4-Hormones Stéroïdes N.M
4-Hormones Stéroïdes N.M
M
I-Introduction
➢ Hormones stéroïdes est un ensemble d’hormones liposolubles à noyau cholestane, dérivant du cholestérol,
découverts pour la plupart dans les années 30, assurant des rôles divers notamment dans la reproduction, le
métabolisme hydro électrolytique, l’inflammation…
➢ Ce sont : les progestatifs, minéralcorticoïdes, glucocorticoïdes, les œstrogènes et les androgènes
➢ Stéroïdes de l’organisme sont nombreux et comprennent des molécules variées comme :
✓ Cholestérol
✓ Vitamine D
✓ Sels biliaires
✓ Hormones stéroïdes
Stéroïdes : molécules lipidiques possédant une structure chimique de base à 17 C disposés en 4 anneaux, appelée
noyau stérane (Cyclopentanoperhydrophénantréne)
Remarque : 1 stéroïde peut être précurseur dans une glande et hormone dans une autre glande :
Progestérone Hormone : dans les ovaires
Précurseur : dans d’autres glandes (ex : chez l’homme)
Androgènes Hormone : dans testicules + corticosurrénale
Précurseur : dans les ovaires
II-Biosynthèse des stéroïdes
Biosynthèse en filiation métabolique (C27 donne C21 qui donne C19, ex : père donne fils…) avec une série
d’hydroxylations (hydroxylases ou mono oxygenases)
Se déroule dans la mitochondrie et se continue dans REL
1ère étape = Cholestérol → Pregnenolone : étape commune à tous les hormones et elle est irréversible, régulable
➢ Pregnenolone = précurseur (intermédiaire) obligatoire
➢ Etape : Pregnenolone → Progestérone : n’est pas obligatoire
➢ Cholestérol précurseur de tous les hormones stéroïdes
➢ Progestérone peut être précurseur ou hormone selon l’organe
➢ 1ère étape est catalysée par l’Enzyme CYP450 scc (CYP11A1) possédant 3 activités enzymatiques :
20 hydroxylase, 22 hydroxylase, et 20-22 desmolase
✓ Localisation tissulaire : cortex surrénalien, thèque interne de l’ovaire, cellule de Leydig des testicules, les
cellules gliales (cerveau)
✓ Localisation cellulaire : membrane mitochondriale interne
Etape limitante (étape 0 : préliminaire) = Transfert du cholestérol vers la mitochondrie
➢ Sans cette étape, il n’y a pas de synthèse : cholestérol est fabriqué dans cytosol et doit être transporté à la
mitochondrie
➢ Nécessite une protéine de transport = StAR : Steroidogenic Acute Regulatory peptide
➢ En cas de mutations → déficit de toutes les hormones stéroïdes
➢ Stimulation de protéine StAR par l’ACTH (surrénale) et LH (gonades) : qui permet le transfert de cholestérol des
gouttelettes lipidiques qui se trouvent dans le cytoplasme vers la mitochondrie où a lieu une partie de la synthèse
des stéroïdes
R ! - Pour fabriquer l’Aldostérone : il existe 1 seule voie : passage obligatoire par Progestérone
- Pour fabriquer Testostérone + Cortisol + Œstradiol : il existe 2 voies : passage par Progestérone ou pas
I-Biosynthèse des stéroïdes surrénaliens
Glandes surrénales :
✓ Partie médullaire (centrale) : synthétise des catécholamines : Adrénaline + Noradrénaline + Dopamine
✓ Partie corticale (périphérique) : synthétise des stéroïdes : Minéralocorticoïdes + Glucocorticoïdes + Androgènes
surrénaliens
ACTH a un effet trophique sur tout le cortex surrénal : ↑ ACTH → ↑ volume des surrénales (hyperplasie)
Histologie du Cortex Surrénalien :
➢ 3 zones histologiquement et fonctionnellement distinctes auxquelles correspondent 3 catégories d'hormones
stéroïdes : minéralocorticoïdes, glucocorticoïdes et les androgènes surrénaliens
➢ Spécialisation tissulaire :
1. Zone glomérulaire : externe située immédiatement sous la capsule et sécrétant l'aldostérone
2. Zone fasciculaire : la plus large sécrétant le cortisol
3. Zone réticulaire : à l'intérieur au contact de la médullosurrénale et sécrétant les androgènes surrénaliens
➢ Il existe donc une spécificité enzymatique à chaque zone aboutissant à la synthèse d’une hormone particulière
➢ Différenciation cellulaire = les enzymes qui s'expriment dans ces cellules orientent les voies de synthèse des
stéroïdes
Zone Enzymes présents Enzymes absents Hormone synthétisée
Glomérulée 18 hydroxylase 17 hydroxylase Aldostérone
21 hydroxylase
11 hydroxylase
Fasciculée 17 hydroxylase 18 hydroxylase Cortisol
21hydroxylase
11 beta-hydroxylase
Réticulée 17 hydroxylase 18 hydroxylase Androgènes
21 hydroxylase
1/Biosynthèse des minéralocorticoïdes (Aldostérone) :
Aldostérone et son précurseur immédiat, la 18 hydroxycorticostérone sont synthétisés exclusivement dans la zone
glomérulaire du cortex surrénalien qui est la seule à disposer d’une aldostérone synthase qui présente 2 activités
enzymatiques (18-hydroxylase et 18-hydroxystéroïde déshydrogénase)
Agonistes et antagonistes de l’aldostérone :
Agoniste : même action que l’aldostérone et peut se fixer sur son récepteur
✓ Stéroïdes naturels : cortisol, Corticostérone et DOC
✓ Non stéroïdes : Réglisse = acide glycyrrhizique
Antagoniste non stéroïdien : action contraire : spironolactone : inhibiteur compétitif de l’aldostérone sur son
récepteur utilisé comme médicament anti-hypertenseur (car l’aldostérone ↑ réabsorption de H2O + Na+ → tension ↑)
2 /Biosynthèse du cortisol :
✓ Cortisol principalement (95% de l’activité glucocorticoïde)
✓ Cortisone (5% de l’activité glucocorticoïde)
✓ Desoxycortisol (< 1% de l’activité glucocorticoïde)
3 /Biosynthèse des androgènes surrénaliens (mineurs)
➢ Synthétisés au niveau de la réticulée
➢ Déhydroépiandrostérone (∆5 ou DHEA), le Sulfate de DHEA (S
DHEA), la ∆4 (androstènedione) ont une faible activité
androgénique comparé aux androgènes gonadiques (testiculaires et
ovariens)
➢ 1 partie des androgènes surrénaliens se transforme en testostérone dont la proportion reste très faible par rapport à
la testostérone d'origine testiculaire
Aromatase (19-hydroxylase = œstrogène synthétase) est une enzyme des ovaires et placenta, elle converti les
androgènes en œstrogènes
Dans les ovaires, l’action de l’aromatase sur la testostérone conduit ainsi à l’œstradiol (E2) et sur la ∆4-
androstènedione à l’œstrone (E1)
Caractéristiques des estrogènes :
Estradiol = E2 = œstradiol
➢ Principal estrogène et le plus actif
➢ Chez la femme en âge de reproduction
➢ Chez la femme post-ménopausée
➢ Par conversion (aromatisation) périphérique (foie, tissus adipeux, muscles) des androgènes surrénaliens : taux bas
➢ Chez l'homme
✓ 20 % cellules de Sertoli (testicule)
✓ 80% conversion périphérique des androgènes.
Estrone = E1 +++ placentaire
➢ Chez la femme ménopausée et chez l'homme
➢ E1 et son sulfate : principal œstrogène circulant
Estriol = E3
➢ Chez la femme en âge de reproduction : Au cours de la grossesse : Quantité massive : Synthétisé par l'unité
foeto-placentaire
➢ Œstrone (E1) est synthétisée dans les ovaires à partir de l’androstenedione (aromatase) puis réduite en œstradiol
(E2) grâce à une 17βOH-stéroïde déshydrogénase
➢ E1 et E2 dont l’aromatistion se fait au niveau de la granulosa (ovaire) sont secrétés par l'ovaire (thèque interne) à
chaque étape du cycle...
R ! D’autres hormones mais peptidiques sont synthétisés par la granulosa il s’agit de l’hormone anti-müllérienne
(AMH), des activines et des inhibines
Progestogenes : C21 Stéroïdes
✓ Pregnenolone
✓ Progestérone : le plus important Sont des Hormones et précurseurs d’hormones
✓ 17α-Hydroxyprogesterone
Selon la glande endocrine considérée, la progestérone est soit :
✓ Pro hormone : C'est le cas dans la glande surrénale ou dans l’ovaire au cours de la phase folliculaire.
✓ Hormone secrétée dans la circulation générale : C'est le cas du corps jaune ovarien en phase lutéale ou par
le corps jaune durant la grossesse
R ! Synthèse et sécrétion d’E2 et de progestérone varient en permanence au cours du cycle contrairement aux
androgènes ovariens qui sont sécrétés tous le long du cycle
III-Transport des hormones stéroïdes
Stéroïdes sont de nature non protéiques donc ils doivent être transportes par des transporteurs de nature protéiques afin
de les rendre hydrosolubles
Interprétation : Une variation du taux de la protéine vectrice (transporteur) retentit sur la quantité d’hormone
transportée et donc sur la valeur de l’hormone totale dans le sérum
R ! comme l’hormone liée aux protéines est inactive, l’individu ne présente pas nécessairement des signes d’hyper ou
d’hypoactivité glandulaire
Différentes Protéines de Transport
2-Lactogènèse
➢ Progestérone : inhibe la lactogènèse
➢ Cortisol : Stimule lactogénèse (si adrénalectomie pas de lactogènèse)
➢ NB : l’allaitement est un contraceptif naturel
Contraception orale : 2 types :
1- Contraceptifs oraux combinés qui contiennent des oestro-progestatifs synthétiques
2- Contraceptifs oraux ne contenant qu’un progestatif
Mode d’action :
➢ Suppriment l’ovulation
➢ Favorisent l’épaississement de la glaire cervicale augmentant la difficulté pour les spermatozoïdes de se rendre
jusqu’à l’ovule.
➢ Modifient la paroi interne de l’utérus, ce qui rend l’implantation difficile.
➢ Il s’agit d’une des méthodes contraceptives réversibles et efficaces
Contragestion : Pilule abortive : après la fécondation
Mifépristone : Inhibiteur compétitif de la progestérone et stimule les contractions utérines en provoquant des
avortements (contragestif)
3-Ménopause
Définition :
➢ Disparition définitive des menstruations (aménorrhée), secondaire à l’arrêt du fonctionnement ovarien =
épuisement folliculaire de l’ovaire
➢ C’est un phénomène physiologique obligatoire qui se produit vers 51 ans dans la vie de toutes les femmes
R ! Plus la ménopause est précoce et plus le risque d’ostéoporose + maladies cardiovasculaires est avancé
Atrésie Folliculaire : Involution des follicules de la vie fœtale à la Ménopause
✓ In utero = 6 Millions
✓ Naissance = 900 000
✓ Puberté = 300 000
✓ 20 ans = 100 000 follicules de meilleur qualité
✓ 45-50 ans = 100 follicules de mauvaise qualité
Diagnostic de ménopause
Diagnostic clinique : chez la femme de 51 ans en moyenne avec une aménorrhée >3 mois (confirmation 12 mois)
Diagnostic biologique : il existe 2 périodes
1- Pré-ménopause 5 à 6 ans avant la ménopause avec insuffisance lutéale (baisse de P4) et FSH élevée par feedback
2- Ménopause confirmée baisse conjointe de E2 et P4 avec FSH et LH élevées
Arsenal thérapeutique :
Hormonothérapie substitutive (HTS) : Il s’agit de thérapeutique de remplacement on donne des oestro-progestatifs
naturels par voie cutanée. Ces médicaments peuvent générer un cancer du sein
SERMs (Selective Estrogen Receptor Modulators) : double rôle :
✓ En cas de ménopause : sont des agonistes
✓ En cas de cancer : sont des Antagonistes
4-Concept de l’Andropause
Définition :
➢ Ensemble des modifications physiologiques et psychologiques qui accompagnent la diminution naturelle et
progressive de l’énergie mentale et physique associée à une baisse de l’activité sexuelle chez l’homme
➢ Biologiquement : diminution de la production des androgènes (testostérone diminue de 1% à partir de l’âge de 40
ans) et la DHEA diminue
5-Calvitie /Alopécie
➢ Chauve : est l’absence définitive partielle ou totale de cheveux sur le crane
➢ Généralement d’origine androgéno-génétique héréditaire et hormonale
➢ C’est l’hypersensibilité des follicules pileux à l’action de la DHT. Elle va agir de manière « exagérée » sur les
cellules cibles des follicules pileux qui vont se renouveler trop vite si bien que leur stock va rapidement s’épuiser
entraînant l’atrophie puis la disparition irréversible des follicules pileux
VIII-Exploration biologique des stéroïdes
3 bilans : 1-Hormonal (stérides) / 2-Biochimique (complication) / 3-Etiologique (chercher la cause)
Bilan hormonal doit toujours s’accompagner d’un bilan biochimique classique tel que :
✓ Equilibre acide–base, Bilan phospho–calcique
✓ Ionogramme (l’aldostérone et le cortisol) et la Glycémie (cortisol)
Bilan étiologique : Doser le transporteur, les précurseurs (prégnénolone ou P5,17OH P4), les hormones de l’axe
hypothalamo-hypophysaire, la rénine, caryotype (pathologies des gonades), recherche d’auto-anticorps
Dosage du cortisol
Modalités de prélèvement :
➢ Le matin à 8 heures, à jeun
➢ Cycle de cortisol : 8h, 12h, 16h et minuit (rythme nycthémérale)
➢ Remarque : Cortisol total = cortisol libre + cortisol lié
Dosage du cortisol urinaire
Modalités de prélèvement :
➢ Urines des 24 heures
➢ Bon reflet intégré de la fraction libre
Cortisol salivaire
➢ Prélèvement salivaire (recueil externe facile).
➢ Excellent reflet du cortisol libre
➢ Puissance diagnostique équivalente à la cortisolurie des 24 heures
➢ Peut remplacer dosage plasmatique en cas de modification de CBG ou difficultés de prélèvement.
➢ Intérêt diagnostic :
✓ Diagnostic des hypercorticismes intermittents.
✓ Suivi post-opératoire des maladies Cushing
Dosage de l’ACTH : Indications :
✓ Distinguer les insuffisances hautes ou basses.
✓ Distinguer entre Syndrome de Cushing ACTH dépendant des Cushing ACTH indépendants
✓ Sécrétion ectopique d’ACTH
Dosage de la 17 hydroxyprogestérone : Indications :
✓ Diagnostic des hyperandrogénies d’origine surrénalienne.
✓ Dépistage des hyperplasies congénitales des surrénales (HCS) sur goutte de sang prélevé sur buvard chez le
nouveau-né
✓ Confirmation du Diagnostic des HCS
Dosage des 17 cétostéroïdes (DHEA et SDHEA)
Indications : Hyperandrogénies tumorales (surrénalienne, ovariennes) et déficit en 21 hydroxylase
Dosage de la ∆4 Androstènedione
➢ Marqueur de la synthèse des androgènes surrénaliens et ovariens.
➢ Indication : Hyperandrogénies
R ! Tenir compte de la période du cycle pour le dosage des stéroïdes sexuelles chez la femme :
✓ FSH, LH, E2 => 2 à 5ème jour du cycle
✓ P4 => 21ème jour du cycle (si cycle irrégulier : dosage pendant phase lutéale)
IX- Pathologies des Hormones Stéroïdes
1/Pathologies de la corticosurrénale
Hypofonction :
➢ Trop peu de tissus (maladie d’Addison) par destruction de la corticosurrénale (Tumeurs, tuberculose, auto-
immune)
➢ Trop peu de stimulation : insuffisance surrénale (centrale) (tumeur destructrice H-H ou arrêt brutal de
corticothérapie)
➢ Déficit enzymatique (maladie d’Addison)
Insuffisance surrénalienne primaire (périphérique) = Maladie d’Addison :
Carence en hormones stéroïdes surrénaliennes globale due à une destruction de 85-90% du tissu surrénalien.
Etiologies (causes) :
➢ Auto-immune (maladie d’Addison 70%) : plus fréquente (auto-Ac anti-21 hydroxylase ou anti corticosurrénale) :
développé à l’âge adulte : ↓ cortisol et aldostérone et ↑ androgènes : pas d’ambigüité sexuelle
➢ Tuberculose bilatérale des surrénales
➢ Destruction des corticosurrénales : métastases de cancer, chirurgie
➢ Dans ces 2 causes il y a diminution des stéroïdes surrénaliens
➢ Déficit enzymatique (hyperplasie congénitale des surrénales) : mutation du gène codant pour la 21 hydroxylase
(enzymopathie la plus fréquente) chez le fœtus. Le cortisol et l’aldostérone ne sont pas synthétisés alors les
précurseurs (17 hydroxyprogestérone) s’accumulent en amont et sont déviés vers la voie des androgènes, d’où
ambigüité sexuelle chez la petite fille (cerveau masculin = Pseudohermaphrodisme) et puberté précoce chez le
garçon
NB : Maladie d’Addison est caractérisée par un déficit qui touche à la fois le ↓cortisol et l’aldostérone et ↑ androgènes
➢ ACTH est élevée par perte du rétrocontrôle négatif, expliquant la mélanodermie (teinte bronzée de la peau) :
l’ACTH se lie à des récepteurs cutanés qui stimulent la synthèse de mélanine
➢ Réponse de l’hypophyse => Sécrétion d’ACTH ↑↑
Insuffisance surrénalienne centrale (corticotrope ou secondaire) :
Déficits surrénaliens dus à un déficit hypophysaire en ACTH (pas de mélanodermie)
Etiologies (causes) :
✓ Tumeurs ou métastases hypophysaires.
✓ Craniopharyngiome.
✓ Irradiation de la région hypothalamo-hypophysaire
Hyperfonction :
➢ Trop de stimulation (tumeur sécrétrice hypophysaire)
➢ Trop de tissus (tumeurs sécrétrice de la corticosurrénale)
Syndrome de Conn (hyper-aldostéronisme) :
➢ Primaires : trop de tissu corticale : Tumeurs sécrétrices (adénome de Conn) avec Hyperplasie bilatérale des
surrénales
➢ Secondaire : hyper-reninisme : tumeur libérant de la rénine
Hypercorticisme
Primitive : syndrome de cushing (↑ cortisol // ↓ ACTH) : Tumeur de la corticosurrénale :
Définition : Hypersécrétion de cortisol par les Corticosurrénales : femmes plus touchées que les hommes (9/10)
Dosages non hormonaux : Hypokaliémie + Hyperglycémie + Hypercalciurie + Dyslipidémie
Dosages hormonaux :
➢ Cortisol à 8 h ↑ (fraction libre)
➢ ACTH ↓
➢ CRH ↓
➢ Rupture du rythme circadien
➢ CLU ↑ (cortisol libre urinaire : 4 fois la limite supérieure de la normale)
➢ 17 OH stéroïdes ↑
Cliniquement
➢ Obésité facio-tronculaire
➢ Amyotrophie des membres
➢ HTA
➢ Modification de la peau, vergetures (maigrir obésité)
➢ Signes d’hyperandrogénie, (hirsutisme)
➢ Problèmes osseux (ostéoporose)
➢ Signes psychiques
➢ Intolérance au glucose. Voire Diabète
Secondaire : maladie de Cushing (↑ Cortisol // ↑ ACTH) : adénome hypophysaire
➢ Hypercorticisme ACTH-dépendant
➢ Hyperplasie bilatérale des surrénales
Cliniques : Mêmes signes d'hypercorticisme décrits + Mélanodermie
1- ACTH d'origine hypophysaires : adénomes corticotropes chez les femmes jeunes dans 80%
2- ACTH est d'origine ectopique (rare) : Produite par une tumeur non hypophysaire
Biologie :
✓ Cortisol ↑ (fraction libre)
✓ ACTH ↑ et CRH ↓
✓ Rupture du rythme circadien et CLU ↑
Syndromes adrénogénitaux : excès d’androgènes
✓ Virilisation (fille)
✓ Puberté précoce (garçon)
Causes fréquentes :
➢ Tumeurs malignes
➢ Déficit en 21-hydroxylase (plus fréquente)
➢ CAH : hyperplasie congénitale des surrénales → masculinisation de cerveau + lèvres fermés + clitoris a l’aspect
penniforme
2/Pathologies de la différenciation sexuelle (génétique et hormonale)
Ambiguïté Génitale
Si à un stade embryonnaire précoce l'évolution vers le phénotype masculin ou féminin se fait de manière incomplète,
il en résulte un état intersexué ou hermaphrodisme dans lequel l'histologie des gonades et l'anatomie des organes
génitaux externes sera ambiguë
✓ Hermaphrodite : a dans ses gonades à la fois des tubules séminifères et des follicules. L'aspect extérieur de
l'individu peut être normal. On parle de discordance entre le sexe apparent de l'individu et celui de ses gonades
✓ Pseudo-hermaphrodisme : gonades (organes internes) sont d’un sexe et organes génitaux externes sont de
l’autre sexe
Le diagnostic se fait grâce au caryotype
Pseudo-hermaphrodisme chez la femme :
Pseudo-hermaphrodite féminin a un caryotype 46, XX avec des organes génitaux externes ambigus
Causes :
➢ Hyperplasie congénitale bilatérale des surrénales
➢ Tumeur des surrénales ou des ovaires chez la mère
➢ Prise d’androgènes chez la femme enceinte
Organes génitaux internes (ovaires, trompes utérus et vagin) sont normaux. Il peut y avoir une virilisation complète
des organes génitaux externes avec un aspect masculin normal à la naissance et absence de testicules dans les bourses.
Le clitoris est peniforme et le Cerveau est masculinisé
Pseudo-hermaphrodisme chez l'homme :
1/Agénésie des cellules de Leydig : Déficit des enzymes de biosynthèse en testostérone
DHT provenant exclusivement de la testostérone, Si des mutations affectent les enzymes requis pour la synthèse de la
testostérone, les conséquences vont affecter toutes les structures dépendantes des androgènes (DHT et testostérone)
pour leur différenciation :
➢ Absence de différenciation des canaux de Wolff : les testicules ne descendent pas, les organes génitaux externes et
comportement sont féminins
➢ Toutefois en raison de la production d'AMH par les testicules, les canaux de Müller dégénèrent
2/ Déficit en 5-α réductase
➢ Absence de DHT mais les testicules produisent de l'AMH (donc les canaux de Müller dégénèrent)
➢ Développement psychique est masculin (cerveau masculin)
➢ Pathologie rare entraînant une ambiguïté sexuelle à la naissance (organes génitaux externes féminin ou aspect
masculin avec micropénis)
➢ Organes génitaux interne sont bien développés et les canaux Mülleriens ont régressé normalement.
➢ A la puberté, des signes de virilisation se développent, du fait de l'action périphérique de la testostérone.
➢ Tests hormonaux retrouvent un taux de testostérone normal ou augmenté associé à un taux bas de DHT,
conduisant à une élévation du rapport T/DHT
3/Déficit en récepteur des androgènes : (testicule féminisant)
➢ Récepteurs aux androgènes anormaux (insensibilité aux androgènes)
➢ Forme la plus fréquente de pseudohermaphrodisme masculin, Maladie récessive liée au chromosome X
➢ Taux des androgènes est normal, mais les cellules cibles sont résistantes
➢ Testicules sécrètent de l'AMH, ainsi les canaux de Müller régressent. En l'absence de sensibilité des tissus cibles à
la testostérone les canaux de Wolff dégénèrent (OGI : ventre vide), Les OGE sont féminins ainsi que le
développement psychique (cerveau féminin)
➢ Testicules ectopiques sécrètent des œstrogènes (préviennent de la conversion du testostérone) qui provoquent une
gynécomastie (développement de la glande mammaire)
4/ Anomalies du TDF
➢ Syndrome de Swyer : déficit en SRY (anomalie sur le gène Y : mutation de SRY) ou déficit en récepteur du TDF
➢ Pas de TDF :
✓ Pas de cellules de Leydig → pas de testostérone → pas de DHT → OGE féminins
✓ Pas de cellules de Sertoli → pas d’AMH → présence des OGI féminins non fonctionnels
✓ Comportement psychique féminin (cerveau féminin)
5/Anomalies de l’AMH = vrai Hermaphrodisme
➢ Syndrome de Persistance du canal Müllerien : déficit en AMH ou ses récepteurs.
➢ Développement des Organes génitaux internes mixtes (femme + homme) et organes génitaux externes masculins.
➢ Cerveau masculinisé
Hyperandrogenie (Femme) :
➢ Acné, hirsutisme, troubles du cycle (de la simple aménorrhée jusqu’à l’infertilité)
➢ Causes cortico-surrnaliennes (SDHEA élevée) exemples : blocs enzymatiques, tumeur de la cortico-surrenale
➢ Causes ovariennes (SDHEA normale) exemple SOPK : syndrome des ovaires poly kystiques (excès de E2 et des
androgènes)