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Une fois le monde créé, les dieux décidèrent de nommer Rê premier roi d’Égypte.

Il était
idéalement placé pour surveiller la terre pendant son périple quotidien à travers le ciel.

En tant que roi, Rê était extrêmement puissant. Doté de pouvoirs magique, il pouvait se
métamorphoser à volonté pour surveiller le peuple égyptien et les autres dieux. Chaque fois qu’il
changeait d’apparence, il prenait également un nouveau nom. Quand il n’était pas Rê, le dieu à tête
de faucon qui menait sa barque à travers le ciel, il devenait khépri, un scarabée géant dont la
carapace sombre luisait sous la lumière du soleil.

Mais Rê avait aussi un nom secret qu’il ne révélait à personne, pas même à un dieu.

C’était le vrai nom de Rê. Connaître le nom d’un dieu revenait à le contrôler ; c’est pourquoi Rê
cachait soigneusement le sien et se faisait appeler Rê par les autres dieux. Comme lui, tous les dieux
avaient un vrai nom, et tous le gardaient secret afin de protéger leur pouvoir. La déesse Isis, fille de
geb et nout, était la plus sage des divinités après thot, et s’enorgueillissait de tout savoir sur
l’univers. Le vrai nom de Rê, toute fois, le seul secret qu’elle n’a jamais pu percer.

Isis était déterminée à découvrir le vrai nom de Rê.

Au fil des ans, la bouche de Rê pendait un peut, et il arrivait qu’il bave sur le sol. Un soir, Isis attendit
que Rê passe dans sa barque et ramassa furtivement la salive qu’il avait laissé derrière lui. La déesse,
qui était également magicienne, utilisa ses pouvoirs pour transformer la salive en un serpent
venimeux, et le laissa au milieu de la route que Rê empruntait tous les jours. Quand, plus tard, Rê
passa avec des amis devant le serpent, il ne le vit pas s’élancer vers lui. Le serpent enfonça ses crocs
dans la chair de Rê, qui hurla de douleur.

« J’ai été mordu ! » Cria-t-il en se tournant vers ses compagnons.

Tout le corps de Rê se mit à trembler tandis que le venin se répandait dans ses veines. « Faites venir
le reste des dieux, car sûrement l’u d’entre eux pourra me guérir de ce venin » ? ordonna-t-il, et ses
amis partir aussitôt chercher de l’aide. Rê retourna chez lui tant bien que mal et attendit que sa
famille arrive. A l’annonce de la nouvelle, les dieux accoururent aussitôt, choqués de voir le puissant
dieu malade. La seule à ne pas être surprise, bien sûr, fut Isis, qui resta à côté d’eux en feignant
l’étonnement.
« Que t’est-il arrivé, noble dieu ? » demanda-t-elle.
« J’était sorti me promener et je n’ai pas vu qu’un serpent se tenait sur la route, expliqua Rê. Il m’a
mordu à la jambe et m’a empoisonné. À présent, tout mon corps est à la fois glacé et brulant. Avec
tes pouvoirs de magicienne, Isis, ne peux-tu pas faire quelque chose pour me guérir ? »
Isis fit semblant de réfléchir avant de répondre.
« Si tu prononçais ton vrai nom à voix haute, en me prenant pour témoin, peut-être pourrais-tu
recouvrer tes forces, car un vrai nom renferme la vie même. »

Pour la première fois, Rê se méfia. Il savait quel pouvoir recelait un vrai nom.

Ne voulant pas révéler son nom imprudent, il répondit :


« Je m’appelle Rê, celui qui fait traverser le soleil dans le ciel chaque jour. Mais certains m’appellent
Khépri quand je prends la forme d’un scarabée géant. »
Isis serra les dents, consciente que ce n’était pas les noms qu’elle cherchait. « Aucun de ces deux
noms n’est ton vrai nom », répondit-elle en croisant les bras.
Rê était acculé. Le venin continuait à circuler dans son corps et, ruse ou non, il n’avait pas d’autre
choix que de révéler son nom. Alors il se pencha vers Isis et lui murmura son vrai nom à l’oreille.
Un grand sourire éclaira le visage d’Isis lorsqu’elle fut en possession de la dernière chose qu’elle
ignorait. Radieuse, elle leva les bras pour entonner une incantation.
« Venin, tu as entendu le vrai nom de Rê : je t’ordonne de sortir de son corps et de le laisser intact.
Moi, Isis, je décrète que Rê doit vivre. »

À ces mots, le venin quitta le corps de Rê.

En un instant, Rê cessa de trembler et sentit ses forces lui revenir. Il avait été guéri et en fut
reconnaissant à Isis, même s’il continuait à se méfier d’elle.

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