CORROY DCG UE10 - Comptabilité Approfondie - Fiches Ressources 2021-22
CORROY DCG UE10 - Comptabilité Approfondie - Fiches Ressources 2021-22
COMPTABILITÉ
APPROFONDIE
FICHES
RESSOURCES
Florence DOUZENEL
collection dcg
comptabilité
approFondie
Diplôme de Comptabilité et de Gestion
UE 10
Édition 2021-2022
Fiches ressource
Florence DOUZENEL
Agrégée d’Économie et Gestion
Professeur en classe préparatoire au DCG
© Éditions Corroy
chez le même éditeur
ColleCtion btS
Processus, Management, Économie et Droit
ColleCtion informatique
EBP, Excel, Access
ColleCtion dCg/dSCg
Toutes les UE du DCG et du DSCG
ColleCtion arrêt-Culture
Entreprenologie, Musique, Dissertation
EMGD64A!/2!A633/AA/@!AGJ63:D!A
72!M
- Assurer la surveillance de la profession
- Vérifier le respect de la déontologie et de
Organe de l’indépendance des CAC
contrôle CAC - Émettre avis sur la déontologie2: NEP (normes
d’exercice professionnel)
- Promouvoir les bonnes pratiques
professionnelles
- Définir et superviser le contrôle des CAC
I/D!@D6GD!A/DGD/643!DD4DG44*!@ I/D!@D6GD!A/DGD/643!DD4DG44*!@A64
Déontologie#: A64/4":!44!;64)2/DA?/4D"@#DA<= /4":!44!;64)2/DA?/4D"@#DA<=
Indépendance & 463:D//2/D"AM:6G@*@4D/@ 463:D//2/D"AM:6G@*@4D/@2?/4":!44!=
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Compétence D/64A!)6@3D/64= )6@3D/64=
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Intégrité D6GD*/AA!3!4D64D@/@!2?-644!G@ 61!D/I/D"=
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Objectivité :@"1G*"4/:@D/:@/A= !)GA!@!:@D//:!@!A:@61!DAAGA!:D/2!A!
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Nature des /I/2!:"42!/A/:2/4/@!= /I/2!:"42!/A/:2/4/@!=
responsabilités
Responsabilité civile : pour fautes et négligences commises dans l’exercice de leurs fonctions.
Responsabilité pénale : exemples : violation du secret professionnel, présentation de comptes ne donnant pas
l’image fidèle, non-révélation de faits délictueux.
Responsabilité disciplinaire : pour infractions aux lois, aux règlements, au code de déontologie et aux normes
d’exercice professionnel, pour négligence grave, pour fait contraire à l’honneur.
À noter : Depuis la loi Pacte, le statut d’expert-comptable en entreprise peut être reconnu aux diplômés
d’expertise comptable salariés d’une entreprise demande d’inscription à OEC membres de l’OEC, activité
incompatible avec le développement d’une clientèle personnelle, mais engagement déontologique (probité,
honneur, dignité, moralité), obligation d’actualisation de ses connaissances.
Autres professions comptables :
$ Comptable salarié : Un comptable salarié n’encourt pas les mêmes responsabilités qu’un expert-comptable
ou commissaire aux comptes, car il est lié par un contrat de travail (lien de subordination). Il engage sa
responsabilité disciplinaire pour non-respect des règles internes pouvant justifier d’un licenciement, sa
responsabilité civile en cas de dommage subi du fait de la réalisation d’un évènement contraire à la loi (relation
entre la faute et le dommage subi), et sa responsabilité pénale en cas de délit.
$ Comptable public (voir Fiche n°30 – Collectivités locales).
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Adoption en commission européenne des normes internationales et publication au JOUE (Journal Officiel
de l’Union Européenne)
Avis pris par chaque État-membre pour une mise en application de ses normes (en France : avis ANC)
- EFRAG : European Financial Advisory Group (organisme privé composé de professionnels de la comptabilité) ;
- SARG : Standards Advice Review Group ;
- CRCE : Comité de Règlementation Comptable Européen ou ARC : Accounting Regulatory Committee.
B. Sources européennes
Directive 2013/34/UE du 26 juin 2013 relative aux états financiers annuels, aux états financiers consolidés, et aux
rapports de gestion et d’audit.
Directive transposée en France par l’ordonnance 2015-900 et décret 2015-903 du 23/07/2015 : obligations
comptables des commerçants, et les règlements ANC 2015-06 et 2015-07 homologués par arrêté du 04/12/2015 et
publiés au JO du 08/12/2015 : PCG, comptes annuels et consolidés.
C. Sources nationales
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Lois et décrets d’application : Code de commerce (Cadre unique des règles comptables applicables à tous les
commerçants, personne physique ou morale) ; Code général des impôts ; Lois en droit des sociétés (exemple :
règles pour le calcul des dividendes) ; Jurisprudence : décisions de justice.
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$ Composition ANC :
$ Missions ANC :
- Établir sous forme de règlements les prescriptions comptables générales et sectorielles pour les comptes
individuels.
- Donner un avis sur toute disposition législative ou réglementaire contenant des mesures de nature comptable
- Émettre des avis et prises de position dans le cadre de la procédure d’élaboration des normes comptables
internationales.
- Veiller à la coordination et à la synthèse des travaux théoriques et méthodologiques conduits en matière
comptable.
$ Publication d’un recueil des normes comptables françaises pour les comptes individuels
Objectif : rassembler dans un document l’ensemble des textes comptables émis par les organes de normalisation,
et faciliter l’accès au droit comptable par les utilisateurs (praticiens, enseignants, étudiants…). Regroupement
du règlement de l’ANC n°2014-03 relatif au plan comptable général et de la doctrine comptable (notes de
présentation, recommandations, prises de position de l’ANC) afin de créer un outil unique et facile d’accès, et de
faciliter la mise à jour du PCG avec les nouveaux règlements et la doctrine comptable. La réécriture du PCG sous
forme d’articles facilite son actualisation.
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OEC2: Ordre CNCC2: Compagnie
des Experts Nationale des Commissaires AMF2: Autorité des Marchés Financiers
Comptables aux Comptes
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Comptes
Comptes consolidés
individuels
Règlements 2/*D6/@!A:6G@2!AA6/"D"A4646D"!AAG)6:D/64
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Sources
Sources nationales
internationales
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Principes
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$ Cadre conceptuel français : Principes généraux fournissant une base commune pour élaborer des règles
(objectifs et contenu des états financiers, principes de comptabilisation, diffusion des informations…).
Utilité des principes comptables : pouvoir appliquer des règles communes permettant d’atteindre les
objectifs de la comptabilité qui sont, selon l’article 123-14 du Code de commerce : « Les comptes annuels
doivent être réguliers, sincères et donner une image fidèle du patrimoine, de la situation financière et du
résultat de l’entreprise. »
$ Cadre conceptuel IFRS concepts pour préparer et présenter les états financiers à l’usage des utilisateurs
externes, aider l’IASB à développer les futures normes comptables internationales et à réviser celles qui
existent déjà, aider les auditeurs à se faire une opinion sur la conformité des états financiers avec les
normes comptables internationales ; aider les utilisateurs des états financiers à interpréter les états
financiers.
Principes internationaux
Continuité d’exploitation2:+/2!ADAG::6A">G!2?!4D@!:@/A!4?4/2?/4D!4D/644/24"!AA/D"!3!DD@!)/4A!A
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Période d’activation des frais : de la date de décision d’achat ou de production à la date où l’immobilisation est
en état de fonctionner.
Pour les frais liés à l’acquisition (droits de mutation, honoraires, commissions, frais d’actes), l’entreprise peut
sur option les laisser en charges. L’activation est la méthode de référence. L’option est globale et irrévocable :
c’est-à-dire valable pour toutes les immobilisations incorporelles et corporelles (mention en annexe).
Dépenses de formation : règlement ANC 2019-09 homologué par arrêté du 22/04/2020 et publié au journal
officiel du 30/04/2020 : possible d’inscrire les dépenses externes de formation nécessaires à la mise en service de
l’immobilisation, soit en charges soit en immobilisations. Option valable pour les exercices en cours à compter du
1er mai 2020.
Pour les coûts d’emprunts, l’entreprise peut sur option les inclure dans la valeur d’entrée (coût d’achat ou
de production) pour les immobilisations incorporelles, corporelles, si l’emprunt se rapporte à un actif
éligible (c’est-à-dire exigeant une longue période de préparation ou de construction avant d’être utilisé ou
vendu) et si les coûts concernent la période de production avant de pouvoir être utilisé ou vendu.
L’option est globale et irrévocable : c’est-à-dire valable pour toutes les immobilisations incorporelles et
corporelles, et pour les stocks (mention en annexe).
Les coûts d’emprunt concernent les intérêts sur découverts et emprunts, l’amortissement des primes de
remboursement, l’amortissement des frais d’émission, les différences de change si emprunt à l’étranger.
Lorsque l’achat porte sur un ensemble immobilier (terrain et construction), les frais d’acquisition sont
répartis au prorata des prix d’acquisition entre le terrain et la construction.
10/02
Le compte « 796 » annule les intérêts « 661 » pour pouvoir les intégrer dans le compte « 2154 », et les étaler
dans les charges par le biais de l’amortissement.
31/12/N-1
231 Immobilisations corporelles en cours 50 000
722 Immobilisations corporelles 49L000
796 Transfert de charges financières L 1 000
&) +%& L L
L 1/12/N L
213 Constructions L 200 000L L
722 Immobilisations corporelles L 146L000
796 Transfert de charges financières L 4 000
231 Immobilisations corporelles en cours L 50 000
&&%, &) L L
Compte « 796 » =Intérêts d’emprunt de l’exercice N = 5 000 – 1 000 (quote-part de N-1) = 4 000 €.
Les comptes « 722 et 796 » ont pour but d’annuler les dépenses enregistrées en charges « 6 », afin de pouvoir
immobiliser ces dépenses. Ces dépenses seront étalées par le biais de l’amortissement.
1/7/N
#',3"'!3,))(+-3,(.*.#,2-#-+!+-.#-
Valeur d’entrée = Valeur vénale = Prix de vente net de coûts de sortie obtenu en cas de vente de l’actif dans des
conditions normales.
Pour les biens échangés, si l’échange n’a pas de substance commerciale (pas de modification significative des flux
de trésorerie futurs) ou si absence d’évaluation fiable de la valeur vénale : valeur d’entrée = VNC de l’actif
échangé (de la sorte il n’y a aucune plus ou moins-value de cession).
L d° L
2184 Mobilier L X L
7788 Produits exceptionnels divers L L X
0#+&) ))%%)+) L
Exemple 5 : Biens échangés : Échange d’un outil A contre un outil B avec versement d’une soulte de 500 €
%.,+3,+/)+()+#3-3
Clause contractuelle qui permet au vendeur de rester propriétaire du bien tant que l’acheteur n’a pas payé la
totalité de sa créance.
)(-3+/!(!-)'*.&!-
6 Pas de changement sur l’évaluation ou l’enregistrement.
6 Mention au bas du bilan : dont créance avec clause de réserve de propriété : valeur en €.
3&&+&'-
Séparation de l’usufruit et de la nue-propriété.
6 Usufruit : la valeur du droit est enregistrée chez l’utilisateur : 208 et amortissement maxi sur 30 ans (code
civil).
6 Nue-propriété : la valeur de l’immobilisation est enregistrée chez le propriétaire.
(',-+.-#(',.+,(%9.-+.#
Chez le locataire du terrain : la construction acquise ou produite suit les règles précédentes pour la durée du bail
dans le compte « 214 »
Chez le propriétaire du terrain : la construction est enregistrée à la fin du bail pour la valeur de l’indemnité ou la
valeur vénale si la construction est reçue à titre gratuit.
Exemple 6 : la société K a fait l’achat le 1er janvier N d’une construction pour le prix de 120 000 €. Sa durée de vie
est estimée à 30 ans. Elle a conclu un bail pour le terrain pendant 18 ans. Le propriétaire du bail peut au bout des
18 ans exercer son droit sur la construction pour le prix de 20 000 €.
1/1/N
214 Constructions sur sol d’autrui 120 000 L
44562 TVA sur immobilisations 24000 L
404 LFournisseurs d’immobilisations L 144 000
0) &)%+) L L
Durée d’amortissement comptable : durée la plus courte entre la durée d’usage et la durée du bail. Ici durée la
plus courte = 18 ans.
Base comptable d’amortissement = Valeur d’entrée – indemnité = 120 000 – 20 000 = 100 000 €.
31/12/N
6811 Dotations amortissements L5L555,56 L
2814 Amortissement Constructions sol d’autrui L5L555,56L
/ )) -%!.....(! L L
+(%4&%#32%:,,,,.$--#,)+-#%,
A. Valeur d’entrée
Certains assujettis ne peuvent pas déduire la totalité de la TVA sur leurs dépenses : intégrer dans la valeur d’en-
trée la quote-part non déductible.
Lors du calcul de la valeur d’entrée, il est utilisé un coefficient de déduction provisoire.
À la fin de l’exercice, il sera calculé le coefficient de déduction de l’année, et il faudra alors corriger la valeur
de la TVA :
- en faisant varier la valeur de l’immobilisation si la variation > 5% (plan d’amortissement sera à corriger) ;
- si la variation <= 5% , il est possible d’enregistrer cette variation en « 6788 ou 7788 ».
Exemple 7 : Ordinateur acheté le 10 février N pour 3 000 € HT, TVA : 600 €, dont non déductible : 240 €.
Valeur d’entrée = 3 000 + 240 = 3 240 €.
10/02/N
4,+0%=/"*97.&0&+*!>!1 0&("
4,+0%=/"*97.&0&+*!>!1 0&("75
75
Baisse TVA déductible = Reversement
Baisse TVA déductible =Reversement = 360-300 = 60L€
=360-348 = 12L€
31 dec L L 31 dec L L
Charges exceptionnelles Matériel de bureau et mat.
6788 12 L 2183 60 L
diverses Informat.
TVA sur
44562 L 12 44562 TVA sur immobilisations 60
immobilisations
,%&) L L ,%&) L L
B. Régularisations ultérieures
Pour les immobilisations, lorsque le coefficient de déduction de TVA des années ultérieures varie de plus de 10%
par rapport au coefficient définition d’achat : régularisation.
& +"#@ &"*0**>" +"#@ &"*0!>@*&0&#!6 %0 & +"#@ &"*0**>" +"#@ &"*0!>@*&0&#!6 %07
Complément de déduction Reversement
31/12 31/12
(',(&&+#%
Ne pas confondre fonds de commerce et fonds commercial :
- Fonds de commerce = ensemble des éléments incorporels et corporels pour exercer l’activité.
- Fonds commercial = élément résiduel fonds de commerce = différence entre prix total d’achat et actifs identi-
fiables figurant à d’autres postes du bilan.
,.%&!69
« 2. sont comptabilisés dans le poste de fonds commercial les éléments incorporels du fonds de commerce qui ne
font pas l’objet d’une évaluation et d’une comptabilisation séparée du bilan et qui concourent au maintien et au
développement du potentiel d’activité ».
3. Les dépenses engagées pour créer en interne des fonds commerciaux, des marques, des titres de journaux
et de magazines, des listes de clients et autres éléments similaires en substance, ne peuvent pas être
distinguées du coût de développement de l’activité dans son ensemble. Par conséquent, ces éléments ne
sont pas comptabilisés en tant qu’immobilisations incorporelles. Il en est de même pour les coûts engagés
ultérieurement relatifs à ces dépenses internes » (difficulté de séparer les avantages économiques générés par le
fonds et ceux de l’activité).
(!##%,8#-,#'-+'-
Deux types de logiciels :
- logiciels à usage commercial : « logiciels destinés à être vendus, loués, ou commercialisés sous d’autres
formes » CNC avis n°31, avril 1987 ;
- logiciels à usage interne : logiciels ne répondant pas à la définition des logiciels à usage commercial.
(b) Logiciel non dissocié : faisant partie intégrante des matériels auxquels ils sont associés = cas des systèmes
d’exploitation.
(c) Conditions à remplir pour activer les dépenses :
6 Sérieuses chances de réussite technique ;
6 Volonté de produire le logiciel ;
6 Indiquer la durée d’utilisation compte tenu de l’évolution technique ;
6 Préciser l’impact sur le résultat.
C. Site internet
Site actif = site enregistrant des commandes clients et/ou participant aux systèmes d’information ou
commerciaux qui généreront des avantages économiques futurs : dépenses à laisser en charges ou à immobiliser
(méthode de référence) si les conditions sont réunies (cf. conditions III – Frais de développement).
Site passif = site de présentation : dépenses à laisser en charges.
D. Évaluation
Logiciel – Site acheté = coût d’achat.
Logiciel créé en interne= Analyse organique, Programmation, Tests jeux d’essai, Documentation.
Site créé en interne = dépenses de la phase de développement (exemples : obtention du nom du domaine,
acquisition du matériel et du logiciel d’exploitation, documentation technique, développement ou acquisition
d’un code pour les applications).
Nom du domaine — deux possibilités : à immobiliser mais non amortissable ou à laisser en charges « 604 ».
Durée d’amortissement maximale : 5 ans à compter de la date d’achat pour les logiciels/sites internet achetés,
et de la fin de la phase de développement pour les logiciels/sites créés en interne.
Fiscalement, les dépenses sont déductibles de suite pour les logiciels/sites créés en interne = amortissement
dérogatoire.
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Comptabilisation en Immobilisations « 203 » (méthode de référence) ou charges.
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- la faisabilité technique nécessaire à l’achèvement de l’immobilisation incorporelle en vue de sa mise en
service ou de sa vente ;
- l’intention d’achever l’immobilisation incorporelle et de l’utiliser ou de la vendre ;
- la capacité à utiliser ou à vendre l’immobilisation incorporelle ;
- la capacité de l’immobilisation incorporelle à générer des avantages économiques futurs probables.
L’entité doit démontrer, entre autres choses, l’existence d’un marché pour la production issue de
l’immobilisation incorporelle ou pour l’immobilisation incorporelle elle-même ou, si celle-ci doit être
utilisée en interne, son utilité ;
- la disponibilité de ressources (techniques, financières et autres) appropriées pour achever le
développement et utiliser ou vendre l’immobilisation incorporelle ; et,
- la capacité à évaluer de façon fiable les dépenses attribuables à l’immobilisation incorporelle au cours de son
développement.
A. Évaluation
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31/12/N
Phase de recherche préalable = Charges car à ce stade l’obtention des avantages économiques n’est pas certaine
(et ne pourra pas être activée ultérieurement). Si pas de distinction entre la phase de recherche et la phase de
développement : charges.
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a) la conception, la construction et les tests de pré-production ou de pré-utilisation de modèles et
prototypes ;
b) la conception d’outils, gabarits, moules et matrices impliquant une technologie nouvelle ;
c) la conception, la construction et l’exploitation d’une usine pilote qui n’est pas d’une échelle permettant
une production commerciale dans des conditions économiques ;
d) la conception, la construction et les tests pour des matériaux, dispositifs, produits, procédés, systèmes ou
services nouveaux ou améliorés ;
e) les coûts de développement et de production des sites internet.
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a) les activités visant à obtenir de nouvelles connaissances ;
b) la recherche, l’évaluation et la sélection finale d’applications éventuelles de résultats de recherche ou
d’autres connaissances ;
c) la recherche de solutions alternatives pour les matières, dispositifs, produits, procédés, systèmes ou
services ; et,
d) la formulation, la conception, l’évaluation et le choix final retenu d’autres possibilités d’utilisation de
matériaux, dispositifs, produits, procédés, systèmes ou services nouveaux ou améliorés.
Cas du fonds de commerce, listes de clients, licences UMTS et brevets acquis moyennant le paiement d’une
redevance calculée sur le chiffre d’affaires pendant une certaine durée.
C. Évaluation à l’entrée
Le contrat peut prévoir :
- Une partie fixe : à comptabiliser à l’actif ;
- Une partie variable : à comptabiliser à l’actif si l’évaluation est fiable à la date d’entrée de l’immobilisation :
Valeur vénale au moment de la signature de l’acte ou somme actualisée des redevances à payer.
Exemple : La société a acquis le 10 mars N un brevet lui permettant de fabriquer des appareils dentaires contre
une redevance calculée en fonction du chiffre d’affaires. Le contrat a une durée de 5 ans. Les redevances sont
payées une fois par an à terme échu.
Le chiffre d’affaires prévisionnel pendant ces cinq exercices est de 40 000 appareils par an.
Le contrat prévoit un versement initial de 15 000 € HT puis le versement de redevances variables de 5 € HT par
appareil vendu. La somme actualisée des redevances est de 800 000 €.
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10/3/N
D. Versement de la redevance
Diminuer le compte « 404 » pour le montant HT. Quand le compte « 404 » est soldé, le versement HT des
redevances sera porté en « 6788 » autres charges exceptionnelles.
Si la partie variable ne peut être évaluée fiablement à la date d’entrée de l’immobilisation, les redevances seront
enregistrées en « 651 »
Suite exemple : Paiement de la redevance en N+1 si la société a vendu au cours de l’année N 42 000 appareils.
10/3/N+1
Solde du « 404 » = 800 000 – 210 000 – (45 000 +50 000)*5 = 115 000 €.
Redevance N+3 = 48 000*5 = 240 000 €.
10/3/N+3
Redevance à compter de N+4 comptabilisée en « 6788 » car le compte « 404 » est soldé.
I. Définition:
Un composant : élément d’une immobilisation ayant une durée d’utilisation différente ou devant faire l’objet de
remplacements à intervalles réguliers : à comptabiliser séparément dès l’origine et lors des remplacements =
plan d’amortissement propre (article 214-9 PCG).
Dépenses de
Nature Dépenses de gros entretien
remplacement (1ère
dépenses (2e catégorie)
catégorie)
Éléments destinés à être Dépenses planifiées sur plusieurs années: programme pluriannuel
remplacés à intervalles – Obligation légale, règlementaire, contractuelle ou pratique
Définition
réguliers et ayant un rythme habituelle et constante – But: vérifier le bon fonctionnement et
différent de la structure entretenir les éléments sans prolonger leur durée de vie
Traitement Composant à amortir sur sa Composant à amortir sur la période séparant les deux entretiens
comptable durée d’utilisation propre ou Provision pour gros entretien
Composant à constater si significatif : selon le Code Général des Impôts : Forte valeur unitaire (>=15% Prix
revient bien meuble ou 1% Prix revient immeuble) Ou durée d’amortissement différente (-20% par rapport à la
structure).
II. Intérêt
Faire l’inventaire des immobilisations nécessitant des remplacements réguliers, mieux maîtriser les coûts d’en-
tretien et de remplacement et optimiser la politique de gestion des immobilisations.
Exemple 1 : Acquisition d’un camion destiné à transporter les marchandises au prix de 75 000 €. Le moteur
d’une valeur de 9 000 € devra être remplacé tous les 3 ans. La durée d’utilisation du camion est de 8 ans. La date
d’achat et de mise en service est le 1 er juillet N. Afin d’acheter le camion, l’entreprise a fait appel à un inter-
médiaire. Les commissions se sont élevées à 2 000 € HT. L’entreprise a décidé d’immobiliser les frais d’acquisition.
Valeur d’entrée du camion – structure = 75 000 – 9 000 + (2 000*66 000/75 000) = 67 760 € et Valeur d’entrée du
composant – moteur = 9 000 + (2 000 * 9000/75000) = 9 240 €.
1/7/N
2182-1 Matériel de transport - Structure 67 760
2182-2 Matériel de transport - Composant moteur 9 240
44 562 TVA sur immobilisations 15 000
404 Fournisseurs d’immobilisations 90 000
Acquisition d’un camion
31/12/N
6811 Dotations aux amortissements sur immobilisations… 5 775
28182-1 Amortissement mat transport - Structure 4 235
28182-2 Amortissement mat transport - Composant moteur 1 540
Dotation exercice (67 760/8*6/12 et 9 240/3*6/12)
Exemple 2 : Composant non identifié à l’origine. Acquisition d’un camion destiné à transporter les
marchandises au prix de 75 000 €. La durée d’utilisation du camion est de 8 ans. La date d’achat et de mise en
service est le 1er juillet N. Aucun composant n’a été identifié à l’origine. Le 1er juillet N+3, le moteur est remplacé
pour une valeur de 9 500 € HT. Conséquence : il faut diminuer la valeur de la structure de la VNC du
composant remplacé et comptabiliser le nouveau composant. La VNC du composant remplacé peut être
calculée à partir de l’estimation de la valeur du composant au 1er juillet N, soit ici estimation à 9 000 €. VNC du
composant remplacé au 1er juillet N+3 = 9 000 - 9 000 / 8 (durée de la structure car pas de décomposition) * 3 ans
(de N à N+3) = 5 625 € (compte 675).
1/7/N 1/7/N+3
Amortissement mat.de
2182 Matériel de transport 75 000 28 182 3 375
transport
Valeurs comptables des
44 562 TVA sur immobilisations 15 000 675 5 625
éléments d’actif cédés
Fournisseurs
404 90 000 2182 Matériel Transport 9 000
d’immobilisations
Sortie du composant
Acquisition du camion
remplacé
31/12/N d°
Dotations aux
Mat. Transport -
6811 amortissements des 4 687,50 2182-2 9 500
composant moteur
immo..
Amortissement
28 182 4 687,50 44 562 TVA sur immobilisations 1 900
Matériel transport
Dotation exercice = Fournisseurs
404 11 400
75 000/8*6/12 d’immobilisations
Nouveau composant moteur
NB : Pour les PME, par simplification, l’administration fiscale autorise l’utilisation de la valeur du remplacement pour calculer
la VNC du composant remplacé, soit ici changements 1re écriture :
Cas n°1 : Constitution d’un composant Cas n°2 : Provision pour gros entretien
Valeur du composant = 45 000 €.
Valeur de la structure = 500 000 - 45 000 = 455 000 €.
1/7/N 1/7/N
NB : Dans le cas n°2, en N+3, la provision pour gros entretien est reprise, et la dépense d’entretien est comptabilisée
dans le compte « 615 ». Une dotation pour provision est de nouveau constituée fin N+3 pour une quote-part de la
valeur du contrat actualisée.
Subvention dont bénéficie l’entreprise en vue d’acquérir ou de créer des valeurs immobilisées (subventions
d’équipement) ou de financer des activités à long terme (autres subventions d’investissement).
Pas de conséquence sur l’évaluation et le traitement comptable de l’immobilisation.
15/04
Exemple 2 : Subvention d’investissement de 15 000 € reçue octroyée le 15 avril pour financer l’achat d’une
immobilisation d’une valeur de 20 000 €. Le versement de la subvention a été effectué le 20 avril. La société a
décidé d’étaler l’imposition de la subvention. Fin N, la dotation aux amortissements de 2 000 €.
K 15/04 K
4411 Subventions d’investissement K 15 000,00 K
131 Subventions d’équipement K 15 000,00
Octroi subvention K K
20/04
512 Banques 15 000,00
4411 Subventions d’investissement 15 000,00
Versement subvention
31/12
139 Subventions d’investissement inscrites au compte de résultat 1 500,00
777 Quote-part des subventions d’investissement virée au résultat de l’exercice 1 500,00
Reprise subvention = 15 000 / 20 000 * 2 000 = 1 500 €
PASSIF Exercice N
Capitaux propres
Subventions d’investissement 15 000 – 1 500 = 13 500 €
« compte 131 – compte 139 »
Exemple : Crédit-bail sur un matériel industriel d’une valeur de 70 000 €, souscrit le 1er juillet N-1. Redevances
semestrielles payées à terme échu chaque 30 juin et 31 décembre : 5 000 € HT. Durée du contrat : 8 ans. Prix
résiduel : 5 000 € HT. Durée d’utilisation du matériel : 10 ans.
Dotations aux
Redevances Redevances restant à payer
amortissements
Valeur Total Prix
Postes Jusqu’à + 1 an à +5
du Exercice Cumulées Exercice Cumulées à d’achat
bilan 1 an 5 ans ans
bien payer résiduel
Exercice Exercice Exercices
Exercice Exercice N Exercice
N-1 = N-1 = N+2 à 3*5 00
N=2* = 70 000 * N+1 =
Matériel 70 000 5 000 70 000 * N+5 = 0= 65 000 5 000
5 000 = 10% = 2*5 000
(redevance 10%*6/12 4*2*5 000 15 000
10 000 7 000€ = 10 000
31/12) = 3 500€ = 40 000
Durée du bail : 8 ans = 8*2 = 16 redevances : 1 payée en N-1, 2 en N, 2 en N+1, 8 de N+2 à N+5, soit en tout 13. Il reste
donc 3 redevances à payer à + de 5 ans.
Présentation simplifiée de l’annexe si deux des trois seuils ne sont pas dépassés (bilan : 6 000 000 €, CAHT :
12 000 000 €, effectif : 50).
• Indication dans le compte de résultat des loyers en distinguant les opérations de crédit-bail mobilier et les
opérations de crédit-bail immobilier.
• Évaluation des redevances restant à payer, et le prix résiduel en distinguant les opérations de crédit-bail
mobilier et les opérations de crédit-bail immobilier.
Récupération du dépôt de
garantie.
Enregistrement du bien à l’actif
Conséquence Récupération du dépôt Enregistrement des
pour le prix de levée d’option et
comptable. de garantie. loyers (point I).
amortissement si la durée
d’utilisation est limitée dans le
temps.
Lorsqu’il s’agit d’un crédit-bail immobilier, le prix de levée d’option est ventilé entre le terrain et la construction
en tenant compte du prix d’un terrain de même nature ou d’une répartition forfaitaire.
Pour la construction, si le prix de revient fiscal est supérieur à la valeur d’entrée lors de la levée d’option, il y aura
un amortissement dérogatoire à créer (dotation fiscale > dotation comptable).
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Actif amortissable
Actif dont l’utilisation est déterminable. L’utilisation se mesure par la consommation des avantages
économiques attendus de l’actif (durée d’utilisation limitée dans le temps).
Durée d’utilisation limitée
- physique : usure physique par l’usage ;
- technique : l’évolution technique entraîne une obsolescence de l’actif ;
- juridique : raisons légales ou contractuelles, notamment en raison de l’expiration d’une protection ;
- économique : l’utilisation est limitée dans le temps en raison du cycle de vie des produits générés par cet
actif.
Fonds commercial : durée d’utilisation non limitée. Si une durée d’utilisation limitée peut être déterminée, le
fonds commercial est amorti sur cette durée.
Article 214-3 PCG : « Dans ce cas, le fonds commercial est amorti sur la durée d’utilisation ou, si cette durée ne
peut être déterminée de manière fiable, sur 10 ans. Dans les comptes individuels, les petites entreprises, définies
à l’article L 123-16 du Code de commerce, peuvent amortir sur 10 ans tous leurs fonds commerciaux »
Amortissement
Répartition du montant amortissable d’un actif en fonction de son utilisation. Le début de l’amortissement =
début de consommation des avantages économiques futurs (en pratique, la mise en service, sauf pour les
logiciels : date d’achat).
Base amortissable
Valeur d’entrée – Valeur résiduelle (montant net des coûts de sortie obtenu de la cession de l’actif sur le marché à
la fin de son utilisation).
Pour pouvoir être retenue, la valeur résiduelle doit être mesurable, significative, être évaluée à l’entrée de
l’immobilisation à l’actif.
Amortissement d’un bien décomposable
La structure et les composants s’amortissent sur leur durée réelle d’utilisation = un tableau
d’amortissement pour la structure et chaque composant.
Si l’entreprise a défini une valeur résiduelle, celle-ci diminue la valeur d’entrée de la structure uniquement. Il
n’est donc pas nécessaire de répartir la valeur résiduelle entre la structure et les composants.
Exemple 1 : Achat d’un camion le 10 mars N pour 40 000 €. La durée réelle d’utilisation est de 5 ans alors que la
durée d’usage est de 4 ans.
Base comptable d’amortissement = 40 000 € Base fiscale d’amortissement = 40 000 €
Durée comptable = 5 ans Durée fiscale = 4 ans
Si la dotation fiscale est plus grande la première année d’amortissement que la dotation comptable, il
est alors créé un amortissement dérogatoire. Si dotation fiscale est plus petite la première année
d’amortissement que la dotation comptable, il n’y a alors pas d’écriture à passer.
L’entreprise utilise l’amortissement dérogatoire pour tenir compte du supplément de l’amortissement
fiscal, sans modifier la valeur nette de l’actif calculée à partir des amortissements comptables.
Amortissements
Amortissements fiscaux Amortissements comptables
An- dérogatoires
nées Dota- Dota- Dota-
Base Cumul Net Brut Base Cumul Net Reprises
tions tions tions
N 40 000 8 083,33 8083,33 31 916,67 40 000 40 000 6 466,67 6 466,67 33 533,33 1 616,66
N+1 40 000 10 000,00 18 083,33 21 916,67 40 000 40 000 8 000,00 14 466,67 25 533,33 2 000,00
N+2 40 000 10 000,00 28 083,33 11 916,67 40 000 40 000 8 000,00 22 466,67 17 533,33 2 000,00
N+3 40 000 10 000,00 38 083,33 1 916,67 40 000 40 000 8 000,00 30 466,67 9 533,33 2 000,00
N+4 40 000 1 916,67 40 000,00 0,00 40 000 40 000 8 000,00 38 466,67 1 533,33 6 083,33
N : Dotation fiscale = 40 000 * 25%(4 ans) * 291/360 = 8 083,33 – 291 jours = mars(30-10+1) + 9 mois * 30jours (avril
à décembre) ; Dotation comptable = 40 000 * 20% (5 ans) * 291/360 = 6 466,67 ; Dérogatoire = 8083,33 – 6466,67.
Dotation fiscale : Années suivantes = 40 000 * 25% = 10 000 € ; N+4 : Dotation = 10 000 – 8083,33 = 1 916,67.
Dotation comptable : années suivantes = 40 000 * 20% = 8 000.
Dérogatoire : en N+4 : reprise car dotation fiscale 1916,67 < dotation comptable 8 000.
En N+5 : Cumul des dotations dérogatoires = Cumul des reprises dérogatoires = 7 616,66 € ; Solde = Dotations –
Reprises = 0.
31/12/N
CHARGES N
Charges exploitation
Dotations aux amortissements 6 466,67
Charges exceptionnelles 1 616,66
Remarque : Pour les PME qui ne dépassent pas deux des trois critères (Bilan : 6 000 000 €, CAHT : 12 000 000 €, effectif :
50), il est possible d’utiliser les durées d’usage fiscales pas d’amortissement dérogatoire à enregistrer.
31/12/N
B. Base amortissable
Base amortissable fiscale = Valeur d’entrée
Exemple 2 : Achat d’un véhicule utilitaire le 1e r juillet N pour 30 000 €. La durée réelle d’utilisation est de 4 ans.
La durée d’usage est identique. La société a l’intention de revendre le camion au bout des 4 ans. La cote argus de
ce type de véhicule après 4 ans d’utilisation est estimée au 1er juillet N à 4 000 €.
Base comptable d’amortissement = 30 000 – 4 000 = 26 000 € Base fiscale d’amortissement =30 000 €
Durée comptable = 4 ans Durée fiscale = 4 ans
Dotation comptable N = 26 000 * 25% * 6/12 = 3 250 € Dotation fiscaleN = 30 000 * 25% * 6/12 = 3 750 €
Dotation fiscale > Dotation comptable création d’un amortissement dérogatoire = 3 750 – 3 250 = 500 €
Dotation comptable N+1 = 26 000 * 25% = 6 500 € ; Dotation fiscale N+1 = 30 000 * 25% = 7 500 € Dotation
dérogatoire = 1 000 €.
Schéma comptable identique à l’exemple n°1.
C. Amortissement dégressif
Les amortissements sont calculés sur 12 mois, dès la date d’achat de l’immobilisation, sachant que le mois
d’achat est compté comme un mois complet.
Soit pour une durée de 5 ans taux dégressif = 100 / 5 * 1,75 = 35%.
Soit date d’achat le 15 mars amortissement à compter de mars pour une durée de 10 mois la première année (de
mars à décembre).
Attention :
- les biens acquis d’occasion ne peuvent pas être amortis selon le système dégressif ;
- si l’immobilisation est décomposée, les coefficients s’appliquent à la structure et à chaque composant (exem-
ples : structure amortie sur 10 ans : coefficient 2,25, composant amorti sur 4 ans : coefficient : 1,25).
À retenir : Tableau d’amortissement fiscal
Le nombre de lignes d’amortissement = durée d’amortissement même si prorata la première année
d’amortissement.
La base d’amortissement change tous les ans car l’amortissement dégressif est calculé sur la valeur nette
comptable. La base d’amortissement ne change plus quand on arrête d’utiliser le taux dégressif.
Chaque année : Comparer le taux linéaire sur le solde des années à amortir et le taux dégressif, et si taux
linéaire > taux dégressif : arrêt du dégressif et utilisation du taux linéaire.
Exemple 3 : Achat d’un ordinateur le 16 juin N et mise en service le 20 juin N pour 3 000 €. La durée réelle
d’utilisation est de 4 ans. La société souhaite bénéficier de l’avantage fiscal de l’amortissement dégressif.
Base comptable d’amortissement = 3 000 € Base fiscale d’amortissement = 3 000 €
Taux d’amortissement comptable =100/4 = 25% Taux d’amortissement fiscal = 100/4 * 1,25 = 31,25%
Début des amortissements = 20 juin Début des amortissements = 16 juin
Amortissements
Amortissements fiscaux Amortissements comptables
An- dérogatoires
nées
Dota- Dota- Dota- Re-
Base Cumul Net Brut Base Cumul Net
tions tions tions prises
N 3 000,00 546,88 546,88 2 453,12 3 000 3 000 397,92 397,92 2 602,08 148,96
N+1 2 453,12 817,71 1 364,59 1 635,41 3 000 3 000 750 1147,92 1 852,08 67,71
N+2 2 453,12 817,71 2 182,30 817,70 3 000 3 000 750 1897,92 1 102,08 67,71
N+3 2 453,12 817,70 3 000,00 0,00 3 000 3 000 750 2647,92 352,08 67,70
352,08 352,08
Amortissements fiscaux :
En N : 3 000 * 31,25% *7/12 (mois de juin compté complet) = 546,88.
À partir de N+1 : Base = VNC N = 2 453,12 ; dotation fiscale = 2 453,12 * 33,33% = 817,71 (utilisation du taux linéaire).
Amortissements comptables :
En N : 3 000 * 25% * 191/360 = 397,92 (191 (30 - 20 + 1) juin + 6 mois * 30j).
N+1 à N+3 : 3 000 * 25% = 750.
N+4 : 750 - 397,92 = 352,08.
En cas de cession, l’entreprise est libre de pratiquer ou non un amortissement au titre de l’exercice de
cession. Si elle choisit de le faire, l’amortissement doit être calculé « prorata temporis » jusqu’au début du
mois de cession (D. adm. 4D-2223 n°11).
Exemple : cession 20/5 ; prorata : 4/12.
12 000
10 000*25%*6/12 12 000 – 1250
N 12 000 – 2 000 0 10 750
= 1 250 = 10 750
=10 000
6 000 / 2,5 8 250 – 2 400 5 000 850 – 250 5 850 – 5 000 5 850 – 850 =
N+2 12 000 6 000
= 2 400 = 5 850 = 600 = 850 5 000
En N+4 ; comme il n’y a pas eu de dépréciation en N+3 : pas de changement de la base amortissable ni de la
durée d’amortissement.
31/12/N+1
Exemple 1 : Matériel industriel acquis le 1 ER juillet N pour une valeur HT de 30 000 €. Sa durée d’utilisation est
de 6 ans. La valeur résiduelle estimée au 1er janvier N est de 3 000 €. Au 31/12/N+1, la valeur vénale est de 21 000 €
et la valeur d’usage de 18 000 €. Au 31/12/N+2, la valeur actuelle est de 20 000 €.
En N+1 : solde de la durée = 6 – 1,5 = 4,5 ans ; En N+3 : solde de la durée = 6 ans – 2.5 = 3,5 ans
En N+2 : Valeur actuelle = 20 000 € > VNC après dépréciation = 19 250 – 2 250 = 17 000 € reprise.
Calcul de la VNC tableau initial N+2 = 30 000 – 27 000/6*2,5 = 18 750 €.
VNC après dépréciation N+2 (valeur la plus petite entre valeur actuelle : 20 000 € et VNC tableau initial :
18 750 €) soit ici 18 750 €.
Dépréciation N+2 = VNC avant dépréciation – VNC après dépréciation = 19 250 – 18 750 = 500 € Reprise =
dépréciation N+2 – Dépréciation N+1 = 500 – 2 250 = - 1 750 €.
Remarque : Quand la reprise est limitée, la dotation de l’année suivante est égale à celle du tableau initial, soit 4 500 € en
N+4.
31/12/N+2
Exemple 2 : Matériel industriel acquis le 1 er juillet N pour une valeur HT de 30 000 €. Sa durée d’utilisation est
de 6 ans. La valeur résiduelle estimée au 1er janvier N est de 3 000 €. Au 31/12/N+1, la valeur vénale est de 21 000 €
et la valeur d’usage de 18 000 €. Au 31/12/N+2, la valeur actuelle est de 18 500 €.
30 000
27 000/6*6/12 27 750
N 30 000 – 3 000 27 750 0
=2 250
= 27 000
23 250
2 250 – 0
N+1 30 000 27 000 27 000 /6 = 4 500 23 250 21 000 – 21 000 21 000
= 2 250
= 2 250
18 500
15 500 /3,5
N+3 30 000 – 3 000 14 821,43 750 14 071,43
= 4 428,57
= 15 500
En N+2 : Valeur actuelle =18 500 € > VNC après dépréciation = 19 250 – 2 250 = 17 000 € reprise.
Calcul de la VNC tableau initial N+2 = 30 000 – 27 000/6 * 2,5 = 18 750 €.
VNC après dépréciation N+2 (valeur la plus petite entre valeur actuelle : 18 500 € et VNC tableau initial :
18 750 €) soit ici 18 500 €.
Dépréciation N+2 = VNC avant dépréciation – VNC après dépréciation = 19 250 – 18 500 = 750 €. Reprise =
dépréciation N+2 – Dépréciation N+1 = 750 – 2 250 = - 1 500 €.
NB : le schéma comptable ne change pas (cf. cas n°2).
.#.&! (.'
3 écritures à comptabiliser : le prix de vente, la dotation de cession, la sortie du bien de l’actif. Les frais de cession
sont enregistrés dans le compte « 675 » si le contrat de vente le prévoit comme les frais notariés et les droits de
mutation, sinon dans les comptes de charges par nature (exemple : 6226 – Honoraires).
Précision : L’amortissement dégressif doit être calculé « prorata temporis » jusqu’au début du mois de cession
(exemple : cession 20/5 : prorata : 4/12 : de janvier à avril).
3 comptes à solder : « 145 – Amortissements dérogatoires » et « 29- dépréciations » = reprises, et « 13 – subvention
d’investissement » (cf. Fiche n°6 : reprise au résultat et solde des comptes 13).
Exemple 1 : Vente d’un ordinateur le 1e r juillet N au prix de 1 000 € HT, acheté 2 000 € et amorti à hauteur de
600 € (dont dotation de cession : 200 €). Le solde des amortissements dérogatoires pratiqués sur ce bien s’élève à
300 €.
1/7/N 1/7/N
Créances sur cessions Valeurs comptables des
462 1 200 675 1 400
d’immobilisations éléments d’actif cédés
Produits de cession Amort. Matériel de bureau et
775 1 000 28 183 600
d’éléments d’actif matériel informatique
Matériel de bureau et
44 571 TVA collectée 200 2183 2 000
mat.informatique
Vente d’un ordinateur Sortie de l’ordinateur
d° d°
Exemple 2 : Vente d’un terrain le 1er juillet N pour une valeur de 120 000 €, acheté 250 000 et déprécié pour
80 000 €. Cession et acquisition non soumises à la TVA.
1/7/N 1/7/N
Compte « 213 » = 400 000 + 40 000 (reversement) Compte « 2183 » = 8 000 + 640 – 256 (complément)
A. Mise au rebut
Pas de produit à comptabiliser.
Article 942-28 PCG : Solder Dotations non comptabilisées : « 6871- Dotations aux amortissements exceptionnels
des immobilisations ».
Solder comptes « 281 et 2 », solder le dérogatoire, les dépréciations et les subventions (cf. point I – Généralités).
Exemple 3 : Mise au rebut d’un outil de production le 30/4/N. Valeur d’entrée : 3 000 €. Dotation de l’exercice N
(jusqu’au 30/4) = 200 €. Cumul des dotations au 31/12/N-1 : 2 000 €.
30/4/N 30/4/N
B. Sinistre
Cas n°1 : Destruction de biens — Mêmes écritures que pour la mise au rebut.
Indemnités reçues : « 775 » indemnités concernant des biens immobilisés et « 797 » indemnités concernant la
destruction d’un stock, en contrepartie du compte « 478 – Autres comptes transitoires ».
Si à la clôture de l’exercice, l’indemnité n’a pas été reçue, elle est à enregistrer en « 797 ».
En cas de récupération d’éléments d’actif : valeur résiduelle de ces éléments portée au débit du compte « 36-
Stocks provenant d’immobilisations » en contrepartie du compte d’immobilisation (article 212-8 PCG).
Plus-value sur immobilisation imposition fiscale provision pour impôt qui sera reprise à compter de l’année
suivant la destruction sur la durée moyenne des amortissements pratiqués.
Exemple 4 : Construction détruite suite à un incendie le 1er juillet N. Construction achetée 350 000 € le 1er juillet
N-10, amortissable sur 20 ans. Cumul des dotations fin N-1 : 166 250 €. Récupération d’une partie de la toiture :
valeur résiduelle = 20 000 €. Indemnité d’assurance : 195 000 €. Plus- value fiscale : 40 000 €, imposée au taux de
26,5% à compter de N+1 et sur une durée de 10 ans (durée des amortissements déjà pratiqués : du 1/7/N-10 au
1/7/N).
1/7/N 1/7/N
Dotations aux
Stocks provenant
6811 amortissements sur 8 750 36 20 000
d’immobilisations
immobilisations…
Amortissement
2813 8 750 213 Constructions 20 000
constructions
Dotation exercice
Éléments de la toiture récupérés
(350 000/20*6/12)
d° d°
Dotations aux
6871 amortissements 155 000 478 Autres comptes transitoires 195 000
exceptionnels
Amortissement Produits de cession
2813 155 000 775 195 000
constructions d’éléments d’actif
Soldes des dotations (350 000
Indemnités d’assurance
- 20 000 - 166 250 - 8 750)
d° 31/12/N
31/12/N+1
Cas n°2 : Destruction partielle faisant l’objet d’une réparation sans améliorer les performances de
l’immobilisation
Dépenses de réparation enregistrées dans le compte « 615 » et l’indemnité d’assurance enregistrée dans le compte
« 791 ».
TIAP : titres
immobilisés de Autres titres Valeurs mobilières
Titres de participation
l’activité de immobilisés de placement
portefeuille
Titres destinés à
Titres dont la détention est Titres que l’entreprise
investir tout ou
estimée utile à l’activité de la a l’intention de
partie de ses
société détentrice notamment conserver
actifs dans un
parce qu’elle permet durablement, c'est-
portefeuille de
d’exercer une influence sur la à-dire, qu’elle n’a
titres pour en
société émettrice ou d’en pas l’intention ou la
retirer, à plus ou
assurer le contrôle. possibilité de reven- Titres acquis en
moins brève
Sauf preuve contraire, sont dre. Ils sont vue de réaliser un
Définition échéance, une
présumés être des titres de représentatifs de gain à brève
rentabilité
participation, parts en capital échéance.
satisfaisante et
les titres acquis en tout ou (droits de propriété)
qui s’exerce sans
partie par offre publique ou de placements à
intervention dans
d’achat ou offre publique long terme (droit de
la gestion des
d’échange, les titres créance), tels que les
entreprises dont
représentant au moins 10% obligations par
les titres sont
du capital d’une entreprise. exemple.
détenus.
/.%-,$('0%5!',*1!
Acquisition à titre
Acquisition à titre onéreux gratuit ou par voie
d’échange
Coût d’acquisition = Prix d’achat + coût directement attribuables
Coûts directement attribuables : à incorporer dans le coût d’acquisition (méthode
de référence) ou à laisser en charges : option globale pour les immobilisations
financières. Option aussi applicable pour les VMP, mais peut être différente de
celle prise pour les immobilisations financières.
Valeur vénale
À incorporer à l’actif les coûts externes directement liés à l’opération (droits de
mutation, honoraires, commissions, frais d’actes). Coûts internes à laisser en
charges car difficilement attribuables à l’acquisition des titres.
À noter : les coûts d’emprunt = non incorporables à la valeur d’entrée. À laisser en
charges.
Traitement fiscal des frais d’acquisition : À inclure dans la valeur d’entrée obligatoirement pour les sociétés
soumises à IS et pour les titres de participation et déduction des frais sur 5 ans à compter de la date d’achat des
titres par le biais de l’amortissement dérogatoire. Pour les autres titres, traitement fiscal = traitement comptable.
Immobilisations libellées en devises : Valeur d’entrée en devises à convertir au cours du jour de l’opération.
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Exemple 1 : Le 1er avril, acquisition de 200 actions classées en titres de participation émis à 15 €. La part libérée
est de 10 €. Libération du solde le 1 er juin.
Valeur d’entrée = 200 * 15 €= 3 000 € ; part libérée = 200 * 10 € = 2 000 € ; part non libérée = 200 * (15-10) = 1 000€.
1/4/N
B. Achat de DPS et DPA nécessaires à l’achat d’actions : les DPS et DPA s’enregistrent
dans le compte titres concerné
Exemple 2 : Pour pouvoir devenir actionnaire et acheter 300 actions de la société X, l’entreprise A achète 100
droits préférentiels de souscription au prix de 3 € le 10 mai. Les actions sont émises à 30 €. La part libérée est de
20 €. Les actions sont classées en autres titres immobilisées. Valeur d’entrée des titres = (3 * 100) + (300 * 30) =
9 300 €.
10-mai
C. A chat d’obligations
Exemple 3 : Acquisition le 1 er juillet de 50 obligations de valeur nominale 10 € au prix de 9 €. Le taux d’intérêt est
de 5%. Les intérêts sont à échéance chaque 1 er avril.
Du 1er avril au 1er juillet : vendeur propriétaire des titres = 3 mois et du 1 er juillet N au 1er avril N+1 ; acheteur
propriétaire des titres = 9 mois. Au 1er juillet N+1, l’acheteur encaissera un an d’intérêts, alors qu’il n’a détenu les
titres que pendant 9 mois. Il doit donc verser 3 mois d’intérêts au vendeur lors de l’acquisition des obligations,
soit : 50 * 10 € * 5%*3/12 = 6,25€.
1/7/N
506 Obligations 450,00
764 Revenus des valeurs mobilières de placement 6,25
464 Dettes sur acquisitions de VMP 456,25
Achat de 50 obligations
d°
B. À l’inventaire
Constatation d’intérêts courus pour les obligations = nombre d’obligations * Valeur nominale * taux
d’intérêt annuel * prorata. Prorata = nombre de mois entre la date de jouissance et la date d’inventaire.
Un peu de vocabulaire
Coupon annuel de 10 € = valeur nominale * taux d’intérêt intérêts courus = nombre d’obligations *
coupon annuel * prorata
Coupon couru de 7 € = prorata déjà appliqué. intérêts courus = nombre d’obligations * coupon couru
Coupon couru de 3% = taux d’intérêt * prorata. intérêts courus = nombre d’obligations * coupon
couru*valeur nominale
Schéma comptable :
- au crédit : reprendre les comptes de produits indiqués au point 3.1 ;
- au débit : « 27682 » pour les autres titres immobilisés et « 5088 » pour les VMP.
Exemple 3 – Suite : Intérêts courus = 50 * 10 € * 5% * 9/12 (du 1 er avril date d’échéance au 31 décembre) = 18,75 €.
31/12/N
Solde du compte « 764 » = 18,75 – 6,25 = 12,50 € = 6 mois = du 1er juillet (date d’achat) au 31 décembre = 50 * 10 *
5% * 6/12 : seuls les intérêts depuis la date d’achat figurent dans le compte « 764 ».
1 /1/N+1
En N+1 : solde du compte « 764 » = 25 - 18,75 = 6,25 € = 3 mois du 1 er janvier au 1er avril = 50* 10 * 5% * 3/12
En résumé : 6 mois d’intérêts en N et 3 mois en N+1 soit 9 mois de la date d’achat le 1/7/N à la date d’échéance
le 1/4/N+1.
En N+1, si l’entreprise ne contrepasse pas les écritures au 1er janvier, une seule écriture à constater en N+1 :
1/7/N+1
/.%-,$('0%5$'.!',$*!
Titres de
TIAP Autres titres immobilisés / VMP FCP / SICAV
participation
Valeur Valeur de Cotés : Cours moyen du dernier mois
Valeur d’utilité Valeur liquidative
d’inventaire marché Non cotés : Valeur probable de négociation
Valeur d’utilité « ce que l’entité accepterait de décaisser pour obtenir cette participation si elle avait à l’acquérir »
(article 221-3 PCG 2019).
Dépréciation par catégorie de titres des moins-values sans compensation possible avec des plus values latentes.
Schéma comptable :
- au débit : « 6866 » Dotations aux dépréciations des éléments financiers ;
- au crédit : Ajouter un « 9 » en deuxième position du compte titre (exemple : titres de participation : 2961).
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Valeur comptable des titres cédés : Valeur d’entrée. Lorsque la cession porte sur une fraction d’un ensemble de
titres = utilisation CMUP ou FIFO (PEPS) pour calculer la part de la valeur comptable des titres cédés.
A. Schéma comptable pour les titres de participation, autres titres immobilisés, et les
droits préférentiels de souscription ou d’attribution
Prix de vente : compte « 775 » - Valeur comptable des titres cédés : compte « 675 ».
Exemple 4 : Reprise de l’exemple 2. Passer les écritures de vente des droits de souscription, sachant que la valeur
comptable des DPS est de 2 € unitaire et que l’actionnaire a classé ses titres en autres titres immobilisés.
1/1/N+1
B. Schéma comptable pour les TIAP – article 944-46 PCG 2019 (plus-value « 775 » et
moins-value « 675 »)
462 Créances sur cessions d’immob° 1 000 462 Créances sur cessions d’immob° 1 000
Produits des cessions Valeurs comptables des
775 1 000 675 1 000
d'éléments d'actif éléments …
Cession TIAP Cession TIAP
d° d°
ou en une écriture
1/7/N 1/7/N
462 Créances sur cessions d’immob° 1 000 462 Créances sur cessions d’immob° 1 000
Produits des cessions Valeurs comptables des
775 100 675 150
d'éléments d'actif éléments d'actif cédés
Titres immobilisés de Titres immobilisés de
273 900 273 1 150
l'activité de portefeuille l'activité…
Cession des TIAP Cession des TIAP
Hypothèse 1 Hypothèse 2
15-déc
Exemple 6 : Cession le 20 juillet, de 100 actions au prix de 30 €, achetées le 10 février au prix de 35 € par action =
moins-value.
1/7/N
NB : Dans la première écriture, le vendeur encaisse les 3 mois d’intérêts, du 1er avril au 1 er juillet.
Exemple :
Un ensemble immobilier acquis 300 000 € le 1/1/N dont 50 000 € pour le terrain, est réévalué le 31/12/N+3.
La construction est amortissable sur 25 ans.
La valeur actuelle au 31/12/N+3 est de 380 000 € pour la construction et 70 000 € pour le terrain.
Les amortissements de N+3 ont été enregistrés.
Attention : la réévaluation s’effectue après avoir constaté les amortissements de l’exercice.
Réévaluation en N+3 :
Nature du bien Valeur actuelle Valeur nette comptable fin N+3 Écart
Terrain 70 000 50 000 20 000
Construction 380 000 250 000 – 250 000 *4/25 = 210 000 170 000
Total 190 000
31/12/N+3
NB : si des amortissements dérogatoires avaient été constitués, ils doivent être repris.
Amortissement construction des exercices suivants : En N+4, la construction sera amortie sur le solde de la
durée, soit ici, 25 – 4 ans = 21 ans, et sur la valeur actuelle (nouvelle VNC = 210 000 + 170 000 = 380 000 €).
31/12/N+4
NB : Il ne peut pas compenser les pertes, sauf s'il a été préalablement incorporé au capital.
Reprise de l’exemple : supplément d’amortissement pour N+4 = Dotation après la réévaluation – Dotation
initiale = 18 095,24 – (250 000 /25 = 10 000) = 8 095,24 €.
31/12/N+4
Compte « 2813 » = amortissements à date de réévaluation : 250 000 * 4/25=40 000 € + amortissements de N+4 à
N+7 : 18 095,24 * 3 + 9 047,62 = 63 333,34, soit au total : 103 333,34 €.
Article 213-7 du PCG : « À défaut de pouvoir évaluer directement chacun d’eux, le coût d’un ou plusieurs des
actifs acquis ou produits -.70&/7*,,7!7, ( 5/(*,$1 ',#7, ou forfaitairement s’il n’en existe pas. Le
coût des autres actifs s’établira par différence entre le coût d’entrée global et le coût déjà attribué. »
Exemple 2 : Coût global de production : 182 520 € pour 224 tonnes de produits finis et 50 tonnes de produit
résiduel destiné à être vendu (prix de vente : 200 € ; frais de vente : 2% du prix de vente). Prix de vente du produit
principal : 1 000 €.
Coût de production du produit résiduel : 50 * 200 € * 98% = 9 800 €.
Coût de production du produit principal : 182 520 – 9 800 = 172 720 €.
&$#"'+$"
A. Obligation légale
Inventaire au moins une fois tous les 12 mois, mais possible de mettre en place un inventaire permanent.
Valeur actuelle : valeur la plus élevée entre la valeur vénale et la valeur d’usage ; Dépréciation quand la valeur
d’inventaire < valeur stock final.
Cas du contrat de vente ferme, Art. 214-23 PCG : « À la date de clôture de l’exercice, la valeur d’entrée est
toujours retenue pour les stocks et les productions en cours qui ont fait l’objet d’un contrat de vente ferme dont
l’exécution interviendra ultérieurement dès lors que le prix de vente stipulé couvre à la fois cette valeur et la
totalité des frais restant à supporter pour la bonne exécution du contrat. »
Exemple 3 : Valeur d’entrée : 500 € ; Valeur de marché : 450 € ; Prix de vente fermer : 510 € ; Frais de vente : 5 € =
Pas de dépréciation car Prix de vente ferme = 510 € > 500 + 5 = 505 €.
D. Informations en annexe
Art. 833-8- PCG :
- « Méthodes comptables adoptées pour évaluer les stocks, y compris les méthodes de détermination du coût
- Valeur comptable globale des stocks et valeur comptable par catégories appropriées à l’entité;
- Méthodes utilisées pour le calcul des dépréciations et montants par catégories. »
Imposé Volontaire
Achat
Lié à l’activité de production Distinct de l’activité de production
Remplir les obligations liées
Finalité de l’achat Réaliser des plus-values
aux émissions
Valeur d’entrée : Coût d’acquisition pour les quotas achetés (compte « 601 »), Valeur nulle pour ceux attribués
gratuitement par l’État.
Valeur de sortie : Stock évalué selon la méthode PEPS ou CMUP. Ventes (compte « 701 »).
Valeur d’inventaire : Valeur actuelle < valeur stock final dépréciation.
À la fin de la période :
- pour le modèle économique , deux cas :
* Cas n°1 : émissions < quotas détenus Variation de stock : « 321 – 6031 » .
* Cas n°2 : émissions > quotas détenus dette vis-à-vis de l’État et obligation d’acheter les quotas
manquants pour les restituer à l’État : « 601 – 449 » : dette évaluée à la valeur de marché.
- Pour le modèle négoce : écriture de variation de stock pour les quotas non vendus.
Informations en annexe,: Art. 833-8- PCG (cf II) + Article 883 -20 PCG
* « Informations relatives aux quotas d’émission de gaz à effet de serre et instruments assimilés.
* Description du ou des modèles économiques retenus pour gérer et comptabiliser les quotas d’émission
(modèle « Production », modèle « Négoce »).
* Estimation des émissions réalisées de gaz à effet de serre.
* Les hypothèses prises en compte pour l’évaluation du passif « quotas d’émission à acquérir ».
* Toute information pertinente sur la gestion du risque CO2.
* Les quotas étant alloués pour des périodes d’affectation pluriannuelles, puis délivrés aux entreprises par
tranches annuelles, les entreprises doivent faire apparaître en « Engagements reçus » la partie des quotas
restant à recevoir au titre de la période d’affectation en cours. »
Exemple 4 : Une entreprise industrielle dont l’activité est la production de métaux ferreux émet des quotas de
gaz à effet de serre. Elle tient une comptabilité matière par semestre. Elle vend occasionnellement des quotas sur
le marché. Les stocks de quotas sont évalués selon le PEPS.
#.- (. -
)/,-:(
. 4'$--$)(- /(.$.7 ,$1/($.$, /(.$.7 ,$1/($.$,
*7,$)
2/01 200 (a) 0
15/01 800 12
25/05 200 14
30/6 600 14
25/9 400 13
31/12 800 15
Pas d’écriture pour le 2 janvier car il s’agit de quotas attribués gratuitement (valeur d’entrée nulle).
Stock final en quantité fin juin N = 200 (attribution gratuite) + 800 (achats) – 200 (ventes) – 600 (Émissions) =
200 quotas évalués selon le PEPS : 200 * 12 € (quotas achetés en janvier) = 2 400 €.
Stock final en quantité au 31/12/N = Stock initial + Achats – Sorties = 200 + 400 – 800(émissions) = - 200 : déficit
= obligation envers l’État de devoir acquérir de nouveaux quotas lors de la période suivante.
)'*.$&$.7'.$6,
' -., /'/& ' -., ' -., /'/&
Quotas en portefeuille fin juin N = entrées – sorties = 200 + 800 – 200 = 800 quotas.
Quotas à restituer fin juin N = émissions – déficit en fin de période = 600 - 0 = 600 quotas.
La différence entre les quotas en portefeuille et ceux à restituer correspond au stock final en quantité, soit ici 200
quotas.
B. Évaluation à la sortie
Le prêt fonctionne comme la créance client. L’emprunt comme la dette fournisseur. La différence est dans la
comptabilisation de la provision pour perte de change : « 6865 » car nature financière.
Les écarts de conversion se contrepassent au 1er janvier N+1. La provision s’annule lors du règlement ou
s’ajuste à l’inventaire.
Exemple 1 : Écart actif constaté sur une créance client de 150 €. Écart passif constaté sur une dette fournisseur de
100 €. La créance et la dette sont libellées dans la même devise et ont la même échéance. Compensation entre l’écart
actif et l’écart passif et comptabilisation d’une provision pour 50 € (150 – 100).
3 1/12/N
401 Fournisseurs 100,00
477 Différences de conversion-Passif 100,00
Écart passif
d°
Exemple 2 : achat couvert par le remboursement d’un prêt dans la même devise et de même terme.
Achat marchandises : 10 000 Devises au cours de 1 devise = 0,8 €.
Couverture de change : souscription à un prêt dans la même devise avec la même échéance : 8 000 devises au cours
de 1 devise = 0,90 €.
Cours au 31/12/N : 1 devise = 1,2 €.
À l’échéance, cours : 1 devise = 1,30 €.
20-nov
d°
Échéance
401 Fournisseurs 8 000,00
656 Perte de change sur créances et dettes commerciales 5 000,00
512 Banques 13 000,00
Règlement dette = 10 000 * 1,30
d°
512 Banques 10 400,00
756 Gain de change sur créances… 3 200,00
274 Prêts 7 200,00
Remboursement prêt = 8 000 * 1,30
NB : ici le gain de change sur le prêt est de nature commerciale car l’opération initiale est de nature commerciale
(achat de marchandises).
Charges 1 700 000 1 700 000 compte 71335 Charges 1 700 000 1 900 000 compte 704
Résultat = 0 Résultat = 200 000 €
Pas d'impact sur le résultat Enregistrement au fur et à mesure du résultat
d° 31/12/N+1
Charges 1 360 000 1 360 000 compte 71335 Charges 1 360 000 1 520 000 compte 704
(3 060 000 - 1 700 000)
Résultat = 0 Résultat = 160 000 €
Résultat cumulé = 200 000 en N + 160 000 en N+1
= 360 000 €
==> résultat partiel
Charges. 1 700 000 1 700 000 compte 71335 Charges. 1 700 000. 1 900 000. compte 704
0 compte 704 600 000 + 1 300 000
Résultat = 0 Résultat = 200 000 €
En stock = charges engagées pendant l'exercice % d'avancement = 1 700 000 / 3 400 000 = 50%
soit 1 700 000 € Résultat partiel = Résultat à terminaison * 50%
Dépréciation stock = perte (200 000) * avancement Résultat partiel = - 200 000 * 50% = - 100 000 €
(50%), soit 100 000 € Résultat partiel = produits - charges
Provision pour le solde de la perte = 200 000 - Donc produits fin N = - 100 000 + 1 700 000 =
100 000 = 100 000 € 1 600 000 €
31/12/N 31/12/N
Charges 1 700 000 1 700 000 compte 71335 Charges 1 700 000 1 600 000 compte 704
« 68173 » 100 000 « 6815 » 100 000
« 6815 » 100 000
Résultat = 200 000 € Résultat = 200 000 €
Peu importe la méthode, la perte est enregistrée en totalité dès le premier exercice (principe de prudence).
Charges 1 700 000 1 700 000 compte 71335 Charges 1 700 000 1 700 000 compte 704
Résultat = 0 Résultat = 0
Peu importe la méthode, aucun profit ne doit être constaté ==> produits = charges (principe de prudence).
1/1/N
Dans la première écriture, le compte « 616 » est remplacé par le compte « 4886 », ce qui permet d’étaler la
charge mensuellement (2e écriture). Au 31/12/N, le compte 4886 est soldé.
Cas n°4 : Emprunt contracté le 1er juillet N pour 50 000 €. Taux d’intérêt : 5%. Remboursement par
amortissements constants sur 5 ans. La charge ici à étaler est la charge d’intérêts.
Au 31/12/N, le compte « 4886 » est soldé. La dernière écriture sera contrepassée au 1er janvier N+1.
1/1/N+1
1688 Intérêts courus 1 250
4886 Compte de répartition périodique des charges 1 250
Contrepassation de l'écriture du 31/12
Tous les mois de
janvier à juin
661 Compte de répartition périodique des produitsLocations 208,33
4886 Compte de répartition périodique des charges 208,33
Étalement des intérêts (50000 * 5%/12)
1/7/N+1
4886 Compte de répartition périodique des charges 2 500
164 Emprunts auprès des établissements de crédit 10 000
512 Banques 12 500
Remboursement de l'emprunt
Intérêts = 50 000 * 5% = 2 500 €
À la date du 1er juillet N+1, le compte « 4886 » est soldé. Il sera de nouveau abonné sur les intérêts calculés sur le
solde de l’emprunt, soit 40 000 €, pour les mois de juillet à décembre N+1.
La participation est obligatoire dans les entreprises d’au moins 50 salariés employés pendant douze mois
consécutifs ou non au cours des 3 derniers exercices. En dessous, la mise en place de la participation est
facultative et demande la signature d’un accord avec les organisations syndicales permettant de définir les règles
de calcul et de répartition de la participation principalement.
Minimum légal à verser aux salariés : P = (1/2*B – 5%C) * S/VA ; Versement supérieur = signature d’un accord de
participation (B : Bénéfice net fiscal ; C : Capitaux propres ; S : Salaires bruts ; VA : Valeur ajoutée fiscale).
Exemple 1 : À la clôture de l’exercice N, l’entreprise décide de verser en N+1 200 000 € de participation aux
salariés. L’AGO approuve les comptes le 5 avril N+1. Cette somme est soumise au forfait social au taux de 20% et
aux contributions sociales au taux de 9,70%. Le forfait social et les contributions sociales sont versés le 7 avril
N+1.
31/12/N
691 Participation des salariés aux résultats 200 000
4284 Dettes provisionnées pour participation des salariés aux résultats 200 000
Participation des salariés
d°
6451 Cotisations à l’URSSAF 40 000
4386 Autres charges à payer 40 000
Forfait social 20% * 200 000
5/4/N+1
4284 Dettes provisionnées pour participation des salariés aux résultats 200 000
4246 Réserve spéciale 180 600
431 Sécurité sociale 19 400
Approbation AGO (19 400 = 9,7% * 200 000)
d°
4386 Autres charges à payer 40 000
431 Sécurité sociale 40 000
Forfait social : 20%*200 000 €
7/4/N+1
431 Sécurité sociale 59 400
512 Banques 59 400
Versement du forfait social et des contributions sociales
$'"##$
Il est facultatif. Calcul lié au résultat et performances de l’entité signature d’un accord d’intéressement
définissant les modalités de calcul et de répartition. L’intéressement est soumis à la CSG et à la CRDS. L’entité
doit verser le forfait social, sauf pour les entreprises <250 salariés.
Schéma comptable identique à celui de la participation, avec les différences suivantes :
- l’intéressement enregistré dans le compte « 6414 – Indemnités et avantages divers » si l’entreprise considère
qu’il s’agit d’une contrepartie du travail (optique comptable) ou dans le compte « 69 » (optique économique;.
- c ompte « 4286 – autres charges à payer » au lieu du compte « 4284 » ;
- c ompte « 421 - Personnel rémunérations dues » au lieu du compte « 4246 ».
Utilisation de la prime : Versement immédiat ou placement sur un plan d’épargne : PEE – PEI – PERCO. Schémas
comptables identiques à la participation (cf. cas n°1 et n°2).
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Exemple 2 : Versement de l’employeur au titre de l’abondement sur le PEE. Somme globale versée : 6 000 €.
L’abondement donne lieu au versement de contributions sociales pour 582 € et du forfait social pour 1200 €.
Date Date
AGO AGO
647 Autres charges sociales 6 000 6451 Cotisations à l'URSSAF 1 200
431 Sécurité Sociale 582 431 Sécurité Sociale 1 200
Plan Épargne
4247 5 418
Entreprise
Abondement Forfait social
Si les acomptes versés > montant total d’impôt sur les bénéfices : Remboursement (schéma comptable : point 2)
Schémas comptables
Schéma du versement de l’acompte et du solde IS Enregistrement de l'impôt sur les sociétés au 31/12
d° d°
A. Subvention d’exploitation
Subvention dont bénéficie l’entreprise pour lui permettre de compenser l’insuffisance de certains produits d’ex-
ploitation ou de faire face à certaines charges d’exploitation. Elle peut être soumise à TVA.
Exemple 1 : Octroi le 1 er octobre d’une aide de l’État pour embauche de chômeurs : 10 000 €. Versement de l’aide le
5 octobre.
1/10
30-juin 30-juin
512 Banques 30 000 6715 Subventions accordées 30 000
Subventions
7715 30 000 512 Banques 30 000
d’équilibre
Subvention obtenue Subvention accordée
d° d°
171
Pertes sur créances liées à
664 X ou x
des participations
455
Produits
267 Créances… X 7788 x
exceptionnels divers
Abandon à caractère financier Abandon à caractère financier
Utilisation du compte « 664 » si abandon rattaché au résultat courant (exploitation et financier), sinon
« 6788 » si à caractère exceptionnel.
& Clause de retour à meilleure fortune si l’abandon le prévoit : demande de remboursement de
l’abandon si le bénéficiaire retrouve des moyens financiers suffisants.
- pas de changement sur l’enregistrement de l’abandon (cf ci-dessus) ;
- information en annexe dans les engagements hors bilan (fiche n°22);
- écritures en cas d’application de la clause :
Chez l'auteur de la subvention Chez le bénéficiaire de la subvention
30-juin 30-juin
Charges exceptionnelles
512 Banques X 6788 X
diverses
Produits exceptionnels
7788 X 512 Banques X
divers(a)
Clause de retour à meilleure Clause de retour à meilleure
fortune fortune
(a)
ou « 768 – Autres produits financiers » cf remarque ci-dessus
1/10
Exemple 4 : l’entreprise a dépensé 800 € de charges de personnel pour la recherche d’un nouvel employé. Le 1er
octobre, l’État a octroyé 800 € pour couvrir ces charges. L’entreprise reçoit cette aide le 5 octobre.
1/10
443 Opérations particulières avec l’Etat…. 800
6414 Indemnités et avantages divers 800
Octroi de l’aide
5/10
512 Banques 800
443 Opérations particulières avec l’État… 800
Versement aide à l'emploi
Il s’agit d’un évènement postérieur à l’exercice, car la fixation des dommages et intérêts est intervenu entre la
clôture (31/12/N) et l’arrêté des comptes (30/4/N+1). Celle-ci a une incidence sur les comptes car la valeur
augmente le passif de 5 000 € (25 000 – 20 000).
Les conditions sont respectées :
- existence d’un passif au 31/12/N : « 1511 – Provision pour litige » pour 20 000 € ;
- lien direct et prépondérant entre le passif « 1511 » et l’évènement survenu : augmentation des dommages et
intérêts.
Il faut donc ajuster la charge et augmenter la provision pour litige.
31/12/N
6875 Dotations aux provisions exceptionnelles 5 000
1511 Provisions pour litiges 5 000
Ajustement de la provisions
Changements Corrections
Changements de méthodes comptables
d’estimation d’erreurs
« Les méthodes comptables sont les principes, « Les estimations
règles et pratiques spécifiques appliqués par une comptables sont
entité lors de l’établissement de ses comptes le résultat de
annuels. l’exercice du
Les termes « méthode comptable » s'appliquent : jugement et de la
• aux méthodes d'évaluation et de mise en œuvre
comptabilisation ; d’hypothèses
• aux méthodes de présentation des comptes dans l’application
Les méthodes comptables peuvent être : d’une méthode
• explicites (disposition spécifique définie par comptable. »
l’ANC) ;
• ou implicites (en l’absence de texte, elles sont « Les changements
conformes aux principes d’Ètablissement des d’estimation Erreurs, omissions
comptes annuels) ª résultent soit d’un matérielles, inter-
Changement de méthode imposée par une loi : changement de prétations erronées
Définition
pas de justification à fournir en annexe. circonstances sur ou utilisation d’une
Changement de méthode à l’initiative de l’entre- lesquelles méthode non
prise - Deux conditions : l’estimation était admise.
- Meilleure information financière (méthode plus fondée ; de
adaptée et pertinente reflétant la performance, nouvelles
le patrimoine de l’entité par rapport à son informations ou
activité, situation et environnement) ; d’une meilleure
- Et existence de plusieurs méthodes conformes expérience. »
au PCG pour un même type d’opérations ou (ex : changement
d’informations. (a) de calcul du taux
Article 122-2 PCG : « Dans un même contexte et d’avancement,
pour une même opération ou information, une changement de
méthode qui a été considérée par l’entité comme calcul des
fournissant une meilleure information financière ne dépréciations
peut être ultérieurement remise en cause ». clients.)
Rétrospectif
Comptabilisation net d’impôt en report à nouveau Prospectif Rétrospectif
« 110 ou 119 », ou dans le résultat exceptionnel Comptabilisation Comptabilisation
Impact
pour des raisons fiscales . Pas d’effet d’impôt à dans le résultat de dans le résultat
constater pour la provision pour retraite. (charges de l’exercice. exceptionnel.
retraite déductibles fiscalement lors du versement).
Nature de l’erreur
Changement de réglementation comptable : corrigée.
impact du changement sur les postes concernés de Impact sur les
l’exercice et des exercices antérieurs. Mention et comptes de
Informations Changement à l’initiative de l’entité : Mention et justification du l’exercice.
en annexe justification du changement (sauf option pour une changement. Présentation des
méthode de référence) ; Impact du changement sur postes des
les postes concernés de l’exercice et des exercices exercices
antérieurs. précédents corrigés
de l’erreur.
(a) Changement possible si option pour une méthode de référence (changement irréversible), adoption d’une méthode du secteur
d’activité, harmonisation des comptesindividuels et consolidés,changement dans l’activité,la situationou l’environnement de l’entité.
Méthodes de référence : Provision des engagements de retraite, activation du site internet et des frais de développement en
immobilisations incorporelles, enregistrement des frais de constitution, de transformation, et de 1 er établissement en charges,
activation des frais d’acquisition (droits de mutation, honoraires, commissions et frais d’actes) en immobilisations
incorporelles, corporelles et financières.
Option sans méthode de référence : Valorisation des stocks, réévaluation libre (option ponctuelle à l’initiative entité ou
imposée par loi), répartition des frais et prime de remboursement sur durée emprunt, activation des coûts d’emprunt,
contrat à long terme (avancement ou achèvement), étalement subvention investissement, dépenses gros entretien
(composant ou provision).
1/1/N 31/12/N
Exemple 2 : Changement de méthode comptable sans option pour une méthode de référence.
L’entreprise souhaite modifier en N la méthode de comptabilisation des contrats à long terme et utiliser la
méthode à l’avancement qui permettrait d’améliorer l’information financière. Les informations sur le contrat
actuel sont les suivantes :
Prix de vente HT : 1 200 000 € ; Coût des travaux exécutés et acceptés au 31/12/N-1 : 500 000 € ; Coût total estimé
des travaux : 1 000 000 €
Taux d’avancement = 500 000 / 1 000 000 = 50% ; Résultat à terminaison = 1 200 000 – 1 000 000 = 200 000 € ;
Résultat partiel = 200 000 * 50%= 100 000 € ; Produits à comptabiliser = 100 000 + 500 000 = 600 000 € HT ;
TVA = 20% * 600 000 = 120 000 €.
Taux IS = 26,5%.
1/1/N
Pour rappel : 4181 Clients - Factures à établir 720 000
31/12/N-1 335 Travaux en cours 500 000
Report à nouveau
335 Travaux en cours 500 000 110 73 500
(solde créditeur)
7133 Variation - Provisions pour
500 000 155 26 500
5 Travaux en cours impôts
Taxes sur le chiffre
Stock final - Méthode à
l'achèvement
44587 d'affaires sur factures 120 000
à établir
Changement de méthode
Option pour la méthode à
l'avancement
31/12/N
6811 Dotations aux amortissements sur immobilisations 7 500
28154 Amortissements du matériel industriel 7 500
Dotation de l'exercice
31/12/
31/12/N
N
• Comptabilité facultative permettant de mettre sous forme d’écritures les engagements non comptabilisés et
mis en annexe comptes de la classe 8.
Art. 948-80 PCG 2019 : « Les comptes d'engagements enregistrent des droits et obligations susceptibles de
modifier le montant ou la consistance du patrimoine de l'entité. Les effets des droits et obligations sur le
montant ou la consistance du patrimoine sont subordonnés à la réalisation de conditions ou d'opérations ulté-
rieures. » « Les comptes 801 et 802 enregistrent respectivement la situation éventuellement débitrice et
créditrice de l'entité vis-à-vis des tiers. Des comptes de contrepartie sont ouverts dans le compte 809. En ce
qui concerne les effets, à la date de l'escompte, la comptabilité des engagements enregistre : au débit du compte
8024 le montant des créances escomptées non échues ; au crédit du compte 8014 le montant des effets
circulant sous l'endos de l'entité correspondant au financement obtenu. »
Exemple 1 : Caution donnée à la banque pour garantir un emprunt de 150 000 € contracté par une filiale de l'en-
treprise ==> engagement donné à la Banque de payer si la filiale ne rembourse pas l'emprunt (passif
éventuel définition : cf. Fiche n°28).
31/12/N
8091 Contrepartie des engagements 150 000
8011 Avals, cautions, garanties 150 000
Engagement donné - Hypothèque
Exemple 2 : Commande d'un véhicule utilitaire en cours. Valeur de la commande : 50 000 € ==> Engagement
donné de payer la commande et engagement reçu d'être livré ==> engagements réciproques.
31/12/N
8028 Autres engagements reçus 50 000
8018 Autres engagements donnés 50 000
Commande d'un véhicule en cours
Exemple 3 : Effets escomptés non échus : 12 000 € ; Financement accordé par la banque : 11 000 €.
Engagement reçu du tiré de payer l’entreprise : 12 000 € et engagement donné de l’entreprise de rembourser la
Banque.
31/12/N d°
Créances escomptées
8024 12 000 8091 Contrepartie 801 11 000
non échues
Effets circulant sous
8092 Contrepartie 802 12 000 8014 11 000
l'endos de l'entité
Engagement reçu Engagement donné
I. Apports
Apport net d’Alain = somme des actifs en valeur de reprise - somme des passifs
= (20 000 + 7 000 + 15 000 + 1 200 + 10 000) - 3 200 = 50 000 €.
Compétences commerciales de Pierre (1 500 €) = apport en industrie exclu du capital.
La moitié des apports en numéraire sont versés chez le notaire le 3 septembre. Les apports en nature sont réalisés
le même jour.
Le numéro d’immatriculation de la société est reçu le 6 septembre, date à laquelle le notaire libère les fonds.
1/9/N
45611 Apports en nature 550 000
45615 Apports en numéraire (part libérée) 100 000
Actionnaires capital souscrit non appelé (part non libérée
109 100 000
des apports en numéraire)
1011 Capital souscrit non appelé 100 000
1012 Capital souscrit appelé non versé 650 000
Promesse d'apports
3/9/N
2/12/N
45621 Actionnaires, capital souscrit et appelé, non versé 100 000
109 Actionnaires capital non appelé 100 000
Appel de la seconde moitié
d°
1011 Capital souscrit non appelé 100 000
1012 Capital souscrit appelé non versé 100 000
Appel de la seconde moitié
10/12/N
512 Banque 100 000
45621 Actionnaires, capital souscrit et appelé non versé 100 000
Versement des fonds
d°
1012 Capital souscrit appelé non versé 100 000
1013 Capital souscrit appelé versé 100 000
Libération des apports
S’il s’agit d’une SARL ou SCS ou SNC, au lieu d’utiliser le compte « 45621 », il faudra utiliser le compte
« 45625 » car ce sont des associés et non pas des actionnaires.
10-janv
45615 Apports en numéraire 100 000
109 Actionnaires, capital souscrit non appelé 100 000
1011 Capital souscrit non appelé 100 000
1012 Capital souscrit appelé non versé 100 000
Constitution SA
11-janv
467 Notaire 110 000
45615 Apports en numéraire 100 000
4564 Associés - versements anticipés 10 000
Versement chez notaire
d°
1012 Capital souscrit appelé non versé 100 000
1013 Capital souscrit appelé versé 100 000
Libération des apports
20-janv
512 Banques 110 000
467 Notaire 110 000
Libération des apports
Exemple 3 : Constitution d’une société anonyme de 10 000 actions de valeur nominale 10 € en mars.
L’appel du 3 e quart a lieu le 2 mai. Lors de la libération le 5 mai, un actionnaire possédant 1 000 actions ne verse
pas les fonds.
Après une mise en demeure restée sans réponse, les actions de cet actionnaire sont vendues le 30 juin pour 5 000 €.
Des frais bancaires de 200 € HT et des intérêts pour 40 € lui sont facturés.
Montant du 3 e quart = 10 000 * 10 € * 1/4 = 25 000 €.
Montant de l’actionnaire défaillant = 1 000 * 10 € *1/4 = 2 500 €.
02 mai
45621 Actionnaires, capital souscrit appelé non versé 25 000
109 Actionnaires, capital souscrit appelé non versé 25 000
Appel du 3 e quart
d°
1011 Capital souscrit non appelé 25 000
1012 Capital souscrit appelé non versé 25 000
Appel du 3 e quart
05 mai
512 Banque 22 500
4566 Actionnaires défaillants 2 500
45621 Actionnaires, capital souscrit et appelé non versé 25 000
Libération des apports
d°
1012 Capital souscrit appelé non versé 22 500
1013 Capital souscrit appelé versé 22 500
Libération des apports sauf défaillant (25 000 - 2 500)
30-juin 5 000
512 Banques 5 000
4566 Actionnaires défaillants
Vente des actions
d°
« 4566 »
Dette 2 500 5 000 Vente
Frais 280
SC = 2 220
Variation de valeur sur l'action (vente des trois quarts) Frais pour 280 €
valeur de marché - valeur historique
5 000 - (10 € * 75% * 1 000 actions)
perte de 2 500 €
Suite de l’exemple 3 :
L'appel du 4e quart a lieu le 1 er juillet.
Les actionnaires versent l'argent le 5 juillet, sauf un actionnaire ayant 500 actions.
Cet actionnaire paie le 5 août.
La société lui facture 100 € HT de frais bancaires et des intérêts pour 10 €.
Part non libéré actionnaire défaillant = 500 actions * 10 € * 1/4 (4e quart) = 1 250 €.
01-juil
45621 Actionnaires, capital souscrit appelé non versé 25 000
109 Actionnaires, capital souscrit non appelé 25 000
Appel du 4 quart (10 000 * 10 € * 1/4)
e
d°
1011 Capital souscrit appelé non versé 25 000
1012 Capital souscrit appelé non versé 25 000
Appel du 4 e quart
05-juil
512 Banques 23 750
4566 Actionnaires défaillants 1 250
45621 Actionnaires, capital souscrit appelé non versé 25 000
Libération des apports
d°
1012 Capital souscrit appelé non versé 23 750
1013 Capital souscrit appelé versé 23 750
Libération des apports sauf défaillant (25 000 - 1 250)
05-août
512 Banques 1 380
4566 Actionnaires défaillants 1 250
763 Revenus des autres créances 10
791 Transferts de charges d'exploitation 100
44571 TVA collectée (100 * 20%) 20
Règlement de l'actionnaire
d°
1012 Capital souscrit appelé non versé 1 250
1013 Capital souscrit appelé versé 1 250
Libération des apports
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Raisons :
- financement de nouveaux investissements ;
- accroissement des capacités d’emprunt et du ratio d’autonomie financière ;
- refinancement du haut du bilan en cas de déficit.
Formes d’augmentation de capital : apports en numéraire, apports en nature, incorporation de réserves.
Décisions prises en AGE (Assemblée Générale Extraordinaire).
Valorisation théorique du droit de souscription à titre irréductible = perte de valeur que subit l’action
ancienne du fait de l’augmentation de capital (création d’actions nouvelles)
Quantité Valeur unitaire Total
Capital avant
A = 5 000 VM avant augmentation = 25 A * VM=c = 5 000 * 25 = 125 000
augmentation
Actions nouvelles B = 1 000 PE = 22 B * PE=d = 1 000 * 22 = 22 000
E/(A+B)= VM après
Capital après A + B = 5 000 C+D = E = 125 000 + 22 000
augmentation
augmentation + 1 000 = 6 000 = 147 000
= 147 000 / 6 000 = 24,50
PE : prix d’émission action nouvelle.
Valeur DPS = VM avant augmentation – VM après augmentation = 25 – 24,50 = 0,50
Le rapport d’échange est ici de 5 000 actions anciennes = 5 000 droits de souscription contre 1 000 actions
nouvelles 5 contre 1
Si un investisseur extérieur souhaite devenir actionnaire de la société, il devra payer par action 22€, le prix
d’émission + 5 droits de souscription, pour posséder une action dont la valeur mathématique actuelle est de 24,50
€ (Valeur DPS = (24,5 – 22)/5 = 0,50 €).
Schéma comptable
d°
512 Banques 12 000
4563 Associés, versements reçus… 12 000
Augmentation capital (part libérée = 12€*1000 actions)
d°
Le compte « 4563 » est décomposé au crédit en « 1041 » pour la prime d’émission (PE – VN = 22 – 20 = 2 € * 1 000
actions = 2 000 €), « 1013 » pour la part de la valeur nominale libérée (12 – 2 = Part libérée – Prime d’émission = 10 €
* 1 000 actions= 10 000 €).
Pour l’appel et la libération d’une partie supplémentaire des apports en numéraire, les versements anticipés et la
gestion des actionnaires défaillants, les écritures sont les mêmes qu’à la constitution. Pour les apports en nature,
reprendre les écritures de constitution.
Le rapport d’échange est ici de 5 000 actions anciennes = 5 000 droits de souscription contre 500 actions gratuites
10 contre 1.
Si un investisseur extérieur souhaite devenir actionnaire de la société, il devra acheter uniquement les droits d’at-
tribution, soit 10 droits par action, pour posséder une action dont la valeur mathématique actuelle est de 23 €
(Valeur DPA = 23 /10 = 2,30 €).
Schéma comptable
Date AGE
Date AGE
Date AGE
1041 Prime d'émission 3 000 * 73,5% 2 205
695 Impôt sur bénéfices 3 000 * 26,5% 795
44566 TVA déductible 3 000 * 20% 600
512 Banque 3 600
Imputation des frais sur la prime
Date AGE
119 Report à nouveau (solde débiteur) 5 000
129 Résultat exercice (perte) 5 000
Affectation de la perte en report à nouveau
Après cette écriture, le cumul des pertes portées en report à nouveau est de 12 000 €. Afin d’assainir le bilan, la
société a décidé de réduire son capital pour le montant des pertes.
Date AGE
101 Capital 12 000
119 Report à nouveau (solde débiteur) 12 000
Réduction de capital
Cas particulier : coup d’accordéon (voir cas PITAL de la pochette de cas pratiques de l’UE 10)
Dans les SARL et sociétés par actions, quand les capitaux propres deviennent inférieurs à la moitié du capital
social du fait des pertes cumulées, la société dispose de deux exercices pour reconstituer les capitaux propres.
Ces sociétés vont alors, dans un premier temps, réduire leur capital afin de ramener les capitaux propres >=
moitié du capital social puis, dans un deuxième temps, procéder à une augmentation de capital pour renflouer les
comptes.
L'objectif est triple : réduire le capital pour apurer les pertes, assainir la situation, permettre la poursuite de
l’activité grâce à l’augmentation de capital.
Exemple 6 : La société envisage de réduire son capital de 20 000 € en remboursant 100 actions de 200 €.
date AGE
101 Capital 20 000
4567 Associés, capital à rembourser 20 000
Réduction de capital
date
remboursement
date rachat
2772 Actions propres ou parts en voie d’annulation 9 500
512 Banques 9 500
Rachat des actions
date AGE
101 Capital 10 000
104 Primes d’émission 500
2772 Actions propres ou parts en voie d’annulation 9 500
Remboursement des actionnaires
date rachat
2772 Actions propres ou parts en voie d’annulation 10 500
512 Banques 10 500
Rachat des actions
date AGE
Exemple 9 : la société au capital de 300 000 € a décidé d’amortir son capital de 50 000 € le 10 mai N par
prélèvement sur les autres réserves.
date assemblée
1068 Autres réserves 50 000
4567 Associés, capital à rembourser 50 000
Amortissement du capital
d°
101 Capital 300 000
10131 Capital non amorti 250 000
10132 Capital amorti 50 000
Amortissement du capital
date
remboursement
4567 Associés, capital à rembourser 50 000
512 Banques 50 000
Remboursement actionnaires
I. Affectation de la perte
Exemple 1 : le résultat de l’exercice N s’est soldé par une perte de 15 000 €. L’assemblée générale ordinaire a
décidé le 10 juin N+1 de porter cette perte en report à nouveau.
10/06/N+1
119 Report à nouveau (solde débiteur) 15 000
129 Résultat de l’exercice (perte) 15 000
Affectation de la perte
Versement
salaire
4559 Compte courant Prélèvements 2 200
4551 Associés Comptes Courants 2 200
Versement du salaire du gérant
Date AGO
120 Résultat de l’ exercice (bénéfice) 60 000
4559 Compte courant Prélèvements 26 400
110 Report à nouveau (solde créditeur) 600
1068 Autres réserves 10 000
4551A Associés - Comptes Courants - A 13 800
4551B Associés - Comptes Courants - B 9 200
Répartition du résultat exercice
Minimum = 5% * (Résultat
Réserve légale 1061 exercice – report à
nouveau « 119 ») (a)
Montant fixé dans les
Réserve statutaire 1063
statuts
Bénéfice distribuable Solde
455 (SARL) ou 457 Intérêt statutaire (b) et
Dividendes
(Sociétés par actions) Superdividende (c)
Autres réserves ou
1068 Montant fixé en AGO
réserve facultative
Report à nouveau (N) 110 Solde non affecté
(a) Si le bénéfice n’est pas suffisant, il est possible d’utiliser les réserves disponibles comme compte « 104 » pour affecter au
minimum 5%.
Cette affectation n’est plus obligatoire quand le cumul de la réserve légale = 10% capital social (attention : après une
augmentation de capital, la dotation à la réserve légale de 5% doit être réaffectée car le cumul sera alors < 10% du capital).
Cette réserve a été constituée pour accroître la garantie des créanciers dans les sociétés dont les associés ont une
responsabilité limitée aux apports.
(b) Intérêt statutaire ou premier dividende prévu dans les statuts, calculé sur le montant libéré et non amorti. Les
versements anticipés ne donnent pas droit au premier dividende, sauf si les statuts ou l’AGO le prévoient. Les statuts peuvent
prévoir la majoration de ce premier dividende dans la limite de 10%.
Calcul = Quote-part de VN libérée et non amortie * nombre d’actions * taux d’intérêt statutaire * x/12 (date délibération au
31/12)
(c) Superdividende : calculs fixés en AGO, le superdividende unitaire est le même pour tous les actionnaires (peu importe que
le capital soit amorti ou pas, libéré ou non).
A. En numéraire
Date
paiement
457 Associés dividendes à payer X
512 Banques X
Paiement des dividendes
15/7/N
457 Associés dividendes à payer 15 000
1013 Capital souscrit appelé versé 10 000
1041 Primes d’ émission 5 000
Paiement des dividendes
Si le nombre d’actions ne tombe pas juste, une soulte est versée par les actionnaires à l’entité ou inversement, afin
d’équilibrer l’échange.
15/7/N
457 Associés dividendes à payer 15 725
512 Banques 725
1013 Capital souscrit appelé versé 10 000
1041 Primes d’émission 5 000
Paiement des dividendes
15/7/N
457 Associés dividendes à payer 15 975
512 Banques 525
1013 Capital souscrit appelé versé 11 000
1041 Primes d’émission 5 500
Paiement des dividendes
15/06/N+1
119 Report à nouveau (solde débiteur) 3 000
1292 Résultat - acomptes sur dividendes 3 000
Pour solde acompte versé et non imputé
I. Emprunt obligataire
A. Caractéristiques
Émission d’un emprunt obligataire le 1er octobre N aux caractéristiques suivantes :
- nombre d’obligations émises : 52 000 ; nombre d’obligations souscrites : 50 000 ;
- prix d’émission (PE) : 198 € ;
- valeur nominale (VN) : 200 € ;
- valeur de remboursement (VR) : 210 € ;
- mode de remboursement : amortissements constants ;
- durée de l’emprunt : 5 ans ;
- taux d’intérêt (i) : 5% ;
- date de jouissance des coupons : 1 er octobre (point de départ du calcul des intérêts).
B. Traitement comptable
Émission de l’emprunt, souscription des obligations et versement des fonds.
L’émission de l’emprunt a eu lieu le 1er octobre. 50 000 obligations ont été souscrites et les fonds versés le 10
octobre. Les frais d’émission sont de 1 000 € HT.
1/10/N
471 Comptes d'attente 10 296 000
169 Primes de remboursement 624 000
163 Autres emprunts obligataires 10 920 000
Émission de l'emprunt obligataire
1/10/N
627 Services bancaires et assimilés 1 000
44566 TVA sur autres biens et services 200
512 Banques 1 200
Frais d’émission
10/10/N
512 Banques 9 900 000
467 obligations souscrites 9 900 000
Souscription des obligations: 50000*198
d°
467 obligations souscrites 9 900 000
163 Autres emprunts obligataires 2000*210 420 000
169 Primes de remboursement 2000*12 24 000
471 Comptes d'attente 10 296 000
Solde des 2 000 obligations non souscrites
La société a choisi d’étaler ces frais sur la durée de l’emprunt par parts égales. Pour rappel, la durée de l’emprunt
est de 5 ans.
31/12/N
4816 Frais d'émission des emprunts 1 000
791 Transferts de charges d’exploitation 1 000
Transfert des frais d’emprunt
Après cette écriture de transfert de charges, l’impact au compte de résultat est neutre :
- Charges : 1 000 € ;
- Produits : 1 000 €.
Il est donc possible maintenant d’étaler les frais de 1 000 € sur 5 ans, en enregistrant cette écriture tous les ans :
31/12/N
Dotations aux amortissement des charges d’exploitation à
6812 200
répartir
4816 Frais d'émission des emprunts 200
Étalement des frais d’emprunt = 1 000/5
Charges Produits
Services bancaires 1 000 Transfert de charges 1 000
Dotation charges à répartir 200
Charges d'intérêts 125 000
Dotation prime 120 000
Résultat (perte) 245 200
246 200 246 200
• Remboursement de l’emprunt
Le remboursement de l’emprunt est constaté chaque 1er octobre. Les fonds sont effectivement versés aux
obligataires le 4 octobre N+1.
1/1/N+1
NB : les deux premières écritures peuvent être regroupées en une seule si l’entreprise ne contrepasse pas les écritures
au 1er janvier.
1/10/N+1
Dotations aux
Dot. Amort. Des primes
6812 amortissements des charges 83,33 6861 50 000
de remboursement
d’exploitation à répartir
Frais d'émission des Primes de
4816 83,33 169 50 000
emprunts remboursement
Dotation exercice Dotation exercice
La société a décidé le 1ermars N+4 de racheter 4 000 obligations au cours de bourse de 195 €.
01/03/N+4
505 Obligations et bons émis par la société et rachetées par elle 780 000
512 Banques 780 000
Rachat en bourse de 4 000 obligations à 195€
1/10/N+4
163 Autres emprunts obligataires 4000*210 (VR) 840 000
Obligations et bons émis par la société et rachetés par elle
505 780 000
(4 000 * 195)
Bonis provenant du rachat par l’entreprise d’actions et
7783 60 000
d’obligations émises par elle-même
Annulation des 4 000 obligations rachetées
d°
163 Autres emprunts obligataires (10000-4000)*210VR 1 260 000
661 Charges d'intérêts (20 000-4000)*5%*200 €VN 160 000
512 Banques 1 420 000
Remboursement de l'emprunt pour les obligations non rachetées
L’amortissement et les intérêts sont recalculés en enlevant les obligations rachetées, soit 4 000.
NB : dans la seconde écriture, si le cours de bourse est supérieur à la valeur de remboursement : mali « 6783 ».
Exemple 1 : La société June a émis le 1er mars N-1, 1 000 bons de souscription d’actions au prix de 40 €. Pour
pouvoir souscrire à une action nouvelle le 1er mars N au prix de 320 €, les détenteurs devront exercer deux bons de
souscription.
La valeur nominale d’une action est de 200 €.
La société Palme a acheté le 1er mars N-1, 300 bons de souscription.
Au 1er mars N, les détenteurs de bons ont exercé 900 bons de souscription. Les actions nouvelles ont été libérées au
1er mars N.
La société Palme a exercé 200 bons de souscription.
La société Palme estime qu’elle va garder les actions durablement. Elle possède moins de 10% du capital.
Exemple 2 : La société Verne a émis le 1er mars N-1, 1 000 bons de souscription d’obligations au prix de 50 €. Pour
pouvoir souscrire à une obligation nouvelle le 1er mars N au prix de 650 €, les détenteurs devront exercer 4 bons
de souscription.
La valeur nominale d’une obligation est de 700 €. Le remboursement s’effectuera au pair in fine dans 6 ans.
La société Vyck a acheté le 1er mars N-1 400 bons de souscription.
Au 1 er mars N, les détenteurs de bons ont exercé 800 bons de souscription.
Les obligations nouvelles ont été libérées au 1er mars N.
La société Vyck a exercé 360 bons de souscription.
La société Vyck estime qu’elle va garder les obligations durablement.
Un passif est un élément ayant une valeur économique négative pour l’entité, c’est-à-dire une obligation
de l’entité à l’égard d’un tiers dont il est probable ou certain qu’elle provoquera une sortie de ressource au
bénéfice de ce tiers, sans contrepartie au moins équivalente attendue de celui-ci 3 conditions à réunir
pour pouvoir enregistrer une provision
Obligation légale, règlementaire, contractuelle ou implicite (pratique de l’entité).
Tiers : personne physique ou morale déterminable ou non.
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Art. 313-1 PCG 2019 : « Les provisions réglementées sont des provisions constituées en application de textes
particuliers de niveau supérieur. Elles ne correspondent pas à la définition d’une provision telle que définie à
l’article 321-5. Elles sont comptabilisées suivant un mécanisme analogue à celui des provisions proprement dites.
Les conditions de comptabilisation, de reprise et d’évaluation de ces provisions sont définies par les textes qui les
ont créées. »
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Pas d’obligation légale organisation du système comptable selon les besoins sauf les cas ci-dessous :
- associations percevant des financements publics > 23 000€ signature d’une convention (objet, montant,
modalités de versement et conditions d’utilisation de la subvention).
Si les fonds sont affectés à un projet compte rendu financier annuel pour justifier de l’emploi des
subventions.
- tenue d’une comptabilité obligatoire, établissement des comptes annuels et utilisation du Plan comptable des
associations dans les cas suivants :
2 une clause statutaire le prévoit,
2 association exerçant une activité économique et 2 des 3 seuils dépassés : effectif : 50 salariés ; ressources
HT : 3 100 000€ ; bilan : 1 550 000€,
2 association percevant une subvention annuelle de plus de 153 000,
2 association émettant des obligations,
2 association reconnue d’utilité publique ou agréée par une autorité publique ;
- pour les associations faisant appel à la générosité du public (dons, legs) : établir un compte emploi des
ressources.
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Le commissaire aux comptes est obligatoire si l’établissement des comptes annuels est obligatoire ou si les
statuts le prévoient.
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Ressources à caractère durable : Fonds propres.
Art. 212-1 règlement n°2018-06 : « Une ressource destinée à renforcer les fonds propres à raison d’une
stipulation du tiers financeur est comptabilisée en fonds propres avec ou sans droit de reprise ».
Article 212-1 : « Les autres ressources sont comptabilisés en produits », à savoir :
- ressources stables pour financement les investissements : subvention d’investissement (compte « 777 ») ;
- ressources liées à la générosité du public : dons (compte « 7541 »), legs, donations (compte « 754 »), Collecte
de fonds (compte « 73 ») ;
- ressources liées à l’activité : vente de produits ou de services (compte « 70 ») ;
- autres ressources : cotisations (compte « 756 »), contribution financière (soutien facultatif – compte « 755 »),
parrainage (compte « 7063 »), mécénat (compte « 7542 »), subventions d’exploitation (compte « 74 »).
Apports de biens sans droit de reprise : mise à disposition définitive des biens par les membres de l’association :
au crédit du compte « 102 – Fonds propre sans droit de reprise », au débit compte de la classe « 2 ».
Apports de biens avec droit de reprise : biens pouvant être repris par les membres de l’association selon les
conditions prévues par la convention d’apport : au crédit du compte « 103 – Fonds propres avec droit de
reprise », au débit compte de la classe « 2 ». Dans ce cas, constater l’obligation liée à la reprise :
31/12
103 Fonds propres avec droit de reprise Montant Dotation
758 Produits divers de gestion courante Montant Dotation
Pour les deux types d’apport pas de changement quant au traitement comptable de l’amortissement des
biens.
B. Subventions de fonctionnement
• Subvention attribuée pour la réalisation d’un projet particulier : fonds dédiés
Art. 132-2 Règlement n°2018-06 : « Sont comptabilisés, à la clôture de l’exercice, dans les comptes de fonds dédiés,
les montants non utilisés pendant l’exercice des ressources suivantes : subventions d’exploitation ;
contributions financières reçues d’autres personnes morales de droit privé à but non lucratif ; ressources
liées à la générosité du public comprenant les dons manuels, le mécénat, les legs, donations et assurances-
vie. »
Intérêt : assurer la transparence sur l’utilisation dans le temps des fonds affectés reçus par une association, qu’ils
soient d’origine publique (subvention) ou privée (dons, donations et legs).
Exemple : L’association a reçu en juin N 15 000€ de la mairie pour la réalisation d’un projet.
Fin N, elle a utilisé 8 000€. Le solde a été utilisé en N+1.
Juin N
512 Banques 15 000
74 Subventions d'exploitation 15 000
Subvention reçue de la mairie pour financer un projet
31/12/N
6894 Reports en fonds dédiés sur subventions d’exploitation 7 000
194 Fonds dédiés sur subventions d’exploitation 7 000
Quote-part non utilisée
N+1
194 Fonds dédiés sur subventions d’exploitation 7 000
7894 Utilisations des fonds dédiés sur subventions d’exploitation 7 000
Quote-part subvention N utilisée en N+1
C. Subvention d’investissement
Subvention enregistrée dans le compte « 13 – Subvention d’investissement » et reprise au résultat comme pour
une société commerciale (cf. Fiche n°6). Pas de conséquence sur l’enregistrement de l’immobilisation et son
amortissement.
Art. 211-1 réglement n°2018-06 : « Une contribution volontaire en nature est l’acte par lequel une personne
physique ou morale apporte à une entité un travail, des biens ou des services à titre gratuit. Ceci correspond à
des contributions en travail : bénévolat, mises à disposition de personnes ; des contributions en biens : dons en
nature redistribués ou consommés en l’état ; des contributions en services : mises à disposition de locaux ou de
matériel, prêt à usage, fourniture gratuite de services. »
Art. 211-2 : « Les contributions volontaires en nature sont valorisées et comptabilisées si les deux conditions
suivantes sont remplies : la nature et l’importance des contributions volontaires en nature sont des
éléments essentiels à la compréhension de l’activité de l’entité ; l’entité est en mesure de recenser et de
valoriser les contributions volontaires en nature. »
Art. 211-3 : « Les contributions volontaires en nature sont comptabilisées dans des comptes de classe 8 » « Ces
éléments sont présentés au pied du compte de résultat dans la partie « Contributions volontaires en nature », en
deux colonnes de totaux égaux. »
Informations en annexe : description de l’opération (date, durée, nature), valorisation des contributions
volontaires
Art. 211-4 : Si l’entité estime que la présentation des contributions volontaires en nature n’est pas compatible
avec son objet ou ses principes de fonctionnement, l’entité indique les motifs de cette position et donne une
information dans l’annexe sur la nature et l’importance des contributions volontaires en nature.
!
Article 131-3 règlement n°2018-06 : « Le résultat positif est appelé « excédent » et le résultat négatif « déficit ». »
Affectation selon la décision de assemblée générale de l’association : réserves libres (part affectée au projet
associatif compte « 1068 »), réserves prévues par les statuts, report à nouveau.
En cas de résultat réalisé sur des projets sous contrôle de tiers financeurs, les excédents non utilisés et à restituer
aux tiers financeurs sont portés au crédit du compte « 115 – Résultats sous contrôle de tiers financeurs ».
*)'()!*+!4##+
2 Tableau de variation des fonds propres identifiant la part de l’appel public à la générosité.
2 Compte de résultat par origine et destination.
2 Tableau de rapprochement entre les postes de charges du compte de résultat et les postes de charges du
compte de résultat par origine et destination, sur option.
2 Compte d’emploi annuel des ressources collectées auprès du public (Ressources par origine ; Emplois par
destination ; Ressources reportées liées à la générosité du public hors fonds dédiés ; Contributions
volontaires en nature ; Fonds dédiés liés à la générosité du public).
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Instruction M14 pour les communes, M52 pour les départements, M71 pour les régions : cadre comptable proche
du PCG, qui selon l’instruction M14 permet « de mieux appréhender la situation financière des communes tout en
prenant en compte les spécificités de la gestion locale, et en particulier les règles d’équilibre budgétaire. »
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Adoptions des budgets jusqu’au 15 avril de l’exercice auquel il s’applique (ou jusqu’au 30 avril l’année du
renouvellement de l’assemblée délibérante).
Des budgets modificatifs ou supplémentaires peuvent être établis pendant l’année pour corriger le budget
primitif (modifications permettant d’ajuster les crédits de la section de fonctionnement pour régler les dépenses
engagées avant le 31 décembre et inscrire les crédits nécessaires à la réalisation des opérations des deux sections
du budget ou entre les deux sections, dans le délai de vingt et un jours suivant la fin de l’exercice budgétaire, soit
le 21 janvier de l’exercice suivant).
Extrait Instruction M14 Tome 2 : « 4.2.1. L’appréciation de l’équilibre réel Conformément à l’article L.1612-4 du
CGCT, le budget est en équilibre réel si les conditions suivantes sont remplies :
- la section de fonctionnement et la section d’investissement sont respectivement votées en équilibre ;
- les recettes et les dépenses sont évaluées de façon sincère ;
- le prélèvement sur les recettes de la section de fonctionnement au profit de la section d’investissement,
ajouté aux recettes propres de cette section à l’exclusion du produit des emprunts, fournit des ressources
suffisantes pour couvrir le remboursement de l’annuité d’emprunt en capital à échoir au cours de l’exercice. »
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Contenu :
- document de synthèse de l’exécution du budget pour l’année civile (du 1er janvier au 31 décembre) ;
- prévisions budgétaires et engagements (mandats de paiement et titres de recettes émis) ;
- prévisions restant à réaliser en section fonctionnement et en section investissement ;
- résultats comptables de l’exercice.
Arrêté des comptes au plus tard le 31 janvier ( journée complémentaire = mois de janvier) afin de pouvoir émettre
les titres de recettes et les mandats de paiement pour les opérations de la section fonctionnement prévus
jusqu’au 31 décembre. Pas de journée complémentaire pour les opérations de la section investissement.
Documents soumis par l’ordonnateur, pour approbation, à l’assemblée, avant le 30 juin de l’année suivant
l’exercice concerné, après production par le comptable du compte de gestion.
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Contenu :
- opérations budgétaires réalisées : dépenses et recettes ;
- balance générale (comptes budgétaires et comptes de tiers notamment correspondant aux créanciers et
débiteurs de la collectivité) ;
- bilan .
Compte de gestion établi au plus tard le 1er juin, soumis au vote de l’assemblée (vérifier la concordance avec le
compte administratif ), et contrôlé par le juge des comptes (en cas de négligences, responsabilité du comptable
public engagé) Reddition des comptes.
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Titre de recettes pour la location de
la salle des fêtes
ISBN : 978-2-35765-962-9
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