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Le Contentieux Des Contrats D'affaires Résumé

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Le contentieux des contrats d’affaires

Résumé

Sommaire
Introduction
Partie 1 : Analyse des contentieux dans les contrats d'affaires
Chapitre 1 : Les fondements du contrat à la lumière du DOC
Section 1 : L’exécution du contrat
Section 2 : L’engagement de la responsabilité contractuelle
Chapitre 2 : La prévention des différends dans les contrats d’affaires
Section 1 : Techniques contractuelles pour la limitation des risques
Section 2 : Veille et audit juridiques
Partie 2 : La résolution judiciaire et extrajudiciaire des litiges relatifs aux contrats d’affaires
Chapitre 1 : Procédure judiciaire classique
Section 1 : Enjeux et limites des mécanismes judiciaires pour le règlement des contentieux des
affaires
Section 2 : Recommandations pour un règlement efficace
Chapitre 2 : Le recours aux modes alternatifs de règlement de conflit (MARC)
Section 1 : L’arbitrage et la médiation
Section 2 : La conciliation et la négociation
Conclusion
Introduction
Le contrat inonde la vie des hommes en société. Il accompagne les échanges commerciaux.
Outil de gestion, il apparait en effet comme l’instrument essentiel de la vie des affaires.
Support des opérations économiques, il permet de nouer les relations entre les différents
partenaires de l’entreprise.

Le contrat a longtemps été considéré comme juste, car pour la doctrine de l'autonomie de la
volonté, ce que les parties ont voulu est censé correspondre à leur intérêt. Mais aujourd'hui,
le contrat n'est plus seulement la chose des parties. Le contrat est à la fois un instrument
juridique, mais aussi un instrument social qui continue d'incarner l'idée de la liberté et
d'autonomie des relations contractuelles. Ces principes ont toutefois connu depuis plusieurs
années un encadrement avec de multiples interventions de nature législative, jurisprudentielle
et doctrinale qui ont été jugées nécessaire afin de réguler les relations contractuelles en
mettant à la charge des parties au contrat un certain nombre de devoirs contractuels qui
défient notamment les principes de liberté contractuelle et d'autonomie de la volonté qui ont
longtemps gouverné les relations contractuelles.

Dans le monde complexe des affaires, le contrat se présente comme l'outil juridique central
permettant de sécuriser les relations commerciales entre les parties. Le contrat d’affaires
comme tout type de contrat, est un accord de volontés entre deux ou plusieurs personnes
destiné à créer, modifier, transmettre ou éteindre des obligations.
Certes, les contrats d’affaires imprègnent la vie des individus dans leurs relations. Reconnu
juridiquement, le contrat permet de prévenir les litiges et les conflits qui surviennent dans les
relations contractuelles. Engageant les parties l’une envers l’autre, il a valeur d’obligation : nul
ne peut déroger aux termes du contrat auquel il s’est engagé.

Cependant le contrat est souvent sujet à contentieux. Alors que les contrats d'affaires forment
le socle des accords entre les acteurs du monde des affaires, il n'est pas rare que des litiges
émergent, mettant en lumière la complexité des enjeux juridiques et commerciaux. En effet,
la diversité ainsi que la complexité des contrats d’affaires entraine plusieurs conflits. Que ce
soit à cause de l’inexécution, de la mauvaise exécution ou du retard dans l’exécution des

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obligations du contrat, tous sont à l’origine de contentieux entre les parties après avoir
consenti à contracter. Cette sphère du droit se distingue par son rôle crucial dans la résolution
des conflits liés aux obligations contractuelles, qu'il s'agisse de questions financières, de
performances défaillantes, de rupture de contrat, ou d'autres problématiques inhérentes aux
relations commerciales.

Le contentieux des contrats d'affaires constitue un domaine juridique essentiel au cœur des
relations commerciales et des transactions économiques. Cette discipline juridique joue un
rôle central en assurant la justice contractuelle et en fournissant un cadre permettant aux
personnes physiques et morales de vivre dans un environnement légal, fiable et équitable.

La question fondamentale qui se pose à ce sujet est : Comment peut-on engager la


responsabilité contractuelle des parties en conflits et quels sont les moyens de prévention
et de résolution du contentieux dans les contrats d’affaires?
Pour répondre à cette problématique, il faut tout d’abord procéder à une analyse des
contentieux relatifs aux contrats d’affaires (I) ainsi que la résolution judiciaire et extrajudiciaire
des litiges relatifs aux contrats d’affaires (II).

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Partie 1 : Analyse des contentieux dans les contrats d'affaires
Chapitre 1 : Les fondements du contrat à la lumière du DOC
En vertu du principe de la force obligatoire des contrats, chaque contractant doit respecter ses
engagements et fournir la prestation promise. Mais, les personnes ne respectent pas leurs
engagements ou mettent du retard dans leur exécution. Il est donc nécessaire de traiter
d’abord l’exécution du contrat (Section1) avant de traiter ensuite l’engagement de la
responsabilité contractuelle (Section2).

Section 1 : L’exécution du contrat


Si le débiteur n’exécute pas ses obligations ou met du retard dans leur exécution, le créancier
dispose de certains moyens pour sanctionner la défaillance de son débiteur.
Pour examiner les fondements de l’exécution du contrat il convient de voir dans un premier
temps la nécessité de la mise en demeure (paragraphe1) avant de voir l’exécution en nature
(paragraphe2) et enfin l’exécution par équivalent (paragraphe3).

Paragraphe 1 : La nécessité de la mise en demeure


Dans ce cadre, l’article 255 du DOC précise que : « le débiteur est constitué en demeure par la
seule échéance du terme établi par l’acte constitutif de l’obligation. Si aucune échéance n’est
établie, le débiteur n’est constitué en demeure que par une interpellation formelle du
représentant légitime de ce dernier… ». Il découle de cet article que la mise en demeure est
destinée à faire constater officiellement que le débiteur est en retard dans l’exécution de ses
engagements.
Alors, le débiteur doit exécuter son obligation à la date convenue et il n’a pas à attendre qu’on
lui rappelle. Et si aucun terme n’est fixé par le contrat, le débiteur doit être mis en demeure
par une interpellation formelle de son créancier.

Paragraphe 2 : L’exécution en nature


Le meilleur moyen pour donner satisfaction au créancier d’une obligation consiste à
contraindre le débiteur à lui fournir la prestation promise ou à observer l’abstention promise
et on parle bien évidement de l’exécution forcée en nature. Mais, il faut signaler tout de même

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que cette exécution en nature n’est pas toujours possible c’est-à-dire quelle a un domaine
limité.
Aux termes de l’article 261 du DOC, l’obligation de faire se résout en dommages-intérêts en
cas d’inexécution. Dans la mesure du possible, l’exécution des obligations de faire ou de ne
pas faire doit se faire en nature ainsi que les dommages-intérêts ne remplacent pas l’exécution
en nature que dans le cas où celle-ci se heurte à une impossibilité matérielle ou morale.
En ce qui concerne l’obligation de donner, elle est susceptible d’exécution forcée ; par exemple
l’acheteur d’une chose peut contraindre le vendeur à lui livrer cette chose au besoin avec
l’appui de la force publique.

Paragraphe 3 : L’exécution par équivalent


Si le créancier n’obtient pas l’exécution en nature de la prestation qui lui a été promise par le
contrat, il doit se contenter d’une exécution par équivalent sous forme de dommages intérêts
à la suite d’une action en responsabilité contractuelle. C’est pourquoi il conviendrait de se
pencher sur la théorie de la responsabilité contractuelle.

Section 2 : L’engagement de la responsabilité contractuelle


En matière contractuelle, les engagements entre les parties sont réciproques, cela signifie que
lorsque l’une des parties n’exécute pas ses engagements, la partie lésée peut engager la
responsabilité contractuelle de son cocontractant (paragraphe1) sauf dans certain cas où cette
responsabilité pourra être exonérée par des causes prévues par le dahir des obligations et
contrats (paragraphe2).

Paragraphe1 : Les conditions de la mise en œuvre de la responsabilité


contractuelle
La responsabilité civile est l'obligation qui peut incomber à une autre personne de réparer le
dommage causé à autrui, par son fait, ou par le fait d'une personne ou des choses dépendant
d'elle. Elle est contractuelle lorsque le dommage résulte d’une mauvaise exécution ou
d'inexécution totale ou partielle des obligations nées d'un contrat ; et elle est délictuelle,
lorsqu'elle n'est régie par aucun contrat.

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La responsabilité contractuelle comme la responsabilité délictuelle obéit aux mêmes
conditions. Dans les deux cas, il faut une faute (A), un dommage ou préjudice (B), un lien de
causalité (C).

A- La faute fait générateur de la responsabilité :


1. La nécessité de la faute

Le fait générateur désigne la faute contractuelle qui signifie une attitude d'une personne qui
par négligence, imprudence ou malveillance ne respecte pas ses engagements contractuels.
Cette inobservation d'une ou plusieurs obligations engage la responsabilité contractuelle de
son auteur. Il faut donc se rattacher à la démonstration de la faute pour indemniser la victime.
On distingue notamment entre :

 Une faute dolosive : qui est commise avec l’intention de nuire à autrui.
 Une faute lourde : caractérisée par un comportement d’une extrême gravité
dénotant l’inaptitude du débiteur de l’obligation à l’accomplissement de la
mission contractuelle qu’il avait accepté.
 Une faute ordinaire : qui consiste à des fautes d’imprudence ou de négligence.

Suite à ce qui a été déjà mentionné, la faute résulte notamment de :


 L’inexécution des obligations : qui signifient le refus d’exécuter les dispositions
du contrat
 La mauvaise exécution des obligations : Dans ce cadre il convient de distinguer
entre :
 Exécution partielle : signifie que la partie engagée n’exécute qu’une
partie de ses obligations et refuse d’accomplir l’exécution.
 Exécution tardive : signifie que le contrat a été bien exécuté mais
pourtant le débiteur n’a pas respecté les délais d’exécution prévue lors
de la conclusion du contrat entre les parties.
 Exécution défectueuse : qui signifie que le contrat s’exécute mais ne
répond pas aux exigences du créancier à savoir que cette exécution
n’est pas conforme à la description et aux dispositions du contrat.

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Il convient de signaler tout de même que le DOC ne fait pas allusion à la faute. Toutefois,
l’article 268 du DOC dispose qu’il n’y a lieu à aucun dommages-intérêts lorsque le débiteur
justifie que l’inexécution ou le retard proviennent d’une cause qui ne peut lui être imputée
telle que la force majeure, le cas fortuit ou la demeure du créancier. On peut déduire que
l’inexécution de ce qui a été promis constitue une faute.
2. La gravité de la faute

La gravite de la faute est sans aucun lien avec l’importance de la réparation du dommage.
Une faute même légère peut obliger son auteur a de lourdes réparations. Inversement, une
faute lourde et même intentionnelle peut n’entrainer aucun dommage et n’oblige en
conséquence son auteur à aucune réparation.
Ainsi, l’indemnisation de la victime nécessite la démonstration de la faute, cette
démonstration se fait suite à ce qu’il s’agit d’une :
 Obligation de résultat : qui consiste pour le débiteur à fournir un résultat précis
cela signifie que le fait de n’avoir pas obtenu le résultat promis constitue une
inexécution.
 Obligation de moyen : qui est qualifiée comme une obligation de prudence ou
de diligence, dans cette obligation le débiteur promet au créancier de mettre
en œuvre tous les moyens nécessaires afin que l’objectif visé soit atteint.
B- L’existence d’un dommage ou préjudice :

L’existence d’un dommage est une condition essentielle, sans laquelle il ne y’a pas de
responsabilité contractuelle en appliquant l’adage « pas d’intérêt, pas d’action ». Pourtant le
DOC définit le dommage dans son article 264 qui dispose que : « Les dommages sont la perte
effective que le créancier a éprouvée et le gain dont il a été privé, et qui sont la conséquence
directe de l'inexécution de l’obligation ».
Alors, l’inexécution ou l’exécution tardive, incomplète ou défectueuse de l’obligation
contractuelle n’est source de responsabilité que si le créancier a subi un dommage.
La nature du dommage réparable :
Comme en matière délictuelle, le préjudice peut être matériel ou moral.
Le dommage matériel : il s’agit d’un dommage patrimonial ou pécuniaire. Il peut résulter de
la perte éprouvée ou du gain manque (article 264 du DOC).
 La perte éprouvée : entraîne un appauvrissement pour le créancier.

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 Le gain manqué : ici, il n’y a pas un appauvrissement mais la victime a raté un
enrichissement qu’elle aurait dû réalisé si le contrat a été correctement exécuté.

Le dommage moral : C’est celui qui résulte de l’atteinte à un droit extrapatrimonial. Il existe
des variétés très différents de dommage moral.

 Le dommage peut porter atteinte à l’intégrité corporelle.


 Il peut aussi priver la victime des joies de la vie. C’est le préjudice d’agrément.
 Enfin, le préjudice peut être esthétique.

Pour être réparable, le dommage doit être certain, prévisible et personnel. A ces caractères,
il faut ajouter également l'exigence d'un intérêt légitime.

C- Le lien de causalité :

Pour que la responsabilité du débiteur puisse être mise en cause, il faut un lien direct entre
l’inexécution de l'obligation et le dommage.
Tout apparait clair et compréhensible dans le cadre du traitement de l’existence du lien de
causalité, mais le problème se pose notamment dans le cadre de causalité plurale qui signifie
la coexistence de plusieurs causes, la doctrine propose dans ce cas deux théories à savoir :
d’une part, celle relative à l’équivalence des conditions selon laquelle c’est-à-dire que pour le
fait imputé au prétendu responsable soit considéré comme causal, il faut qu’il ait été l’une des
conditions nécessaires pour le dommage ; et d’autre part, la théorie de la causalité adéquate
selon laquelle pour que le débiteur soit responsable, il faut que l’inexécution de l’obligation
soit la cause générique du dommage, donc la réparation doit contenir seulement les
conséquences directes de l’inexécution de son obligation.
La causalité plurale peut mettre en cause la responsabilité de plusieurs débiteurs, dans ce cas
il y aura notamment un partage de responsabilités. La victime dispose donc de l’action en
justice contre les différents débiteurs.

Paragraphe 2 : Les causes d’exonération de la responsabilité


Dans certains cas, l’exécution du contrat est impossible. Le débiteur n’est pas tenu de réparer
le préjudice qui en résulte pour le créancier. Selon l’article 268 du DOC, les causes
d’exonération sont la force majeure (A), et la demeure du créancier (B).

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A- La force majeure

La force majeure présente trois caractères : l’irrésistibilité, l’imprévisibilité et l’extériorité.


 L’irrésistibilité : la force majeure doit être irrésistible, c’est-à-dire que le débiteur n’a
pas été en mesure de l’écarter.
 L’imprévisibilité : un évènement est imprévisible lorsqu’au moment de la conclusion
du contrat, il n’y avait aucune chance pour qu’il puisse provenir.
 L’extériorité : l’inexécution doit avoir sa cause dans l’arrivée d’un évènement extérieur
aux parties. La preuve de la force majeure incombe au débiteur qui s’en prévaut pour
s’exonérer de son obligation.

B- La demeure du créancier

Lorsque l’évènement qui a empêché l’exécution du contrat réside dans le comportement du


créancier, la responsabilité du débiteur ne peut être engagée.
Le créancier ne peut invoquer l’inexécution pour demander une réparation a son débiteur. Ici,
c’est le créancier qui refuse l’offre d’exécuter faite par le débiteur. En revanche, le créancier
ne peut se plaindre si c’est par son propre fait que le contrat n’est pas exécuté et si le fait du
créancier constitue la cause exclusive du dommage, il y aura exonération totale du débiteur
même si le fait du créancier n’est pas fautif. Mais, si au fait du créancier s’ajoute une faute du
débiteur, il n’y aura alors qu’une exonération partielle.

Chapitre 2 : La prévention des différends dans les contrats d'affaires


La prévention des litiges vise les outils et les moyens à la disposition des entreprises visant à
minimiser des risques juridiques.
Devant ce phénomène et afin d'assurer la stabilité des relations contractuelles les praticiens
ont élaboré́ des techniques juridiques de plus en plus sophistiquées, permettant d'adapter le
contrat aux circonstances nouvelles, notamment l’information et l’investigation préalable ainsi
que l’insertion des clauses essentielles dans les contrats d’affaires.
A- L’information
Afin d'éviter toute confusion ou incompréhension entre les partenaires en affaires, une
information est cruciale en matière des contrats. Celle-ci permet, entre autres, de résoudre les

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désaccords en évitant les écarts entre les contractants, comme elle participe à la prévention
du contentieux entre eux.
B- L’investigation préalable
L’investigation consiste en une enquête minutieuse et continue sur les partenaires potentiels
de l’entreprise. Elle permet, ainsi, de cibler le contractant, d’écarter ceux qui présenteraient
un risque de contentieux ou du moins de conclure avec eux avec plus de précautions
juridiques. Toutefois, L’investigation est freinée si les informations pertinentes sont couvertes
par des clauses de confidentialité.

Paragraphe 2 : Les clauses contractuelles


Lors de la rédaction du contrat, il est possible de prévoir différentes clauses types, dont on
peut citer :
- Les clauses d’identification des parties
- Clauses de prix et conditions de paiement
- Clause de pénalité
- Clause attributive de compétence
- Clause compromissoire
- Clause de non-concurrence et de non-sollicitation
- Clauses résolutoires

Section 2 : Veille et audit juridiques


Il existe également d’autres moyens visant à diminuer les risques juridiques et prévenir les
litiges, tels que la veille juridique (Paragraphe 1), et l’audit légal (Paragraphe 2).

Paragraphe 1 : La veille juridique


La veille juridique consiste en une veille législative, réglementaire et jurisprudentielle. C’est
une étape très avancé dans la prévention du contentieux, qui a pour but de traiter les
informations récoltées en fonction de leur pertinence, afin de diffuser le contenu de cette
veille.
Elle obéit à 3 étapes :
-La constitution de la base de données

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- Le traitement de la base de données
- L’exploitation efficiente des bases de données

Paragraphe 2 : L’audit contractuel


Quant à l’audit juridique qui est souvent réalisé par un commissaire aux comptes, c’est un
processus d'évaluation d'un contrat avant qu'il ne soit signé par les parties, appelé également,
pre-signature contract auditing. Ce type d'examen est utilisé pour identifier les problèmes ou
les risques potentiels pouvant découler du contrat et pour garantir que toutes les parties
comprennent et respectent les termes du contrat, avant de signer des obligations
contractuelles.

Partie II : La résolution judiciaire et extrajudiciaire des litiges relatifs


aux contrats d’affaires
La résolution judiciaire des litiges liés aux contrats d’affaires implique une procédure où les
parties en conflit soumettent leur différend à un tribunal. Bien que souvent longue et
coûteuse, cette démarche aboutit à une décision juridiquement contraignante.
La résolution extrajudiciaire des litiges liés aux contrats d’affaires offre aux parties une
méthode de règlement en dehors des tribunaux. Comparée à la résolution judiciaire, cette
procédure est généralement plus rapide, moins coûteuse et favorise le consensus. C'est
pourquoi de nombreux acteurs économiques privilégient initialement des modes alternatifs
tels que la médiation, l’arbitrage et l’expertise pour résoudre leurs conflits. A cet égard il parait
judicieux de mettre en exergue les deux modes de règlement des différends, à savoir et le
mode judiciaire de règlement des litiges (Chapitre I) et le mode extrajudiciaire de règlement
des litiges (Chapitre II).

Chapitre 1 : Procédure judiciaire classique


La procédure judiciaire pour le règlement des litiges commerciaux et civils constitue un
mécanisme essentiel au maintien de l'ordre juridique et de la justice dans le contexte des
affaires, réglementée au Maroc par la loi n° 53-95 instituant des juridictions de commerce. La
complexité des relations commerciales et civiles, marquée par des divergences
d'interprétation, des désaccords contractuels et des litiges liés aux droits et obligations des

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parties, justifie la nécessité d'un cadre formel pour résoudre ces différends. La procédure
judiciaire offre une plateforme où les parties en conflit peuvent présenter leurs arguments,
fournir des preuves et permettre au tribunal de rendre une décision impartiale.
Malgré son rôle crucial dans le maintien de l'ordre juridique et la protection des droits, la
procédure judiciaire fait face à divers défis, limites et complexités (Section 1), nécessitant des
recommandations pour surmonter ces obstacles (Section 2).

Section 1 : Enjeux et limites des mécanismes judiciaires pour


règlement des contentieux des affaires.
Les mécanismes judiciaires de règlement contentieux des affaires au Maroc sont confrontés à
plusieurs enjeux (Paragraphe 1) et limites (Paragraphe 2) qui visent à établir un État de droit
pour les affaires, à assurer la stabilité, la confiance nécessaire au développement, et à sécuriser
les investisseurs étrangers. Des réformes juridiques ont été entreprises, et des mécanismes
informels et des institutions internationales de développement ont été mis en place pour
améliorer le climat des affaires et la résolution des litiges commerciaux au Maroc.

Paragraphe 1 : Les enjeux des mécanismes judiciaires


Les mécanismes judiciaires de règlement des litiges commerciaux au Maroc font face à divers
enjeux. La complexité procédurale, caractérisée par des règles complexes en droit des affaires,
peut entraver l'accès à la justice, surtout pour les petites entreprises. La durée prolongée des
procédures, due à la multiplicité des instances et des voies de recours, peut impacter la
stabilité financière des parties et générer une incertitude préjudiciable. Les coûts élevés liés
aux litiges, notamment les honoraires d'avocats et les frais judiciaires, peuvent créer des
inégalités d'accès à la justice, affectant particulièrement les petites entreprises. De plus, la
publicité des audiences judiciaires expose les parties à une visibilité potentiellement nuisible,
compromettant la confidentialité des informations commerciales sensibles.

Paragraphe 2 : Les limites des mécanismes judiciaires


Les procédures judiciaires de règlement des litiges commerciaux au Maroc présentent
plusieurs limites. La rigidité des procédures, marquée par des règles strictes offrant peu de
flexibilité, peut ne pas répondre efficacement à la diversité des litiges en droit des affaires. Les

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décisions des tribunaux étant susceptibles d'appel, la durée des litiges peut être prolongée,
décourageant ainsi les parties de rechercher une résolution rapide par le biais du système
judiciaire. En raison de la complexité des affaires commerciales, les juges peuvent manquer de
l'expertise nécessaire pour prendre des décisions informées, conduisant potentiellement à des
jugements inappropriés ou mal compris. De plus, la faible flexibilité dans les options de
réparation offertes par les tribunaux peut ne pas suffire à répondre aux besoins spécifiques
des parties, soulignant ainsi que des solutions alternatives, comme la médiation, pourraient
offrir une plus grande flexibilité dans la recherche de solutions.

Section 2 : Recommandations pour un règlement efficace


Pour renforcer l'efficacité des mécanismes de règlement judiciaire, il est possible de mettre en
œuvre plusieurs recommandations : par exemple l’amélioration de l'efficacité des Procédures
Judiciaires (Paragraphe 1) et Renforcement de la spécialisation des juridictions en droit des
affaires (Paragraphe 2) ce qui contribuerait à améliorer l'efficacité des procédures judiciaires
et à favoriser un environnement des affaires plus attractif au Maroc.

Paragraphe 1 : Amélioration de l'efficacité des procédures judiciaires


L'amélioration de l'efficacité des procédures judiciaires pour le règlement des litiges
commerciaux au Maroc est une priorité gouvernementale. Des mesures significatives ont été
entreprises récemment, comprenant la simplification des règles de procédure en droit des
affaires par la loi n° 77-11, qui a également instauré des mécanismes de consultation avec les
parties prenantes pour recueillir des commentaires et suggestions. La gestion des délais est
renforcée par l'introduction de mécanismes visant à garantir le traitement rapide et efficace
des affaires commerciales, notamment l'encouragement des audiences préliminaires. La
formation spécialisée des juges en droit des affaires est promue à travers des programmes de
formation continue, favorisant les échanges de connaissances entre juges expérimentés et
nouveaux magistrats. La loi n° 77-11 a également renforcé l'indépendance des juges en créant
un conseil de la magistrature dédié à cette mission. Enfin, l'adoption des nouvelles
technologies, telles que la visioconférence et l'e-justice, est encouragée pour réduire les délais
de jugement et améliorer l'accessibilité à la justice.

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Paragraphe 2 : Renforcement de la spécialisation des juridictions en droit des
affaires
La spécialisation des juridictions en droit des affaires constitue un élément crucial pour
améliorer l'efficacité du règlement des litiges commerciaux. Les juges spécialisés, dotés d'une
expertise approfondie en droit des affaires, sont en mesure de traiter les litiges de manière
plus rapide et efficace. Au Maroc, bien que les tribunaux de commerce soient spécialisés dans
les litiges commerciaux, leur nombre et leurs ressources humaines sont actuellement
insuffisants, entraînant des délais de jugement prolongés et des difficultés d'accès à une justice
de qualité pour les entreprises.

Pour renforcer la spécialisation des juridictions en droit des affaires au Maroc, plusieurs
mesures peuvent être mises en œuvre, notamment :
• L'augmentation du nombre de tribunaux de commerce pour réduire la charge de travail
existante.
• Le renforcement des effectifs pour assurer une meilleure qualité des décisions.
• La promotion de la formation continue des juges en droit des affaires pour les maintenir
informés des évolutions juridiques.
Ces mesures contribueraient à améliorer l'efficacité du règlement des litiges commerciaux au
Maroc, favorisant ainsi un environnement des affaires plus attractif.

De plus, la spécialisation des juridictions en droit des affaires apporte des avantages concrets :
• Les juges spécialisés peuvent identifier plus rapidement les points juridiques pertinents
d'un litige. Cela permet de réduire les délais de jugement.
• Les juges spécialisés peuvent mieux comprendre les enjeux économiques d'un litige. Cela
permet de rendre des décisions plus justes et plus équitables.
• Les juges spécialisés peuvent développer des solutions innovantes pour résoudre les litiges.
Cela permet de répondre aux besoins spécifiques des entreprises.
Pour conclure Le recours au juge est toujours possible pour celui qui s'estime lésé, mais la voie
judiciaire suscite des réticences : trop longue, trop chère, trop incertaine, trop ostensible. Les
critiques sont nombreuses …

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C'est la raison pour laquelle les parties au contrat préfèrent tout d'abord de régler leurs conflits
par d’autres modes alternatifs de règlement des conflits.

Chapitre 2 : Le recours aux modes alternatifs de règlement de conflit


(MARC)
Section 1 : L’arbitrage et la médiation
Le choix du mode de règlement des litiges dépend de plusieurs facteurs, notamment de la
nature du litige, de la volonté des parties et des délais. Dans ce sillage, les parties choisissent
de recourir à l'arbitrage (Chapitre 1) ou encore si elles sont encouragées à trouver un accord
rapidement en choisissant la médiation (Chapitre 2).

Paragraphe 1 : L’arbitrage
L'arbitrage commercial peut être défini comme étant un processus alternatif de règlement de
litige, par lequel les parties à un tel différent, acceptent d'en confier la solution à une ou
plusieurs personnes privées nommées "arbitres" choisis par elles plutôt que de s'adresser aux
juges étatiques. En principe toute personne a le droit de recourir à l'arbitrage, sauf si elle est
déclarée incapable de contracter par la loi. En effet, l'arbitrage commercial tire sa légitimité de
la volonté commune des parties qui est exprimée à travers une convention d'arbitrage c'est-à-
dire que le consentement des parties contractantes est la base et la cause d'une procédure
d’arbitrage commercial.
Autrement dit c'est la volonté mutuelle des contractants qui a le pouvoir d'investir l'arbitre de
son pouvoir juridictionnel.
A- La clause compromissoire :
C'est une notion juridique qui revient à une disposition d'un contrat qui oblige les
parties à soumettre tout différents découlant du contrat, à l'arbitrage mieux d'aller devant les
tribunaux. La clause décrit les conditions de processus d'arbitrage, tels que la sélection du
ou des arbitres, les règles et procédures qui s'appliqueront ainsi le lieu d'arbitrage.
En général, la clause compromissoire précise les détails du recours à l'arbitrage et les
modalités de la mise en œuvre, pour éviter qu'en cas de litige une partie récalcitrante cherche
à profiter des insuffisants ou des ambiguïtés pour en échapper ou le retarder donc elle jouit
d'une force obligatoire.

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B- Le compromis d’arbitrage:
Le compromis peut être défini comme étant l'accord mutuel des volontés des deux parties à
un litige déjà né, on rapporte d'un contrat commercial, dont l'une des clauses substantielles a
été transgressée d'une certaine manière.
C'est un accord alors contractuel entre les parties impliquées dans un différend, dans
lequel il convient de soumettre ce dernier à un arbitre au lieu qu’un tribunal judiciaire. Le
compromis d'arbitrage établit les règles dans l'arbitrage et les pouvoirs de l'arbitre, ainsi que
les procédures que les parties doivent suivre pour soumettre leur litige à l'arbitrage.

C- L’arbitre:
L'arbitre est considéré par la loi comme un juge qui est autorisé à juger, la mission de l'arbitre
comporte l'examen de deux prétentions opposées et il peut statuer sur sa propre investiture.
C'est-à-dire que sa mission a un caractère juridictionnel en plus que la sentence arbitrale a
l'autorité de la chose jugée.
À ce titre l'arbitre est obligé d'atteindre plusieurs obligations ; tout d’abord, l’arbitre
a une obligation de révélation de tous éléments qui pourraient toucher son impartialité et son
indépendance, les manquements et les exigences peuvent être sanctionnés par la récusation
de l'arbitre en cause, refus d'exécution ou annulation de la sentence. Ensuite, l'impartialité et
l'équité à l’égard des parties, rendre la sentence dans le délai contractuellement ou légalement
défini.

D- Les avantages et limites de l’arbitrage


-Les avantages de l'arbitrage
La flexibilité et la neutralité: réside dans le fait que les parties au litige ont un large contrôle
sur le déroulement de la procédure. Elles peuvent choisir la loi applicable, la composition du
tribunal arbitral, la langue de la procédure, etc. Cela permet aux parties d'adapter la procédure
à leurs besoins spécifiques.
La confidentialité : L’un des avantages majeurs de recourir à l’arbitrage comme mode alternatif
de résolution des conflits est la confidentialité de la procédure. Elle conserve ainsi le caractère
privé du litige, contrairement aux juridictions étatiques dont le principe fondamental est le
caractère public des audiences

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Le faible coût : La procédure d’arbitrage est moins coûteuse, elle est économique en partant
du principe (le temps c’est de l’argent), l’arbitrage permet à la société de se concentrer sur
son activité en résolvant les plus rapidement possible tout litige.

-Les limites de l'arbitrage


Bien que l'arbitrage commercial offre de nombreux avantages, il présente également des
limites importantes. Voici quelques-unes des principales limites :
Absence de précédent: Contrairement aux jugements des tribunaux, les sentences arbitrales
ne constituent pas des précédents juridiques contraignants. Cela signifie que chaque litige doit
être résolu individuellement sans bénéficier des orientations fournies par les décisions
antérieures.
Risque de partialité: Bien que les arbitres soient censés être impartiaux, il existe toujours un
risque de partialité, en particulier si l'arbitre est nommé par l'une des parties. Cela peut
compromettre l'intégrité du processus d'arbitrage et conduire à des décisions injustes.

Paragraphe 2 : La médiation
La médiation est un mode de règlement alternatif des conflits (MARC) qui consiste à confier à
un tiers neutre, le médiateur, la mission de faciliter la communication et la négociation entre
les parties en conflit afin qu'elles trouvent une solution qui leur soit acceptable.
En effet, la médiation permet aux parties de trouver elles-mêmes une solution qui répond à
leurs besoins et à leurs intérêts. Elle permet également de préserver la relation entre les
parties, ce qui est souvent impossible en cas de procès.
A- Le rôle du médiateur
Le médiateur est un tiers neutre et impartial qui a pour mission de faciliter la communication
et la négociation entre les parties en conflit. Il n'a pas le pouvoir de trancher le différend, mais
il peut aider les parties à trouver une solution qui leur soit acceptable.

B- Avantages et limites de la médiation


-Avantages de la médiation :
Efficacité : La médiation est généralement plus rapide que la justice traditionnelle. En effet, le
processus de médiation est plus souple et les parties sont libres de négocier à leur rythme.

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Coût : Elle est généralement moins coûteuse que la justice traditionnelle. En effet, les frais de
médiation sont généralement moins élevés que les frais de justice.
Pérennité : La médiation est généralement plus pérenne que la justice traditionnelle. En effet,
les parties sont libres de trouver une solution qui réponde à leurs besoins et à leurs intérêts,
ce qui permet de prévenir les conflits futurs.

-Limites de la médiation
La première limite de la médiation est celle du « bon vouloir » des parties pour trouver un
arrangement, juste et honorable. Si une des parties ne désire pas « participer », alors la
médiation est vouée à l’échec puisque celle-ci se base sur une volonté commune et libre.
L’accord doit bien sûr respecter la loi.
La suspension de la prescription: La proposition de tenter une médiation formulée par courrier
recommandé, suspend le cours de la prescription de l’action pendant un mois.
La mise en demeure: Cette proposition de médiation envoyée par lettre recommandée est
assimilée à une mise en demeure et fait courir les intérêts moratoires.

Section 2: La conciliation et la négociation


L’arbitrage et la médiation sont souvent mis en avant en tant que principaux acteurs parmi les
Modes Alternatifs de Règlement des Différends, Mais il est essentiel de reconnaître la diversité
Des options. Au-delà de l’arbitrage et de la médiation, la conciliation et la négociation
émergent Comme des méthodes influentes, mettant l’accent sur l’engagement direct des
parties en Conflit. L’arbitrage et la médiation reposent souvent sur des tiers impartiaux pour
Faciliter le processus, Alors que la négociation (paragraphe 1) et la conciliation (paragraphe 2)
placent d’avantage la responsabilité entre les mains des parties en conflit, encourageant ainsi
un engagement directe une appropriation du processus de résolution.

Paragraphe 1: La conciliation
La conciliation est un processus de résolution des litiges qui repose sur plusieurs mécanismes
visant à faciliter un accord entre les parties en conflit. Tout d’abord, un tiers neutre et
impartial, appelé conciliateur, est désigné pour faciliter la communication et guider les parties
vers une résolution. Les séances de conciliation commencent généralement par une phase

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d’ouverture, au cours de laquelle le conciliateur énonce les règles du processus et rappelle les
principes de neutralité. Ensuite, les parties ont l’opportunité d’exposer leurs préoccupations
et points de vue. Le conciliateur encourage un dialogue ouvert en utilisant des techniques de
communication efficaces. Si un accord est atteint, il est généralement formalisé par écrit.

La flexibilité et la personnalisation du processus de conciliation en font un moyen efficace de


résoudre les litiges de manière collaborative. La conciliation se déclinant en 2 types, elle peut
être l’œuvre du juge: conciliation judiciaire retenue ou d’un conciliateur de justice: conciliation
conventionnelle. L’article 21 du Code de procédure civile française, partie intégrante des
principes directeurs du procès, dispose pourtant qu’il « entre dans la mission du juge de
concilier les parties ». D’autres dispositions viennent préciser qu’il appartient au juge de tenter
de concilier au lieu et au moment qu’il estime favorables et selon les modalités qu’il fixe.

En dehors de l’hypothèse de la conciliation judiciaire « retenue », le juge peut déléguer sa


mission de conciliation en vertu d’une disposition particulière devant le tribunal de commerce
à un conciliateur de justice. Ce dernier est à l’image du médiateur, un tiers qui sera chargé de
concilier les parties mais dont le statut diffère fortement. Les conciliateurs sont nommés après
examen de leur candidature par les premiers présidents de cour d’appel pour une durée d’un
an, puis renouvelable pour une durée 3 ans 6. Ils disposent d’une certaine autorité morale et
cherchent donc à trouver une solution au différend sans forcément travailler sur la relation
entre les parties ou leurs intérêts.

Paragraphe 2: La négociation
La négociation est un processus interactif au cours duquel des parties en conflit tentent de
parvenir à un accord mutuellement acceptable. Ce mécanisme de résolution des différends
repose sur la communication, la collaboration et la recherche de compromis. En général, la
négociation implique deux parties ou plus, chacune poursuivant ses propres intérêts, et le but
est d’aboutir à un consensus qui satisfasse les besoins et les préoccupations de toutes les
parties. Les négociations peuvent se dérouler dans divers contextes, qu’il s’agisse de
négociations commerciales, diplomatiques, familiales ou juridiques. Ainsi, il est alors possible
de négocier de façon structurée avec l’assistance d’avocats ou d’un tiers (la médiation).

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A- Négocier avec l’assistance de son avocat
L’avocat se voit désormais adjoindre un rôle de négociateur au travers négociations assistées
par avocats : le droit collaboratif (a) et la convention de procédure participative (b). Le premier
fait de l’avocat un pur négociateur, quand la seconde l’appréhende comme un négociateur
demeurant un potentiel plaideur.

1- Le droit collaboratif
Le droit collaboratif est une négociation dans laquelle les parties et leurs avocats s’engagent
par un contrat à tout mettre en œuvre pour rechercher un règlement amiable du différend. Ce
dernier oblige à négocier de bonne foi et en toute transparence, préalablement à la saisine du
juge, et prohibe tout recours à ce dernier durant les négociations. Ces dernières sont
intégralement confidentielles, et les avocats doivent se désister de l’affaire si elles échouent.

2- La procédure participative
Elle est définie par l’article 2062 du Code civil français comme « une convention par laquelle
les parties à un différend s’engagent à œuvrer conjointement et de bonne foi à la résolution
amiable de leur différend ou à la mise en état de leur litige », elle est conclue pour une durée
limitée et se déroule avec l’assistance obligatoire d’un avocat, elle permet d’organiser une
négociation de bonne foi par l’échange ou la création d’informations (il est notamment prévu
une procédure d’expertise privée) et l’impossibilité de saisir le juge tant que les négociations
sont en cours. A la différence du droit collaboratif, rien n’est toutefois indiqué en termes
d’obligation de formation des avocats ou d’obligation de désistement. Les négociations ne sont
pas, en principe, confidentielles et sont moins éloignées d’une suite contentieuse, puisqu’en
cas d’échec, les parties pourront saisir prioritairement le juge.

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Conclusion
En guise de conclusion, l’examen approfondi des contentieux dans le contexte des contrats
d'affaires souligne la nécessité cruciale d’une gestion proactive et éclairée de ces relations
contractuelles. Le premier volet de notre analyse a scruté les causes sous-jacentes des litiges,
mettant en évidence le non-respect des engagements contractuels et la violation des clauses
contractuelles comme sources fréquentes de désaccords. Dans cette perspective, l’importance
des techniques contractuelles pour limiter les risques et des audits précontractuelles pour
anticiper les potentielles zones de friction a été soulignée. Quant à la résolution des litiges
associés aux contrats d’affaires, la seconde partie de notre étude a examiné tant les recours
judiciaires traditionnels, avec un accent sur la sélection de la juridiction compétente, que les
modes alternatifs de règlement des conflits (MARC). L’arbitrage et la médiation, tout comme
la conciliation et la négociation, ont été étudiés en détail, révélant leur capacité à fournir des
solutions flexibles et adaptées aux spécificités de chaque litige.

En synthèse, il apparaît clairement que la gestion efficace des litiges dans le domaine des
contrats d’affaires requiert une approche équilibrée, alliant prévention et résolution
judicieuse. Le choix entre les recours judiciaires traditionnels et les MARC doit être
soigneusement considéré en fonction de la nature du litige et des objectifs des parties
concernées. En adoptant une perspective stratégique et en intégrant des mécanismes
préventifs, les entreprises peuvent non seulement minimiser les risques de contentieux mais
également cultiver des relations d'affaires stables et fructueuses. Ainsi, une compréhension
approfondie des dynamiques contractuelles et des options de résolution des litiges se révèle
essentielle pour les acteurs évoluant dans le monde des affaires.

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