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Synthèse Bibliographique Des Études Ethnobotaniques de L'olivier Dans La Région de Djelfa

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‫الجمهورية الجزائرية الديمقراطية الشعبية‬

République Algérienne Démocratique et Populaire


‫وزارة التعليم العالي و البحث العلمي‬
Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la
Recherche Scientifique
‫الجلفة‬-‫جامعة زيان عاشور‬
Université Ziane Achour –Djelfa
‫كلية علوم الطبيعة و الحياة‬
Faculté des Sciences de la Nature et de la Vie
‫قسم علوم فالحية و بيطرة‬
Département des Sciences agronomiques et vétérinaire

Projet de fin d’étude


En vue de l’obtention du Diplôme de Master
Spécialité : Agroalimentaire et contrôle de qualité

Thème

Synthèse bibliographique des études


ethnobotaniques de l’olivier dans la région de
Djelfa

Présenté par: Saidani Amel

Lagreb Hadda

Devant le jury :

PRESIDENT Pr. Dahia M. Professeur (U. Djelfa)


PROMOTRICE Mme. Saidani Z. Maitre-assistant A (U. Djelfa)
EXAMINATRICE Mme. Oualha D. Maitre-assistant A (U. Djelfa)
EXAMINATRICE Mme. Naas O. Maitre de conférences B (U. Djelfa)

Année universitaire 2020/2021

1
Remerciements
Nous tenons à remercier en premier lieu le bon
Dieu tout puissant de nous avoir donné la santé, la
volonté, la foi et le courage pour réaliser ce
travail.
Nous tenons à remercier également toutes les
personnes qui nous ont aidés et soutenus en
particulier :
Notre promotrice : Mme Saidani ZINEB pour
avoir accepté de diriger notre travail par ses
conseils, sa disponibilité et ses orientations.
Que le président Pr. Dahia M. et les
examinatrices
Mme Naas O. et Mme Oualha D.
Trouvent ici l’expression de nos sincères
remerciements, pour avoir Accepté d’examiner et
de juger notre travail.
Merci à tous nos enseignants pour leurs efforts
puissants au cours de Toutes ces années et nous
leur exprimons toute notre gratitude pour leur
aide.
Nos vifs remerciements vont également à toutes les
personnes, qui de prés ou de loin, ont contribués à
la réalisation de ce travail
Dédicaces
Je dédie ce modeste travail à :
A mes deux plus être chers sur terre : mes parents,
pour leur amour, leur Confiance et leur Sacrifices
sans limite et leur Conseils judicieux.
A mes chères sœurs
A mes chers frères et toute ma famille.
A mes chères amies
A tous les étudiants de ma spécialité.
A Tous les enseignants qui m’ont suivies au long
de mon parcours éducatif.
Et à ceux qui ont contribué à la réalisation de ce
travail.
Liste des Figures

Figure 01: Un des plus anciens arbres olivier sur l'île grecque d'Ithaque âge de 4
1500 ans.
Figure 02 : Arbre de l’olivier 6

Figure 03 : Tronc de l’olivier 7

Figure 04 : Feuille de l’olivier 8


Figure 05 : Inflorescence de l’olivier 8
Figure 06: Schéma d’une coupe d’olive 9
Figure 07 : Fruits de l’olivier 10
Figure 08 : Carte oléicole mondiale 11
Figure 09: La carte de l'oléiculture de l'Algérie 13
Figure 10: Carte de situation géographique de wilaya de Djelfa 21
Figure 11 : Diagramme Ombrothermique de la région d’étude (2011/2020). 23
Figure 12 : Situation de la zone d’étude sur le Climagramme d’Emberger (2011 - 24
2020)
Figure N0 13: l’utilisation de l’olivier selon les classes d’âge 28
Figure N0 14: Usage de l’olivier selon le sexe 29
Figure N0 15: Utilisation de l’olivier selon le niveau scolaire 29
Figure N0 16: Partie utilisé 30
Figure N0 17: Mode d’utilisation 30
Figure N0 18: Types des maladies traitées selon la partie utilisée 31
Figure N° 19: Différentes forme d’olive 32
Figure N020 : Savon contient huile d’olive (produit Djelfa) 38
Figure N021: Savon de Marseille 38
22
Liste des Tableaux

Tableau N0 01 : Répartition des températures minimales (m), maximales (M) et


Moyennes par mois des années 1021 - 2020 station de Djelfa

Tableau N° 02 : Répartition mensuelle des pluies par mois des années 1021 -2020 22
Tableau N° 03 : Valeurs du quotient pluviométrique (Q2) pour la région de 23
Djelfa (période 2011-2020)

Tableau N° 04 : Description des fruits de l’olivier (Duriez J., 2004). 32

Tableau N° 05 : Usage de l’huile d’olive dans le domaine thérapeutique et 33


médicinal

Tableau N° 06 : Les modes de l’utilisation des feuilles. 36


Remerciements
Dédicaces
Liste des figures
Liste des tableaux
Sommaire
Introduction 2

Partie Bibliographique
Chapitre I : Généralités sur l’olivier et l’ethnobotanique

I –1 - Généralités sur l’olivier 4


I – 1 -1 Historique 4

I – 1 -2 Taxonomie et origine génétique 5


I -1 - 3 - Description de l’Olivier 5
I – 1 - 3 – 1 Le Système Racinaire 6
I – 1 - 3 – 2 Le tronc 7
I – 1 – 3 - 3 les feuilles 7
I – 1 - 3 – 4 les fleurs 8
I – 1 - 3 – 5 les fruits 8
I – 1 - 4 - Exigence climatique 10
I – 1 - 4 – 1 Température 10
I – 1 - 4 – 2 Gel 10
I – 1 - 4 – 3 Pluviomètres 11
I – 1 - 5 - Oléiculture 11
I – 1 - 5 – 1 Oléiculture dans le monde 11
I – 1 - 5 – 2 Oléiculture en l’Algérie 12
I – 1 - 5 – 2 – 1 Principales variétés d’olivier algériennes 13
I – 1 - 5 – 3 Oléiculture dans la région de Djelfa 14
I – 2 - Généralités sur l’ethnobotanique 14
I – 2 – 1 - Historique de l’ethnobotanique 14
I – 2 – 3 - Les objectifs des études ethnobotaniques 15
I – 2 – 4 - Les études ethnobotaniques en Algérie 15
I – 2 – 5 - Intérêt de l’ethnobotanique 15
I – 2 – 6 - Ethnobotanique et gestion de la biodiversité 16
I – 2 – 7 - Les catégories d’usage 16
I – 2 – 7 – 1 Plantes utilisées dans l’alimentation 16
I – 2 – 7 – 2 Plantes utilisées dans l’artisanat 16
I – 2 – 7 – 3 Plantes utilisées dans la pharmacopée locale 17
I – 2 – 8 - Sources et Moyens de travail 17
I – 2 – 8 – 1 Sources bibliographiques 17
I – 2 – 8 -2 Documents archéologiques 17
I – 2 – 8 - 3 Enquêtes ethnobotaniques 18
I – 2 – 8 - 4 Herbiers et autres Collections de référence 18
I – 2 – 8 - 5 Collectes de graines, boutures et plants 18
I – 2 - 8 - 6 Relèvement de documents palynologiques 18
I – 2 – 8 - 7 Inventaire des jardins 19
I – 2 – 8 - 8 Enquêtes sur la cueillette 19
I – 2 – 8 - 9 Effets de l'Homme sur l'environnement végétal 19
I – 2 – 8 - 10 Documents chronologiques 19

Partie Expérimentale
Chapitre II : Matériel et Méthodes
II - 1 - Présentation de la zone d’étude 21
II- 2 - Caractéristiques climatiques 22
II- 2 - 1 Température 22
II- 2 – 2 Précipitations 22
II – 3 - Synthèse des données climatiques 22
II – 3 – 1 Diagramme Ombro-thermique (2011-2020) 22
II – 3 – 2 Climagramme d’Emberger 23
II – 4 - Les enquêtes ethnobotaniques 25
II – 4 - 1 Fiche questionnaire 25
II – 4 – 2 Traitement des données 26

Chapitre III : Résultats et Synthèse bibliographique


III – 1 – Résultats de l’enquête 28
III – 1 – 1 Description de la population interrogée 28
III – 1 – 1- 1 Selon d'âge 28
III – 1 – 1- 2 Usage de l’olivier selon le sexe 28
III – 1 – 1- 3 Utilisation de l’olivier selon le niveau scolaire 29
III – 1 – 2 La partie utilisée 29
III – 1 – 3 Mode de préparation 30
III – 1 – 4 Types des maladies traitées selon la partie utilisée 30
III – 1 – 5 Discussion 31
III – 2 - Synthèse bibliographique de l’utilisation de l’olivier 31
III – 2 – 1 Dans le domaine alimentaire 31
III - 2 – 1- 1 Les fruits 31
III - 2 – 1- 2 Huile d’olive 32
III - 2 – 1- 3 Les grignons 33
III – 2- 2 Dans le domaine thérapeutique et médicinal 33
III – 2 – 2 – 1 Usage de l’huile d’olive 33
III – 2 – 2 – 2 les feuille 36
III – 2- 3 Dans le domaine pharmaceutique 37

III – 2- 3 – 1 Usages pharmaceutiques de l’huile d’olive 37


III – 2- 3 – 2 Usage des feuilles dans le domaine pharmaceutique 37
III – 2- 4 Dans le domaine cosmétique 37
III – 2- 4 – 1 Usages cosmétiques de l’huile d’olive 37
III – 2- 4 – 1 – 1 L’huile d’olive et la peau 37
III – 2- 4 – 1 – 2 Huile d’olive et la découverte de savon 37
III – 2- 4 – 2 les feuilles d’olivier dans le domaine cosmétique 38
Conclusion 40
Références bibliographique 42
Annexe 46
Résumé
Introduction

1
Introduction

Les plantes médicinales sont utilisées depuis l'antiquité comme médicaments pour la prise en
charge des maladies humaines (Richard et al., 2004). Malgré les grandes avancées de la science
et de la médecine moderne au cours de ces dernières décennies, ces plantes continuent de
contribuer de façon importante à l'amélioration de l'état de santé des populations, notamment
celle des pays en développement (Lehmann, 2013).

En Algérie la phytothérapie est utilisée toujours dans le secteur de la médecine traditionnelle.


Les pharmacopées régionales s’inspirent principalement de la médecine arabe classique et de
l’expérience locale des populations en matière de soins. Aujourd’hui les plantes jouent encore
un rôle très important dans les traditions thérapeutiques et la vie des habitants, mais les règles
de leur utilisation manquent parfois de rigueur et ne tiennent pas compte des nouvelles
exigences de la thérapeutique moderne (Maillard, 1975).

L’olivier (Olea europaea L. Oléacées) arbre dont la culture millénaire est traditionnelle dans le
bassin méditerranéen, il est symbolique de paix et de fécondité. Son fruit, son huile et ses
feuilles fournissent de innombrables bienfaits (Bianchi, 1999). Il est considéré donc comme
étant une plante aromatique et médicinale, réservoir de composés naturels aux effets bénéfiques
(Bisignano et al., 1999). Les propriétés médicinales de l’olivier sont attribuées à ses feuilles et
son huile qui font aujourd’hui l’objet de nombreuses recherches scientifiques.

Malheureusement, suite au manque des études ethnobotanique sur l’olivier dans la région de
Djelfa, et aux dernières circonstances (Pandémie COVID 19), nous ont empêché de mener à
bien notre objectif.

Le présent travail a pour objectif principal, la collecte du maximum d’informations sur les
usages thérapeutiques de l’olivier pratiqué par la population locale de la ville de Djelfa à l'aide
de l'enquête ethnobotanique suivie par une synthèse bibliographique.

Ce mémoire est composé en trois chapitres, le premier chapitre présente une synthèse
bibliographique sur l’espèce étudiée et l’ethnobotanique. Le deuxième chapitre présente la zone
d’étude de point de vue géographique, synthèse climatique, et explique la méthodologie d’étude
et dans le troisième chapitre nous présenterons les résultats de l’enquête avec une synthèse
bibliographique de l’utilisation de l’olivier.

2
Chapitre I : Généralités sur
l’olivier et l’ethnobotanique

3
I –1 - Généralités sur l’olivier :
I – 1 -1 Historique :
L'olivier est un arbre méditerranéen, chanté par tous les poètes de l'Antiquité. Symbole de vie
et de pérennité, il constitue également une allégorie de la paix. Il peut atteindre 15 à 20 mètres
de hauteur et vivre très longtemps, parfois jusqu'à 1.000 ans ou plus.
L’olivier sauvage, appelé oléastre, est présent dans de nombreuses régions du pourtour
méditerranéen (oriental et occidental) depuis les dernières glaciations. Les premières traces de
l’oléastre datent il y a 60 000 ans (AFIDOL, 2006). La Figure 01, présente un des plus anciens
arbres olivier sur l'île grecque d'Ithaque âge de 1500 ans (Channel, 2006 in Haouari, 2010).

Figure 01: Un des plus anciens arbres olivier sur l'île grecque d'Ithaque âge de 1500 ans
(Channel, 2006 in Haouari, 2010).

L'olivier sauvage existait au Sahara, il y a environ 11.000 ans avant notre ère et
sa domestication remonterait à 3.000 à 4.000 avant J.-C. Selon une légende, c'est en tenant un
rameau d'olivier dans son bec qu'une colombe serait apparue dans le ciel pour annoncer la fin
du Déluge. Cette espèce provient d'Europe méridionale et du Proche-Orient (Caron M.).
Dans l’Afrique du nord, l’oléastre y existait probablement bien avant le XIIe millénaire et le
terme « Azemmour » qui désigne l’olivier dans la langue berbère, ne peut se rattacher à aucune

4
racine sémitique, suggérant par-là que la culture de l’olivier était antérieur à l’arrivé des
Phéniciens (XI e siècle avant J.C) (Chabour M., 2003). Camps-Fabrer (1984), confirme que dès
le Villafranchien, Olea europaea L. apparaît dans de nombreux sites sahariens et les analyses
de charbon et de pollens conservés dans certains gisements ibéromaurusiens (Taforalt, Grotte
Rassel, Courbet) ou capsiens (Ouled Djellal, Relilaï) attestent que l’oléastre existait en Afrique
du Nord dès le XIIème millénaire et certainement bien avant (Abdsamed S., 2017).

I – 1 -2 Taxonomie et origine génétique :


La classification botanique de l’arbre de l’olivier selon Cronquist (1981in Khelif et Ghernaout,
2018) est la suivante :
Règne:Plantae
Sous-règne : Tracheobionta
Division : Magnoliophyta
Classe : Magnoliopsida
Sous-classe : Asteridae
Ordre : Scrophulariales
Famille : Oleaceae
Genre : Olea
Espèce: O. oeuropaea.
Sous-espèce: europaea
La famille des Oléacées comporte 25 genres, le genre Olea serait lui même composé de 30
espèces différentes parmi lesquelles on trouve, Olea europea L. avec deux sous espèces :
- Olea oleaster (oléastre : sauvage) : qui se présente sous une forme spontanée comme un
buisson épineux et à fruit ordinairement petit.
- Olea sativa (olivier cultivé) ; il est constitué par un grand nombre de variétés améliorées,
multipliées par bouturage ou par greffage (Calado et Fausto, 1987 in Ogab S. et Zoudji F.,
2017.)

I -1 - 3 - Description de l’Olivier :

L'olivier domestique est, du point de vue génétique, un arbre de taille moyenne qui, dans les
cas extrêmes, peut atteindre une hauteur de 10 m. A l'état naturel, il présente une frondaison
arrondie. L'olivier est un arbre polymorphe, qui présente une phase juvénile au cours de laquelle
les feuilles sont différentes de celles de l'âge adulte. Ce polymorphisme n'est important que

5
chez les arbres obtenus par semis, les arbres reproduits végétativement ne présentent pas une
forme de feuille juvénile (Kasraoui M., 2006) (la Figure 02).

L'olivier s'adapte bien à des conditions d'environnement extrêmes telles que la sécheresse et la
chaleur. Bien qu'il exige un sol léger et aéré pour un bon développement, l'olivier tolère un large
éventail de types de sols différents et résiste à de faibles températures. L'olivier est un arbre à
fructification bisannuelle dans toutes les conditions de croissance. Dans la plupart des cultivars,
les fruits se trouvent à la surface de la frondaison (Tombesi et Cartechini, 1986).

Figure 02 : Arbre de l’olivier (Photo originale, 2021)

I – 1 - 3 – 1 Le Système Racinaire :
Le développement du système racinaire de l'olivier est étroitement lié aux caractéristiques
physico-chimiques du sol, au climat et au mode de conduite de l'arbre.
Les jeunes racines de l'olivier sont de couleur blanchâtre et possèdent le chevelu caractéristique
des dicotylédones. A mesure que se produit la lignification, les racines les plus vieilles tendent
à brunir (Loussert et Brousse, 1978).
Dans les sols profonds très imperméables, aérés et légers, le système radiculaire est à tendance
pivotant. Les racines peuvent atteindre 6 à 7 m en profondeur .En revanche, dans les sols lourds,
peu ou non aérés et peu profonds, le system radiculaire est à tendance fasciculé. Les racines se
développent latéralement (superficiellement).Elles sont très ramifiées et portent un nombre
élevé de radicelles (Loussert et Brousse, 1978)

6
I – 1 - 3 – 2 Le tronc :
Le tronc d'un olivier jeune est droit, cylindrique et lisse. Son écorce mince est d'un gris verdâtre.
En vieillissant, le tronc se déforme (Figure 03). ll se vrille et se crevasse. Parfois même son
intérieur pourrit et disparaît. L'écorce vire au gris cendré presque noir, se couvre parfois de
mousse, de lichen ou de champignons (Bolmont R., 1998).

Figure 03 : Tronc de l’olivier (Photo originale, 2021).

I – 1 – 3 - 3 les feuilles :

Quelle que soit la saison, l'olivier est toujours vert. C'est un arbre à feuilles persistantes.
L’ensemble des feuilles, la frondaison, est porté par des rameaux issus d'une charpente de
branches partant du tronc. Les feuilles sont simples, lisses, coriaces, lancéolées, pointues.
(Bolmont R., 1998), et opposées, (Quezel P. et Santa S., 1962). La taille et les caractéristiques
de la feuille de l'olivier peuvent être différentes selon les cultivars, mais les caractéristiques
principales sont les mêmes dans la plupart des variétés (Villa, 2003 in Labdoui, 2016) (Figure
04).

7
Figure 04 : Feuille de l’olivier (Photo originale, 2021)
I – 1 - 3 – 4 les fleurs :
La fleur est hermaphrodite, très petite (3-6 mm), sa corolle se compose de quatre pétales
blanchâtres reliés les uns aux autres à la base. Le pistil est court, trapu ; le stigmate est large,
couvert de plumes et pourvu des papilles idéales pour retenir le pollen. Les fleurs sont solitaires
mais réunies en grappe (de 10 à 40 fleures) dites « boutons » ; elles se développent au début du
printemps à partir des bougeons floraux situés à l’aisselle des feuilles. La floraison proprement
dite se produit selon les années et latitudes entre fin avril et juin. Même si la production est
abondante, seule 10 à 12% des fleurs seront fécondées et transformées en fruits. Ce phénomène
du à l’avortement de l’ovaire (Villa 2003 in Bechiche, 2018) (Figure 05).

Figure 05 : Inflorescence de l’olivier (Photo originale, 2021)

I – 1 - 3 – 5 les fruits :
Le fruit est une drupe avec une pulpe charnue riche en matière grasse. D'abord vert, il devient
noir à maturité complète, vers octobre novembre. Le noyau très dur, osseux, contient une graine,
rarement deux (Matllah, 2006 in Fodhili, 2016) (Figures 06 et 07)

8
Ce merveilleux fruit comprend :
o L'épicarpe qui est en fait la peau de l'olive. Elle est recouverte d'une matière cireuse, la
cuticule, qui est imperméable à l'eau.
o Le mésocarpe qui nous intéresse particulièrement puisque c'est la pulpe du fruit. Elle est
constituée de cellule dans lesquelles vont être stockées les gouttes de graisses qui formeront
l'huile d'olive, durant la "lipogenèse" qui dure de la fin août jusqu'à la véraison.
o L'endocarpe qui est le noyau. Il est formé de deux sortes de cellules :
- L'enveloppe qui se sclérifie l'été à partir de fin juillet.
- L'amande à l'intérieur du noyau qui contient deux ovaires dont l'un n'est pas fonctionnel
et donc stérile. Le deuxième produit un embryon qui, en situation favorable d'humidité, de
chaleur et d'environnement, donnera peu être un jour un nouvel olivier.
Lorsque l'arbre est trop chargé ou qu'il ne peut subvenir à tous ses besoins (sécheresse
exagérée ou sol trop pauvre), il élimine les fruits excédentaires au mois d'août (Saad D.,
2009 et L’olivier, 2018)

Figure 06: Schéma d’une coupe d’olive (www.oleiculture.com)

9
Figure 07 : Fruits de l’olivier (Photo originale, 2021)

I – 1 - 4 - Exigence climatique :
I – 1 - 4 – 1 Température :
La température conditionne le déroulement des différents processus physiologiques de
croissance et de développement chez l'olivier. C'est l'un des plus importants critères
d'adaptation aux conditions du milieu. En effet, bien qu'il tolère mieux les températures élevées,
l'olivier est parmi les espèces les plus résistantes au froid (Laouar et Da Silva, 1981). L'olivier
peut résister à des températures de l'ordre de -12°C à -13°C si celles ci surviennent
graduellement. Alors que Loussert et Brousse (1978), ont montré que des températures de -7°C
provoquent des dégâts importants si elles surviennent brutalement.
L'olivier tolère bien les températures élevées, mais la fructification est affectée par ces
températures avant et pendant la floraison (Hartman et Opitz, 1980). Des expériences conduites
en Californie par Sibbett (1981), et citées par James et al. (1985), ont montré que des
températures à partir de 37,8°C sont néfastes pour l'olivier. L'arrêt de croissance végétative se
produit entre 35°C et 37°C (Ksraoui, 2021).

D'après Loussert et Brousse (1978), en période de végétation, les températures optimales de


développement sont comprises entre 12 et 22°C. Maillard (1975), a montré que la somme des
températures positives cumulées nécessaires au développement de l'olivier, à partir du départ
végétatif à la récolte des fruits est de l'ordre de 5300 heures.

I – 1 - 4 – 2 Gel :
La zone oléicole régionale se situe à l'extrême Nord de la zone méditerranéenne de l'olivier. Le
risque de températures basses y est relativement élevé. Ces gels intenses (de –15° à –20°C) se
sont produits en 1956, en 1985/1986 et en 2012. Ils provoquent la mortalité de tous les oliviers
de moins de 8 ans et tuent la plupart des arbres les plus anciens. Ce risque de destruction des

10
oliviers par le froid est réel et imprévisible. Il faut ensuite près de 7 à 10 ans avant de retrouver
le niveau de production de l'olivette détruite (si le froid ne frappe pas à nouveau, comme en
1963 après le gel de 1956). C'est pour cette raison que les responsables de la filière oléicole
régionale ne souhaitent pas que des agriculteurs s'installent uniquement sur une production
oléicole. Par contre, l'oléiculture peut être une culture de diversification très intéressante. Elle
a sa place dans une exploitation de polyculture méditerranéenne (Duriez J., 2015).
I – 1 - 4 – 3 Pluviomètres :
L’irrigation ne présente de l'intérêt que si l'on veut produire de l'olive de table pulpeuse de gros
calibre. Elle se fait par des installations d'aspersion ou de goutte à goutte. Par contre, une
oliveraie exploitée pour l'huile, qu'elle soit irriguée ou non, fournira la même quantité d'huile à
l'hectare, à condition que l'on ait une pluviométrie annuelle d'au moins 500 mm (Bolmont,
1998).

I – 1 - 5 - Oléiculture :
I – 1 - 5 – 1 Oléiculture dans le monde :

L'olivier est aujourd'hui cultivé dans toutes les régions du globe se situant entre les latitudes
30° et 45° des deux hémisphères, des Amériques (Californie, Mexique, Brésil, Argentine,
Chili), en Australie et jusqu'en Chine, en passant par le Japon et l'Afrique du Sud. On compte
actuellement plus de 900 millions d'oliviers cultivés à travers le monde, mais le bassin
méditerranéen est resté sa terre de prédilection, avec près de 95% des oliveraies mondiales
(Benhayoun et Lazzeri, 2007 in Boukhari R., 2014) (Figure 08)

Figure 08 : Carte oléicole mondiale (COI, 2013)

11
La culture de l’olivier occupe des superficies très importantes dans le Bassin méditerranéen
sur près de 10 millions d’hectares, avec une nette concentration des oliveraies au sein de
quatre pays (Espagne, Italie, Tunisie et Grèce) qui regroupent les 2/3 des superficies oléicoles
mondiales (Stephanie A., 2012).

I – 1 - 5 – 2 Oléiculture en Algérie :

Comme dans la plupart des autres pays méditerranéens, l'olivier constitue l’une des principales
espèces fruitières plantées en Algérie, Elle couvre une superficie de 350 000 ha avec 23 million
d’arbres, soit plus de 50 % du patrimoine arboricole national (Missat, 2012 in Boureghda,
2017).

L’olivier est principalement cultivé sur les zones côtières du pays à une distance de 8 à 100 km
de la mer où il trouve les conditions favorables pour son développement. Il occupait, en 2009,
une superficie de 310 000 hectares (Khoumeri, 2009 in Boukhari, 2013), qui se répartie sur tout
le territoire (Figure 09)

La majorité des surfaces oléicoles se localisent dans des régions de montagne et les collines
recouvrant une surface de 195 000 hectares (Khoumeri, 2009 in Boukhari, 2013), ainsi que dans
les plaines occidentales du pays (Mascara, Sig, Relizane.) et dans les vallées comme la
Soummam.

Cette superficie a bien nettement augmenté par la mise en place d’un programme national pour
le développement de l’oléiculture intensive dans les zones steppiques, présahariennes et
sahariennes (Msila, Biskra, Ghardaïa…) en vue d’augmenter les productions et de minimiser
les importations.

La figure ci-après présente la nouvelle carte oléicole de l’Algérie, on remarque l’expansion des
superficies oléicoles vers les zones steppiques, présahariennes et même sahariennes.

12
Figure 09: La carte de l'oléiculture de l'Algérie (Khoumeri, 2009 in Abbas et al., 2019)

I – 1 - 5 – 2 – 1 Principales variétés d’olivier algériennes:


L’Algérie dispose d’un patrimoine constitué de 164 cultivars autochtones et introduits de toute
la méditerranée et même d’outre Atlantique. Les variétés nationales les mieux connues sont
recommandées dans les régions d’origine (Dahbia, 2009).

 Azeradj: Petite Kabylie (oued Soummamoccupe 10% de la


surfaceoléicolenationale Arbre rustique et résistant à la sécheresse, utilisé pour
la productiond’huileetolive de table.
 Blanquette de Guelma: Originaire deGuelmaassez répandue dans leNord-
estconstantinois, Skikda et Guelma. Sa rigueur est moyenne, résistant au
froidetmoyennement à la sécheresse.
 Bouricha,olived’El-Arrouch: de El-Harrouch, Skikda. Arbrerustique, résistant
au froid et à la sécheresse.
 Sigoise: cette variété est localisée au niveau des plaines de l’Ouest,
etplusexactementdans la plaine de Sig dont elle porte le nom Sigoise. Elle dérive
de la variété picholine française.
 Chemlal: qui occupe 40℅ du verger oléicole Algérien et qui se trouve
principalement en Kabylie.

Selon l’utilisation d'olivier, il existe des :

1. Variétés à huile: Abelout, Chemlal, Faneya, Haimel, Limli.

13
2. Variétés à double aptitude ou double fin : Adzeradj, Blanquete de Guelma,
Boechout de la Soummam, Bouchouk Lafayette, Sigoise.(Bedrane, 2019).

I – 1 - 5 – 3 Oléiculture dans la région de Djelfa :

Une extension des surfaces oléicoles a été réalisée, ces dernières années à Djelfa, entrainant un
développement de cette filière à l'échelle locale, synonyme de résultats "très encourageants" sur
le terrain, selon les assurances des spécialistes du domaine.

L'orientation de plus en plus d'agriculteurs vers cette filière est un indice véritable de
l'engouement suscité par la culture oléicole, en dépit de sa limitation à quelques exploitations
individuelles, devenues, néanmoins, par la force de leurs rendements concluants, de véritables
modèles en la matière. Selon des spécialistes du domaine, la culture de l'olivier s'est bien
adaptée au climat de la région, en acquérant des spécificités qui lui sont devenues propres,
comme la faiblesse de la teneur en acidité caractérisant l'huile d'olive locale. La superficie
oléicole, à Djelfa, était de pas plus de 150 ha en 2000, avant d'être portée à plus de 11.797
ha actuellement, selon les données fournies par la direction des services agricoles de la wilaya
(Laiher A., 2021).

Un producteur algérien d'huile d'olive d’Ain Ouessara (wilaya de Djelfa) vient de remporter le
premier Prix du concours consacré à l'huile d'olive "extra vierge", de récolte précoce, du
concours international de Dubaï Olive Oïl Compétition "DOOC"(radio Algérie, 2021).

I – 2 – Généralités sur l’ethnobotanique :


Généralement, l’ethnobotanique est une science qui étudiée la relation entre l’homme et les plantes
(Paul, 2013). Cette discipline s’intéresse à l’utilisation des différents types de plantes médicinales
par les populations humaines (Litim, 2012). En d’autres termes, l’ethnobotanique, est le domaine
de la recherche qui analyse les résultats des usages traditionnels des végétaux, ainsi que le contexte
culturel dans lequel ces plantes sont utilisées (Djah F., 2016).

I – 2 – 1 - Historique de l’ethnobotanique :
Ce terme a été utilisé en 1895 par Harsherberg, il désigne des vestiges botaniques trouvés dans les
sites archéologiques. En 1940, conklin a considéré l’ethnobotanique comme l’une des catégories
de l’ethnoscience, ou de la science des peuples (Abdiche et Guergour, 2011).Pour l’ethnobotanique,
le véritable bond en avant se situe à la fin des années 1970. En 25 ans le nombre d’articles consacrés
à l’ethnobotanique va décupler, pour dépasser à présent la centaine par an.

14
I – 2 – 2 - Les objectifs des études ethnobotaniques :
Les objectifs des études ethnobotaniques peuvent être regroupés en quatre 4 axes majeurs
(Malaisse, 2004).
 Documentation de base sur les connaissances botaniques traditionnelles;
 Evaluation quantitative de l’usage de la gestion des ressources végétales;
 Estimation expérimentale de l’apport des plantes aussi bien en termes de subsistance
qu’en termes de ressources financières;
 Développement de projets appliqués visant à optimiser l’apport des ressources locales.

I – 2 – 3 - Les études ethnobotaniques en Algérie :


Plusieurs études ont été réalisées dans le domaine des sciences ethnobotaniques en Algérie, nous
pouvons citer les travaux qu’ont été réalisé dans la région Est de notre pays; Tébessa, Guelma,
Souk Ahras, El Tarf, Skikda et Annaba. Egalement, le programme d'une collaboration avec l’union
internationale pour la conservation de la nature (U.I.C.N) et l’Afrique du nord. Dernièrement une
enquête ethnobotanique a été réalisée dans la région de Batna, cette étude a permis de recenser plus
de 200 plantes médicinales utilisées par la population. Les plus utilisées et vendues par les
herboristes sont, le romarin, armoise blanche, marrube blanc, globulaire et thym. Dans le cadre de
valorisation de la flore médicinale Algérienne, le centre de recherche et développement du groupe
SAIDAL a réalisé plusieurs contributions à des études ethnobotaniques, qui ont été réalisées dans
la région de Bordj Bou Arreridj et dans le parc national de Chréa. En outre, plusieurs enquêtes
ethnobotaniques ont été initiées à travers des mémoires de magistère ou thèses de doctorat et
articles scientifiques de différentes universités sur de nombreuses espèces médicinales (Adouane,
2016).

I – 2 – 4 - Intérêt de l’ethnobotanique :

L’enquête ethnobotanique est le premier maillon d’un processus scientifique qui permet de
passer de la connaissance traditionnelle de l’utilisation d’une plante à sa valorisation. La
connaissance et la valorisation des plantes employées par les populations contribuent à la
gestion durable des diversités floristiques locales. L’étude des connaissances traditionnelles est
d’autant plus urgente que ces connaissances et pratiques s’érodent au fil des échanges culturels
ou se perdent à jamais. L'ethnobotanique, en effet, est un domaine d'interface par excellence,
puisque traitant de l'utilisation culturelle qui est faite des végétaux (Djah F., 2016).

15
I – 2 – 5 - Ethnobotanique et gestion de la biodiversité :
Un écosystème ou l’un de ses composants (animal, végétal, etc.) est protégé par une
communauté simplement parce qu’il est utile à cette communauté. La connaissance des besoins
réels des populations, en termes d’utilisation des ressources naturelles est la première étape
pour connaitre les rapports entre ces communautés et leur environnement. En effet ; les rapports
Homme-Biosphère pouvant s’expliquer à travers la vision du monde que chaque peuple détient
l’étude des connaissances et utilisations traditionnelles des ressources naturelles des
populations est d’une importance indéniable.
C’est en ce sens que l’ethnobotanique, s’avère être une pierre angulaire dans le grand champ de
la gestion durable de la biodiversité. L’ethnobotanique, en effet, a pour rôle, d’apporter au
monde moderne, toutes les connaissances acquises à ce jour pour une meilleure compréhension
des réactions diverses des hommes face aux problèmes environnementaux qui leur sont posés.
Elle contribue à la compréhension de la diversité floristique et de sa dynamique car, les
populations locales sont des observateurs attentifs et des experts concernant la connaissance
des plantes et leur développement. Cette science, au carrefour des sciences naturelles et des
sciences sociales est au cœur même de la complexité du problème de gestion des ressources
naturelles (Djah F., 2016).

I – 2 – 6 - Les catégories d’usage :


Selon Djah F. (2016) : .L’orientation et le contenu des recherches ethnobotaniques sont fonction
de l’environnement naturel et humain. Ainsi, les ethnoespèces peuvent être regroupées en «
catégories d’usage ». Cet exercice est fonction des préoccupations des communautés locales
et/ou des objectifs de l’étude. Plusieurs catégories ou domaines d’usage peuvent être identifiés.
Nous pouvons identifier huit domaines d’utilisation des plantes regroupés en trois grandes
catégories d’usages : l’alimentation, l’artisanat et la pharmacopée traditionnelle.
I – 2 – 6 – 1 Plantes utilisées dans l’alimentation :
Cette catégorie représente les végétaux ou produits végétaux consommés par l’homme en tant
que nourriture ou boisson (y compris les plantes dont la sève est directement bue en tant qu’eau
de consommation, indépendamment de leur caractère médicinal). Ce domaine regroupe toutes
les espèces végétales spontanées dont les produits sont consommés crus, après cuisson ou
transformation.
I – 2 – 6 – 2 Plantes utilisées dans l’artisanat :
Ce domaine regroupe tous les végétaux ou produits végétaux utilisés pour la fabrication d’objets
utilitaires, artistiques ou ludiques. Il s’agit des produits entrant dans :

16
- la construction des habitations traditionnelles (toiture, charpente, etc.) et la confection du
mobilier (chaises, lits, etc.) ;
- la confection des articles de ménage (écuelles, paniers, mortiers, pilons, etc.) ; la confection
des outils de chasse ou de pêche (pièges, nasses, etc.) ;
- la fabrication des objets d’arts (sculptures, instruments de musique et de danse, etc.) et de
jeux.
I – 2 – 6 – 3 Plantes utilisées dans la pharmacopée locale :
Il s’agit des plantes de la pharmacopée ordinaire (plantes employées pour guérir ou soulager les
affections courantes) ainsi que celles du domaine médico-magique et des croyances (plantes
dont les effets, réels ou fictifs, relèvent de l’extraordinaire). A ce groupe nous avons ajouté les
plantes liturgiques utilisées dans les actes religieux traditionnels.
Cette catégorie regroupe également les plantes odoriférantes employées pour le soin corporel
des femmes nouvellement accouchées.

I – 2 – 7 - Sources et Moyens de travail :


L'éthnobotanique utilise les sources et moyens d'étude suivants (PORTERES 1961 in Belbali
A. et Abdallah Z., 2019)
I – 2 – 7 – 1 Sources bibliographiques :
Des Historiens, Climatologistes, Archéologues, Géographes, Palynologistes, Agronomes,
Généticiens, Bio-systématiciens, Voyageurs et Explorateurs, Penseurs, Philosophes,
Littérateurs et Narrateurs, Médicants et Pharmacognosistes, Linguistes et Philologues,
Technologistes, Diététiciens et Nutritionistes, etc.. La littérature ethnobotanique est
actuellement très éparpillée dans des publications émanant de très nombreuses disciplines.
Beaucoup de données importantes ont été ainsi obtenues incidemment par des chercheurs
engagés sur d'autres axes de recherches que celui de l'Ethnobotanique. Ces données, prises
isolément, sont de qualité variable et généralement sans utilité directe. Elles prennent de
l'importance quand comparées ou groupées. Les travaux de personnes étrangères à la Botanique
manquent souvent de précision dans l'identification des plantes; ceux des Botanistes n'offrent
généralement pas de caractère ethnographique.
I – 2 – 7 -2 Documents archéologiques :
Les fouilles livrent des pollens et des débris végétaux, des empreintes ou moulages sur terres
cuites ou crues, des figurations travaillées. Leur examen nécessite le concours des Botanistes
plus ou moins spécialisés dans ce genre de recherche. La valeur du matériel dépend surtout de
l'Archéologue et de ses techniques, d'autant que les matériaux sont généralement mal conservés

17
et souvent très fragmentaires. L'Archéologie apporte des données de très grande valeur sur les
périodes antiques d'utilisation des plantes, sur leur distribution ancienne suivant les sites et les
civilisations. La présence archéologique d'une plante est un fait important dans l'étude de
l'origine et de la dispersion des plantes cultivées, dans les utilisations, dans les croyances, etc.
I – 2 – 7 - 3 Enquêtes ethnobotaniques :
Proprement dites, au sein des Ethnies en place et comportant la recherche de documents
végétaux bruts ou travaillés ou transformés (« objets »), de renseignements (usages, techniques
d'emploi, noms, folklore, magie, etc., thérapeutique, provenances, etc.). Toute Mission
ethnographique devrait être accompagnée d'un Ethnobotaniste, à défaut, d'un Botaniste ou d'un
Agrobotaniste. L'enquête directe est la source d'information la plus importante, la plus
satisfaisante, à condition qu'elle soit intégrée dans un ensemble. Les études ethnobotaniques ne
sont enrichissantes que quand le problème ethnobotanique est posé en premier, quand il devient
principal dans la recherche, les travailleurs étant déjà familiarisés avec les méthodes et les
approches de, l'Ethnologie, de la Botanique, de l'Agronomie, etc.
I – 2 – 7 - 4 Herbiers et autres Collections de référence :
L'examen des, sources de documentation dans les Herbiers anciens et modernes ne suffit pas.
L'Ethnobotaniste doit systématiquement recueillir des échantillons des Plantes auxquelles il
fera référence par ailleurs, en épuisant, s'il le faut, la variation naturelle; le collectement des
seuls fragments végétaux utilisés ou transformés devient d'un intérêt relatif devant la sûreté
dans l'identification et la comparaison des échantillons d'un lieu à un autre ou d'âge en âge. La
présence ethnographique d'une espèce ou d'une variété de plante constitue un document de très
grande valeur dans l'étude de l'origine et de la dispersion des plantes cultivées ou simplement
utilisées.
I – 2 – 7 - 5 Collectes de graines, boutures et plants :
Constitution de Collections de plantes vivantes, dans des jardins de Rassemblement végétal et
d'Etude, afin de rendre plus facile les travaux descriptifs, les recherches d'ordre écologique,
caryologique, palynologique, génétique, etc.

I – 2 - 7 - 6 Relèvement de documents palynologiques :


Leur intérêt est majeur en matière de botanique archéologique pour corrélations de faits,
datations, comparaisons, aux divers points de vue Botanique, Ethnobotanique, Géologique,
Géographique.

18
I – 2 – 7 - 7 Inventaire des jardins :
enclos, champs, terroirs, plantations et cimetières (espèces et formes cultivées, commensales,
adventives et adventices, compagnes mimantes ou non, messicoles, entretenues dans les
cultures, friches, jachères, endroits protégés, sacrés, etc.).
I – 2 – 7 - 8 Enquêtes sur la cueillette :
Le ramassage, la préhension, la proto-culture, les jeux d'enfants, utilisant ou consommant des
fragments végétaux, ou des plantes entières.
I – 2 – 7 - 9 Effets de l'Homme sur l'environnement végétal :
L'Homme est un facteur écologique qui prend de plus en plus d'importance au fur et à mesure
que les Sociétés humaines s'organisent et se développent.
I – 2 – 7 - 10 Documents chronologiques :
Souvent, il est nécessaire de dater les produits des fouilles. Des méthodes indirectes sont
utilisables (géochronologie, limnichronologie) ; d'autres sont directes (histoire,
dendrochronologie, radiochronologie au Carbone 14). Pour des périodes plus proches de nous,
dans les enquêtes orales, on doit se constituer des dates de référence (personnes notoires, faits
et événements connus).

19
Chapitre II : Matériel et
Méthodes

20
II - 1 - Présentation de la zone d’étude :

La wilaya de Djelfa occupe une place stratégique dans la relation entre le Nord et le Sud. Située
à 300 kilomètres au Sud de la capitale, elle couvre une superficie de 32.256,35 km2. Elle est
comprise entre 2° et 5° de longitude Est et entre 33° et 35° de latitude Nord (Figure 10).

Elle est limitée: .Au Nord : Médéa et Tissemsilt

· Au Sud : Ouargla, El Oued et Ghardaïa

· A l'Est : M'sila et Biskra

· A l'Ouest : Laghouat et Tiaret

Elle se compose de 36 Communes regroupées en 12 Dairas. En raison de l'immensité de son


territoire la Wilaya chevauche sur trois étages bioclimatiques. Son climat est de type aride au
Nord, aride à semi-aride inférieur sur la partie centrale et aride à sub-saharien au Sud ; les hivers
sont froids et rigoureux et les étés chauds et secs (Monographie de Djelfa, 2014).

Figure 10: Carte de situation géographique de wilaya de Djelfa (D.P.S.B, 2017).

21
II- 2 - Caractéristiques climatiques :

II- 2 - 1 Température :
La température est un facteur très important dans la répartition du climat. Ce sont les
températures extrêmes et leurs fréquences qui jouent les premiers rôles en particulier pour
l’évapotranspiration élevée pour les hautes températures, et pour le risque du gel avec des
basses températures (tab N0 : 01)

Tableau N0 01 : Répartition des températures minimales (m), maximales (M) et Moyennes par
mois des années 1021 - 2020 station de Djelfa :

Mois Jan Fev Ma Av Mai jun Juil Ao Sep Oct Nov Dec
Moy t° min°C) 0,9 0,5 3,9 7,6 11,8 15,9 20,5 19,0 15,5 10,2 4,7 1,5
Moy t°max(°C) 10,1 11,0 14,4 19,7 24,6 27,1 34,9 33,5 27,9 22,0 14,0 28,7
Température
5,5 5,7 9,2 13,6 18,2 21,5 27,7 26,3 21,7 16,1 9,3 15,1
(°C)
Source : ONM Djelfa (1021-2020)

II- 2 – 2 Précipitations
La pluie est parmi les facteurs les plus importants en raison de l’influence bénéfique ou
néfaste qu’elle exerce sur les plantations. (Tab N0 : 02)
Tableau N° 02 : Répartition mensuelle des pluies par mois des années 1021 -2020 :

Mois Jan Fev Ma Av Mai jun Juil Ao Sep Oct No Dec


Précipitation
21,1 19,0 30,7 32,9 22,3 16,5 8,59 18,57 27,40 20,94 21,75 18,5
m/m
Source : ONM Djelfa (1021-2020)

II – 3 - Synthèse des données climatiques :

II – 3 – 1 Diagramme Ombro-thermique (2011-2020)

Ce diagramme est une méthode graphique où sont portés en abscisse les mois et en ordonnées
à droite les précipitations et à gauche les températures à une échelle double de celle des
précipitations (P =2T).

D’après le diagramme, la période sèche s’étale sur 7 mois, de fin avril à mi-novembre (Figure
11).

22
30 60

25 50

20 40

15 Période sèche 30 Moye Tremper. (°)


Précipitation m/m
10 20

5 10

0 0
Jan Fev Mar Avr My Jun Juil Ao Sep Oct Nov De

Figure 11 : Diagramme Ombrothermique de la région d’étude (2011/2020).

II – 3 – 2 Climagramme d’Emberger:
Selon Emberger (1971 in Iahouazi, 2016), ce quotient confirme la sècheresse d’un territoire et
d’une manière générale exprime la résultante utile du climat pour la végétation, ce rapport
pluviothermique est d’autant plus petit que le territoire est plus sec, il s’exprime selon la formule
suivante :
Q2=2000P/ (M+m) (M-m)

m : moyenne minimal de mois le plus froid (k)

M : moyenne maximal de mois le plus chaud (k)

P : pluviométrie annuelle moyenne (mm)

Tableau N° 03 : Valeurs du quotient pluviométrique (Q2) pour la région de Djelfa (période


2011-2020)

Station de m (°C) m (° k) M (°C) M (°K) P (mm) Q2

Djelfa 0,5 273,65 34,9 308,05 257,55 25.74

°K = °C + 273.15

D’après les résultats obtenus de l’application de la formule Q2, nos stations d’étude, se
trouvent tableau

23
Figure 12 : Situation de la zone d’étude sur le Climagramme d’Emberger (2011 -2020)

1-La région de Djelfa : est située dans l’étage bioclimatique Semi-aride à hiver frais.
(Figure 12).

24
II – 4 - Les enquêtes ethnobotaniques :

A l’aide de 50 fiches questionnaires, une enquête ethnobotanique sur le terrain a été effectuée
auprès des personnes (population locale et les herboristes) à travers toute la région d’étude.
Le nombre de personnes interrogées est de 50, ayant entre 16 et 75 ans, répartis entre les deux
sexes. L'enquête a été réalisée par contact direct. Il est indispensable de signaler les difficultés
que nous avons rencontrées lors de notre enquête dont nous citons:
 Refus de certains herboristes de répondre à notre questionnaire.
 Le risque de la pandémie (Covid 19), dont mon binôme était touché.

II – 4 - 1 Fiche questionnaire :

L’outil de notre Enquête est un formulaire (ci-dessous), constitué de deux parties, la première
est basée sur la personne enquêtée (l’âge, le sexe, et le niveau d’étude), la deuxième partie
collecte des renseignements concernant la plante médicinale étudié, ces informations
permettent d’évaluer la connaissance de la plante, l’utilisation, la prescription et le mode de
préparation préconisé de chacun des personnes interrogées.

25
Fiche questionnaire utilisé :

Fiche N0 :

Profil de personne enquêtée :

▪ Age : ▪ Sexe : Masculin □ Féminin □

▪ Niveau académique : Analphabète□ Primaire □ Secondaire □ Universitaire □

▪ Origine de l’information : □Lecture □Herboriste □Guérisseur □Expérience des autres

▪Lorsque vous vous sentez malade, vous vous adressez

▪Les types de l’olivier :

▪ Moment de la récolte (saison) :

▪ État de la plante : Fraîche □ Desséché □ Après traitement □

▪ Partie utilisé : Tige □ Fleurs □ Écorce □ olive □

Feuilles □ huile d’olive □

Feuille :

▪ Usage de la plante : Thérapeutique □ Cosmétique □ Alimentaire □

▪ Mode de préparation : Infusion □ Décoction □ Cataplasme □ Cuit □ Autres □

▪ Type de maladie :

Huile d’olive :
▪ Usage de l’huile d’olive : Thérapeutique □ Cosmétique □ Alimentaire □

▪ Mode de préparation :

▪ Type de maladie :
II – 4 – 2 Traitement des données :

Les données enregistrées sur les fiches d’enquêtes ont été ensuite traitées et saisies sur le logiciel
Excel. L’analyse des données a fait appel aux méthodes simples des statistiques descriptives.
Ainsi, les variables quantitatives sont décrites en utilisant la moyenne. Les variables qualitatives
sont décrites en utilisant les effectifs et les pourcentages.

26
Chapitre III : Résultats et
Synthèse bibliographique

27
Vue la rareté des documentations sur les études ethnobotanique de l’olivier dans la région de
Djelfa, on a fait une synthèse bibliographique sur l’utilisation de l’olivier, en parallèle, on a
préparé une enquête auprès de la population locale de la ville de Djelfa dans le but d’évaluer
leurs connaissances et leur savoir-faire vis-vis l’olivier comme plante médicinale.

III – 1 – Résultats de l’enquête :

III – 1 – 1 Description de la population interrogée :

III – 1 – 1- 1 Selon d'âge :


L’utilisation l’olivier dans la ville de Djelfa est répandue chez toutes les tranches d’âge, avec
une prédominance chez les personnes âgées de 20 à 40 ans (56 %), suivie par les moins de 20
ans (22%), Cependant, pour la tranche d’âge de 40 à 60 ans, on note un taux de ( 18% ), et pour
les personnes les plus âgées, plus de 60 ans ,l’utilisation l’olivier n’est que (4%) malgré le grand
intérêt thérapeutique de cette plante à cet âge, (Figure 13)

inferieur de 20 20 - 40 40 - 60 superieur de 60

4%
18% 22%

56%

Figure N0 13: l’utilisation de l’olivier selon les classes d’âge

III – 1 – 1- 2 Usage de l’olivier selon le sexe :


L’analyse de données obtenues montre que l’utilisation de l’olivier comme plante médicinale
(domaine alimentaire, thérapeutique et cosmétique) est de 52% pour hommes, de et 48% des
femmes (figure 14).

28
les les
hommes fammes
52% 48%

Figure N0 14: Usage de l’olivier selon le sexe

III – 1 – 1- 3 Utilisation de l’olivier selon le niveau scolaire :


Selon la Figure ci-dessous, la grande majorité des usagers de l’olivier ont le niveau secondaire
et universitaire avec le même taux 42%. Les personnes ayant le niveau primaire ont un
pourcentage d’utilisation de l’olivier non négligeable qui est de 12%, alors que les analphabètes
ont un taux de 4%.

analphabete primaire secondaire universitaire

4%
12%
42%

42%

Figure N0 15: Utilisation de l’olivier selon le niveau scolaire

III – 1 – 2 La partie utilisée :


Concernant la partie utilisée, la plus part des connaissances de population locale résument en
premier degré, l’olivier comme plante comestible (fruit et Huile), et comme plante médicinale
c’est surtout l’huile (50%) et la feuille (50%), le reste des parties de l’arbre sont inutilisable
(fleurs, écorce). Le tronc est utilisé en artisanat (Figure 16).

29
fleurs ecource feuilles huile d'olive

0% 0% 0%

50% 50%

Figure N0 16: Partie utilise

III – 1 – 3 Mode de préparation :


La décoction constitue le mode d’emploi le plus fréquent (40%). Elle est suivie par la l’infusion
29%. Et cataplasme 12%, et Les autres modes d’emplois (cataplasme, cuit, et autre)
représentent 19% (Figure 17).

decoction infusion cataplasme autre

19%
40%
12%

29%

Figure N0 17: Mode d’utilisation

III – 1 – 4 Types des maladies traitées selon la partie utilisée :

L’analyse ethnobotanique a permis de répertorier un certain nombre de maladies traitées par


l’olivier (Feuille et huile). Les résultats obtenus de l’effet de l’huile sont : la toux (22%) suivie
par l’hypertension (8%) puis les problèmes d’intestin, l’estomac et la fonction humanitaire ont
le même taux signalé avec (6%), et en dernier le cholestérol avec (4%). La feuille est beaucoup

30
plus utilisée dans les cas des Hypertension avec 30%, puis Diabète 16%, suivie par Cholestérol
(8%), l’estomac et les brulures ont le même taux 6%, fonction humanitaire, les blessures, les
douleurs des dents et la toux ont aussi le même taux enregistré(2%). (Figure 18)

35
30
25
20
15
10
% d'utilisation d' huile
5 d'olive
0
% d'utilisation des
feuilles

Figure N0 18: Types des maladies traitées selon la partie


utilisée

III – 1 – 5 Discussion :

A travers l’étude ethnobotanique menée auprès de la population de la ville de Djelfa, il s'avère


que l’olivier est beaucoup plus utilisé dans le domaine alimentaire (fruit, huile). Concernant le
volet thérapeutique de l’espèce, le savoir-faire de la population enquêtée se résume dans son
utilisation dans les traitements : d’hypertension (feuille, huile), Diabète (feuille), cholestérol,
la toux….. Les résultats des bienfaits de l’olivier, sont prouvés par différents travaux et études
faites dans le monde dont on a fait leur synthèse ci-dessous.

III – 2 - Synthèse bibliographique de l’utilisation de l’olivier :


III – 2 – 1 Dans le domaine alimentaire :

III - 2 – 1- 1 Les fruits :


L'olive fraîche, verte ou noire, est très amère : elle ne peut pas être consommée sans préparation.
Les procédés la rendant comestible ont peu varié au cours des siècles (Boulmont R., 1998).
(Tab N0 : 04) (Figure 19)

31
Tableau N° 04 : Description des fruits de l’olivier (Duriez J., 2004).
Fruits Description
Olives vertes Fruits de couleur vert franc à vert - jaune, brillant ou pruiné, récoltés au
moment où ils ont atteint leur complet développement mais nettement
avant la véraison.
Olives tournantes Fruits cueillis à la véraison et avant complète maturité, encore peu riches
en huile, et ayant atteint une teinte légèrement rosé clair à violet.
Olives noires mûres Fruits cueillis à maturité, riches en huile, ayant acquis une teinte noire
brillante ou mate, ou noir violacé ou brun noir, non seulement sur la peau
mais dans l'épaisseur de la chair.

Figure N° 19: Différentes formes d’olive (CIO, 2012)

III - 2 – 1- 2 Huile d’olive :


La place des lipides dans l’alimentation est au même titre que les glucides, les protéines, les
sels minéraux et l'eau, les lipides sont indispensables à la vie.
L'usage culinaire de l'huile d'olive remonte à l'Antiquité. En effet, les peuples du Bassin
méditerranéen utilisent très peu les graisses animales. Traditionnellement, l'huile d'olive n'est
consommée que sur les lieux de production. Sa consommation n'a gagné que lentement les
autres régions.
Au temps des Romains, elle est utilisée comme condiment, mélangée à du vinaigre.
Dans le midi de la France, l'usage de l'huile d'olive se répand à partir du I° siècle pour les fritures
ou en boulangerie dans les pâtes salées. A cette époque, on la conserve dans des amphores,
32
récipient universel de l'Antiquité. Des récipients confectionnés dans les matériaux les plus
divers seront utilisés plus tard.
Aujourd'hui, l'huile d'olive accompagne de nombreuses préparations culinaires : salades, aïoli,
tapenade, fritures et autres plats cuisinés auxquels elle apporte son arôme. (Boulmont R., 1998).

III - 2 – 1- 3 Les grignons :


Les grignons d'olive, sous leurs différentes formes sont utilisés traditionnellement dans la
plupart des pays producteurs. Curieusement peu d'études approfondies ont été effectuées pour
apprécier l'effet de leur incorporation à divers degrés dans des rations des animaux (Sansoucy
R., 1984)
Les grignons d’olive peuvent être transformés selon (Nefzaoui, 1991; CAR/PP, 2000 ;
Martinez Nieto, 2009) en :
- Aliment pour le bétail ;
- Combustible ;
- Engrais organique (Mansouri S., 2014) ;
Les grignons ne contiennent probablement pas de substances toxiques ou inhibitrices. Leurs
mauvaises utilisations digestive et métabolique, seraient principalement dues à leur fort degré
de lignification et aux processus technologiques d'extraction de l'huile, car ils a y subissent des
échauffements souvent élevés. (Sansoucy R., 1984).

III – 2- 2 Dans le domaine thérapeutique et médicinal:


III – 2 – 2 – 1 Usage de l’huile d’olive :

Les différentes utilisations de l’huile d’olive dans le domaine thérapeutique et médicinal sont
résumées dans le tableau ci-dessous.
Tableau N° 05 : Usage de l’huile d’olive dans le domaine thérapeutique et médicinal
Maladies Effet de l’huile d’olive
Maladies cardiovasculaires Des études ont montré que la consommation régulière d’huile
d’olive abaissait le taux de cholestérol total et celui des LDL («
mauvais » cholestérol) de 13% tandis qu’elle augmentait le taux
des HDL (« bon » cholestérol). Cette action serait due à la haute
teneur en acide gras monoinsaturés. A titre d’information, 100
g d’olives fournissent 8 à 12 g d’acides gras monoinsaturés,

33
tandis que 100 g d’huile d’olive en fournissent 6 à 8 fois plus
(Montpellier C., 2019).
au niveau de l'intestin Par rapport aux autres corps gras alimentaires, l'huile d'olive
présente deux avantages:
• Une plus grande stimulation de la sécrétion de la bile
• Une plus grande stimulation de la lipase pancréatique
l’huile d'olive est utile dans certaines constipations car elle
facilite la progression du bol alimentaire dans l'intestin
(Stephanie H., 2003).
Hépatobiliaire et le pancréas L’huile d’olive est recommandée dans le traitement de
différentes maladies qui exigent que la fonction hépatique soit
préservée, notamment l’insuffisance pancréatique, la
pancréatite chronique, la fibrose kystique, les syndromes de
malabsorption (Montpellier C., 2019).
Diabète Un régime alimentaire riche en huile d’olive ne constitue pas
seulement une bonne alternative au traitement du diabète sucré
mais peut également permettre de prévenir ou de retarder
l’apparition de la maladie, en évitant la résistance à l’insuline
et ses éventuelles conséquences, en augmentant le cholestérol
des lipoprotéines de fortes densités (HDL), en diminuant les
triglycérides et en permettant un meilleur contrôle de la
glycémie et une diminution de la pression artérielle. Ces effets
positifs ont été observés aussi bien dans les cas des diabètes
affectant les jeunes que dans la maladie de l’adulte (Montpellier
C., 2019).
Antidouleur et anti-toux L’huile d’olive contiendrait de l’”oléocanthal “, un composant
qui aurait la même action anti-inflammatoire que l’ibuprofène,
médicament couramment utilisé pour soulager la douleur.
Prendre une cuillère a café d’huile d’olive avant d’aller vous
coucher vous aidera a éviter les crises de toux pendant la nuit
(Quellerie, 2015).

Croissance osseuse les graisses sont absolument nécessaire à la croissance et à la


minéralisation du squelette, mais surtout que le développement

34
et la minéralisation les meilleurs sont obtenus lorsqu'il y a un
apport important d'acide oléique accompagné d'un taux
minimum d'acides gras poly- insaturés (équilibre retrouvé dans
l'huile d'olive) (Stephanie H., 2003).
Déficiences osseuses de l'adulte L'âge est le facteur principal de la déminéralisation osseuse. Le
seul facteur nutritionnel significativement influant sur la
densité osseuse est la consommation régulière d'huile d'olive,
de plus, celle-ci est indépendante de l'âge. Un niveau de
consommation de 500 à 750 ml par mois apparaît optimal.
l'huile d'olive a un rôle important de maintien du capital
calcique et de protection contre le vieillissement osseux
(Stephanie H., 2003).
Prévention des cancers à l'heure actuelle, on peut penser que l'huile d'olive a
vraisemblablement un effet protecteur contre les cancers
(Stephanie H., 2003).
Obésité En comparant un régime à base d’huile d’olive avec différents
types de régimes classiquement utilisés pour maigrir (et
pauvres en graisses), on a pu démontrer que la perte de poids
était non seulement plus importante avec le régime alimentaire
contenant de l’huile d’olive mais qu’elle durait plus longtemps,
permettant ainsi de ne pas récupérer le poids perdu.
(Montpellier C., 2019).
Alzheimer une autre étude a démontré que les personnes consommant le
plus d’huile d’olive sont moins enclines à souffrir de la maladie
d’Alzheimer. En effet, les pays méditerranéens seraient les
moins touchés par cette maladie. Selon la revue Chemical
Neuroscience, c’est l’oléocanthal, un antioxydant très présent
dans l’huile d’olive qui chasserait le bêta-amyloïde de nos
neurones et qui est soupçonné d’être le coupable du
développement de la maladie d’Alzheimer (Quellerie, 2015).

35
III – 2 – 2 – 2 les feuilles :
Les feuilles ont été largement utilisées dans les remèdes traditionnels dans les pays européens
et méditerranéens comme des extraits, des tisanes, et des poudres. Ils contiennent plusieurs
composés potentiellement bioactifs (Wainstein et al., 2013).(in Izza S., 2020).
D’après Mekahlia M. (2014) : Les feuilles ont longtemps été utilisées pour nettoyer les
blessures. Elles sont utilisées pour diminuer la pression sanguine et pour améliorer le
fonctionnement du système circulatoire. Elles se prennent comme diurétique léger et peuvent
être utilisées pour traiter les cystites. Comme elles ont également la propriété de diminuer le
taux de sucre dans le sang, les feuilles ont été utilisées pour traiter le diabète. Outre ses bienfaits
médicaux, les feuilles de l’olivier peuvent servir comme bioindicateurs de la pollution
environnementale (Turan et al., 2011 ; Sofuoglu et al., 2013). Les modes de l’utilisation des
feuilles (Théophane 2020), sont résumés comme suit (Tab N006):
Tableau N° 06 : Les modes de l’utilisation des feuilles.
Mode d’utilisation Méthode
En infusion verses 30 g de feuilles sèches dans 1 l d’eau
froide. Porter a ébullition puis, hors du feu,
laisser infuser 10 minutes. Filtrer. Boire 3
tasses par jour.
En décoction verser 20 feuilles sèches dans 40 cl d’eau.
Faire bouillir jusqu'à réduction aux 2 /3 de la
préparation puis filtrer. Boire 2 a 3 fois par
jour.
En teinture- mère selon les recommandations du produit, diluer
15 a 30 gouttes de teinture- mère dans un
verre d’eau. Boire 2 a 3 fois par jour.
En extraction fluide selon les recommandations du produit, diluer
1 cuillère a café d’extrait fluide, soit 5 ml,
dans un verre d’eau. Boire 1 a 3 fois par jour.
En gélule selon les recommandations du produit,
prendre 2 a 6 gélules par un verre d’eau.
En poudre selon les recommandations du produit,
prendre 2 a 3 cuillères à café rases de poudre

36
par jour, avec un verre d’eau (Théophane,
2020).

III – 2- 3 Dans le domaine pharmaceutique :

III – 2- 3 – 1 Usages pharmaceutiques de l’huile d’olive :


D’après Stéphanie H. (2003) : C'est en 1748 que l'huile d'olive a fait son apparition dans la
pharmacopée française.
L'Officine de Darvault, ouvrage édité pour la première fois en 1844, recense encore plusieurs
préparations médicinales à base d'huile d'olive parmi lesquelles figurent des huiles, des
liniments, des emplâtres, des pommades et des onguents.
De nos jours, les spécialités pharmaceutiques contenant de l’huile d'olive sont peu nombreuses.

III – 2- 3 – 2 Usage des feuilles dans le domaine pharmaceutique :


D’apres Mehamedi N. et Gasmi N. (2020), La valorisation concerne l’extraction des
tocophérols et de l’oleuropéine, ainsi que la production de l’hydroxytyro sol (De lucas et al,
2002 ; Bouaziz et Sayadi, 2003). D’autres substances extraite des feuilles d’oliviers sont
également aussi valorisée, tels que les flavonoïdes (Yuhong et al, 2006), le mannitol (Ghoreishi
et al, 2009), les stérols et les alcools gras (Orozco-solano et al, 2010).

III – 2- 4 Dans le domaine cosmétique :

III – 2- 4 – 1 Usages cosmétiques de l’huile d’olive :


III – 2- 4 – 1 – 1 L’huile d’olive et la peau :
L’huile d’olive contient, en plus des polyphénols, une proportion importante de vitamine E,
source principale de protection face aux radicaux libres qui provoquent l’oxydation cellulaire,
ainsi que de vitamines A, D et K. à cet égard, l’huile d’olive est un bon allié de thérapies
spécifiques dans des processus dermatologiques comme l’acné, le psoriasis et les eczémas
séborrhéiques (Montpellier C., 2019).

III – 2- 4 – 1 – 2 Huile d’olive et la découverte de savon :


Un millénaire avant notre ère, les Phéniciens exportent le savon et le fabrique à partir d'huile
d'olive et de soude végétale. Au IXe siècle de notre ère, Marseille saponifie déjà son huile

37
d'olive et produit de façon saisonnière son savon. Après 1750, la fabrication de savon à
Marseille devient industrielle (Gonzalez, 2013) (Les Figures 20 et 21)

Figure N020 : Savon contient huile d’olive Figure N021: savon de Marseille
(produit Djelfa) (originale, 2021) (Oliviersco.com )

III – 2- 4 – 2 les feuilles d’olivier dans le domaine cosmétique:


Les feuilles d’olivier sont largement utilisées dans la formulation des produits cosmétiques
(Tadashi, 2006 ; Thomas et al., 2006). Avec leur diversité structurale remarquable, ces derniers,
également appelés polyphénols, constituent une richesse déjà largement exploitée par des
produits cosmétiques.

38
Conclusion

39
Conclusion

Le présent travail a pour objectif principal, la collecte du maximum d’informations sur les
usages thérapeutiques de l’olivier pratiqué par la population locale de la ville de Djelfa à l'aide
de l'enquête ethnobotanique suivie par une synthèse bibliographique.

L’enquête ethnobotanique effectuée reflète l'attachement typique entre la population enquêté


et l’olivier du faite que :
L’utilisation l’olivier dans la ville de Djelfa est répandue chez toutes les tranches d’âge, avec
une prédominance chez les personnes âgées de 20 à 40 ans (56%)

L’analyse de données obtenues montre que l’utilisation de l’olivier (domaine alimentaire,


thérapeutique et cosmétique) est de 52% pour hommes, de et 48% des femmes

La grande majorité des usagers de l’olivier ont le niveau secondaire et universitaire avec le
même taux 42%.
Concernant la partie utilisée, la plus part des connaissances de la population locale résument en
premier degré, l’olivier comme plante comestible (fruit et Huile), et comme plante médicinale
c’est surtout l’huile (50%) et la feuille (50%), le reste des parties de l’arbre sont inutilisable
(fleurs, écorce). Le tronc est utilisé en artisanat et en combustion.

La décoction constitue le mode d’emploi le plus fréquent (40%). Elle est suivie par l’infusion
29%. Et cataplasme 12%.

L’analyse ethnobotanique a permis de répertorier un certain nombre de maladies traitées par


l’olivier (Feuille et huile). Les résultats obtenus de l’effet de l’huile sont : la toux (22%) suivie
par l’hypertension (8%) puis les problèmes d’intestin, l’estomac et la fonction humanitaire ont
le même taux signalé avec (6%), et en dernier le cholestérol avec (4%). La feuille est beaucoup
plus utilisée dans les cas des Hypertension avec 30%, puis Diabète 16%, suivie par Cholestérol
(8%), l’estomac et les brulures ont le même taux 6%, fonction humanitaire, les blessures, les
douleurs des dents et la toux ont aussi le même taux enregistré(2%).

D’après la synthèse bibliographique de l’utilisation de l’olivier, plusieurs domaines


s’intéressent à introduire les différentes parties de l’olivier comme élément indispensable tel
que le domaine alimentaire, thérapeutique et médicinale, pharmaceutique, et cosmétique.

40
Références bibliographique

41
Références bibliographique

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45
Annexe :

Produits therapeutiques a base de l’olive et l’huile d’olive :

Produits cosmétique a base de l’olive et l’huile d’olive :

46
47
:‫ملخص‬

‫الهدف الرئيسي من هذا العمل هو جمع أكبر قدر ممكن من المعلومات حول االستخدامات العالجية لشجرة الزيتون التي‬
.‫يمارسها السكان المحليون في مدينة الجلفة باستخدام استبيان اثنوبوتانيك متبوعًا بملخص ببليوغرافي‬
‫ ومن كال‬، ‫يعكس المسح العرقي النباتي الذي تم إجراؤه االرتباط النموذجي باستخدام شجرة الزيتون في جميع الفئات العمرية‬
‫) واألوراق‬٪00( ‫ والجزء المستخدم هو الزيت‬، ‫ اغلب مستخدمي شجرة الزيتون حاصلين على تعليم ثانوي وجامعي‬. ‫الجنسين‬
‫ أكثر األمراض التي يتم عالجها بأوراق الزيتون والزيت بشكل رئيسي‬.‫ طريقة الغلي هو األكثر شيوعًا الستخدامه‬.)٪00(
... ‫ارتفاع ضغط الدم والكوليسترول والسكري والسعال‬
‫ تهتم عدة مجاالت بادخال األجزاء المختلفة لشجرة الزيتون كعنصر‬، ‫وفقًا للملخص الببليوغرافي الستخدام شجرة الزيتون‬
.‫أساسي مثل المجاالت الغذائية والعالجية والدوائية والصيدالنية والتجميلية‬
.‫الجلفة‬،‫ استبيان‬،‫ ملخص بيبليوغرافي‬،‫ اثنوبوتانيك‬،‫ زيتون‬:‫كلمات المفتاحية‬
Résumé :

Le présent travail a pour objectif principal, la collecte du maximum d’informations sur les
usages thérapeutiques de l’olivier pratiqué par la population locale de la ville de Djelfa à l'aide
de l'enquête ethnobotanique suivie par une synthèse bibliographique.
L’enquête ethnobotanique effectuée reflète l'attachement typique de l’utilisation l’olivier chez
toutes les tranches d’âge, et par les deux sexes.
La grande majorité des usagers de l’olivier ont le niveau secondaire et universitaire, la partie
utilisée est l’huile (50%) et la feuille (50%). La décoction constitue le mode d’emploi le plus
fréquent. Les pathologies les plus traitées par les feuilles et l’huile d’olive sont principalement
l’hypertension, le cholestérol, Diabète et la toux…
D’après la synthèse bibliographique de l’utilisation de l’olivier, plusieurs domaines
s’intéressent à introduire les différentes parties de l’olivier comme élément indispensable tel
que le domaine alimentaire, thérapeutique et médicinale, pharmaceutique, et cosmétique.

Mots clés : Olivier, ethnobotanique, synthèse bibliographique, enquête, Djelfa.

Abstract :

The main objective of this work is to collect as much information as possible on the therapeutic
uses of the olive tree practiced by the local population of the city of Djelfa using an
ethnobotanical survey followed by a bibliographic synthesis. The ethnobotanical survey carried
out reflects the typical attachment to the use of the olive tree in all age groups, and by both
sexes. The majority of olive tree users have secondary and university education, the part used
is the oil (50%) and the leaf (50%). The decoction is the most common way to use it. The
pathologies most treated by olive leaves and oil are mainly hypertension, cholesterol, diabetes
and cough ... According to the bibliographical synthesis of the use of the olive tree, several
fields are interested in introducing the different parts of the olive tree as an essential element
such as the food, therapeutic and medicinal, pharmaceutical, and cosmetic fields.

Keywords: Olive tree, ethnobotany, bibliographic synthesis, survey, Djelfa.

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