LE CARISTE et LES
CHARIOTS ÉLÉVATEURS
SOMMAIRE
1. Le conducteur cariste
2. Les acteurs de la prévention
3. Les catégories de chariot
4. Les E.P.I.
5. Schéma général de l’ensemble élévateur
6. Les dispositifs de sécurité
7. Les consignes d’entretien
8. Les vérifications
9. Les zones d’évolution
10. La circulation
11. Les règles de chargement
12. Règle de chargement en pile
13. Règle de chargement en palettier
14. Chargement/Déchargement des véhicules
15. Les pictogrammes de manutention
16. Les étiquettes de produits chimiques
17. L’immobilisation du chariot
18. Les prescriptions sur la voie publique
19. Les circonstances et causes des accidents
PRÉAMBULE
• Le déplacement des marchandises à l’intérieur d’une entreprise est
incessant (approvisionnement des postes de travail, réception, expédition
des marchandises). Une grande partie de ces opérations s’effectue avec des
chariots automoteurs à conducteur porté, qui sont moins dangereux par eux
même, que par l’absence de formation.
• L’article R 4323-55 du Code du travail prescrit que la « conduite des
équipements de Travail mobiles automoteurs et des équipements de
travail servant au levage est réservée aux travailleurs qui ont reçu une
formation adéquate. Cette formation est complétée et réactualisée chaque
fois que nécessaire. »
• En conséquence, chaque chariot doit être confié à un conducteur qui
aura reçu au préalable une formation. Il doit connaître et savoir
appliquer les règles et consignes de sécurité de l’entreprise.
• Le conducteur est responsable du chariot qu’il conduit. Il doit
connaitre parfaitement les caractéristiques, les possibilités et le
comportement
. de son chariot.
● En cas de situation dangereuse, il doit avertir son responsable et utiliser
son droit de retrait.
1. LE CONDUCTEUR CARISTE
18 ANS
Autorisation
de conduite Aptitude
délivré par médicale
l’employeur
Connaissance
des lieux et
Formation
des
instructions
• La conduite des chariots ne doit être confiée qu’à des conducteurs dont
les connaissances ont été reconnues.
• Toutefois la CNAMTS préconise de ne confier la conduite des chariots qu’
à des conducteurs dont les connaissances ont été reconnues par un
Certificat d’Aptitude à la Conduite En Sécurité des chariots automoteurs
(CACES®).
• Un test d’évaluation, tant théorique que pratique est réalisé à partir du
référentiel de connaissance R 489.
• En cas de réussite à ce test , l’organisme de formation délivrera un
Certificat d’Aptitude à la Conduite En Sécurité des chariots pour la ou les
catégories concernées.
• La durée de validité du CACES® est de 5 ans.
2. LES ACTEURS DE LA PRÉVENTION
• L’inspecteur du travail : Contrôle l’application de la législation
du travail dans l’entreprise, conseille les salariés sur leurs droits et
les informe de leurs obligations.
• La C.A.R.S.A.T. : Préconise toute mesure justifiée de prévention en
vue de faire diminuer le nombre et la gravité des accidents de travail
et des maladies professionnelles.
• La médecine du travail : Veille à la santé des salariés.
Le médecin du travail a un rôle de prévention.
• Le C.S.E. : Exprime le point de vue des salariés sur la
prévention des risques professionnels et l’amélioration des
conditions de travail. Il contribue à la protection de la santé et
de la sécurité des salariés.
• L’organisme de contrôle technique : Vérifie périodiquement
l’état de conservation des équipements de travail.
3. LES CATÉGORIES DE CHARIOT
Compte tenu des diverses utilisations des chariots, il est possible de
délivrer un CACES® pour chacune des catégories suivantes :
Catégorie 1 A
Préparateurs de commandes sans élévation du poste de
conduite (Hauteur de levée ≤ 1,20 m).
Utilisés en intérieur pour le transport de
palettes, la préparation de commandes et le
chargement de véhicules à partir d’un quai.
Catégorie 1 B
Gerbeurs à conducteur porté ( Hauteur de levée ≥ 1,20 m).
3. LES CATÉGORIES DE CHARIOT
Catégorie 2 A
Chariots à plateau porteur de capacité ≤ 2 000 Kg.
Utilisés pour transporter des charges
sur son plateau.
Catégorie 2 B
Chariots tracteurs industriels (capacité
de traction ≤ 25 tonnes).
Utilisés pour tirer un train de remorque
Catégorie 3
Chariots élévateurs en porte-à-faux de
capacité inférieure ou égale à 6 000 Kg.
Utilisés pour déplacer, transporter et élever des
charges dans tous les secteurs d’activités.
Catégorie 4
Chariots élévateurs en porte-à-faux
de capacité supérieure à 6 000 Kg.
Utilisés pour déplacer, transporter et élever
des charges importantes dans les
installations portuaires et dans l’industrie
lourde.
Catégorie 5
Chariots élévateurs à mât rétractable.
Utilisés dans les entrepôts pour gerber dans
les installations à rayonnages métalliques de
grande hauteur.
Catégorie 6
Chariots élévateurs à poste de conduite élevable (hauteur de
plancher > 1,20m)
Catégorie 7 Conduite Hors production
Déplacement, chargement, transfert de chariots sans
activité de production (porte-engins, maintenance,
démonstration ou essais..).
4. LES E.P.I.
- L’employeur doit mettre gratuitement à la disposition de tous les salariés
des équipements de protection individuelle (E.P.I.) conformément au
code du travail (Art. R.4323-95).
- Le salarié est tenu de se conformer au règlement intérieur, aux
différentes consignes de l’entreprise et doit porter les E.P.I. fournis .
Le port des chaussures de
sécurité, de gants, de protections
auditives et d’un vêtement rétro-
réfléchissant est indispensable
pour la conduite des chariots
élévateurs.
Le port des lunettes, casques,
sont à utiliser en fonction des
conditions de travail.
Les protections auditives sont
obligatoires à partir de 85 dB,
5. SCHÉMA GÉNÉRAL DE
L’ENSEMBLE ÉLÉVATEUR
Description du chariot :
Le chariot automoteur à conducteur porté est essentiellement constitué par
un châssis rigide, un ensemble élévateur, un tablier porte-équipements, des
roues et un poste de conduite. L’ensemble élévateur se compose d’un mât
vertical susceptible de s’incliner vers l’avant ou vers l’arrière pour faciliter la
prise ou dépose des charges. Un tablier porte équipements se déplace le
long de ce mât sous l’action de chaînes mues par un ou deux vérins
hydrauliques. Il est susceptible de recevoir des équipements de préhension
très divers.
Protège-conducteur
Mât
Vérin d’élévation
Contrepoids
Tablier
Bras de fourches
Talons de
fourches
Roue directrice
Roue motrice
Châssis
EQUIPEMENT et ACCESSOIRES
Pince à fûts
Rallonge de bras de fourche
Tablier à déplacement
latéral (TDL)
Permet d’ajuster les fourches
Presseur Eperon
Tête rotative
Potence
Pousseur
Benne basculante
6. LES DISPOSITIFS DE SÉCURITÉ
1 Protège-conducteur : Il protège le cariste contre les chutes d’objets.
2 Dosseret de charge : Il évite que des éléments de la charge ne retombent sur le cariste.
3 Le protecteur : Il interdit l’accès aux organes mécaniques.
4 Le bouclier : Il assure la protection du poste de conduite sur tous les chariots où le
conducteur se trouve, assis ou debout, à l’avant ou à l’arrière.
1
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5 L’arrêt d’urgence : Il stoppe le chariot et interdit la possibilité de tous mouvements
en coupant l’énergie.
6 Le système « homme présent » positionné sous le siège : Il stoppe le chariot
de tous mouvements dès que le conducteur quitte le siège quelle qu’en soit la raison.
La ceinture ou un autre système de retenue du cariste
S’il existe un risque que le conducteur soit écrasé entre le chariot
et le sol lors d’un renversement , le chariot doit être muni d’un
système de retenue……(Art. R. 4324-31).
La présence sur le chariot d’une cabine équipée de portes ne
dispense pas d’attacher sa ceinture.
5. LE CIRCUIT HYDRAULIQUE
• Il permet de réaliser les différents mouvements du chariot grâce à
des vérins actionnés par de l’huile sous pression.
Vérin
Limiteur de
pression
Distributeur
Clapet anti-retour
(ralentisseur de
descente)
Réservoir Pompe
ATTENTION
Ne jamais rechercher une fuite sur un
flexible hydraulique avec la main.
risque de perforation.
le chariot est freiné automatiquement dès
que la pédale d’accélération est lâchée car
c’est un système Hydrostatique.
7. LES CONSIGNES D’ENTRETIEN
Consignes générales
Le conducteur doit signaler immédiatement à son responsable
tout fonctionnement défectueux du chariot. Il ne peut effectuer
lui- même les réparations ou réglages.
2 sources d’énergie principales : Electrique et thermique
Consignes pour chariots électriques
- Interdiction de fumer à proximité d’une batterie en charge
- Effectuer l’opération dans un endroit ventilé
- Faire le plein d’électrolyte avec de l’eau distillée ou déminéralisée
- Ne pas décharger une batterie à plus de 80% de sa capacité
- Les cosses doivent être propres et bien serrées
→ Attention : La batterie contient de l’acide, la manipuler avec des gants.
Consignes pour chariots thermiques
GPL :
- Interdiction de fumer en changeant la bouteille de gaz
- Effectuer le changement de la bouteille de préférence à l’air libre ou dans un local
bien aéré, moteur à l’arrêt
- Ne pas stationner trop longtemps au soleil, la température ne doit pas dépasser 50°C
Essence ou gas-oil :
- Interdiction de fumer en effectuant le plein de carburant
- Effectuer le plein de carburant aux emplacements prévus à cet effet, moteur à l’arrêt
- Equipé de ses EPI spécifiques, essuyer le carburant répandu hors du réservoir : sur le
sol et sur le chariot.
En cas d’Incendie / Explosion :
j’alerte, je protège et je vais secourir sans me mettre en danger.
8. LES VÉRIFICATIONS
Lors de la prise de poste, le cariste doit vérifier l’adéquation entre le travail
à effectuer, l’environnement et le matériel disponible. Il doit s’assurer de la
date de la V.G.P., des anomalies éventuelles et signalées. Il est également
tenu d’effectuer certaines opérations journalières pour l’entretien de son
chariot, pour sa propre sécurité et celle d’autrui.
Vérifications au sol
- Documents obligatoires
- Plaque de charge
- Etat général
- Etat des bandages ou des pneumatiques
- Absence de fuites sous le chariot
- Etat des chaînes, des vérins, des flexibles et du mât
- Etat des fourches : absence de fissures, écartement et verrouillage des bras
de fourche
- Les niveaux :
Pour électrique : électrolyte, huile hydraulique….
Pour thermique : huile moteur, huile hydraulique, carburant, liquide
de refroidissement ….
- Etat de propreté des équipements (éclairage, rétroviseurs…..)
Vérifications au poste de conduite
- Immobilisation du chariot : frein de parking serré
- Réglage du siège (Souplesse, profondeur pour le poids et la taille du cariste ainsi que
l’inclinaison du siège)
- Essai de l’avertisseur sonore et des instruments de bord
- Essais hydrauliques de l’ensemble d’élévation (levage, inclinaison du mât,
translation..)
- Essais des freins (en marche avant et en marche arrière)
• L’utilisateur devra signaler immédiatement à son responsable
tout dysfonctionnement du chariot. Il devra également le noter
sur le carnet d’entretien de celui-ci.
Les vérifications périodiques obligatoires
Elles doivent être effectuées tous les six mois et peuvent être réalisées
par des organismes agréés ou par des personnes qualifiées appartenant
ou non à l’établissement.
Le résultat de ces vérifications est consigné sur le registre sécurité qui
est à la disposition de l’inspecteur du travail.
9. LES ZONES D’ÉVOLUTION
• LES LOCAUX
- Les locaux et les chariots devront être adaptés les uns aux
autres. Il faudra donc utiliser un engin compatible avec les
locaux ou alors modifier les locaux existants.
• LA VENTILATION
- Elle doit être suffisante pour éviter les risques d’intoxication dus
aux gaz d’échappement (chariot thermique).
- La source d’énergie du chariot doit être prévue en conséquence .
• LES SOLS
- Ils seront conçus pour résister à des charges concentrées et tenir
compte des vitesses des chariots ; ils seront suffisamment lisses et
exempts de trous pour ne pas gêner la circulation, ni compromettre
l’équilibre de la charge.
• LES ALLÉES DE CIRCULATION
- Elles devront être aménagées pour éviter les passages réservés,
les plafonds bas et les zones dangereuses (virages serrés, courbures
brusques, plans inclinés….). Si les prescriptions ne sont pas
respectées, une signalisation identique à la signalisation routière
doit être mise en place.
- La largeur des allées à sens unique doit être égale à la largeur de
l’engin ou de son chargement augmentée de un mètre.
- En cas de circulation à double sens, elle sera égale à deux fois la
largeur des véhicules ou des chargements augmentés de 1,4 mètre.
- Elles seront bordées de traits visibles et ne présenteront aucun
obstacle.
• LES PORTES
- Elles devront être au moins aussi larges que les voies de circulation.
- Elles auront une hauteur suffisante, compte tenu des charges
transportées.
Interdit aux Véhicules de
piétons manutention
Entrée interdite aux
personnes non Danger électrique
autorisées
Interdit aux véhicules Danger général
de manutention
• LE PLAN DE CIRCULATION
- Il doit être établi dans toutes les entreprises et doit préciser
les zones de circulation des piétons et des véhicules.
- Le cariste devra respecter la signalisation.
• L’ALIMENTATION D’ÉNERGIE
- Elle s’effectuera sur des emplacements spécifiques qui
doivent présenter toutes les garanties de sécurité.
10. LA CIRCULATION
• LES RÈGLES DE CIRCULATION DU CARISTE
- Regarder dans le sens de la marche, être vigilant et éviter les
démarrages et arrêts brusques.
- Circuler à vide comme en charge mât incliné en arrière, les
fourches à environ 15 cm du sol.
- Circuler à une vitesse appropriée à l’état du terrain
(humide, déformé….)
- Rester maître de sa vitesse en toutes circonstances.
- Respecter la réglementation.
- Maintenir une distance suffisante (trois longueurs minimum)
entre deux chariots circulant dans le même sens.
- Interdiction de freiner brusquement et de prendre les
virages à pleine vitesse.
- User de l’avertisseur sonore sans en abuser.
- Si la visibilité n’est pas suffisante en marche avant, le conducteur
peut, sur une courte distance, circuler en marche arrière.
- Freiner progressivement et sans brutalité.
- Pour un dégagement en marche arrière avec le chariot,
jeter un coup d’œil avant de reculer.
• En abordant une porte battante « va et
vient » le cariste doit :
- Marquer un temps d’arrêt.
- Utiliser l’avertisseur sonore.
- Pousser lentement les battants de la
porte.
- Le conducteur doit tenir compte de
la hauteur de passage libre sous les
portes.
- Pour sa sécurité, le cariste doit garder les
pieds et toute autre partie de son corps
dans le gabarit du chariot.
- Les montées doivent être abordées à une allure ni trop
lente, ni trop excessive et en marche avant.
- Les descentes s’effectueront en principe en marche
arrière, la charge étant inclinée en arrière.
- Ne pas circuler en travers et ne pas faire demi-tour sur un plan
incliné ou une pente.
- Avant de vous engager sur un pont de liaison, vérifier qu’il est
bien prévu pour le poids total du chariot en charge, vérifier qu’il
soit convenablement fixé et vérifier l’immobilisation du véhicule.
- Avant de vous engager sur une passerelle, un monte-charge,
un ascenseur, un plancher de camion, il faut s’assurer de son
état, de sa capacité de résistance et de son gabarit.
- Le levage et/ou le transport de personnes avec un
chariot non conçu à cet effet est formellement interdit .
- Il est interdit d’augmenter le contrepoids pour
soulever une charge plus lourde que la capacité du
chariot.
- Ne pas stationner à un emplacement
gênant pour la circulation.
- Ne pas conduire sous l’emprise
de l’alcool et/ou de drogues.
- Ne pas téléphoner en conduisant.
ATTENTION : Certains médicaments peuvent
affecter la capacité à conduire.
11. LES RÈGLES DE CHARGEMENT
• Il faut :
- S’assurer que les palettes, caisses…. sont en bon état et appropriées aux
conditions de stockage.
- S’assurer que les charges sont équilibrées, calées ou amarrées, sur leurs
supports, afin d’éviter tout risque de basculement ou de glissement.
- Engager les bras de fourche à fond sous les charges.
• La stabilité
- L’équilibre de l’ensemble chariot-charge est sans cesse modifié.
• La capacité du chariot
- La charge que peut soulever un chariot à fourches varie en
fonction du poids, de la longueur de cette charge, de la hauteur
d’élévation et de l’inclinaison du mât.
- Le cariste doit respecter la capacité maximale du chariot.
- Ne jamais soulever une charge sans connaitre la distance entre le
centre de gravité de la charge et le talon de la fourche.
• Le centre de gravité : C’est le point d’équilibre d’une charge.
- Pour une charge homogène, il se trouve au centre de la charge.
- Pour une charge non homogène ou mal équilibrée, il est décalé du
centre de la charge, vers le côté le plus lourd de celle-ci.
• LA PLAQUE DE CHARGE
- Elle précise, sous forme d’une courbe ou d’un tableau,
l’indication des charges que peut transporter le chariot.
Exemples de plaque de charge :
Ne pas confondre plaque de charge et plaque signalétique
Sur tout chariot élévateur, ces deux plaques sont obligatoires.
12. RÈGLE DE CHARGEMENT EN PILE (GERBAGE)
Incliner le mât au Amener le chariot devant
Prendre la charge au sol. l’emplacement prévu pour
L’élever à 15 cm du sol. maximum vers l’arrière.
Transporter la charge. le gerbage.
Elever la charge à la Avancer lentement le chariot
hauteur nécessaire, le Amener les bras de fourches
jusqu’à ce que la charge se à l’horizontale. Déposer
chariot étant à l’arrêt. trouve au-dessus de lentement la charge sur
l’emplacement du gerbage. l’emplacement de gerbage.
Immobiliser l’appareil.
REPRISE ET DESCENTE (DÉGERBAGE)
Immobiliser le chariot. Soulever la charge. Descendre la charge à 15 cm
Incliner le mât en arrière. du sol. Transporter la charge.
Prendre la charge mât vertical. Reculer après avoir
regardé derrière.
13. RÈGLE DE CHARGEMENT EN PALETTIER (GERBAGE)
Prendre la charge au sol. Incliner le mât au Immobiliser le chariot
L’élever à 15 cm du sol maximum vers l’arrière. devant le palettier.
Transporter la charge. Redresser le mât à la
verticale.
Elever la charge. Avancer lentement le
Contrôler l’horizontalité Immobiliser le chariot.
chariot, contrôler l’insertion Déposer lentement la
lors du passage de la de la charge.
charge à hauteur du charge.
champ visuel.
REPOSE ET DESCENTE (DÉGERBAGE)
Immobiliser le chariot, Soulever la charge. Descendre la
insérer la fourche dans Reculer après avoir Immobiliser le chariot. charge à 15 cm du
la palette, mât vertical regardé derrière. Incliner le mât en arrière. sol. Transporter la
charge
14. CHARGEMENT/DECHARGEMENT DES
VEHICULES
- Immobilisation du véhicule (frein de parc) et (retrait des clés
durant les opérations)
- Présence des cales et absence de pneus à plat
- Vérification de la liaison et de la résistance du pont de liaison
(adéquation)
- Etat du plancher de la remorque
- Veiller à la hauteur du mat du chariot et penser à la hauteur de
levée libre
- Plan de charge
- Absence de personne dans la remorque
15. LES PICTOGRAMMES DE MANUTENTION
Utilisation de fourche Sens de stockage Ne pas empiler
interdite
15. LES PICTOGRAMMES
CHIMIQUES
17. L’IMMOBILISATION DU CHARIOT
→ L’arrêt temporaire
• Le chariot à l’arrêt ne doit pas gêner la circulation.
• Le chariot ne doit pas être stationner à moins d’un mètre d’une voie
ferrée, ni devant les dispositifs de secours.
• Le cariste ne doit pas abandonner son véhicule dans une descente,
sauf cas exceptionnel. Il doit alors caler les roues de son chariot.
• Le cariste doit s’assurer que les bras de fourches reposent à plat
sur le sol, ou si cela n’est pas possible, les lever à plus de deux
mètres du sol.
Il est interdit de passer sous une fourche en position haute.
• En quittant son chariot, le cariste arrête le moteur, mets le
frein de parking, le point mort et retire la clé de contact.
• Le cariste doit descendre du chariot en sécurité : face à l’engin et
sans sauter.
• Le cariste doit fermer la bouteille de gaz.
→ En fin de poste
• Le cariste est tenu de garer le chariot à
l’endroit prévu à cet effet.
• Le cariste doit mettre le chariot en position
de sécurité comme pour l’arrêt temporaire.
• Le cariste doit faire un contrôle général du chariot.
• Si le cariste constate une anomalie, il doit le signaler à son
responsable et le noter sur le carnet d’entretien du chariot.
18. LES PRESCRIPTIONS SUR LA VOIE PUBLIQUE
La circulation des chariots élévateurs sur les voies
ouvertes à la circulation publique est réglementée par
le Code de la route.
Les chariots élévateurs se situent dans la catégorie engins spéciaux :
« Ce sont des engins automoteurs et remorqués servant à l’élévation, au
gerbage ou au transport de produits de toute nature (à l’exclusion du
transport de personnes autres que le conducteur et éventuellement un
convoyeur) et dont la vitesse ne peut excéder par construction 25 km à
l’heure ».
Eclairage et signalisation : des feux de position, des feux de
croisement, des feux rouges arrières, des indicateurs de changement de
direction, des dispositifs réfléchissants
Plaques : Une plaque de constructeur et une plaque d’exploitation (propriétaire)
Permis de conduire : ces matériels étant non immatriculés, le permis de
conduire n'est pas requis. L'autorisation de conduite est indispensable
•Le gyrophare est conseillé et
obligatoire dans certains départements
•Les fourches, s’il en est équipé, doivent être
enlevées ou protégées
19. CIRCONSTANCES ET CAUSES DES ACCIDENTS
Une enquête de la Caisse Nationale de l’Assurance Maladie auprès des
Caisses Régionales d’Assurance Maladie a permis de recenser les
principales circonstances des accidents ainsi que leurs principales causes.
• Principales circonstances
- Renversement du chariot
- Ecrasement d’un piéton par un chariot
- Ecrasement du cariste par un élément du chariot à l’arrêt
- Ecrasement du cariste ou d’un tiers par la chute de la charge
- Chute de hauteur du chariot (du quai)
- Chute d’un opérateur monté sur la fourche
• Principales causes
- CIRCULER AVEC LA FOURCHE HAUTE
- VITESSE EXCESSIVE
- UTILISATION DE FOURCHE POUR LEVER OU TRANSPORTER DES PERSONNES (chute)
- DEPASSEMENT DE LA CAPACITE DU CHARIOT OU POSITIONNEMENT INCORRECT DE
LA CHARGE SUR LA FOURCHE
- MANŒUVRER SANS VERIFIER LA ZONE LIBRE D’EVOLUTION AVANT ET ARRIERE
- Absence de formation
- Circuler en appuyant simultanément sur l’avertisseur sonore
- Procédure inadaptée (circulation charge haute, manœuvre dangereuse,
organisation défectueuse…)
- Manque de visibilité
- Absence de plan de circulation, de balisage….
- Défaut de conception du chariot
- Charge non stable ou non arrimée
- Rupture mécanique ou manque d’entretien
- Pente trop importante
- Incendie / explosion des batteries
- Transporter et élever des charges lourdes (dépassant la CN du chariot)
RESPONSABILITÉ
Morale
Pénale
Civile
• Chacun est responsable de ses actes.
• La sécurité est l’affaire de tous.
Manquement délibéré
Manquement
Négligence
Inattention
Imprudence
Maladresse
• Quelques numéros de téléphone utiles :
-POMPIERS : 18
-SAMU : 15
-Numéro d’urgence européen : 112
Ce livret à été réalisé par Christophe Salique
Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle
faite sans le consentement du Ceftic ou de l’auteur est illicite.
• Ce livret de formation
destiné aux caristes, résume
les précautions minimales à
observer pour la conduite
en sécurité des chariots
automoteurs de
manutention.
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