Politique Monétaire Et Stabilité Des Prix Au Maroc
Politique Monétaire Et Stabilité Des Prix Au Maroc
pour le temps qu’il nous a accordé et ses orientations qui me font honneur.
et Marchés Financiers » qui n’ont pas cessé de nous accompagner tout au long
de ces deux années et de nous donner tous les outils nécessaires pour réaliser
notre travail.
Enfin, mes remerciements vont à tous ceux qui ont participé de près ou
1
Dédicace
A mes très chers parents M. El-ASERY AHMED et Mme El-ASERY KHADIJA,
que rien au monde ne pourra vous exprimer mon amour, mon respect et ma
reconnaissance pour votre tendresse, votre compréhension, vos
encouragement, vos prières et tous les sacrifices que vous fait pour me rendre
celui que je suis aujourd’hui. Que dieu vous protège.
A mes chères amies SANAE et SARA, je vous remerciez pour votre soutient
et pour vos mots d’encouragement, qui m’ont accompagnés durant tout mon
cursus.
Merci infiniment !
2
SOMMAIRE
Introduction générale
Chapitre 1 : Généralités sur la politique monétaire
Section 1 : présentation et objectifs de la politique monétaire
Section 2 : les mécanismes de transmission de la politique monétaire
Section 3 : les instruments de la politique monétaire
3
Liste des abréviations :
DW : Test Durbin-Watson
M3 : la Masse Monétaire
LM : Lagrange multiplier
4
Introduction générale
Pour que ces derniers soient atteints, la banque centrale agit sur des
objectifs dits opérationnels qui sont contrôlés directement tel que le taux de
réescompte.
5
Après la fixation de l’ensemble des objectifs (finals, intermédiaires et
opérationnels) les autorités monétaires mettent en place des moyens permettant
leurs réalisations représentées par les instruments de la politique monétaire, qui
sont scindés en deux types : instruments directs tel que l’encadrement du crédit
qui sont liés aux économies peu développées, et instruments indirects tel que
l’Open Market qui sont liés aux économies développées.
Dès lors ; la stabilité des prix est généralement reconnue comme étant une
des contributions essentielles de la politique monétaire à la stabilité
macroéconomique et sa préoccupation majeure. Cette approche, largement
consensuelle, est l'un des paradigmes dominants de la pensée économique
récente.
Les flux des travaux au cours de la décennie 70 a fait émerger deux types
de politique monétaire dont le principe repose sur l’ancrage nominal aux
variables intermédiaires tels que le taux de change et les agrégats monétaires. Il
s’agit de la politique de ciblage du taux de change et de ciblage des agrégats
monétaires
6
• Comment la politique monétaire contribue-t-elle à une stabilité des prix ?
• El quelles sont les stratégies de la politique monétaire adopter pour
atteindre le dite objectif ?
7
Chapitre I : Généralités sur la
politique monétaire.
8
Introduction du chapitre :
La politique monétaire a connu une évolution dans ces dernières années. Elle a
donné lieu à un grand nombre de remises en causes quant à son rôle, son efficacité, ses
moyens d’action et sa définition même. Ces remises en cause sont à la fois d’ordre
théorique et empirique.
Dans cette section, nous allons essayer de faire une analyse théorique de la politique
monétaire qui est composante essentielle à côté de la politique budgétaire et fiscale de la
politique économique et qui contribuent à la régulation macroéconomique sur laquelle nous
avons jugé essentiel de donner une vue générale, pour le faire, nous allons commencer par une
présentation de la politique monétaire, sa définition et ses approches théoriques ensuite nous
passerons à énumérer ses objectifs.
9
1) Présentation de la politique monétaire
« La politique monétaire est l’un des deux grands piliers de la politique économique,
avec la politique budgétaire, elle a longtemps été considérée comme un instrument devant
contribuer à la réalisation des objectifs de la politique économique »1.
« C’est des actions délibérées des autorités monétaires [banque centrale, trésor public]
sur la masse monétaire et les actifs financiers en vue de la régulation de l’économie à court
terme et à long terme »2.
« La politique monétaire est l’ensemble des moyens dont disposent les Etats ou les
autorités monétaires pour agir sur l’activité économique par l’intermédiation de l’offre
monétaire, l’objectif est en règle générale de s’assurer de la stabilité des prix qui est
considérée comme un préalable au développement de l’activité économique, en essayant si
possible d’atteindre des objectifs de croissance, plein emploi et d’équilibre du commerce
intérieur »3.
« La politique monétaire est définie comme les actions mises en œuvre par les
autorités monétaires (la banque centrale) afin de procurer à l'économie la quantité de monnaie
nécessaire à la réalisation de la croissance économique, le plein emploi, l'équilibre de la
balance des paiements et surtout la conservation de la stabilité de la valeur de la monnaie au
niveau interne c'est-à-dire combattre l'inflation et préserver le pouvoir d'achat de la
monnaie»4.
« La politique monétaire consiste en ses actions délibérées des autorités monétaires
d’un pays [banque centrale en cas d’indépendance, ou moins indépendante le gouvernement]
sur la masse monétaire en circulation, des actifs financiers (vente ou achat de bon de trésor,
opération d’Open Market), la politique de crédit (via la fixation de taux sur la politique de
1
Jean-Luc Bailly et ses al, « Economie monétaire et financière », Edition Bréal, 2000, Paris.
2
A. Silem, J.M.Albertini, « Lexique d’Economie », 8eme Edition, 2004.
3
Dictionnaire de politique « Topictionnaire ».
4
Bordes C., « La Politique Monétaire », 2007, Paris.
10
change dans l’objectif de réguler l’économie au service de minimum d’inflation et du
maximum d’activité (croissance) »5.
La politique monétaire est une politique conjoncturelle qui s’inscrit dans le cadre de la
politique économique général, c’est l’ensemble des mesures consistant à fournir les liquidités
nécessaires au bon fonctionnement et à la croissance de l’économie tout en veillant à la
stabilité de la monnaie en circulation à un niveau compatible avec la sauvegarde des équilibre
économique internes et externes.
Lorsque l'État dépense de l'argent dans les services publics, pour la construction
d'infrastructures publiques par exemple, cela relève d'une politique expansionniste qui vise à
créer des emplois et injecter du capital dans l'économie pour la redynamiser et obtenir un effet
de levier. Cela rejoint la théorie de John Maynard Keynes, selon qui, l'État doit intervenir
lorsque les seuls moyens du marché financier ne suffisent plus.
Une politique expansionniste peut aider l'économie à se redresser lorsque les marchés
financiers et monétaires sont en crise et risquent de mettre en péril le système économique
d'un pays. Il permet également à l'État d'affirmer son rôle d'autorité et d'assurer un certain
équilibre et une stabilité des prix à court terme.
5
Jean-Pierre Patat, « Monnaie, institution financière et politique monétaire », 5ème Edition, Economica, 1993,
Paris.
11
Une politique monétaire restrictive est une politique monétaire qui a le but de
diminuer la masse monétaire (donc l'argent en circulation); cela engendre une hausse des taux
d'intérêts mais cela provoque une désinflation (un ralentissement de la hausse des prix).
Moyens - limiter les réserves obligatoires - imposer aux banques des réserves
imposées aux banques obligatoires élevées
12
1-2 Les approches théoriques de la politique monétaires :
6
C.E. Meunier : «Essai sur la Loi des débouchés de JB Say», Thèse de Doctorat, Toulouse (1942).
7
Pour comprendre la notion de vitesse de circulation, on peut imaginer une situation où les prix (P) et la quantité
de monnaie (M) sont constants ; si la vitesse de circulation de la monnaie est multipliée par deux, les billets
circulent deux fois plus vite et permettent d’acheter deux fois plus de biens.
13
En matière de taux d’intérêt, l’argumentation classique est la suivante :
➢ l’emprunteur peut payer un intérêt pour emprunter parce que, grâce à cette somme, il
acquiert un investissement qui augmentera la productivité de son travail et lui
permettra de rembourser plus qu’il n’a reçu ;
➢ l’emprunteur veut bien payer un intérêt parce que les capitaux sont rares. Tant que les
profits seront supérieurs à l’intérêt, l’emprunteur investira et partagera avec les
prêteurs les excédents de profits dégagés par les investissements réalisés;
➢ les préteurs épargnent en fonction du taux d’intérêt qui leur est offert: si le taux
d’intérêt s’élève, on épargne davantage. FISCHER voit la confirmation de cette
relation dans les évolutions parallèles des taux d’intérêt et des prix ; en période
d’expansion durant laquelle les prix s’élèvent, les entreprises demandent davantage de
capitaux, donc consentent des taux d’intérêt plus important pour provoquer un
accroissement de l’épargne.
En résumé, les classiques ont été convaincus de la dichotomie entre les sphères réelles
et monétaires de l’économie. En conséquence, le niveau général des prix dépend directement
et uniquement de la masse monétaire. Pour contrôler l’inflation il suffit que la banque centrale
contrôle l’évolution de la masse monétaire. Selon la théorie quantitative la monnaie est neutre
et n’agit pas sur le niveau de la production et des échanges.
La neutralité de la monnaie chez les classiques a été remise en cause par la théorie
keynésienne.
b) La théorie keynésienne :
14
induit un accroissement de l'activité économique et non une hausse des prix. Une politique
monétaire active, destinée à lutter contre le chômage, est donc possible.
Pour Keynes, une politique monétaire agit cependant différemment car elle provoque plutôt
une variation des taux d'intérêt. Ainsi, une augmentation de l'offre de monnaie sur le marché
monétaire, qui conduit la banque centrale à acheter des titres fournis par les banques contre de
la monnaie nouvelle (création monétaire), entraîne une baisse des taux d'intérêt ; celle-ci à son
tour favorise les entreprises puisque le coût des emprunts destinés à financer les
investissements diminue. À l'inverse, une politique monétaire destinée à ralentir l'activité
économique passe par une diminution de l'offre de monnaie (vente de titres) et une hausse des
taux.
Pour les keynésiens la politique monétaire est inefficace pour deux raison :
- La trappe à liquidité : qui surgit à la baisse au-dessous d’un certain niveau du taux
d’intérêt et empêche toute action de celui-ci d’être efficace.
- La faiblesse de l’élasticité de l’investissement par rapport au taux d’intérêt; beaucoup
plus importantes sont les prévisions des entrepreneurs quant au rendement futur de
l’investissement. Donc la politique monétaire a peu d’efficacité sur l’inflation.
8
MILTON.F, « la monnaie et ses pièges », dunod, paris1993, P27.
15
d) L’approche des nouveaux classique :
Ainsi, selon le modèle des nouveaux classiques, même que la politique monétaire suit
une règle systématique comme exemple celle qui relie l’offre de monnaie au taux de chômage
constaté à la dernière période, son effet structurel sur le taux des variations des prix sera
parfaitement connu et anticipé par les agents. Il fait partie intégrante de leur ensemble
d’information, à partir duquel ils ferment leurs rationnellement.
La politique monétaire vise à agir sur les grandeurs économiques, appelés « objectifs
finaux ». Cela suppose une action sur des variables monétaires, appelés « objectifs
intermédiaires », qui conduisent à définir des modalités d’interventions, appelées actions ou
mesures (objectifs opérationnels).
9
Lucas.R.E, « Expectations and the Neuratity of Money », Journal of Economic Theory, Vol, PP: 103-24.
10
T.Sargent, N.Wallace, « Rational Expectation and the Theory of the Economic Policy », Journal of Monetary
Economics, April, 1976.
16
2-1 les objectifs finals de la politique monétaires :
Cet objectif est mesuré par le taux d’inflation et un taux faible est préférable pour la
prospérité d’une économie et permet ainsi d’assurer une certaine stabilité des prix.
11
Bassoni, M, « monnaie, théorie et pratique », 2eme édition, sirey, paris, 1997, p150.
17
➢ La croissance économique
Elle représente un objectif primordial pour tout politique économique dont le but est
de rechercher un meilleur niveau de production et à atteindre une croissance stable et durable.
Il faut mesurée à travers le taux de croissance économique mesuré quant à lui par le
pourcentage de la variation du produit intérieur brut(PIB). Cette croissance est nécessaire à
l’emploi et au développement économique et social.
➢ L’équilibre extérieur
Ces objectifs sont impossibles à atteindre simultanément car ils peuvent être
antagonistes. Par exemple, une décision peut redonner de l’emploi, améliorer la croissance
mais peut faire augmenter le pouvoir d’achat et donc faire augmenter l’inflation.
La politique monétaire ne peut pas agir directement sur les objectifs dits du carré
magique. Or, elle peut agir efficacement sur certaines variables monétaires qui elles-mêmes
influencent les objectifs de croissance et de stabilité des prix. Ces variables sont appelées des
« Objectifs intermédiaires ».
18
- être mesurables et rapidement connu par les autorités monétaires ;
- être relié avec la ou les autres variables réelles, retenue comme objectif final ;
- être contrôlé directement ou indirectement par les autorités monétaires ou par les
instruments dont celle-ci dispose.
La banque centrale est amenée à contrôler les taux d’intérêt car leur niveau, mais aussi
leur évolution influence directement les comportements des agents économiques tant en
matière de consommation et d’épargne, qu’en ce qui concerne les choix des détenteurs de
capitaux entre investissement et placement.
19
Tableau N 2 : l’influence de la variation du taux d’intérêt sur la masse monétaire, l’épargne,
l’investissement et le mouvement des capitaux étrangers.
monétaire
Etrangers
L’adoption d’un taux d’intérêt réduit favorise la croissance et l’emploi et rend les
crédits bancaires moins chers (augmentation d’investissement), mais défavorise l’épargne et
aboutit à une sortie des capitaux étrangers. Par contre, l’option pour un taux d’intérêt plus
élevé conduit à la lutte contre l’inflation et favorise le placement (limitation de la production,
baisse d’investissement et augmentation de chômage).
En effet, le niveau des taux d’intérêt est aussi un objectif intermédiaire, mais il joue un rôle
contradictoire. Forte, il permet de réguler la masse monétaire et faible il stimule la croissance
et l’emploi.
L’action sur les taux de change est aussi un moyen de faire évoluer le commerce
extérieur du pays. Maintenir un taux de change faible favorise les exportations d’un côté, et de
l’autre tend à limiter les importations et l’économie subira des pressions inflationnistes. En
revanche, maintenir un taux de change élevé peut avoir pour conséquence de limiter la
20
croissance intérieure, puisque les produits nationaux deviennent plus onéreux pour les
étrangers et les produits étrangers moins chers pour les nationaux.
Les interventions de la banque centrale sur le marché des changes sont d’autant plus
efficaces que les réserves de change sont abondantes, or celles-ci dépendent pour une part du
dynamisme du commerce extérieur du pays.
La politique monétaire a pour dernier objectif une bonne allocation des ressources
financières de la nation. En principe ce choix est guidé par la rentabilité comparée des
différentes emplois possibles au regard des ressources disponibles. Cette méthode défavorise
évidemment les investissements dont la rentabilité est la plus lointaine et la plus aléatoire.
C’est pourquoi, dans la plupart des pays, les autorités ont mis en place des circuits de
financement orientant directement une partie de l’épargne vers la satisfaction des besoins
qu’elles jugent à la fois prioritaires et mal satisfaits par le fonctionnement spontané des
marchés.
21
Section 2 : les mécanismes de transmission de la politique monétaire :
M ↑ ⇒ ir ↓ ⇒ I ↑ ⇒ Y ↑ (1)
Où M ↑ indique la conduite d’une politique monétaire expansionniste, qui aboutit à une baisse
des taux d’intérêt réels (ir ↓) ; celle-ci réduit le coût du capital, ce qui entraîne une
augmentation des dépenses d’investissement (I ↑) et, par là-même, un accroissement de la
demande globale et de la production (Y ↑).
Bien que, à l’origine, Keynes ait présenté ce canal comme agissant principalement par
l’intermédiaire des décisions des entreprises en matière de dépenses d’investissement, des
études ultérieures ont montré que l’investissement en logement et l’acquisition de biens de
consommation durables des ménages étaient également des décisions d’investissement. Par
conséquent, le schéma présenté ci-dessus s’applique tout aussi bien à certaines dépenses des
12
Bulletin mensuel de la BCE, juillet 2000, P24
13
F.S.Mishkin (1996), « les canaux de transmission monétaire : leçons pour la politique monétaire », Bulletin de
la Banque de France, mars. C. Bordes, « La politique monétaire » chapitre II de « Politique économique »
ellipse.
22
consommateurs, I représentant alors les dépenses relatives au logement et à l’achat de biens
de consommation durables.
Une caractéristique importante du canal du taux d’intérêt est l’accent qu’il met sur le
taux d’intérêt réel plutôt que nominal, comme étant celui qui affecte les décisions des
consommateurs et des entreprises. En outre, c’est le taux d’intérêt réel à long terme, et non à
court terme, qui est souvent considéré comme ayant une incidence majeure sur les dépenses.
Comment se fait-il que des modifications du taux d’intérêt nominal à court terme induites
par une banque centrale entraînent une variation correspondante du taux d’intérêt réel à
court et à long terme ? Cela s’explique par la rigidité des prix, de sorte qu’une politique
monétaire expansionniste qui abaisse le taux d’intérêt nominal à court terme réduit également
le taux d’intérêt réel à court terme ; cet enchaînement resterait encore valable dans un monde
régi par les anticipations rationnelles. L’hypothèse des anticipations de la structure par terme
des taux, selon laquelle le taux d’intérêt à long terme représente une moyenne des prévisions
relatives aux taux d’intérêt futurs à court terme, donne à penser que la baisse du taux d’intérêt
réel à court terme entraîne une chute du taux d’intérêt réel à long terme. Ce fléchissement des
taux d’intérêt réels aboutit ensuite à une hausse de l’investissement en capital fixe des
entreprises, de l’investissement en logements, des dépenses de biens de consommation
durables et de formation des stocks, le tout provoquant une augmentation de la production
globale.
Le fait que ce soit le taux d’intérêt réel, et non nominal, qui exerce une influence sur
les dépenses constitue un mécanisme important de la façon dont la politique monétaire est
susceptible de stimuler l’économie, même si les taux d’intérêt nominaux atteignent un seuil
zéro lors d’une phase de déflation.
Avec des taux d’intérêt nominaux au plancher, une croissance de la masse monétaire
(M ↑) est susceptible d’élever le niveau des prix attendu (Pe ↑) et donc l’inflation anticipée
(πe ↑), entraînant par conséquent une réduction des taux d’intérêt réels (i r ↓) même lorsque le
taux d’intérêt nominal est fixé à zéro, et une stimulation des dépenses par le canal du taux
d’intérêt ci-dessus, soit :
M ↑ ⇒ Pe ↑ ⇒ πe ↑ ⇒ ir ↓ ⇒ I ↑ ⇒ Y ↑ (2)
23
Par conséquent, ce mécanisme indique que la politique monétaire peut continuer d’être
efficace même lorsque les autorités monétaires ont déjà ramené les taux d’intérêt nominaux à
zéro. De fait, ce mécanisme est un des thèmes principaux des débats monétaristes visant à
expliquer pourquoi l’économie américaine ne s’est pas retrouvée prise dans une trappe à
liquidité durant la grande dépression et pourquoi une politique monétaire expansionniste
aurait pu prévenir la chute de la production durant cette période14.
Taylor (1995)15 propose une excellente vue d’ensemble des récentes études menées
sur les canaux de taux d’intérêt et, selon lui, l’expérience prouve largement que les taux
d’intérêt exercent un effet considérable sur les dépenses de consommation et
d’investissement, ce qui en fait un puissant mécanisme de transmission de la politique
monétaire. Sa position est fortement controversée : de nombreux chercheurs, comme
Bernanke et Gertler (1995)16, professent une toute autre opinion et affirment que les études
empiriques ont eu beaucoup de mal à déceler une incidence significative des taux d’intérêt par
le biais du coût du capital. Ces experts considèrent que l’échec du taux d’intérêt comme
mécanisme de transmission de la politique monétaire a encouragé la recherche d’autres
mécanismes, notamment le canal du crédit.
Il existe deux actifs-clés, en plus des obligations, qui font l’objet de beaucoup d’attention dans
la littérature consacrée aux mécanismes de transmission : les devises et les actions.
14
F.S.Mishkin (1996), « les canaux de transmission monétaire : leçons pour la politique monétaire », Bulletin de
la Banque de France- N° 27- mars 1996.
15
Taylor, John B : «le mécanisme de transmission monétaire : un cadre empirique », Journal of Economic
Perspective, automne 1995, n° 9.
16
Bernanke Ben S., ET Gertler Mark, « Transmission of Monetary Policy by the crédit Channel », Journal of
Economic Perspective. Fall 1995, n°9.
24
2-1 Canal du taux de change :
M ↑ ⇒ ir ↓ ⇒ E ↓ ⇒ NX ↑ ⇒ Y ↑ (3)
Il existe deux canaux importants impliquant les cours des actions pour le mécanisme
de transmission de la politique monétaire : ils se réfèrent à la théorie de l’investissement de
Tobin (coefficient q) et aux effets de richesse sur la consommation.
17
James Tobin, ‘’ A General Equilibrium Approach to Monetary Theory ‘’, Journal of Money, Crédit, and
Bonking, 1969, PP.15-29
25
Tobin définit le coefficient q comme étant le rapport entre la valeur boursière des
entreprises et le coût de renouvellement du capital. Si q est élevé, la valeur boursière des
entreprises est élevée par rapport au coût de renouvellement du capital et les nouveaux
investissements productifs sont peu onéreux par rapport à la valeur boursière des entreprises.
Celles-ci peuvent alors émettre des actions et en obtenir un prix élevé, compte tenu du coût
des investissements productifs qu’elles réalisent. Par conséquent, les dépenses
d’investissement augmenteront car les entreprises peuvent acquérir beaucoup de biens
d’équipement en émettant peu d’actions nouvelles.
M ↑ ⇒ Pe ↑ ⇒ q ↑ ⇒ I ↑ ⇒ Y ↑ (4)
26
b) Effets de richesse :
Un autre canal de transmission par les cours des actions agit par le biais des effets de
richesse sur la consommation. Ce canal a été mis en évidence par Franco Modigliani dans son
modèle MPS, dont une version est actuellement utilisée par le Conseil des gouverneurs du
Système de réserve fédérale (cf. Modigliani 1971).
3) Canaux du crédit :
L’insatisfaction face aux thèses traditionnelles exposant comment l’action des taux
d’intérêt explique l’incidence de la politique monétaire sur les dépenses portant sur des actifs
durables a abouti à une nouvelle conception du mécanisme de transmission, qui met l’accent
sur l’asymétrie d’information sur les marchés de capitaux18. Il existe deux canaux de base
pour la transmission de la politique monétaire, découlant des problèmes d’information sur les
marchés du crédit : le canal du crédit bancaire et le canal du bilan19.
18
Les problèmes d'information recouvrent également les problèmes qu'engendre le coût élevé de vérification et
d’exécution des contrats financiers. Celui-ci est étroitement lié à l'asymétrie de l'information, dans la mesure où
elle est l'une des principales raisons pour lesquelles ce coût est si élevé.
19
On peut trouver d’excellentes études récentes sur le canal du crédit dans les ouvrages de Bernanke et Gertler
(1995), Ceccheti (1995) et Hubbard (1995).
27
3-1 Canal du crédit bancaire :
Le canal du crédit bancaire est fondé sur l’idée que les banques jouent un rôle
spécifique au sein du système financier, car elles sont particulièrement bien placées pour
résoudre les problèmes d’asymétrie d’information sur les marchés de crédit. Du fait de ce rôle
spécifique des banques, certains emprunteurs n’auront pas accès aux marchés de crédit s’ils
n’empruntent pas auprès d’elles. Tant qu’il n’existe pas de parfaite substituabilité pour les
banques commerciales entre dépôts et autres sources de refinancement, le canal du crédit
bancaire agit de la façon suivante. Une politique monétaire expansionniste, qui contribue à
accroître les réserves et les dépôts bancaires, augmente la quantité de prêts bancaires
disponibles. Compte tenu du rôle spécifique des banques en tant que prêteurs à certaines
catégories d’emprunteurs, cette augmentation du volume de prêts conduira à une hausse des
dépenses d’investissement (et éventuellement de consommation). De façon schématique,
l’effet de politique monétaire est le suivant :
Une conséquence importante de la thèse du crédit est que la politique monétaire aura
une incidence plus forte sur les dépenses des petites entreprises, qui dépendent davantage des
prêts bancaires, que sur les grandes entreprises qui ont directement accès aux marchés de
capitaux, sans avoir à solliciter les banques.
Le déclin de l’importance du canal du crédit bancaire n’implique pas pour autant qu’il
en va de même pour l’autre canal de crédit, celui du bilan. Ce canal trouve, lui aussi, son
origine dans l’existence de problèmes d’asymétrie d’information sur les marchés de crédit.
Plus la situation nette d’une entreprise est faible, plus les problèmes de sélection adverse20 et
d’aléa de moralité sont aigus lorsqu’il s’agit de lui octroyer des prêts. En effet, une diminution
de la situation nette signifie que les prêteurs disposent d’une moindre garantie en contrepartie
de leurs prêts et les pertes dues à la sélection adverse sont donc plus importantes. La
dégradation de la situation nette, qui aggrave le problème de sélection adverse, aboutit par
conséquent à une réduction des prêts destinés à financer les dépenses d’investissement. En
outre, elle accentue également le problème d’aléa de moralité, car cela signifie que la valeur
20
C’est-à-dire la probabilité que les emprunteurs acceptant des taux d’intérêt plus élevés présentent de plus
grands risques de crédit.
28
des participations dans l’entreprise diminue pour les propriétaires, ce qui les incite à s’engager
dans des projets d’investissement plus risqués. Comme la probabilité de non-remboursement
des prêteurs se trouve par là même renforcée, la dégradation de la situation nette des
entreprises aboutit à une diminution des prêts et donc des dépenses d’investissement.
La politique monétaire est susceptible d’affecter les bilans des entreprises de plusieurs
manières. Une politique monétaire expansionniste (M ↑), qui entraîne une hausse des cours
des actions (Pe ↑) selon l’enchaînement décrit précédemment, renforce la situation nette des
entreprises et aboutit donc à une augmentation des dépenses d’investissement (I ↑) et de la
demande globale (Y ↑), puisque les problèmes de sélection adverse et d’aléa de moralité
sont atténués. On en déduit donc le schéma suivant, pour un canal de transmission de la
politique monétaire par le bilan :
Une politique monétaire expansionniste, qui suscite une baisse des taux d’intérêt,
entraîne également une amélioration des bilans des entreprises car elle accroît leur revenu
d’exploitation, réduisant par là même les problèmes de sélection adverse et d’aléa de moralité.
On en déduit le schéma suivant, pour un canal de bilan supplémentaire :
Lorsqu’une politique monétaire expansionniste favorise une baisse des taux d’intérêt,
les emprunteurs moins enclins à prendre des risques représentent une proportion plus
29
importante des demandeurs de prêts et les bailleurs de fonds sont donc plus disposés à
octroyer des prêts, ce qui entraîne une hausse de l’investissement et de la production, selon
l’enchaînement décrit par une partie du schéma ci-dessus.
Un troisième canal de bilan agit par le biais des effets de la politique monétaire sur le
niveau général des prix. Étant donné que les versements au titre d’une dette sont fixés par
contrat en termes nominaux, une hausse non anticipée du niveau des prix réduit la valeur du
passif d’une entreprise en termes réels (elle allège le poids de la dette), mais pas celle de
l’actif, en principe. L’expansion monétaire, qui aboutit à une hausse non anticipée du niveau
des prix (P ↑), accroît par conséquent la situation nette réelle, ce qui atténue les problèmes de
sélection adverse et d’aléa de moralité et suscite une hausse des dépenses d’investissement et
de la production globale, comme le montre le schéma ci-dessous :
La thèse selon laquelle les variations non anticipées du niveau des prix ont une forte
incidence sur la demande globale n’est guère une nouveauté en économie : c’est la principale
caractéristique de la thèse d’Irving Fisher (1933) de la déflation par la dette lors de la grande
dépression.
Bien que la plupart des ouvrages relatifs au canal du crédit traitent principalement des
dépenses des entreprises, ce canal devrait tout aussi bien s’appliquer aux dépenses des
consommateurs, notamment celles portant sur des biens de consommation durables et le
logement. Une réduction des prêts bancaires induite par une politique de rigueur monétaire
devrait entraîner une baisse des achats de biens de consommation durables et de logements
par les ménages, qui n’ont pas accès à d’autres sources de crédit. De même, un relèvement des
taux d’intérêt entraîne une dégradation de la situation patrimoniale des ménages, car la valeur
des actifs à revenu fixe est affectée négativement.
Une autre façon d’envisager l’action du canal du bilan par le biais des consommateurs
consiste à évaluer les effets de liquidité sur les dépenses portant sur les biens de
30
consommation durables et le logement — considérés comme d’importants facteurs lors de la
grande dépression21.
Selon la thèse des effets de liquidité, l’incidence sur le patrimoine agit plutôt par le
biais de la propension des consommateurs à dépenser que par celle des prêteurs à octroyer des
crédits. Compte tenu de l’existence d’asymétries d’information sur leur qualité, les biens de
consommation durables et les logements sont des actifs très peu liquides. Si, à la suite d’un
choc affectant négativement leurs revenus, les consommateurs étaient amenés à vendre leurs
biens durables ou leur logement afin d’obtenir des liquidités, ils devraient s’attendre à subir
une perte importante, ne pouvant pas récupérer la valeur totale de ces actifs lors d’une vente
d’urgence.
Le patrimoine d’un consommateur devrait avoir une forte influence sur son estimation
de la probabilité qu’il a de subir des difficultés financières. Plus précisément, lorsque les
consommateurs détiennent un montant élevé d’actifs financiers par rapport à leur
endettement, leur évaluation de la probabilité de connaître des difficultés financières est faible
et ils seront davantage disposés à acquérir des biens de consommation durables ou des
logements. Une hausse des cours des actions se traduit par un accroissement de la valeur des
actifs financiers ; les dépenses de biens de consommation durables augmenteront également,
car les consommateurs ont une position financière plus sûre et estiment que la probabilité de
subir des difficultés financières est moindre. On aboutit ainsi à un autre mécanisme de
transmission de la politique monétaire, qui agit par le biais de la relation entre liquidité et
cours des actions :
21
Frederic. S. Mishkin , « The Househould Balance Sheet and The Great Depression » Journal of Economic 38,
1978.918-937
31
Le caractère non liquide des biens de consommation durables et des actifs immobiliers
constitue une autre raison pour laquelle une contraction de la masse monétaire, qui contribue à
élever les taux d’intérêt et par conséquent à réduire la valeur du patrimoine des
consommateurs, aboutit à une chute des dépenses de biens de consommation durables et de
logement. Une diminution du patrimoine des consommateurs élève la probabilité de connaître
des difficultés financières, ce qui réduit leur propension à détenir des biens durables ou un
logement, d’où une diminution des dépenses afférentes et, donc, de la production globale.
L’unique différence entre cette thèse et celle décrite dans le schéma (8) tient au fait que ce
n’est pas la réticence des prêteurs à octroyer des crédits aux consommateurs qui entraîne une
baisse des dépenses, mais celle des consommateurs à dépenser.
Après avoir déterminé ou fixé les objectifs de la politique monétaire, les autorités
monétaires procèdent par la mise en place des moyens qui vont leur permettre de réaliser les
objectifs tracés. Ce sont ces moyens que nous qualifions d’instrument de politique monétaire.
Pour atteindre ses objectifs, la banque centrale possède plusieurs instruments de
politique monétaire, il s’agit des variables qui sont directement ou indirectement sous le
contrôle de la banque centrale donc cette dernière dispose une panoplie d’instruments pour
l’atteinte des objectifs tracés.
Le choix de ces instruments est étroitement déterminé par les caractéristiques de
l’économie et plus particulièrement au système financier dans lequel s’opère la politique
monétaire cela veut dire que ce choix est vraiment lié à l’évolution du système financier.
32
1) Les instruments d’intervention directe :
Ils ont des effets directs et rapides sur les contreparties de la masse monétaire. Un
Système de limites et réglementations. (Or et devise, crédit aux établissements publics, au
trésor, crédits à l’économie)22.
Elle consiste dans l’intervention des autorités par voie réglementaire dans la
distribution des crédits et l’évolution du processus de la création de la monnaie. Cette
intervention revêt plusieurs formes, en conjuguant les deux effets de qualité et de prix en
matière de crédits alloué à l’économie.
1-1 La sélectivité du crédit :
Par cette mesure, les autorités monétaires orientent les crédits vers des secteurs
particuliers jugés stratégique ou prioritaires pour le développement économique et social du
pays. Mais du fait de l’ouverture de l’économie marocaine et la libéralisation des échanges et
des prix, cette mesure a été abandonnée, les banques ne prêtent actuellement qu’aux secteurs
jugés solvables.
Action indirecte des autorités monétaires et les banques centrales peut porter soit sur la
base monétaire soit encore sur le multiplicateur monétaire. Et influencer le volume de la
masse monétaire ou la liquidité bancaire en circulation. Acte par lequel une banque centrale
assure le financement avec intérêt d’une opération en seconde position, après qu’une première
organisation financière a préalablement accordé un crédit ou acheté un titre. Il y a des
principaux d’instruments qu’ils sont trois: l’option de l’escompte (le réescompte) et la
manipulation des réserves obligatoires, l’opération d’open market.
22
Fredéric Mishkin « Monnaie, banque et marchés financiers » 8 Emme édition 2009 p 493
23
JAFFEE. P, « monnaie et politique monétaire », 4eme édition, paris, 1996.
33
2-1 la politique d’open market :
L’open market est une technique définie comme l’opération qui consiste pour la
Banque centrale à acheter ou à vendre des titres24.
- En achetant des titres, la banque centrale accroît les possibilités de crédits des banques
de dépôt dont les réserves en liquidités augmentent : la banque centrale procède ainsi
une injection de monnaie dans l’économie.
- En vendant des titres, lorsque l’argent est « facile », la banque diminue la base du
crédit consenti par les banques : elle procède à une ponction monétaire.
La politique d’open market a donc des chances d’efficacités plus grandes pour lutter contre
l’inflation que contre la dépression.
- la hausse des taux d’escompte a pour effet de freiner les impulsions inflationnistes
dans la mesure où cette hausse est synonyme de restriction de l’offre de monnaie.
24
Françoise drumetz. Christian pfister « politique monétaire » 2010 p 130
25
Les effets de la variation de taux d’escompte ne sont, cependant, efficaces que lorsque le principal du
refinancement des banques se fait par le voie de l’escompte.
34
2-3 la politique de réserves obligatoires :
Les réserves obligatoires sont des dépôts non rémunérés que chaque banque doit
effectuer sur un compte à la banque centrale. Le montant de ces dépôts correspond à une part
du total des dépôts réalisés dans les banques, ainsi lorsque la banque centrale augmente le
montant des réserves obligatoires, les banques doivent réduire leurs offres de crédit, en
revanche une diminution de ces réserves encourage les banques à prêter davantage de fonds
(augmentation de la masse monétaire).
Le taux de réserves obligatoires est fixé par les autorités monétaires qui imposent aux
banques de détenir un certain montant de monnaie banque centrale, soit dans leurs caisses sous
forme de billets, soit sous forme de compte de dépôts auprès de la banque centrale. Ainsi une
diminution du taux de réserves obligatoires augmente la liquidité des banques, celles-ci
pourront donc prêter de l’argent qui était jusqu’alors immobilisé. Il s’ensuivra une diminution
de son coût et donc une baisse de taux d’intérêt ; e l’inverse une augmentation du niveau des
réserves obligatoires entraînera des besoins de financement complémentaire et une hausse des
taux.
Conclusion du chapitre:
Dans le cas contraire, la détermination par les marchés des taux d’intérêt (c’est-à-
dire constituant un objectif qu’en instrument), la tendance vers l’encadrement du crédit
n’a pas alors sa raison d’être, puisque c’est le marché qu’opère l’efficience de
l’allocation des ressources. Mais, la conduite d’une politique monétaire, la plus saine et
la plus efficace qui soit, qui parvienne à la réalisation de certaine de ces objectifs n’est
pas toujours synonyme d’un nouvel étant d’investissement.
35
Chapitre II : Inflation et
stratégies de politique
monétaire pour la stabilité des
prix.
36
Introduction du chapitre :
Durant les différentes crises économiques, les taux d’inflation avaient atteint
des niveaux record, ce qui a conduit à des détériorations économiques importantes sur
plusieurs années. Des travaux de recherches ont été déployés afin de modérer les
répercussions de ces turbulences économiques et d’essayer de les éviter et de les
anticiper. Les économistes s’accordent sur le fait que l’objectif de stabilité des prix est
une condition primordiale pour assurer la bonne conduite de la politique monétaire.
Ainsi la réussite de toute politique monétaire dépond de sa crédibilité ce qui implique
la responsabilité et l’indépendance de la banque centrale.
1) Définitions de l’inflation :
Dans le cadre de notre travail, nous avons choisi les définitions suivantes :
26
CF Fréderic Mishkin, Op.cit.
27
Bramoulle G, et Augey D, « Economie monétaire », Edition Dalloz, 1998, Paris.
37
« L’inflation est un phénomène économique qui se traduit par une hausse des prix
généralisée, due selon certains, à une circulation monétaire excessive, ou selon d’autres, à un
déséquilibre entre l’offre et la demande globale des biens et services disponibles sur le marché
»28.
« L’inflation correspond à une hausse générale des prix. En général, l’inflation peut se
produire lorsqu’il y’a trop de monnaie par rapport à la quantité de bien que l’on peut
acheter.»29
« L’inflation est un ensemble de déséquilibre entre les offres et les demandes des
secteurs de production et de groupement de consommateur, prenant leur origine aussi bien
dans les ruptures d’équilibre qui accompagnent les fluctuations ou la conjoncture intérieure et
extérieure que dans une modification des caractéristiques structurelles de l’économie. Ces
déséquilibres se propagent et se simplifient ou se résorbent selon un processus cumulatif, en
raison d’une perversion des mécanismes économiques »30.
« L’inflation est une hausse persistante, au fil du temps, du niveau moyen des prix au
sein de l’économie »31.
A partir des définitions susmentionnées, nous pouvons retenir que l’inflation se
localise aux niveaux des firmes et des secteurs, aussi elle est de nature structurelle c’est à dire
qu’elle revient à de mauvaises structures économiques, elle représente un phénomène
spécifique qui a son propre rythme, elle se caractérise par une hausse des prix irréversible.
Le phénomène d’inflation est conditionné par :
✓ la hausse des prix,
✓ cette hausse doit être généralisée sur tous les biens et services,
✓ et elle doit être continue dans le temps.
28
Moingeon M, « Dictionnaire Universel, Edition Hachette », 1996-1997, Paris.
29
Brochure d’information, « La stabilité des prix : pourquoi est-elle importante pour vous ? ».
30
Lambert D, « Les inflations sud-américaines, inflation de sous-développement et inflation de croissance »,
1959, Paris.
31
Banque du Canada, « L’inflation et la stabilité des prix », Document d’information, 2012.
38
2) Les formes de l’inflation :
Plusieurs causes caractérisent principalement l’inflation. Nous pouvons citer entre
autres quatre formes à savoir :
32
Pierre Bezbakh, Op.cit.
39
2-3 l’inflation par les couts :
L’inflation par les couts représente une forme d’inflation qui se résulte de l’évolution
du prix des divers facteurs de production contrairement à celle qui est provoquée par une
insuffisance de production et d’offre de bien et service.
L’augmentation des prix des différents facteurs de production (augmentation des
salaires, hausse des taux d’intérêt…) provoque toutes les variables à l’exception des taxes
indirectes et les taxes sur la masse salariale en entrainant une baisse continue de l’offre
globale de biens et services (choc d’offre des prix du pétrole).
En ce qui concerne les produits de base, notamment ce derniers « Pétrole », les producteurs
s’entendent pour rationner la production afin de pousser les prix à la hausse.
Les causes de l’inflation par les coûts sont multiples parmi lesquels33:
✓ croissance des salaires plus rapide que celle de la productivité,
✓ charges sociales,
✓ épuisement des matières premières,
✓ coût des importations,
✓ dépréciation de la devise nationale,
✓ pression fiscale.
L’explication de cette dernière aborde des domaines plus larges, comme celui des
structures économiques visant les structures du marché, du système de production et de
l’environnement internationale, ainsi que celui des structures socioculturelles visant le mode
de consommation suite aux inégalités et des classes sociales, et enfin celui des structures
institutionnelles comprenant le rôle de l’Etat et des syndicats.
33
Pierre Bezbakh, Op.cit.
40
3) Les mesures de l’inflation :
Les indicateurs de l'inflation sont des nombres qui mesurent la hausse des prix
intervenue pendant une certaine période (année ou trimestre) pour certains prix (par exemple
ceux payés par les consommateurs, ou ceux des produits importés, etc.) On les appelle
indices des prix.
Le calcul de cet indice nécessite une période de base déterminée en effectuant des
observations sur l'évolution du prix des biens et services pendant une période relativement
longue et l'estimation des coefficients budgétaire: qui rentrent dans le calcul de cet indice.
41
L'IPC est l'instrument le plus utilisé pour mesurer l’inflation malgré le fait qu'il reste limité.
En effet, dans la pratique, ne sont pris en compte dans la mesure des variations des prix que
des biens de consommation et services achetés par les ménages. Ainsi, les prix des biens
d'équipement tels que logement et services consommés par les entreprises ou les pouvoirs
publics ne sont pas pris en compte dans le calcul de l‘IPC.
Le déflateur du PIB est défini comme le rapport du PIB nominal au PIB réel. Il mesure
les prix de tous les biens et servies produits dans l'économie.
En effet, le déflateur du PIB ne tient compte que des prix des biens et services produits
sur le territoire national en tenant compte d‘un panier de biens et services évolutifs. En
d‘autres termes, il tient compte d’un panier de biens et de services qui évolue au gré de la
composition du PIB. Cependant, le déflateur du PIB n’est pas le meilleur instrument de
mesure de l’inflation car, en fonction du volume et de l'évolution des prix des importations, il
mésestime l’inflation. Toutefois, il faut noter que d'après les utilisateurs, le biais observé dans
l’usage de cet instrument est habituellement faible.
42
l’inflation, les taux d’intérêt, la production et l’emploi en réaction à des chocs donnés
devraient-être moins prononcés que dans le cas inverse ».
La notion de crédibilité peut avoir plusieurs définitions c’est un terme qui est utilisé
non seulement dans le domaine monétaire mais dans toutes les disciplines.
Les travaux de Blackburn et Christensen en 1989 qui ont été soutenu par Fisher en
1994, qui viennent critiquer cette vision en admettant que la crédibilité ne se limite pas
uniquement à la notion de cohérence temporelle dont ils ont rajouté des facteurs
technologiques, administratifs, ainsi que des facteurs stratégiques.
La banque de France, elle aussi a défini ce concept en stipulant que la crédibilité est
synonyme de confiance, cette définition rejoint la vision des économistes Erbert et Hagemann
qui mentionnent aussi que se sont deux synonymes dont la première concerne les institutions
alors que la deuxième est lié aux individus.
Aussi, Barro et Gordon ont écrit de célèbres articles sur la crédibilité en 1983 dont
lesquels ils ont montré que la notion de crédibilité est assimilé à l’adoption d’une règle et à la
bonne réputation d’une banque, ils signalent qu’une banque doit être crédible pour éviter le
biais inflationniste.
De son côté M. Aglietta (2000) a donné une définition plus complexe en indiquant une
complémentarité entre une règle et une politique discrétionnaire c'est-à-dire pour qu’une
43
banque assure sa crédibilité, elle doit réussir l’arbitrage entre fidélité de son régime monétaire
et les règles discrétionnaires34
Concrètement, cette crédibilité peut être assurée par la fixation d’une règle monétaire
optimale, définitive, et posée ex ante. Il faut qu’elle soit, d’une part, assez simple pour
pouvoir être communiquée et contrôlée et, d’autre part, fondée sur une large gamme
d’indicateurs (coûts de production, taux de change, structure des faux d’intérêts. . .).
34
Cf Hamza Fekir, « La crédibilité et l’indépendance des banques centrales : Algérie, Maroc, Tunisie »,
Mémoire de Magister sous la direction de Bachir Boulenouar, Université d’Oran.
44
Quant aux conditions à respecter, pour la mise en œuvre de l’indépendance de la
banque centrale, il importe de citer l’obligation de rendre des comptes à travers des
consultations régulières entre le gouverneur et le ministre des finances, publication des
rapports réguliers sur la politique monétaire et l’inflation, les changements des taux d’intérêts
directeurs, etc. de même, la banque centrale doit justifier devant le gouvernement, le
parlement et l’opinion publique, de toute décision/réalisation en matière de politique
monétaire mise en œuvre par une banque centrale indépendante.
Aussi, la banque du Canada l’a défini comme étant des taux d’inflation suffisamment
faibles pour ne pas influencer les décisions économiques36.
35
FMI, « Perspective de l’économie mondiale », Octobre 1996, Washington.
36
La banque du Canada, « L’inflation et la stabilité des prix », Document d’information, 2012.
45
Alors, à ce stade, nous pouvons dire que la stabilité des prix est une situation
d’évolution régulière et prévisible des prix qui nuit pas au fonctionnement de l’économie
c'est-à-dire qu’une stabilité des prix ne signifie pas une fixité totale des prix mais plutôt une
variation voire une augmentation signifiante favorisant la croissance économique comme l’a
définie la plus part des banques centrale comme une inflation basse et stable. Donc, nous
pouvons dire que les prix sont stables lorsque la monnaie garde la même valeur dans le temps.
La stabilité des prix concourt à l’augmentation des niveaux de vie alors que l’inflation
et la déflation constituent des phénomènes indésirables vu que les inconvénients et les coûts
liés qu’engendre l’inflation sont considérables.
La stabilité des prix est un facteur essentiel du maintien du pouvoir d’achat des
citoyens dont la valeur de l’épargne est préservée quand les prix sont stables, aussi la stabilité
des prix favorise l’emploi, les pays ayant une inflation faible jouissent d’un taux d’intérêt
relativement bas ce qui signifie une dynamique d’investissement ainsi qu’une forte création
d’emplois.
Aussi elle soutient la compétitivité à l’exportation, une stabilité des prix assure une
évolution moins vite des prix des biens exportés par rapport aux concurrents.
Et enfin, elle joue un rôle primordial dans la cohésion sociale et la stabilité politique.
A ce titre-là, les banques centrales pensent que la stabilité des prix est meilleure parce
que celle-ci permet37 :
✓ Allocation efficace des ressources.
✓ Confiance
✓ Investissement.
✓ Croissance.
✓ Et emploi.
37
Banque national de Belgique, « Pourquoi la banque centrale européenne vis-t-elle (surtout) la stabilité des prix
»
46
1-3 les avantages de la stabilité des prix :
Tous ces arguments donnent à penser qu’une banque centrale qui assure le maintien de
la stabilité des prix contribue de manière significative à la réalisation d’objectifs économiques
plus vastes, tels que l’augmentation du niveau de vie, d’activité économique stable et création
de beaucoup d’emploi. Cette conclusion est confirmée par la réalité économique qui montre,
pour de nombreux pays et en se basant sur des méthodologies et des périodes très différentes,
que les économies dont le taux d’inflation est plus faible connaissent, en moyenne, une
croissance réelle plus forte à long terme.
Dans le cadre d'une politique monétaire fondée sur la stabilité des prix, l'ancrage
nominal permet de guider le comportement des autorités monétaires et d'aider à coordonner le
38
Banque Centrale Européenne, « Pourquoi la stabilité des prix est-elle importante pour vous ? », Avril 2009.
47
processus de fixation des salaires et des prix ainsi que les mécanismes d'anticipations
d’inflation. Il consiste à fixer des variables nominales comme objectif de la politique
monétaire. Trois variables sont ainsi utilisées comme cible : le taux de change, un agrégat
monétaire et l'inflation. Le choix s'est fixé sur ces variables compte tenu de l'impact de
chacune d'entre elles sur l'objectif final de la politique monétaire, à savoir la stabilité des prix.
Le ciblage du taux de change est une politique monétaire qui consiste à fixer la valeur
de la monnaie domestique à un produit de base tel que l’or. Le choix du taux de change
comme une variable cible est motivé par la relation directe entre cette variable et l’objectif de
la stabilité des prix. En effet, une dépréciation du taux de change entraîne une augmentation
des prix des biens importés. Par conséquent, le niveau général des prix augmente. Quant à son
appréciation, elle engendre un effet sur les prix relatifs dans la mesure où elle génère une
baisse de la demande des biens domestiques dont les prix deviennent supérieurs aux prix des
biens importés.
Ce régime monétaire a été appliqué différemment selon les pays. Une première
alternative consiste à fixer la valeur de la monnaie domestique à la valeur d’une monnaie
étrangère d’un pays caractérisé par une faible inflation. Une seconde alternative consiste en
une parité à crémaillère " Crawling Peg " ou un ciblage de parité " Crawling Target " pendant
laquelle on permet à la devise de se déprécier à un taux ferme pour que le taux d’inflation
dans le pays d’indexation puisse être plus élevé que celui du pays d’ancrage.
• dans le cas où cette politique est adoptée d’une façon crédible, alors elle conduit à
ancrer les anticipations d’inflation dans le pays de ciblage.
• le ciblage du taux de change aboutit à un contrôle efficace de l’inflation dans la
mesure où il fixe le taux d’inflation des biens internationaux échangeables.
• la politique de ciblage de taux de change permet d’éviter les problèmes d’incohérences
temporelles.
• le ciblage de taux de change contribue à accroître l’engagement des autorités
monétaire à respecter la règle adoptée pour la conduite de la politique monétaire.
39
Politique de ciblage d’inflation ; règles de conduite, efficacité et performance ; thèse de doctorat soutenu à
l’université de Lyon par Zied Ftiti.
48
Le ciblage de taux de change représente plusieurs faiblesses, parmi lesquels on cite :
• le régime de ciblage de taux de change risque de transmettre des chocs que subit le
pays d’ancrage au pays du ciblage. Par exemple, l’augmentation du taux d’intérêt
dans le premier pays conduit à une augmentation similaire dans le second pays selon
la théorie de pouvoir d’achat.
• Le ciblage de taux de change s’expose aux attaques spéculatives envers leur monnaie.
• ce régime monétaire consiste dans la perte d’indépendance de la politique monétaire
dans un contexte de mobilité des capitaux.
• Une dernière limite du régime de ciblage de taux de change se manifeste dans le cas
des pays émergents qui ont subis des crises de change à cause de l’adoption de ce
régime. Cette situation s’explique de la manière suivante : dans un contexte de crise,
il en a de l’incertitude sur la valeur de la monnaie domestique, les investisseurs
préférèrent ne pas s’endetter en monnaie locale. Dans ce moment où il y a une
dévaluation de la monnaie locale, la charge de la dette extérieure s’alourdit. Par
conséquent, il y a épuisement des réserves et détérioration de la balance de payement.
Dans le cadre d’un ancrage de taux de change, un certain nombre de pays ont adopté
soit une politique de caisse d’émission ou bien un régime de change flexible pour éviter les
résultats néfastes de régime de change fixe.
Pour le régime de change flottant, il permet au taux de change de flotter librement sur
les marchés de change; Sa valeur sera ainsi déterminée en fonction de l’offre et de la demande
sur ces marchés. En effet la banque centrale est plus autonome dans la conduite de sa
politique.
49
Mais cette politique se caractérise par :
La politique d’ancrage de taux de change n’a pas pu assurer la stabilité des prix sur le
long terme aussi bien dans les pays industrialisés (France, Angleterre, Suède. . .) que dans les
pays émergents (Chili, Brésil, Mexique. . .) d’où le recours à un ancrage des agrégats
monétaires.
A la suite du développement du monétarisme dans les années 1970, certains pays ont
adopté une politique monétaire basée sur un ciblage de la croissance des agrégats monétaires.
La masse monétaire, dans une optique monétariste, doit croître au même rythme que le
produit national. Pour le courant des monétaristes si la masse monétaire et sous contrôle, alors
l’inflation est stable.
Ce régime monétaire consiste dans la définition d’un agrégat comme étant un objectif
intermédiaire de la politique monétaire en vue d’assurer la stabilité des prix. Après avoir fixé
cet objectif intermédiaire, il convient de fixer sa cible et enfin de mobiliser des instruments de
la politique monétaire permettant d’atteindre la cible prédéfinie41.
• Il permet à la banque centrale d’ajuster sa politique pour faire face à des problèmes
économiques nationaux en choisissant des objectifs d’inflation différents de ceux qui
sont retenus par d’autres pays ;
• Les informations et les statistiques sur les agrégats monétaires sont disponibles
immédiatement par le biais de la publication dans un délai de quelque semaines ;
• Possibilité d’ancrer des anticipations d’inflation et de limiter la hausse du prix ;
40
Monnaie, banque et marchés financier ; Frédéric Mishkin.
41
Politique de ciblage d’inflation ; règles de conduite, efficacité et performance ; Zeid Ftiti ; P24.
50
• Il permet d’échapper au piège de l’incohérence temporelle.
• La réaction de la banque centrale ne se limite pas à la variable d’ancrage; mais elle
peut s'intéresser à d’autres objectifs secondaires tels que celui de la stabilité de
l’activité économique.
• Le ciblage monétaire exige une relation stable entre l’objectif final-inflation ou revenu
nominal et l’agrégat monétaire, si ce n’est pas le cas, il ne fonctionne pas ce qui viole
par la suite la transparence et la crédibilité de la banque centrale.
• Le choix de la valeur de référence constitue une difficulté pour les autorités
monétaires. Le ciblage des agrégats étroits tels que M1 ou M2, ne tient pas compte des
niveaux des prix de certains actifs ayant un poids important sur l’objectif de stabilité
des prix. Le ciblage de l’agrégat le plus large (M3) implique que notre variable
d'ancrage contient plusieurs actifs rémunérés au taux de marché ce qui rend leur
contrôle difficile par les instruments de la politique monétaire.
Cette politique a connu un échec aussi bien dans certains pays industrialisé
(l’Angleterre, le Canada, la Nouvelle-Zélande,…) que dans le cas de certains pays émergents
(Est-Asiatique, Amérique Latine). Ce qui poussé encore les banques à penser à d’autre
politique qui améliore leurs interventions pour stabiliser les prix à savoir le ciblage de
l’inflation.
51
La définition de cette politique se diffère selon les auteurs et les courants de pensés
dont chacune d’elle montre une caractéristique particulière de ciblage d’inflation, mais celle
la plus large : elle considère la politique du ciblage d’inflation comme un simple cadre de la
politique monétaire qui accorde plus d’importance au maintien de la stabilité des prix.
Le ciblage d’inflation repose sur certaines conditions qu’il faut satisfaire avant son
adoption. Ces conditions consistent à la fois dans des prérequis institutionnels et dans certains
choix stratégiques à respecter.
52
La stratégie de ciblage d’inflation a pour avantage :
• Il n’est pas conditionnée par l’existence d’une relation stable entre la monnaie et
l‘inflation ;
• Les autorités monétaires ne privilégient pas une variable mais utilisent toute
information disponible ;
• Il accroît la transparence de la banque centrale et facile à comprendre par le public ;
• Il renforce la responsabilité de la banque centrale vis-à-vis de la collectivité et des
pouvoirs publics et limite le risque de l’incohérence temporelle ;
• Il permet à la banque centrale indépendante de diriger son action vers des
préoccupations de long terme tout en satisfaisant aux exigences d’une société
démocratique ;
• Il permet de fixer les anticipations des agents à un niveau relativement bas (proche de
la cible), ce qui contribue à assurer la stabilité des prix à moyen et long terme et à
limiter la variabilité de l’inflation.
• Retard dans la transmission des signaux : c’est-à-dire i1 faut attendre longtemps pour
voir les conséquences de la stratégie sur l’inflation ; il n’envoie pas immédiatement au
public et aux marchés des signaux sur le caractère de 1a politique monétaire ;
• Rigidité excessive: on reproche parfois au ciblage de l’inflation d’imposer aux
autorités de politique monétaire de suivre des règles rigides; limitant de ce fait, leur
pouvoir discrétionnaire de répondre à des circonstances inattendues ;
• Risque d'amplification des fluctuations de la production: selon le régime de cible
d’inflation, les autorités monétaires peuvent accorder une grande importance à la
stabilité des prix, et conduire de ce fait, une politique monétaire trop restrictive quand
elle dépasse la cible occasionnant, des fluctuations importantes de la production ;
• Ralentissement de la croissance économique: selon 1’expérience des pays qui
adoptaient la stratégie de cible d’inflation; la production est tombée au-dessous de sa
valeur normale au cours de la phase de désinflation. Mais une fois l’objectif de
stabilité des prix atteint, la production et l’emploi commencent à enregistrer une
augmentation de plus en plus importante.
53
Conclusion de chapitre :
basée sur des objectifs et des procédures transparents, s’imposent comme des piliers
Les différentes stratégies utilisées par les banques centrales pour stabiliser les
prix représentent des difficultés quant à les conditions qu’exigent pour être mises en
54
Chapitre III : l’impact de la
politique monétaire sur la
stabilité des prix au Maroc :
Etude empirique
55
Introduction du chapitre :
Dans ce chapitre on va tenter de valoriser tous ce qui a été dit dans la partie
théorique. Son intérêt réside dans le fait, d’une part, qu’il présente la manière dont on
peut « marier » la théorie économique de la politique monétaire et la stabilité des prix
à la pratique et d’autre part, qu’il va nous permettre de tirer un ensemble
d’enseignement statistique sur la spécifié de la politique monétaire et la stabilité des
prix au Maroc.
Cependant, Le problème qui se dégage est donc est quel est l’impact de la politique
monétaire sur la stabilité des prix ?
Ainsi, les données sur lesquelles nous allons travailler proviennent du ministre des
finances et du Bank AL Maghreb. Ces données couveront la période 1984-2016 et
nous utiliserons le logiciel statistique EVIEWS qui servent comme outil de
l’estimation des données.
A l’aide de cette base nous allons essayer de montrer comment avoir des prix
stables en fonction d’un panier d’indicateurs observés à savoir :
56
• H4 : le solde de la balance commerciale affecte négativement le taux
d’inflation.
Dans un premier lieu nous allons voir quelques statistiques descriptives pour
nous familiariser avec la base de données. Puis dans un second lieu, nous allons
construire et interpréter le modèle estimés.
1) La spécification du modèle :
1-1 définition :
Le modèle a pour objectif d’estimer les paramètres du modèle a0, a1,… aK avec des
estimateurs de meilleur qualité, mesurer le pouvoir explicative globale du modèle, et de faire
de la prévision en construisant des intervalles de prévision.
a0 = terme constant
57
a0, a1,… aK = les paramètres du modèle
εt = le terme d’erreur
Il s’agit d’ajuster un nuage de points {Yi, Xj} i =1,…, n selon une relation linéaire,
58
2-2 les hypothèses structurelles :
H6 : absence de colinéarité entres les variables explicatives. Cela implique que la matrice
(X’X) est régulière et que la matrice inverse (X’X)-1 existe.
H7 : la matrice (X’X)/n tend vers une matrice singulière lorsque n tend vers l’infini.
Les variables exogènes sont considérées comme les données du modèle. Du fait de
leur exogéneité, elles sont indépendantes des erreurs et peuvent être considérées comme des
variables certaines. En revanche, la variable à expliquer est une variable aléatoire.
Le choix des variables étudiées a été fait en se basent sur des théories économiques
qui prétendent d’existence d’une relation entre ces variables.
Mais cette relation peut être non vérifiée dans certaines économies, dans cette étude
empirique on va essayer de voir à quel point au Maroc ces variables ce causent mutuellement
ou si les canaux qui peuvent mener à l’inflation ont été bloqués.
a) Taux d’inflation
Le taux de l’inflation désigne la variation, en pourcentage, de l’indice des prix sur une
période de temps donnée, par rapport à l’indice calculé au cours d’une période précédente. Le
taux d’inflation est généralement calculé en glissement annuel.
59
b) Le produit intérieur brut (PIB)
Le produit intérieur brut ou P.I.B. est défini comme étant la somme des valeurs
ajoutées réalisées à l'intérieur d’un pays par l’ensemble des branches d‘activité (auxquelles on
ajoute la TVA et les droits de douane), pour une période donnée, indépendamment de la
nationalité des entreprises qui s’y trouve. Le Produit intérieur brut est constitué du produit
intérieur marchand (biens et services échangés) et du produit intérieur brut non marchand
(services fournis par les administrations publiques et privées à titre gratuit ou quasi gratuit).
Ce dernier est, par convention, évalué à son coût de production. Le PIB est calculé à partir des
valeurs ajoutées fournies par les entreprises et des comptes des administrations.
La masse monétaire est une mesure de la quantité de monnaie dans un pays ou une
zone économique. C'est l’ensemble des valeurs susceptibles d'être converties en liquidités,
c’est l’agrégat de la monnaie fiduciaire, des dépôts bancaires et des titres de créances
négociables, tous susceptibles d'être immédiatement utilisables comme moyen de paiement.
Elle est suivie et publiée par les banques centrales, en offrant aux acteurs économiques une
précieuse indication sur l’évolution des prix selon la théorie quantitative de la monnaie.
Taux d'intérêt réel, il est défini par la quantité de biens et services supplémentaire qui
pourront être acquise au bout d'un an rapportée à la quantité qui aurait pu être achetée au
moment du placement. Le taux d'intérêt réel dépend donc de l'évolution des prix au cours de
la durée du placement. Par exemple, si les prix augmentent davantage que le taux d'intérêt, la
somme restituée à l'issue du placement à un pouvoir d'achat plus faible qu'elle n‘en avait
précédemment.
60
e) le solde de la balance commercial
On peut le calculer pour l'ensemble d'une économie, pour un secteur ou pour une zone
géographique.
Lorsque le solde est positif on dit que le commerce extérieur est excédentaire
(exportations supérieures aux importations) c‘est-à-dire qu’il y a un excédent commercial.
Si par contre le solde est négatif, on dit que le commerce extérieur est déficitaire
(importations supérieures aux exportations) donc il y a un déficit commercial.
61
1-2 L’évolution des variables pendant la période 1984-2016 :
a) Inflation (TAINF)
TAINF
14
12
10
0
1986
1989
1992
1984
1985
1987
1988
1990
1991
1993
1994
1995
1996
1997
1998
1999
2000
2001
2002
2003
2004
2005
2006
2007
2008
2009
2010
2011
2012
2013
2014
2015
2016
Source : données de la banque mondiale (WDI)
62
b) Masse monétaire (M3) :
1200
1000
800
600
400
200
0
1994
1984
1985
1986
1987
1988
1989
1990
1991
1992
1993
1995
1996
1997
1998
1999
2000
2001
2002
2003
2004
2005
2006
2007
2008
2009
2010
2011
2012
2013
2014
2015
2016
Source : Rapports de BAM
Les trois agrégats de monnaie ont connus tous une évolution tendancielle à la hausse,
commençant par un rythme calme jusqu'à le début des années 90. Après l’année 1991 le
rythme s’est accéléré. Cette évolution est expliquée par la politique monétaire expansionniste
suivie par le Maroc.
Pour M3, la croissance accélérée observée à partir de 2006 est justifié par l’adoption de BAM
de M3 comme valeur de référence.
63
c) Taux d’intérêt réel du marché monétaire (TIRM)
Graphique 3 : l’évolution du taux d’intérêt réel du marché monétaire de 1984 jusqu'à 2016.
14
12
10
0
2003
2008
1984
1985
1986
1987
1988
1989
1990
1991
1992
1993
1994
1995
1996
1997
1998
1999
2000
2001
2002
2004
2005
2006
2007
2009
2010
2011
2012
2013
2014
2015
2016
-2
64
d) le produit intérieur brut (PIB)
PIB Marocaine
1200.00
1000.00
800.00
600.00
400.00
200.00
0.00
1989
2010
1984
1985
1986
1987
1988
1990
1991
1992
1993
1994
1995
1996
1997
1998
1999
2000
2001
2002
2003
2004
2005
2006
2007
2008
2009
2011
2012
2013
2014
2015
2016
Source : tableau de bord des indicateurs macroéconomique du Ministère de
l’économie et des finances
Le graphique ci-dessus montre une évolution positive avec un rythme accéléré du PIB
qui est utilisée comme indicateur de croissance économique à partir de l’année 1987, ce qui
est expliqué par une bonne situation macroéconomique du pays.
65
e) Solde de la balance commerciale (SBC)
-20
-40
-60
-80
-100
-120
-140
Le graphe montre une évolution négative du solde de la balance commercial ce qui se creuse
davantage, ce qui est expliquée par le déficit de la balance commerciale marocaine.
66
2) Analyse des propriétés statistiques des données.
A ce niveau, nous allons faire une étude statistique, uni varié t bi variée, sur nos
observations. Nous allons établir une synthèse visuelle et synthétique indispensable de
l'information contenue.
Cette étude est une étape préalable pour effectuer l’étape multidimensionnelle (étude
multivariée). Pace qu’elle nous aider d’identifier qu’elles sont les indicateurs les plus
influencés sur la variation des prix pour afin de construire un modèle digne.
Dans l’étude uni variée, nous allons baser sur les tableaux des paramètres de tendance
et de disparition pour le but de construire une idée sur la distribution générale du chaque
variable ainsi sur le degré de la variabilité des observations. En ce qui concerne l‘étude bi
variée, pour objet d’identifier et de c1asser les variables retenues selon leur degré de
corrélation avec l’indicateur qui mesure la variation des prix.
67
Alors d’après la comparaison des paramètres de tendance (moyenne et médiane), en
préalable nous constatons que les variables TAINF PIB M3 ont une distribution normale
(Gaussienne), cela veut dire que les caractéristiques de ses variables sont stables pendant
notre période d’étude. En revanche, les deux variables TIRM et SBC, leur distribution est
dissymétrique qui veut être sera un effet négative sur nos estimation.
Le coefficient de corrélation42 c’est un indicateur qui mesure le degré de la liaison entre les
variables du système.
TAINF 1
PIB -0,626 1
M3 -0,576 0,993 1
42
Le coefficient de corrélation est toujours borné entre -1 et 1. Plus que le variable proche de 1 (ou -1), plus la
corrélation est très forte entre les deux variable dans le même sens (dans le sens négative).
68
Tout d’abord, nous remarquons que toutes les coefficients sont différent de 0 dont
certains ont un signe négative et d’autres un signe positif. Cela signifie que toutes les
variables sont corrélées avec le taux de l’inflation. Ainsi, et d’après le tableau précédent, nous
remarquons qu’il y a des variables ayant une relation faible avec le taux de l’inflation à savoir
le taux d’intérêt réel du marché monétaire (TIRM) et le solde de la balance commerciale
(SBC) avec un degré de liaison respectivement 22,5% et 22,6%. En revanche, les autres
variables ont une corrélation forte avec le taux de l’inflation dans le sens négative tel que le
produit intérieur brut (PIB) avec un taux de 62,6 %, et la masse monétaire (M3) avec un taux
de 57,6%.
Nous ajoutons ainsi que la relation entre le PIB, M3, TIRM et TAINF est inversement
proportionnelle, quand ces premiers augmentent le TAINF diminue (et inversement), alors
que la relation entre le SBC et le TAINF est proportionnelle et évolue dans le même sens.
Dans notre étude nous allons utiliser le modèle de régressions multiple, pour expliquer
l’impact de la politique monétaire sur la stabilité des prix sur la base de ces variables : le taux
de l’inflation (TAINF), la masse monétaire (M3), le solde de la balance commercial (SBC),
le taux d’intérêt réel du marché monétaire (TIRM) et le produit intérieur brut (PIB).
Le modèle a estimé par la méthode des moindres carrées ordinaires (MCO) s’écrit
comme suit :
69
1-1 estimation du modèle étudié
Selon les sorties du logiciel EVIEWS on constate qu’il y a des variables explicatives
non significatives, alors on doit choisir le modèle parfait d’où toutes les variables doivent être
significatives au seuil de 5% « c'est-à-dire p-value du variable inférieur à 5% ».
Substituted Coefficients:
70
Encadré N 2: estimation du modèle parfait
R² ajusté =0.672408 cela signifie une bonne qualité d’ajustement du modèle d’où
67.24% de la variation du taux d’inflation durant la période 1984-2016 est expliquée par le
PIB et le taux d’intérêt du marché monétaire.
71
1-2 Les nuages des points et les droites de régression des variables
significatifs
Les 2 graphes en haut justifient la relation inverse entre le taux d’inflation et les variables
explicatives à savoir le taux d’intérêt réel du marché monétaire (TIRM) et le produit intérieur
brut (PIB) « les droits de régression sont décroissantes ».
72
2) Validation du modèle :
Nous allons à présent soumettre le modèle à diffèrent test : test de stabilité du modèle
dans le temps, test d’absence d’autocorrélation, test de normalité des erreurs, test
d’hétéroscedasticité, et test de significativité globale.
Les tests de « CUSUM » sont fondés sur la dynamique de l'erreur de prévision. Ils
permettent de détecter les instabilités structurelles des équations de régression au cours du
temps.
Les statistiques CUSUM montrent que le modèle est stable en fonction du temps, les
statistiques CUSUM évoluent l’intérieur de l’intervalle de confiance. Alors, nous concluons
en faveur de l’absence d’un changement structurel.
73
Graphique 8 : stabilité des variables dans le temps.
Parmi les grands problèmes posant dans les études économiques dont les séries sont
variées selon de temps (séries temporelles) nous trouvons le problème de l’existence de
l’autocorrélation des erreurs.
L’existence d’une dépendante entre les erreurs signifiant les chocs imprévus dans « t »
et qui aura un effet observable sur la variation de la variable étudiée dans l’année suivante. Et
cela entrainera des effets néfastes sur l’élasticité des estimations obtenues ainsi sur les
prédictions effectuées.
74
D’après le logiciel EVIEWS, on trouve les résultats suivants :
75
2-3 Test de normalité des erreurs : test de Jarque-Bera :
Pour calculer des intervalles de confiance prévisionnels et aussi pour effectuer les tests
de Student sur les paramètres, il convient de vérifier la normalité des erreurs. Le Test de
« Jarque-Bera », fondé sur la notation de Skwness (asymétrie) et de Kurtosis (aplatissement),
permet de vérifier la normalité d’une redistribution statistique43.
𝑆2 (𝐾−3)2
𝐽𝐵 = 𝑛( + )~𝑋 2 (𝛼, 2)
6 24
Avec :
n = nombre d’observation
𝑆 = 𝑐𝑜𝑒𝑓𝑓𝑖𝑐𝑖𝑒𝑛𝑡 𝑑′𝑎𝑠𝑦𝑚é𝑡𝑟𝑖𝑒
𝐾 = 𝑐𝑜𝑒𝑓𝑓𝑖𝑐𝑖𝑒𝑛𝑡 𝑑′𝑎𝑝𝑙𝑎𝑡𝑖𝑠𝑠𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡
H0 εt ~ N (0,𝝈𝟐 ).
Si JB ≤ 𝑋 2 (𝛼, 2) AH0
43
R.BOURBOUNNAIS, Econométrie : Manuel et exercices corrigés, 3éme Edition, BUNOD, Paris, 2000, P :
226.
76
Graphique 9 : résultats du test de Jraque-Bera
Selon l’output d’EVIEWS la valeur statistique du test de jarque bera est de 2.718214
qui est inférieur à la valeur tabulé de khi-deux (5.991), et la p-valeur du test est de 25.689%
alors le test de Jarque Bera n’est pas significatif d’où on accepte l’hypothèse nulle « H0 »
alors les erreurs suivent la loi normale N (0,𝝈𝟐 ), ce qui montre l’histogramme en haut.
2
𝜎𝑡² = 𝛼0 + 𝛼1 𝜀 2 + ⋯ + 𝛼𝑞 𝜀𝑡−1
H0: 𝛼1 = 𝛼2 = 𝛼3 = ⋯ = 𝛼𝑞 =0
H1 : au moins 𝛼𝑖 ≠0
77
• Les hypothèses du modèle :
• Règle de décision
Test Equation:
Dependent Variable: RESID^2
Method: Least Squares
Date: 09/17/18 Time: 18:11
Sample (adjusted): 1985 2016
Included observations: 32 after adjustments
78
Selon les résultats du test on trouve que LM=n*R² = 0.883138 qui est inférieur à
𝑋𝛼2 (2) =5.991 et on a la p-value de Fisher = 0.3635 qui est supérieur au seuil de
significativité (5%) alors on accepte l’hypothèse H0 ce qui signifie qu’il y une absence
d’hétéroscédasticité et donc l’homoscédasticité (les résidus sont homoscédastique).
ρ=0 RH0
ρ≠0 NR0
• Statistique du test :
𝑆𝐶𝐸/𝑝
𝐹= ~𝐹(0.95, 𝑝, 𝑛 − 𝑝 − 1)
𝑆𝐶𝑅
𝑛−𝑝−1
• La règle de décision :
𝑆𝐶𝐸/𝑝
Si 𝐹 = 𝑆𝐶𝑅 > F-tabulé « F (0.95, 2,14) » alors le test global est significatif
𝑛−𝑝−1
𝑆𝐶𝐸/𝑝
Si 𝐹 = 𝑆𝐶𝑅 ≤ F-tabulé alors le test global n’est pas significatif
𝑛−𝑝−1
79
Commentaire globale :
D’après les sorties du logiciel EVIEWS on trouve que F-statistique = 33.84,
qui est supérieur à F-tabulé=3.30, la même chose pour la p-valeur du modèle qui est
très petite alors on rejette l’hypothèse H0 d’où le modèle de régression multiple est
significatif dans sa globalité.
80
Conclusion de chapitre :
En fait, il faut conduire une politique monétaire qui doit élaborer des solutions
efficace pour la maîtrise de l’inflation et assurer un certain niveau la croissance
économique, et également, il faut conduire une politique monétaire efficiente qui
prend en considération l’impact des variables monétaires tel que le taux d’intérêt réel
du marché monétaire et le produit intérieur sur l’inflation d’où sur la stabilité des prix
au Maroc.
81
Conclusion générale
Notre objectif au cours de ce travail est d’analyser le rôle de la politique
monétaire dans la stabilité des prix.
82
vue d’assurer la stabilité des prix. Ainsi à cause de l’échec de ces deux
politiques, les banques centrales ont pensé à d’autre politique qui améliore leur
intervention pour assurer l’objectif ultime de la politique monétaire qui est la
stabilité des prix, à savoir le ciblage de l’inflation.
83
Les annexes :
Annexe 1 : la base de données des variables étudiées :
84
Annexe 2: les composants de l’agrégat m3 utilisée dans cette recherche :
85
Annexe 4 : Estimation du modèle avec élimination de la variable SBC
86
Annexe 6 : Table de la loi du Student
87
Annexe 7.1 :
88
Annexe 7.2 :
89
Annexe 8:
90
Liste des tableaux :
Tableau 2 l’influence de la 20
variation du taux
d’intérêt sur la masse
monétaire, l’épargne,
l’investissement et le
mouvement des capitaux
étrangers.
91
Liste des encadrés:
92
Listes des graphiques :
N° de graphique Titre Page
Graphique 1 l’évolution de l’inflation 62
de 1984 jusqu’à 2016 au
Maroc
Graphique 2 l’évolution de la masse 63
monétaire de 1970
jusqu’à 2016 en milliard
de DH
Graphique 3 l’évolution du taux 64
d’intérêt réel du marché
monétaire de 1984
jusqu'à 2016.
Graphique 4 l’évolution du produit 65
intérieur brut de 1984
jusqu'à 2016
Graphique 5 l’évolution du solde de la 66
balance commercial de
1970 à 2016
Graphique 6 les graphes des nuages 72
des points du TIRM et
PIB
Graphique 7 teste de stabilité dans le 73
temps « CUSUM »
Graphiques 8 Stabilité des variables 74
dans le temps
Graphique 9 résultats du test de 77
Jraque-Bera
93
Bibliographie :
Ouvrages :
94
• R.BOURBOUNNAIS, Econométrie : Manuel et exercices corrigés, 3éme
Edition, BUNOD, Paris, 2000.
Thèses :
Revues et articles :
95
• Banque du Canada, « L’inflation et la stabilité des prix », Document
d’information, 2012.
• FMI, « Perspective de l’économie mondiale », Octobre 1996,
Washington.
• Banque national de Belgique, « Pourquoi la banque centrale européenne
vis-t-elle (surtout) la stabilité des prix ».
Webographie:
• https://www.finances.gov.ma
• https://www.hcp.ma
• http://www.bkam.ma
• https://www.wikipedia.org
96
Table de matières
Remerciement ...................................................................................................... 1
Dédicace ................................................................................................................ 2
SOMMAIRE ........................................................................................................ 3
97
1) Canaux traditionnels de taux d’intérêt : .......................................................... 22
98
2-2 L’inflation par la demande: ........................................................................... 39
99
1-1 définition : ............................................................................................................ 57
100
1) Statistiques du modèle : ..................................................................................... 69
1-2 Les nuages des points et les droites de régression des variables
significatifs.. ............................................................................................................... 72
Bibliographie : ................................................................................................... 94
Table de matières............................................................................................... 97
101