INTRODUCTION
Comme toute activité d’une entreprise se traduit par des flux
financier provenant de son activité de production de bien et de
service, des relations avec ses clients et ces fournisseurs, Etat, les
institutions financières, qui crée ainsi une obligation de paiement de
part et d’autre. Des transactions financières qui en naissent mettent
en jeu les comptes de la trésorerie, principalement la banque et la
caisse utilisée pour les règlements. Il est donc idéal que l’entreprise
connaît la situation de sa trésorerie pour ne pas avoir des problèmes
de paiement. C’est dans cette optique que toute entreprise doit
mettre en place un service chargé de la gestion de la trésorerie
Dans l’intention de mieux cerner cet aspect de la gestion de la
trésorerie, nous avons pu effectuer un stage à la CEB, dans le service
trésorerie et choisir comme thème de notre mémoire << LA
GESTION DE LA TRESORERIE : CAS DE LA CEB >>
Pour mener à bien notre étude, des recherches sur la trésorerie et sa
gestion dans une entreprise ont été faite à partir d’ouvrage et de
publication sur internet. Ainsi notre stage nous a permis d’avoir
comme cible, le service trésorerie où nous avons travaillé et eu des
entretient sur la méthode de la gestion de la trésorerie
L’étude s’articulera sur les points suivants :
- Le premier chapitre où nous présenterons la CEB, notre entreprise
hôte pour ce stage ;
- le deuxième chapitre où nous développerons notre thème de
mémoire portant sur la procédure de la gestion de la trésorerie. Dans
cette partie, nous présenterons dans le premier temps la notion de la
trésorerie, dans le deuxième temps la gestion de la trésorerie dans
lequel nous expliquerons le fonctionnement, la gestion ainsi que
l'analyse et présenterons les écritures comptables, dans un troisième
temps la gestion permanente et prévisionnelle de la trésorerie
- en troisième chapitre, nous analyserons les insuffisances et
proposer des solutions quant à l’amélioration et l’efficacité de sa
gestion et enfin nous conclurons en présentant l'importance d'une
bonne politique de gestion de la trésorerie.
CHAPITRE1 : PRESENTATION
DE LA CEB
I/ HISTORIQUE
Dès les premières années de l’accession à la souveraineté
internationale du Togo et du Bénin, les plus Hautes Autorités des
deux pays, convaincues qu’aucune Nation ne peut prétendre au
développement sans l’accès à une énergie de qualité et au moindre
coût, et conscientes de la faiblesse des disponibilités en ressources
énergétiques de leur pays pris séparément, ont très tôt compris la
nécessité de se mettre ensemble et d’entreprendre des actions
communes pour le développement et l’exploitation de leurs
ressources énergétiques.
C’est dans ce contexte qu’a été créée le 27 juillet 1968 la
Communauté Electrique du Bénin(CEB) par l’accord international
instituant le code Bénino-Togolais de l’électricité. Cet accord a pour
fondement la traduction de la solidarité d’intérêt entre le Bénin et le
Togo par une politique concertée dans le secteur de l’électricité en
vue d’un développement rapide et harmonieux de leurs économies
respectives.
II/ ORGANISATIONS, ADMINISTRATIONS ET PERSPECTIVES
2.1- LES DIFFERENTES ORGANES DE LA CEB
La CEB qui assure le service public de production et de
transport de l’énergie électrique au Togo et au Bénin est administrée
par :
Le Haut Conseil Inter Étatique (HCIE)
Il est composé de huit (08) Ministres désignés par le Gouvernement
de chacun des deux États à raison de quatre (04) Ministres par État
en charge respectivement de l’Énergie, des Affaires Etrangères, du
Plan et des Finances.
La Haute Autorité (HA)
Elle est composée de dix (10) membres à raison de cinq (05)
membres par État. Les Membres de la Haute Autorité sont choisis
parmi les hauts fonctionnaires en raison de leurs compétences en
rapport étroit avec les missions de la CEB, notamment dans les
branches d’activités suivantes :
Gestion Financière et Économie
Électricité et Travaux Publics
Commerce et Industrie
Planification
Affaires Sociales
La Direction Générale
Elle est composée d’un Directeur Général, ressortissant de l’État
n’abritant pas le Siège de la CEB, et d’un Directeur Général Adjoint,
ressortissant de l’État abritant le Siège de la CEB. Le siège de la CEB
est actuellement à Lomé, en République Togolaise.
2.2- LES ORGANISATIONS DES SERVICES DE LA CEB
Les évolutions récentes du secteur, notamment l’ouverture
du segment de la production et l’installation effective des
producteurs indépendants, les perspectives du marché d’électricité
dans la sous-région et les besoins d’une plus grande visibilité dans la
gestion du secteur dans sa globalité requièrent un meilleur pilotage
des différents segments de l’industrie électrique. Mieux, les
obligations de résultats imposées aux différents responsables du
secteur à travers des contrats de performance exigent un nouveau
type d’organisation des sociétés d’électricité avec une plus grande
responsabilisation des dirigeants et des travailleurs.
Ces différentes exigences ont conduit la CEB à faire adopter par la
Haute Autorité de la CEB en sa 126 ème Session tenue à Lomé le 7 mai
2010 une nouvelle organisation de ses services.
Le nouvel organigramme de la CEB, en annexe n°1 au présent
document, comporte huit (08) Directions Centrales dont une en staff,
quatre (04) Directions Régionales, vingt-quatre (24) Services dont
deux (02) services en staff, des Conseillers et un Secrétariat Central.
Le Centre de Formation Professionnelle et de Perfectionnement
d’Abomey-
Calavi est rattaché à la Direction Générale en tant que Direction
Régionale.
2.2.1- ATTRIBUTIONS DES DIRECTIONS ET SERVICES EN STAFF
- Services en staff
Les conseillers
Les Conseillers ont pour missions d’assister le Directeur Général
dans l’accomplissement de ses missions notamment en ce qui a trait
au pilotage de l’Entreprise aussi bien dans les aspects liés à la
prospective et à la stratégie du développement que dans ceux
concernant la gouvernance d’ensemble du secteur.
Direction de l’audit interne
La Direction de l’Audit Interne a pour missions d’assister la
Direction Générale de la CEB dans l’exercice de ses fonctions pour
atteindre les objectifs définis par le Code bénino-togolais de
l’Electricité. Dans ce cadre, elle est chargée d’évaluer par une
approche systématique et méthodique, les processus de gestion des
risques, de contrôle et de gouvernance, et fait des propositions pour
renforcer leur efficacité. Elle formule des recommandations.
Service juridique
Sous l’autorité du Directeur Général, le Service Juridique est
notamment chargé de:
assurer le règlement de tous les problèmes relatifs à la vie
institutionnelle de la CEB en relation avec ses Conseillers Juridiques,
les tribunaux, cabinets d’avocat, étude de Notaire, assureurs conseils;
formaliser les aspects juridiques des dossiers d’appels d’offres, de
consultations et marchés ;
participer aux négociations de contrats, conventions et accords entre
la CEB et ses partenaires ;
suivre l’exécution des accords, conventions, contrats, et marchés, en
collaboration avec les autres services,
étudier tous dossiers liés aux litiges et contentieux nés entre la CEB,
ses partenaires et les tiers;
élaborer le budget et le tableau de bord du service ;
participer à l’élaboration du rapport d’activités de la CEB.
Service de la communication et de l’informatique
Sous l’autorité du Directeur Général, le Service de la
Communication et de l’Informatique est chargé de définir et de
mettre en œuvre la politique de la CEB en matière de communication
et d’informatique.
Secrétariat central
Sous l’autorité du Directeur Général, le Secrétariat Central est
chargé de la gestion centralisée du courrier à l’exception des actes
administratifs, notamment de:
gérer les courriers officiels y compris les fax et les e-mails ;
enregistrer les lettres de commande, contrats, marchés et
conventions en leur donnant des numéros ;
transmettre les bons de commande ;
assurer la vente des Dossiers d’Appel d’Offres ;
assurer la réception des offres des soumissionnaires suite aux Appels
d’Offres ;
assurer la transmission des offres des soumissionnaires à la Direction
des approvisionnements;
gérer la boîte électronique de la CEB.
2.2.2- DIRECTIONS OPERATIONNELLES
Direction du contrôle de gestion
Le Contrôle de Gestion, outil d’aide à la décision, permet à la
Direction Générale de s’assurer que les différents Responsables
utilisent les ressources avec efficacité et efficience pour atteindre les
objectifs. Dans ce cadre la Direction du Contrôle de Gestion est
chargée notamment de :
élaborer le budget et suivre au quotidien son exécution ;
élaborer et suivre les indicateurs de performance et les tableaux de
bord.
Direction financière et de la comptabilité
Sous l’autorité du Directeur Général, la Direction Financière et
de la Comptabilité planifie et met à la disposition de la CEB les
ressources et les techniques financières et comptables nécessaires à
son exploitation, son développement et sa protection.
Direction administrative et des ressources humaines
Sous l’autorité du Directeur Général, la Direction
Administrative et des Ressources Humaines est chargée de définir et
de mettre en œuvre la politique de la gestion des ressources
humaines et de l’administration générale de la CEB.
Direction des études et du développement
Sous l’autorité du Directeur Général, la Direction des Etudes et
du Développement a pour missions de définir la politique de
développement des moyens de production et de transport sur le
territoire de la communauté et de veiller à sa mise en œuvre.
Direction de la production
Sous l’autorité du Directeur Général, la Direction de la
Production a pour missions de définir la politique de production de
l’énergie électrique sur le territoire de la communauté et de veiller à
sa mise en œuvre.
Direction de la Centrale de Nangbéto
Sous la responsabilité du Directeur de la Production, la
Direction de la Centrale de Nangbéto est notamment chargée
d’assurer la conduite et la maintenance de la Centrale de Nangbéto.
Direction du transport
Sous l’autorité du Directeur Général, la Direction du
Transport a pour missions de définir la politique
d’approvisionnement et de transport de l’énergie électrique sur le
réseau de la CEB et de veiller à sa mise en œuvre.
Direction Régionale du Transport Bénin
Sous la responsabilité du Directeur du Transport, la Direction
Régionale du Transport Bénin est chargée d’assurer sur le territoire
du Bénin, l’organisation et la coordination des activités de conduite
et de maintenance des installations de transport de l’énergie
électrique de la CEB. Elle est en outre chargée d’assurer les missions
de représentation de la CEB auprès des Autorités Nationales.
Direction Régionale du Transport Togo
Sous la responsabilité du Directeur du Transport, la Direction
Régionale du Transport Togo est chargée d’assurer sur le territoire du
Togo, l’organisation et la coordination des activités de conduite et de
maintenance des installations de transport de l’énergie électrique de
la CEB.
Direction des approvisionnements
Sous l’autorité du Directeur Général, la Direction des
Approvisionnements a pour missions de définir la politique
d’acquisition des biens et services de la CEB et de veiller à sa mise en
œuvre. Elle est en outre chargée d’assurer les formalités de transit,
d’exonération et de dédouanement
2.2.3- ACTIVITE ET PERSPECTIVE
La CEB, Établissement International à caractère public, est
l’expression de la volonté des gouvernements béninois et togolais de
mener une politique concertée dans le domaine de la production et
du transport de l’énergie électrique. Une quarantaine d’années après
sa création, la CEB amorce le 3ième millénaire avec la détermination
de jouer son rôle de levier du développement durable du Togo et du
Bénin en tirant les leçons des crises qu’elle a vécues pour bâtir en
2007 un plan stratégique 2007-2026 pour les 20 ans à venir .
2.3.1- LES MISSIONS
Selon le Code Bénino-Togolais de l’électricité (révisé en 2003)
qui consacre l’ouverture du segment de la production aux
Producteurs Indépendants (IPP), la CEB a pour missions essentielles :
de réaliser et d'exploiter selon les règles appliquées par les sociétés
industrielles et commerciales, des installations de production
d'énergie électrique pour les besoins des deux États ;
de réaliser et d'exploiter selon les règles appliquées par les sociétés
industrielles et commerciales, les installations de transport de
l'énergie électrique sur l'ensemble des territoires des deux États en
qualité de transporteur exclusif. En outre, elle reçoit les privilèges
d'acheteur unique pour les besoins des deux États ;
de conclure, en cas de nécessité, avec les pays voisins des deux États,
des accords relatifs à l'importation de l'énergie électrique, chacun
des deux États s'engageant à ne conclure aucun accord séparé
d'importation d'énergie électrique ;
de conclure, en cas de nécessité, des accords d'exportation de
l'énergie électrique excédentaire avec les pays voisins des deux
Etats ;
de conclure, en cas de nécessité, avec les pays voisins des deux Etats,
des accords de transit de l'énergie électrique ;
d’assurer, grâce à son Centre de Formation Professionnelle et de
Perfectionnement, la sélection, la formation et le perfectionnement
au profit des entreprises des deux Etats sans exclusive ;
de planifier la production et le transport de l'énergie électrique en
liaison avec les ministères en charge de l'énergie électrique pour les
besoins des deux Etats ;
d’exercer au profit des deux Etats, les missions de centre de
réparation et d'entretien, de centrale d'achat de matériel et
d'équipements et de bureau d'études et d'ingénierie, étant entendu
que ces missions n'ont pas un caractère obligatoire pour la
Communauté Electrique
2.3.2- LES OBJECTIFS
Le plan stratégique couvrant la période 2007-2026 a pour
principaux objectifs:
- le renforcement de la sécurité énergétique par la diversification
des sources d’approvisionnement ;
- le renforcement de l’autonomie énergétique de 30 à 70 % au
moins ;
- la couverture à 100% du territoire de la communauté ;
- la fiabilisation du système énergétique communautaire.
Les principaux projets identifiés et non encore réalisés dans le cadre
du plan stratégique se présentent ainsi qu’il suit :
2.3.3- LES PRINCIPAUX PROJETS
- Aménagement hydroélectrique d’Adjarala : mobilisation de
financement et études complémentaires en cours ;
- Réhabilitation de la centrale hydroélectrique de Nangbéto : les
études ont été réalisées ;
- Réhabilitation de la ligne 161 kV Lomé-Cotonou-Sakété-
Onigbolo : Dossier d’Appel d’Offres (DAO) en cours de
finalisation ;
- Réhabilitation et modernisation du Dispatching : processus
d’appel d’offre en cours ;
- Construction de la ligne Onigbolo – Parakou et Sakété – Porto-
Novo: DAO en cours de finalisation ;
- Construction de la ligne 161 kV Kara-Mango et Dapaong-
Mango avec un poste à Sokodé : Dossier d’Appel d’Offres en
cours de finalisation ;
- Etude d'APD des barrages de Kétou, Tététou et Vossa : en
attente ;
- Construction de la ligne 330 kV Volta- Lomé C-Sakété et du
poste de Lomé C: étude environnementale et sociale
complémentaire et DAO en cours de réalisation ;
- Construction de la ligne 161 kV Bembéréké - Malanville : étude
de faisabilité en cours de finalisation ;
- Construction de la ligne 161 kV Natitingou - Porga : en attente ;
- Alimentation de Mandouri (Togo) et de Matéri et Gouandé
(Bénin) : en attente ;
- Etude et construction de la ligne 161 kV Lomé – Atakpamé : en
attente ;
- Construction de centrales solaires 2 x 5MW : en attente ;
- Aménagement hydroélectrique de Kétou - Dogo : en attente ;
- Aménagement hydroélectrique de Tététou : en attente ;
- Nouvelles TAG CEB en cycle combiné : en attente ;
- Construction de la ligne dorsale 330 kV médiane Kainji-Parakou-
Kara-Yendi : en attente.
Faisant suite à l’inauguration le 4 juin 2009 de l’interconnexion du
Nord Togo sur le site du poste de transformation de Kara par leurs
Excellences le Président de la République du Bénin, le Dr Boni YAYI et
le Président de la République Togolaise, Faure Essozimna
GNASSINGBE, une Conférence des deux Chefs d’Etat a eu lieu au
Palais des Congrès de Kara en vue de permettre aux deux pays
d’assurer une sécurité de l’approvisionnement en électricité dans le
cadre du développement du secteur de l’énergie électrique de la
Communauté Electrique du Bénin.
Lors de cette rencontre au sommet, l’évolution récente du secteur de
l’énergie électrique au Togo et au Bénin a été présentée notamment
en ce qui concerne l’adéquation de l’offre et de la demande.
Le Sommet s’est également penché sur l’état des infrastructures de
production et de transport de la CEB ainsi que leur développement et
a décidé de l’ajustement des tarifs suite à une analyse approfondie
de la situation financière du secteur. Il a été en outre discuté du
cadre institutionnel ainsi que de la gouvernance d’ensemble du
secteur.
Le Sommet a pris d’importantes décisions portant notamment sur :
- l’augmentation à court et moyen termes de l’offre d’électricité ;
- l’ajustement des tarifs d’électricité ;
- l’apurement des arriérés de paiement des créances et des
dettes de la CEB ;
- le renforcement de la coopération énergétique régionale.
Intégrant les conclusions du Sommet, la CEB a décliné son plan
stratégique 2007-2026 en plan d’actions couvrant la période 2010 de
2019 et en business plan sur la période 2010-2014.
CHAPITRE 2 : LES OPERATIONS
DU SERVICE TRESORERIE
I/ NOTION DE LA TRESORERIE
1.1- DEFINITION DE LA TRESORERIE
La trésorerie d’une entreprise est la différence entre la
trésorerie immédiate (comptes de caisse, et comptes à vue, les VMP
ne présentant pas de risque de variation significative, comptes à
termes dont l’échéance est de moins de trois mois) et les soldes
créditeurs des banques (découvert et facilité de caisse).
1.2- OBJECTIF DE LA TRESORERIE
L’objectif de la gestion de la trésorerie est de maitriser les
principales formes de financement et de placement à court termes,
se prévenir des besoins et insuffisances de trésorerie et
l’identification des moyens de financement correspondants, trouver
les meilleurs placements en terme de coût, équilibrer les ressources
et emploi de trésorerie pour avoir une trésorerie qui tend vers zéro,
maintenir un niveau de l’encaisse qui permet de couvrir d’une part
les risques de défaillance imprévus des clients, de faire face au coût
de financement.
1.3- MISSION DU TRESORIER
La mission du trésorier est d’établir un budget de trésorerie
répertoriant, en date de valeur et pour chaque jour au cours d’une
période de référence l’ensemble des flux de trésorerie qui viendrons
accroitre ou réduire le solde initial de chaque compte bancaire ;
gestion des comptes bancaires et négociation des emprunts à cours
termes ; la gestion des liquidités ; la négociation des conditions
bancaires ; réduction du coût des services bancaires ; dépôt des
encaissements et paiement des dépenses autorisées ; rapport sur les
soldes bancaires et transaction sur les devises.
II/ OPERATIONS DU SERVICE TRESORERIE
2.1- LES MOYENTS DE PAIEMENT
2.1.1- LES ORDRES DE PAIEMENT
Dans le cadre de ces relations commerciales avec les
fournisseurs : la CEB dispose des moyens suivants pour le règlement
de ces fournisseurs :
Le chèque
C’est une monnaie scripturale présentée sous forme de carnet.
C’est aussi l’ordre avec lequel le titulaire d’un comptes donne l’ordre
à son banquier de payer le bénéficiaire du chèque la somme inscrite
sur celui-ci. Il est souvent utilisé pour le règlement des fournisseurs,
utilisé également pour régler les dépenses des personnels en
déplacement (mission) et les autres dépenses nécessitants l’émission
du chèque.
Les ordres de virement
C’est un ordre écrit donné par le client à sa banque ou à son
établissement de paiement de débiter son compte pour créditer celui
de son créancier pour la somme due. C’est un moyen de paiements
plus sécurisé, il est utilisé pour le règlement des fournisseurs
étrangers soit en FCFA soit dans les devises étrangères (Euros, dollars
et autre……) il s’agit des gros fournisseurs comme GRIDCO, VRA, EDF,
NIGELEC, N-GAZ etc.….. . Il est aussi utilisé sous forme
conventionnelle entre les partis.
2.1.2- LES REMISES DOCUMENTAIRES
C’est un paiement avec remise de document, elle est utilisée
dans les opérations d’importations et d’exportations qu’effectue la
CEB avec ses fournisseurs étrangers
2.2- LES COMPTES BANCAIRES
Pour une bonne gestion de la trésorerie la CEB dispose des
comptes courants, des comptes spéciales, comptes séquestres,
comptes projets, comptes gage. Ces comptes sont tenus dans
presque toutes les banques sur le territoire Togolais (UTB, EBT, BAT,
BIA, BTD, BTCI) et les comptes dans les banques du Benin (BOA, EBB,
) il dispose également des comptes en devise au prés des banques
étrangères comme la HBSC
Ces comptes permettent à la CEB de pouvoir procédé aux
encaissements et décaissements. Les encaissements qui constituent
la réception des chèques et des virements provenant des clients ces
comptes sont aussi alimenté par les emprunts et les découverts que
la CEB bénéficie auprès de ces banques. Les décaissements qui
constituent l’ensemble des chèques et des virements à l’ordre des
fournisseurs paiements des salaires, paiements des frais de mission
du personnel.
2.3- LES MOUVEMENTS DEBITEURS ET CREDITEURS DE LA BANQUE
2.3.1- LES MOUVEMENTS DEBITEURS DE LA BANQUE
Elle est constituée par l’ensemble des fonds qui rentrent dans le
compte de la CEB :
Les remises de chèque à l’encaissement
Pour le règlement de sa facture, le client peut émettre à l’ordre
de l’entreprise un cheque. Il y’a aussi le cas où le personnel émet un
chèque à l’ordre de la société pour le règlement de l’avance reçue. Le
chèque reçu est remis à l’encaissement auprès de la banque. A l’issu
de l’opération un avis de crédit est délivré pour matérialiser le
montant du chèque sur le compte.
Ecriture comptable
514 Chèque à l’encaissement MT
513 Chèque à encaisser MT
Dépôt de chèque n°.. du..pour encaissement à la
banque X
521 Banque MT
514 Chèque à l’encaissement MT
Selon avis n°.. relatif au chèque n°.. du..
Les effets de commerce
L’effet de commerce est un titre négociable constatant une
créance d’un montant payable généralement, à court terme, ou
immédiatement. Il y’a trois effet de commerce dans le domaine
commercial : la lettre de change (traite), le billet à ordre, et le
warrant
Effets remis à l’encaissement
Comptabilisation
51 Effet à l’encaissement MT
2 4111 Client X MT
Effet n°… remis à l’encaissement
Effet remis à l’escompte
Pour des difficultés de trésorerie le trésorier peut vendre l’effet de
commerce à sa banque avant son échéance. Dans ce cas il dépose
l’effet à la banque pour l’escompte. Après analyse de l’effet la
banque nous envoie un avis de crédit.
Comptabilisation
521 Banque MT global
675 Escompte des effets de commerce MT
565 Clients, effet à recevoir MT
Avis de crédit/ Effet n°… du… de …
Les virements reçus
Pour avoir une sécurité de transaction le trésorier peut exiger de
ses clients locaux ou étrangers les règlements des factures par
virement. Pour le règlement par virement bancaire, le client donnera
l’ordre de virement ou une lettre de virement.
Comptabilisation
521 Banque MT
4111 Client MT
Selon avis de crédit n°…
Les emprunts bancaires
Pour le financement de son activité, elle a recours à des crédits
bancaires et facilités négociés avec sa banque. Aussi lorsque sa
trésorerie ne lui permet pas de financer des investissements.
Comptabilisation crédit de caisse
521 Banque MT
561 Crédit de trésorerie MT
Crédit au près de banque X
Comptabilisation d’un emprunt
521 Banque MT
162 Emprunt au près de la banque X MT
Crédit au près de la banque X
2.3.2- LES MOUVEMENTS CREDITEURS DE LA BANQUE
Ils sont constitués par l’ensemble des sorties de fonds sur le
compte banque de la CEB il s’agit des:
Chèques émis
Les chèques sont émis pour le règlement des :
Divers fournisseurs
Entreprise prestataire de service
Les fournisseurs d’énergie
Charges du personnel (salaires, indemnités, primes, frais de
mission, de formation, caisse national de sécurité et autres)
Frais d’assurances
Les chèques sont émis également pour le reversement de retenu
d’impôt, pour l’approvisionnement de la caisse principale et des
autres caisses sur l’ensemble du territoire.
Comptabilisation
4011 Fournisseur MT
481 Fournisseur d’investissement MT
625 Prime d’assurance MT
66 Charge du personnel MT
521 Banque MT
Suivant chèque n°… du… de…. global
Virements émis
Pour assurer une sécurité des transactions et le règlement des
fournisseurs étranger le trésorier émet un virement. Certains
fournisseurs exigent également que leur facture soit payée par
virement.
Comptabilisation pour les virements fournisseurs
4011 Fournisseurs MT
521 Banque MT
Virement bancaire n°…
Comptabilisation des salaires
422 Personnel rémunération due MT
521 Banque MT
Virement bancaire n°….
Frais bancaires
Ces frais sont dus par l’entreprise lors de ces opérations bancaires
il s’agit :
Des frais induits par les opérations de change
Les agios payés lors d’un escompte accordé
Les intérêts, les commissions et autres frais bancaires.
Comptabilisation
631 Frais bancaire MT
521 Banque MT
Suivant relevé bancaire n°…
Remboursement des emprunts et des crédits bancaires
A l’échéance les fonds sont déboursés pour le remboursement des
différents emprunts et crédits de trésorerie contractés.
Comptabilisation des remboursements des emprunts bancaires
671 Intérêt sur emprunt au près des EDC MT intérêt
2 Emprunt et dette au près des EDC MT amorti.
162 521 Banque MT annuités
Remboursement emprunt
2.4- LES MOUVEMENTS CREDITEURS ET DEBITEURS DE LA CAISSE
2.4.1- LES MOUVEMENTS CREDITEURS DE LA CAISSE
Il s’agit des sorties de fonds sur la caisse. Ces sorties ce résument
aux dépenses effectuées par la caisse (ces montants n’excédent pas
un certain montant <= à 150000 Francs CFA il s’agit de :
Paiement des primes et frais de mission du personnel
Remboursement des frais médicaux
Paiement des factures d’achat et de prestation de service
Les sorties d’espèces suite à une remise de chèque par le
personnel.
Comptabilisation des frais de mission
6384 Frais de mission MT
571 Caisse siège social MT
Suivant reçue caisse
2.4.2- LES MOUVEMENTS DEBITEURS DE LA CAISSE
C’est l’ensemble des recettes que perçoit la caisse. Il s’agit de :
L’émission d’un chèque pour l’alimentation de la caisse. Les recettes
perçues suite à la prestation du CFPP.
La vente des DAO (Dossiers d’Appels d’Offres).
Ecriture comptable de l’approvisionnement de la caisse
571 Caisse recette MT
585 Virement interne MT
Approvisionnement de la caisse
2 .5- LES SOURCES DE FINANCEMENT DE TRESORERIE
L’entreprise doit disposer de ressources financières pour son bon
fonctionnement. A cet effet elle doit disposer des sources de
financement pour sa trésorerie.
Ce financement est obtenu à partir des activités de l’entreprise
(financement interne). Soit par le financement à partir des ressources
externes (financement externe)
2 .5.1- FINANCEMENT INTERNE
Vente au comptant
Elle oblige le client à effectuer le règlement immédiatement. Ces
règlements pourront être effectués par versement d’espèces (caisse).
Soit par des virements bancaires (banque).
Ces règlements sont effectués lors de la vente des dossiers
d’appel d’offre émise par la CEB dans le cadre de ses différents
projets de développements ou réhabilitation.
Vente à terme
Les ventes à termes permettent au client de disposer des
marchandises ou du service et de régler à une date déterminée. Ces
ventes constituent des montants importants. Ainsi la facture du client
est établie avec l’échéance de règlement la durée du crédit est
déterminée par l’entreprise. A la vente une partie du montant peut
être réglée au comptant (avance ou acompte).
2.5.2- FINANCEMENT EXTERNE
- Les crédits bancaires à long terme
L’entreprise a recours à des emprunts à long terme pour financer
ces différents investissements. Ces emprunt à long terme qui sont
des dettes financière résultant de l’octroi de prêts remboursables à
terme qui participe conjointement avec les capitaux propre à la
couverture des besoins de financement durables (grand projet).
L’entreprise emprunte ces fonds au près des banques et des
institutions financières internationales (la BOAD, BIDC et autres)
- Les crédits bancaires à cours terme
Les emprunts à cours terme ou crédits de fonctionnement on
pour objet d’assurer l’équilibre de la trésorerie de l’entreprise. Ces
crédits à cours terme servent au règlement des fournisseurs et aux
dépenses courantes de l’entreprise (salaire, indemnité, frais de
mission etc.)
Ces crédits bancaires à court termes sont souvent constitués de
découvert et d’escompte des effets de commerce (Lettre de change).
* Le découvert
Le découvert est le solde débiteur d’un compte bancaire au
niveau de la banque. La banque fixe ainsi un plafond (montant
maximum du découvert) selon la situation financière de l’entreprise
et la taille de celle-ci. En d’autres termes l’entreprise effectue les
dépenses à partir de son compte bancaire provisionné insuffisant ou
non provisionné. Ce crédit est très souple d’utilisation car l’encours
s’adapte automatiquement aux besoins de trésorerie au jour le jour
et l’entreprise ne paye des intérêts que sur les montants et la durée
réelle d’utilisation. Elle sert à compenser les décalages de trésorerie
qui peuvent se produire entre les décaissements à échéances fixe
(salaire, frais d’assurance, cotisation sociale, d’eau, d’électricité etc.)
et les encaissements qui arrivent tardivement. La banque s’assure
que le solde redevienne créditeur régulièrement pour s’assurer que
la structure financière de l’entreprise soit saine ; le coût réel du
découvert revient cher car celui-ci comprend en plus du taux
d’intérêt nominal (taux annoncé par la banque), Le coût réel du
découvert est supérieur à son taux apparent car les intérêts sont
calculés à chaque fin de trimestre et non une fois dans l’année.
* L’escompte d’effet de commerce
C’est l’opération par laquelle l’entreprise cède les effets de
commerce avant son échéance à sa banque. La créance est
représentée par un effet de commerce (lettre de change ou billet à
ordre). Cette opération permet à l’entreprise de disposer du montant
de la créance représenté par l’effet (diminué des agios) avant la date
d’échéance. Elle s’analyse donc comme un crédit accordé par la
banque à l’entreprise. L’escompte des effets de commerce est un
mode de financement très simple et facile car les banques accordent
ce crédit plus rapidement avec le minimum de formalité. En effet les
commissions s’appliquent à l’escompte comme celle de l’endos qui
s’ajoute au taux nominal de l’escompte (elle s’applique à tous les
opérations d’escompte) et la commission de service ou de
manipulation ce dernier est variable par banque.
III/ GESTION QUOTIDIENNE ET PREVISIONNELLE DE LA TRESORERIE
3.1- GESTION QUOTIDIENNE DE LA TRESORERIE
La trésorerie de l’entreprise est la résultante de tous les flux
financiers qui traversent l’entreprise et des modes de financement
retenus. Ainsi le bon fonctionnement d’une entreprise repose sur sa
trésorerie, sa gestion nécessite une attention particulière, elle est
donc indispensable en ce qui concerne la caisse, les comptes
bancaires et surtout l’établissement du plan de trésorerie qui donne
les informations quotidiennes de la trésorerie. Une bonne gestion de
la trésorerie se résulte par l’enregistrement comptable au jour le jour
et suivant la chronologie des opérations réalisées. Son importance se
situe dans se fait quelle permet d’avoir chaque jour une idée des
soldes de trésorerie afin d’opérer à des décisions adéquates pour les
transactions.
La gestion quotidienne de la trésorerie à la CEB se résulte
essentiellement à la gestion bancaire qui aboutit en fin de période à
l’élaboration de l’état de rapprochement bancaire mais pourtant la
caisse joue un rôle important en ce concerne les opérations au
comptant
3.1.1- GESTION QUOTIDIENNE DE LA CAISSE ET DE LA BANQUE
3.1.1.1- GESTION DE LA CAISSE
Elle se résume aux entrées et aux sorties de fonds sur la caisse
Les entrées de fonds
Les entrées en compte (recettes de caisse) sont de divers ordres :
l’approvisionnement de la caisse, les recettes perçues du CFPP, la
vente des dossiers d’appel d’offre, régularisation des avances reçues
par le personnel pour les dépenses de l’entreprise.
Les sorties de fonds
Les sorties en caisse se résument au paiement des diverses
dépenses comme le paiement des frais de mission, des primes
accordées au personnel, paiement de divers provisions constituées
pour les dépenses de l’entreprise. A cet effet l’ordre de paiement
(OP) est donné par le chef service finance pour les décaissements
concernant la caisse, le caissier établit deux copies d’OP (voir annexe
3) dont l’originale est remise à l’intéressé et l’autre reste dans le
cahier d’OP. Toutes les entrées et sorties de fonds effectuées dans la
journée sont enregistrées dans un journal puis transmis à la
comptabilité.
3.1.1.2- GESTION DES COMPTES BANCAIRES
Pour une bonne gestion des comptes bancaires la CEB dispose
des comptes bancaires dans presque toutes les banques de la place
(TOGO, BENIN) et ses comptes en devises dans les pays étrangers
(Euro, dollars).
Les encaissements
Les encaissements proviennent des ordres de paiement (chèque
ou virement) émis par les clients de la CEB lors de la vente d’énergie
à cette dernière.
A cet effet les chèques émis par le client arrive à la CEB par
courrier. Le chèque arrivé à la trésorerie est endossé par le trésorier
pour encaissement le chèque déposé à la banque le trésorier reçoit
un bordereau de remises de chèque à l’encaissement, qui sera
transmis à la RSD (Recouvrement Suivi de Dette) et une copie est
classer à la trésorerie.
La CEB reçoit des virements clients pour règlement des factures.
Une fois le virement émis par le client la banque envoie à la CEB par
courrier une originale de l’ordre de virement. Dans un délai bref la
banque envoi un avis de crédit à la CEB lui signifiant le virement du
client x.
L’émission des chèques et virements
Emission de chèque
La comptabilité envoi toutes les factures fournisseurs arrivées à
échéance notamment les fournisseurs locaux, la paie établit les
feuilles de déplacement les salaires du personnel, des retenues sur
salaires au titre de retraite complémentaire, part patronale et
cotisation ouvrière et autre impôt payer sur salaire. Le tout est
envoyé à la trésorerie après l’accord du chef service trésorerie pour
paiement. Les documents sont scindés par pays (Togo, Benin) pour
l’émission d’un chèque pour le règlement de ces documents. Après
l’émission du chèque, il est envoyé pour la signature du Directeur
Général ensuite les chèques tirés sur les banques togolaises sont
enregistrés dans un cahier appelé <<Chèque Togo>> et les chèques
tirés sur les banques béninoises sont enregistrés dans un cahier
appelé <<Chèque Benin>>. Les fournisseurs togolais sont appelés
pour venir toucher leur chèque ou ils leur sont envoyés par courrier.
Les chèques des fournisseurs béninois sont envoyés dans le pays
pour la distribution aux intéressés.
Les virements émis
La trésorerie émet des virements pour le règlement des
fournisseurs étrangers ou d’autres fournisseurs locaux qui l’exigent
ou pour des montants important pour une sécurité des transactions.
Les factures des ces fournisseurs sont envoyés à la trésorerie par la
comptabilité pour règlement. A cet effet le chef service indique le
tiré (la banque) selon la provision disponible sur chaque compte. Le
trésorier remplit une fiche (ordre de virement) sur lequel sont
mentionné le nom du fournisseur le nom de la banque et le montant
libellés en francs CFA ou en devise étrangère (Euro, dollars) précisant
le cours du jour, ensuite la trésorerie envoi l’ordre de virement pour
la signature du Directeur Général, après signature elle transmise au
secrétariat central qui se chargera de le transmettre à la banque
concerné.
Ainsi pour le paiement des salaires des employés disposant d’un
compte bancaire le trésorier regroupe le nom et les numéros de
comptes des titulaires de compte par banque et émet un ordre de
virement du total des montants des salariés par banque. Cette
dernière suit le même circuit que la précédente.
3.1.2- LE CONTROLE DE LA TRESORERIE
Le contrôle de la trésorerie permet de suivre la trésorerie dans
son fonctionnement et sa gestion.
Le contrôle bancaire
Elle s’effectue par un suivi des opérations bancaires et assuré
par la trésorerie. Les factures déjà réglées sont oblitérées de la façon
suivante : apposer le cachet d’oblitération sur la facture emplir les
parties relatives à la date d’émission du chèque ou du virement, le
numéro du chèque ou du virement suivi du nom de la banque et le
montant payé. Après oblitération des factures, les chèques sont
enregistrés dans les deux différents cahiers (cahier chèque Togo,
cahier chèque Bénin) en fonction de leur destination. Quant au
virement émis, le secrétariat central se charge de leur
enregistrement. Ces factures sont également enregistrées dans un
journal appelé <<Journal de Banque>> et ceci par banque également
exemple : Journal de Banque UTB. Après le tous (factures et journaux
de banques) sont envoyés à la comptabilité pour un contrôle et un
enregistrement dans les livres de la CEB. La photocopie de l’ordre de
virement et l’original de la facture réglée sont envoyées à la
comptabilité pour un contrôle puis un enregistrement dans les livres.
Les chèques et virements reçus sont transmis en copie à la section
Recouvrement Suivi de Dette (RSD).
Le trésorier est en liaison téléphonique chaque jour avec la
banque pour connaître à peu près les opérations réalisées au cours
de la journée. Cependant il est important de prendre connaissance
des soldes des différents comptes bancaires au près de ces banques
pour les opérations effectuées, pour cela la banque envoie un relevé
de compte faisant apparaître les opérations effectuées
(encaissements et décaissements) sur le compte à un moment
donné. Ceci permet une analyse à partir des différents flux par un
état de rapprochement bancaire.
Le rapprochement bancaire, Il est indispensable dans le contrôle des
mouvements de la banque. Il existe à cet effet des comptes
réciproques entre les banques et la CEB c’est-à-dire les comptes
banques dans les livres de l’entreprise et celui de l’entreprise chez la
banque. Du fait du décalage entre les enregistrements des opérations
par la banque et par l’entreprise, les soldes des comptes tenus par
chacun d’eux ne sont pratiquement jamais opposés et égaux. Il est
donc important de vérifier la concordance en établissant un état de
rapprochement bancaire. Pour établir un état de rapprochement
bancaire on dispose notamment de :
- l’état de rapprochement précédent,
- du relevé bancaire du mois à rapprocher,
- du grand livre du mois à rapprocher.
Après l’établissement de l’état de rapprochement du mois, le
chef service trésorerie envoie l’état au chef service comptabilité pour
visa, puis passe à l’enregistrement des opérations manquantes
récapitulées.
3.2- ANALYSE DE LA TRESORERIE
L’analyse de la trésorerie est une analyse de la situation et de
l’évolution de l’entreprise sur le plan de sa situation financière et de
sa rentabilité. Cette analyse est menée à l’aide de trois instruments :
- Le fonds de roulement
- Le besoin en fonds de roulement
- La trésorerie nette
3.2.1- LE FONDS DE ROULEMENT
Le fonds de roulement (FR) est défini comme le montant des
ressources permanentes à la disposition de l’entreprise après le
financement de ses emplois stables.
FR = RESSOURCES STABLES – EMPLOIS STABLES
3.2.2- LE BESOIN EN FONDS DE ROULEMENT
Le besoin en fonds de roulement (BFR) exprime l’excédent des
emplois à court terme sur les ressources à court terme. Il est obtenu
en faisant la différence entre l’actif circulant et le passif circulant.
L’analyse du BFR revient à analysé les postes de l’actif circulant et du
passif circulant.
BFR = ACTIF CIRCULANT - PASSIF CIRCULANT
3.2.3- LA TRESORERIE NETTE
La trésorerie nette exprime la différence entre la trésorerie actif
et la trésorerie passif. Elle peut être déterminée en faisant la
différence entre le fonds de roulement et le besoin en fonds de
roulement.
TN = TRESORERIE ACTIF – TRESORERIE PASSIF
3 .3 – GESTION PREVISIONNELLE DE LA TRESORERIE
La prévision de la trésorerie est l’un des instruments
fondamental de la gestion de trésorerie journalière. Elle permet au
trésorier de prendre certain décision à l’avance et d’anticiper les
ruptures de trésorerie en prenant les mesures de financement
nécessaires.
3. 3.1- PRESENTATION DU BUDGET DE TRESORERIE
Le budget de trésorerie est un outil qui permet d’identifier les
entrées et les sorties de fonds, de mieux cerner le risque de cessation
de paiement à court terme.
Le budget de trésorerie s’élabore à partir de l’ensemble des budgets
d’exploitation, d’investissement et de financement. Il traduit en
termes d’encaissement et de décaissement l’ensemble des données
prévisionnelles relatives à l’exploitation et hors exploitation. La
confrontation des différents budgets fait apparaître soit un excédent
soit un déficit de trésorerie. La construction du budget de trésorerie
nécessite plusieurs étapes.
Synthèse de la construction budgétaire
3.2.2- ELABORATION DU BUDGET DE TRESORERIE
Ces prévisions sont faites à partir de certain nombre de donnée
fournis par les différents services de l’entreprise. Ainsi pour élaborer
un budget de trésorerie certain information sont strictement
nécessaires :
Le bilan de l’exercice précédent notamment le montant de la
trésorerie initiale du mois de janvier N qui est égale au
montant des disponibilités apparaissant au bilan du 31/12/N-1.
Par contre la trésorerie initiale des autres mois suivant sera
égale au solde du mois précédent.
Les encaissements (Entrée en trésorerie) comprennent :
- Les créances du bilan d’ouverture
- Les effets à recevoir du bilan d’ouverture
- Acomptes prévisionnelle versé par les clients de la CEB
- Le budget de vente d’énergie
- Les emprunts et subventions
- Cession d’immobilisation et des titres de placement
- Les produits financiers
- Apport de capital en numéraire
- Autre produit (y compris les recettes perçus suite aux
prestations du CFPP)
Les décaissements (sortie en trésorerie) comprennent :
- Achats d’énergie
- Règlement factures fournisseurs
- Paiement des charges de personnels
- Paiement des frais de missions et de déplacements
- Les remboursements d’emprunts
- Frais bancaires ou commissions bancaires
- Tout ce qui est susceptible d’entrainer des sorties de fonds.
Ainsi le budget de trésorerie est déterminé à partir de la
formule suivante :
TRESORIE FINALE = TRESORERIE INITIALE + ENCAISSEMENTS –
DECAISSEMENTS
Au cas où le budget de trésorerie fait apparaître des soldes négatifs, il
faut trouver des solutions à ces besoins à court termes. On pourra
donc soit mobilisé des créances avant termes soit négocier des
découverts bancaires ou les délais accordés aux fournisseurs.
Tableau 4 : Représentation du budget de trésorerie mensuelle
LIBELLES Janv. Fév. Mar Avr Mai … Déc.
Prévision mensuelles de recettes
Prévision mensuelles de dépenses
Remboursement des crédits à court terme
Cumul mensuel des disponibilités du début
de chaque mois
Recours aux crédits bancaires à court termes
Disponibilité à la fin de chaque mois
CHAPITRE 3 : ANALYSE DES
INSUFFISANCES ET
PROPOSITION DE SOLUTIONS
I/ ANALYSE DES INSUFFISANCES
1.1- CAUSE DES INSSUFISANCES
Les causes sont diverses et variées. Elles mettent en danger la
santé financière de la CEB. Nous avons pu mettre l’accent sur trois
points essentiels à savoir :
1.1- RISQUE DE PERTES DUE AUX FLUCTUATIONS DE CHANGES
Suite aux opérations commerciales internationales les
entreprises doivent souvent convertir les sommes en monnaies
nationales pour pouvoir en disposer. La volatilité des taux de change
peut donc diminuer la rentabilité d’une opération commerciale voire
même la rendre déficitaire.
En effet la CEB achète l’énergie, les matériels électriques ou
autres équipements en devise (EURO et DOLLARD) au près de ces
fournisseurs étrangers et en retour facture l’énergie en FCFA. C’est
ainsi pour payer ces fournisseurs elle est obligé de procéder à l’achat
du dollar ou de l’euro dont le taux de conversion avec la monnaie
nationale reste fluctuant.
1.2- MONTANT ELEVE DES DECOUVERTS
La difficulté de recouvrement des créances par la CEB auprès de
ses clients notamment les compagnies de distribution d’énergie des
deux états qui eux également connaissent les mêmes problèmes
auprès de leurs clients. En plus les fournisseurs de la CEB sont stricts
en ce qui concerne leur délai fournisseurs. Cette situation oblige la
CEB à faire recours au découvert bancaire pour le financement de
son déficit de trésorerie et pour faire face aux engagements vis-à-vis
des fournisseurs. La possibilité d’avoir recours au découvert bancaire
entraine d’énorme frais financiers à la CEB.
1.3- ALIMENTATION DES CAISSES SECONDAIRES PAR CHEQUE
Pour l’approvisionnement des caisses secondaires reparties sur
l’ensemble du territoire togolais et béninois, le trésorier émet un
chèque du montant de l’approvisionnement qu’il transmet à ces
agents en déplacement dans les localités respectives. Arrivés dans les
localités respectives l’agent transmet le chèque au caissier de la
caisse concerné qui se présentera à son tour au guichet de la banque
pour toucher les fonds nécessaires à l’alimentation de la caisse. Cette
procédure d’approvisionnement de la caisse est très lente et n’assure
pas la sécurité du chèque.
II/ PROPOSITION DE SOLUTION
L’étude du thème nous a permis de révéler ces quelques
insuffisances déjà citées là-haut. Ainsi, nous osons proposer des
solutions suivantes pour améliorer la gestion de la trésorerie à la CEB.
2.1- GESTION DU RISQUE DE CHANGE
Pour éliminer le risque lié aux fluctuations de changes induis par
les opérations commerciales différentes solutions sont envisagées.
Il faudra :
- Détenir des comptes en devise auprès des banques européenne
et américaine pour pouvoir procéder au paiement des dettes
contracté en devises.
- Couvrir le risque de change par des contrats de change à terme
qui consiste à déterminer le cours de la devise lors de la
signature du contrat avant le paiement de la dette.
2.2- ALIMENTER LES CAISSES SECONDAIRE PAR UNE MISE A
DISPOSITION DE FONDS
Pour une bonne alimentation des caisses secondaires de la CEB
il faut mettre en place une procédure de mise à disposition de fonds.
La mise à disposition : Il s’agit d’un transfert de fonds de la banque
vers son agence située dans une autre localité sur demande du
donneur d’ordre en déplacement. Une fois arrivé dans la localité le
donneur d’ordre peut disposer de ses fonds après avoir rempli les
conditions (conformité de la signature avec le modèle déposé,
vérification de l’existence d’une provision suffisante).
Ce mode de paiement peut être utilisé dans notre cas ici lorsque pour
alimenter les autres caisses de la CEB situé à l’intérieur du territoire
le trésorier donne l’ordre à sa banque pour effectuer une mise à
disposition de fonds, le caissier de la caisse concerné est considéré ici
comme mandataire; Il se présentera au guichet de la banque situé
dans sa localité pour le retrait des fonds demandés.
Ce mode de paiement est sécurisant en ce sens quelle assure une
sécurité par rapport à l’émission du chèque qui peut avoir une erreur
lors de son émission, peut être volé ou perdu.
2.3- CONCERNANT LES MONTANTS ELEVES DES DECOUVERTS
- L’escompte des effets de commerce
Il est préférable pour la CEB de pouvoir escompter les effets
non encore échus auprès de ses banques pour avoir de la
liquidité enfin de procéder aux différents décaissements.
- Il faudra négocier un partenariat avec les deux l’état en vue de
cautionner la CEB au niveau des banques pour leur différents
besoin de financement
- La CEB doit disposer d’un tableau pour suivre les créances des
clients.
CONCLUSION
Au terme de notre étude portant sur la gestion de la trésorerie à la
CEB, qui est la suite d’un stage pratique qui nous à permis de mettre
en exergue la théorie apprise à l’école et obtenir de nouvelles
connaissances pratiques, nous trouvons nécessaires l’intégration
d’une telles pratiques dans la gestion de la société. La recherche des
informations nous à permis de mesurer l’importance d’une gestion
de la trésorerie pour une société qui veut être prospère.
La trésorerie étant au cœur du fonctionnement de la société, elle doit
être gérer de façon quotidienne avec quelque outils et surtout une
véritable stratégie.
La gestion de la trésorerie participe pleinement, lorsqu’elle est bien
maitrisée, au dégagement de résultat pour la société, sources
d’amélioration de sa rentabilité. C’est pourquoi, il est essentiel de
bien planifier et de gérer les flux de trésorerie, car comme le dit
l’adage : « l’entreprise qui ne fait pas de profits se meurt lentement,
mais l’entreprise qui n’a pas de liquidités disparaît rapidement ».
Toute société doit disposer en permanence des ressources
suffisantes pour remplir ses engagements financiers (salaires,
fournisseurs, charges sociales et fiscales….). A défaut elle sera
déclarée en cessation de paiement et serait éventuellement liquidée.
C’est ce qui arrive trop souvent aux jeunes entreprises, faute de
prévision réalistes.
En effet, toutes les sociétés de nos jours qui survivent sur le marché
et de surcroît prospèrent, sont en général redevable à l »efficacité de
la gestion de leur trésorerie.