Ac Genocide Sections Exterieures Demande de Suivi Au Rapport S 1996 682 Sur Le Genocide Contre Les Tutsis Du Burundi
Ac Genocide Sections Exterieures Demande de Suivi Au Rapport S 1996 682 Sur Le Genocide Contre Les Tutsis Du Burundi
AC GÉNOCIDE CIRIMOSO
SECTIONS EXTÉRIEURES
Le 22 avril 2024
À New York
TCPI à :
Nous avons l’insigne honneur de nous adresser à votre haute autorité et à travers vous, à la toute la famille
des Nations Unies, afin de demander la fin de l’impunité des actes de génocide perpétrés contre les Tutsis
du Burundi par le parti FRODEBU le 21 octobre 1993 et dans les jours qui ont suivi.
La présente requête émane de la résolution de nombreux et nombreuses rescapé(e)s issu(e)s des familles
endeuillées par cette tragédie, ainsi que d’autres personnes éprises de justice engagées dans la défense des
Droits humains et qui croient en l’imprescriptibilité du génocide. À cet égard, nous tenons à mentionner
que les signataires ne sont que des représentant.e.s.
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ASSOCIATION BURUNDAISE DE LUTTE CONTRE LE GÉNOCIDE
AC GÉNOCIDE CIRIMOSO
SECTIONS EXTÉRIEURES
En ce mois d’avril 2024 où la Nation rwandaise, appuyée par la communauté internationale, observe
depuis la date du 7, les 30 ans passés depuis la tragédie du génocide perpétré contre les Tutsis du Rwanda
qui a emporté plus de 1.000.000 de victimes essentiellement d’ethnie tutsi, il est judicieux de rappeler que
l’Organisation des Nations Unies a reconnu que moins de 6 mois avant cette tragédie, soit en octobre
1993, les Tutsis du Burundi subissaient déjà le même sort. La Commission d’Enquête Internationale mise
sur pieds à cet effet par l’ONU et composée des juristes Edilbert RAZAFINDRALAMBO (Madagascar),
Président Abdelali EL MOUMNI (Maroc) Mehmet GÜNEY (Turquie) Luis HERRERA MARCANO
(Venezuela) Michel MAURICE (Canada), a conclu que les “actes de génocide ont été commis contre les
Tutsi du Burundi le 21 octobre 1993 et dans les jours qui ont suivi, et que c’est l’organisation FRODEBU,
au pouvoir à l’époque des faits, qui en est l’auteur (Rapport S/1996/682, paragraphe 483).
Cependant, même si le rapport ci haut référencié a recommandé que les compétences internationales
s’exercent (Rapport S/1996/682, paragraphe 496), l’ONU n’a pas mis sur place un tribunal pénal pour le
Burundi pour juger les auteurs de ces actes de génocide. Au contraire, après la signature des Accords de
Paix à Arusha en 2000, le régime qui en est sorti a installé au pouvoir en août 2005 l’organisation CNDD-
FDD dont un autre Rapport des Nations Unies a établi qu’elle a signé avec les ex-FAR un accord de
coopération par lequel les parties s’engageaient à poursuivre le génocide contre les Tutsis au Burundi et au
Rwanda (S/1998/777, pages 10-24).
D’autre part, même si l’accord de paix précité préconisait un mécanisme mixte, c’est-à-dire, à composition
mi-nationale mi-étrangère, le gouvernement CNDD-FDD lui a préféré une Commission Vérité et
Réconciliation (CVR) dont la majorité des commissaires sont connus pour leur allégeance au pouvoir.
Pour ce faire, les rescapés et leurs familles attendent toujours que justice leur soit faite et de ce fait, restent
dans le deuil.
En conséquence, nous vous demanderions avec insistance de tout mettre en œuvre pour faire justice aux
victimes et rescapés de ces actes de génocide perpétrés contre les Tutsis au Burundi depuis le 21 octobre
1993.
Nous vous serions très reconnaissants de bien vouloir porter la présente lettre à l’attention des membres du
Conseil de Sécurité pour examen ; nous sommes disposés à voyager pour apporter des clarifications si cela
s’avérait nécessaire.
Veuillez agréer, Excellence Monsieur le Secrétaire Général, l’expression de notre très haute considération.
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