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Lecture Numéro 6 - Jean de La Bruyère Les Caractères 1688 R9 C5

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Lecture numéro 6 : Jean de la Bruyère 1688

Les Caractères Remarque 9 Chapître 5

Introduction :

La Bruyère est un écrivain classique du XVIIe siècle, il est connu pour une seule œuvre publiée : Les Caractères
en 1688.
Il est moraliste, il met en scène les comportements humains souvent critiquables.
Le parcours associé à l'œuvre étudiée est la comédie sociale.
Le chapitre étudié est la remarque 9 du chapitre 5.
C’est un paragraphe unique et dense formé de longues phrases très segmentées.
C’est un portrait caractéristique de l’écrivain par sa brièveté et son caractère théâtrale, saynète avec personnage
en action, et avec en fond d‘autres personnes.

Problématique : En quoi le portrait d’Arrias se traduit comme un blâme sévère.

Mouvements :

I. L1 -> L3 Exposé du trait de caractère d’Arrias, sa vanité.


II. L3 -> L16 Le portrait en action avec une anecdote illustrant cette vanité en 4 parties :
A. Comportement d’Arrias au cours d’un dîner mondain.
B. Intervention d’une contradiction.
C. Arrias se justifie et s’enfonce.
D. La chute ridiculisant Arrias.

Procédés :

I. L1 -> L3 Exposé du trait de caractère d’Arrias, sa vanité

L1 -> Le prénom du personnage ouvre le texte comme souvent chez la Bruyère.


Dès le début, le moraliste nous informe des prétentions et de la vanité ridicule d’Arrias.
La 1ère proposition illustre cette vanité se compose d’une affirmation hyperbolique avec un parallélisme de
construction mettant en relief le pronom indéfini “tout” :
-> Cette affirmation est de suite démentie -> “il veut le persuader”
-> Le verbe “persuader” suggère la volonté de paraître mais pas pour autant une vérité.

L2 -> Affirmation hyperbolique infirmée par “il se donne pour tel”, c’est une apparence et en aucun cas la réalité
mais l’image que veut renvoyer Arrias de lui-même.
-> On sent le regard ironique du moraliste.

L2-3 -> Arrias aime mieux mentir que d’admettre la vérité ou se taire, c’est un effort condamnable.
A son premier défaut, il ajoute le mensonge et le bavardage à sa vanité, il a la prétention d’être universel.
-> L’essentiel pour Arrias est de paraître en société à n’importe quel prix.
-> C’est une manière de s’imposer et prendre le pouvoir.

II. L3 -> L16 Le portrait en action

L3 -> Mise en contexte : Arrias se retrouve au cœur d’un dîner mondain.


-> mise en contexte exprimée par le C.C.Lieu “à la table d’un grand”
-> le sujet de la conv est exprimée par le COI “d’une cours du Nord”

L4 -> La juxtaposition exprime la rapidité avec laquelle il prend la parole :


-> Il monopolise la parole en ôtant la parole et empêche de parler ceux qui sont plus cultivés que lui

L5-6 -> Une phrase complexe met en évidence une accumulation qui traduit le flot de parole d’Arrias.
-> Il donne l’impression de s’ennivrer de son propre discours, d’y croire il est fidèle partisan de la mythomanie par
le complément circonstancielle de comparaison exprimé par “comme”.
-> Les 4 COD du verbe discourir sous-entendent des connaissances très générales et tout cela avec une
assurance effrontée.

L7-8 -> Arrias présente ses inventions comme vraies, les historiettes tendant à illustrer et crédibiliser ses propos.
-> A ses mensonges s’ajoutent encore son autosatisfaction et sa grossièreté.
-> La grossièreté et le manque d’élégance est exprimé par la phrase “il en rit le premier jusqu’à éclater”.

L4-8 -> L’utilisation à plusieurs reprises du pronom personnel “il” montre sa dominance dans le dîner.

L9 -> La prise de parole au discours indirecte dans la métaphore hyperbolique “prend feu” -> image guerrière
-> Polyptote de contre : “au contraire contre” -> insiste sur sa colère.

L10 -> La tournure restrictive liée au verbe de parole « raconte » annonce la source de ses propos, il alimente le
mensonge.

L11-13 -> Les propositions « que je connais familièrement » , « que j’ai fort interrogé » « qui ne m’a caché
aucune circonstance » expriment l’intimité entre Alias et Sethon.
L’utilisation des pronoms personnels “je” et “me” traduisent l’utilisation de Sethon par Arrias pour crédibiliser ses
propos.

CONCLUSION :

Arrias se révèle à travers un portrait chargé caractéristique des portraits de La Bruyère : la caricature.
Il se présente comme l’anti honnête homme de part sa vanité, son autosatisfaction, sa grossièreté et son désir de
paraître,
Sous la satyre,le registre didactique est reconnaissable.
Ouverture : Mérite personnel, Les Caractères.

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