M 570.864 Ecologie
M 570.864 Ecologie
Présenté par :
GHERAIRIA Ibtissem
ZARDOUDI Fadia
Fadia
Liste de matière
Liste de matière
Introduction…………………………………………………………………………………01
Chapitre1 : Généralité sur le blé dur
1. Description générale de la plante………………………………………………………….04
2. Classification du blé dur…………………………………………………………..……….04
3. Origine génétique du blé dur………………………………………………………………05
4. Biologie du blé dur………………………………………………………………………...05
4.1. Caractères morphologiques ……………………………………………………………..05
4.1.1. Le grain………………………………………………………………………………...05
4.1.2. L'appareil végétatif…………………………………………………………………….06
4.1.3. L'appareil reproducteur………………………………………………………………..06
4.2. Le cycle biologique du blé……………………………………………..……………….06
4.2.1. Période végétative……………………………………………………………..……... 07
4.2.2. Période reproductrice………………………………………………………………….07
4.2.3- Période de maturité…………………………………………………………………....07
5. Les exigences du blé……………………………………………………………………..08
5.1. Exigences pédoclimatiques…...........................................................................................08
5.1.1. La température………………………………………………………………………..08
5.1.2. L'eau……………………………………………………………………………….…09
5.1.3. La lumière……………………………………………………………………………..09
5.1.4. Le sol…………………………………………………………………………………..09
5.2. Les exigences culturales ………………………………………………………………...09
5.2.1. Préparation du sol ……………………………………………………………………..09
5.2.2. Semis…………………………………………………………………………..............09
5.2.3. Fertilisation……………………………………………………………………………10
6. Les principaux ravageurs et les maladies de blé dur ……………………………………..10
Chapitre 2 : Généralités sur la fertilisation
1. Définition de la fertilisation………………………………………………………….…..13
2. Les lois générales de la fertilisation …………………………………………………….13
2.1. Loi des restitutions au sol ……………………………………………………………….13
2.2. Loi des accroissements moins que proportionnels ……………………………………...13
2.3. Loi d'interaction ………………………………………………………………………....14
3. Nutrition des plantes………………………………………………………………………14
Liste de matière
2. 1. Caractéristiques climatiques………………………………………................................24
2. Matériel végétale………………………………………….……………………………....24
1er : première
2éme: deuxième
% : pourcentage
mm : millimètre
C : concentration
C° : dégrée Celsius
Chla : Chlorophylle a
Chb : Chlorophylleb
cm : centimètre
EC : Concentré émulsionnable
ex : exemple
Fig. : Figure
G: Gramme
h : heure
ha : hectare
j : jours
K : Potassium
Kg : Kilogramme
Km : Kilomètre
m : mètre
m2 : mètre carré
Max : Maximal
mg : milligramme
Mg : Magnésium
Mini : minimale
ml : millilitre
mm : millimètre
Moy :Moyen
n°:numéro
N : Azote
NE : Nutrient Expert
P : Phosphore
PH : Potentiel d’hydrogène
Qx :Quintaux
SC : Suspension concentrée
T : Traitement
T0 : Témoin
Liste des abréviations
WB : Walkley Black
WG :watter Génération
Liste des figures
Introduction
Les céréales sont des espèces généralement cultivées pour leur grain, dont l'albumen amylacé
réduit en farine est consommable par l'homme ou par les animaux domestiques. La plupart
des céréales appartiennent à la famille des Graminées (ou Poacées), ce sont : le blé, l'orge,
l'avoine, le seigle, le maïs, le riz, le millet, le sorgho. Les unes appartiennent à la sous-famille
des Festucoïdées : blé, orge, avoine et seigle, les autres à la sous-famille des Panicoïdées :
maïs, riz, sorgho et millet (Anonyme, 1971).
Les céréales occupent à l’échelle mondiale une place primordiale dans le système agricole.
Elles sont considérées comme une principale source de la nutrition humaine et animale, leur
production arrive jusqu’à 2001.5Mt (Mouellef, 2010). Elles ont revêtu une grande
importance économique parce qu'elles apportent sous un petit volume, une matière première
très riche en calories, facilement transportable et conservable, elles constituent un aliment
concentré (Anonyme, 1971).
Le blé fait partie des trois grandes céréales avec le maïs et le riz. C’est la troisième espèce
par importance de la récolte mondiale et la plus consommée par l’homme. On distingue deux
espèces de blé: le blé tendre et le blé dur. Ces deux espèces, se différencient par la friabilité
de l'amande (Nedjeh, 2015).
En Algérie la céréaliculture constitue la principale activité, notamment dans les zones arides
et semi-arides. Les terres annuellement emblavées représentent 3,6 millions d’hectares. Le
blé dur est une ancienne culture dont l’origine remonte à la venue des arabes.
La superficie occupée par le blé dur est en moyenne de1.3 millions d’hectares durant la
période 2000-2010.
L’importance des superficies occupée par cette espèce comparativement à la superficie
occupée par l’orge est influencée par le prix à la production garanti par l’état. Ces prix sont
de 4500, 3500 et 2500 DA respectivement pour le blé dur, le blé tendre et l’orge. La présence
du gluten qui donne aux pâtes alimentaires une meilleure tenue à la cuisson (Ouanzar, 2012)
La fertilisation est indispensable pour améliorer les rendements. Elle doit être correctement
évaluée pour se situer à l'optimum économique. Il existe en effet, si l'on observe l'évolution
du rendement en fonction de la dose d'élément fertilisant apportée, un seuil technique au-delà
du quel le rendement diminue par effet de toxicité (sur dose) et un seuil économique,
inférieur au précédent, au-delà du quel le gain supplémentaire ne couvre plus le coût
additionnel. Bien entendu ce seuil est délicat à évaluer car le rendement dépend d'autres
1
Introduction
facteurs moins bien maîtrisés, notamment en culture de plein champ, comme la pluviométrie
(FAO, 2005).
L’objectif de la présente étude est la mise en évidence de l’effet de la fertilisation NPK sur
l’amélioration de la production de la culture de blé dur (Triticum durum Desf) variété vitron
dans la région de guelma durant la compagne agricole 2017-2018.
2
Chapitre1
Généralités sur le blé dur
Chapitre 1 Généralités sur le blé dur
4
Chapitre 1 Généralités sur le blé dur
5
Chapitre 1 Généralités sur le blé dur
6
Chapitre 1 Généralités sur le blé dur
7
Chapitre1 Généralités sur le blé dur
Maturité laiteuse
Ce stade est caractérisé par la migration des substances de réserve vers le
grain et la formation des enveloppes. Le grain est de couleur vert clair, d'un contenu
laiteux et atteint sa dimension définitive (Beeba, 2011).
Maturité pâteuse
Durant cette phase, les réserves migrent depuis les parties vertes jusqu'aux grains. La teneur
en amidon augmente et le taux d'humidité diminue. Quand le blé est mûr le végétal est sec et
les graines des épis sont chargées de réserves (Soltner, 1988).
Maturité complète
Après le stade pâteux, le grain mûrit, se déshydrate. il prend une couleur jaune
durcit et devient brillant. Ce stade est sensible aux conditions climatiques et aux
conditions de récolte (Soltner, 1988 cité par Beeba, 2011).
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Chapitre1 Généralités sur le blé dur
5.1.2. L'eau
Jusqu'à la fin du tallage les besoins en eau sont relativement faibles. De plus, l'humidité
excessive du sol est néfaste à l'installation du système radiculaire en profondeur.
Par contre, au cours de la phase de montaison et jusqu'à la floraison les besoins en eau de la
culture sont considérables et peuvent s'évaluer à 180mm (entre Mars et Mai). Après la
floraison, le blé devient très résistant à la sécheresse (comme aux fortes températures)
(Grignac, 1965 cité par Ben kaddour, 2014).
5.1.3. La lumière
La lumière est le facteur qui agit directement sur le bon fonctionnement de la photosynthèse
et le comportement du blé. En effet, un bon tallage est garanti, si le blé est placé dans les
conditions optimales d'éclairement (Soltner, 1990).Une certaine durée du jour
(photopériodisme) est nécessaire pour la floraison et le développement des plantes (Nedjeh,
2015).
5.1.4. Le sol
Le blé dur apprécie les sols limoneux, argileux calcaires ou les sols argileux-siliceux
profonds, il a besoin d’un sol sain, se ressuyant bien en hiver et à bon pouvoir absorbant. En
terre peu profond, il y a risque de sécheresse en période critique (phase de palier hydrique)
(Beeba, 2011).
5.2. Les exigences culturales
5.2.1. Préparation du sol
Le blé nécessite un sol bien préparé et ameubli sur une profondeur de 12 à 15 cm
pour les terres patentes (limoneuse en générale) ou 20 à 25 cm pour les autres terres.
Le sol doit être légèrement motteux et suffisamment tassé en profondeur, une
structure fine en surface pour permettre un semis régulier et peu profond.
(Anonyme, 1993 cité par Beeba, 2011).
5.2.2. Semis
La date de semis un facteur limitant vis-à-vis rendement, c’est pourquoi la date
propre à chaque région doit être respectée sérieusement pour éviter les méfaits
climatiques, en Algérie il peut commencer dès la fin d’octobre avec un écartement
entre les lignes de 15 à 25 cm et une profondeur de semis de 2,5 à 3 cm.
La dose de semis dans les régions saharienne varie entre 200 à 225 Kg/ha en fonction des
paramètres climatiques, la grosseur des grains, la faculté germinative et la fertilité du sol
(Beeba, 2011).
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Chapitre1 Généralités sur le blé dur
5.2.3. Fertilisation
Les cultures annuelles telles que les blés craignent la carence en phosphore (P) et en
Potassium (K) quand elles sont jeunes car leurs racines n’exploitent qu’une faible partie du
sol. L’engrais doit donc être apporté en début de cycle et au plus près des jeunes racines
(Nedjeh, 2015).
6. Les principaux ravageurs et les maladies de blé dur :
Les principaux ravageurs de blé dur sont résumés dans les Tableaux (2 et 3) (Soltner, 1990).
10
Chapitre1 Généralités sur le blé dur
11
Chapitre2
Généralités sur la fertilisation
Chapitre 2 Généralités sur la fertilisation
1. Définition de la fertilisation
La fertilisation est le processus consistant à apporter à un milieu de culture, tel que le sol, les
éléments minéraux nécessaires au développement de la plante. Ces éléments peuvent être de
deux types, les engrais et les amendements. La fertilisation est pratiquée soit en agriculture,
en jardinage et également en sylviculture [3].
La fertilisation doit tenir compte :
Du rythme d’absorption des éléments : durant le cycle de culture par exemple :
- Le phosphore est important dans la formation des grains.
- L’azote est l’élément essentiel de la croissance
-Le potassium améliore la qualité de floraison et de fructification.
De la capacité d’échange du sol :
Si le sol retient énergétiquement les ions grâce à un bon pouvoir absorbant, il est possible
d’envisager la mise en réserve des éléments nutritifs. Dans le cas contraire, l’apport
d’éléments minéraux doit être fractionné le plus possible en fonction des besoins de la plante.
De la dynamique des éléments nutritifs :
Les éléments bien retenus (phosphore et potassium) par le complexe argilo-humique peuvent
être stockées dans le sol, en revanche, l’azote nécessite un apport régulier du fait que l’ion
nitrateNO3- n’est pas retenu par le complexe.
2. Les lois générales de la fertilisation :
La fertilisation a pour but essentiel d'entretenir la fertilité du sol pour satisfaire les besoins
des cultures. Les principes actuels de la fertilisation découlent de trois lois fondamentales :
2.1. Loi des restitutions au sol :
Les exportations des éléments minéraux doivent être compensées par des restitutions pour
éviter l’épuisement des sols. Cette règle est insuffisante pour trois raisons :
•De nombreux sols souffrent d’une pauvreté naturelle en un ou plusieurs éléments nutritifs et
exigent d’être enrichis pour répondre à la définition de sol cultivé.
• Le sol est exposé à des pertes d’éléments fertilisants par lessivage vers la nappe souterraine
ou par ruissellement et érosion vers les eaux de surface.
•Les plantes ont des besoins intenses en éléments nutritifs appelés « besoins instantanés » au
cours de certaines périodes de leur cycle végétatif durant lesquelles les réserves mobilisables
du sol peuvent être insuffisantes (Unifa, 2005).
2.2. Loi des accroissements moins que proportionnels :
Quand on apporte au sol des doses croissantes d’un élément fertilisant, les rendements ne
croissent pas proportionnellement. Cette loi se traduit par une courbe dont le sommet
13
Chapitre 2 Généralités sur la fertilisation
représente le rendement maximum possible. Le rendement optimum est atteint quand le gain
de rendement couvre la dépense supplémentaire en engrais (Unifa, 2005).
2.3. Loi d'interaction :
L’importance du rendement d’une récolte est déterminée par l’élément qui se trouve en plus
faible quantité par rapport aux besoins de la culture. L’analyse de terre permet généralement
de découvrir le facteur limitant.
Cette loi d’interaction met en évidence l’interdépendance entre les différents éléments
fertilisants et la nécessité d’atteindre une richesse suffisante du sol en tous éléments pour que
le rendement optimum soit atteint. L’interaction est dite positive lorsque l’effet exercé par
un ensemble de deux facteurs est supérieur à la somme des effets de ces facteurs agissant
séparément. Ainsi, la satisfaction des besoins en potassium assure une plus grande efficacité
des apports d’azote. L’interaction entre le phosphore et l’azote est également positive (Unifa,
2005).
3. Nutrition des plantes
3.1. Les besoins des plantes :
Comme tous les êtres vivants, les plantes ont besoin de nourriture pour croître, se
développer et se reproduire. L’homme et les animaux ne vivent que d’aliments sous
forme organique, c’est-à-dire dérivés de plantes ou d’animaux. Les plantes, au
contraire, peuvent constituer des tissus organiques directement à partir d’éléments
minéraux. Pour se développer, les plantes utilisent de l'eau et des substances minérales à
partir du sol, de la lumière (énergie solaire), du carbone (sous forme de Co2) et l'oxygène de
l’air. Et ces éléments se divisent en :
3.1.1 Les éléments majeurs :
Parmi les éléments minéraux essentiels, six (6) sont nécessaires en grande quantité, ce sont
les éléments majeurs: l'azote (N), le phosphore (P), le potassium (K), le soufre(S), le
calcium(Ca) et le magnésium (Mg). Les trois premiers, N, P et K, sont les éléments minéraux
dont la plante a besoin en plus grandes quantités, c’est pourquoi ces3 éléments sont intégrés
dans la composition de la majorité des engrais chimiques.
3.1.2. Les oligo-éléments :
Des éléments mineurs, dits oligo-éléments, sont également nécessaires en quantité
moindre : le fer, le zinc, le cuivre, le bore, le manganèse, le silicium, le molybdène, le
sodium, le cobalt et le chlore.
14
Chapitre 2 Généralités sur la fertilisation
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Chapitre 2 Généralités sur la fertilisation
de leurs premiers stades de développement, sont extrêmement réduits. C’est ainsi qu’un blé
d’hiver, du semis jusqu’à la fin du tallage, ne puise que tout au plus 1 g de P/m2 dont 1/10
était déjà contenu dans le grain semé. Puis la marche des prélèvements s’accélère rapidement
et passe au rythme de 400 g/ha/jour de P soit près de 1 KgP2O5/ha/jour pendant les périodes
de montaison et d’épiaison (Gervy, 1970).
L’absorption des éléments nutritifs par les cultures varie selon le stade végétatif. Les céréales
à croissance rapide absorbent l’azote et le potassium au rythme journalier de 5 Kg/ha et le
phosphore en quantité dix fois plus faibles (Buckman, 1990).
6.2.4. Les formes du phosphore dans le sol
Phosphore insoluble :
Les précipitations de phosphates de fer et d’alumine que l’on rendait autrefois responsable
d’importantes pertes de phosphore dans les sols, n’interviennent en fait qu’à des pH très bas,
inférieure à 4,5. Pourtant la précipitation des sels de fer et d’alumine reste possible jusqu’à
des pH faiblement acide mais elle se fait en partie avec l’anion OH-, à l’état d’hydrate et
totalement sous cette forme quand le pH est alcalin (Gervy, 1970).
Les formes dite «insoluble» ne font néanmoins pas partie des réserves inassimilables de
phosphore existant dans le sol. Des modifications de pH, l’action de la matière organique,
l’activité microbienne, la possibilité d’utilisation directe des phosphates minéraux par
plusieurs espèces végétales font que ces formes de phosphore exercent un rôle non
négligeable dans la nutrition des plantes (Gervy, 1970 cité par Zekkour, 2007).
Phosphore soluble :
L’absorption du phosphore par la plante se fait sous la forme du phosphore soluble dans la
solution du sol, sa concentration est très faible est presque constante du fait des échanges
continuels avec le phosphore adsorbé (Diehl, 1975).
Nous notons aussi que l’absorption de l’acide phosphorique par les végétaux dépend toujours
de la forme d’ion dominant dans la solution du sol et cette dominance dépend du pH. Certains
végétaux sont susceptibles, grâce à leurs excrétions racinaires d’utiliser les formes insolubles
de P2O5 (Duthil, 1973).
Phosphore facilement échangeable :
Elle est constituée par l'ensemble des ions adsorbés sur les argiles du sol, elle participe
aux échanges constants sol ⇔solution et constitue l'essentiel du pool alimentaire, c'est la
forme la plus intéressante elle représente une assez faible part du phosphore total = 15 à 30%
(Gachon, 1969). Cette fixation par les argiles peut être faite, soit directement sur la surface
des argiles, ou soit par l'intermédiaire d'un cation (Zekkour, 2007).
18
Chapitre 2 Généralités sur la fertilisation
19
Chapitre 2 Généralités sur la fertilisation
dans le cas contraire, on utilise une fumure de correction pour augmenter le niveau de réserve
(Nouari, 2006).
6.3.4. Les engrais potassiques
Les engrais potassiques proviennent essentiellement de l’exploitation minière de dépôts
de sels de potassium. Dans la pratique, on utilise presque exclusivement le chlorure de
potassium (KCl) et le sulfate de potassium (K2SO4), ce dernier ayant l’avantage de
contenir également du soufre (FAO, 2005).
6.3.5. Le potassium et la plante :
Le potassium est toujours abondant dans la matière sèche des végétaux. Très mobile dans la
plante, il y joue un rôle multiple :
• il intervient dans l'équilibre acido-basique des cellules et régularise les échanges
intracellulaires.
• il réduit la transpiration des plantes, augmentant la résistance à la sécheresse.
• il active la photosynthèse et favorise la formation des glucides dans la feuille.
• il participe à la formation des protéines, et favorise leur migration vers les organes de
réserve (tubercules et fruits).
• il contribue à renforcer les parois cellulaires, offrant aux plantes une meilleure résistance à
la verse et à l'agression des maladies ou parasites (Unifa, 2005).
6.3.6. Les différentes formes de potassium :
Le potassium n’est présent dans le sol que sous forme minérale. En effet, le potassium de
résidus végétaux est presque exclusivement du K+, libéré dans le sol dès la mort des cellules
le potassium se trouve ainsi dans le sol sous quatre formes différentes (Christian et al.,
2005).
Intégré à la constitution des minéraux primaires des roches mères. Cette forme est très
lentement libérée au cours des processus d’altération.
Inclus entre les feuillets des argiles. Cette forme non échangeable ne peut être libérée que
lorsque le sol s’appauvrit fortement en potassium et à l’occasion d’alternances
d’humectations et de dessiccations.
Adsorbé par les charges négatives de la capacité d’échange cationique du sol.
En solution dans l’eau de sol.
Cycle du potassium dans le sol :
Le cycle du potassium est surtout un cycle minéral et les végétaux interviennent de
façon considérable au niveau de l’altération des minéraux. Une autre intervention importante
20
Chapitre 2 Généralités sur la fertilisation
21
Chapitre3
Matériels et Méthodes
Chapitre 3 Matériels et Méthodes
23
Chapitre 3 Matériels et Méthodes
1. 2. Caractéristiques climatiques :
La pluviométrie de la zone d’étude durant la période Décembre 2017-Avril 2018 est
présentée dans le tableau 4.
Mois Pluviométrie
Décembre 65mm
Janvier 36mm
Février 48mm
Mars 84mm
Avril 42mm
2. Matériel végétal
Notre étude a été portée sur 1 seule variété de blé dur (Triticum durum Desf) vitron fourni par
(ITGC) de Guelma Figure 4, la semence utilisée pour l’essai est une récolte de la compagne
2016-2017. Les tableaux 5 et 6 exposent les principales caractéristiques de la variété de blé
expérimentée.
24
Chapitre 3 Matériels et Méthodes
L’épi compact, blanc Alternativité : hiver Poids de mille grains Rendement en grain
Hauteur de la plante a Cycle végétatif : (PMG) : élevée optimal : 60 Qx / ha
la maturité : 90-100 semi-précoce Qualité semoulière :
cm Tallage : moyen moyenne
Résistance :
Au froid : résistante
Au chaud : tolérante
A la sécheresse :
sensible
Fig.4 : Variété de blé dur de notre étude (Vitron) (Zerdoudi et Gherairia, 2018)
3. Engrais utilisés
Dans le cadre de notre expérimentation deux types d’engrais fournis par l’FDPS de Guelma
(ITGC –Guelma, 2017) sont utilisés :
25
Chapitre 3 Matériels et Méthodes
26
Chapitre 3 Matériels et Méthodes
- NPK 4600
Composition
- Azote sous forme Urée (H4CON2)……………………46%
- Phosphate…………………………………………….0%
- Potasse………………………………………………..0%
Description :
- Sulfate de potassium est un engrais de couverture concentré en potassium issu de sels
bruts naturels
- Sac de 25 Kg
- Formulation Cristaux solubles dans l’eau - Engrais CE
- Engrais concentré en potassium issu de sels bruts naturels
- Engrais très pauvre en chlore (en moyenne 0,15%) est utilisable en traitements foliaires ou
en Fertirrigation (goutte à goutte)
Composition :
- K₂O ………………………………. ………………….52%
- SO3 ……………………………………………………45%
Dosage
L’engrais étant choisi, selon sa nature il est soit épandu, soit incorporé au sol. L’application
peut être faite manuellement ou mécaniquement (épandeur, semoir…).
Composition :
CossackOD est la combinaison de mesosulfuron-méthyle (3%), iodosulfuron-méthyle-sodium
(3%), et de mefenpyr-diethyl (safener) (9%), formulés en granulés à disperser dans l’eau
(WG).
Mode d’action :
Ces composants herbicides sont principalement absorbés par voie foliaire et en moindre
mesure par voie racinaire. La croissance des mauvaises herbes est arrêtée endéans les
premiers jours qui suivent le traitement.
La dose utilisée : 1 l/ha
4.2. Contre les champignons : (Amistar Xtra) 24/04/2018
Composition : 200 g/lazoxystrobine 80 g/lcyproconazole
Famille chimique : StrobilurinesTriazoles
Formulation : SC Suspension concentrée
Mode d’action : Curatif : Le cyproconazole apporte la curativité en particulier sur
rouilles et septorioses. Préventif Contact Effet Antisporulant Pénétrant, Systémique :
Systémie couvrante de l'azoxystrobine + systémie ascendante du cyproconazole
Translaminaire.
Amistar Xtra est l'association de deux substances actives, l'azoxystrobine et le cyproconazole.
L'azoxystrobine appartient à la famille chimique des strobilurines, le cyproconazole à celle
des triazoles. L'association de ces 2 substances actives confère à Amistar Xtra une action
préventive et curative, un haut niveau d'efficacité et une très longue persistance d'action vis à
vis d'un grand nombre de maladies
La dose utilisée : 0,8 l/ha
4.3. Contre les insectes (Decis E25) 24/04/2018
On utilise insecticide Decis E25 à base de deltaméthrine, substance active de la famille des
pyréthrinoides de synthèse.
Mode d’action
Possède un large spectre d’action et agit par contact et ingestion sur un grande nombre
d’insecte suceurs et broyeurs. Caractérisé par une action très rapide et un effet répulsif sur les
insectes ravageurs.
Eviter le traitement prés des points d’eau et en période de floraison.
Type de formulation : concentré émulsionnable (EC)
28
Chapitre 3 Matériels et Méthodes
- T5 : apport agriculteur.
29
Chapitre 3 Matériels et Méthodes
30
Chapitre 3 Matériels et Méthodes
7. Objectif de l’essai
Mise en évidence de l'intérêt de la fertilisation NPK sur le blé par le principe des 4Rs
(bonne source, bonne dose, bon moment d'application pour une zone donnée)
N.B./L'apport d'azote est fractionné par ce que la dose totale est supérieure à 90 unités par
hectare, en deux apport : 1/3 après le semis et 2/3 au stade épi à un centimètre.
Les engrais retenus sont : l'urée 46%, le TSP 46% et sulfate de potassium (50% de K2O +
46% de SO3).
31
Chapitre 3 Matériels et Méthodes
Pour le calcul des doses d'engrais en relation avec l'objectif de rendement les besoins du blé
dur en éléments majeurs en unité/ha pour produire un quintal de grains sont :
N P K
Blé dur 3,5 1,5 1,8
Puisque chaque plate forme est considérée comme une répétition : la conduite culturale des
essais doit être identique :
Avant semis :
Après récolte :
Prélèvement pour chaque traitement pour l’analyse des éléments fertilisants N.P.K.
Sur la culture
Date d'apparition des différents stades phénologiques (levée, tallage, montaison,
gonflement, épiaison, maturité) ;
Nombre de plants /m² (3 m²/traitement) ;
Nombre d'épi /m² (3 m²/traitement) ;
Nombre de grains /plant (50 plants /traitement) ;
Poids de 1000 grains (3 échantillons /traitement) ;
Biomasse aérienne avant récolte (3 m²/traitement) ;
Rendement réel (qx/ha).
Nombre de botte de paille par hectare.
Sur le grain
32
Chapitre 3 Matériels et Méthodes
Les prélèvements de sol ponctuels sont recueillis dans un seau, puis étalé sur une feuille de
papier journal ou de plastique, et sont mélangés par la suite à l'aide d'une pelle.
Un échantillon d’une masse de 500 à 800g de terre fine est à préparer comme suit :
33
Chapitre 3 Matériels et Méthodes
L'échantillon destiné au laboratoire doit être ensaché et étiqueté, l'étiquetage doit mentionner
la date de prélèvement, le nom de la ferme, le thème de l’essai, le numéro de l'échantillon (le
traitement et la répétition) indispensable pour le laboratoire et l'interprétation
NB :
- Si les échantillons prélevés sont très humides, un séchage à l'aire libre s'impose avant
d'entamer l'opération de mélange et de réduction de la masse.
- L'envoi des échantillons au laboratoire doit se faire aussitôt que les échantillons sont
préparés
10.1.2. Texture du sol :
Protocole : Selon la méthode de (Dermech et al.1982).
Prendre une quantité de sol, ajouter l’eau à petit pour faire une pâte, puis essayé de former une
corde avec cette pâte (figure 6).
L’identification
- La corde ne se forme pas sable
- La corde se fragmente sol sableux
- La corde se forme mais fragile sol limoneux
- Formation de la corde mais non le cercle sol limoneux sableux
- Formation de la corde mais le cercle se fragmente sol limoneux sableux lourd
- Formation de la corde et le cercle sol argileux
34
Chapitre 3 Matériels et Méthodes
35
Chapitre 3 Matériels et Méthodes
Mode opératoire
1- Le dosage de la matière organique s’effectue sur un échantillon de la terre fine
« préalablement pilée et tamisée sur un tamis à maille de 2mm, pour éliminer les éléments
grossiers, et les fragments de la matière organique particulaire » (figure 7).
2-Sécher l'échantillon pendant 16 h à 150°C.
3- Nettoyer les nacelles de porcelaines, les chauffer au rouge et les laisser dans un
dessiccateur.
36
Chapitre 3 Matériels et Méthodes
Calcul de la teneur en MO
( ) ( )
%MO ( )
Avec P0, la masse de la nacelle vide ; P1 la masse finale ; P2 la masse de la nacelle contenant
les cendres.
Une régression permet l'équivalence entre les résultats par la méthode de la perte au feu
(PAF) et celle de Walkley Black (WB) pour une étendue de 0 à 8% de MO.
%MO (PAF) = 0, 9932x MO (WB) + 0,587
10.1.4 Analyse de pH:
Elle s'effectue a l'aide d'un pH mètre à électrodes et réalisée sur une suspension du sol dans
l'eau distillée (Figure 8).
Rincer l'électrode du pH mètre avec de l'eau déminéralisée, puis essuyer avec du papier
absorbant.
Mesurer 7 ml de terre dans un bécher.
Mesurer 100 ml d’eau déminéralisée avec une éprouvette graduée.
Verser l’eau dans le bécher contenant la terre puis mélanger avec l'agitateur.
Laisser décanter le mélange eau-terre.
Plonger l'électrode du pH mètre dans le liquide décanté. Mettre en marche le pH mètre;
attendre la stabilisation et lire la valeur du pH.
Éteindre le pH mètre et le nettoyer comme indiqué à l’étape1.
37
Chapitre 3 Matériels et Méthodes
38
Chapitre 3 Matériels et Méthodes
39
Chapitre 3 Matériels et Méthodes
40
Chapitre 3 Matériels et Méthodes
41
Chapitre 3 Matériels et Méthodes
T0
T : Traitement d’engrais 9m
N0 P0 K0
N : azote
P : phosphore 1m
K : potassium T1
PA : Pratique agriculture NPK
GNSS : Recommandation
Nutrient Expert (NE)
T2
N0 P K
T3
T0 : Témoin sans apport (0N.
N P0 K
0P. 0K.).
T1: apport de NPK (N.P.K.).
T2 : apport de PK (0N. P. K.). T4
T3 : apport de NK (N. 0P. K.). N P K0
T4 : apport de NP (N. P. 0K.).
T5 : apport agriculteur.
T6 : Recommandation Nutrient T5
Expert (NE). PA
T6
GNSS
30
Chapitre4
Résultats et Discussions
Chapitre 4 Résultats et Discussion
1. Caractéristiques pédoclimatiques
Le tableau 9 présente les caractéristiques pédologiques dans notre parcelle d’étude.
Tableau 9 : Caractéristiques pédologiques de notre parcelle
pH 7.78 ±0,19
Les résultats obtenus montrent que ce sol est caractérisé par une texture argileuse, un pH
neutre, un taux de matière organique très faible.
2. Peuplement à la levée :
2.1. Nombre des plantes/m2
Le comptage systématique des plantes du blé a été effectué 20 jours après le semis au niveau
des parcelles élémentaires déterminées préalablement par le protocole expérimental, les
résultats obtenus sont consignés dans la (figure 11).
Les résultats relatifs à ce paramètre ont montré une augmentation de nombre de plantes/m2
pour le traitement T0 : témoin sans apport (0N.0P.0K), suivi par les traitements T3, T2 et T4.
43
Chapitre 4 Résultats et Discussion
Nombre des
plantes/m²
450
400
350
300
250
200
150
100
50
0 Traitments
T0 T1 T2 T3 T4 T5 T6
Les résultats des analyses statistiques ne présentent pas une différence significative entre les
traitements (p>0.05), donc on constate qu’Il n’y a pas un effet traitement pour ce paramètre.
44
Chapitre 4 Résultats et Discussion
Nombre d'
épi/m²
700
600
500
400
300
200
100
Traitments
0
T0 T1 T2 T3 T4 T5 T6
Les résultats de la figure montrent que le traitement T5 a donné le meilleur résultat (560.33),
suivi par les deux traitements T3 et T4.
Analyse de la variance :
One-way ANOVA: Nombre d’épis versus Traitements
Source DF SS MS F P
TRAI 6 196552 32759 14,87 0,000
Error 14 30835 2202
Total 20 227387
45
Chapitre 4 Résultats et Discussion
Teneur en
chlorophylle
a (mg/l)
20,5
20
19,5
19
18,5
18
Traitments
17,5
T0 T1 T2 T3 T4 T5 T6
Selon la figure 13, l’effet de traitement sur la teneur en chlorophylles a est très remarquable
chez les traitements T1, T2 et T3 qui ont donné des résultats proches au témoin.
Analyse de la variance:
One-way ANOVA: Chlorophylle a versus Traitements
46
Chapitre 4 Résultats et Discussion
Source DF SS MS F P
TRAI_1 6 4,7396 0,7899 58,43 0,000
Error 14 0,1893 0,0135
Total 20 4,9288
D’après ces résultats, on constate qu’il y’a une différence significative entre les traitements.
Et on remarque que le traitement T1 a donné le meilleur résultat et que les quatre traitements
(T1, T3, T2 et T4) et le témoin sont classés dans le même groupe avec presque les mêmes
valeurs.
● Teneur en chlorophylle b
Analyse de la variance :
One-way ANOVA: chlorophylle b versus Traitement
Source DF SS MS F P
TRAI 6 35,520 5,920 27,93 0,000
Error 14 2,968 0,212
Total 20 38,488
47
Chapitre 4 Résultats et Discussion
Teneur en
chlorophylle b
(mg/l)
38
37
36
35
34
33
32
31
30
29 Traitment
T0 T1 T2 T3 T4 T5 T6
48
Chapitre 4 Résultats et Discussion
Teneure en
chlorophylle
a+b (mg/l)
56
55
54
53
52
51
50
Traitments
49
T0 T1 T2 T3 T4 T5 T6
Analyse de la variance:
One-way ANOVA: Chl a+b versus Traitement
Source DF SS MS F P
TRAI 6 36,08 6,01 1,36 0,298
Error 14 62,11 4,44
Total 20 98,19
Les résultats des analyses statistiques ne présentent pas une différence significative entre les
traitements, donc on peut dire qu’il n’y a pas d’effet de traitement sur la teneur en
chlorophylle a+b (p>0.05).
3. Paramètres de rendement :
3.1. Nombre des grains/épi (03/06/2018)
Le nombre de grains par épi est une caractéristique variétale, très influencée par le nombre
d’épis/m², il agit directement sur le nombre de grain /m². Les résultats obtenus sont montrés
49
Chapitre 4 Résultats et Discussion
Nombre de
grain/épi
45
40
35
30
25
20
15
10
5
Traitments
0
T0 T1 T2 T3 T4 T5 T6
La figure 16 montre une augmentation du nombre des grains / épi chez les plantes soumises
aux traitements T2, T4 en comparaison avec le témoin.
Analyse de la variance :
One-way ANOVA: Nbre des Grains /Epis versus Traitement
Source DF SS MS F P
TRAIT 6 125,14 20,86 20,86 0,000
Error 14 14,00 1,00
Total 20 139,14
6 3 32,000 C
5 3 32,000 C
3 3 32,000 C
D’après les études statistiques on peut dire que les résultats relatifs à ce paramètre ont montré
une augmentation de nombre d'épis/m2 chez le traitement T2 qui a présenté le meilleur résultat
avec 39 grains par épi.
3.2. Poids de 1000 grains (4/06/2018)
Le poids de 1000 grains est un paramètre influencé non seulement par les conditions de
nutrition minérale et plus particulièrement phospho-potassique, mais également par les
conditions climatiques. Les résultats obtenus sont présentés dans la figure 17.
poids de 1000
grains (g)
70
60
50
40
30
20
10
Traitments
0
T0 T1 T2 T3 T4 T5 T6
Analyse de la variance :
One-way ANOVA: poids 1000 gr versus TRAI
Source DF SS MS F P
TRAI 6 286,29 47,71 22,27 0,000
Error 14 30,00 2,14
51
Chapitre 4 Résultats et Discussion
Total 20 316,29
Les analyses statistiques ont montré des différences significatives entre les traitements, donc il
y’a un effet du traitement T3 sur ce paramètre.
3.3. Le rendement théorique (4/06/2018)
Le rendement théorique est le produit des trois paramètres : nombre d’épis/m², nombre de
grains/épi et le poids de 1000 grains. Les résultats obtenus sont consignée dans la Figure 18.
Le rendement
théorique
(qx/ha)
100
90
80
70
60
50
40
30
20
10
0 Traitments
T0 T1 T2 T3 T4 T5 T6
Source DF SS MS F P
TRAI 6 3675,8 612,6 9,53 0,000
Error 14 899,6 64,3
52
Chapitre 4 Résultats et Discussion
Total 20 4575,4
Les résultats de l’analyse de la variance montrent une différence significative entre les
traitements, et c’est le traitement T3 qui a donné le meilleur rendement théorique (88.46
quintaux/ ha).
53
Chapitre 4 Résultats et Discussion
Discussion :
En sol cultivé, l'azote est généralement soumis soit à une assimilation par les plantes
par l'activité racinaire, soit à une perte par lessivage. Le potassium, étant un élément
indispensable dans le développement des cultures, est soumis
lui aussi à des déperditions soit par entraînement sous sa forme soluble, soit par une
immobilisation dans la fraction solide du sol. (Halilat, 2004). La disponibilité de P pour les
plantes peut être améliorée par l’application d’amendements organiques ou inorganiques tels
que les fumiers, les composts, les phosphates naturels ou les divers engrais phosphatés
inorganiques commercialisés.
Les résultats obtenus dans notre étude ont montré que pour le nombre des plantes par m2 nos
résultats ne présentent pas une différence significative entre les traitements.
Mengel (1977) a montré, avec de l'azote marqué, que le potassium favorisait la translocation
des composés azotés vers les grains chez le blé. Cet effet positif de K ne s'observait que si
l'alimentation azotée était abondante durant la période de remplissage des grains (Koch et
Mengel, 1974).
D’après Gate (1995), l’azote intervient dans la fécondation en diminuant l’avortement des
fleurs. Maurer (1978) montre que ce caractère est mis en place au moment de l’induction
florale, dès la fin du tallage.
Aissa et Mihri (2002), ont montré qu’en absence de fertilisation potassique, le potassium
devient au cours des stades de montaison et d’épiaison un facteur limitant du développement
de la plante.
Pour le paramètre nombre de grains épis, les résultats relatifs à ce paramètre ont montré une
augmentation de nombre d'épis/m2 chez le traitement T2 (PK). D’après Legret (1985), ce
paramètre est la composante la plus importante du rendement et plus précisément le nombre
de grains par épillet. Le nombre de grains par épi est une caractéristique variétale qui est très
influencée par le nombre d'épis au mètre carré (couvreur ,1981).
Hafsi (1990) ajoute que s’il y’a une application précoce du phosphore, il y aura une
augmentation du nombre de grain par épi.
D’autre part nos résultats ont mis en évidence une augmentation de la teneur moyenne en
chlorophylle a, b et par conséquent a+b en présence de l’azote (NPK et NK). Ceci est un
parfait d’accord avec les travaux de Zhang et al. (1997) qui ont montré que la fertilisation
azotée stimule la synthèse de la chlorophylle mais non la photosynthèse.
54
Chapitre 4 Résultats et Discussion
Pour le poids 1000 grains et rendement théorique, les résultats de l’analyse de la variance
montrent une différence significative entre les traitements, et montrent que le traitement NK a
donné les meilleurs résultats pour ces deux paramètres.
Plusieurs études ont montré qu’il existe une bonne corrélation de l'absorption de l'azote en
fonction des doses croissantes de potassium (Loué, 1982). En tenant compte de l’importance
du phénomène de l’interaction entre ces deux éléments (N et K) dans le développement des
cultures.
Selon Loué (1984) et Batten (1992), le poids de 1000 grains est un paramètre influencé par
les conditions de nutrition minérale surtout potassique. Cependant, les conditions climatiques
influent également sur ce paramètre (Grignac, 1981, Meynard, 1987 et Gate et al., 1996)
Selon Mengel et Kirkby (1987) l’effet positif de K ne s'observait que si l'alimentation azotée
était abondante durant la période de remplissage des grains.
Belaid (1987) signale qu’une élévation du nombre de grains entraîne une chute du poids de
1000 grains. Les résultats obtenus confirment cette constatation.
Le rendement en grains a présenté des différences significatives selon interaction azote x
potassium (N*K). Steineck (1974) a montré que les fonctions physiologiques de l'azote et du
potassium dans la production végétale étaient étroitement reliées. Le potassium en effet par
son action spécifique, permet à la plante de synthétiser les composés organiques liés à
l'absorption d'azote.
Selon Loué (1979), l’interaction NK, principalement pour le blé étant généralement positive.
55
Conclusion
Conclusion
Conclusion
Le blé fait partie des trois grandes céréales avec le maïs et le riz. C’est la céréale la plus
consommée par l’homme. A travers cet essai, nous avons mis en évidence l’effet de la
fertilisation NPK sur les paramètres morphologiques et l’amélioration de la production de la
culture de blé dur (Triticum durum Desf) variété Vitron dans la région de Guelma durant la
compagne agricole 2017-2018.
57
Références Bibliographique
Références Bibliographique
Anonyme. (1971). Les céréales 2éme édition, J.B Baillière et fils, Paris, ppp9-23-315
générations F de blé dur (Triticum durum Desf) sous conditions semi arides. Mémoire de
mastère en Agronomie. Spécialité génétiques et amélioration des plantes, Département des
Sciences Agronomiques, Université de Sétif Algérie, 84p.
Saouli N. (2016). Contribution à l’étude de l’effet de quelques engrais sur la disponibilité du
phosphore dans les sols calcaires Touggourt. Mémoire de mastère en Agronomie. Spécialité
Protection de la Ressource Sol, Eau et Environnement, Département des Sciences
Agronomiques, Université de Ouargla Algérie, 45p.
Soltner D. 1988. Les grandes productions végétales. Les collections sciences et techniques
agricoles, Ed. 16éme éditions.464p.
Soltner D. 1990 : Les grandes productions végétales. Les collections sciences et techniques
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Soltner D. (2003). Les basses des productions végétales. Ed 23éme T1 : le sol et son
Amélioration 464p.
Soltner D.2005. Les bases de la production végétale 24 eme Ed : coll.sci et Tec Agri,
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Sanchez E., Muñoz E., Anchondo Á., Ruiz J.M., Romero L., 2009. Nitrogen impact on
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Zekkour M. (2007). Effet de la fertilisation phosphatée sur le comportement et la
productivité d’une culture de blé dur (Tritucum durum L.var.Simeto) conduite en conditions
sahariennes dans la région D’El Goléa W Ghardaïa. Mémoire d’Ingénieur d’État en
Agronomie Saharienne, Option Production Végétale Département des Sciences
Agronomiques, Université d’Ouargla Algérie, 94p.
Site d’internet :
[1] : https://www.google.com/search?q=Fig.+1+:+Structure+du+grain+du+bl%C3%A9
&tbm=isch&source=iu&ictx=1&fir=pIZLWYdG0-
W6fM%253A%252Cst7ICsVOGEqm0M%252C_&usg=__qRdpe4VXhwec2LwU9aMCi
ohNoHw%3D&sa=X&ved=²#imgrc=pIZLWYdG0-W6fM
[2]:https://www.google.fr/search?q=Fig.+2+Cycle+de+d%C3%A9veloppement+du+bl%
C3%A9&tbm=isch&tbo=u&source=univ&sa=X&ved=0ahUKEwixs_6ol4XcAhULDuw
KHU3bDpYQ7AkIMA&biw=1024&bih=639
[3] : https://fr.wikipedia.org/wiki/Fertilisation
Références Bibliographique
[4] : http://www.itgc.dz/index.php/2-uncategorised?start=10
Résumé
Les céréales et leurs dérivées constituent l'épine dorsale du système alimentaire Algérien. La
présente étude a été conduite au cours de la compagne agricole 2017/2018 au niveau de la
station expérimentale de FDPS de Guelma qui dérive de l’ITGC Guelma. Elle a pour objectif
d’étudier l’effet de quelques doses des engrais phospho-azotée-potassique (NPK) sur le
comportement et la productivité d’une variété de blé dur (Triticum durum Desf) (variété
Vitron). Les résultats obtenus validés par des études statistiques ont montré une augmentation
de la teneur moyenne en chlorophylle b en présence de l’azote (NPK et NK), ainsi que une
augmentation du poids 1000 graines (PMG) et du rendement estimé en présence d’engrais
azotée et potassique (NK).
Annexe
Tableaux 1: Chl b
R1 R2 R3 Moyenne Ecartype
T0 35,25 35,43 35,07 35,25 0,14696938
T1 33,28 33,42 33,43 33,3766667 0,06847546
T2 32,14 32,96 32,55 32,55 0,3347636
T3 35,61 35,48 35,2 35,43 0,17107503
T4 33,05 32,87 32,24 32,72 0,34727511
T5 36,67 35,58 36,67 36,3066667 0,51383093
T6 34,3 33,88 33,47 33,8833333 0,33885428
Tableaux 2: Chl a
R1 R2 R3 Moyenne Ecartype
T0 19,67 19,77 19,57 19,67 0,1
T1 19,66 19,88 19,88 19,8066667 0,12701706
T2 19,79 19,66 19,86 19,77 0,10148892
T3 19,87 19,64 19,8 19,77 0,11789826
T4 19,88 19,58 19,51 19,6566667 0,19655364
T5 18,77 18,78 18,77 18,7733333 0,0057735
T6 18,69 18,61 18,54 18,6133333 0,07505553
R1 R2 R3 M0YENNE ECARTYPE
T0 54,9 55,18 54,9 54,9933333 0,13199327
T1 52,92 53,29 53,29 53,1666667 0,17441967
T2 51,91 51,81 52,4 52,04 0,2578113
T3 55,47 55,1 54,98 55,1833333 0,2085399
T4 52,72 52,44 51,96 52,3733333 0,31382939
T5 55,03 54,34 55,54 54,97 0,49173163
T6 52,97 52,48 52 52,4833333 0,39600786
Annexe
R1 R2 R3 Moyenne Ecartype
T0 325 408 273 335,333333 55,5957632
T1 172 221 207 200 20,607442
T2 320 202 197 239,666667 56,8409086
T3 223 263 280 255,333333 23,8932812
T4 240 225 262 242,333333 15,1950284
T5 185 216 284 228,333333 41,346772
T6 300 228 274 267,333333 29,7694847
R1 R2 R3 Moyenne Ecartype
T0 376 459 324 386,333333 55,5957632
T1 335 384 370 363 20,607442
T2 321 203 200 241,333333 56,3461524
T3 437 477 494 469,333333 23,8932812
T4 456 441 487 461,333333 19,1543439
T5 517 548 616 560,333333 41,346772
T6 454 456 432 447,333333 10,8730043
R1 R2 R3 MOYENN ECARTYPE
T0 36 34 35 35 0,81649658
T1 36 35 34 35 0,81649658
T2 39 40 38 39 0,81649658
T3 31 33 32 32 0,81649658
T4 35 37 36 36 0,81649658
T5 32 31 33 32 0,81649658
T6 33 31 32 32 0,81649658
Annexe
R1 R2 R3 MOYENNE ECARYPE
T0 51 47 49 49 1,63299316
T1 49 50 51 50 0,81649658
T2 55 57 53 55 1,63299316
T3 60 59 58 59 0,81649658
T4 51 53 52 52 0,81649658
T5 50 50 47 49 1,41421356
T6 47 49 48 48 0,81649658
R1 R2 R3 Moyenne Ecartype
T0 69.03 73,34 55,56 64,45 8,89
T1 59,09 67,2 67,15 64,48 1,5561598
T2 68,85 46,28 40,28 51,8033333 5,76330956
T3 81,2 92,87 91,31 88,46 2,2362245
T4 81,39 86,48 91,16 86,3433333 2,74230303
T5 82,88 84,94 95,54 87,7866667 5,48600779
T6 70,41 69,26 66,35 68,6733333 1,53894745
Matériel utilisé :
Tamis à maille de 2mm
Dessiccateur
La nacelle
Un four à moufle
La terre fine
Un bécher
Eau déminéralisée
Une éprouvette graduée
PH mètre
Agitateur
HCl
cocl2
Feuilles
Papier filtre
Annexe
La cuve
Spectrophotomètre
Boites noires
Acétone
Balance