II.
LES ETATS DANS LE MAINTIEN DE LA PAIX
1. LES OPÉRATIONS DE MAINTIEN DE LA PAIX TERMINÉ
Mission des Nations Unies au Libéria
Le Conseil de sécurité, agissant en vertu du Chapitre VII de la Charte, a créé la
Mission des Nations Unies au Libéria (MINUL) par sa résolution 1509 (2003) du 19
septembre 2003 afin, notamment, d’appuyer la mise en œuvre de l’accord de cessez-le
feu libérien et le processus de paix, de protéger les civils et le personnel et le matériel
des Nations Unies et d’appuyer la réforme du secteur de la sécurité
Mission des Nations Unies au Soudan Du Sud
Par sa résolution 1996 (2011) du 8 juillet 2011, le Conseil, agissant en vertu du
Chapitre VII de la Charte, créé la Mission des Nations Unies au Soudan du Sud
(MINUSS) et lui a confié le mandat suivant : concourir À la consolidation de la paix,
et ainsi à bâtir l’État et à Favoriser le développement économique à long terme ; Aider
le Gouvernement sud-soudanais à s’acquitter de Ses missions de prévention,
d’atténuation et de Règlement des conflits et de protection des civils ; aider Le
Gouvernement, conformément aux principes de L’appropriation nationale et en
coopération avec L’équipe de pays des Nations Unies et d’autres Partenaires
internationaux, à se donner les moyens D’assurer la sécurité, d’instaurer l’état de droit
et de Renforcer les secteurs de la sécurité et de la justice. La MINUSS a été autorisée à
employer tous les moyens nécessaires pour exécuter son mandat de protection des
civils.
Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire
Par sa résolution 1528 (2004) du 27 février 2004, le Conseil de sécurité, agissant en
vertu du Chapitre VII de la Charte, a créé l’Opération des Nations Unies
en Côte d’Ivoire (ONUCI). La mission était notamment autorisée à utiliser tous les
moyens nécessaires pour s’acquitter de son mandat, qui était d’observer et surveiller
l’application de l’Accord général de cessez-le-feu du 3 mai 2003, d’aider au
désarmement, la démobilisation, la réinsertion, le rapatriement et la réinstallation des
combattants, de protéger les civils et le personnel et le matériel des Nations Unies, de
faciliter l’acheminement de l’aide humanitaire, d’appuyer le rétablissement de
l’autorité de l’État, de fournir une assistance électorale, de contribuer à la promotion et
à la protection des droits de l’homme et d’aider à rétablir une présence policière civile
et l’autorité du système judiciaire.
Mission des Nations Unies pour l’appui à la justice en Haïti
Par sa résolution 2350 (2017) du 13 avril 2017, le Conseil, agissant en vertu du
Chapitre VII de la Charte, a créé la Mission des Nations Unies pour l’appui à la justice
en Haïti (MINUJUSTH), après la clôture de la Mission des Nations Unies pour la
stabilisation en Haïti. Il a chargé la MINUJUSTH d’aider le Gouvernement haïtien à
renforcer les institutions de l’état de droit, d’appuyer et de développer la Police
nationale d’Haïti, et de suivre la situation en matière de droits de l’homme, d’en
rendre compte et de l’analyser. Il l’a autorisée à user de tous les moyens nécessaires
pour accomplir son mandat pour ce qui est d’appuyer et de développer la Police
nationale d’Haïti et de protéger les civils menacés de violences physiques imminentes.
Groupe d’observateurs militaires des Nations Unies dans l’Inde et le Pakistan
Par la résolution 47 (1948) du 21 avril 1948, le Conseil a créé le Groupe d’observateurs
militaires des Nations Unies dans l’Inde et le Pakistan (UNMOGIP). La première équipe
d’observateurs militaires, qui allait finir par former le noyau de l’UNMOGIP, a été déployée
en janvier 1949 auprès de la Commission des Nations Unies pour l’Inde et le Pakistan, qui
avait été créée par la résolution 39 (1948). Après avoir dissous la Commission, dans la
résolution 91 (1951), le Conseil a décidé que l’UNMOGIP continuerait de surveiller le
cessez-le-feu dans l’État du Jammu-et-Cachemire. Il y a eu reprise des hostilités en 1971, et la
tâche de l’UNMOGIP a depuis lors consisté à suivre les faits nouveaux se rapportant au
cessez-le-feu instauré le 17 décembre 1971 et à en superviser la stricte observation. En 2019,
le Conseil n’a pas débattu de l’UNMOGIP ni apporté de modifications à sa composition ou à
son mandat, dont la durée est restée indéterminée.
Mission d’administration intérimaire Des Nations Unies au Kosovo
Par la résolution 1244 (1999) du 10 juin 1999, le Conseil, agissant en vertu du Chapitre VII de
la Charte, A créé la Mission d’administration intérimaire des Nations Unies au Kosovo
(MINUK). Il a chargé la MINUK de s’acquitter d’une série de tâches, Notamment de faciliter
l’instauration au Kosovo d’une Autonomie et d’une auto-administration substantielles,
D’exercer les fonctions d’administration civile de base Et d’organiser et superviser la mise en
place D’institutions provisoires pour une auto-administration Autonome et démocratique181.
En 2019, le Conseil n’a Adopté aucune décision concernant la MINUK et n’a Apporté aucune
modification à sa composition ou à son Mandat, dont la durée est restée indéterminée.
Mission de vérification des Nations Unies en Colombie
Par sa résolution 2366 (2017) en date du 10 juillet 2017, le Conseil de sécurité a mis
en place la Mission de vérification des Nations Unies en Colombie, qui devait amorcer
ses activités dès l’achèvement du mandat de la Mission des en Colombie. Cette
mission avait pour mandat, entre autres, de contrôler la mise en application de la
réintégration politique, économique et sociale des membres des Forces armées
révolutionnaires de Colombie – Armée populaire (FARC-EP) ainsi que la mise en
œuvre des garanties de sécurité personnelle et collective prévues dans l’Accord final
pour la fin du conflit et la construction d’une paix stable et durable,
signé par le Gouvernement colombien et les FARC-EP
le 24 novembre 2016. Par sa résolution 2487 (2019), en date du 12 septembre 2019, le
Conseil a prorogé le mandat de la Mission de vérification pour une période d’un an
jusqu’au 25 septembre 2020267. Il s’est déclaré disposé à coopérer avec le
Gouvernement colombien en vue d’une nouvelle reconduction du mandat de la
Mission de vérification par voie d’accord entre les parties.
2. LES OPÉRATIONS DE MAINTIEN DE LA PAIX EN COURS
MONUSCO MISSION DE L'ORGANISATION DES NATIONS UNIES POUR LA
STABILISATION EN RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO
Au 1er juillet 2010, la MONUSCO a remplacé la Mission de l’organisation des
Nations Unies en République démocratique du Congo (MONUC), en application de la
résolution 1925 (2010) du Conseil de sécurité datée du 28 mai 2010. Ce changement
reflète la nouvelle phase dans laquelle le pays est entré.
La nouvelle mission est autorisée à utiliser tous les moyens nécessaires pour
s’acquitter de son mandat, notamment en vue d’assurer la protection des civils, du
personnel humanitaire et du personnel chargé de défendre les droits de l’homme se
trouvant sous la menace imminente de violences physiques et pour appuyer le
Gouvernement de la RDC dans ses efforts de stabilisation et de consolidation de la
paix.
MINUSMA MISSION MULTIDIMENSIONNELLE INTÉGRÉE DES NATIONS
UNIES POUR LA STABILISATION AU MALI
La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali
(MINUSMA) a été créée par la résolution 2100 du Conseil de sécurité, du 25 avril 2013,
pour appuyer le processus politique dans ce pays et effectuer un certain nombre de tâches
d’ordre sécuritaire. Le Conseil de sécurité a demandé à la MINUSMA d’aider les
autorités de transition maliennes à stabiliser le pays et à appliquer la feuille de route pour
la transition.
Par l'adoption de la résolution 2164 du 25 juin 2014, le Conseil a décidé d'axer le
mandat de la MINUSMA sur des tâches prioritaires telles que la sécurité, stabilisation et
protection des civils, l'appui au dialogue politique national et à la réconciliation
nationale, ainsi qu'à l'appui au rétablissement de l’autorité de l’État dans tout le pays, à la
reconstruction du secteur de la sécurité malien, à la promotion et la protection des droits
de l’homme, et à l’aide humanitaire.
MINURSO MISSION DES NATIONS UNIES POUR L'ORGANISATION D'UN
RÉFÉRENDUM AU SAHARA OCCIDENTAL
La Mission des Nations Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara
occidental (MINURSO) a été créée par la résolution 690 (1991) du Conseil de sécurité
en date du 29 avril 1991, suite à l’acceptation des propositions de règlement par le
Maroc et le Front POLISARIO, le 30 août 1988.
Le plan de règlement, tel qu’approuvé par le Conseil de sécurité, a prévu une période
transitoire pour la préparation d’un référendum à l’occasion duquel le peuple du
Sahara occidental choisirait entre l’indépendance et l’intégration au Maroc. Le
Représentant spécial du Secrétaire général prend la responsabilité unique et exclusive
des questions relatives au référendum et est assisté dans sa tâche par un groupe intégré
composé de civils, de militaires et de policiers civils de l’ONU. Cet ensemble
constitue la MINURSO. Le 29 avril 2016, le Conseil de sécurité a adopté la résolution
2285, demandant aux parties de continuer de faire preuve de volonté politique afin
d’engager des négociations plus résolues et plus axées sur le fond.
MINUSCA MANDATÉE POUR PROTÉGER LES CIVILS ET APPUYER À LA
MISE EN ŒUVRE DE LA TRANSITION EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE
Préoccupé par l'état d'insécurité, humanitaire, des droits de l'homme et la crise politique en
République centrafricaine, ainsi que ses répercussions au niveau régional, le Conseil de
sécurité a autorisé, le 10 avril 2014, le déploiement d'une opération multidimensionnelle des
Nations Unies – la MINUSCA, avec, pour priorité, la protection des civils. Ses autres tâches
initiales comprennent le soutien au processus de transition, la facilitation de l'aide
humanitaire, la promotion et la protection des droits de l'homme, l'appui à la justice et la
primauté du droit, le soutien au processus de désarmement, de démobilisation, de réinsertion
et de rapatriement. La MINUSCA a intégré le Bureau intégré des Nations Unies pour la
consolidation de la paix en République centrafricaine (BINUCA) à compter de sa mise en
place. Elle a aussi pris le relais de la Mission internationale de soutien à la République
centrafricaine sous conduite africaine (MISCA) le 15 septembre 2014, en application de la
résolution 2149 (2014).
UNFICYP FORCE DES NATIONS UNIES CHARGÉE DU MAINTIEN DE LA
PAIX À CHYPRE
L’UNFICYP a été créée en 1964 afin de prévenir toute reprise des combats entre les
communautés chypriote grecque et chypriote turque. À la suite des événements de
1974, les responsabilités de la mission ont été élargies par le Conseil.
En l’absence d´un règlement politique à la question de Chypre, l’UNFICYP demeure
sur l´île afin de surveiller les lignes de cessez-le-feu et la zone tampon, d´entreprendre
des activités humanitaires et d’appuyer les missions de bons offices du Secrétaire
général de l’ONU
FINUL
FINUL FORCE INTÉRIMAIRE DES NATIONS UNIES AU LIBAN
À l’origine, la FINUL a été établie en mars 1978 par le Conseil de sécurité pour
confirmer le retrait des troupes israéliennes du sud du Liban, rétablir la paix et la
sécurité internationales et aider le Gouvernement libanais à rétablir son autorité
effective dans la région. Le mandat de la mission a été ajusté deux fois en raison des
développements intervenus en 1982 et en 2000.
Après la crise de juillet/août 2006, le Conseil a décidé que la Force devra, en sus de
l’exécution de son mandat d’origine, contrôler la cessation des hostilités, accompagner
et appuyer les forces armées libanaises à mesure de leur déploiement dans tout le Sud
et fournir son assistance pour aider à assurer un accès humanitaire aux populations
civiles et le retour volontaire des personnes déplacées dans des conditions de sécurité.
FNUOD FORCE DES NATIONS UNIES CHARGÉE D’OBSERVER LE
DÉGAGEMENT
À partir de mars 1974, la situation dans le secteur israélo-syrien est devenue de plus en
plus instable et les tirs se sont intensifiés. Le 31 mai 1974, la Force des Nations Unies
chargée d’observer le désengagement (FNUOD) a été établie par la résolution 350
(1974) du Conseil de sécurité, à la suite de la conclusion d’un accord sur le
dégagement des forces israéliennes et syriennes du Golan. Elle continue aujourd’hui
de surveiller la mise en œuvre de l´accord dans la région et le respect du cessez-le-feu.
Cela dit, pendant le conflit syrien, il y a eu des violations du cessez-le-feu avec
l’escalade des activités militaires dans la zone de séparation où patrouillent les
Casques bleus de la FNUOD. Le 18 décembre 2020, le Conseil de sécurité a adopté à
l’unanimité la résolution 2555 (2020), prolongeant ainsi jusqu’au 30 juin 2021 le
mandat de la Force des Nations Unies chargée d’observer le désengagement (FNUOD)
visant à maintenir le cessez-le-feu entre les troupes israéliennes et syriennes ainsi qu’à
contrôler les zones de séparation et de limitation – tout en demandant au Secrétaire
général de veiller à ce que la Force dispose des moyens et des ressources dont elle a
besoin pour s’acquitter de son mandat en toute sécurité.
ONUST ORGANISME DES NATIONS UNIES CHARGÉ DE LA
SURVEILLANCE DE LA TRÊVE
Établi en 1948, l’ONUST est la première opération de maintien de la paix créée par les
Nations Unies. Les observateurs militaires de l´ONUST restent déployés au Moyen-
Orient pour surveiller les cessez-le-feu et les Conventions d’Armistice général,
circonscrire les incidents isolés et les empêcher de dégénérer en conflit généralisé, et
aider les autres opérations de maintien de la paix déployées dans la région à mener à
bien leurs mandats respectifs. Le personnel de l’ONUST est également disponible
dans de brefs délais pour former le noyau de certaines autres opérations dans le monde
entier. La disponibilité des observateurs militaires de l’ONUST pour un déploiement
quasi immédiat après une décision du Conseil de sécurité de créer une nouvelle
mission a été un facteur significatif contribuant au déploiement rapide et au succès de
ces opérations.