L’AMOUR
DE
LA
VÉRITÉ
:
UN
IMPÉRATIF
DES
DERNIERS
TEMPS
*
*
*
Notre
unique
antidote
contre
la
séduction
spirituelle
des
derniers
temps
sera
«
l’amour
de
la
vérité
».
Car
seul
celui
qui
connaîtra
et
aimera
la
vérité
parviendra
à
détecter
la
contrefaçon
et
l’erreur.
Si
nous
n’avons
pas
maintenant
cet
«
amour
de
la
vérité
»
et
cela
même
lorsqu’elle
nous
remet
en
question,
alors
nous
serons
des
proies
faciles
pour
toutes
sortes
de
séductions
présentes
ou
à
venir.
D’autre
part,
c’est
aussi
la
raison
pour
laquelle,
à
la
fin
des
temps,
beaucoup
de
personnes
seront
perdues.
Concernant
cette
période
la
Bible
dit
:
«
L’apparition
de
cet
impie
se
fera,
par
la
puissance
de
Satan,
avec
toutes
sortes
de
miracles,
de
signes
et
prodiges
mensongers
et
avec
toutes
les
séductions
de
l’iniquité
pour
ceux
qui
périssent,
parce
qu’ils
n’ont
pas
reçu
l’amour
de
la
vérité
pour
être
sauvés.
Aussi
Dieu
leur
envoie
une
puissance
d’égarement
pour
qu’ils
croient
au
mensonge…
(2
Thessaloniciens
2
:
9-‐12).
Dès
le
début
de
la
création,
le
point
central
des
relations
de
l’homme
avec
Dieu
a
toujours
été
son
refus
ou
son
acceptation
de
la
vérité
de
la
Parole
de
Dieu.
Cette
alternative
se
pose
encore
aujourd’hui
que
ce
soit
pour
l’homme
en
général
ou
pour
le
chrétien
en
particulier.
1. Pourquoi
certains
chrétiens
seront-‐ils
séduits
?
On
peut
donc
se
poser
la
question
:
pourquoi
certains
chrétiens
peuvent-‐ils
être
séduits
?
Ceux
qui
n’ont
pas
l’amour
de
la
vérité
le
seront.
Ces
chrétiens-‐là
préfèrent
entendre
des
prédicateurs
qu’ils
aiment,
et
qui
ne
les
remettent
jamais
en
question,
parce
qu’ils
nourrissent
leur
égo,
leur
chair
ou
leurs
désirs
personnels.
Ils
pensent
pouvoir
être
«
chrétien
»
tout
en
faisant
ce
qu’ils
veulent
et
ce
qui
leur
plaît.
En
somme
ils
veulent
un
Jésus
et
un
Évangile
sans
croix.
Combien
sont
pertinentes
et
prophétiques
les
paroles
de
l’apôtre
Paul
lorsqu’il
dit
:
«
Car
il
viendra
un
temps
où
les
hommes
ne
supporteront
pas
la
saine
doctrine
;
mais,
ayant
la
démangeaison
d’entendre
des
choses
agréables,
ils
se
donneront
une
foule
de
docteurs
selon
leurs
propres
désirs,
détourneront
l’oreille
de
la
vérité
et
se
tourneront
vers
des
fables
»
(2
Timothée
4
:
1-‐5).
C’est
précisément
cet
amour
de
la
vérité
qui
nous
préservera
des
tromperies
de
notre
propre
cœur
mauvais
et
des
ruses
du
diable.
Puissions-‐nous
tous
avoir
cet
amour
de
la
vérité.
La
vérité
est
bonne
en
elle-‐même.
Elle
est
pour
l’âme
ce
que
la
lumière
est
pour
le
corps.
Il
est
naturel
pour
l’homme
d’aimer
la
lumière
et
anormal
de
la
fuir.
Accueillons
donc
la
vérité
avec
amour
afin
de
mieux
la
comprendre,
l’apprécier
et
de
pouvoir
1
bénéficier
de
ses
bienfaits.
Jésus
a
dit
:
«
Vous
connaîtrez
la
vérité,
et
la
vérité
vous
rendra
libre
»
(jean
8
:
32).
2.
Beaucoup
de
chrétiens
manquent
de
réflexion
personnelle.
Une
autre
raison
importante
pour
laquelle
certains
chrétiens
sont
facilement
séduits
est
le
fait
qu’ils
ne
prennent
pas
le
temps
de
réfléchir
eux-‐mêmes.
Trop
d’entre
eux
suivent
aveuglément
un
pasteur
ou
un
mouvement,
sans
contrôler
par
la
Parole,
l’enseignement
qui
leur
est
donné.
Il
est
en
effet
beaucoup
plus
facile
de
laisser
les
autres
penser
à
votre
place
;
car
lorsque
les
choses
iront
de
travers,
vous
pourrez
alors
les
blâmer
et
passer
vous-‐mêmes
pour
des
victimes.
Nombreux
sont
les
chrétiens
qui
malheureusement
ne
sont
plus
des
«
hommes
de
la
Bible
».
Selon
une
enquête
récente,
seulement
environ
15%
de
ceux
qui
vont
à
l’église
lisent
leur
Bible
régulièrement.
C’est
pourquoi,
lorsque
des
leaders
spirituels
leur
prêchent
des
fausses
doctrines,
ils
ne
s’en
rendent
même
pas
compte.
La
Bible
contient
pourtant
de
nombreux
avertissement
concernant
les
faux
docteurs
et
leurs
mauvaises
influences.
L’apôtre
Paul
adresse
cette
sérieuse
recommandation
aux
responsables
de
l’église
d’Éphèse
:
«
Prenez
donc
garde
à
vous-‐même
et
à
tout
le
troupeau
sur
lequel
le
Saint-‐Esprit
vous
a
établis
évêques,
pour
paître
l’Église
du
Seigneur,
qu’Il
s’est
acquise
par
son
propre
sang.
Je
sais
qu’il
s’introduira
parmi
vous,
après
mon
départ,
des
loups
cruels
qui
n’épargneront
pas
le
troupeau,
et
qu’il
s’élèvera
au
milieu
de
vous
des
hommes
qui
enseigneront
des
choses
pernicieuses,
pour
entraîner
les
disciples
après
eux.
Veillez
donc,
vous
souvenant
que,
durant
trois
années,
je
n’ai
cessé
nuit
et
jour
d’exhorter
avec
larmes
chacun
de
vous
»
(Actes
20
:26-‐31).
Cependant,
vous
remarquerez
que
tout
pasteur
attaché
à
la
saine
doctrine
ne
pourra
que
se
réjouir
de
l’attitude
d’un
chrétien
qui
examine
tout
ce
qu’il
entend
à
la
lumière
des
Écritures.
Ce
dernier
révèle
ainsi
sa
maturité
spirituelle,
une
foi
solide
et
personnelle
dans
la
Parole
de
Dieu,
et
que
ses
yeux
ne
sont
pas
fixés
sur
les
hommes
mais
sur
le
Seigneur
Jésus
seulement
(Hébreux
12
:
2).
3. La
Bible
nous
parle
d’une
foi
transmise
«
une
fois
pour
toute
»
«
Bien-‐aimés,
comme
je
désirais
vivement
vous
écrire
au
sujet
de
notre
salut
commun,
je
me
suis
senti
obligé
de
le
faire,
afin
de
vous
exhorter
à
combattre
pour
la
foi
qui
a
été
transmise
aux
saints
une
fois
pour
toutes
»
(Jude
v.
3).
L’expression
«
une
fois
pour
toutes
»,
en
grec
apax,
est
ici
extrêmement
importante,
car
elle
comporte
l’idée
de
quelque
chose
qui
est
«
achevé
»
et
«
complet
».
En
utilisant
ce
mot,
Jude
déclare
sans
aucune
ambiguïté
que
la
Parole
de
Dieu
écrite
n’a
aucun
besoin
d’amélioration,
d’addition,
de
soustraction
ou
de
«
nouvelles
révélations
»
pour
la
compléter,
comme
le
prétendent
beaucoup
de
ces
«
nouveaux
prophètes
»
charismatiques.
En
conséquence,
la
foi
(saine
doctrine)
transmise
«
une
fois
pour
toutes
»
signifie
que
la
Bible
est
la
révélation
«
finale
»
de
Dieu
aux
hommes
et
qu’elle
est
parfaite.
Elle
est
donc
réellement
«
définitive
»
et
«
complète
».
Autrement
dit,
il
n’y
a
donc
plus
rien
à
ajouter
ou
à
retrancher.
Remarquez
les
jugements
sévères
de
Dieu
sur
ceux
qui
ont
«
l’audace
»
de
faire
de
telles
choses
(Apoc.
22
:
18-‐19).
2
En
écrivant
«
une
fois
pour
toutes
»,
l’apôtre
nous
révèle
la
bataille
qui
faisait
rage
concernant
la
réalité
de
la
Parole
de
Dieu.
Les
faux
prophètes
et
faux
docteurs
essayaient,
déjà
à
ce
moment-‐là,
d’ajouter
à
cette
Parole
de
nouvelles
expériences.
Ce
message
proclamé
avec
autorité
pour
les
chrétiens
de
tous
les
temps
était
également
celui
de
Paul
quand
il
dit
:
«
Toute
l’Écriture
est
inspirée
de
Dieu,
et
utile
pour
enseigner,
pour
corriger,
pour
instruire
dans
la
justice,
afin
que
l’homme
de
Dieu
soit
accomplit
et
propre
à
toute
bonne
œuvre
»
(2
Timothée
3
:
16).
4. Une
fois
qu’il
faut
défendre
de
toutes
nos
forces.
Jude
nous
exhorte
encore
à
«
combattre
pour
la
foi
transmise
aux
saints
une
fois
pour
toutes
».
Le
mot
«
combattre
»
en
grec
epagonizomai
vient
du
mot
agonie
et
veut
dire
littéralement
«
lutter
»,
«
souffrir
»,
«
combattre
un
combat
»,
«
faire
des
efforts
inouïs
et
exténuants
».
Ce
même
mot
est
utilisé
en
parlant
de
l’agonie
de
notre
Sauveur
ou
de
lutteurs
et
athlètes
qui
luttent
de
toute
leur
force
pour
remporter
la
victoire.
Ainsi,
lorsque
Jude
utilise
ce
terme
«
combattre
»,
il
ne
veut
pas
seulement
dire
qu’il
faut
garder
la
foi
avec
beaucoup
de
soin
ou
l’estimer
hautement
;
ce
mot
signifie
surtout
qu’il
faut
lutter
de
toutes
nos
forces
pour
en
préserver
la
pureté,
y
travailler
énergiquement,
utiliser
toute
notre
influence
et
notre
énergie
pour
la
défendre
;
si
nécessaire
même
souffrir
jusqu’à
l’agonie
et
mourir
pour
elle.
Jude
veut
nous
avertir
que
ce
ne
sera
pas
une
tâche
aisée,
que
le
combat
sera
difficile,
éprouvant,
exténuant
même,
et
qu’il
rencontrera
beaucoup
d’opposition
de
la
part
de
ceux
qui
cherchent
toujours
à
faire
des
compromis
avec
la
Vérité.
Mais
c’est
justement
dans
ce
«
combat
»
que
le
Seigneur
«
testera
»
le
cœur
de
ses
enfants
qui
révéleront
ainsi
qu’ils
sont
vraiment
attachés
à
Lui
et
à
Sa
Parole.
Ne
l’oublions
pas,
à
toutes
les
époques,
des
hommes
ont
été
tentés
d’adapter
le
message
évangélique
aux
idées
et
aux
goûts
du
jour,
espérant
ainsi
le
rendre
plus
accessible
et
agréable
à
leurs
contemporains.
C’est
pourquoi,
l’épître
de
Jude
garde
toute
son
actualité
dans
l’Église
d’aujourd’hui.
Si
elle
dérange,
ce
sont
ceux
qui
ont
un
esprit
de
compromis
qu’elle
dérange
mais
certainement
pas
ceux
qui
ont
«
l’amour
de
la
vérité
».
De
nos
jours,
une
telle
attitude
de
fermeté
et
de
fidélité
à
l’égard
de
la
Parole
de
Dieu
est
malheureusement
traitée
avec
suspicion,
mépris
et
condamnation
par
de
nombreux
leaders
du
mouvement
charismatique.
Êtes-‐vous
engagé
dans
ce
«
combat
»
pour
la
Vérité
?
5. La
nécessité
d’être
des
chrétiens
de
Bérée.
Dans
le
livre
des
Actes,
nous
lisons
que
les
chrétiens
de
Bérée
possédaient
précisément
cet
«
amour
de
la
vérité
»,
et
c’est
la
raison
pour
laquelle
ils
ont
été
loués
par
Dieu,
parce
qu’ils
«
examinaient
chaque
jour
les
Écritures,
pour
voir
si
ce
qu’on
leur
disait
était
exact
»
(Actes
17
:
11).
Tous
ceux
qui
aujourd’hui
cherchent
à
faire
comme
les
chrétiens
de
Bérée
sont
taxés
d’orgueilleux
et
de
rebelles
par
certains
leaders
charismatiques
actuels.
Quel
contraste
avec
ce
que
disent
les
Écritures
!
Le
meilleur
service
qu’un
pasteur
puisse
3
rendre
à
un
chrétien
n’est-‐il
pas
de
l’encourager
à
vérifier
tout
ce
qu’il
lit
ou
entend
à
la
lumière
de
la
Parole
de
Dieu
!
Le
Saint-‐Esprit,
qui
est
l’auteur
du
livre
des
Actes,
veut
nous
dire
que
les
chrétiens
de
Bérée
sont
bien
un
«
modèle
»
pour
tous
les
chrétiens
de
tous
les
temps.
Aucune
interprétation
biblique
ou
doctrinale
ne
devrait
jamais
être
acceptée
d’une
manière
passive.
Au
contraire,
chaque
enseignement
ou
expérience
devrait
être
examiné
scrupuleusement
par
une
étude
sérieuse
des
Écritures.
«
Ils
(les
chrétiens
de
Bérée)
examinaient
chaque
jour
les
Écritures,
pour
voir
si
ce
qu’on
leur
disait
était
exact
»
(Actes
17
:11).
Dans
ce
passage,
remarquons
que
le
mot
traduit
par
«
examiner
»,
en
grec
anakrino,
veut
d’ailleurs
dire
«
passer
au
crible
et
faire
de
sérieuses
et
exactes
recherches
».
Ce
mot
est
donc
très
important,
puisqu’il
nous
indique
l’attitude
à
avoir
lorsque
nous
écoutons
un
prédicateur.
C’est
exactement
le
contraire
que
nous
entendons
dans
certains
milieux
de
nos
jours,
en
particulier
de
la
part
des
leaders
spirituels
de
la
«
bénédiction
de
Toronto
».
Ces
derniers
exhortent
par
exemple
les
chrétiens
en
disant
:
«
Ne
cherchez
pas
à
comprendre
ni
à
analyser
et
mettez
votre
raisonnement
de
côté
».
Quel
aveuglement,
alors
que
ce
passage
des
Actes
dit
exactement
le
contraire
!
Ceci
n’est
pas
laissé
à
notre
bon
plaisir.
C’est
un
ordre
du
Seigneur
:
chaque
doctrine,
chaque
expérience
devrait
être
examinée
minutieusement
à
la
lumière
de
la
Parole
de
Dieu.
6. Le
véritable
amour
ne
cache
pas
la
vérité.
Les
Écritures
nous
enseignent
clairement
que
montrer
ses
erreurs
à
un
frère
qui
s’égare
est
nécessaire
et
salutaire
:
«
Celui
qui
se
souvient
de
la
correction
prend
le
chemin
de
la
vie,
mais
celui
qui
oublie
la
réprimande
s’égare
»
(Proverbes
10
:
17).
Celui
qui
aime
ne
peut
s’empêcher
de
dire
la
vérité,
mais
celle-‐ci
bien
sûr
doit
être
dite
dans
l’amour.
La
correction
est
un
témoignage
d’amour
et
non
une
marque
d’amour
de
la
part
de
qui
la
donne
;
elle
n’est
pas
non
plus
un
acte
de
jugement,
de
rejet
ou
de
condamnation
comme
le
prétendent
ceux
qui
refusent
la
vérité
parce
qu’elle
les
dérange.
Le
Seigneur
ne
corrige-‐t-‐Il
pas
celui
qu’Il
aime
?
(Hébreux
12
:
6).
Le
véritable
amour
ne
peut
donc
rester
silencieux,
lorsque
intentionnellement
ou
par
ignorance,
le
Peuple
de
Dieu
est
conduit
dans
l’erreur.
L’ignorance
ne
sera
d’ailleurs
pas
une
excuse
devant
Dieu,
car
nous
avons
tous
Sa
Parole
pour
nous
éclairer,
nous
conduire
et
nous
corriger.
L’apôtre
Paul
lui-‐même
a
repris
Pierre
en
public,
parce
que
celui-‐ci
introduisait
l’erreur
au
milieu
des
disciples
(Galates
2
:
11).
Mais
il
l’a
fait
par
amour
pour
Dieu,
pour
la
vérité,
pour
son
frère,
et
aussi
pour
tous
les
chrétiens.
Il
a
également
repris
l’apôtre
Pierre
publiquement
pour
défendre
et
maintenir
la
saine
doctrine
dans
l’Église.
Au
travers
de
ce
récit,
nous
voyons
que
n’importe
quel
serviteur
de
Dieu
peut
se
tromper,
même
le
plus
grand
et
le
plus
renommé.
L’apôtre
Pierre,
lui,
a
bien
réagi
aux
exhortations
de
l’apôtre
Paul
;
il
ne
s’est
pas
offusqué
ou
fâché
en
disant
:
«
tu
viens
de
détruire
toute
mon
autorité
spirituelle
et
mon
ministère,
et
cela
devant
tous
»
;
ou
4
encore,
par
exemple
:
«
qui
es-‐tu
pour
me
juger
et
m’humilier
de
la
sorte
devant
tout
le
monde
?
»
Bien
au
contraire,
il
n’a
pas
pensé
à
sa
propre
réputation,
comme
l’auraient
fait
beaucoup
de
serviteurs
de
Dieu
de
nos
jours.
Il
a
humblement
reconnu
son
erreur
et
a
accepté
d’être
repris,
afin
de
pouvoir
poursuivre
son
ministère
avec
l’approbation
divine.
Quel
bel
exemple
d’humilité
et
de
courage
!
7. L’urgence
de
prêcher
tout
le
conseil
de
Dieu.
Beaucoup
de
chrétiens
et
de
serviteurs
de
Dieu
sont
très
critiques
à
l’égard
de
ceux
qui
dénoncent
les
fausses
doctrines
dans
l’Église.
Ils
disent
que
la
responsabilité
d’un
prédicateur
est
seulement
de
prêcher
l’Évangile
et
qu’il
ne
doit
pas
juger
les
autres.
C’est
le
Saint-‐Esprit
qui
le
fera,
disent-‐ils.
Si
cela
était
vrai,
les
fausses
doctrines
n’auraient
pas
proliféré
tout
au
travers
des
siècles.
Les
sectes
ne
se
seraient
pas
non
plus
multipliées
si
facilement
et
elles
n’auraient
pas
séduits
une
telle
multitude
de
gens
en
les
égarant
loin
de
la
vérité.
Cette
manière
de
prêcher
uniquement
l’Évangile
sans
dénoncer
les
fausses
doctrines,
c’est
faillir
à
la
mission
que
Dieu
nous
a
assignée
d’annoncer
«
tout
le
conseil
de
Dieu
».
L’apôtre
Paul
avait
une
toute
autre
conception
du
ministère
lorsqu’il
a
dit
aux
anciens
d’Éphèse
:
«
Et
maintenant
voici,
je
sais
que
vous
ne
verrez
plus
mon
visage,
vous
tous
au
milieu
desquels
j’ai
passé
en
prêchant
le
royaume
de
Dieu.
C’est
pourquoi,
je
vous
déclare
aujourd’hui
que
je
suis
pur
du
sang
de
vous
tous,
car
je
vous
ai
annoncé
tout
le
conseil
de
Dieu,
sans
en
rien
cacher
»
(Actes
20
:
25-‐27).
Certains
pasteurs
limitent
leur
prédication
au
seul
message
du
salut
sans
considérer
les
autres
vérités
importantes
de
la
Parole.
En
résumé,
on
enfante
des
âmes
pour
le
royaume
de
Dieu,
mais
on
ne
veut
pas
les
enseigner,
ni
les
protéger
du
danger
comme
le
feraient
des
parents
à
l’égard
de
leurs
enfants.
Quels
seraient
les
parents
qui
donneraient
naissance
à
des
enfants,
et
refuseraient
ensuite
de
la
nourrir,
les
habiller,
les
instruire
et
les
protéger
des
dangers
de
la
vie,
sous
prétexte
qu’ils
les
ont
remis
entre
les
mains
de
Dieu
?
Cependant,
c’est
bien
là
ce
que
font
beaucoup
de
pasteurs
avec
ceux
qui
leur
sont
confiés.
Ils
évitent
la
controverse
et
ont
peur
de
discipliner
certains
de
leurs
membres
par
crainte
de
les
perdre.
S’il
y
a
un
temps
pour
l’histoire
de
l’Église,
où
les
avertissements
concernant
les
fausses
doctrines
devraient
être
entendus,
c’est
bien
maintenant.
Nous
sommes
dans
les
derniers
temps
où
les
faux
prophètes
et
faux
docteurs
vont
proliférer
de
plus
en
plus
dans
de
nombreuses
églises,
et
cela
à
une
vitesse
alarmante.
Pratiquement,
tous
les
auteurs
des
épîtres
du
Nouveau
Testament
nous
avertissent
et
nous
mettent
en
garde
contre
les
séductions
qui
s’infiltreront
toujours
plus
subtilement
au
milieu
de
nous.
Comme
un
berger
défend
son
troupeau
contre
les
loups
cruels
et
ravisseurs,
le
pasteur
doit
de
même
défendre
la
saine
doctrine
pour
protéger
la
vie
spirituelle
de
son
église.
8. Ce
sont
les
fausses
doctrines
qui
divisent.
L’apôtre
Paul
est
catégorique
à
ce
sujet
lorsqu’il
dit
;
«
Je
vous
exhorte,
frères,
à
prendre
garde
à
ceux
qui
causent
des
divisions
et
des
scandales,
au
préjudice
de
l’enseignement
que
vous
avez
reçu.
Éloignez-‐vous
d’eux.
Car
de
tels
hommes
ne
servent
point
Christ
5
notre
Seigneur,
mais
leur
propre
ventre
;
et
par
des
paroles
douces
et
flatteuses,
ils
séduisent
les
cœurs
des
simples
»
(Romains
16
:
17-‐18).
Paul
nous
avertit
de
prendre
garde
à
ceux
qui
causent
des
divisions
en
introduisant
des
fausses
doctrines.
Ce
ne
sont
pas
ceux
qui
défendent
la
vérité
qui
causent
des
divisions,
mais
plutôt
ceux
qui
introduisent
l’erreur.
Ce
sont
eux
qui
doivent
porter
la
responsabilité
de
diviser
le
corps
de
Christ,
et
non
ceux
qui
s’éloignent
d’eux
à
cause
de
leurs
fausses
doctrines.
Il
y
a
bien
d’autres
textes
bibliques
qui
nous
exhortent
à
rester
fidèle
à
la
saine
doctrine.
Paul,
s’adressant
à
Timothée,
déjà
tout
au
début
de
sa
première
épitre,
lui
écrit
:
«
Je
te
rappelle
l’exhortation
que
je
te
fis,
à
mon
départ
pour
la
Macédoine,
lorsque
je
t’engageai
à
rester
à
Éphèse,
afin
de
recommander
à
certaines
personnes
de
ne
pas
enseigner
d’autres
doctrines…
»
(1
Timothée
1
:
3).
Et
à
Tite,
il
l’exhorte
en
disant
:
«
Pour
toi,
dis
les
choses
qui
sont
conformes
à
la
saine
doctrine
»
(Tite
2
:
1).
On
veut
nous
faire
croire
aujourd’hui,
dans
beaucoup
d’églises,
qu’il
ne
faut
plus
parler
de
doctrine,
que
c’est
elle
qui
divise
les
chrétiens.
En
réalité,
ce
n’est
pas
la
«
saine
doctrine
»
qui
divise
les
chrétiens,
mais
bien
les
«
fausses
»
doctrines.
9. La
vérité
vient
avant
l’unité.
Il
y
a
de
nos
jours
une
tendance
très
forte
chez
certains
pasteurs
et
chrétiens
à
rechercher
l’unité
à
tout
prix.
Cela
semble
être
une
bonne
chose
au
premier
abord,
mais
le
grave
problème
est
celui-‐ci
:
l’unité
est
considérée
comme
étant
plus
importante
que
la
vérité.
Au
contraire,
la
vérité
est
plus
importante
que
l’unité.
Si
vous
mettez
la
vérité
et
l’unité
sur
une
balance,
la
vérité
aura
plus
de
poids.
Jésus
n’a
jamais
dit
qu’il
était
l’unité,
mais
il
a
bien
affirmé
qu’il
était
la
vérité.
Des
chrétiens
qui
marchent
dans
la
vérité
biblique
seront
automatiquement
unis
par
elle,
car
c’est
à
cette
condition
qu’on
expérimente
la
véritable
unité.
Marcher
dans
l’unité
aux
dépens
de
la
Vérité
est
une
séduction
diabolique.
La
vérité
divise
ou
unit
:
tout
dépend
de
votre
attitude
à
son
égard.
Les
pharisiens
étaient
souvent
offensés
par
l’enseignement
de
Jésus,
mais
ce
n’est
pas
pour
autant
qu’il
a
changé
ses
paroles
ou
ses
actions
pour
s’unir
à
eux.
Il
a
persévéré
dans
la
vérité
;
La
voix
de
la
majorité
n’est
pas
un
critère
de
vérité
et
l’opinion
publique
non
plus.
L’Esprit
de
Vérité
n’induit
jamais
quelqu’un
en
erreur.
La
Bible
dit
que
le
Père
doit
être
adoré
en
esprit
et
en
vérité.
Jésus
n’a
jamais
usé
de
diplomatie
dans
ses
enseignements.
S’il
l’avait
fait,
il
n’aurait
jamais
été
crucifié.
Il
a
toujours
dit
la
vérité
concernant
les
gens
et
leurs
situations.
Jésus
a
aussi
averti
ses
disciples
de
se
méfier
du
levain
(mauvais
enseignement)
des
pharisiens
(Mat.
16
:
11-‐12).
Paul
nous
rappelle
les
conséquences
tragiques
des
fausses
doctrines
en
disant
qu’un
peu
de
levain
fait
lever
toute
la
pâte
(Galates
5
:
2).
Avoir
de
la
diplomatie
n’est
pas
toujours
synonyme
de
marcher
dans
la
vérité.
La
diplomatie
peut
débloquer
une
situation,
mais
en
définitive,
elle
ne
change
rien
ou
peu
de
choses.
En
ce
cas,
elle
est
plutôt
une
forme
de
flatterie.
6
Écoutons
les
exhortations
pertinentes
du
pasteur
Adrian
Rodgers
des
U.S.A.
déclarant
à
l’occasion
d’un
congrès
au
sujet
des
émissions
chrétiennes
faites
à
la
radio
:
«
Il
est
préférable
d’être
divisé
à
cause
de
la
vérité,
que
d’être
uni
dans
l’erreur.
Il
est
préférable
de
dire
la
vérité
qui
blesse
et
qui
guérit,
que
le
mensonge
qui
réconforte
et
qui
tue.
Laissez-‐moi
vous
dire
une
chose,
ce
n’est
pas
de
l’amour
ni
de
l’amitié,
si
nous
n’annonçons
pas
tout
le
conseil
de
Dieu.
Il
est
préférable
d’être
haï
pour
avoir
dit
la
vérité
que
d’être
aimé
pour
avoir
dit
un
mensonge.
Il
est
impossible
de
trouver
quelqu’un
dans
la
Bible
qui
ait
été
un
témoin
puissant
de
Dieu
sans
qu’il
ait
eu
des
ennemis
et
qu’il
n’ait
été
haï.
Il
est
préférable
de
demeurer
ferme
et
seul
dans
la
vérité
que
d’être
dans
l’erreur
avec
la
multitude.
Il
est
finalement
préférable
de
triompher
grâce
à
la
vérité
plutôt
que
d’avoir
temporairement
du
succès
avec
un
mensonge
».
Le
prédicateur
Charles
Spurgeon
disait
aussi
:
«
La
prière
pour
l’unité
de
notre
Seigneur
Jésus-‐Christ
(Jean
17
:
21),
si
souvent
mentionnée
à
tort,
doit
être
lue
dans
tout
son
contexte.
Seulement
ceux
qui
ont
été
«
sanctifiés
par
la
Parole
»
(Jean
17
:
17)
peuvent
être
un
en
Christ.
Enseigner
autrement,
c’est
trahir
l’Évangile.
»
Le
pasteur
Vance
Havner
donnait
cet
avertissement
il
y
a
quelques
années
:
«
Attention
à
l’esprit
de
compromis
!
Les
églises
de
Pergame
et
Thyatire
le
possédaient
déjà
et
les
conséquences
tragiques
furent
que
Balaam
et
Jézabel
(Apoc.
2)
profitèrent
de
cette
fausse
tolérance
pour
corrompre
la
vie
de
l’Église.
Parfois
nous
confondons
le
compromis
avec
l’amour
et
approuvons
ce
qui
devrait
être
rejeté
».
10. Conclusion.
En
conclusion,
la
Parole
de
Dieu
nous
exhorte
instamment
à
ne
plus
rester
des
«
enfants
»
qui
acceptent,
sans
aucun
contrôle,
tout
ce
qu’ils
entendent,
lisent
ou
voient,
mais
à
devenir
des
chrétiens
«
adultes
»
qui
seront
à
même
de
tout
examiner
à
la
lumière
des
Écritures.
«
Or,
quiconque
en
est
au
lait,
n’a
pas
l’expérience
de
la
parole
de
justice,
car
il
est
un
enfant.
Mais
la
nourriture
solide
est
pour
les
hommes
faits,
pour
ceux
dont
le
jugement
est
exercé
par
l’usage
pour
discerner
ce
qui
est
bien
et
ce
qui
est
mal.
»
(Hébreux
5
:
13-‐14).
Être
séduit
par
les
autres
est
certes
une
grande
tragédie,
mais
savez-‐vous
qu’il
est
malheureusement
aussi
possible
de
se
séduire
soi-‐même,
sans
s’en
rendre
compte
?
Comment
?
En
écoutant
la
Parole
sans
être
décidé
à
lui
obéir
ou
à
être
bousculé
par
elle.
Car
la
véritable
obéissance
devant
Dieu,
c’est
d’accepter
que
la
Parole
de
Dieu
remette
constamment
en
question
nos
pensées,
nos
raisonnements,
nos
paroles,
nos
doctrines
et
nos
expériences.
C’est
l’apôtre
Jacques
qui
nous
adresse
cette
importante
exhortation
en
disant
:
«
Mettez
en
pratique
la
parole,
et
ne
vous
bornez
pas
à
l’écouter,
en
vous
trompant
vous-‐mêmes
par
de
faux
raisonnements
»
(Jaques
1
:
22).
L’apôtre
Paul
mentionne
même
la
prédication
de
la
saine
doctrine
comme
«
qualification
»
pour
tout
pasteur
et
serviteur
de
Dieu.
L’ancien
doit
être
:
«
attaché
à
la
vraie
parole
telle
qu’elle
a
été
enseignée,
afin
d’être
capable
d’exhorter
selon
la
saine
doctrine
et
de
réfuter
les
contradicteurs
»
(Tite
1
:
9).
Pour
l’apôtre
Paul,
il
était
de
la
plus
haute
importance,
que
non
seulement
les
jeunes
serviteurs
de
Dieu
soient
capables
de
prêcher
la
saine
doctrine,
mais
qu’ils
soient
7
aussi
capables
de
réfuter
les
contradicteurs.
Ils
devaient
donc
dénoncer
toute
fausse
doctrine
pour
être
en
mesure
d’en
prouver
les
erreurs.
Combien
il
est
important,
pour
nous
chrétiens
des
derniers
temps,
d’avoir
sans
cesse
cet
«
amour
de
la
vérité
»
qui
nous
rendra
toujours
obéissants
et
décidés
à
annoncer
tout
le
conseil
de
Dieu.
Ne
craignons
pas
les
combats
et
les
oppositions,
car
il
n’y
a
pas
de
puissance
contre
la
vérité
mais
pour
la
vérité
(2
Cor.
13
:
8).
Que
la
fidélité
et
la
détermination
de
Paul
soient
aussi
notre
motivation
profonde,
lorsqu’il
dit
:
«
J’ai
combattu
le
bon
combat,
j’ai
achevé
la
course,
j’ai
gardé
la
foi.
Désormais
la
couronne
de
justice
m’est
réservée
;
le
Seigneur,
le
juste
juge
me
la
donnera
dans
ce
jour-‐là,
et
non
seulement
à
moi,
mais
encore
à
tous
ceux
qui
auront
aimé
son
avènement
»
(2
Tim.
2
:
7-‐
8).
Puisse
la
prière
de
Jésus
à
son
Père
pur
ses
disciples
:
«
Sanctifie-‐les
par
ta
vérité
;
ta
parole
est
la
vérité
»
(Jean
17
:
17),
se
réaliser
aussi
pleinement
dans
chacune
de
nos
vies.
Que
«
l’amour
de
la
vérité
»
soit
ainsi
constamment
renouvelé
en
nous
et
cela
jusqu’à
son
glorieux
retour
!
Revêtons-‐nous
donc
de
toutes
les
armes
de
Dieu
afin
de
pouvoir
tenir
ferme
contre
les
ruses
du
diable
et
de
résister
dans
le
mauvais
jour.
N’oublions
pas
que
la
première
pièce
de
l’armure,
mentionnée
par
Paul
dans
Éphésiens
6,
est
précisément
la
vérité.
«
Tenez
donc
ferme
:
ayez
la
vérité
pour
ceinture…
»
(Éphésiens
6
:
14).
Toute
l’efficacité
des
autres
armes
mentionnées
dans
ce
chapitre
dépendra
essentiellement
de
notre
fidélité
à
celle-‐ci.
Madeleine
VAYSSE.
8