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Je Suis Célibataire Et Ça Me Plaît

Célibataire....

Transféré par

Red Man
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© © All Rights Reserved
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DE LA MÊME AUTEURE,

CHEZ LE MÊME ÉDITEUR

J’ai perdu mon job et ça me plaît, 2011.


Je n’ai pas d’argent et ça me plaît, 2012.
Je n’ai pas de religion et ça me plaît, 2014.

Le Défi des 100 Jours ! Cahier d’exercices pour une vie


extraordinaire, 2015.
Le Défi des 100 Jours ! Cahier d’exercices pour développer
votre intuition (avec Sonia Choquette), 2016.
Les Cartes du Défi des 100 Jours, 2016

Relecture : Julie Klotz


Tous droits de reproduction, traduction ou adaptation,
réservés pour tous pays.
© 2016, Guy Trédaniel Éditeur
ISBN : 978-2-813-21364-8

www.editions-tredaniel.com
[email protected]
www.facebook.com/editions.tredaniel
Je dédie ce livre à tous les célibataires.
Puissiez-vous trouver en vous le courage, l’audace, la sincérité
de vivre ce moment de célibat pleinement. Je vous souhaite de
retrouver votre joie et reconnaissance de vivre une étape de vie
proposant tant d’opportunités d’évoluer et de grandir, pour vous
préparer à la rencontre du grand amour.
Table des matières
Couverture

Page de titre

Page de copyright

PRÉFACE

L’amour dure trois ans

L’AMOUR DURE TROIS ANS

MISE À NUE

S’AUTORISER À VIVRE TOUS LES POSSIBLES

SE REDÉCOUVRIR

SI JE RESTE, JE COULE

MON ÂME NE RESPIRAIT PLUS

ÊTRE MÈRE UN JOUR

SÉPARATION AVEC LES ENFANTS

DE LA GRATITUDE

EAT, PRAY, LOVE

JE PERDS UN AMI

PARFAIT TIMING
UNE AMAZONE

LA « DANSE MÉDECINE »

SANS DOMICILE FIXE

DÉMÉNAGEMENT EN PLEURS

CULPABILITÉ ET COLÈRE

PONTS ÉNERGÉTIQUES

TOUCHER LE FOND

GÊNÉE DE RIRE

UNE AUTRE VISION DU MONDE

MON CORPS S’ÉVEILLE

L’ÉTREINTE AMMA

ÉVEIL ET CONSCIENCE

DÉTOUR PAR BEYROUTH

NOUS SOMMES IMPORTANTS

L’ERREUR EST HUMAINE

LE CŒUR LÉGER

APPRENDRE DE SES DÉFIS

RÉAPPRENDRE À FONCTIONNER SEULE

DÉJÀ CONQUISE

RAPPORT AU TEMPS
VOYAGER MAINTENANT

REMPLACER LES DOUTES

JE N’AI PAS COUCHÉ AVEC

MON CORPS BOUILLONNE COMME AU PRINTEMPS

LA SAVEUR DE L’INSTANT PRÉSENT

AVOIR LE TEMPS

CONVENIR À L’AUTRE

DÉCALAGE

LE DÉSIR

ÉNERGIE SEXUELLE

AIMER À L’INFINI

INCERTITUDES

DIFFICULTÉS D’ÊTRE EN COUPLE

HAPPY END

AVEC FOI

NOTRE VRAIE NATURE

IL ARRIVE

INTUITION

CE QUE JE JUGE NÉGATIF

FLAMMES JUMELLES
LE GRAND AMOUR

LA MACHINE À LAVER

GAGNER EN CLARTÉ

PHASE DE DEUIL

D’ANCIENNES BLESSURES

UN ACTE COURAGEUX

DE COURT PASSAGE

PRIORITÉ À LA RAISON

SOMMES-NOUS CONDITIONNÉS ?

DÉCLARATION

IMPATIENCE

L’AMOUR VIRTUEL

MA MÈRE JOUE LE JEU !

ATTIRER L’HOMME DE MA VIE EN 100 JOURS

UNE EXPÉRIENCE JOUISSIVE

CHAMP D’AMOUR

RÉALISATION PERSONNELLE

JE NE SUIS PAS LE CRÉATEUR

SE CONNAÎTRE

DIFFÉRENTES FRÉQUENCES
SE LIBÉRER

EXPÉRIENCES SACRÉES

DES ÉLÉPHANTS HEUREUX

TOURNER LA PAGE

FAIRE FORTUNE

L’AVENTURE CONTINUE

LA VIE M’APPELLE À PLUS

TOUT REMONTE

L’EGO

SE FAIRE « DES COUILLES EN OR »

TRANSFORMÉE

ÉJACULATION FÉMININE

FAIRE L’AMOUR À SOI-MÊME

JE PERDS MA VIRGINITÉ

L’ŒUF DE JADE

PRENDRE SON TEMPS

LE TAO

BIEN ENTOURÉE

RICHE DE SENS

SE RECONNECTER À L’ESSENTIEL
KOH LANTA

CHANGEMENT DE PROGRAMME

TOUTE CHOSE A UNE FIN

LE DESTIN

MÉLODIE DU CŒUR

PRÊTE À AIMER

UN GOÛT D’ÉTERNITÉ

ENVIE D’UN « CHEZ MOI »

LE MAL DU PAYS

AUCUNE HONTE

MINI BURN-OUT

VERSION L

DÉJÀ SOUS LE CHARME

DES HOMMES ÉVOLUÉS

LAISSER LA VIE FAIRE SON JOB

LAISSER FAIRE LA VIE

SE LAISSER PORTER

LA RENCONTRE

ÉTONNANT

LAISSER L’HOMME FAIRE


« BUCKET LIST »

ALIGNEMENT AVEC MES DÉCLARATIONS

SAINT-VALENTIN

VUE SUR LE PORT

SOIREE BIEN ARROSÉE

CE QUE J’AI À OFFRIR

ÉPIGÉNÉTIQUE

VALIDER CERTAINS POINTS

TROP EXIGEANTE ?

ANCIENNES BLESSURES

L’AMOUR REND AVEUGLE OU ÉCLAIRE ?

ÊTRE ET DEVENIR

L’HOMME PENSE DIFFÉREMMENT

DOUCEUR ET FACILITÉ

EST-IL LE BON ?

RESTER SPONTANÉE

S’APPORTER DE LA DOUCEUR

APPRENDRE À RECEVOIR

ÊTRE ACCEPTÉE COMPLÈTEMENT

DES EXPLICATIONS
ENVIE DE BÉBÉ

AU-DELÀ DE L’EGO

UN PARDON EXTRÊME DE L’ÂME

BRAIN MAKEOVER

LIBÉRÉE DE PLANIFIER

TOMBER AMOUREUSE

ÉVOLUTION SPIRITUELLE

DES SENTIMENTS AMICAUX

L’UNIVERS A TOUT PRÉVU

CENTRER MON REGARD SUR MOI

SOUS LE CHOC

« POSITIONNÉE EN ACQUISE »

POSSIBILITÉ D’UNE NOUVELLE RENCONTRE

LA CERTITUDE

LA GRATITUDE

DÉCOLLAGE SYMBOLIQUE

DÉCLARATION INCONDITIONNELLE

ALORS VOICI MA DÉCLARATION À L’UNIVERS

PARIS, ME VOICI !

LIFE WILL NEVER BE THE SAME


AMITIÉ AMOUREUSE

MES PRATIQUES

ÉCRITURE AUTOMATIQUE

CRÉER LE MANQUE

TEXTOS SANS RÉPONSE

ASTRIDE

NE PAS SE RETROUVER SEUL

SÉANCE DE CHANNELING

REMISE EN SELLE

CONTRATS D’ÂME

VIVRE LE GRAND AMOUR

LE STRESS MONTE ET LA ROSACÉE VIENT

CLARIFIER

UNE MINI-DÉCLARATION

UN HOMME EN CACHE D’AUTRES

TOUT EST POUR LE MIEUX

ÊTRE PÈRE

LA GRATITUDE AU-DELÀ DE LA RÂLERIE

RETROUVER LE FLOW

GUIDÉE ET GUÉRIE
ÊTRE MÈRE

AMOUR INCONDITIONNEL

KARMA

ÉCOUTER LES SIGNES

RECUL NÉCESSAIRE

CRÉER L’EXTRAORDINAIRE ENSEMBLE

SOIF D’AMOUR AUTHENTIQUE

ONE MORE TRY

JOUE PAS

GUÉRISSEZ MESSIEURS

ÊTRE AIMÉE POUR QUI JE SUIS

ÊTRE LIBRE

DANS MA FÉMINITÉ

EN MODE AUTISTE

TRISTESSE

S’OFFRIR LA VÉRITÉ

LA TORTURE

HONORER SA VÉRITÉ

LE MOMENT EST ARRIVÉ DE LUI PARLER

LIBÉRATION D’ÉNERGIE
LE LIVRE

PLUS MERVEILLEUX QUE LUI

CONFIDENCES

UNE DÉCLARATION D’AMOUR À MOI-MÊME

ÊTRE SON PARTENAIRE DE VIE

NOUS SOMMES DÉJÀ RÉUNIS

LETTRE DE L’UNIVERS

SE PARDONNER

EXPLORER MA FÉMINITÉ

FÉMININ SACRÉ

COCOONING

COMING OUT PRO

SE DÉSHABITUER

EN PLEIN ENVOL

LE RESPECT DE SOI

LE MANQUE

UN CHATON MORT

PARCOURS INSPIRANTS

SOIRÉE D’INAUGURATION

« VIN MÉDITATION »
RETOUR À PARIS

ATTIRER À MOI LE GRAND AMOUR

TIRAGE DE CARTES

EXPRIMER SA PUISSANCE

EXISTER À TRAVERS L’AUTRE

AFFIRMER MA LIBERTÉ

DES PRÉCISIONS

ÂME SŒUR

PETITS BONSHOMMES ALLUMETTES

UN RÊVE DEVIENT RÉALITÉ

UN TIMING DIVIN

UN GROS BÉBÉ

LA SENSUALITÉ DES TALONS

AIMER LE BEAU

AMOUR À DEUX ET POLYAMOUR

LE SYNDRÔME DE PETER

NUMÉROLOGIE

LES HOMMES DE MA VIE

PAS DE SOLITUDE

AIMER
LIBÉRER LE PASSÉ

L’ÉTÉ À HAWAII

MES AMIES CÉLIBATAIRES

UNE BÉNÉDICTION

SAVOIR TOUT DIRE À UNE AMIE

NOT

L’ALCHIMISTE

ENVIE DE FAIRE L’AMOUR

LAISSER PASSER LA TEMPÊTE

LAISSEZ LA BEAUTÉ VOUS PENÉTRER

CHÉRI, OÙ ES-TU ?

MES BLESSURES

TU DOIS Y CROIRE POUR LE VOIR

LA CONFIRMATION DE L’UNIVERS

COUP DE POUCE

UN HOMME ÉVOLUÉ

L’HOMME DE MA VIE

GUÉRISON

UN TEMPS DE SILENCE

UN MIRACLE
ON A TOUJOURS LE CHOIX

CÉLÉBRER

LES CONSEILS DE SONIA

TRANSFORMER SA VISION DU CÉLIBAT

TRAVAIL D’ÉQUIPE

UN MESSAGER

IL NE ME MANQUE RIEN

EN DIRECTION DE NOS RÊVES

VIVRE LA MAGIE À DEUX

UNE INITIATION

LE CONSOMMATEUR EST ROI

SOUHAITER LE MEILLEUR

SŒUR D’ÂME

D’IMPORTANTS DÉTAILS

HÉSITATIONS

COUSINADE

PAS DANS LA NORME

CONTRIBUTION

COMPLÉTER LE PASSÉ

LE JUGEMENT EST FACILE


LA MAYO NE PREND PAS

DÉTACHÉE ET FESTIVE

UNE INITIATION

URGENCE À SE RENCONTRER

UN ORDRE DIVIN

NOUVEAU CYCLE

ÊTRE LIBRE

MA RÉVOLUTION

LE RETOUR DU FÉMININ SACRÉ

ÎLES DU BONHEUR

MON MARI M’A TROMPÉE

UN VOYAGE PLEIN D’ENSEIGNEMENTS

MA VISION EST PLUS CLAIRE

SÉANCE ASTROLOGIQUE

SEULE CONTRE TOUS

BLESSURES D’ABANDON

ACHEVER L’INACHEVÉ

LIBÉRER UNE MÉMOIRE

APPRENTISSAGE CONSCIENT

LA VOIE DE L’ÉVEIL
MON ÂME CHANTE

À SUIVRE…

POSTFACE

À PROPOS DE LA COUVERTURE DE CE LIVRE

À PROPOS DE L’AUTEURE
PRÉFACE

Lettre ouverte à Lilou Macé

« Oh ! lala ! ma pauvre, te voilà encore célibataire » ! Le ton


condescendant qui a souvent accompagné cette phrase, tant de fois
entendue sur mon propre chemin d’amoureuse, ajoute l’insulte à
l’injure ! Sans compter les gens « normaux », en couple ou mariés, qui
expliquent que les célibataires sont tout simplement trop difficiles ou trop
romantiques, c’est-à-dire naïfs ! En bref, si une femme est célibataire,
c’est une tare ou c’est de sa faute !
Ton témoignage, Lilou, me touche, car il fait éclater trois vérités qui
sont miennes depuis longtemps. C’est un peu comme si, grâce à toi, le
flambeau de l’amour qui m’est cher passe bien à la génération qui suit la
mienne. Un merci personnel pour cela.
La première vérité c’est que, comme le disait déjà Simone de Beauvoir,
« on ne naît pas femme, on le devient ». La seconde est qu’il faut
beaucoup de souffrances et donc beaucoup de courage – de cœur en
action – pour devenir femme, et plus encore pour rester en chemin une
amoureuse de la vie conjugale. Ce qui n’est pas le cas de toutes les
célibataires, comme tu t’en rends si bien compte ! Certaines vivent leur
célibat en victimes douloureuses qui ne croient plus à l’amour, d’autres
en victimes résignées qui ont perdu espoir, d’autres encore en
obsessionnelles des rencontres ou en militantes de l’indépendance – « on
est tellement mieux seules… » –, confondant indépendance et véritable
autonomie. Lilou, tu n’es pas tombée dans ces pièges et c’est
exemplaire ! Du coup, tu as découvert la troisième vérité : le temps de
célibat vécu avec la conscience du travail qui est à faire sur soi est une
préparation au grand amour, la capacité d’aimer et d’être aimée à
niveau d’âme jusque dans le corps à corps. C’est ce qui transforme ton
célibat en voyage initiatique d’une femme moderne (le sous-titre de mon
premier livre, Dis-moi si je m’approche), en recherche du grand amour
(le sous-titre de ce livre). La certitude que le grand amour reste l’enjeu
essentiel de toute épreuve amoureuse fait toute la différence entre un
célibat subi et le célibat conscient dont tu témoignes ! Au-delà du temps,
cette certitude nous rapproche comme elle honore toutes les femmes que
tu cites, et toutes les inconnues qui ont œuvré pour que l’Amour arrive un
jour à se vivre dans une relation amoureuse. Merci Lilou, de garder
vivante et fl boyante la croyance que l’extraordinaire est possible non
comme un fantasme de perfection, une naïveté romantique ou un rêve
d’absolu, mais comme la conscience de son plein potentiel et l’écoute de
son âme, du meilleur de soi-même. Rien de magique dans cette
spiritualité de l’Amour en incarnation ! Seulement beaucoup de travail !
Tu sais retrousser tes manches, aller à la rencontre de ceux qui peuvent
t’aider, t’éclairer un moment sur le chemin, traverser tes ombres,
honnêtement et humblement, sans perdre la conscience de ta lumière.
Cette double conscience, celle de ton moi blessé et celle de ta dimension
souveraine étant de plus en plus assumée, tu as su guérir beaucoup de
blessures, compléter les inachèvements qui enferment dans des schémas
répétitifs, sans jamais perdre ton âme en chemin, et en restant droite dans
tes bottes dans la joie comme dans la peine.
Grâce à toi, de merveilleuses jeunes femmes comme toi vont apprendre
qu’on peut, en toute conscience et liberté, transformer un célibat ou, de
manière générale, des souffrances amoureuses en initiations, en
nouveaux commencements qui stoppent la fatalité des schémas répétitifs.
Elles trouveront, j’en suis sûre, plus de courage, pour s’ouvrir à leur
propre devenir amoureux et croire encore ou à nouveau au grand amour.
Tu leur donnes pour cela une clé magique… mais chut… il faut la
découvrir en lisant, ou plutôt en « vivant » ton livre. « À suivre », comme
tu dis… Belle route à venir.

Arouna Lipschitz
L’AMOUR DURE TROIS ANS
Je suis en déplacement à Paris et je viens de mettre fin brutalement, par
téléphone, à une relation de trois ans. J’avais entendu dire que l’amour
durait trois ans, ou peut-être est-ce la passion qui ne dure que trois ans ?
Quoi qu’il en soit, j’étais loin de m’imaginer que j’allais vivre cette réalité,
jour pour jour. Les derniers mois avaient été difficiles. J’avais exprimé mon
mal-être à mon compagnon mais rien n’avait changé. Je n’arrivais plus à
prendre sur moi, à faire des efforts. J’étais triste, et ce, bien trop souvent.

Mon envie de voyages, d’évasion et d’éveil lui faisait peur. À juste titre.
J’avais essayé de me raisonner plusieurs fois, mais les signes étaient clairs.
Il était vital pour moi de mettre fin à cette relation et d’être en accord avec
ma façon de voir la vie. J’avais besoin d’être de nouveau en phase avec une
vérité plus profonde, au quotidien. Une réalité qui était devenue non
seulement mon travail, mais aussi ma philosophie de vie. J’avais investi
tellement de temps à vivre de manière plus consciente et connectée. Cela
me correspondait tant. Je ne pouvais plus me mentir à moi-même. Je me
devais de quitter Clément.

Je trouvais quand même un équilibre dans cette relation, en m’évadant


lors de mes nombreux déplacements professionnels aux quatre coins de la
planète. Ces déplacements, je les souhaitais. Je me retrouvais alors en phase
avec moi-même, vivant ainsi ma passion consistant à interviewer, à
questionner, à apprendre et à partager des moments d’éveil. Le temps
s’arrêtait, et je pouvais alors vivre ma vérité, celle qui m’est propre, et
pourtant que tant d’autres personnes vivent sur Terre. Les voyages
m’offraient cet espace de liberté, mais à mi-temps. Ce n’était qu’une
illusion, une invention tout à fait humaine pour ne pas faire face aux
décalages qui s’imposaient à moi. Je vivais une double vie.
Nous sommes le 9 octobre, et cela fait trois ans que j’ai rencontré
Clément. Je devrais dire mon « ex », mais j’ai encore du mal avec ce mot.
Après tout, il est encore dans mon cœur. Comment en serait-il autrement ?
Nous avons tant partagé ces dernières années. Je n’aime pas le terme
d’« ex ». Il ne fait pas partie de mon passé, mais bien de mon présent, du
moins pour le moment. Je pense à lui, aux raisons de notre rupture.
J’examine ma décision et je me demande si j’ai tout fait pour que cela
fonctionne entre nous. Je pense avoir tout donné. Au fond de moi, je sais
que j’ai fait le bon choix, mais je n’en ai pas encore la preuve, du moins une
preuve tangible. En tout cas, je me sens bien. Secouée par les événements,
mais étrangement sereine.

MISE À NUE
Rompre demande beaucoup de courage. Certes, j’ai repris ma liberté
pour savourer pleinement la vie, pour évoluer vers ce que je pourrais
appeler « mon plein potentiel », mais cela n’en est pas moins compliqué. La
vie offrant une multitude de possibilités, j’ai envie d’opter pour le meilleur
scénario. Comment en être sûr, me demanderez-vous ? N’est-ce pas
arrogant de penser cela ? Non. Je pense que la vie est à l’image de ce que
l’on attend d’elle. Je la vois gigantesque. C’est une aventure à vivre à
100 %.

Il m’arrive de penser que le meilleur scénario possible, celui qui


correspond à notre plus grande joie, à un amour infini et puissant, est déjà
inscrit, et que nous ne faisons que nous égarer plus ou moins longtemps de
lui. Certains indicateurs nous montrent alors que nous ne sommes pas sur le
bon chemin, et qu’il est temps d’évoluer, mais nous n’en avons pas toujours
le courage. Sur cette route, j’ai fait de nombreux détours où, parfois, le
temps y est tristounet. Pourtant, j’aime la chaleur, la luminosité et le soleil.
Je suis une grande lionne d’1 m 81 qui a envie de rugir de plaisir pour la vie
et partager ses joies. Alors, me voilà ! Je me mets à nu devant vous durant
ces prochains mois. Non pas parce que je souhaite être vue, mais parce que
je souhaite ouvrir en toute intimité ce chapitre de ma vie, qui est fragile et
très certainement rempli de prises de conscience. Je le fais pour moi, mais
aussi pour vous. On ne se connaît peut-être pas encore dans la réalité
physique. Pourtant, au travers de ce récit, nous allons partager un moment
de notre vie, et je m’en réjouis.

Ma vision de la vie, je l’ai construite et reconstruite, elle m’est propre.


Mais je découvre avec émerveillement à quel point un nombre grandissant
de personnes la partage. Pour moi, la nature humaine est bonne, généreuse,
joyeuse et libre. Beaucoup d’entre nous ont perdu espoir au travers de leur
histoire, alors qu’ils ne demandent qu’à s’exprimer, explorer, partager,
cocréer et aimer. Nous sommes tous uniques et pourtant si similaires.

S’AUTORISER À VIVRE TOUS LES POSSIBLES


Difficile de vivre dans cet espace de tous les possibles. Encore faut-il s’y
autoriser. Ne pas y croire est une mort de l’âme et donc de l’être. Cela
n’apporte que soucis, peurs et petits bonheurs limités et limitants. Comme si
nous ne pouvions être profondément satisfaits par la vie. Et pour cause,
nous nous sommes séparés de sa beauté et de sa simplicité il y a bien
longtemps. Nous avons forgé un chemin et une façon de vivre qui ont
fonctionné, mais que nous savons maintenant obsolètes. Nous sommes
arrivés au bout d’un schéma qui ne nous rend plus service. Alors, nous
réalisons que nous pouvons attendre de l’aide et, de là, nous venons à notre
rencontre. Nous comprenons que nous ne sommes pas seuls.

Il était devenu nécessaire pour moi de prendre conscience que je n’ai pas
à porter la souffrance d’un autre. Dans une vraie relation d’amour, nous
n’avons ni à porter la souffrance de nos parents ni celle de notre
compagnon.

La séparation est un moment douloureux de la vie que j’ai envie de


surmonter. J’ai aussi l’intention d’en tirer des leçons pour gagner en liberté
et ne pas reproduire les schémas du passé.

SE REDÉCOUVRIR
Je vais pouvoir retrouver mon goût pour la lecture, malheureusement
perdu ces dernières années. Moi qui ait dévoré des centaines de livres, je me
réjouis à l’idée de renouer avec cette habitude en m’installant des heures et
des heures, au coin d’un feu, sous la couette ou au soleil. Je ne peux que
remercier la vie pour ce plaisir.

Je commence déjà à redécouvrir toutes ces petites choses avec lesquelles


je n’étais plus en contact. J’aime parler avec mes amis au téléphone,
organiser des dîners à la maison, lire de bons livres, aller danser, flirter,
voyager, être spontanée et avoir de longues conversations sur l’univers et
les synchronicités. J’ai pu vivre toutes ces choses ces trois dernières années,
mais pas avec l’intensité que je souhaite. Je m’en suis privée car je
culpabilisais de ne pas être plus présente et de ne pas répondre aux attentes
de mon partenaire. Quand j’étais complètement moi, je sentais que cela lui
faisait du mal. C’est étrange, non ?

Ce n’est pas lui qui m’a demandé d’être différente, mais j’ai changé pour
satisfaire la vision que je pensais qu’il avait de moi, et je me suis délaissée.
Comme je voulais être aimée et acceptée, je me suis adaptée. Je ne crois pas
qu’une longue relation, harmonieuse et saine, puisse être basée sur un tel
décalage et un tel manque d’intégrité. Je n’ai pas été honnête et juste avec
moi-même.

SI JE RESTE, JE COULE
La réalité est que je suis désormais sans domicile fixe. Oui, SDF ! Je
réside depuis quelques jours dans le Marais, à Paris, dans un appartement
que des amis m’ont prêté pour la semaine. La grande et belle maison
spacieuse dans laquelle je résidais avec mon compagnon n’est plus mienne.
À vrai dire, j’ai la sensation de me retrouver à la case départ, mais je me
devais de partir. La peur de l’inconnu n’était pas aussi forte que mon envie
de vivre.

Tout comme l’auteur américain Mark Nepo me l’a expliqué lors d’une
interview filmée, réalisée au sud de Manhattan le 28 septembre : « L’âme
doit respirer dans une relation. » Mais la mienne ne respirait
malheureusement plus depuis un certain temps. Mon âme n’était plus
nourrie, et je n’avais plus l’espace nécessaire pour être en harmonie et en
phase avec moi-même. Je ne me sentais pas acceptée dans ma globalité. Ma
vision de la vie était différente de la sienne. Selon moi, nous n’évoluons pas
uniquement dans un monde matériel. Il y a bien des subtilités, des
intangibilités qui sont bien plus réelles que ce que nos yeux voient. Je désire
créer avec la force de vie bienveillante. Je ne souhaite plus croire en un
univers menaçant. Il n’y a rien à craindre, et je me dois de suivre ma joie.

En touchant ma conscience, cette phrase de Mark m’a éveillée à un


aspect de ma réalité, réduite à respirer par grandes bouffées, principalement
lors de mes interviews et rencontres, loin de mon partenaire amoureux. Elle
changera le cours de ma vie. Une semaine plus tard, je lui annonçais notre
rupture par téléphone, de manière brutale, injuste et soudaine, de son point
de vue. Du mien, elle était simplement la conséquence de nombreux
questionnements, de longs moments de tristesse et d’innombrables
conversations, visant à lui dire que les choses devaient changer. Quand le
moment de rompre arrive, rien ne peut nous préparer au choc et à la perte,
comme celle d’un être cher que nous savions pourtant en phase terminale.
Lui demander de changer n’était pas raisonnable. Je savais que c’était à moi
d’évoluer. Mais pour y arriver, je devais me séparer de lui. Je ne pouvais
plus grandir, j’étais devenue triste et résignée. Mark Nepo décrit très bien
cette phase de ma vie dans la deuxième partie de notre entretien : « Si je
restais, j’allais couler1. »

Il était temps pour moi de partir, sans savoir ce que demain me


réserverait. Il était temps de quitter l’homme que j’aime pour suivre mon
élan du cœur, ma vitalité et ma sagesse intérieure, sans garantie, sans
sécurité, sans maison, sans certitude. Je quittais non seulement mon
compagnon, mais aussi ses deux enfants avec qui j’avais tant construit et
partagé ces dernières années. Je savais pertinemment que je n’allais plus
pouvoir les voir et que je devais faire le deuil non pas d’une relation… mais
de trois.

Les mots de Mark continuaient de résonner fort en moi :

« Je crois que le défi de notre époque est de rester en relation. Je ne parle


pas de relations abusives, dysfonctionnelles ou qui ne marchent pas. Je
parle de rester en relation à vous-même, avec ce qui est vraiment
important : votre vitalité, votre âme, l’univers. Vous êtes donc amenés à dire
“non” à une relation qui n’est plus vraie, pour dire “oui” à votre relation
d’être ici sur Terre.
Le véritable don de la relation est quand je peux apporter tout ce que je
suis et être accepté. Donc, si quelqu’un vous aime, il veut que vous soyez
pleinement vous-même, vous voir grandir et évoluer. »

MON ÂME NE RESPIRAIT PLUS


Cette interview était une synchronicité. Elle arrivait au moment où j’en
avais le plus besoin. J’étais prête à l’entendre. Alors, j’ai posé une dernière
question à Mark : « Comment savoir s’il est temps de terminer cette
relation ? »
Et il me répondit :
« Quand une relation arrive au point où notre âme ne peut plus respirer
en compagnie d’un autre, il est temps d’y mettre fin. Notre première
obligation est la vitalité de notre cœur. Alors, il faut s’adresser à l’autre
depuis soi-même et lui dire : “Je t’aime mais je ne peux plus être avec toi.
Je vais me noyer, si je reste. Je ne sais pas comment nous en sommes
arrivés là, mais c’est ce que je ressens. Et même si c’est difficile et que cela
prend du temps, nous y arriverons. »

Cette conversation m’a bousculée. Je me suis aperçue que mon âme ne


respirait plus, que je n’étais pas acceptée pour qui j’étais. Si j’avais, bien
entendu, contribué à cette situation, je ne pouvais plus me mentir. Je ne
savais pas comment nous en étions arrivés là, mais notre façon de voir la
vie était différente, et je suffoquais.

Clément me pensait influencée par les personnes que je rencontrais sur


ma route. Je ne me vois pas ainsi. Je suis ouverte aux conseils, tout en
gardant du discernement. Mark, sans le savoir et sans me donner de conseil
personnel, venait d’avoir un profond impact sur ma vie. Je ne pouvais
ignorer ses mots.

ÊTRE MÈRE UN JOUR


La possibilité d’être mère me revient en tête. À 37 ans, à la suite d’une
séance d’épigénétique et de biogénéalogie, la génitrice qui est en moi se
réveille d’un long sommeil. Ces trois dernières années, les enfants de mon
compagnon comblaient mon désir de famille et de materner.

J’ai toujours aimé les enfants, et je ne m’en suis jamais caché, mais je
n’en ai jamais fait état dans mes relations par peur de perdre mes
partenaires. Il y a quelques mois, j’ai réalisé que ce serait le plus beau
cadeau que je pourrais offrir à mon couple et à moi-même. Clément étant
déjà père, je ne lui en parlais pas, car nos conversations sous-entendaient
qu’il ne souhaitait pas d’autres enfants. Mes nombreux voyages n’ont
certainement pas dû le rassurer. Respectant cette décision, mais souhaitant
me donner les moyens de vivre cette réalité, des changements de vie
s’imposaient d’autant plus. Cela n’était pas la raison principale de notre
rupture, seulement l’une des causes. J’avais déjà eu, très tôt dans la relation,
la révélation qu’il ne serait pas le père de mes enfants, mais je n’avais pas
voulu écouter cette petite voix intérieure. Je le trouvais beau, juste,
sécurisant, intelligent, fort et… je suis tombée amoureuse.

SÉPARATION AVEC LES ENFANTS


J’apprends à l’instant que les enfants de Clément ont appris notre rupture.
Cela fait seulement quelques jours que nous nous sommes séparés au
téléphone, et ces petits bouts auxquels je me suis attachée sont déjà au
courant ! Je fonds en larmes à cette nouvelle qui me renvoie directement à
mon passé et au divorce, soudain pour moi, de mes parents. L’événement a
certainement été brutal pour eux. Je me rassure en me disant que je ne suis
pas leur mère. Pourtant, je souhaite leur parler, leur expliquer et avoir le
courage de le faire dans le respect et l’amour. Je veux leur dire à quel point
je les aime et que je serai toujours là pour eux. Mes parents ne m’avaient
pas offert d’explications, et j’ai porté longtemps le poids de la culpabilité de
leur divorce, n’ayant d’autre idée que celle d’y avoir contribué. Les enfants
d’aujourd’hui sont plus éveillés, plus évolués. Ce qui me porte à penser
qu’une partie d’eux savait ce qu’il se passait. Ils le pressentaient sûrement.
Ce qui n’enlève rien au choc. Je m’en veux.

DE LA GRATITUDE
J’éprouve une immense gratitude à l’égard des enfants de Clément. Je les
remercie d’avoir éveillé en moi mon instinct de mère. J’espère retrouver ce
lien avec un petit garçon ou une petite fille qui verra le jour après avoir
séjourné neuf mois dans mon ventre. Quel lien ! Quelle joie ! Quel amour
au-delà de toute forme ! Ce serait une bénédiction. Un enfant, pour moi, se
fait dans l’amour, dans l’épanouissement de soi et du couple, et non pour
détourner un problème inhérent à l’un ou à l’autre. J’ai pu guérir certains
aspects de moi. Je ne souhaite pas transmettre à mes enfants mes blessures.
C’est pour ça que d’ici là, j’espère encore mieux me comprendre pour
pouvoir les accompagner.

Faire un enfant à 40 ans n’est pas abordé de la même façon qu’à 25. J’ai
pris du recul et si j’ai la chance de rencontrer un homme pour qui avoir un
enfant représente le plus beau cadeau que je puisse lui offrir, alors celui-ci
naîtra dans l’amour et la joie. Il sera béni dès sa naissance. Cet enfant de
l’amour, né dans l’amour, grandira avec des parents conscients et ouverts.
Pas parfaits mais conscients de l’impact de la parole, de leurs actions et de
l’intention de cette cocréation « at its best » ! Je me trouve un peu gaga
d’en parler comme ça, mais il est important que j’apporte de la douceur à
cet enfant, et pour ça, je dois déjà m’en donner !

EAT, PRAY, LOVE


Pendant ma méditation de ce matin, face au clocher d’une magnifique
paroisse du Marais, le livre Eat, Pray, Love2 me revient à l’esprit. Je suis
inspirée par le parcours d’Elizabeth Gilbert que j’ai pu entendre il y a une
quinzaine de jours à New York sur scène. Après un divorce douloureux, elle
a décidé de partir pendant un an et de partager ses aventures par écrit. Je
m’identifie à elle en ce moment. Si Oprah Winfrey m’influence dans mon
métier d’intervieweuse, Elizabeth incarne pour moi le héros féminin des
temps modernes. Le titre de son livre me donne envie de prendre mon
temps, de flâner dans les rues parisiennes, de savourer les mets de ses
innombrables restaurants. Je souhaite aussi partir en Asie, peut-être en
Thaïlande cet hiver, pour méditer et faire des interviews pendant quelques
semaines. Ensuite, qui sait, après un tel retour aux sources, je rencontrerai
peut-être moi aussi l’amour de ma vie. Une relation de cœur et d’union
profonde dont je rêve depuis si longtemps.
JE PERDS UN AMI
Tout au long de la journée, je pense à Clément avec qui je viens de
rompre. Ressentant sa douleur, je suis moi-même pleine d’émotions. Même
si ce n’est pas un passage facile, je me sens comme portée et accompagnée.
Mes bons amis font tous partie de cette étape dans laquelle je suis soutenue
et aimée. Je suis reconnaissante de les avoir, tout comme mes outils
d’évolution personnelle. Je suis reconnaissante également de savoir
demander de l’aide à mes guides et anges. Je crois en une force de vie. Je
crois en l’amour et aux forces de la nature. Ce n’est pas compliqué : à
chaque fois que je fais une demande, je reçois une réponse. Je me sens
connectée. Ce qui est une merveilleuse sensation, et ce, malgré les
difficultés de cette étape. Je ne mesure pas encore complètement l’impact
de la séparation, même si les conversations concernant mon futur me
mettent au parfum de la réalité. Une partie de moi se sent libérée et
heureuse d’avoir eu le courage de prendre une telle décision. Pourtant, une
question se pose : est-ce que je perds aussi l’amitié de Clément ?

PARFAIT TIMING
J’ai décidé de passer dix jours à Chypre pour méditer et me relaxer. Je
suis invitée à séjourner chez Daniel Mitel – et sa femme –, que j’ai
interviewé ce week-end à Paris. Quand il m’a parlé de son séminaire des 25
et 26 octobre, j’ai immédiatement su que je devais y aller. Le timing est
parfait. J’aime suivre les synchronicités et mon intuition. Je sais que je vais
beaucoup apprendre et que je serai bien entourée. J’ai confiance et ça me
plaît. J’aime aussi pouvoir prévoir ce séjour sans me stresser sur sa durée.
Je peux travailler de n’importe quel coin du monde et je n’ai pas d’impératif
pour rentrer. De toute façon, je n’ai plus de chez moi ! Je vais donc prendre
le temps de découvrir cette île, mais aussi de me faire du bien. J’ai besoin
d’engranger de bonnes énergies et d’être en compagnie bienveillante.

UNE AMAZONE
J’ai réservé mon billet d’avion depuis un espace de coworking que
j’occupe dans le 14e. Je suis reconnaissante de me retrouver dans un tel
environnement, effervescent, vitaminé et mégaconnecté, tant au niveau
technique qu’au niveau énergétique. J’y ai rencontré cet après-midi
Florence, une journaliste qui a longtemps couvert les guerres. Quelle
amazone ! Son histoire me touche. Le jour, me raconte-t-elle, où elle fut
menacée d’un pistolet sur la tempe, elle trouva en elle un sang-froid
insoupçonné et fit preuve d’une présence hors-norme. Je pouvais imaginer
la bulle de protection dont elle me parlait. Aucune balle n’aurait pu la
traverser. Refusant d’être envahie par la peur, elle réussit à garder le
contrôle de la situation avec son agresseur. Je me suis reconnue en elle à de
nombreuses reprises. Quel bonheur de pouvoir échanger avec un être
éveillé ! Elle ne le sait pas encore complètement, mais pourtant elle l’est bel
et bien, éveillée. Connectée, protégée et émerveillée par la nature humaine,
elle parcourt le monde et partage de tout son cœur ses nombreux reportages.

LA « DANSE MÉDECINE »
Mon amie Annabelle a insisté pour me faire essayer hier soir, de
17 heures à 19 heures, la « Danse Médecine ». Je n’avais aucune idée de ce
dans quoi elle m’embarquait, mais son enthousiasme m’a séduit. Deux
heures de danse pour libérer son être et ses émotions : j’ai trouvé cette
expérience très puissante et j’ai pleuré à plusieurs reprises. J’ai dansé pour
la vie, pour mon « ex », dans la joie et dans la tristesse. Je me suis sentie
plus légère, comme lavée. Le timing ne pouvait être plus parfait. Je me suis
rendu compte que je m’en voulais à moi-même d’être restée si longtemps
dans cette situation qui ne me convenait pas et qui me faisait souffrir. Il y
avait tant de choses en moi qui demandaient à s’exprimer. Je suis heureuse
de les avoir touché du doigt au travers de la danse, dans le mouvement.
Hier, j’avais hésité à aller faire une méditation avec mon ami Hubert.
Finalement, j’ai découvert de nouvelles énergies avec cette « Danse
Médecine » – qui a pourtant plus de trente ans – magnifiquement orchestrée
par Patrice, DJ et animateur, de façon un peu chamanique et très ancrée.
J’apprécie la justesse du timing de cette invitation. Je me sens soutenue par
l’invisible et reconnaissante d’être si rapidement au contact de certaines
émotions en ayant l’occasion de lâcher prise. Merci la vie, merci Annabelle.

SANS DOMICILE FIXE


Je vais stocker mes meubles, livres, lampes, décos et habits jusqu’à la fin
de l’année. Je ne sais pas encore dans quelle ville je souhaite habiter. Ma
tête tourne un peu, je panique car je n’ai pas de solution. Mais je veux
prendre mon temps et choisir dans la sérénité. Mon « ex » est serein dans
ses textos. Je passerai mardi matin pour déménager mes affaires. Ce n’est
pas simple. Sans remettre en question mon choix, je sens la tristesse, la
solitude, et en même temps, je sais qu’il me faut me donner de l’amour et
de la tendresse lors de cette étape difficile.

DÉMÉNAGEMENT EN PLEURS
Me retrouver dans la ville dans laquelle j’ai vécu avec Clément pour
déménager n’est pas simple. Mon « ex » et moi passons la journée à nous
rappeler des souvenirs, à pleurer et à exprimer notre tristesse. L’émotion est
grande. Alors qu’il m’aide avec grande élégance à faire mes cartons, notre
lit (mon lit) devient un terrain de conflit. Un merveilleux lit king size, bio,
que l’on m’a offert et qu’il souhaite garder. Je ne peux pas lui en vouloir,
mais je vais avoir besoin d’un lit. Comme mes cartons sont stockés chez
mon amie Cécile pour quelques mois, le temps de trouver une nouvelle
direction, je me résous à ne pas aller plus loin dans la dispute, sur cet objet
qui fut le lieu de nombreux ébats amoureux. Je me sens abondante et je sais
que je pourrai en retrouver un autre à temps. Je m’efforce de faire confiance
et de passer les étapes petit à petit.

CULPABILITÉ ET COLÈRE
Un ami me prête une maison de vacances du côté de Guérande pour y
passer quelques jours. Tout est si soudain. Je sens en moi de la culpabilité et
de la colère.
« Ces deux émotions sont très similaires », me dit mon ami Tal Schaller,
au téléphone. Il m’explique que derrière la culpabilité, il y a de la colère à
libérer. Il conseille à ses élèves de l’exprimer comme le ferait un petit
enfant, c’est-à-dire en criant, hurlant, bougeant, tirant la langue et en se
laissant aller à tout ce qui nous traverse dans l’instant présent (bien entendu,
en se retirant dans un lieu privé !). En quelques minutes, la colère est
libérée et l’on peut passer à autre chose. Tal m’a fait rire quand il m’a
montré comment faire, lors d’une interview sur « Libérer le stress et la
négativité » réalisée à Lausanne, en Suisse, en mai 2014. Et le voilà, en
pleine interview filmée, à tirer la langue et à faire toutes sortes de grimaces,
tout en secouant le haut de son corps et ses bras.

Ses propos résonnent encore en moi : « Le sérieux est la maladie du


monde occidental. Celui-ci crée du stress, impliquant que l’on garde les
émotions à l’intérieur, et que l’on commence à ne pas se sentir bien. Ce
stress a donné naissance à une extraordinaire industrie qui est celle du
bien-être artificiel. Regardez donc comment ça marche… Pour augmenter
votre stress, on vous présente au journal télévisé toutes choses qui font peur.
Une fois qu’on vous a bien terrorisés, la pub arrive pour faire passer son
message : “Oui, vous êtes stressé, mais en consommant, cela ira mieux.”
Évidemment, ils vous empoisonnent ! Alors que la solution est simple :
quand on a une émotion, il faut qu’elle sorte du corps, et pour cela, pas
besoin de taper sur quelqu’un. Un enfant de 3 ans, dès qu’il est envahit par
une émotion, rit ou pleure. Tout son corps bouge et l’émotion s’en va. La
bonne nouvelle, c’est qu’une fois qu’on a appris cela, on peut sortir du
stress et de la maladie “du sérieux” en quelques secondes. La seule
question à se poser est : “Si j’avais 3 ans, qu’est ce que je ferais ?” »

PONTS ÉNERGÉTIQUES
Il m’a aussi conseillé de couper les ponts énergétiques entre mon « ex »
et moi. Afin que cela ne soit pas trop brutal, il me suggère d’imaginer mon
« ex » dans sa bulle et moi dans la mienne, puis de visualiser une autre bulle
au-dessus de chacune de nos têtes, qui représente notre sagesse, notre
intelligence d’âme. Le principe est de nous visualiser connectés, chacun de
notre côté, à notre Moi supérieur, et de voir ensuite les ponts énergétiques
entre nous s’effacer. Tal m’explique que nous serons alors guidés vers ce
dont nos âmes ont respectivement besoin. Comme vous l’avez déjà
constaté, je suis ouverte d’esprit malgré mon côté très terre à terre par
moments. Je me dis que cette idée tombe à pic, mais je sais que si mon
« ex » découvrait cela, nous serions de nouveau au cœur de nos disputes et
de ce qui me faisait le plus mal dans notre relation : ne pas avoir la même
vision de la vie et de la réalité.
TOUCHER LE FOND
Je m’inquiète pour lui, et peut-être passera-t-il par une étape très difficile.
Mais, en même temps, j’ai confiance. Je sais qu’il renaîtra en un nouvel
homme et qu’il ne pourra plus continuer dans ses souffrances. À ce jour, je
ne pense pas qu’il comprenne la situation : il m’en veut et se positionne
probablement en victime. Pourtant, rien ne nous tombe dessus par hasard. Il
serait réducteur de voir la vie ainsi. Si nous nous retrouvons à vivre telle ou
telle situation, je pense que nous l’avons provoquée à un certain niveau. Se
considérer à 100 % responsable de ce qu’il nous arrive est une façon
libératrice de voir la vie. On peut alors en douceur comprendre pourquoi
nous sommes passés par là, apprendre, cheminer, évoluer vers une réponse
qui a du sens et qui nous libère. Cela m’aide beaucoup de penser ainsi. Je ne
veux exprimer ni rancune, ni haine, ni colère, ni regrets. Je suis consciente
du mal que ces émotions font à la santé et à notre qualité de vie. Je ne
souhaite pas m’imposer un tel enfer. Même si certains événements semblent
incompréhensibles et injustes, je souhaite les accepter avec sagesse et
humilité

GÊNÉE DE RIRE
Je suis reconnaissante d’avoir eu le courage de partir. Je me sens revivre
petit à petit. Cela faisait plusieurs mois que je n’avais pas entendu mon rire.
Hier soir, après un massage énergétique à Pornichet, Cécile et moi avons
rejoint mes amis Karine et Thierry à un cours de salsa dans un restaurant à
La Baule. Nous avons passé un merveilleux moment dans la joie et la bonne
humeur. Je ne m’arrêtais plus de rire. Il s’agissait d’un rire fort. Que cela
fait du bien ! Mais où était-il passé ce rire ? Je m’étais pourtant aperçue, ces
derniers mois, face au rire pourtant très communicatif de Karine, qu’il n’y
avait plus de son qui sortait de moi, comme si j’étais gênée de rire. Celui-ci
est revenu hier soir. Quelle joie de s’exprimer pleinement ! Je suis moi, je
me retrouve, je me redécouvre joyeuse : ce qui est un pur bonheur. Je n’ai
pas de regrets, ni de peine par rapport au passé. J’ai l’impression que je
passe rapidement à une autre étape de ma vie, tout en prenant soin de mon
énergie, de mon corps et de mes émotions.

UNE AUTRE VISION DU MONDE


Je pense que l’on ne partageait pas ensemble tous les hauts et les bas.
Certainement pas tous les bas en tout cas, car ma vision spirituelle de la vie
créait un conflit dans notre couple ! La lecture des racines des soucis et des
solutions n’était pas les mêmes et créait des tensions au moment même où
j’avais besoin d’un soutien inconditionnel, et de sentir son amour, sa
présence, quelle que soit ma vision ou croyance. Quant aux hauts, je n’ai pu
tous les exprimer et les partager car il m’arrivait beaucoup de choses
extraordinaires et je ne le sentais pas, heureuse ou non.
Je suis animée d’une mission et je ne me sens pas seule… sur Terre,
comme dans l’invisible.

C’est important d’être à deux dans ces moments-là et de soutenir son ami
ou son compagnon, avec compassion, même quand on ne comprend pas sa
démarche et sa façon de voir la vie. Je suis une personne ouverte au Divin, à
l’énergétique et aux méthodes alternatives. Je me trouve enrichie de chaque
expérience. J’aime la vie. Je suis une amoureuse de la vie. J’ai appris depuis
quelques années à me refaire confiance et à refaire confiance en la vie.
C’est un long chemin que je ne prétends pas vivre tout le temps. Je ne suis
pas un être illuminé, simplement une personne connectée. J’ai envie de
respirer l’oxygène pur et me sentir libre de danser la vie de la manière dont
mon corps et mon âme souhaitent le faire. C’est une expression unique,
comme chacun d’entre nous. Je ne veux pas être mise en prison, et encore
moins dans une cage « dorée ». La sécurité n’est pas ce que je recherche à
tout prix et à n’importe quelles conséquences. Je refuse de rester dans une
situation par peur de ne pas trouver mieux. Je souhaite être aimée pour qui
je suis, dans ma totalité. Non pas pour un aspect de moi-même, mais dans la
globalité de mon être. Maintenant que j’ai appris à me respecter, j’espère
faire de même dans le couple. Et je ne pense pas que cela soit possible si on
ne se l’offre pas soi-même.
La vie est un chemin. Je ne peux dire où elle va me mener et ce que je
vais bien pouvoir cocréer avec elle et les personnes qui m’entourent, mais
j’ai confiance. Je me sens en sécurité. Cela émane de l’intérieur. Je n’ai pas
besoin de confirmation extérieure, car je sais au fond de moi que j’ai fait le
bon choix et que la vie m’invite à venir danser. Que ce soit en Argentine, à
Londres, à Paris ou à New York, je me sens libre d’être moi-même. Je
souhaite être guidée, pas à pas, joie après joie. Je ne connais pas la
destination, mais mon séjour sur Terre est précieux. Je trouve qu’il est vital
pour nous de vivre notre essence et de cocréer. C’est la liberté, la joie de
vivre qui nous porte. Je suis confiante en un présent qui est lumineux et
riche de sens et de signes. Je suis à jamais éternellement reconnaissante
pour ce parcours qui me semble initiatique et vous invite à en faire de
même.

MON CORPS S’ÉVEILLE


Mon envol prend une forme bien réelle ! Me voici dans un TGV en
direction de Paris. Mercredi, je décollerai pour Chypre. Je suis excitée
comme un enfant qui redécouvre le monde. Je me réjouis à l’idée de
rencontrer de nouvelles personnes, de partager, de bouger, de parler, de
planifier et de me faire plaisir, dans tous les sens du terme. Oui, mon corps,
lui aussi, s’éveille. Je ne suis pas prête à faire l’amour avec un autre
homme, mais je me sens prête pour la joie, les sourires, la tendresse et les
sentiments qui se développent. J’ai envie de laisser faire les choses et
d’avoir confiance. Je ne suis pas pressée, et en même temps, je sens déjà un
amour possible venir bientôt à moi. C’est assez étrange et déroutant. Pour
tout vous dire, mon corps bouillonne mais le mental n’y est pas. L’amour
m’envahit de toute part. Je ne peux plus me retenir d’aimer tel que je
l’entends.

L’ÉTREINTE AMMA
En parlant d’amour, j’ai reçu hier soir une étreinte d’Amma. C’est une
belle âme, Amma, cette Indienne qui parcourt le monde, et prend dans ses
bras des milliers de gens qui viennent la voir pour recevoir de l’amour.
Sabine m’a obtenu un ticket un peu spécial cette année car j’avais
interviewé Amma en 2012 à Toulon. Cette rencontre est sur YouTube et a
été vue en anglais et en français plus de 150 000 fois ! J’avais envie de la
revoir et de la remercier, car elle m’accompagne sans le savoir dans ma
rupture avec mon « ex ». Eh oui ! Trente minutes avant d’annoncer à
Clément avec certitude notre rupture, j’avais demandé en forme de prière
d’être accompagnée. Amma fait partie de mes guides. Ma demande avait
été claire : « Je souhaite rompre. Merci de m’accompagner et de m’aider. Je
n’y arrive pas seule. » Trente minutes plus tard, il m’appelait et je lui disais
que c’était fini. Mon mental souriait, mon cœur, lui, l’aimait encore. Mais,
j’étais claire. Tout était limpide.

Recevoir un darshan d’Amma me faisait peur, il y a deux ans. J’étais


impressionnée par cette femme indienne et surtout par son petit point rouge
sur le front. La peur de l’inconnu… Et puis, il y avait trop de monde autour
d’elle, et tous ces encens me faisaient paniquer. C’était si loin de ce que je
connaissais. Je me demandais pourquoi les gens faisaient la queue pendant
des heures pour recevoir une étreinte de quelques secondes. Amma est en
fait une magnifique âme représentant la mère divine. C’est aussi la plus
grande ONG d’aide à la construction de nombreux hôpitaux, écoles et
autres centres en Inde, un pays qui en a tant besoin. Amma m’inspire, et je
lui demande souvent de l’aide virtuellement !

ÉVEIL ET CONSCIENCE
Amma a fait plus de 34 millions d’étreintes dans le monde. Je sais ce que
cela représente, car mes vidéos ont été vues autant de fois sur Internet, à ce
jour. Ce qui correspond à beaucoup d’heures de travail et de diffusion,
surtout quand le sujet concerne l’éveil et la conscience. Je suis fière de mon
parcours qui m’a amené à toucher tant de personnes. Je sais que ce n’est
que le début et je me sens prête à accueillir ma nouvelle mission de vie, car
je pense que je suis en plein envol. Cette rupture n’est pas un hasard. Mon
compagnon croyait au hasard, mais je suis intimement convaincue qu’il
n’existe pas, du moins dans ma vie. J’en ai la preuve tous les jours et encore
plus depuis ma décision.

DÉTOUR PAR BEYROUTH


J’avais réservé un billet Paris-Chypre. Ce que je ne savais pas en arrivant
à l’aéroport Charles-de-Gaulle, c’est que je n’avais pas de places sur ce vol.
Je voyage énormément et je ne vérifie pas toujours si la transaction est bien
passée. Je n’ai tout simplement pas reçu de confirmation, mais non plus de
message pour me dire que ma carte avait été rejetée. Me voici donc ce
matin au comptoir de Cyprus Airways où aucun billet n’est à mon nom !
Paniquée, je me souviens qu’il est important de faire confiance et que tout
est parfaitement en ordre. Après avoir passé quelques coups de fil pour
vérifier qu’il n’y avait pas d’erreur, je me rends compte que je ne vais pas
pouvoir prendre ce vol, ni même peut-être un autre dans la journée, et que
je vais devoir payer bien plus cher. Je suis dévastée pendant quelques
minutes ; des larmes de tristesse coulent sur mon visage. Pourtant, je sais au
fond de moi que tout va s’arranger.

Je me rends donc au comptoir d’Air France pour trouver un nouveau vol.


Une charmante femme m’aide à booker immédiatement un billet pour
Chypre en passant par le Liban. Je n’ai jamais mis les pieds dans ce pays, et
même si cet arrêt est en zone internationale, je suis remplie de
reconnaissance et de joie à l’idée de découvrir une nouvelle destination.
J’entends parler du Liban depuis ma rencontre avec la souriante et joyeuse
Lubna avec qui je travaillais à Fort Lauderdale en Floride aux États-Unis,
pour un tour-opérateur. Je me souviens de ce passage de ma vie, de ce job,
de ces êtres merveilleux rencontrés au début des années 2000. De mes amis
Daniel, Ben et Hank et tant d’autres ayant contribué à mon chemin
d’évolution. Que de beaux partages et moment privilégiés ! Si je suis une
bosseuse qui se donne les moyens d’atteindre ses rêves, je suis
reconnaissante envers ces amis qui sont apparus dans ma vie tels des anges
et agents de changement, me permettant d’évoluer vers ces rêves.

NOUS SOMMES IMPORTANTS


Mon cœur est rempli de gratitude d’avoir trouvé un vol. J’ai appris de
belles leçons pour mes prochains voyages, mais je suis surtout sereine et
reconnaissante de m’être excusée auprès d’une dame et de son mari que j’ai
refusé de laisser passer devant moi lors du check-in, par peur de louper mon
vol. Je n’ai pas été très courtoise, d’autant plus quand on sait que le stage
auquel je vais participer à Chypre s’intitule « Union avec Dieu » ! J’en étais
ici bien loin. LOL. Je suis heureuse d’avoir eu le courage de leur demander
pardon et d’exprimer ma gêne face à une réaction qui m’était dictée par la
peur. Cela peut paraître anodin. Pourtant c’est dans ces « petits » moments
de la vie où l’on se perd car on oublie l’importance de ses pensées, de ses
paroles et de ses gestes. Gardons toujours à l’esprit que nous sommes tous
interconnectés et que lorsque nous n’avons pas d’intégrité, l’humanité
recule à cause de nous. N’oublions pas que nous sommes importants, pas au
sens de l’ego, mais au sens de cette grande collectivité humaine. Nous
croyons que nos actions sont sans importance et que nous ne sommes pas
visibles. Nous pensons que les gestes courtois sont mondains et illusoires. Il
n’en est rien. Nous faisons partie de l’humanité. Et nos actions, nos
pensées, nos choix ont un impact sur le reste du monde, ainsi que sur la
qualité de notre vie et de notre joie au quotidien.

L’ERREUR EST HUMAINE


Je suis donc reconnaissante envers la vie d’avoir trouvé en moi le
courage de parler à ce couple en toute authenticité et vulnérabilité. Que
c’est bon de communiquer après des maladresses, une fois que l’on s’en
rend compte ! L’erreur est humaine, personne n’est parfait, et la
communication est un outil essentiel pour rétablir l’ordre, la paix intérieure.
Ceci est essentiel à comprendre pour ne pas transporter des tonnes de
bagages de notre passé, de nos regrets, de nos hontes ou de nos souffrances.
La vie est trop courte pour cela. Pour être heureux durablement, nous
devons avoir le courage de pardonner et de nous pardonner.

Il m’est arrivé la même chose avec mon amie Anne-Sophie, si douce et si


prévenante, avec qui j’ai été maladroite ces derniers jours. Je m’en suis
excusée auprès d’elle, car mon cœur était lourd de ne pas avoir
communiqué plus clairement et à l’avance sur mes intentions. Alors voilà,
c’est chose faite, tout est de nouveau limpide. Je ne veux plus porter en moi
des non-dits et des regrets. Je souhaite communiquer au mieux, même
après-coup, et rétablir l’ordre le plus rapidement possible. C’est tellement
bon et juste pour tout le monde. Pas besoin de mentir, de cacher ou de ne
pas oser. Nous sommes appelés à vivre notre vérité, tout en respectant les
autres. S’il n’est pas toujours facile et simple de le faire, cela nous ouvre à
notre potentiel un peu davantage chaque jour.

LE CŒUR LÉGER
Je suis très émue sans raison particulière. J’ai payé mon vol plus cher, je
suis contrainte de faire une escale, je vais arriver avec quelques heures de
retard à Chypre, je viens de rompre avec mon petit ami, je n’ai pas de
« chez moi », je ne sais pas non plus si j’aurai assez d’argent sur mon
compte pour continuer à vivre mon rêve d’interviewer, et pourtant, mon
cœur est léger. On pourrait dire que ce détour par Beyrouth correspond bien
à mon envol du moment : un passage dans la joie et la reconnaissance qui
me permet d’accéder à plus de liberté et de sérénité. Celui-ci m’offre
l’opportunité de faire une pause, d’observer, d’écrire, de pardonner, de
m’excuser et de contempler. Je suis prête à fondre en larmes, tellement la
gratitude monte en moi. Mon cœur est ouvert à la vie. Les yeux brillant
d’espoir et de joie non palpable, non tangible et non matérielle. Je m’éveille
à une nouvelle réalité qui me rend déjà heureuse. Et je sens que ce n’est
qu’un début.

APPRENDRE DE SES DÉFIS


Ce détour par Beyrouth devient une bénédiction. Je me laisse porter par
le fl de la vie. Je suis fortement affectée par ce choix d’escale, même si la
situation paraît anodine. Prendre conscience de l’importance de ses actions,
de ses choix, de ses paroles et de ses pensées est primordial pour
l’épanouissement et le futur de cette humanité. Je vous invite vous aussi à
regarder et à réfléchir aux cadeaux cachés de vos défis, ceux qui ne
semblaient pas prévus au programme ! Je pense qu’il est possible de voir la
perfection de la vie, et ce, même dans une situation difficile et compliquée.
La plus belle rencontre est alors celle que l’on fait avec soi-même, pour
mieux s’accepter avec ses défauts et ses failles. C’est s’offrir de l’amour,
que nous attendons bien souvent de l’extérieur. On s’aperçoit alors des
beautés cachées de ce monde et de ses propres beautés. On prend
conscience de la nature humaine qui est prête à nous sourire et à nous aider.

Nous avons bien trop souvent à nous prouver que la vie est dure, difficile
et sans pitié et qu’elle va nous broyer. C’est ainsi que nous vivons cette
réalité. Nous avons pourtant un autre choix, celui de nous dire : quels sont
les cadeaux de ce détour, de cette phase de ma vie et de ce défi ? Comment
puis-je apprendre de cette erreur ou de cette personne ? Les réponses
peuvent rapidement venir à nous. Nous n’avons pas besoin de nous rendre
la vie dure, de condamner nos parents ou la société, car nous nous
condamnons alors nous-mêmes. La solution n’est pas là, sinon nos choix
nous hantent. La solution est simple et elle est en nous. Le courage nous
permet de trouver des réponses précises et précieuses. Nous sommes
accompagnés dès que nous le souhaitons. Nous n’avons pas à faire face à
tout cela seuls. Être dans le questionnement et non dans la réponse
définitive est alors une nouvelle façon d’être où l’ego n’a plus à être en
position de roi. Cela est vital pour redécouvrir notre vraie nature tout en
restant ouvert à de nouvelles réponses et solutions. Celle que nous avons
rejetée pendant si longtemps. Celle que nous avions peur de montrer. Notre
nature est belle, et il est temps de la faire briller. Il est temps de la regarder
et de la contempler.

Je pense que c’est pour cette raison que je pars à Chypre. Mon cœur est
prêt à contempler la beauté qui est en moi et qui est au cœur de l’humanité,
au-delà des apparences et d’une réalité qui me semble bien trop souvent
imposée.
Ceci est donc une invitation à un détour dans la joie que je vous propose
ici de réaliser avec moi.

RÉAPPRENDRE À FONCTIONNER SEULE


Chypre est un délice. J’ai l’impression de me purifier, de me reconstruire
et de renaître. C’est un sentiment magnifique et tellement organique. Je n’ai
pas besoin de faire grand-chose car je me sens portée. Je réalise que c’est
bon de prendre le temps de mettre ses priorités en avant. Tant au niveau
relationnel, nutritionnel que spirituel. J’avais besoin de prendre du temps
pour moi, pour mes écritures, mais aussi tout simplement pour me remettre
en forme. Ce n’est pas tant que ma dernière relation amoureuse m’avait
pompé toute mon énergie, c’est simplement que je réapprends maintenant à
fonctionner seule et surtout à vivre dans cette joie retrouvée. Cette facilité,
ce flow. Les obstacles sont très peu nombreux ici. Tout est simple sur l’île
de Chypre.

Daniel Mitel, Agathi et leur fils, Angelos, chez qui je suis hébergée, sont
comme des anges tombés du ciel. Ils m’ont accueillie les bras ouverts et le
frigo plein. Leur générosité et leur vision de la vie m’ont immédiatement
conquise. Cela me fait du bien de me confier à eux de manière ouverte.
C’est comme si je les connaissais depuis des années, depuis toujours. C’est
rassurant de voir un couple qui rayonne et qui aspire aux mêmes choses, qui
travaille ensemble et qui éduque Angelos, qui n’a que 3 ans, d’un mariage
précédent. Ils sont harmonieux, malgré leur différence d’âge. Ils se sont
reconnus et retrouvés. Il ne fait aucun doute que ce sont des âmes sœurs.
Je n’avais pas éprouvé cette sensation lors de ma rencontre avec
Clément. Certes, j’étais attirée et charmée, mais je ne l’avais pas reconnu
comme une âme sœur qui allait me protéger. Je l’avais accueilli comme
quelqu’un que j’allais aimer, désirer et avec qui j’allais faire un bout de
chemin, mais pas comme le père de mes enfants, ni comme une âme que
j’avais longtemps attendue. Je savais qu’il était un homme pour qui mon
cœur allait s’ouvrir. Ce qui a été le cas. Nous nous sommes aimés.

DÉJÀ CONQUISE
« Je ne souhaite plus de relations basées sur la peur. Je souhaite vivre une
relation d’amour dans l’amour », ai-je déclaré haut et fort cette semaine,
alors que la pluie venait de s’abattre sur l’île d’Aphrodite. « Je souhaite un
enfant, un fils, et qu’il soit le plus beau cadeau que je puisse faire à
l’homme de ma vie », ajoutais-je.

Oui, les intentions sont puissantes. Je sens déjà en moi, quelques


semaines après cette séparation, la force et la puissance de l’amour. Je
perçois l’appel, la manifestation, l’accomplissement, avant même que le
verdict ne soit prononcé. Mon corps tout entier sait et sent que je vais
rencontrer cet homme que j’attends depuis si longtemps et avoir un enfant.
Je ne pourrais expliquer comment tout se met en place si rapidement dans
ma tête et dans mon cœur, mais cela fait du bien. Depuis ma prise de
décision libératrice, je me sens portée. Je « me porte » et je suis portée par
l’amour, la joie, la liberté d’être et de cocréer sans entraves. Je me sens
sereine et convaincue que cela va vite arriver. Rapidement. Je ne sais pas
quand, comment, qui, mais je me sens déjà conquise par ce cœur exquis.

RAPPORT AU TEMPS
Cela fait plus d’une semaine que je suis sur cette île, et j’ai l’impression
d’avoir accompli dans mon épanouissement personnel, spirituel et
émotionnel, autant qu’en dix ans. C’est hallucinant de voir mon rapport au
temps changer ainsi. Je me laisse bercer, et pourtant je suis bien active entre
mes méditations du matin, les jus de fruits frais que je me concocte et les
écritures de mes manuscrits. J’ai eu le temps de voir la plage, de me balader
en ville, de boire quelques Starbucks Chaï Latte et de profiter de la
délicieuse et savoureuse alimentation grecque. J’ai même trouvé le temps
de faire des abdos, de revoir le film de mon ami Baptist de Pape, L’Infinie
Puissance du cœur, et de manger du chocolat 100 % cacao cru. Ce qui m’a
valu un fou-rire sans fin avec Daniel Mitel. Quel agréable séjour qui touche
bientôt à sa fin ! Ces dix jours m’auront permis de voir clair sur les trois
prochains mois. Je sais où je serai : Paris, Nantes, La Baule, Paris, Londres,
Paris, Oslo, Paris, et en décembre, en Arizona pour quelques semaines. Je
pense ensuite aller en Thaïlande en janvier car cela fait deux fois que l’on
me parle du Tao Garden de Chiang Mai au nord. Ce lieu m’intrigue…

VOYAGER MAINTENANT
La vie m’appelle, et je réponds présente. Je suis enchantée, envoûtée et
enivrée par son parfum. J’aime cette sensation d’être en cohérence avec
mon âme.
Je me sens revivre, et pourtant, des questions trottent dans ma tête : Et si
je rencontrais l’homme de ma vie demain ? Et si j’avais un bébé ? Et si je
n’avais plus envie de voyager ?

Je me dis que c’est le moment de faire ces voyages que je n’ai pas faits
ces dernières années, de participer à des séminaires pour mon cheminement
personnel et de profiter de mon célibat pour vivre deux ou trois rêves, de
l’autre côté du globe : participer à un séminaire de Drunvalo, méditer en
Thaïlande, peut-être même visiter l’Afrique du Sud et l’Australie. Ce sont
quelques rêves qui me tiennent à cœur. Ils n’ont jamais été aussi clairs que
maintenant. Il est temps pour moi de les vivre et de rester dans le flow. Voir
où la vie m’emmène, rester flexible, laisser mon âme d’enfant s’exprimer et
faire de nombreux blogs vidéo où j’explore librement ce que je ressens. Je
ne souhaite plus m’autocensurer. Je souhaite être fière de m’exprimer
librement sur tous les sujets qui me passionnent.

REMPLACER LES DOUTES


Je sens que tout est possible et que mes rêves sont à portée de main. Je
sais aussi que, demain, je serai peut-être dans la peur. Je remplace alors
immédiatement cette supposition par une plus positive. Mais je me rends
compte que mes rêves s’écroulent dans ma tête au moindre doute. Je me
surprends à penser petit, et à me voir seule dans un petit appartement, avec
deux ou trois meubles. Ce sont bien évidemment des peurs et des pensées
dont je n’ai plus besoin. Accompagnée par des visions plus vastes, je me
mets à écrire : « Je suis en couple et ça me plaît. Notre maison est bien
décorée, et je suis heureuse. Je me sens connectée et comblée par mes
choix, par les décisions venant de mon cœur. Tout cet épisode de ma vie “en
célibataire” prend maintenant un sens. Je me sens en cohérence avec mes
rêves. Je suis tellement heureuse d’avoir fait ces choix. J’aime l’énergie des
lieux. J’aime le soutien et la douceur que je reçois de mon partenaire de vie.
J’aime son sourire et l’odeur de sa peau. Nous sommes amoureux comme
jamais. Un peu plus à chaque instant. L’amour n’a pas de fin, pas de
retenue, pas de dimension. L’univers entier nous appartient. Nous sommes
“tombés en amour” instantanément et spontanément. Nous nous sommes
reconnus. Nous le savions au fond de nous. Nous ne pouvions nous le
cacher. Tout s’est fait si rapidement et spontanément. Il m’a ouvert
immédiatement son cœur et j’ai compris la qualité de son écoute, de ses
propos, de son intégrité et de sa vérité. J’aime cet homme dont j’ai toujours
rêvé. Je suis sous le charme depuis toujours, mais je ne l’avais pas
rencontré. Nos chemins se sont enfin croisés. Nous étions fin prêts pour
cette relation divine et évidente. Je suis comblée de joie à l’idée d’avoir son
enfant. Que la vie est belle et grande ! Que je suis heureuse ! »

Cela fait du bien d’avoir remplacé mon petit scénario par un bien plus
grand qui vient du cœur. Je me sens comblée et déjà aimée. Que c’est bon
de se l’avouer !

JE N’AI PAS COUCHÉ AVEC


UN AUTRE HOMME EN TROIS ANS
Je suis de retour dans la capitale française. Paris est tellement sociale et
envoûtante. Cela me change de la province. Les conversations entre
célibataires sont bien différentes : on y retrouve des codes et un humour
bien unique. Cela me plaît de redécouvrir ce rythme, et pourtant, cela me
panique un peu d’entendre les idées de mon ami philosophe, Thierry. Lors
d’un repas, hier soir, près de République, il m’a parlé de symphonie des
corps, de lâcher-prise, de rencontres, de sexualité épanouie et libre. Une
partie de moi le comprend, et a envie de penser ainsi. Mais je sens que là
n’est pas ma vérité. Il me semble exister de nombreuses autres possibilités
pour vivre une relation de manière épanouie. L’idée de vivre plusieurs
relations en même temps semble très excitante, mais ne me convient pas.

Je suis dans un paradoxe. J’aimerais rencontrer un homme qui souhaite


lui aussi avoir un enfant, et pourtant je pense être dans une phase dans
laquelle je pourrais m’amuser, embrasser, redécouvrir un homme, des
hommes, sans pour autant faire immédiatement des projections dans le
futur. Je ne sais pas si j’en suis capable. L’exercice me paraît périlleux. Je
sais que je m’attache rapidement, et une partie de moi désire tant rencontrer
un homme pour construire ensemble dans l’amour. Je ne souhaite pas faire
de détours. Parallèlement à ça, une partie de moi désire vivre un flirt, voire
des flirts. Après tout, je n’ai pas couché avec un autre homme depuis trois
ans. Mais en suis-je capable ? Puis-je être simplement dans le moment
présent, sans projection et laisser aller mon corps ? À ce stade, je n’y crois
pas, même si l’envie est bien là.

MON CORPS BOUILLONNE COMME AU PRINTEMPS


Le prince charmant moderne est peut-être bien différent de celui des
contes de Grimm. Mais je suis prête à découvrir quelque chose de nouveau.
Nous rentrons dans l’hiver, et mon corps bouillonne comme au printemps.
J’ai envie de redécouvrir l’homme. Alors que la situation ne semble pas
encore se présenter, je n’ai pas non plus envie de passer par une application
de rencontres. Tout simplement parce que je pense que l’on peut attirer à soi
de manière naturelle la personne parfaite. Mais en suis-je capable ? Comme
vais-je réagir ? Que de questions ! Je ne suis pas sûre que les hommes s’en
posent autant. Je sens pourtant leur peur de la femme moderne. Peut-être
qu’ils ont peur de ne plus être libre. Peur de ne pas assumer… Nous
sommes nombreux à ne pas proposer de réelle liberté dans notre couple par
peur d’être trompés, abandonnés, de ne plus être à la hauteur et de finir
seuls. Nous emprisonnons l’autre, et il n’y a rien de moins sexy que cela.
J’ai eu tendance moi aussi à le faire. Je n’avais pas totalement confiance.
Lui non plus. Souhaiter le meilleur pour l’autre me semble être une belle
preuve d’amour, mais encore faut-il en être capable, sans pour autant se
faire du mal. Je me questionne…

LA SAVEUR DE L’INSTANT PRÉSENT


Je me sens prête à explorer quelque chose de nouveau. Je souhaite
évoluer et être dans l’émerveillement et le questionnement, non dans la
réponse définitive. Oui, je souhaite être dans le flow, et ce, dans tous les
domaines de ma vie. Peut-être est-il temps de vivre une histoire d’amour au
point zéro, sans projection. Peut-être est-ce la clé ? Vivre en toute liberté,
sans idées préconçues, simplement savourer l’instant présent sans essayer
de connaître le futur, les sentiments de l’autre ou ses envies. J’aimerais
explorer dans ce sens un peu plus. La saveur de l’instant présent a bon goût
et m’enivre.

AVOIR LE TEMPS
Paris a été un délicieux moment de partage et de connexions retrouvées.
Cela me fait toujours un bien fou d’y passer du temps, et d’autant plus avec
mon ami Baptist. Il est venu m’y rendre visite et s’y reposer entre deux
avant-premières. Son film connaît un fort succès. C’est un repos bien mérité
qui s’est orchestré au dernier moment, sans attentes. Je suis très heureuse de
son succès. Ayant davantage de temps depuis ma rupture, j’aimerais
m’impliquer dans l’organisation des projections de son film, L’Infinie
Puissance du cœur, dans les pays francophones. Ce qui serait relativement
simple pour moi à mettre en place, d’autant plus que je souhaite aussi faire
une tournée de conférences dans ces différentes villes où mes délicieux
cocréateurs se comptent désormais par dizaines de milliers.

CONVENIR À L’AUTRE
Je me sentais obligée de consacrer le temps nécessaire et indispensable à
Clément entre deux voyages. J’ai beaucoup aimé ma vie ces trois dernières
années à ses côtés, mais je m’aperçois aussi à quel point je ne m’autorisais
pas à faire tout ce que je souhaitais. Si j’ai pu réaliser de nombreuses
interviews sur des sujets de développement personnel et spirituel dans le
cadre de mon travail, je n’ai pas pris le temps de participer à des stages et
séminaires. Culpabilisant déjà de partir régulièrement, je ne me sentais pas
capable de dire à mon partenaire ou de lui expliquer que je souhaitais ouvrir
mes chakras, méditer dans le noir pendant une semaine ou encore apprendre
à devenir chaman. Je souhaitais lui plaire et ne pas l’offenser avec ma
vision du monde et de la réalité quelque peu différente, voire complètement
différente, de la sienne. Nos visions matérielles se rejoignaient pour
beaucoup, mais pas notre vision de la vie avec un grand V. Je voyais et vois
encore la vie à travers le cœur. Cela ne veut pas dire que je suis une sainte,
ni que je vois la vie en rose, ni que je suis dans la compassion à longueur de
journée, mais j’aime foncièrement les gens, la vie, je suis optimiste et
convaincue que ce monde est énergie, vibration et synchronicités.

DÉCALAGE
Je touche ici au problème fondamental que tout couple rencontre quand
l’un des deux partenaires s’éveille à une nouvelle réalité. Je m’y suis
ouverte depuis de nombreuses années, et ce, bien avant ma rencontre avec
mon « ex ». Mais je dois avouer que j’ai mis cette vision de côté pour être
avec lui, ne pas le décevoir et surtout être aimée. Il ne me l’a pas demandé,
mais je l’ai fait pour faciliter les choses. Je ne l’ai pas vécue au grand jour
pour ne pas créer de conflit. Après tout, c’est moi qui suis différente de la
plupart des gens. Pourquoi imposer ma perspective ? Pourquoi en parler
quand je savais pertinemment qu’elle n’allait pas être comprise, voire
qu’elle allait créer de la peine ? Alors, j’ai gardé cette souffrance pour moi.
Je savais que le dialogue allait être impossible, tels deux mondes qui sont
sur deux plans de conscience et ne peuvent pas s’entendre et communiquer
entre eux. Alors comment dire ? Ou plutôt, que dire ? Rien. C’est la
méthode que j’avais adoptée, mais à laquelle je ne veux plus avoir recours
dans une prochaine relation. Je n’ai plus de raison ni d’imposer ni de cacher
ma vision de la vie. Je souhaite être engagée auprès de quelqu’un de libre et
ouvert mentalement, mais aussi dans le cœur. Certes, nous sommes tous
blessés, mais pas au même degré. Certains d’entre nous ont exploré certains
aspects de la vie, remis en question leur façon de penser, apaisé certaines de
leurs blessures de cœur. Je peux certifier qu’il est impossible de revenir en
arrière une fois que cette vision plus large et plus vaste de la vie s’est mise
en place. Je comprends où Clément en était, car j’ai été à sa place. Je
connais sa façon de voir la vie. Mais lui ne comprenait pas la mienne, car il
ne l’a jamais expérimentée. Mieux que de le comprendre intellectuellement,
c’est dans l’expérience et le lâcher-prise, par l’ouverture de cœur, qu’une
personne se rend compte que la vie n’est pas polarisée de la manière dont
on pourrait le croire en grandissant. La vie est vaste et nous sommes tous
reliés.

LE DÉSIR
Mes désirs sexuels n’ont jamais été aussi présents. Je ne sais pas si c’est
le fait d’être célibataire, d’avoir 37 ans ou bien d’avoir croisé le regard de
charmants jeunes hommes, ces jours-ci, mais mon corps est bel et bien en
pleine ébullition, tel un volcan prêt à entrer en éruption. Je me sens attirée
par une force invisible et un désir de toute-puissance. Peut-être que cela
vient du simple fait de vouloir attirer à moi l’homme de ma vie et le père de
mes enfants ? C’est comme si l’univers tout entier conspirait. Je me sens
prête à savourer l’union amoureuse. Mon corps a tellement envie de plaisir,
de plaisir et encore de plaisir.

ÉNERGIE SEXUELLE
Il me faut me raisonner, mais je n’y arrive pas. J’interviewe bientôt
Drunvalo, un enseignant spirituel sur l’ouverture de cœur. Je vais avoir de
nombreuses questions pour celui qui annonce depuis toujours que l’énergie
sexuelle est la même que l’énergie spirituelle. Je serai ce soir à Sedona en
Arizona. Cela ne me semble pas être un hasard. Peut-être que mon éveil
spirituel s’exprime aussi de cette manière sexuelle ? J’aimerais pouvoir
canaliser cette énergie et je me demande si le fait de ne pas avoir fait de
méditation ce matin m’en empêche, ou bien si cette charmante rencontre,
hier soir à Paris, a réveillé ce désir qui semble pourtant purement charnel.
Mon futur proche me le dira… Pour le moment, je suis dans un vol en
direction de Sedona et je me réjouis des rencontres, des randonnées et des
méditations à venir sur cette magnifique terre rouge feu. De merveilleux
moments sont en perspective.

AIMER À L’INFINI
Jamais je n’ai autant pleuré devant un film, The Fault in Our Stars3. Je
suis tellement touchée par cette magnifique histoire d’amour qu’il me tarde
d’aimer à l’infini. Quel bonheur, quelle joie, quel enchantement et quelle
extase, au risque qu’un jour tout s’arrête ! Un tel amour est essentiel à la
vie. C’est un souhait et un choix d’ouvrir grand son cœur sans attentes. Tel
un ange, cette personne enchante notre existence et nous permet de
découvrir le nectar de la vie. J’ai si longtemps eu peur d’ouvrir mon cœur
que je peux vous assurer que ces mots sont précieux à mes yeux. Ils
viennent du plus profond de mon être. Quel bonheur d’être dans cet espace
des possibles ! Je ne sais pas si la vie me prépare au grand amour, mais en
tout cas, mon cœur est ouvert et prêt à aimer.

Dans mes relations passées, mon cœur n’était pas ouvert à cet amour
infini. J’avais peur d’aimer. Peur d’être blessée, larguée, humiliée, trahie ou
abandonnée. J’ai attiré des hommes qui correspondaient à ces blessures.
Aujourd’hui, je me sens prête à guérir, à recevoir et à donner cet amour. Je
souhaite le meilleur pour mon futur partenaire. Pour l’instant, ce ne sont
que mots et pensées, mais l’idée de rencontrer un compagnon vivant dans
ce même état d’esprit devrait déjà amplement en faciliter la tâche.

INCERTITUDES
Aimer est une grâce, une bénédiction, et j’aimais mon « ex ». J’aurais
tant aimé qu’il me dise à quel point lui aussi souffrait, qu’il regrettait et
qu’il comprenait. J’aurais tant aimé en parler des heures avec lui et faire de
ce moment une libération d’âme. Cela demande beaucoup de courage et
d’ouverture. Je passe par une phase plutôt incertaine. Mon cerveau me dit
de revenir vers lui, et mon cœur sait pertinemment que cela n’est pas juste
et bon pour moi.

Je dois faire ce bout de chemin seule. Je dois me pardonner, pardonner à


l’autre, avancer grâce à la solitude et comprendre que plus grand, plus beau,
plus juste m’attend. Un amour infini. Je suis peut-être une rêveuse, mais je
ne pense pas être la seule. Mon cœur a été si longtemps fermé – jusqu’en
2009 pour être précise – qu’il n’est pas question pour moi de m’arrêter en
route et de ne pas croire au grand amour.
DIFFICULTÉS D’ÊTRE EN COUPLE
Je fais confiance à mon intuition, à ma voix intérieure, qui me dit que
l’extraordinaire est possible. Je n’ai peut-être pas de preuves tangibles mais
je suis confiante. De l’extérieur pourtant, tout montre que rencontrer
quelqu’un et être en couple de nos jours est extrêmement difficile, que les
relations sont de plus en plus courtes et que peu de gens s’engagent
vraiment. Mais je ne souhaite pas vivre cette réalité bien trop ancrée dans la
peur.
Mes amis d’études supérieures sont pour la plupart tombés amoureux, se
sont mariés, ont eu des enfants pendant que je cherchais à me protéger par
peur d’avoir mal. Je ne l’aurais pas dit ainsi à l’époque, mais depuis que
mon cœur s’est rouvert, je l’admets. Alors, je pense qu’il est temps pour
moi de vivre le grand amour. Je n’étais pas prête, j’en rêvais pourtant, mais
mes peurs étaient bien trop présentes.

HAPPY END
Je ne souhaite pas une belle relation mais une relation exceptionnelle.
Mon cœur et tout mon être ont envie d’aimer à l’infini et de faire partie de
cet univers entièrement. Je ne pense pas que l’on puisse être vraiment
heureux dans la vie sans aimer profondément. Et même si cela implique des
moments de souffrance, alors ainsi soit-il ! Je ne peux maintenant imaginer
de vivre sans amour et sans enfant. Comme l’amour entre deux êtres me
paraît de première importance, puisse naître un enfant lui.

Pourquoi ne pas avoir choisi l’amour plus tôt, me direzvous ? Pourquoi


tant de résistance ? Je pourrais vous expliquer pourquoi pendant tant
d’années mon cœur était fermé à l’amour. D’ailleurs, ma relation avec
Clément reflétait bien toutes les blessures. Mon cœur est resté fermé à lui
car je souhaitais encore me protéger. Mais pourquoi ? Quelles en étaient les
raisons ? Pourquoi ne pas avoir lâcher prise, cru en lui, avoir vécu cet
amour au jour le jour, et ouvert mon cœur profondément pour aimer avec un
grand A ? Peut-être que le cœur a ses raisons que notre mental ne connaît
pas…
Je n’aurais jamais imaginé sentir un tel sentiment de puissance, mais
aussi d’abandon. Moi qui me suis toute ma vie protégée de l’abandon de
l’autre, j’ai abandonné ici et maintenant une partie de moi-même ! Je ne
souhaite pas oublier qui je suis, mais découvrir les plus beaux aspects de
mon âme, de mon être, de mon cœur. Peut-être que la notion est un peu
romantique et poétique, mais après tout je suis une Française née près de
Hollywood, en Californie ! Ce « film de la vie » peut-être un succès avec un
happy end, une fin heureuse et joyeuse.

AVEC FOI
Loin d’idéaliser la situation, car étant pleinement consciente de la
fragilité de mon cœur, de mes blessures mais aussi de mes échecs, j’implore
le ciel, mes anges, mes guides, la vie et l’univers tout entier de continuer à
me soutenir dans cette quête de mon cher et tendre, de mon amoureux, de
l’homme de ma vie, du père de mon ou de mes enfants. J’ai l’intention de le
rencontrer. J’ai l’intention d’avoir une descendance, mais je ne sais ni
quand, ni où, ni avec qui, et encore moins comment tout cela va se dérouler.

Je souhaite partager ces moments de bonheur et de cocréation. Au-delà


de cette intention, et ne pouvant contrôler le cours de la vie mais
simplement cocréer, je m’en remets à plus grand et à cette force de vie que
je sens traverser mon cœur, mes cellules, mais aussi cet univers tout entier.
Alors, si je n’ai pas la chance de rencontrer l’homme de ma vie, eh bien je
n’aurai pas de regrets, car j’aurai pleinement investi mon cœur et imploré
les forces de l’univers. Je ne peux pas faire plus, simplement me laisser
porter par son délicieux parfum et apprécier ce moment de cocréation. Je ne
me sens pas seule. Je me sens entourée et accompagnée. J’ai foi et je suis
confiante. Je sais qu’il n’y a pas d’erreurs dans cet univers et que le
meilleur nous attend, si et seulement si, nous l’acceptons et le voyons
sincèrement ainsi.

NOTRE VRAIE NATURE


Je suis arrivée en Arizona, un État que je connais pour y avoir habité de
l’âge de 6 à 8 ans. Cela me fait un bien fou d’être en pleine nature à Sedona,
de marcher, de méditer tous les matins et de faire des interviews en toute
simplicité. J’aime être dans le flow, et malgré des peurs passagères (après
avoir regardé la page Facebook de mon « ex »), mon être se sent en paix ici.
Être en pleine nature est thérapeutique, surtout ici. L’énergie ressemble à
celle d’un vortex géant. Tout est amplifié. Les journées peuvent être
intenses, mais grâce à la nature et à de longues randonnées, on s’y sent bien,
très bien. Les habitants et les touristes se couchent tôt et se lèvent tôt.
J’aime ce rythme. Il est sain. Ce petit village m’aide à retrouver en moi ma
vraie nature, celle qui aime les grands espaces et se mettre au lit au coucher
du soleil. En revanche, être célibataire ici n’est pas simple, car il n’y a pas
beaucoup d’options de rencontre, en tout cas telles que je les connais. C’est
donc aussi une magnifique opportunité de me centrer et de concentrer sur
moi-même, sans me distraire.
J’ai rencontré hier, dans une boutique, mon amie Sarah MacLean, une
femme dynamique et emblématique de la méditation aux États-Unis. Je lui
raconte mes dernières aventures, et elle me confie comment elle a rencontré
son mari, un homme avec un charme fou, un homme de cœur. Ils forment
un très beau couple. Ils se sont trouvés. Elle me raconte avoir demandé à
son guide Amma de l’épauler. Je comprends ce que Sarah m’explique, et
cela n’est pas un hasard si elle me raconte qu’elle a rencontré Marty, un
mois après avoir fait sa demande à Amma, lors d’une prière. Je connais le
pouvoir de la prière sincère. Comme elle, j’ai demandé à Amma que
l’homme de ma vie, le père de mes enfants, se manifeste dans ma vie. Cela
paraît fou, mais je me sens alignée et en parfait accord avec cette démarche.

IL ARRIVE
Nous sommes jeudi 4 décembre, et j’ai l’intime conviction que l’homme
de ma vie ne va pas tarder à entrer dans mon existence. C’est un étrange
sentiment que de se sentir subitement assommé par cette idée, comme un
coup de brique sur la tête : je vais bientôt rencontrer l’homme de ma vie.
Peut-être que ce pressentiment est né d’une association de pensées, ou bien
lié à un futur proche qui vient de s’offrir à moi ?

INTUITION
Je suis envahie de joie à l’idée de le rencontrer, mais vous savez ce qui
est encore plus étrange ? Hier, j’ai passé ma journée en studio pour
enregistrer des interviews avant de partir dîner avec deux gars de l’équipe
de tournage. En discutant, nous avons découvert que nous avions tous les
trois rompu autour du 5 octobre. À un jour près, nous avons tous les trois
quitté nos partenaires respectifs. C’est étrange, non ? Rencontrer deux
hommes à Sedona sur un tournage et se retrouver tous les trois célibataires
en même temps me fait sourire. Le père de mes enfants n’est pas un de ces
hommes, mais leur témoignage me rassure. Je me sens connectée à d’autres
êtres ayant fait un choix difficile au même moment. Je me sens intimement
liée à eux. Demain, nous allons tous les trois faire une randonnée. J’aime la
fl des événements ici. Cela me fait penser à La Prophétie des Andes. Ce
film est une adaptation du livre du même titre4. J’ai interviewé en 2011 son
auteur, James Redfield, et même si le film est maintenant assez « vieillot »
par la qualité de ses images et de ses effets spéciaux, le contenu n’en est pas
moins au goût du jour. Mon interview avec lui au Colorado m’a marquée.
Elle était remplie de sagesse : « Tout ceci devient très simple, pratique et
excitant. On réalise qu’il y a un secret, une façon très claire pour vivre dans
le flow où les rêves de notre âme peuvent se manifester dans ce monde.
Cela est possible quand nous honorons la vérité, nous rétablissons notre
intégrité et nous devenons authentiques. » J’adore !
Je souhaite vivre cela dans ma prochaine relation. Quel bonheur ce doit
être que de pouvoir donner en étant sur cette même longueur d’onde,
vibration, fréquence !
« C’est une chose de transmettre de l’énergie, mais si l’on transmet à
quelqu’un l’énergie, et qu’il nous la renvoie, alors on crée de l’énergie
entre nous. On l’amplifie », résume bien James Redfield.

CE QUE JE JUGE NÉGATIF


Je trouve le déroulé de ce séjour à Sedona passionnant. J’ai l’impression
de constamment vivre ce que je suis supposée vivre. Être au bon endroit, au
bon moment. C’est un étrange sentiment. Je ne parle pas seulement des
bons côtés, mais aussi des plus négatifs.
Je viens de recevoir une horrible lettre d’insulte. Cette femme m’accuse
de faire du mal autour de moi. Vraisemblablement, son auteur n’est pas bien
dans sa tête en ce moment, et après avoir eu une première réaction de peur
et de colère, je me dis à quel point il est important pour moi, plus que
jamais, de continuer mon travail. Cette personne n’est pas celle que j’ai
interviewée il y a quelques années. Elle est blessée et en colère après le
monde.
Après quelques heures de hauts et de bas, je suis dans un état de profonde
gratitude et heureuse de pouvoir faire mon travail avec encore plus
d’énergie, de belles volontés et de courage qu’avant. Cette personne m’a
donné de la force, en fait. Je décide de voir ses insultes comme un cadeau et
je la remercie. C’est tout simplement divin. Je pense que toute situation
peut être vue sous des angles différents. Il est possible de voir le bon côté en
toute chose. C’est notre choix. Je décide de regarder le côté blanc et non pas
le côté noir de cet événement. D’un côté, je suis tétanisée et j’arrête tout, de
l’autre, je suis remplie d’une énergie d’amour, de compassion et de courage.
Je décide alors de faire une vidéo blog et d’exprimer avec émotion ce qu’il
se passe. Cela me fait du bien. Les leçons sont constructives.

FLAMMES JUMELLES
J’avais organisé cet après-midi un rendez-vous au Heart of Sedona qui
est un endroit bien connu des habitants. On y fait toujours de belles
rencontres. Le but était de réunir des cocréateurs qui regardent ma chaîne et
de passer un moment ensemble. J’y ai retrouvé Marta, une jeune femme que
j’avais rencontrée au début de ma tournée européenne, en 2012, à Dublin,
en Irlande. Elle m’a offert un magnifique cristal. Un cristal pour attirer à
moi ma « flamme jumelle ». Je ne sais pas si connaissez ce terme, mais
beaucoup disent que c’est la plus belle relation que l’on puisse attirer à soi.
Il y a beaucoup d’information en ligne à ce propos. Souvent, les flammes
jumelles ont de grands défis à relever ensemble dans cette vie et vont au-
delà des difficultés rencontrées : c’est une relation divine de premier ordre,
mais pas très accessible.

Si les deux partenaires ont fait le travail, alors rien ne les arrêtent. Leur
amour est indestructible alors que leur union est bel et bien terrestre. Je
pense qu’une relation de l’ordre de la flamme jumelle est possible, une
union forte, parfaite et dans un amour inconditionnel. Bien sûr, j’en rêve et,
entre nous, je pense l’avoir déjà expérimenté dans ma vie, mais sans
dépasser le défi proposé. Mon cœur se sent prêt pour ce genre de relation, et
ce cristal est bien la confirmation d’une telle union. Il est beau et puissant.
Je suis émue par ce cadeau. Je ne souhaite pas m’attacher au résultat, mais
je sais qu’une telle union est possible, belle et authentique, dans l’amour et
le respect. Je pense que mes relations précédentes m’y ont préparée. Je m’y
prends peut-être tardivement dans ma vie, mais c’est ce que je souhaite
vivre. Alors, j’attendrai qu’il en soit ainsi.

LE GRAND AMOUR
Je n’étais pas prête pour un amour puissant. Peut-être ne le suis-je
toujours pas d’ailleurs ? J’avais de trop gros bobos de cœur. S’ils sont
encore là, ils se sont apaisés. J’ai hâte d’aimer pleinement, sans limite, un
autre être qui, lui aussi, a fait un travail d’ouverture à ce grand amour. Quel
lâcher-prise cela doit représenter ! Je sens que l’on m’y prépare. Qui ? Eh
bien la vie, toute la vie, tout l’univers, et tout mon être. Je suis heureuse de
pouvoir déjà ressentir cela dans mon cœur, sans attachement : un fort élan
amoureux qui vient du cœur et qui attire à lui son bien-aimé. Le cœur sait.
Le cœur attire. Le cœur est non polarisé et dégage une puissance au-delà de
notre compréhension. Je lui fais confiance. Je le remercie. Je suis
reconnaissante pour ce cadeau.

LA MACHINE À LAVER
Mon séjour à Sedona continue de me surprendre. J’ai l’impression de
passer cette fois-ci à la machine à laver, tellement ce que je vis me secoue.
Je me redécouvre. Une version améliorée de moi semble renaître. Oui, le
cadre est ici favorable à la transformation, tout s’y prête : être en pleine
nature, des gens conscients et ouverts et me prêter au jeu des électrodes sur
la tête pendant deux jours à l’institut Biocybernaut pour rééquilibrer les
hémisphères de mon cerveau, malgré des montagnes russes emotionelles
que je traverse, ma confiance augmente, et je me sens pleine d’espoir, de
joie, prête pour de nouvelles aventures.

Parmi les rencontres marquantes de mon séjour, il y a eu celle avec Sarah


et son amour de mari, Marty, que j’ai interviewés en studio. Face caméra,
Sarah et Marty m’ont raconté leur rencontre. Sarah m’a expliqué qu’elle
avait fait la liste des attributs et valeurs qu’elle voulait voir dans l’homme
de ses rêves. Cela m’inspire. Elle me conseille d’écrire, tout comme elle
l’avait fait, une lettre à l’univers et à moi-même. L’idée me plaît ! Allez, je
me lance et j’écris cette lettre, en me laissant aussi guider sur la forme et les
qualités de cet être.
« Cher univers,
Je souhaite demander votre assistance pour rencontrer l’homme de ma
vie. Je souhaite être accompagnée pour faciliter cette rencontre. Je vous
fais confiance pour la suite. Merci.
Lilou »

Impossible d’écrire cette lettre pour le moment. Je sais pourtant ce que je


souhaite, mais je n’y arrive pas cet après-midi. Je suis à deux jours de mon
départ de Sedona. Encore quelques interviews et rendez-vous à boucler. Je
suis heureuse des progrès que j’ai pu faire ces derniers jours, mais pour ce
qui est de la lettre, je ne suis pas prête.

GAGNER EN CLARTÉ
J’ai dîné hier soir chez Tanne et Leela. Ils se sont rencontrés il y a treize
ans. J’avais croisé, il y a quelques jours, au Café Heart of Sedona, Tanne
qui m’a reconnue immédiatement. Il m’a parlé de son épouse et du travail
qu’ils faisaient ensemble sur la fréquence des cristaux. Vive Sedona ! Je ne
connais franchement pas beaucoup de lieux sur Terre où la conversation
s’ouvre aussi rapidement sur les thèmes des fréquences, du champ
quantique et des cristaux ! Ce dont il me parle est bien au-delà de ma
compréhension, mais sa passion, son enthousiasme me permettent de rester
à l’écoute et d’ouvrir mon esprit.

J’ai donc accepté leur invitation à dîner, car je sentais intuitivement qu’ils
allaient devenir des amis et que cette soirée allait être relax, agréable,
informative et précieuse pour ma quête.
Pas de doute, j’ai passé une merveilleux moment me confirmant qu’il me
faut être précise sur ce que je désire chez un homme.

Leela m’a raconté qu’elle avait rêvé de Tanne et même écrit une lettre de
sept pages détaillant leur relation, leur sexualité, mais aussi leur façon
d’être ensemble, son apparence, et même la profondeur de leur
communication. Elle est au moins la troisième personne, heureuse en
couple, qui me raconte une histoire similaire. Ces synchronicités
m’apparaissent comme un message de l’univers, me donnant envie moi
aussi de faire ma liste de courses ! LOL.

Je souhaite être comprise, entendue par cet être et que l’on s’aime
profondément l’un l’autre. Que nous nous soutenions mutuellement et
ayons une même compréhension de la vie. Cela est l’essence de ce je
souhaite. Il est vrai que je pourrais écrire des pages et des pages. Je me sens
un peu ridicule de vouloir faire une telle liste. Je pense que celle-ci devra
aussi inclure ce que je ne souhaite pas chez mon bien-aimé. Mon cœur a
envie d’aimer sincèrement et authentiquement. Écrire ces mots et ressentir
cette relation me paraît juste, mais une autre partie de moi estime que cela
n’est pas nécessaire et qu’il me suffit de m’aligner avec un sentiment
d’amour profond. L’un n’empêche pas l’autre, et je n’ai rien à perdre !

PHASE DE DEUIL
Je me rends compte de toutes les merveilleuses choses positives que mon
ex-partenaire m’apportait. Je n’arrête pas de parler de lui en ce moment. Je
vois principalement tous les points positifs de notre relation et ce qui
fonctionnait bien. Je le regrette par moments comme une personne défunte,
comme une veuve qui ne voit que les bons aspects de son mari perdu à
jamais. Il m’est difficile en ce moment de voir ce qui n’allait pas et
pourquoi je l’ai quitté. Je ne vois plus le poids des derniers mois où je
n’étais plus en phase avec lui et avec moi-même.

Je suis tellement et profondément heureuse d’avoir passé ces trois


dernières années avec lui, car il m’a fait voir la beauté d’être en couple, de
vivre ensemble, et en quoi il est important d’aller au-delà des difficultés. Je
n’ai pas pu traverser la dernière épreuve et je sais que cela a été brutal pour
lui et pour les enfants. Pourtant… cela m’a pris du temps avant de franchir
le point de non-retour. Cela s’est fait, en vérité, graduellement dans ma tête.
Je l’avais prévenu d’un départ si les choses ne changeaient pas. Je le sentais
venir et je suis sûre que lui aussi. Pour lui, nous avons tout gâché, car nous
avions tout. Mais, pour moi, il était devenu vital de partir. Je pense qu’avec
du recul, il réalisera que je n’étais pas la femme de sa vie. Il m’en veut
d’être partie, mais, quelque part, il m’a poussée à le faire.
D’ANCIENNES BLESSURES
Nous sommes ici pour un court passage. Nous sommes des âmes ayant
choisi une expérience terrestre et non des humains ayant décidé d’avoir une
expérience spirituelle comme le disait Teilhard de Chardin.

La vie a un sens profond. Aujourd’hui, je me sens satisfaite. J’étais


pourtant une éternelle insatisfaite, d’après ma mère. Le matériel ne me
comblait jamais assez, mes sentiments non plus. Ma vision du monde était
restreinte et presque victimisante. Je ne me sentais pas connectée aux
autres. J’en avais presque peur. Entrer en intimité avec autrui et aimer me
faisaient terriblement peur. Je pensais en avoir envie, mais quand cela
venait à moi, je fuyais. La réalité est que je ne serais pas restée si longtemps
avec Clément s’il ne m’avait pas fait comprendre qu’il était important de
construire, de donner et d’essayer.
Nous l’avons fait avec difficultés mais je pense qu’en considérant que
nous étions deux tempéraments forts, nous ne nous en sommes pas si mal
sortis. Nous avons passé de magnifiques moments ensemble, et je sais que
j’ai pu contribuer d’une manière positive à sa vie et à celle de ses enfants.

J’espère que je serai un jour de nouveau en contact avec eux. Je souhaite


respecter pour le moment le choix de mon « ex » de ne pas les voir, mais
une fois majeurs, peut-être, voudront-ils me rencontrer, parler, me
demander des conseils et partager. C’est mon souhait, car je pense avoir
contribué à leur développement. Évidemment, j’ai dû les faire souffrir de
partir aussi tôt. Une souffrance qu’ils connaissaient déjà à cause de la
séparation de leur père et de leur mère il y a sept ans. Cela a dû faire
remonter d’anciennes blessures à la surface. Je ressens de la culpabilité,
mais je sais que cela ne sert à rien.

Je pardonne aux autres, alors pourquoi ne pas me pardonner à moi-même.


Nous étions deux dans cette relation. Et je sais avoir fait au mieux avec les
outils en ma possession et la clarté d’esprit et mentale dans laquelle j’étais à
ce moment-là.

UN ACTE COURAGEUX
En écrivant ces mots, cela me paraît loin, et pourtant cela ne fait que
deux mois. Mon évolution depuis cette rupture est flagrante. Cette rupture,
je dirais, est l’acte le plus courageux et respectueux envers moi-même que
j’aie jamais fait. Je me sens en intégrité et claire avec moi-même. Je me
sens libre et en cohérence avec ma façon de voir la vie. Le courage requiert
du cœur, demande de se respecter soi-même et de s’aimer suffisamment
pour comprendre que le bonheur est essentiel. Se sacrifier dans une relation
n’est pas de l’amour. Accepter d’être battues, pour certaines femmes,
mentalement ou physiquement, n’est pas correct. Nous ne pouvons pas
rester avec une personne par pitié ou par peur. Nous sommes responsables
de nos vies. Et si nous mettons fin à une relation, du mieux que nous
pouvons, avec notre cœur, alors, c’est un acte courageux, d’amour. Nous ne
savons pas ce que le lendemain nous réserve, mais nous sommes libres. Ce
sentiment de liberté nous permet ensuite de déplacer des montagnes, d’aller
au-delà de nos peurs et de retrouver la joie de vivre, pas celle qui dépend
d’un autre être humain, mais celle qui vient de l’âme. La vie alors nous
sourit. Nous sommes d’un seul coup, aidés, soutenus.

À vous qui lisez ces lignes et qui vivez une relation abusive, dans
laquelle vous vous sentez emprisonnée, préparez votre sortie, sinon c’est
votre santé qui va y rester. Sans parler de toutes ces années à ne pas vivre le
potentiel qui existe en vous. Si vous ne voyez pas encore ce qui est
possible, visualisez, ressentez en vous ces changements, cette vie dans votre
corps, le bonheur de vivre en grand, et avant tout le bonheur de vous avoir
dit « oui » à vous-même et à la vie. Le reste suivra, et vous saurez quand il
est temps d’agir. Prenez le temps qu’il vous faut, mais n’attendez pas que
quelqu’un vous sauve ! Vous êtes votre propre sauveur.

DE COURT PASSAGE
Je souhaite vivre selon les lois qui gouvernent l’univers, les lois
universelles, les lois cosmiques. Nous vivons ici sur Terre, mais nous
habitons dans un univers qui est géant et composé de nombreux autres
univers. Nous pensons vivre de manière évoluée et maîtriser les lois, mais
nous nous mentons. Combien de temps faudra-t-il pour que nous réalisions
qu’en défiant les lois de la nature, nous survivons ? Après tout, peut-être
avons-nous oublié le plus important et pourquoi nous sommes ici-bas…
Notre passage ici est relativement court. Nous ne réalisons pas que notre
durée de vie est limitée et que notre temps est précieux. Et si nous vivions
comme si c’était notre dernier jour sur Terre ? Je pense que notre
comportement serait différent. Nous ne serions pas aussi égoïstes et
destructeurs. Nous irions probablement dire à quel point nous aimons nos
proches, nous demanderions pardon, et plus précisément, nous
apprécierions chaque instant, dans la joie, la compassion, la gratitude,
l’entraide et le partage. Nous n’allons rien emporter avec nous dans la
tombe. En revanche, je pense que l’âme, elle, aura été nourrie de son
passage sur Terre (ou pas), et continuera ensuite son chemin de manière
bien plus libérée.

PRIORITÉ À LA RAISON
Alors pourquoi tant de peur à accepter d’évoluer et d’essayer quelque
chose de différent ? Pourquoi tant de résistance et d’appréhension ?
Pourquoi tant de jugements et d’énergie déployée pour se convaincre que le
changement n’est pas possible ? « Personne ne peut changer », je l’ai
entendu tant de fois autour de moi.

Depuis quand est-il si important d’avoir raison, et ce, jusqu’à provoquer


notre séparation et notre solitude ? Cela ressemble à un autosabotage où la
raison et l’ego limitent notre expérience. Quelle perte de temps et surtout,
quelle perte de pouvoir et de vitalité ! À croire que certains préféreraient
voir inscrit sur leur tombe « A eu raison toute sa vie » plutôt que « A fait
une différence, a contribué ». Comment en sommes-nous arrivés à donner
une priorité à la raison, à la logique, au-delà de l’amour, du cœur, de la
compassion et de la connexion humaine ?

SOMMES-NOUS CONDITIONNÉS ?
Sommes-nous à ce point conditionnés au point de ne plus raisonner par
nous-mêmes ? Pourquoi construisons-nous de telles prisons autour de
nous ? Pourquoi avons-nous tant de peur à être manipulés ? Si le
discernement est certes important et nécessaire, la vision uniquement
matérielle ne me nourrit plus. Celle-ci est pour moi insatisfaisante et
incohérente. Je ne rejette pas le matériel, mais je décide de ne pas le mettre
au premier plan. Nous avons oublié ce que la vie nous aspire à faire et à
être. J’ai l’impression bien souvent que nous vivons une forme
d’esclavagisme moderne. Il est temps de casser ces chaînes pour être libre
de penser et d’agir dans le respect de nous-mêmes et des autres. Certes, cela
passe par des moments difficiles de reconstruction et de peurs auxquelles
nous devons faire face, mais au moins, nous sommes vivants et gagnons en
intégrité et en authenticité sur ce chemin. Donc, en bonheur.

DÉCLARATION
Ma lettre-déclaration à l’univers est donc la suivante en ce 14 décembre :
« Je déclare que l’univers m’aide et m’accompagne pour rencontrer un
homme doux, grand, sportif, aventurier, spirituel, élégant, patient et
dynamique. Un homme brillant, généreux et ouvert. Il lit énormément et
aime partager ce qu’il apprend. Il aime appliquer ce qu’il apprend et y
donner du sens. Il est bon et doux avec lui-même et avec les personnes qu’il
aime, mais aussi avec le monde. Il a confiance en lui et en la nature
humaine. Il aime profondément la vie, la nature, l’art, la beauté, le sport et
la connaissance. Il n’a pas peur d’affirmer ce qu’il est. Il est crédible et
juste dans ces propos. Il est humble. Il a su s’affirmer au cours de sa vie. Il
se connaît et n’a plus rien à prouver. Il est à l’écoute, attentif, respectueux,
curieux et mystérieux. Il n’est pas contre la société, mais contribue à la
construction de ce nouveau monde. Il a la foi et il est courageux. »

IMPATIENCE
Je sais qu’il arrive et je me trouve par moments impatiente. L’enjeu n’est
pas le même pour moi qu’il y a trois ans. Je ne souhaite pas rencontrer un
mec, mais bien l’homme de ma vie, le père de mes enfants. Je m’explique.
Il est important pour moi de rencontrer avant tout un homme qui soit doux,
attentionné, éduqué, élégant et spirituel. Ensuite, viendront un ou deux
enfants. Je ne pourrais pas être avec un homme avec qui je ne vois pas ce
potentiel. La barre que je mets est donc plus haute qu’auparavant. Je ne
souhaite pas me mettre la pression, mais simplement affirmer à l’univers
une envie forte d’un homme bien, sans faire de compromis. Je ne veux pas
dire « oui » au premier venu qui s’intéresserait à moi et tomberait
amoureux. Je veux choisir, moi aussi, l’homme avec qui je souhaite être. Je
pense m’être fait embarquée de nombreuses fois dans la vision que
l’homme avait de moi, sans affirmer clairement mes désirs. J’ai un peu
honte de l’avouer, mais c’est pourtant le cas.

Je fais de nombreuses rencontres à travers mes voyages. Pourtant, il


m’arrive rarement de croiser une personne avec qui je me projette dans
l’avenir. Cela ne veut pas dire que je ne rencontre pas d’hommes séduisants.
Mais, j’ai besoin de sentir un futur aligné avec le mien. Sinon, cela serait
me mentir et lui mentir.

Je peux être impatiente par moments. Peut-être que mon horloge


biologique tique aussi un peu. Quoi qu’il en soit, je ne souhaite pas
raisonner dans la peur. J’ai confiance : ce qui doit se faire se fera. Je fais
confiance en la vie. Elle me guidera.

L’AMOUR VIRTUEL
Je peux m’amuser et assouvir des besoins purement sexuels, mais là
encore, je ne souhaite pas le faire avec n’importe qui. Je comprends que
l’énergie d’un homme avec qui nous faisons l’amour reste un certain temps
en nous. Je n’ai pas envie de faire n’importe quoi, même si j’ai des envies
bien concrètes ! Ce n’est pas évident car j’ai perdu cette habitude.
Maintenant que je suis célibataire, je dois comprendre comment me faire
plaisir sans forcément l’aide d’un partenaire. Les envies peuvent être
grandes et puissantes. Je pense à l’homme de ma vie dans ce cas-là. Son
énergie m’envahit, telle une brise chaude traversant mon corps. Je peux déjà
lui faire l’amour virtuellement. Je me sens plus proche de lui. C’est
excitant, je trouve !

MA MÈRE JOUE LE JEU !


Je suis en Thaïlande pour les fêtes de fin d’année. Ma mère voyage avec
moi et vient de me demander de décrire mon partenaire idéal. C’est une
première. Je trouve cela « trop chou ». Alors, je m’abandonne à décrire un
peu cet homme. Cela fait du bien d’être vraie et authentique avec les gens
que l’on aime, et je souhaite être de même avec mon bien-aimé. J’aime
penser qu’il m’aimera telle que je suis et verra en moi encore plus que je
n’y vois moi-même. J’aime savoir qu’il aimera la Lilou et l’Aurélie tout
autant. Oui, « Lilou » est un surnom, et ces deux parties de moi ont toutes
les deux envie d’être aimées. Peut-être inventera-t-il un nouveau surnom
pour moi ! En tout cas, pas besoin de label ou de nom pour lui, il m’aimera
dans ma globalité, sous tous les aspects, les bons et les mauvais. Il saura
prendre du recul, me consoler, prendre soin de moi et me gâter. Il sera doux
et prévenant, créatif et créateur. « Chéri, je t’attends. Je suis là. Où es-tu ?
Fais-moi signe cette nuit au pays des rêves. Je souhaite te donner rendez-
vous ce soir. »

ATTIRER L’HOMME DE MA VIE EN 100 JOURS


Les rencontres en Thaïlande s’enchaînent, dont un charmant jeune
homme au premier de l’An ! Quelle bonne manière de commencer l’année,
d’autant plus que c’est aussi mon premier jour du « Défi des 100 jours »,
saison 30. Mon intention est d’attirer en cent jours l’homme de mes rêves,
le père de mes enfants. Oui, ceci est plutôt énorme ! Je suis intimement
convaincue que je vais le reconnaître presque tout de suite !

UNE EXPÉRIENCE JOUISSIVE


Seb était charmant, plus jeune que moi de six ans et super bon danseur. Je
l’ai rencontré lors du réveillon du premier de l’An, à Nikki Beach, sur l’île
de Koh Samui. Et ma maman, complice dans l’histoire, avait tout validé.
C’est une première pour moi. Un « petit » très expérimenté, comme quoi
l’âge ne veut rien dire ! Il m’a offert un plaisir très charnel et sensuel, au-
delà de la danse… Rencontrer un Français à l’étranger crée des liens. Je ne
culpabilise pas après cette expérience, enfin si… Peut-être un peu… Mon
appétit sexuel est revenu au galop, alors je m’occupe de ce besoin ! J’avais
ressenti cette envie de me faire plaisir. C’est une belle façon de célébrer
cette nouvelle année et le jour 1 du « Défi des 100 jours » ! Nous avons
fêté cette rencontre en prenant le petit-déj ensemble sur la plage de
Chaweng où nous avons terminé la soirée à jouer au billard, dans un bar de
nuit typiquement thaïlandais, tenu par un Breton. Seb est entrepreneur
depuis tout jeune. Il est tellement mûr pour son âge, ça fait plaisir !
J’ai toujours trouvé les garçons un peu à la traîne, sentimentalement
parlant, avant 40 ans. Nous avons prévu de nous revoir.

CHAMP D’AMOUR
Je suis à l’aéroport de Koh Samui depuis maintenant huit heures. Je
poireaute avec ma mère car tous les vols pour Bangkok ont déjà été bookés
depuis des semaines, peut-être des mois. Je dois bien avouer que ce tout
petit aéroport est plein de charme, mais c’est tout de même agaçant
d’attendre aussi longtemps. J’essaie de rester positive.

J’ai pu lire une bonne partie du livre autobiographique de mon ami


Martin Birrittella, Field of Love. Sa vie m’inspire. Ce livre fait plus de 500
pages, et ses histoires sont toutes aussi croustillantes les unes que les autres.
J’ai plaisir à relire sa rencontre avec son épouse, Sarah, sa passion pour la
méditation et les péripéties de son existence le conduisant à créer deux
sociétés et à prendre « sa retraite » à l’âge de 41 ans. Un véritable conte de
fées né de ses tribulations à suivre avec dévotion plusieurs gurus indiens.
Cela pourrait apparaître pour certains comme une perte de temps. Pas du
tout. En fait, il a très efficacement appris à écouter et à suivre ses intuitions,
tout en intégrant le fait que nous ne sommes pas le « grand créateur » :
quand quelque chose nous arrive, il faut ouvrir notre cœur et rester alignés.
Des témoignages comme celui de Martin sont nombreux, mais celui-ci m’a
d’autant plus touchée que je le connais. Il m’inspire car c’est un homme
spirituel et en même temps bien ancré dans la matière. Je souhaite tout
comme lui rencontrer quelqu’un avec qui ça colle. Je suis de plus en plus
consciente de ce que j’ai moi aussi à offrir à un homme.

RÉALISATION PERSONNELLE
Avant de rencontrer Sarah, Martin est passé par une phase de réalisation
personnelle. Il s’est senti capable de recevoir beaucoup d’amour, à la suite
d’une blessure qui l’a obligé à rester au lit pendant plusieurs semaines. Ceci
confirme mon sentiment qu’il est essentiel de faire son chemin initiatique
afin de recevoir cet amour que l’on désire tant sans prendre peur une fois
qu’on l’a devant soi. On veut parfois accélérer les choses, mais il y a un
timing divin. Je dois vous avouer que je suis impatiente, mais je sais aussi
que tout est en ordre. Apprécier le moment présent et ne pas imposer sa
version de la vie est probablement une sagesse universelle à comprendre.

JE NE SUIS PAS LE CRÉATEUR


Martin Birrittella a compris que le stress vient en grande partie du fait
que l’on pense être le créateur. C’est alors que les choses se compliquent.
Tout pour lui est orchestré par l’univers. Observer sa vie sans la juger est de
première importance. En restant ainsi dans le flow, l’existence est fun et
captivante. Je suis de son avis, et pourtant une partie en moi a encore envie
d’imposer ma version des choses et de créer selon mon agenda. Il est clair
que plus je suis dans le flow, sans imposer ma version de la vie, plus celle-ci
est belle et grande.
Je ne peux m’empêcher de me dire que si je ne fais rien, alors les choses
ne vont pas se mettre en place. Cela dit, Martin est loin de ne rien faire. Il
est très actif dans ses méditations, et une fois que son intuition est présente,
il agit.

J’ai été très agréablement surprise de voir mon nom à la page 493 de son
livre, où il mentionne l’interview que j’ai réalisée de lui en 2011. Et dire
qu’il m’a offert son livre, il y a environ un mois, à Sedona, lors de notre
interview, sans me le préciser ! Je l’avais même informé depuis la
Thaïlande que j’adorais son récit et que j’avais bientôt fini de le lire. Quelle
magnifique surprise ! Quel cadeau ! Cela me fait tellement plaisir de
découvrir par moi-même ce clin d’œil ! Je viens donc de lui envoyer un e-
mail, alors que nous sommes avec maman en train d’attendre notre vol pour
Bangkok. Oui, Martin a des qualités et une énergie que j’aimerais trouver
chez un homme. Il ne me laisse pas indifférente, malgré la différence d’âge.
Il est jeune dans son énergie, son cœur et sa tête, et ça se voit ! Il rayonne.
Je le remercie, car il m’aide à éclaircir ce que je souhaite dans ma vie.

SE CONNAÎTRE
La générosité est importante pour moi. Je m’aperçois que je souhaite être
avec un homme généreux, bien au-delà du matériel. Une personne
généreuse va faire de nombreux compliments, être sensuel, être bon sans
raison. Elle se fait plaisir, aime donner et faire plaisir. Elle souhaite donner
sans raison, surprendre, partager. Je suis de nature généreuse et je désire
être avec un homme qui l’est, lui aussi. Ça facilite la vie. J’ai d’ailleurs fait
ce choix parmi mes amis et mes collègues. Aussi, il est très clair que je
souhaite être avec un homme qui a le cœur ouvert, qui s’est remis en
question et qui a accès à des outils, des techniques de développement
personnel et spirituel de toutes sortes afin de continuer à progresser pour
lui-même, mais aussi pour le couple. J’évolue rapidement, j’aime apprendre
et donc, j’ai besoin d’être avec un homme qui fait de même ! C’est
important de se connaître. Quand les personnes ne se connaissent pas et
n’ont pas les outils pour évoluer, il est difficile d’avoir un dialogue qui fait
progresser et qui est dans l’amour. Se considérant comme victimes, elles
reportent la faute sur l’autre, sans même se rendre compte qu’elles ont à
apprendre de cette situation, à évoluer, à pardonner et puis à cocréer !

DIFFÉRENTES FRÉQUENCES
Quand deux êtres parlent des langues différentes ou communiquent sur
deux fréquences radio dissonantes, ils ne s’entendent pas bien, évidemment.
Leurs actions et choix vont être en fonction de leur perception de vie.
J’aime les personnes hautes en vibration, mais comme je suis une grande
active et souvent dans le doute, il est important aussi pour moi d’être avec
un homme qui est calme, sait prendre des décisions, communiquer et
affirmer ses opinions. J’aime les leaders et les influenceurs. J’apprécie
l’énergie de la force tranquille. Cela me fait vibrer d’avoir de l’admiration
pour mon compagnon.

En plus de l’échange d’idées et de pensées, la sensualité est essentielle


dans un couple, surtout sur le long terme. Il est bon et important de se
toucher par des massages, des câlins… C’est une question d’alchimie. Être
complémentaires et se sentir irrésistiblement attiré par son compagnon doit
être superbement délicieux à vivre ! Avoir une envie infinie d’aimer, de
faire l’amour, aide à tout donner. Évidemment, plus il y a d’amour, plus cela
peut faire remonter des peurs. C’est alors notre responsabilité de guérir.
Heureusement que le travail peut se faire alors à deux et même en famille.
Je ne souhaite plus être sur ce chemin d’évolution seule.
SE LIBÉRER
Je pense sincèrement que j’ai encore quelques trucs à lâcher avant de
rencontrer mon être aimé. J’ai confiance en la vie. J’ai besoin d’ouvrir mon
cœur encore plus, de réparer quelques blessures d’enfance et surtout de me
pardonner à moi-même, avant de pouvoir vivre le grand amour. Je me sens
presque prête, mais pour être totalement honnête, cette liberté que je vis en
ce moment n’est pas complète. Par « liberté », je n’entends pas la liberté de
faire ce que je veux au moment où je le souhaite sans me soucier des autres
ou de façon purement jouissive et sans responsabilité. Non, je parle de cette
liberté d’être, d’aimer, de se respecter et de ne pas se retenir de vivre le
meilleur. Une partie de moi a encore peur d’aimer avec un grand A. Une
partie de moi pense ne pas mériter ce grand amour : c’est pour les autres
mais pas pour moi. Être totalement honnête avec soi-même est un cadeau
que l’on se fait. Je ne souhaite plus me mentir mais évoluer. Cela me libère
de ma situation. Je sais que si j’étais prête, je serais en couple. Ce qui n’est
pas le cas. Donc, sans me torturer mais en me faisant avancer, je grandis.
J’aime cette idée d’être libre malgré les circonstances. Cette journée m’a
montré une partie du chemin qu’il me reste à faire.

EXPÉRIENCES SACRÉES
Je contemple l’idée d’aller voir le très connu temple d’Angkor Vat au
Cambodge qui n’est pas très loin de Bangkok. Mon ami Mathieu a habité
Siep Man, ville proche de cette gigantesque ville-temple. Il me conseille de
partir plusieurs jours. Trois jours au minimum pour passer une journée
entière dans le temple. J’ai regardé de nombreuses vidéos dessus cet après-
midi depuis l’aéroport. Ce lieu m’intrigue et semble être énergétiquement
fantastique pour s’y recharger. Si j’ai la chance d’y aller cette année, alors
je souhaite être prête pour profiter pleinement de ses énergies sacrées. Je ne
sais pas encore quand, mais peut-être que j’en aurai la possibilité avant ou
après mon séjour à Chiang Mai. J’aimerais aussi aller voir les éléphants, à
la frontière birmane, qu’un certain « François » a sauvés. Il me faut trouver
comment m’y rendre, d’autant plus que c’est à l’opposé du Cambodge. Peu
importe, mon âme m’inspirera.
Mon voyage se présente bien. Il est rempli de magnifiques expériences,
blogs vidéo et interviews. Le flow est tout de même plus simple pour moi à
trouver seule. Ma maman ajoute une saveur de fête et de qualité, mais j’ai
envie de trouver plus de temps pour méditer tous les matins, et vivre des
expériences sacrées. J’ai hâte d’expérimenter un séjour de saveurs et de
surprises. Le Cambodge, le Vietnam, Chiang Mai et Koh Tao en Thaïlande,
peuvent faire partie de mon programme. Je vais suivre mon intuition pas à
pas. Seuls mes vols pour Chiang Mai et le Vietnam sont réservés. Pour le
reste, je verrai ce qui résonne le plus en moi. J’aime fonctionner ainsi. Tout
est interchangeable à mes yeux. Je suis ma créativité, mon enthousiasme et
le flow autant que possible. Je sais que rien n’est laissé au hasard par
l’univers quand on le voit ainsi, alors je m’efforce de ne pas trop interférer,
afin de voir comment les choses peuvent se dérouler et vivre le meilleur
scénario possible !

DES ÉLÉPHANTS HEUREUX


Ma mère est repartie en France, et je continue seule mon séjour en
Thaïlande comme prévu. Après quelques jours à Bangkok, me voici à la
frontière birmane. Ceci n’est qu’un aller-retour dans la journée. Je viens de
passer mon après-midi avec des éléphants heureux. Quelle joie ! Je n’avais
pas ressenti une telle transformation au contact d’un animal depuis ma
rencontre avec les dauphins sauvages à Hawaii. Dès mon arrivée, la
communication avec un premier éléphant a été immédiate et très naturelle.
Pourtant gigantesque, je n’ai eu aucune peur. Je me suis immédiatement
mise à lui caresser la tête. Il faut dire qu’après cinq heures de voiture depuis
Bangkok rien que pour voir ces animaux et faire une interview de François,
leur propriétaire, je méritais bien cette récompense ! Je suis tellement
contente d’avoir suivi mon intuition et d’être ici au Ganesha Park. Je me
sens « éléphantisée ». Je ne peux vous le dire autrement. Je suis
complètement sous le charme et hypnotisée par ces énormes bêtes. C’est
simple : je suis repartie du parc vers 16 heures après leur baignade, et sur la
route, dès que je regardais un arbre ou une montagne, je voyais une tête
d’éléphant !

Que s’est-il passé ? Je ne peux pas vous dire, mais en moins de trente
minutes, au contact des éléphants, ma vibration a changé. Je me suis sentie
immédiatement relaxée, légère, heureuse, aimante. Que ça fait du bien !
J’étais triste du départ de maman, eh bien, me voilà de nouveau
accompagnée ! J’ai envie de lire sur Ganesh et de me procurer une petite
statue de lui. Il y a un truc avec ces éléphants. Ils transmettent
vibratoirement un savoir et une information ancestrale. Je me dois de faire
des recherches sur eux car ce que je sens maintenant est un vrai changement
vibratoire dans mon corps et dans ma perception.

TOURNER LA PAGE
Je suis dans un avion pour Chiang Mai et j’ai mal à la tête. J’ai pu
apprécier plusieurs verres de Zacapa hier soir au Maggie Choo sur Silom
Road à Bangkok. Quel endroit surprenant ! J’ai tout simplement adoré. Mon
compagnon de danse du premier de l’An était là lui aussi. Mais notre
histoire n’ira pas plus loin. Nous le savons tous les deux. Nous avons, cela
dit, bien ri et passé une soirée fun, dans une ambiance feutrée et exotique.
Nous étions bien entourés. Et si je n’avais pas été avec lui hier soir, j’aurais
sûrement trouvé « chaussure à mon pied ». Être célibataire, c’est une liberté
assurée pour profiter du moment présent. Je fais de nombreuses rencontres.
Ça me plaît de pouvoir discuter librement avec des hommes sans
culpabiliser. Cette liberté d’être est agréable, et je me sens de plus en plus
libre dans ma tête par rapport à ma relation passée. Je pense de moins en
moins à mon « ex ». C’est une bonne chose. Bizarrement, le fait de ne pas
lui avoir souhaité la bonne année m’a permis de m’en détacher davantage. Il
faut dire que pendant plusieurs mois, j’avais tout le temps envie de lui
envoyer des textos et de prendre de ses nouvelles, mais pour le premier de
l’An, comme si un nouveau chapitre de ma vie s’ouvrait, j’ai tourné la page.

J’ai l’intuition que je vais rencontrer un homme surprenant au Tao


Garden à Chiang Mai. Peut-être est-il prof de yoga ou le pratique-t-il
régulièrement ? Je l’imagine discipliné et avec une forte énergie sexuelle. Il
va m’apprendre beaucoup. Nous aurons une magnifique complicité. Cela ne
veut pas dire que cela va durer, mais je pense que nous allons passer un
moment ensemble. Je le vois un peu plus âgé, de quelques années, et en très
bonne condition physique. Il est athlétique et évolué à tous les niveaux ! Il
faut dire que l’idée du Tao Garden se prête à cette image. Je dois
probablement être en plein fantasme, mais l’idée me plaît !
FAIRE FORTUNE
Mon arrivée à Chiang Mai s’est passé avec la plus grande facilité, et pour
650 bahts, un taxi m’a emmenée en moins d’une heure au Tao Garden.
Quelques minutes dans cette voiture, et j’ai vu le mot « fortune » se
présenter à moi plusieurs fois, puis j’ai entendu : Tu vas faire fortune ici.
Comme c’est étrange, n’est-ce pas ? Je me suis demandé ce que cela
pouvait bien vouloir dire. Est-ce que je vais déménager ici ? Créer un
nouveau produit et l’exporter ? Avoir une idée de génie en pleine
méditation ? Je n’ai pas encore trouvé la réponse. Peut-être que le futur me
le dira. Peut-être aussi que le mot « fortune » n’a pas la même signification
que celle à laquelle je pense immédiatement.

L’AVENTURE CONTINUE
Le Tao Garden est un petit paradis au nord de la Thaïlande, en plein
milieu de la nature. À mon arrivée, je me suis installée pour dîner à côté de
deux Québécois, Caroline, accompagnée de son cousin, Éric. Ils sont ici
pour deux semaines. Je les pensais être en couple, étant très proche et
intime. À la fin du repas, Éric s’est levé pour me demander si mon cœur
était bien ouvert, tout en regardant la structure de mon corps. Il trouve mes
épaules très en avant et m’explique que j’ai dû y stocker des émotions. Je
lui réponds que c’est parce que je suis grande, mais il me dit qu’il y a autre
chose. Il a probablement raison. Notre corps répond à nos blessures.

Une heure plus tard, me voici en pleine séance de massage énergétique. Il


m’appuie fortement sur des points qui me font mal. J’essaie de souffler,
mais j’ai du mal à lâcher. C’est de la torture son truc ! En parlant avec lui, je
découvre qu’il est ancien militaire. Il me fait part qu’une voyante lui a dit
qu’il allait rencontrer une femme parlant français. Il est célibataire, 46 ans,
plutôt grand et très musclé. Plutôt mignon mais pas vraiment mon type
d’homme. Je ne sais quoi en penser, mais je trouve cela plutôt drôle comme
situation. Je viens d’arriver, et déjà une rencontre. Vive le « Défi des
100 jours » ! L’aventure continue…

LA VIE M’APPELLE À PLUS


Je dois bien avouer que je ne suis pas totalement à l’aise ici. Je pense
qu’un processus est en route, que des trucs bougent déjà en moi, ce qui me
perturbe. Pour combler le tout, mes règles ont commencé hier soir, mon dos
me fait mal, et l’épaule aussi. Le bruit des constructions alentours m’agace.
J’ai mal dormi, et ma pratique de méditation de ce matin fut médiocre.
Grrrrrr… J’aime pas ça !

Le Tao Garden est en train de s’agrandir. Le lieu est magnifique mais je


suis à côté des travaux. Je sais qu’il n’y a pas de hasard dans la vie : tout
cela fait bien sûr remonter des émotions en moi. Je sens une certaine forme
de colère. Peut-être cette même colère sur laquelle je n’arrivais pas à
m’exprimer à Sedona, lors des deux jours à l’institut Biocybernaut. La
prochaine fois, je suis invitée à faire un training pendant sept jours pour me
pardonner profondément et débloquer des anciennes mémoires et pensées
limitantes, tout en boostant mes ondes alpha. Mon ego me joue ici des
tours. Je commence à le connaître. Il me fait le coup chaque fois qu’un truc
est prêt à sortir et à se transformer. Je n’ai pas envie d’avoir mal, je n’ai pas
envie de sentir la douleur, j’ai peur de ce que je vais trouver, j’ai peur d’être
face aux parts d’ombre en moi, j’ai peur de ne pas être assez forte… ou
plutôt de ne pas pouvoir lâcher prise.
Pourtant, je souhaite me remettre en question et continuer sur ce chemin
d’évolution. Je suis là aussi pour ça. Je ne peux pas m’arrêter. Il est
important pour moi de travailler sur mes parties les moins accessibles et
celles qui ne me permettent pas de m’épanouir complètement. Ma vie est
plutôt géniale, et je suis heureuse, mais si je regarde bien, il y a plus à vivre
et à lâcher ! Je pourrais être mieux dans mon corps, dans ma tête et vivre
encore plus pleinement. Cela ne veut pas dire que je suis insatisfaite de ce
que j’ai, mais que la vie m’appelle maintenant à expérimenter davantage.
En même temps, c’est aussi ce que j’ai demandé, alors nous y voilà !
Davantage de vie avait envie d’entrer et de circuler en moi.

TOUT REMONTE
Ma rencontre avec Mantak Chia n’est pas un hasard non plus. Quel
privilège de pouvoir le rencontrer et l’interviewer ! Il a un tel savoir sur le
tao, l’être humain, le corps et la sexualité. Nous sommes ici au-delà de
l’épanouissement. Nous sommes au cœur du bien-être, de la longévité et de
la santé.

« Dans le tao, on augmente notre énergie sexuelle et on la transforme.


L’orgasme est une clé. L’amour et l’orgasme créent une autre forme
d’énergie qui est l’extase. C’est la nourriture de l’énergie spirituelle. Et
donc, dans le tao, on comprend que non seulement la chasteté dans le
célibat ne peut permettre d’atteindre l’unité, mais que quand on combine
cette énergie sexuelle d’amour, de compassion, d’extase et d’orgasme, elle
devient une seule et même force. L’ADN pour se renouveler a besoin
d’orgasme, de compassion, d’amour ainsi que de la vibration de la Terre.
Une fois tout ceci en phase, vos cellules sont au top ! Au lieu de ça, nous
vivons dans le stress, la colère, la haine. Les cellules doivent quand même
se diviser, mais dans de mauvaises conditions : elles se rappellent de
nombreuses mémoires négatives du passé. Quand l’orgasme passe par le
cerveau, alors les parties gauche et droite se synchronisent, se remettent à
zéro et purifient les anciennes émotions. Cet orgasme du cerveau se répand
alors aux yeux, aux oreilles, au nez, à la bouche. En fait, nous cherchons à
“orgasmer” tout le temps, que cela soit par les yeux à travers quelque chose
de beau, par les oreilles à travers de belles musiques, ou encore par la
bouche à travers ce que nous mangeons. Mais la plupart d’entre nous
perdons notre énergie vitale à travers ces courts orgasmes. Nous dépensons
beaucoup d’argent pour nous divertir, mais le vrai orgasme vient de
l’intérieur, nous relie à tout et purifie. »

L’EGO
Je me sens stressée. Tout ce qui me fait mal remonte ici à la surface.
Pourtant, je suis dans un endroit où j’avais envie de prendre soin de moi, de
me faire du bien, de me relaxer. Venir au Tao Garden était une évidence
pour moi. De nombreuses personnes m’en avaient parlé ces dernières
semaines. Sarina Stone avait été la première à susciter ma curiosité à
découvrir ce lieu, il y a bientôt deux ans, lors d’une série d’interviews que
j’avais faites en Californie. Mantak Chia lui avait tout appris. Sarina est,
elle aussi, au Tao Garden cette semaine et va m’accompagner. Elle est une
New-Yorkaise au tempérament fort.
Je me dis : Quel manque d’ouverture ma Lilou ! Je me surprends à juger,
moi qui aimerais être douce et dans la compassion à tout moment. Pour
autant, je ne cherche pas à m’entendre avec tout le monde. Je souhaiterais
juste être moins dans le jugement et me détacher des personnes qui me
dérangent. Mais aussi être dans plus de fluidité, avoir moins de culpabilité
et plus d’ouverture. L’expérience d’hier soir m’a bien montré ma résistance
au changement. Je prends du recul. Je souhaite évoluer, mais je m’assure
que cela résonne en moi. J’ai envie d’aller au-delà de mon ego. Je n’avais
pas forcément besoin de venir à l’autre bout du monde pour vivre une telle
expérience… Et dire que je pensais que ce séjour au Tao Garden allait être
relaxant !

SE FAIRE « DES COUILLES EN OR »


Je cherche sur Internet la signification de « faire fortune ». « Se faire des
couilles en or » semble être un quasi-synomyme. Que c’est drôle, vu les
circonstances, car si quelqu’un a dû se faire des couilles en or ici, c’est bien
Mantak ! Quel succès ! Vu les prix des logements et massages, comparés au
reste de la Thaïlande, ce centre est une mine d’or. Notre Thaïlandais chinois
a bien tout compris au business ! J’apprécie, cela dit, la qualité des repas,
l’attention aux petits détails et la nature des massages, hors-norme, même
pour la Thaïlande.

Wikipedia ajoute : « Faire fortune se dit aussi des choses et signifie


obtenir du succès, être accueilli, goûté. » Cela semble très intéressant et
peut-être plus à propos dans mon cas. C’est même relativement excitant
comme concept de faire fortune. Alors, voyons ce que je découvre ici et ce
à quoi je vais goûter ! LOL !

TRANSFORMÉE
Quelle semaine ! Je me sens transformée depuis mon séjour au Tao
Garden. Non seulement j’ai fait de nombreuses interviews plus
passionnantes les unes que les autres, mais j’ai fini par prendre soin de moi.
J’ai pu expérimenter des choses extraordinaires et rencontrer des personnes
venues du monde entier pour participer au cours de Mantak. Je suis plus
que ravie, car cela va bien au-delà de mes attentes.
J’ai en effet fait fortune au Tao Garden. Vraiment pas de la façon dont je
pensais au départ. Je me sens saine, propre, en pleine santé et revitalisée.
J’ai confiance en l’avenir et confiance en moi. Il faut dire qu’entre le
lavement du côlon, une alimentation bio, des massages des organes, le tai
chi le matin, les séances de coaching privé aussi bien énergétiques que
physiques et quantiques, sans parler d’une séance d’éjaculation féminine,
tout cela a certainement contribué à me faire sentir une nouvelle femme.
Oups ! Ah oui, je vous ai pas encore raconté : j’ai expérimenté
l’« éjaculation féminine » !

ÉJACULATION FÉMININE
J’étais bien loin de m’imaginer qu’en venant au Tao Garden, j’allais
expérimenter une telle chose : un orgasme vaginal. J’étais loin de penser en
être capable et de savoir que toutes les femmes ont ce potentiel.
José Toirán est un ancien du porno. Il a appris, s’est transformé et a
évolué vers un métier de thérapeute. Il a tout simplement un don. J’étais
réticente dans un premier temps quand Sarina m’a proposé de l’interviewer
sur l’éjaculation féminine. Je n’osais pas lui parler ni même l’approcher,
connaissant son parcours. Mais je me suis rapidement aperçue de sa
douceur, de son authenticité et de sa mission de vie auprès de la femme. Il
est né pour ça, me suis-je dit. Il est maintenant sur sa voie d’âme.

Il a appris ces sept dernières années, aux côtés de Mantak Chia au Tao
Garden. Ses intentions sont saines : libérer la femme, l’assister à libérer
d’anciennes mémoires pour passer à sa prochaine étape d’épanouissement,
voire la préparer à l’accouchement, et bien entendu, lui faire connaître
l’éjaculation féminine.

José me propose une séance. Je rougis. Je m’imagine nue devant cet


inconnu espagnol. Je me dis que je suis célibataire, en Thaïlande, et que si
la séance se déroule de manière clinique tel qu’il le décrit, sur une table de
massage avec des gants en latex et dans le respect de la femme, alors peut-
être que cela serait une sacrée expérience à faire ! J’ai accepté et je ne le
regrette pas, car elle fut l’une des plus belles de ma vie. Cela m’a demandé
beaucoup de courage de m’offrir ce moment. Une voix douce, ma sagesse
intérieure, m’encourageait à y aller. Ce fut un grand « oui » !

FAIRE L’AMOUR À SOI-MÊME


C’est donc, la veille de mon départ, à la tombée de la nuit, que José est
venu, de blanc vêtu me retrouver et me guider vers le spa, où il y avait des
bougies et une ambiance sereine. J’étais nerveuse à l’idée de cette
expérience. Mon corps en tremblait déjà. Mais son énergie de douceur,
d’amour, de bienveillance m’a tout de suite rassurée. La séance de massage
a alors pu commencer. Je suis nue sous des draps de bain blanc. José masse
mon corps avec de l’huile de coco, cela me fait du bien. Telle une vierge,
avant sa première expérience sexuelle, j’avance vers l’inconnu. Je ne sais
pas à quoi m’attendre, ni si mon corps allait répondre positivement à cette
expérience. Je décide de me laisser guider par cet homme bienveillant se
présentant dans ma vie tel un guide pour me faire découvrir une sexualité
plus épanouie, enfouie en moi et ne demandant qu’à jaillir.

À 37 ans, la vie semble me présenter une nouvelle opportunité de me


transformer sexuellement. Je me sens prête car mon corps avait dit « oui » à
cet appel. Très rapidement, José m’apprend à respirer avec lui, à aspirer ses
doigts et à pousser avec mon utérus. Il est habillé, avec des gants en latex,
et ses doigts rentrent dans mon vagin. Je retiens mon souffle mais il me
guide, je me relaxe. Il m’accompagne, nous ne faisons qu’un dans la
respiration. Rien de sexuel n’est présent entre nous. C’est comme si je me
faisais l’amour, que je m’offrais ce cadeau et que quelqu’un
m’accompagnait. C’est un beau cadeau que je me fais là.

JE PERDS MA VIRGINITÉ
De nouvelles sensations envahissent mon corps. Mon sexe s’ouvre, le
rythme augmente, et c’est la jouissance vaginale. Une magnifique sensation
de lâcher-prise. La source coule. L’eau coule de moi, de manière abondante.
C’est une expérience unique. Je suis surprise de la capacité de mon corps à
se détendre et à être aussi abondant. Cela semble assez naturel et
mécanique, voire rapide. Il me prend dans ses bras, et l’expérience se
renouvelle plusieurs fois. Le corps lâche, la gêne aussi. C’est comme si
j’étais nettoyée de mes erreurs, de ma pudeur, de ma vision limitative de la
sexualité. L’abondance, la source, la femme dans toute sa splendeur est
présente. Je me sens majestueuse. Je me sens comme une déesse. J’ai été au
rendez-vous. Je suis fière comme si je venais de perdre ma virginité. C’est
un beau moment. Au bout de deux heures précises, c’est la fin de la séance,
et je suis prête à aller me coucher. Je me sens légère, épanouie et purifiée.
Je me sens femme et à jamais transformée. J’aime mon corps et la vie.

L’ŒUF DE JADE
Je n’ai pas pu suivre le cours de Mantak, mais entre toutes mes
interviews et les séances privées, je pense repartir avec tout ce dont mon
corps a besoin. Cela inclut un œuf de jade. José m’a parlé de cet œuf et m’a
conseillé d’en acheter un. Il m’a dit que c’était un objet sacré, que je
pouvais le porter dans mon vagin tous les jours. Il m’explique que cela va le
muscler, augmenter mon énergie sexuelle et me réaligner avec mon féminin
sacré, voire changer mon rapport aux hommes, gagner en confiance et en
respect. Convaincue, je me suis acheté mon œuf. Cela avait du sens. J’en
avais vaguement entendu parler depuis ma venue, et l’idée m’a séduite. J’ai
hâte d’expérimenter la vie avec cet œuf et d’en découvrir par moi-même les
bienfaits. Une fois de plus, je sors de ma zone de confort, mais je sais qu’il
y a là une découverte pour moi à faire. C’est inconfortable, nouveau, mais
mon corps dit « oui » même si je n’ai encore aucune idée de la façon dont je
vais bien pouvoir marcher et fonctionner au quotidien avec un œuf en pierre
en moi. C’est un mystère…

PRENDRE SON TEMPS


Demain, je pars pour Koh Samui puis Koh Lanta, que vous connaissez
certainement par l’émission de téléréalité. Je vais faire une vidéo de là-bas
sur la cuisine thaïe et passer un bon moment. Je suis sûre que de
nombreuses interviews viendront à moi, des idées, des rencontres, et du bon
temps. Alors, patience ma douce Lilou. Voyons ce que l’univers nous
réserve…

C’est peut-être ce que j’ai appris de plus profond avec le tao cette
semaine : prendre le temps de bien faire les choses. Nous n’avons pas à
nous presser, même dans les rapports humains et dans notre sexualité.
Prenons notre temps, apprenons de l’autre, découvrons-nous tranquillement.
Ainsi, notre plaisir, mais aussi notre vie, n’en seront que meilleurs. J’ai
envie de vivre, de prendre le temps de vivre, d’explorer. J’avoue être
souvent dans le rush et l’excitation. Je suis si curieuse et pleine d’énergie
vitale. Je sens que de magnifiques choses vont se mettre en place.

LE TAO
Ce matin, alors que j’étais en route pour l’aéroport de Chiang Mai pour
prendre mon vol pour Koh Samui, j’ai demandé un signe. J’hésitais entre
passer deux nuits à Koh Samui ou aller à Koh Tao, une petite île au nord de
Koh Samui, à laquelle on peut accéder seulement par bateau. C’est une île
connue pour la plongée. Un hôtel m’a été conseillé par Guang, une amie
vietnamienne de Thierry, que je vais retrouver à Hanoï dans six jours. Mais
j’hésitais pour le voyage supplémentaire en bateau. J’ai donc demandé un
signe. J’ai élargi ma pensée et attendu de trouver la réponse, qui était
évidente et devant mes yeux.

Koh Tao me paraît être la meilleure option. Je viens de partir du Tao


Garden. Restons sur une note tao ! C’est la suite logique, n’est-ce pas ?
Petit clin d’œil de la vie ! Connaissant déjà Koh Samui, l’idée d’aller sur
une petite île qui s’appelle « Tao » me parle. Je comprendrai peut-être
mieux plus tard pourquoi elle se nomme Tao, et pourquoi la vie m’attire
vers cette nouvelle destination. Puis je me rends dans deux jours à Koh
Lanta. Je fonctionne de la même façon pour des choix de vie importants.
J’aime me laisser guider et porter. Je suis mon enthousiasme, ma joie, et
surtout je dis « oui » à ce qui est en résonance avec mon être, même si ma
logique me dit « non ». Pas toujours facile mais super efficace ! J’avance
tellement plus vite de la sorte, et cela donne du sens à ma vie.

Je me sens tellement bien depuis ces massages, interviews et séances au


Tao Garden. Je me sens rajeunie, revitalisée et pétillante. Cela fait bien
longtemps que je n’avais pas été en contact avec cette partie de moi. Je me
trouve douce et enchantée par la vie. En m’autorisant à lâcher-prise, je suis
sereine et bien.
BIEN ENTOURÉE
Koh Tao fut une excellente option, même si j’ai été déçue des fonds
marins et par la quantité vertigineuse de bateaux de plongée. Cela dit, c’est
une île très agréable, festive et remplie de beaux plongeurs. J’ai pu mettre
des vidéos en ligne en toute tranquillité, me concentrer sur mon travail,
faire de belles rencontres, profiter d’une sortie en bateau pour faire un peu
d’apnée et passer une bonne soirée entourée d’hommes charmants. Je me
suis rarement retrouvée seule au cours de ces trente-cinq heures passées sur
l’île. Il y avait toujours un homme pour me tenir compagnie : Italien,
Finlandais, Français, Américain. Les options ne manquaient pas, et chacun
d’entre eux avait une des qualités que je souhaite chez un homme.
J’apprécie ainsi une partie de l’être désiré.

J’ai même rencontré un cocréateur d’Amérique du Sud, de passage sur


l’île. C’est drôle d’être reconnu à l’autre bout du monde ! Je finis toujours
par rencontrer quelqu’un grâce à ma chaîne YouTube. Celle-ci me permet
de me connecter avec des personnes vraiment sympas, éveillées et
lumineuses à travers le monde entier. Je serai éternellement reconnaissante
pour ce qu’elle me permet de faire et ce à quoi je peux accéder grâce à elle.

RICHE DE SENS
Je me sens libre de communiquer ce que j’ai à dire. Ma vie est riche de
sens. J’ai envie de partager avec le monde entier – en personne et en vidéo
– ses leçons et sa beauté. C’est tellement délicieux. Je me rends compte,
surtout depuis mon passage à Koh Tao, qu’aucune de mes rencontres n’est
ordinaire et que la vie est miraculeuse.

Il n’est pas question de partager ma vie avec un homme ordinaire. J’ai


beaucoup d’amour à offrir. Mes expériences au Tao Garden m’ont boostée
et m’ont fait prendre conscience de mon corps, du savoir auquel j’ai accès
et du bonheur d’être une femme !

SE RECONNECTER À L’ESSENTIEL
J’ai envie de jouir de la vie et j’en jouis. Je suis heureuse et libre, seule
ou accompagnée. Je suis reconnaissante envers la vie d’être célibataire.
Cela me permet de me reconnecter à moi-même et de savoir ce que je désire
vivre. J’observe ma vie, mes choix et mon futur.

Se retrouver seul, se reconnecter à ses rêves et se redécouvrir avant de


commencer une nouvelle relation me paraît primordial. Les hommes que je
rencontre depuis quelques mois sont super, mais je n’ai pas envie de
partager ma vie avec eux. Je souhaite prendre mon temps pour que l’on se
choisisse. Que la rencontre soit un acte conscient, où l’amour est présent
dès le début. Comme quelque chose de naturel et évident entre nous.
Je prends une grande respiration et remplis mes poumons de gratitude. Je
suis si connectée en ce moment à moi-même et à la vie, à l’univers. Je me
sens comme une goutte d’amour dans un vaste océan d’amour. Mon corps
est rempli d’un désir de connexion puissante et divine.

Je désire un homme de cœur. Un homme généreux et tendre. Un homme


fort et intelligent. Un homme de caractère et ouvert. Un homme instruit et
sain. Un homme qui connaisse son pouvoir et n’a plus besoin de le prouver.
Il sait qui il est. Je l’appelle à moi. Je l’appelle à me trouver. J’appelle aussi
l’âme de mon enfant à nous rassembler. Je me sens prête pour cet amour. Il
est là. Je sens sa présence, son charisme, sa joie et sa bonne humeur. Il est
joyeux. Quel bonheur de sentir déjà sa présence sur un plan subtil !

Ce soir, je serai sur l’île de Koh Lanta.

KOH LANTA
Koh Lanta représenta une merveilleuse expérience, même si ce fut bref,
car je n’ai pu rester qu’une nuit. Il faut bien compter trois heures de voiture
et de petits ferries pour arriver à destination. Je regrette de ne pas y être
restée quelques nuits supplémentaires afin de prendre un bateau pour une
journée sur Koh Phi Phi. J’irai une prochaine fois, car je suis maintenant
dans l’avion pour Bangkok pour ensuite me rendre au Vietnam. Mon
expérience asiatique ne fait que s’enrichir.
CHANGEMENT DE PROGRAMME
Il n’y aura pas de Hanoï pour moi. Je me suis rendue à l’aéroport de
Bangkok BKK, mais j’ai zappé le visa pour le Vietnam. Je pensais que l’on
pouvait le prendre à l’arrivée, comme c’est le cas pour d’autres destinations.
Que c’est frustrant, et en même temps, je ne peux en vouloir qu’à moi-
même ! Cela m’a rendue triste. Et après avoir pleuré un bon coup, je me
suis dit que j’allais passer la fameuse… One Night in Bangkok, tel que le
veut la chanson5. En attendant ce soir, je dois tout mettre en ordre. Une
envie absolue de ranger mes affaires dans les placards de l’hôtel, comme si
j’y restais une semaine. J’ai besoin d’y voir clair dans ma tête et pour cela,
il me faut vider ma valise. Un petit muffin au chocolat va aussi m’aider,
pour le moment, à soulager ma tristesse. Je vais commencer par prendre
soin de moi et me recentrer. Les huiles essentielles, une bonne douche, et
une grande respiration devraient faire l’affaire !

Aujourd’hui, la vie me dépasse, elle me contrôle, elle me bouleverse. Elle


peut être si frustrante, mais une partie de moi sait aussi que tout a un sens.
Je me demande si je vais aller à Hanoï et même à Shanghai ou à Hong
Kong. Il me faut regarder tout cela sur un autre plan afin de comprendre la
vraie signification de ce refus de visa. Peut-être est-il temps pour moi de
rentrer bientôt ? Je pense qu’après ces semaines de voyage, j’ai besoin de
revenir en France.

TOUTE CHOSE A UNE FIN


Je finis par me décider. Je vais terminer mon séjour asiatique à Bangkok
et repartir en France comme prévu, le 26 janvier. Toute chose a une fin, et je
peux vous dire que je vais bien profiter calmement de ces derniers jours à
Bangkok, une ville que j’aime beaucoup. Je me sens un peu seule mais libre
dans ma tête. Ce voyage en Asie m’a fait le plus grand bien.

Mais je m’inquiète pour mon œuf de jade. Il semble pouvoir craquer d’un
moment à l’autre. Je ne peux pas continuer à le porter en moi. Je m’y suis
habituée. Il me manque, et je ne sais pas pourquoi il en est ainsi. La qualité
n’était certainement pas bonne. Après en avoir cherché un à Bangkok en
vain, je décide d’en commander un nouveau par Internet. J’aime porter cet
œuf en moi et me dire que le muscle de mon vagin se revitalise. Non
seulement pour plus de plaisir sexuel, mais aussi en vue de donner
naissance un jour. Mes démarches sont douces et tendres. Je souhaite
simplement préparer mon corps et être alignée avec mon féminin sacré.
Cela me fait du bien. Peut-être que cela m’aide à prendre aussi un peu plus
conscience de mon corps.

En recherchant un œuf de jade, hier après-midi, j’ai découvert le


Chinatown de Bangkok. Quelle aventure de manger dans la rue, de
découvrir les pharmacies chinoises, de se frayer un passage dans les rues en
tuk-tuk et faire des achats de dernière minute ! J’aime l’excitation des
grandes villes. Bangkok est une ville captivante, bien plus que je ne
l’imaginais. Je comprends que mon ami Matt s’y plaise.
LE DESTIN
La raison de mon départ pour la France à la date prévue vient d’un seul
coup d’avoir plus de sens. Je viens de recevoir un e-mail de mon amie
Jolene, une Anglaise rencontrée il y a quelques années, qui s’est fait une
belle place à Londres en tant que médium. Elle va peut-être même
décrocher un contrat à la télé. Elle s’est trouvé un agent. Son e-mail arrive
comme un rayon de soleil. Je trouve cela extraordinaire d’avoir de ses
nouvelles maintenant. Elle me parle de ses projets et de l’événement,
similaire aux TEDx, auquel elle participera le 2 février à Londres. Je sens
l’envie spontanée d’y aller moi aussi, et d’y intervenir. Après tout, j’ai fait
un TEDx en Alsace. Le principe d’un talk TED est de partager en moins de
18 minutes (souvent moins de 12) son histoire et des idées qui peuvent
révolutionner le monde, où du moins y contribuer. J’ai toujours révé de
faire un TEDx en anglais.

Le destin semble me sourire. Je jette un œil sur les billets d’avion en


ligne et découvre que les prix sont tout à fait raisonnables pour faire un vol
Nantes-Londres. Je confirme et j’en profite pour envoyer un e-mail à mon
ami allemand Peter, que je n’ai pas revu depuis cinq ans. Je reçois sa
réponse presque immédiatement. Il est enchanté et me propose de
m’héberger à Notting Hill, là où il vient d’emménager. Tout s’enchaîne. En
vingt-quatre heures, me voilà bookée pour Londres avec logement,
retrouvailles et événement. Quel bonheur ! Je me sens prise par le courant
magique de vie. C’est bon de retrouver ce flow. Je m’aperçois que je n’étais
plus dans cette fluidité de la vie depuis quelques jours. Car tout était devenu
de plus en plus intense. Après ces aventures en Asie, ces rencontres, je ne
peux que mieux apprécier l’Europe. les voyages sont aussi fait pour ça.
S’appercevoir de la chance que l’on a !

Rencontrer Peter est quelque chose que je souhaite depuis plusieurs mois.
Il a repris contact avec moi très peu de temps après ma rupture pour
m’inviter à son anniversaire en novembre sur l’île de Majorque. Il est
enthousiaste et passionné. Je suis super contente de passer ce moment avec
lui. J’aime qu’il me demande ce que je préfère entre voir un concert de jazz,
aller danser la salsa ou simplement se détendre chez lui. Quelle classe !
Cela me séduit, et je suis déjà sous le charme. Ces retrouvailles s’annoncent
délicieuses. Je serai à Londres dans une semaine pour un séjour de trois
jours. Je suis tout excitée à cette idée.

MÉLODIE DU CŒUR
Mon avion décollera demain midi de Bangkok. En mettant de l’ordre
dans mes affaires, je tombe sur un papier volant. Sur celui-ci figure un
proverbe : « To love someone is to learn the song in their heart and to sing
it to them when they have forgotten it. » Ce qui se traduirait par : « Aimer
quelqu’un est d’apprendre la chanson dans leur cœur et de leur chanter
quand ils l’ont oubliée. »

Ça me parle ! C’est tellement beau, telle une danse entre la vie et


l’amour. Telle une chanson d’amour qui nous entraîne et dont nous faisons
partie… et qui ne termine jamais. Les blessures de l’un et de l’autre
existent, mais le partenaire est là pour accompagner l’autre quand il en a
besoin. Cela se fait à deux. Cela demande une ouverture de cœur et une
maturité par rapport à l’amour. J’en rêve. Je ne pense pas que j’étais prête
pour cela avant. Peut-être le suis-je maintenant ? Cette citation m’inspire à
être là pour l’autre, à l’accompagner.

PRÊTE À AIMER
Mon « ex » et mon passé semblent s’être effacés depuis quelques jours.
J’y pense moins et je me sens prête à aimer de nouveau. Cela fait bientôt
quatre mois que je suis célibataire. Tellement de merveilleuses choses se
sont mises en place depuis. Je me sens confiante et déterminée, ouverte et
attentionnée, encouragée et centrée. Je souhaite réapprendre à aimer, à
m’aimer, à aimer l’autre.

Le timing est bon. L’amour peut prendre sa place de manière naturelle,


logique, dans la facilité et la douceur. L’amour grandit naturellement et
rapidement. C’est un amour doux et fort à la fois. Une passion qui est mûre
et qui n’a pas de limites et pas de folie. Une passion qui a du sens. Deux
êtres humains se retrouvant, se sentant bien et sereins. La confiance est là,
les cœurs sont ouverts, les gestes tendres, la complicité certaine, et l’envie
de vivre cet amour fait battre les cœurs à l’unisson.

Il n’y a pas de limites à l’amour, mais encore faut-il croiser cet être !
Comment faire ? Comment pouvons-nous influencer notre destin à ce
point ? J’ai envie d’accélérer le processus. Faut-il y mettre toute son
énergie ? Ou au contraire lâcher prise dans ces moments-là ? Je pense qu’il
serait plus juste d’avoir confiance en moi, en l’univers et en la nature
humaine, mais c’est plus facile à dire qu’à faire !

UN GOÛT D’ÉTERNITÉ
Savoir que cet être va me trouver, venir à moi et me reconnaître me paraît
romantique, et je l’assume. Je pense cela possible. Je sais au fond de mon
cœur que je vais vivre une grande histoire d’amour bientôt et que tout va
rapidement se mettre en place.

Perdus dans notre quotidien, il nous est difficile de faire le point et de


savoir précisément pourquoi nous sommes ici et ce qui est important. Même
si tout le monde n’a pas la chance d’aller à l’autre bout du monde, un
simple coin de nature suffit. Un moment de détente à la campagne, seul, le
temps de prendre du recul, de réfléchir, de s’éloigner du quotidien, de la
télévision et de penser par soi-même, afin d’entendre, dans le silence, telle
une grâce, une sagesse, une évidence, que ce moment est parfait tel qu’il
est. Qu’il a un goût d’éternité…

ENVIE D’UN « CHEZ MOI »


Je suis heureuse d’avoir décidé de faire ce voyage et de m’être rendu
compte que l’Europe me manquait. Je découvre que j’ai envie de me
trouver un logement, de faire progresser ma carrière, de faire les choses
plus posément. Je réalise que j’ai de merveilleux amis, parents, dans un
cadre de vie formidable. Une nouvelle phase de ma vie semble s’offrir à
moi. J’en ai ouvert la porte. Je devais faire le premier pas pour la voir. J’ai
envie d’un « chez moi », d’un nid, de retrouver mes affaires. Les voyages,
les valises, être SDF, cela va un temps, mais, à 37 ans, ce n’est pas sérieux
quand même !
LE MAL DU PAYS
Moi qui étais si contente de passer du temps en Asie, me voici pour la
première fois de ma vie home sick. La France me manque, ma tête tourne, je
n’arrive plus à penser. Je n’ai plus de patience. Le stress me gagne, et je
n’arrive plus à partir à l’aventure, ne serait-ce que pour un après-midi.
Rejoindre un ami dans Bangkok me devient impossible. Je ne retrouve plus
mon chemin. Je ne pense plus qu’à rentrer, prendre mon vol, retrouver mes
habitudes et me relaxer. Je ne sais pas ce qu’il m’arrive. Ce doit être le mal
du pays. C’est complètement déstabilisant, et je n’arrive pas à reprendre le
dessus. Mon nouvel ami italien, Luca, que j’avais rencontré sur le bateau de
Koh Tao, va venir me chercher directement à l’hôtel car je n’arrive pas à
trouver le goût de prendre le train pour le rejoindre. Je suis perplexe devant
un tel manque d’initiative et une telle perte d’équilibre, de direction.

Il est collant ce Luca mais sympathique. Il cherche à conclure, pas moi.


Ah les Italiens, quand ils ont quelque chose en tête, rien ne les arrête ! Des
éternels amoureux. Mais je ne suis pas attirée par lui. Et je vais devoir être
encore plus claire avec lui, au risque de le blesser.

AUCUNE HONTE
Malgré les tentatives de cet Italien aux nombreuses qualités, je ne
succomberai pas à son charme. Je cherche le père de mes enfants. Je ne
perds plus mon temps. Non pas que faire l’amour avec un homme soit une
perte de temps complète, mais je suis bien décidée à ne plus m’amouracher
de quelqu’un avec qui il n’y a pas de potentiel futur. À quoi bon ? Je ne
souhaite pas être avec un homme avec qui je sais déjà que cela ne va pas
fonctionner. Être célibataire veut dire faire des choix avec les yeux de la
future mère que je suis. La vision est plus vaste, plus grande, plus
importante que de nourrir simplement mon manque d’amour passager. Oui,
je souhaite seulement ouvrir mon cœur à un homme dont le désir est aussi
d’avoir un enfant. Il est bien sûr délicat d’en parler immédiatement lors
d’un premier rendez-vous, mais cela peut venir naturellement et rapidement
dans la conversation. Je n’hésite plus à aborder le sujet avec les hommes
que je rencontre. Il n’y a pas de honte à avoir que de vérifier si nos visions
convergent. D’autant plus que si la personne est prête, ce genre de nouvelle
ne lui fera pas peur.

MINI BURN-OUT
Vous savez ô combien j’aime écrire d’un avion. Me voilà donc dans les
airs entre Bangkok et Amsterdam pour rejoindre ma destination finale :
Nantes. J’ai eu une belle surprise pour ma dernière soirée à Bangkok, à mon
retour d’Ayutthaya, l’ancienne capitale de la Thaïlande. Caroline et son
cousin Éric du Tao Garden ont passé la nuit à Bangkok, car ce dernier n’a
pas eu son Visa pour l’Inde à temps. Nous avons donc discuté jusqu’à
2 heures du matin de leur expérience au Tao Garden et de mes dernières
aventures. Cela m’a fait du bien, car je dois dire qu’hier, j’étais dans
l’émotion et la frustration. Je ne pouvais plus gérer mon stress. Il me
dépassait. Prendre un métro à Bangkok devenait une montagne. Un mini
burn-out de l’Asie !

VERSION L
Caroline m’a offert l’œuf de jade, version L (la version la plus adaptée
pour les femmes ayant déjà eu un enfant) qu’elle avait acheté au Tao
Garden. Je me sens gâtée et tellement heureuse de pouvoir le porter. Le
mien n’aurait pas tenu. Je sentais le mien trop fragile. Je lui en suis très
reconnaissante.

Je ressens comme un high (hautes vibrations) de la vie. Tout sourit et se


passe avec facilité. Ces œufs sont quand même incroyables. Et il me tarde
de comparer celui que Caroline m’a offert avec ceux qui arriveront par la
Poste cette semaine.

DÉJÀ SOUS LE CHARME


J’ai tellement hâte de revoir Peter. Ce qui est étrange, c’est que je ne
pense qu’à lui depuis que j’ai pris mon billet pour Londres, alors que mes
souvenirs sont très flous. Il me séduit. Par e-mail, ses mots, ses attentions,
sa gentillesse et son raffinement me fascinent. Je pense qu’il a un potentiel,
même si nous savons bien qu’il y a tellement de choses qui ne pourraient
pas fonctionner.
J’ai simplement pour le moment une bonne impression de lui. OK, bon…
très bien, je suis peut-être en plein rêve… Mais tout semble être
parfaitement aligné pour que cette rencontre soit magique.

Je suis heureuse d’avoir un nouvel œuf de jade pour aborder ma


rencontre avec lui, ainsi que les dix minutes de temps de parole que je vais
avoir lundi prochain à Londres. Cet objet me donne confiance Je me sens
entière, plus présente, moins pressée. José m’a aussi spécifié qu’il changeait
notre contact aux hommes, ou du moins le contact que les hommes avaient
avec une femme qui en porte un. Faisons-en l’expérience bientôt. S’il peut
me donner confiance, alors je suis preneuse !

DES HOMMES ÉVOLUÉS


Je me dis que des dizaines de filles doivent courir après Peter et que, de
toute façon, nous n’aimons certainement pas les mêmes choses, que son
rythme de vie est différent, que son haleine n’est peut-être pas agréable ou
encore qu’il est un éjaculateur précoce. Oui, Mesdames, soyons honnêtes :
des tonnes de questions nous traversent l’esprit… Mais je peux vous dire
que, pour l’instant, les attentions de cet homme me touchent vraiment. J’ai
hâte de le découvrir en fin de semaine. Il me propose de cuisiner pour moi à
mon arrivée. Quelle élégance ! Je trouve cette délicatesse enivrante. Je suis
complètement sous le charme. Quelques échanges de mails ont suffi, c’est
dingue !
Il est vrai maintenant que de nombreux hommes à travers le monde,
quelle que soit leur origine, sont indépendants, savent tout comme les
femmes charmer et préparer le terrain. Ce qui me plaît avant tout, c’est qu’il
est sensible et à l’écoute.

J’ai un bon souvenir des Allemands. Mon premier amour, Kai, l’était.
Mais je n’étais pas prête. Je ne suis plus la même, et mon cœur est
maintenant prêt à aimer. Bien évidemment, il faut être deux ! Alors, ne
partons pas trop dans un délire spéculatif. De toute façon, si le moment est à
vivre, cela se fera. Et puis, je ne sais plus trop s’il me plaît physiquement. Je
n’arrive pas à trouver de photo de lui sur Internet. J’ai seulement ce
souvenir d’un homme réservé, sportif et touchant.

LAISSER LA VIE FAIRE SON JOB


Il est temps pour moi de laisser la vie me traverser sans intervenir. Je
comprends qu’il est important d’être positif, de passer à l’action, d’être
enthousiaste, mais je réalise que le « naturel » est essentiel dans l’équation.
Je me dis qu’il serait bon de laisser la vie faire son job. Oui, je vais la
laisser faire son travail et suivre les synchronicités.

Je pense que la vie devient magique quand nous la voyons ainsi. Elle
nous donne ce que nous pensons d’elle, ce que nous attendons d’elle. Je me
rends bien compte que mes propres actions seules et isolées sont limitées. Je
ne souhaite pas une vie de survie et de limitations. Je souhaite vivre bien
au-delà de mes rêves. Je me rends bien compte que la plupart d’entre eux
sont encore créés à partir de mon mental et donc, ne sont le reflet que de
mon ego, de mon passé, de mes blessures, des médias, des comédies
romantiques, de ce que je pense être possible… Il n’y a là que très peu de
rêves uniques à mon cœur et à mon âme. Je suis alors dans l’illusion.

Si j’étais une sage, je ne ferais rien, je ne penserais plus, je me laisserais


aller à une totale confiance et à un abandon dans la foi en la vie.
Malheureusement, je n’en suis pas là. Je vis sur des montagnes russes. À
certains moments, je sens que tout est possible, et à d’autres, que je vais
rester célibataire. Cela ne me plaît pas, pour tout vous dire. J’ai du mal à
imaginer une vie heureuse en tant que célibataire pour le restant de mes
jours. Les peurs et les angoisses sont tellement irrationnelles et présentes.
Le célibat me fait bosser sur moi. Cela en devient comique quelquefois.
Telle une farce cosmique, dont je suis la seule à ne pas en voir le sens.

Une partie de mes rêves est bien réelle, et je sais dans mon cœur que sur
un certain plan, tout est déjà là. Mais je m’aperçois que la vie essaie peut-
être de me dire quelque chose, et me faire expérimenter une aventure qui
me corresponde encore mieux. Je suis en plein changement. Il me faut me
relaxer et simplement apprendre à accepter les leçons, les saisons, les
moments de silence. Que la vie fasse son job ! Comme diraient nos amis les
Québécois.

LAISSER FAIRE LA VIE


Bien souvent, mes pensées limitent ce qu’il m’est possible de vivre. Mon
expérience au Tao Garden m’a préparée à ce lâcher-prise. Cela veut dire
avoir confiance en la vie et la laisser me guider et faire les choses. Me
laisser porter et en même temps vivre chaque événement pleinement, dans
le moment présent. Sans questionnement, simplement en étant là. Être dans
l’être. Être dans l’expérience et non essayer de comprendre ce qu’il se passe
et comment faire. Mieux que cela : être totalement ouverte sur toutes les
choses qui se mettent en place, sans les juger. Simplement les expérimenter.

Londres sera un beau terrain de jeux pour laisser la vie faire son job,
aussi bien professionnellement que personnellement. Dans des moments
comme celui-là, cela semble être une évidence, et la seconde suivante, je ne
suis plus sûre de rien. Mais j’accepte les règles du jeu.

Je sens que la vie me prépare à quelque chose. Si j’essaie de le voir


intuitivement, je vous dirais que je pressens des événements qui vont
changer le cours de ma vie, mais seulement si je suis dans cette intention et
détendue, sans vouloir tout programmer, gérer, rationaliser. De quelle
manière ? Je ne sais pas. Je me sens prête à laisser faire la vie, à être douce
avec moi-même et à l’écoute de ce qu’elle souhaite me faire vivre et
comment elle veut m’utiliser. Une partie de moi a peur, mais une plus
grande partie encore est enthousiaste face à cette perspective.

SE LAISSER PORTER
Me voici à Londres. Ma prise de parole s’est bien concrétisée hier soir,
dans le quartier de Mayfair. Alors que je passais en dernier, à la fin d’une
série de six intervenants, et que je les écoutais parler, je me suis dit que le
mieux était de laisser la vie me traverser et d’en être son instrument, donc
de ne rien préparer. Je devais partager mon expérience en dix minutes, un
peu comme lors d’un TEDx, mais comme je sentais l’ambiance plus
conviviale et plus proche, je me suis laissée porter. Ce qui créa un contenu
quelque peu différent de d’habitude. Mes mots venaient du corps, de mes
tripes, de mon cœur, mais pas de ma tête. Cela faisait un moment que je
n’avais pas parlé en public en anglais, et les cocréateurs venus me voir
étaient nombreux, suite au message que j’avais posté sur Facebook.

Je ne suis pas encore 100 % à l’aise pour parler en public, mais je pense
avoir quelque chose à partager, bien au-delà de mon histoire, comme une
énergie qui est belle et précieuse. Tout ce que j’ai donc à faire, c’est de
m’autoriser à m’ouvrir à la vie, à être vulnérable et authentique. C’est
merveilleux de se sentir portée et soutenue par la vie !

LA RENCONTRE
Ma rencontre avec Peter a été merveilleuse. Je ne m’attendais pas à un
homme si ouvert, et profond. Je le vois dans ses yeux. C’est une magnifique
âme, et je suis extrêmement heureuse de l’avoir revu. Cela me montre bien
le type d’homme avec qui je souhaite être, et je remercie l’univers. C’est
merveilleux de pouvoir parler avec lui, échanger et sentir un respect mutuel.
Je ne connaissais pas encore ce sentiment d’être vu et entendu. Je pense que
mon ancienne relation m’a permis d’achever un cycle.

Pour tout vous dire, je suis troublée par Peter. Je suis heureuse d’avoir
fait ce pas vers lui et de passer un moment en sa compagnie.

Je suis inspirée pour le futur, car il est pour moi l’exemple d’un homme
ouvert, intelligent, qui a réussi sa carrière et qui semble me correspondre.
Célibataire, il a 40 ans, est allemand, et mesure 1 m 89. Je me sens à l’aise
et moi-même avec lui.

Je ne sais pas vraiment ce qu’il pense de moi. Il me fait des compliments,


me sourit, mais je ne sais pas encore s’il va faire une approche. Je laisse la
vie faire son job. Je n’ai qu’à être présente et disponible. Je sais que les
hommes aiment et savent prendre les devants, ainsi que faire des
suggestions quand ils aiment une femme. Je suppose que je n’ai qu’à être
féminine et disponible, et surtout porter mon œuf de jade !
ÉTONNANT
Ah oui, je suis disponible pour danser la salsa ou aller écouter du jazz.
Que j’aime quand les hommes proposent des idées ! C’est tellement
agréable ! Il a marqué des points. Mais cela ne s’arrête pas là. Le propos
suivant m’a aussi guérie, alors qu’il commentait une de mes interviews sur
laquelle il n’est pas certain d’être d’accord avec l’intervenant :

« Peut-être que j’ai tort. Je suis toujours ouvert à ce que l’on prouve que
j’ai tort. Ceci pourrait m’amener à un changement de paradigme dans ma
tête, et je suis ouvert à de nouvelles dimensions que je n’ai pas encore
vues. »

Bon, clairement, ça me plaît beaucoup.

LAISSER L’HOMME FAIRE


Cette dernière soirée à Londres était géniale. J’aime lui parler, échanger
et me perdre dans ses yeux si profonds. Oui, je suis sous le charme ! Ce qui
n’est pas compliqué quand on rencontre un homme comme lui et qu’on est
en manque d’amour. Je l’ai embrassé ! J’aurais souhaité que cette soirée ne
s’arrête jamais, mais comme toute chose a une fin, je suis de retour à
Nantes.

Nous échangeons tous les jours sur Viber depuis mon départ. Mais pour
le moment, il ne m’a pas encore dit qu’il souhaitait me revoir, ou bien qu’il
m’invitait. Mes copines m’ont conseillé de ne pas prendre les devants. « Il
faut laisser l’homme faire. » Oui, mais c’est pas évident pour une femme
qui est indépendante et organisée ! J’ai plein d’idées pour une nouvelle
rencontre et je déborde d’envie de l’embrasser de nouveau, de discuter. Il
est vrai que je suis troublée, mais nous sommes tous pareils, quand on voit
le potentiel et surtout qu’on se sent bien, eh bien voilà, on ne peut
s’empêcher de se projeter !

Nous avons parlé enfants. Il m’a alors dit qu’il était père, chose que je ne
savais pas. Père d’une magnifique princesse de 8 ans. Mais il souhaite avoir
d’autres enfants et former une famille. Là aussi, il a marqué des points !
Je viens de recevoir une citation sur Viber de mon bel Allemand :
« If you love something, set it free. If it comes back it will always be
yours. If it doesn’t come back it was never yours to begin with. »
Ce qui veut dire : « Si tu aimes une personne, laisse-la libre, et si elle
revient, elle est tienne. Si elle ne revient pas, alors elle n’a jamais été tienne
pour commencer. »

À laquelle j’ai répondu : « Amour inconditionnel… le meilleur. » Comme


j’aime la tournure de toute cette aventure, de cette histoire, de cette
rencontre !

« BUCKET LIST »
Cela fait quelques jours que je suis dans le sud de la France. Aujourd’hui,
c’est journée détente, avec l’angoisse des conférences que je vais donner
sur Aix et Marseille. Les après-midi sont ici ensoleillés. Ma découverte
amoureuse continue de manière virtuelle ; peu de communication orale,
mais des échanges écrits profonds qui m’inspirent, me rassurent et surtout
m’élèvent vers une magnifique connexion d’âme avec lui. Je suis tout
simplement étonnée d’avoir autant de points communs et de partager autant
de rêves avec un homme. C’est tellement bon !

Alors que nous échangions sur nos voyages précédents, il me dit : « Mais
tu as déjà tout fait ! » Je le sens triste et je le relance en me disant qu’il était
temps de lui envoyer ma « bucket list ». C’est-à-dire une liste de toutes les
choses que je souhaite faire incluant les destinations de mes rêves. Je l’ai
senti surpris et soulagé.

ALIGNEMENT AVEC MES DÉCLARATIONS


Je ne le connais pas depuis longtemps, mais notre échange captive une
bonne partie de mon attention. Il me tarde de le revoir mais je ne sais pas
quand. Peut-être le week-end prochain ? J’ai déjà envie de partager
davantage avec lui. Il me montre des signes, me rassure, me fait grandir,
m’inspire. L’échange est spontané et naturel. Je m’efforce de me rappeler
cette petite phrase magique que j’adore « But how does it get any better
than this ? » (Mais comment cela pourrait-il être encore mieux que ça ?) car
je n’ai jamais communiqué ainsi. Je ne pense pas avoir déjà rencontré un
homme qui correspondait autant à mes attentes, et ce, à tous les niveaux. Il
est ouvert, spirituel, intelligent, sportif, beau. Il souhaite avoir une famille et
transmettre à ses enfants ses connaissances de changement de paradigme. Il
raffole cuisiner, espère ouvrir un jour un restaurant, adore la plongée, les
bons vins, partir à l’aventure en s’en donnant les moyens et aime le soleil.

Depuis ma rupture, mes déclarations à l’univers ont été bien différentes.


Non seulement mes déclarations, mais aussi un truc dans ma tête, mon
énergie et mon cœur ont changé de fréquence. Je suis consciente que des
milliards de possibilités coexistent, et l’univers m’a déjà confirmé que des
hommes sur un même chemin, aux aspirations similaires, existent et se
retrouvent. Cela me rassure et m’enthousiasme. Mon âme semble avoir
envie de faire confiance et de donner l’espace nécessaire pour que cette
relation fleurisse à un rythme divin.

SAINT-VALENTIN
Pour le week-end de la Saint-Valentin, il est à Majorque, et moi, je suis
ici à Monaco. J’aurais aimé le voir, qu’il vienne ou que je vienne. Peut-être
lui ai-je fait peur avec cette Saint-Valentin ? Peut-être en ai-je trop fait,
alors que nous venons à peine de nous rencontrer ? Peut-être ai-je montré
mes sentiments trop tôt ? Il me dit avoir besoin de temps pour lui, de se
relaxer, de faire des travaux dans son appartement, de prendre soin de lui. Je
me dis qu’il a peut-être une amoureuse à Palma. Il y passe tellement de
temps… Peut-être a-t-il une histoire à terminer ? En tous les cas, je sais que
tout est parfait et je sens que c’est l’occasion pour lui de finir un chapitre de
sa vie. Les synchronicités entres nous ont été si nombreuses, et les
sentiments si rapides que je pense qu’il est essentiel de prendre du recul
pour s’adapter aux nouvelles énergies. Car cela peut aussi faire peur.

Je reconnais que tous ces échanges et cette complicité qui s’installent


sont une magnifique façon de cheminer vers une relation qui me convient à
100 %. Grâce à Peter, je suis convaincue que même s’il n’est pas l’homme
de ma vie, alors je rencontrerai un partenaire qui me conviendra encore
mieux. De toute façon, le timing est divin, et l’univers tout entier conspire
pour que je puisse créer une famille, être heureuse avec un homme. Je dois
donc m’y préparer et déjà le vivre. Je sens déjà cette énergie qui se
matérialise. C’est tellement bon et juste.

VUE SUR LE PORT


Les enfants en bas de l’immeuble d’où j’écris ce matin s’amusent sur un
terrain de jeu. Ils crient, s’éclatent, sont joyeux. Cela me fait augmenter en
vibration et ça me plaît. Je suis sur le port de Monaco. Mon amie Kate m’a
prêté l’appartement d’un ami à elle, que je vais occuper avec Karine. Nous
sommes heureuses de pouvoir passer ce week-end de détente et de joie,
avec une telle vue et sans dépenses superflues. Nous avons la ferme
intention de vivre l’exceptionnel. Karine est convaincue, après avoir fait un
rêve il y a plus d’un mois, que « tout commence pour nous à Monaco ».
Nous ne savons pas encore ce que cela signifie, mais en attendant, nous en
rigolons bien. Karine est si joyeuse : son rire est très communicatif. C’est
un bonheur de passer ce moment avec elle ! En tous les cas, nous sommes
le vendredi 13 février, date mythique pour beaucoup de personnes et elle
l’est aussi pour moi. Alors, j’ai décidé de jouer au casino ce soir. Je ne joue
plus depuis bien longtemps, mais avec Karine, nous sommes remplies de
rêves et souhaitons vivre une magnifique soirée à Monte-Carlo ! Mon projet
de faire un centre dans le sud de ce pays, un portail de lumière pour assister
les gens, me paraît plus réel et possible que jamais, et je demande
l’assistance divine pour attirer à moi l’énergie et l’argent nécessaires pour le
faire aboutir. Gagner au casino serait une magnifique possibilité de
concrétiser ce rêve. Je suis reconnaissante envers la vie de pouvoir rêver de
ce projet en ce moment.

SOIREE BIEN ARROSÉE


Notre sortie d’hier soir fut arrosée, trop arrosée, mais qu’est ce que nous
avons rigolé ! Pas de gains au casino. Nous ne sommes pas restées très
longtemps finalement. L’énergie ne nous plaisait pas. En revanche, celle du
Buddha bar bien davantage, malgré les escorts de luxe qui se pavanaient
devant leurs clients. Quel bon moment de joie et de rigolade ! Nous étions
éméchées et notre retour sur le port de Monaco nous a semblé être un vrai
parcours du combattant.
Quelle joie d’être entourées de personnes bien dans leur vie, qui
souhaitent grandir et évoluer ! Je me sens bénie et je sais aussi que je me
bénis en m’offrant ces instants de bonheur.

CE QUE J’AI À OFFRIR


Il est clair que je me sens bien et que je suis sereine quant à mon futur. Je
ne peux pas savoir si mon histoire avec mon Allemand va durer une saison
ou deux, mais je suis encore plus claire sur ce que je souhaite et désire. Je
suis en chemin, et le bonheur partagé avec mon partenaire de vie est proche.

Peter me suggère que nous passions un week-end ensemble dans moins


d’une semaine. Je ne me mets pas la pression, car j’ai réalisé plus que
jamais à Monaco tout ce que j’ai à offrir à un homme. Je ne dis pas cela
dans l’ego. Je pense qu’il est important de prendre conscience de ce que
l’on offre dans une relation, car on ne peut seulement souhaiter chez un
autre ce que nous avons aussi à offrir.

Au-delà d’être une femme féminine et sensuelle, épanouie dans sa


sexualité plus que jamais (merci, œuf de jade !), je me considère comme
une femme épanouie dans sa vie en général, généreuse, ouverte,
encourageante, équilibrée, abondante et spirituelle. Je me rends compte
depuis ce matin de l’importance d’être avec un homme généreux, très
généreux, car je le suis. Je ne souhaite pas me retenir là-dessus. Alors, je
préfère être avec un homme qui est, lui aussi, généreux dans tous les sens
de ce terme, c’est-à-dire qui a des gestes tendres, des idées incroyables de
vacances et de sorties, qui partage ces sentiments sans compter, qui
s’exprime, qui encourage et qui sait être créatif pour montrer son amour. Un
homme avec un grand H qui est capable de m’aimer sans limites, car il a le
cœur grand ouvert.

ÉPIGÉNÉTIQUE
OK, j’avoue que je dis vouloir rencontrer l’homme de ma vie, mais en
vérité, je ne me sens pas prête à 100 %. Je le souhaite et je sens que cela se
matérialise, mais j’ai encore quelques retenues. Il faut dire que je reviens de
loin. Quand j’entends et sens dans mon corps tout l’amour que je donne,
lors de mes interviews et conférences, je mesure le changement, mais suis-
je prête à le vivre dans une relation romantique ? La question se pose. Il y a
seulement cinq ans, mon cœur était encore fermé. Le divorce de mes
parents a créé une telle rupture d’âme que je l’ai protégé avec une
forteresse ! Je me suis renfermée.
Je prends conscience que mon cœur peine à aimer pleinement. Je m’en
suis rendu compte en rencontrant et en interviewant Valérie Tartera à Aix-
en-Provence. Il est clair que la séance que j’ai programmée avec elle
demain, tombe à pic. Une heure au téléphone pour travailler sur l’amour,
sur ma capacité à aimer et sur mes peurs liées à l’amour. C’est parfait.

Au cours des quatre séances précédentes, j’ai déjà pu travailler avec elle
sur mes qualités de génitrice, sur la confiance en mes propres intentions et
sur le chemin d’évolution entraînant des changements et des conséquences.
À chaque séance, j’ai fait un bond énorme. Je suis tellement reconnaissante
de ce progrès. Je me remercie, bien entendu, d’avoir fait le travail, mais je
la remercie aussi, car de telles avancées ne sont pas courantes et ne peuvent
se faire seule. La séance sur le désir d’être mère, par exemple, a été la plus
difficile mais aussi la plus probante au niveau des résultats. Après cette
séance j’ai osé dire à mon « ex » que je souhaitais être mère. Je le savais,
mais je ne l’avais pas exprimé aussi clairement avec lui. À ça, il a répondu
qu’il n’avait plus envie d’avoir d’enfants. Oups ! La séance a donc eu un
impact très concret, car les semaines qui l’ont suivie ont clairement
bousculé notre couple. Nous étions enfin clairs sur notre vision du futur.

VALIDER CERTAINS POINTS


Que c’est bon de sentir ainsi son âme s’exprimer ! Je sens cet amour
grandir en moi. Ma confiance augmente. C’est une vraie confiance car elle
vient de l’intérieur.
Après des années de travail sur ce dossier, l’aventure ne semble pas pour
autant terminée. Je continue à cheminer. Cela semble être sans fin. L’amour
n’a pas de limites. Alors, oui, je peux dire que je suis célibataire et que ça
me plaît ! Je suis seule, du moins pas engagée dans une relation amoureuse,
et je pense que cette étape de ma vie est essentielle pour rencontrer le grand
amour. Comprendre les leçons, guérir mes blessures, rouvrir pleinement
mon cœur me demande du travail sur moi et du temps. Pas question de
m’embarquer dans une relation avant de valider sa capacité d’évolution et
d’amour. Je refuse de vivre une relation dysfonctionnelle. Je souhaite être
avec un homme qui a le cœur ouvert et qui sait ce qu’il veut, le reconnaît en
moi, et que je le reconnaisse en lui. Il me faut donc passer plus de temps
avec mon Allemand pour valider certains points. Il a certes la capacité de
partager, et nos centres d’intérêt communs sont très nombreux. Nous
sommes alignés, mais j’ai bien trop souvent rencontré des personnes qui
voulaient beaucoup mais ne pouvaient pas en donner autant.

TROP EXIGEANTE ?
Quand on se respecte, on s’aime et on se connaît. Il est important de dire
de vrais « oui » à la vie, à soi-même, afin d’affirmer ce que l’on souhaite. Si
l’on accepte le premier ou la première venue, alors peut-être passerons-nous
à côté du grand amour. Suis-je trop d’exigeante ? Je ne pense pas. Je ne
cherche pas un homme parfait, un prince charmant. Mais je cherche « mon
prince ». C’est se connaître que de savoir ce que l’on a à offrir et de s’en
donner les moyens. J’ai donc l’intention de rencontrer cet homme. Et
puisqu’il faut être précise, alors je le serai. S’il me faut grandir, évoluer,
questionner, sortir de ma zone de confort, guérir, gémir, eh bien oui, je suis
prête à vivre cette transformation et ce qu’elle implique, pour rencontrer cet
amour que je sens possible dans mon corps et mon âme.

ANCIENNES BLESSURES
Tout cela fait remonter en moi d’anciennes peurs et blessures.
Notamment, mon manque de confiance en moi et en les hommes. Je ne sais
pas, après tout, si Peter est sérieux, s’il est libre, si je l’intéresse, si c’est le
bon. Oui, bien entendu que tout ceci se découvre avec le temps, mais j’ai
envie de tout savoir tout de suite. Je me rends pourtant compte de mes
progrès et des outils auxquels j’ai accès. Il est donc important de rester dans
le moment présent et de profiter pleinement des instants passés ensemble,
sans projection. Mais c’est plus simple à dire qu’à faire, je trouve !

L’AMOUR REND AVEUGLE OU ÉCLAIRE ?


Osho disait : « L’amour vous donne un aperçu des choses, de sorte que
personne ne peut vous tromper, vous exploiter, vous opprimer. » J’ai
pourtant comme ancienne mémoire que l’amour rend aveugle. Je dois vous
avouer que je me pose parfois cette question. Moi qui suis encore blessée,
me sera-t-il possible de guérir un jour complètement ou bien serai-je
condamnée à vivre dans la vigilance quotidienne ? Peut-être ne vais-je
jamais voir qui est vraiment l’autre ? Tant que je suis amoureuse, ne suis-je
pas automatiquement aveuglée par la réalité ? Mais après tout, de quelle
réalité parlons-nous ? Je suis consciente que la vie peut s’expérimenter de
plusieurs façons, et que chaque être en a une vision différente. Ma peur de
ne pas percevoir l’autre pour ce qu’il est, de passer à côté d’un détail
important, de ne pas tout prendre en considération me bloque peut-être dans
ma quête du grand amour.

Cette citation d’Osho résonne en moi. Je conçois que si le cœur est


ouvert, alors on voit au contraire plus clairement et lucidement. Au-delà des
apparences et de la réalité physique, le cœur lit la vérité. Sinon, ce n’est pas
de l’amour. L’amour n’aveugle pas, il ouvre les yeux. On n’a pas besoin de
changer les choses avec l’amour. On les vit et on voit très bien ce qu’il se
passe ou ce qu’il ne se passe pas. En revanche, si je vis cette relation dans la
peur, alors je ne vais ni vraiment voir l’autre tel qu’il est, ni la situation pour
de vrai. Moi qui avais si peur d’être manipulée par les sentiments, d’avoir
mal, j’ai encore quelques mémoires sur lesquelles je continue à travailler.
Car vivre l’amour est à mes yeux essentiel.

ÊTRE ET DEVENIR
Je viens de recevoir ce message d’un cocréateur nommé Alain, qui
regarde mes vidéos depuis des années.
« C’est merveilleux la personne que tu es en train de devenir. Rien ne me
laisse croire que quelque chose d’autre puisse entraver ton épanouissement
à ce point. L’univers est avec toi à 100 %, et tu n’as besoin de rien ni de
personne qui pourrait freiner ou ralentir ton processus de liberté, d’amour,
de bonheur, d’harmonie, de sérénité, de prospérité. Quand je te regarde
dans les yeux, tu n’es plus la personne que j’ai vue pour la première fois en
2009, lors d’une interview que tu tenais en ligne avec Mooji. C’est sûr, tu
approches déjà la libération totale et bien sûr, c’est le grand moment des
résistances qui utilisent leurs dernières énergies de défaite. Alain »

L’HOMME PENSE DIFFÉREMMENT


Mon amie Kate m’a envoyé une vidéo en anglais sur la façon de penser
des hommes. J’aime cette présentation de l’homme différent de la femme.
L’homme posséderait un cerveau qui pourrait s’assimiler à un appartement
divisé en plusieurs pièces : un studio pour les sentiments, la grande pièce
principale et une autre à l’étage pour le sexe, une autre pour le travail, une
autre pour la famille, etc. Il pourrait alors se concentrer sur une chose à la
fois et arriverait à facilement compartimenter. Alors que pour la femme,
tout est lié et a un impact sur chaque aspect de sa vie. Je m’y retrouve
complètement dans cette description. Ce qu’il est important aussi pour moi
de comprendre ici, c’est d’apprendre à m’adresser à un homme et de savoir
clarifier une situation.
Pour régler un problème, il semblerait que la meilleure façon pour
communiquer est de lui demander s’il a un moment pour parler. S’il répond
« oui », alors demandezlui d’être honnête avec vous et de ne pas s’inquiéter
de vous blesser. Vous lui donnez ainsi l’autorisation de dire sa vérité, le plus
important pour vous est qu’il soit honnête. Exposez-lui vos soucis et vos
doutes. Exposez-lui ensuite votre vision. Sans lui mettre aucune pression,
vous lui expliquez ce que vous souhaitez. C’est alors que vous vous
affirmez, vous amplifiez votre vision, vous êtes vraie, et vous proposez à
l’autre d’être authentique. Vous demandez la vérité et êtes prête à
l’entendre. Ce qui lui donne confiance. C’est un terrain d’amour et de
respect qui est alors le contexte d’une conversation ouverte et dans le cœur.
Combien de fois dégageons-nous clairement le sentiment que si notre
interlocuteur dit un truc de travers (ou nous dit vraiment ce qu’il se passe),
cela ne va pas être accepté et va susciter de la colère ?
Après ces étapes, demandez-lui : « Et toi, quelle est ta vision ? » et
laissez-le parler. Peut-être ne s’est-il jamais posé la question et qu’il faut lui
laisser du temps pour y réfléchir. Un tel processus a l’ambition d’éclaircir la
situation, les attentes et les valeurs de chacun, pour en voir la compatibilité.

DOUCEUR ET FACILITÉ
Personnellement, je ne souhaite pas être en relation avec un homme
infidèle ou qui souhaite avoir plusieurs relations en même temps tel que le
« polyamour ». Cela ne m’intéresse pas. Je suis consciente que cela
convient à certains hommes et femmes, mais pas à moi. Je souhaite
m’investir, créer une famille et évoluer avec. Bien entendu, je veux être
libre et rester ouverte sur l’évolution de mon couple, mais je préfère vivre
une relation fluide et sans grosses difficultés. J’ai connu tellement de
relations compliquées. J’ai envie de douceur et de facilité maintenant.

EST-IL LE BON ?
Je pense utiliser la formule de la vidéo de mon amie Kate sur la façon de
penser des hommes, lors de ma deuxième rencontre avec mon Allemand.
Nous allons probablement passer le week-end à Paris ou près de Genève. Je
sens qu’il aime faire la fête. Il me semble être un peu extrême, je ne sais pas
à quel point. Je ne sais pas non plus s’il souhaite être dans plusieurs
relations en même temps et encore s’amuser. Si c’est le cas, je peux
comprendre, je demande sa franchise, et si sa vision ne correspond pas à la
mienne, alors je passerai à autre chose. Je pense que c’est le bon moment
pour lui demander. Bien sûr que si le week-end se passe bien et qu’il n’y a
pas lieu de parler de ça, je ne le ferai pas. Mais je n’hésiterai pas si la
question continue de me trotter dans la tête. Maintenant que je suis
consciente et souhaite proposer une relation honnête, fidèle et harmonieuse
avec le père de mes enfants, eh bien je serai claire dès le début. De toute
façon, si cette conversation est déjà trop dérangeante pour lui, alors il n’est
clairement pas le bon !

Nous nous entendons très bien avec Peter : je me sens sur la même
longueur d’onde que lui. J’ai hâte de le revoir. Cela fait plus de quinze jours
que nous nous sommes quittés, mais nous avons communiqué tous les jours
sur Viber depuis. Notre relation a évolué, et beaucoup de points ont été
validés de mon côté. Je suis donc prête à passer à quelque chose de plus
concret, dans la construction.

RESTER SPONTANÉE
Ma séance d’épigénétique avec Valérie Tartera s’est bien passée. J’ai
appris que la spontanéité était importante et que je n’avais pas besoin de
toujours chercher des garanties. Que j’aime apprendre aussi rapidement !
C’est tellement important d’avoir le bon thérapeute au bon moment. Quelle
efficacité ! Encore une fois, tout est question de timing et de rencontre.
Voici donc mes deux nouvelles phrases d’apprentissage :

« J’accepte de reconnaître que je n’ai pas l’acquis pour vivre l’amour


dans l’instant. C’est vital pour moi d’apprendre en toute sécurité qu’aimer,
c’est accepter l’autre pour ce qu’il est sans attendre de garanties, afin de
rester spontanée à ce qui me plaît et me déplaît. »

Voilà ce que je lis dès que j’ai des doutes, des peurs, quand les autres me
renvoient leurs peurs, que je me sens dans le contrôle, quand je cherche à
avoir des garanties et quand j’ai peur de ne pas être à la hauteur. Waow !
Merci, Valérie ! Quel travail en une heure ! C’est précieux.

S’APPORTER DE LA DOUCEUR
Mes doutes se confirment au moment où je m’apporte de la douceur. Je
suis déçue de ne pas avoir reçu de textos ces derniers soirs de mon
Allemand londonien. Oui, nous échangeons dans la journée et oui, il est
adorable. Je ne peux m’empêcher de penser qu’il n’est pas prêt ou que le
timing n’est pas encore le bon. Je vois le potentiel tellement clairement que
je suis prête à attendre. Je souhaite être claire avec lui, vivre ce que j’ai à
vivre et peut-être reprendre contact avec lui dans quelques mois. Peut-être
a-t-il à expérimenter autre chose avant de s’engager sérieusement dans une
relation ? Ou peut-être simplement que je ne suis pas sa priorité. Je ne pense
pas que l’on va se voir ce week-end. Nous sommes vendredi, et je n’ai pas
de nouvelles. Je suis contente d’avoir prévu d’aller à Paris et de continuer
de vivre ma délicieuse vie, sans tout mettre en stand-by. Il me semble que
que je n’ai pas vu la capitale depuis la séparation avec mon « ex ». L’idée
me plaît d’y être ce week-end, de faire un bilan de là où j’en suis, tout en
prenant du recul.

APPRENDRE À RECEVOIR
Je choisis la douceur et la joie de pouvoir un jour communier avec un
être cher. Je ne souhaite pas vivre dans un paradigme de peur, même si je
sais que j’ai encore du chemin à faire : cela me demande discipline et
vigilance pour ne pas être dirigée par mes doutes.

Mon être tout entier déborde d’amour à partager. Alors, je me donne cet
amour pour le moment, je me le donne, je le donne en conférences, en blogs
vidéo et lors d’interviews. Mais je sais que tout ceci me prépare aussi pour
une relation d’amour. Un amour véritable et juste. Quel bonheur de pouvoir
goûter de si près, grâce à mon Allemand, aux possibilités d’une telle
relation ! Je ne lui en veux pas. Il est vrai que je pourrais être déçue, et une
partie de moi l’est, mais je sais au fond de moi que tout se met en place
pour le mieux. Je me fais confiance et je fais confiance en la vie. Il n’y a
pas de hasard, et j’apprends en ce moment à recevoir encore plus d’amour
pour vivre le grand amour. Un amour que je n’ai pas encore connu. Mon
corps tout entier tremble de désir pour cet être dont je sens déjà l’énergie.

ÊTRE ACCEPTÉE COMPLÈTEMENT


Je viens de lire ce proverbe : « Tu n’as pas besoin de quelqu’un qui te
complète, mais de quelqu’un qui t’accepte complètement. » Je me sens
perplexe devant autant de sagesse. Je souhaite en effet accepter l’autre et
être acceptée. N’est-ce pas le plus beau cadeau à offrir et à recevoir ? Bien
souvent, j’ai vu le potentiel chez mon compagnon et j’avais espoir qu’il
allait changer, mais voir le potentiel ne suffit pas. Il faut autre chose. J’ai
aussi fait le caméléon à maintes reprises et je suis devenue celle que je
pensais qu’un homme voulait avoir à ses côtés, comme si être moi ne
suffisait pas. Cela m’attriste mais c’est tellement un classique ! Alors oui,
être acceptée pleinement et accepter l’autre pleinement dans toutes ses
dimensions est ce vers quoi je souhaite cheminer. Je suis inspirée.

DES EXPLICATIONS
De retour à Paris, j’ai reçu hier, samedi, un coup de fil de mon amie
Marianne Sébastien, cantatrice, que je retrouve à Genève le 26 février pour
son atelier de chant. J’ai hâte de libérer ma voix. Cela va me soulager et
m’aider à explorer les beautés de mon âme et celles des autres âmes qui
s’exprimeront ce jour-là. Je n’ai pu m’empêcher d’exprimer à Marianne ma
tristesse de ne pas avoir reçu de coup de fil du nouvel élu de mon cœur. Elle
m’a immédiatement dit de ne pas m’inquiéter et qu’il avait certainement eu
un souci. Elle a ajouté qu’elle pressentait qu’il allait m’appeler dans une
heure. J’avais attendu depuis plus de vingt-quatre heures des explications,
mais rien. Je n’étais plus à une heure près. J’aurais pu provoquer le
dialogue, mais je souhaitais qu’il vienne à moi et m’explique ce qu’il s’était
passé. Peut-être avait-il besoin d’un temps de réflexion et d’espace ? Moins
d’une heure plus tard, je recevais en effet un message sur Viber de lui :
« J’étais vraiment pas bien hier. Beaucoup d’émotions négatives ont surgi
en quelques minutes tel un éclair. Mais maintenant, je vais mieux. Je
souhaite te parler et t’expliquer de vive voix. J’aurais aimé te voir
aujourd’hui. Quand pouvons-nous parler ? »

J’étais heureuse de lire ces mots et de pouvoir dialoguer avec lui. Notre
conversation a duré plus d’une heure sur Skype, ce soir-là et le lendemain.
Cela nous a permis de nous expliquer et de nous ouvrir l’un à l’autre. Il m’a
demandé pourquoi je pensais être attirée par lui. Il ose demander. Mais, cela
ne m’a pas été facile de répondre. J’ai choisi d’être directe. Je lui ai dit que
je ressentais une attirance physique, mais aussi de l’âme. Qu’il me fallait
explorer. Que je trouvais cela précieux.

De vous à moi, je suis attirée par lui sur beaucoup de plans. Il me tarde
de le revoir. Je fais confiance en la vie et au timing divin. Je peux être
patiente. Tout se met en place. Il a réalisé aussi que je partais la semaine
prochaine pour les États-Unis et que nous n’allions pas nous voir de suite.
Je l’ai senti déçu de ne pas avoir mieux géré la situation de son côté. J’ai pu
aussi lui dire que j’ai pris peur face à son manque de communication par
rapport au week-end. Il s’est expliqué et m’a dit que ce n’était pas dû au fait
qu’il ne souhaitait pas me voir. Toutes ces conversations depuis nous ont
permis d’échanger plus en profondeur. J’ai pu également lui faire part de
mon emploi du temps, par écrit, et de mes déplacements. Il souhaite prévoir
plusieurs voyages : Caraïbes, Majorque et Angleterre. Ses idées me
plaisent, mais comme il le dit lui-même : « Ce ne sont que des mots pour le
moment. »
ENVIE DE BÉBÉ
Mes conférences en Suisse se sont déroulées à merveille. J’aime les
Suisses. J’y retrouve de la tendresse, de l’ouverture et de la générosité. Tout
comme lors de mes conférences en France, j’ai partagé avec les chers
cocréateurs présents mes dernières aventures, les outils de transformation et
mon intention pour ma saison 30 du « Défi des 100 jours » : rencontrer
l’homme de ma vie ! Nous avons bien ri. Cette envie est bien présente, et
ma nouvelle relation avec mon Allemand continue de m’étonner. Le cours
de chant avec Marianne Sébastien m’a tellement ouverte que je me suis
mise à dire à Peter que je souhaitais le voir rapidement et lui ai demandé de
faire le nécessaire. Il me l’a promis, ce que j’ai trouvé très beau.

Je lui ai aussi parlé de mes envies d’être mère. Le père de mes enfants
n’aura pas peur, car, lui aussi, sera prêt. Je m’emballe, oui, mais ne m’en
voulez pas, je suis en plein apprentissage et j’ai tellement envie de le
rencontrer que je ne peux m’empêcher de me dire qu’il est le bon, malgré
des signes qui ne montrent pas cette évidence.

Depuis ma rupture, il m’arrive de faire de l’écriture automatique et de


recevoir des informations telles que le prenom de mon fils. Je me suis
retenue de dévoiler ce prénom à Peter mais j’ai été heureuse d’avoir parlé
de mes envies de bébé, car j’ai été moi-même, spontanée, sans retenue, et il
n’a pas pris peur. Cela semble lui plaire et il communique de plus belle. Je
suis contente de sa réaction. Elle montre son ouverture d’esprit et son envie
de construire. J’aime aussi sa façon de me demander toujours plus de détails
sur ce que je fais et sur mes sentiments quand je lui fais un compliment.
« Et pourquoi me dis-tu cela ? » me demande-t-il, ce qui me fait
m’exprimer plus profondément et clairement.

AU-DELÀ DE L’EGO
Me voici de retour en Arizona pour participer à des stages exceptionnels.
Je suis au Heart of Sedona avec mon amie et photographe Muriel Despiau.
Nous dégustons un thé et un muffin sans gluten. Cela fait seulement deux
jours que nous sommes en Arizona. J’ai une méga grippe, comme je ne me
souviens pas d’avoir déjà eu. Celle-ci me plombe, mais il est important pour
moi de faire le training pour lequel je suis venue. Pour tout vous dire, j’ai
failli l’annuler, car je me trouvais fatiguée et vraiment mal en point. Mais, à
mon arrivée à l’Institut Biocybernaut, le Dr James Hardt, le scientifique qui
dirige les opérations et le créateur de ce centre, m’a dit que c’était mon ego
qui me jouait des tours. Il m’a expliqué que cela arrivait très souvent, et que
l’ego était tellement puissant qu’il pouvait prendre le dessus pour éviter la
transformation. Ses mots ont résonné en moi. Il me fallait en effet aller au-
delà de ce frein et transcender ce qui semblait insurmontable. Ma grippe
était bien réelle, mais mon envie de me transformer l’était aussi. Je suis très
rarement souffrante, et comme par hasard, après m’être dit que ce training
allait révolutionner ma façon de voir la vie et m’aider, je suis tombée
malade. J’avais pourtant de bonnes excuses pour annuler : conférences,
voyages, décalage horaire, grippe, fièvre et fatigue générale. Tout
m’indiquait de ne pas le faire, mais j’en ai décidé autrement. Il y avait
quelque chose pour moi à expérimenter et à surmonter. Ma curiosité sur ce
qui était possible me donna l’énergie nécessaire.

UN PARDON EXTRÊME DE L’ÂME


Ce training est révolutionnaire. Je comprends pourquoi mon ego bataille.
Quelle transformation ! Quelle libération ! Quelle sensation de légèreté !
Mon cerveau se transforme en direct. En deux jours, j’ai déjà pu observer
des changements concrets. J’ai hâte de voir la suite. Il faut dire que les
journées sont très longues à l’institut : les séances finissent tard dans la nuit.
Nous alternons des moments dans le noir reliés à des électrodes générant
des sons et des chiffres qui correspondent à nos performances, avec d’autres
en débriefing pour faire le point sur ce qu’il s’est passé et identifier quels
aspects de nous-mêmes ne sont pas encore assumés ou sont dictés par l’ego.
Alors, on retourne dans le noir pour travailler dessus, lâcher et augmenter
ses ondes alpha. C’est tout simplement fascinant. Au-delà de trouver
comment augmenter ses ondes alpha, il s’agit de pardonner. Et je ne vous
parle pas de petits pardons. Ce sont bien les gros dossiers que nous
amenons avec nous dans cette chambre noire et sur lesquels nous faisons un
travail très profond de pardon. C’est absolument incroyable ce qui se passe
alors.
Je me sens si légère. Les ondes de la bonne humeur et du flow, entraînant
cette synchronisation du cerveau gauche et droit, ne font qu’augmenter au
fur et à mesure que le pardon s’opère dans mon corps. Réaliser les cadeaux
de chaque situation est inspirant et permet d’énormes prises de conscience ;
cela ne fait qu’augmenter ma compassion et mon ouverture de cœur sur les
événements et personnes. Je suis estomaquée d’une telle progression en si
peu de jours et je me réjouis de continuer malgré ma toux et quelques
symptômes qui me retiennent un peu d’expérimenter plus. Je me soigne, me
couvre et me donne l’attention nécessaire pour pouvoir progresser.

Après quelques batailles internes, les ondes alpha accompagnent les


progrès, bien visibles. Pourtant, j’ai voulu abandonner l’expérimentation
plusieurs fois. Mon ego me trouvait toujours une bonne raison : Tu pousses
trop ton corps, Tu devrais prendre soin de toi, Tout ceci ne va pas vraiment
changer ta vie, Ces électrodes avec cette colle dans tes cheveux, ce n’est
pas bon et cela te les abîme, Il te faut dormir, L’équipe m’agace, La
nourriture est la même, Leur programme d’ordinateur délire complètement,
ou bien encore J’ai déjà réglé cela, et ils m’énervent sérieusement à me
remettre le nez dedans. Bref, inutile de vous dire par d’autres mots à quel
point tout ceci a été inconfortable et m’a demandé d’aller constamment au-
delà des apparences et de puiser en moi.

BRAIN MAKEOVER
Ce séjour est un régal absolu. Après une semaine de lifting du cerveau, je
me suis rendu compte de mes propres barrières à accueillir ce qu’il y a de
bon dans la vie. J’ai pu expérimenter une énorme ouverture et augmenter
ma capacité à recevoir. Les ondes alpha sont des ondes de bonheur, et le but
de ce programme est de les booster. Pendant ce temps, l’ego s’en mêle et
nous retient d’expérimenter plus. Il nous bloque dans notre évolution. Je
suis fascinée par ce que je viens de vivre, car je sens qu’il s’est passé
quelque chose en moi. Reste à voir les résultats dans ma vie quotidienne.
J’ai hâte d’en voir l’impact concret sur ce qui va se produire et se mettre en
place.

Je me sens légère, sereine et en phase avec moi-même. C’est bon, car je


me sens libre de l’intérieur. Les barrières m’empêchant d’expérimenter mes
capacités, de recevoir et d’expérimenter mes rêves semblent être dissoutes.
Je ne sais pas pour combien de temps, mais voici quatre jours que j’ai
terminé ce training, et mes réactions, ma façon de gérer une interview et les
situations de ma vie sont clairement plus fl et profondes. Pas un peu, mais
beaucoup. Je vais plus en profondeur et j’ai cette soif de connexion.
Comment cela est-il possible ? Comment mon cerveau et mon être ont-ils
pu autant changer en une semaine ? Ce n’est pas une transformation
extérieure et visible à l’œil nu dont je vous parle, mais une transformation
de l’intérieur. Il faut dire qu’avec tout le pardon que j’ai pu exprimer, je me
sens forcément en phase. J’ai pu pardonner à mon « ex », à ma mère, à mon
père, à mon beau-père, à moi-même, et même à l’humanité.

Ma relation avec mon Allemand s’est aussi approfondie ces derniers


jours. Nous avons beaucoup échangé, tous les jours, depuis plus d’un mois
maintenant. Mais le plus étonnant, c’est que nous partons ensemble pour
Majorque. J’ai aussi réservé un billet pour Londres afin de participer avec
lui au séminaire de Tony Robbins, qu’une cocréatrice m’a offert, ne
pouvant elle-même y aller. Quelle générosité, et ce sont deux places VIP en
plus, tout devant dans une salle de plus de 5000 personnes ! Le thème de ce
stage est « Libérer votre puissance intérieure ».

LIBÉRÉE DE PLANIFIER
Je viens de faire un travail sur moi et je note des changements chez les
autres. Peut-être est-ce lié à ma façon de communiquer ou à ma capacité
renouvelée de recevoir ? En tous les cas, ses prises de décision et son
implication ont clairement grandi ces derniers jours. De mon côté, je me
sens libre, alors peut-être que lui aussi, du coup !

Je me sens bien dans ma tête et je n’attends pas qu’il me rende heureuse.


Je suis heureuse. Je suis nourrie de l’intérieur. Cela ne veut pas dire que je
ne souhaite pas partager ma vie et échanger, bien au contraire, mais je sais
de toute façon qu’une relation extraordinaire m’attend. Je suis presque en
train de vous dire que je m’en fiche que ça soit lui ou pas. Tout mon être est
en joie et l’amour déborde. Je me sens bien, et il n’y a rien pour moi à faire,
à demander ou à transformer chez l’autre. Je le prends tel qu’il est. Si cela
ne va pas, si nous n’évoluons pas ensemble, s’il n’a pas la capacité de
rebondir, de grandir, de se remettre en question, de suggérer et d’évoluer,
alors ce n’est pas l’homme de ma vie. J’observe sans agir directement sur la
situation. Je fais partie de la scène mais je m’en sens détachée. C’est une
liberté qui vient de l’intérieur et un profond respect. Mon cœur bat pour la
vie, bat pour les merveilleuses aventures que je vis.

TOMBER AMOUREUSE
Je tombe amoureuse d’un homme avec qui j’échange tous les jours de
manière virtuelle. J’aime nos échanges, leur profondeur, leur rythme, son
implication et sa vision la vie. Je me sens pourtant libre, car même si je
ressens un amour naissant, il me tarde de le découvrir davantage. Mon cœur
palpite d’excitation et de questionnement sur comment tout ça va se
dérouler et se mettre en place.

Tomber amoureux est bien un mot qui m’inspire. Pourquoi dit-on


« tomber en amour » ? Il y a cette notion de lâcher-prise, de perte
d’équilibre presque et de repères. Le fait de passer du temps ensemble
physiquement va être un révélateur et un détonateur. Je ne souhaite pas me
retenir. L’amour ne me fait plus peur et se vit au présent. C’est un cadeau
que l’on s’offre avant tout. Être en amour ou être amoureux est un état de
grâce que l’on s’offre. Je me l’offre, et mon cœur est ouvert. Je ne me sens
pas hors de la réalité et déboussolée pour le moment par cette relation
naissante. En revanche, je suis surprise, enthousiaste, curieuse et
émoustillée à l’idée de le revoir et de passer du temps avec lui. C’est
presque enivrant, et pourtant je suis amoureuse de ma vie aussi.

Au-delà d’un autre être, je souhaite garder cette relation d’amour avec
moi-même et la vie. C’est un pacte. Celui de maintenir la vie en moi et un
amour profond de moi-même avant tout. De conserver le désir de ne pas
m’oublier, de ne pas oublier le contexte dans lequel nous vivons. De ne pas
être dépendante d’un autre être humain, mais de partager des moments de
bonheur absolu. D’être deux êtres libres et en amour. D’explorer la vie
ensemble, de partager, de soutenir, d’inspirer, d’échanger, d’évoluer ainsi
que de cocréer positivement et activement de grandes et belles choses.
ÉVOLUTION SPIRITUELLE
Saura-t-il combler mes attentes, me satisfaire et me rendre heureuse ? On
verra. De toute façon, avec ou sans lui, je me sens déjà heureuse. Je pense
que le bonheur ne peut qu’augmenter à partir de là. Si c’est lui, eh bien tant
mieux, sinon je rencontrerai un autre homme qui a la capacité d’aimer et de
vivre ce que moi aussi je me sens capable de vivre et souhaite vivre. Je ne
pense pas qu’il y ait de hasard dans cet univers. Je pense que les partenaires
que nous rencontrons nous font avancer. Inconsciemment et consciemment,
nous les choisissons car ils font écho à des points sensibles et fragiles en
nous qui ne demandent qu’à évoluer.
Mon « ex » m’a clairement fait grandir. J’ai compris l’importance pour
moi d’être avec un homme évolué spirituellement. C’est important, car les
échanges mais aussi la capacité au bonheur et à la magie de la vie se
multiplient. Quel bonheur d’avoir rencontré un homme conscient, qui a des
outils entre ses mains, peut se remettre en question, rebondir et grandir !
Tout est alors possible quand deux adultes évoluent ensemble dans l’amour
et le respect. La vie est déjà bien compliquée, alors autant se la simplifier en
partageant avec une personne sur la même longueur d’onde. Je n’ai plus
besoin de prouver dans ma relation que cet univers est vaste, grand,
électrique et absolument fascinant. Qu’il nous apporte de nombreuses
solutions sur comment nous pouvons vivre en harmonie avec la vie et
quelles en sont les lois. Je souhaite partager ma vie avec un homme qui a
confiance, qui sait qu’il y a plus, qui est prêt à l’expérimenter et à vivre des
moments de bonheur à deux, mais aussi seul.

DES SENTIMENTS AMICAUX


Je tombe de haut. Vous allez halluciner ! En tous les cas, moi,
j’hallucine ! À moins de quarante-huit heures de revoir mon Allemand à
Londres, celui-ci vient de m’annoncer ce soir au téléphone que ses
sentiments étaient probablement simplement amicaux. Il semble gêné de me
dire cela, mais je l’imagine soulagé. Je me suis sentie prise par une vague
de tristesse. Pas un tsunami, car je le pressentais un peu, malgré mes
projections. J’apprécie sa franchise qui demande du courage. Il est honnête
et dit les choses, mais en même temps, c’est étrange de l’entendre
m’annoncer cela peu de temps avant de nous voir. Je préfère toutefois qu’il
me le dise maintenant plutôt qu’à Londres, au moment de l’embrasser :
« Non, je souhaite être ton ami. » Je peux le comprendre car cette situation
m’est arrivée de nombreuses fois avec des hommes à qui j’ai dû dire les
choses clairement pour qu’ils ne se fassent pas de film. Ici, c’était moi qui
étais en plein film et je ne suis même pas certaine de pouvoir l’arrêter !

Je dois dire que j’ai été ces six dernières semaines concentrée sur lui. Je
n’ai pas rencontré un autre homme et je n’ai pas cherché. Mais peut-être a t-
il rencontré quelqu’un ? Peut-être a-t-il pris peur, ou peut-être n’est-il
vraiment pas attiré par moi depuis le début ? Après tout, c’est moi qui l’ai
embrassé. Ce n’est pas lui qui est venu vers moi. Nous avons communiqué
tous les jours, et les points communs sont indéniables. Après coup, je vois
maintenant qu’il est resté toujours proche, intime, amical, mais pas
romantique. J’ai pu me faire des films. Très probablement. Je me sens
déçue, et en même temps, je préfère avoir reçu cette information maintenant
qu’une fois sur place. Ça me laisse du temps pour prendre du recul, en
parler à mes amies, et le voir avec plus de détachement, tout en étant
ouverte.

L’UNIVERS A TOUT PRÉVU


Ce que je trouve très intéressant, c’est que ce matin, j’ai fait une séance
d’épigénétique avec Valérie Tartera, et que douze heures plus tard, le même
jour, Peter m’a dit qu’il ne savait pas s’il était attiré de manière romantique
par moi. Ma phrase d’apprentissage de ce matin est : « J’accepte de
reconnaître que je n’ai pas l’acquis pour accepter le regard de l’autre
comme constructif à mon évolution par peur de déplaire. C’est vital pour
moi d’apprendre en toute sécurité à centrer mon regard sur moi pour me
percevoir afin de me récompenser. » Sa franchise et son authenticité sont
une bonne chose, considérant que je souhaite être avec l’homme de ma vie
et le père de mes enfants.

Certes, une partie de moi n’a même plus envie d’aller à Londres, faire le
stage de Tony Robbins, en plus, de développement personnel, avec lui
pendant quatre jours, ni de le voir à Majorque le week-end suivant.
Pourtant, c’est ce que l’univers semble avoir prévu pour nous. Perplexe, je
me souviens aussi d’avoir pensé que les choses n’allaient peut-être pas se
mettre en place à Londres, mais dans un cadre plus idyllique, tel que
Majorque. Il nous fallait un week-end de plus, et prévu assez tôt, pour
débloquer nos sentiments. J’avais oublié cette intuition, jusqu’à ce coup de
fil. J’ai entendu qu’il n’était pas intéressé, mais je n’arrive pas à me dire
que c’est fini et qu’il n’y a plus d’espoir. Mon film continue.

CENTRER MON REGARD SUR MOI


J’ai super envie de parler à Valérie de ce qu’il s’est passé avec Peter, mais
il est trop tard, et de toute façon, mon message texto ne voulait pas partir,
comme si l’univers pour le moment me demandait d’accomplir ce travail en
interne, de faire le point, de prendre du recul, de digérer, de « mariner »
dessus. Je pense que je dois évoluer avec la situation et tester ce que j’ai
appris en séance avec elle ce matin. Cette situation ne veut rien dire sur
moi. Peter avait sans doute envie de me dire que je ne lui plaisais pas depuis
un moment mais ne l’a fait que maintenant. Pour moi, il n’y a pas de hasard
surtout après la phrase d’apprentissage que j’ai reçue ce matin. Ceci est
donc une information qui va me faire évoluer. Elle est constructive. Il
semble que plus que jamais la vie me dit de centrer mon regard sur moi.
Peter se respecte en se révélant ainsi, ce qui est un exemple pour moi à
suivre. Bien sûr, cela ne va pas être évident de participer à un séminaire à
ses côtés. Mais il y a un aspect positif à cette situation : les aspects moins
clairs de cet homme vont pouvoir être mis en lumière de manière plus
réaliste. En d’autres termes, je vais pouvoir le voir pour ce qu’il est
vraiment. Je vais pouvoir observer plutôt que d’être prise dans une spirale
amoureuse. Une fois de plus, je me suis éprise du premier venu
correspondant grossièrement à certains critères. Une partie de moi à honte
d’avoir fait une aussi grosse projection sur lui.

SOUS LE CHOC
Majorque est prévue, et il me l’a de nouveau confirmé. Je vais voir
comment les choses se déroulent ce week-end à Londres avec lui. Si le
climat est bon, si je me sens à l’aise et moi-même. En attendant, je me suis
trompée, et peut-être que tout ceci prépare le terrain pour que je sois libre et
disponible pour une autre rencontre. La réalité est que Peter est authentique
avec moi, et que j’aime ça. Mais, je ne m’attendais pas à cela et je suis
encore sous le choc, et en même temps je me sens soulagée. Si ce sont ses
peurs qui l’ont amené à dire cela, alors elles seront révélées ce week-end,
car un séminaire fait forcément remonter des choses. L’univers a décidé de
nous réunir pour le faire ensemble.

« POSITIONNÉE EN ACQUISE »
L’univers me protège et me soutient. J’ai eu la chance hier d’avoir un
soin avec Stéphanie, une guérisseuse de Nantes. Je l’ai immédiatement
appelée à mon arrivée, après le long courrier de Los Angeles. Je sentais que
j’avais besoin d’un nettoyage énergétique, suite à une rencontre sur Malibu
Beach, après mon séjour à Sedona, qui ne m’avait pas parue des plus saines.
J’ai pu, par la même occasion, lui parler de l’Allemand. Oui, je ne dis plus
« mon » Allemand, suite à ce qu’il s’est passé avant-hier. En même temps,
il ne semblerait pas bon d’utiliser un tel pronom.

J’ai reçu un rappel similaire hier de la part de Valérie Tartera après lui
avoir fait part de ce que Peter m’avait annoncé : « Il vient de t’envoyer un
message fort. Tu t’es positionnée “en acquise”, ma Lilou. » Elle a raison. Je
n’étais plus dans la séduction ces dernières semaines avec lui au téléphone,
mais je lui proposais de l’acquis. Le tue-l’amour par excellence. Je suis
d’accord et je comprends maintenant un peu mieux, après les conseils de
Valérie et la séance énergétique avec Stéphanie, pourquoi nous en sommes
arrivés à cette situation.

Je me sens renaître, suite à cette séance. Elle est arrivée à point. Mon
mode de séduction est de nouveau en marche. Je me sens aussi pleine
d’amour, avec l’envie de me faire plaisir, de porter le regard sur moi, de
faire de nouvelles rencontres et de profiter de ce moment. Il y a désormais
moins de conditions à ce week-end. Nous sommes amis et allons passer du
bon temps. Je vais pouvoir l’observer pour ce qu’il est vraiment.

POSSIBILITÉ D’UNE NOUVELLE RENCONTRE


Après tout, l’homme de ma vie va peut-être lui aussi au séminaire de
Tony Robbins, ce week-end. Peut-être même vais-je le rencontrer. Je
m’ouvre à toute possibilité, et le fait que Peter m’ait révélé ses doutes me
permet d’être totalement libre maintenant de mes actions et de mes choix.
Je pensais l’être avant, mais dans ma tête, je ne l’étais pas. C’est surprenant
à quel point en vingt-quatre heures cette situation se transforme en une
magnifique opportunité. J’en vois déjà une partie des cadeaux associés.
Comme quoi la peur peut nous amener à ne pas voir les choses de manière
constructive et enrichissante. Quel boulet ! Je suis reconnaissante d’être
bien entourée, protégée et d’avoir des outils à disposition qui me permettent
de rapidement changer cette dynamique.

Je suis donc dans l’avion pour Londres. À mon arrivée, je retrouve à


Notting Hill mon amie graphiste, Lynda Mangoro, afin de faire le point sur
les nombreux projets en cours. Je retrouverai ensuite « Monsieur
l’Allemand ». Je pense que l’on va bien se marrer ce soir. Il a déjà prévu de
me faire un repas chez lui, accompagné d’une bonne bouteille de vin. Je lui
apporte un petit cadeau de Sedona, des dowsing sticks6. J’ai aussi acheté un
petit collier à Venice Beach en Californie pour sa fille. Je ne la connais pas,
mais quand j’ai vu ce bijou, j’ai pensé qu’elle allait l’aimer. Peut-être que ce
sont toutes ces choses qui lui font peur. Je me suis impliquée, et il me faut
lui expliquer que je suis heureuse de ce qu’il m’a dit hier, car j’étais depuis
ces deux derniers mois concentrée sur lui et cette relation naissante. J’ai
probablement fait une énorme projection. Cette conversation s’est avérée
libératrice. Il l’a fait pour nous deux, et je ne m’en étais pas rendu compte.
Je suis reconnaissante de sa maturité et de son courage.

LA CERTITUDE
Il y a un truc que je trouve extraordinaire dans la vie. Un truc qui fait que
quand on le sait, tout – je dis bien « tout » – est possible : la certitude. Le
simple fait de savoir et de déclarer que « oui » cela est possible, rend
possible cette chose. Je ne parle pas d’une certitude avec quelques doutes et
peurs, mais bien à 100 %, jusque dans ses cellules. Cette certitude est
puissante. La puissance intérieure de l’être humain est alors libérée. Je suis
gonflée à bloc ce matin. Pourquoi ? Eh bien, je suis dans l’avion de retour
pour Nantes, après ce merveilleux week-end à Londres. J’ai réussi à être
dans ce vol malgré mon retard. L’enregistrement était terminé depuis dix
minutes. L’avion a attendu, et les bagages arriveront plus tard. Je me sens
en vie plus que jamais. En trente minutes, j’ai pu mettre en pratique tout ce
que j’ai appris ce week-end au séminaire UPW (Unleash the Power Within)
de Tony Robbins. Ce qui veut dire : « Libérez votre puissance intérieure. »
Je viens de passer ces quatre derniers jours à Londres, grâce à une
cocréatrice que je souhaite ici particulièrement remercier, Silhem, qui m’a
offert deux billets pour cet extraordinaire séminaire que je connais déjà
pour l’avoir suivi il y a presque quinze ans maintenant à Orlando en
Floride, alors que j’étais jeune diplômée d’université. Cette expérience
« déchire grave » !

LA GRATITUDE
Mon ami Peter était lui aussi présent, et nous avons passé un week-end à
hurler de bonheur, à sauter de joie, à apprendre avec un grand A, à vivre
pleinement, sans retenue, sans culpabilité, dans la puissance de notre être.
Ce que j’ai particulièrement aimé, c’est de vivre cette puissance, de la sentir
et de savoir à quel point tout, je dis bien « tout », est possible. Je me sens
« instoppable » et de toute façon, je ne compte pas m’arrêter. Le décollage
fut immédiat et après avoir participé à ce séminaire et aux derniers stages à
Sedona, je pense avoir attiré à moi les trois formations que je méritais de
vivre maintenant dans ma vie. Je me sens comblée, car je suis à la source de
ces moments de bonheur et d’apprentissage. Cela me fait tellement de bien,
d’autant plus que dans mon ancien couple, je ne prenais pas le temps de
participer à des trainings, culpabilisant déjà beaucoup de partir si souvent
faire des interviews à l’autre bout du monde. Ce qui m’a manqué pour
évoluer et vivre plus pleinement ma vie. Difficile de l’expliquer à quelqu’un
n’ayant jamais vécu un stage qui a transformé sa vie. Découvrir un nouvel
aspect de soi-même, débloquer son potentiel, augmenter son énergie, être
plus libre de s’exprimer, gagner en assurance, en clarté, en bonheur sont
autant de choses qui nous sont disponibles. Cela ne tombe pas du ciel : plus
on s’implique, plus un truc nouveau émerge. Ce moment de courage et de
grande libération peut alors permettre d’aller au-delà d’une croyance
limitante nous freinant nous-mêmes de vivre quelque chose de plus grand.
Apprendre à se connaître, à se redécouvrir, avoir ces outils simples et
efficaces devrait faire partie du cursus scolaire et de notre boîte à outils afin
de pouvoir naviguer avec plus de joie dans notre vie et d’y participer
pleinement sans penser que cet univers est menaçant mais, bien au
contraire, qu’il conspire en notre faveur.
DÉCOLLAGE SYMBOLIQUE
Nous avons marché, ce week-end, dès le premier soir, sur de la braise
chaude, rouge incandescente. Je ne recommande, bien sûr, pas de le faire
chez soi, hors de ce séminaire. Cette expérience m’avait déjà énormément
marquée il y a quinze ans. J’ai pu pleinement apprécier la valeur, la
signification et la puissance d’un tel acte. Il demande à l’être humain le
courage d’aller au-delà de ses pensées limitantes et d’avancer avec certitude
vers un futur qu’il a cocréé. Ici, ce sont contre des braises chaudes qu’il a
fallu lutter avec certitude pour ne pas se brûler ! Mais ceci n’était qu’une
introduction, car les leçons furent nombreuses. Ça fait du bien, vraiment du
bien, de se sentir libérée et de savoir que tout est possible. C’est exactement
le boost dont j’avais besoin pour mettre en place mes rêves. Cela demande
du courage, beaucoup d’énergie et d’être alignée. Je suis maintenant claire
sur le fait d’être la seule à pouvoir m’arrêter de vivre ces expériences. Mes
idées fusent depuis un certain temps, mais mettre en place des projets de
sites, de livres, une communauté, demande une équipe, du travail, de la
créativité et de la puissance. Alors oui, être dans cet avion, là, maintenant,
est symbolique, car malgré les obstacles de ce matin, j’ai réussi à décoller !
Ce décollage est symbolique lui aussi, et j’ai hâte de vivre de nouvelles
aventures.

DÉCLARATION INCONDITIONNELLE
Je sais que vous vous demandez comment s’est déroulé ma relation avec
Peter. Eh bien, pas grand-chose à dire. Mais ça me plaît, car je me sens
libre. Je m’explique… Oui, je kiffe ce monsieur, mais comme j’ai pu lui
dire hier soir, je ne suis pas attachée au fait qu’il soit l’homme avec qui je
vais partager ce moment de ma vie avec grande passion et amour. Ce n’est
pas important. Je me suis ouverte à lui mais je me suis avant tout ouverte à
moi-même. Je lui ai exactement expliqué ce que je ressentais, pourquoi
j’étais là, ce que je souhaitais, et surtout ce que je savais possible avec lui
ou sans lui. Cela n’a pas d’importance finalement, car je sais à 100 %, dans
une certitude absolue, que je vais vivre une extraordinaire histoire d’amour,
et qu’elle va très bientôt se mettre en place. Alors, peu importe avec qui.
Pourquoi être attaché à une telle condition absolument limitante et
irréaliste ? J’ai confiance. Je sais maintenant ce que j’ai à offrir et je
souhaite le meilleur pour moi-même. Ma relation avec Peter et les moments
passés avec lui sont délicieux, mais il n’a pas démontré l’attirance, l’amour,
la puissance, l’intégrité, la stabilité, la joie et la beauté – de ce que je sais
être possible dans une relation. Il est un homme absolument merveilleux et
de loin le plus adapté à moi que j’aie jamais rencontré à ce jour. Ce qui est
déjà énorme en soi ! Car j’attire maintenant à moi des hommes bien plus
alignés avec ma façon de voir la vie et avec qui je peux réellement cocréer.

ALORS VOICI MA DÉCLARATION À L’UNIVERS


L’homme de ma vie, le père de mes enfants, est clairement un homme
extraordinaire. La relation sera elle aussi extraordinaire, alignée et vécue en
conscience. Il est un homme évolué, qui a évolué, qui a réussi, qui sait qui il
est, qui est puissant, majestueux et intègre. Il possède un charisme, une
douceur et une force tranquille. Il sait ce qu’il souhaite et le manifeste. Il se
connaît et n’hésite pas à demander ce qu’il souhaite. Il est sous le charme,
et son âme tout entière souhaite partager sa vie avec moi. Il n’a aucune
hésitation. Il sait pourquoi nous nous sommes rencontrés et il avance à
grands pas dans ma direction. Il est chevaleresque et grand. Il n’a pas peur
d’aimer et d’exprimer cet amour. Il est prêt, car je le suis. Je suis prête, car
il est prêt. L’univers tout entier est maintenant aligné et manifeste cette
rencontre. Sur un certain plan, on peut dire que nous sommes déjà réunis.
Nous sommes alignés. Il n’y a aucune autre possibilité que celle de se
rencontrer. Il n’y a pas de manque, seulement une envie de se connaître.
Une joie de pouvoir vivre de tels moments de bonheur et de se sentir
alignés. Dans cet espace de tous les possibles, j’appelle cet être ainsi que
l’âme de mes enfants.

Je suis reconnaissante, tellement reconnaissante pour la relation que j’ai


eue avec mon « ex », d’avoir eu le courage de le quitter, et d’avoir vécu, ces
derniers mois, de telles aventures, de telles rencontres et un tel
apprentissage. Mon être pétille de plaisir et de joie. Mon âme est en paix.

PARIS, ME VOICI !
Je pars habiter un temps à Paris. Eh oui, voici la grande nouvelle du
jour ! Je suis dans le train avec mes quatre valises et je fais le premier jet de
déménagement aujourd’hui. Depuis ce week-end, je suis très claire sur le
fait que c’est la bonne décision pour moi à prendre. « Proximity is power »,
a dit Tony Robbins. À cet instant, je sais que Paris est la ville où les
rencontres aussi bien professionnelles que personnelles peuvent se mettre
rapidement et facilement en place. Je me sens prête pour la capitale. Je n’ai
jamais habité à Paris, et les circonstances font que maintenant est le
moment idéal pour m’y installer. Quel bonheur ! Je me sens très sûre de moi
par rapport à cette décision. Cela fait maintenant six mois que j’ai rompu
avec mon « ex ». Je ne savais pas jusqu’à ce week-end où je souhaitais
poser mes affaires. Mais je savais que j’allais le sentir très clairement en
moi à un moment, et celui-ci est venu en un éclair. Non seulement je vais
pouvoir développer plus de contacts avec les professionnels de
l’audiovisuel, mais aussi promouvoir plus facilement la sortie de mon
Cahier d’exercices du Défi des 100 jours auprès des journalistes, à la mi-
avril.
Je vais aussi pouvoir suivre des cours d’improvisation au théâtre. Le petit
clown que je suis en a toujours rêvé. Ce qui me remplit de joie. Je suis
heureuse.

Je suis donc dans le TGV entre Nantes et Paris, avec mes quatre valises.
Je vais en déposer trois dans mon nouveau chez moi et prendre un avion
pour Palma de Majorque, pour rejoindre Peter. J’ai hâte de le voir. J’ai
l’impression d’avoir rencontré mon meilleur ami et je sais que nous allons
passer un moment merveilleux et fun. Ces mots sont faibles par rapport à ce
que ce week-end va être. Ce n’est pas possible autrement. Nous nous
sommes tellement rapprochés, après ce week-end UPW à Londres. Quel fun
et complicité !

LIFE WILL NEVER BE THE SAME


Je ne connais donc pas les détails de ce week-end, mais j’en ressens déjà
l’énergie qui se dégage. Une énergie de grande joie, de complicité, de fun
débridé et sans limites. Il n’y a pas à se retenir. Un peu comme si c’était les
derniers jours d’une vie. Ou plutôt les premiers jours d’une nouvelle vie.
Life will never be the same7 est une des chansons clés de ce week-end à
Londres. Eh oui, la vie évolue, change, je me sens grandie et surtout libre
d’être qui je suis. Quel bonheur de se sentir libre d’être qui on est avec
quiconque ! C’est tellement bon. Je n’ai pas à cacher certains aspects qui
pourraient selon moi déranger les autres. Je peux montrer mon côté
spirituel, mon côté fou-fou, mais aussi mon côté sportif.
J’aime le golf et je peux enfin en faire avec un ami. Mon « ex » n’aimait
pas le golf. Il ne voyait pas cela comme un sport et encore moins comme un
passe-temps divertissant. Je n’ai donc pas joué en trois ans. Peter adore,
alors c’est l’occasion de taper quelques balles ce week-end. Ce sont des
instants à partager, à savourer, et je vais tout faire pour ralentir le temps,
profiter de chaque moment au maximum.

AMITIÉ AMOUREUSE
Majorque est magnifique, et Peter un homme extraordinaire. Notre séjour
s’est prolongé de deux jours. Nous voulions rester plus longtemps. Pas
possible de se limiter à un court week-end. Comme c’était Pâques, nous
avons profité de ce moment ensemble. Chaque instant était magique. Un
week-end actif, dynamique, fun, festif, spirituel et joyeux. Pas forcément le
plus reposant des week-ends, mais très clairement le plus merveilleux
moment de vacances que j’aie passé sans ordi, en lien avec la nature et un
autre être humain. Notre relation se confirme. Mais la qualifier serait pour
le moment risqué. Disons que nous sommes plutôt dans une phase d’amitié
amoureuse. Il m’a dit vouloir ralentir mon élan. Il est vrai que je connais ma
passion, ou plutôt devrais-je dire mon irresponsabilité amoureuse. Par cela,
j’entends une tendance à me lancer « à fond les ballons » dans une histoire
pour ensuite prendre peur ou être déçue. Peter désire que l’on apprenne à se
connaître tranquillement. Je ne peux vraiment pas expliquer cette relation
clairement. Elle est unique et pourtant bien humaine. Par moments, j’en
veux plus et tout de suite. Peter, lui, souhaite prendre son temps. Quand il lit
la déception dans mes yeux, il n’aime pas ça. Des doutes et des peurs sont
remontés à la surface : suis-je assez bien pour lui, est-ce que je lui plais, est-
il intéressé, souhaite-t-il plus avec moi, est-il honnête, a-t-il d’autres amies
comme moi, est-il un homme fidèle ? La liste est longue, car sa façon d’être
m’apparaît déroutante, et pourtant je ressens tellement de bienveillance.

Nous avons marché dans les montages, médité dans la nature, couru en
descendant la montage, fait du golf, mangé des calamars au soleil, fait du
scooter, mangé des glaces sur le port, rencontré les commerçants. La vie
était douce, savoureuse. Nous avons dégusté de superbes vins, échangé sur
nos vies, passé des soirées au coin du feu, dansé, fait la tournée des bars de
Palma, la capitale. Nous avons également pu voir l’océan, nous allonger au
soleil, visiter la ville, y déjeuner, marcher et encore marcher, écouter de la
bonne musique. Cela paraissait idéal, et ça l’était. Mes sentiments se sont
développés et épanouis de nouveau malgré une tristesse renforcée par le fait
que cet homme n’a clairement pas le même élan que moi, et que la relation
est ambiguë.

MES PRATIQUES
Pendant ce long week-end, j’ai eu recours à plusieurs pratiques pour
m’aider à gérer l’intensité et les peurs qui étaient présentes. Tout d’abord,
j’ai suivi les conseils de mon amie Élisa, en parlant régulièrement à mes
anges et en leur confiant ma relation avec Peter. Les laisser gérer et m’en
remettre à eux enlève le stress. La confiance et la sérénité prennent alors
place, car quelque chose de plus grand me porte. J’ai dû faire appel aux
anges au moins vingt fois en cinq jours !

Deuxième pratique du week-end, j’ai porté mon œuf de jade, qui n’a
d’ailleurs pas voulu me quitter pendant les deux premiers jours. Je me
demandais ce qu’il se passait. Mais bon, cet œuf est pour moi un objet
sacré, et je respecte son timing. Je vais écrire un livre sur cet objet en
interviewant les spécialistes du sujet. Non seulement celui-ci muscle notre
vagin, mais il nous permet bel et bien d’être centrées et incarnées dans notre
féminin sacré. Ça me donne confiance, d’une manière subtile et féminine.

Troisièmement, j’ai médité en pleine nature deux fois avec Peter lors de
balades en montagne, là où il y avait la plus belle vue, comme si une fois
les yeux fermés, cela changeait quelque chose et que j’allais pouvoir
observer cette beauté. Eh bien, bizarrement, oui ! C’est merveilleux de
méditer les yeux fermés dans un beau lieu. La vibration est ainsi plus
élevée. Cette beauté pure du sud de Majorque est parfaite. C’était tellement
majestueux que mon âme se baladait pendant les méditations vers de
nouveaux sommets et recoins.
Une autre de mes pratiques, si je peux l’appeler ainsi, consistait à être
authentique avec Peter, d’exprimer mon ressenti, de partager mon passé, de
tout lui dire. C’est un ami avant tout. Je n’avais pas envie d’être autre chose
que moi-même avec lui. Je ne veux plus changer pour l’autre ou ne pas dire
ce que je pense parce que je pressens que cela ne va pas être entendu
correctement ou risque de causer une dispute ou des peurs. Avec lui, je peux
être spirituelle, fofolle, fun et spontanée. Lui m’offrant la même
authenticité. C’est un beau cadeau que je m’offre là, d’être moi-même.

Je l’ai observé tout le week-end. Ce qui m’a le plus surprise, c’est son
perfectionnisme. Il est bon dans tout ce qu’il fait. Je n’ai jamais vu cela
auparavant. C’est assez hallucinant d’être en compagnie de quelqu’un qui
fait les choses bien, s’applique et s’accomplit dans un esprit de partage,
pour se dépasser et être meilleur. Je suis certaine que c’est aussi un piège
pour lui, mais grâce à son ouverture et à son niveau de conscience, il gère
très bien ces situations.

Enfin, dernière pratique essentielle du week-end, la gratitude. J’étais dans


une reconnaissance presque continue. Il faut dire que tout s’y prêtait. Même
les situations plus difficiles, j’en étais heureuse, car j’apprenais et
grandissais. Mon âme pouvait ainsi prendre plus de place et être plus
présente. Dans cette pratique de gratitude, la phrase « Mais comment cela
pourrait-il être encore mieux que cela ? » (je préfère la dire en anglais, car
je trouve que c’est plus puissant : « How does it get any better than this ? »)
me permettait non seulement d’être reconnaissante du moment, mais aussi
d’agrandir le champ des possibles, et permettre aux miracles d’être vécus.
Je me disais donc que c’était déjà formidable d’avoir rencontré Peter et que
s’il n’était pas l’homme de ma vie, eh bien alors, ce dernier sera encore
mieux que lui. Cela m’a permis de garder au maximum un cœur ouvert à
toute possibilité et de profiter du moment présent pleinement.

Je n’avais pas prévu d’utiliser ces outils. Ils sont venus à moi et me sont
apparus comme des évidences. Participer au « Défi des 100 jours8 » m’aide
à mettre spontanément et immédiatement en pratique ce qu’il me faut. En
parlant du défi, ma saison 30 se termine demain. Mon intention était de
rencontrer l’homme de ma vie. C’est quand même extraordinaire ce que j’ai
vécu ces derniers 99 jours, et j’en ferai le bilan demain en blog vidéo. Faire
le bilan de ma vie tous les 100 jours est précieux et me permet d’avancer à
grand pas, de gagner en clarté, en joie et en confiance. Le 11 avril, je
démarre une nouvelle saison.

ÉCRITURE AUTOMATIQUE
Je suis à Paris, et comme des doutes commençaient à remontrer à la
surface, j’ai médité et demandé de l’aide ce matin. J’aime cet appart
parisien, car il y a une salle de méditation-soins. Je trouve ça chouette
d’avoir une pièce dédiée au temps de silence. Je m’y assois et je reçois
beaucoup. Sur les murs ont été délicatement placées des photos d’Amma,
de guérisseurs, des symboles et des archanges. Je me sens proche de
l’invisible, du Divin dans cette pièce. La communication avec l’univers et la
partie sage en moi, mon « âme » et mon « moi supérieur » sont ainsi
favorisés.
Cette forme d’écriture a commencé début octobre, il y a un peu plus de
six mois, le jour de la rupture avec mon « ex ». Tout est devenu clair et
limpide. Depuis cette date, je pose des questions et si je suis bien alignée,
alors les réponses sortent avec facilité. Je connaissais l’écriture automatique
grâce aux nombreuses interviews que j’ai réalisées sur le sujet. L’exercice
consiste à poser une question puis à écrire ce que j’entends sans émettre de
jugement ni de raisonnement. C’est donc un lâcherprise. Je m’y soumets et
les mots s’enchaînent, forment des phrases et nourrissent une partie de moi
qui avait besoin d’entendre ce message. L’écriture inspirée de ce matin me
rassure, me fait du bien et me donne envie de continuer à m’ouvrir pour
lâcher mes blessures.

CRÉER LE MANQUE
Il est minuit, et je suis dans un taxi, entre le Marais et la place Victor-
Hugo. Je suis en direction de mon nouveau chez-moi et je m’efforce ne pas
répondre au texto de mon Allemand : « Es-tu encore à dîner avec tes
amis ? » Je suis pourtant tentée de lui répondre, mais mon ami Bertrand m’a
dit qu’il m’était important de changer de stratégie, ou du moins de ne pas
être aussi « facile ». Étrangement, je dirais de mon point de vue,
synchronistiquement, que son conseil faisait écho à son histoire amoureuse
avec Astride. Tous ses amis aimaient cette fille, elle était très amoureuse
mais pas lui. Il ne lui a jamais dit « Je t’aime », ne lui a jamais rien promis,
mais comme ils passaient vraiment de bons moments ensemble, leur
histoire a duré plusieurs mois. Elle a finalement tout arrêté il y a deux mois.
Il m’a dit qu’il fallait espacer ma communication et qu’il fallait laisser à
l’autre l’occasion de lui manquer. Il est vrai que je réponds en quelques
minutes ou heures près à tous les textos de Peter. Je suis dans l’acquis.
Bertrand est tout de même le meilleur ami d’adolescence d’une de mes
meilleures amies. Un homme bon et droit. J’apprécie sa franchise. Il
s’exprime clairement et directement, sans prendre de pincettes, tout en étant
dans l’amour et le respect de l’autre. Je suis reconnaissante d’avoir eu son
conseil.

TEXTOS SANS RÉPONSE


Nous sommes le jour 100 de mon « Défi des 100 jours ». Mon bilan de la
saison 30 est en ligne, et je suis comblée de pouvoir réaliser, quelques
minutes avant la fin des 100 jours, comme le dernier coup de minuit, qu’il
n’est pas encore trop tard pour faire comprendre à cet homme que rien n’est
acquis. Ne pas répondre à un texto, laisser le temps s’écouler, faire attendre
l’autre sans connaître sa réaction est une vraie torture pour moi et ne me
paraît pas naturel, mais je reste ouverte aux suggestions de Bertrand. Ce que
je découvre, c’est que de ne pas répondre est au contraire moins stressant et
me donne confiance. Je ne souhaite pas mettre un terme à la communication
pendant des jours, simplement l’espacer.

ASTRIDE
L’histoire de Bertrand avec Astride pourrait, ou aurait pu, être la mienne.
Il n’est pas tombé amoureux d’Astride et pourtant il est resté avec elle
jusqu’à ce qu’il rencontre une autre fille. Je ne souhaite pas me convaincre
que l’homme avec qui je suis est amoureux. Pour le moment, Peter a été
top, gentil, romantique, mais je ne lui ai peut-être pas donné l’opportunité
de s’apercevoir de ses sentiments. Qu’il soit là ou pas, peu importe, il me
faut être plus distante et permettre à cette relation de mûrir.

Je suis soulagée. Au moment où je vous parle, j’ai reçu deux autres textos
de sa part auxquels je ne répondrai pas. Je répondrai demain en fin de
matinée. Je souhaite m’apercevoir à mon tour de ce qu’il se passe. Je suis
peut-être parfois un peu lente à comprendre, mais une fois que j’y arrive, je
prends les bonnes initiatives !

C’est probablement une relation « sympathique » et une amitié


amoureuse qu’il entretient avec moi. Ça lui va, il se marre, a du fun, les
choses sont simples. Perso, ce n’est pas ce que je recherche. Je souhaite que
mon homme soit amoureux et me le prouve tous les jours. Parfois, on ne
réalise pas notre amour avant de l’avoir perdu. Je suis certaine qu’il aime le
challenge. J’ai été facile pour lui. Simple à attraper et à séduire. Il m’a eue
sans déployer d’efforts. Il est temps d’inverser les rôles et de m’apercevoir
ainsi de la réalité de la situation.

NE PAS SE RETROUVER SEUL


Il est clair que Peter réagit rapidement lorsque je ne communique plus
autant, mais je ne suis pas à l’aise avec cette façon de faire non plus. Je suis
certes dans la séduction, sans pour autant jouer un jeu avec lui. Je ne sens
pas que cela soit utile dans cette relation. Mais, force est de constater
qu’après avoir espacé simplement quelques textos et avoir été un peu plus
distante pendant le week-end, il a confirmé un autre voyage pour Majorque,
le Japon, Hawaii, et a même commencé à me parler d’aller cet hiver en
Australie pour Noël et le premier de l’An. Tout un programme ! C’est un
peu paradoxal tout ça quand même. Je trouve drôle qu’il prévoie aussi loin
à l’avance, comme une boulimie non contrôlée de faire plaisir à l’autre, et
de se rassurer, sans pour autant projeter une relation romantique, mais être
sûr de créer tout de même des mémoires et des souvenirs, et par la même
occasion, ne pas se retrouver seul. Cela ressemble peut-être plus à une
amitié et, en même temps, c’est bizarre de prévoir tous ces voyages alors
que nous ne sommes pas en couple. Je me demande comment cela se
passerait si je rencontrais ou s’il rencontrait une autre personne d’ici là. On
partirait tous ensemble en vacances ?

SÉANCE DE CHANNELING
Ma séance de channeling, hier soir, avec Anne fut surprenante. Je n’ai
pas été très à l’aise, mais l’information qui est sortie de la bouche d’Anne
était tout de même étonnante. Je ne m’attendais pas à cela.

Elle m’a aussi confirmé une nouvelle rencontre dans neuf mois. Je dis
« elle aussi », car on m’a déjà dit cela, il y a trois mois, mais que cette
rencontre se ferait en juin. Il semble y avoir un délai là-haut. Toc, toc ?
Comme si l’homme de ma vie et moi avions besoin de vivre d’autres choses
avant de nous rencontrer. Elle me dit que Peter n’est pas le père de mes
enfants, mais que cette rencontre allait me bouleverser.
Si le message qu’Anne m’a livré est fiable, alors cela veut dire qu’en
janvier, je rencontrerai quelqu’un. La rupture va bien se passer, en toute
facilité et simplicité pour nous deux. Cette information me perturbe.
D’ailleurs, je m’étais promis de ne plus consulter. J’ai l’impression que cela
plante un certain décor. En même temps, je me suis aperçue que, de toute
façon, je vis ma vie, mon propre scénario. Des millions de possibilités
coexistent, et tout peut donc changer à tout moment. Je trouve que l’on
évolue tellement rapidement que certains ont du mal à donner la bonne info.

REMISE EN SELLE
J’ai pris un mini-cours de théâtre hier, car ma conférence de dimanche ne
s’est pas bien passée pour moi, et je ne souhaite pas revivre la même chose.
J’étais dans ma tête. Je ne me sentais pas à l’aise. Même si j’ai bien fait rire
les trois cents personnes présentes, je n’étais pas au top. Les voix dans ma
tête prenant trop de place ! Je suis habituellement dans le flow, et les mots
affluent naturellement avec l’expérience que j’ai acquise et l’aide que je
reçois de l’invisible. J’ai donc décidé de remonter immédiatement en selle
et d’apprendre quelques techniques. Cela me fait du bien et me bouscule. Je
découvre un potentiel qui ne demande qu’à s’exprimer.

CONTRATS D’ÂME
Je viens d’avoir Peter au téléphone, et malgré le channeling et les
nombreuses conversations que j’ai avec lui, il est difficile de savoir là où il
en est. Notre relation ressemble plutôt à une très bonne amitié. Je suis
perplexe. Si c’est le cas, pourquoi passerait-il tant de temps à me parler et à
faire des plans dans le futur ? C’est perturbant. Je pense que j’en saurai un
peu plus dans dix jours lorsqu’il sera à Paris. Pour le moment, rien n’est fait
ni décidé. Nous avons parlé de contrats d’âme, du moins j’ai expliqué ce
que j’entendais par là. Nous sommes tous les deux d’accord pour dire
qu’entre nous, c’est sans complication, et que nous sommes certainement là
pour nous aider. Et il a rajouté que c’était en négociation en ce moment.
LOL. Il a peut-être raison après tout. Peut-être que rien n’est encore décidé.
Le futur nous le dira. En attendant, j’ai hâte de le voir. Demain, il part pour
Majorque avec sa fille. J’aime déjà tant cette île. Je partirai, quant à moi,
pour Nantes afin de déménager après-demain le reste de mes affaires à
Paris. Je vais me sentir plus à la maison ce week-end. Je ramène Berni, mon
bouledogue géant, une statue qui m’accompagne et apporte de la joie dans
ma vie. Il va se plaire dans mon petit jardin du rez-dechaussée. J’ai hâte de
tout installer et d’y mettre des fleurs.

VIVRE LE GRAND AMOUR


Je me sens prête, et il ne peut en être qu’ainsi. Je peux affirmer : « Je n’ai
pas de mec et ça me plaît. » Mais il serait plus juste de dire : « Je vais avoir
un mec génial et ça me plaît » ou bien « Je vais bientôt rencontrer mon mec
et ça me plaît ». Ou « Je vais bientôt vivre le grand amour et ça me plaît ».
Je ne sais pas ce que la vie me réserve, et en même temps, mon corps me
donne des précisions : je me sens connecté avec ce futur qui me paraît
comme un long présent sans fin. Cela me fait du bien, et mon cœur est
ouvert à cette idée, à cette sensation. Le simple fait de le savoir, mais aussi
de le sentir dans mon cœur et mon corps, ne laisse pas de place au doute.
Mon mental veut savoir qui est cet homme et à quoi il ressemble. Mon âme
est joyeuse et se réjouit sans pour autant me révéler plus d’informations
précises. Par moments, je ne fais plus de différence entre le présent et le
futur. Je suis comblée par un amour immense et divin. Je suis mère et
heureuse de l’être. Je suis comblée et je remercie la vie.

LE STRESS MONTE ET LA ROSACÉE VIENT


Je serai à la Fnac cet après-midi, à Mulhouse, avant ma conférence.
J’espère être guidée ce soir. Je le demande, car je suis toujours un peu
nerveuse à l’idée de parler en public. Mais cela va bien se passer. Ce
rendez-vous est certain, et je demanderai à mon amie Stéphanie,
l’énergéticienne, de m’envoyer du jus. J’aime me sentir portée, lors de mes
conférences, et connectée à la partie sage en moi, ainsi qu’au grand Tout. Je
le demande, et la plupart du temps, je le vis. Pas besoin de me préparer, tout
se passe dans l’instant présent.

Ma rosacée ressort de nouveau. Cela m’inquiète, car je n’aime pas la


peau de mon visage rouge et enflammée. Pas terrible, mais je pense que
cela peut aussi m’aider à être plus dans la douceur et la tendresse vis-à-vis
de moi-même et de mon entourage. Cela me fait clairement travailler sur
l’amour inconditionnel. Ma partie féminine ressort. Cette imperfection peut
être attendrissante. Elle me dérange surtout d’un point de vue de l’ego, mais
l’âme sait que tout est juste. Qu’il me faut m’accepter et faire ce que je
peux pour guérir cet aspect de moi qui souhaite être vu et reconnu. Je pense
que la rosacée vient me dire d’oser dire, m’exprimer et être en cohérence
dans mes relations.

CLARIFIER
Peter est venu sur Paris ce week-end. Ma crémaillère a été très réussie, et
le champagne a coulé à flots. Tout le monde a apporté une bouteille. Nous
n’étions pas en manque de bulles. Je remplissais les verres au fur et à
mesure de la soirée afin de m’assurer que chaque invité s’amuse. Peter a
passé un bon moment à parler à beaucoup de mes amis. Cela m’a aussi
permis de m’ouvrir et de discuter de choses qui sont importantes pour moi.

Où en sommes-nous ? Dans quelle dynamique est Peter ? Il sait que j’ai


besoin de clarté. Lui m’assure d’être vrai dans ses sentiments et de ne pas
me promettre des choses dont il n’est pas encore sûr. Une partie de moi
flippe d’entendre ça. Cela n’est pas bon signe. Quelqueunes de ses réactions
m’ont blessée. C’est un sentiment qui n’est pas agréable, et il me faut lui en
parler. Sinon je suis inauthentique.

UNE MINI-DÉCLARATION
Je me suis sentie prête à parler à Peter avant-hier. Je me sens perdue et
prête à abandonner le navire. J’ai besoin de savoir où nous en sommes.
Certains hommes commencent à me tourner autour, et il faut qu’il soit clair
sur son positionnement par rapport à moi. Sommes-nous ensemble ou pas ?
Je lui ai promis d’être au minimum son amie. Il ne souhaite pas me perdre,
moi non plus. Je pense que là-dessus, nous sommes très clairs. C’est
tellement précieux de le savoir et de se promettre une longue et belle amitié.
Nous ne pouvons pas en être sûrs, mais nous le souhaitons tous les deux.
Notre rencontre n’est pas un hasard pour moi. Je souhaite être avec un
homme qui m’aime, exprime cet amour et ne se pose pas des tonnes de
questions. Je lui ai dit que mon amour était grand, et que j’étais prête à
vivre une relation exceptionnelle. Que je savais que c’était mon destin.

Ce qui est surprenant, c’est la vitesse avec laquelle notre relation s’est
ouverte depuis. Il m’a demandé où je souhaitais habiter, si je voulais avoir
des enfants et quand. Les questions, dès le lendemain, ont fusé, et il
s’impliquait dans les réponses. Je sentais que ce que je lui disais résonnait
en lui et que cela lui paraissait juste et bon.

UN HOMME EN CACHE D’AUTRES


Alors là, c’est le coup classique, tu rencontres un homme et il y en a deux
ou trois autres qui se mettent à tourner autour de toi, et tous sont grands et
beaux. C’est dingue ça ! C’est d’ailleurs aussi un des effets magiques de
l’œuf de jade, que je porte aujourd’hui. Comme je ne suis pas en demande,
du coup, j’attire les hommes. J’aime cette sensation d’être sans attente et
bien avec moi-même. Sans être dans la demande mais dans la satisfaction.
Peter est à Londres et moi à Nantes. Je le vois au Japon le 14 mai pour un
événement pour la paix et quelques interviews. Il aime voyager et moi
aussi.

TOUT EST POUR LE MIEUX


Peter me plaît, mais une partie de moi sait très bien que ce n’est pas mon
grand amour, et qu’il n’est pas lui-même complètement engagé. Il reste
prudent : « Je ne souhaite pas te faire de promesses que je ne puisse tenir »,
m’at-il dit, suivi de « Tellement de personnes se font des promesses qui ne
pourront être tenues. Je préfère ne pas en faire ». Mais, bizarrement, ça me
plaît. Ce que cet homme annonce, ce qu’il dit, je pourrai compter dessus.
Les conversations sont nombreuses. Il est tellement facile de mal interpréter
un événement, un message, une parole, une action. Les hommes et les
femmes fonctionnent différemment. « Un homme n’est pas une femme avec
des poils ! » nous disait Tony Robbins, lors de son séminaire à Londres. Les
hommes ne pensent pas comme les femmes. Peter cherche à me
comprendre, à communiquer, à me protéger et à me satisfaire. Il est
étonnant. Il n’est pas là pour créer une relation de courte durée et il pose de
solides bases. Mais de quelle sorte de relation parlons-nous ?

ÊTRE PÈRE
Il me propose de me présenter sa fille, Malorie, de 8 ans. J’ai un peu
d’appréhension sur cette rencontre. J’aime les enfants et je n’ai pas très
souvent ce sentiment. Mais ici, je sens que cela va poser un petit souci, du
moins au début. Sa fille va peut-être avoir l’impression que je prends du
temps avec son papa. Il va pourtant me présenter comme une amie. Je vais
lui laisser le temps de prendre confiance, de voir que c’est fun avec moi, et
de réaliser que ma présence enrichit et non réduit son expérience avec son
papa. Ce qui devrait créer un équilibre plutôt qu’un déséquilibre.

J’aime que Peter soit déjà père. Ça change un homme. Il a pu apprendre


et sait déjà le bonheur que cela procure. Il souhaite avoir une famille unie et
faire des enfants dans l’amour, dans l’union. Tout homme proposant avec
cœur une telle vision est séduisant pour une femme comme moi, désirant
être mère. Je suis certaine que c’est un bon père et il me tarde de le voir
avec elle.

LA GRATITUDE AU-DELÀ DE LA RÂLERIE


Me voici maintenant dans le train entre Nantes et Toulouse. Mon Dieu, ça
secoue ! Le trajet mettra plus de sept heures, mais il est quand même bien
agréable et j’apprécierai d’autant plus le TGV quand je le prendrai la
prochaine fois. Si je connais le RER et le TER, j’avais oublié ce qu’un train
normal était. Celui-ci est une expérience en soi. Ce n’est pas que j’aie la
nausée mais presque ! Il bouge de droite à gauche, quand bien même il ne
dépasse pas une vitesse de croisière. J’ai dû changer de place aussi, car en
version marche arrière, ça le faisait encore moins. LOL. Bon, après ce petit
moment de « râlerie », je retrouve ma positivité, jusqu’au moment où mon
téléphone tombe par terre, et que le verre éclate ! Je m’efforce d’être dans la
reconnaissance, bien que j’aie encore du mal à trouver le bon côté de cette
histoire.

RETROUVER LE FLOW
Je pense tout simplement au fait d’être plutôt reconnaissante d’avoir un
tel outil pour m’accompagner dans mes déplacements et dans le travail.
Quelle merveille ! Quand tout va bien, on ne se rend presque plus compte
de la chance que l’on a d’être en bonne santé et d’avoir une qualité de vie.
Durant ce voyage, j’apprécie de travailler sur mon ordi, car si mon
téléphone portable était en marche, je me serais davantage concentrée sur
des petites tâches. Cela m’oblige à être plus productive, à faire de nouveaux
montages, à écrire et à partager, mais aussi peut-être à trouver de nouvelles
idées. Me voici de nouveau dans le fl ! J’arrive à me dissocier de ces
derniers petits incidents pour retrouver la magie de l’instant présent.
Trouver des raisons d’être reconnaissante n’est pas toujours évident, mais
quand je fais cet exercice, ça change toute l’énergie du moment. Cela
permet d’accomplir les grands défis.

GUIDÉE ET GUÉRIE
Mercredi 6 juin, je suis en direction de Montpellier, en train. Quelle
merveilleuse expérience j’ai vécue à Toulouse ! Plusieurs synchronicités
m’ont amenée à faire une séance énergétique ce matin avec Odile. Que
j’aime suivre mes intuitions et me rendre compte à quel point nous pouvons
être guidés ! Après en avoir entendu parler par Marc, un cocréateur
toulousain, présent à ma conférence hier soir, je lui ai immédiatement
demandé de lui envoyer un message pour savoir si elle était libre pour une
séance. J’ai tout de suite pensé à une interview, mais je souhaitais la tester
avant. Bien que je ne laisse pas mon corps énergétique entre les mains de
n’importe qui, j’avais confiance car je sentais une sorte de « rencontre
cosmique ». Odile accepta de suite car un client venait d’annuler, et ce
matin, j’ai pu recevoir un soin de sa part.

Elle a un don, et j’aime savoir qu’il est temps pour moi de libérer
d’anciennes mémoires cellulaires qui ne me servent plus. Elle m’a dit avoir
pu identifier avec précision d’où ma rosacée venait. Quand elle m’a évoqué
la vie passée liée à cette maladie, j’ai ressenti une forte résonance en moi,
comme si tout remontait à la surface pour être libérée. Cela m’a mis en
confiance sur le chemin de guérison où je me suis engagée.

ÊTRE MÈRE
Elle m’a dit avoir aussi libéré des mémoires de vies passées liées à un
enfant que je n’ai pas désiré, et a confirmé que j’aurai deux enfants. Je sens
fortement ces naissances et je m’en réjouis. Mon travail spirituel est
maintenant aussi lié à la préparation de ces nouvelles arrivées dans les
prochaines années. Cela peut paraître fou, mais devenir mère à 40 ans de
faux jumeaux ou de naissances rapprochées, d’un fils puis d’une fille me
paraît être une réalité presque certaine. C’est comme si leurs âmes étaient
déjà là. Je sens plus fortement celle du petit garçon. Quel bonheur de savoir
tout ceci et de le sentir dans mon corps spirituel et physique, comme une
certitude ! Cela doit être un bonheur infini d’être mère, même si je mesure
aussi les difficultés liées à un tel engagement, et à un tel amour.

AMOUR INCONDITIONNEL
Je pense que mon amour est inconditionnel avec Peter. C’est étrange,
mais dès le début de cette relation, lors de notre rencontre, je n’ai pas senti
cette conditionnalité, cette envie que l’autre soit différent, ou encore que
notre relation prenne une forme plutôt qu’une autre. J’ai ma préférence,
bien entendu, mais mon amour est plus grand que la forme de la relation en
elle-même.

J’ai certes mes peurs et mes doutes, que je partage avec vous et lui, mais
d’une manière générale, je lui souhaite tout le meilleur. Si c’est avec moi,
tant mieux. Si ce n’est pas avec moi, c’est OK aussi. Je souhaite attirer à
moi et qu’il attire à lui ce qui nous correspond respectivement le mieux.
Cela ne veut pas dire le repousser, mais simplement vivre le meilleur
scénario possible en toute confiance. Il semble être dans cette même
dynamique. Ses réactions face à notre rencontre sont différentes, et il
explore cette nouvelle relation, tout en ayant confiance dans la tournure des
événements.
KARMA
Mes guides m’avaient dit que nous n’avions pas de « karma » ou de
mémoire de vies antérieures, peut-être que c’est ça que je ressens avec
Peter. Ce qui est très différent de mes autres relations, je dois bien l’avouer.
Je peux aussi m’avouer que je ne souhaite rien de moins qu’une vie de
couple douce et heureuse. Et s’il doit m’arriver de vivre des restes de mon
« karma » liés à des vies antérieures douloureuses, alors j’ai confiance en
l’univers pour que ces moments soient rapidement transmutés. Le drame de
deux âmes écorchées qui se retrouvent pour se faire évoluer mutuellement
mais sans voir et comprendre le pourquoi de leur rencontre et les leçons de
vie qu’elles doivent en tirer sur un plan plus subtil attire compétition,
règlement de comptes, narcissisme, incompréhension, victimisation et
difficultés menant à une spirale infernale. Oui, l’enfer sur terre existe, mais
le paradis aussi ! Alors, choisissons bien nos expériences. Pour connaître
cette paix intérieure et retrouver son pouvoir personnel que seul un être
libre malgré les circonstances peut connaître, il est utile de lâcher prise, de
pardonner et d’être ouvert aux leçons de vie qui en découlent. Ce processus
nous demande beaucoup de courage car notre ego a envie de répondre, de
se défendre et de se battre. Seulement, celui-ci n’est jamais satisfait. Mon
souhait est d’être cohérente, en harmonie, heureuse, épanouie et joyeuse
d’être en couple afin de cocréer un présent qui est constructif, divertissant,
joyeux, passionné, amoureux et positif.

Ma tournée de conférences continue. Quel bonheur d’être dans le Sud !


Une terre qui me parle, un soleil qui énergise la lionne que je suis.
L’amoureuse en moi se sent fleurir. Même mon visage en témoigne !
LOL. Enfin ceci est peut-être moins drôle, mais je dois faire avec ma
rosacée ! J’apprends à l’accepter, mais l’exercice n’est pas simple !

ÉCOUTER LES SIGNES


J’ai loupé mon premier train, et le suivant, celui que j’ai pris, s’est arrêté
deux fois en milieu de voie. Je me suis lancée dans une course effrénée tout
l’après-midi pour rattraper mon retard et honorer ce qui avait été prévu,
mais l’univers souhaitait me faire comprendre certaines choses. Je n’ai pas
su lire les signes, je m’explique :
Je devais, à mon arrivée à Montpellier, être interviewée par deux médias
locaux. La première rencontre avec un journaliste d’un magazine gratuit
que je connaissais me mit en joie et fut une délicieuse expérience, mais le
deuxième rendez-vous fut très difficile pour moi à vivre. Il y avait un
décalage entre nous ! Le journaliste et moi n’étions pas sur la même
longueur d’onde. Il me proposait un entretien qui ne correspondait pas à ce
qui avait été prévu et qui me mettait dans une position inconfortable. J’ai
donc dû maladroitement annuler. J’ai failli en pleurer tellement cela me
rendait malheureuse. La vérité est que j’aurais pu éviter cette rencontre en
écoutant mon intuition en amont dès que ce média m’avait contacté ou suite
au retard du train. Je devais faire un choix, je ne l’ai pas fait, et la vie m’a
fait expérimenter ce contraste. J’ai dû le vivre avec de la souffrance pour
m’en rendre compte. Cela m’apprend à suivre encore plus que jamais
l’intelligence de mon cœur, celle qui est connectée et très précieuse à
écouter, mais encore faut-il agir en fonction de ses intuitions !

Ce moment délicat m’a finalement beaucoup appris. Je ressens une clarté


et une gratitude, pénétrantes et poignantes, face à cette expérience. Je suis
éternellement reconnaissante d’avoir accès à des outils et surtout de me
sentir protégée par la vie. Je lui fais confiance et me laisse guider.
J’apprends et je ne souhaite pas reproduire deux fois les mêmes erreurs.
Je demande alors à mon guide et à mes anges, en écriture automatique, de
m’expliquer un peu mieux cette situation :
« Pourquoi cette incompréhension ? Pourquoi ce malaise ? Ce mal-aise
n’en est pas vraiment un. Il est nécessaire d’écouter les signes, de suivre
ton intuition. C’est ce que tu partages et c’est ce que tu dois vivre. Les
signes sont toujours présents à tout instant. Ils ne se présentent pas un à un,
tel que tu le vis. Ils sont là et tu les vois ou non. Tu décides de les ignorer ou
non. Cette rencontre t’a permis de réaliser l’incompréhension de certains
médias. Cela représente une sonnette d’alarme et intervient comme une
forme de protection pour ton futur. Beaucoup de médias tremblent devant
des blogueurs et les jeunes générations, car ils connaissent votre pouvoir et
souhaitent en avoir autant, mais ne peuvent pas, par manque d’intégrité, de
cohérence et de perception au-delà de leur propre ego. Ce que tu as créé,
avec des milliers d’autres personnes dans le monde, redonne la liberté et la
parole à tous. »
RECUL NÉCESSAIRE
Peter et moi avons échangé tôt ce matin sur Viber. Je ne sais pas où il en
est. Il ne s’exprime pas autant que je l’aimerais. Il est présent, il est
merveilleux, mais je ne connais pas ses sentiments. Je ne le pense pas
amoureux. Le Japon sera l’opportunité de le découvrir et d’approfondir ce
point. Pour moi, l’homme doit avoir un désir ardent pour la femme qui
l’aime et qui le séduit. C’est super frustrant de sentir que l’homme qui nous
attire et avec qui l’on passe du temps n’a pas ce même désir d’intensité.
Avoir les mêmes aspirations de vie – l’envie de grandir, de voyager,
d’accompagner, d’être parents, de manger sainement et d’être en forme – ne
suffit pas !

Il fait des choix en ce moment. Je ne les connais pas tous, car il a sa vie,
ses connaissances, son travail et son environnement. Je fais moi aussi des
choix dans l’intégrité de mon être. Je souhaite me donner toutes les chances
de vivre cette relation que j’ai tant attendue. Alors, je demande assistance à
la vie, aux êtres de lumière, à mes guides et anges, de m’accompagner dans
ce processus. Il n’est plus question pour moi de perdre mon temps.

CRÉER L’EXTRAORDINAIRE ENSEMBLE


Nous avons échangé sur l’abondance hier, et je lui ai dit qu’il était le
style d’homme avec qui je peux faire équipe et créer abondamment. Il m’a
dit que lui aussi voyait cette possibilité. Ce n’est pas un échange
« classique ». Notre relation n’est pas ordinaire. Pour autant, ma fougue,
mon énergie et ma passion, ne sont pas pour le moment rassasiées. Loin de
là. Alors, j’attends, je respire et j’apprécie ce moment, seule, où je peux
prendre du recul, réfléchir et voir la situation telle qu’elle est et non telle
que mon élan amoureux ou ma passion voudrait. Je m’accompagne, je sais
que cette relation mûrit. Je m’efforce de me détacher de la forme et d’être
présente au fond. Il est vrai que je me sens attachée à la beauté de cette
relation, à notre histoire. Tout ceci n’est qu’identification. Pour être
authentique avec moi-même, cette relation manque de plusieurs ingrédients,
surtout de réciprocité.
Je souhaite cocréer avec un homme qui a assimilé les lois universelles,
les pratique et les maîtrise. Je souhaite être admirative et apprendre de lui
tous les jours. Il est humble et enraciné. Il sait qui il est et n’a pas besoin de
le prouver. Avec lui, je peux manifester, créer, aimer à un niveau universel,
cosmique, en dehors de la norme. Il est pourtant tellement humain et
incarné. Je m’épanouis à ses côtés, et lui aussi s’épanouit à mes côtés. Je
découvre et deviens chaque jour un peu plus cette femme aimante,
touchante, vraie, authentique et inspirante. Je ne souhaite pas une vie
ordinaire avec cet homme. Je rêve d’une vie de plus en plus lumineuse,
douce, joyeuse, drôle et passionnante. Nous coacherons de grands projets
ensemble. Nous sommes complémentaires et pourtant si similaires. Nous
nous entendons à merveille !

SOIF D’AMOUR AUTHENTIQUE


Sur la route entre Sophia Antipolis et La Ciotat, en ce samedi 9 mai, je
suis envahie par une vague de tristesse et en même temps d’union. Je vais
visiter le cinéma L’Éden et interviewer Gilles Lartigot, l’auteur de Eat9. Il
est 10 heures, et je demande à l’univers en cet instant précis de
m’accompagner et de me révéler le potentiel de cette relation, si oui ou non
Peter est celui qu’il me faut ou si je fais fausse route. Je déclare que je suis
prête à entendre la réponse. Cette demande sincère et directe me met les
larmes aux yeux tellement mon cœur a soif d’amour authentique. Quelle
magnifique déclaration du cœur ! Cela me touche, car je réalise à quel point
je suis alignée avec cette demande. Pas de ronds de jambe. Ce n’est pas une
prière formelle mais bien de mon être, de mon âme. Je demande un signe, et
la chanson I’m Outta Love, please set me free10 d’Anastacia passe
immédiatement à la radio. Est-ce un signe ? En tous les cas, je monte le son
et me voici à chanter à pleins poumons. Une libération, un lâcher-prise. J’ai
le sentiment d’être comprise et de dire : « Oui, libère-moi, si tu ne vois pas
ici le potentiel. » Cette réponse vient comme une confirmation. Il me faut
me libérer de cette relation. La dernière fois pourtant que j’avais pris cette
décision, Peter avait ouvert son cœur et m’avait clairement dit que son
amour grandissait. Je ne le pense pas amoureux, il m’aime à un autre
niveau. Être clair ici avec moi pourrait en effet changer cette relation très
profonde que nous avons. Il a peur de me perdre.

ONE MORE TRY


Mon âme, elle, me dit de rester, mais une autre partie de moi me dit de
fuir cette relation. Un schéma que je connais bien. Ce n’est pas aussi facile
de voir pour soi-même que pour quelqu’un d’autre, n’est-ce pas ? J’imagine
que cela vous est aussi arrivé. Peut-être que vu de l’extérieur, tout paraît
évident, mais impliquée dans l’histoire, ce n’est pas aussi clair. Du moins,
je me sens prise entre deux courants. Ça secoue. Cette chanson laisse place
à celle de George Michael qui s’appelle One More Try11, et je comprends
qu’il me faut être patiente et attendre de voir comment se déroule le séjour
au Japon. J’ai le sentiment que ce prochain épisode sera décisif. Dans
quelques jours, je serai à Tokyo.

Je souhaite être dans une relation exceptionnelle, le grand amour. Ce


n’est pas que je le souhaite, mais que je le sais possible. Ce n’est pas un
« peut-être », c’est une certitude qui m’enthousiasme. Je suis comme un
enfant de 4 ans devant un sapin de Noël. Mon cœur est grand ouvert. Je ne
connais pas mon cadeau, mais je sais qu’il va me réjouir du plus profond de
mon être. Je fais confiance à la vie.

JOUE PAS
Seulement voilà, la chanson de François Feldman, Joue pas, passe
ensuite. « Joue pas, pas avec moi, car l’amour, ça plaisante pas », comme si
les paroles parlaient pour moi. Une partie de moi pense qu’il joue, que je
dois être libérée de cette situation et qu’il n’est pas sincère. Je vois des
signes de cet amour, mais qu’ils ne sont peut-être qu’illusion.

Il continue tout de même à entretenir une relation amoureuse que je sens


inauthentique. Peut-être a-t-il peur de me décevoir et de me dire clairement
que cela n’ira pas plus loin par peur de me perdre ?

Il dépasse clairement ses limites, explore, mais n’ose pas s’affirmer


complètement. En attendant, le temps passe, la passion n’est pas là, et je
m’attache. Si l’amour est vrai, il devrait grandir et de toute façon se
concrétiser. Il n’y a pas de quoi avoir peur, et les prochains mois révéleront
forcément, tôt ou tard, la vérité. Celle-ci deviendra claire et limpide. Une
certitude dans le réel, et non une projection de l’esprit. Je me rassure et
respire.
Après tout, je vis une étape importante et précieuse de ma vie. Partager
tout ceci avec vous me soulage et me permet de prendre un certain recul.
J’entends par moments vos encouragements, vos avertissements et votre
joie à l’idée d’être vous aussi entendu et d’attirer à vous vos rêves.

GUÉRISSEZ MESSIEURS
Hier soir, au Buddha Bar de Monaco, Annick, une amie de Kate, me
disait que rares sont les femmes qui proposent d’être aussi vraies,
authentiques et inconditionnelles. Moi, je pense que nous sommes
nombreuses, ou du moins que nous sommes de plus en plus nombreuses à le
souhaiter, à le vouloir, mais que nous craignons de faire peur aux hommes.
Une authenticité, à cœur ouvert, un franc-parler, une énergie sexuelle et une
indépendance impressionnent la plupart des hommes. Alors Messieurs,
ouvrez-vous et faites le nécessaire pour être prêts à rencontrer les futures
déesses qui se réveillent et s’incarnent en nous ! Nous ne sommes pas là
pour vous blesser, nous sommes ici pour vous accompagner et cocréer avec
vous dans l’amour. Guérissez votre cœur et vos blessures, et rencontrez,
vous aussi, une déesse. Bien entendu, nous sommes des êtres humains avec
nos propres blessures, mais quand même des déesses, surtout quand vous
nous voyez comme telles. Je pense que nous avons aussi un pouvoir
d’initiatrice à l’amour sacré.
Peter réalise que je suis différente et il souhaite aussi vivre une union
véritable. C’est un homme qui a un cœur ouvert et a déjà fait beaucoup de
travail sur lui. Il n’a pas peur du féminin sacré car il a lui-même exploré son
masculin sacré. Son féminin et son masculin sont équilibrés.

Je suis dans l’avion en direction de Tokyo, et je fête ce voyage avec un


verre de champagne offert par la compagnie. La classe économique aussi y
a droit ! J’apprécie cette abondance.

ÊTRE AIMÉE POUR QUI JE SUIS


J’aime l’ouverture d’esprit de Peter. On peut discuter de tout. Je ne me
sens pas jugée. Je peux apprendre, me relaxer et me confier à lui sans
retenue. C’est plutôt chouette pour une nana comme moi qui aime dire les
choses, être vraie, annoncer la couleur et avoir face à soi une personne
expliquant en détail sa façon de fonctionner et d’opérer. Il semble savoir qui
il est. Il n’a que 40 ans, mais il est mûr.

Je souhaite être aimée pour qui je suis. C’est ce que cette relation
m’apprend. Le fait de prendre notre temps me donne confiance en moi, en
ce que j’apporte, en ce que je souhaite. C’est un vrai cadeau, et je dois
remercier Peter pour ça. Car c’est nouveau pour moi. Avant lui, je n’avais
pas vraiment réalisé ce que je voulais ni ce que je pouvais offrir dans un
couple. Cette prise de conscience avait commencé à se faire tout doucement
avec mon « ex », et c’est bien pour cela que je suis aussi reconnaissante de
cette relation. Celle-ci m’a permis de réaliser une partie de mon potentiel,
de vouloir le vivre, de l’explorer et de m’autoriser à rouvrir mon cœur
pleinement d’un amour véritable.

ÊTRE LIBRE
J’aime savoir que Peter a ce potentiel, mais que je ne suis pas limitée à
cette option. Je ne me sens pas prisonnière. Savoir que je suis libre est
important. Cela faisait un moment que je ne me sentais plus libre de faire ce
choix. Comme si cette possibilité n’était pas de mon pouvoir. Je me suis
pourtant souvent sentie une femme libre, mais plus je prends du recul sur
mes autres relations, plus je réalise que je n’étais pas libre. Je m’offrais des
moments de liberté, ce qui est déjà beaucoup certes, mais je ne me trouvais
pas dans une relation où toutes les parties de moi étaient acceptées, tel que
le dirait Mark Nepo. Ça paraît simple mais c’est en fait tout un
cheminement pour en arriver là. Alors, au lieu d’être impatiente, je me
souviens que tout est en train de se mettre en place, que le timing est parfait.
Je tente de me détacher du résultat, j’apprends, je grandis et je me construis
désormais dans l’amour. Je fais des choix dans l’amour et non dans la peur.
Je vis le moment présent et je savoure chaque instant. Je me souviens de
mon potentiel d’amour, de celui que je portais en moi toute jeune. Je pense
avoir retrouvé cette capacité à aimer.

Il me tarde de découvrir comment tout ça va se mettre en place et


s’orchestrer. Je dis merci à la vie pour ce cadeau. J’ai fait ce choix dans
l’amour. Je fais confiance en la vie. Je me fais confiance. Je lui fais
confiance. Je suis sereine et même enthousiaste par rapport au futur et à ses
innombrables possibilités. Je suis prête à vivre le meilleur scénario possible.
Avec lui ou pas. C’est un cadeau que je m’offre.

DANS MA FÉMINITÉ
Je me sens être dans ma masculinité depuis le début de cette relation. À
moi d’être féminine et disponible. Pétillante, enivrante, subtile, charmante.
J’aime que l’on me chuchote des mots d’amour, des mots coquins, des
textos disant « je t’aime » ou « j’ai envie de toi tout de suite »… Mmmmm !

Alors, comment m’assurer d’être moi-même et de ne pas en faire trop ?


Comment rester vraie à qui je suis, sans pour autant déborder d’amour et
faire peur aux hommes ?

J’ai la joie de vivre et être dans le moment présent sera la meilleure chose
à faire. Écouter mon cœur, mon intuition, être authentique, responsable, et
avancer dans l’inconnu sont des valeurs avec lesquelles j’aime vivre.

EN MODE AUTISTE
Impossible de dormir, il est 4 heures du matin à Tokyo et cela fait quatre
heures que je n’arrive plus à fermer l’œil. Je suis bel et bien réveillée. Je
suis triste et en colère face à ce qu’il se passe. J’ai retrouvé Peter à mon
arrivée, entre ses deux rendez-vous d’affaires, dans le quartier financier de
Tokyo. Nous avons pris un verre. Le seul signe de tendresse qu’il m’ait
offert, si je puis dire, fut un bisou : un petit « piou ». Point final. En deux
heures, pas un geste, pas un compliment. Je retrouve un homme distant et
froid. Moi qui me faisais une joie de le revoir ! Je conçois qu’il soit stressé
et concentré sur son travail mais quand même, il est là, version autiste. Il ne
me le dit pas, mais l’expression de son corps parle pour lui-même :
N’approche pas de ma bulle, sinon je vais crier et me sentir très mal à
l’aise. Cette réaction me surprend un peu et me fait travailler sur moi-
même. Je n’en dors plus. Je suis certaine que le décalage horaire joue aussi
sur mon insomnie, mais il y a une tristesse en moi face à cette réalité à
laquelle il est temps que je me confronte. De plus, pas un « bonsoir », pas
une « bonne nuit ». Je trouve cela très raide. J’ai envie de lui dire dès
demain de poser clairement les choses entre nous. Je suis ici sur la retenue,
ce qui rend la relation plate et insipide. Je vais finir par y mettre fin. Je sais
que Peter est capable de beaucoup de tendresse. Mais cela semble être à ses
heures. C’est dur, d’autant plus que je pensais que nous allions passer une
soirée romantique.

TRISTESSE
Je me donne jusqu’à lundi pour mettre de l’ordre dans cette relation, si
rien ne s’améliore. Samedi, nous serons à Kyoto ensemble, dimanche, au
mont Fuji, et lundi, nous serons de retour à Tokyo avant son départ. Je
resterai au Japon une nuit de plus que lui avant de m’envoler pour Séoul.
Nous faisons chambre à part, ce qui est là aussi un signe plutôt déprimant. Il
est vrai qu’un couple dans une même ville se serait uni pour passer sa
première nuit à Tokyo. Mais Peter m’a dit avoir de nombreux rendez-vous
et beaucoup à faire, ce qui ne rend pas la chose moins triste. Oui, triste ! Et
je connais ce sentiment de tristesse. C’est celui que j’avais à la fin de ma
relation avec Clément quand les choses n’étaient pas OK pour moi. Comme
si mon vase rempli d’événements incohérents débordait de larmes.

S’OFFRIR LA VÉRITÉ
Cet événement marque pour moi une prise de conscience. C’est-à-dire
qu’il est pour moi un indicateur clair et précis que cela ne me convient plus.
D’ailleurs, je pense que ma rosacée a commencé à refaire surface, à la suite
du premier week-end que j’ai passé avec lui à Majorque. Comme le signe
d’une incohérence. J’aurais pu dès ce moment avoir le courage d’écouter
mon cœur et dire « non » à cette relation. Il y avait déjà tant de signes. Mais
je ne l’ai pas fait. Ma peau me montre mon manque d’intégrité ici. La
situation n’est pas OK depuis des semaines, et il est temps de prendre mon
courage à deux mains. Cela ne rend pas les choses faciles.

Je peux lui trouver toutes les excuses du monde et me mentir. S’il se


ment à lui-même, ce qui est tout à fait possible, c’est une chose, mais j’ai le
devoir de m’offrir la vérité. Si je souhaite vivre le grand amour, alors il me
faut aussi clairement dire ce que je ne souhaite pas ou plus. Peter est un
super homme, mais il n’est pas amoureux. Ma décision de lui parler au plus
tôt est l’acte le plus courageux que je suis amenée à faire depuis ma rupture
en octobre avec Clément. Il me faut ici me rendre à l’évidence et
communiquer clairement. L’un d’entre nous doit le faire.

LA TORTURE
Je souhaite avoir le courage de libérer ces énergies au plus tôt et me
donner tous les moyens d’attirer la totalité de ce que je vois dans l’homme
de ma vie. Pour l’instant, la totalité de ce qu’il est n’est pas présente, n’est
pas visible. Nous avons du temps à passer ensemble au Japon, et je redoute
les conséquences de lui en parler en ce début de séjour. Je me dis que le bon
moment va apparaître. Je vais le sentir venir. Lundi me paraît être bien,
mais ma tristesse demande à s’exprimer, et je pense que je vais pleurer, car
l’émotion est intense.

Le temps ne changera pas ses sentiments. Ceux-ci sont amicaux, et même


si une partie de lui aimerait qu’ils se développent autrement, il n’en est rien.
Je crois que si je lui réexprime mes sentiments et ce que je souhaite, en
personne cette fois, la conversation aboutira à des conclusions et prises de
conscience bien différentes que par téléphone. Je ne pourrai pas cacher mon
émotion, et je demanderai de la clarté jusqu’à l’obtenir, car sinon, c’est une
vraie torture pour moi à vivre. Je m’en rends compte.

HONORER SA VÉRITÉ
Je demande à mes guides et à mon âme de bien vouloir me dire ce qu’il
se passe avec Peter. Ils me dictent le message suivant :
« Il est dans ses peurs et a besoin d’être rassuré. Tu ne sais pas le faire et
tu n’as pas à le faire. Ses attentes sont nombreuses, et même si tu
représentes pour lui une femme magnifique il a des attentes qui sont autres.
Il ne sait pas encore comment les exprimer car il est pris entre deux
mondes. Tu n’as rien à faire à ce propos. Tu es présente et tu as fait ce que
tu pouvais et voulais. Il est important que tu te sentes bien, aimée, belle,
séduisante, désirée par ton amoureux. Peter n’exprime pas ses sentiments et
ses émotions, donc cela te semble fade et ennuyeux. Il serait juste et bon
pour vous deux, en effet, de parler à cœur ouvert comme tu sais le faire. Tu
peux simplement lui dire que cette situation ne te convient pas et que tu le
préfères comme ami plutôt que comme petit ami. Que cette situation ne
semble pas te combler pour le moment, et que tu préfères construire une
belle amitié avec lui plutôt que d’être dans l’attente de plus et de quelque
chose que tu ne penses pas qu’il puisse t’offrir. Tu as déjà exprimé cette
volonté, mais tu n’as pas réussi à la mettre en place. Tu n’as pas écouté tes
sentiments et comme tu as été dans l’incapacité de t’exprimer, la rosacée
est apparue de plus belle. C’est un indicateur. T’exprimer et dire ce que tu
penses dans la douceur, la compassion, la bienveillance a tout de sacré. Tu
as clairement eu des moments de tristesse et d’incompréhension. Il est sur
la voie. Tu as un chemin qui est clair, le sien ne l’est pas encore. Alors
laisse-toi guider comme tu sais si bien le faire. Fais-toi confiance. Tu ne
loupes rien ici, car tu es guidée et tu le fais dans l’amour. Rien n’est cassé.
C’est au contraire en restant dans cette situation que les choses pourraient
se casser, et que tu risquerais l’incompréhension la plus totale. Alors,
honore ce sentiment. Ce n’est pas trop demander. Tu élèves tes standards
afin de pouvoir vraiment rencontrer ton match, vibratoirement et
physiquement. Il n’est point juste de ne pas écouter ton cœur. Il n’est point
séduisant que d’être dans l’attente de l’autre. Il n’est point simple d’être
pris entre deux eaux, deux pensées, et de ne pas pouvoir se décider. Vous
avez déjà passé du temps ensemble, et la période d’évaluation est
clairement sur le point d’expirer. Cela est juste et bon de t’exprimer et de
dire ce que tu penses dans l’amour et la sérénité. Tu n’es pas face à un
sentiment naissant mais récurrent, ici, avec lui, alors aie foi et avance dans
le sens de ton intuition et de ton amour-propre. Nul n’a besoin de se
sacrifier dans une relation. S’exprimer, recréer, demander, s’honorer et
s’élever fait partie du chemin de tous. Alors, haut les cœurs, réjouis-toi
d’honorer ta vérité, car cela te libérera et te donnera confiance ! »
LE MOMENT EST ARRIVÉ DE LUI PARLER
Nous avons pris le Shinkansen, un train super rapide pour aller de Tokyo
à Kyoto, la ville des temples et des geishas. Quel merveilleux endroit ! Tout
simplement magique. Nous avons vécu une journée extraordinaire remplie
de synchronicités, de manifestations et de joie. Mais j’avais en tête de parler
à Peter. Je me sentais tous les jours un peu plus rejetée et je ne voulais pas
continuer ainsi. Le moment était donc venu de lui parler. Je me suis promis
de le faire dès le lendemain.
Je venais de commander un thé au Starbucks de Kyoto. Pas très original
d’aller dans ce café au Japon, mais toujours est-il que c’est l’endroit où je
me suis ouverte à Peter. J’ai décidé de lui dire à quel point cette situation
me faisait souffrir. Je me suis mise à pleurer en lui racontant que je
cherchais à vivre le grand amour. Je ne souhaitais rien de moins. Sentir cet
amour, le donner, le recevoir, le vivre. Notre histoire ressemblait plus
clairement à de l’amitié qu’à autre chose. Il a confirmé que c’était le cas. Il
a été direct et d’accord. J’ai pleuré de plus belle. Il n’a pas essayé de
recoller les morceaux cette fois-ci. Je lui ai promis que je resterai dans sa
vie, mais que j’avais besoin de temps sans échanges, sans textos, sans mots
doux. J’avais besoin de me couper énergétiquement de lui. J’étais
consciente que mon acte était libérateur, mais quelle épreuve !

Pour l’anecdote, Starbucks est une chaîne américaine que j’affectionne


particulièrement, car lors de ma tournée d’interviews pendant un an à
travers les États-Unis, en 2011, ce fut l’endroit où je pus trouver du WiFi et
mettre mes vidéos sur YouTube en ligne à aucun coût. J’y ai donc plein de
souvenirs. Il était la seule constance du voyage. Un peu comme un point de
repère que je pouvais retrouver dans toutes les villes américaines où j’avais
choisi de filmer et me poser quelques jours.

LIBÉRATION D’ÉNERGIE
Après avoir découvert les temples de Kyoto, nous avons discuté de
nouveau et repris le train pour Tokyo. Une journée au mont Fuji nous
attendait.
Tokyo, Kyoto, Fuji, les expériences de ces derniers jours furent pour moi
un vrai moment de partage, d’amour et d’évolution sans précédent. Je dois
bien vous avouer que cela n’a pas été facile de dire à Peter que je nous
préférais amis, mais c’était nécessaire. J’étais triste et en même temps, je
mettais fin à une incohérence. Ne pas prendre position pour moi-même était
pénalisant : ma rosacée n’avait cessé d’augmenter. J’étais totalement dans
une position de demande, j’avais peu confiance en moi et j’étais comme
hypnotisée. Je sentais une perte de pouvoir et surtout une inauthenticité
d’être.

L’énergie entre nous a immédiatement changé après cette conversation, et


je me suis sentie bien ensuite. Hier, nous avons pu passer une merveilleuse
journée au pied du mont Fuji à l’occasion de la cérémonie pour la paix dans
le monde réunissant plus de huit religions et 10 000 participants. J’étais
invitée par la famille Saionji et, vêtue de mon yukata japonais, je me suis
retrouvée sur la scène principale recevant les éloges de M. Saionji en
personne. Un grand moment de partage et de connexion au Divin et au
champ des possibles. Nous avons pu tous les deux profiter pleinement de
cette journée exceptionnelle, et j’ai retrouvé mon énergie.

LE LIVRE
Je lui ai parlé de ce livre et lui ai dit que j’écrivais depuis la séparation
avec Clément en octobre et qu’il faisait pour le coup, lui aussi, partie de
cette histoire. Une histoire vraie, tout à fait ordinaire et courante. Le titre ?
Je suis célibataire et ça me plaît. Cela l’a fait sourire, et il m’a donné son
accord.

Je suis claire sur le fait que de ne pas avoir de mec est libérateur et offre
de nouvelles perspectives. Je me souhaite le meilleur. Je me trouve belle,
pétillante et pleine de vie.

PLUS MERVEILLEUX QUE LUI


Je suis remplie de gratitude d’avoir eu le courage de lui parler et de faire
ce pas pour moi-même ! Je me sens connectée à mon essence, à qui je suis.
Je me sens en phase, en résonance avec mon âme, mon Être et mon corps.
Je sais que cette situation et cette tristesse que je ressentais n’étaient pas
cohérentes. J’aime ce que j’y ai découvert, même si cette décision n’a pas
été évidente. J’ai retrouvé mon pouvoir personnel, spirituel et d’inspiration.
Je serai éternellement reconnaissante pour cette rencontre, car je sais
maintenant que je ne mérite pas une relation en dessous de celle-ci. Même
s’il a été rare pour moi de rencontrer un homme grand, intelligent, spirituel,
sportif, humble, sécurisant, beau, fort, bienveillant, passionnant et faisant
très bien l’amour, il en existe forcément un qui me correspond, un qui sera
le bon pour moi et qui verra en moi une femme magnifique, pétillante et la
mère de ses enfants. J’attendrai, je prendrai soin de moi en me préparant dès
maintenant à cette rencontre.

Je me sens prête, non pas pour être belle pour les autres, mais bien pour
moi-même. Voilà, une nouvelle vie commence pour moi. Je me sens libre,
libérée, bien dans mon corps, dans ma tête, et prête à vivre le meilleur
scénario possible.

CONFIDENCES
Peter m’a fait des confidences hier soir sur son passé qui m’ont touchée.
Il s’est ouvert, et je suis heureuse d’avoir pu partager un tel moment avec
lui. Il m’a ouvert son cœur et m’a révélé ses secrets. Il m’a montré la
confiance qu’il avait en moi. C’est une preuve d’amour. L’amour est bien
présent et profond entre nous, c’est un amour platonique, mais grand. C’est
une âme qui m’est chère que je connais très certainement d’une vie passée.
Nous sommes là, l’un pour l’autre à jamais. Ses confidences m’ont montré
à quel point nos vies sont liées, et nous avons encore à partager. Une
histoire romantique ou de couple ne pouvait pas nous permettre de vivre,
aussi bizarre que cela puisse paraître ici, la profondeur et l’éternité de notre
relation. Nos âmes sont unies à jamais.

UNE DÉCLARATION D’AMOUR À MOI-MÊME


Je me sens inspirée d’envoyer une lettre à Peter. Notre union est plus
claire, et je voulais le remercier.

« Bonjour très chère âme,


Je me souviens de tant de beaux souvenirs ici, au Japon, avec toi. Je
t’envoie ma profonde gratitude pour ces moments magiques. Ce voyage
restera une expérience inoubliable.
Être amis est en effet la meilleure chose pour nous à faire. C’est sans
doute ce que tu as souhaité depuis le début.
De mon côté, j’ai rêvé de plus et je suis tombée amoureuse. Je réalise
que j’ai été victime de mes projections. Je suis heureuse d’avoir exploré
dans cette direction sans m’être perdue en route. Je suis ravie d’apprendre
rapidement de cette expérience.
J’aime ma vie et je suis complètement ouverte pour vivre le grand amour.
Je veux t’offrir mon amitié inconditionnelle. Ton âme m’est chère. Ton
énergie, ta vibration, ta connexion à l’univers, ta volonté et ton envie de
grandir constamment sont magnifiques. Quelle joie de partager cette
passion avec toi ! Te rencontrer me confirme que je suis sur un chemin pour
vivre une relation incroyable. Je souhaite te remercier pour tout ce que tu
m’as appris ces derniers mois sur moi-même. Mais pour que je puisse
rapidement aller de l’avant, nous avons besoin de moins communiquer ou
du moins différemment.
Avec gratitude et amour. Aurélie Lilou »

J’ai signé cette lettre de mes deux prénoms. Tous les aspects de moi sont
ici réunis. Ce texte est comme une déclaration d’amour à moi-même et à
l’univers. Me respecter, me donner cet amour, exprimer mes besoins et ce
qu’il y a dans mon cœur me procure une vraie joie. Je souhaite m’offrir le
meilleur et vivre le meilleur scénario possible. Oui… d’infinies possibilités
s’offrent à nous à tout moment, et cette lettre est une déclaration à l’univers.
J’ai fait ici un choix dans l’amour et non dans la peur. J’ai choisi de vivre
une relation exceptionnelle, de fonder une famille heureuse et d’avoir une
vie passionnante et complète. Je suis tellement reconnaissante pour le
courage que j’ai eu de faire ces choix. Ma vibration grandit après une telle
expérience. Je serai demain midi à Séoul, en Corée du Sud, pour de
nouvelles aventures.

ÊTRE SON PARTENAIRE DE VIE


La vie est facile seule, mais j’aime partager et être accompagnée.
Heureusement, je rencontre au fur et à mesure des anges. Je ne me sens
jamais seule. C’est comme s’ils se relayaient et m’accompagnaient tout au
long du chemin. Je me sens connectée et en phase avec ma vie. J’ai quand
même une pensée pour Peter qui devrait atterrir d’une minute à l’autre. Il
est 22 heures, et il a passé sa journée dans l’avion. Il verra ma lettre très
bientôt. Je partage, je m’ouvre, je vis la vie, je m’expose, j’ose et j’aime.
Mon cœur est ouvert et ça me plaît. Quel beau titre ! Vivre à cœur ouvert
avec la vie pour attirer à soi son vrai partenaire de vie.

Car, finalement, je suis mon vrai partenaire de vie. N’est-ce pas ? Je suis
en couple avec moi-même, je suis unie, je m’aime et je m’accepte telle que
je suis, avec mes défauts et mes qualités. Je réunis au mieux mon masculin
et mon féminin en moi. Je tends à être inconditionnelle et dans l’éveil. Je
m’ouvre à l’infinie puissance du cœur et de l’amour. Je suis mon propre
partenaire de vie avant tout, car s’il y a une personne avec qui je vais faire
ma vie, c’est bien moi-même ! Alors, pourquoi ne pas apprécier et aimer
pleinement cet être ?

NOUS SOMMES DÉJÀ RÉUNIS


Oui, l’amour ne peut qu’être présent quand nous sommes en amour avec
nous-mêmes, avec notre vie. Nous expérimentons l’amour, de toute façon, à
tout moment, et l’autre devient alors une extension de soi. L’autre n’est pas
là pour combler un manque. Il est là pour un partage, une communion, un
chemin. Deux êtres se rassemblent dans une même vision, une envie
d’aimer et de partager la vie avec un grand V. Ô partenaire idéal, je ne te
cherche plus, je t’ai trouvé, tu es là en moi, devant moi, et autour de moi.
Quand je suis Un avec moi-même et la source, quand je m’aime
inconditionnellement et passionnément, que je me souhaite le meilleur en
souhaitant le meilleur aux autres, alors je reconnais mon potentiel divin. Il
n’y a plus de différence entre être et avoir. Je suis déjà en présence du Un,
en présence de moi-même et de l’autre, dans une harmonie et grâce divines.
Plus besoin de questionner, car dans ces moments-là, j’ai foi en la vie, en
moi, et tout est ici dans cet instant, rien ne manque, ni toi, ni moi. Nous
sommes déjà réunis.

LETTRE DE L’UNIVERS
Mercredi 20 mai. Je suis à l’aéroport de Tokyo, prête à prendre mon vol
pour la Corée. J’ai reçu la réponse à ma lettre, hier soir, avant de me
coucher. Les larmes me sont montées aux yeux, de toute leur force. Ce
matin, je me sens bien et sur le droit chemin, en tout cas sur mon chemin de
vie. Peter me souhaite de rencontrer l’homme de ma vie. Ces mots furent
difficiles à recevoir, mais j’étais prête.
« Merci pour ton magnifique e-mail, Aurélie.
Je me sens clairement comme toi. J’ai passé une semaine intense de
voyage merveilleux avec toi, et cela m’a fait grandir. Tu n’es pas seulement
un super compagnon de voyage, mais la merveille des compagnons. Tout
semble s’accélérer maintenant de manière exponentielle. J’ai eu des larmes
chaudes coulant le long de mes joues plusieurs fois, durant le vol retour.
Cela n’était pas de la tristesse mais une gratitude infinie pour ce qui s’est
passé ces derniers jours. Je suis tellement heureux de t’avoir rencontrée.
Je ne souhaite pas te retenir de rencontrer ton partenaire de vie
rapidement. Tout se mettra en place de manière naturelle de toute façon. Je
n’ai pas envie de communiquer avec toi de manière différente, cela dit. Si
moins communiquer veut dire pour toi pas de “bonne nuit” et d’icônes de
bisous, c’est OK, mais j’aime nos conversations et je ne pense pas qu’elles
soient dérangeantes si émotionnellement, nous prenons de la distance. Tu es
et seras toujours mon âme sœur et mon amie.
Je suis content d’avoir partagé avec toi mes histoires personnelles et du
passé.
Pour ce qui est de ta rosacée, je ne sais pas si cela va t’aider, mais essaie
de te connecter avec ta féminité et tout ce qui vient avec. C’est une
merveilleuse exploration à faire. Je pense que ce problème vient de là. Et
que cette déconnexion a pu créer un conflit interne. C’est simplement une
idée qui me vient.
Profite bien de ton séjour à Séoul.
Tu es précieuse à mes yeux.
Peter. »

SE PARDONNER
Et dire que je pensais que c’était lui l’homme de ma vie ! J’ai presque
honte d’avoir pensé cela. En même temps, je trouve ça super mignon. Je le
souhaitais, je l’ai vécu. C’est fou de se faire autant de films, mais c’est
tellement classique ! C’est dingue ce que l’on peut projeter sur l’autre. Je
suis infiniment reconnaissante d’avoir rapidement pu faire face à la réalité.
Je trouve qu’il n’était pas clair, mais moi non plus, car si j’avais eu du
discernement, j’aurais vu depuis le début qu’il n’était pas intéressé par moi
à ce niveau-là. Je suppose que j’avais besoin de le vivre. Je me pardonne de
ne pas avoir agi plus tôt. Je m’offre de la douceur.

EXPLORER MA FÉMINITÉ
Il est clair que je me suis trouvée dans mon masculin plus que dans mon
féminin avec Peter, ce qui n’a pas été le cas dans ma relation avec Clément.
J’aime les hommes qui sont masculins et qui équilibrent ce côté-là en moi.
Je souhaite donc reconnecter au plus tôt avec mon aspect féminin, plutôt
que de le recevoir d’un homme. J’aime bien sûr avoir en face de moi un
chevalier, un homme généreux, fou amoureux et qui souhaite me conquérir.
J’aime aussi être dans mes atours féminins, me sentir comme une déesse.
Alors, je vais explorer plus avant cet aspect en moi. Je suis prête à
redécouvrir ce que cela veut dire pour moi que d’être féminine et de laisser
cette féminité déborder. Il est possible que j’en aie peur, pour tout vous dire.
Je pense l’avoir mise de côté en effet à un moment. Comme si le regard des
hommes pouvait me gêner si je laissais cet aspect de moi s’exprimer trop.
Comme si quelques kilos en plus, quelques habits plus larges et amples, un
tempérament indépendant et une volonté à toute épreuve étaient une armure
extérieure pour encore me protéger des hommes et de l’amour. Pourtant, le
travail sur mon énergie féminine a bien évolué depuis ma rencontre avec
des dauphins sauvages à Hawaii. J’ai une mère très féminine, et peut-être
avais-je décidé qu’être femme voulait dire « faible et manipulable ».

À quoi ressemble cette féminité ? Comment va-t-elle s’exprimer dans les


prochains jours, semaines, mois ? Je l’ignore. Je me sens féminine sous
plein d’aspects, mais il y a davantage qui a envie de s’exprimer, surtout plus
de douceur. Par exemple, si mon énergie sexuelle est bien présente et
débordante, je pense que j’hésite encore à montrer cette séduction douce,
vulnérable et féminine.

FÉMININ SACRÉ
Je suis dans l’avion de Korean Air, et les hôtesses ici incarnent cette
douceur. Je suis inspirée. Les Coréennes semblent avoir cette magnifique
présence. Il n’y a pas de force, pas de pouvoir, simplement de la grâce et de
la disponibilité. Je ne souhaite pas être ce que je ne suis pas, bien entendu,
mais je suis convaincue qu’une partie de moi demande à être plus visible.
Cela ne veut pas dire être une « femme soumise », une « femme faible » ou
une « femme sous l’emprise des hommes ». Je ne suis pas féministe et j’ai
confiance en ce que je suis capable de faire et d’exprimer, mais je pense
avoir construit ma féminité dans une société masculine sur des bases de
peurs et de doutes et non dans l’amour et le respect de moi-même. Alors, je
pense qu’explorer cet aspect de moi ne peut être que bénéfique, voire
magique. Cela viendra de l’intérieur. Eh oui, je souhaite aussi que ma
féminité soit plus visible et cela ne passe pas uniquement par la façon de
s’habiller, c’est-à-dire une tenue sexy ou décolletée. C’est cette incarnation
du féminin sacré qui me parle. La déesse qui est en moi à envie de faire son
coming out. Et dire que dans une semaine je vais être à Paris pour faire un
direct et interviewer Diane Bellego sur le féminin sacré. Quel bonheur de
pouvoir parler de ce sujet avec elle ! Mes trois interviews en live sur
YouTube et devant un public depuis un théâtre du 9e arrondissement, à
Paris, seront sur le couple, la sexualité épanouie et la rencontre amoureuse.
Le timing ne pouvait être plus parfait. Je pense que je vais pouvoir aborder
des sujets très personnels et poignants qui pourront répondre aux multiples
questions que de nombreuses personnes se posent. Je m’envole maintenant
pour Séoul, ravie et conquise.

COCOONING
Waow ! Je suis à Séoul, à l’hôtel. La déco est top, l’espace grandiose.
Quelle magnifique surprise cet hôtel en plein centre de Séoul ! J’ai été
accueillie par mon éditeur et son équipe, car mon premier livre vient d’être
publié en Corée, juste après le Japon. J’ai dû leur avouer que je n’étais pas
en super forme émotionnelle et que j’avais besoin de me reposer. Oui, je
porte une certaine tristesse en moi depuis hier. Elle n’est pas ingérable mais
j’avais besoin de cet après-midi et de cette soirée pour moi, me relaxer,
prendre un bon bain, travailler et être tranquillement à l’hôtel, afin d’être en
forme pour la conférence de demain. Un peu de cocooning va me faire le
plus grand bien.
Je viens de parler à ma Karine sur Viber afin de la mettre au courant de
mes dernières aventures. Karine et moi avons rompu à quelques mois
d’intervalles avec nos « ex ». Nos rencontres depuis ce jour sont
synchronistiquement parallèles.

COMING OUT PRO


Avec un peu de recul, je me rends compte que Peter n’a pas tout de
l’homme de ma vie. Professionnellement, il n’a pas encore passé le cap. Il
n’a pas fait son coming out pro, ce qui est une grande étape dans l’évolution
d’une vie. C’est un passage obligé vers un nouveau paradigme. Je l’ai fait
en 2009, et je me demande si cela n’est pas LA chose qu’il aime chez moi
et qui l’inspire. J’ai souvent attiré des hommes qui n’avaient pas passé ce
cap. Je les fais rêver, et ils m’admirent. Mais en même temps, j’ai toujours
senti leur besoin de faire leurs preuves, comme si je venais réveiller en eux
un truc incomplet, du simple fait que je vive ma passion professionnelle, je
leur tends un miroir d’eux-mêmes.

J’aimerais être en couple avec un homme que j’admire et qui a déjà passé
ce cap. Intuitivement, je me dis que cela faciliterait la relation. Non
seulement il vit sa mission de vie, mais il a trouvé le parfait équilibre entre
sa vie pro et perso, entre le spirituel et le matériel. Il sait qui il est, n’a pas
besoin de se prouver quoi que ce soit, est humble, joyeux, responsable et
sain. Il contribue à un monde meilleur et s’investit dans ce qu’il fait. Ce qui
pourrait encore manquer à sa vie, c’est moi. Non pas qu’il ait besoin de
moi, mais je serais comme la cerise et le coulis sur le gâteau, ou bien les
bougies !

Cela me semble être un meilleur match afin d’équilibrer les polarités


masculine et féminine. Je ne souhaite pas m’attacher à cette vision, bien que
je la sente possible. Avant toute chose, prendre du temps pour moi est
essentiel. J’ai besoin d’explorer, de me faire plaisir, de nourrir ma féminité
et de m’ouvrir telle une fleur.

SE DÉSHABITUER
J’ai comme un vide, un manque. J’ai pris l’habitude de communiquer
quotidiennement, depuis le 1er février, par texto, avec Peter. Ce qui fait 106
jours de communication ! LOL. Alors forcément, j’ai quelques habitudes, et
lui aussi, je pense ! Un sevrage des deux côtés est nécessaire. Je lui ai
énormément donné ces derniers mois, et lui aussi. Il a pris beaucoup de
place dans ma vie, et moi dans la sienne. Passer du temps seule va me faire
le plus grand bien. L’univers n’aime pas le vide et le remplit très vite, alors
voyons ce qui est prévu au programme ! Je m’attends à de belles
surprises…

EN PLEIN ENVOL
Je bois un verre de Millaman. Sur l’étiquette, un oiseau en plein envol.
Ce dessin m’inspire, alors que j’écoute la chanson de Michael Bublé,
Everything, sur la chaîne hi-fi de ma chambre d’hôtel, « Cause you’re my
everything ».
Je vois le « you » comme un « moi ». Je m’offre cette tendresse et cet
amour.

Les Coréens du Sud aiment le vin et ont le goût des bonnes choses, il me
semble. Et dire que leur pays est séparé en deux depuis plus de soixante
ans ! La situation est tragique, et je n’ose imaginer ce que les Coréens du
Nord vivent. Dans le Sud, ils semblent libres et revendiquent leur
individualité, leur différence. C’est beau à voir. Les Coréens sont différents
des Japonais, physiquement et dans leur façon d’être. Les femmes de plus
de 60 ans ont toutes la même mise en plis. Elles se ressemblent comme si
elles s’étaient arrêtées d’évoluer, ce qui n’est pas le cas des jeunes
générations. Si l’homme ici domine, la femme s’est offert son
indépendance. Elles sont restées douces et gracieuses, et cela m’inspire.

LE RESPECT DE SOI
Nous sommes nombreux à être célibataires. À nous de nous ouvrir à
notre propre amour et à nos propres désirs, de nous honorer, de nous aimer
pour ce que nous sommes et pour ce que nous offrons. Nous sommes ici
pour vivre notre plein potentiel dès maintenant. Relation ou pas !
J’ai été bien accompagnée par le passé, mais pas aimée pour qui j’étais
vraiment. Il faut dire que, selon les situations, je ne me suis pas respectée.
Je n’ai pas été moi-même. Me dévoiler en douceur, naturellement,
tendrement, avec un cœur s’ouvrant progressivement m’inspire. L’heure a
sonné de vivre cela en moi et de tomber amoureuse de qui je suis. J’ai attiré
des hommes qui m’ont fait comprendre que l’amour commence par le
respect de soi. J’avoue avoir encore des critères d’apparence physique, mais
le plus important pour moi est la manière d’être et d’aimer. Cela est
précieux et réel.

LE MANQUE
Je compte les heures. C’est presque de la torture de ne pas lui parler, de
ne pas échanger. Il me manque déjà tellement. Je ne pensais pas que le
sevrage allait me faire cet effet-là. Au bout de trente-six heures, je me sens
perdue et triste. Je suis à Séoul et je n’ai même pas l’envie d’explorer. Voici
mon programme : je vais faire une interview, ce midi, ensuite visiter le
quartier de Hongdae, et ce soir, j’animerai une conférence pour mes
cocréateurs lecteurs coréens. Je suis bien occupée, mais mon mental ne
s’arrête pas pour autant.

Je pourrais reprendre la communication avec lui, car il souhaite continuer


d’échanger, mais cela ne m’aidera pas à l’oublier. Si, lui, de son côté,
respecte bien mon temps de silence, du mien, je vis une torture. Ce manque
est presque physique. Peut-être que le sevrage est trop rapide et brutal. Je
pense à mon « ex » qui, lui aussi, avait tout arrêté d’un seul coup.

Je souffre. Alors, je me demande : À quoi est-ce que je résiste ?


Certainement à mes émotions, ma tristesse, mes regrets… Mon ego et mes
peurs sont présents. Je me mens à moi-même. Ce mensonge est depuis
longtemps installé en moi, il date du divorce de mes parents. J’ai clairement
peur d’être abandonnée et je revis de nouveau cet abandon.

Je prends de grandes respirations et je relâche les pensées négatives :


Pourquoi cela n’a pas marché ? Qu’est ce qui ne lui plaît pas ? Pourquoi
me suis-je embarquée si vite dans cette histoire ? Pourquoi me suis-je
engagée sans réfléchir ? Ce manque de communication, d’échange et son
absence dans ma vie me font maintenant souffrir. Lui parler me soulagerait.
Je me sens prise dans un tourbillon et je ne sais plus quoi penser, quoi être.
Je respire de nouveau. Je pense qu’il serait bon de méditer.

UN CHATON MORT
Je suis rapidement passée de la méditation à la sieste et j’ai demandé
l’assistance des anges et êtres de lumière afin de recevoir un soin
énergétique. Je m’allonge et demande un soin. Tout simplement. Je ferme
les yeux et me mets en position réceptive. J’ai alors rêvé en quelques
minutes d’un chaton qui se présentait à moi, il semblait avoir soif et faim, il
s’affaiblissait rapidement, alors je l’ai mis sur mon épaule près de mon cou
et il s’est éteint, il est mort là en me serrant, en me collant très fort. C’était
un bébé chat. Que c’est étrange ! Je me rappelle tellement rarement de mes
rêves. Bien souvent, on dit qu’il faut les interpréter en observant son
ressenti. Ici, je me suis sentie bénie par une vision annonçant un grand
changement dans ma vie.

Intriguée, je regarde sur Internet quelle est la signification d’un rêve avec
un chaton : cela semble correspondre au désir de plaire et à l’envie de flirts
sans lendemain. Mais, deux autres interprétations me parlent davantage :
« Le chat, surtout le chaton, est innocent mais indépendant, et peut indiquer
qu’on se libère de la culpabilité tout en apprenant à être fidèle à soi-même »
et « Rêver de chat mort peut signifier que vous avez pris conscience d’avoir
été dans le faux, d’avoir cru en des choses impossibles ou irréelles ».

Il est clair que j’ai été fidèle à moi-même en passant ce cap. Je ne


souhaite plus m’intéresser romantiquement à un homme qui ne l’est pas de
moi. Moi et Peter étions deux célibataires, et je me suis fait des films sur
lui. Les leçons apprises ici sont immenses, et dans quelques mois ou années,
je comprendrai bien mieux ce passage de ma vie. Pour le moment, j’ai un
peu le nez dedans, alors je m’offre douceur et tendresse.

Je souhaite être avec un homme sain, bon, généreux, épris de moi dans
ma globalité, qui m’aime inconditionnellement, qui est intègre et honnête,
qui est spirituel, avec un caractère bien à lui, un homme gentil, bon, sportif,
qui aime les gens, qui voit grand, qui a mis en place ses rêves, qui sait qui il
est et souhaite cocréer une famille. Il aime l’océan, le beau temps et peut se
permettre financièrement et émotionnellement de vivre n’importe où dans le
monde. Je rêve de faire des choix avec lui, de voyager et de vivre dans
différents pays en famille.

PARCOURS INSPIRANTS
Deux interviews plus tard, tout va beaucoup mieux ! C’est dingue
comment une interview peut me permettre de revenir immédiatement dans
le flow. Je ne pensais pas en être capable, mais c’est en fait le bon remède.
Je viens d’interviewer un Hollandais, professeur de yoga, et un Allemand
qui a créé son café-boulangerie en Corée en repartant de zéro. Je me sens
élevée par leurs parcours. Cela m’inspire, me donne espoir et beaucoup de
joie. De plus, le climat est clément en ce moment. La température est idéale,
ce qui n’est apparemment pas le cas l’été ou l’hiver, où elle atteint des
extrêmes.

L’armée américaine a une énorme base en plein milieu du centre-ville de


Séoul. Séoul se prononce comme le mot « âme » en anglais qui s’écrit soul.

Je découvre avec plaisir la nature chaleureuse et festive des Coréens.


Demain, vendredi, pour mon dernier soir, je rejoindrai un groupe de dix
personnes pour découvrir un autre aspect de cette ville des extrêmes. Une
nouvelle expérience s’offre à moi.

SOIRÉE D’INAUGURATION
J’étais la toute première invitée à venir parler dans ce centre de yoga à
Séoul, composé d’une pièce principale avec une immense table qui occupe
la plupart de l’espace, d’un couloir rempli de livres et d’une pièce de
méditation magnifiquement décorée. Ce soir-là, il s’agissait de la soirée
d’inauguration et aussi de l’anniversaire de la propriétaire. L’occasion pour
elle de me faire goûter son délicieux thé fermenté que mon corps a tout
particulièrement apprécié. Elle m’en a offert dans une bouteille en verre que
je ramènerai à Paris demain. J’en boirai tout au long de ma journée de
voyage, car ce n’est pas un hasard si ce mélange me tombe entre les mains !
Mon corps le demandait.
« VIN MÉDITATION »
Après ma conférence et signature de livre, ils m’ont offert du vin. Avez-
vous déjà entendu parler du « vin méditation » ? Il fallait bien des Coréens
pour l’inventer ! Hier soir, c’était la première fois que j’entendais parler
d’un tel concept. Le principe est simple : boire du vin autour d’une table en
toute conscience. Rien de sérieux, bien sûr. Il faut dire que les maîtres des
lieux du centre de yoga dans lequel j’étais reçu adorent le vin et adorent la
méditation. Je n’ai pu résister à la tentation de nettoyer énergétiquement le
lieu en brûlant un bâton de palo santo, du bois sacré d’Amazonie. Lors de
sa combustion, celuici dégage une fumée qui possède des vertus relaxantes,
idéales pour la méditation, l’harmonie… C’est ainsi que telle une grande
chamane blonde, je diffusais ce mélange dans toutes les pièces et recoins,
en demandant l’aide des êtres de lumière. J’ai pris l’habitude de faire ce
rituel à mon arrivée dans les chambres d’hôtel, mais en public, c’était la
toute première fois. Mes hôtes étaient ravis et moi aussi. L’ambiance était à
la joie, au partage, à l’amour, à l’abondance, à la générosité et à la gratitude.

RETOUR À PARIS
De retour en France, le temps est superbe, et c’est un bonheur d’arriver
dans une ville où il fait beau et où les gens sont attablés en terrasse. Les
Français regardent les femmes passer dans la rue. C’est différent de l’Asie
en ce sens. En tous les cas, j’ai passé un après-midi shopping très productif,
et j’ai pu organiser mon salon pour le rendre plus douillet. J’ai trois invités
qui viennent bientôt à Paris me rendre visite : Pierre, José et Muriel. Ils ne
se connaissent pas, mais je pense que l’on va passer un bon moment. Le
timing est parfait.

Peter et moi avons parlé sur Viber ce soir, et il m’a redemandé à quelle
fréquence il pouvait me contacter pour ne pas interférer avec mon élan de
rencontrer l’homme de ma vie. Il est presque 22 heures, et je pars me
coucher. Je n’ai pas beaucoup dormi dans l’avion. J’ai passé mon temps à
regarder des films. Quatorze heures d’avion donnent du temps pour
rattraper son retard cinématographique.

ATTIRER À MOI LE GRAND AMOUR


Je me sens bien à mon réveil ce matin. La conversation d’hier soir avec
Peter a confirmé ma prise de décision. Je me sens légère.

Commencer la journée en écoutant So Much Magnificence, méditer


quelques minutes, prendre un petit-déjeuner équilibré, et maintenant, faire
un petit tirage sur ma vie affective, me rend heureuse. Sans oublier une
prière spontanée à la vie de me soutenir pour attirer à moi le grand amour.

Ce n’est pas une relation ordinaire qui m’attend, et j’ai hâte de rencontrer
cet homme. Il doit être très ouvert d’esprit par rapport à ce que je fais et doit
me soutenir. Il est à 100 % avec moi, me conseille, m’encourage et
représente une base solide pour notre couple, mais aussi en famille. Je sens
que cet homme est très fort, puissant, courageux et hors du commun. Il est
grand, statuesque et viril. Il sait ce qu’il veut et sait l’exprimer. Il est droit,
juste, bon, merveilleux. Il est tellement doux aussi. Il a réussi sa vie
professionnelle jeune et n’a plus besoin de faire ses preuves. Il est sur son
chemin spirituel et dédie du temps à ses pratiques quotidiennement, ce qui
m’encourage moi aussi à être disciplinée dans mes propres pratiques. Nous
avons tous les deux rêvé d’avoir un institut au soleil et nous réalisons ce
projet ensemble. Il est très enthousiaste à cette idée et peut bouger des
montagnes quand il souhaite quelque chose. D’ailleurs, il sait me dire qu’il
m’aime, que je suis la femme qu’il désire dans sa vie. Il le saura
immédiatement et pourra rapidement l’exprimer. Il sait complimenter et il
est généreux. Il est prévoyant et apporte beaucoup de sécurité dans ma vie,
de la bienveillance, de la douceur et une joie profonde. Son sourire illumine
une pièce. Il est droit. Il est authentique et raffiné, mais pas pour autant
féminin. Il incarne le masculin sacré. Il est élégant et humble. Il respecte les
autres et m’apprend beaucoup. Je suis admirative et inspirée. Je le respecte
et lui aussi me respecte. Nos âmes se reconnaissent, et de grands plans se
mettent rapidement en place, tout en sachant que nous souhaitons fonder
une famille. Ces projets nous réunissent et sont compatibles avec une
famille. Je suis tellement heureuse et reconnaissante de l’avoir rencontré. Je
remercie tous les jours la vie et lui aussi.

TIRAGE DE CARTES
Voilà ce que je sens, ce que je désire du plus profond de mon cœur.
J’aime toucher du bout des doigts ce futur, le sentir dans le présent, et
suivre mon intuition. Pour le tirage, l’oracle de Doreen Virtue, Healing with
the Angels12, fait parfaitement l’affaire. J’utilisais ces cartes en Floride il y a
dix ans. Je les place sur mon chakra du cœur, je respire profondément, et les
yeux fermés, je m’y connecte en demandant à être guidée. Puis, je pose une
question : Merci de me dire pourquoi j’ai rencontré Peter. J’ai le sentiment
qu’il me faut tirer alors trois cartes, et non seulement une. Passé, présent et
futur. Je bats les cartes tout en continuant d’avoir la question dans mon
cœur. Je les choisis et les dispose devant moi. Je les retourne :
Manifestation - Balance - Pouvoir. Oui, le message est clair. Sans même lire
le petit livret, intuitivement, je peux dire que Peter est une manifestation, et
qu’il est venu dans ma vie pour une raison spécifique qui incarne un
changement dans mon choix de partenaire. Il ouvre le chemin vers de
nouvelles relations plus alignées. Il s’agit d’une manifestation divine. Il
correspondait à mes attentes et à ce que je souhaitais alors.
La deuxième carte m’invite à retrouver la balance dans le présent et
surtout à être en harmonie et en équilibre, après des relations qui ne l’ont
pas été. Même cette dernière était déséquilibrée.

La troisième carte est « pouvoir ». Grâce à cette étape de ma vie, je


retrouve mon pouvoir personnel, je m’y reconnecte, je sais qui je suis et ce
que je souhaite. Je manifeste avec puissance mes désirs et j’appelle mon
partenaire de vie.

Ce tirage s’aligne avec ce que je ressens. Ce qui est chouette avec les
cartes, c’est qu’elles viennent reformuler de manière constructive un
événement. Elles permettent de prendre du recul et de trouver intuitivement
les réponses en soi. Cela m’encourage.

Par « balance », les anges demandent au travers de cette carte (d’après le


petit livret fourni avec) que je trouve plus de moments pour moi, pour jouer,
pour méditer et que je prenne mon temps.

EXPRIMER SA PUISSANCE
La carte « pouvoir » me dit que je peux exprimer toute ma puissance
maintenant dans l’amour.

« POUVOIR. Vous vous autorisez maintenant à exprimer votre pouvoir.


Être puissant est OK pour vous, sachant que vous exprimez votre pouvoir
au travers de l’amour. Vous avez tous les pouvoirs de créateur en vous, tous
les pouvoirs d’amour divin, de sagesse et d’intelligence. Vous avez le
pouvoir spirituel de voir les anges et le futur. Vous avez le pouvoir
intellectuel de vous connecter à la sagesse universelle. Vous avez le pouvoir
émotionnel d’être en empathie avec les autres, et un pouvoir physique qui
est véritablement illimité. Les anges vous demandent de leur confier vos
peurs à propos de votre puissance. Ils voient la douceur et la beauté de
votre vrai pouvoir, qui vient de celui de l’univers. Amour divin. Laissez-
vous sentir et irradier cet amour pour que vos vrais pouvoirs rayonnent
dans le monde de manière miraculeuse. »

Il est vrai que je me retiens souvent d’exprimer ma puissance. Non pas


que j’en aie peur, je pense qu’elle est magnifique, mais j’ai été en couple
avec des hommes qui n’étaient pas à l’aise avec, ou du moins avec qui je ne
l’ai pas exprimé pleinement. Comme si je sentais que je ne pouvais pas. Je
me suis souvent dit qu’il me fallait réduire cette lumière, cette puissance,
sinon elle risquait de faire peur aux autres et encore plus à mon partenaire.
J’ai certainement attiré des hommes qui n’étaient pas totalement alignés
avec cette partie de moi, car je ne l’étais pas moi-même. Je pensais que je
ne pouvais pas exprimer cette puissance. Je ne trouvais donc pas ma
« vraie » place. J’étais plus en position de montrer mon pouvoir extérieur
qu’intérieur, c’est-à-dire ma toutepuissance divine et du féminin sacré. Je
pense que j’ai volontairement créé cette situation. Une partie de moi va
dans le sens de ce que la société véhicule concernant les femmes comme
moi : comme elles font peur, rares sont les hommes qui peuvent et veulent
se mettre en couple avec, mais je n’ai pas à vivre selon cette croyance
limitante.

EXISTER À TRAVERS L’AUTRE


J’ai bien souvent attiré des hommes qui voulaient exister à travers moi. Je
représentais cette partie d’eux-mêmes qu’ils n’avaient pas encore
découverte. Oui, c’est ça ! C’est exactement ça. J’en ai la chair de poule.
Alors qu’idéalement, je souhaite être avec un homme qui sait qui il est. Et
c’est cela que j’admire. Il s’est réalisé. Il est sur le chemin comme nous
tous, mais n’a pas besoin d’exister à travers quelqu’un. Il se voit en moi. Il
se reconnaît. Il voit sa puissance et sa beauté en moi, tout comme je les vois
en moi.

Je voyais en Peter cette connexion immense avec l’univers, mais il est


encore en plein apprentissage. Et même s’il est déjà très accompli, il ne
s’est pas réalisé dans sa mission de vie. C’est un homme d’une magnifique
intelligence, qui a compris beaucoup de choses et qui est en plein
changement de carrière, je pense. S’il en est satisfait, une partie de lui
souhaite avoir ce que j’ai. Tout comme Clément aussi voulait
inconsciemment ma liberté et ma joie.

Pour moi, rencontrer un homme déjà sur ce chemin, qui vit sa mission de
vie, serait de toute beauté et aurait du sens. Sinon, je me retrouverais dans
une situation déséquilibrée. Alors, je m’efforce de voir une abondance
d’hommes grands, puissants et qui vivent leur mission de vie. Si j’écoute
mes doutes et mes peurs, je vais me dire qu’il y a peu de chance qu’une
telle rencontre se produise. Dans un tel état d’esprit, ce n’est en effet pas
possible. Mon intention est donc d’être sur de hautes vibrations pour que cet
homme vienne naturellement à moi.

J’ai gagné en clarté ce matin. C’est merveilleux. Cela me donne


confiance, une magnifique confiance connectée à l’infini. Non pas une
confiance de l’ego mais une confiance qui vient du cœur et qui émane
maintenant ce signal. Ça me plaît beaucoup. C’est un délicieux sentiment.

AFFIRMER MA LIBERTÉ
Alors, voyons maintenant ce qu’un deuxième tirage, avec les cartes
Divine Reminders de Jolene Setterfield, me révèle, ou plutôt, me rappelle.
Je tire la carte « liberté ». L’affirmation qui s’associe à cette carte est :
« J’affirme ma liberté, et c’est merveilleux. »
C’est drôle que je tombe sur cette carte, car mes autres livres se sont
toujours terminé sur cette notion de liberté. Comme celle d’être en haut de
la montagne et de respirer profondément pour la première fois, de se sentir
libre et de savoir que tout est possible. Je me sens connectée à ça à cet
instant. Oui, tout est possible, et je relâche mes peurs. Je m’autorise à briller
de tout mon amour pour que mon vrai pouvoir divin puisse irradier dans le
monde et en couple.

Il n’y a clairement rien à changer en moi. Bien souvent pourtant, quand


les choses ne vont pas dans le sens où je pense qu’elles devraient aller, alors
je regrette, je me remets en question et surtout je me dis que je devrais
changer, m’adapter, que je ne suis pas OK comme je suis. Mais bien au
contraire, je dois affirmer cette différence, et c’est seulement en l’assumant
pleinement que je pourrai attirer à moi mon partenaire de vie, sur cette
Terre. Je suis une femme, une personne puissante. J’ai beaucoup d’énergie
et je n’ai pas à diminuer cette puissance pour rencontrer quelqu’un. Je sais
la manifester. Je suis spirituelle et j’aime cocréer. Alors, pourquoi le cacher,
pourquoi m’adapter ? Ceci est simplement la puissance du féminin sacré qui
s’exprime. Je pense qu’il me faut l’assumer à partir de maintenant. Je ne
suis pas pour autant intimidante. Je sais simplement ce que je veux, ce que
je souhaite, et j’aime penser que je peux le réaliser. Je n’ai pas oublié d’être
féminine pour autant !

DES PRÉCISIONS
Je viens de partager au téléphone cette révélation avec Peter. Je
souhaitais lui expliquer que je pensais avoir attiré par le passé des hommes
désirant se rapprocher d’une partie de moi qui s’était réalisée et qui leur
manquait, et que j’aspirais maintenant à être avec quelqu’un qui avait déjà
réalisé sa mission de vie. Personnellement, j’ai la chance de voir le potentiel
chez les gens et je sens quand ils sont prêts – c’est une des raisons pour
lesquelles je fais aussi mon métier –, mais il me faut prendre conscience
que certains d’entre eux ne passent pas à l’action. Vivre sa mission de vie
demande beaucoup de courage, et je souhaite être avec quelqu’un qui a
passé ce cap et qui cherche maintenant à cocréer professionnellement et au
sein de la famille, avec une femme qui en est là, elle aussi.
Peter confirme et ajoute que je vais aussi certainement réaliser deux ou
trois autres petits trucs entre-temps pour comprendre encore mieux ce qu’il
me faut. Il me dit qu’il est aussi important de continuer à être alignée avec
la vision de ce que je souhaite et non pas de tomber trop rapidement dans
les bras de quelqu’un qui a réalisé sa mission de vie, qui est puissant, mais
m’encourage à aller dans sa direction, pour son bénéfice. Idéalement, nos
missions doivent devenir une cocréation : ensemble, nous le réalisons et
nous nous soutenons dans un projet nouveau qui est en commun. Il doit
m’apporter autant que ce que je lui apporte. Enfin, c’est du moins ce que
j’ai compris. Peter pense que je vais l’appeler un jour pour lui dire : « Ça y
est, j’ai rencontré mon partenaire de vie. » J’ai beaucoup de flexibilité dans
mon job et cela me donne d’énormes possibilités de cocréation avec un
partenaire de vie. Mon cœur en a tellement envie. Apprendre à travailler en
équipe, partager, échanger des idées et communiquer clairement fait partie
de mon apprentissage pour vivre cet amour que je sens possible. Certains
diront que je suis rêveuse, d’autres, compliquée, d’autres enfin
incroyablement inspirante. D’après moi, je suis une rêveuse qui s’en donne
les moyens, car elle sait que c’est possible. Cela passe par une phase
d’apprentissage intense mais relativement rapide et surtout, épanouissante.
Je sens en moi que mon rêve se manifestera un jour. Je saurai être patiente,
malgré mon impatience !

ÂME SŒUR
Je suis tellement heureuse de pouvoir exprimer tout ceci avec Peter, qu’il
soit dans ma vie et que nous puissions mutuellement nous soutenir. Une
vraie âme sœur, celui-là ! C’est tellement bon, sain et conscient. Tout est
dit, dans le respect et l’amour. Il ne prend pas mal mes propos, ni moi les
siens. Nous grandissons ensemble et rapidement, nous nous apportons l’un
l’autre.

Me voici maintenant à mon troisième tirage en ce dimanche matin.


Tirage avec les cartes Archangel Oracle Cards de Doreen Virtue. Après
avoir demandé guidance, je pose ma question : J’aimerais savoir quel
homme il me faut. Je brasse les cartes, et l’une d’entre elles, enfin deux,
jaillissent du paquet. Celles-ci souhaitent être vues et s’exprimer. Je n’ai pas
besoin d’en tirer d’autres. Les cartes idéales se sont présentées à moi. La
première est « passion » et la deuxième est « écriture créative ».

La carte « passion » me dit de ne pas être si prudente. Je peux me laisser


guider par la passion. Je n’ai pas à en avoir peur, je peux prendre des
risques et suivre les désirs de mon cœur. La carte « écriture créative » me
dit, quant à elle, de prendre du temps pour écrire dans mon journal intime
ou livre. Mon âme a envie de s’exprimer au travers de l’écriture. Il me faut
prendre du temps pour cette activité et peut-être même publier un livre.

Mais, c’est exactement ce que je fais en ce moment ! Ça alors ! L’écriture


est d’une aide précieuse dans mon célibat. J’ai besoin de partager, d’écrire
et de prendre le temps de le faire, car les étapes ici et les découvertes sont
importantes et enrichissantes. J’aime exprimer cette passion, dans le but de
m’aider et aussi de vous aider à attirer un partenaire de vie, mais surtout à
comprendre les leçons de cette étape de vie.

PETITS BONSHOMMES ALLUMETTES


Un cocréateur, Serge, vient de m’envoyer par e-mail la vidéo sur la
technique des petits bonshommes allumettes inventée par un Québécois.
C’est drôle, je l’avais déjà utilisée pour Clément, car Stéphanie, mon amie
énergéticienne de Nantes, m’en avait parlé, mais je n’ai pas réessayé depuis.
Je viens donc de m’adonner à cet exercice sur papier et de couper les liens
énergétiques conscients ou inconscients entre moi et Peter. C’est simple et
ça me plaît. Cet acte donne un nouveau signal à mon cerveau, d’un point de
vue psychologique, mais je pense aussi énergétique. Couper cet attachement
ne veut pas dire que l’on se coupe de l’amour de cette personne, au
contraire, cela peut laisser place à encore plus d’amour. Il est donc possible
de faire petits bonshommes allumettes avec un amoureux, un parent ou un
ami. On coupe ici ce qui est inconscient et conscient par rapport au lien
d’attachement de chaque centre énergétique, les chakras. Donc, voilà qui est
fait.

J’attends avec impatience mon ami José Toirán qui devrait arriver d’un
moment à l’autre de Barcelone, pour son séjour parisien de quelques jours.
Nous réaliserons une interview en direct à Paris mardi. José est le garçon
avec qui j’ai fait la séance au Tao Garden, et je suis certaine que les
Parisiennes vont adorer sa présence !

UN RÊVE DEVIENT RÉALITÉ


Paris, 26 mai, « Le direct de la télé de Lilou », spécial amour et sexualité
épanouie. Ce « direct » m’a demandé toute l’expérience, l’énergie et la
force de concentration que j’ai emmagasinées pendant dix ans. Je n’aurais
jamais pu imaginer à quel point. Un rêve qui se réalise demande beaucoup
d’efforts et de préparation en amont. Des années de préparation pour
démarrer ce nouveau chapitre d’interviews en direct. Je n’en reviens pas,
« Les directs de Lilou » sont maintenant réels ! C’est un miracle, et en un
instant, tout ce que j’ai pu apprendre a trouvé sa place. Je rêve de ce
moment depuis 2006, lors de ma rencontre avec Oprah Winfrey. Je me sens
riche d’une grande expérience. Et ce n’est que le début !

Mon intention d’avoir une émission d’interviews devant des centaines de


personnes se réalise pour la première fois. Cela m’a demandé tellement
d’énergie, de coordination, d’aide et de créativité que je suis hyper méga
fière de moi et de mon équipe. Je suis étonnée et en même temps remplie
d’une profonde gratitude pour ce parcours et ce qui vient de se mettre en
place. Il n’y a là aucun hasard sur le fait qu’il m’a fallu autant de temps
pour faire aboutir ce projet. Interviewer devant un public est bien différent
de faire une interview dans l’intimité de la maison d’un auteur. Interviewer
devant un public, qui plus est parisien, avec une traduction en simultané, et
en considérant les exigences que j’ai maintenant sur la qualité de l’énergie
qui circule entre moi et l’interviewé, mais aussi sur la qualité du contenu,
m’a demandé de tout déployer. Ce fut loin d’être simple, mais la
satisfaction fut grande, voire divine et magique. Je peux commencer à
exprimer mon bonheur et surtout me réjouir du soutien que j’ai senti, mais
aussi de la profondeur et de la qualité du moment, qui étaient directement
liées à un public présent et rempli de bienveillance.

Ce rêve ne pouvait se mettre en place avant. Le regard et le jugement de


l’autre me tétanisaient. J’ai dû surmonter un stress ce soir-là comme je n’en
avais jamais ressenti auparavant. Mais j’ai vécu mon rêve, et ce stress
immense a laissé place à une extase aussi grande que l’univers, une
jouissance de l’âme. J’ai pu expérimenter un vaste soutien de l’invisible, un
amour inifini, une gratitude, une connexion au grand Tout et la certitude que
toutes ces étapes pour y arriver en valaient la peine.

UN TIMING DIVIN
Je me dis qu’il en va de même pour rencontrer le grand amour. Je préfère
prendre mon temps, m’y préparer et vivre une histoire gigantesque. Mon
âme aime ce qui est grand, ce qui est beau, et j’espère pouvoir toute mon
existence me donner les moyens de vivre tous mes rêves. Je ne suis pas la
plus rapide, mais je finis toujours par franchir la ligne d’arrivée ! Tortue par
moments, j’ai souvent été identifiée au lièvre, d’où ma frustration et mon
impatience. Je finis par comprendre que tout a un timing divin, et que mon
impatience, mon manque de confiance ou mes colères n’y changeront rien,
voire ne feront que le retarder. Je n’ai qu’à faire confiance en l’univers et
agir du mieux que je peux. Le vrai bonheur, les vrais rêves ont un timing
divin, et avant l’heure, c’est pas l’heure. Cet exemple du « direct » me
nourrit et m’inspire pour mon rêve de couple. Je respire profondément et
remplis mes poumons de cette prise de conscience.

Le « direct » est devenu une nouvelle passion, une drogue, car il y a un


truc qui se passe en plus. C’est envoûtant. Le contenu en devient bien plus
intéressant et interactif que dans une interview enregistrée, grâce à l’écoute
de centaines de personnes présentes dans la salle. Mais le challenge à
relever ne s’arrêtait pas là. Car en plus de faire ces interviews, de
coordonner une équipe et de penser aux milliers de détails techniques, le
thème de la soirée était sur le couple, la sexualité sacrée et l’orgasme. Je
m’efforçais de rester l’intervieweuse, mais de nombreux passages me
laissèrent rêveuse. Je pensais à mon passé et à ma future grande rencontre.

UN GROS BÉBÉ
J’avais en tête de sortir ce soir, mais impossible de récupérer si vite des
tribulations de ces derniers jours, d’autant plus que le lendemain matin du
direct, le 27 mai, j’ai réceptionné la première copie de mon Cahier
d’exercices du Défi des 100 jours. Un gros bébé de plus de 400 pages. Je
n’en reviens pas encore de sa taille, mais aussi de sa qualité. Muriel
Despiau, mon amie d’Aix avec qui j’aime tant voyager et cocréer, a pu
prendre quelques photos et assister au rendez-vous aux éditions Trédaniel
pour la réception du cahier.

LA SENSUALITÉ DES TALONS


Je parlais avec mon ami Pierre, quand j’ai réalisé que je ne portais plus
de talons depuis 2009. J’en portais à Londres, à Miami, mais pas depuis
2009. Je me trouve tellement grande en France que je ne mets que du plat.
Mais il est vrai que ce n’est pas aussi élégant et féminin. Il faut bien avouer
que lorsque nous portons des talons, Mesdames, nous gagnons en
confiance, nous rayonnons, nos jambes s’affinent, nos fesses remontent, et
nous sommes plus sûres de nous. Du moins, c’est ce que j’ai expérimenté ce
matin, lors d’une interview dans l’émission. J’ai constaté que quelques
petits centimètres suffisaient pour changer d’attitude. La tenue et la
démarche elles aussi se transforment. Ma confiance était certaine, et je me
sentais bien. Je suis tellement heureuse d’avoir franchi ce pas. J’aime
assumer mon 1 m 81, enfin maintenant 1 m 85 avec les talons ! Je vais
certainement en acheter une autre paire à Paris avec ma mère, puisqu’elle
vient me rendre visite pour son anniversaire, à mon retour de Bruxelles.
Une nouvelle Lilou se révèle et ça me plaît ! J’ouvre mon canal féminin.

AIMER LE BEAU
J’aime les hommes grands, statuesques, beaux, virils. Ces hommes ont
l’habitude de plaire. Ils sont souvent blasés et beaucoup plus sollicités. OK,
je suis en plein stéréotype et embarquée dans mes peurs, mais ces pensées
qui me traversent l’esprit sont présentes, et donc demandent à être guéries,
n’est-ce pas ?
In order to love who you are, you cannot hate the experience that shaped
you13.
Andrea Dykstra

AMOUR À DEUX ET POLYAMOUR


Qu’est-ce que le vrai amour, finalement ?
J’ai eu cette discussion avec un ami hier soir, et il semble qu’il
corresponde à deux êtres qui s’aiment tels qu’ils sont et quoi qu’ils fassent.
C’est un amour véritable et surtout unique qui se met en place. Je trouve
cela très évolué, mais je ne sais pas si j’en serais capable. En tout cas, je
peux affirmer qu’à mon degré d’évolution actuel, cela me paraît impossible.

Mais qu’en est-il du polyamour ou de la manière dont mon ami Thierry,


philosophe, envisage le couple ?

« Tout serait possible du moment qu’il y a respect, communication et


amour. Mais, surtout, ne nous limitons pas à une personne. Ne possédons
pas l’autre, laissons-le libre de ses rapports, de ses envies, de tomber
amoureux d’une autre personne. Ne mettons aucune limite, laissons l’être
humain libre et laissons les pulsions s’exprimer. »

Aimer une seule personne ne serait pas naturel et évolutif ? Peut-être une
nouvelle façon d’aimer, de s’aimer, s’impose avec ce changement de
paradigme.
Je suis confuse, car j’aime l’idée de construire à deux, de s’aimer. Peter,
quant à lui, considère que c’est impossible d’aimer deux personnes à la fois.
Si c’est un vrai amour, alors, dit-il, on ne peut pas s’imaginer être avec une
autre personne. On a simplement envie d’être avec lui. C’est tout. C’est trop
puissant pour le partager avec un autre ou avoir envie d’une autre.

LE SYNDRÔME DE PETER
Je viens d’envoyer un message à Valérie, qui pratique l’épigénétique, et à
Stéphanie, l’énergétique. J’ai besoin de leur conseil de thérapeutes car
depuis quelques jours, je vis la situation inverse du syndrôme de Peter.

« Depuis notre séance, j’ai vu deux hommes projeter sur moi une histoire
d’amour naissante, voire que j’étais la femme de leur vie. Je ne suis pas
intéressée par eux. C’est étrange, car le fait d’être dans mon féminin semble
donner plus de liberté à l’homme de déclarer sa flamme, de me faire des
compliments et même de se projeter avec moi. J’ai du mal à gérer les
conversations avec eux pour être claire et ne pas semer le doute. Dois-je
leur dire clairement qu’ils ne sont pas mon type d’homme ou bien est-ce
une mauvaise approche ? C’était peut-être pour éviter ce genre de situation
que je me protégeais dans mon masculin auparavant. Les hommes viennent
à moi maintenant que j’ouvre ce canal féminin. Alors, comment gérer sans
frustration ces situations ? Je suppose que leurs projections sont les leurs et
que je n’ai rien à faire de plus qu’à être. Je suis un peu perdue. Si tu as un
conseil, n’hésite pas.
Lilou »

NUMÉROLOGIE
Le dilemme pour moi est donc de pouvoir être pleinement dans ma
féminité, sensualité, et de ne pas pour autant donner de faux espoirs. Je ne
souhaite pas non plus avoir peur de gérer les attentes et projections des
hommes. Être pleinement qui je suis, inconditionnellement, sans pour
autant réduire ma lumière. Je demande assistance aux anges.

Intuitivement, je suis amenée à regarder sur mon application de Doreen


Virtue, la signification du nombre 44, que j’ai vu plusieurs fois depuis ce
matin et qui est le numéro du bâtiment où je loge à Bruxelles : « Les anges
vous envoient du réconfort, de l’amour et du soutien maintenant.
Demandez-leur de l’aide pour tout ce dont vous avez besoin et écoutez leurs
conseils à travers votre intuition. » J’en profite aussi pour regarder le 111
car je tombe aussi souvent dessus en ce moment (numéros de portable,
plaques d’immatriculation, factures, additions au restaurant, etc.) : « Ce
chiffre vous apporte l’urgent message que vos pensées se manifestent
instantanément, alors gardez votre esprit concentré sur ce que vous désirez.
Redonnez toute pensée négative pour qu’elle soit transmutée. » J’aime aussi
les 11, 22 et 55. Au-delà de la signification que me propose l’application,
les chiffres 111, 222, 333, 444 me confirment que je suis sur mon chemin
de vie, que les anges sont présent, que je suis soutenue. Les 55 et 555
m’indiquent que le projet va être abondant à tout niveau et pour tous.

LES HOMMES DE MA VIE


Les hommes que je rencontre me font grandir, m’enrichissent, me
guérissent. J’ai moins peur d’eux, et eux de moi. C’est tout simplement
génial de se rendre compte que tout ce que nous vivons dans la vie est une
expression directe de nos pensées. Je suis ravie de mon séjour à Bruxelles.
J’ai passé du temps avec mon ami Marco. Je lui ai parlé des projections que
certains hommes faisaient sur moi, et il m’a dit de ne pas m’inquiéter de
cela, car c’est à eux de gérer leurs attentes.

Il est bon de passer du temps avec un homme absolument adorable, dans


l’amour, et avec qui tout peut être dit. Je me sens aimé par lui, par Pierre,
par Peter et par d’autres hommes qui m’envoient des e-mails et des lettres
d’amour et de bienveillance. Ce sont les hommes de ma vie ! J’aime sentir
la bienveillance masculine et être en compagnie des hommes. Tout est clair
et dit. Il n’y a pas de non-dit ou d’ambiguïté. Je comprends que leurs
projections et attentes sont les leurs. J’ai les miennes à gérer. Je me sens
sereine.

PAS DE SOLITUDE
Plus je m’aime telle que je suis, plus je recouvre ma féminité, ma
fragilité, ma douceur, et plus je m’accepte, plus je me sens bien comme je
suis, dans ma situation. Être célibataire ne veut pas dire être seule. Cela
veut simplement dire que nous avons plusieurs hommes et femmes qui
partagent notre vie. Je me sens bien ainsi. Je ne ressens pas la solitude. Je
partage avec mes amis, hommes et femmes, les merveilleux moments qui se
présentent à moi. Je n’ai pas besoin d’être en couple pour cela, car je le fais
déjà très bien. Tout ça est en place dans ma vie. Je n’ai pas besoin non plus
d’un compagnon avec qui dîner, car je suis accompagnée quand je le
souhaite par des amis, ma mère ou bien encore, je mange face à mon
bouquet de fleurs à la maison !

Être en couple représentera un nouveau chapitre de ma vie. Être mère,


aussi. Pour le moment, j’ai l’honneur et le plaisir d’être célibataire, de ne
pas être en couple, de me découvrir pleinement, de profiter de ces instants,
et de surtout les apprécier à leur juste valeur. Ils sont enrichissants et
dynamiques. Je me sens libre d’être, d’agir, de m’aimer, de pouvoir choisir
spontanément vers où je vais et avec qui je vais. J’espère ne pas perdre cette
liberté. Le couple me fera grandir vers une nouvelle étape. Il est important
pour moi d’être avec un partenaire qui m’aime dans ma globalité et
comprenne mon besoin de liberté. Je pense qu’il y a pas mal de mauvaises
pub autour du célibat, et que de nombreuses personnes le vivent mal ou du
moins ne profitent pas pleinement de ce moment pour se redécouvrir,
apprendre de la relation précédente et s’apporter l’amour dont ils ont
besoin. Alors, ouvronsnous à cette étape de notre vie remplie de cadeaux.
C’est un moment pour évoluer. Il est tellement simple de tomber dans le
piège des attentes. J’en ai aussi beaucoup et j’essaie au mieux de m’en
détacher et d’apprécier tous ces instants. Une partie des non-célibataires se
diront quelle chance d’être libre d’agir et de faire sa vie. D’autres diront
qu’être en couple est merveilleux. Mais il est clair qu’en couple ou pas, il
est important de se connaître, de grandir, de se souhaiter le meilleur et de
souhaiter le bonheur de l’autre le plus inconditionnellement possible.

AIMER
Aimer son partenaire de vie, vouloir le meilleur pour l’autre est un
exercice de haute voltige, mais qui, je pense, est naturel. C’est ça l’amour.
Pas besoin d’ajouter « inconditionnel ». Je pense que notre société a perdu
contact avec ce que l’amour est. On utilise un peu rapidement ce mot dans
toute situation. Alors, commençons par nous aimer nous-mêmes, et alors
peut-être pourrons-nous essayer d’aimer l’autre, nos partenaires de vie, nos
enfants. C’est un chemin. L’aventure est délicieuse.

Aimer mon corps est un exercice difficile à mes yeux. Je suis


conditionnelle avec lui. Je n’en suis presque jamais satisfaite. Après quatre
heures de massage, je sens que mon corps a reçu beaucoup d’amour. Peut-
être même des années d’amour. Que c’est bon de passer un tel moment avec
un autre être qui vit sa mission de vie ! Un pur bonheur, car nous pouvons
alors pleinement explorer et apprécier ensemble l’expérience. Samira est
douée. Elle offre un bonheur partagé. Marco me l’avait bien dit. Elle aime
le corps et ce qu’elle fait. Elle injecte de l’amour dans chaque partie
oubliée, délaissée, cachée, voire traumatisée. Ce qui m’a remplie de joie. Je
plane encore après ce moment de lâcher-prise, aussi bien du corps que du
mental. C’est extraordinaire de penser que de telles personnes existent sur
Terre. Elle donne tellement d’amour, ce qui rend son massage exceptionnel
et très puissant. Mon corps continue de m’en remercier vingtquatre heures
après.
Aimer ses parents ? Vous m’en direz tant ! Me voici bientôt arrivée à
Paris. Je rejoins ma maman d’amour. Je parle souvent de nos passages
difficiles dans mes livres et au cours de mes conférences, mais nous
sommes maintenant des amies. Si notre relation n’est pas toujours évidente,
cela ne m’empêche pas de l’aimer profondément. Par moments, je pense
qu’elle ne sait pas m’aimer. Elle souhaite le meilleur pour moi, mais me le
dit maladroitement, ce qui me blesse et me fait réagir. Elle n’a pas appris à
aimer par sa mère, et j’essaie de lui expliquer de temps en temps comment
je souhaite être aimée et aidée, et ce dont j’ai besoin. J’attends davantage de
douceur de sa part, particulièrement dans les moments critiques. Je suis
heureuse de pouvoir la revoir dans moins d’une heure et fêter son
anniversaire le 3 juin.

LIBÉRER LE PASSÉ
Maman et moi avons fait une grosse sortie à Paris, hier soir, dans un club
de jazz et une boîte de nuit, pour fêter son anniversaire. Nous ne sommes
pas près d’oublier cette soirée bien arrosée. Nous avons dansé, ce qu’elle
adore. Quel délice de partager de tels moments avec sa mère ! Je ne pouvais
pas lui faire plus plaisir que de lui proposer un séjour shopping et sortie à
Paris.

Irène aime la vie. J’ai beaucoup appris d’elle mais il reste de nombreux
schémas à débloquer, et ma démarche de faire des interviews, de participer
à des stages, d’écrire des livres participe à cela. Je pense faire le travail de
plusieurs générations. Libérer la femme qui est en moi, me donner de
l’amour, retrouver l’équilibre masculin-féminin en moi, apprendre à
recevoir, communiquer dans l’amour, construire, sont des dossiers sur
lesquels je travaille. Sans le divorce de mes parents et mon adolescence
difficile, je ne ferais pas tout ceci et je ne ressentirais pas autant de bonheur
face à cette gigantesque correction qui se met en place. Je suis infiment
reconnaissante pour mon apprentissage familial, pour les défis que la vie
m’a présentés. Tout ceci me permet d’être dans une gratitude de plus en
plus complète et omniprésente.

L’ÉTÉ À HAWAII
J’ai réservé depuis presque un an un appartement à Hawaii pour cet été.
Nous comptions y passer le mois d’août avec Clément et ses enfants. Ils
étaient ravis. Julie et moi aurions fêté nos anniversaires avec les dauphins
sauvages, Téo aurait enfin exploré le surf des vagues hawaiiennes, et
Clément la profondeur de l’océan Pacifique en apnée. Je n’aurai pas la
chance de leur faire découvrir cet endroit paradisiaque. Notre rupture a
chamboulé tous nos plans et rêves. En quelques secondes, nos chemins de
vie se sont séparés. J’ai dû décevoir ses enfants sur bien des plans. J’espère
qu’ils me pardonneront et qu’ils comprendront un jour ma démarche.

Je suis tombée amoureuse de ces îles au cours d’un voyage en 2004, alors
que j’habitais la Floride. J’avais décidé de passer mon mois d’anniversaire à
Hawaii et y décrocher de nouveaux clients pour ma newsletter. Maui
m’avait souri de nombreuses façons. J’y avais rencontré en personne le
Dr Wayne Dyer (c’est là que je me suis aperçue que j’avais une chance
incroyable de croiser facilement le chemin de personnes fascinantes, ce qui
m’a ensuite, après ma rencontre avec Oprah Winfrey en 2006 à Chicago,
donné l’envie de commencer ma série d’interviews dans le monde) et signé
un contrat avec une chaîne d’hôtel. Cela m’avait payé mes vacances au
soleil. À 27 ans, je vivais un rêve éveillé. J’aime l’ambiance surfeurs, beaux
mecs, grosses vagues, concerts acoustiques et paysages splendides. J’avais
déjà passé mes 16, 17 et 18 ans à Anglet, près de Biarritz, dans cette même
ambiance, à l’auberge de jeunesse. Mes super amis, Géraldine, Aurore et
Erwan étaient mes complices, et nous avons découvert là-bas de nombreux
délices de la vie.

Ayant réservé l’appartement auprès d’une amie sur l’île de Maui, je me


suis dit que je pourrais y aller seule ou avec des amis. J’avais proposé à
Annabelle et Peter de partager cet appart de deux chambres. Mon amie
Annabelle vient de me confirmer sa venue pour deux semaines. Je suis
vraiment contente de pouvoir passer ce moment avec elle. Quant à Peter, je
ne pense pas que cela soit une bonne idée.

MES AMIES CÉLIBATAIRES


Certains jours, c’est un peu déroutant d’être célibataire. Demain, je
retrouve ma très bonne amie Cilou. Nous sommes maintenant toutes les
deux célibataires, comme quand nous habitions à Miami en Floride.
Annabelle et Céline le sont également. La liste s’allonge ! Mes amies sont
dans une démarche d’épanouissement elles aussi, et nous pouvons ainsi
apprendre et nous aider mutuellement. Le risque de ne passer du temps
qu’avec des célibataires est de créer un cercle et de rester dans cette zone de
confort, de se rassurer et de ne pas faire avancer la situation. Pour équilibrer
les échanges, je passe aussi du temps avec des couples épanouis qui
m’inspirent, et il y en a. Même si j’avoue que ce n’est pas le cas de tous.
Beaucoup d’entre eux pour moi ne devraient plus être ensemble ou ne se
correspondent pas, mais fort heureusement, j’en rencontre très
régulièrement lors de mes voyages qui me font envie. Je m’en nourris, et
cela me fait un bien fou. Après tout, pourquoi les couples devraient rester
entre couples et passer leurs vacances entre eux ? C’est quand même un
classique ! Peut-être qu’avoir un célibataire dans un groupe de couples fait
peur. Je peux le comprendre. Le positionnement face à la vie, les besoins
sont différents.

UNE BÉNÉDICTION
Ma Cilou vient de partir. Elle est venue dîner hier soir à la maison. Nous
avons discuté de sa rupture. J’avoue ne jamais avoir fait confiance en son
compagnon, mais je ne l’avais pas dit à mon amie. C’est délicat d’être
authentique avec une femme amoureuse. J’étais là pour la soutenir dans son
couple. Je ne voulais pas gâcher son bonheur, alors qu’une partie de moi
bouillonnait à l’idée qu’elle puisse faire fausse route et que je ne m’autorise
pas à le lui communiquer. J’ai conscience que nous vivons tous des
relations qui correspondent à nos blessures et croyances du moment. Ces
relations évoluent quand nous guérissons les parties blessées en nous, mais
encore faut-il vouloir prendre le temps de réfléchir au passé et lui apporter
une écoute bienveillante. En cela, le célibat est important. Il n’y a pas de
hasard au célibat. Plutôt que de chercher à trouver ce qui ne va pas en nous,
et d’essayer de trouver les raisons pour lesquelles nous sommes « seuls », il
me paraît plus productif de soigner nos blessures et de prendre du temps
pour s’apporter de l’amour, de la bienveillance et de la compassion, afin de
ne pas reproduire nos erreurs. Chaque relation et rupture nous apportent une
possibilité d’évolution. Si nous acceptons la situation et le fait que sommes
à 100 % responsables de notre vie, alors nous pouvons en voir les
merveilleux avantages. Être célibataire devient une bénédiction et un
énorme cadeau que la vie nous offre.

SAVOIR TOUT DIRE À UNE AMIE


Cilou et moi nous sommes promis de tout nous dire, et ce, dès le début
d’une relation avec un homme. De ne pas se mentir ou de donner à l’autre
son avis. Elle m’a avoué que Peter ne lui plaisait pas pour moi. Qu’il avait
eu un regard qui l’avait rendue mal à l’aise, le soir de ma crémaillère, quand
ils s’étaient rencontrés pour la première fois. C’est difficile pour moi à
entendre.

Engagée dans ce climat de confidences, je reviens sur le jour des 40 ans


de Cilou. J’avais surpris son mec à avoir ce même type de regard pour une
autre femme. Il avait dansé avec cette blonde longiligne qui ne demandait
que de l’attention. Mon sixième sens me disait que Cilou devait être
vigilante.

Nous avons donc passé notre soirée à parler, à rigoler, à pleurer en buvant
des bulles. Nous adorons le champagne, et je me fais un plaisir de partager
cette bouteille avec elle.

NOT
Depuis le départ de Cilou ce matin, je me sens seule. J’aimerais tant être
en couple. Ce n’est pas facile tous les jours d’être célibataire. La solitude
nous gagne par moments. J’ai eu un rythme tellement soutenu ces dernières
semaines que je n’ai pas eu le temps d’être seule, mais en ce samedi matin,
je me sens triste. Après les aveux de Cilou, j’ai mis un « NOT » devant le
nom de Peter sur mon portable. Je fais toujours cela pour m’aider à ne plus
répondre aux appels d’une personne dont j’ai du mal à me détacher. Vous
savez quand vous répondez à ses textos au quart de tour, ou lors d’un
moment de « faiblesse », vous lui envoyez un message d’amour. Eh bien,
j’ai décidé de ne plus échanger avec Peter et de ne plus répondre du tout à
ses messages. Depuis une semaine, il communique très peu avec moi. Ça
fait tout drôle. Ses messages me manquent, de ne pas le voir me manque et
de ne plus lui parler me manque aussi.
L’ALCHIMISTE
Beaucoup me disent : « Aime-toi inconditionnellement » et « Si tu es
bien, seule, un homme arrivera ». J’avoue être OK d’être seule la plupart du
temps, mais c’est tout de même difficile de l’être tout le temps. Cependant,
on peut se sentir très seule aussi en couple. C’était mon cas la dernière
année de ma relation avec Clément. Alors, n’est-ce pas un travail à faire
pour tous ? Certains sont en couple tout simplement par peur d’être seuls.
Nombreux sont mes amis qui ne supportent pas cette idée et passent de
relation en relation, sans faire de pause, sans prendre de recul. Être face à
soi-même et à ses peurs est très enrichissant. Mais il y a en effet ces
moments où l’on ne voit pas le bout du tunnel et où l’on perd espoir. Ces
moments doivent aussi être acceptés. Être triste est quelque part
magnifique, se sentir seule, aussi. Il n’y a rien à batailler, à vouloir changer.
Tout ceci fait partie de la vie. Le simple fait de l’exprimer, de l’accepter et
de l’inviter permet bien souvent de transmuter l’émotion, de
l’« alchimiser ». Si on ne la repousse pas, elle se transforme ainsi en une
joie et une libération. Tel un enfant, nous avons aussi la capacité de passer
d’une émotion à une autre. Celle-ci nous traverse, sans qu’on s’identifie à
elle, puis est remplacée par de l’extase, de la joie, des rires, des
révélations…

ENVIE DE FAIRE L’AMOUR


Il fait beau à Paris : 33° hier, et le soleil brille. J’ai envie de faire l’amour.
Pas toujours simple de gérer ses envies ! Cet appel physique, surtout aux
beaux jours, existe aussi chez les célibataires. J’ai envie d’appeler un ami,
mais je ne sais pas qui, et cette idée ne me va pas non plus. Pas possible de
prendre le premier venu non plus. Mais mon corps est chaud bouillant
depuis quelques jours. Je pense que je vais tout de suite m’en occuper et me
donner du plaisir afin d’apaiser ce manque et besoin sexuel. Se faire
l’amour est un magnifique geste d’amour. Allez hop ! J’y vais… à la
découverte de mon corps et du plaisir.

LAISSER PASSER LA TEMPÊTE


La jouissance n’a pas mis bien longtemps à venir et a été très rapide.
Cette extase a rapidement laissé place à de la tristesse. Je fais la fière, la
dure, mais cette dernière relation m’a marquée. Pleurer me fait du bien.

Je vais prendre aujourd’hui, comme hier, un bain de gros sel pour


nettoyer les énergies négatives stagnantes. J’ai pris plusieurs bains
dernièrement, ce qui m’aide à chasser les idées noires qui s’agrippent. Cela
me détend et m’apaise. Je vais ainsi pouvoir lire et m’évader. Je suis triste.
Il n’y a pas vraiment grand-chose à faire d’autre que de laisser passer la
tempête.

LAISSEZ LA BEAUTÉ VOUS PENÉTRER


À ce moment précis, à Paris, des milliers de couples heureux roucoulent,
des milliers jouissent en même temps, des milliers tombent amoureux.
Comme dirait Mark Nepo : « Laissez la beauté vous pénétrer malgré votre
souffrance. » J’aime ses enseignements, car il est vrai que l’on peut
reconnaître la beauté dans tout ce qui existe autour de nous, malgré nos
souffrances. Peut-être ne sommes-nous pas dans une relation, peut-être
souffrons-nous d’une rupture, mais des millions d’heureux événements se
passent au même moment autour de nous. Nous n’avons pas à nous couper
du bonheur. Si nous ne sommes pas celui ou celle qui en fait directement
l’expérience aujourd’hui, nous avons la possibilité de le vivre par
procuration, ou du moins de nous réjouir du bonheur de l’autre, de nous en
nourrir et de voir l’abondance de possibilités qui existent tout autour de
nous. Cela me fait du bien de penser ainsi. Cela me soulage, m’apaise, me
rend joyeuse. Je reprends vie. Ma vibration s’élève.

Mon amie Karine est certainement l’une de ces personnes à prendre son
pied en ce moment. Elle vit un début d’histoire d’amour. Une histoire qui
n’avait pas super bien démarré, mais son nouveau chéri semble maintenant
prêt. Il avait des choses à régler pour être disponible dans son cœur.

CHÉRI, OÙ ES-TU ?
« Où es-tu, amour de ma vie ? Quand vais-je te rencontrer ? Dans quelle
partie du monde es-tu ? Comment vas-tu en ce moment ? Que traverses-
tu ? » J’aime m’adresser à l’âme de mon chéri, du grand amour. J’appelle
son âme. Je me décide à poser une question en écriture inspirée, sans passer
par mon mental.

« Où es-tu, amour de ma vie ? Je suis en toi, avec toi. Je suis déjà dans ta
vie. Je prends de plus en plus de place, et bientôt je me manifesterai en un
amour physique et grandissant. Je suis amour, universel et intemporel. Je
prends vie et me manifeste en un être de lumière, dans un être physique
comme miroir parfait de l’amour que tu as et auras en toi. Plus tu t’aimeras
et plus je me manifesterai à la hauteur de cet amour. Un bonheur tellement
céleste et divin que toutes les larmes de ton corps ne suffiront pas à
exprimer ta joie. Ne préfères-tu pas grandir cet amour en toi et manifester
un homme qui est vrai, qui est juste, qui est beau et puissant ? Un homme
qui est parfait pour toi ? »

C’est comme si l’âme de mon chéri venait de s’adresser directement à


moi. Quelle joie ! Quelle confirmation !

MES BLESSURES
Ce message me laisse en joie et réveille aussi une partie de moi n’ayant
pas reçu d’amour depuis un long moment. La rosacée est peut-être même
liée à cette tristesse sousjacente. Il est vrai que j’ai des blessures. Que mon
passé m’a marquée, et que même si j’ai bien progressé et que mon cœur
s’est ouvert à la vie, il ne l’est peut-être pas complètement à l’amour.
Certes, je prends soin de moi, je me donne de l’amour, mais peut-être pas
encore avec assez d’attention, de douceur, de tendresse. Mes insécurités
d’adolescente sont encore présentes. Pleurer me fait du bien. Je lâche. Je
suis sur ce chemin et je suis prête à prendre le temps qu’il me faut pour
guérir mes blessures. Je ne pense pas devoir le faire seule, mais je sais que
j’ai ma part à jouer. Mon rôle est pour le moment de prendre conscience de
mes blessures, de les accepter, et de ne pas les laisser diriger ma vie. D’être
attentive et vigilante pour que mes réactions et paroles ne soient pas
programmées par elles. J’avance en conscience et en confiance.
Un petit Ho’opopono est de circonstance ! « Je suis désolée, pardonne-
moi, je t’aime, merci. » Je vais l’adopter comme mantra du jour et aussi
refaire les petits bonshommes allumettes pour Peter, et Clément aussi. Cela
ne peut pas faire de mal. Je prendrai ensuite mon bain qui est prêt et
m’attend. Je me purifie. Je m’ouvre et me détache de ces idées noires,
limitantes et immobilisantes. Je dis « merci » à la vie. Merci pour ces
moments de tendresse, de tristesse, d’incompréhension, d’hésitation et
même de colère. Je viens aussi de faire les petits bonshommes allumettes
pour Julie, la fille de Clément. Je pense souvent à elle, et c’était important
pour moi de libérer cet amour aussi. Allez hop, dans le bain, et ensuite, je
ferai le point sur ma journée d’hier sur mon Cahier d’exercices du Défi des
100 jours. Je vais même avoir peut-être le temps de faire un tour de vélo
pour voir les bords de Seine. C’est top ça ! Quel magnifique temps ! Que je
t’aime, soleil !

TU DOIS Y CROIRE POUR LE VOIR


Que j’aime les dimanches matin ! J’ai toujours apprécié ce temps à la
maison, car ma mère avait quelques rituels qui m’enchantaient. Je me
régalais à la voir heureuse, chanter et danser. Nous écoutions du jazz, du
blues et de la musique noire américaine, tellement entraînante. Alors pour
moi, dimanche rime avec détente, joie de vivre, bonne musique ! Je fais ce
qu’il me plaît et je prends le temps de le faire.

Après m’être levée, j’ai commencé la lecture du bouquin de Pam Grout,


E . Dès les premières pages et l’intro par Gabrielle Bernstein, je suis
3

encouragée à faire les expérimentations proposées. Ce que j’aime, c’est que


celles-ci m’amènent directement au cœur de la vie afin de m’apercevoir de
trucs auxquels je n’aurais pas pensé ou vu par moi-même. Son livre a le
potentiel de changer une vie, tout comme le « Défi des 100 jours »,
d’ailleurs ! Gabrielle reprend, dans la préface, une citation du Dr Wayne
Dyer : « You’ve got to believe it to see it. » J’aime cette phrase : « Tu dois y
croire pour le voir. » C’est exactement ça. Dans la vie, nous voyons et
expérimentons ce que croyons. Nous créons notre réalité !

Si je crois au grand amour, à un grand mec spirituel, célibataire,


intelligent, ouvert, gentil, doux, sexy et libre, et que je ne me soucie pas de
savoir comment il va arriver à moi, en étant certaine de le rencontrer, alors
cela sera ma réalité. Je l’ai expérimenté tellement de fois dans d’autres
domaines de ma vie que ce livre réaffirme mon potentiel de cocréation. Je
demande à la vie son soutien.

LA CONFIRMATION DE L’UNIVERS
C’était, hier soir, l’anniversaire de mon amie Camille. Comme la plupart
de ses invités n’étaient pas célibataires, je me suis contentée de profiter de
ces délicieuses et nombreuses conversations, absolument passionnantes et
enrichissantes, entourée d’homme de mon âge, sortis tout droit de la série
américaine Melrose Place, tous windsurfers, plus beaux les uns que les
autres, totalement ouverts, sportifs, intelligents et super doux. Elles en ont
de la chance leurs partenaires, et j’espère qu’elles apprécient tous les jours
d’avoir de tels hommes à leurs côtés. Comme je suis heureuse de pouvoir
naviguer dans cet océan me confirmant que ces hommes-là existent ! Je
peux vivre cette réalité. Il me faut simplement réaffirmer qu’ils sont
célibataires lors d’une prochaine visualisation !

COUP DE POUCE
Franchement, j’ai halluciné ! J’avais demandé dans l’après-midi un coup
de pouce à la vie et mon intention s’est manifestée dans la soirée.
Rencontrer ces hommes et leur parler m’a fait le plus grand bien. D’ailleurs,
ce ne sont pas des hommes que j’ai découvert mais des chevaliers. Je
n’exagère rien. Le mari de mon amie Camille s’est occupé de tout, afin
qu’elle puisse pleinement jouir de son après-midi et de sa soirée
d’anniversaire. En plus d’être adorable et beau, il fait 1 m 93. Camille fait 1
m 83. Donc, s’il y a une nana plus grande que moi qui connaît le dilemme
de la taille et qui me confirme que l’on peut être grande et trouver son
match, c’est bien elle. J’aime cette affirmation de la vie.

Je suis sous le charme et complètement enchantée de constater que de


tels couples, sportifs et adorables entre eux, existent.

UN HOMME ÉVOLUÉ
Hier soir, j’ai eu la confirmation de l’univers que je ne devais pas
m’arrêter de rêver. Tout ce dont je rêve est possible. Voir les amis de
Camille tenir leur petite fille de moins de 6 mois, avec une grande
tendresse, dans leurs bras sportifs et musclés, était de toute beauté. J’en ai
aussi profité pour câliner ce petit ange. Ce qui me donne encore plus l’envie
d’être mère… Oui, je souhaite être maman et je suis prête. La mère de cette
petite fille, une sage-femme, m’a confirmé qu’il n’y avait aucun souci, avec
un suivi supplémentaire, de donner naissance à 40‑45 ans. Je le savais, mais
c’est bon à entendre de la bouche d’une professionnelle. La vie me
confirme ce que je pensais au fond de moi. Je vais cocréer une famille très
bientôt.

Mon champ des possibles vient en effet de s’agrandir. Quel magnifique


moment d’inspiration ! Ma féminité s’affirme. La séance d’épigénétique
avec Valérie porte ses fruits. Je continue de recevoir beaucoup d’attention.
Je me laisse aider, dorloter, écouter. Je trouve génial d’observer cette
complémentarité homme-femme. Je ne parle pas de drague ici mais de
galanterie. Autre chose étonnante, je constate en ces hommes la part
féminine, malgré leur virilité physique. Des hommes avec leur sensibilité,
leur douceur, une attention aux détails. Des hommes raffinés, dans leur
atout d’hommes évolués. C’est très inspirant de voir leur énergie masculine
et féminine équilibrée. Je me sens bien à ma place de femme, valorisée par
mes accomplissements et mon indépendance, sans pour autant perdre de la
fragilité. Je me sens affirmée, indépendante et belle. Je ne leur fais pas peur.
Je n’essayais pas de me comparer ou de leur prouver quoi que ce soit. Je
suis une femme moderne et évoluée. Douce, sûre d’elle et pourtant si
invitante. Une femme épanouie et heureuse. Je souhaite maintenant ancrer
ce sentiment en moi, tel que nous l’a appris Tony Robbins. C’est tellement
bon de se sentir bien, à sa place et ne pas devoir diminuer ou augmenter sa
lumière. Je souhaite connaître cela avec mon compagnon d’amour. Je
souhaite rencontrer un homme évolué dans toute sa splendeur.

Mon intuition me dit que je vais faire une rencontre dans le cadre
professionnel et non dans un contexte de vacances. Je ne sais pas d’où cet
homme va débarquer, mais je me prépare à sentir cette relation possible et
naturelle.

L’HOMME DE MA VIE
Tirons les cartes des anges pour savoir ce qu’ils me disent sur l’homme
de ma vie.
« Que pouvez-vous me dire sur l’homme de ma vie ? » Je vais tirer trois
cartes : passé, présent, futur. Je bats les cartes, j’émets mon intention et j’en
tire trois. Il est 10 h 41 du matin en ce dimanche 7 juin. La carte pour hier
soir était « Idées et inspiration ». C’est clairement ce qu’il s’est passé. J’ai
rencontré des hommes qui m’ont inspiré à continuer de croire en mon rêve,
en ce que je sens possible.

« Manifestation - Vérité et intégrité - Support » À première vue, cela me


dit que c’est un homme qui a accompli de nombreuses choses dans sa vie et
a su manifester ses rêves. Il est dans une phase de remise en question. Il
remet les pendules à l’heure, ce qui n’est pas simple pour lui. Il fait un bon
nettoyage dans sa vie et met de l’ordre pour être là, soutenir le monde. C’est
un homme qui entre dans une nouvelle phase de sa vie et qui s’y prépare. Il
sait que de grands projets sont en place et il va pouvoir être pleinement
disponible pour nous.
Ceci est ma lecture des cartes. J’aime faire parler ma sagesse au travers
des cartes. C’est un doux support. Je sens que c’est un homme qui a déjà
créé, qui a connu ou connaît un certain niveau de réussite. C’est un homme
généreux et bon. Il est dans le partage et peut se le permettre. Il est en plein
changement de vie en ce moment, et c’est pour cela que nous ne nous
sommes pas encore rencontrés. Il vit une étape qui est importante,
libératrice et envoûtante. Il chemine pour être libre et disponible. C’est un
guerrier de lumière. Clairement, il me soutiendra. Il est sûr de lui-même. Il
est prêt à vivre une grande histoire d’amour et une nouvelle vie. Il ne sera
pas déçu avec moi. Je saurai le stimuler et l’encourager dans ses projets.
C’était important qu’il entre dans sa mission de vie pleinement avant notre
rencontre. J’ai hâte de le découvrir. Je suis heureuse de l’avoir attendu, un
peu malgré moi, mais quand j’ai confiance en l’univers, sa perfection et sa
cohérence divine, alors il n’y a plus de doute, de hasard ou d’erreur. Tout
est parfait. Merci, merci, merci !

À la lecture du livret, la première carte – le passé – confirme qu’il a


connu et connaît l’abondance, il en comprend le processus, a pu le mettre en
place et le manifester. Il connaît son pouvoir et ses capacités. La deuxième
carte – le présent – révèle qu’il est guidé à être plus honnête avec lui-même
en ce moment, et ce, à tout niveau de sa vie. En gros, l’univers lui dit :
« Lâche tout ce qui n’est pas authentique et toutes les activités qui ne
reflètent pas tes plus grandes intentions pour toi-même. » Cela semble se
faire rapidement, même si ce n’est pas simple. Cette carte indique aussi
qu’il va expérimenter des miracles dès qu’il sera prêt à être vrai avec lui-
même. La troisième et dernière carte – le futur – indique qu’il fait partie
d’une équipe d’êtres de lumière, qu’il est là pour protéger, et qu’il sera
guidé.

GUÉRISON
« Quand vais-je le rencontrer ? » J’ai tiré la carte « guérison », une carte
que je n’ai jamais tirée auparavant. Je tire très souvent les mêmes cartes
alors qu’il y en a de nombreuses dans ce jeu. Mais là, nouveauté, je viens de
tirer « guérison » qui, je pense, m’indique que je vais rencontrer le grand
amour, après cette phase de ma vie qui m’invite à lâcher et à guérir des
aspects de moi encore blessés.

Cette carte révèle, selon le livret, que cette guérison s’est déjà produite en
moi. Elle me conseille d’arrêter de regarder « ce qui ne va pas ici » et de
remplacer ces pensées par « tout est parfaitement en place en ce moment ».
Je dois avoir foi et émettre des pensées d’amour par rapport à ma situation,
me visualiser comme guérie et remerciée. Elle indique enfin que cette
guérison touchera beaucoup de personnes. Cela me parle beaucoup !

UN TEMPS DE SILENCE
Je ne réponds plus aux derniers textos de Peter depuis mon « NOT ». Son
dernier message dit : « Es-tu en colère à propos de quelque chose que j’ai
fait ? » C’est drôle, car je ne lui écris plus depuis seulement vingt-quatre
heures, et maintenant, il se pose des questions. Il est vrai que je n’ai même
pas envie de lui répondre et j’efface ses textos de suite. Pourquoi j’y
répondrais ? Il trouvera bien le moyen de me parler, s’il le souhaite
vraiment. En attendant, je prends soin de moi. Pas envie, ni besoin, de lui
parler. C’est vrai que c’est typiquement moi : je mets du temps à
comprendre et à faire des choix, mais quand ceux-ci sont clairs, alors c’est
la coupure nette. Beaucoup de personnes parlent mais n’agissent pas. Moi,
j’agis et je mets en place au maximum ce que je dis. J’ose et j’ai le courage
de mes choix.

Je n’ai pas le besoin ni le désir de lui parler. Je ne suis pas fâchée. Je


reprends simplement mon pouvoir personnel, ma liberté et ma joie de vivre.
Pour l’instant, il ne fait pas partie de ma vie, car il ne contribue pas à mon
épanouissement. J’ai été claire, mais il n’a pas pris ses distances pour autant
et n’a pas été complètement responsable de la situation, car il voyait très
bien que je tombais amoureuse. Il le savait.

UN MIRACLE
Je suis étonnée par les événements qui s’enchaînent de manière anodine
de l’extérieur, mais très significative dans ma vie. Au risque de paraître
allumée et farfelue, eh bien je vous raconte ce qui m’amène à vous écrire de
l’aéroport d’Orly. Nous sommes le 11 juin, j’adore le 11. Ce matin, je
gribouille mon Cahier d’exercices du Défi des 100 jours avec mon intention
et intuition du jour et je tire une carte du jeu des anges, tout comme j’en ai
pris l’habitude depuis une petite semaine. Il s’agissait de « Miracles et
guidance divine ». La carte est sortie toute seule du paquet. Je n’ai même
pas eu à la tirer. Alors, je l’ai remise dans le paquet, car je voulais tirer les
cartes « pour de vrai » et je tombe à nouveau dessus. Je me dis : Chouette,
trop cool, des miracles, ça va être une super journée ça !

Quand je suis arrivée, ce matin, à l’aéroport d’Orly, l’hôtesse m’annonce


que mon avion pour Toulouse a été surbooké, et que je ne pourrai pas
embarquer. Les autres vols de la journée sont complets, sauf celui de ce
soir. Le hic, c’est que j’organise une projection du film L’Infinie Puissance
du cœur, et que plus de 400 personnes m’attendent. L’événement est
complet depuis des jours. Je suis « sur le cul ». J’hallucine et je suis attristée
de faire face à une telle injustice.

Une heure plus tard, tout est clair. Le message est passé très vite. J’ai
décidé de ne pas y aller, de ne pas forcer les choses et d’accepter ce qui est.
Je demande un signe et vois en quelques secondes un panneau « arrêt ». Je
sens beaucoup d’énergies basses et négatives, des énergies d’ombre, et
pourtant, Toulouse est une ville chaleureuse que j’adore, où j’ai donné une
conférence il y a un mois dans une ambiance extraordinaire. Mais, ce soir,
je ne dois pas assister à la première du film de Baptist. Tout se passera bien
mieux sans ma présence. Je téléphone depuis l’aéroport à un ami coach et
énergéticien, Anthony, qui me confirme mes intuitions. Je dois rester à Paris
et ne pas aller à Toulouse. L’énergie n’y est pas du tout favorable pour moi.
Et dire qu’il y a trois ou quatre jours, j’avais fait le rêve d’un chat qui me
sautait sur le visage, en pensant à Toulouse. Je ne l’avais pas écouté, et me
voici à Orly. Je vais donc faire un blog vidéo depuis l’aéroport, afin
d’expliquer tout ce qui m’arrive, le poster sur Facebook et prévenir les
personnes ayant prévu de venir que je ne serai pas là. Mes amis Annick et
Jérôme me proposent de faire les entrées. Rien que cela est un miracle. Je
suis toujours présente aux événements et je peine encore à déléguer.
L’univers m’offre un couple d’amour pour s’en occuper. Je suis guidée.

ON A TOUJOURS LE CHOIX
J’ai l’intuition que d’autres choses vont se passer à Paris. Je suis sereine.
Apaisée. J’ai quand même réussi à dire à l’hôtesse de l’air que je la
plaignais de travailler pour cette compagnie. Elle m’a dit ne pas avoir le
choix car il fallait payer ses factures. Je lui ai répondu, en la regardant droit
dans les yeux : « Non, on a toujours le choix. » Je n’aimerais pas être à sa
place et annoncer de telles nouvelles à des clients ayant réservé, payé leur
place sur Internet, et prévu leur planning. Par souci de rentabilité maximum
de la compagnie, on en oublie de satisfaire tout le monde et on surbooke.
C’est regrettable ! Ce genre de situation est trop fréquente. Je n’approuve
pas. Et j’espère pour elle qu’elle trouvera le courage de prendre position
pour faire un autre choix dans sa vie.

CÉLÉBRER
Me voici de retour à la maison quelques heures après mon départ pour
Orly. Je découvre une belle plume d’ange sur mon seau à champagne Veuve
Clicquot, que mon amie Karine m’a offert. J’ai passé le test ! Les anges sont
heureux et me demandent de célébrer ce nouveau chapitre qui commence.
Je me fais « péter » le barbecue pour fêter cela, vu le beau temps. Une petite
côte de veau (un veau qui a brouté de l’herbe), des poivrons rouges grillés
et des tomates bio, belles, rouges et sucrées, un bon bout de Brie non
pasteurisé, et le tour est joué ! Je n’ai pas souvent envie de viande, mais ce
midi, mon corps m’en réclame. Dire que tout ceci était dans mon frigo et
n’attendait que mon retour ! Je suppose que l’univers le savait déjà. Le tout
accompagné d’un verre de saintvéran qui était, lui aussi, au frais. Me voilà
comme une fleur qui arrive dans la capitale, avec un emploi du temps libre
pour les trois prochains jours. Quel luxe d’avoir un agenda « ouvert » Le
temps de me détendre, de travailler, de faire des vidéos, d’écrire, de
partager des moments de bonheur avec des gens que j’aime, ou tout
simplement de faire de nouvelles rencontres. Au Starbucks d’Orly, là où je
me suis arrêtée pour vous écrire tout à l’heure, les hommes qui prenaient les
commandes m’ont dit être célibataires. Un signe ? Pour moi, c’en est un.
Nous sommes nombreux à l’être, et je constate que cela concerne des
personnes souriantes, épanouies, belles de cœur, et avec une vraie envie de
construire. Nous sommes loin d’être les plus incasables, les plus difficiles
ou les plus insatisfaits. Nous sommes au contraire en plein phase
d’évolution vers un amour véritable, authentique et libéré. Alors, je nous
félicite.

Nous sommes en plein changement, vous et moi, nous évoluons et nous


nous préparons à une vraie rencontre. Pour le moment, c’est nous en face de
nous. Dans une volonté de grandir et d’être bien. Le fait que vous teniez ce
livre entre vos mains en est la preuve. Notre apprentissage passe forcément
par des réconciliations et de l’acceptation. Il faut le faire une bonne fois
pour toutes afin de ne pas attendre de l’être aimé de nous donner cet amour.
Encore plus d’amour pourra alors être échangé et partagé. Celui-ci sera
alors libre de circuler.

LES CONSEILS DE SONIA


La conversation que j’ai eue hier soir avec Sonia Choquette était de tout
délice. Elle m’aide à comprendre la signification de ma rencontre avec
Peter. Je libère, je lâche et j’entends enfin ce que j’avais besoin d’entendre.
Soulagement inattendu. J’adore cette femme et je suis là pour elle, car je la
sens chamboulée par son changement de vie et son arrivée à Paris. Un vrai
cadeau pour nous deux de se retrouver ici en même temps. Nous avions
besoin de ce moment. J’ai hâte de lui faire rencontrer un homme bien. C’est
une femme douce, attentive, intuitive et belle à tout niveau. Je me suis
trouvé une nouvelle mission, en émettant ce souhait de l’aider et d’être là
pour elle. Je suis consciente que prier est la plus belle chose à offrir à
quelqu’un comme Sonia. J’ai donc émis l’intention et j’attends la guidance.
L’intention s’est envolée telle une colombe dans le ciel. Elle reviendra avec
un message. Alors, la connexion se fera. Je suis heureuse, très heureuse
d’avoir ce sentiment de cocréation. Je me sens bien, heureuse, séduisante et
sereine. Ce weekend m’est dédié. Il est pour moi et ça me plaît. Je le prends
comme un cadeau, comme un miracle. Celui-ci s’est présenté comme un vol
qui ne décollera pas pour moi, car j’ai autre chose à vivre. J’ai hâte de
partager avec vous les synchronicités qui vont se dérouler.

Il y a autre chose qui m’a surprise et qui restera gravé comme un « top
conseil » de Sonia, ce week-end :
« Implique-toi si et seulement si un homme a un très bon rapport avec sa
mère et qu’il est proche d’elle. » C’est vrai que j’ai souvent rencontré des
hommes qui n’avaient plus de rapport avec leur mère. Elle semblait être un
danger. Si je souhaite une relation saine, profonde et aimante, alors il est
nécessaire de vérifier la relation avec la mère. J’aime son conseil qui a
beaucoup de sens.

TRANSFORMER SA VISION DU CÉLIBAT


J’écoute de plus en plus mon intuition et surtout, j’agis en fonction d’elle.
Passer ce moment de ma vie célibataire est en fait une libération, et non une
punition. Je prends conscience que c’est un magnifique passage. J’en avais
presque honte avant, comme si la société me renvoyait :
« Regardez, elle est seule, elle ne supporte personne, elle n’arrive pas à
se trouver, elle est trop exigeante certainement. » Ces jugements existent de
la part des couples qui sont souvent malheureux. Moi, je me sens bénie
d’être dans cette situation. Je suis sensible, et le chemin de libération est
plus long que prévu, mais je suis sur ce chemin. J’ai l’impression d’être de
plus en plus disponible, en phase et reconnaissante pour ce que cette
période m’apporte : la profondeur de la compréhension sur moi, les autres
et la vie.

Transformer sa vision du célibat afin que celui-ci devienne un moment de


célébration dans le respect de soi est puissant. Bien souvent, il peut-être
associé à des comportements extrêmes de tristesse, de débauche, d’histoires
sans lendemain ou de solitude profonde. Je souhaite voir le célibat comme
une période de renouveau, un peu comme un phénix qui renaît de ses
cendres. C’est une résurrection de soi, un retour à l’essentiel et une période
de découverte sur ce qui est important pour soi. C’est un moment pour se
libérer des mémoires du passé, guérir et vivre un vrai épanouissement, au
sens profond du terme.

Se presser pour trouver un partenaire n’est pas une solution. De toute


façon, cela n’est pas l’objectif de la vie. L’objectif étant d’incarner l’amour
pleinement, il m’apparaît essentiel de s’aimer soi-même dans cette
démarche et de déborder d’amour. D’expérimenter cet amour dès
maintenant, sans condition, avec et pour soi-même. D’unir son masculin et
son féminin sacrés, de ne faire plus qu’un. Un en soi. Je respire
profondément et intègre cette dimension. Cette union se fait de l’intérieur
avant de s’exprimer à l’extérieur. Je visualise des cordes d’énergies
montantes qui se croisent, s’entrecoupent telles deux kundalinis montantes.

TRAVAIL D’ÉQUIPE
Je m’autorise à prendre du temps pour moi. Comment passer un vendredi
soir relaxant ? Voici mon rituel magique : un bain à l’huile de sauge, une
musique de détente, trois bougies, un encens au palo santo et un bon livre.
Bonheur ! Le bonheur est assez simple finalement.

Je suis reconnaissante d’avoir eu l’aide de mes amis, hier soir. Il est


20 heures, et il y a vingt-quatre heures, la salle de cinéma du CGR à
Toulouse était pleine de 400 personnes pour la projection de L’Infinie
Puissance du cœur. Je n’y étais pas, mais Jérôme et Annick ont assuré la
billetterie et la vente des livres. Cette expérience fut pour moi libératrice,
mais aussi pour eux. Ils m’ont remerciée de cette expérience, et m’ont
expliqué qu’elle avait fait beaucoup de bien à leur couple.

UN MESSAGER
Mon ami François m’a rendu visite. C’est lui qui m’a suggéré le nom de
« La Télé de Lilou » pour ma chaîne. Son parcours est très inspirant et
montre la rapidité avec laquelle une personne peut s’éveiller une fois
qu’elle est prête à le faire. Il arrive aujourd’hui dans ma vie tel un messager,
le jour le plus critique de mon acné rosacée (du moins, c’est ce que je
pense). Il m’a fait une séance énergétique. C’est son métier maintenant. Il
fait des super soins, et j’espère que cela va me soulager et attirer à moi le
meilleur.
Il me parle de la technique du Dr John Demartini, que j’adore et que
j’avais interviewé il y a longtemps. Celle-ci consiste à faire la liste des traits
de caractère physiques, émotionnels et spirituels que l’on cherche chez son
partenaire de vie. Donc, on inscrit sur une feuille ce que l’on recherche, et
en face, on note les noms des hommes dans son entourage qui ont déjà ces
qualités. L’idée est de se rendre compte que l’on a déjà tout cela dans sa vie.
Mais pour certains aspects, il est nécessaire de vraiment chercher. Nous
sommes samedi soir. Il est 20 heures. Je suis seule chez moi après m’être
cuisiné du quinoa et des lentilles. Je me sens prête à faire la liste dont
François m’a parlé cet après-midi.

IL NE ME MANQUE RIEN
En faisant l’exercice, je m’aperçois que tout est déjà présent dans ma
vie : grand, dans sa mission de vie, intelligent, responsable, bon avec les
enfants, généreux, doux, authentique, fidèle, honnête, spirituel, guéri,
proche de sa mère, sportif, avec la joie de vivre, une âme d’enfant, un cœur
ouvert, qui me soutient inconditionnellement, communique bien et
clairement, sait se remettre en question, souhaite avoir des enfants, a un
côté international, aime les voyages, réussit financièrement, a confiance en
lui et en ce qu’il est, fait merveilleusement bien l’amour, a le sens de
l’esthétisme, aime recevoir et aider, est bricoleur, a le sens du détail, sait se
remettre en question, est ouvert à de nouvelles idées en ayant du
discernement, a les pieds sur terre, sait complimenter, est admiratif et
admirable, donne de lui-même dans ce qu’il fait et entreprend, est équilibré,
harmonieux, sage, élégant, joyeux, attentif, vit l’excellence et souhaite
l’excellence, est en très bonne santé, patient, charismatique, beau,
amoureux de moi passionnément et inconditionnellement, n’est pas
intéressé par d’autres femmes ou relations, est clair dans sa communication,
ne ment pas. Je vous l’accorde, la liste est longue, mais me paraît juste et
bonne. Je sais que j’offre aussi beaucoup en relation, et il est intéressant de
voir que toutes ces qualités sont présentes chez différents hommes qui
m’entourent. Je les ai déjà dans ma vie et c’est un merveilleux sentiment de
le savoir. Il ne me manque rien. Tout est déjà là.

Oui, je dois bien l’avouer, j’étais contente de rentrer à 19 h 30 dans un


appartement vide et plein en même temps. Être toute seule et vivre un
moment au calme, tranquille, et profiter pleinement de ce week-end m’a fait
beaucoup de bien. Il ne manquait et ne manque toujours rien. Je suis
reconnaissante pour cet état de grâce.

EN DIRECTION DE NOS RÊVES


« Jusqu’à ce que l’un est engagé, il y a hésitation, la chance de
reculer, toujours inefficace. En ce qui concerne tous les actes d’initiative
et de création, il y a une vérité élémentaire, l’ignorance tue
d’innombrables idées et plans splendides : le moment où l’on s’engage
définitivement, alors la Providence se déplace aussi.

Toutes sortes de choses se produisent pour aider ce qui n’aurait jamais


eu lieu autrement. Tout un flux de questions relatives aux événements de
la décision, ce qui soulève en sa faveur toutes sortes d’incidents
imprévus, des réunions et une assistance matérielle que personne ne
pouvait avoir rêvés seraient venus sur son chemin.

Quoi que vous puissiez faire ou rêver, vous pouvez le commencer.


L’audace a du génie, du pouvoir et de la
magie. Commencez dès maintenant. »
Goethe

Voici la citation que je viens de recevoir de Peter. Il me l’a envoyée il y a


deux jours. Je ne la vois que maintenant, mais je la trouve parfaite, d’autant
plus que la dernière partie du texte, je la connais bien, pour l’avoir citée
dans plusieurs de mes livres. J’aime cette citation car elle encourage à faire
ce premier pas, à oser dans la direction de ses rêves, d’avancer même si l’on
ne voit pas tout l’escalier, comme le dit si bien Martin Luther King :
Montez la première marche avec foi. Nul besoin de voir tout l’escalier,
montez simplement la première marche.

VIVRE LA MAGIE À DEUX


Je souhaite vivre la magie dans ma vie et c’est ce que je demande. Pas
plus, pas moins. Je vis moi-même cette réalité, alors pourquoi ne pourrais-je
pas être avec un être qui lui aussi expérimente cette dimension magique et
souhaite la vivre à deux, ce qui ne fait que l’amplifier.

J’aime passer du temps avec un homme qui ne joue pas un rôle, mais qui
le vit pleinement, et qui connaît son pouvoir, ou devrais-je dire « sa
puissance divine ». Il n’a pas besoin de la tester, mais simplement de la
vivre. Qui dit « puissance divine », dit « âme alignée ».

Dans le métro parisien, une Mexicaine n’osait pas s’asseoir en face de


moi. Deux places venaient de se libérer, et elle me dit : « Je peux m’asseoir
là ? Je vous croyais accompagnée. » Comment dire… Oui, en quelque
sorte, pensais-je ! Cela m’a fait sourire, en tous les cas, et m’a assuré que la
présence de mon être cher était bien déjà manifestée sur des plans subtils et
qu’il n’allait pas tarder à arriver. Comme s’il allait tomber du ciel.

UNE INITIATION
En attendant, cela fait maintenant des mois que je suis « célib ». Oui, le
temps passe, mais je prendrai le temps qu’il me faudra. Il n’est pas question
d’aller au plus simple, comme dans le passé. Je suis heureuse de cette
initiation. Elle n’a pas de prix et je suis certaine qu’elle me sera très utile le
jour où je rencontrerai mon être cher. « Chéri, je me prépare pour toi, et
c’est pas rien, je t’assure ! Et toi aussi, tu as du boulot. Peut-être es-tu déjà
prêt ? En tous les cas, le moment de notre rencontre est proche. J’ai hâte de
toucher ta peau, de t’embrasser des heures et de t’aimer sans fin. Je t’aime
déjà. Réunissons-nous. »

LE CONSOMMATEUR EST ROI


Aujourd’hui, j’ai fait quinze kilomètres à vélo dans Paris pour rejoindre
des amis à un déjeuner dans le Marais. Que c’est agréable de pédaler par ce
temps d’été ! Les rues sont vides de monde en ce dimanche. Je suis sous le
charme de cette ville et en même temps, elle prend beaucoup d’énergie.
C’est une montée en adrénaline et en stress qu’il faut savoir gérer. La
discipline et les pratiques pour rester centrée sont ici importantes. Je viens
de réaliser que les deux prochaines semaines de juin, je serai basée à
Nantes, puis je ferai des conférences et événements dans le Sud les deux
premières semaines de juillet avec Baptist. Je reviendrai à Paris le 14 juillet,
au moment où la plupart des Parisiens seront partis pour laisser place aux
touristes. Notre capitale est vraiment d’une pure beauté, quel délice ! Et les
Parisiens me sont agréables. C’est marrant cette façon que l’on a d’attirer à
soi des personnes qui sont en résonance. Bon, c’est pas tous les jours le cas,
mais je les trouve fort sympathiques en général. Même les garçons de café
ont leur charme. Et si certains sont blasés, alors pas de souci, désertons ! Le
consommateur est roi. C’est comme pour les émissions immatures à la
télévision et l’actualité qui nous fait peur, suivie de pub pour nous faire
consommer. Si personne ne les regardait, alors les responsables de chaîne
changeraient leur programme et mettraient à la place la Télé de Lilou, entre
autres. ;)

SOUHAITER LE MEILLEUR
Je n’ai plus de nouvelles de Peter depuis quelques jours. Rien du week-
end. C’est étonnant. Peut-être est-il amoureux. Je lui souhaite. J’ai aussi
souhaité le meilleur à Clément et je l’ai remercié pour l’équilibre que notre
rupture avait créé dans ma vie. Un petit mot doux, et un texto de retour de
remerciement, court mais présent. J’ai voulu échanger plus longtemps au
cours d’un long texto, mais mon téléphone s’est éteint. Plus de batterie,
alors que je venais de passer cinq minutes à écrire pour lui répondre que
« Non, cela n’était pas du gâchis. Que nous avions tous les deux donné ce
que nous pouvions mais que notre amour était conditionnel. Que nous ne
nous acceptions ni l’un ni l’autre pour qui nous étions vraiment. Qu’il
séparait Lilou d’Aurélie. Mais à elles deux, elles forment qui je suis. Je
souhaitais des enfants, et pas lui. Alors non, il n’y a pas de gâchis. » Vouloir
faire un enfant pour faire plaisir à l’autre n’est pas ce que je souhaite.
J’aspire à une relation avec un homme qui m’aime pour qui je suis dans
toutes mes dimensions, qui veut avoir une famille unie, qui est doux et bon.
Qui est juste. Qui m’accompagne dans la douceur et me comprend. Qui est
ouvert et a fait le travail pour apaiser ses blessures de vie. Qui a grandi et
qui est dans sa puissance, dans sa masculinité. Clément a beaucoup de
qualités, et Peter aussi. Ce sont des hommes qui ont marqué mon passé.
Rien n’est à enlever, mais ce ne sont pas les hommes de ma vie.

Étrangement, ces deux hommes n’étaient pas proches de leur mère, ne lui
parlaient plus. Être avec un homme qui a une relation équilibrée avec sa
mère, qui lui donne de l’amour et s’entend bien avec elle est en effet
essentiel. Une mère qui lui a donné amour et tendresse, qui est là pour lui et
l’a laissé ensuite prendre son indépendance tout en l’accompagnant quand il
en avait besoin. Une femme qui continue de lui montrer ce qu’est vraiment
l’amour. Qui l’a rendu indépendant, mais câlin et doux.
Mmmmmm ! Oui, beaucoup de douceur et de câlins. Ça me manque.

SŒUR D’ÂME
Quelle soirée hier ! Waow ! Le pied total. Quel bonheur d’avoir pu la
passer avec Muriel Despiau qui non seulement est une super amie
photographe, mais a en plus le potentiel d’être débrouillarde, de trouver des
solutions, d’évoluer rapidement, d’apprendre et de mettre de l’énergie, de la
beauté et de la créativité dans tout ce qu’elle fait ! J’avais tiré la carte « âme
sœur », ce matin. C’est la première fois que je tire cette carte. Je pense que
les âmes sœurs arrivent dans nos vies sous différentes formes. Muriel est
d’une famille d’âmes que je connais. Elle est une sœur d’âme, c’est certain.
Cette carte arrivait aussi pour moi comme une confirmation que mon
partenaire de vie était en chemin.

Hier, j’ai pu mettre en ligne la vidéo14 du direct avec Sonia Choquette sur
la différence entre partenaire de vie, âme sœur et flamme jumelle. Tout se
rejoint, et la vie me donne des signes. Je me sens aussi de plus en plus
libérée. Le dîner avec Sonia y a été pour beaucoup. Parler avec elle me fait
évoluer et grandir. Je passe à autre chose et je me sens libre d’être qui je
suis, de rencontrer ou pas l’homme de ma vie. Je suis bien. Je me sens bien.
Le week-end qui vient, je serai à Nantes, le week-end d’après à Majorque
où je vais revoir Peter, puis le week-end suivant, dans le Sud. Que tout ceci
est doux ! Je pense passer de beaux moments, cet été, de rencontres et de
joie.

D’IMPORTANTS DÉTAILS
J’ai confirmé à Muriel que je souhaitais qu’elle fasse la photo de
couverture de ce livre. Quel bonheur de travailler avec un tel talent ! J’ai
hâte de faire ce cliché début juillet, dans la nature, avec des lavandes. Ce
serait si beau !

Petites news du Starbucks, où je me fais une petite pause, accompagnée


de mes deux valises, avant une projection de film à Tours. Ma conférence,
« Transformer sa vie en 100 jours », s’est merveilleusement bien passée hier
soir dans un théâtre à Paris. Je suis reconnaissante pour cette soirée et le
bonheur d’avoir pu partager de manière structurée mes connaissances liées
à la transformation ; et j’ai hâte d’en refaire une autre, car je pense que je
vais m’améliorer à chaque fois. Bertrand, Anne-Sophie et d’autres amis
étaient présents. Oui, je me sens de plus en plus à mon aise sur scène. Je
reviens de loin. J’avais tellement peur de parler en public auparavant.

Hier après-midi, Philippe Coffin m’a fait un soin. C’est un ami qui est
doué et rempli de savoir. À ma grande surprise, il a fait une incantation pour
appeler à moi mon être cher. J’ai versé quelques larmes de joie. Je me sens
prête. Sa demande partait du cœur. Elle était puissante et demandait aux
énergies de manifester mon homme. Je sentais tellement de bonheur,
d’amour me traverser.

HÉSITATIONS
Il est l’heure de me coucher maintenant, après ce bon bain et une
projection à Tours de L’Infinie Puissance du cœur. Demain, je prendrai un
train pour Nantes afin de passer du temps en famille. J’hésite encore à aller
à Majorque. Je ne pense pas m’y rendre pour les bonnes raisons, même si je
sens qu’une belle leçon peut s’y présenter. Je laisse la vie me guider. Je
m’étais dit que je n’irai pas. Passer ces trois jours sur l’île de Majorque
serait cela dit l’occasion de faire un vrai break, mais aussi de me respecter
en restant dans mon énergie. L’expérience est tentante. Une partie de moi ne
souhaite pas le revoir et une autre sait que cela m’aidera à cloturer
complètement ce dossier « Peter ».

COUSINADE
Je viens de passer un super week-end en famille. C’était une cousinade.
Quel bonheur de se retrouver presque tous mes cousins, cousines et de
passer ce bon moment ensemble ! Nous aimons danser, mettre de la
musique, boire de bons vins et cocktails, et faire du bruit. Comme j’avais
une dédicace à faire à la Fnac de Nantes ce même jour, je me suis éclipsée
quelques heures avec l’un de mes cousins. Quand nous sommes revenus,
tout était calme, à notre grande surprise. Mais l’ambiance est repartie
rapidement de plus belle. Un ami nous a aussi rejoints. Il a fait une bonne
impression auprès de ma famille, bien qu’il ne soit pas un homme pour moi.
Il aime bien trop les femmes. Certains hommes pensent peut-être la même
chose de moi, que je suis une mangeuse d’hommes. Eh bien, ce n’est pas le
cas. Je connais mon pouvoir de séduction, et je n’ai rien à prouver. Je n’ai
pas besoin non plus de consommer, je suis simplement à la recherche du
grand amour.

PAS DANS LA NORME


C’est assez drôle de voir à quelle vitesse la peur peut s’infiltrer en nous.
Ma cousine m’a posé une question :
« Ça va, tu n’es pas trop triste ? Tu vas bien ? C’est pas trop dur à 38 ans
bientôt de tout recommencer ? Va falloir que tu te dépêches. » Bref, le genre
de réflexion que l’on connaît. Cela prouve bien où en est notre société par
rapport au célibat et au fait de ne pas avoir d’enfant à 38 ans. Je ne suis pas
dans la norme et je ne l’ai jamais été dans tout ce que j’ai fait dans ma vie.
Et pour être totalement franche, oui, j’aimerais être en couple, mais oui, je
suis heureuse célibataire et du choix que j’ai fait. Je ne souhaite pas entrer
dans cette peur. Je suis célibataire et en accord avec mes principes et
valeurs. J’ai fait un choix conscient et aussi en toute cohérence avec ma vie.

Quand je vois le nombre de couples qui ne sont pas heureux ensemble,


cela me sidère ! Je pense vraiment qu’il est important de se connaître pour
bien communiquer, évoluer à deux et pouvoir se dire les choses. Ma cousine
est dominante dans son couple et ce n’est pas ce que je souhaite. Je veux
être aimée pour qui je suis dans la douceur et pouvoir offrir de même à mon
compagnon. Imposer son point de vue en utilisant son énergie masculine ne
me paraît plus être une option satisfaisante pour les femmes en couple.
Nous devons trouver un juste équilibre entre notre masculin et notre
féminin. Cela veut dire s’offrir de la douceur et donc pouvoir ensuite l’offrir
à son partenaire. Les hommes sont sensibles eux aussi.

Être libre dans un couple, être soi-même, faire confiance à l’autre, se


sentir aimé, adoré, remercié. Vivre un vrai échange, une complicité, sans
parler de la passion, dans sa vie sexuelle en couple, mais aussi au quotidien
être passionné l’un par l’autre. C’est tout ce que je souhaite.

CONTRIBUTION
Un jeune homme de moins de 30 ans faisait la manche ce matin, près
d’un supermarché, non loin de chez ma mère. Il présentait bien. Je me suis
demandé pourquoi il était là. Peut-être souhaitait-il prouver la médiocrité ou
la générosité humaine ? Je détectais que ce jeune n’avait rien à faire ici. Il
semblait être en période d’essai. Je l’ai probablement regardé un peu
bizarrement, car mon cerveau « buguait » sur son choix. Pour moi, c’est
clairement un choix. Il pourrait trouver du travail, s’ouvrir à la vie,
apprendre, mais il préfère demander de l’argent. Bien sûr, je ne connais pas
les circonstances qui l’ont conduit à cela. J’ai dû repasser devant lui une
troisième fois, car j’avais oublié d’emmener mes chaussures chez le
cordonnier. Mon coffre était rempli de dizaines d’exemplaires de mon
nouveau Cahier d’exercices du Défi des 100 jours. Je m’approche de lui et
lui dis : « Peut-être que cela n’est pas de l’argent, mais voici ma
contribution. Je pense qu’en cent jours, tu peux changer ta vie. Fais les
exercices proposés dans ce cahier, jour après jour, et transforme ce qui se
passe en ce moment pour toi. Va de l’avant. » Et j’ajoute : « Un peu lourd
comme compagnon de voyage, mais efficace » (le cahier fait 1,2 kg). J’en ai
eu la chair de poule à l’idée que cela avait le potentiel de changer sa vie. Je
pense que c’est le cas. Et même si je ne le saurai jamais, peu importe. Il a
eu un soutien. Un vrai. Ce n’est pas un raccourci, et je crois en lui. J’ai eu la
chair de poule la plus longue que j’aie jamais eue. Je me suis sentie
tellement connectée et heureuse de ce choix que toutes mes cellules ont
vibré. Je l’ai fait par élan du cœur, et tout mon corps a reçu une décharge
positive, confirmant mon choix, comme si tout l’univers me remerciait.
Cette décharge presque électrique m’a surprise, et j’ai beaucoup reçu de
cette contribution.

COMPLÉTER LE PASSÉ
Cela m’a fait aussi du bien de passer du temps avec ma cousine. J’ai pu
lui faire quelques confidences importantes. Des choses du passé que je
n’avais pas à garder en moi. Il était temps que j’en parle. Cela m’a libérée,
et je pense que c’est significatif. Le timing était juste. Ça m’est un peu
tombé dessus. Je remercie la vie pour tous ces beaux moments de libération
et de courage. Tout ceci s’est fait dans l’amour et fait partie des étapes pour
se libérer de certaines mémoires qui peuvent retenir notre épanouissement.

J’ai aussi pu discuter plusieurs fois avec le petit-ami de ma mère. Il a


presque 80 ans maintenant. Maman en a 67. J’avais simplement envie de
l’apprécier, sans raison particulière, dans un échange léger et d’amour. Je
lui en ai tellement voulu. En grandissant, j’avais beaucoup de colère vis-à-
vis de lui, face à l’incompréhension de la situation. Je ne comprenais pas
pourquoi ma mère avait quitté mon père pour cet homme, de surcroît marié.
J’étais blessée et je me suis protégée de lui. Je l’ai détesté et condamné.

Depuis 2001, j’ai fait des dizaines de séances thérapeutiques pour libérer
cette colère, ces incompréhensions et cette tristesse. Cela m’a demandé
beaucoup de travail de pardon, et j’en constate aujourd’hui le résultat. J’ai
compris que mon « beau-père » ne pouvait pas abandonner sa famille, car il
avait été lui-même abandonné petit garçon. Il n’a pas eu le courage dans
cette vie de vivre pleinement son grand amour, qui est clairement ma mère.
C’est triste et beau à la fois. Grâce à eux deux, j’ai vu et su que la passion
pouvait durer. Chaque histoire d’amour est différente. Qui suis-je pour la
juger ? Ce n’est pas ce que je souhaite vivre, mais c’est leur histoire, et elle
les rend heureux. Pour ce qui est de son manque de courage dans cette vie
et du mal qu’il m’a fait, je pense qu’il s’en rendra compte en une fraction de
seconde dans l’entre-vies. C’est ma croyance et ma pommade. J’ai pris la
décision un jour de lâcher cette souffrance et de lui pardonner le plus
profondément que mon cœur et mon courage m’autorisaient à le faire. Je
me suis libérée, et personne ne pouvait le faire à ma place.

LE JUGEMENT EST FACILE


Je me rends compte, grâce à un horrible e-mail que je viens de recevoir
d’une jeune femme, à quel point on peut juger, culpabiliser l’autre, être dur,
voire méchant. Ses blessures ont parlé. Mais je sais qui je suis et je n’ai pu
accepter ses propos. Là aussi, c’est un pas énorme pour moi de ne pas les
prendre personnellement et de voir que c’est son point de vue. J’ai pu alors
lui apporter un mot doux, plutôt que de me justifier et de la condamner.
Cela m’attriste, mais je ne souhaite pas me remettre dans cette prison. Je
veux m’entourer de personnes bonnes et généreuses. Je le suis et je souhaite
cela dans ma vie. Je n’ai pas envie d’ajouter ce stress et cette tristesse à
mon corps. Ce n’est pas sain de se justifier auprès d’une personne qui n’est
pas prête. Je pense qu’elle a reçu, malgré tout, une partie de mon message et
j’espère que celui-ci traversera ses peurs et sa colère pour atteindre son
cœur.

LA MAYO NE PREND PAS


Hier, j’ai fait une journée de dédicaces à la Fnac de Tours puis d’Angers,
à la suite de quoi j’en ai profité pour dîner avec mon ami Laurent. J’aime
l’encourager dans ses relations amoureuses, mais aussi lui dire quand cela
ne va pas. Décidément, nous manquons souvent de franchise avec nos amis.
Ici, avec Laurent, je me suis permis de lui dire qu’il n’était pas amoureux.
J’avais l’impression de parler à Peter. Sa compagne aussi ne se respecte pas
à rester avec un homme qui ne l’aime pas pleinement. Elle est dans la même
situation que moi. La nana est amoureuse, mais pas lui. Il aimerait y croire,
mais la mayo ne prend pas. Et franchement, si en plus le sexe n’est pas au
top, alors à quoi bon ? C’est quand même super important, non ? En tous les
cas, sexe ou pas, le Laurent, il n’est pas amoureux, alors il n’a pas aimé ce
que je lui ai dit.
Je lui ai parlé de Peter, et son avis me conforte dans mes choix. Mais,
Laurent pense que je suis idéaliste. Alors que pour moi, cela n’est pas être
idéaliste que de vouloir aimer pleinement. Je sais que c’est possible. Je suis
prête à aimer et à ouvrir mon cœur. Je le fais en toute conscience. En
attendant, je m’aime, je déborde d’amour et de joie.

DÉTACHÉE ET FESTIVE
Je suis à l’aéroport de Nantes, prête à décoller pour Palma de Majorque.
Je vais y retrouver Peter. Je me sens détachée, mais je pense être encore
fragile. L’avantage, c’est que je ne le vois plus comme un partenaire
potentiel. Je vais à Majorque pour passer un bon moment, faire la fête avec
ses amis, rencontrer de nouvelles personnes, faire du sport et, avant tout,
faire une pause sans travail pendant trois bonnes journées au soleil. Je suis
heureuse d’avoir maintenu cette invitation.

Je me sens épanouie et équilibrée dans le célibat, mais la rechute est


possible. Il me faut rester vigilante. Je vais être dans tous mes atouts
féminins ce week-end. Mon intention est d’être pétillante, d’être pleinement
moi-même, de rester ouverte, mais de ne rien engager. Je relis mes phrases
d’apprentissage :

« J’accepte de reconnaître que je n’ai pas l’acquis de la complémentarité


homme femme, car j’ai la croyance qu’être dans mes atouts féminins me
rend vulnérable, naïve et manipulable.
C’est vital et plus avantageux pour moi d’apprendre que je peux me
sentir en toute sécurité dans mon féminin, tout en acceptant le masculin de
l’homme. »

Après la soirée d’hier qui s’est pourtant passée dans la joie, j’ai le blues.
J’ai les larmes aux yeux et je me demande quand mon homme va se
présenter. Je ne souhaite plus être seule. Je me sens si déçue d’un seul coup.
De vraies montagnes russes. Je savais que venir à Majorque n’allait pas être
simple et pourrait me permettre de tourner une page. Je m’interroge sur la
leçon à tirer de tout ceci. Je demande à la source d’énergie de me guider et
de me dire. Je n’ai pas la réponse. Je ne sais plus si le grand amour est
possible. Je l’ai pourtant bien appelé hier soir face aux étoiles. J’ai envoyé
mon énergie vers lui. Je l’aime déjà. J’ai hâte de le rencontrer. « Mais où es-
tu ? Que fais-tu ? Pourquoi une telle attente ? Que traverses-tu en ce
moment ? J’ai hâte que tu me fasses l’amour. Hâte que l’on s’aime. Hâte
que l’on partage de délicieux moments ensemble. »

UNE INITIATION
Hier, j’ai envoyé un texto à Peter, qui était comme une déclaration à
l’univers : « Arrête de m’envoyer des textos, je n’en veux plus, je souhaite
rencontrer un homme libre, ouvert, prêt et conscient. » Mon corps et mes
cellules chantent. Je me sens libérée.

Je viens de me réveiller, en me sentant de plus en plus légère et libre face


à ce choix. Je découvre un appel en absence à minuit de Peter. Je n’avais
plus de batterie. Je n’ai pu y répondre. Baptist de Pape, avec qui j’ai
voyagé, a raison, je ne peux pas être ami avec un « ex ». Cela me fait
souffrir, et ne me permet pas de créer l’espace nécessaire pour que l’homme
de ma vie soit présent. Je suis profondément satisfaite de mon choix. Je le
sais, car ma sensation dans mon corps est spacieuse, je respire, je suis en
paix. Je me sens initiée à un amour plus grand, plus vrai, en prenant
position.

Être célibataire est un choix. Se sentir à 100 % responsable de cette


situation, tout en s’apportant de la douceur me paraît primordial et essentiel.
Par moments, nous pouvons croire que cela nous tombe dessus, mais il y a
une très bonne raison à cette période de notre vie. Je me rends compte à
quel point ces huit derniers mois ont été source d’une jouvence,
d’évolution, d’initiation, et surtout d’amour de moi-même.

M’aimer pour qui je suis, telle que je suis est une grâce que je m’offre. Je
pense que nous aimer profondément avec nos défauts et nos qualités devrait
être au cœur de chacune de nos vies. Il est important de savoir du plus
profond de notre être que ce magnifique amour que nous savons possible va
se présenter, va être vécu en temps et en heure. Tout cela reste à vivre.

Tomber amoureuse de la première personne qui nous donne de l’amour et


nous aime semble être une grande tentation du célibataire, alors respectons-
nous, aimons-nous, honorons-nous. Écoutons bien cette voix intérieure qui
nous guide. Écoutons et agissons selon notre intuition.
Si la moindre sensation de résistance, de peine, de tristesse apparaît, par
le décalage amoureux entre moi et l’autre, alors je communique, mais je ne
laisse pas passer ce sentiment en prétendant qu’il est inexistant. Mieux vaut
avoir le courage de dire « au revoir » pour être prêt à accueillir l’être aimé,
le vrai, celui qui est un match fait au paradis.

J’ai été très inspirée hier soir de rencontrer plusieurs couples venant voir
L’Infinie Puissance du cœur à Aix. Ils étaient magnifiquement bien
ensemble et inspirés par la vie, dans une même mouvance. Ils semblaient
alignés, heureux de se soutenir et d’évoluer ensemble consciemment. Être
en leur présence m’inspire. Je suis heureuse pour eux et célèbre leur union.

URGENCE À SE RENCONTRER
Il n’y a pas d’urgence à rencontrer l’être cher, mais il y a urgence à se
rencontrer, à tomber amoureux de soi, à passer du temps avec soi-même.
S’aimer physiquement et aimer tous les aspects de soi-même, tel est le vrai
travail à faire ici. S’offrir cette douceur, cet amour et cette inconditionnalité
est une bénédiction. Se redécouvrir et s’ouvrir à plus d’amour, tel est
l’opportunité principale du célibat. Car tomber en amour de soi-même
permet d’ouvrir une vraie force, connexion et intelligence du cœur. Alors, je
décide de voir le célibat comme ce cadeau, ce présent de la vie, cette
opportunité de grandir et d’évoluer sur mon propre chemin. C’est le choix
de mon âme, et je le respecte. Cela paraît paradoxal, mais gagner dans
l’épreuve en bonheur, en amour de soi et en clarté, tout en continuant de
s’ouvrir à l’existence, plutôt que de s’enfermer, fait définitivement partie
d’une évolution bien plus grande et vaste, essentielle même, pour un
parcours qui ne serait plus limité au conditionnel de la vie, mais qui
permettrait de découvrir son vrai potentiel et amour divin, en soi. Cette
force, cette douceur et beauté se dégagent naturellement d’un être qui est
aligné. Il n’y a alors plus de dissonance entre ce que je suis et ce qui se
passe dans ma vie. Cette cohérence, cette acceptation est un cadeau. Je suis
au bon moment, au bon endroit. C’est une sensation de liberté, d’envie de
partager et de communion avec le monde, mais aussi avec la nature, avec
son corps, avec la vie, et avec tout ce qui est.
Quand une relation n’est pas bonne pour l’une des âmes, alors cette
relation n’est pas bonne pour les deux.
Nadia Khalil Bradley

UN ORDRE DIVIN
Alors que je me relaxe à Grasse et prends du recul sur tous ces
événements, je me sens intègre dans mon cœur et mes choix. Ce n’est pas
simple comme situation, mais je pense que j’ai traversé le plus difficile.
J’avais besoin d’être de nouveau confrontée à la réalité. Je ne vais pas
chercher à comprendre pourquoi. Je pense profondément que la nature est
bien faite et que forcer les choses n’est pas nécessaire, voire destructeur. Il y
a un ordre divin. J’accepte de faire confiance à la vie, à l’univers. Je me
dois d’avoir confiance.
On dit bien souvent de faire attention à ce que l’on souhaite dans la vie,
car on attire alors le parfait défi pour nous faire évoluer vers ça. Mon
intention est d’être en couple avec un homme extraordinaire, et j’accepte
pleinement les difficultés pour y arriver, me permettant ainsi d’être prête
pour cet amour. J’accepte aussi le bonheur en chemin et la grâce de me
traverser pour y parvenir. Sur un plan plus subtil, non visible, tout est déjà
présent.

J’apprends ce matin que la mère de ma meilleure amie d’enfance divorce.


Elle a 68 ans. Après quarante-cinq ans de mariage, elle se sépare. Je trouve
cela remarquable d’avoir le courage de démarrer une nouvelle vie à cet âge.
Il n’est jamais trop tard. Elle se sent libérée. Elle souhaitait cette séparation
et la voici maintenant prête à tourner la page. Il y a un ordre divin en tout.
Avant l’heure, ce n’est pas l’heure et seule la force de vie qui nous traverse
connaît les détails. Alors, je décide de lâcher les rames et de faire confiance,
de me laisser porter par le courant. Je n’ai rien à faire finalement.
Simplement à écouter.

Les cigales chantent. L’été est magnifique dans le sud de la France. Les
températures sont élevées, les corps se dénudent, et mon corps sent le désir
d’à nouveau grandir. J’aimerais tant m’installer ici pour y recevoir et y
interviewer des intervenants du monde entier. J’ai souvent cette vision de ce
lieu hautement énergétique, un portail de lumière avec une déco balinaise,
sur une terre aride garnie pourtant de verdure, sur laquelle je pourrais
accueillir et partager de merveilleux moments en famille et entre amis. Les
visions de ce lieu sont de plus en plus fréquentes et détaillées. Je n’ai
aucune idée de comment, mais mon job est de visualiser, rêver, ressentir. Je
n’ai pas à savoir comment. J’aurai ce genre de détails au moment d’agir
après avoir reçu une intuition, une vision claire de la façon de procéder. En
attendant, je laisse l’émotion, la beauté de cette vision me traverser et me
transporter.

NOUVEAU CYCLE
Je suis tellement heureuse de recontacter ma joie de vivre, de danser, de
rigoler. Je me retrouve. Cela fait bientôt neuf mois que je suis séparée. Un
cycle se termine, car je me sens revivre pleinement. Le corps, l’esprit, le
mental, l’ego, ont besoin de temps pour lâcher. Il me faut continuer d’être
douce avec moi-même dans ce processus de guérison, de dépouillement, de
nettoyage pour cette nouvelle phase de vie.

En ce 14 juillet, fête nationale, je me déclare libre, belle, épanouie et


heureuse. Je suis dans la joie, dans l’amour et la beauté de l’instant présent.
Jouissons de ces moments uniques et magiques ! Ces découvertes et cet
apprentissage de la vie sans fin sont une bonne chose. Être notre meilleur
ami, nous offrir cet amour et cette bienveillance, nous nourrit de l’intérieur.
Je me l’offre et je vous invite à vous l’offrir. ll n’y a rien à changer chez
vous. Soyez dans cette joie et cette grâce naturelles de la vie. Elle sont
envoûtantes. Il y a alors un élan naturel pour la vie et une envie de faire de
belles rencontres, de passer du bon temps, d’admirer le moment présent et
de le partager avec d’autres êtres qui, eux aussi, souhaitent vivre le meilleur.
Il n’y a pas de manque dans cet instant présent mais un amour immense qui
nous entraîne vers l’avant et nous guide pas à pas vers l’inconnu. Quelle
chance d’être en vie, de pouvoir expérimenter tant de contrastes en la
matière !
ÊTRE LIBRE
Être libre est un état de conscience, une façon de voir la vie, de se voir,
de comprendre les dynamiques qui gouvernent cet univers. Nous pouvons
être libres en couple ou célibataire. L’opposé est également vrai. La prison
peut exister dans les deux cas. Libérons-nous et sortons de ces prisons
invisibles pour les yeux, mais pas pour le cœur. Nous avons la chance d’être
en vie, alors célébrons, rencontrons, communions, rions et découvrons un
peu plus tous les jours l’existence et cet immense univers qui ne demandent
qu’à nous aider. La vie nous guide, alors profitons de chaque instant, le
cœur ouvert. Cette grâce et cette force sont en nous et tout autour de nous.

MA RÉVOLUTION
Être une femme, dans ses atouts de femme, est merveilleux. Être dans
cette douceur et cette ouverture est tellement sensuel, plaisant et attirant. Je
suis libre d’offrir le meilleur de moi, tout en me respectant. Il n’y a alors
plus de retenue à avoir.

En ce jour de la prise de la Bastille, je déclare que mon féminin sacré


reprend sa place dans mon corps, et dans mon âme. Telle la fin de la
Révolution française, je déclare que c’est la fin de ma propre révolution.
Cette révolution entre homme et femme, ce manque de confiance en l’autre,
ces compétitions, cette place du masculin ou du féminin dominant. Je
déclare que je suis une femme libre, bien ancrée dans mon féminin sacré.
Que je fais partie de ces femmes qui s’honorent et honorent les hommes.

LE RETOUR DU FÉMININ SACRÉ


L’heure est à l’énergie féminine de se diffuser de nouveau. Esther Lobet
Bedjedi, lors de son TEDx à la Réunion, en parle de la façon suivante :
« Ne rien faire et laisser les choses se faire par elles-mêmes. Être femme
et accueillir sa partie féminine, cette énergie qui nous guide. J’ai compris
qu’elle était vraiment implantée dans ce lâcher-prise, ce laisser-faire, dans
cette écoute de l’intuition, et qu’après, ça peut aller tout seul. La femme est
le berceau de l’humanité et le berceau de la créativité. Pour être plus
précise, pendant mon accouchement, je suis allée dans un endroit où je me
suis sentie bien. C’est l’utérus. Il est devenu mon petit chouchou. Et c’est
un message que je souhaite passer à toutes les femmes. Cet espace-là, c’est
un espace sacré. Ce berceau-là, c’est le berceau de l’humanité, car nous
sommes tous passés par là avant de fouler cette Terre. L’utérus est aussi un
berceau des idées et de la création, pour la créativité.
Cette énergie féminine est chez la femme et chez l’homme. On a tous ces
deux énergies en nous. Mais en tant que femme, on a choisi d’incarner cette
énergie féminine et donc on a un rôle à jouer, une responsabilité de la faire
réémerger aujourd’hui sur notre planète. »

ÎLES DU BONHEUR
J’adore Hawaii. Nous voici avec mon amie Annabelle prêtes à passer
deux semaines en août sur ses terres sacrées. Profiter d’un moment avec les
dauphins, le 20 août, jour de mon anniversaire, est l’un des plus beaux
cadeaux que mon amie puisse m’offrir. Je les aime tellement. Ils me font du
bien. Je suis certaine qu’un autre aspect de ma féminité et de mes blessures
sera apaisé par une telle virée en mer, au large de Kona, Big Island. C’est
l’île la plus volcaniques des sept de l’archipel d’Hawaii. Oui, Hawaii est
constitué d’autant d’îles que de chakras ! Kauai, ma préférée, correspond au
chakra couronne. Et Big Island au chakra racine. C’est une île qui me
secoue. Elle a la réputation de changer les gens. Les esprits y sont très
présents car honorés. On y retrouve une énergie similaire à celle de Bali en
Indonésie, où le résultat y est, d’après mon ressenti, encore meilleur. En
tout cas, pour moi, Maui et Kauai sont les deux îles du bonheur.

MON MARI M’A TROMPÉE


Annabelle et moi sommes accueillies sur l’île de Maui par Mimi
Gabrielle. J’aime cette femme qui a eu le courage de pardonner à son mari
de l’avoir trompée avec sa secrétaire. Je ne sais pas comment elle a fait,
mais l’interview que j’avais fait d’elle, en 2011, sur ce sujet, m’avait
apporté beaucoup. Voici un passage d’un de ses témoignages qui fera partie
de mon prochain livre dans la série Et ca me plaît regroupant plus de 100
récits de personnes décrivant leur défi de vie et ce qu’ils en ont appris.
« Mon mari m’a trompée avec sa secrétaire et ça me plaît. Quand on a été
mariés pendant près de trente ans et que l’on a toujours été meilleurs amis,
découvrir que notre conjoint nous a trompé semblerait indiquer que la
relation touche à sa fin. Quand cela m’est arrivé, il y a quelques années,
c’est en tout cas la première pensée qui m’est venue en tête. Devrions-nous
nous séparer ? Envisager un divorce ? Ceux qui ont vécu cette expérience
savent bien ce que c’est que d’avoir le cœur brisé. Et pourtant, je peux dire
aujourd’hui que ce qui nous est arrivé, ça me plaît ! Dès que mon mari
rentra à la maison après une absence de quatre semaines pour son boulot au
Venezuela, je savais que quelque chose était arrivé et je lui ai demandé de
tout me raconter. Ce qu’il a fait, face à mon insistance. Avoir su tout
partager dès le début nous rapprocha l’un de l’autre, fort heureusement.
Mais quand il m’avoua qu’il voulait continuer à voir cette femme qui avait
18 ans de moins que lui, ce fut très dur pour moi à accepter. Que faire ? Si
ce n’est trouver le courage de faire face en me plongeant dans la lecture,
l’écoute de programmes enregistrés sur la maîtrise émotionnelle. J’avais
décidé de faire le travail nécessaire pour sauver notre mariage.
Quand mon mari s’est rendu compte que mon exubérance naturelle avait
disparu, et que je perdais du poids à vue d’œil, il décida de mettre fin à son
idylle. C’est alors que nous avons appris que son amie était tombée
enceinte. J’ai cru mourir. L’insulte était telle que je ne pensais pas pouvoir
supporter ce nouveau confl La douleur était fulgurante. Comment pourrais-
je trouver le courage nécessaire pour accepter ce nouveau challenge ?
Une amie me recommanda les services d’une guérisseuse extraordinaire
qui m’aida à surmonter l’épreuve. Les principes de “guérison pranique”
qu’elle utilisa me furent très bénéfiques. Les prières, les longues
méditations, les promenades au bord de la mer ou dans la nature, les
exercices découverts grâce à nos sessions, m’aidèrent énormément. Petit à
petit, je repris goût à la vie, je me sentis plus forte et décidai de réagir
positivement à cette situation que nous ne pouvions pas changer. Mon
raisonnement m’a conduit à considérer que le bébé n’était pas responsable
de cette circonstance et que nous devions lui offrir un avenir comparable à
celui de nos filles.
La petite fille née de cette affaire a aujourd’hui 16 ans et elle a demandé
récemment à son père de venir habiter avec nous. Ce fut une nouvelle
épreuve à surmonter mais comme vous l’avez remarqué, nous avons en
nous assez de force d’esprit, de courage et de détermination pour faire face
aux situations qui se présentent à nous. Il suffit de décider ce qui est la
meilleure voie à suivre et de s’en remettre à l’univers en se rappelant que
tout est parfaitement orchestré.
J’ai publié mon histoire en me servant de mes journaux personnels dans
un livre intitulé Offense et pardon, dans lequel je décris le travail que j’ai
fait pour sauver notre mariage. Ma grande joie est de pouvoir aider ceux qui
ont connu l’infidélité en les encourageant à pardonner. Mon cœur a été
entièrement guéri une fois que j’ai pu pardonner à tous ceux qui m’avaient
fait souffrir. Aujourd’hui, j’apprécie davantage ma relation avec mon mari.
Je suis toujours la femme la plus heureuse que je connaisse. Grâce à son
infidélité, je peux davantage apprécier ma relation avec lui aujourd’hui et ça
me plaît ! Mimi Gabrielle, Maui, Hawaii. »

UN VOYAGE PLEIN D’ENSEIGNEMENTS


Notre séjour à Hawaii fut riche en enseignements. Avec Annabelle, nous
avons fait de belles rencontres, une détox, de nombreuses marches sur la
plage, de la danse, et nous nous sommes alimentées super sainement car ces
îles paradisiaques offrent de nombreuses options pour manger local,
végétarien et cru. Bref, un séjour de rêve avec une amie de qualité. Je
réalise à quel point je suis bien entourée. Mes amies sont de vraies déesses
et me soutiennent. Je les aime et nous cocréeons de beaux projets ensemble.
J’aime mon amie Annabelle et je lui souhaite aussi de trouver un homme
merveilleux dans sa vie. Elle le mérite tant. Nos mères se ressemblent, et
nous avons certaines blessures en commun, mais aussi des qualités
similaires. C’est top de pouvoir s’aider, parler authentiquement, et grandir
ensemble. Le féminin sacré prend de nouvelles racines en moi. Je me
reconnecte profondément à ce cercle de femmes dans le monde, dans la
belle dynamique de manifester l’être aimé, le grand amour, le compagnon
sur cette Terre pour vivre les changements à venir. J’envoie une pensée
forte à toutes les célibataires. Nous devons nous souder, mes sisters ! Nous
sommes toutes ensemble attirées par cette force de donner naissance à cette
nouvelle humanité. Alors arrêtons la jalousie, la méchanceté, la critique
face à une autre déesse.

MA VISION EST PLUS CLAIRE


J’ai pu passer du temps avec mon ami Kenny. Ce qui m’a confirmé que
des hommes extraordinaires étaient présents sur Terre mais que ce que je
cherchais et ce que je sais possible dans mon cœur allaient encore me
demander un peu de travail et de lâcher-prise. Kenny n’est pas encore le
bon. Il est un ami et le restera. Je l’ai tout de suite su. J’avais besoin de
dépasser le conflit que j’ai en moi sur ma taille. Et il m’a aidé à cela. Kenny
est un peu plus petit que moi, drôle, sportif mais pas assez ancré pour moi
dans la réalité. J’aime les hommes confiants, équilibrés et rationnels. Ma
vision du grand amour est de plus en plus claire. Je sens sa vibration et son
énergie. Il est puissant et intègre. Il sait qui il est. Il est confiant.

SÉANCE ASTROLOGIQUE
Avant de partir à Hawaii, je me suis offert une séance avec un magicien,
un astrologue-numérologue ayant passé une partie de sa vie aux cotés de
Osho et habitant maintenant sur l’île de Maui, dans la forêt. Il est assez
hallucinant car il ressemble à un elfe géant. Malgré son emploi du temps
surchargé et la difficulté pour le joindre, j’ai eu un rendezvous en toute
facilité, comme si le timing était divin.

Après lui avoir donné ma date et heure de naissance, il m’a décrit mes
cycles de vie, les changements que je traverse et le travail qu’il me reste à
faire avant la fin de l’année. Je dois clore de gros dossiers en cette année.
En 2016, je vivrai une rencontre, et j’aurai peut-être même un enfant dans
14 mois. Il me dit que je suis exigeante en amour, intuitive et que je sais
exactement l’homme qu’il me faut, que je peux « lire » dans les personnes
et les lieux des informations avec beaucoup de précision. J’aurais un don. Il
m’annonce que je vais rencontrer le grand amour. Ce qui me fait du bien.
J’écoute attentivement et enregistre l’heure et demie passée avec cet
homme.

Personne ne m’avait donné autant de précisions sur mon avenir avant.


Tout résonne en moi. Il me confirme qu’il y a encore du travail à faire en
amour et que ce que je vais réaliser professionnellement est immense. Ce
n’est que le début. Ça me tourne un peu la tête car je trouve que 45 millions
de vidéos vues sur Internet, c’est déjà beaucoup, mais mon âme sait. Elle
sait qu’une rencontre avec mon homme, celui qui va partager ma vie, est
importante à tout niveau. Notre union sera sacrée et nous permettra d’aller
plus loin dans nos missions respectives et communes. Il me fallait me
séparer de Clément et de Peter pour réaliser l’importance de cette union et
de mes rêves. Je souhaite m’affirmer et déclarer du haut de ces volcans
sacrés mon intention. Mon cœur bat très fort. Je remercie l’univers.

SEULE CONTRE TOUS


Je viens de passer la soirée avec Arouna Lipschitz, l’une des grandes
prêtresses de l’amour en France, une mystique comme on en voit rarement.
Cette femme est impressionnante. Elle a un truc qui me capte, et j’aime ça.
Elle me fait avancer. Je lui parle de ce livre, du thème et des belles leçons
d’âme qui m’ont amenée à elle en ce jour. Je lui explique que je souhaite
rencontrer le père de mes enfants. Elle m’arrête en me regardant droit dans
les yeux : « Tu veux dire que tu souhaites rencontrer le père de vos
enfants. » Je retiens mon souffle. Cette phrase me surprend. Je n’avais
jamais remarqué que je disais « de mes enfants ».

Sur ce, mon père m’appelle sur mon portable pour prendre des nouvelles.
J’explique à Arouna l’improbabilité de la situation. Il m’appelle rarement.
Je ne l’appelle pas souvent non plus, même s’il me manque terriblement. Je
me suis sentie abandonnée par lui, à la suite du divorce de mes parents. Il
est parti en voyage à travers le monde et j’ai vécu une grande solitude. Je
me suis renfermée sur moi-même et j’ai protégé mon cœur. J’aimais tant
mon papounet d’amour que je ne comprenais pas comment il avait pu me
laisser là, seule, avec ma mère et mon beau-père. Cela me paraissait injuste.
La vie était devenue injuste. Je me sentais abandonnée par ma mère
également, celle-ci étant complètement absorbée par son restaurant pour
pouvoir payer l’ardoise du divorce. En plus, elle était sous le charme de la
grande passion. Il ne restait que très peu de temps pour moi dans sa vie.
J’avais 12 ans. Tous deux semblaient avoir des occupations bien plus
importantes que moi. Pas de grand frère pour me protéger. Je devais
seulement compter sur moi. Je devais me méfier. Seule contre tous, j’ai
commencé une longue et douloureuse adolescence.

BLESSURES D’ABANDON
Arouna détecte que ma blessure d’abandon est encore bien présente. J’ai
pourtant travaillé dessus à maintes reprises, ces quinze dernières années. Le
dossier n’est pas encore bouclé ? Merde, alors ! Ras-le-bol de travailler
dessus ! Combien de temps devais-je passer avant que celui-ci puisse enfin
passer en « affaire classée » ? Il me semble avoir retourné cette histoire
dans tous les sens, l’avoir regardée sous tous les angles. Je suis bien plus
apaisée que je ne l’étais, mais le simple fait de l’évoquer me fait prendre
conscience que tout n’est pas réglé et que mon célibat est peut-être encore
intimement lié au stand-by de cette histoire.

Je lui explique que mon père a eu très mal au moment du divorce et qu’il
semble ne s’en être jamais remis. Elle me fait voir que mon père, lui aussi, a
été abandonné par ma mère, pour un homme qui lui-même ne voulait pas
abandonner sa famille, car lui-même avait été abandonné par ses parents au
plus jeune âge. Je suis estomaquée et abasourdie de ne jamais avoir pris
conscience de l’ampleur de ce scénario. Je suis prête cette fois à l’entendre.
Le moment est venu de mettre de la lumière sur cette partie de ma vie, voire
de plusieurs vies. Je pense que nous séjournons et revenons sur Terre pour
apprendre des leçons. Nous serions ici à l’école de la vie. Nous serions des
âmes, tel que le décrit Pierre Theilard de Chardin, ayant une expérience
terrestre.

Lors de mon dernier séjour à Bruxelles, j’avais eu mon père au


téléphone, et après lui avoir dit que je lui en voulais de ne jamais prendre de
nouvelles, de ne pas être plus présent, voire d’être carrément égoïste, la
colère l’avait emporté. Après avoir « vidé nos sacs », il m’avait confié qu’il
voyait bien que j’avais un souci avec les hommes, à cause de notre relation
qui n’était pas réglée. Sur le coup, je n’ai pas compris, et cela m’a mise de
plus belle en colère. Après tout, mes parents n’avaient pas assuré, ni l’un ni
l’autre. Ils avaient pauvrement communiqué, lors du divorce, et je payais
les pots cassés, seule au milieu d’une histoire qui était indirectement la
mienne et qui m’avait affectée jusqu’à avoir peur de l’amour, peur des
relations, peur des hommes, peur de faire confiance. Je leur en voulais. Je
sentais la tristesse monter de nouveau.

J’avais choisi dans cette vie d’être entourée d’hommes abandonnés : un


père abandonné, un beau-père abandonné. Mon âme avait parfaitement mis
en place ces scénarios pour les guérir en m’incarnant. Elle ne souhaitait plus
tirer ces boulets et espérait alléger ce karma. Nous avions tous été
abandonnés. Je réalisai que je n’avais pas été seulement abandonnée par
mon père, mais aussi par ma mère lors du divorce, et que j’avais également
abandonné mon père lors de son départ, ne répondant plus à ses lettres et
souhaitant de moins en moins le voir.

ACHEVER L’INACHEVÉ
Arouna, en quelques minutes, venait de me faire voir mes blessures et me
montrait le tableau de ma vie et le scénario que mon âme avait choisi de
vivre pour évoluer. Telle une initiation, je devais relever ce défi en toute
confiance pour achever l’inachevé dans cette vie.

Apaiser, prendre soin consciemment de cette blessure d’âme était la


prescription d’Arouna. Ai-je moi-même abandonné les hommes de ma vie
par peur d’être abandonnée ? Absolument. J’avais envie d’être protégée,
aimée, respectée, et de m’assurer que l’homme soit parfait sous tous les
angles pour ne laisser passer aucune possibilité d’abandon. Je ne voulais
pas être abandonnée de nouveau. Et s’il y avait le moindre détail branlant
me montrant que j’allais être abandonnée, alors je partais. J’ai apaisé cette
blessure, mais elle est encore bien là.

LIBÉRER UNE MÉMOIRE


« Abandonner les hommes, de vie en vie. » Peut-être est-il temps de le
voir et de protéger, moi aussi, les hommes dans ma vie ? Toutes mes
cellules se sont mises à vibrer, et j’ai vu le tableau. Ce qu’elle me disait était
juste. D’une force sans limite. Je venais de libérer une mémoire.
Cellulairement, je le sentais, et mon âme le sentait. Je savais que je ne
savais pas. Je savais que je devais être vigilante. Ce n’était plus inconscient.
Je n’aurais pu l’entendre avant. Ici, toutes les pièces du puzzle étaient
réunies parce qu’Arouna, sur ce chemin initiatique de l’amour, m’a mis en
lumière cette situation. J’attirais des hommes qui avaient eux aussi des
blessures d’abandon avec les femmes. Ils venaient chercher cela en moi
pour que nous puissions parfaitement jouer le rôle d’« abandonné » et
d’« abandonneur ».
Je décide d’être protégée et de protéger mon homme. Il pourra compter
sur moi, je prendrai soin de lui. Je lui serai fidèle et ne l’abandonnerai pas.
Chaque jour s’apparentera à une pratique consciente. Arouna me dit d’être
vigilante et que cela est probablement la plus grande leçon que mon âme
soit venue chercher dans cette vie. Je l’écoute et reconnais en moi la vérité
de ces propos. La transformation vient de prendre place en quelques
minutes après des années de remise en question. Mon corps ne vibre plus de
la même manière. Je me sens apaisée et sereine. En me rencontrant, mon
homme saura immédiatement que je souhaite créer une famille avec lui,
construire, grandir, être là pour lui, et partager. Il pourra compter sur moi, et
il saura que je suis là pour son bien, pour nous, et pour la vie.

APPRENTISSAGE CONSCIENT
Il est fantastique de constater que la vie nous offre de beaux cadeaux, et
que rien n’est laissé au hasard. Si nous n’avons pas ce que nous souhaitons
le plus, c’est que l’on ne se l’offre pas à nous-mêmes ou aux autres. Alors,
continuons sur ce chemin d’apprentissage conscient vers une reconstruction
du soi, où l’âme peut pleinement s’exprimer dans toutes ses dimensions.

Je n’avais pas compris, jusqu’à ce soir, la vraie signification de ce célibat.


Maintenant, je comprends pourquoi je ne pouvais rencontrer le grand amour
auparavant. Cet homme ne pouvait pas être attiré par moi. Nous ne
pouvions nous voir. Non pas physiquement, mais sur un plan plus subtil, je
n’étais pas prête. Nous étions comme sur deux planètes différentes. Un
homme bien souhaite être avec une femme bien. Non pas que je n’étais pas
« bien », mais mes blessures me dominant, je risquais de tout gâcher.
Résonant comme un code énergétique qui n’était pas sur la même
fréquence, il ne voyait pas en moi une femme sur qui il puisse compter. Je
ne pouvais pas voir en lui non plus ce chevalier dans son armure, celui que
j’admire et que je respecte.

La transformation est possible dans tous les domaines de notre vie. Une
prise de conscience, une résurrection de l’âme, des retrouvailles ou un
événement heureux permettent d’explorer encore plus ce que cette belle vie
a à nous offrir. Je me sens bien, légère, ma vision étant plus vaste. Je ne sais
pas si demain sera le jour de notre rencontre, ou si ce sera après-demain,
dans un mois ou un an, mais mon cœur est de plus en plus apaisé et serein
sur un plan subtil, je vis déjà ce grand amour. Je sais ce sur quoi j’ai à
travailler dans cette vie et je serai vigilante. Je m’y attelle. Je suis
consciente de cette blessure d’âme et de ses conséquences. Je sais
maintenant que le scénario de mon passé est parfaitement adapté à cette
blessure pour me faire grandir. Il semblerait que je trimballe ce fardeau
depuis la nuit des temps, car les mécanismes mis en place ici, les acteurs de
ma vie, sont nombreux et eux aussi blessés sur ce sujet.

LA VOIE DE L’ÉVEIL
Oui, le discernement est nécessaire quand on s’engage sur une voie
d’éveil. Je suis, sans l’ombre d’un doute, prête. Cela s’est fait sans échange
d’argent, sans demande de ma part, en suivant mon intuition, avec naturel,
facilité et fluidité. Telle est la magie que la vie nous propose au quotidien et
que nous ne prenons pas le temps de voir.
Les moments de grâce tels que celui-ci semblent nous tomber dessus. La
rupture avec Clément et ses enfants était nécessaire. Je devais les
abandonner. Je m’en excuse, je m’excuse et me pardonne, ou plutôt
devraisje dire que je libère ces mémoires. Nous avons été des miroirs l’un
pour l’autre dans le sens où je représentais ses blessures, et lui, les miennes.
Il avait aussi des blessures liées à sa mère. Nous avons vécu une vraie
connexion d’âme avec Clément, comme l’ont des âmes sœurs, car les
leçons sont grandes. J’espère qu’il réalisera lui aussi qu’il n’est pas victime
de tout ceci et que notre relation était en parfaite adéquation avec ses
blessures et sa vision de lui-même et de l’autre. Je suis éternellement
reconnaissante de l’avoir rencontré et d’avoir pu prendre conscience du
scénario que j’avais mis en place dans ma vie. Cela devient presque
comique, une cosmic joke. C’est hilarant, tellement visible, et clair
maintenant.

Tous les épisodes de mes 38 années passées sur Terre m’ont permis de
converger vers ce moment de réalisation. Il y en aura bien d’autres, mais
ces derniers événements marqueront ma vie à jamais. Prendre conscience
est la plus grosse partie du processus, le reste pouvant se mettre en place
pas à pas. Il m’est donc impossible de revenir en arrière. Je viens de vivre
une transformation. Pour le reste, c’est un grand honneur de faire, à chaque
étape, un acte conscient et d’avancer. C’est une initiation quantique. Tout
s’accélère et se libère. La beauté est aussi de voir que si une personne se
libère, alors ce sont des dizaines, voire des centaines ou des milliers qui en
bénéficient directement ou indirectement.

MON ÂME CHANTE


Trouver son équilibre en tant que célibataire n’est pas une mince affaire.
Pour certains, cela veut dire vivre pleinement son célibat de manière
détachée et passive, pour d’autres, la recherche d’un partenaire devient une
vraie quête obsessionnelle, et certains s’adonneront même aux sites de
rencontre. Les déceptions peuvent s’enchaîner pour finalement ne plus y
croire, ne plus croire en la nature humaine, ne plus croire en la force de
l’amour, ne plus faire confiance aux hommes ou aux femmes, préférer ne
pas être en relation, car la vie est plus simple seul. Je ne pense pas que ce
soit une solution pour une vie épanouie. Au contraire, je considère qu’être
célibataire est un moment idéal pour démarrer un nouveau cycle. C’est un
nouveau départ.

Mon âme chante, ronronne et se réjouit de nouvelles aventures. Je respire


profondément et remercie tous les hommes et les femmes rencontrés sur
mon chemin de vie. Je me félicite pour le chemin parcouru. Je suis
amoureuse de la vie, amoureuse de mon âme et de mon essence. Loin de la
perfection et du matériel, il y a un amour inconditionnel que l’on peut
s’offrir. Nous ne pouvons attendre que quelqu’un nous offre ce bonheur. Il
est à trouver en nous, au plus profond de nous. Le célibat confirme cette
vérité qui vient nous chercher et nous rencontrer là où nous en sommes.

À SUIVRE…
POSTFACE

Dans la version complète ou sacrée du couple, l’autre est celui ou celle


qui vient contempler, puis partager, avec toute la joie du monde, à quel
point nous nous aimons. Certainement pas la personne choisie ou
désignée pour anesthésier nos blessures, panser nos plaies, combler nos
manques, sauf, bien sûr, à vouloir expérimenter une fois de plus la
frustration d’attendre de l’autre quelque chose qu’il vient pointer en nous
et non apporter.
Alternativement, la vie fait en sorte que nous honorions notre
engagement originel de nous aimer nous-mêmes, sans condition, en nous
confrontant au célibat et puis à des relations que nous appelons souvent
« couples » par manque de courage, pour nous rassurer ou nous raconter
une histoire dont la fausseté nous rattrape toujours…
La personne que nous rencontrons est toujours le ou la partenaire
parfait(e), parce que c’est celle que nous attirons pour gagner, in fine, en
connaissance de nous-mêmes. Le couple intérieur se dessine, enfin,
lorsque nous parvenons à prendre toutes nos responsabilités dans la
cocréation de chacun des couples dans lesquels nous nous sommes
engagés par le passé et que ne demeure plus entre ces êtres et nous-
mêmes qu’une seule vibration : la gratitude.
Tant que la séparation qui marque la fin d’un couple est encore une
séparation – entendue en tant que coupure, rejet, « c’est à cause de
l’autre », « c’est sa faute » ou « bon débarras », ne nous leurrons pas,
nous sommes passés à côté de la leçon que nous avions pourtant nous-
mêmes placée sur notre chemin. De qui nous débarrassons-nous, en
réalité ?… Si cet être était si nuisible ou mauvais, que faisait-il donc dans
notre vie ?
La gratitude est cet état qui reconnaît pleinement le rôle qu’a joué cet
autre nous-même dans notre évolution. La gratitude n’est pas validation
ou acceptation niaise des travers de la personnalité de l’autre, mais la
reconnaissance humble que, grâce à leur manifestation, il nous a été
possible de faire couler en nous de l’amour partout où résidaient la peur,
la colère et l’illusion. Il ne s’agit point d’une gratitude de personne à
personne – elle est totalement inaccessible à la sphère de l’ego-mental
qui ne peut s’empêcher de juger et de comparer. C’est une gratitude
d’âme à âme.
On parle souvent d’amour inconditionnel… N’est-ce pas là, en
définitive, un curieux pléonasme ? Quel est cet autre « amour » qui serait,
par conséquent, sous conditions ? L’amour n’est-il pas nécessairement
inconditionnel ? S’il se met à revêtir des conditions à son expression, ce
dont il s’agit est autre chose. Tout est parfait et, certes, chaque nuance
possède sa raison d’exister mais n’appelons pas cela du même nom que
ce qui, de toute éternité, coule de Source. Le soleil éclaire-t-il avec moins
d’intensité la cour intérieure d’un pénitencier que celle d’une école
maternelle, au prétexte que certains seraient moins « aimables » que
d’autres ?
L’Amour est une cause en lui-même. Tout comme la Joie, autre état
naturel, il n’a nul besoin d’une stimulation extérieure pour se manifester
et ne peut cesser en raison d’un élément extérieur.
Aimer, en vérité, est se savoir l’origine et la destination de tout
l’Amour du monde. Aimer, c’est être capable d’emprunter, animé d’une
joie immuable, l’infinitude des chemins menant de cette origine à cette
destination.

Rencontrer, étymologiquement parlant, vient de « aller à l’encontre


de ». Oui, il est vrai qu’il nous faut passer par beaucoup de rencontres
pouvant sembler, effectivement, aller à l’encontre de nous-mêmes, avant
d’accéder à cette grâce qui est de se retrouver en l’autre.

Gregory Mutombo,
auteur de La Symphonie des Âmes, Guy Trédaniel éditeur.
À PROPOS DE LA COUVERTURE
DE CE LIVRE

Cette robe jaune fut le fil conducteur de notre projet de couverture.


Elle colle à la peau de Lilou, au sens figuré comme au sens propre, par sa
force de rayonnement. Une invitation à la joie et au bonheur d’être
vivant, et de se sentir soi.
Il nous fallait la Terre pour assoir le rayonnement du soleil ; quel plus
bel écrin que cette terre provençale ? La couleur violette des lavandes
nous a permis, par sa symbolique, de renvoyer à l’importance de
développer sa spiritualité et de s’abandonner au flow de la vie. Acquérir
confiance et acceptation pour vaincre les épreuves, vivre l’instant présent
comme un cadeau à s’offrir et à partager.

Muriel Despiau est née à Tarbes en 1973. Elle photographie la matière


végétale dans son intimité, dans son infiniment petit. Ce que nos yeux ont
souvent oublié de voir : la beauté à l’état pur, Muriel la capte,
l’apprivoise sous son objectif, nous faisant partager et prendre conscience
de l’extrême sensualité et richesse des courbes de la nature. Des petites
herbes sauvages aux fleurs des jardins et à la rosée du matin en perles de
diamant, elle nous fait entrer dans son jardin magique – visite spirituelle
et écologique aujourd’hui plus qu’hier, essentielle à nos âmes citadines.
Ce qui interpelle chez cette artiste, c’est l’extrême pureté et sérénité de
ses clichés. Regard d’aigle, visage à la douceur des princesses indiennes,
Muriel transmute dans ses œuvres son chemin de vie initiatique et
lumineux. En 2002, elle rencontre Lucien Clergue et découvre avec lui la
photo de nu. Corps de femmes, peau, courbes de l’être humain se fondant
dans la matière. En 2005, en quête de sens et de profondeur, elle
rencontre son guide spirituel : Amma. Le lien entre les clichés de nus et
ceux du jardin magique se fait alors naturellement : recherche d’âmes,
quête de beauté à l’état pur.
Empreintes d’un souffle de fraîcheur mais aussi d’un puissant sens
graphique, les œuvres de Muriel allient le design esthétique à la pureté, à
la recherche de sens et à la paix intérieure.
Pour plus d’informations, voir son site :
ww.despiau.com
À PROPOS DE L’AUTEURE

Lilou Macé, auteure et vidéo blogueuse influente, est à l’origine de


nombreux reportages et blogs vidéos, livres, sites Internet et
témoignages. C’est après avoir rencontré Oprah Winfrey, en novembre
2006 à Chicago, que Lilou passe de vidéo blogueuse à intervieweuse.

Depuis mars 2006, sa webTV, La Télé de Lilou, est devenue une


référence internationale sur Internet, avec des millions de vidéos vues en
versions française et américaine.
Elle a terminé fin 2011 une tournée d’interviews télévisées de douze
mois à travers les États-Unis et le Canada, appelée « Juicy Living Tour »,
avant de commencer en avril 2012 une nouvelle tournée à travers
l’Europe et dans le monde entier.
Lilou interviewe pour sa chaîne en français (www.lateledelilou.com)
des scientifiques, des philosophes, des entrepreneurs francophones et,
entre autres, le Dr JeanJacques Charbonier, le Dr Montagnier, le Pr
Joyeux, Thierry Souccar, Bernard Werber, Marc Lévy, Marion Kaplan,
Marie-Sophie L., Hugues Aufray, Anne Givaudan, Pierre Pradervan,
France Gauthier, Guy Corneau, Vincent Cespedes, Gregory Mutombo.
Ellea également interviewé des auteurs très connus aux États-Unis, tels
que Debbie Ford, Wayne Dyer, Barbara Hand Clow, James Redfield,
Caroline Myss, Julia Cameron, Barbara Marx Hubbard, John Gray, Sonia
Choquette, Mooji, le Pr Bill Tiller, le Dr Joan Borysenko, Arielle Ford,
William Whitecloud, le Dr John Demartini, Dan Winter, Carl Johan
Calleman, Gay Hendricks, pour sa chaîne en anglais (www.liloumace.
com).

De parents français, Lilou (Aurélie Macé) est née à Santa Barbara, aux
États-Unis, le 20 août 1977. Elle a grandi outre-Atlantique (Californie et
Arizona) et en France, à partir de 1987, dans la région nantaise.
Après des études de commerce à la Rochelle (Bachelor International)
ainsi qu’à Oxford Brookes University (Angleterre), Lilou repart aux
États-Unis en novembre 2000, son diplôme en poche, pour s’installer à
Fort Lauderdale. Elle se forme, à son compte, à la créations de sites
Internet et de logos pendant six ans. En octobre 2006, elle déménage à
Chicago où elle habitera jusqu’à fin 2008. C’est en février 2009, alors
qu’elle est à Londres, que la vie l’amène à se remettre en question et à
vivre ses rêves, après avoir perdu son emploi de directrice marketing sur
Internet.

Elle écrit alors son premier livre, J’ai perdu mon job et ça me plaît, qui
sort en version anglaise en mai 2009 sous le titre I lost my job and I liked
it, et en français en mars 2011, chez Guy Trédaniel éditeur. Son deuxième
livre, Je n’ai pas d’argent et ça me plaît, sort en octobre 2012. Elle y
raconte les difficultés financières qu’elle a rencontrées entre mars 2009 et
avril 2010, et qui l’ont conduite à rouvrir son cœur à la vie et à elle-
même. Elle écrit alors, en français, Je n’ai pas de religion et ça me plaît,
qui sort au début de l’année 2014, où elle aborde les thèmes de la
cocréation, de la joie, et de ses créations avec l’invisible.
En 2015, Lilou publie un cahier d’exercices de 400 pages intitulé Le
Défi des 100 jours. Cahier d’exercices pour une vie extraordinaire, chez
Guy Trédaniel éditeur, pour accompagner ses lecteurs dans leurs
changements de vie. Face à l’accueil chaleureux que ce cahier a reçu,
Lilou décide avec son éditeur de créer une collection autour du Défi des
100 Jours, et c’est ainsi que sort en 2016 Le Défi des 100 jours. Cahier
d’exercices pour développer votre intuition, coécrit avec Sonia
Choquette.

Début 2016, Lilou lance « Le Coaching de Lilou » (www.


lecoachingdelilou.com), un programme inspirant diffusé via des vidéos
quotidiennes à travers lesquelles Lilou accompagne, en partageant
conseils et anecdotes, chaque cocréateur sur le chemin de son
épanouissement.
Lilou continue de voyager, de cocréer, de participer à la vie pleinement
et vous invite à la rejoindre sur sa page Facebook :
www.facebook.com/frlilou, ou Twitter : www.twitter.com/frlilou.
1. Voir le site : http://petitlien.fr/nepoamerespire.
2. Elizabeth Gilbert, Eat, Pray, Love, Riverhead Books, 2007.
3. Nos étoiles contraires, John Green, 2012.
4. Roman de James Redfield, paru en 1993.
5. One Night in Bangkok, Murray Head, 1984.
6. Baguettes de sourcier.
7. « La vie ne sera plus jamais la même. »
8. http://www.defides100jours.com/
9. Eat : chroniques d’un fauve dans la jungle alimentaire, Éd. Winterfields, 2013.
10. « Je suis sans amour, s’il te plaît, libère-moi. »
11. « Essaie encore une fois. »
12. Healing with the Angels : Oracle cards, Hay House, 1999.
13. « Pour aimer qui vous êtes, vous ne pouvez pas haïr l’expérience qui vous a mené jusque-là. »
14. Voir la page : http://tinyurl.com/soniapartenaire.

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