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Les Douze Journées Érotiques de Mayeux

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Les douze Journées érotiques de Mayeux

(1830)

Anonyme, attribué à Émile Debraux

[s. n.], Paris, 1830

Exporté de Wikisource le 26 juin 2024

1
Gravure érotique française, illustration des douze journées
érotiques de Mayeux : Attends un instant, il faut que je me
monte la tête, nom de dieu !

2
Gravure érotique française, illustration des douze journées
érotiques de Mayeux : Dur comme un roc…… femme
charmante…… dur comme un roc…… tonnerre de D……

3
Chapitre 1er.

Je ne suis né pour célébrer les Saints !


Voltaire.

Nous allons esquisser douze de ces érotiques journées, si


bien remplies pour un homme qui, sous le rapport de la
séduction des farces et de la jouissance peut s’écrier comme
ce modèle des Rois honnête-hommes, que les anciens
appelaient Titus et dont les modernes n’ont conservé que la
coiffure : Je n’ai pas perdu ma journée ! Puissions-nous,
admirateur de la force physique et morale de notre héros, le
suivre dans cet espace, qu’il a tracé lui même, et mériter le
nom glorieux de Tacite du Bordel.
Mr. Mayeux venait de réparer, au Café Anglais, les pertes
causées à ses forces par une journée d’orgie, et la truffe
succulente garnissait à peine son estomac, réchauffé par un
excellent Bourgogne, quand une des jolies pourvoyeuses de
St. Ernest, qui depuis la chûte de Peyronnet en est réduite à
ce métier, allécha notre héros ; admirer le mouvement de ses
fesses, bander et la suivre, fut pour lui l’affaire d’un
moment. Mais le corps d’officiers d’un Régiment arrivé à
Paris, occupait toutes les déesses et Mayeux se morfondait
dans l’antichambre lorsque, chargée d’un mets succulent,
une femme de chambre vint à passer. Elle était belle, il
l’invite à partager ses plaisirs ; la fille semble douter de sa

4
force herculéenne et finit par céder à Mayeux qui lui
découvre un outil, beau comme un soldat français le jour
d’une bataille, en s’écriant : Dur comme un Roc ! femme
charmante !… Dur comme un Roc !… Tonnerre de D…!!

5
Gravure érotique française, illustration des douze journées
érotiques de Mayeux : Appèle moi encore Scélérat… si fait…

6
si fait… nom de D……

Chapitre 2.

Et l’amant de bon cœur pardonne,


Qu’importe le nom qu’on lui donne
Pourvu que le cœur soit flatté !

Fier de conserver le beau titre de Maître-Fouteur que lui ont


décerné les déesses sur les autels desquelles il a sacrifié,
Mayeux vint le lendemain chez la Saint-Ernest. Sa victime de
la veille était malade des assauts qu’il lui avait fait soutenir.
Les autres beautés reposaient encore, vaincues par des
soldats qui bandaient depuis Alger, et la St. Ernest avait été
repoussée par Mayeux lorsqu’une jeune et jolie personne
vint s’offrir comme fille d’amour. Il fut convenu que Mayeux
se chargerait de cette éducation : un appartement leur fut
ouvert et la novice au Bordel fut bientôt chiffonnée.
L’infidélité de son septième amant avait forcé Charlotte (que
Mayeux baptisa du doux nom d’Octavie) à embrasser la
carrière de la jouissance, chemin de raison et de
philosophie, où jouir est tout, où le jour qui passe est la vie.

7
La belle craignait que son Instituteur ne s’apperçut des
sept brêches faites au trou divin, mais lorsqu’il eut
découvert et placé dans sa main douce et potelée le
sacrificateur, la novice laissa échapper un de ces Scélérat !!
qui annoncent à la fois la douce surprise et un certain
contentement, qui, chez Octavie, n’étaient que l’effet du
plaisir qu’elle ressentait de penser que la huitième brêche
effacerait les sept autres, et Mayeux transporté ne cessait de
lui dire : « Appelle moi encore Scélérat… si fait… si fait !
Nom de D…!!!

8
9
Gravure érotique française, illustration des douze journées
érotiques de Mayeux : On n’entre pas !… Non de D…

Chapitre 3.

Elle étalait ses robustes appas,


De son beau cul les voutes s’élevèrent.
(Voltaire. La Pucelle)

Chaque héros a ses faiblesses, et l’historien fidèle doit les


retracer comme leurs hauts-faits. César, Virgile, Thibouville,
Alcibiade, Villars, Napoléon et tant d’autres que je citerais
si j’avais de l’espace en sont-ils moins de grands hommes
pour avoir eu toute leur vie le désir que Mayeux n’eut qu’un
jour ?
Les hommes vulgaires sont fidèles à leurs maîtresses,
l’homme vraiment adorable, et Mr. Mayeux est à la tête du
genre, a trop de succès pour conserver une femme. Une
jeune ouvrière, qui avait été séduite par lui, le rencontre et
lui proteste qu’elle ne le quittera qu’après l’avoir possédé
encore. C’est en vain que Mayeux allègue la promesse qu’il
a faite de ne jamais rendre deux fois hommage au même
autel ; trop délicat pour refuser une femme, il l’emmène chez

10
un restaurateur. À la suite d’un ample dîner la belle
découvre une paire de fesses faites au tour et ornées de ces
deux aimables fossettes, où, nous dit-on, l’amour a mis les
doigts en enculant sa mère. Mayeux est fort sur l’histoire. Il
se rappelle ce trait ; il s’approche cependant du réceptacle
ordinaire des plaisirs, mais l’amour l’égare et son énorme
vit va fureter dans le trou voisin. Est-ce Mayeux s’adressant
au garçon est-ce la belle qui redoute par derrière un
sacrifice pareil à celui qu’elle a subi par devant, qui
s’écrie : On n’entre pas, nom de D…!…!!

11
Gravure érotique française, illustration des douze journées
érotiques de Mayeux : Qué que ça te fait ma bonne, nous
sommes seuls nom de D……
12
Chapitre 4.

Un jour, en certain lieu,


Nom de Dieu,
Qui n’était pas l’église
Je m’sentis tout en feu
Nom de Dieu
Il faut que je r’trousse ta chemise
Nom de Dieu
Il faut que je r’trousse ta chemise !
Mayeux

Mayeux, grand admirateur du beau sexe, aimait la bonne


chère avec passion ; c’en devait être la conséquence
inévitable :
Sine Cerere et Baccho friget.
Un matin donc qu’il sortait d’un bordel, il sentit le besoin
de réparer ses forces épuisées par les travaux de la nuit ; à
cet effet, il entra chez un marchand de vin, célèbre pour la
confection de ses beef-teack, et la renommée de ses dindes
truffées. Il commença par se faire servir une bouteille de
Sauterne, puis il envoya chercher des huîtres ; l’écaillère
était une blonde appétissante, grosse, grasse et riant
toujours. À cette vue, Mayeux sent son Vit qui s’agite ; il se
13
déboutonne pour lui donner plus de liberté ; puis il trousse
l’écaillère qui lui tournait le dos, et lui pelotte le plus beau
fessier du monde. Notre amazone ne voulait pas se laisser
faire ; mais en jetant les yeux de côté, elle aperçut un
membre d’une taille si majestueuse que ses sens excités par
cette vue, vainquirent ses scrupules et favorisa Mayeux qui
lui disait : Qué que ça te fait, ma bonne, nous sommes seuls,
nom de D…!!!

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15
Gravure érotique française, illustration des douze journées
érotiques de Mayeux : Tonnerre de D… jouit-on à la
campagne !

Chapitre 5.

Qu’on est heureux


Qu’on est joyeux
Tranquille
À Romainville
Ces bois charmans
Pour les amans
Offrent mille agrémens !
(Chanson populaire)

Dans ce siècle de plaisirs et de raffinemens je m’étonne


qu’un spéculateur (j’ignore si l’on dit spéculatrice, car
l’académie, qui a commencé un Dictionnaire est depuis 50
ans sur le Q) n’ouvre pas un Jardin-Bordel où les amateurs
iraient foutre en plein air, et faire sans craindre Messiers et
gardes-champêtres, la feuille à l’envers à leurs belles ; un
lit, un canapé, un divan, une chaise, n’éveillent pas
l’imagination comme un gazon, de l’air, des eaux, de
l’ombrage, et tout le monde ne peut avoir maison de
campagne.

16
Mr. Mayeux avait résolu d’aller jusqu’à Romainville
examiner ces fortifications qui doivent défendre Paris, et nos
femmes d’une 3e invasion, lorsqu’auprès du Tourne-bride,
une jeune fille attire ses regards. En une seconde Mayeux lui
a fait son compliment et s’informe si elle est Diane, Calypso,
&a. Il plait, on sourit, on répond qu’on attend l’ami du cœur,
Élève en droit ; Mayeux répond que les Écoles sont révoltées
pour 71e fois, il propose un dîner qu’on accepte mais avant
on entre dans le bois et Mayeux tendu comme une arbalête et
le vit dans l’azile de la volupté laisse échapper ce cri de
bonheur : « Tonnerre de D…! Jouit-on à la Campagne…!!

17
18
Gravure érotique française, illustration des douze journées
érotiques de Mayeux : Madame Mayeux quand j’ai bu… je
suis terrible nom de D…

Chapitre 6.

Son bras à sa patrie,


Son cœur à son amie.
Mourir gaîment pour la gloire et l’amour
C’est le devoir d’un vaillant troubadour !
(Romance Française.)

Le rappel avait arraché Mr. Mayeux à ses plaisirs.


Français et Garde national il s’était mis avec ses 109.999
camarades à la recherche de la république de Napoléon II.
&ca. Modèle de la discipline et de la tenue militaires,
Mayeux ne quittait jamais son poste et n’aurais pas
compromis l’uniforme pour le cul de la plus jolie fille de
Paris ; son vit, comme les cœurs des héros du Vte
d’Arlincourt était bardé d’acier les jours de service. Mais
les cantinières ne manquaient pas et l’on patinait des mottes,
des têtons et des culs à l’usage des corps de garde, et la
bouteille circulait avec bon nombre d’historiettes parmi
lesquelles j’ai retenu celle-ci :

19
« On avait parié dans une orgie que celui des convives qui
ne foutrais pas six coups payerait du Champagne. Mayeux
seul avait été jusqu’au cinquième et les envieux paraissaient
douter de la réussite du dernier lorsque, puisant de
nouvelles forces dans la position où il avait mis sa belle, il
l’enfile en parodiant une phrase devenue célèbre : Mayeux
décharge et ne débande pas ! »
Enfin l’ordre du départ est donné. Mayeux rentre chez lui
à jeûn de femmes et plein de vin. Il trouve son épouse au lit,
il s’élance sur elle comme un satyre en disant : « Madame
Mayeux, quand j’ai bu je suis terrible, nom de D…!!…

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Gravure érotique française, illustration des douze journées
érotiques de Mayeux : Ah !… Séductrice !… tu frottes la
bosse à Mayeux… vas !… vas !… vas !!…!

Chapitre 7.

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Vite un coup d’poignet
C’est la devise de Nanette
Vite un coup d’poignet
C’est sitot fait.
J*****

Le Champagne mousse, les chansons gaillardes se


succèdent, entr’autres celle qui sert d’épigraphe à ce
chapitre, et Mayeux, placé entre deux filles charmantes, veut
essayer si les légères oscillations d’une jolie main valent
d’autres plaisirs. Sa main droite chatouille un con de carmin
et un poil d’ébène, tandis que la gauche pelotte des fesses
adorables. Posé, plutôt qu’assis, sur un divan il laisse aller
sa tête dans un des bras de celle qui titille le nerf érecteur ;
chacune de ses partenaires cherche un nouveau moyen
d’augmenter ses transports, lorsque pour la ruine de
l’Orthopédie, car, après avoir lu, aucun bossu ne voudra,
couché sur un lit de fer, aligner sa colonne vertébrale, celle
que Mayeux fourrageait en plein con pour lui rendre le
plaisir qu’elle ressentait s’imagine de passer légèrement la
sur l’énorme protubérance qui le distingue et fait sentir à
cette bosse, jusqu’alors insensible, tout le plaisir qu’éprouve
une paire de couilles quand une main exercée lui fait la patte
d’araignée. Alors ce ne sont plus des plaisirs que ressent
Mayeux, il sue la jouissance par tous les pores, son visage
s’anime, son poil se hérisse et s’adressant tour à tour à
chacune des belles, selon l’exercice de ses fonctions il leur
dit d’une voix entrecoupée : « Ah !… Séductrice !… tu
frottes la bosse à Mayeux… vas !… vas !… vas !!…!

22
Gravure érotique française, illustration des douze journées
érotiques de Mayeux : La bonne est-elle bonne, nom de
D…!!!

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Chapitre 8.

Lors m’approchant de la belle endormie,


Et d’une main qu’amour rendait hardie,
Je découvris ses plus secrets appas.
Dormoit toujours la gentille pucelle.
Piron.

Après les trois journées glorieuses dans lesquelles notre


héros s’était illustré au point que toutes les femmes
raffolaient de lui, Mayeux reçut un billet parfumé, signé par
une jolie femme qui l’invitait à un souper délicat, tête-à-tête
avec elle. Il ne faillit point à s’y rendre : il est d’abord
introduit par une jeune soubrette au minois égrillard, à
laquelle il fait des agaceries qui ne sont pas trop mal
reçues ; il va poursuivre ses galantes entreprises, mais la
maîtresse qui avait entendu sonner arrive et interromps
notre homme qui, en la voyant reste frappé d’admiration :
Figurez-vous une brune de 26 ans, aux yeux vifs, au corps
souple, à la démarche voluptueuse, et vous jugerez quel effet
elle dût produire. Ce fut au point qu’il lui donna à peine le
temps d’arriver à son appartement où, la prenant dans ses
bras musculeux il l’enlève en la renversant sur le lit, et lui

24
plonge son dard écumant, jusqu’aux gardes malgré
l’étroitesse du lieu qu’il envahit ; il recommence cette
manœuvre trois fois ; et, après le souper, animé par le vin et
les liqueurs, le même nombre de sacrifices arrose la victime.
Vous allez croire qu’un travail de cette nature a épuisé ses
forces ; mais, comme hercule il est infatigable. L’heure du
départ est arrivé, il sort de l’appartement, traverse plusieurs
pièces sans rencontrer la soubrette à laquelle il aurait voulu
dire deux mots. Il la cherche et finit par trouver sa chambre :
il entre. Fatiguée, elle s’était étendue sur son lit, la tête
appuyée sur un de ses bras, la gorge entièrement découverte,
et paraissant plongée dans le plus profond sommeil. Mayeux
s’approche, baise ses tétons charmans, soulève sa chemise et
découvre au dessous d’une motte fortement ombragée, une
fente mignonne dans laquelle il ne peut s’empêcher de
glisser une langue active et frétillante. Enflammé, bouillant
d’ardeur, et bandant comme un Carme c’est à ce moment
qu’il s’écrie :
La bonne est-elle bonne, nom de D…!!!

25
Gravure érotique française, illustration des douze journées
érotiques de Mayeux : Tu n’est pas piquée des vers, nom de
D…

26
Chapitre 9.

La lune dans son plein


De ton beau cul est le parfait modèle.
La lune est blanche, et ton cul de satin
Est aussi blanc, est aussi joufflu qu’elle.
Désaugiers

C’est envain que les envieux et les esprits mal faits


veulent comparer Roquelaure à mon héros qui ne lui
ressemble que par la pine. Roquelaure n’avait pas
l’avantage d’être bossu comme Mayeux ; il avait le nez plat,
le visage commun ; il avait de l’esprit comme un putassier
du tems de Louis quatorze, mais approche-t-il de
l’inimitable Mayeux ? Impossible ! Roquelaure avait en
outre le défaut de puer et d’être noble, Duc et Pair !
Pour avoir une idée de sa délicatesse suivons Mayeux
dans la chambre d’une grisette qu’il vient d’enlever à un
sergent de la garde Municipale.
Un Roquelaure se fut couché, eut dérangé une chaise, un
rien qui aurait trahi l’infidélité de la maîtresse du soldat
chargé de la morale publique, mais Mayeux ! il place la
belle en batterie et termine en l’admirant, le couplet qui
nous sert d’épigraphe :
Ah ! si de la lune ton cul,
Avait la hauteur importune

27
Je serai un homme perdu :
Car aujourd’hui je prends ton cul
Et je ne puis prendre la lune !
mais la jouissance le suffoque et il décharge en disant : Tu
n’es pas piquée des vers ! Nom de D…!

28
Gravure érotique française, illustration des douze journées
érotiques de Mayeux : Tonnerre de D…! je les foutrai toutes
trois !…

29
Chapitre 10.

Que vouliez-vous qu’il fit contre trois —


— qu’il les
foutit !!

J’aime les rapprochemens entre les grands hommes, et je


comprends sous ce titre tous les hommes qu’une qualité
éminente distingue. Un mot d’eux donne la mesure de leur
génie et prouve qu’ils ont la connaissance de leur force.
Bonaparte surtout, est renommé pour ces mots où se
peignait sa grande âme. Eh ! bien, j’ai un mot de Mayeux et
un mot tout à fait caractéristique.
La St. Ernest voulait faire un choix parmi trois jeunes
beautés pour en orner la couche d’un fouteur en toge
Magistrat à réquisitoires mais qui quittait volontiers le
palais de Justice pour le palais du cul.
Mayeux fut invité à foutre celle qui mériterait le plus par
ses formes et son talent cet insigne honneur. Il s’installe
dans un large fauteuil et fait mettre, nues, devant lui les trois
concurrentes ; les six têtons, les six fesses, les six cuisses, les
trois cons et le reste sont tour-à-tour admirés, tatonnés,

30
chatouillés, baisottés, suçottés. Dans l’attente du choix de ce
nouveau Paris, les beautés se disputent des charmes et
joutent à qui en découvrira de nouveaux. Tout à coup comme
animé du feu sacré Mayeux impose silence : on attend et
chacune croit emporter la pomme, et il laisse enfin tomber
ce mot heureux qui le peint : Tonnerre de D…! je les foutrai
toutes trois !…

31
Gravure érotique française, illustration des douze journées
érotiques de Mayeux : Allons nous faire des scélératesses !

32
Nom de D…!!

Chapitre 11.

Vous, ennemis du trou qui vesse


Vénus à rouvert ses boxons !
On nous disait : foutez en fesse.
Nous avons dit : foutons en cons !
Rassemblons les gouines éparses
Vivent les gueuses et les farces !
En avant ! courtons !
Défonçons les cons
À grands coups de cul, de pine, de
roustons
Faisons cramper les garces !!
(Parisienne travestie)

Mayeux ! c’est le caméléon de la volupté ; il prend toutes


les formes qu’elle inspire pour contenter non-seulement ses
sens, mais ceux aussi de la femme cent fois heureuse qui
partage ses plaisirs. Qu’un Adonis se pavane sur un lit,
grand comme un chêne et froid comme un marbre, quelle
jouissance procure-t-il à celle qui l’admire ; mais Mayeux
souple comme un gant, facile comme un écureuil pose dans
un même moment sa pine dans une bouche et sa langue dans
un con, et fait passer par tous les plaisirs celle qui le

33
possède, hélas ! un seul instant et les femmes pourraient
préférer à ce mouvement perpétuel de fouterie, à ce bonheur
donné par un bossu, les caresses bourgeoises, froides et
guindées d’un homme qu’on trouve superbe parceque sa
colonne vertébrale est droite comme un I ! non, les
gaillardes s’y connaissent ; elles prient, elles pressent, elle
obsèdent Mayeux, et savent tout ce qu’il promet, tout ce qu’il
peut tenir quand il leur dit avec un charme tout irrésistible :
« Allons nous faire des scélératesses ! Nom de D…!!

34
35
Gravure érotique française, illustration des douze journées
érotiques de Mayeux : Avec un Garde du corps… Tonnerre
de D…!!!

Chapitre 12.

Ô rage, ô désespoir, ô fortune


ennemie,
N’ai-je donc tant vécu que pour cette
infamie !

Couvrons de voiles funèbres cette partie de notre ouvrage


et plaignons la putain assez malheureuse pour méconnaitre
un héros et pour mériter sa haine et sa vengeance !!
Une jeune fille avait séduit Mayeux, pour elle il avait fait
bien des sacrifices, depuis 8 grands jours elle était l’objet
unique de ses caresses, et les belles de Paris inquiètes, ne
savaient si elles devaient ou non pleurer leur maître et leur
ami. Mayeux avait mis sa nouvelle amie dans une fort jolie
chambre et poussait la faiblesse jusqu’à céder à ses désirs
en se montrant à elle en uniforme, bref, il arrive, mais plutot
qu’elle ne l’attendait. Porteur d’une double clef il entre
doucement croyant la trouver endormie, mais il la trouve à
bidet sur les genoux d’un ex garde du corps qui devait la vie

36
à la générosité de Mayeux… l’éclair est moins prompt, la
foudre est moins terrible, il dégaine son briquet et d’un coup
de revers il sépare la pine des couilles du suborneur et ne
fait qu’un seul trou des deux trous de la coquine. À leurs cris
on accourt, les plus empressés vont chercher la Police, qui
voyant qu’il ne s’agit pas de république mais de culs, ne
juge pas à propos d’y fourrer son nez et Mayeux, terrible, le
sabre nu et sanglant à la main, traverse la foule étonnée en
criant d’une voix de Stentor : « Avec un Garde du corps…
Tonnerre de D…!!!

37
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