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4-Hormones Stéroïdes N.M

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Hormones stéroïdes N.

M
I-Introduction
➢ Hormones stéroïdes est un ensemble d’hormones liposolubles à noyau cholestane, dérivant du cholestérol,
découverts pour la plupart dans les années 30, assurant des rôles divers notamment dans la reproduction, le
métabolisme hydro électrolytique, l’inflammation…
➢ Ce sont : les progestatifs, minéralcorticoïdes, glucocorticoïdes, les œstrogènes et les androgènes
➢ Stéroïdes de l’organisme sont nombreux et comprennent des molécules variées comme :
✓ Cholestérol
✓ Vitamine D
✓ Sels biliaires
✓ Hormones stéroïdes
Stéroïdes : molécules lipidiques possédant une structure chimique de base à 17 C disposés en 4 anneaux, appelée
noyau stérane (Cyclopentanoperhydrophénantréne)

Classe Noyau de base Nombre de C Hormones actives


Ostéogènes Estraine C 18 Œstradiol
Androgènes Androstaine C 19 Testostérone
Progestins Prégnane C 21 Progestérone
Glucocorticoïdes Prégnane C 21 Cortisol
Minéralcorticoïdes Prégnane C21 Aldostérone
Vitamine D (pas une hormone) Cholestaine C 27 1,25 dihydroxycalciférol
Organes Steroidogenes :
1. Corticosurrénale : synthèse de Glucocorticoïdes + Minéralcorticoïdes + Androgènes
2. Gonades :
✓ Ovaires : Progestatives
✓ Testicules : Androgènes
3. Cerveau : Neurostéroides : DHEA : hormone de Jouvence (jeunesse) : assure la forme morale + physique +
sexuelle
4. Placenta : synthèse d’œstrogènes + progestatives
5. Tissu adipeux : en cas d’obésité, source importante de production d’œstrogènes
Tous ces organes possèdent l'équipement enzymatique nécessaire à la synthèse (à partir du cholestérol) de la plupart
des stéroïdes hormonaux. Cependant, selon l’organe considéré, la synthèse de telle ou telle hormone s'effectue
préférentiellement.
Remarque : le placenta est incapable de synthétiser le cholestérol
Système hypothalamo-hypophysaire : par ces Axes, il régule les hormones stéroïdes sauf l’aldostérone
Localisation des récepteurs des hormones stéroïdiennes et thyroïdiennes en absence d’hormones
Récepteurs des hormones stéroïdiennes (NR3) se trouvent dans le cytosol
C’est l’interaction avec l’hormone qui leur permettent d’être transloqués vers le noyau (après démasquage de la
séquence NLS) où ils activeront la transcription de gènes présentant un « HRE » (Hormone Responsive Element)
palindromique
Récepteurs des hormones thyroïdiennes se trouvent dans noyau

Remarque : 1 stéroïde peut être précurseur dans une glande et hormone dans une autre glande :
Progestérone Hormone : dans les ovaires
Précurseur : dans d’autres glandes (ex : chez l’homme)
Androgènes Hormone : dans testicules + corticosurrénale
Précurseur : dans les ovaires
II-Biosynthèse des stéroïdes
Biosynthèse en filiation métabolique (C27 donne C21 qui donne C19, ex : père donne fils…) avec une série
d’hydroxylations (hydroxylases ou mono oxygenases)
Se déroule dans la mitochondrie et se continue dans REL
1ère étape = Cholestérol → Pregnenolone : étape commune à tous les hormones et elle est irréversible, régulable
➢ Pregnenolone = précurseur (intermédiaire) obligatoire
➢ Etape : Pregnenolone → Progestérone : n’est pas obligatoire
➢ Cholestérol précurseur de tous les hormones stéroïdes
➢ Progestérone peut être précurseur ou hormone selon l’organe

➢ 1ère étape est catalysée par l’Enzyme CYP450 scc (CYP11A1) possédant 3 activités enzymatiques :
20 hydroxylase, 22 hydroxylase, et 20-22 desmolase
✓ Localisation tissulaire : cortex surrénalien, thèque interne de l’ovaire, cellule de Leydig des testicules, les
cellules gliales (cerveau)
✓ Localisation cellulaire : membrane mitochondriale interne
Etape limitante (étape 0 : préliminaire) = Transfert du cholestérol vers la mitochondrie
➢ Sans cette étape, il n’y a pas de synthèse : cholestérol est fabriqué dans cytosol et doit être transporté à la
mitochondrie
➢ Nécessite une protéine de transport = StAR : Steroidogenic Acute Regulatory peptide
➢ En cas de mutations → déficit de toutes les hormones stéroïdes
➢ Stimulation de protéine StAR par l’ACTH (surrénale) et LH (gonades) : qui permet le transfert de cholestérol des
gouttelettes lipidiques qui se trouvent dans le cytoplasme vers la mitochondrie où a lieu une partie de la synthèse
des stéroïdes
R ! - Pour fabriquer l’Aldostérone : il existe 1 seule voie : passage obligatoire par Progestérone
- Pour fabriquer Testostérone + Cortisol + Œstradiol : il existe 2 voies : passage par Progestérone ou pas
I-Biosynthèse des stéroïdes surrénaliens
Glandes surrénales :
✓ Partie médullaire (centrale) : synthétise des catécholamines : Adrénaline + Noradrénaline + Dopamine
✓ Partie corticale (périphérique) : synthétise des stéroïdes : Minéralocorticoïdes + Glucocorticoïdes + Androgènes
surrénaliens
ACTH a un effet trophique sur tout le cortex surrénal : ↑ ACTH → ↑ volume des surrénales (hyperplasie)
Histologie du Cortex Surrénalien :
➢ 3 zones histologiquement et fonctionnellement distinctes auxquelles correspondent 3 catégories d'hormones
stéroïdes : minéralocorticoïdes, glucocorticoïdes et les androgènes surrénaliens
➢ Spécialisation tissulaire :
1. Zone glomérulaire : externe située immédiatement sous la capsule et sécrétant l'aldostérone
2. Zone fasciculaire : la plus large sécrétant le cortisol
3. Zone réticulaire : à l'intérieur au contact de la médullosurrénale et sécrétant les androgènes surrénaliens
➢ Il existe donc une spécificité enzymatique à chaque zone aboutissant à la synthèse d’une hormone particulière
➢ Différenciation cellulaire = les enzymes qui s'expriment dans ces cellules orientent les voies de synthèse des
stéroïdes
Zone Enzymes présents Enzymes absents Hormone synthétisée
Glomérulée 18 hydroxylase 17 hydroxylase Aldostérone
21 hydroxylase
11 hydroxylase
Fasciculée 17 hydroxylase 18 hydroxylase Cortisol
21hydroxylase
11 beta-hydroxylase
Réticulée 17 hydroxylase 18 hydroxylase Androgènes
21 hydroxylase
1/Biosynthèse des minéralocorticoïdes (Aldostérone) :

DOC : c’est un précurseur d’hormone

Aldostérone et son précurseur immédiat, la 18 hydroxycorticostérone sont synthétisés exclusivement dans la zone
glomérulaire du cortex surrénalien qui est la seule à disposer d’une aldostérone synthase qui présente 2 activités
enzymatiques (18-hydroxylase et 18-hydroxystéroïde déshydrogénase)
Agonistes et antagonistes de l’aldostérone :
Agoniste : même action que l’aldostérone et peut se fixer sur son récepteur
✓ Stéroïdes naturels : cortisol, Corticostérone et DOC
✓ Non stéroïdes : Réglisse = acide glycyrrhizique
Antagoniste non stéroïdien : action contraire : spironolactone : inhibiteur compétitif de l’aldostérone sur son
récepteur utilisé comme médicament anti-hypertenseur (car l’aldostérone ↑ réabsorption de H2O + Na+ → tension ↑)

11 hydroxylase est inhibée par Metirapone

2 /Biosynthèse du cortisol :
✓ Cortisol principalement (95% de l’activité glucocorticoïde)
✓ Cortisone (5% de l’activité glucocorticoïde)
✓ Desoxycortisol (< 1% de l’activité glucocorticoïde)
3 /Biosynthèse des androgènes surrénaliens (mineurs)
➢ Synthétisés au niveau de la réticulée
➢ Déhydroépiandrostérone (∆5 ou DHEA), le Sulfate de DHEA (S
DHEA), la ∆4 (androstènedione) ont une faible activité
androgénique comparé aux androgènes gonadiques (testiculaires et
ovariens)
➢ 1 partie des androgènes surrénaliens se transforme en testostérone dont la proportion reste très faible par rapport à
la testostérone d'origine testiculaire

Corticosurrénale : synthétise ∆5 sulfate (S-DHEA) + ∆5 (DHEA)


Testicules : synthétise ∆5 + ∆4
Ovaires : thèque interne : synthétise ∆5 // Granulosa et corps jaune : synthétisent ∆4
R!
✓ S-DHEA est une forme de réserve de la DHEA et elle est exclusivement surrénalienne en dehors de toute
grossesse
✓ Origine des androgènes : 2/3 surrénaliens et 1/3 gonadiques (plus actif)
✓ Dans le sang : quantité androgènes surrénaliens > gonadiques, mais Qualité androgène gonadiques > surrénaliens
✓ 4/5 de la DHEA sont secrétées sous forme sulfatée (SDHEA)
✓ DHEA donne S-DHEA et Androstènedione
II-Biosynthèse des gonado-stéroïdes
La femme et l’homme ont les mêmes hormones, mais la quantité est différente
Testostérone converti en :
✓ Œstradiol
✓ Dihydrotestostérone (DHT) : réaction extra gonadique
➢ 5α-réductase est une enzyme qui catalyse la conversion de la testostérone en DHT, retrouvée dans tissus-cibles
des androgènes (prostate, appareil génital, peau et du foie)
➢ Homme : garde testostérone ou le converti en DHT et un peu d’Œstradiol
➢ Femme : converti la majorité de la testostérone en œstradiol
➢ Stéroïdes sexuels = 3 groupes d’hormones : progestatives + androgènes + estrogènes
➢ Androgènes : sont synthétisés par le testicule et/ou l'ovaire et/ou la corticosurrénale
✓ Androgènes mineurs = DHEA, ∆4-androstènedione
✓ Androgènes majeures = testostérone et la 5αDHT
➢ 5αDHT est exclusivement synthétisée à partir de la testostérone, cette conversion est périphérique
➢ DHT est l’androgène le plus actif, elle est responsable de la pilosité
➢ Forme active de la testostérone dépend de sa transformation en dihydrotestostérone (DHT)
➢ Récepteur des androgènes a plus d’affinité pour la DHT que pour la testostérone
➢ Dans le muscle, c’est néanmoins la testostérone qui serait l’hormone active car la DHT est rapidement catabolisée

Androgènes de l’homme Androgènes chez la femme


➢ 2/3 des androgènes proviennent du cortex ➢ Presque la totalité est produite par le cortex surrénalien
➢ 1/3 sont produits par les testicules. ➢ Androgène +++ = Δ4 Androsténedione (Δ4A)
➢ Testostérone est produite : ➢ Testostérone est produite à des taux très bas :
✓ 95 % par les cellules de Leydig ✓ 15 % dans l'ovaire
✓ En quantité minime par la surrénale ✓ 85 % au niveau périphérique (par transformation de
l'androstènedione au niveau du foie, muscle et du tissu adipeux)
Structure des œstrogènes : Œstrogènes naturels : E1 (Œstrone), E2 (Œstradiol : plus actif) et E3 (Oestriol)
Biosynthèse des oestrogènes :

➢ Testostérone donne E2 : réaction irréversible


➢ Androstènedione donne E1 : réaction irréversible
➢ E1 donne E2 : réaction réversible
➢ 17 β HSD catalyse la réaction : testostérone → Androstènedione

Aromatase (19-hydroxylase = œstrogène synthétase) est une enzyme des ovaires et placenta, elle converti les
androgènes en œstrogènes
Dans les ovaires, l’action de l’aromatase sur la testostérone conduit ainsi à l’œstradiol (E2) et sur la ∆4-
androstènedione à l’œstrone (E1)
Caractéristiques des estrogènes :
Estradiol = E2 = œstradiol
➢ Principal estrogène et le plus actif
➢ Chez la femme en âge de reproduction
➢ Chez la femme post-ménopausée
➢ Par conversion (aromatisation) périphérique (foie, tissus adipeux, muscles) des androgènes surrénaliens : taux bas
➢ Chez l'homme
✓ 20 % cellules de Sertoli (testicule)
✓ 80% conversion périphérique des androgènes.
Estrone = E1 +++ placentaire
➢ Chez la femme ménopausée et chez l'homme
➢ E1 et son sulfate : principal œstrogène circulant
Estriol = E3
➢ Chez la femme en âge de reproduction : Au cours de la grossesse : Quantité massive : Synthétisé par l'unité
foeto-placentaire

FSH contrôle la Granulosa


LH contrôle la thèque interne

➢ Œstrone (E1) est synthétisée dans les ovaires à partir de l’androstenedione (aromatase) puis réduite en œstradiol
(E2) grâce à une 17βOH-stéroïde déshydrogénase
➢ E1 et E2 dont l’aromatistion se fait au niveau de la granulosa (ovaire) sont secrétés par l'ovaire (thèque interne) à
chaque étape du cycle...
R ! D’autres hormones mais peptidiques sont synthétisés par la granulosa il s’agit de l’hormone anti-müllérienne
(AMH), des activines et des inhibines
Progestogenes : C21 Stéroïdes
✓ Pregnenolone
✓ Progestérone : le plus important Sont des Hormones et précurseurs d’hormones
✓ 17α-Hydroxyprogesterone
Selon la glande endocrine considérée, la progestérone est soit :
✓ Pro hormone : C'est le cas dans la glande surrénale ou dans l’ovaire au cours de la phase folliculaire.
✓ Hormone secrétée dans la circulation générale : C'est le cas du corps jaune ovarien en phase lutéale ou par
le corps jaune durant la grossesse
R ! Synthèse et sécrétion d’E2 et de progestérone varient en permanence au cours du cycle contrairement aux
androgènes ovariens qui sont sécrétés tous le long du cycle
III-Transport des hormones stéroïdes
Stéroïdes sont de nature non protéiques donc ils doivent être transportes par des transporteurs de nature protéiques afin
de les rendre hydrosolubles
Interprétation : Une variation du taux de la protéine vectrice (transporteur) retentit sur la quantité d’hormone
transportée et donc sur la valeur de l’hormone totale dans le sérum
R ! comme l’hormone liée aux protéines est inactive, l’individu ne présente pas nécessairement des signes d’hyper ou
d’hypoactivité glandulaire
Différentes Protéines de Transport

Hormone Albumine (non spécifique) Protéine vectrice spécifique


Aldostérone 20% Non
Cortisol 15% CBG (75%)
Testostérone 20% SHBG (78%)
Œstrogènes 60% SHBG (38%)
Progestérone 20% CBG (80%)
Transport des androgènes
SHBG (Sex Hormon Binding Globulin) = TEBG (Testostérone-Estrogen Binding Globulin) = SBG (Sex-Binding
Globulin) : Transporte 17 OH stéroïdes :
✓ Testostérone
✓ 5 α DHT
✓ Androstanediol : catabolite de la testostérone
✓ Œstrogènes (œstradiol et œstrone)
➢ Taux de SBG et sa capacité de liaison sont hormonodépendants :
✓ ↗ par les estrogènes et les hormones thyroïdiennes
✓ ↗ au cours de la grossesse
✓ ↘ par les androgènes et les corticoïdes
Testostérone + Cortisol sont ↑ le matin et ↓ le soir = Rythme circadien
Catabolisme
➢ Toutes les hormones stéroïdes subissent au niveau du foie un catabolisme important
➢ Il s'agit de réactions d'oxydo-réduction d'une part et de sulfo et/ou de glycuro-conjugaison d’autre part, qui
permettent à ces molécules, initialement insolubles dans l'eau, de devenir hydrophiles et par conséquent de
pouvoir être éliminées dans les urines
➢ Les urines sont la voie d'excrétion principale de toutes les hormones stéroïdes.
➢ Le dosage d'une hormone dans les urines de 24h, présente l’avantage de mesurer la production de cette hormone
au cours de l'ensemble du nycthémère
Catabolisme du cortisol :
✓ Des 17 α hydroxystéroïdes (17 OH) : proviennent du Cortisol
✓ Des 17 cétostéroïdes (17 céto) : proviennent des androgènes et du cortisol
✓ Cortisol libre (1% dans le sang)
➢ Dans le foie, le cortisol est transformé par une 11β déshydrogénase en cortisone d'activité biologique
pratiquement égale à celle du cortisol et cette réaction est réversible
➢ Les 2 hormones, cortisol et cortisone subissent ensuite les mêmes hydrogénations
➢ 1% de la cortisone et du cortisol est excrétée sous forme intacte dite libre = cortisol libre urinaire (CLU) :
Il reflète la fraction du cortisol plasmatique non liée au protéines (Fraction active). Paramètre spécifique et
sensible pour le diagnostic de l’hypercorticisme
11 β OH stéroïde déshydrogénase = moyen de régulation
✓ Dans le foie elle contrôle l’accès du cortisol à son récepteur
✓ Dans les organes cibles des hormones minéralocorticoïdes : elle empêche l’accès du cortisol au récepteur
minéralocorticoïde
R ! - Cortisone : n’a pas l’effet minéralcorticoïde et il y a l’effet glucocorticoïde
- Conversion du cortisol en cortisone va ↓ effet minéralcorticoïde
Pathologie : Excès apparent de mineralo-corticoïdes (A M E)
➢ Déficit en 11 β HSD 2 : conversion du cortisol en cortisone est impossible → effets minéralocorticoïdes ↑
(aldostérone + cortisol) → œdème + hypertension
➢ Appelé apparent car le dosage d’aldostérone est normal

IV-Régulation des Hormones Stéroïdes


1/ Mineralocorticoides
Aldostérone : Sous la dépendance
✓ Prépondérante de l’axe rénine angiotensine (angiotensine II)
✓ Kaliémie : K + (hyperkaliémie stimule)
✓ Accessoirement de l’ACTH et donc de l’axe corticotrope

Aldostérone et hormones cardiaques


✓ ANP : hormone de l’oreillette du cœur : Inhibe la synthèse d’aldostérone
✓ BNP : hormone du ventricule du cœur : effets diurétiques et natriuretiques c’est un inhibiteur de l’aldostérone
R ! Axe corticotrope régule les glucocorticoïdes +++, les androgènes surrénaliens ++ et les mineralocorticoides +
2/ Glucocorticoïdes
➢ Régulé par l’axe corticotrope
➢ ↑ Cortisol → feed back (–) sur ACTH et CRH
3/ Androgènes
Régulation par l’axe des gonades : GnRH → (+) FSH et LH → (+) œstrogènes, progestérone et testostérone
R ! Androgènes surrénaliens = sous le contrôle de l’ACTH mais sans rétrocontrôle
V- Biosynthèses particulières
1. Stéroïdes au cours de la grossesse (placenta)
En cas de fécondation :
✓ Pas de chute de l’œstradiol
✓ Pas de chute de la progestérone Continuité hormonale = pas de cycle
✓ Pas de règles
Rôle Hormonal du Placenta : elle fabrique 4 hormones : 2 peptidiques et 2 stéroïdes
1/ Hormone gonado chorionique (HCG)
➢ Structure peptidique elle Permet le maintien de la grossesse
➢ Son action est LH like, elle assure le maintien du Corps jaune et la sécrétion d’Œstrogènes et de progestérone
➢ Éliminée dans les urines, elle sert au Diagnostic précoce la de grossesse
➢ Effets TSH like : Hyperthyroïdie transitoire car HCG et TSH ont la même structure
➢ Femme enceinte a des nausées et des vomissements dans le 1er trimestre car l’effet de l’HCG est ↑ odorat
2/ Hormone lactogène placentaire (HCS)
➢ De nature protéique non glycosylée
➢ Proche de la GH
➢ Reflète bon fonctionnement placentaire
➢ Développement de la glande mammaire
➢ Effet biologique quadruple :
1. Lutéotrope
2. Lactogéne
3. Somatotrope
4. Métabolique
3/Œstrogènes
➢ Secrétés par l’Unité foeto-placentaire après régression du Corps Jaune (à partir du 2ème mois de grossesse) le
placenta prend le relai
➢ Chez le fœtus : Rôle de croissance
➢ Chez la mère : décharge de prolactine pour l’accouchement et montée laiteuse et Melasma (masque de grossesse :
hyperpigmentation de la peau)
➢ Oestriol (E3) synthétisé par le fœtus et Éliminé dans les urines de la mère. Son dosage = bon reflet du
développement fœtal et vitalité du Placenta
4/ Progestérone
➢ Sa dégradation donne : prégnandiol => urines = bon reflet de l’activité placentaire
➢ Permet le maintien de la Grossesse
➢ Empêche les contractions du myomètre (injectée pour éviter les grossesses prématurées en cas de syndrome de
menace + anti ocytocine)
Unité foeto-materno-placentaire 10ème semaine : coopération entre la maman – le fœtus – le placenta
✓ Placenta n’exprime pas de 17 α hydroxylase (ne produit pas d’androgènes) mais exprime une aromatase
✓ Fœtus possède une 17 α hydroxylase mais pas d’aromatase
✓ Placenta ne fabrique pas du cholestérol, il utilise celui de la mère pour fabriquer la progestérone, il donne la
progestérone pour le fœtus qui l’utilise pour fabriquer les androgènes, le placenta utilise les androgènes pour
former les œstrogènes, Ainsi le placenta fabrique la Progestérone et les œstrogène

2. Stéroïdes du cerveau (neurostéroïdes)


➢ Sont des stéroïdes synthétisés dans le SNC et SNP, indépendamment de l'activité des glandes, ils sont à usage
local (pour le cerveau seulement)
➢ Incluent principalement la prégnènolone, DHEA libre ou sulfates, la progestérone
➢ Terme de neurostéroïdes se réfère donc à leur lieu de synthèse (SNC ou SNP)
VI-Action physiologique des stéroïdes
1/ Rôle du Cortisol
Métabolisme glucidique : foie : augmentation de la glycémie par stimulation de la glycogénolyse (Effet diabétogène :
diabète corticoinduit)
Métabolisme lipidique : Redistribution des graisses, pathologie : Buffalo neck
Métabolisme hydrominéral : Réabsorption du Na+ : (action type aldostérone)
Élimination du K+ : Effet hypokaliémiant
Action minéralocorticoïde : tendance à la rétention hydro-sodée (prise de poids) hypokaliémie, Œdèmes
Action diurétique : Inhibe l’action de l’ADH
Métabolisme phosphocalcique : Os : arrêt de croissance, ostéoporose (fragilité), Décalcification de l’os
Actions diverses :
➢ Sur l’estomac : Action ulcérigène
➢ Propriétés anti-inflammatoires (plus puissant) et anti pyrétique (contre la fièvre) et antiallergique
➢ Propriétés immunosuppressives (pro infectieuse)
➢ Action stimulante sur le SNC
NB : Suite à une corticothérapie l’arrêt brutal du traitement peut entrainer une privation donc : Attention à
l’insuffisance surrénale aigüe... Le traitement doit être arrêté progressivement
✓ Corticothérapie → centres nerveux détectent la présence de cortisol exogène → inhibition de l’axe corticotrope →
inhibition de la voie endogène
✓ Arrêt brutal de la corticothérapie → Axe corticotrope non fonctionnel → insuffisance surrénale aigüe
2/Aldostérone : Stimulation de la réabsorption du Na+ et de l’excrétion de K+ et H+
3/Gonado-Stéroïdes :
a-Androgènes :
Chromosome X porte le gène du récepteur des androgènes : X actif chez la femme → Apparition des poils
Gène SRY du chromosome Y code pour le TDF (testis determining factor) qui s’exprime à la 8ème semaine de
grossesse car le chromosome Y n’était pas activé
✓ Avant la 8ème semaine : le fœtus a un programme génétique féminin
✓ A partir de 8ème semaine : TDF forme les testicules qui secrètent la testostérone et stimule la synthèse des
organes de Wolff et élimine les organes de Muller
Cellules de Sertoli secrètent un peptide : AMH (hormone anti Müllerienne) il dégénère les organes de Müller
Rôle embryologique des androgènes :
Structures internes :
Testostérone
✓ Développement des Canaux de Wolff
✓ Masculinise le cerveau
✓ Donne DHT : pour former les organes génitaux externes
Facteur antiMullérien (AMH) : dégénérescence des canaux de Muller
Structures externes : DHT
1- Allongement du Pénis (clitoris chez la femme = pénis non allongé, parce qu’il n’a pas reçu des androgènes)
2- Fermeture du sinus urogénital (vulve)
3- Formation du scrotum (bourse) et descente des testicules (lèvres chez la femme)
4- Prostate (point G : Grafenberg chez la femme)
Pathologies :
➢ Cryptorchidie : Défaut de migration des testicules de l’abdomen vers le scrotum
➢ Monorchidie : 1 testicule Aucun problème de fertilité
➢ Triorchidie : 3 testicules
Autres fonctions de la testostérone embryologiques et post embryologiques :
➢ Stimulation de la spermatogenèse
➢ Développement des caractères sexuels primaires (appareil génital), différenciation sexuelle du cerveau et
libido (homme et femme)
➢ Croissance et arrêt de la croissance
➢ Caractères sexuels secondaires :
✓ Pilosité, rocité de la voix, silhouette androïde
✓ Taille et masse musculaire plus développée
➢ Chez l’homme :
✓ Pendant les 3 Premiers jours de la vie, destruction du centre hypothalamique antérieur responsable de
l’activité LH cyclique chez la femme (pas de règles chez l’homme)
➢ Masculinisation du cerveau masculin : différenciation sexuelle du cerveau
✓ Garçon : Testostérone pénètre dans la cellule du cerveau, se transforme en E2 et se fixe sur son récepteur
→ masculine le cerveau
✓ Fille : α-Feto-protéine bloque E2 et l’empêche d’entrer dans le cerveau → cerveau reste féminin
➢ Testostérone : hormone du désir, de la sexualité et de l’agressivité et de la « conquête » développe :
✓ Force musculaire (40 % de muscles chez l’homme, contre 23 % chez la femme)
✓ Vitesse de réaction + impatience + Agressivité, + compétition + instinct de domination
✓ Vision de loin + Lancer de précision (chasse) + goût de l’aventure + expériences nouvelles + risque
✓ Protectionnisme : L’attrait pour une femelle jeune à protéger
3 Pics d’androgènes durant la vie :
1- Embryonnaire : Masculinisation du cerveau, organes sexuels
2- A la naissance : moins important, pour l’activation feo-natal
3- A la puberté : grand pic, apparition caractères sexuels secondaire
b-Œstrogènes :
➢ Développement des caractères sexuels primaires
➢ Utérus : prolifération de l’endomètre + ↑ contractilité du myomètre + Col : glaire cervicale propice au passage des
spermatozoïdes
➢ Seins : prolifération des canaux galactophores
➢ Développement des caractères sexuel secondaire (silhouette ganoïde)
➢ Cœur/Vaisseaux : protection maladies cardiovasculaires (profil lipidique moins athérogène : ↑ HDL) : cet effet
est perdu en ménopause ou en cas de prise de pellule
➢ Os : anti ostéoporose (ostéoporose post- ménopause)
➢ Croissance et arrêt de la croissance = soudure des cartilages de conjugaison
R ! Rôles différents des estrogènes naturels et synthétiques
Œstrogènes n’ont pas d’action chez l’homme sauf si pathologie il y’aura gynécomastie (développement de la glande
mammaire dû à un excès d’œstrogènes)
Œstrogènes développent :
➢ Graisse : 25 % de graisse chez la femme, contre 15 %
➢ Mémoire verbale et mémoire de localisation des objets ainsi que la vision de près pour repérer sa progéniture
➢ ↑ Ouïe + Moral changent selon les phases du cycle menstruel + ↑ vision des couleurs
c-Progestérone :
➢ Utérus : - Endomètre : préparation à la nidation
- Myomètre : ↓ contractilité + maintien de la grossesse (chute de P4 = accouchement)
- Col : arrêt production glaire cervicale (effet contraceptif naturel)
➢ Seins : action synergique avec E2 sur la mammogénèse
➢ Effets inhibiteurs sur lactogénèse
NB : Pas d’effets chez l’homme
VII-Stéroïdes en situations physiologiques
Chronologiquement : Puberté → Grossesse → Parturition → Lactation → Contraception → Ménopause / Andropause
→ Calvitie
1-Puberté : Etape de maturation physique dans laquelle un individu devient physiologiquement capable de procréer
Changements hormonaux pubertaires :
Chez la fille :
➢ Production des androgènes surrénaliens commence avant le début de la puberté gonadique elle est responsable de
pilosité pubienne et axillaires
➢ Sécrétion de DHEA et SDHEA augmente à partir de l’âge de 6 à 7 ans
➢ 1er signe de puberté = développement des seins
Chez le garçon :
➢ DHEA et la SDHEA augmentent dès l'âge de 8-9 ans, suivi par augmentation de la testostérone a l’âge de 13 ans
➢ 1er signe de puberté = voix
➢ Adrénarche (puberté surrénalienne) précède la puberté gonadique (gonadarche)

2-Lactogènèse
➢ Progestérone : inhibe la lactogènèse
➢ Cortisol : Stimule lactogénèse (si adrénalectomie pas de lactogènèse)
➢ NB : l’allaitement est un contraceptif naturel
Contraception orale : 2 types :
1- Contraceptifs oraux combinés qui contiennent des oestro-progestatifs synthétiques
2- Contraceptifs oraux ne contenant qu’un progestatif
Mode d’action :
➢ Suppriment l’ovulation
➢ Favorisent l’épaississement de la glaire cervicale augmentant la difficulté pour les spermatozoïdes de se rendre
jusqu’à l’ovule.
➢ Modifient la paroi interne de l’utérus, ce qui rend l’implantation difficile.
➢ Il s’agit d’une des méthodes contraceptives réversibles et efficaces
Contragestion : Pilule abortive : après la fécondation
Mifépristone : Inhibiteur compétitif de la progestérone et stimule les contractions utérines en provoquant des
avortements (contragestif)
3-Ménopause
Définition :
➢ Disparition définitive des menstruations (aménorrhée), secondaire à l’arrêt du fonctionnement ovarien =
épuisement folliculaire de l’ovaire
➢ C’est un phénomène physiologique obligatoire qui se produit vers 51 ans dans la vie de toutes les femmes
R ! Plus la ménopause est précoce et plus le risque d’ostéoporose + maladies cardiovasculaires est avancé
Atrésie Folliculaire : Involution des follicules de la vie fœtale à la Ménopause
✓ In utero = 6 Millions
✓ Naissance = 900 000
✓ Puberté = 300 000
✓ 20 ans = 100 000 follicules de meilleur qualité
✓ 45-50 ans = 100 follicules de mauvaise qualité
Diagnostic de ménopause
Diagnostic clinique : chez la femme de 51 ans en moyenne avec une aménorrhée >3 mois (confirmation 12 mois)
Diagnostic biologique : il existe 2 périodes
1- Pré-ménopause 5 à 6 ans avant la ménopause avec insuffisance lutéale (baisse de P4) et FSH élevée par feedback
2- Ménopause confirmée baisse conjointe de E2 et P4 avec FSH et LH élevées
Arsenal thérapeutique :
Hormonothérapie substitutive (HTS) : Il s’agit de thérapeutique de remplacement on donne des oestro-progestatifs
naturels par voie cutanée. Ces médicaments peuvent générer un cancer du sein
SERMs (Selective Estrogen Receptor Modulators) : double rôle :
✓ En cas de ménopause : sont des agonistes
✓ En cas de cancer : sont des Antagonistes
4-Concept de l’Andropause
Définition :
➢ Ensemble des modifications physiologiques et psychologiques qui accompagnent la diminution naturelle et
progressive de l’énergie mentale et physique associée à une baisse de l’activité sexuelle chez l’homme
➢ Biologiquement : diminution de la production des androgènes (testostérone diminue de 1% à partir de l’âge de 40
ans) et la DHEA diminue
5-Calvitie /Alopécie
➢ Chauve : est l’absence définitive partielle ou totale de cheveux sur le crane
➢ Généralement d’origine androgéno-génétique héréditaire et hormonale
➢ C’est l’hypersensibilité des follicules pileux à l’action de la DHT. Elle va agir de manière « exagérée » sur les
cellules cibles des follicules pileux qui vont se renouveler trop vite si bien que leur stock va rapidement s’épuiser
entraînant l’atrophie puis la disparition irréversible des follicules pileux
VIII-Exploration biologique des stéroïdes
3 bilans : 1-Hormonal (stérides) / 2-Biochimique (complication) / 3-Etiologique (chercher la cause)
Bilan hormonal doit toujours s’accompagner d’un bilan biochimique classique tel que :
✓ Equilibre acide–base, Bilan phospho–calcique
✓ Ionogramme (l’aldostérone et le cortisol) et la Glycémie (cortisol)
Bilan étiologique : Doser le transporteur, les précurseurs (prégnénolone ou P5,17OH P4), les hormones de l’axe
hypothalamo-hypophysaire, la rénine, caryotype (pathologies des gonades), recherche d’auto-anticorps
Dosage du cortisol
Modalités de prélèvement :
➢ Le matin à 8 heures, à jeun
➢ Cycle de cortisol : 8h, 12h, 16h et minuit (rythme nycthémérale)
➢ Remarque : Cortisol total = cortisol libre + cortisol lié
Dosage du cortisol urinaire
Modalités de prélèvement :
➢ Urines des 24 heures
➢ Bon reflet intégré de la fraction libre
Cortisol salivaire
➢ Prélèvement salivaire (recueil externe facile).
➢ Excellent reflet du cortisol libre
➢ Puissance diagnostique équivalente à la cortisolurie des 24 heures
➢ Peut remplacer dosage plasmatique en cas de modification de CBG ou difficultés de prélèvement.
➢ Intérêt diagnostic :
✓ Diagnostic des hypercorticismes intermittents.
✓ Suivi post-opératoire des maladies Cushing
Dosage de l’ACTH : Indications :
✓ Distinguer les insuffisances hautes ou basses.
✓ Distinguer entre Syndrome de Cushing ACTH dépendant des Cushing ACTH indépendants
✓ Sécrétion ectopique d’ACTH
Dosage de la 17 hydroxyprogestérone : Indications :
✓ Diagnostic des hyperandrogénies d’origine surrénalienne.
✓ Dépistage des hyperplasies congénitales des surrénales (HCS) sur goutte de sang prélevé sur buvard chez le
nouveau-né
✓ Confirmation du Diagnostic des HCS
Dosage des 17 cétostéroïdes (DHEA et SDHEA)
Indications : Hyperandrogénies tumorales (surrénalienne, ovariennes) et déficit en 21 hydroxylase
Dosage de la ∆4 Androstènedione
➢ Marqueur de la synthèse des androgènes surrénaliens et ovariens.
➢ Indication : Hyperandrogénies
R ! Tenir compte de la période du cycle pour le dosage des stéroïdes sexuelles chez la femme :
✓ FSH, LH, E2 => 2 à 5ème jour du cycle
✓ P4 => 21ème jour du cycle (si cycle irrégulier : dosage pendant phase lutéale)
IX- Pathologies des Hormones Stéroïdes
1/Pathologies de la corticosurrénale
Hypofonction :
➢ Trop peu de tissus (maladie d’Addison) par destruction de la corticosurrénale (Tumeurs, tuberculose, auto-
immune)
➢ Trop peu de stimulation : insuffisance surrénale (centrale) (tumeur destructrice H-H ou arrêt brutal de
corticothérapie)
➢ Déficit enzymatique (maladie d’Addison)
Insuffisance surrénalienne primaire (périphérique) = Maladie d’Addison :
Carence en hormones stéroïdes surrénaliennes globale due à une destruction de 85-90% du tissu surrénalien.
Etiologies (causes) :
➢ Auto-immune (maladie d’Addison 70%) : plus fréquente (auto-Ac anti-21 hydroxylase ou anti corticosurrénale) :
développé à l’âge adulte : ↓ cortisol et aldostérone et ↑ androgènes : pas d’ambigüité sexuelle
➢ Tuberculose bilatérale des surrénales
➢ Destruction des corticosurrénales : métastases de cancer, chirurgie
➢ Dans ces 2 causes il y a diminution des stéroïdes surrénaliens
➢ Déficit enzymatique (hyperplasie congénitale des surrénales) : mutation du gène codant pour la 21 hydroxylase
(enzymopathie la plus fréquente) chez le fœtus. Le cortisol et l’aldostérone ne sont pas synthétisés alors les
précurseurs (17 hydroxyprogestérone) s’accumulent en amont et sont déviés vers la voie des androgènes, d’où
ambigüité sexuelle chez la petite fille (cerveau masculin = Pseudohermaphrodisme) et puberté précoce chez le
garçon
NB : Maladie d’Addison est caractérisée par un déficit qui touche à la fois le ↓cortisol et l’aldostérone et ↑ androgènes
➢ ACTH est élevée par perte du rétrocontrôle négatif, expliquant la mélanodermie (teinte bronzée de la peau) :
l’ACTH se lie à des récepteurs cutanés qui stimulent la synthèse de mélanine
➢ Réponse de l’hypophyse => Sécrétion d’ACTH ↑↑
Insuffisance surrénalienne centrale (corticotrope ou secondaire) :
Déficits surrénaliens dus à un déficit hypophysaire en ACTH (pas de mélanodermie)
Etiologies (causes) :
✓ Tumeurs ou métastases hypophysaires.
✓ Craniopharyngiome.
✓ Irradiation de la région hypothalamo-hypophysaire
Hyperfonction :
➢ Trop de stimulation (tumeur sécrétrice hypophysaire)
➢ Trop de tissus (tumeurs sécrétrice de la corticosurrénale)
Syndrome de Conn (hyper-aldostéronisme) :
➢ Primaires : trop de tissu corticale : Tumeurs sécrétrices (adénome de Conn) avec Hyperplasie bilatérale des
surrénales
➢ Secondaire : hyper-reninisme : tumeur libérant de la rénine
Hypercorticisme
Primitive : syndrome de cushing (↑ cortisol // ↓ ACTH) : Tumeur de la corticosurrénale :
Définition : Hypersécrétion de cortisol par les Corticosurrénales : femmes plus touchées que les hommes (9/10)
Dosages non hormonaux : Hypokaliémie + Hyperglycémie + Hypercalciurie + Dyslipidémie
Dosages hormonaux :
➢ Cortisol à 8 h ↑ (fraction libre)
➢ ACTH ↓
➢ CRH ↓
➢ Rupture du rythme circadien
➢ CLU ↑ (cortisol libre urinaire : 4 fois la limite supérieure de la normale)
➢ 17 OH stéroïdes ↑
Cliniquement
➢ Obésité facio-tronculaire
➢ Amyotrophie des membres
➢ HTA
➢ Modification de la peau, vergetures (maigrir  obésité)
➢ Signes d’hyperandrogénie, (hirsutisme)
➢ Problèmes osseux (ostéoporose)
➢ Signes psychiques
➢ Intolérance au glucose. Voire Diabète
Secondaire : maladie de Cushing (↑ Cortisol // ↑ ACTH) : adénome hypophysaire
➢ Hypercorticisme ACTH-dépendant
➢ Hyperplasie bilatérale des surrénales
Cliniques : Mêmes signes d'hypercorticisme décrits + Mélanodermie
1- ACTH d'origine hypophysaires : adénomes corticotropes chez les femmes jeunes dans 80%
2- ACTH est d'origine ectopique (rare) : Produite par une tumeur non hypophysaire
Biologie :
✓ Cortisol ↑ (fraction libre)
✓ ACTH ↑ et CRH ↓
✓ Rupture du rythme circadien et CLU ↑
Syndromes adrénogénitaux : excès d’androgènes
✓ Virilisation (fille)
✓ Puberté précoce (garçon)
Causes fréquentes :
➢ Tumeurs malignes
➢ Déficit en 21-hydroxylase (plus fréquente)
➢ CAH : hyperplasie congénitale des surrénales → masculinisation de cerveau + lèvres fermés + clitoris a l’aspect
penniforme
2/Pathologies de la différenciation sexuelle (génétique et hormonale)
Ambiguïté Génitale
Si à un stade embryonnaire précoce l'évolution vers le phénotype masculin ou féminin se fait de manière incomplète,
il en résulte un état intersexué ou hermaphrodisme dans lequel l'histologie des gonades et l'anatomie des organes
génitaux externes sera ambiguë
✓ Hermaphrodite : a dans ses gonades à la fois des tubules séminifères et des follicules. L'aspect extérieur de
l'individu peut être normal. On parle de discordance entre le sexe apparent de l'individu et celui de ses gonades
✓ Pseudo-hermaphrodisme : gonades (organes internes) sont d’un sexe et organes génitaux externes sont de
l’autre sexe
Le diagnostic se fait grâce au caryotype
Pseudo-hermaphrodisme chez la femme :
Pseudo-hermaphrodite féminin a un caryotype 46, XX avec des organes génitaux externes ambigus
Causes :
➢ Hyperplasie congénitale bilatérale des surrénales
➢ Tumeur des surrénales ou des ovaires chez la mère
➢ Prise d’androgènes chez la femme enceinte
Organes génitaux internes (ovaires, trompes utérus et vagin) sont normaux. Il peut y avoir une virilisation complète
des organes génitaux externes avec un aspect masculin normal à la naissance et absence de testicules dans les bourses.
Le clitoris est peniforme et le Cerveau est masculinisé
Pseudo-hermaphrodisme chez l'homme :
1/Agénésie des cellules de Leydig : Déficit des enzymes de biosynthèse en testostérone
DHT provenant exclusivement de la testostérone, Si des mutations affectent les enzymes requis pour la synthèse de la
testostérone, les conséquences vont affecter toutes les structures dépendantes des androgènes (DHT et testostérone)
pour leur différenciation :
➢ Absence de différenciation des canaux de Wolff : les testicules ne descendent pas, les organes génitaux externes et
comportement sont féminins
➢ Toutefois en raison de la production d'AMH par les testicules, les canaux de Müller dégénèrent
2/ Déficit en 5-α réductase
➢ Absence de DHT mais les testicules produisent de l'AMH (donc les canaux de Müller dégénèrent)
➢ Développement psychique est masculin (cerveau masculin)
➢ Pathologie rare entraînant une ambiguïté sexuelle à la naissance (organes génitaux externes féminin ou aspect
masculin avec micropénis)
➢ Organes génitaux interne sont bien développés et les canaux Mülleriens ont régressé normalement.
➢ A la puberté, des signes de virilisation se développent, du fait de l'action périphérique de la testostérone.
➢ Tests hormonaux retrouvent un taux de testostérone normal ou augmenté associé à un taux bas de DHT,
conduisant à une élévation du rapport T/DHT
3/Déficit en récepteur des androgènes : (testicule féminisant)
➢ Récepteurs aux androgènes anormaux (insensibilité aux androgènes)
➢ Forme la plus fréquente de pseudohermaphrodisme masculin, Maladie récessive liée au chromosome X
➢ Taux des androgènes est normal, mais les cellules cibles sont résistantes
➢ Testicules sécrètent de l'AMH, ainsi les canaux de Müller régressent. En l'absence de sensibilité des tissus cibles à
la testostérone les canaux de Wolff dégénèrent (OGI : ventre vide), Les OGE sont féminins ainsi que le
développement psychique (cerveau féminin)
➢ Testicules ectopiques sécrètent des œstrogènes (préviennent de la conversion du testostérone) qui provoquent une
gynécomastie (développement de la glande mammaire)
4/ Anomalies du TDF
➢ Syndrome de Swyer : déficit en SRY (anomalie sur le gène Y : mutation de SRY) ou déficit en récepteur du TDF
➢ Pas de TDF :
✓ Pas de cellules de Leydig → pas de testostérone → pas de DHT → OGE féminins
✓ Pas de cellules de Sertoli → pas d’AMH → présence des OGI féminins non fonctionnels
✓ Comportement psychique féminin (cerveau féminin)
5/Anomalies de l’AMH = vrai Hermaphrodisme
➢ Syndrome de Persistance du canal Müllerien : déficit en AMH ou ses récepteurs.
➢ Développement des Organes génitaux internes mixtes (femme + homme) et organes génitaux externes masculins.
➢ Cerveau masculinisé
Hyperandrogenie (Femme) :
➢ Acné, hirsutisme, troubles du cycle (de la simple aménorrhée jusqu’à l’infertilité)
➢ Causes cortico-surrnaliennes (SDHEA élevée) exemples : blocs enzymatiques, tumeur de la cortico-surrenale
➢ Causes ovariennes (SDHEA normale) exemple SOPK : syndrome des ovaires poly kystiques (excès de E2 et des
androgènes)

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