dans la vallée de la Seine (triel, la Frette), à Paris et dans la banlieue, dans la vallée
de la Marne jusqu’à Annet.
Figure 1 : Principales formations du Marinésien du Bassin Parisien. Source : BRGM, 1980 - Synthèse
géologique du Bassin de Paris. Publié par Claude Mégnen, Mémoires du BRGM n°101,102 et 103.
Pour illustrer l’état des connaissances sur l’étage Bartonien, les principales transgressions
marines ou laguno-marines et leur limite d’extension ont été présentées dans la synthèse
géologique du bassin de Paris et schématiser dans les figures ci-dessous :
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Figure 2 : Schéma illustrant l'empilement et les limites d’extension des formations du Marinésien
(figurées sur la planche T8 de la synthèse). Source : BRGM, 1980 - Synthèse géologique du Bassin
de Paris. Publié par Claude Mégnen, Mémoires du BRGM n°101,102 et 103.
Autour de Paris
Les Sables de Monceau contenaient une nappe particulièrement exploitée par les
maraichers de la région de Bobigny. Par suite de l’abaissement général des eaux
souterraines, les Sables de Monceau, constants sous le Ludien inférieur sur une large partie
de la région Ile-de-France, ne sont aquifères que par endroits à Pierrefitte au nord de Saint-
Denis.
Leur épaisseur ne dépassant rarement 3 mètres, cette nappe est peu importante est n’est
pratiquement plus exploitée. Dans Paris, les sables peuvent être localement aquifères dans
les 17ème, 18ème, 19ème et 20ème arrondissements, mais il s’agit généralement de petites
nappes perchées et isolées.
Lorsque leurs faciès sont aquifères, les eaux contenues dans les Sables de Monceau, le
Calcaire de Saint-Ouen et les Sables de Beauchamp peuvent être relation hydraulique et en
charge.
En Brie
Les Sables verts infragypseux, équivalent des Sables de Monceau, ne sont présents que
dans la partie nord-ouest de la Brie et sont extrêmement réduits. Ils sont représentés par 1
ou 2 mètres de sables très fins argileux ou gréseux. Les sables ayant érodé le Calcaire de
Saint-Ouen sous-jacent, ils sont souvent conservés dans des poches, ce qui explique
l’irrégularité de leur distribution. Ils ne présentent pas d’intérêt hydrogéologique du fait de
leur faible épaisseur.
3.1.3. Piézométrie
Type de recharge :
Contact direct (avec les eaux superficielles, via des bétoires, marnières…) : -
Exutoires : -
Conductivité hydraulique : -
Porosité : -
Transmissivité : -
Coefficient d’emmagasinement : -
L’entité a été définie à partir des formations géologiques affleurantes, des logs géologiques
validés et de la planche T8 de la synthèse géologique du bassin de Paris (Source : J.
Labourgine (BRGM) – planche T8. 1980 - Synthèse géologique du Bassin de Paris. Publié
par Claude Mégnen, Mémoires du BRGM n°101,102 et 103).
Lorsque des logs géologiques validés ont été retrouvés en dehors de la zone définie dans la
planche T8, l’entité a été étendue pour les prendre en compte (voir figure ci-dessous).
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Figure 4 : Utilisation de la synthèse géologique du bassin de Paris pour délimiter l'entité 113AK01
Des informations générales sur les formations du Marinésien sont présentées dans le
chapitre précédent.
Présence de gypse
Source : Deveughele et Usseglio Polatera J.M. (1979) – Cartographie des zones exposées
aux risques de dissolution de la fraction gypseuse du marno-calcaire de Saint-Ouen dans les
XIXème et XXème arrondissements de Paris. Bulletin de l’association international de
géologique de l’ingénieur, p121-125 et XIVème journéestechniques du Comité français
d’hydrogéologie – Lyon 8-10 novembre 2007. Vernoux J.F., Prunier Leparmentier A.M.,
Thierry P., Nowak C., Vanoudheusden E., (2007) – Impact des eaux souterraines sur les
phénomènes de dissolution du gypse, application à la ville de Paris.
En Brie
Le Calcaire de Saint-Ouen présente des faciès calcaire, marneux et mixte. Ces variations
sont présentées dans la figure suivante :
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Très semblables aux marnes et caillasses au point de vue lithologique, ils ont des propriétés
aquifères similaires : l’eau peut circuler entre les bancs de calcaire et de marnes
parallèlement à la stratification et également dans les cassures perpendiculaires. Les
circulations aquifères peuvent donc s’y produire horizontalement et verticalement.
Autour de Paris
En Brie
Au niveau du plateau briard, la limite d’extension des Marnes infra-ludiennes détermine deux
grands ensembles aquifères :
- A l’est et au sud-est de l’entité, un aquifère unique représenté par les calcaires
bartoniens et ludiens contient la nappe des calcaires de Champigny, en lien
hydraulique avec l’aquifère sous-jacent des calcaires lutétiens. L’écoulement
souterrain présente un fonctionnement karstique, certaines circulations karstiques ont
été reconnues par traceurs parfois sur de longs trajets (plus de 20 km) et avec des
vitesses rapides, en moyenne de 7 km/j. Il existe des puits soufflants ou aspirants.
- A l’ouest et au nord-ouest, la distinction entre un aquifère supérieur (Calcaire de
Champigny) et un aquifère inférieur pouvant comprendre le niveau du Calcaire de
Saint-Ouen lorsque son faciès est calcaire, le niveau de Beauchamp lorsque que son
faciès est sableux et les formations du Lutétien, à l’exception des zones où son faciès
est marneux. La nappe de St-Ouen étant alors alimentée par drainance à travers les
marnes infra-ludiennes. A l’intérieur de ce deuxième ensemble, trois aquifères
peuvent être distingués correspondant aux zones où les faciès calcaires du niveau de
Saint-Ouen sont encadrés par les marnes infra-ludiennes et le niveau de Beauchamp
sous faciès argileux.
Figure 7 : Schéma d'extension des principaux faciès de l'aquifère multicouches. Source : p202 - C.
Megnien (1970) – Hydrogéologie du centre du bassin de Paris contribution à l'étude de quelques
aquifères principaux. Numéro 98 de la collection : Mémoires du BRGM. 532 p.
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Figure 8 : Coupe schématique de la Brie selon un profil nord-sud. Source : p202 - C. Megnien (1970)
– Hydrogéologie du centre du bassin de Paris contribution à l'étude de quelques aquifères principaux.
Numéro 98 de la collection : Mémoires du BRGM. 532 p.
4.1.3. Piézométrie
Type de recharge :
Contact direct (avec les eaux superficielles, via des bétoires, marnières…) : -
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Exutoires : -
Conductivité hydraulique : -
Porosité : -
Transmissivité : -
Coefficient d’emmagasinement : -
L’entité a été définie à partir des formations géologiques affleurantes, des logs géologiques
validés, du modèle géologique du Tertiaire (source : Badinier G., Bialkowski A., Bourgine B.
Convention BRGM – DIREN-IDF 2009 : Version 2010 du modèle géologique tridimensionnel
du Tertaire du bassin parisien) et de la planche T8 de la synthèse géologique du bassin de
Paris (source : J. Labourgine (BRGM) – planche T8. 1980 - Synthèse géologique du Bassin
de Paris. Publié par Claude Mégnen, Mémoires du BRGM n°101,102 et 103).
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Figure 10 : Utilisation de la synthèse géologique du bassin de Paris pour délimiter l'entité 113AK03
Les deux faciès principaux de l’Auversien sont représentés par des formations marines
littorales : les sables de Beauchamp et les sables d’Auvers. L’épaisseur des sables de
l’Auversien atteint au maximum 30 à 40 m environ (feuilles géologiques de Creil et de Senlis)
mais diminue vers le centre du Bassin Parisien.
Le faciès de Beauchamp se compose de sables quartzeux gris ou verts dont le sommet est
fréquemment grésifié passant vers le sud et le sud-est à des marnes sableuses et argileuses
vertes. Leur épaisseur varie de 30 mètres dans le nord à 1 à 2 mètres dans le sud, passant à
quelques mètres d’argiles vertes plus ou moins sableuses au sud de l’Yerres.
La limite inférieure est marquée par les premiers dépôts sableux correspondant à l’Horizon
de Mont-Saint-Martin, le plus souvent non conservé. Ce sont les Sables d’Auvers-
Beauchamp qui ravinent le Lutétien, en particulier dans le nord de l’Ile-de-France, le
Soissonnais et le Laonnois. Par contre, à l’ouest de l’Ile-de-France, où la succession
apparaît continue, l’Auversien débute par des faciès calcaires marins : Calcaire à Corbules
de Neauphle ou lacustres : Calcaires de Montagny-en-Vexin.
Plus au nord, dans le soissonnais, sur des sables roux pouvant présenter localement des
niveaux de galets, de faible épaisseur (inférieure à 3 mètres), l’Argile de Saint-Gobain de
couleur verte qui présente des intercalations sableuses d’épaisseur variable et supporte des
sables quartzeux blancs ou jaunes, avec grès subordonnés de faciès Beauchamp.
Présence de gypse
Dans la formation des Sables de Beauchamp, la présence de gypse est plus diffuse au
niveau de Paris. Il peut exister sous 2 formes : le gypse saccharoïde et albâtre gypseux.
L’épaisseur moyenne de cette formation est d’environ 2,8 mètres.
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En Picardie
Dans l’Aisne, c’est une argile gris-vert très plastique, peu épaisse, azoïque, représentée
uniquement au centre du département (feuilles géologiques de La Fère et de Laon). Elle
montre localement des intercalations sableuses qui permettent de la considérer comme un
niveau de transition entre le Lutétien et le Bartonien. L’épaisseur de cette formation est de
2 à 15 m.
En Brie
Vers l’est, dans la zone de passage des faciès marins aux faciès lacustres, des
intercalations calcaires se placent dans la série sableuse.
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Figure 13 : Variations de faciès des Sables de Beauchamp en Brie. Source : p 210 - C. Megnien
(1970) – Hydrogéologie du centre du bassin de Paris contribution à l'étude de quelques aquifères
principaux. Numéro 98 de la collection : Mémoires du BRGM. 532 p.
L’ensemble des formations géologiques du Bartonien couvrent les hauteurs des plateaux du
Tardenois, du Valois et du Vexin. Elles contiennent un aquifère multicouche sablo-calcaire
divisé en nombreux bassins souterrains de petite dimension. Les nappes du Bartonien ne
représentent pas une réserve économiquement exploitable.
Les nappes sont alimentées par leur impluvium et s’écoulent à travers des bancs peu épais
calcaires et marneux puis sableux au-dessus d'un substratum constitué par les niveaux peu
perméables du Lutétien supérieur (marnes et caillasses). Des sources de déversement
émergent à différents niveaux à la faveur d’écrans argileux intercalés, mais les eaux finissent
par se réinfiltrer dans les sables inférieurs et même dans les calcaires sous-jacents du
Lutétien si bien que le réservoir du Bartonien peut se retrouver en certains endroits sans
ressource en eau.
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Dans l’Oise
Ces petites sources ont été exploitées autrefois à des fins domestiques par des puits peu
profonds, inférieurs à 10 m, comme à Plessis Belleville, Villers-Saint-Genest, Rosières,
Lévignen et Chavençon. Des sources sont captées pour l’alimentation en eau potable à
Betz, Bouillancy et des puits ont été creusés à plus de 40 m de profondeur afin de capter la
nappe captive à Lagny-Le-Sec et Silly-Le-Long.
Autour de Paris
Les Sables de Beauchamp en position plus basse, sont aquifères sur des aires plus
importantes au nord-est de Paris : sous la Boucle de Gennevilliers, sous la Buttes
Montmartre et sous la colline de Belleville-Montreuil jusqu’au Perreux.
Dans la région de la Défense, les eaux des sables de Beauchamp, comme celles du calcaire
de Saint-Ouen, ont tendance à s’écouler vers le centre de la fosse de Saint-Denis ou vers la
Seine mais sembleraient n’émerger nulle part à la surface topographique.
Dans la plaine de France, les Sables de Beauchamp constituent le premier réservoir aquifère
utilisable pour l’alimentation en eau potable. Jusqu’à la fin du siècle dernier, la plupart des
ouvrage de captages y ont été réalisés : les débits d’exploitation sont très variables,
généralement inférieurs à 30 m3/h sauf dans la basse vallée du Croud.
Il existe de nombreuses sources naissant au contact des sables du Bartonien et des argiles
de Saint-Gobain. Les argiles de Saint-Gobain constituent alors localement un écran
imperméable pour la nappe sus-jacente des sables du Bartonien.
5.1.3. Piézométrie
Type de recharge :
Recharge pluviale : -
Contact direct (avec les eaux superficielles, via des bétoires, marnières…) : -
Conductivité hydraulique : -
Porosité : -
Transmissivité : -
Coefficient d’emmagasinement : -
Géologie affleurante, logs géologiques Tous les découpages lithologiques ont été vérifiés à
validés et modèle géologique du Tertiaire partir des données du modèle géologique Tertiaire
du Bassin Parisien du Bassin Parisien
L’entité a été définie à partir des formations géologiques affleurantes, des logs géologiques
validés et du modèle géologique du Tertiaire (source : Badinier G., Bialkowski A., Bourgine
B. Convention BRGM – DIREN-IDF 2009 : Version 2010 du modèle géologique
tridimensionnel du Tertiaire du bassin parisien).
Dans la partie sud de l’entité, quelques ajustements ont été réalisés à partir des données du
modèle géologique comme le montre la figure suivante :
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Echanges avec les experts locaux : au cours des réunions d’avancement et techniques
Commentaires sur le découpage : il n’a pas été possible de découper l’entité du Calcaire de
Saint-Ouen ou des Sables de Beauchamp à partir de leur faciès dominant. Ces informations,
disponibles dans le secteur de la Brie, n’existent pas sur le reste de la région Ile-de-France.
Aucune limite géographique n’est partagée entre l’entité BD-LISA 113AK et les différentes
MESO.