HEZAME - YASSINE - F1 - Génie Civil Et Hydraulique - Géotechnique
HEZAME - YASSINE - F1 - Génie Civil Et Hydraulique - Géotechnique
Mémoire de Master
Juillet 2021
R EMERCIEMENTS
Toute notre parfaite gratitude et remerciement à Allah le plus puissant qui nous a
Nos vifs remerciements vont également à tous les enseignants, pour l’aide,
l’encouragement et les moyens didactiques qu’ils ont mis à notre disposition pour mener à
terme notre travail.
Nous saisissons également cette opportunité pour remercier les membres du jury
d’avoir accepté de lire ce manuscrit et d’apporter les critiques nécessaires à la mise en forme
de cet ouvrage.
A tous ceux qui nous ont aidés de près ou de loin pour la réalisation de ce projet de fin
d’étude.
D EDICACE
A toute ma famille.
R ésumé :
excavations, telles que les routes dans les régions montagneuses, les semelles de
tours pour les lignes de transport d'électricité et les culées de ponts. La capacité
portante d'une fondation superficielle au voisinage d’un terrain en pente est un
problème traditionnel est très fréquent dans le domaine de la géotechnique. Par
ailleurs, peu de travaux ont traité le cas des fondations superficielles ayant
différentes géométries au voisinage d’un talus.
Mots clés:
Capacité Portante, Modélisation numérique, Pente, Plaxis, Semelles filantes.
i
Abstract
A bstract :
Key words:
Bearing Capacity, Numerical Modeling, Slope, Plaxis, Strip foundation .
ii
ملخص
ملخص
عدة أساسات أقيمت على أو بالقرب من ميوالت أو حفر ،مثل الطرق في المناطق
الجبلية ،أساسات العمارات و أسالك نقل الكهرباء و روافد الجسور.
قوة تحمل األساسات السطحية القريبة من األرضي ذات ميل تشكل مشكل تقليدي
و كثير الوجود في مجال الجيوتقني .بالمقابل هناك عدد قليل من األعمال التي
عالجت حاالت األساسات السطحية التي لديها أشكال مختلفة قريبة من أراضي
مائلة (سطح منحدر) .
العمل الحاضر موجه إلى النمذجة الرقمية لسلوك أساسات سطحية قريبة من
منحدر و معرضة لحمولة مركزة أو غير مركزة ،التحليل الرقمي معتمد على
التقريب بالعناصر المنتهية ،واستخدام البرنامجPLAXIS
كلمات -مفتاح
قدرة تحمل ،النمذجة الرقمية ،المنحدر ،بالكسيس ،األساس الشريطي
iii
Table des matières
iv
Table des matières
4.3. Résultats. 59
v
Table des matières
vi
Introduction
générale
Introduction générale
Introduction générale
Les fondations superficielles sont destinées à assurer la stabilité d'un ouvrage sur le
terrain et à transmettre au sol d'assise toutes les sollicitations de manière permanente et
uniforme. Le besoin d'étudier le comportement mécanique des fondations superficielles et le
désir de progresser vers la prise en compte d'un critère de performance dans leur conception,
forment un sujet de recherche d'intérêt qui n'est pas uniquement académique.
L'étude de l'influence de l'interaction sol-fondation est une étape indispensable dans la
conception des ouvrages, ce phénomène a été longtemps reconnu comme un facteur important
et a fait l’objet de très nombreuses recherches. Le comportement du sol en interaction avec la
structure est caractérisé par deux segments ; le sol est subit par une déformation jusqu’à une
certaine limite, appelée la limite élastique, puis est suivie par la plastification progressive de
certaines zones du sol jusqu’à atteindre une phase de déformation plastique. L'interaction sol-
fondation superficielle située à proximité d’une pente est un cas fréquemment rencontré dans
la pratique, notamment pour les culées de ponts.
Ce problème a fait l’objet d’études théoriques et d’essais en vraie grandeur ou sur des
modèles réduits centrifugés ou à gravité normale. Le problème de détermination de la capacité
portante d’une fondation, reposant sur une couche de sol de résistance donnée, constitue une
des questions les plus anciennes et fondamentales du génie géotechnique. Terzaghi (1943) est
le premier qui a proposé une équation générale pour l’évaluation de la capacité portante d’une
fondation superficielle, reposant sur un massif de sol sollicité par un chargement vertical
centré. Dès l’apparition de l’équation de Terzaghi, il y a eu un grand nombre de campagnes
d’essais en laboratoire dans le but de valider ou d’améliorer son domaine de validité ; ces
essais ont conduit à la généralisation de cette équation, par l’affectation à chaque terme de
portance d’un ou plusieurs coefficients correcteurs.
On examine dans cette thèse L'interaction sol-fondation superficielle située à
proximité d’une pente en considérant un sol purement frottant.
Plan du mémoire
Ce mémoire de thèse s’articule autour de quatre chapitres, y compris une introduction
générale, un résumé et une conclusion.
1.1. Introduction.
Les fondations forment la partie la plus basse d’un bâtiment, son infrastructure, leur
principale fonction est de Porter et d’ancrer la superstructure du bâtiment et de transmettre en
toute sécurité ses charges à la terre. Puisqu’elles jouent un rôle vital dans la répartition et la
décomposition des charges sur le bâtiment, les fondations doivent à la fois correspondre à la
forme et au déploiement de la structure et s’adapter aux caractéristiques variées du sol, de la
roche et de l’eau souterraine, en bref du sous-sol.
Lorsque le terrain résistant se trouve à une faible profondeur, et qu’il est facilement
accessible [nappe phréatique absente ou rabattue à l’intérieure d’un batardeau par exemple],
on établit la fondation directement sur le sol à proximité de la surface. On réalise alors, en
générale, un empattement ou élargissement de la base des murs ou des piliers. La plus part des
ouvrages construites dans l’antiquité ont été fondés sur des massifs avec empattement. Ce
type des fondations appelé : fondation superficielle.
Lorsque le sol de la surface n’a pas une résistance suffisante pour supporter l’ouvrage
par l’intermédiaire d’une fondation superficielle, les fondations profondes sont mises en
place. Ce type de fondation (puits, pieux forés ou battus, micro-pieux, barrettes ou parois
moulées porteuses….Etc ) permet de reporter les charges, dues à l’ouvrage qu’elle supporte,
sur des couches de sol situées à une profondeur varient de quelques mètres à plusieurs
dizaines de mètres.
D D
B B
Figure 1.1. Fondation superficielle D/B 4 .
- Si les propriétés mécaniques du sol sont telles que la déformation qui précède la
rupture par écoulement plastique est très petite, la semelle ne s'enfoncera pas dans le sol avant
qu'un état d'équilibre plastique soit atteint. La rupture a lieu par glissement suivant des
directions dirigées vers l'extérieur. Il s'agit d'une «rupture généralisée par cisaillement » .
Le mode de rupture des fondations superficielles observé expérimentalement par Prandtl est
donné sur la Figure 1.4.
La Figure 1.5 montre le réseau des lignes de glissement. La zone I est en équilibre de poussée
de Rankine sous forme d’un coin rigide, les zones II sont en équilibre de Prandtl proprement
dit (Oe est un arc de spirale logarithmique) et les zones III sont en équilibre de butée de
Rankine[5].
Meyerhof a proposé en 1953 [5] dans le cas d'une charge excentrée d'attribuer à la
semelle une largeur fictive centrée sur la charge. Des expériences et des essais sur modèles
réduits ont montré en effet qu'en milieu pulvérulent le coin qui se crée sous la fondation garde
la même forme que pour une charge verticale centré, mais que ses dimensions se réduisent de
manière à ce que la ligne d'action de la charge et l'axe de symétrie du coin coïncident [5].
Figure.1.6. Formation d'un coin élastique sous une charge excentrée [5].
Figure 1. 7. Schéma de rupture pour une charge inclinée en milieu non pesant [5].
fondation doit donc être appréciée à l'aide des caractéristiques mécanique non draineés u
(qui fréquemment nulle) et Cu .
Mais il est possible qu'une fondation calculée dans ces conditions ne soit pas sûre. En
effet, à long terme, avec la disparition de la pression interstitielle, la stabilité de l'ensemble
dépend des contraintes effectives (caractéristiques ' et c' ) qui s'identifient alors aux
contraintes totales, il faut donc vérifier également la fondation dans cette nouvelle hypothèse.
Deux types de méthodes de calcul de la capacité portante sont développés dans ce qui
suit: les méthodes à partir des résultats des essais de laboratoire, c’est-à-dire à partir de la
cohésion et de l’angle de frottement interne (méthodes classiques, dites méthodes « C- ») et
les méthodes à partir des résultats des essais in situ, c’est-à-dire à partir de la pression
limite Pl du pressiomètre Ménard ou à partir de la résistance de pointe qc du pénétromètre
statique CPT.
Il existe bien d’autres méthodes de calcul à partir des résultats d'essais in situ. Citons
la méthode à partir des résultats d’essais de pénétration au carottier (Standard Penetration
Test SPT).
La recherche de la charge limite a d’abord été effectué pour une semelle filante de
largeur B, soumise à une charge centrée, fondée sur un milieu semi-infini à surface
horizontale dont le comportement est caractérisé par une cohésion et un angle de frottement
interne [Terzaghi(1943)].
1. Sol pesant sans surcharge et avec une cohésion nulle d’ou une certaine résistance Q
(Fig.1.8.a).Avec 2 , poids spécifique des terres sous le niveau de la semelle.
2. Sol non pesant avec surcharge et une cohésion nulle d’ou une résistance Qp
(Fig.1.8.b), avec 1 , poids spécifique des terres au-dessus du niveau de la semelle.
3. Sol non pesant purement cohérent d’ou une charge de rupture Qc (Fig.1.8.c).
Q QP Qc
+ +
1D
On constate alors qu'il s'est formé, directement sous la fondation, un coin triangulaire
AOA' en équilibre surabondant, solidaire de la fondation dans sa pénétration au sein du
massif. Les parois OA et OA' du coin agissent comme de véritables écrans de butée.
On suppose que :
Pour simplifier l’étude les chercheurs perdent plusieurs hypothèses:
Le sol situé au-dessus de l'horizontale AA' de la base de la fondation, agit comme une
surcharge verticale constante d'intensité 1D.
L'effet des contraintes de cisaillement dans le plan AA' est négligé.
Nγ Nγ Nc Nc Nq Nq
(degré) (lisse) (rugueux) (lisse) (rugueux) (lisse) (rugueux)
1.6.2.1) facteur Nγ
B
Le facteur Nγ, qui commande le terme 2 . .N , appelé « terme de surface », car il
2
correspond à l'influence du poids propre de la masse mise en mouvement. S'il y a asymétrie
de translation, cette masse augmente avec la puissance 2 de la dimension B de la semelle
tandis que la longueur de la ligne de glissement augmente linéairement avec cette dimension.
Le terme de surface est donc proportionnel à B [5].
On admettra que le coin AOA' fait un angle au sommet de ( ), fait corps avec la
2
fondation. Ce coin refoule des terres de part et d'autre du massif et les parois OA et OA' du
coin agissent comme de véritables écrans de butée [5].
L'effet de contraintes de cisaillement dans le plan AA' est négligé, donc le poinçonnement de
la fondation dans le milieu pulvérulent s'obtient en mobilisant la butée sur les deux écrans
OA et OA' (Figure.1.10).
=0
=- puisqu’il s’agit du frottement de terre sur lui-même.
=-( )
4 2
On va écrire maintenant l’équilibre du coin OAA’. Par raison de symétrie, l’équilibre
horizontal est assuré. En projetant sur la verticale, on obtient :
Q W 2 Pp . cos( )
4 2 (1.7)
Le poids W du coin.
1 B 1 B 1 /
W= 2 .( . .L/ . .L/ ) 2 . .B.L (1.8)
2 2 2 2 2
D’après la Figure 1.12 :
Sin( ) L'L'L.Sin( ).
4 2 L 4 2
B/2 B
cos( ) L
4 2 L
2. cos( )
4 2
D’où :
sin( )
B 4 2 B
L' . .tg ( ).
2 2 4 2
(1.9)
cos .( )
4 2
Remplaçant l'équation (1.8) dans l'équation (1.9) on trouve :
1 B B2
W 2 B tg ( ) W 2 .tg ( ) (1.10)
2 2 4 2 4 4 2
La capacité portante de la fondation :
Q = q.B (1.11)
En introduisant les équations (1.8), (1.9) et (1.10) dans l'équation (1.11) nous obtenons :
1 B2 B2
Q 2 2 .Kp cos( ) 2 . tg ( )
2 4 2 4 4 2
4 cos 2 ( )
4 2
B² Kp . cos( )
Q 2 . . 4 2 tg ( ) (1.12)
4 4 2
cos ²( )
4 2
B Cos( )
Ou encore : q 2 . . Kp. 4 2 Tg( ) (1.13)
4
Cos²( )
4 2
4 2
Ou en comparant avec la formule générale (1.1) : on obtient :
1 )
cos(
N K p . 4 2 tg ( ) (1.14)
2 4 2
cos ²( )
4 2
Caquot et Kérisel [5] ont donnée une table des valeurs de N , basée sur le choix de
4 2
(Tableau 1.2).
D'après les hypothèses de Meyerhof, N est obtenu empiriquement par comparaison avec
l'expérience [5] :
N ( Nq 1)tg(1.4 ) (1.15)
D. D'après Terzaghi
A fin de tenir compte de l'effet du frottement existant entre la fondation et le sol et de la
forme de la semelle, Terzaghi [5] a admet que =, d'où il propose :
1 Kp
N .tg 1 (1.17)
2 cos 2
Le coefficient de butée Kp a une valeur déterminée par une méthode graphique peu simple
mais la valeur numérique résultante de N peut être calculée de manière approchée jusqu'à
=30° par le polynôme [6] :
En pratique, pour une interface relativement rugueuse (pour un angle de frottement Fondation
/
-sol : ), Le facteur N est souvent approché par l'expression suivante:
2
N 2.( Nq 1)tg / (1.19)
1.6.2.2) Facteur Nq
Le facteur Nq commande le terme 1DNq, appelé « terme de profondeur » parce qu'il
correspond à l'effet sur la résistance de la surcharge 1D exercée par le sol à la profondeur D
à côté de la fondation [33]. Sa détermination mathématique est simple, elle met en jeu un
équilibre de Prandtl.
qD
La détermination de facteur Nq, basée encore sur le choix de l’angle . Pratiquement tous les
auteurs se sont ralliés à la valeur
[5] qui correspond d’ailleurs, à la valeur
4 2
minimale du coefficient.
La Figure 1.13 montre le réseau des linges de glissement qu’on obtient dans ces conditions.
La zone I est en équilibre de poussée de Rankine, les zones II sont en équilibre de Prandtl, et
les zones III sont en équilibre de butée de Rankine [5].
Les hypothèses de Prandtl de calcul sont les suivantes, On remarquera qu'un certain
nombre d'entre elles résultent du fait que le problème concernait à l'origine le
poinçonnement d'un métal [33]:
Cette dernière hypothèse qui consiste à négliger l'influence du poids propre sur la résistance
au cisaillement le long de la ligne de glissement par rapport à la cohésion et au frottement dû
à la pression exercée, était justifiée dans le cas du poinçonnement du métal. Cependant, dans
Le cas d'un sol, les ordres de grandeur des résistances dues à ces différents phénomènes sont
comparables et l'influence du poids propre ne peut plus être négligée [6].
D’après le schéma de rupture on peut déduire les valeurs de (voir Figure 1.11) :
0
0 Pour les semelles lisses.
D'autre part on a dans le cas de butée :
1
. 1
2 2
1
. 2
2 2
1 2
2 2
Donc en remplaçant les valeurs de , et dans ces dernières formules on trouve :
4 2
4 2
2
1 sin tg
q p 1.D. .e (1.23)
1 sin
Soit, par comparaison avec le terme de profondeur de la formule générale (1.8) on trouve :
q p 1.D.N q
1 sin tg
Donc : Nq e (1.24)
1 sin
Soit encore :
tg
N q tg 2 e (1.25)
4 2
Cette formule est quelque fois appelée formule de Prandtl-Caquot, car ces deux auteurs l'on
publiée, indépendamment l'un de l'autre vers 1920 [5].Le Tableau 1.2 donne les valeurs de
cette fonction.
On constat que pour = 0, Nq = 1 et que Nq croit très rapidement en suit dés que dépasse
30°.
Presque tous les auteurs et l'Eurocode 7 [10] admettent la valeur originale de Prandtl pour
Nq, sauf Terzaghi.
1.6.2.3) Facteur Nc
Le terme c.Nc est appelé « terme de cohésion » et il correspond à la contribution de la
cohésion à la résistance au cisaillement.
C’est-à-dire à, c’est la valeur minimale de N c quand varie [6].
4 2
N Nq NC
0 0 1.00 5.14
5 0.2 1.6 6.47
10 1.0 2.49 8.45
15 2.33 3.94 11.0
20 4.97 6.4 14.8
25 10.4 10.7 20.7
30 21.8 18.4 30.1
35 48.0 33.3 46.1
40 113 64.2 75.4
45 297 135.0 135
Il y a lieu de déjauger les poids volumiques si les sols correspondants sont immergés
(et on tient compte de la poussée d’Archimède sur la fondation, c’est à dire que l’on déjauge
également le poids de la fondation) [12]:
' W
Avec : poids volumique total du sol.
W poids volumique de l’eau.
Ainsi pour la nappe affleurant à la surface (sol saturé) :
N 2( N q 1) tg '
Cas de sol très compressible.
Lorsqu’on se trouve en présence de sols très compressibles, comme l’argile molle, il
arrive fréquemment que les tassements constatés ne soient plus acceptables, bien avant qu’un
état d’équilibre plastique ait pu se développer dans le massif.
Pour limiter les tassements absolus et différentiels à une valeur acceptable, Terzaghi
[5] propose de prendre en compte un angle de frottement interne réduit ’ et une cohésion
réduite c’ tel que :
2 2
tg ' tg c ' .c
3 3
Dans ce cas, la capacité portante donnée par la relation :
B / 2
q' L 2 . .N 1 .D.N / q .c.N / c (1.34)
2 3
Avec :
N / N / N arctg tg
2
(1.35)
3
Cependant, la plupart des auteurs admettent actuellement que les formules de Terzaghi
relatives aux sols compressibles sont beaucoup trop défavorables. Il est même généralement
admis que les autres formules sont également trop défavorables parce que, comme l'a mis en
évidence Meyerhof, elles ne tiennent compte de la profondeur D que dans la surcharge q
comme s'il ne se formait pas de ligne de glissement dans le sol situé au-dessus de la base de la
fondation.
q L 2 Bi N 1 Di q N q c i c N c
1
2 (1.41)
Nq , Nc les facteur originaux de Prandtl .
N Nq 1 tg1.4 D'origine expérimentale.
iq , ic , i : Les facteurs d'inclinaison dépendant de l'inclinaison et .
Dans le cas d'une inclinaison crée par une charge horizontale parallèle à B, d'angle par
rapport à la verticale, le DTU 13.12 [9] propose les relations suivantes dues à Meyerhof :
2
2
2
i q i c 1
i
1
1.6.4.2. D’après l’Eurocode 7
Le projet d’Eurocode 7 [10] propose des relations plus compliquées, fonction de l’aire
réduite A’ de la surface de base de la fondation qui tient compte des excentrements de la
charge dans les deux directions et les conditions du sol [10] :
- En conditions non drainées, pour une charge horizontale H :
ic 0.5(1 1 H A' cu )
-En conditions drainées, pour une charge horizontale H parallèle à L et une charge
verticaleV :
iq i 1 H (V A' c' cot ' )
ic (iq N q 1) ( N q 1)
-En conditions drainées, pour une charge horizontale H parallèle à B et une charge
verticaleV :
iq (1 0.7 H (V A' c' cot ' )) 3
i (1 H (V A' c' cot ' )) 3
ic (iq N q 1) ( N q 1)
B
B
QL e
B'
A'
A '
A''
B' A A'' A'
'
( a) ( b)
Figure .1.13. Charge excentrée.
B'B2E1 et L'L2E2
On signalera toutefois que certain expérimentateur ont trouvé des résultats assez
différents de ceux que laisse prévoit la méthode de Meyerhof, principalement pour les faibles
excentricités. Ils suggèrent, donc de remplacer les coefficients correcteurs (1-2 e) et (1-2 e)2
par un autre coefficient de la forme exp (-12 e2 ).Il est difficile de se prononcer dans l’état
actuel des choses et on conseillera pour l’instant de s’en tenir aux recommandations de
Meyerhof [5].
Fondations
Facteurs Rectangulaire ou carrées ( B/L=1) Circulaires Filantes
De forme
Sq 1 1 1 1
(1) condition drainée, seulement
Les propositions de l'Eurocode 7 [10] sont très semblables pour les conditions non drainées.
Elles sont sensiblement différentes pour les conditions drainées, en ce qui concerne S c et Sq
(Tableau 1.4).
Quoi qu'il en soit, lorsque l'on passe d'une fondation carrée (ou circulaire B/L = 1) à une
fondation rectangulaire (B/L 1), on remarque que les différentes propositions reviennent à
[10]:
- Accroître le terme de surface (ou de pesanteur), pour les conditions drainées.
- Laisser égale ou diminuer le terme de surcharge (ou de profondeur).
- Diminuer le terme de cohésion.
2.1. Introduction
Les problèmes de la capacité portante décrits aux chapitres 1 supposent que le sol qui
supporte la fondation est homogène et s'étend jusqu'à une grande profondeur au-dessous du
fond de fondation. Ils supposent également que la surface du sol est horizontale, cependant,
cela n'est pas toujours le cas, il est possible de rencontrer une couche rigide à faible
profondeur, où le sol peut être stratifié et avoir des couches ayant des paramètres de résistance
au cisaillement différentes. Cependant, certaines fondations sont placées sur ou près des
pentes ou sur ou près des excavations et sont sollicitées par un chargement inclinée et/ou
excentrée.
Pour cela, plusieurs investigations ont été effectuées par des chercheurs pour améliorer
les méthodes de calcul de la capacité portante par d’addition des coefficients correcteurs dans
l’équation de la capacité portante de Terzaghi (1943). On cite, à titre indicatif, les facteurs S,
Sq, Sc, i, iq et ic traduisant respectivement, la réduction de la capacité portante due à la forme
et à l’enfouissement de la fondation, à l’inclinaison du chargement et à la géométrie de la
surface libre, enfin à l’inclinaison relative de la base de la semelle par rapport à l’horizontale.
En effet, nous présentons dans ce chapitre les différentes méthodes d’estimation de la capacité
portante liées à ces cas particuliers tels que l'effet de la proximité d’une pente et
l'hétérogénéité des sols[2].
sur la valeur de capacité portante a été obtenu à travers les expériences. Les tests ont été
effectués pour deux largeurs différentes de semelle (0,3m et 0,6m respectivement). Une pente
de 2H: 1V a été prise et les tests ont été effectués avec du sable déposé à l'état dense et une
densité de 16,4 KN/m3. Le facteur de portance a été présenté sous la forme d’une carte de
contour pour divers emplacement de la fondation (figure 2.1)[1].
Gemperline (1988) a enregistré les résultats de 215 essais de centrifugeuse testés sur
une fondation filante située au sommet d’une pente en sable, et en faisant varier les
paramètres géométriques et mécaniques (B, L/B, d/B, D/B, β, γ, φ). Dans tous les cas, les
semelles ont été soumises à une charge verticale et centrée. La Figure 3.2 récapitule les
différents cas examinés. On remarque que tous les essais ont été réalisés sur des semelles
établies en amont de la crête d’une pente d’angle β= 26,6° ou 33,7° (pente 1/2 ou 2/3) ; les
élancements L/B testés ne dépassent pas 6 et la largeur de la semelle varie entre 0,61 m et 1,83
m. Les tests de Gemperline ont été réalisées dans une centrifugeuse à un certain nombre de
forces gravitationnelles (valeurs de g)[1].
Gemperline (1988) a proposé une équation pour la détermination du facteur de portance Nγq
utilisé dans l’équation de capacité portante de Meyerhof (1951) :
qu 0.5BNq (2.1)
Avec :
f () 10(0.11592.386); f () 10(0.340.2log10 B);
f (D/ B) 10.65(D/ B); f (B / L) 10.27(B / L)
f (D / B, B / L) 10.39(D / B)(B / L) 10.39(D / L)
f (, d / B) 10.81(1tan) 2 2 /2 (d / B) 2 tan
f (, d / B, B / L) 10.6(B / L)1(1tan) 2 2 /2 (d / B) 2 tan
f (, d / B, D / B) 10.33(D / B) tan2 /2 (d / B) 2 tan
Pour calculer f(B) la largeur B est en pouces, on note aussi que l’équation de
Gemperline n’est pas valide pour des angles β supérieurs à 45°.
Le rapport entre le facteur de portance Nγq d’une semelle établie au voisinage d’une
pente et le facteur de portance de référence NγqR de la même semelle non encastrée (D = 0),
établie sur le même sol à surface horizontale, correspond donc au coefficient réducteur de
portance iβ. L’équation (2.3) proposée par Gemperline pour le coefficient réducteur iβ est
fonction de l’angle β de la pente, par rapport à l’horizontale, et de la distance relative d/B de
la fondation du bord du talus ainsi que du rapport D/B[4].
𝑁 D 2
𝑖𝛽 = 𝑁 𝛾𝑞 = [1 + 0,65 (B)] (1 − 0,8[1 − (1 − tan β)²] { d 2
})
𝛾𝑞𝑅 2+( ) tan β
B
(2.3)
𝐷 2
(1 + 0,33 ( ) tan 𝛽 { })
𝐵 𝑑 2
2 + (𝐵) tan 𝛽
Dans le cas d’une semelle non encastrée (D/B=0), l’équation (2.3) devient :
2
𝑖𝛽 = 1 − 0,8[1 − (1 − tan 𝛽 )2 ]
2 + (𝑑 ⁄𝐵)2 tan 𝛽
(2.4)
Il est à noter que cette expression ne dépend pas ni de la densité du sol, ni de l’angle
de frottement interne φ du sol. Les Figures 2.3 (a) et (b) montrent une représentation
graphique de l’équation (2.3) pour deux pentes d’angle β = 26,6° ou 33,7° (pente 1/2 ou 2/3),
respectivement. Pour calculer NγqR, Gemperline donne la relation suivante [4]:
𝑁𝛾𝑞𝑅 = [10(0,1159𝜑−2,386) ][10(0,34−0,2 log10 𝐵) ]
(2.5)
Notez que l'équation de Gemperline a été utilisé pour déterminer les valeurs N γq / NγqR bien
au-delà de λ = 1,5, η = 1,0 limites des essais de Gemperline.
Figure 2.4. Surface de rupture d’une fondation filante rugueuse située sur une pente d’après
Meyerhof (1957)[2].
Sous la fondation filante rugueuse de largeur B située sur un talus Meyerhof a proposé trois
zones :
abc : est une zone élastique ;
acd : zone présente un cisaillement radial ;
ade : présente une zone de cisaillement.
Figure 2.5. Variation du facteur de la capacité portante Ncq pour un sol purement cohérent
(fondation sur une pente) d’après Meyerhof (1957)[4].
D'une façon semblable pour un sol purement frottant (c = 0), la figure (2.6) montre la
variation de Nγq avec l’angle β du talus;
1
𝑞𝑢 = 2 𝛾𝐵𝑁𝛾𝑞 (2.10)
Figure 2.6. Variation du facteur de portance Nγq pour un sol purement frottant, cas d’une
fondation sur pente, d’après Meyerhof (1957)[4].
La figure (2.7) montre le deuxième cas étudié par Meyerhof (1957), où il considère
une fondation filante rugueuse de largeur B située au bord d’une pente, de hauteur H. La
fondation est placée à une distance b à partir de la crête de la pente [4].
Figure 2.7. Surface de rupture d’une Fondation filante au bord d’une pente d’après
Meyerhof[4].
Figure 2.8. Facteur de portance Ncq de Meyerhof pour un sol purement cohérent (fondation
située à proximité d’une pente) d’après Meyerhof (1957)[4].
Figure 2.9. Facteur de portance Nγq de Meyerhof, pour un sol purement frottant,(fondation
située à proximité d’une pente) d’après Meyerhof (1957)[4].
Pour une fondation en crête de talus, Hansen (1970) a proposé la relation (2,11) de la capacité
portante d’une fondation filante.
qu cNccqNqq1/ 2BN (2.11)
Kusakabe et al [4]ont étudié le problème par une approche de l’analyse limite, et plus
précisément par la méthode cinématique. Le problème concerné a de nombreux paramètres :
l’angle d'inclinaison (β), la distance du bord de pente (αB), la hauteur de la pente (HB), les
caractéristiques de résistance du sol (c et φ) et le poids volumique du sol (γ ). un mécanisme
de rupture, qui est considéré comme raisonnable pour ce problème est illustré sur la figure
(2.10).
Les auteurs proposent le mécanisme de rupture qui est en bon accord avec les surfaces
de rupture réelle pour diverses combinaisons de valeurs β et α. Les solutions de la borne
supérieure sont assez proches aux solutions déterminées par la borne inférieures, ce qui
implique que les limites supérieures obtenues présentent une bonne approximation de la
solution exacte. Les valeurs des facteurs Nc et Nγ sont tracées par rapport à la hauteur
normalisée sur la Figure (2.11), cette dernière montre que ces facteurs ne peuvent être
déterminés indépendamment et que l'importance relative de c et γB ne peuvent être négligés.
En outre, la figure (2.12) montre que la surface de rupture ou de la ligne de glissement et les
facteurs de portance Nc et Nγ varient avec le paramètre c/γB.
Figure 2.12. Variation des surfaces de rupture et les valeurs de Nc, Nγ avec la valeur de
c/B[1].
Les essais sur modèle ont été réalisées par Kusakabe et al [1] afin d'étudier
l'applicabilité de la théorie actuelle sur les problèmes pratiques pour 9 combinaisons de
paramètres α et β, à savoir α = 0,0.5, 1.0 et β = 30 °, 45° et 60°. Les essais montrent que cette
théorie sous-estime la capacité portante avec un écart moyen de 30%. Les mécanismes de
rupture prévus par la théorie de Kusakabe et al (1981) avec l’hypothèse φu = 0 sont en accord
raisonnable avec les observations dans des essais sur modèles.
Graham et al (1987) ont fournit une solution pour le facteur de portance Nγq pour une
fondation superficielle filante située au sommet d’une pente d’un sol pulvérulent basée sur la
méthode des caractéristiques ou ligne de glissement. La figure (3.13) montre le mécanisme de
rupture dans le sol pour (Df /b) et (b /B) assumés dans cette analyse. Les variations de Nγq
obtenues par cette méthode sont montrées sur les figures (2.14), (2.15), et (2.16)[1].
Figure 2.16. Les valeurs théoriques de Nγq, (Df/b=1) d’après Graham et al(1987) [1].
Saran et al [1] ont présenté des solutions analytiques pour la capacité portante d’une
fondation à proximité d’une pente en utilisant deux approches analytiques différentes:
d’équilibre limite et d'analyse limite.
Dans le cas de l’approche d’équilibre limite, la fondation filante a été supposée
rugueuse, le poids du sol au-dessus de la base de la fondation a été remplacé par une
surcharge uniforme équivalente ; ceci implique que le sol au-dessus de la base de fondation
n’offre aucune résistance au cisaillement.
Le mécanisme de rupture sur le côté de pente a été supposé et la résistance au
cisaillement du sol de l'autre côté n'a pas été totalement mobilisée. La zone de rupture est
divisée en deux parties (figure 2.17). Zone I représente une région élastique et Zone II est une
combinaison de cisaillement radial passif et délimitée par un arc de spirale logarithmique EK.
La contrainte de cisaillement sur le côté plat est caractérisée par le facteur de mobilisation m
et sa résistance au cisaillement est exprimée par : m(c tan)
Narita et Yamaguchi (1990) ont étudié deux types de rupture, à savoir la rupture de
pente et la rupture de base. Les résultats de cette investigation ont montré que pour les
matériaux purement cohérents φ = 0 où un log-spirale dégénère en un cercle, Les solutions de
la spirale logarithmique deviennent presque identiques à celles obtenues en utilisant la
méthode de Bishop [4].
Tableau 2.1.Comparaisons avec les résultats des tests pour l’argile (Narita et Yamaguchi) [2].
Castelli et Motta (2009) ont développé un model basé sur la méthode d’équilibre
limite, en considérant une surface circulaire qui se propage vers la pente jusqu'à ce que le
terrain en pente est atteint (figure 2.19). Deux valeurs du rapport de la profondeur de
l'encastrement de la semelle (H / B = 0 à 0,5) ont été analysés.
Figure 2.19. Mécanisme de rupture et les forces appliquées adoptées dans l'analyse de
Castelli et Motta [4].
Pour calculer la capacité portante des fondations superficielles filantes sur ou près
d’une pente non drainé, Georgiadis (2010) a présenté des analyses numériques par éléments
finis. La géométrie du problème étudié est représentée sur la figure (2.20). Trois largeurs de
semelle ont été considérés (B = 1, 2 et 4 m) et trois angles de pente (β = 15 °, 30 ° et 45 °).
Plusieurs hauteurs de pente H et distances normalisées λ (= distance de fondation / largeur de
fondation) ont été utilisés pour étudier leurs influence sur la capacité portante. Trois modes de
rupture distincts sont observés et représentés sur la figure (2.21 a, b, c)[4].
Figue 2.22. Maillage pour une semelle filante au bord d’une pente d’après Georgiadis [2].
Les solutions sont d'abord comparées à celles proposées par d'autres auteurs Pour le
cas spécifique d'une fondation sur la crête d'une pente λ = 0 et pour β = 30 °. Comme le
montre la figure (2.23) , les résultats de cet étude EF sont en excellent accord avec la solution
de Kusakabe et al. La solution de Vesic donne les plus faibles valeurs de facteur de capacité
portante Nc, surtout pour les faibles valeurs de rapport cu/γB, tandis que les valeurs proposées
par Narita et Yamaguchi surestiment généralement Nc d'environ 10%, par rapport aux
résultats de l’étude EF et la solution de Kusakabe et al Pour le même problème les valeurs
obtenues à partir Hansen et Bowles sont 4,09 et 4,38, respectivement [2].
Figure 2.23. Variation de Nc avec cu / (Bγ) d’une fondation sur la crête d’une pente (λ=0,
β=30°) (Georgiadis, 2010)[2].
Le massif étudié est modélisé dans son intégralité (figure 2.26). Le maillage est raffiné
au voisinage de la fondation, sous sa base, ainsi que près de la crête du talus. La figure 3.26
montre une représentation simplifiée du maillage dans le cas d/B = 1 et β = 26,6°, le maillage
adopté pour le calcul de la capacité portante est plus raffiné. Les conditions aux limites sont
prises en compte en bloquant le déplacement horizontal pour la limite qui correspond au plan
x = 0, pour z = 0 les déplacements sont bloqués dans les directions x et z. Le déplacement dans
la troisième dimension est bloqué pour traiter le problème en déformation plane (figure 2.26).
Figure 2.26. Maillage du modèle bidimensionnel et conditions aux limites, cas de β = 26,6°,
d/B = 1 (Mabrouki et al 2010) [4].
2.3. Conclusion.
Les nœuds sont les points où les valeurs des variables fondamentales sont calculées. Pour une
approximation de la base des déplacements, les variables fondamentales sont des
déplacements.
Les valeurs de déplacement nodal sont interpolées dans les éléments pour donner des
expressions algébriques aux déplacements, et aux déformations, partout dans la maille. Une
loi constitutive est utilisée alors pour relier les déformations avec les contraintes et cela
conduira au calcul des forces qui agissent aux nœuds de l'élément. Les forces nodales sont en
rapport avec les déplacements nodaux. Ce rapport est exprimé par des équations formulées et
résolues dans le programme des éléments finis pour trouver les valeurs des déplacements
nodaux.
La méthode des éléments finis englobe les étapes suivantes :
1- La discrétisation des éléments: C'est le processus de modéliser la géométrie du
problème sous une étude par un assemblage de petites régions, appelées éléments finis. Ces
éléments ont des nœuds définis sur les limites ou dans les éléments mêmes.
2- L’approximation des variables fondamentales: Une valeur fondamentale doit
être sélectionnée (par exemple : déplacements) et réglée, comme elle doit varier sur un
élément fini établi. Cette variation est exprimée par des valeurs nodales.
3- Equations élémentaires: L’utilisation du principe variationnel approprié (par
exemple, énergie potentielle minimum) pour dériver les équations de l'élément:
K eU e P e (3-1)
4-Equations globales: L’assemblage des équations élémentaires sous forme
d’équations globales :
KU P (3-2)
5- Les conditions aux limites : La formulation des conditions aux limites et la
modification des équations globales. L’affectation des charges P, lorsque les déplacements
affectent U. Les équations globales sont sous forme d'un système à grand nombre d'équations,
qui doivent être résolues pour obtenir les déplacements à tous les nœuds. A partir de ces
déplacements nodaux, tel que les contraintes et les déplacements sont évalués.
Où les constantes a1, a2, ...a5, b1, b2, ...b5 dépendent des valeurs nodales.
L'interpolation du second degré implique un total de 12 constantes. Ces constantes peuvent
être écrites en termes de 12 déplacements nodaux associés avec l'élément.
3.2.4. Déformations.
Les déformations peuvent être dérivées dans l'élément qui utilise les définitions
standard. Le cas du triangle à six-nœuds donne :
𝜕𝑢
𝜀𝑥𝑥 = 𝜕𝑥 = 𝑎1 + 2𝑎3 𝑥 + 𝑎4 𝑦 (3-5)
𝜕𝑣
𝜀𝑦𝑦 = 𝜕𝑦 = 𝑏2 + 𝑏4 𝑥 + 2𝑏5 𝑦 (3-6)
𝜕𝑢 𝜕𝑣
𝛾𝑥𝑦 = 𝜕𝑦 + 𝜕𝑥 = (𝑏1 + 𝑎2 ) + (𝑎4 + 2𝑏3 )𝑥 + (2𝑎5 + 𝑏1 )𝑦 (3-7)
Les équations de ce type qui relient des déformations à des déplacements nodaux sont
écrites généralement dans une forme d'équation matricielle:
BeU (3-8)
Où le vecteur de déformations ε, et le vecteur de déplacements nodaux sont associés avec
chacun des six nœuds dans l'élément, Ue
3.3. Présentation de PLAXIS.
L’analyse des projets géotechniques est possible grâce aux nombreux codes des
éléments finis. (Ex: Plaxis). L’ingénieur ayant de l’expérience en ce domaine sait que le poids
des hypothèses permettent le passage de la réalité au modèle est difficile à évaluer. Il sait que
le jargon éléments finis est parfois rebutant-il souhaiterait ne pas avoir à intervenir sur la
numérotation des nouds, des éléments, sur certains choix réservés au numéricien. Il voudrait
disposer du code sur le PC gérant sa bureautique et sa technique quotidiennes, afin de faire
une étude paramétrique des problèmes délicats. Il exige avant tout que ses journées ne soient
pas encombrées par de laborieuses entrées de données et interprétations de fichiers.
3.3.1. Le logiciel Plaxis.
Le code Plaxis est un logiciel couramment utilisé dans les bureaux d’études. Conçu
par des géotechniciens numériciens de l’université de Delft aux Pays-Bas dans les années
1980. Ce programme d’éléments finis en deux dimensions spécialement conçu pour réaliser
des analyses de déformation et de stabilité pour différents types d’applications géotechniques.
Les situations réelles peuvent être représentées par un modèle plan ou axisymétrique. Le
programme utilise une interface graphique pratique permettant aux utilisateurs de générer
rapidement un modèle géométrique et un maillage d’éléments finis basés sur la coupe
verticale de l’ouvrage à étudier. Les utilisateurs sont supposés être capables de travailler dans
un environnement Windows[3].
Si ce code a initialement été développé pour analyser les digues et les sols mous, son
champ d’application s’étend aujourd’hui à une large gamme de problèmes géotechniques. Il
permet d’analyser des problèmes élastiques, élasto-plastiques, élastoviscoplastiques en grands
déplacements par la méthode lagrangienne actualisée.
Bien que très fiable sur le plan numérique, le code fait appel à des éléments de haute
précision (triangles à 15 nœuds), ainsi qu’à des processus de pilotage de résolution récents
(méthode de longueur d’arc). Le manuel d’utilisation du code Plaxis présente une description
détaillée du logiciel.
L’utilisation de PLAXIS consiste en quatre sous-programmes (Input, Calculations, Output,
Curves):
Le programme d’entrée de données (Input).
Pour générer un modèle d’éléments finis avec plaxis, on commence par la création
d’un modèle géometrique à deux dimensions composé de points, de lignes et d’autres
composant. La génération d’un maillage approprié et des conditions aux limites est realisée
automatiquement par Plaxis à partir du modèle géométrique précédemment etré, comme on
peut retoucher le maillage afin d’améliorer ses performance.
L’utilusateur devra aussi spécifier les propriétés des matériaux et les chargements exixtants.
Pluseurs lois de comportement sont disponibles dans la bibiliothèque de Plaxis telles que :
Le critère de rupture Mohr-coulomb.
La loi élastique linéaire.
Le critère soft soil model.
Le critère hardenning soil model.
Le critère soft soil creep model.
On peut aussi définir le type du comportement du matériau en choisissant entre un
comportement drainé, un comportement non drainé ou un comportement d’un matériau non
poreux.
Les éléments disponibles dans Plaxis sont de deux types, des éléments à 6 nœuds et des
éléments à 15 nœuds.
La dernière étape de l’entrée des données comprend la génération des pressions interstitielles
et des contraintes effectives initiales dans le but de définir l’état initial du sol.
dans ce cas de coordonnées x négatives. Pour un modèle d’éléments finis à deux dimensions,
le choix de Plane strain ou de Axisymmetry a pour conséquence de ne laisser que deux degrés
de liberté en translation par nœud dans les directions x et y.
Figure .3.4 . Position des nœuds et des points de contrainte dans les éléments de sol.
3.3.5 Modèles de comportement utilisés dans le Plaxis.
Les sols et les roches tendent à se comporter d’une manière fortement non linéaire
sous l’effet d’un chargement. Ce comportement non linéaire en contraintes-déformations peut
être modélisé suivant différents niveaux de sophistication. Mais le nombre de paramètres à
introduire dans les modèles augmente avec ce degré de sophistication. Le modèle bien connu
de Mohr-Coulomb peut être considéré comme une approximation au premier ordre du
comportement réel du sol. Ce modèle, élastique parfaitement plastique, nécessite cinq
paramètres fondamentaux qui sont : le module d’Young, E, le coefficient de Poisson, ν, la
cohésion, c, l’angle de frottement, φ, et l’angle de dilatance, ψ. Comme les ingénieurs
géotechniciens sont habitués à utiliser ces cinq paramètres, et qu’ils disposent rarement
d’autres données, une attention particulière sera portée à ce modèle classique de
comportement[3].
3.3.6. Modèle de comportement élasto-plastique.
3.3.6.1. Elasto-plasticité.
Un comportement de type élastique linéaire isotrope ne peut être utilisé qu’en
première approche car il ne permet pas de prendre en compte les déformations irréversibles.
La plupart des matériaux sont en effet élastoplastiques, leur comportement est caractérisé par
l’apparition de déformations élastiques et de déformations irréversibles. La déformation totale
est la somme des déformations élastiques εe et plastiques εp. Elle est donnée par l’équation
suivante [1]:
ε = εe + εp
3.3.6.2. Comportement élastoplastique.
Le comportement élastoplastique peut être représenté par un modèle
monodimensionnel, en série un ressort de raideur K, pour symboliser l’élasticité du matériau,
à un patin de seuil S0 (figure 3.5).
a) Module d’Young : défini soit par le module tangent initial E0, soit par le module
sécant à 50% de la résistance en compression E 50 (figure 3.11) ;
3.4. Conclusion.
L’objectif de la modélisation (au sens large) en géotechnique est souvent la recherche
d’une réponse, d’une solution à un problème particulier et complexe.la modélisation
numérique est un outil puissant, elle est en constante progression depuis les années cinquante.
Aujourd’hui, la modélisation intervient dans tous les domaines sans exception.
Les méthodes numériques en géotechnique ont pour but de décrire, d’expliquer ou de prédire
le comportement d’une structure naturelle ou artificielle sur la base de lois physiques qui
relient les variations des contraintes aux déformations et aux déplacements. C’est dans ce
contexte que le code PLAXIS offre la possibilité de prédire la rupture des fondations
en utilisant des lois de comportement assez performent afin de simuler le comportement réel
des sols [1].
Le choix du modèle de comportement dépend en fait du problème posé : soutènement,
tassement de remblai, fondation sur sol en pente, tunnel : quel modèle de comportement
utiliser pour quel problème géotechnique ? La réponse à cette question n’est pas simple car il
n’existe pas de modèle universel. Il existe quelques modèles pour simuler le comportement
des sols, plus ou moins complexes, selon la complexité des phénomènes que l’on souhaite
4.1. Introduction.
Les études théoriques et expérimentales ont montré que, lorsqu’une fondation
superficielle est située au bord d’une pente, sa capacité portante doit être affectée d’un
coefficient réducteur.
Ce chapitre s’intéresse au calcul numérique de la capacité portante d’une fondation
filante sous d’une charge verticale centrée et excentrée à proximité d’une pente en utilisant le
code Plaxis 2D. L’étude portera sur la variation des paramètres incluant l’angle d’inclinaison
de la pente β, l’angle de frottement interne φ ,l’angle de dilatance ψ , l’excentricité de la
charge et la distance entre la fondation et la crête de talus d afin d’évaluer l’effet de la pente
sur la capacité portante.
La définition géométrique retenue pour cette étude est représentée sur la figure 4.1, Les
calculs dans cette étude portent plusieurs variations de plusieurs paramètres :
Les propriétés de la semelle utilisées dans les calculs sont répertoriées dans le tableau 4.2.
La géométrie de la pente du prototype, le maillage des éléments finis et les conditions aux
limites sont illustrés à la Figure 4.2.
4.4.2. Calcul.
On choisit la construction par étape (staged construction) qui va permettre de revenir
sur les écrans de dessin en cliquant sur le bouton « Define » . Une fois la procédure de
chargement gravitaire est appliquée dans la première phase de calcul plastique, il vient ensuite
la seconde phase de calcul qui consiste en l’application du chargement proprement dit, pour
cela, une charge prescrite a été appliquée par incréments, accompagnée par analyse itérative
jusqu'à la rupture du sol sous la fondation. La charge qu pour laquelle il y a eu rupture
s’appelle charge limite.
Il est nécessaire de définir les points de contrôle où l’on souhaite enregistrer les
valeurs des contraintes et des déformations ou des déplacements. Ces points permettent de
tracer les différentes courbes que pour ces points. Il est à noter que l’on peut choisir soit des
points de déplacements ou des points de contraintes. Pour notre cas ces points ont été définis
au point d’application de la charge. La capacité portante pour chaque modèle numérique est
obtenue par la relation (4.1).
qu = ∑ Mstage × p (4.1)
Figure .4.4. Déformation du massif du sol après génération des contraintes initiales.
4.3. Résultats.
4.3.1. Test de validation (Fondation sur surface horizontale =0).
Avant d’entamer l’analyse de l’effet d’une semelle filante posée sur la surface d’une
pente sableuse soumise à des chargements centré et excentré, on a jugé utile d’étudier les cas
usuels d’une semelle filante reposant sur un sol homogène. Cette étude nous à permet d’avoir
une idée sur le comportement de la semelle, et nous servira par la même occasion de test de
validation pour notre procédure de simulation, on montre en plus, le degré de fiabilité du code
PLAXIS pour le calcul de la charge limite ultime.
Pour une fondation filante reposée sur un sol frottant, établie sur une surface
horizontale, la formule de la capacité portante est donnée par la relation suivante:
1
𝑞𝑢 = 𝛾𝐵𝑁𝛾
2
(4.2)
Où Nγ : facteur de portance d’une fondation établie sur un sol à surface horizontale. Ce qui
donne l’expression du facteur de portance Nγ comme suit :
2𝑞𝑢
N= ∗𝐵 (4.3)
𝑄𝑙
Avec : 𝑞𝑢 = ∑ 𝑀𝑠𝑡𝑎𝑔𝑒 ∗ 𝑆
Le tableau 4.3 resume la variation du facteur Nγ avec l’angle de frottement interne φ pour le
model proposé. On remarque que le facteur Nγ croît régulièrement lorsque l’angle de
frottement interne φ augmente de plus les résultats numériques obtenus nous ont permis de
déterminer la valeur du facteur de portance Nγ et que l’on peut comparer avec les résultats
obtenus par certains auteurs.
Dans le tableau les valeurs de N sont calculées avec la règle grossière suivante:
= - 30° pour > 30°.
= 0° pour < 30°.
( degré) 25 30 38 40
Présente étude 10.75 19.47 68.20 96.21
Terzaghi 8.34 19.13 78.61 115.31
Caquot-Kérisel 10.40 21.80 79.50 113.00
DTU 13.12 8.10 18.10 76.23 100
Hansen 6.80 15.10 56.20 79.50
Tableau .4.3. Comparaison des valeurs Nγ pour une semelle filante à base rugueuse avec ceux
disponibles dans la littérature.
100
80
60
40
20
0
25 30 38 40
ɸ (degré)
Figure .4.7. Comparaison des valeurs Nγ avec ceux disponibles dans la littérature.
Conclusion :
Les résultats présenté dans le tableau et dans la figure donne une comparaison des
valeurs Nγ pour une semelle filante à base rugueuse posée sur un sable ayant divers angles de
frottements internes (φ=25÷40°), comparées avec ceux disponible dans la littérature. Les
résultats obtenus montrent que la présente étude se rapproche et donne des résultats assez bien
avec les résultats donnés par ces auteurs.
Pour montré l’influence de la non associativité (ψ < φ) on varié l’angle de dilatance comme
suit : ψ =, ψ= (2/3) et ψ= (1/2).
(°) 25 30 38 40
ψ =
N 46,76 75,86 269,98 300.80
ψ= (2/3)
N 25,20 50,13 170,36 200,80
ψ= (1/2)
N 12,63 26,49 88,87 100,5
Tableau. 4.4. Valeurs de capacité portante en fonction de ψ.
350
300
250
200 ψ =j
N
150 ψ= (2/3)j
ψ= (1/2)j
100
50
0
25 30 (°) 38 40
Conclusion :
D’après cette étude on peut conclure que l’utilisation de la règle d’écoulement associé
surestime les composantes de la capacité portante à travers le coefficient Nγ. La Figure 4.5
montre que la capacité portante dépend de l’angle de dilatance ψ, cette dépendance est
significative pour les grande valeurs de l’angle de frottement interne du sol φ ; où il est clair
que lorsque l’angle de dilatance ψ décroit les valeurs de facteur de portance Nγ diminuent.
Figure .4.9. Convention de signe (1) charge centrée, (2) charge excentrée positive et (3)
charge excentrée négative.
Trois cas d’étude ont été menés pour étudier l’effet de la pente sur le comportement de
la capacité portante de la semelle filante sous charges excentriques. La figure illustre ces trois
cas de charge :
1. Charge centrée ;
2. Charge excentrée positive lorsque l’excentricité de la charge est située du cote près de
la pente ;
3. Charge excentrée négative lorsque l’excentricité de la charge est éloignée de la pente.
Pendant tous les calculs, chaque étude a été réalisée pour étudier l’effet d’un seul paramètre
tout en maintenant les autres paramètres constants. La variation des paramètres comprend la
valeur d’excentricité (e) et la distance relative (d/B).
Pour une fondation filante reposée sur un sol frottant, établie en bord d’une pente, la formule
de la capacité portante est donnée par la relation suivante :
1
𝑞𝑢 = 2 𝛾𝐵𝑁𝛾 𝑖𝛽 (4.4)
Avec :
N: Facteur de portance d’une fondation établie sur un sol à surface horizontale ;
i: Coefficient réducteur de portance (le rapport de la capacité portante d’une fondation
établie au bord d’une pente à la capacité portante de la même fondation, établie sur le même
sol à surface horizontale) ; il correspond donc à l’expression suivante :
[𝐪𝐮 ]𝐝⁄𝐛.𝛃
𝐢𝛃 = [𝐪𝐮 ]𝛃=𝟎
(4.4)
0 45 30 15
qu=KN/m2 1138,73 899,875 839,5 780,16
1200
1000
800
qu=KN/m2
600
400
200
0
0 45 30 15 (°)
Figure .4.11. Valeurs de capacité portante de la semelle en fonction de
conclusion .
L’augmentation de la pente a une influence sur la capacité portante c.a.d que
l’augmentation de la pente diminue la capacité portante d la semelle.
e/b
d/B = 4.5 -0,2 -0,1 0 0,1 0,2
qu(KN/m2)
838,81 1008,55 1138,73 1100,50 856,43
1200
=0°
1000
800
qu(KN/m2)
600
qu(KN/m2)
400
200
0
-0.2 -0.1 0 0.1 0.2
l'excenticité de la charge e/B pour d/B=4.5
920
900 =45°
880
860
840
Axis Title
820
800
780 qu(KN/m2)
760
740
720
700
-0.2 -0.1 0 0.1 0.2
L'excentricité de la charge e/B pour d/B=4.5
Figure .4.16. Influence de l’excentrement de la charge sur la capacité portante pour =45°
Le tableau 4.7 montre l’influence de la distance relative d/B sur la capacité portante pour
différentes valeurs de d/B. Cette étude montrent que l'emplacement de l'excentricité de la
charge, par rapport à la pente associée à la distance entre la semelle et la crête de la pente,
influent de manière significative sur la capacité portante, On peut observer que la capacité
portante ultime décroît généralement avec l'augmentation du rapport d'excentricité (±e/B) et
croît avec l’augmentation de la distance relative d/B.
Le tableau 4.8 donne les valeurs du coefficient minorateur i pour différents cas d’excentricité
pour =45°, on remarque que le facteur de réduction de la capacité portante iβ augmentent
dans la plus part des cas avec l’augmentation de la distance relative d/B.
Cas : =30°.
e/b
d/B -0,2 -0,1 0 0,1 0,2
qu(KN/m2)
0 562,925 728,985 743,59 628,82 528,08
0.5 503,47 589,95 121,67 550,85 477,02
1 732,32 835,82 724,96 597,54 511,635
1.5 686,32 792,81 607,775 648,83 596,735
2 686,09 816,5 920,575 784,875 741,865
2.5 741,635 876,645 1003,95 963,93 782
3 762,45 803,275 1089,28 969,45 789,13
3.5 723,925 841,11 1012,46 906,545 722,66
4.4. Conclusion.
Les résultats de la modélisation numérique permettent d’énoncer les conclusions suivantes :
La capacité portante d'une semelle filante soumise à une charge excentrée est plus
élevée lorsque l'excentricité de la charge est placée loin de la pente,
La capacité portante d’une semelle filante soumise à une charge centrée est supérieure
à celle soumise à une charge excentrée (négative ou positive),
La capacité portante ultime augmente avec la diminution de l'excentricité de la
charge ;
La capacité portante ultime est plus élevée dans la plus part de cas sous une charge
excentrée négative que sous une charge excentrée positive et cette différence disparue
lorsque la semelle est située à une distance relative d/B= 3.
L’emplacement de l’excentricité de la charge par rapport à la pente (excentricité de
charge près ou loin de la pente) associé à la distance relative d/B influencent
considérablement la taille et la forme du mécanisme de rupture (voir figures),
L’influence de l'excentricité de la charge sur la capacité portante d’une semelle filante
reposant sur un sable en pente est illustrée dans les tableaux 4.7, 4.9 et 4.11 pour
différents rapports (e/B) et d/B. On peut constater que la valeur de la capacité portante
ultime est inversement proportionnelle avec le rapport d'excentricité (±e/B) et croît
avec l’augmentation de la distance relative d/B. L’analyse de ces tableaux souligne le
cas de la semelle établie aux cas de distances relatives d/B<3, pour lesquels, la
capacité portante ultime pour la charge excentrée positive est inférieure à celle de la
même charge excentrée négative Toutefois, pour une distance d/B = 3 et dans les deux
cas d'excentricité (négative ou positive), la capacité portante ultime est
approximativement identique, en effet, l’influence de l’emplacement de l’excentricité
de la charge sur la capacité portante peut être négligée. Par conséquent, la distance
maximale de bord a été limitée à 3B.
Les résultats montrent que la capacité portante et le facteur de réduction de la capacité
portante iβ augmentent avec l’augmentation de la distance relative d/B .
La capacité portante d’une semelle filante reposant sur un sable en pente et soumise à
une charge excentrée peut être obtenue à partir d’un calcul numérique en utilisant le
code Plaxis,
Conclusions
Ce travail est le fruit de cinq années de formation théorique et qui s’inscrit dans le
cadre de la recherche pour l’obtention d’un master génie civil, spécialité Géotechnique , et qui
traite un problème très important dans le domaine de Génie civil et précisément le domaine de
la géotechnique et qui est la modélisation numérique du comportement d’une fondtion
superficielle située à proximité d’une pente, et qui vise à apporter une contribution à
l’évaluation de la capacité portante des fondations superficielles situées au bord d’une pente et
soumise aux chargements centrés et excentrés. Dans ce contexte on a jugé utile faire plusieurs
modélisations à travers le code de calcul PLAXIS 2D , pour bien mener à terme les objectifs
de cette thèse.
Nous avons vu grâce à la synthèse bibliographique qui fait l’objet des trois premiers
chapitres du mémoire, qu’il existe plusieurs méthodes qui permettent de prévoir de
façon satisfaisant la capacité portante des fondations établies sur un sol horizontal et soumise
à un chargement vertical centré ou à un chargement excentré. Au contraire, le comportement
des fondations réalisées à proximité d’une pente est moins bien étudié et de grandes
incertitudes subsistent dans les méthodes de dimensionnement concernant les réductions de
portance à appliquer dans ce cas de calcul.
Les travaux de cette thèse comportent les différents composants du problème à étudier.
Même si des conclusions partielles ont été déjà données au cours de cette thèse ; Les
principaux résultats obtenus sont soulignés dont cette conclusion générale et discutés par
rapport aux objectifs initiaux.
La capacité portante ultime d'une semelle soumise à une charge excentrée posée sur
une pente de sable peut être dérivée de celle d’une semelle soumise à une charge
axiale reposant sur un sable à surface horizontale en introduisant le coefficient de
réduction du à la pente iβ.
En effet, l'influence de la pente sur le comportement de la semelle est réduite lorsque
l'excentricité de la charge est placée loin de la face de la pente et avec l'augmentation
Chapitre 1 Page
Figure 1.1 Fondation superficielle D f/B 4 2
Figure 1.2 Types des fondation superficielle. 2
Figure 1.3 Rupture généralisée par cisaillement. 3
Figure 1.4 Mode de rupture des fondations superficielles selon Prandtl. 4
Figure 1.5 Schéma théorique selon Prandtl. 4
Figure 1.6 Formation d'un coin élastique sous une charge excentrée. 5
Figure 1.7 Schéma de rupture pour une charge inclinée en milieu non pesant. 5
Figure 1.8 Capacité portante : Méthode de superposition de Terzaghi. 7
Figure 1.9 Equilibre des terres sous la fondation. 7
Figure 1.10 Détermination du terme de surface. 10
Figure 1.11 Formule de Prandtl- Caquot 13
Figure 1.12 Inclinaison et excentrement d'une charge 18
Figure 1.13 Charge excentrée. 19
Chapitre 2
Figure 2.1 Emplacement des fondations (Bauer et al.1981). 23
Figure 2.2 Configurations testées par Gemperline (1988). 23
Figure 2.3 Contour de portance obtenus par l’équation de Gemperline (1988) 25
(a) β = 26,6° et (b) 33,7° d’après Shields et al (1990).
Figure 2.4 Surface de rupture d’une fondation filante rugueuse située sur une 26
pente d’après Meyerhof (1957).
Figure 2.5 Variation du facteur de la capacité portante Ncq pour un sol purement 27
cohérent (fondation sur une pente) d’après Meyerhof (1957)
Figure 2.6 Variation du facteur de portance Nγq pour un sol purement frottant, 27
cas d’une fondation sur pente, d’après Meyerhof (1957)
Figure 2.7 Surface de rupture d’une Fondation filante au bord d’une pente d’après 28
Meyerhof.
Figure 2.8 Facteur de portance Ncq de Meyerhof pour un sol purement cohérent 28
(fondation située à proximité d’une pente) d’après Meyerhof (1957).
Figure 2.9 Facteur de portance Nγq de Meyerhof, pour un sol purement frottant, 29
(fondation située à proximité d’une pente) d’après Meyerhof (1957).
Figure 2.10 Mécanisme de rupture adopté par Kusakabe et al (1981). 30
Figure 2.11 Valeurs critiques de Nc et Nγ pour diverses valeurs de c/ γB 30
(φ = 30 °, β = 45 °, α = 1)
Figure 2.12 Variation des surfaces de rupture et les valeurs de Nc, Nγ avec la 31
valeur c/B
Figure 2.13 Mécanisme de rupture d’après Graham et al (1987) 31
(a) : Df/b>0; (b) : b/B>0
Figure 2.14 Valeurs théoriques de Nγq, (Df/b=0) d’après Graham et al (1987) 32
Figure 2.15 Valeurs théoriques de Nγq, (Df/b=0.5) d’après Graham et al (1987). 32
74
Figure 2.16 Les valeurs théoriques de Nγq, (Df/b=1) d’après Graham et al(1987) 32
Figure 2.17 Mécanisme de rupture supposé par Saran et al.(1989) 33
Figure 2.18 Schéma de rupture, d’après Narita et Yamaguchi (1990). 34
Figure 2.19 Mécanisme de rupture et les forces appliquées adoptées dans l'analyse 35
de Castelli et Motta
Figure 2.20 Définition du problème (Georgiadis (2010)) 36
Figure 2.21 Modes de rupture d’après Georgiadis (2010)[2].(a) et (b) : rupture de 36
capacité portante (c) : rupture global de la pente
Figure 2.22 Maillage pour une semelle filante au bord d’une pente d’après 37
Georgiadis
Figure 2.23 Variation de Nc avec cu / (Bγ) d’une fondation sur la crête d’une pente 37
(λ=0, β=30°) (Georgiadis, 2010)
Figure 2.24 Variation de Nc avec λ pour cu/(Bγ)=1 (Georgiadis 2010) 38
Figure 2.25 Géométrie du problème (Mabrouki et al 2010) 38
Figure 2.26 Maillage du modèle bidimensionnel et conditions aux limites, cas de β 39
= 26,6°, d/B = 1 (Mabrouki et al 2010)
Figure 2.27 Evolution du coefficient réducteur de portance en fonction de la 40
distance à la crête du talus. (a) β = 26,6° (pente1/2), (b) β = 33,7°
(pente 2/3)
Chapitre 3
Figure 3.1 Maillage en PLAXIS 42
Figure 3.2 Elément à 6 nœuds. 43
Figure 3.3 Exemples de problèmes en déformations plane et axisymétrique. 47
Figure 3.4 Position des nœuds et des points de contrainte dans les éléments de 48
sol.
Figure 3.5 Modèle monodimensionnel du comportement élastoplastique 49
Figure 3.6 Représentation du comportement élastique parfaitement plastique. 49
Figure 3.7 Représentation du comportement élastoplastique avec écrouissage. 49
Figure 3.8 Courbe intrinsèque du modèle de Mohr-Coulomb. 50
Figure 3.9 Représentation du critère de Mohr-Coulomb dans l’espace des 50
contraintes.
Figure 3.10 Fenêtre des paramètres de Mohr-Coulomb. 50
Figure 3.11 Définition du module à 50 % de la rupture. 51
Chapitre 4
Figure 4.1 Présentation du modèle numérique. 55
Figure 4.2 Génération du maillage. 57
Figure 4.3 Application du chargement gravitaire. 57
Figure 4.4 Déformation du massif du sol après génération des contraintes 58
initiales.
Figure 4.5 Phases de calculs. 59
Figure 4.6 Modélisation d’une semelle sur surface horizontale. 59
Figure 4.7 Comparaison des valeurs Nγ avec ceux disponibles dans la littérature. 61
75
Figure 4.8 Facteurs de portance en fonction de pour une surface horizontale. 62
Figure 4.9 Convention de signe (1) charge centrée, (2) charge excentrée positive 63
et (3) charge excentrée négative.
Figure 4.10 Semelle filante sur pente. 63
Figure 4.11 Valeurs de capacité portante de la semelle en fonction de 64
Figure 4.12 Modélisation d’une semelle sur pente =45°. 65
Figure 4.13 Modélisation d’une semelle sur pente =30°. 65
Figure 4.14 Influence de l’excentrement de la charge sur la capacité portante pour 66
=0°.
Figure 4.15 Déplacement total pour =45°. 67
Figure 4.16 Influence de l’excentrement de la charge sur la capacité portante pour 67
=45°
Figure 4.17 Déplacement total pour =30°. 68
Figure 4.18 Déplacement total pour =15°. 69
76
Listes Des Tableaux
Chapitre 1 Page
Tableau 1.1 Facteurs de portance selon la nature de contact sol-fondation. 9
Tableau 1.2 Facteurs de portance pour fondations superficielles d’après caquot- 16
kérisel
Tableau 1.3 Coefficients de forme. Valeurs de Terzaghi 21
(Condition non drainées et drainées).
Tableau 1.4 Coefficients de forme d'après Eurocode 7. 21
Chapitre 2
Tableau 2.1 Comparaisons avec les résultats des tests pour l'argile (Narita et 35
Yamaguchi)
Chapitre4
Tableau 4.1 propriétés de la couche de sol. 55
Tableau 4.2 Caractéristique de la semelle. 56
Tableau 4.3 Comparaison des valeurs Nγ pour une semelle filante à base rugueuse 60
avec ceux disponibles dans la littérature.
Tableau 4.4 Valeurs de capacité portante en fonction de ψ. 62
Tableau 4.5 Valeurs de capacité portante de la semelle en fonction de . 64
Tableau 4.6 La capacité portante de la semelle pour =0°. 66
Tableau 4.7 La capacité portante de la semelle pour =45°. 66
Tableau 4.8 Coefficient réducteur de portance pour =45°. 68
Tableau 4.9 La capacité portante de la semelle pour =30°. 69
Tableau 4.10 Coefficient réducteur de portance pour =30°. 69
Tableau 4.11 La capacité portante de la semelle pour =15°. 70
Tableau 4.12 Coefficient réducteur de portance pour =15°. 70
78
Table des Notations Principales
79
Bibliographique
Références Bibliographiques
[1] Acharyya, R. & Dey, A. (2017) Finite element investigation of the bearing capacity of
square footings resting on sloping ground. INAE Letters 2(3):97-105.
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geosynthetic reinforced soil foundations. Journal of geotechnical and geoenvironmental
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de Magister, Département de Génie Civil, Université de Guelma, Algérie; 2005.
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à proximité d’une pente, Mémoire de Master, Université Mohamed Khider -Biskra
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pulvérulentes et cohérentes, Gauthier–Villars, Paris.
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pressure and bearing capacity of foundations. Gauthier-Villars.
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Contribution to soil mechanics 1941–53, Boston Society of Civil Engineers, 122.
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superficielles, Cahiers du Centre Scientifique et Technique de Bâtiment (CSTB) 1988.
[10] Eurocode 7 " Geotechnical design-General rules", 6th version, (2004).
[11] Mazouz Badis, Analyse numérique du comportement des fondations superficielles
situées sur une bicouche granuleuse en pente, thèse de doctorat. Université Batna 2 – Mostefa
Ben Boulaïd.
[12] Règles techniques de conception et de calcul des fondations des ouvrages de génie civil,
Cahiers des clauses technique générales applicables aux marché publics de travaux Fascicule
n° 62-Titre V, : ministère de l'Equipement, du logement et des transports 1993.
N etographique
[13] http://irc.cnrc.gc.ca/cbd/cbd221f.html
[14] http://WWW.introduction à la géotechnique_fichiers /ch1601h2.htm
[15] http://WWW.uni-Weimar.de/Bauing/geotechnik/D/Staff/witt98-1-Teilsicherheit.pdf
[16] http://WWW.uni-Weimar.de/Bauing/geotechnik/D/Staff/witt/GTS2003-witt.pdf
[17] http://coin du projeteur .free.fr/beton/courssemelle.htm
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